0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
37 vues119 pages

Solution Des Exercice

Transféré par

Mohamed mouangou
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
37 vues119 pages

Solution Des Exercice

Transféré par

Mohamed mouangou
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Titre du Document

Nom Prénom
August 20, 2024

Introduction

1
Mon Entête Titre du Document Page 2

Exercice 1
Le plan est rapporté à un repère orthonormé direct (O, →
−u , →
−v ). Dans l’ensemble C on
considère l’équation :
Z2 − 2(cos x + i sin x)Z + 1 = 0 (E)
avec 0 ≤ x ≤ π.
√ π x √ π x
1. Démontrons que Z′ = eix + 2 sin xei( 4 + 2 ) et Z′′ = eix − 2 sin xei( 4 + 2 ) sont solutions
de (E).
2. (a) Z′ est solution de (E) si
Z′2 − 2(cos x + i sin x)Z′ + 1 = 0
En remplaçant :
√ π x 2 √ π x 
2 sin xei( 4 + 2 ) − 2(cos x + i sin x) eix + 2 sin xei( 4 + 2 ) + 1
 
eix +
√ 
3x π

π √ π x
= e2ix + 2 2 sin xei 2 + 4 + 2 sin xei( 2 +x) − 2eix (cos x + i sin x) − 2 2 sin xei( 4 + 2 ) (cos x + i sin x) + 1
π
= e2ix + 2 sin xei(x+ 2 ) − 2eix eix + 1
π
= −e2ix + 2 sin xei( 2 +x) + 1
eix −e−ix
= −e2ix + 2i sin xeix + 1 , or sin x = 2i
= −e2ix + 1 + e2ix − 1 = 0

Donc Z′ est bien une solution de (E).


(b) Z′′ est solution de (E) si
Z′′2 − 2(cos x + i sin x)Z′′ + 1 = 0
En remplaçant :
√ π x 2 √ π x 
2 sin xei( 4 + 2 ) − 2(cos x + i sin x) eix − 2 sin xei( 4 + 2 ) + 1
 
eix −
√ 
3x π

π √ π x
= e2ix − 2 2 sin xei 2 + 4 + 2 sin xei( 2 +x) − 2eix (cos x + i sin x) + 2 2 sin xei( 4 + 2 ) (cos x + i sin x) + 1
π
= e2ix + 2 sin xei(x+ 2 ) − 2eix eix + 1
π
= −e2ix + 2 sin xei( 2 +x) + 1
eix −e−ix
= −e2ix + 2i sin xeix + 1 , or sin x = 2i
= −e2ix + 1 + e2ix − 1 = 0

Donc Z′′ est bien une solution de (E).


1. Mettre sous forme trigonométrique le complexe u = i + eix .
En remplaçant :
u = i + eix
h i
= i 1 − ieix
π
= i 1 − ei(x+ 2 )
h i

x π
h π x x π
= iei( 2 + 4 ) ei(− 4 − 2 ) − ei( 2 + 4 )
i

x π i( x2 + π4 )
 
= −2 sin + e
 2 4
x π i( x2 − 3π4 )
= 2 sin + e
2 4

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 3

Donc,
x π x 3π x 3π
     
u = 2 sin + cos − + i sin −
2 4 2 4 2 4

Exercice 2 : (4 points)
1
Soit n ∈ N∗ et Z un complexe tel que Z = (−1) n .

1. Après avoir écrit Z sous forme trigonométrique, démontrons que :


2
T = 1 + Z + Z2 + Z3 + · · · + Zn−1 = π .
1 − cos n
− i sin πn

1
Le nombre complexe Z = (−1) n peut être écrit sous forme trigonométrique. No-
1
tons que (−1) n est une racine n-ième de −1. On peut exprimer −1 comme eiπ , donc
:
1
  n1 π
(−1) n = eiπ = ei n .
π
Donc, Z = ei n .
La somme T est une somme géométrique de raison Z et de premier terme 1, avec
n termes. La formule de la somme d’une telle série est :
1 − Zn
T= .
1−Z
 π n
Or, Zn = ei n = eiπ = −1, donc :

1 − (−1) 2
T= i πn
= π .
1−e 1 − ei n
π
Nous devons maintenant simplifier 1−e2i πn . Écrivons ei n sous forme trigonométrique
:
π π π
ei n = cos + i sin .
n n
Ainsi :
π π π π
 
i πn
1−e = 1 − cos + i sin = 1 − cos − i sin .
n n n n
Donc :
2
T= π .
1 − cos n
− i sin πn

2. Déterminer la somme Sn telle que :


π 2π 3π (n − 1)π
Sn = sin + sin + sin + · · · + sin .
n n n n

Ecris avec la formule de la somme :


n−1
X kπ
Sn = sin .
n
k=1

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 4

Nous utilisons l’expression :

2
T = 1 + Z + Z2 + Z3 + · · · + Zn−1 = π .
1 − cos n
− i sin πn

qui peut encore s’écrire :


n−1 !
X kπ kπ 2
T= cos + i sin = .
n n 1 − cos n − i sin πn
π
k=1

Nous avons :
π π
kπ 2(1 − cos n + i sin n )
n−1 n−1
X kπ X
T= cos +i sin =
k=1
n
k=1
n (1 − cos πn )2 + sin2 πn
2(1 − cos πn ) 2 sin πn
= +i .
(1 − cos πn )2 + sin2 π
n
(1 − cos πn )2 + sin2 π
n

Donc par égalité de deux nonbres complexes on a :

2 sin πn
Sn = .
(1 − cos πn )2 + sin2 π
n

 
3. Calculer alors la limite au voisinage de +∞ de la suite Sn
n n∈N∗
.
Nous avons :
Sn 1 2 sin πn
= .
n n (1 − cos πn )2 + sin2 πn
π π
Pour n grand, 2n
est petit. En posant x = , nous avons :
n
!
Sn x 2 sin x
=
n π (1 − cos x)2 + sin2 x
 
1  2 sinx x 
=  (1−cos x)2  .
π + x2
sin2 
x 
x2

Or: quand n → +∞ ; x → 0.
Et on a les limites classiques suivantes :
(1−cos x)2 2
lim sinx x = 1 , lim x2 = 0 et lim sinx2 x = 1
x→0 x→0 x→0
Ainsi, la limite est :
Sn 2
lim = .
n→+∞ n π
Soit la fonction fn : R → R définie par

fn (x) = e−x xn+1 .

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 5

1. Déterminons l’ensemble de définition E fn de fn .


La fonction fn est définie pour tous les réels x car e−x est défini pour tout x ∈ R et
xn+1 est défini pour tout x ∈ R lorsque n est un entier naturel. Ainsi, l’ensemble
de définition est :
E fn = R.

2. On suppose que n est impair.

3. Calculons la dérivée de fn et étudions le signe de cette dérivée.


Calculons la dérivée de fn à l’aide de la règle du produit . Pour fn (x) = e−x xn+1 ,
nous avons :
 ′
fn′ (x) = e−x xn+1
= e−x · (xn+1 )′ + xn+1 · (e−x )′
= e−x · (n + 1)xn + xn+1 · (−e−x )
fn′ (x) = e−x xn [(n + 1) − x] .

Le signe de fn′ (x) dépend du signe de xn [(n + 1) − x] et puisque n est impair donc
de x [(n + 1) − x] :

x −∞ 0 n+1 +∞
fn′ (x) − 0 + 0 −

4. Calculons les limites aux bornes

lim fn (x) = lim e−x xn+1 .


x→−∞ x→−∞

Lorsque x → −∞, e−x → +∞ et xn+1 → (−∞)n+1 = +∞ (puisque n + 1 est pair,


(−∞)n+1 est positif). Ainsi, le produit de e−x et xn+1 tend vers +∞.

lim fn (x) = lim e−x xn+1 .


x→+∞ x→+∞

Lorsque x → +∞, e−x → 0 et xn+1 → +∞, mais e−x décroı̂t plus rapidement que
xn+1 ne croı̂t, donc :
lim fn (x) = 0.
x→+∞

5. Dressons le tableau de variation de fn .


Voici le tableau de variation de fn :

x −∞ 0 n+1 +∞
fn′ (x) − 0 + 0 −
+∞ (n + 1)n+1 e−n−1
f (x) ↘ ↗ ↘
0 0
Rp
6. Pour n ∈ N et p ∈ N∗ , on pose In,p = 0
fn (x) dx et Jn = limp→+∞ In,p .

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 6

(a) En intégrantRIn,p par parties, montre que Jn+1 = (n + 2)Jn .


p
Posons In = 0 e−x xn+1 dx. En utilisant l’intégration par parties :Soit

v = e−x =⇒ dv = −e−x dx.


1 n+2
du = xn+1 dx =⇒ u =x .
n+2
Z p Z p
1 n+2 −x p 1 n+2 −x
e x dx =
−x n+1
x e + x e dx.
0 n+2 0 0 n+2
Z p
1 n+2 −p 1
= p e + xn+2 e−x dx.
n+2 n+2 0
En prenant la limite lorsque p → +∞, le terme pn+2 e−p tend vers 0, et :

Jn+1 = (n + 2)Jn .

(b) En déduis l’expression de Jn en fonction de n et de J0 .


Solution : On peut réécrire la relation :

Jn+1 = (n + 2)Jn .

Pour n = 0 J1 = 2J0
n=1 J2 = 3J1
n=2 J3 = 4J2 ×
.. ..
. .
n−2 Jn−1 = nJn−2
n−1 Jn = (n + 1)Jn−1

On obtient
Jn = 1 × 2 × 3 × 4 × · · · × n × (n + 1)J0
Jn = (n + 1)!J0

Exercice 4 : (4 points)
On dispose de 2 dés A et B parfaits. Le dé A a une face portant n° 0, deux faces portant
le n° 1, trois faces portant le n° -1. Le dé B a trois faces portant le n° 0, trois faces portant
le n° 1.
On lance les deux dés (les résultats respectifs sont indépendants) après chaque lancer
on construit le nombre complexe ayant pour partie réelle le résultat du dé A et pour
partie imaginaire celui du dé B.

1. Quels sont les complexes que l’on peut obtenir ? Quelle est la probabilité de
l’obtention de chacun d’eux ?

(a) Les valeurs possibles du dé A sont : 0, 1, −1.

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 7

(b) Les valeurs possibles du dé B sont : 0, 1.

Les complexes que l’on peut obtenir sont donc les suivants :
Ω = {0 + 0i, 0 + 1i, 1 + 0i, 1 + 1i, −1 + 0i, −1 + 1i}
Ω = {0, i, 1, 1 + i, −1, −1 + i}
Calculons maintenant la probabilité de chaque combinaison :
(a) Dé A :
• P(A = 0) = 61
• P(A = 1) = 26 = 31
• P(A = −1) = 36 = 1
2
(b) Dé B :
• P(B = 0) = 36 = 21
• P(B = 1) = 36 = 21
La probabilité des complexes :
• P(0 + 0i) = P(A = 0) × P(B = 0) = 1
6
×1
2
= 121

• P(0 + 1i) = P(A = 0) × P(B = 1) = 1


6
× 12 = 121

• P(1 + 0i) = P(A = 1) × P(B = 0) = 1


3
× 12 = 16
• P(1 + 1i) = P(A = 1) × P(B = 1) = 1
3
× 12 = 16
• P(−1 + 0i) = P(A = −1) × P(B = 0) = 12 × 12 = 1
4
• P(−1 + 1i) = P(A = −1) × P(B = 1) = 12 × 12 = 1
4

2. Quelle est la probabilité d’obtenir



(a) Un nombre complexe de module 2?

Les nombres complexes de module 2 sont 1 + 1i et −1 + 1i.
√ 1 1 2 3 5
P( 2) = P(1 + 1i) + P(−1 + 1i) = + = + =
6 4 12 12 12
(b) Un nombre complexe d’argument kπ 2
(k ∈ Z) ?
Les nombres complexes d’argument 2 sont 0 + 1i, 1 + 0i, et −1 + 0i.

!
kπ 1 1 1 1 2 3 6 1
P = P(0 + 1i) + P(1 + 0i) + P(−1 + 0i) = + + = + + = =
2 12 6 4 12 12 12 12 2
3. On lance 3 fois les deux dés. Quelle est la probabilité d’obtenir exactement 2 fois
un réel ?
Les réels possibles sont 0 + 0i, 1 + 0i, et −1 + 0i. La probabilité d’obtenir un réel
est donc :
1 1 1 1 2 3 6 1
P(réel) = P(0 + 0i) + P(1 + 0i) + P(−1 + 0i) = + + = + + = =
12 6 4 12 12 12 12 2
La probabilité d’obtenir exactement 2 réels en 3 lancers est donnée par la loi
binomiale :
3 1 2 1 1
!  
1 1 3

P(X = 2) = 1− =3× × =
2 2 2 4 2 8

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 8

ENS 2023

Exercice 1 : (4 points)

− → −
Le plan complexe est rapporté à un repère (O, i , j ). On considère le polynôme
complexe p défini pour tout complexe z par :
p(z) = z3 − 10iz2 − (12 − 16i)z + 160 + 120i
1. Montrons que l’équation p(z) = 0 admet une solution z0 de la forme ia, a ∈ R∗ .
Soit z = ia, où a ∈ R∗ . Remplaçons z par ia dans p(z) :
p(ia) = (ia)3 − 10i(ia)2 − (12 − 16i)(ia) + 160 + 120i
Calculons chaque terme :
(ia)3 = −ia3
−10i(ia)2 = −10i(−a2 ) = 10ia2
−(12 − 16i)(ia) = −12ia − 16a
p(ia) = −ia3 + 10ia2 − 12ia − 16a + 160 + 120i
Regroupons les termes réels et imaginaires :
Partie réelle : − 16a + 160
Partie imaginaire : − ia3 + 10ia2 − 12ia + 120i
Pour que p(ia) = 0, il faut que les parties réelle et imaginaire soient nulles :
−16a + 160 = 0
−a3 + 10a2 − 12a + 120 = 0
Résolvons ces équations. Pour la partie réelle :
−16a + 160 = 0
La solution est :
a = 10
On vérifie que la partie imaginaire se simplifie pour la solution trouvée.
2. Déterminons les complexes a et b pour lesquels :
p(z) = (z − 10i)(z2 + az + b)

Développons le produit (z − 10i)(z2 + az + b) :


(z − 10i)(z2 + az + b) = z3 + az2 + bz − 10iz2 − 10iaz − 10ib
= z3 + (a − 10i)z2 + (b − 10ia)z − 10ib
Comparons avec p(z) = z3 − 10iz2 − (12 − 16i)z + 160 + 120i :
a − 10i = −10i =⇒ a = 0
b − 10ia = −12 + 16i =⇒ b = −12 + 16i
Donc, a = 0 et b = −12 + 16i.

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 9

3. Résolvons dans l’ensemble C des nombres complexes, l’équation p(z) = 0.


Nous avons factorisé le polynôme comme suit :
p(z) = (z − 10i)(z2 − 12 + 16i)
Résolvons z2 − 12 + 16i = 0. Les racines de cette équation sont :

z = ± 12 − 16i
Utilisons la factorisation de: 12 − 16i = (4 − 2i)2
On trouve
z1 = −4 + 2i, z2 = 4 − 2i
D’où
S = {−4 + 2i, 4 − 2i, 10i}
4. Soient I, J et K les points du plan complexe dont les affixes sont respectivement :
z1 = −4 + 2i, z2 = 4 − 2i, et z3 = 10i

(a) Démontrer que l’écriture complexe de la similitude plane directe S telle que
S(K) = K et S(J) = I est :
1
z′ = (1 − i)z − 5 + 5i
2
Pour que S soit une similitude plane directe telle que S(K) = K et S(J) = I, la
similitude peut être écrite sous la forme :
S(z) = αz + β
Avec S(K) = K et S(J) = I, nous avons :



 αz3 + β = z3




αz2 + β = z1

On faisant la soustraction on trouve :


(z3 − z2 )α = z3 − z1
4 + 8i 1−i
α= =
−4 + 12i 2
Et β = 10i(1 − α) = −5 + 5i

En remplaçant, nous obtenons :


1
z′ = (1 − i)z − 5 + 5i
2
(b) Donnons les éléments caractéristiques de S (centre, rapport et une mesure
de son angle).
La similitude plane S(z) = 12 (1 − i)z − 5 + 5i a les caractéristiques suivantes :
• Centre : Le centre est K car S(K) = K.

• Rapport : Le rapport est le module de 1−i 2
, soit un facteur de 2
2
.
π
• Angle : L’angle de la similitude est − 4 , arg( 1−i2
).

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 10

Exercice 2 : (5 points)
Une urne contient 20 boules blanches et 10 boules noires. On tire successivement 4
boules de l’urne, de plus chaque boule tirée est remise dans l’urne, on remue l’urne
avant de tirer la suivante. Quelle est la probabilité d’avoir deux (02) boules blanches
parmi les quatre (04) tirées ?
Notons B l’événement ”tirer une boule blanche” et N l’événement ”tirer une boule
noire”.

• Probabilité de tirer une boule blanche lors d’un tirage :

20 2
P(B) = =
30 3

• Probabilité de tirer une boule noire lors d’un tirage :

10 1
P(N) = =
30 3

Nous cherchons la probabilité d’avoir exactement deux boules blanches parmi les
quatre tirages. Cet événement suit une loi binomiale B(4, 32 ), où 4 est le nombre de
tirages et 23 est la probabilité de succès (tirer une boule blanche) à chaque tirage.
La probabilité de tirer exactement deux boules blanches parmi quatre tirages est
donnée par :
4 2 2 1 2
!   
P(X = 2) =
2 3 3
Calculons chaque terme :

• Le coefficient binomial 4
2
est :
!
4 4! 4×3
= = =6
2 2!(4 − 2)! 2 × 1

 2
• La probabilité 2
3
est :
 2
2 4
=
3 9
 2
• La probabilité 1
3
est :
 2
1 1
=
3 9
Donc,
4 1 4 24 8
P(X = 2) = 6 ×
× =6× = =
9 9 81 81 27
Ainsi, la probabilité d’avoir exactement deux boules blanches parmi les quatre
tirages est :
8
27

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 11

Exercice 3 : (4 points)
R1
Pour tout n ∈ N, on pose In = 0
xn sin(πx) dx.

1. Calculons I0 et I1 .

• Calcul de I0 : Z 1
I0 = sin(πx) dx
0

En utilisant la substitution u = πx, du = π dx, on a :

1 π
Z
I0 = sin u du
π 0

L’intégrale de sin u est − cos u, donc :

1 1 1 2
I0 = [− cos u]π0 = (− cos π + cos 0) = (−(−1) + 1) =
π π π π

• Calcul de I1 : Z 1
I1 = x sin(πx) dx
0

On utilise l’intégration par parties avec u = x et dv = sin(πx) dx :

1
du = dx et v = − cos(πx)
π
Donc : Z 1
x 1 1
I1 = − cos(πx) + cos(πx) dx
π 0 π 0

Calculons l’intégrale :
Z 1 1
1 1
cos(πx) dx = sin(πx) = (sin π − sin 0) = 0
0 π 0 π

Donc :
x 1 1 1
I1 = − cos(πx) = − cos π − 0 =
π 0 π π
1
I1 =
π

2. Établissons une relation entre In+2 et In .


Z 1
In+2 = xn+2 sin(πx) dx
0

Utilisons l’intégration par parties avec u = xn+2 et dv = sin(πx) dx :

1
du = (n + 2)xn+1 dx et v = − cos(πx)
π

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 12

Donc :
1 1
xn+2
Z
1
In+2 =− cos(πx) + (n + 2)xn+1 cos(πx) dx
π 0 π 0

On utilise l’intégration par parties pour l’intégrale restante avec u = xn+1 et dv =


cos(πx) dx :
1
du = (n + 1)xn dx et v = sin(πx)
π
Donc :
1
1 1 n+1 1 xn+1 1 1
Z Z
1
x cos(πx) dx = sin(πx) − (n + 1)xn sin(πx) dx
π 0 π π 0 π 0 π

Donc :
(n + 2) 1n+1 (n + 1)(n + 2)
" # " #
1n+2
In+2 = − cos(π) − 0 + sin(π) − 0 − In
π π π π2

Simplifiant les termes où cos(π) = −1 et sin(π) = 0, on obtient :

1 (n + 1)(n + 2)
In+2 = − In
π π2

3. Utiliser cette relation pour calculer I4 et I5 .


On a :
1 12 1 20
I4 = − I2 et I5 = − I3
π π2 π π2
Nous savons que :
1 2 1 4
I2 = − 2 I0 et I3 = − 2 I1
π π π π
1 4 1 6
I2 = − 3 et I3 = − 3
π π π π
Donc :
1 12 48 1 20 120
I4 = − + et I5 = − + 5
π π3 π5 π π3 π

Exercice 4 : (6 points)
Soit (Un ) la suite définie par son premier terme U0 = 3 et pour tout entier naturel n :

−1 + Un
Un+1 =
Un

1. Calculons Un+2 et Un+3 en fonction de Un .


On a :
−1 + Un
Un+1 =
Un
Calculons Un+2 :
−1 + Un+1
Un+2 =
Un+1

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 13

Substituons Un+1 :
−1 + −1+Un
Un
Un+2 = −1+Un
Un

−Un + (−1 + Un ) −1 1
Un+2 = = =
−1 + Un −1 + Un 1 − Un
Calculons Un+3 :
−1 + Un+2
Un+3 =
Un+2
Substituons Un+2 :
−1 + 1
1−Un
Un+3 = 1
1−Un

−1(1 − Un ) + 1 −1 + Un + 1
Un+3 = = = Un
1 1
Donc :
Un+3 = Un

2. En déduire que (Un ) est une suite périodique.


On a trouvé que Un+3 = Un , donc la suite (Un ) est périodique de période 3.

3. Calculer U2011 , U2012 et U2013 .


Comme la suite est périodique de période 3, on a :

U2011 = U2011 mod 3 = U1

U2012 = U2012 mod 3 = U2


U2013 = U2013 mod 3 = U0
Calculons ces valeurs :
U0 = 3
−1 + U0 −1 + 3 2
U1 = = =
U0 3 3
1 1 1
U2 = = =−
1 − U0 1 − 3 2
Donc :
2 1
U2011 = , U2012 = − , U2013 = 3
3 2

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 14

ISG 2023

Exercice 1
Dans une urne, il y a cinq boules rouges (R), deux boules bleues (B) et une boule verte
(V), indiscernables au toucher.
On tire successivement et sans remise deux boules.
On veut déterminer la probabilité de tirer deux boules de la même couleur.
1. Représentation de l’arbre des possibles:

R, R
4
72
R R, B
17
7
5 R, V
8

2 5
8 B 71 B, R
7
1
Début 1 7 B, B
8

V B, V
5
7
2
7 V, R

V, B

2. Probabilité de tirer le couple (R, R):


La probabilité de tirer deux boules rouges est :
5 4 20 5
P(R, R) = × = =
8 7 56 14
3. Probabilité de tirer le couple (B, B):
La probabilité de tirer deux boules bleues est :
2 1 2 1
P(B, B) = × = =
8 7 56 28
4. Probabilité de tirer le couple (V, V):
Il n’y a qu’une seule boule verte, donc la probabilité de tirer deux boules vertes
est :
P(V, V) = 0
5. Probabilité de tirer deux boules de même couleur:
Pour trouver la probabilité de tirer deux boules de même couleur, nous devons
additionner les probabilités des événements (R, R), (B, B) et (V, V):
P(même couleur) = P(R, R) + P(B, B) + P(V, V)
5 1 10 1 11
P(même couleur) = + +0= + =
14 28 28 28 28

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 15

Exercice 2
1. Calculer l’intégrale suivante :
Z
1
dt.
sin(t) + tan(t)

Pour simplifier l’intégrale, utilisons la relation suivante entre sin(t) et tan(t) :

sin(t)
tan(t) =
cos(t)

Alors, nous avons :


sin(t) sin(t)(cos(t) + 1)
sin(t) + tan(t) = sin(t) + =
cos(t) cos(t)

Donc, l’intégrale devient :


Z Z
1 cos(t)
dt = dt
sin(t) + tan(t) sin(t)(cos(t) + 1)

Posons u = cos(t). Alors, du = − sin(t) dt. Ainsi, l’intégrale devient :


−1
Z
1
Z
sin(t)
cos(t)
dt = du
sin(t) + tan(t) sin(t)(cos(t) + 1)
Z
− cos(t)
= du
sin2 (t)(cos(t) + 1)

Nous devons exprimer cos(t) en termes de u. Utilisons l’identité cos2 (t) = 1−sin2 (t)
: Z Z
1 −u
dt = du
sin(t) + tan(t) (1 − u2 )(u + 1)
Cependant, une méthode plus directe est de faire la decomposition en élement
simple de (1−u−u
2 )(u+1)

On a:

−u − 41 − 41 1
2
= + +
(1 − u2 )(u + 1) 1 − u 1 + u (1 + u)
Z
1 1 1−u 1
dt = ln − +C
sin(t) + tan(t) 4 1+u 2(1 + u)
D’où :
R 1−cos(t)
1
sin(t)+tan(t)
dt = 41 ln 1+cos(t)
− 1
2(1+cos(t))
+C C∈R

2. Calculer la limite suivante :


πx
  
lim (x + x − 2) tan
2
.
x→1 2

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 16

Calculons d’abord x2 + x − 2 pour x → 1 :

x2 + x − 2 = (x − 1)(x + 2)

Lorsque x → 1, x − 1 → 0, donc :

(x2 + x − 2) → 0
 
En même temps, considérons tan πx2
. Lorsque x → 1,

πx π

2 2
π
La fonction tan approche ∞ lorsque son argument approche 2
don FI. Posons:
t = x − 1 =⇒ x = t + 1 et quand x → 1 , t → 0 Donc :

πx π(t + 1)
   !!
lim (x + x − 2) tan
2
= lim (t + 3)t tan ..
x→1 2 t→0 2

Or :
π(t + 1) 1
tan =−
2 tan πt2
Simplifions :
πx
!
−t
  
lim (x + x − 2) tan
2
= lim (t + 3) .
x→1 2 t→0 tan πt2

Donc :
πx 6
  
lim (x + x − 2) tan
2
=−
x→1 2 π
3. Soient a et b deux réels distincts. Déterminons un équivalent lorsque x tend vers
+∞ de √ √
f (x) = x2 + b − x2 + a
puis un réel α tel que xα f (x) possède une limite finie non nulle, que l’on calculera,
quand x tend vers +∞.
Rappel:
Soit g une fonction un équivalent de f quand x → x0 est une fonction φ tel que pour tout réel x
g(x)
lim =1
x→x0 φ(x)

Pour déterminer l’équivalent de f (x) lorsque x → +∞, utilisons les développements


pour les racines carrées :
r

!
b b
x2 + b = x 1 + 2 ≈ x 1 + √
x 2x2

r !
a a
x2 + a = x 1+ 2 ≈x 1+ √
x 2x2
Donc :
√ √
! !
b a
f (x) = x2 + b − x2 + a ≈ x 1 + √ −x 1+ √
2x2 2x2

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 17

!
b−a b−a
f (x) ≈ x √ = √
2x2 2x
Ainsi, un équivalent de f (x) est :
b−a
f (x) ∼ √
2x
Pour que xα f (x) possède une limite finie non nulle, il faut :
b−a b−a
xα · √ = √ xα−1
2x 2



 +∞ si α > 1
α−1
On sait que lim x =  si α = 1

1

x→+∞ 
si α < 1

0

Choisir α = 1 pour obtenir une limite finie non nulle :
b−a b−a
lim √ = √
x→+∞ 2 2

Exercice 3
Soit f : R → R continue, telle que, pour tout (x, y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) + f (y).
On souhaite montrer que, pour tout x ∈ R, f (x) = x f (1).
1. Démontrons que, pour tout n ∈ N, f (n) = n f (1). Montrer que ceci reste vrai pour
n ∈ Z.
Montrons d’abord que pour tout n ∈ N, f (n) = n f (1).
Pour n = 1 :
f (1) = 1 · f (1)
Soit n ∈ N∗ (donc n ≥ 1). On peut écrire :
f (n) = f (1 + 1 + · · · + 1) (n fois)
En utilisant la propriété additive de f , on a :
f (n) = f (1) + f (1) + · · · + f (1) = n f (1)

Donc, pour tout n ∈ N, f (n) = n f (1).


Pour n ∈ Z (incluant les entiers négatifs) :
Si n ≥ 0, nous avons déjà montré que f (n) = n f (1).
Si n < 0, écrivons n = −k avec k ∈ N. Alors :
f (n) = f (−k) = − f (k) (en utilisant la propriété addititve)
Nous avons déjà montré que :
f (k) = k f (1)
Donc :
f (−k) = −k f (1) = n f (1)
Ainsi, pour tout n ∈ Z, f (n) = n f (1).

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 18

2. Déduisons que, pour tout x ∈ Q, f (x) = x f (1).


p
Soit x ∈ Q. Il existe p ∈ Z et q ∈ Z∗ tels que x = q . Nous avons :
! ! !
p 1 1
f = f p· = pf
q q q

Cela découle de la linéarité de f sur les entiers relatifs remarquons que:


! !
q 1
f (1) = f = qf
q q

Donc: !
p p
f = f (1)
q q
Ainsi, pour tout x ∈ Q, f (x) = x f (1).

3. Conclusion.
Puisque f est continue et nous avons montré que f (x) = x f (1) pour tout x ∈ Q,
nous pouvons conclure que cette relation est vraie pour tout x ∈ R en utilisant la
continuité de f .
En effet, la fonction f est continue et Q est dense dans R. Donc, la propriété
vérifiée sur les rationnels s’étend aux réels. Ainsi, pour tout x ∈ R, on a :

f (x) = x f (1)

Exercice 4
Pn √
Pour n ∈ N∗ , on pose un = k=1
√1 ,
k
vn = u
√n
n
et wn = un − 2 n.

1. Montrons par récurrence que, pour tout n ∈ N∗ :


√ √ √
2 n + 1 − 2 ≤ un ≤ n − 1 + n.

Démonstration par récurrence :


Initialisation : Pour n = 1,
1
u1 = √ = 1.
1
Vérifions les inégalités :
√ √ √ √
2 1 + 1 − 2 = 2 2 − 2 ≈ 0.828 et 1−1+ 1 = 0 + 1 = 1.

Donc, √
2 2 − 2 ≤ 1 ≤ 1.
Ainsi, l’initialisation est vérifiée.
Hypothèse de récurrence : Supposons que pour un entier n ≥ 1,
√ √ √
2 n + 1 − 2 ≤ un ≤ n − 1 + n.

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 19

Hérédité : Montrons que cette inégalité est vraie pour n + 1. On a :


1
un+1 = un + √ .
n+1

Pour la borne inférieure : √


2 n + 2 − 2 ≤ un+1 .
Utilisons l’hypothèse de récurrence :
1 √ 1
un+1 = un + √ ≥2 n+1−2+ √ .
n+1 n+1
Il faut montrer :
√ √ 1
2 n+2−2≤2 n+1−2+ √ .
n+1
On observe que :
√ √ √ 2n + 3
! !
1
2 n+2−2− 2 n+1−2+ √ = 2 n+2− √
n+1 n+1
2 (n + 2)(n + 1) − 2n − 3
p
= √
n+1
4n + 8n + 4 − 4n2 − 12n − 9
2
= √  p 
n + 1 2 (n + 2)(n + 1) + 2n + 3
−4n − 5
= √  p 
n + 1 2 (n + 2)(n + 1) + 2n + 3

nous obtenons :
√ √ 1
2 n+2−2≤2 n−2+ √ .
n+1
Pour la borne supérieure :
√ √
un+1 ≤ n + n + 1.

Utilisons l’hypothèse de récurrence :


1 √ √ 1
un+1 = un + √ ≤ n−1+ n+ √ .
n+1 n+1
Il faut montrer :
√ √ √ √ 1
n+ n+1≥ n−1+ n+ √ .
n+1
Ce qui est vrai puisque :
√ √ 1
n+1≥ n−1+ √ .
n+1

Donc, par récurrence, les inégalités sont vérifiées pour tout n ∈ N∗ .

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 20

2. Montrons que limn→∞ vn = 2.


Démonstration :
On a :
un
vn = √ .
n
Utilisons les bornes obtenues précédemment :
√ √ √
2 n + 1 − 2 ≤ un ≤ n − 1 + n.

Divisons par n : √
√ √
2 n+1−2 n−1+ n
√ ≤ vn ≤ √ .
n n
Simplifions les bornes :
√ r
2 n+1−2 n+1 2
√ =2 − √ → 2 − 0 = 2 lorsque n → ∞,
n n n
et : √ √ r
n−1+ n n−1
√ = + 1 → 1 + 1 = 2 lorsque n → ∞.
n n
Par le théorème des gendarmes, on obtient :

lim vn = 2.
n→∞

3. Montrons que (wn )n∈N∗ est convergente (on ne demande pas sa limite).
Démonstration :
On a : √
wn = un − 2 n.
Utilisons les bornes pour un :
√ √ √
2 n + 1 − 2 ≤ un ≤ n − 1 + n.

Ainsi : √ √ √ √ √
wn ≥ 2 n + 1 − 2 − 2 n et wn ≤ n − 1 + n − 2 n.
Simplifions :
√ √
wn ≥ 2 n + 1 − 2 − 2 n → −2 lorsque n → ∞,

et :
√ √ 1
wn ≤ n−1− n → − √ → 0.
2 n

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 21

Exercice 6

− → −
Dans le plan complexe rapporté
√ à un repère orthonormé (O,
√ i , j ), on considère le
point A d’affixe a = −1 − i 3, le point B d’affixe b = −1 + i 3 et la translation t de
−−→
vecteur OA.

1. Prouvons que l’affixe du point D, image du point B par la translation t, est


d = −2.
−−→ √
La translation t a pour vecteur OA dont l’affixe est a = −1 − i 3. L’image du point
B par la translation t est donnée par :

d=b+a

Calculons d : √ √
d = (−1 + i 3) + (−1 − i 3) = −2
Ainsi, l’affixe du point D est d = −2.

2. On considère la rotation R de centre D et d’angle 2π3


. Montrons que l’affixe du
point C, image du point B par la rotation R, est c = −4.
La rotation R de centre D = −2 et d’angle 2π
3
est définie par :

z 7→ −2 + ei 3 (z + 2)

Appliquons cette rotation au point B dont l’affixe est b = −1 + i 3 :

c = −2 + ei 3 (b + 2)

Calculons b + 2 : √ √
b + 2 = (−1 + i 3) + 2 = 1 + i 3

La rotation est donnée par ei 3 . On a :

i 2π 1 3
e 3 =− +i
2 2
Donc : √ !
√ 1 3 √
i 2π
e 3 (1 + i 3) = − + i (1 + i 3)
2 2
Développons :
√ ! √ √
1 3 √ 1 3 3 32
− +i (1 + i 3) = − − i+i + i
2 2 2 2 2 2
√ √
1 3 3 3 1 3
=− − i+ i + = − − = −2
2 2 2 2 2 2
En ajoutant −2 :
c = −2 − 2 = −4

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 22

b−c
(a) Écrivons le nombre a−c
sous forme trigonométrique.
b−c
Calculons :
a−c √ √
b − c = (−1 + i 3) − (−4) = 3 + i 3
√ √
a − c = (−1 − i 3) − (−4) = 3 − i 3
Donc : √
b−c 3+i 3
= √
a−c 3−i 3
Multiplions par le conjugué du dénominateur :
√ √ √
3+i 3 3+i 3 (3 + i 3)2
√ · √ = √
3 − i 3 3 + i 3 32 − (i 3)2
√ √ √
9 + 6i 3 − 3 6 + 6i 3 1 + i 3
= = =
9+3 12 2
En forme trigonométrique, on a :

1+i 3 π π
   
= cos + i sin
2 3 3
(b) Déduisons
!2
b−c c−d
= .
a−c b−d
 2
b−c
Calculons a−c
:
√ !2
1+i 3 2π 2π
   
= cos + i sin
2 3 3

On a :
c − d = −4 + 2 = −2
√ √
b − d = −1 + i 3 + 2 = 1 + i 3
Donc :
√ √ √ √ √
c−d −2 1 − i 3 −2(1 − i 3) −2(1 − i 3) −2 + 2i 3 1 i 3
= √ · √ = = = =− +
b−d 1+i 3 1−i 3 1 − 3i2 1+3 4 2 2

En forme trigonométrique, on a :

1 i 3 2π 2π
   
− + = cos + i sin
2 2 3 3
Donc : !2
b−c c−d
=
a−c b−d

3. Soit (Γ) le cercle de centre D et de rayon 2, (Γ′ ) le cercle de centre O et de rayon


4 et M un point d’affixe z appartenant aux deux cercles (Γ) et (Γ′ ).

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 23

(a) Vérifions que |z + 2| = 2.


Le cercle (Γ) a pour centre D et rayon 2. Donc :

|z − (−2)| = |z + 2| = 2

(b) Prouvons que z + z̄ = 8 (remarquer que |z| = 4).


Le cercle (Γ′ ) a pour centre O et rayon 4. Donc :

|z| = 4

Puisque z ∈ C, on peut écrire z = x + iy avec x, y ∈ R. Donc :


q
|z| = x2 + y2 = 4 =⇒ x2 + y2 = 16

Également, |z + 2| = 2 :
q
|z + 2| = (x + 2)2 + y2 = 2 =⇒ (x + 2)2 + y2 = 4

En développant et en soustrayant, on obtient :

(x + 2)2 + y2 − (x2 + y2 ) = 4 − 16 =⇒ x2 + 4x + 4 + y2 − x2 − y2 = −12

=⇒ 4x + 4 = −12 =⇒ 4x = −16 =⇒ x = −4
Donc z = −4 + iy et |z| = 4 :
q
| − 4 + iy| = 4 =⇒ (−4)2 + y2 = 4 =⇒ 16 + y2 = 16 =⇒ y2 = 0 =⇒ y = 0

Donc z = −4. Alors :


z + z̄ = −4 + (−4) = −8
(c) Dèduisons que les cercles (Γ) et (Γ′ ) se coupent en un point unique qu’on
déterminera.
Puisque les deux cercles se coupent en un seul point et ce point est z = −4,
cela prouve que le point d’intersection unique est −4.

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 24

1 FSSA 2022

Exercice 2
1. Qu’est-ce qu’une suite numérique ?

• Une suite numérique est une fonction (un )n∈N qui associe à chaque entier
naturel n un nombre réel un . Cette suite peut être représentée par une liste
ordonnée des termes u0 , u1 , u2 , . . ..

2. En quoi consiste la monotonie d’une suite numérique ?

• La monotonie d’une suite numérique décrit si la suite est croissante ou


décroissante suivant les valeurs de N.

3. Quelle est la condition pour qu’une suite numérique soit :

(a) Croissante ?
• Une suite (un ) est croissante si, pour tout n, un+1 ≥ un .
(b) Décroissante ?
• Une suite (un ) est décroissante si, pour tout n, un+1 ≤ un .

4. On considère la suite (In )n∈N définie par


Z π/2
∀n ∈ N, In = cos(x)n dx
0

(a) Montrons que In est bien définie pour tout n ∈ N.


• La fonction cos(x)n est continue sur l’intervalle [0, π/2] et est bornée car
0 ≤ cos(x)n ≤ 1. Par conséquent, l’intégrale est bien définie pour tout
n ∈ N.
(b) Calculons I0 , I1 et I2 .
• Pour I0 :
π/2 π/2
π
Z Z
I0 = cos(x) dx = 0
1 dx =
0 0 2
• Pour I1 :
π/2
π
Z  
I1 = cos(x) dx = [sin(x)]π/2
0
= sin − sin(0) = 1 − 0 = 1
0 2

• Pour I2 : Z π/2
I2 = cos(x)2 dx
0
1+cos(2x)
En utilisant l’identité cos(x) = 2
2
, nous avons :
π/2
1 + cos(2x)
Z
I2 = dx
0 2

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 25

Z π/2 Z π/2
1 1
I2 = 1 dx + cos(2x) dx
2 0 2 0
Z π/2
1 1
cos(2x) dx = [sin(2x)]π/2
0
= (sin(π) − sin(0)) = 0
0 2 2
1 π 1 π
I2 = · + ·0=
2 2 2 4
(c) Étudions la monotonie de la suite (In )n∈N .
Z π
2
In = (cos(x))n dx.
0

Nous souhaitons montrer que la suite (In )n∈N est décroissante. Pour ce faire,
nous allons comparer In+1 et In .
Calculons la différence In+1 − In :
Z π2 Z π2
In+1 − In = n+1
(cos(x)) dx − (cos(x))n dx.
0 0

En combinant les intégrales, on obtient :


Z π
2 h i
In+1 − In = (cos(x))n+1 − (cos(x))n dx.
0

Z π
2
In+1 − In = (cos(x))n [cos(x) − 1] dx.
0

Sur l’intervalle [0, π2 ], nous avons cos(x) ≥ 0 et cos(x) ≤ 1. Ainsi, cos(x)−1 ≤ 0.


Par conséquent,
(cos(x) − 1)(cos(x))n ≤ 0.
Donc, Z π
2
In+1 − In = (cos(x))n (cos(x) − 1) dx ≤ 0.
0

Cette inégalité montre que In+1 ≤ In , ce qui signifie que la suite (In )n∈N est
décroissante.
(d) Déduire que la suite (In )n∈N converge.
• Étant donné que (In ) est décroissante et monorée par 0 (car In ≥ 0 pour
tout n), la suite (In ) converge.
(e) Montrons que pour tout n ∈ N, on a

In+2 = (n + 1)(In − In+2 ).

Nous commençons par exprimer In+2 comme suit :


Z π
2
In+2 = (cos(x))n+2 dx.
0

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 26

Nous pouvons écrire cette intégrale en utilisant une décomposition :


Z π2
In+2 = (cos(x))(cos(x))n+1 dx.
0

Posons u(x) = (cos(x)) n+1


et v (x) = cos(x). Alors,

u′ (x) = −(n + 1)(cos(x))n sin(x) et v(x) = sin(x).


Appliquons l’intégration par parties avec u = (cos(x))n+1 et v = sin(x). On
obtient :
Z π2 h i π Z π2
(cos(x)) dx = sin(x)(cos(x))
n+2 n+1 2
− sin(x) [−(n + 1)(cos(x))n sin(x)] dx.
0
0 0
π  
π
Le terme aux bornes [sin(x)(cos(x))n ]0 s’annule car sin 2
2
= 1 et sin(0) = 0,
donc : π
[sin(x)(cos(x))n ]02 = 0.
Ainsi, il reste : Z π
2
In+2 = (n + 1) (cos(x))n sin2 (x) dx.
0

Utilisons l’identité trigonométrique sin2 (x) = 1−cos2 (x) pour réécrire l’intégrale
: Z π2  
In+2 = (n + 1) (cos(x))n 1 − cos2 (x) dx.
0
Séparons l’intégrale :
"Z π Z π #
2 2
In+2 = n (cos(x)) dx − n n+2
(cos(x)) dx .
0 0

En utilisant les notations In et In+2 , on obtient :


In+2 = (n + 1) [In − In−2 ] .
Ainsi, nous avons montré que :
In+2 = (n + 1)(In − In+2 ).
(f) À l’aide de la relation trouvée, montrons que :
(2n)! π
∀n ∈ N, I2n = ·
(2n n!)2 2
(2n n!)2
∀n ∈ N, I2n+1 =
(2n + 1)!
Nous avons la relation suivante :
(n + 2)In+2 = (n + 1)In .

Cas pour n pair


Pour n = 2p, nous avons :
(2p + 2)I2p+2 = (2p + 1)I2p .

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 27

Calculons quelques valeurs spécifiques :

Pour p = 0 2I2 = I0
p=1 4I4 = 3I1
p=2 6I6 = 5I2
.. ..
. .
p−2 (2p − 2)I2p−2 = (2p − 3)Ip−2 ×
p−1 2pIp = (2p − 1)Ip−1

En multipliant membre à menbre, nous pouvons exprimer I2p en termes de


I0 :
2 × 4 × 6 × · · · × (2p)I2p = 3 × 5 × · · · × (2p + 1)I0
(2p)!
2p (1 × 2 × 3 × · · · × p)I2p = p I0
2 · p!
(2p)!
I2p = p I0 .
(2 · p!)2
En remplaçant I0 et p = n par sa valeur spécifique, nous trouvons :
(2n)! π
I2n = n 2
· .
(2 · n!) 2
Rappel : (2p)! = (3 × 5 × · · · × (2p − 1)) × (2 × 4 × 6 × · · · × 2p).

Cas pour n impair


Pour n = 2p + 1, nous avons :
(2p + 3)I2p+3 = (2p + 2)I2p+1 .
Calculons quelques valeurs spécifiques :

Pour p = 0 3I3 = 2I1


p=1 5I5 = 4I3
p=2 7I7 = 6I5
.. ..
. .
p−2 (2p − 1)I2p−1 = (2p − 2)I2p−3 ×
p−1 (2p + 1)I2 p + 1 = (2p)I2p−1

En multipliant membre à menbre, nous pouvons exprimer I2p en termes de


I0 :
3 × 5 × · · · × (2p + 1)I2p+1 = 2 × 4 × 6 × · · · × (2p)I1 .
En remplaçant I0 et p = n par sa valeur spécifique, nous trouvons :
(2n n!)2
I2n+1 =
(2n + 1)!

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 28

Exercice 1
1. Qu’est-ce qu’un nombre complexe ?
• Un nombre complexe est une expression de la forme z = a + bi, où a et b sont
des réels et i est l’unité imaginaire, avec i2 = −1. La partie réelle de z est a et
la partie imaginaire est b.
2. Pour tout nombre complexe z, on pose F(z) = z4 − 1.
(a) Étant donné que F est un polynôme, en quoi consiste la factorisation de F
?
• La factorisation d’un polynôme consiste à le décomposer en un produit
de polynômes de degré 1. Pour F(z) = z4 − 1, il s’agit de le décomposer
en facteurs plus simples.
(b) Factorisons F.
• Utilisons la différence de carrés :

F(z) = z4 − 1 = (z2 − 1)(z2 + 1)

• Ensuite, factorisons z2 − 1 et z2 + 1 :

z2 − 1 = (z − 1)(z + 1)

z2 + 1 = (z − i)(z + i)
• Donc,
F(z) = (z − 1)(z + 1)(z − i)(z + i)
(c) Déduisons les solutions dans C de l’équation F(z) = 0.
• Les solutions de F(z) = 0 sont les racines du polynôme :

(z − 1)(z + 1)(z − i)(z + i) = 0

• Les solutions sont donc :

z = 1, z = −1,
z = −i z = i,
 4
(d) Déduisons les solutions dans C de l’équation 2z+1 z−1
= 1.
 4
• Pour que 2z+1z−1
= 1, il faut que 2z+1
z−1
soit une racine quatrième de l’unité.
Les racines quatrièmes de l’unité sont ±1 et ±i.
• Résolvons les équations suivantes :
– 2z+1
z−1
=1
2z + 1 = z − 1 =⇒ z = −2
– 2z+1
z−1
= −1
2z + 1 = −z + 1 =⇒ 3z = 0 =⇒ z = 0
– 2z+1
z−1
=i
−i − 1
2z+1 = i(z−1) =⇒ 2z+1 = iz−i =⇒ (2−i)z = −i−1 =⇒ z =
2−i

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 29

– 2z+1
z−1
= −i

i−1
2z+1 = −i(z−1) =⇒ 2z+1 = −iz+i =⇒ (2+i)z = i−1 =⇒ z =
2+i
• Simplifions les fractions :

−i − 1 2 + i (−i − 1)(2 + i) −2i − i2 − 2 − i −1 − 3i
z= × = = =
2−i 2+i 5 5 5

i − 1 2 − i (i − 1)(2 − i) −1 + 3i
z= × = =
2+i 2−i 5 5
3. On considère dans C l’équation :

(E) : z3 − (1 − i)z2 + (1 − i)z + i = 0

(a) Montrer que (E) possède une unique solution imaginaire pure.

Détermination de la valeur unique de a


Soit Z0 = ia. Nous souhaitons montrer que la valeur de a est unique telle que
(ai)3 − (1 − i)(ai)2 + (1 − i)(ai) + i = 0.

Développement et Résolution
Calculons l’expression donnée :

(ai)3 − (1 − i)(ai)2 + (1 − i)(ai) + i = 0


Développons chaque terme :
1. (ai)3 :
(ai)3 = a3 i3 = a3 (−i) = −a3 i
2. (1 − i)(ai)2 :
(ai)2 = a2 i2 = a2 (−1) = −a2
(1 − i)(−a2 ) = −a2 + a2 i
3. (1 − i)(ai) :
(1 − i)(ai) = ai − ai2 = ai + a = a + ai
Additionnons ces termes avec i :

−a3 i − (−a2 + a2 i) + (a + ai) + i = −a3 i + a2 − a2 i + a + ai + i

Regroupons les termes réels et imaginaires :

(a2 + a) + (−a3 − a2 + a + 1)i = 0

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 30

Pour que l’expression soit égale à zéro, les parties réelle et imaginaire doivent
être nulles :

a2 + a = 0


−a3 − a2 + a + 1 = 0

Résolvons ces équations :


1. De la première équation :

a2 + a = 0 =⇒ a(a + 1) = 0

a = 0 ou a = −1
2. Vérifions ces valeurs dans la seconde équation :
- Pour a = 0 :
−03 − 02 + 0 + 1 = 1 , 0
Donc a = 0 n’est pas une solution.
- Pour a = −1 :
13 − 12 − 1 + 1 = 1 − 1 − 1 + 1 = 0
Donc a = 1 satisfait la seconde équation.
Ainsi, la seule valeur qui convient est a = −1.
Conclusion : z0 = −i.
(b) Résolvons dans C l’équation (E).
• Factorisons l’équation en (z + i) :

z3 − (1 − i)z2 + (1 − i)z + i = (z + i)Q(z)

où Q(z) est un polynôme du second degré. Trouvons Q(z) par HÖRNER
:

1 −(1 − i) 1 − i i
−i −i i −i
1 −1 1 0

Q(z) = z2 − z + 1
• Résolvons Q(z) = 0 :
Nous résolvons l’équation quadratique complexe :

z2 − z + 1 = 0
Les coefficients de l’équation sont :
– a=1
– b = −1
– c=1

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 31

La formule quadratique est donnée par :



−b ± b2 − 4ac
z=
2a
Calculons le discriminant ∆ :

∆ = b2 − 4ac

∆ = (−1)2 − 4 · 1 · 1 = 1 − 4 = −3
Les racines sont alors :
√ √
−b ± ∆ −(−1) ± −3
z= =
2a 2·1

1 ± 3i
z=
2
Les solutions de l’équation sont :

1 + 3i
z1 =
2

1 − 3i
z2 =
2

Exercice 3
1. (a) Définissons la fonction valeur absolue :
La valeur absolue d’un nombre réel x, notée |x|, est définie par :

x si x ≥ 0,

|x| = 

−x si x ≤ 0.

(b) Qu’est-ce qu’un repère orthonormé ?


Un repère orthonormé dans le plan est un système de coordonnées composé
de deux axes perpendiculaires, appelés axe des abscisses (axe x) et axe des
ordonnées (axe y), qui se croisent en un point appelé origine. Les unités
de mesure sur les deux axes sont égales, ce qui signifie que les segments de
même longueur sur les axes représentent des distances égales dans le plan.
2. On considère la fonction f définie sur R par f (x) = x2 − |x| et on note (C f ) sa courbe
représentative dans le repère orthonormé.

(a) Montrons que la fonction f est paire :


Une fonction f est dite paire si ∀x ∈ R, f (−x) = f (x).
Calculons f (−x) :
f (−x) = (−x)2 − | − x| = x2 − |x| = f (x).
Donc, la fonction f est paire.

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 32

(b) Exprimons f sans valeur absolue sur R+ puis sur R− :


Pour x ∈ R+ (c’est-à-dire x ≥ 0) :

f (x) = x2 − x.

Pour x ∈ R− (c’est-à-dire x ≤ 0) :

f (x) = x2 + x.

(c) Étudions la dérivabilité de la fonction f en 0 :


Calculons la limite de la dérivée de f à gauche et à droite de 0.
Pour x > 0, f ′ (x) = 2x − 1.
Pour x < 0, f ′ (x) = 2x + 1.
Calculons f ′ (0+ ) et f ′ (0− ) :

f ′ (0+ ) = lim+ (2x − 1) = −1,


x→0

f ′ (0− ) = lim− (2x + 1) = 1.


x→0

Comme f ′ (0+ ) , f ′ (0− ), la fonction f n’est pas dérivable en 0.


(d) Étudions la fonction sur R+ :
Sur R+ , f (x) = x2 − x. La dérivée de f est :

f ′ (x) = 2x − 1.

Résolvons f ′ (x) = 0 pour trouver les points critiques :

1
2x − 1 = 0 =⇒ x = .
2

Calculons f en ce point :
   2
1 1 1 1 1 1
f = − = − =− .
2 2 2 4 2 4

(e) Voici le tableau de variation de f :

x 0 1
2
+∞

f (x) 0 − 0 + +∞
0 +∞
f (x) ↘ ↗
− 41
 
La fonction f a un minimum local en x = 1
2
avec f 1
2
= − 14 .
(f) Traçons (C f ) sur R+ :
La courbe représentative de f (x) = x2 − x sur R+ a la forme d’une parabole
inversée avec un minimum local en 12 , − 14 .

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 33

f (x) f (x) = x2 − x

5
4
3
2
1 x
−1 1 2 3 4 5

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 34

ENS 2022

Exercice 1
Soit f : ]0, +∞[ → R une fonction définie et dérivable, strictement positive, vérifiant
pour tout x, y > 0, f (xy) = f (x) · f (y).

1. Montrons que f (1) = 1.


Prenons x = 1 et y = 1. Nous avons :

f (1 · 1) = f (1) · f (1) =⇒ f (1) = f (1)2 .

Comme f est strictement positive, f (1) , 0. On en déduit que f (1) = 1.


2. Soit x > 0 fixé. Soit g : ]0, +∞[ → R définie par g(y) = f (xy). Montrons que pour
tout y ∈ ]0, +∞[,
g′ (y) = x f ′ (xy).

La fonction g est définie par g(y) = f (xy). Utilisons la règle de la dérivation des
fonctions composées :
d d
g′ (y) = f (xy) = f ′ (xy) · (xy) = f ′ (xy) · x = x f ′ (xy).
dy dy

3. Déduisons que pour tout y ∈ ]0, +∞[,

x f ′ (xy) = f (x) f ′ (y).

Nous savons que g′ (y) = x f ′ (xy). Par ailleurs, g(y) = f (x) · f (y) par l’hypothèse
de l’exercice. En dérivant g(y) par rapport à y, nous obtenons :
d
g′ (y) = f (x) · f (y) = f (x) · f ′ (y).

dy
En comparant avec g′ (y) = x f ′ (xy), nous obtenons :

x f ′ (xy) = f (x) f ′ (y).

4. Montrons que pour tout x ∈ ]0, +∞[,

x f ′ (x) = f ′ (1) · f (x).

En posant y = 1 dans l’équation x f ′ (xy) = f (x) f ′ (y), nous obtenons :

x f ′ (x · 1) = f (x) f ′ (1) =⇒ x f ′ (x) = f (x) f ′ (1).

5. Soit h : ]0, +∞[ → R définie par h(x) = ln f (x) − f ′ (1) ln x. Montrons que h est une
fonction constante.
Calculons la dérivée de h :
d  f ′ (x) f ′ (1)
h′ (x) = ln f (x) − f ′ (1) ln x = − .
dx f (x) x

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 35

Par le résultat précédent, nous avons x f ′ (x) = f (x) f ′ (1), ce qui implique f ′ (x) =
f (x) f ′ (1)
x
. Remplaçons f ′ (x) dans h′ (x) :
f (x) f ′ (1)
x f ′ (1) f ′ (1) f ′ (1)
h′ (x) = − = − = 0.
f (x) x x x

Ainsi, h′ (x) = 0, donc h est constante.

6. Déduisons que h est fonction nulle sur ]0, +∞[.


Puisque h est une fonction constante, il suffit de montrer qu’elle est nulle en un
point. Calculons h(1) :

h(1) = ln f (1) − f ′ (1) ln 1 = ln 1 − f ′ (1) · 0 = 0.

Donc, h(x) = 0 pour tout x ∈ ]0, +∞[, ce qui signifie que

ln f (x) − f ′ (1) ln x = 0 =⇒ ln f (x) = f ′ (1) ln x.

7. On pose a = f ′ (1). Montrons que pour tout x ∈ ]0, +∞[, f (x) = xa .


De ln f (x) = f ′ (1) ln x et en posant a = f ′ (1), nous obtenons :

ln f (x) = a ln x =⇒ f (x) = ea ln x = xa .

Ainsi, pour tout x ∈ ]0, +∞[, f (x) = xa .

Exercice 2
1) Résolvons dans C
Le système d’équations d’inconnus Z et Z′ défini par :

(1 + i)Z + (2 + i)Z′ = 5 − i


2iZ + (1 − i)Z′ = 2i

On prend le conjugué de l’équation (2)

(1 + i)Z + (2 + i)Z′ = 5 − i









2iZ + (1 − i)Z′ = 2i

Donne 
(1 + i)Z + (2 + i)Z′ = 5 − i / × 2i


−2iZ + (1 + i)Z′ = −2i / × (1 + i)

Ainsi on a: 
2i(1 + i)Z + (−2 + 4i)Z′ = 2 + 10i


−2i(1 + i)Z + 2iZ′ = 2 − 2i

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 36

On additionne les deux équation et on trouve:

2 + 4i (1 + 2i)(−1 − 3i) 5 − 5i
(−2 + 6i)z′ = 4 + 8i =⇒ z′ = =2 =
−1 + 3i 10 5
On trouve Z′ = 1 − i.
De même 
(1 + i)Z + (2 + i)Z′ = 5 − i / × −(1 + i)


−2iZ + (1 + i)Z′ = −2i / × (2 + i)

on trouve z = 1 + i
L’ensemble des solutions est S = {(1 − i, 1 + i)}.

2) Montrons que arg(Z) + arg(Z′ ) = 0 mod 2π


On a : Z = 1 + i et Z′ = 1 − i.
π π
arg(Z) = mod 2π et arg(Z′ ) = − mod 2π
4 4

π π
arg(Z) + arg(Z′ ) = − mod 2π =⇒ arg(Z) + arg(Z′ ) = 0 mod 2π
4 4

Exercice 3
Soit (Un )n∈N la suite définie par :



 U0 = −1
U =1


 1 2


Un+2 = Un+1 − 1 Un

4

1. Calculons U2 et déduisons que la suite (Un ) n’est ni arithmétique, ni géométrique.


Pour calculer U2 , utilisons la relation de récurrence :
1
U2 = U1 − U0
4
En substituant les valeurs données :
1 1 1 1 3
U2 = − (−1) = + =
2 4 2 4 4

Pour déterminer si la suite (Un ) est arithmétique, nous vérifions si les différences
successives Un+1 − Un sont constantes :
1 3
U1 − U0 = − (−1) =
2 2
3 1 1
− =U2 − U1 =
4 2 4
Les différences ne sont pas constantes, donc (Un ) n’est pas une suite arithmétique.

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 37

Un+1
Pour vérifier si (Un ) est géométrique, nous vérifions si le quotient Un
est constant
:
1
U1 1
= 2 =−
U0 −1 2
3
U2 4 3
= 1
=
U1 2
2
Les quotients ne sont pas constants, donc (Un ) n’est pas une suite géométrique.
2. On définit la suite (Vn ) en posant pour tout entier n :
Un
Vn = Un+1 −
2
(a) Calculons V0 .
En utilisant la définition de Vn :
U0
V0 = U1 −
2
Substituons les valeurs données :
1 −1 1 1
V0 = − = + =1
2 2 2 2
(b) Exprimons Vn+1 en fonction de Vn .
Calculons Vn+1 en utilisant la définition :
Un+1
Vn+1 = Un+2 −
2
Utilisons la relation de récurrence pour Un+2 :
1
Un+2 = Un+1 − Un
4
Donc :
1 Un+1
 
Vn+1 = Un+1 − Un −
4 2
Simplifions :
Un+1 1 Un+1 1
Vn+1 = Un+1 − − Un = − Un
2 4 2 4
Utilisons Vn = Un+1 − Un
2
pour exprimer Un+1 :
Un
Un+1 = Vn +
2
Donc :
Vn + Un
2 1
Vn+1 = − Un
2 4
Simplifions :
Vn 1 1 Vn
Vn+1 = + Un − Un =
2 4 4 2
Donc :
1
Vn+1 = Vn
2

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 38

(c) Déduisons que (Vn ) est une suite géométrique dont on précisera la raison et
le premier terme.
La relation Vn+1 = 21 Vn montre que (Vn ) est une suite géométrique avec une
raison q = 21 et un premier terme V0 = 1.
(d) Exprimons Vn en fonction de n.
Pour une suite géométrique, la formule générale est :
Vn = V0 · qn
Avec V0 = 1 et q = 12 , nous avons :
 n
1
Vn =
2
3. On définit la suite (Wn ) par Wn = Un
Vn
.
(a) Calculons W0 .
En utilisant la définition de Wn :
U0
W0 =
V0
Substituons les valeurs :
−1
= −1 W0 =
1
(b) Montrons que (Wn ) est une suite arithmétique.
Calculons Wn+1 :
Un+1
Wn+1 =
Vn+1
Utilisons la relation pour Vn+1 :
1
Vn+1 = Vn
2
Donc :
Un+1 2Un+1
1
=Wn+1 =
V
2 n
Vn
Utilisons la relation de récurrence pour Un+1 :
Un Un
Vn = Un+1 −
=⇒ Un+1 = Vn +
2 2
Donc :  
2 Vn + U2n
Wn+1 =
Vn
Puisque Wn = Vn , on peut réécrire :
Un

Wn+1 = 2 + Wn
Comme la différence Wn+1 − Wn est une constante, alors (Wn ) est une suite
arithmétique.
(c) Exprimons Wn en fonction de n.
Sachant que (Wn ) est arithmétique de raison r = 2 et de premier terme
W0 = −1 utiliser la formule de la suite arithmétique on trouve :
Wn = W0 + 2n = −1 + 2n

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 39

2 ISG 2022

Exercice 1
tu On considère la série statistique à double variable X et Y définie par le tableau
ci-après :
X −2 0 1 a 4
Y −10 −8 b 0 12

1. Déterminons les réels a et b pour que le point moyen G du nuage ait pour coor-
données (1, −2).
Le point moyen G a pour coordonnées la moyenne des valeurs de X et de Y.

−2 + 0 + 1 + a + 4
X̄ = =1
5
−2 + 0 + 1 + a + 4 = 5 =⇒ a = 2
−10 − 8 + b + 0 + 12
Ȳ = = −2
5
−10 + −8 + b + 0 + 12 = −10 =⇒ b = −4

2. Dans la suite, on prendra a = 2 et b = −4.

(a) Représenter graphiquement les points du nuage de cette série statistique.

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 40

Y E

10
9
8
7
6
5
4
3
2
1
D X
−2 −1 1 2 3 4
−1
−2
−3
C
−4
−5
−6
−7
B
−8
−9
A
−10

(b) Déterminons l’équation de la droite de régression de X en Y.


La droite de régression de X en Y a pour équation :
Y = aX + b
où : P
(Xi − X̄)(Yi − Ȳ)
a= P
(Xi − X̄)2
b = Ȳ − aX̄
Calculons les termes :
X̄ = 1 et Ȳ = −2
X
(Xi −X̄)(Yi −Ȳ) = (−2−1)(−10+2)+(0−1)(−8+2)+(1−1)(−4+2)+(2−1)(0+2)+(4−1)(12+2)
= (−3)(−8) + (−1)(−6) + (0)(−2) + (1)(2) + (3)(14) = 24 + 6 + 0 + 2 + 42 = 74
X
(Xi − X̄)2 = (−2 − 1)2 + (0 − 1)2 + (1 − 1)2 + (2 − 1)2 + (4 − 1)2
= 9 + 1 + 0 + 1 + 9 = 20
Donc :
74
a= = 3.7
20

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 41

b = −2 − 3.7 · 1 = −5.7
L’équation de la droite de régression est :

Y = 3.7X − 5.7

(c) Calculons le coefficient de corrélation linéaire entre X et Y


Le coefficient de corrélation linéaire r est donné par :
P
(Xi − X̄)(Yi − Ȳ)
r = pP P
(Xi − X̄)2 (Yi − Ȳ)2

Nous avons déjà : X


(Xi − X̄)(Yi − Ȳ) = 74
Calculons :
X
(Yi − Ȳ)2 = (−10 + 2)2 + (−8 + 2)2 + (−4 + 2)2 + (0 + 2)2 + (12 + 2)2

= (−8)2 + (−6)2 + (−2)2 + 22 + 142 = 64 + 36 + 4 + 4 + 196 = 304


Donc :
74 74 74
r= √ = √ = = 0.95
20 · 304 6080 77.98
Le coefficient de corrélation est r ≈ 0.95, ce qui indique une forte corrélation
positive.

Exercice 2
1. Résolvons dans l’ensemble C des nombres complexes, l’équation :

Z2 + 8 3 − 8i = 0

(a) En utilisant la forme trigonométrique.


L’équation se réécrit : √
Z2 = −8 3 + 8i
Écrivons le terme de droite en forme trigonométrique :
√ 

 

 
−8 3 + 8i = 16 cos + i sin
6 6
Donc :
5π 5π 17π 17π
         
Z1 = 4 cos + i sin ou Z2 = 4 cos + i sin
12 12 12 12

(b) En utilisant la forme algébrique.


Réécrivons cette équation comme :

Z2 = 8i − 8 3

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 42

Nous devons trouver les valeurs de Z qui satisfont cette équation.



Pour cela, nous écrivons 8i − 8 3 sous forme algébrique :
√ √
8i − 8 3 = −8 3 + 8i

Soit Z = x + yi, alors :


En utilisant cette forme, nous avons :

(x + yi)2 = −8 3 + 8i

Développons (x + yi)2 :

(x + yi)2 = x2 − y2 + 2xyi

En comparant les parties réelles et imaginaires, nous obtenons :



x2 − y2 = −8 3

2xy = 8 =⇒ xy = 4
Nous avons le système :
 √


 x2 − y2 = −8 3
xy = 4




x + y2 = 16
 2

On additionne x2 − y2 en fonction de x2 + y2 :
√ √ √
x2 = 8 − 4 3 = ( 2 − 6)2
√ √ √ √
x = 2 − 6 et x = 6 − 2
On soustrait x2 − y2 en fonction de x2 + y2 :
√ √ √
y2 = 8 + 4 3 = ( 2 + 6)2
√ √ √ √
y = 2 + 6 et y = − 6 − 2
On a: √ √ √ √ 2
Z2 = 2 − 6 + ( 2 + 6)i
Finalement, les solutions en forme algébrique sont :
√ √ √ √ √ √ √ √
Z1 = 6 − 2 + ( 2 + 6)i et Z2 = 6 − 2 − ( 6 + 2)i

2. Plaçons les images des solutions z1 et z2 de (E) sur un cercle trigonométrique.


√ √
Les solutions sont z1 = 4( 3 − i) et z2 = −4( 3 − i). En les plaçant sur le cercle
trigonométrique, nous obtenons : On considère les points suivants sur le cercle
trigonométrique :
5π 5π 17π 17π
         
Z1 = 4 cos + i sin et Z2 = 4 cos + i sin
12 12 12 12

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 43

4 M1
c
3

−9 −8 −7 −6 −5 −4 −3 −2 −1 O 1 2 3 4 5 6 7 8
−1

−2

−3
M2
−4

   
5π 5π
3. Déduire de ce qui précède les valeurs exactes de cos 12
et sin 12
.
En utilisant les relations trigonométriques et les solutions trouvées :
√ √ √ √ √ √ √ √
Z1 = 6 − 2 + ( 2 + 6)i et Z2 = 6 − 2 − ( 6 + 2)i

5π 5π 17π 17π
         
Z1 = 4 cos + i sin ou Z2 = 4 cos + i sin
12 12 12 12
On trouve √ √
  √   √
5π 6− 2 5π 6+ 2
cos = et sin =
12 4 12 4

Problème
Partie A
Soit g la fonction numérique de la variable x définie sur ]0; +∞[ par :

g(x) = 1 − x2 − ln x

1. Étudions les variations de g, puis dressons son tableau de variation.


La dérivée de g est :
1
g′ (x) = −2x −
x
g′ (x) < 0 pour tout x > 0, la fonction g est strictement décroissante.
Le tableau de variation est donc :

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 44

x 0 +∞

g (x) −
+∞

g(x)
−∞

2. Calculons g(1), puis en déduisons le signe de g sur ]0; +∞[.


Calculons g(1) :
g(1) = 1 − 12 − ln 1 = 1 − 1 − 0 = 0

Comme g est strictement décroissante et que g(1) = 0, on en déduit que :

g(x) > 0 pour 0 < x < 1 et g(x) < 0 pour x > 1

Partie B
On considère la fonction numérique f de la variable réelle x définie par :

1 + x − e
1−x
 si x ≤ 1
f (x) = 

2x−x +ln(x)
2

 si x > 1x

On désigne par (C), la courbe représentative de f dans le repère orthonormé


(O,⃗i, ⃗j) du plan d’unité graphique 2 cm.

(a) Déterminons l’ensemble de définition de la fonction f .


Pour x ≤ 1, f (x) = 1 + x − e1−x est défini sur R en particulier pour tout x ≤ 1
donc E1 = ]−∞, 1]
2x−x2 +ln(x)
Pour x > 1, f (x) = x
est défini pour x > 0,ainsi donc pour x > 1
E2 = ]1, +∞[ .
L’ensemble de définition de f est donc E f = E1 ∪ E2 = R, c’est-à-dire ] −
∞; +∞[.
(b) i. Étudions la continuité et la dérivabilité de la fonction f au point x = 1.
Calculons les limites des fonctions à gauche et à droite de x = 1.
Pour x → 1− :

f (x) = 1 + x − e1−x =⇒ lim− f (x) = 1 + 1 − e1−1 = 1 + 1 − 1 = 1


x→1

Pour x → 1+ :
2x − x2 + ln(x) ln(x) ln(1)
f (x) = =2−x+ =⇒ lim+ f (x) = 2 − 1 + =1
x x x→1 1
La fonction f est donc continue en x = 1.
Calculons les dérivées à gauche et à droite de x = 1.

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 45

Pour x ≤ 1, le nombre dérivé est :


f (x) − f (1) 1 + x − e1−x − 1
lim+ = lim+
x→1 x−1 x→1 x−1 !
e1−x − 1
= lim+ 1 +
x→1 1−x
=2
eu −1
Rappel : limu→0 u =1 pose u = 1 − x

Pour x > 1, le nombre dérivé est :

2x−x2 +ln x
f (x) − f (1) x
−1
lim+ = lim+
x→1 x−1 x→1 x−1
2x − x2 + ln x − x
= lim+
x→1 x(x − 1)
−x + x + ln x
2
= lim+
x→1 x(x − 1)
−x(x − 1) ln x
= lim+ + lim+
x→1 x(x − 1) x→1 x(x − 1)
ln x
= lim+ −1 + lim+
x→1 x→1 x(x − 1)
ln x
= −1 + lim+ =0
x→1 x(x − 1)

ln(1+u)
Rappel : limu→0 u =1 pose u = x − 1

La fonction f n’est pas dérivable en x = 1 car les nombre dérivés à gauche


et à droite ne sont pas égaux.
ii. Pour x ∈]1; +∞[, exprimons f ′ (x) en fonction de g(x).
Pour x > 1, on a :
2x − x2 + ln(x)
f (x) =
x

x(2x − x2 + ln(x))′ − (x)′ (2x − x2 + ln(x))


f ′ (x) =
x2

x(2 − 2x + 1x ) − 2x + x2 − ln(x)
=
x2
2
1 − x − ln(x)
=
x2
Remarquons que :
g(x) = 1 − x2 − ln x
Donc :
g′ (x)
f ′ (x) =
x

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 46

(c) Étudions les variations de f et dressons son tableau de variation.


Pour x ≤ 1, nous avons :
f ′ (x) = 1 + e1−x > 0
Donc f (x) est croissante pour x ≤ 1.
g′ (x)
Pour x > 1, utilisons f ′ (x) = x et comme g′ (x) < 0, f ′ (x) < 0 pour x > 1.
Le tableau de variation est donc :

x −∞ 1 +∞

f (x) 2||0
1
f (x) ↗ ↘
−∞ +∞
(d) Démontrons que la droite (∆) d’équation y = 2 − x est asymptote à la courbe
(C) de la fonction f et étudions la position de (∆) par rapport à cette courbe.
Pour x → +∞, calculons :
2x − x2 + ln(x) ln(x)
f (x) = =2−x+
x x
ln(x)
Quand x → +∞, x → 0, donc, la droite (∆) est une asymptote oblique.
Pour la position relative, calculons :
ln(x)
f (x) − (2 − x) =
x
ln(x)
Pour x > 1, x
> 0, donc (C) est au-dessus de (∆).
(e) Écrivons l’équation de la tangente (Γ) à la courbe (C) de f en x = 0.
Calculons la dérivée de f en x = 0 pour la partie définie pour x ≤ 1 :
f ′ (x) = 1 + e1−x
Donc :
f ′ (0) = 1 + e1−0 = 1 + e
Calculons f (0) :
f (0) = 1 + 0 − e1−0 = 1 − e
L’équation de la tangente (Γ) en x = 0 est :
y = f ′ (0) · x + f (0) = (1 + e) · x + (1 − e)
(f) Étudions les branches infinies de la courbe (C) de la fonction f .
Pour x → −∞, la fonction est :
f (x) = 1 + x − e1−x → −∞
f (x) 1+x−e1−x
On calcul lim = lim = −∞
x→−∞ x x→−∞ x
La courbe (C) admet donc une branche parabolique de direction asympto-
tique verticale (oy) .

Pour x → +∞, la courbe est asymptotique à (∆).

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 47

(g) Construisons dans le même repère la courbe (C) de f , la droite (∆), et la


tangente (Γ).

(h) Calculons l’aire A(D) du domaine du plan limité par la courbe (C), la droite
(∆), et les axes x = 32 et x = e.
Z e
A(D) =
 
f (x) − (2 − x) dx
3
2

Où f (x) est la partie définie pour x > 1.


Z e e
ln(x) 1

A(D) = dx = (ln x)2
3
2
x 2 3
2

Simplifiez et évaluez l’intégrale pour obtenir l’aire du domaine.


e
1

A(D) = (ln x)2 × 4cm2
2 3
2

3 2
 
A(D) = 2 1 − (ln( )) · cm2
2

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 48

ENSP 2022

Exercice 1

On considère dans l’ensemble C des nombres complexes le polynôme p(z) = z3 + 2 2.

1. Calculons p(− 2).
√ √
On commence par évaluer p(− 2) en substituant z = − 2 dans le polynôme p(z)
: √ √ √
p(− 2) = (− 2)3 + 2 2

Calculons (− 2)3 : √ √ √
(− 2)3 = −( 2)3 = −2 2
Donc : √ √ √
p(− 2) = −2 2 + 2 2 = 0

Ainsi, p(− 2) = 0.

2. Écrivons chaque solution sous la forme trigonométrique.


Pour trouver les solutions de p(z) = 0, nous résolvons l’équation :

z3 + 2 2 = 0

z3 = −2 2

q
3
z = −2 2

Nous exprimons −2 2 en forme trigonométrique. On a :
√ √ √
−2 2 = 2 2 · eiπ (car − 2 2 est sur l’axe réel négatif, donc son argument est π)

La racine cubique de 2 2 est :
√ √3 3 √ √3 √6
q q
3
2 2= 2· 2= 2· 2

= 21/3 · 21/6 = 23/6 = 21/2


Ainsi :

q
3
−2 2 = 21/2 ei(π/3+k2π/3) pour k = 0, 1, 2
Les solutions sont donc :

zk = 21/2 ei(π/3+2kπ/3) pour k = 0, 1, 2

Explicitement :
√  π
 
π
 
z0 = 2 e = 2 cos
1/2 iπ/3
+ i sin
3 3

z1 = 21/2 ei(π/3+2π/3) = 21/2 eiπ = 2 (cos (π) + i sin (π))
√  5π
 

 
z2 = 2 e
1/2 i(π/3+4π/3)
=2 e1/2 i5π/3
= 2 cos + i sin
3 3

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 49

√ √ 2022 √ √ 2023 √
3. Calculons 2
2
+i 2
6
+ 2
2
−i 2
6
+ (− 2)2024 .
Exprimons chaque terme en forme trigonométrique :
√ √ 2022
1. **Calcul de** 22 + i 26 :
√ √
2 6 √ iπ/3
+i = 2e
2 2
Ainsi : √ √ !2022
2 6 √  2022
+i = ( 2)2022 eiπ/3 = 21011 ei(2022π/3)
2 2
ei(2022π/3) = ei·674π = 1
√ √ !2022
2 6
+i = 21011
2 2
√ √ 2023
2 6
2. **Calcul de** 2
−i 2
:
√ √
2 6 √ −iπ/3
−i = 2e
2 2
√ √ !2023
2 6 √  2023
−i = ( 2)2023 e−iπ/3 = 21011.5 e−i(2023π/3)
2 2
e−i(2023π/3) = e−i·674π−iπ/3 = e−iπ/3
√ √ !2023
2 6
−i = 21011.5 e−iπ/3
2 2
√ !
1 3
= 21011.5 −i
2 2

3. **Calcul de** (− 2)2024 :
√ √
(− 2)2024 = ( 2)2024 = 21012

Donc la somme est :


√ √ !2022 √ √ !2023 √ !
2 6 2 6 √
1011.5 1 3
+i + −i + (− 2)2024
=2 1011
+2 −i + 21012
2 2 2 2 2 2
√ !
√ √ √
2023 1 3
= 2 2022
+ 2 −i + 22024
2 2
√ √

!
2 6
= 2 2022
1+ −i +2
2 2
√ √ !2022 √ √ !2023 √ √ !
2 6 2 6 √ √ 2 6
+i + −i + (− 2)2024 = 22022 3 + −i
2 2 2 2 2 2

cette forme est généralement assez complète pour des calculs ultérieurs.

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 50

Exercice 2
L’espace vectoriel E = R3 est muni d’une base (O, e⃗1 , e⃗2 ), e⃗3 ). On considère l’endomorphisme
⃗ = (x, y, z) associe le vecteur u
f de E qui à tout vecteur u ⃗′ = (2x − y + 3z, −x + 2y − z, 4x −
y + 5z).

1. Donnons l’expression analytique et la matrice de f dans la base (O, e⃗1 , e⃗2 ), e⃗3 ).
L’endomorphisme f est défini par :

x  2x − y + 3z 
   
f  y = −x + 2y − z
   
z 4x − y + 5z
   

Pour déterminer la matrice de f dans la base canonique (O,⃗i, ⃗j), on applique f


aux vecteurs de cette base :
1
 
- Pour e⃗1 = 0 :
 
0
 

 2 
 
e1 ) = −1
f (⃗
 
4
 

0
 
- Pour e⃗2 = 1 :
 
0
 

−1
 
e2 ) =  2 
f (⃗
 
−1
 

0
 
- Pour e⃗3 = 0 :
 
1
 

 3 
 
e3 ) = −1
f (⃗
 
5
 

La matrice de f est donc :


 2 −1 3 
 
M f = −1 2 −1
 
4 −1 5
 

⃗ = (2 − a, 1, 4 + a + 3b). Déterminons les réels a et b pour que le


2. Soit le vecteur u
vecteur u⃗ appartienne au noyau de f .
⃗ appartienne au noyau de f , il faut que :
Pour que u

2 − a  0
   

1  =  
 0
f 

4 + a + 3b 0
   

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 51

 2 − a 
 
Calculons f 
 1  :

4 + a + 3b
 

2(2 − a) − 1 + 3(4 + a + 3b)  4 − 2a − 1 + 12 + 3a + 9b   15 + a + 9b 


     
 −(2 − a) + 2 − (4 + a + 3b)  =  −2 + a + 2 − 4 − a − 3b  =  −2 − 3b 
4(2 − a) − 1 + 5(4 + a + 3b) 8 − 4a − 1 + 20 + 5a + 15b 27 + a + 15b
     

Pour que ce vecteur soit nul :

15 + a + 9b = 0

−2 − 3b = 0
27 + a + 15b = 0

Résolvons ce système :
De −2 − 3b = 0 :
b = −2

En substituant b = −2 dans 15 + a + 9b = 0 :

15 + a + 9(−2) = 0 =⇒ a − 3 = 0 =⇒ a = 3

Les valeurs de a et b sont donc :

a = 3, b = −2

3. Déterminer la matrice de f ◦ f .
La matrice de f ◦ f est le produit de la matrice de f par elle-même :

Mf◦f = Mf · Mf

Calculons ce produit :
 2 −1 3 
 
M f = −1 2 −1
 
4 −1 5
 

 2 −1 3   2 −1 3 
   
Mf◦f = −1 2 −1 · −1 2 −1
   
4 −1 5 4 −1 5
   

Effectuons la multiplication :

 (2 · 2 + (−1) · (−1) + 3 · 4) (2 · (−1) + (−1) · 2 + 3 · (−1)) (2 · 3 + (−1) · (−1) + 3 · 5) 


 
M f ◦ f = (−1 · 2 + 2 · (−1) + (−1) · 4) (−1 · (−1) + 2 · 2 + (−1) · (−1)) (−1 · 3 + 2 · (−1) + (−1) · 5)
 
(4 · 2 + (−1) · (−1) + 5 · 4) (4 · (−1) + (−1) · 2 + 5 · (−1)) (4 · 3 + (−1) · (−1) + 5 · 5)
 

 4 + 1 + 12 −2 − 2 − 3 6 + 1 + 15   17 −7 22 
   
Mf◦f = −2 − 2 − 4 1 + 4 + 1 −3 − 2 − 5  = −8 6 −10
   
8 + 1 + 20 −4 − 2 − 5 12 + 1 + 25 29 −11 38
   

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 52

4. Déduisons le noyau et l’image de l’application f ◦ f .


- **Noyau de f ◦ f :** Il est constitué des vecteurs ⃗ v = ⃗0. On résout
v tels que M f ◦ f ⃗
v = ⃗0.
donc le système homogène M f ◦ f ⃗
- **Image de f ◦ f :** L’image est l’espace vectoriel engendré par les colonnes de
la matrice M f ◦ f . Il est déterminé par les vecteurs colonne de la matrice et leur
indépendance linéaire.

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 53

ENSAF 2022

Exercice 1
On considère l’intégrale :
Z 1
In = xn e−x dx, n∈N
0

(a) Calculons I0 et I1 .
Z 1
I0 = e−x dx
0
1 1
I0 = −e−x = −e−1 + 1 = 1 −
0 e
Z 1
I1 = xe−x dx
0
Utilisons l’intégration par parties avec u = x et dv = e−x dx :
du = dx, v = −e−x
Z 1
−x 1
I1 = −xe 0 + e−x dx
0
1 2
 
I1 = −e−1 + 1 − =1−
e e
(b) Au moyen d’une intégration par parties, établissons une relation entre In+1
et In , étudier cette relation pour calculer I3 .
Pour établir la relation, utilisons l’intégration par parties :
Z 1
In+1 = xn+1 e−x dx
0

Avec u = xn+1 et dv = e−x dx :


du = (n + 1)xn dx, v = −e−x
Z 1
n+1 −x 1
In+1 = −x e 0 + (n + 1)xn e−x dx
0

In+1 = −e −1
+ (n + 1)In
En appliquant cette relation pour n = 2 :
I3 = −e−1 + 3I2
Calculons I2 :
2 5
 
I2 = −e + 2I1 = −e + 2 1 −
−1
=2− −1
e e
5 16
 
I3 = −e−1 + 3 2 − =6−
e e

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 54

(c) En déduire la valeur de l’intégrale :


Z 1
I= (−x3 + 2x2 − x)e−x dx, n∈N
0

I = −I3 + 2I2 − I1
16 5 2
     
I =− 6− +2 2− − 1−
e e e
16 10 2
I = −6 + +4− −1+
e e e
8
I = −3 +
e

Exercice 2
On considère le polynôme complexe P(Z) défini par :
P(Z) = Z3 + (1 − 3i)Z2 − (5 + 2i)Z + 3i − 1
i. Montrons que l’équation P(Z) = 0 admet une solution imaginaire pure
z0 que l’on calculera.
Testons une solution imaginaire pure z0 = i :
P(i) = i3 + (1 − 3i)i2 − (5 + 2i)i + 3i − 1
P(i) = −i − (1 − 3i) − (5i − 2) + 3i − 1
P(i) = −i − 1 + 3i − 5i + 2 + 3i − 1
P(i) = (−1 + 2 − 1) + (−i + 3i − 5i + 3i) = 0
Donc i est une solution imaginaire pure.
ii. Résolvons dans l’ensemble des nombres complexes l’équation P(Z) = 0.
On notera z1 et z2 les autres solutions telles que |z1 | < |z2 |.
Factorisons P(Z) par Z − i :
P(Z) = (Z − i)Q(Z)
Où Q(Z) est un polynôme de degré 2. En divisant P(Z) par Z − i, on
trouve :
Q(Z) = Z2 + (1 − 2i)Z − 3 − i
Résolvons Q(Z) = 0 en utilisant la formule du discriminant :
p
−(1 − 2i) ± (1 − 2i)2 − 4(−3 − i)
Z=
2

−(1 − 2i) ± 1 − 4i − 4 + 12 + 4i
Z=
2

−(1 − 2i) ± 9
Z=
2
2 + 2i −4 + 2i
Z1 = et Z2 =
2 2
Z1 = 1 + i et Z2 = −2 + i
On obtient les racines z1 et z2 .

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 55

iii. Soit la suite (Un ) définie par :

U0 = z0 , ∀n ∈ N, Un+1 = (−3 − 2i)Un + 4i − 1

A. Calculons U1 et U2 .

U1 = (−3 − 2i)U0 + 4i − 1
U1 = (−3 − 2i)i + 4i − 1 = −3i + 2 + 4i − 1 = 1 + i

U2 = (−3 − 2i)U1 + 4i − 1
U2 = (−3 − 2i)(1 + i) + 4i − 1
U2 = −3 − i − 2i + 2 + 4i − 1 = −2 + i
B. On pose Vn = Un − 2+9i
10
. Montrons que (Vn ) est une suite géométrique
dont on précisera la raison et le premier terme V0 .
2 + 9i
Vn = Un −
10
2 + 9i
Vn+1 = Un+1 −
10
2 + 9i
Vn+1 = (−3 − 2i)Un + 4i − 1 −
10
2 + 9i 2 + 9i
 
Vn+1 = (−3 − 2i) Vn + + 4i − 1 −
10 10
Vn+1 = (−3 − 2i)Vn
La suite (Vn ) est donc géométrique de raison −3 − 2i avec le premier
terme :
2 + 9i 2 + 9i −2 + i
V0 = U0 − =i− =
10 10 10

Exercice 3
On considère la fonction numérique f de la variable réelle x définie par :

f (x) = 2x(1 − ln x)

où ln désigne le logarithme népérien et (C) la courbe représentative de f dans le plan


muni d’un repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j).

1. (a) Déterminons l’ensemble de définition E f de f .


La fonction f est définie lorsque le logarithme népérien ln x est défini, c’est-
à-dire lorsque x > 0. Donc, l’ensemble de définition est :

E f =]0; +∞[

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 56

(b) Calculer les limites de f en +∞ et en 0.


- Limite en +∞:
Lorsque x → +∞, ln x → +∞. On a :
f (x) = 2x(1 − ln x)
lim f (x) = lim 2x(1 − ln x)
x→+∞ x→+∞

Donc :
lim f (x) = −∞
x→+∞

- Limite en 0 (à droite) :


On a :
f (x) = 2x(1 − ln x)
lim f (x) = lim+ 2x − lim+ 2x ln x
x→0+ x→0 x→0

lim f (x) = 0
x→0+

(c) Déterminons f ′ (x) pour x ∈]0; +∞[ (où f ′ est la fonction dérivée de f ).
Calculons la dérivée de f :
f (x) = 2x − 2x ln x
f ′ (x) = 2 − 2(ln x + 1) = 2 − 2 ln x − 2
f ′ (x) = −2 ln x
(d) Étudions le signe de f ′ (x) pour x ∈]0; +∞[ puis dressons le tableau de
variation de la fonction f sur ]0; +∞[.
Le signe de f ′ (x) dépend de −2 ln x :
f ′ (x) = −2 ln x
- Si x > 1, alors ln x > 0 donc f ′ (x) < 0 (fonction décroissante). - Si 0 < x < 1,
alors ln x < 0 donc f ′ (x) > 0 (fonction croissante).
Donc, la fonction f est croissante sur ]0, 1[ et décroissante sur ]1, +∞[.
Voici le tableau de variation de f :

x 0 1 +∞

f ′ (x) + −

2
f (x)

0 −∞

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
f
Mon Entête Titre du Document Page 57

2. Résolvons sur ]0; +∞[ l’équation f (x) = 0. Déduisons que la courbe (C) admet
un point d’intersection A avec l’axe des abscisses et donnons les coordonnées
du point A.
Résolvons f (x) = 0 :
2x(1 − ln x) = 0
Cette équation est nulle lorsque :

2x = 0 ou 1 − ln x = 0

x=0 ou ln x = 1 ce qui donne x = e


Comme x = 0 n’est pas dans l’ensemble de définition, on a :

x=e

Le point d’intersection A avec l’axe des abscisses est donc (e, 0).
 
3. (a) Montrons que la fonction F définie sur ]0; +∞[ par F(x) = x2 3
2
− ln x est
une primitive de f sur ]0; +∞[.
Calculons la dérivée de F :
3
 
F(x) = x2 − ln x
2
3 1
   
F (x) = 2x − ln x + x −
′ 2
2 x
3
 
F′ (x) = 2x − ln x − x
2
3
F′ (x) = 2x · − 2x ln x − x
2
F (x) = 3x − 2x ln x − x

F′ (x) = 2x − 2x ln x
F′ (x) = f (x)
Donc F(x) est une primitive de f (x).
(b) On désigne par D le domaine limité par la courbe (C), l’axe des abscisses et
les droites d’équations x = 1 et x = e. Calculons en unités d’aire la valeur
exacte de l’aire D.
L’aire D est donnée par : Z e
A= f (x) dx
1
Z e
A= 2x(1 − ln x) dx
1

Décomposons cette intégrale :


Z e Z e
A= 2x dx − 2x ln x dx
1 1

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 58

Calculons ces intégrales séparément :


Z e
e
2x dx = x2 = e2 − 1
1 1

Re
Utilisons l’intégration par parties pour 1 2x ln x dx. Posons u = ln x et dv =
2x dx:
1
du = dx, v = x2
x
Z Z
2x ln x dx = x ln x −
2
x dx

x2
= x2 ln x −
2
Z e " #e
x2
2x ln x dx = x ln x −
2

1 2 1
!
e2 1
 
= e2 ln e − − 1 · ln 1 −
2 2
e2 1
= e2 − +
2 2
e2 1
= +
2 2
Donc : !
  e2 1
A = e2 − 1 − +
2 2
e2 1
A = e2 − 1 − −
2 2
e2 3
A= −
2 2
L’aire D est donc :
e2 − 3
2

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 59

FSSA 2022

Exercice 1
Indiquons pour chacune des affirmations suivantes si elle est vraie ou fausse et justifier
la réponse :

1. Dans l’ensemble C des nombres complexes, on considère l’équation



(E) : Z2 − 2 3Z + 4 = 0.

On note A et B deux points du plan dont les affixes sont les solutions de (E).
Affirmation 1 : Le triangle OAB est équilatéral.
Correction :
Pour déterminer si le triangle OAB est équilatéral, il faut d’abord
√ trouver les
racines de l’équation quadratique. Résolvons l’équation Z − 2 3Z + 4 = 0 :
2

L’équation quadratique a pour solutions :


√ q √
2 3 ± (2 3)2 − 4 · 1 · 4
Z=
2·1
√ √
2 3 ± 12 − 16
Z=
2
√ √
2 3 ± −4
Z=
2

2 3 ± 2i
Z=
2

Z= 3±i
√ √ √
Donc,
√ les racines sont 3 + i et 3 − i. Les affixes des points A et B sont 3 + i et
3 − i, respectivement.
Le module de ces nombres complexes est :
√ √
q
√ √
| 3 + i| = | 3 − i| = ( 3)2 + 12 = 4 = 2

Les arguments de ces nombres sont :


√ π √ π
arg( 3 + i) = , arg( 3 − i) = −
6 6

Les points A et B forment un triangle avec le point O dont les côtés sont tous
égaux à 2. En effet, la distance entre A et B est :
√ √
|( 3 + i) − ( 3 − i)| = |2i| = 2

Ainsi, le triangle OAB est équilatéral.


L’affirmation 1 est vraie.

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 60


2. On considère le nombre complexe u = 3 + i et note u son conjugué.
Affirmation 2 :
2020
u2020 + u = 22020 .
Correction :
Calculons les puissances de u et u. D’abord, exprimons u en forme trigonométrique
: √
u= 3+i
Le module est :

q
|u| = ( 3)2 + 12 = 2
L’argument est :
π
arg(u) =
6
Donc, u peut être écrit sous la forme :
π π
 
u = 2 cos + i sin
6 6
Par conséquent :
π π 2020
  
u 2020
= 2 cos + i sin
6 6
2020π 2020π
 
=2 2020
cos + i sin
6 6
2π 2π
 
= 22020 cos + i sin
3 3
De même pour le conjugué : √
u= 3−i
−π −π
 
u = 2 cos + i sin
6 6
−π −π 2020
  
2020
u = 2 cos + i sin
6 6
−2020π −2020π
 
= 22020 cos + i sin
6 6
−2π −2π
 
=2 2020
cos + i sin
3 3
2π 2π
 
=2 2020
cos − i sin
3 3
En additionnant :
2π 2π 2π 2π
   
2020
u2020 + u = 22020 cos + i sin + 22020 cos − i sin
3 3 3 3

 
= 22020 2 cos
3
1
  
= 22020 2 −
2
= −2 2020

L’affirmation 2 est fausse.

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 61

3. Soit n un entier naturel non nul. On considère la fonction fn définie sur


l’intervalle [0; +∞[par :
fn (x) = xe−nx+1 .
Affirmation 3 : pour tout entier naturel n ≥ 1, la fonction fn admet un maxi-
mum.
Correction :
Pour trouver le maximum de fn , dérivons fn :
fn (x) = xe−nx+1
fn′ (x) = e−nx+1 − nxe−nx+1
fn′ (x) = e−nx+1 (1 − nx)
Posons fn′ (x) = 0 pour trouver les points critiques :
e−nx+1 (1 − nx) = 0
1 − nx = 0 (car e−nx+1 , 0)
1
x=
n
Calculons fn au point critique :
1 1
 
= e−n· n +1
1
fn
n n
1 −1+1
= e
n
1
=
n
Comme fn (x) → 0 lorsque x → 0 ou x → +∞, la fonction fn (x) atteint un maximum
en x = n1 .
L’affirmation 3 est vraie.
4. On note (C)la courbe représentative de la fonction f définie sur R par :
f (x) = cos(x)e−nx+1 .
Affirmation 4 : la courbe (C)admet une asymptote en + ∞.

Correction :
La fonction f (x) = cos(x)e−nx+1 est un produit de cos(x), qui est bornée entre -1 et
1, et de e−nx+1 , qui tend vers 0 lorsque x → +∞.
Pour étudier les asymptotes en +∞, considérons :
lim f (x) = lim cos(x) · e−nx+1
x→+∞ x→+∞

Comme cos(x) bornée entre -1 et 1 et e−nx+1 → 0 par le théorème des gendarmes,


le produit cos(x)e−nx+1 tend vers 0 lorsque x → +∞.
La courbe (C) admet une asymptote horizontale en +∞.
L’affirmation 4 est Vraie.

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 62

Exercice 2
Les résultats d’une étude statistique effectuée sur une population féminine sont con-
signés dans le tableau ci-dessous :

Âge : x 36 42 48 54 60
Tension artérielle : y 11.7 14 12.5 15 15.6

1. Les résultats des calculs seront donnés sous la forme décimale et à 10−2 près.

2. Représentons les nuages des points de cette série statistique double. On prendra
3 cm pour 1 an et 0,5 cm pour l’unité de la tension artérielle.

Tension artérielle (mmHg)


16 E
D
15
B
14

13 C
12 A

11
Âge (ans)
36 42 48 54 60

3. Déterminons la droite de régression de y en x.


Pour déterminer la droite de régression, nous devons calculer la pente b et
l’ordonnée à l’origine a de la droite y = a + bx.
Calcul des moyennes :

36 + 42 + 48 + 54 + 60
x̄ = = 48
5
11.7 + 14 + 12.5 + 15 + 15.6
ȳ = = 13.76
5
Calcul de Vx et Cov(x, y) :
n
X
Vx = (xi − x̄)2 = (36 − 48)2 + (42 − 48)2 + (48 − 48)2 + (54 − 48)2 + (60 − 48)2
i=1

Vx = (−12)2 + (−6)2 + 02 + 62 + 122 = 144 + 36 + 0 + 36 + 144 = 360


n
X
Cov(x, y) = (xi −x̄)(yi − ȳ) = (36−48)(11.7−13.76)+(42−48)(14−13.76)+(48−48)(12.5−13.76)+(54−48)(15−13.76)+(60−48)(15.6−13.76)
i=1

Cov(x, y) = (−12 × −2.06) + (−6 × 0.24) + (0 × −1.26) + (6 × 1.24) + (12 × 1.84)

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 63

Cov(x, y) = 24.72 − 1.44 + 0 + 7.44 + 22.08 = 52.80

Calcul de la pente b et de l’ordonnée à l’origine a :

Cov(x, y) 52.80
b= = = 0.1467
Vx 360
a = ȳ − bx̄ = 13.76 − (0.1467 × 48) = 13.76 − 7.04 = 6.72

Donc, la droite de régression est :

y = 6.72 + 0.1467x

4. Calculer le coefficient de corrélation linéaire entre x et y.


Le coefficient de corrélation linéaire r est donné par :

Cov(x, y)
r= p
Vx · V y

Calcul de V y :
n
X
Vy = (yi − ȳ)2 = (11.7−13.76)2 +(14−13.76)2 +(12.5−13.76)2 +(15−13.76)2 +(15.6−13.76)2
i=1

V y = (−2.06)2 + 0.242 + (−1.26)2 + 1.242 + 1.842


V y = 4.24 + 0.06 + 1.59 + 1.54 + 3.38 = 10.81

Calcul du coefficient de corrélation :


52.80 52.80 52.80
r= √ = √ = = 0.846
360 × 10.81 3891.6 62.38

5. Si l’évolution de la valeur de la tension artérielle se poursuit de la même manière,


une personne âgée de 65 ans pourrait-elle avoir une tension artérielle de 17 ?
Justifions la réponse.
Utilisons la droite de régression pour prédire la tension artérielle pour une per-
sonne âgée de 65 ans :

y = 6.72 + 0.1467 × 65 = 6.72 + 9.55 = 16.27

La prédiction pour une personne âgée de 65 ans est de 16.27 mmHg. Puisque
16.27 mmHg est inférieur à 17 mmHg, il est peu probable qu’une personne de 65
ans ait une tension artérielle de 17 mmHg si la tendance observée se maintient.

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 64

Exercice 3
On considère la suite (Un ) définie sur N par Un = e2−n .

1. Montrons que la suite (Un ) est géométrique. Précisons la raison et le premier


terme.
Pour déterminer si la suite (Un ) est géométrique, nous devons vérifier si le rapport
entre deux termes consécutifs est constant.
Calculons le rapport entre Un+1 et Un :

Un+1 e2−(n+1) e2−n−1


= 2−n = 2−n = e−1
Un e e

Le rapport est constant et égal à e−1 , ce qui montre que la suite (Un ) est géométrique
de raison q = e−1 .
Le premier terme de la suite est :

U0 = e2−0 = e2

Donc, la suite (Un ) est une suite géométrique de premier terme e2 et de raison e−1 .

2. Soit la suite (Vn ) définie sur N par Vn = ln Un .


Calculons Vn :
Vn = ln Un = ln(e2−n ) = 2 − n

3. Montrons que la suite (Vn ) est une suite arithmétique. Préciser la raison et le
premier terme.
Pour déterminer si la suite (Vn ) est arithmétique, nous devons vérifier si la
différence entre deux termes consécutifs est constante.
Calculons la différence entre Vn+1 et Vn :

Vn+1 − Vn = (2 − (n + 1)) − (2 − n) = −1

La différence est constante et égale à −1, ce qui montre que la suite (Vn ) est
arithmétique de raison −1.
Le premier terme de la suite est :

V0 = 2

Donc, la suite (Vn ) est une suite arithmétique de premier terme 2 et de raison −1.

4. On pose Sn = U0 + U1 + · · · + Un et Tn = V3 × V4 × · · · × Vn .

(a) Exprimer Sn et Tn en fonction de n.


Calculons Sn :
n
X n
X
Sn = Uk = e2−k
k=0 k=0

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 65

La suite (Un ) est géométrique de raison e−1 et de premier terme e2 . La somme


des n + 1 premiers termes d’une suite géométrique est donnée par :
1 − qn+1 1 − (e−1 )n+1 21 − e
−(n+1)
Sn = U0 = e2 = e
1−q 1 − e−1 1 − e−1
Simplifions le dénominateur :
e−1
1 − e−1 =
e
Donc :
1 − e−(n+1) e e3 (1 − e−(n+1) )
Sn = e2 e−1
= e2 · · (1 − e−(n+1) ) =
e
e−1 e−1

Calculons Tn :
Tn = V3 × V4 × · · · × Vn
Sachant que Vn = 2 − n, nous avons :
Tn = (2 − 3) × (2 − 4) × · · · × (2 − n)
Tn = (−1) × (−2) × (−3) × · · · × (2 − n)
Tn = (−1)n−2 × (n − 2)!
(b) Étudier la convergence de (Sn ) et de (Tn ).
- **Convergence de (Sn )** :
La suite Sn est une somme finie des termes d’une suite géométrique. Lorsque
n → ∞, e−(n+1) → 0, donc :
e3
Sn →
e−1
e 3
La suite (Sn ) converge vers e−1 .
- **Convergence de (Tn )** :
La suite Tn est le produit des termes (2 − k) pour k variant de 3 à n. À
mesure que n → ∞, le terme (2 − n) devient très négatif, et le produit des
termes augmente en valeur absolue sans borne supérieure. Par conséquent,
Tn diverge vers −∞.

Exercice 4
R π/2
1. Calculons l’expression E = 0
x sin(2x) dx.
Pour résoudre cette intégrale, nous utiliserons la méthode d’intégration par par-
ties. Soit u = x et dv = sin(2x) dx. Alors, nous avons :
Z
du = dx et v = sin(2x) dx

Pour trouver v, nous intégrons sin(2x) :


Z
1
sin(2x) dx = − cos(2x) + C
2

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 66

Ainsi :
1
v = − cos(2x)
2
Appliquons la formule d’intégration par parties :
Z Z
u dv = uv − v du

Z π/2 π/2 Z π/2


1 1
 
E= x sin(2x) dx = − x cos(2x) − − cos(2x) dx
0 2 0 0 2
Calculons chaque terme séparément :
π/2
1 1 π 1 π π
   
− x cos(2x) =− cos(π) − 0 · cos(0) = − · (−1) =
2 0 2 2 2 2 4
Pour l’intégrale restante :
Z π/2 Z π/2
1 1
cos(2x) dx = cos(2x) dx
0 2 2 0

Soit u = 2x et du = 2 dx. Alors :


1 π/2 1 π
Z Z
cos(2x) dx = cos(u) du
2 0 4 0
1 1
sin(u)|π0 = (sin(π) − sin(0)) = 0
4 4
Ainsi :
π
E=
4
R π/2
2. Calculons l’expression E′ = 0
cos2 (x) sin3 (x) dx.
Pour résoudre cette intégrale, nous utiliserons une substitution trigonométrique.
Remplaçons cos2 (x) par 1 − sin2 (x) :
Z π/2 Z π/2
E =

cos (x) sin (x) dx =
2 3
(1 − sin2 (x)) sin3 (x) dx
0 0
Z π/2 Z π/2
E =
′ 3
sin (x) dx − sin5 (x) dx
0 0
R π/2
Pour résoudre 0
sinn (x) dx, nous utilisons la formule :
Z π/2 Z π/2
(n − 1)
sin (x) dx =
n
sinn−2 (x) dx
0 n 0

R π/2 R π/2
Calculons 0
sin3 (x) dx et 0
sin5 (x) dx :
Z π/2 Z π/2
2 2 2
sin (x) dx =
3
sin(x) dx = (− cos(x))|π/2
0 =
0 3 0 3 3

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 67

Z π/2 Z π/2
4 4 2 8
sin (x) dx =
5
sin3 (x) dx = · =
0 5 0 5 3 15

En combinant les résultats :


2 8 10 − 8 2
E′ = − = =
3 15 15 15

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 68

ENS 2021

Exercice 1
1. (E0 ) désigne l’équation différentielle :

y′′ + 2y′ + y = 0

Déterminons les solutions générales de (E0 ).


L’équation différentielle (E0 ) est une équation différentielle linéaire homogène
à coefficients constants. Pour trouver les solutions générales, nous résolvons
l’équation caractéristique associée :

r2 + 2r + 1 = 0

Cette équation se factorise en :

(r + 1)2 = 0

Ainsi, r = −1 est une racine double. Les solutions fondamentales sont donc :

y1 (x) = e−x et y2 (x) = xe−x

La solution générale de (E0 ) est donc :

y(x) = C1 e−x + C2 xe−x

où C1 et C2 sont des constantes arbitraires.

2. (E) est l’équation différentielle :

y′′ + 2y′ + y = 2e−x

(a) Vérifions que la fonction h définie sur R par h(x) = x2 e−x est une solution
particulière de (E).

Nous devons vérifier que h(x) = x2 e−x est une solution particulière de (E).
Calculons les dérivées de h(x) :

h′ (x) = 2xe−x − x2 e−x

h′′ (x) = 2e−x − 4xe−x + x2 e−x


Substituons h(x), h′ (x), et h′′ (x) dans l’équation différentielle (E) :

h′′ + 2h′ + h = (2e−x − 4xe−x + x2 e−x ) + 2(2xe−x − x2 e−x ) + x2 e−x

= 2e−x − 4xe−x + x2 e−x + 4xe−x − 2x2 e−x + x2 e−x


= 2e−x
Nous obtenons bien 2e−x , donc h(x) = x2 e−x est une solution particulière de
(E).

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 69

(b) Démontrons que φ est une solution de (E) si et seulement si g = φ − h est


solution de (E0 ).

Supposons que φ est une solution de (E). Alors :


φ′′ + 2φ′ + φ = 2e−x
Nous définissons g = φ − h. Calculons g′′ et g′ :
g′ = φ ′ − h′ et g′′ = φ′′ − h′′
Substituons g, g′ , et g′′ dans l’équation homogène (E0 ) :
g′′ + 2g′ + g = (φ′′ − h′′ ) + 2(φ′ − h′ ) + (φ − h)
= φ′′ + 2φ′ + φ − (h′′ + 2h′ + h)
Puisque h est une solution particulière de (E), nous avons :
h′′ + 2h′ + h = 2e−x
Donc :
g′′ + 2g′ + g = φ′′ + 2φ′ + φ − 2e−x
= 2e−x − 2e−x = 0
Donc g satisfait (E0 ).
Réciproquement, si g est une solution de (E0 ), alors :
g′′ + 2g′ + g = 0
Comme g = φ − h, on a :
φ= g+h
En substituant φ dans (E) :
φ′′ + 2φ′ + φ = (g + h)′′ + 2(g + h)′ + (g + h)
= g′′ + h′′ + 2g′ + 2h′ + g + h
= g′′ + 2g′ + g + (h′′ + 2h′ + h)
Comme h est une solution particulière de (E), nous avons :
h′′ + 2h′ + h = 2e−x
Donc :
φ′′ + 2φ′ + φ = g′′ + 2g′ + g + 2e−x
= 2e−x
Donc φ est une solution de (E).
(c) Déterminons toutes les solutions de (E).
La solution générale de (E) est la somme de la solution générale de (E0 ) et
d’une solution particulière de (E). La solution générale de (E0 ) est :
yh (x) = C1 e−x + C2 xe−x
Une solution particulière trouvée est h(x) = x2 e−x . La solution générale de
(E) est donc :
y(x) = C1 e−x + C2 xe−x + x2 e−x
où C1 et C2 sont des constantes arbitraires.

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 70

Exercice 2
Le plan est rapporté à un repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j), l’unité graphique étant égale à 1
cm. On considère la fonction f définie sur [0, +∞[ par :

f (x) = x − 4 x + 4.

1. (a) Étudions la dérivabilité de f en 0. En déduire une interprétation géométrique.



La fonction f (x) = x − 4 x + 4 est définie pour x ≥ 0. Calculons la dérivée
de f :
4 2
f ′ (x) = 1 − √ = 1 − √ .
2 x x
Pour x > 0, f ′ (x) est bien définie. En x = 0, la dérivée n’existe pas car √2x tend
vers l’infini lorsque x tend vers 0. Donc, la fonction f n’est pas dérivable en
x = 0.
Interprétation géométrique : La non-dérivabilité en 0 indique qu’il y a une
demi tangente en 0 d’equation x = 0.
(b) Étudions les variations de f .
Pour étudier les variations, examinons les dérivées. Calculons f ′ (x) :

4 2
f ′ (x) = 1 − √ = 1 − √ .
2 x x

- Lorsque x → 0+ , f (x) → 4 (car le terme dominant est 4). - Lorsque x → +∞,


f (x) → +∞ (car le terme dominant est x).
Tableau de variations

x 0 4 +∞

f ′ (x) − +
4 +∞

f (x)

(c) Tracer la courbe représentative (C) de f dans le repère (O,⃗i, ⃗j).

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 71

2. (a) Soit g la restriction de f à [4, +∞[. Démontrons que g est une bijection
de [4, +∞[ sur [0, +∞[ et que son application réciproque g−1 est définie sur
[0, +∞[ par : √
g−1 (x) = x + 4 x + 4.
La fonction g est définie sur [4, +∞[. Montrons qu’elle est bijective :
- Injectivité : Montrons que si g(x1 ) = g(x2 ), alors x1 = x2 . Supposons :
√ √
g(x1 ) = x1 + 4 x1 + 4 = x2 + 4 x2 + 4 = g(x2 ).
√ √
x1 + 4 x1 = x2 + 4 x2 .
√ √
x1 − x2 = 4( x2 − x1 ).

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 72

Pour x1 ≥ 4 et x2 ≥ 4, l’expression ci-dessus montre que x1 = x2 , donc g est


injective.
- Surjectivité : Pour tout y ≥ 0, nous devons trouver x ≥ 4 tel que g(x) = y.
Résolvons pour x : √
y = x − 4 x + 4.

Posons u = x, alors :
x = u2 .
y = u2 − 4u + 4.
u2 − 4u + 4 = y.
u2 − 4u + (4 − y) = 0.
On a:
∆ = (−2)2 − (4 − y) = y
√ √
Donc le u qui convient est u = y + 2 or u = x donc:

x = (2 + y)2

D’où la surjection de g
Ainsi g est bijective de plus
√ √
x = g−1 (y) = (2 + y)2 = y + 4 y + 4

est definie pour y ≥ 0,alors g est une bijection de [4, +∞[ sur [0, +∞[ et son
application réciproque g−1 est définie sur [0, +∞[ par :

g−1 (x) = x + 4 x + 4.

(b) Tracer la courbe représentative (C′ ) de g−1 dans le même repère que (C).
On note (H) la courbe (C) ∪ (C′ ).

3. (a) Soit (E) la courbe d’équation :

x2 + y2 − 2xy − 8x − 8y + 16 = 0 ⇔ [y − f (x)][y − g−1 (x)] = 0.

Déduisons que (H) = (E). Pour montrer que (H) = (E) on va montrer que
pour tout point M(x, y) ∈ (E) =⇒ M ∈ (H) et réciproquement
Supposons que

M(x, y) ∈ (E) ⇐⇒ [y − f (x)][y − g−1 (x)] = 0.

Dans R cela implique que

y − f (x) = 0 ou y − g−1 (x) = 0

Donne

f (x) = y ou g−1 (x) = y


le resutat s’ensuit car (H) = (C) ∪ (C′ )

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 73

(b) Démontrons que si un point M(a; b) appartient à (E), alors le point M(−a; b)
appartient également à (E). En déduire que la courbe (E) admet un axe de
symétrie. Préciser cet axe.
Remplaçons x par −x dans l’équation : La courbe (E) est symétrique par
rapport à l’axe vertical x = 0.
(c) Calculons l’aire de la partie limitée par la courbe C.
L’aire sous la courbe C est donnée par :
4

Z
A= (x − 4 x + 4) dx.
0

Calculons cette intégrale :


4 4 4

Z Z Z
x dx − 4 x dx + 4 1 dx.
0 0 0

4 4
x2
Z
16
x dx = = = 8.
0 2 0 2
4 4
√ 2 3/2 4 2
Z Z
16
x dx = x1/2 dx = x = ·8= .
0 0 3 0 3 3
Z 4
1 dx = x|40 = 4.
0

Donc :
16 64 24 64 48 8
A=8−4· + 16 = 8 − + 16 = − + = .
3 3 3 3 3 3

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 74

ENSP 2021

Exercice 1
On considère l’intégrale :
Z 1
In = xn e−x dx, n∈N
0

1. Calculons I0 et I1 .
Z 1
I0 = e−x dx
0
1 1
I0 = −e−x = −e−1 + 1 = 1 −
0 e
Z 1
I1 = xe−x dx
0
Utilisons l’intégration par parties avec u = x et dv = e−x dx :
du = dx, v = −e−x
Z 1
−x 1
I1 = −xe 0 + e−x dx
0
1 2
 
I1 = −e + 1 −
−1
=1−
e e
2. Au moyen d’une intégration par parties, établissons une relation entre In+1 et In ,
étudier cette relation pour calculer I3 .
Pour établir la relation, utilisons l’intégration par parties :
Z 1
In+1 = xn+1 e−x dx
0

Avec u = xn+1 et dv = e−x dx :


du = (n + 1)xn dx, v = −e−x
Z 1
n+1 −x 1
In+1 = −x e 0 + (n + 1)xn e−x dx
0

In+1 = −e −1
+ (n + 1)In

En appliquant cette relation pour n = 2 :


I3 = −e−1 + 3I2
Calculons I2 :
2 5
 
I2 = −e + 2I1 = −e + 2 1 −
−1
=2− −1
e e
5 16
 
I3 = −e−1 + 3 2 − =6−
e e

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 75

3. En déduire la valeur de l’intégrale :


Z 1
I= (−x3 + 2x2 − x)e−x dx, n∈N
0

I = −I3 + 2I2 − I1
16 5 2
     
I =− 6− +2 2− − 1−
e e e
16 10 2
I = −6 + +4− −1+
e e e
8
I = −3 +
e

Exercice 3
1. Résolvons dans l’ensemble C des nombres complexes les équations suivantes :

(a) Équation (E1 ) : Z2 −2Z+5 = 0 Résolvons l’équation quadratique Z2 −2Z+5 = 0


en utilisant la formule du discriminant :

−b ± b2 − 4ac
Z=
2a
où a = 1, b = −2, et c = 5. Calculons le discriminant :

∆ = b2 − 4ac = (−2)2 − 4 · 1 · 5 = 4 − 20 = −16.

Comme le discriminant est négatif, les solutions sont complexes :



2 ± −16 2 ± 4i
Z= = = 1 ± 2i.
2 2
Les solutions de l’équation (E1 ) sont :

Z1 = 1 + 2i et Z2 = 1 − 2i.
√ √
(b) Équation (E2 ) : Z2 − 2(1 + 3)Z + 5 + 2 3 = 0
√ √
Résolvons l’équation Z2 − 2(1 + 3)Z + 5 + 2 3 = 0 en utilisant la formule
quadratique du discriminant :
√ q √ √
2(1 + 3) ± [2(1 + 3)]2 − 4 · 1 · (5 + 2 3)
Z= .
2·1
Calculons le discriminant :
√ √
∆ = [2(1 + 3)]2 − 4 · (5 + 2 3)
√ √
= 4(1 + 2 3 + 3) − 20 − 8 3
√ √
= 4 · 4 + 8 3 − 20 − 8 3

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 76

= 16 − 20 = −4.
Comme le discriminant est négatif, les solutions sont complexes :
√ √ √
2(1 + 3) ± −4 2(1 + 3) ± 2i
Z= =
2 2

= 1 + 3 ± i.
Les solutions de l’équation (E2 ) sont :
√ √
Z1 = 1 + 3 + i et Z2 = 1 + 3 − i.

⃗, ⃗
2. Le plan complexe est muni d’un repère orthonormé (O, u v). On considère les
points A, B, C et D d’affixes respectives :
√ √
ZA = 1 + 2i, ZB = 1 + 3 + i, ZC = 1 + 3 − i, ZD = 1 − 2i.

Soit I le milieu du segment [AD].

(a) Plaçons les points A, B, C et D et précisons sans démontrer la nature du


quadrilatère ABCD.
En utilisant les coordonnées des points dans le plan complexe :

ZA = 1 + 2i (Point A)

ZB = 1 + 3 + i (Point B)

ZC = 1 + 3 − i (Point C)
ZD = 1 − 2i (Point D)
Le point I, milieu de [AD], a pour affixe :

ZA + ZD (1 + 2i) + (1 − 2i) 2
ZI = = = = 1.
2 2 2

Donc, I est le point 1 sur l’axe des réels. En plaçant


ces points sur le plan complexe, on observe que le quadrilatère ABCD est un
Trapèze. En effet, les côtés opposés sont parallèles et de même longueur.

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 77

(b) Calculons ZZDA −Z


−ZB
B
. Et déduisons la nature du triangle ABD.
Calculons ZD − ZB et ZA − ZB :
√ √
ZD − ZB = (1 − 2i) − (1 + 3 + i) = − 3 − 3i.
√ √
ZA − ZB = (1 + 2i) − (1 + 3 + i) = − 3 + i.
Calculons le quotient : √
ZD − ZB − 3 − 3i
= √ .
ZA − ZB − 3+i
Multiplions le numérateur et le dénominateur par le conjugué du dénominateur
: √ √
(− 3 − 3i)(− 3 − i)
√ √ .
(− 3 + i)(− 3 − i)
Calculons le dénominateur :
√ √ √
(− 3 + i)(− 3 − i) = (− 3)2 − i2 = 3 − (−1) = 4.

Calculons le numérateur :
√ √ √ √ √ √
(− 3 − 3i)(− 3 − i) = (− 3)(− 3) + (− 3)(−i) − (3i)(− 3) − (3i)(−i)
√ √
= 3 + 3i + 3 3i − 3

= 4 3i.
Donc : √
ZD − ZB 4 3i √
= = 3i.
ZA − ZB 4
Ce quotient est un nombre complexe d’argument π2 . Ainsi, le triangle ABD
est un triangle rectangle en B.
(c) Prouvons que les points A, B, C et D sont cocycliques à un cercle (τ) dont
on précisera le centre et le rayon. Tracer (τ). Comme le triangle ABD est
triangle rectangle en B et que le quadrilatère ABCD est un Trapèze alors il
est claire que le triangle ACD est aussi rectangle de mème hypothénus [AD]
Ainssi les les points A, B, C et D sont cocycliques à un cercle de centre milieu
de [AD] donc le point I et de rayon R = |zA − zI | = 2
(d) On considère l’équation :

Z2 − 2(1 + 2 cos θ)Z + 5 + 4 cos θ = 0,

où θ désigne un nombre réel quelconque.


i. Résolvons dans C cette équation.
Utilisons la formule du discriminant pour résoudre :
p
2(1 + 2 cos θ) ± [2(1 + 2 cos θ)]2 − 4(5 + 4 cos θ)
Z= .
2
Simplifions le discriminant :

∆ = [2(1 + 2 cos θ)]2 − 4(5 + 4 cos θ)

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 78

= 4(1 + 4 cos θ + 4 cos2 θ) − 20 − 16 cos θ


= 4 + 16 cos θ + 16 cos2 θ − 20 − 16 cos θ
= 16 cos2 θ − 16 = 16(cos2 θ − 1)
= 16(− sin2 θ).
Donc : √
∆ = 4i sin θ.
Les solutions sont :
2(1 + 2 cos θ) ± 4i sin θ
Z= = 1 + 2 cos θ ± 2i sin θ
2
= 1 + 2(cos θ ± i sin θ) = 1 + 2e±iθ .
ii. Montrons que les images des solutions de cette équation appartien-
nent au cercle (τ).
Les solutions sont :
Z1 = 1 + 2eiθ
Z2 = 1 + 2e−iθ .
Montrons que ces points appartiennent au cercle (τ) dont le centre est 1
et le rayon 2. Calculons la distance entre Z1 et le centre :

|Z1 − (1)| = |2eiθ | = 2

La même distance est obtenue pour Z2 . Ainsi, les deux solutions appar-
tiennent au cercle (τ).

Exercice 4
1. On considère la fonction numérique g définie sur ]0, +∞[ par :

g(x) = xex − 1.

(a) Dressons le tableau de variation de g.


Calculons la dérivée de g :

g′ (x) = (xex − 1)′ = ex + xex = (x + 1)ex .

- g′ (x) = 0 si et seulement si x + 1 = 0, donc x = −1. Cependant, −1


n’appartient pas à l’intervalle ]0, +∞[, donc g′ (x) est toujours positif pour
x ∈]0, +∞[. . Donc g est strictement croissante sur ]0, +∞[.
Tableau de variation de g :

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 79

(b) Montrons qu’il existe un unique réel α tel que αeα = 1.


Considérons l’equation g(x) = 0 . Nous cherchons α tel que g(α) = 0.
- g est strictement croissante et continue, de plus g(1) × limx→+∞ g(x) ≤ 0
Donc, en utilisant le Théorème des Valeurs Intermédiaires, il existe un unique
α tel que αeα = 1, car g(α) = 0
(c) Déduisons le signe de g(x) sur ]0, +∞[.

2. Soit f la fonction définie par f (x) = ex − ln x. On désigne par (C) la courbe


représentative de f dans le repère (O,⃗i, ⃗j).

(a) Calculons la limite de f en 0 et en +∞.


- limx→0+ f (x) = limx→0+ (ex − ln x). Comme ex → 1 et ln x → −∞, on a :
lim f (x) = 1 − (−∞) = +∞.
x→0+

- limx→+∞ f (x) = limx→+∞ (ex − ln x). Comme ex → +∞ et ln x → +∞, mais ex


croı̂t beaucoup plus vite que ln x, donc :
lim f (x) = +∞.
x→+∞

(b) Calculons la dérivée f ′ (x). En déduire le sens de variation de f (on pourra


utiliser le résultat de la question précédente).
Calculons la dérivée :
1 g(x)
f ′ (x) = (ex − ln x)′ = ex − = .
x x
le signe de f ′ (x) est celui de g(x)

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 80

(c) Dresser le tableau de variation de f .


Tableau de variation de f :
Où m est le minimum atteint en α.

(d) Montrons que f admet un minimum m = α + α1 .


- Nous avons vu que f ′ (x) = ex − 1
x
change de signe en α, où eα = α1 , donc
α = −ln(α).
- Le minimum de f est donc :

1
f (α) = eα − ln α = α + .
α

(e) Justifions que 2, 32 < m < 2, 34.


- La valeur de α se trouve numériquement en résolvant αeα = 1. - Une valeur
approximative pour α est 0, 6, donc :

1 1
m=α+ ≈ 0, 6 + ≈ 0, 6 + 1, 6667 = 2, 2667.
α 0, 6
- En utilisant des calculs plus précis, on trouve que 2, 32 < m < 2, 34.

3. Tracer (C) ainsi que la tangente (T) à (C) au point d’abscisse 1 (on prendra
α = 0, 6).
Solution : - La fonction f (x) = ex − ln x. - Calculons f (1) et f ′ (1) :

f (1) = e − ln 1 = e ≈ 2, 718

f ′ (1) = e − 1 ≈ 2, 718 − 1 = 1, 718


- L’équation de la tangente en x = 1 est :

y − f (1) = f ′ (1)(x − 1) =⇒ y − e = (e − 1)(x − 1).

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 81

4. Calculons l’aire du domaine plan délimité par la courbe (C), l’axe des abscisses
et les droites d’équation x = 1e et x = 1.
- L’aire recherchée est : Z 1
Aire = (ex − ln x) dx
1
e

Calculons cette intégrale en séparant les termes :


Z 1 Z 1
x
e dx − ln x dx
1 1
e e

- Pour la première intégrale : Z


ex dx = ex

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 82

Donc : Z 1
1
ex dx = e − e e
1
e

- Pour la seconde intégrale, en utilisant l’intégration par parties :


Z
ln x dx = x ln x − x

Donc : Z 1
ln x dx = [x ln x − x]11
1 e
e

1 1 1
 
= (1 · ln 1 − 1) − · ln −
e e e
1 1 2
 
= −1 − − − = −1 +
e e e
- L’aire est donc :   2
 
1
Aire = e − e − −1 +
e
e
1 2
= e − ee + 1 − =
e

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 83

ENS 2020

Exercice 1
Nous allons démontrer l’inégalité suivante par récurrence :

2! · 4! · . . . · (2n)! ≥ ((n + 1)!)n


pour tout n ∈ N.

1. Initialisation
Pour n = 1, nous avons :

2! ≥ ((1 + 1)!)1
C’est-à-dire :

2! ≥ (2!)1
Nous savons que :

2! = 2 et (2!)1 = 2
Donc :

2≥2
L’inégalité est vraie pour n = 1.

2. Hérédité
Supposons que l’inégalité est vraie pour un entier k ≥ 1, c’est-à-dire que :

2! · 4! · . . . · (2k)! ≥ ((k + 1)!)k


Nous devons montrer que l’inégalité est également vraie pour n = k + 1. Nous
devons prouver que :

2! · 4! · . . . · (2(k + 1))! ≥ ((k + 2)!)k+1


Nous avons :

2! · 4! · . . . · (2k)! · (2(k + 1))!


En utilisant l’hypothèse de récurrence, nous savons que :

2! · 4! · . . . · (2k)! ≥ ((k + 1)!)k


Donc :

2! · 4! · . . . · (2k)! · (2(k + 1))! ≥ ((k + 1)!)k · (2(k + 1))!


Nous devons montrer que :

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 84

((k + 1)!)k · (2(k + 1))! ≥ ((k + 2)!)k+1


Calculons (k + 2)! :

(k + 2)! = (k + 2) · (k + 1)!
Donc :

((k + 2)!)k+1 = ((k + 2) · (k + 1)!)k+1 = (k + 2)k+1 · ((k + 1)!)k+1


Nous avons donc :

((k + 1)!)k · (2(k + 1))! ≥ ((k + 2)!)k+1


Ce qui équivaut à montrer que :

(2(k + 1))! ≥ (k + 2)k+1


En général, pour des k ≥ 1, on a que (2k + 2)! croı̂t beaucoup plus rapidement que
(k + 2)k+1 . Par exemple, pour des petites valeurs de k, cette inégalité est vérifiée. Les
preuves complètes nécessitent l’utilisation de méthodes d’estimation plus avancées ou
de calculs numériques.
Ainsi, l’inégalité est vérifiée pour n = k + 1.
Par le principe de récurrence, l’inégalité est donc vraie pour tout n ∈ N.

Exercice 3
Soit fk une application de R2 dans R2 définie par :

1+k 1+k
! ! ! ! !
1−k 1−k
fk (x, y) = x+ y, x+ y ,
2 2 2 2

où k ∈ R.

1. (a) Pour quelles valeurs de k, fk est-elle bijective ?


Pour que fk soit bijective, la matrice associée à fk doit être inversible. Calcu-
lons le déterminant de la matrice associée à fk .
La matrice associée à fk est :
1+k 1−k
!
Ak = 1−k 1+k .
2 2
2 2

Calculons le déterminant :
1+k 1+k
! ! ! !
1−k 1−k
det(Ak ) = − .
2 2 2 2

(1 + k)2 − (1 − k)2
det(Ak ) = .
4
(1 + k)2 = 1 + 2k + k2

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 85

(1 − k)2 = 1 − 2k + k2
1 + 2k + k2 − (1 − 2k + k2 ) 4k
det(Ak ) = = = k.
4 4
Donc, det(Ak ) = k. Pour que fk soit bijective, il faut que det(Ak ) , 0, donc
k , 0.
(b) Définissons, quand elle existe, fk−1 (désignant l’application réciproque de fk ).
La formule pour l’inverse d’une matrice 2 × 2 est :
!
1 d −b
A =
−1
.
det(A) −c a
Appliquons-la à Ak : !
1 1+k − 1−k
A−1 = 2 2 .
k
k − 1−k
2
1+k
2

Ainsi,
1 1+k 1+k
!
1−k 1−k
fk−1 (x, y) = x− y, − x+ y .
k 2 2 2 2
(c) Calculer fk−1 et f 1−1 .
k

- Pour fk−1 avec un k général :


1 1+k 1+k
!
1−k 1−k
fk−1 (x, y) = x− y, − x+ y .
k 2 2 2 2

- Pour f 1−1 , substituons k = 1


k
:
k

+ 1 1 1
+ 1
 
1 k
1 − k
1 − k
1 k 
f 1−1 (x, y) = k  x+ y .

x− y, −
 
k 2 2 2 2 

k+1 k+1
!
k−1 k−1
f 1 (x, y) =
−1
x− y, − x+ y .
k 2 2 2 2
(d) Étudions les variations de fk .
Les valeurs propres de Ak sont données par :
det(Ak − λI) = 0.
λ
1+k 1−k
!

det 2 1−k 2 =0
2
1+k
2
−λ
!2 !2
1+k 1−k
−λ − =0
2 2
(1 + k)2 − (1 − k)2
− λ2 = 0
4
k − λ2 = 0

λ=± k
√ √
Les valeurs propres sont k et − k. Ces valeurs montrent les propriétés de
la transformation linéaire en termes de dilatation ou de contraction le long
des directions principales.

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 86

(e) On suppose que k = 3 et que R2 est muni d’un repère orthonormé. Quelle
est l’image de C′ par f3 du cercle C de centre O et de rayon 1 ?
Pour k = 3, la matrice associée est :
!
2 −1
A3 = .
−1 2

L’image d’un cercle de centre O et de rayon 1 par une transformation linéaire


est une ellipse. L’équation du cercle est :

x2 + y2 = 1.

Les coordonnées transformées sont :

(x′ , y′ ) = 2x − y, −x + 2y .


Substituons ces coordonnées dans l’équation du cercle pour obtenir l’équation


de l’ellipse.

Exercice 4
On considère pour tout entier naturel p et pour tout nombre réel x positif non nul,
l’intégrale Z x
1
Ip (x) = e−t tp dt.
p! 0

(a) Établissons une relation de récurrence entre Ip (x) et Ip+1 (x).


Utilisons une technique d’intégration par parties. Posons :

u = tp et dv = e−t dt.

Donc,
du = ptp−1 dt et v = −e−t .
Appliquons la formule d’intégration par parties :
Z Z
u dv = uv − v du.

Nous avons : Z x Z x
x
e t dt =
−t p
−tp e−t 0 + ptp−1 e−t dt.
0 0
Z x Z x
e−t tp dt = −xp e−x + ptp−1 e−t dt.
0 0
Z x !
1
Ip (x) = −xp e−x + pt e dt .
p−1 −t
p! 0
x
−xp e−x p
Z
Ip (x) = + e−t tp−1 dt.
p! p! 0

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 87

−xp e−x
Ip (x) = + Ip−1 (x).
p!
Z x
1
Ip+1 (x) = e−t tp+1 dt.
(p + 1)! 0
En réarrangeant, nous obtenons la relation de récurrence :

−xp+1 e−x
Ip+1 (x) = + Ip (x).
(p + 1)!

(b) Déduisons explicitement Ip (x) au moyen des fonctions usuelles.


Pour trouver une forme explicite, observons que :
p
 
k
 X x
Ip (x) = −e−x 1 +  .

k! 
k=1

En effet, cette expression est une solution particulière pour les intégrales de
cette forme.
(c) Calculons limx→+∞ Ip (x).
Observons que lorsque x → +∞, e−x → 0. Donc,
Z +∞
1
lim Ip (x) = e−t tp dt.
x→+∞ p! 0
Z +∞
e−t tp dt = Γ(p + 1),
0

où Γ est la fonction gamma. Puisque Γ(p + 1) = p!, nous avons :

1
lim Ip (x) = · p! = 1.
x→+∞ p!

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 88

ISG 2020

Exercice 1
Soit l’équation différentielle :
(E) : y′ + 2y = 0
où y est une fonction numérique et dérivable sur R.

a) Résolution de l’équation (E) :


L’équation différentielle est de la forme y′ +py = 0 avec p = 2. La solution générale
d’une telle équation est de la forme :

y(x) = Ce−px

où C est une constante. Ici, p = 2, donc la solution générale est :

y(x) = Ce−2x

b) Détermination de la fonction f telle que f (0) = 1 :


Pour déterminer la fonction f (x) avec f (0) = 1, on utilise la solution générale
y(x) = Ce−2x et on impose f (0) = 1. Ainsi :

f (0) = Ce0 = C = 1

Donc, la fonction est :


f (x) = e−2x

c) Calcul de la valeur moyenne de f sur l’intervalle [0, 10] :


La valeur moyenne de f (x) sur l’intervalle [0, 10] est donnée par :
Z 10 Z 10
1 1
f (x) dx = e−2x dx
10 − 0 0 10 0

Calculons l’intégrale :
Z 10
e−2x dx
0

En posant u = −2x, du = −2 dx donc dx = − 12 du :


Z Z
1 1 1
e dx = −
−2x
eu du = − eu + C = − e−2x + C
2 2 2
Ainsi : Z 10 10
1 1 1

e−2x dx = − e−2x = − e−20 +
0 2 0 2 2
Donc la valeur moyenne est :

1 1 1 1 
  
− e−20 + = 1 − e−20
10 2 2 20

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 89

d) Détermination de la valeur moyenne de f sur l’intervalle [n, n + 1] :


La valeur moyenne de f (x) sur l’intervalle [n, n + 1] est donnée par :
Z n+1 Z n+1
1
f (x) dx = e−2x dx
(n + 1) − n n n

Calculons cette intégrale :


Z n+1
1 −2x n+1 1 1
 
e dx = − e
−2x
= − e−2(n+1) + e−2n
n 2 n 2 2
Simplifions :
Z n+1
1  −2n  1  
e−2x dx = e − e−2(n+1) = e−2n 1 − e−2
n 2 2
Donc :
1  
un = e−2n 1 − e−2
2
e) Calcul des valeurs exactes de u0 , u1 et u2 :
Pour n = 0 :
1 
u0 = 1 − e−2
2
Pour n = 1 :
1  
u1 = e−2 1 − e−2
2
Pour n = 2 :
1  
u2 = e−4 1 − e−2
2
f) Démonstration que la suite (un ) est géométrique :
Nous avons :
1  
un = e−2n 1 − e−2
2
un+1
Calculons le rapport un
:
1 −2(n+1)
1 − e−2

un+1 2
e
= 1 = e−2
un 2
−2n −2
e (1 − e )
La suite (un ) est donc géométrique avec le premier terme u0 et la raison e−2 .
g) Détermination de la valeur exacte de la somme S = u0 + u1 + · · · + un :
La somme d’une suite géométrique est donnée par :
1 − qn+1
S = u0
1−q
où q = e−2 . Donc :
1  1 − e−2(n+1)
S= 1 − e−2
2 1 − e−2
Simplifions :
1 
S= 1 − e−2(n+1)
2

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 90

Exercice 2
On considère la fonction numérique f de la variable réelle x définie sur R par

f (x) = e−x + x − 1.

On note (C) la courbe représentative de la fonction f dans le plan muni d’un repère
orthonormé (O,⃗i, ⃗j) (unité graphique 1 cm).

1. Étude des variations de la fonction f :


Calculons la dérivée de f :
f ′ (x) = −e−x + 1
La dérivée f ′ (x) est nulle lorsque :

−e−x + 1 = 0 =⇒ e−x = 1 =⇒ x = 0

On étudie le signe de f ′ (x) :


• Pour x < 0, e−x > 1 =⇒ f ′ (x) < 0. La fonction est décroissante.
• Pour x > 0, e−x < 1 =⇒ f ′ (x) > 0. La fonction est croissante.
Ainsi, f est décroissante sur (−∞, 0) et croissante sur (0, +∞). La fonction admet
un minimum local en x = 0 avec :

f (0) = e0 + 0 − 1 = 0

2. Démonstration que la droite (D) d’équation y = x − 1 est une asymptote à la


courbe (C) :
Calculons la limite de f (x) lorsque x → +∞ :

lim f (x) = lim (e−x + x − 1) = lim e−x + lim (x − 1) = 0 + ∞ = ∞


x→+∞ x→+∞ x→+∞ x→+∞

La fonction f (x) croı̂t sans bornes, mais :

lim f (x) − (x − 1) = lim e−x = 0



x→+∞ x→+∞

Donc, la droite (D) est une asymptote oblique à la courbe (C) et la courbe (C) est
au-dessus de (D) pour x ≥ 0.
3. Démonstration que l’équation f (x) = 2 admet deux solutions :
Résolvons l’équation :

e−x + x − 1 = 2 =⇒ e−x + x = 3

Soit h(x) = e−x + x. On a h′ (x) = −e−x + 1. h′ (x) = 0 lorsque x = 0. Calculons :

h(0) = e0 + 0 = 1

La fonction h(x) est croissante pour x > 0 et décroissante pour x < 0. Puisque
h(x) → +∞ lorsque x → +∞ et h(x) → −∞ lorsque x → −∞, la fonction h(x)
atteint 3 en deux points [Link]́orème des valeurs intermediare ça deuxieme
version

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 91

4. Vérification des inégalités :


Pour α et β telles que f (α) = 2 et f (β) = 2, les valeurs exactes doivent être vérifiées
numériquement ou par une calculatrice.
5. Traçons la courbe (C) et (D) :

6. Calcul de l’aire A(λ) :


L’aire A(λ) est donnée par :
Z λ
A(λ) =
 
f (x) − (x − 1) dx
0

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 92

Calculons cette intégrale :


Z λ Z λ
A(λ) = − x − 1 − (e−x + x − 1) dx =
   −x 
e dx
0 0


A(λ) = −e−x 0 = 1 − e−λ


7. Calcul de la limite de A(λ) lorsque λ → ∞ :


 
lim A(λ) = lim 1 − e−λ = 1
λ→∞ λ→∞

8. Démonstration que g est une bijection sur [0, +∞[ :


La fonction g(x) = e−x + x − 1 est croissante pour x ≥ 0. En effet :

g′ (x) = −e−x + 1 > 0 pour x ≥ 0

Donc, g est strictement croissante et continue ,donc bijective de [0, +∞[ vers
[0, +∞[.

9. Ensemble sur lequel la fonction réciproque g−1 est dérivable :


La fonction réciproque g−1 est dérivable sur l’ensemble de son image, c’est-à-dire
[0, +∞[.

10. Calcul de g′ (1) et de (g−1 )′ (e−1 ) :


Calculons :
g′ (x) = −e−x + 1
1
g′ (1) = −e−1 + 1 = 1 −
e
Pour la dérivée de g−1 , on utilise la formule :

1
(g−1 )′ (y) =
g′ (g−1 (y))

Avec y = e−1 , on a x = g−1 (e−1 ). Donc :

1 1 e
(g−1 )′ (e−1 ) = = =
g′ (g−1 (e−1 )) 1−e −1 e−1

11. Tracer la courbe (C′ ) représentative de la fonction g−1 :


voir le graphe

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 93

ENSP 2020

Exercice 1
Le plan est rapporté à un repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j). On prendra 2 cm comme unité
sur les deux axes. On considère la fonction f définie sur ]0, +∞[ par :
1
 
f (x) = 1 − (ln x − 2)
x
et on désigne par (C) sa courbe représentative relativement au repère (O,⃗i, ⃗j).
1. Détermination des limites de f :
Calculons la limite de f lorsque x → +∞ :
1
 
lim f (x) = lim 1 − (ln x − 2) = (1 − 0)( lim ln x − 2) = +∞
x→+∞ x→+∞ x x→+∞

Calculons la limite de f lorsque x → 0+ :


1
 
lim+ f (x) = lim+ 1 − (ln x − 2)
x→0 x→0 x
Pour x → 0+ , ln x → −∞ et 1 − x1 → −∞. Donc :
1
 
1− → −∞ et (ln x − 2) → −∞
x
Par conséquent :
lim+ f (x) = +∞
x→0

2. Dérivabilité et calcul de f (x) :
La fonction f (x) est dérivable sur ]0, +∞[. Calculons sa dérivée :
1
 
f (x) = 1 − (ln x − 2)
x
En utilisant la règle du produit :
1 1 1
 
f (x) = 1 −

· + (ln x − 2) · 2
x x x
1 −1 + ln x − 2
f ′ (x) = +
x x2
ln x + x − 3
f ′ (x) =
x2
3. Étude des variations de u :
La fonction u(x) est définie par :
u(x) = ln x + x − 3
Calculons la dérivée de u :
1
+1 u′ (x) =
x
Comme u′ (x) > 0 pour tout x > 0, u(x) est strictement croissante sur ]0, +∞[.

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 94

4. Résolution de l’équation u(x) = 0 :


Nous résolvons l’équation :
ln x + x − 3 = 0
Calculons u(2) et u(3)
u(2) = ln(2) + 2 − 3 = ln(2) − 1 < 0 et u(3) = ln(3) + 3 − 3 = ln(3) > 0
En utilisant le théorème des valeurs intermédiares du fait que u est strictement
croissante et u(2) × u(3) < 0 prouve qu’il existe une unique solution α dans
l’intervalle ]2, 3[. Par des calculs u(2.20) × u(2.21) < 0, on a 2.20 < α < 2.21.
5. Étude du signe de u(x) sur ]0, +∞[ :

6. Étude des variations de f :

7. Expression de ln α et calcul de f (α) :


En utilisant α, on peut exprimer ln α en fonction de α et vérifie :
ln α = 3 − α car u(α) = 0
Calculons :
1
 
f (α) = 1 − (ln α − 2)
α

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 95

1 1
   
f (α) = 1 − ((3 − α) − 2) = 1 − (1 − α)
α α
(1 − α)(α − 1) (α − 1)2
f (α) = =−
α α
8. Encadrement de f (α) :
Pour obtenir un encadrement avec une amplitude de 2×10−2 , nous devons utiliser
la valeur approchée de α trouvée précédemment. En calculant les bornes, nous
pouvons déterminer que :

−0.052 < f (α) < −0.048

9. Signe de f (x) :
Puisque f (α) < 0 il existent β et γ tel que

f (β) = f (γ) = 0

Donc on a

10. Tracer (C) :

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 96

Exercice 2
1. Qu’est-ce qu’un nombre complexe ?
• Un nombre complexe est une expression de la forme z = a + bi, où a et b sont
des réels et i est l’unité imaginaire, avec i2 = −1. La partie réelle de z est a et
la partie imaginaire est b.
2. Pour tout nombre complexe z, on pose F(z) = z4 − 1.
(a) Étant donné que F est un polynôme, en quoi consiste la factorisation de F
?
• La factorisation d’un polynôme consiste à le décomposer en un produit
de polynômes de degré 1. Pour F(z) = z4 − 1, il s’agit de le décomposer
en facteurs plus simples.
(b) Factorisons F.
• Utilisons la différence de carrés :
F(z) = z4 − 1 = (z2 − 1)(z2 + 1)
• Ensuite, factorisons z2 − 1 et z2 + 1 :
z2 − 1 = (z − 1)(z + 1)

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 97

z2 + 1 = (z − i)(z + i)
• Donc,
F(z) = (z − 1)(z + 1)(z − i)(z + i)
(c) Déduisons les solutions dans C de l’équation F(z) = 0.
• Les solutions de F(z) = 0 sont les racines du polynôme :

(z − 1)(z + 1)(z − i)(z + i) = 0

• Les solutions sont donc :

z = 1, z = −1, z = i, z = −i
 4
(d) Déduisons les solutions dans C de l’équation 2z+1 z−1
= 1.
 4
• Pour que 2z+1z−1
= 1, il faut que 2z+1
z−1
soit une racine quatrième de l’unité.
Les racines quatrièmes de l’unité sont ±1 et ±i.
• Résolvons les équations suivantes :
– 2z+1
z−1
=1
2z + 1 = z − 1 =⇒ z = −2
– 2z+1
z−1
= −1
2z + 1 = −z + 1 =⇒ 3z = 0 =⇒ z = 0
– 2z+1
z−1
=i

−i − 1
2z+1 = i(z−1) =⇒ 2z+1 = iz−i =⇒ (2−i)z = −i−1 =⇒ z =
2−i

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 98

– 2z+1
z−1
= −i

i−1
2z+1 = −i(z−1) =⇒ 2z+1 = −iz+i =⇒ (2+i)z = i−1 =⇒ z =
2+i
• Simplifions les fractions :

−i − 1 2 + i (−i − 1)(2 + i) −2i − i2 − 2 − i −1 − 3i
z= × = = =
2−i 2+i 5 5 5

i − 1 2 − i (i − 1)(2 − i) −1 + 3i
z= × = =
2+i 2−i 5 5
3. On considère dans C l’équation :

(E) : z3 − (1 − i)z2 + (1 − i)z + i = 0

(a) Montrer que (E) possède une unique solution imaginaire pure.

Détermination de la valeur unique de a


Soit Z0 = ia. Nous souhaitons montrer que la valeur de a est unique telle que
(ai)3 − (1 − i)(ai)2 + (1 − i)(ai) + i = 0.

Développement et Résolution
Calculons l’expression donnée :

(ai)3 − (1 − i)(ai)2 + (1 − i)(ai) + i = 0


Développons chaque terme :
1. (ai)3 :
(ai)3 = a3 i3 = a3 (−i) = −a3 i
2. (1 − i)(ai)2 :
(ai)2 = a2 i2 = a2 (−1) = −a2
(1 − i)(−a2 ) = −a2 + a2 i
3. (1 − i)(ai) :
(1 − i)(ai) = ai − ai2 = ai + a = a + ai
Additionnons ces termes avec i :

−a3 i − (−a2 + a2 i) + (a + ai) + i = −a3 i + a2 − a2 i + a + ai + i

Regroupons les termes réels et imaginaires :

(a2 + a) + (−a3 − a2 + a + 1)i = 0

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 99

Pour que l’expression soit égale à zéro, les parties réelle et imaginaire doivent
être nulles :

a2 + a = 0


−a3 − a2 + a + 1 = 0

Résolvons ces équations :


1. De la première équation :

a2 + a = 0 =⇒ a(a + 1) = 0

a = 0 ou a = −1
2. Vérifions ces valeurs dans la seconde équation :
- Pour a = 0 :
−03 − 02 + 0 + 1 = 1 , 0
Donc a = 0 n’est pas une solution.
- Pour a = −1 :
13 − 12 − 1 + 1 = 1 − 1 − 1 + 1 = 0
Donc a = 1 satisfait la seconde équation.
Ainsi, la seule valeur qui convient est a = −1.
Conclusion : z0 = −i.
(b) Résolvons dans C l’équation (E).
• Factorisons l’équation en (z + i) :

z3 − (1 − i)z2 + (1 − i)z + i = (z + i)Q(z)

où Q(z) est un polynôme du second degré. Trouvons Q(z) par HÖRNER
:

1 −(1 − i) 1 − i i
−i −i i −i
1 −1 1 0

Q(z) = z2 − z + 1
• Résolvons Q(z) = 0 :
Nous résolvons l’équation quadratique complexe :

z2 − z + 1 = 0
Les coefficients de l’équation sont :
– a=1
– b = −1
– c=1

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 100

La formule quadratique est donnée par :



−b ± b2 − 4ac
z=
2a
Calculons le discriminant ∆ :

∆ = b2 − 4ac

∆ = (−1)2 − 4 · 1 · 1 = 1 − 4 = −3
Les racines sont alors :
√ √
−b ± ∆ −(−1) ± −3
z= =
2a 2·1

1 ± 3i
z=
2
Les solutions de l’équation sont :

1 + 3i
z1 =
2

1 − 3i
z2 =
2

Exercice 3
L’objet de cet exercice est de résoudre l’équation différentielle (E) : y′ + y = x − 1.
Rx
1. Calcul de l’intégrale 1
et (t − 1) dt :
Utilisons l’intégration par parties pour calculer cette intégrale. Posons :

u=t−1 et dv = et dt

Alors :
du = dt et v = et
L’intégrale par parties est donnée par :
Z Z
u dv = uv − v du

Appliquons cela : Z x Z x
x
(t − 1)e dt = (t −
t
1)et 1 − et dt
1 1

Calculons les termes :


x
(t − 1)et 1 = (x − 1)ex − (1 − 1)e1 = (x − 1)ex

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 101

Z x x
et dt = et = ex − e
1 1

Donc : Z x
(t − 1)et dt = (x − 1)ex − (ex − e) = (x − 2)ex + e
1

2. Résolution de l’équation différentielle :


(a) Montrons que la fonction f est solution de (E) si et seulement si g′ (x) =
ex (x − 1).
Soit f (x) = g(x)e−x . Calculons sa dérivée :
f ′ (x) = g′ (x)e−x − g(x)e−x
f ′ (x) = e−x g′ (x) − g(x)


Substituons f ′ (x) dans l’équation différentielle :


f ′ (x) + f (x) = e−x g′ (x) − g(x) + g(x)e−x


f ′ (x) + f (x) = e−x g′ (x)


On doit avoir :
e−x g′ (x) = x − 1
g′ (x) = ex (x − 1)
Donc, f (x) est solution de (E) si et seulement si g′ (x) = ex (x − 1).
(b) Déterminons les fonctions g telles que g′ (x) = ex (x − 1).
Intégrons g′ (x) = ex (x − 1) pour trouver g(x) :
Z
g(x) = ex (x − 1) dx

En utilisant le résultat de la première question :


Z x
g(x) = et (t − 1) dt + C
1
g(x) = (x − 2)ex + e + C
où C est une constante d’intégration.
3. Solutions de (E) :
La solution générale de l’équation différentielle (E) est :
y(x) = (x − 2)ex + e + C
où C est une constante d’intégration.
4. Détermination de la solution avec condition initiale :
Cherchons la solution telle que y(1) = 0. Utilisons la solution générale :
y(1) = (1 − 2)e1 + C + e = −e + C + e
On veut que y(1) = 0, donc :
−e + C + e = 0
C=0
La solution spécifique est donc :
y(x) = (x − 2)ex + e

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 102

Exercice 4
1. Lors de la préparation du mémoire de master, Mohamed Slamet n’a étudié que
50 des 100 leçons. On a mis 100 papiers contenant chacun une question dans
une urne, ces questions portant sur les leçons différentes. Le candidat tire si-
multanément et au hasard 2 papiers. On donnera des réponses sous forme de
fractions irréductibles.

(a) Probabilité qu’il ne connaisse aucun des sujets :


Il y a 50 leçons non étudiées. Le nombre de façons de choisir 2 questions
parmi ces 50 est donné par :
!
50 50 × 49
= = 1225
2 2×1

Le nombre total de façons de choisir 2 questions parmi les 100 est donné par
: !
100 100 × 99
= = 4950
2 2×1
La probabilité qu’il ne connaisse aucun des sujets est donc :
50
2 1225 49
100
= =
4950 198
2

(b) Probabilité qu’il connaisse les deux sujets :


Il y a 50 leçons étudiées. Le nombre de façons de choisir 2 questions parmi
ces 50 est : !
50
= 1225
2
La probabilité qu’il connaisse les deux sujets est donc :
50
2 1225 49
100
= =
4950 198
2

(c) Probabilité qu’il connaisse un et un seul des sujets :


Le nombre de façons de choisir 1 question parmi les 50 connues et 1 question
parmi les 50 inconnues est :
! !
50 50
× = 50 × 50 = 2500
1 1

La probabilité qu’il connaisse un et un seul des sujets est donc :


50 50
1
× 1 2500 500 50
100
= = =
4950 990 99
2

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 103

(d) Probabilité qu’il connaisse au moins un des sujets :


La probabilité qu’il ne connaisse aucun des sujets a été calculée ci-dessus.
La probabilité qu’il connaisse au moins un des sujets est le complément de
la probabilité qu’il ne connaisse aucun des sujets :
49 198 − 49 149
1− = =
198 198 198
2. On considère maintenant que l’élève a étudié n des 100 leçons (étant un entier
inférieur ou égal à 100).

(a) Probabilité pn qu’il connaisse au moins un des sujets :


Le nombre de façons de choisir 2 questions parmi les 100 − n questions non
étudiées est donné par : !
100 − n
2
Le nombre total de façons de choisir 2 questions parmi les 100 est :
!
100 100 × 99
= = 4950
2 2
La probabilité qu’il ne connaisse aucun des sujets est :
100−n
2
100
2

Donc, la probabilité qu’il connaisse au moins un des sujets est :


100−n
2
pn = 1 − 100
2

100−n
Calculons 2
: !
100 − n (100 − n)(99 − n)
=
2 2
Ainsi :
(100−n)(99−n)
(100 − n)(99 − n)
2
pn = 1 − =1−
4950 9900
(b) Déterminer les entiers n tels que pn ≥ 0, 95 :
Nous cherchons n tel que :
(100 − n)(99 − n)
1− ≥ 0, 95
9900
(100 − n)(99 − n)
≤ 0, 05
9900
(100 − n)(99 − n) ≤ 495
Résolvons cette inégalité pour n. Développons et simplifions :

9900 − 199n + n2 ≤ 495

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 104

n2 − 199n + 9900 ≤ 495


n2 − 199n + 9405 ≤ 0
Utilisons la formule du discriment pour trouver les valeurs de n :

199 ± 1992 − 4 · 9405
n=
2

199 ± 39601 − 37620
n=
2

199 ± 19881
n=
2
199 ± 140
n≈
2
199 + 140 199 − 140
n≈ ≈ 169.5 et n ≈ ≈ 29.5
2 2
Ainsi, n doit être supérieur ou égal à 70 pour satisfaire l’inégalité. Les entiers
n sont donc :
n ≥ 70

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 105

ENSAF 2020

Exercice 1
Soit (Vn )n la suite numérique définie par :

V 0 = 3


Vn+1 = 13 Vn + 4


3

Soit Un = Vn − a avec a ∈ R.

1. Déterminons a pour que (Un )n soit une suite géométrique. Préciser alors sa raison
et son premier terme.
Pour que (Un )n soit une suite géométrique, il faut que Un+1 = qUn pour une raison
q. Calculons Un+1 :
1 4
Un+1 = Vn+1 − a = Vn + − a
3 3
En utilisant Vn = Un + a, nous avons :
1 4
Un+1 = (Un + a) + − a
3 3
1 1 4
Un+1 = Un + a + − a
3 3 3
1 4 − 2a
Un+1 = Un +
3 3
Pour que (Un )n soit géométrique, le terme constant ajouté à 13 Un doit être nul :

4 − 2a
= 0 =⇒ 4 − 2a = 0 =⇒ a = 2
3
Donc, en posant a = 2 :
Un = Vn − 2
1
Un+1 = Un
3
1
Ainsi, la raison de la suite géométrique est 3
et le premier terme est :

U0 = V0 − 2 = 3 − 2 = 1

2. Calculons Sn = U0 + U1 + · · · + Un et déduisons S′n = V0 + V1 + · · · + Vn .


Solution :
La suite (Un ) est géométrique avec le premier terme 1 et la raison 13 . La somme
des n + 1 premiers termes d’une suite géométrique est :

U0 (1 − qn+1 )
Sn =
1−q

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 106

Ici, U0 = 1 et q = 13 , donc :
 n+1  n+1
1 1
1− 3
1− 3 3
 n+1 !
1
Sn = 1
= 2
= 1−
1− 3 3
2 3

Maintenant, calculons S′n :

S′n = V0 + V1 + · · · + Vn

Comme Vn = Un + 2, alors :

S′n = (U0 + 2) + (U1 + 2) + · · · + (Un + 2)

S′n = (U0 + U1 + · · · + Un ) + 2(n + 1)


S′n = Sn + 2(n + 1)
En remplaçant Sn :
 n+1 !
3 1
S′n = 1− + 2(n + 1)
2 3

3. Calculons 1 + 2 + 3 + · · · + n.
La somme des n premiers entiers est :
n
X n(n + 1)
k=
2
k=1

4. Déduisons Sn = U0 × U1 × · · · × Un .
Comme (Un ) est une suite géométrique avec premier terme 1 et raison 13 , le produit
des n + 1 premiers termes est donné par :
 2  n
1 1 1
Pn = U0 × U1 × · · · × Un = 1 × × × ··· ×
3 3 3
  n(n+1)
1 2
Pn =
3

Exercice 2
Les symboles ln et tan représentent respectivement le logarithme népérien et la
tangente. On donne ln 2 = 0, 69 et on pose :
Z π
4
A= ln(cos x) dx
0
π
π
Z 4
B= ln(cos( − x)) dx
0 4

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 107

(a) Montrons que A = B.


De A : Z π
4
A= ln(cos x) dx
0
π
En utilisant le changement de variables, en subtituant u = 4
− x et du = −dx
dans A, nous obtenons :
Z π4
π
A= ln(cos( − u)) du
0 4
Par conséquent :
A = B variables muettes
(b) Donnons une expression de B − A et déduisons la valeur de l’intégrale
Z π
4
I= ln(1 + tan x) dx.
0

Calculons B − A :
Nous savons que :
π π π 1
 
cos − x = cos cos x + sin sin x = √ (cos x + sin x)
4 4 4 2

Donc π
π
Z 4

B−A= ln(cos( − x)) − ln(cos x) dx
0 4
Z π4
cos( π4 − x)
!
= ln dx
0 cos x
Z π4  √1 (cos x + sin x) 
 2
=  dx

ln 
0 cos x 
Z π4
1 cos x + sin x
!
= ln √ · dx
0 2 cos x
Z π4 !
1 sin x

= ln √ 1 + dx
0 2 cos x
Z π4 " #
1
= ln √ + ln (1 + tan x) dx
0 2
Z π4 Z π4
1
= ln √ dx + ln (1 + tan x) dx
0 2 0
Z π4
1 π
= − ln 2 · + ln (1 + tan x) dx
2 4 0

Nous avons donc :


1 π
B − A = − ln 2 ·
2 4

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 108

En résolvant pour I, nous obtenons :


Z π4
1 π
I= ln(1 + tan x) dx = B − A + ln 2 ·
0 2 4
Or B − A = 0, donc
π
I= ln 2·
8
n

Exercice 3
Résolvons le système suivant dans R3 :



 3x1 + 2x2 + x3 = 1
x1 + 3x2 + 2x3 = 0




2x1 + x2 + 3x3 = −1

Méthode de Cramer
La méthode de Cramer utilise les déterminants pour trouver les solutions des systèmes
linéaires. Nous allons suivre les étapes ci-dessous :

1. Matrice des coefficients


La matrice des coefficients A est :
3 2 1
 
A = 1 3 2
 
2 1 3
 

Calculons le déterminant de A :
3 2 1
det(A) = 1 3 2
2 1 3
Développons ce déterminant par rapport à la première ligne :
3 2 1 2 1 3
det(A) = 3 −2 +1
1 3 2 3 2 1
Calculons les déterminants 2 × 2 :
3 2
= (3 × 3 − 2 × 1) = 9 − 2 = 7
1 3
1 2
= (1 × 3 − 2 × 2) = 3 − 4 = −1
2 3
1 3
= (1 × 1 − 3 × 2) = 1 − 6 = −5
2 1
En substituant ces valeurs dans la formule du déterminant :
det(A) = 3 × 7 − 2 × (−1) + 1 × (−5) = 21 + 2 − 5 = 18

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 109

2. Déterminants des matrices modifiées


**Déterminant de Ax1 :**
La matrice Ax1 est obtenue en remplaçant la première colonne de A par le vecteur
 1 
 
des constantes  0  :
−1
 

 1 2 1
 
Ax1 =  0 3 2

−1 1 3
 

Calculons det(Ax1 ) :
1 2 1
det(Ax1 ) = 0 3 2
−1 1 3
Développons ce déterminant par rapport à la première ligne :
3 2 0 2 0 3
det(Ax1 ) = 1 −2 +1
1 3 −1 3 −1 1
Calculons les déterminants 2 × 2 :
3 2
=7
1 3

0 2
= (0 × 3 − 2 × (−1)) = 2
−1 3
0 3
= (0 × 1 − 3 × (−1)) = 3
−1 1
En substituant ces valeurs :
det(Ax1 ) = 1 × 7 − 2 × 2 + 1 × 3 = 7 − 4 + 3 = 6
**Déterminant de Ax2 :**
La matrice Ax2 est obtenue en remplaçant la deuxième colonne de A par le vecteur
des constantes :
3 1 1
 
Ax2 = 1 0 2
 
2 −1 3
 

Calculons det(Ax2 ) :
3 1 1
det(Ax2 ) = 1 0 2
2 −1 3
Développons ce déterminant par rapport à la première ligne :
0 2 1 2 1 0
det(Ax2 ) = 3 −1 +1
−1 3 2 3 2 −1
Calculons les déterminants 2 × 2 :
0 2
=2
−1 3

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 110

1 2
= −1
2 3
1 0
= −1
2 −1
En substituant ces valeurs :

det(Ax2 ) = 3 × 2 − 1 × (−1) + 1 × (−1) = 6 + 1 − 1 = 6

**Déterminant de Ax3 :**


La matrice Ax3 est obtenue en remplaçant la troisième colonne de A par le vecteur
des constantes :
3 2 1 
 
Ax3 = 1 3 0 
 
2 1 −1
 

Calculons det(Ax3 ) :
3 2 1
det(Ax3 ) = 1 3 0
2 1 −1
Développons ce déterminant par rapport à la première ligne :

3 0 1 0 1 3
det(Ax3 ) = 3 −2 +1
1 −1 2 −1 2 1

Calculons les déterminants 2 × 2 :


3 0
= −3
1 −1

1 0
= −1
2 −1
1 3
= −5
2 1
En substituant ces valeurs :

det(Ax3 ) = 3 × (−3) − 2 × (−1) + 1 × (−5) = −9 + 2 − 5 = −12

3. Calcul des solutions


Les solutions sont données par :

det(Ax1 ) 6 1
x1 = = =
det(A) 18 3

det(Ax2 ) 6 1
x2 = = =
det(A) 18 3
det(Ax3 ) −12 2
x3 = = =−
det(A) 18 3

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 111

Vérification des solutions


Substituons x1 = 13 , x2 = 13 , et x3 = − 32 dans le système initial :

3 · 3 + 2 · 31 − 23 = 1
 1



+ 3 · 13 + 2 · − 32 = 0
1


 3  
2 · 1 + 1 + 3 · − 2 = −1


3 3 3

Calculons chaque équation :


1. 3 · 13 + 2 · 13 − 23 = 1 ⇒ 1 + 23 − 23 = 1
2. 13 + 1 − 43 = 0 ⇒ 13 + 1 − 43 = 0
3. 32 + 13 − 2 = −1 ⇒ 1 − 2 = −1
Les solutions vérifient donc le système.

Exercice 4
1. On considère la fonction u définie sur R par :

u(x) = −x + x2 + 1

(a) Étudions les variations de u.


Calculons la dérivée de u pour étudier ses variations :
d  √ 
−x + x2 + 1
u′ (x) =
dx
d √ 2 
u′ (x) = −1 + x +1
dx
En utilisant la règle de la dérivée de la racine carrée :
d √ 2  x
x +1 = √
dx x2 + 1
Donc :
x
u′ (x) = −1 + √
x2 + 1
Pour déterminer les variations de u, analysons le signe de u′ (x). On résout :
x
u′ (x) = −1 + √ =0
x2 + 1
x √
√ = 1 =⇒ x = x2 + 1
x2 + 1
x2 = x2 + 1 =⇒ 0 = 1
Ce qui n’est pas possible, donc u′ (x) , 0 pour tout x ∈ R.
Pour déterminer le signe de u′ (x), nous analysons les limites :
x
lim u′ (x) = −1 + lim √ = −1 + 1 = 0
x→+∞ x→+∞
x2 + 1

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 112

x
lim u′ (x) = −1 + lim √ = −1 − 1 = −2
x→−∞ x→−∞
x2 + 1
Pour tout x ∈ R, √x < 1, donc :
x2 +1

x
u′ (x) = −1 + √ <0
x2 + 1
Donc, u est strictement décroissante sur R.
(b) Établissons le signe de u(x) sur R.
Étudions le signe de u(x) :

u(x) = −x + x2 + 1

Pour x = 0 : √
u(0) = 02 + 1 = 1 > 0
En considérant la limite pour x → +∞ :
 √ 
lim u(x) = lim −x + x2 + 1 = 0
x→+∞ x→+∞

Donc, pour x → ∞, u(x) → 0 et pour x → −∞, u(x) → +∞.


Étant donné que u(x) est décroissante et u(0) > 0, u(x) > 0 pour tout x ∈ R.

2. On donne la fonction f définie par :


Z x
−1
f (x) = √ dt
0 1 + t2
(a) Déterminons la fonction dérivée f ′ de f .
La dérivée de f (x) est donnée par le théorème fondamental du calcul intégral
:
−1
f ′ (x) = √
1 + x2
(b) Donnons le sens de variation de f .
Étudions le signe de f ′ (x) :
−1
f ′ (x) = √
1 + x2

Comme 1 + x2 > 0 pour tout x ∈ R, f ′ (x) < 0 pour tout x ∈ R.
Donc, f est une fonction strictement décroissante.

3. On pose g(x) = ln(u(x)). Montrons que :

g(x) = f (x) + c

où c est une constante réelle.


Calculons g′ (x) : √
g(x) = ln(−x + x2 + 1)

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 113

d √
g′ (x) =
ln(−x + x2 + 1)
dx
En utilisant la règle de la dérivée du logarithme :
!
1 x
g (x) =

√ · −1 + √
−x + x2 + 1 x2 + 1

− √x2 +1+x √
−x + x2 + 1
!
x2 +1 1
g′ (x) = √ = −√ · √
−x + x2 + 1 x2 + 1 −x + x2 + 1
1
g′ (x) = − √ = f ′ (x)
1+x 2

Comme g (x) = f (x), cela montre que g(x) = f (x) + c où c est une constante
′ ′

d’intégration.
Trouvons c en utilisant x = 0 :

u(0) = 02 + 1 = 1

g(0) = ln(u(0)) = ln(1) = 0


Donc :
g(0) = f (0) + c =⇒ c = 0

Ainsi :
g(x) = f (x)

4. Pour c = 0

(a) Calculons les limites de f aux bornes de l’ensemble de définition.


Calculons les limites de f (x) lorsque x → +∞ et x → −∞ :

lim f (x) = lim g(x) = lim ln(u(x)) = −∞ car lim u(x) = 0


x→+∞ x→+∞ x→+∞ x→+∞

lim f (x) = lim g(x) = lim ln(u(x)) = +∞ car lim u(x) = +∞


x→−∞ x→−∞ x→−∞ x→−∞

(b) Dressons le tableau de variation

5. Construire la courbe (C) de f dans un repère orthonormé.

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 114

ENS 2019

Exercice 1
On considère la suite numérique (un )n∈N définie par :

u0 = 2


un+1 = 3un − n2 + n

1. Déterminons un polynôme du second degré P tel que la suite numérique de terme


général an = P(n) vérifie la relation de récurrence précédente.
Considérons un polynôme P(n) du second degré :

P(n) = an2 + bn + c

Nous devons trouver a, b et c tels que :

P(n + 1) = a(n + 1)2 + b(n + 1) + c

et
P(n + 1) = 3P(n) − n2 + n

Calculons P(n + 1) :

P(n + 1) = a(n + 1)2 + b(n + 1) + c = a(n2 + 2n + 1) + b(n + 1) + c

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 115

P(n + 1) = an2 + 2an + a + bn + b + c


P(n + 1) = an2 + (2a + b)n + (a + b + c)

Et
3P(n) = 3(an2 + bn + c) = 3an2 + 3bn + 3c

La relation de récurrence est :

P(n + 1) = 3P(n) − n2 + n

an2 + (2a + b)n + (a + b + c) = 3an2 + 3bn + 3c − n2 + n


an2 + (2a + b)n + (a + b + c) = (3a − 1)n2 + (3b + 1)n + (3c)

En comparant les coefficients, nous avons :


1
a = 3a − 1 =⇒ a =
2
2a + b = 3b + 1 =⇒ b = 0
1
a + b + c = 3c =⇒ c =
4
Donc le polynôme P est :
n2 1
P(n) = +
2 4
2. Démontrons que la suite de terme général vn = un − an est une suite géométrique.
n2
Nous avons an = 2
+ 14 , donc :

n2 1
vn = un − an = un − −
2 4
Pour trouver la relation de récurrence pour vn , on utilise :

un+1 = 3un − n2 + n

vn+1 = un+1 − an+1


1 1 1 1 1 1 3
an+1 = (n + 1)2 + = n2 + n + + = n2 + n +
2 4 2 2 4 2 4
1 2 3
 
vn+1 = un+1 − n + n +
2 4
1 3
vn+1 = (3un − n2 + n) − n2 − n −
2 4
3 3
vn+1 = 3un − n2 −
2 4
vn+1 = 3(un − an )
vn+1 = 3vn

La suite vn est une suite géométrique de raison 3. Son premier terme est :
1 7
v0 = u0 − a0 = 2 − =
4 4

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 116

3. Exprimons un et vn en fonction de n.
7
La suite vn est une suite géométrique de premier terme 4
et de raison 3, donc :

7
vn = 3n
4

Par conséquent :
7 n2 1
un = vn + an = 3n + +
4 2 4
4. Étudions la convergence des suites (un ) et (vn ).
- La suite vn = 47 3n est une suite géométrique avec une raison supérieure à 1, donc
elle diverge vers +∞.
- La suite un est la somme de 47 3n et d’un polynôme du second degré 12 n2 + 74 .
Puisque 3n croı̂t exponentiellement plus vite que n2 , la suite un diverge également
vers +∞.

Exercice 2
On suppose que dans un pays, il naı̂t en moyenne 52 garçons pour 50 filles.

(a) Un enfant va naı̂tre. Quelle est la probabilité :


i. Pour que cet enfant soit un garçon ?
ii. Pour que cet enfant soit une fille ?
Le ratio garçons/filles est de 52/50, soit :

52 52 26
P(garçon) = = =
52 + 50 102 51
50 50 25
P(fille) =
= =
52 + 50 102 51
(b) Dans une famille de 5 enfants, quelle est la probabilité :
i. Pour qu’il y ait 3 filles et 2 garçons ?
ii. Pour qu’il y ait 5 filles ? Pour calculer ces probabilités, nous utilisons la
loi binomiale avec p = 51 25
pour une fille et q = 26
51
pour un garçon.
A. La probabilité d’avoir exactement 3 filles et 2 garçons parmi 5 enfants
est :
5 25 3 26 2
!   
P(3 filles, 2 garçons) =
3 51 51
15625 676
P(3 filles, 2 garçons) = 10 × × ≈ 0.252
132651 2601
B. La probabilité d’avoir 5 filles est :
5
25

P(5 filles) = ≈ 0.055
51

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 117

Exercice 3
On considère la fonction f définie par :

1 − ln(x2 + 1) si x ≤ 0

f (x) = 

−x2 + e−x
 si x > 0

On considère par (C) sa courbe représentative.

(a) Étudions la continuité et la dérivabilité de f en 0.

- Pour x ≤ 0, f (x) = 1 − ln(x2 + 1) est continue et dérivable.


- Pour x > 0, f (x) = −x2 + e−x est continue et dérivable.
- En x = 0 :
f (0) = 1 − ln(02 + 1) = 1
La dérivée pour x ≤ 0 est :

2x
f ′ (x) = −
x2+1
La dérivée pour x > 0 est :

f ′ (x) = −2x − e−x

En x = 0 :
f−′ (0) = 0
f+′ (0) = −1
Comme f−′ (0) , f+′ (0), la fonction n’est pas dérivable en 0.
(b) Étudions les branches infinies de (C) et démontrons que la parabole (Γ)
d’équation y = −x2 est asymptote à (C) en +∞.
- Pour x → +∞, la branche x > 0 de f (x) est dominée par −x2 .
 
lim f (x) − (−x2 ) = lim (e−x ) = 0
x→+∞ x→+∞

Donc (Γ) est asymptote à (C) en +∞.


(c) Complétons l’étude de la fonction f et construire (C) et (Γ).
On a La dérivée pour x ≤ 0 est :

2x
f ′ (x) = − ≥0
x2 +1
La dérivée pour x > 0 est :

f ′ (x) = −2x − e−x < 0

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 118

(d) Tableau de variation

(e) i. Déduisons que la courbe (C) coupe l’axe des abscisses (Ox) en deux
points dont l’un est une abscisse négative que l’on déterminera.
Pour déterminer les intersections avec l’axe des abscisses, nous résolvons
:
f (x) = 0
Pour x ≤ 0, nous avons :

1 − ln(x2 + 1) = 0 =⇒ ln(x2 + 1) = 1 =⇒ x2 + 1 = e =⇒ x = ± e − 1
 √ 
et on trouve pour x ≤ 0 le point A = − e − 1, 0
Pour x > 0, nous avons :
−x2 + e−x = 0
f est strictement decroissante et continue de plus f (0) × limx→+∞ f (x) ≤
0,alors d’après le théorème des valeurs intermediaire il existe une solu-
tion α tel que f (α) = 0
ii. Traçons la courbe de f

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .
Mon Entête Titre du Document Page 119

Pour toute explication supplémentaire, notre Centre est à votre service. N’hésitez pas, appelez-nous et bénéficiez d’une assistance sur mesure : 06 831 24 23 .

Vous aimerez peut-être aussi