25.03.
6026 Achat d’emballages 250
44566 Etat, TVA déductible sur autres biens et services 250 × 19,6 % 50
4096 Fournisseurs, créances pour emballages et matériels à rendre 300
Achat d’emballage
30
Fiche 12 : Les ventes de biens et services
Dans les ventes de biens et services, il y a lieu de débiter un compte de clients, d’une part et de créditer
un compte de ventes, d’autre part, lorsque les ventes sont effectués à crédit (ou de débiter un compte
de trésorerie lorsque les ventes sont effectués au comptant, encore qu’il soit possible de séparer
l’écriture relative aux ventes de celle relative au paiement). D’autre part, en France notamment, il y a
de comptabiliser séparément la TVA collectée sur les ventes qui, déduction de la TVA déductible doit
faire l’objet d’un versement au trésor public.
« Opération type » de ventes de biens et services
Supposons que la société Sigma ait envoyé le 19 mars N de son client Alpha la facture n° 537
suivante :
Marchandises 8 000
TVA 19,6 % 1 568
TTC 9 568
Cette opération sera comptabilisée comme suit :
19.03.N
41 Clients 9 568
707 Ventes de marchandises 8 000
44571 Etat, TVA collectée 1 568
Facture 437
Analyse du compte « Clients »
Il est souhaitable, au lieu d’utiliser un compte collectif « Clients » d’utiliser des comptes individuels
de clients en fournissant par exemple un numéro spécial par compte (par exemple 41151 - Client
Alpha). Si, notamment, la comptabilité est tenue informatiquement (voir fiche 30), une balance clients
pourra être établie, les totaux correspondant au compte collectif « Clients ».
Analyse des comptes de ventes de biens et de services
Il est possible de subdiviser les comptes « Ventes ». Le plan comptable général, dans le système dit de
base, a prévu les subdivisions suivantes :
70 - VENTES DE PRODUITS FABRIQUES, PRESTATIONS DE SERVICES, MARCHANDISES
701 - Ventes de produits finis
702 - Ventes de produits intermédiaires
703 - Ventes de produits résiduels
704 - Travaux
705 - Études
706 - Prestations de services
707 - Ventes de marchandises
708 - Produits des activités annexes
709 - Rabais, remises et ristournes accordés par l’entreprise
Problème posé par les réductions
Des réductions peuvent être accordées par le fournisseur à son client : on distingue quatre types de
réduction (voir fiche 11) : le rabais, la remise, la ristourne et l’escompte (de règlement). Les trois
premières réductions sont des réductions à caractère commercial, l’escompte est une réduction à
caractère financier.
Su le plan comptable, les réductions à commercial ne font pas l’objet d’une inscription dans un compte
particulier lorsqu’elles sont accordées sur la facture proprement dite (c’est le cas généralement des
rabais et des remises). Par contre, si elles font l’objet d’une facture d’avoir spécifique (c’est le cas
généralement des ristournes).
Les réductions à caractère financier font toujours l’objet d’une inscription dans un compte particulier
de produits financiers (compte 665 : Escomptes accordés).
31
Exemple 1
La société Oméga a adressé le 20 mars N de son client Alpha la facture n° 745 suivante :
Marchandises 10 000
Remise 10 % - 1 000
9 000
Escompte 1 % 90
8 910
TVA 19,6 % 1 746,36
TTC 10 656,36
On passera l’écriture comptable suivante
20.03.N
41151 Client Alpha 10 656,36
66 Charges financières (ou 665 Escomptes accordés) 90,00
707 Ventes de marchandises 8 910,00
44571 Etat, TVA collectée 1 746,36
Facture 745
Exemple 2
La société Upsilon a adressé le 21 mars N de son client Alpha la facture d’avoir n° 49 suivante :
Ristourne sur marchandises 1 000
TVA 19,6 % 196
TTC 1 196
On passera l’écriture comptable suivante
21.03.N
709 Rabais, remises, ristournes accordés par l’entreprise 1 000
44571 Etat, TVA collectée 196
41151 Client Alpha 1 196
Avoir 49
Problème posé par la consignation d’emballage
Il peut arriver que lors d’une facturation, il soit consigné un emballage.
Dans ce cas, il faut inscrire le montant de la consignation dans un compte rattaché au compte clients :
4196 - Clients, dettes sur emballages et matériels consignés.
Exemple
Le 22 mars N, la société Thêta a adressé la facture suivante (facture 572) à la société Alpha :
Marchandises 9 000
TVA 19,6 % 1 764
TTC 10 764
Emballages à rendre 300
Total 11 064
L’emballage a été rendu le 25 mars N par la société Alpha et la société Thêta a établi une facture
d’avoir (avoir n° 56) de 300 €.
On passera les écritures suivantes :
22.03.N
41151 Client Alpha 11 064
707 Ventes de marchandises 9 000
44571 Etat, TVA collectée 1 764
4196 Clients, dettes sur emballages et matériels consignés 300
Facture 572
32
25.03.N
4196 Clients, dettes sur emballages et matériels consignés 300
41151 Client Alpha 300
Avoir 56
Si l’emballage n’est pas retourné on le considérera comme acheté par la société Alpha et on passera
l’écriture suivante (avec TVA le cas échéant)
25.03.N
4196 Clients, dettes sur emballages et matériels consignés 300
708 Produits des activités annexes 250
44571 Etat, TVA collectée 250 × 19,6 % 50
Vente emballage
33
Fiche 13 : La rémunération du personnel
Il y a lieu d’abord de distinguer la comptabilisation de la paie et le comptabilisation des charges
sociales. Par la suite, il y a lieu d’analyser les « provisions pour congés payés » ainsi que la
participation des salariés.
Comptabilisation de la paie
Il doit être remis mensuellement au moins à chaque salarié de l'entreprise un bulletin de paie précisant
les modalités de calcul du net à payer.
La détermination de la rémunération du salarié peut s'effectuer comme suit :
Salaire de base
+ Primes et indemnités (n'ayant pas le caractère de remboursement
de frais)
+ Avantages en nature
+ Heures supplémentaires
= Salaire brut
- Retenues sociales
- CSG
- CRDS
+ Primes et indemnités ayant le caractère de remboursement de frais
- Acomptes
- Saisies arrêts sur salaires
- Avantages en nature
= Net à payer
Exemple de comptabilisation
La synthèse des bulletins de paie de l'entreprise Alpha fournit pour un mois les éléments suivants :
Salaires et appointements de base 360 000
Supplément familial 32 000
Heures supplémentaires 40 000
Primes et gratifications 35 000
Indemnités (n'ayant pas le caractère de remboursement de frais) 38 000
Avantages en nature 27 000
Retenues sécurité sociale sur salaires et appointements - 66 000
CSG - 12 200
CRDS - 2 600
ASSEDIC - 16 000
Retraite des cadres 8 600
Retraite complémentaire non cadres - 8 300
Indemnités (ayant le caractère de remboursement de frais) + 29 000
Acomptes versés - 50 000
Saisies arrêts - 30 000
Net à payer 340 300
On passera les écritures suivantes (comptes détaillés) :
6411 Salaires, appointements, commissions de base 360 000 + 40 000 400 000
6413 Primes et gratifications 35 000
6414 Indemnités et avantages divers 38 000 + 27 000 + 9 000 94 000
6415 Supplément familial 32 000
421 Rémunérations au personnel 534 000
791 Transfert de charges d’exploitation (avantages en nature) 27 000
Salaires bruts
34
421 Rémunération au personnel 534 000 - 340 300 193 700
431 URSSAF 66 000 + 12 200 + 2 600 80 800
4371 ASSEDIC 16 000
4372 Caisses de retraites des cadres 8 600
4373 Caisses de retraites non cadres 8 300
425 Avances et acomptes au personnel 50 000
427 Oppositions 30 000
Retenues sur salaires bruts
Comptabilisation des charges patronales
Les charges patronales sur salaires comprennent des charges sociales et ds charges fiscales.
Les charges sociales sur salaires ont pour objet de couvrir le salarié des risques de maladie,
d'invalidité, de maternité et de chômage et lui assurer le versement d'une pension de retraite lorsqu'il
cessera son activité. Payées par l'entreprise, elles sont supportées pour partie par le salarié et pour
partie par l'employeur.
Les charges fiscales sur rémunérations sont toutes à la charge de l'entrepreneur : elles permettent de
couvrir certaines dépenses d'intérêt public : apprentissage, formation continue, logement, etc.
Exemple de comptabilisation
La synthèse des charges patronales de l'entreprise Alpha fournit pour un mois les éléments suivants :
Maladie 68 000
Vieillesse 38 800
Aide au logement 2 100
Allocations familiales 28 000
Accident du travail 12 000
Versement transport 4 000
Chômage 33 000
Garantie de créances de salaire 2 000
Retraite cadre (et assurance décès) 20 000
Retraite non cadre 12 500
Taxe d'apprentissage 2 700
Participation à l'effort de construction 2 400
Participation à la formation professionnelle continue 6 400
On passera les écritures suivantes (comptes détaillés) :
6451 Cotisations à l’URSSAF68 000 + 38 800 + 28 000 + 12 000 146 800
6452 Cotisations aux caisses de retraite 20 000 + 12 500 32 500
6454 Cotisations à l’ASSEDIC 33 000 + 2 000 35 000
6331 Cotisations transport 4 000
6332 Allocation logement 2 100
431 URSSAF 146 800 + 4 000 + 2 100 152 900
4371 ASSEDIC 35 000
4372 Caisses de retraites des cadres 20 000
4373 Caisses de retraites non cadres 12 500
Cotisations sociales patronales
6312 Taxe d’apprentissage (ou 6335 Versements libératoires donnant 2 700
droit à l’exonération de la taxe d’apprentissage)
6333 Participation des employeurs à l’effort de construction 2 400
6334 Participation des employeurs à la formation professionnelle 6 400
continue
467 Créditeurs divers 11 500
Charges fiscales
35
Les congés payés
La loi reconnaît à chaque salarié un droit à un congé payé annuel à la charge de l'employeur. Ce droit
s'acquiert au bout d'un mois de travail effectif dans la même entreprise.
L'ordonnance du 16 janvier 1982 détermine la durée de ce congé à deux jours et demi ouvrables par
mois de travail, sans que la durée totale ne puisse excéder trente jours. La durée du congé peut être
majorée en raison de l'âge ou de l'ancienneté du salarié.
La période de référence de ce droit au congé va du 1er juin au 31 mai, la période d'utilisation allant du
1er mai au 31 octobre.
A la date de clôture de l'exercice, les droits acquis par les salariés (du 1 juin au 31 décembre par
exemple, si la clôture est réalisée le 31 décembre) doivent être constatés en comptabilité.
Ce calcul des droit acquis se détermine généralement de la manière suivante : il est retenu 1/10 des
rémunérations mensuelles de la période de référence et 1/10 des charges sociales et fiscales
correspondantes.
Exemple de comptabilisation
Les salaires bruts de l'ensemble des salariés de la société Alpha se sont élevés à 1 640 000 € pour la
période du 1er juin au 31 décembre N.
Les taux moyens de charges sociales et fiscales patronales suivants peuvent être retenus :
Cotisations sociales : 41, 5 %
Cotisations fiscales : 2,5 %
Le montant des congés payés au 31 décembre N s'élève à 1 640 000 × 10 % = 164 000 €. Le montant
des charges fiscales et sociales sur ces congés s'établit respectivement à 164 000 × 41,5 % = 68 060 €
pour les charges sociales et à 164 000 × 2,5 % = 4 100 € pour les charges fiscales.
Les écritures suivantes seront comptabilisées (comptes détaillés) à l’inventaire et contrepassées au
début de l’exercice suivant :
31/12/N
6412 Congés payés 164 000
4282 Dettes provisionnées pour congés à payer 164 000
Provisions pour congés payés
6458 Charges de sécurité et de prévoyance sur congés à payer 68 060
4382 Charges sociales sur congés à payer 68 060
Provisions pour charges sociales sur congés à payer
6338 Impôts et taxes et versements assimilés sur congés à payer 4 100
4482 Charges fiscales sur congés à payer 4 100
Provisions pour charges sociales sur congés à payer
Participation des salariés
Mise en place par l'ordonnance du 17 août 1967 (remplacée depuis par l'ordonnance du 21 octobre
1986), la participation des salariés aux résultats de l'entreprise est obligatoire dans les entreprises
employant habituellement plus de 50 salariés.
Les fonds attribués aux salariés restent cependant indisponibles (sauf cas particuliers) pendant une
durée de cinq ans. Dans certains cas (accords dérogatoires par exemple) les entreprises peuvent
constituer en franchise d'impôt une provision pour investissement égale à un pourcentage déterminé
par la législation de la participation attribuée.
Dans les accords de droit commun, le montant de la participation s'obtient en appliquant la formule:
1 S
P= ( B − 5% C) ×
2 VA
ou
B = Bénéfice net de l'exercice, déduction faite de l'impôt correspondant.
C = Capitaux propres de l'entreprise.
36
S = Salaires de l'entreprise.
VA = Valeur ajoutée de l'entreprise.
Exemple de comptabilisation
A la clôture de l’exercice de la société Alpha, on a calculé une participation de 55 000 €. On passera
l’écriture suivante :
31.12.N
691 Participation des salariés aux résultats de l’entreprise 55 000
4284 Dettes provisionnées pour participation des salariés aux 55 000
résultats de l’entreprise
Participation
37
Fiche 14 : La TVA, les impôts et taxes, l’impôt sur le résultat
Les impôts payés par l’entreprise peuvent être analysés en trois catégories : la taxe à la valeur ajoutée
(TVA), l’impôt sur le résultat (impôt sur les bénéfices) et les autres impôts (contribution économique
territoriale, taxe foncière, impôts et taxes sur rémunérations, etc.). Les impôts et taxes sur
rémunérations ont été analysés dans le fiche 13. Il est à noter que dans les entreprises individuelles,
l’impôt sur les bénéfices n’est pas payé par l’entreprise, mais par l’exploitant et n’est pas enregistré
dans la comptabilité de l’entreprise.
La TVA
La taxe à la valeur ajoutée (TVA) a été introduite en 1954 dans nos usages français. La sixième
directive du Conseil des ministres de la communauté européenne l'a étendu le 17 mai 1977 à
l'ensemble des pays membres de l'Union européenne.
La TVA est calculée sur le prix réclamé au client, tous frais, taxes et prélèvements de toute nature
compris, à l'exclusion de la taxe elle-même. Cependant, l'entreprise, du montant de la taxe collectée
sur ses clients, pourra déduire la taxe qui lui aura été facturée par ses fournisseurs (d'immobilisations
ou d'autres biens et services), sans décalage depuis le 1er juillet 1993 et ne décaisser que la différence.
Ainsi, au cours du mois de mai de l'année N, l'entreprise paiera la TVA qu'elle a collectée sur ses
clients en avril N et en déduisant la TVA sur ses achats d'immobilisations d'avril N et ses autres achats
de biens et services d'avril N.
Lors des facturations aux clients, l'entreprise comptabilise la TVA facturée dans le compte 44571
« Etat TVA collectée » :
411 Clients X
707 Ventes de marchandises X
44571 Etat, TVA collectée X
Facture n°
Lors de la réception de factures d'immobilisations, la TVA déductible est enregistrée dans le compte
44562 « Etat, TVA déductible sur immobilisations » :
21 Immobilisations X
44562 Etat, TVA déductible sur immobilisations X
404 Fournisseurs d'immobilisations X
Facture n°
Lors de la réception de factures d'autres biens et services, la TVA déductible est enregistrée dans le
compte 44566 « Etat, TVA déductible sur autres biens et services » :
6 Achats (ou Charges) X
44566 Etat, TVA déductible sur autres biens et services X
401 Fournisseurs X
Facture n°
Lors de la déclaration et (du paiement) de la TVA, la TVA à décaisser est déterminée par différence
entre la TVA collectée et l'ensemble des TVA déductibles :
44571 Etat, TVA collectée X
44562 Etat, TVA déductible sur immobilisations X
44566 Etat, TVA déductible sur autres biens et services X
44551 Etat, TVA à décaisser X
Déclaration TVA CA 3
38
Au cas où pour une période déterminée, la TVA déductible est supérieure à la TVA collectée, un crédit
de TVA à reporter doit être enregistré :
44571 Etat, TVA collectée X
44567 Etat, crédit de TVA à reporter X
44562 Etat, TVA déductible sur immobilisations X
44566 Etat, TVA déductible sur autres biens et services X
Déclaration TVA CA 3
Ce compte 44567 « Etat, crédit de TVA à reporter » sera crédité lors de la prochaine déclaration et
viendra en diminution de la TVA à décaisser.
Des cas particuliers peuvent être aussi envisagés (voir un ouvrage de comptabilité approfondie) :
- le cas de la TVA sur opérations intra-communautaires ;
- le cas de la TVA sur encaissements ;
- le cas de la TVA sur livraisons à soi-même ;
- le cas des cessions d’immobilisations ;
- le cas des régularisations de charges et de produits en fin d’exercice ;
- le cas du régime simplifié de TVA.
Les impôts et taxes
Sont comptabilisées en charges d’exploitation (compte 63) les impôts et taxes suivants (en dehors des
impôts et taxes sur rémunérations) :
- la contribution économique territoriale (ex taxe professionnelle);
- les taxes foncières ;
- les autres impôts locaux ;
- la taxe sur les véhicules de sociétés ;
- les taxes sur le chiffre d’affaires non récupérables ;
- les impôts indirects ;
- les droits d’enregistrement et de timbre ;
- la contribution sociale de solidarité à la charge des sociétés ;
- les taxes perçues par les organismes publics internationaux ;
- les impôts et taxes exigibles à l’étranger.
Exemple
La société Alpha a payé le 25 novembre N une somme de 20 000 € au titre de la contribution
économique territoriale. On passera l’écriture suivante :
25.11.N
63511 Contribution économique territoriale 20 000
512 Banque 20 000
CET N
L’impôt sur les bénéfices des sociétés
C'est par le décret du 9 décembre 1948 qu'a été institué un impôt frappant distinctement les bénéfices
réalisés par les sociétés. Le taux de cet impôt est depuis 1993, de 33 1/3 % (15 %, 8 % voire 0 % pour
les plus-values à long terme, selon le cas). Mais depuis le 1er janvier, une contribution sociale des
sociétés pour le financement de la sécurité sociale (due par les grandes entreprises) de 3,3% de l’impôt
sur les sociétés est venue s’ajouter. Il est à noter que certaines PME peuvent être imposées à un taux
de 15 % sur tout ou partie de leurs bénéfices.
L'impôt sur les sociétés est payé au cours de l'année même de la réalisation des bénéfices et non,
comme en matière d'impôt sur le revenu, l'année suivant celle de la réalisation des revenus. A cet effet,
les redevables de l'impôt sur les sociétés doivent :
- calculer eux-mêmes, en fonction du dernier exercice, les acomptes à valoir sur l'impôt de l'exercice
en cours ;
39
- verser, sans avertissement préalable de l'administration fiscale, le montant des acomptes à la caisse
du percepteur ;
- liquider l'impôt en fin d'exercice, c'est-à-dire le calculer et en acquitter spontanément le solde, sous
déduction des acomptes versés.
Le paiement est effectué en quatre acomptes égaux (en principe) à 1/4 de l'impôt sur les sociétés du au
titre de l'exercice précédent (non compris l’impôt sur les plus-values à long terme). Dans le cas où
l’entreprise est redevable de contribution sociale des sociétés pour le financement de la sécurité
sociale, les acomptes sont majorés d’un montant égal au /1/4 de la contribution due au titre de
l’exercice précédent.
Exemple
Les bénéfices fiscaux des exercices N-2, N-1 et N de la société Alpha se sont élevés à respectivement
66 000 €, 72 000 € et 81 000 €. Celui de l’exercice N-1 a été connu le 20 mars N. La société n’a pas
dégagé de plus-values à long terme. La société Alpha n’est pas redevable de la contribution de 3,3 %.
L'impôt dû au titre de l'exercice N- 1 a été calculé comme suit :
Impôt sur le bénéfice au taux normal : 72 000 × 33 1/3 % = 24 000
L'impôt dû au titre de l'exercice N est calculé comme suit :
Impôt sur le bénéfice au taux normal : 81 000 × 33 1/3 % = 27 000
Les acomptes versés au cours de l’année N ont été respectivement de :
1° acompte : 66 000 × 8 1/3 % = 5 500
2° acompte et régularisation 1° acompte : 72 000 × 8 1/3 % + (72 000 - 66 000) × 8 1/3 % = 6 500
3° acompte : 72 000 × 8 1/3 % = 6 000
4° acompte : 72 000 × 8 1/3 % = 6 000
Les écritures suivantes ont été comptabilisées :
15.3.N
444 Etat, impôt sur les bénéfices 5 500
512 Banque 5 500
Premier acompte
15.6.N
444 Etat, impôt sur les bénéfices 6 500
512 Banque 6 500
Deuxième acompte
15.9.N
444 Etat, impôt sur les bénéfices 6 000
512 Banque 6 000
Troisième acompte
15.12.N
444 Etat, impôt sur les bénéfices 6 000
512 Banque 6 000
Quatrième acompte
A ce moment, le compte « Etat, impôts sur les bénéfices » est débiteur de 24 000 € soit 33 1/3 % du
bénéfice fiscal de l’année N-1.
A la fin des écritures d'inventaire, l'impôt sur les sociétés sera calculé puis comptabilisé :
31.12.N
695 Impôts sur les bénéfices 27 000
444 Etat, impôt sur les bénéfices 27 000
Impôt dû
Après cette écriture, le solde du compte 444 redevient créditeur du solde à payer soit 3 000 €. Cette
somme figurera au passif du bilan.
Au moment du paiement du solde, on passera l'écriture suivante :
40