Fiche 22 : Principes d'évaluation à l'inventaire - Inventaire
intermittent et variation des stocks
A l’inventaire, il est nécessaire d’évaluer les stocks et de constater une variation de stocks.
Evaluation des stocks à l’inventaire
A la date de clôture de l’exercice, les stocks et les productions en cours sont évalués sont évalués unité
par unité ou catégorie par catégorie.
Le coût des stocks d’éléments qui ne sont pas habituellement fongibles et des biens ou services
produits et affectés à des projets spécifiques doit être déterminé en procédant à une identification
spécifique de leurs coûts individuels.
Pour les articles interchangeables qui, à l’intérieur de chaque catégorie, ne peuvent être unitairement
identifiés après leur entrée en magasin, le coût d’entrée est considéré comme égal au total formé par :
- le coût des stocks à l’arrêté du précédent exercice, considéré comme un coût d’entrée dans les
comptes de l’exercice ;
- le coût d’entrée des achats et des productions de l’exercice.
Ce total est réparti, entre les articles consommés dans l’exercice et les articles existants en stocks, par
application d’un mode de calcul sur la base du coût moyen pondéré calculé à chaque entrée ou sur une
période n’excédant pas la durée moyenne de stockage ou selon la méthode du premier entré - premier
sorti (PEPS - FIFO).
Exemple (simple)
Prenons le cas d’un produit P1 dont le stock en début de période (qui correspond à une durée moyenne
de stockage) est de 8 000 unités à 3 €. Il a été acquis 7 000 unités à 4 € puis 5 000 unités à 5 €. Au
cours de la période, il a été consommé 14 000 unités. En fin de période il reste : 8 000 + 7 000 + 5 000
- 14 000 = 6 000 unités
• Le coût moyen pondéré du stock initial et des entrées est de :
(8 000 × 3 +7 000 × 4 + 5 000 × 5) / (8 000 + 7 000 + 5 000) = 3,85 et le stock final établi selon cette
méthode de 6 000 × 3,85 = 23 100 €.
• Si l’on veut évaluer le stock selon la méthode du premier entré - premier sorti, le stock de 6 000
unités comprend 1 000 unités acquises au prix de 4 € et les 5 000 unités acquises au prix de 5 € (soit
les dernières unités acquises). La valeur du stock final est donc de 1 000 × 4 + 5 000 × 5 = 29 000 €.
Comptabilisation des variations de stocks.
Les variations de stock sont comptabilisées dans un compte 603 « Variations des stocks » pour les
stocks achetés : matières premières et fournitures, autres approvisionnements, marchandises et dans un
compte 71 « Production stockée (ou déstockage) » pour les stocks produits (produits en cours, travaux
en cours, études en cours, prestations de services en cours, produits intermédiaires, produits finis,
produits résiduels). Dans le compte de résultat, le compte 603 vient s’ajouter ou se déduire (s’il est
créditeur) du compte achats et le compte 71 vient s’ajouter ou se déduire (s’il est débiteur) du compte
ventes. Ces écritures de variation de stock peuvent être comptabilisés au fur et à mesure des variations
(inventaire permanent) ou, le plus souvent, en fin d’exercice (inventaire intermittent).
Exemple
Au 1er janvier N les stocks de matières premières, marchandises, produits en cours et produits finis
sont respectivement de 100 000, 80 000, 30 000 et 150 000 €.
Au 31 décembre N les stocks de matières premières, marchandises, produits en cours et produits finis
sont respectivement de 120 000, 70 000, 25 000 et 165 000 €.
On passera les écritures suivantes :
55
31 12.N
6031 Variation de stock de matières premières 100 000
6037 Variation de stock de marchandises 80 000
71331 Production stockée de produits en cours 30 000
71355 Production stockée de produits finis 150 000
310 Stock de matières premières 100 000
370 Stock de marchandises 80 000
331 Stock de produits en cours 30 000
355 Stock de produits finis 150 000
Extourne stock initial
310 Stock de matières premières 120 000
370 Stock de marchandises 70 000
331 Stock de produits en cours 25 000
355 Stock de produits finis 165 000
6031 Variation de stock de matières premières 120 000
6037 Variation de stock de marchandises 70 000
71331 Production stockée de produits en cours 25 000
71355 Production stockée de produits finis 165 000
• Le compte « Variation de stock de matières premières » sera créditeur de 20 000 € et viendra se
déduire (dans le compte de résultat) des achats de matières premières pour donner les achats
consommés.
• Le compte « Variation de stock de marchandises » sera débiteur de 10 000 € et viendra s’ajouter
(dans le compte de résultat) aux achats de marchandises pour donner les achats consommés.
• Le compte « Production stockée de produits en cours » sera débiteur de 5 000 et viendra se déduire
(dans le compte de résultat) de la production vendue (les ventes).
• Le compte « Production stockée de produits finis » sera créditeur de 15 000 et viendra s’ajouter
(dans le compte de résultat) à la production vendue (les ventes).
56
Fiche 23 : Les amortissements
Un actif amortissable est un actif dont l’utilisation par l’entité est déterminable. L’amortissement d’un
actif est la répartition systématique de son montant amortissable en fonction de son utilisation. Le
montant amortissable d’un actif est sa valeur brute sous déduction de sa valeur résiduelle.
Calcul et comptabilisation d’un amortissement.
Le 15 avril N, la société Alpha a fait l’acquisition d’un matériel d’un coût de 100 000 €. Elle prévoit
une utilisation de 8 ans et un prix de cession net à la fin de son utilisation (valeur résiduelle) de 4 000
€.
Elle peut calculer l’amortissement en fonction des production envisagées ou plus simplement de
manière linéaire sur la durée d’utilisation. Pour un an, l’amortissement sera de (100 000 - 4 000) / 8 =
12 000 € et pour l’exercice N (qui est incomplet) de 12 000 × 8 mois et demi / 12 = 8 500 €.
A la fin de l’année N, on passera l’écriture suivante :
31.12.N
6811 Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles et 8 500
incorporelles
2815 Amortissements des installations techniques, matériel et 8 500
outillage industriels.
Dotation de l’exercice N
Il est créé pour chaque compte d’immobilisation amortissable, un compte spécifique d’amortissement
pour effectuer le suivi de ceux-ci. Le Plan comptable général intègre dans la numération du compte
d’immobilisation (ici 215 « Installations techniques, matériel et outillage industriel ») le nombre 8 en
deuxième position (ce qui donnera 2815). Dans le bilan (voir fiche 29) les amortissements sont
détaillés dans une colonne particulière qui vient en diminution de la valeur brute de l’immobilisation.
Cas d’un amortissement fiscal différent de l’amortissement comptable
Lorsqu’il est pratiqué, sur le plan fiscal, un amortissement supérieur à l’amortissement comptable, il y
a lieu de constater un amortissement dit « dérogatoire » (qui est comptabilisé comme une provision
réglementée). Lorsque l’amortissement fiscal devient plus faible que l’amortissement comptable, il y
lieu de reprendre une partie de l’amortissement dérogatoire.
Exemple
Reprenons le cas exposé ci-dessus.
Les amortissements fiscaux de la société Alpha sont des amortissements dégressifs calculés
conformément à l’article 39 A du Code général des impôts. Les taux d'amortissement dégressif sont
obtenus en multipliant les taux d'amortissement linéaire par un coefficient fixé à : 1,25 lorsque la
durée normale d'utilisation est de trois ou quatre ans, 1,75 lorsque cette durée normale est de cinq ou
six ans, 2,25 lorsque cette durée normale est supérieure à six ans.
Pour le matériel acquis le 15 avril N et analysé ci--dessous, on aurait les amortissements suivants
Années Amortissement Calcul amortissement dégressif Amortissement Amortissement
linéaire dégressif dérogatoire
31.12.N 8 500 100 000 × 12,5 % × 2,25 × 9/12 21 094 12 594
31.12.N+1 12 000 (100 000 - 21 094) × 12,5 % × 2,25 22 192 10 192
31.12.N+2 12 000 (78 906 - 22 192) × 12,5 % × 2,25 15 951 3 951
31.12.N+3 12 000 (56 714 - 15 951) × 12,5 % × 2,25 11 465 - 535
31.12.N+4 12 000 (40 763 - 11 465) × 12,5 % × 2,25 8 240 - 3 760
31.12.N+5 12 000 (29 298 - 8 240) / 3 7 020 - 4 980
31.12.N+6 12 000 (21 058 - 7 020) / 2 7 019 - 4 981
31.12.N+7 12 000 7 019 - 4 981
31.12.N+8 3 500 - 3 500
Totaux 96 000 100 000 4 000
Les 31 décembre N et 31 décembre N+4, on passera les écritures suivantes :
57
31.12.N
68725 Dotations aux amortissements dérogatoires 12 594
145 Amortissement dérogatoires 12 594
Dotation N
31.12.N+4
145 Amortissements dérogatoires 3 760
78725 Reprises sur amortissements dérogatoires 3 760
Reprise N
58
Fiche 24 : Dépréciations et provisions
Les dépréciations
La dépréciation d’un actif est la constatation que sa valeur actuelle est devenue inférieure à sa valeur
nette comptable.
Peuvent être dépréciés :
- les immobilisations ;
- les titres ;
- les stocks :
- les créances.
Exemple
Au 31 décembre N-1, l’entreprise Alpha a constaté qu’un client qui lui devait 5 000 € hors taxes soit
5 980 € TTC est devenu douteux. Elle a décidé de constater une dépréciation de 60 % (sur une créance
douteuse, la TVA est, en principe, toujours récupérable).
Au 31 décembre N, la situation de ce client s’est améliorée : il a payé 50 % de sa dette soit 2 990 € et
vous espérez encore récupérer 20 % de ce qu’il vous doit.
Au 31 décembre N - 1, la dépréciation doit être de 5 000 × 60 % = 3 000 €.
Au 31 décembre N, la dépréciation sera de 5 000 × 50 % × 80 % = 2 000 €.
On passera les écritures suivantes au 31 décembre N-1 et au 31 décembre N.
31.12.N-1
6817 Dotations aux dépréciations des actifs circulants 3 000
491 Dépréciations des comptes de clients 3 000
Dotation 3 000
31.12.N
491 Dépréciations des comptes de clients 1 000
7817 Reprises sur dépréciations des actifs circulants 1 000
Reprise : 3 000 - 2 000
Dans le bilan (voir fiche 29) les dépréciations (comme les amortissements) sont détaillés dans une
colonne particulière qui vient en diminution de la valeur brute.
Les provisions
Une provision est un passif dont l’échéance ou le montant n’est pas fixé de façon précise.
La plan comptable général distingue notamment les provisions suivantes :
- les provisions pour risques (provisions pour litiges, pour garanties données aux clients, pour pertes
sur marché à terme, pour pertes de change, pour pertes sur contrats, etc.) ;
- les provisions pour pensions et obligations similaires ;
- les provisions pour restructurations ;
- les provisions pour impôts ;
- etc.
Exemple
Les garanties données aux clients sont estimées au 31 décembre N-2 à 15 000 €. Elle sont estimées à
20 000 € au 31 décembre N-1 et à 18 000 € au 31 décembre N. On passera les écritures suivantes au
31 décembre N-1 et au 31 décembre N :
31.12.N-1
6815 Dotations aux provisions d’exploitation 5 000
1512 Provisions pour garanties données aux clients 5 000
Dotation : 20 000 - 15 000
59
31.12.N
1512 Provisions pour garanties données aux clients 2 000
7815 Reprises sur provisions d’exploitation 2 000
Reprise : 20 000 - 18 000
60
Fiche 25 : Ajustements de charges et de produits
En fin d’exercice, les charges et produits comptabilisés doivent être ajustés :
• il doit être constaté des charges à payer qui seront ajoutées aux charges déjà comptabilisées ;
• il doit être constaté des produits à recevoir qui seront ajoutés aux produits déjà comptabilisés ;
• il doit être constaté des charges constatées d’avance qui seront déduites des charges déjà
comptabilisées ;
• il doit être constaté des produits constatés d’avance qui seront déduits des produits déjà
comptabilisés.
Charges à payer
Il est constaté au 31 décembre N, une consommation d’électricité de 1 500 € hors taxes qui n’a pas
encore été facturée. On passera l’écriture suivante :
31.12.N
6061 Achats non stockés de fournitures (eau, énergie) 1 500
44586 Etat, TVA sur factures non parvenues 294
408 Fournisseurs - Factures non parvenues 1 794
Charge d’électricité à payer
Produits à recevoir
Des redevances courues au 31 décembre N pour mise à disposition de licences s’élève à 5 000 € hors
taxes. On passera l’écriture suivante :
31.12.N
418 Clients - Produits non encore facturés 5 980
751 Redevances pour concessions, brevets, licences, marques, 5 000
procédés, logiciels, droits et valeurs similaires
44587 Etat, TVA sur factures à établir 980
Produit à recevoir
Charges constatées d’avance
La prime d’assurance de 3 000 € payée par l’entité A couvre la période du 1er octobre N au 30
septembre N+1. On passera l’écriture suivante :
31.12.N
486 Charges constatées d’avance 2 250
616 Primes d’assurances 2 250
er
Quote-part de la prime d’assurance du 1 janvier au 30 septembre
N+1 : 3 000 × 9/12
Produits constatés d’avance
La subvention d’exploitation de 15 000 € perçue et comptabilisée le 1er juillet N, couvre la période du
1er juillet N au 30 juin N+1. On passera l’écriture suivante :
31.12.N
74 Subventions d’exploitation 7 500
487 Produits constatés d’avance 7 500
er
Quote-part de la subvention du 1 janvier au 30 juin N+1 : 15 000 ×
6/12
61
Fiche 26 : Prise en compte des variations de change
Lors d’échanges avec l’étranger, des opérations financières (paiements, encaissements, prêts,
emprunts, etc.) peuvent être libellés en monnaies étrangères. Il convient de les convertir en monnaie
nationale (l’euro pour la France). En fin d’exercice, il y a lieu de constater des différences de change
qui seront comptabilisées dans des comptes de régularisation et en cas de moins-value dans le compte
de résultat. Au moment de la conclusion de l’opération (paiement ou encaissement), une perte ou un
gain de change seront constatés.
Origine des opérations
La société Alpha a reçu le 1er octobre N une facture de marchandises de 10 000 $ de son fournisseur
Australia (cours du dollar australien 1 € = 1,7305 AUD) et une facture de marchandises de 5 000 £ de
son fournisseur English (cours de la £ : 1 € = 0,6285 GB£).
La société Brice a enregistré dans ses comptes ces deux dettes pour respectivement : Australia: 10 000
/ 1,7305 = 5 778,68 € ; English : 5 000 / 0,6285 = 7 955,45 €.
On passera alors les opérations suivantes (en négligeant les aspects TVA)
1.10.N
607 Achats de marchandises 5 778,68
401 Fournisseur Australia 5 778,68
Facture Australia
607 Achats de marchandises 7 955,45
401 Fournisseur English 7 955,45
Facture English
Opérations en fin d’exercice
Au 31 décembre N, les cours respectifs du $ et de la £ sont de 1,7220 AUD et 0,6390 GB£ pour 1 €.
Compte tenu de ces cours, les dettes doivent être réajustées au 31 décembre N aux niveaux suivants :
• Australia : 10 000 / 1,7220 = 5 807,20 €.
• English : 5 000 / 0,6390 = 7 824,73 €.
Ce qui permet de dégager :
- une perte latente : 5 807,20 – 5 778,68 = 28,52 € sur la dette en dollars australiens ;
- un gain latent : 7 955, 45 – 7 824,73 = 130,72 € sur la dette en livres.
La perte latente doit être provisionnée.
Les écritures comptables suivantes seront enregistrées au 31 décembre N.
31.12.N
476 Différences de conversion - Actif 28,52
401 Fournisseur Australia 28,52
5 807,20 – 5 778,68
401 Fournisseur English 130,72
477 Différences de conversion - Passif 130,72
7 955,45 – 7 824,73
6865 Dotations aux provisions financières 28,52
1515 Provisions pour pertes de change 28,52
Provisions pour pertes de change
Dans certains cas, la provision peut être inférieure à la perte latente.
L’article 342-6 du Plan comptable général stipule en effet que :
62
« Lorsque les circonstances suppriment en tout ou partie le risque de perte, les provisions sont ajustées
en conséquence. Il en est ainsi dans les cas suivants.
1- Lorsque l'opération traitée en devises est assortie par l'entité d'une opération symétrique destinée à
couvrir les conséquences de la fluctuation du change, appelée couverture de change, la provision n'est
constituée qu'à concurrence du risque non couvert.
2- Lorsqu'un emprunt en devises, sur lequel est constatée une perte latente, est affecté à l'acquisition
d'immobilisations situées dans le pays ayant pour unité monétaire la même devise que celle de
l'emprunt, ou à l'acquisition de titres représentatifs de telles immobilisations, il n'est pas constitué de
provision globale pour la perte latente attachée à l'emprunt affecté.
3- Lorsque pour des opérations dont les termes sont suffisamment voisins les pertes et les gains latents
peuvent être considérés comme concourant à une position globale de change, le montant de la dotation
peut être limité à l'excédent des pertes sur les gains.
4- Lorsque les charges financières liées à un emprunt en devises sont inférieures à ce qu'elles
auraient été si l'emprunt avait été contracté en monnaie nationale, le montant de la dotation annuelle au
compte de provision peut être limité à la différence entre ces charges calculées et les charges
réellement supportées.
5 - Lorsque les pertes latentes de change sont attachées à une opération affectant plusieurs
exercices, l’entité peut procéder à l’étalement de ces pertes. »
Conclusion des opérations (paiements ou encaissements)
Si, en N+1, au moment des règlements, les cours respectifs du dollar australien et de la livre sont de
1,7175 AUD et 0,6415 GB£ pour 1 €, les sommes à payer seront de :
• Australia : 10 000 / 1,7175 = 5 822,42 €.
• English : 5 000 / 0,6415 = 7 794,23 €.
La perte effectivement réalisée sur la dette en dollars australiens est de 5 822,42 – 5 778,68 = 43,74 €
et le gain réalisé sur la dette en livres de 7 955,45 – 7 794,23 = 161,22 €.
Les règlements seront comptabilisés comme suit :
N+1
401 Fournisseur Australia 5 778,68
666 Perte de change 43,74
512 Banque 5 822,42
Règlement du fournisseur Australia
401 Fournisseur English
766 Gains de change 7 955,45
512 Banque 161,22
Règlement du fournisseur English 7 794,23
Il faudra par ailleurs extourner les opérations enregistrées à l'inventaire, le 31 décembre N.
N+1
401 Fournisseur Australia 28,52
476 Différences de conversion - Actif 28,52
Reprise opération d'inventaire
477 Différence de conversion - Passif 130,72
401 Fournisseur English 130,72
Reprise opération d'inventaire
1515 Provisions pour pertes de change 28,52
7865 Reprises sur provisions financières 28,52
Reprise opération d'inventaire
63
Fiche 27 : Les sorties d’immobilisations
Lors de sorties d’immobilisations, il y a lieu de solder les comptes qui ont été ouverts lors de
l’utilisation de l’immobilisation et de dégager un résultat de cession. Pour déterminer ce résultat, on
comptabilisera en profit le produit de la cession de l’élément d’actif et en charge la valeur nette
comptable de l’élément d’actif cédé. On régularisera également les amortissements dérogatoires, s’ils
ont été comptabilisés.
Exemple
Reprenons l’exemple présenté dans la fiche 23 relative aux amortissements. Le 15 avril N, la société
Alpha avait fait l’acquisition d’un matériel d’un coût de 100 000 €. Elle prévoyait une utilisation de 8
ans et un prix de cession net à la fin de son utilisation de 4 000 €.
Supposons que ce matériel soit cédé le 1er janvier N+4 pour 60 000 €
Au 31 décembre N+3, les comptes relatifs à ce matériel ont les soldes suivants (on pourra reprendre le
tableau de la fiche 23) :
- Installations techniques, matériels et outillages industriels : 100 000 (solde débiteur) ;
- Amortissements des installations techniques, matériels et outillages industriels : 44 500 (solde
créditeur) ;
- Amortissements dérogatoires : 26 202 (solde créditeur).
On passera les écritures suivantes :
1.1.N+4
462 Créances sur cessions d’immobilisations (ou Banque) 60 000
775 Produits des cessions d’éléments d’actif 60 000
Cession matériel
675 Valeurs comptables des éléments d’actif cédés 55 500
2815 Amortissements des installations techniques, matériel et outillage 44 500
industriels
215 Installations techniques, matériel et outillage industriels 100 000
Valeur comptable
145 Amortissements dérogatoires 26 202
78725 Reprises sur amortissements dérogatoires 26 202
Amortissements dérogatoires non repris
64
Fiche 28 : Clôture et réouverture des comptes - Notion d’affectation
du résultat
Lorsque la balance d’inventaire a été établie, et qu’à partir de celle-ci on a établi le bilan et le compte
de résultat, il y a lieu de clôturer les comptes, puis de les réouvrir pour l’exercice à suivre. En pratique,
du fait de l’utilisation de l’informatique, ces opérations sont faites automatiquement.
Clôture des comptes
La clôture des comptes consiste (opération non indispensable en cas de comptabilité manuelle) à
solder tous les comptes de charges et de produits (classes 6 et 7) en les virant dans la compte 12
« Résultat de l’exercice ». On débite alors les comptes de produits par le crédit du compte 12 et on
crédite les comptes de charges par le débit du compte 12. Si l’on établissait une balance après cette
opération de clôture, il ne resterait plus que des comptes de bilan.
Réouverture des comptes
Au début de l’exercice qui suit, les comptes de bilan sont réouverts à partir des soldes qu’ils sont
dégagés à la clôture (soldes appelés « à nouveaux »). Il y a lieu également de contrepasser les écritures
d’ajustement de charges et de produits (voir fiche 25).
Affectation du résultat
• Dans les comptes à usage de l’exploitant individuel, le résultat de l’exercice est viré par le débit du
compte 12 « Résultat de l’exercice » au compte 101 « Capital ».
• Dans les sociétés, le résultat de l’exercice peut être porté en réserve, distribué ou reporté à nouveau .
Exemple
Dans la société Alpha, le résultat de l’exercice N est de 80 000 €. Il a été décidé par l’assemblée
générale des associés (ou actionnaires selon le type de société) de garder en réserve légale 4 000 €, de
garder en autres réserves 30 000 €, de distribuer 40 000 € et de reporter à nouveau (ce qui permettrait
d’avoir pour l’exercice suivant, une masse plus importante à distribuer) 6 000 €.
On passera alors l’écriture comptable suivante :
N+1
120 Résultat de l’exercice 80 000
1061 Réserve légale 4 000
1068 Autres réserves 30 000
110 Report à nouveau 6 000
457 Associés, dividendes à payer 40 000
Répartition bénéfice N
65
Fiche 29 : Les documents de synthèse
Selon le Plan comptable général (art. 511-1), les documents de synthèse (appelés états financiers par
les normes comptables internationales) comprennent nécessairement un bilan, un compte de résultat et
une annexe. Plusieurs modèles sont envisagés : un modèle de base, un modèle simplifié et un modèle
développé. Dans cette fiche, nous nous limiterons à l’analyse du modèle de base, dans la forme la plus
classique.
Le bilan
Il se présente, dans sa forme la plus classique, sous forme de tableau.
Exercice N Exercice N-1
ACTIF Brut Amortissements Net Net
et dépréciations
(à déduire)
Capital souscrit - non appelé
ACTIF IMMOBILISE (a)
Immobilisations incorporelles :
Frais d'établissement
Frais de recherche et de développement
Concessions, brevets, licences, marques, procédés,
logiciels, droits et valeurs similaires
Fonds commercial
Autres
Immobilisations incorporelles en cours
Avances et acomptes
Immobilisations corporelles :
Terrains
Constructions
Installations techniques, matériel et outillage industriels
Autres
Immobilisations corporelles en cours
Avances et acomptes
Immobilisations financières :
Participations
Créances rattachées à des participations
Titres immobilisés de l’activité de portefeuille
Autres titres immobilisés
Prêts
Autres
Total I X X X X
ACTIF CIRCULANT
Stocks et en-cours :
Matières premières et autres approvisionnements
En-cours de production [biens et services]
Produits intermédiaires et finis
Marchandises
Avances et acomptes versés sur commandes
Créances :
Créances clients et comptes rattachés
Autres
Capital souscrit - appelé, non versé
Valeurs mobilières de placement:
Actions propres
Autres titres
Instruments de trésorerie
Disponibilités
Charges constatées d’avance
Total II X X X X
Charges à répartir sur plusieurs exercices (III) X X X X
Primes de remboursement des emprunts (IV). X X X
Ecarts de conversion Actif (V). X X X
TOTAL GENERAL (I + II + III + IV+V). X X X X
66
PASSIF Exercice N Exercice N-1
CAPITAUX PROPRES
Capital [dont versé...]
Primes d'émission, de fusion, d'apport
Ecarts de réévaluation
Ecart d’équivalence
Réserves :
Réserve légale
Réserves statutaires ou contractuelles
Réserves réglementées
Autres
Report à nouveau
Résultat de l'exercice [bénéfice ou perte]
Subventions d'investissement
Provisions réglementées
Total I X X
PROVISIONS
Provisions pour risques
Provisions pour charges .
Total II X X
DETTES
Emprunts obligataires convertibles
Autres emprunts obligataires
Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit
Emprunts et dettes financières diverses
Avances et acomptes reçus sur commandes en cours
Dettes fournisseurs et comptes rattachés
Dettes fiscales et sociales
Dettes sur immobilisations et comptes rattachés
Autres dettes
Instruments de trésorerie
Produits constatés d’avance
Total III. X X
Ecarts de conversion Passif (IV) X X
TOTAL GENERAL (I + II + III + IV X X
Le compte de résultat
Il se présente, dans sa forme le plus classique, sous forme de liste.
Exercice N-1 Exercice N-1
Produits d'exploitation :
Ventes de marchandises
Production vendue [biens et services]
Montant net du chiffre d'affaires. X X
dont à l'exportation : …………….
Production stockée
Production immobilisée
Subventions d'exploitation
Reprises sur dépréciations, provisions (et amortissements), transferts de charges
Autres produits
Total I X X
Charges d'exploitation :
Achats de marchandises
Variation de stock
Achats de matières premières et autres approvisionnements
Variation de stock
Autres achats et charges externes
Impôts, taxes et versements assimilés
Salaires et traitements
Charges sociales
Dotations aux amortissements et dépréciations :
Sur immobilisations : dotations aux amortissements
Sur immobilisations : dotations aux dépréciations
Sur actif circulant : dotations aux dépréciations
Dotations aux provisions
Autres charges
Total II X X
1. RESULTAT D'EXPLOITATION (I -II) X X
Quote-part de résultat sur opérations faites en commun :
Bénéfice ou perte transférée III X X
Pertes ou bénéfice transféré IV X X
"""
67
Produits financiers :
De participation
D'autres valeurs mobilières et créances de l'actif immobilisé
Autres intérêts et produits assimilés
Reprises sur dépréciations et provisions, transferts de charges
Différences positives de change
Produits nets sur cessions de valeurs mobilières de placement
Total V X X
Charges financières
Dotations aux amortissements, dépréciations et provisions
Intérêts et charges assimilées
Différences négatives de change
Charges nettes sur cessions de valeurs mobilières de placement
Total VI X X
2. RESULTAT FINANCIER (V - VI) X X
3. RESULTAT COURANT avant impôts (I - II + III - IV + V - VI) X X
Produits exceptionnels :
Sur opérations de gestion
Sur opérations en capital
Reprises sur dépréciations et provisions, transferts de charges
Total VII X X
Charges exceptionnelles :
Sur opérations de gestion
Sur opérations en capital
Dotations aux amortissements, dépréciations et provisions
Total VIII X X
4. RESULTAT EXCEPTIONNEL (VII - VIII) X X
Participation des salariés aux résultats (IX) X X
Impôts sur les bénéfices (X) X X
Total des produits (I + III + V + VII) X X
Total des charges (II + IV + VI + VIII + IX + X) X X
Bénéfice ou perte X X
L’annexe
L’annexe complète et commente l’information donnée par le bilan et le compte de résultat.
L’annexe comporte toutes les informations d’importance significative destinées à compléter et à
commenter celles données par le bilan et par le compte de résultat.
On y trouve généralement (et au minimum) les rubriques suivantes :
1. Informations sur la base d'établissement des états financiers et sur les méthodes comptables
spécifiques choisies et appliquées aux transactions et événements importants
2. Etat de l’actif immobilisé
3. Etat des amortissements et dépréciations
4. Etat des provisions
5. État des stocks
6. État des échéances des créances et des dettes à la clôture de l'exercice.
7. Montant des engagements financiers
8. Ventilation du chiffre d'affaires
68
Fiche 30 : Organisation pratique de la comptabilité
Plusieurs systèmes de comptabilité peuvent exister : on distingue généralement :
- le système classique : qui comprend un journal unique, un grand livre unique, une balance.
- le système centralisateur : qui peut comprendre plusieurs journaux, plusieurs grands livres et
plusieurs balances ;
- les systèmes informatisés.
Les systèmes informatisés, qui sont à géométrie variable, peuvent être conçus conformément au
système classique ou comprendre d’autres organisations.
Aujourd’hui, la quasi-totalité des comptabilités sont informatisées.
Nous vous présentons ci-après l’organisation d’une comptabilité tenue avec le logiciel « Ciel
Compta » (qui est un logiciel applicable aux petites et moyennes entreprises).
La saisie des informations sur Ciel Compta
Plusieurs formes de saisies sont possibles sur « Ciel Compta ».
• La saisie standard : on enregistre les pièces comptables dans une grille de saisie. Il faut définir les
informations générales de la pièce (date, code du journal, numéro de pièce, etc.) puis les informations
de chaque ligne d’écriture qui la compose (numéro de compte, libellé, montant, etc.). Les journaux
utilisables sont les journaux suivants : à nouveaux, achats, banque, caisse, opérations diverses, ventes).
Si l’entité ne veut utilise qu’un seul journal, elle sélectionnera le journal des opérations diverses.
• La saisie rapide : si il est tenu une comptabilité répétitive et simplifiée au maximum, le logiciel met à
disposition les grilles de saisie suivantes : factures clients rapide, factures fournisseurs rapide,
encaisser un montant, régler un montant.
• La saisie au kilomètre : semblable à la saisie standard, elle permet d’enregistrer (avec moins
d’automatismes) différentes lignes à des dates différentes.
• La saisie guidée : dans ce cas, il n’est pas nécessaire de saisir l’ensemble des lignes d’écriture et des
informations de la pièce. Les lignes de contrepartie (TVA, charges, produits, etc. sont
automatiquement proposées selon les paramétrages définis pour le dossier, le Plan comptable et les
journaux. Quatre guides de saisie sont disponibles : facture client, facture fournisseur, encaissement
client, paiement fournisseur.
Les écritures sont d’abord enregistrées dans un brouillard, ce qui permet par la suite de les modifier ou
de les supprimer. Il en effet très courant de modifier des écritures en cours d’exercice. La souplesse du
brouillard de saisie permet d’obtenir un dossier comptable irréprochable en fin d’exercice.
En cours d’exercice, ou en fin d’exercice, le brouillard doit être validé : ce traitement consiste à
enregistrer définitivement en comptabilité les mouvements comptables du brouillard. Une fois les
mouvements validés, il n’est plus possible de les modifier.
Fenêtre saisie kilomètre
Journal BQ Date 22/01/2010
Libellé
Ligne Contrepartie Insérer Effacer Dupliquer
Date N° N° Libellé Montant Montant Code Code Date Référence Code Code
pièce compte débit crédit paiement chéquier échéance pointage analytique lettrage
22/01/2010 411DUP Fact 45/784 10 500,00
22/01/2010 512000 Fact 45/784 10 500,00
Enregistrer • Brouillard ο Validation ο Simulation
Enregistrer Fermer
L’établissement des états financiers par Ciel Compta
L’établissement des états financiers par Ciel Compta est automatique.
Peuvent être établis :
- le grand livre ;
- la balance ;
69
- le journal ou les journaux ;
- le brouillard ;
- les déclarations de TVA ;
- des états clients et fournisseurs (échéancier, balance âgée, encours clients, relances clients, lettes de
pénalités de retard, bordereaux de remises en banque) ;
- le bilan et le compte de résultat synthétique ;
- les états fiscaux (BIC régime réel, BIC régime simplifié, BNC) ;
- un tableau des soldes intermédiaires de gestion ;
- des tableaux analytiques (grand livre, balance, échéancier, balance âgée, état budgétaire).
Présentation du journal selon Ciel Compta (extrait)
Jl Date N° de Intitulé du compte Libellé de l’écriture Code ana Débit Crédit
échéance compte
JOURNAL : BANQUE (BQ)
Mvt 90 Date d’écriture 22/02/2010
BQ 22/02/2010 411DUP Ets Dupont Fact 45/784 10 500,00
BQ 22/02/2010 512000 Banque Fact 45/784 10 500,00
TOTAL MVT 90 10 500,00 10 500,00
TOTAL DU MOIS de Février 2010 10 500,00 10 500,00
Mvt 93 Date d’écriture 25/03/2010
BQ 25/03/2010 411DEL Delta Distribution Fact 234 425,00
BQ 25/03/2010 512000 Banque Fact 234 425,00
Présentation du grand livre selon Ciel Compta (extrait)
N° Journal Date N° de Libellé de l’écriture S Montant Lett. Montant Solde
Mvt pièce débit crédit cumulé
512000 Banque
82 AN 01/01/2010 A-nouveaux au 01/01/2010 17 510,50 17 510,50
90 BQ 22/02/2010 Fact 45/784 10 500,00 28 010,50
93 BQ 25/03/2010 Fact 234 450,00 28 435,50
TOTAL COMPTE 512000 Solde compte débiteur 28 435,50 28 435,50
Présentation de la balance selon Ciel Compta (extrait)
N° de compte Intitulé du compte Cumul débit Cumul crédit Solde débit Solde crédit
101000 Capital 17 412,30 17 412,30
120000 Résultat de l’exercice (bénéfice) 161 213,00 161 213,00
TOTAL CLASSE 1 178 625,30 178 625,30
201000 Frais d’établissement 560,00 560,00
213000 Constructions 11 800,00 11 800,00
218300 Matériel de bureau et informatique 4 256,00 4 256,00
218 400 Mobilier 531,50 531,50
TOTAL CLASSE 2 17 147,50 17 147,50
401000 Fournisseurs divers 103 144,92 103 144,92
411DEL Delta distribution 8 072,55 425,00 7 647,55
411DUP Ets Dupont 37 775,85 10 500,00 26 275,85
70