Aerage en Souterrain
Aerage en Souterrain
Thème :
Présenté par :
Promotion : 2007/2008
Remerciements
Ce travail a été réalisé dans le complexe minier de Kherzet Youssef (Ain
Azel) sous la direction de notre promoteur Mr Chabou Moulley Charaf. Nous
tenons à lui témoigner toute notre reconnaissance pour la confiance qu’il nous a
accordée en nous proposant ce sujet et d’avoir dirigé notre mémoire.
On remercie nos très chers parents, pour leur amour, tendresse, et d’avoir
fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui.
Nos dernières pensées, et non les moindres, vont à toutes les personnes
qui à titres divers, de prés ou de loin, ont contribué à la réalisation de ce travail.
Dédicaces
Plus que jamais je dédie ce modeste travail à mes parents et j’aimerai qu’il soit le
témoignage de leurs consécrations et leurs fois en moi.
* A celle qui m’a imprégné de l’essence de son être, de sa générosité, et de sa gentillesse n’a
jamais cessée d’être là pour moi : c’est à toi mère que je dois ce travail.
* A celui qui n’a cessé de me procurer son aide durant mes années d’étude : à toi mon père.
* A mes frères et mes sœurs, tantes et en particulier ma petite sœur Malek Errahma.
* A tous mes oncles et tantes en particulier mon oncle Djamel et son épouse Saida.
* A mes amis : Abdou, Halim, Ghano, Hocine, Batout, Bilal, Gattari, Lamine, Redouane,
Zino, Nacir, Taher, Zohir, Yacine, Adel, Hassen, Hicham, Kader, Redouane Chenui, Zaid,
Karim, L’hadj, Malik, Monir, Sofiane.
* A celui qui n’a cessé de me procurer son aide durant mes années de scolarité.
A toi mon cher père.
* A tous mes oncles et tantes en particulier mon tonton Tayab et son épouse.
* A tous les papillons de la famille Rida, Nouari, Mani, Moumouh, Djahid, Ramzi, Sissa,
Bariza, Hanane, Lydia.
* A tous mes amis de scolarité : Gatari, Abdou, Halim, Radouane, Nacire, Lamine, Zinou.
IMCHAL KARIM
Sommaire Page
Introduction………………………………………………………….. 1
IV.1. L’aérage………………………………………………………………………………….. 74
IV.2. L’éclairage ………………………………………………………………………………. 75
IV.3. Choix du soutènement…………………………………………………………………... 75
IV.4. L’environnement ……………………………………………………………………….. 76
IV.4.1. les procédés de traitement des déchets de cyanure………………………..... 76
IV.4.2. Résolution du problème environnemental dans la région de Ain
Azel …………………………………………………………………………………………….. 77
IV.5. L'exhaure ………………………………………………………………………………... 77
IV.6. Quelque mesures sécuritaires et préventives …………………………………………. 77
Bibliographie…………………………………………………………………………………... 80
Annexes ………………………………………………………………………………………... 83
Liste des figures Page
Tableau III.1 : Données pour le calcul des besoins en air de la mine de Chaabet El-Hamra…. 55
Tableau III.2 : Les débits d’air en m3/min nécessaire pour aérer la mine de Chaabet El-
Hamra…………………………………………………………………………………………… 55
Tableau III.6 : Classification des toits en fonction de la nature des roches gisant……………. 62
Abréviations
ENOF : Entreprise Nationale des produits miniers non ferreux et des substances utiles.
Cette activité peut bouleverser le milieu terrestre : sol, air et eau. Le défi majeur des
sociétés minières modernes consiste donc à délimiter, extraire et traiter les ressources
minérales, tout en causant le moins de bouleversement possible à notre écosystème.
La tragique catastrophe qui a touchée dans un passé récent la mine de Kherzet Youssef,
accident dû à une infiltration des eaux et à l'effondrement des galeries et les conséquences
dramatiques sur les ouvriers est un exemple, qui doit nous inciter à accorder une priorité aux
problèmes liés à la sécurité et à l’environnement lors des études de faisabilité des
exploitations minières et durant toute la période de l'exploitation.
Notre travail a pour but d'étudier les problèmes liés à la sécurité et à l'environnement
dans le cas de la mine souterraine de Chaabet El-Hamra (Ain Azel, W. Sétif), qui est situé
dans le même contexte géologico-minier que la mine de Kherzet Youssef. Eu égard de
multiples difficultés rencontrées au cour de la réalisation de ce travail, à l’arrêt de
l’exploitation de la mine d’une part et à l’absence quasi totale de la documentation d’autre
part, on s’est contenté de circonscrire notre travail à des visites sur le site, ce qui nous a
permis d’envisager et d’analyser globalement certains problèmes sécuritaires et
environnementaux qui s’y posent. Nous avons également eu de nombreuses discussions avec
les responsables de la mine.
Chapitre III : Constat et analyse des problèmes sécuritaires dans la mine de Chaabet El-
Hamra.
2
CHAPITRE I
Conditions géologiques et
minières du gisement de
Chaabet El-Hamra
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
I.1. Généralités
Le gisement de Chaabet El-Hamra est situé à vol d’oiseau, à environ 250 km au Sud-Est
d’Alger et à 50 km au Sud de Sétif, dans la région de Chouf-Bouarket à 4,5 km d’Ain-Azel et
à 12 km au Sud-Est du complexe minier de Kherzet Youssef (Fig. I.1).
Le climat de la région est semi-aride, froid en hiver et chaud en été. Les précipitations
annuelles moyennes sont de 322 mm et dépassent rarement les 500 mm. La température
moyenne annuelle est de 15 °C.
4
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
- Le Trias se rencontre sous forme de pointements dans les zones les plus tectonisées. Il est
composé de masses d’argiles bariolées accompagnées d’un chaos de roches : brèches
dolomitiques, cargneules, amas de gypse, brèches de schistes micacées, avec parfois des
fragments de cristallin et de roches vertes. Des lambeaux calcaro-dolomitiques bien stratifiés,
attribués à la base du Lias (Rhétien ou Hettangien) sont fréquemment emballés dans le Trias.
5
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
0 2,5 km
6
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
- Le Jurassique affleure sur des surfaces importantes à l’Est d’Ain Azel. Il comprend le
Jurassique inférieur-moyen (Lias-Dogger) et le Jurassique supérieur. Le Lias-Dogger
constitue l’ossature calcaro-dolomitique de plusieurs chaînes des Monts du Hodna. Le
Jurassique supérieur est constitué de trois groupes : (1) un groupe gréso-argileux, très réduit
dans les Monts du Hodna, (2) un groupe marno-calcaire peu fossilifère et (3) un groupe
carbonaté supérieur, très riche en fossiles, qui correspond au Portlandien et comprendrait une
partie du Crétacé inférieur (Berriasien).
-L’Eocène est représenté par des faciès calcaires ou marno-calcaires à silex se terminant par
des séries lagunaires ou parfois continentales (argilites rouges et poudingues).
Elle est caractérisée principalement par les dépôts du Crétacé, dont le l’Hauterivien
présente le plus grand intérêt, car il contient la minéralisation (Meftah, 2002) (Fig. 1.3).
Valanginien (n2)
Hauterivien (n3)
7
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
Barrémien (n4)
a. Barrémien inférieur (n41) : ce niveau est à son tour divisé en trois termes :
• n41a : formé essentiellement par des grés et des dolomies gréseuses parfois
argilo-bitumineuses, avec une fine dissémination de pyrite et de passées de
dolomies légèrement oxydée ; la puissance de ce terme varie de 40 à 60 m.
• n41b : constitué par une alternance de dolomies marneuses massives, de marnes
et de calcaires marneux ; sa puissance varie aussi de 40 à 60 m.
• n41c : représenté par des dolomies massives à grain fins, avec des fissures
remplies d’oxydes et de calcite, et une puissance variant de 15 à 20 m.
8
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
• n42a : représenté par des dolomies gréseuses, massives à grains fins ou moyens, avec
souvent des fissures remplies par de la calcite et, vers la fin du terme, par de la pyrite
disséminée ; la puissance de ce terme varie de 20 à 30 m.
• n42b : formé de grés brun, avec une alternance d’aleurolites et d’une dolomie très
gréseuse, et, en fin d’intervalle, un aspect broyé de la roche, la puissance du terme
varie de 30 à 40 m.
• n42c : constitué d’une alternance de dolomie gréseuse, de grés brun et d’argiles
verdâtres (dolomies et grés compacts, massifs et légèrement hématitisés). Sa puissance
varie de 60 à 130 m.
• n42d : formé de dolomies gréseuse et argileuse et de calcaire brun-violet, avec des
passés d’argile verdâtre. Sa puissance est d’environ 60 m.
Ces corps sont allongés en bande sur une longueur de 2700 m en direction et 100 à 400 m
en pendage. Les corps de minerai plongent d’un pendage de 10° vers le Nord-Ouest.
Le minerai est encaissé dans une dolomie poreuse ou bréchique située dans la partie
inférieure de l’étage Hautérivien (Crétacé inférieur). Le toit du corps supérieur (corps n° 1) est
une dolomie à lits marneux tandis que le mur du corps inférieur (corps n° 2) est une dolomie
massive à concrétions (dolomie tachetée).
Les deux corps de minerai sont stratiformes, subparallèles et séparés l’un de l’autre par un
niveau intercalaire constitué d’une dolomie à minéralisation pauvre et parfois stérile de
puissance variable. Ce niveau peut être absent, de telle sorte que les deux corps se confondent
en un seul corps de minerai continue.
La puissance moyenne du corps n°1 (corps supérieur) est de 5 mètres et celle du corps n°2
(corps inférieur) est de 4 mètres. Il n’existe aucune corrélation entre les épaisseurs et les
teneurs et on constate une distribution contrastée dans les corps de minerai.
I.2.5. Tectonique
a. Le Bloc Est
Trois (3) côtés de ce bloc sont limités par des failles, tandis que le côté Sud est ouvert et se
trouve en contact avec les calcaires du Néogène. Sur le plan structural, le bloc représente un
brachyanticlinal et le pendage des flancs du pli est : 10° à 15° NE et 15° à 20° SO. Sur le fond
général du pli, il existe des complications locales sous forme de dômes, gradins, etc.
9
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
b. Le bloc central
Il a la forme d’un coin, dont l’angle aigu est formé par le raccordement des failles centrale
et latitudinale dans la partie Est. La partie opposée du coin s’en va en s’élargissant à l’Ouest
du gisement. Sur le plan structural, le bloc Central est plus compliqué. Dans son ensemble, le
coin représente un Graben à amplitude d’affaissement de 15 à 20 m.
c. Le Bloc Ouest
Il est localisé au Nord-Ouest de la faille normale et se trouve limité par des dislocations
cassantes Est, Ouest, latitudinale et centrale.
- la faille centrale : c’est une faille normale qui s’étend de l’extrémité Nord jusqu'à
l’extrémité Sud, avec un pendage au Sud-Est inférieur à 70-75° et un rejet vertical
de 10 à 15 m dans sa partie Nord-Est, elle coupe un chevauchement à pente douce.
- La faille latitudinale : c’est une faille normale dérivée de la faille centrale. Elle se
prolonge à l’Ouest au-delà du gisement, avec un pendage au Nord de 75 à 80° et un
rejet vertical de 10 à 20 m.
- La faille Est : dérivée aussi de la faille centrale, cette faille normale est orientée
vers l’Est, de direction subméridienne, avec une amplitude verticale du rejet de 80
m, voire de 100 m suivant le plan de faille, et un pendage Sud-Ouest inférieur à 65-
70°.
- La faille Ouest : cette faille normale se dégage du dessous du dépôt quaternaire,
bordant le flanc Sud-Est du brachyanticlinal du bloc Est, et change de direction
jusqu’à 300°, se faisant couper par la faille latitudinale ; c’est une faille en escalier
formant des plaques, des coins, dans une zone d’environ 70 m de large, et le
pendage est à l’Est inférieur à 70-85° tandis que les rejets verticaux atteignent
10 m.
La partie inférieure (profil 10-15) est affectée par deux accidents tectonique majeurs
subparallèles de direction Nord-Est/Sud-Ouest à savoir : la faille diagonale et la faille
latitudinale. La première est située entre le profil 13 est d’un rejet de 4 mètres avec un
pendage d’environ 50 degrés vers le Sud-Est. Par contre la faille latitudinale est située entre
les profils 15 et 16. Son rejet est de 10 mètres avec un pendage d’environ 60 degrés vers le
Nord-Ouest.
I.2.6. La minéralisation
10
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
La minéralisation de pyrite, marcassite, blende et rarement galène est intimement liée aux
roches dolomitiques hauteriviennes, en se localisant indépendamment aux structures
tectoniques affectant ce niveau porteur de la minéralisation.
La galène est très rare, et se développe généralement aux extrémités des lentilles, limitant la
zone zincifère de celle baryto-pyritifère.
I.2.7. Hydrogéologie
L’importance de l’eau d’exhaure est assez connue dans la région. Le "coup d’eau"
catastrophique du 02 juin 1990 a entraîné la fermeture définitive de la mine de Kherzet
Youssef. Cette eau est récupérée pour les besoins agricoles et sa présence est un obstacle à
l’avancement des travaux d’exploitation de la partie inférieure du gisement de Chaabet El-
Hamra.
- Dans la partie centrale du gisement, existe une nappe contenue dans les formations
hauteriviennes carbonatées à perméabilité de fissure.
- Dans la partie Nord-Ouest du gisement une nappe aquifère est reconnue dans les
formations barrémiennes. Cet aquifère est associé aux grés dolomitiques.
- Dans la partie Est du gisement deux sondages hydrogéologiques ont été exécutés,
ces derniers ont donné des résultas négatifs et une absence de venues d’eau a été
notée. Les travaux miniers réalisée par l’ENOF ont confirmé qu’il n’y a pas de
niveau aquifère dans la partie Est.
11
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
12
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
Figure I.4 : Coupe géologique longitudinale de la partie inférieure du gisement Chaabet El-
Hamra (profil X-XV) (d’après ORGM et plan ENOF).
13
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
14
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
PR 5
PR 10
PR 15 PR 0
1000
800
Légende
Nappe
Niveau d’eau
- Le reste de la coupe est constitué de dolomies, de
marnes, d’argiles et parfois de calcaire.
15
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
On appelle ouverture d’un gisement tous les travaux de creusement donnant accès au corps
minéralisé à partir du jour.
Travers-banc 960
De même section que la descenderie (20,60 m2) et à la côte 960, ce travers-banc a une
longueur de 289 m et une inclinaison de 4 % (en traversant la zone minéralisée) et relie le
puits d’aérage et de secours à la descenderie, suivant le profil X.
16
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
17
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
b) Angle de pendage :
Les corps de minerai plongent d’un double pendage de 10° vers le Nord-Ouest, Sud-Ouest
qui devient plus important à partir du profil 14 (35 % à 40 %).
Les différentes puissances des parties du gisement sont données dans le tableau suivant :
Tableau I.1 : Evaluation des réserves géologiques profil (0 – 31) ORGM 1992 /
SIDAM1994.
d) Caractéristiques du minerai
f) Conditions hydrogéologiques
Le débit d’eau dans le gisement de Chaabet El-Hamra est très important. En décembre
2000, les eaux d’exhaure des chantiers situées sous le niveau 960 avaient un débit de 60 m3/ h,
les conditions de vidange de la nappe sont, dans ce cas, satisfaisantes même si le débit atteint
100 m3 /h.
18
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
Figure I.9 : Plan de répartition des réserves pour les deux corps
(d’après Evaluation ENOF 1996).
19
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
Pour accéder et préparer le champ minier, l’ENOF a réalisé environ 5000 m de voies de
roulage, au 31 décembre 1998, avec plus de 90 ٪ dans la minéralisation.
- Des galeries d’accès (du travers-banc 960 vers le profil 0 et les longueurs réalisées,
d’environ 800 m, ont atteint le profil V) aux blocs et de roulage des engins, ainsi que de
passage du personnel et d’aérage.
- Une galerie de jonction entre les deux faisceaux minéralisés, de 20,960 m2 de section et de
116 m de longueur (pente 7 à 8 ٪).
Les méthodes choisies (chambres et piliers, traçage et dépilage, sous niveaux abattus,
suivis d’un foudroyage) n’ont pas été éprouvées, sauf pour la méthode des chambres et piliers
abandonnés (et non foudroyés) qui a été pratiquée dans le passé par les mineurs de la mine de
Kherzet Youssef.
20
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
C’est la méthode qui est utilisée et maîtrisée par les mineurs de Chaabet El-Hamra pour
l’avoir déjà pratiquée durant plusieurs années à la mine de Kherzet Youssef.
Cette méthode consiste dans un premier temps, à tracer des chambres de 4 m de largeur, en
chassant, laissant entre elle des piliers de 4 m de largeur et de 12 m de longueur, et dans un
deuxième temps, de récupérer en rabattant une partie des piliers par creusement de refont de
4 m on abandonne des piliers de 16 m2 de section pour une section de chambre abattue de
40 m2.
Cette méthode nécessite une bonne connaissance, ainsi qu’un suivi du comportement des
piliers abandonnés, du fait de leur hauteur relativement importante (10 à 12 m d’épaisseur de
lentille), et se caractérise par un taux élevé de perte minerai de l’ordre de 25 %
Pour une morphologie de type lenticulaire comme celle du gisement de Chaabet El-Hamra,
notamment pour les épaisseurs < 5 m, la méthode d’exploitation conventionnelle la plus
appropriée est celle par traçage et dépilage.
En effet, l’inconvénient majeur consiste en ce que cette méthode exige la réalisation totale
des travaux préparatoires qui permettent d’accéder aux profils en amont (profil 0 et profil XV)
avant de procéder à l’exploitation des blocs, cette exigence est liée à des questions de stabilité
du toit et des voies de passage du personnel et des engins.
c) Méthode par sous-niveaux foudroyés (pour les épaisseurs > 5 m) (Fig. I.12)
Cette méthode consiste à creuser, dans une première étape, une galerie de 4 m de largeur et
de 3 à 4 m de hauteur, et, dans une seconde étape, de faire le foudroyage, en se rabattant, des
réserves situées au-dessus et de part et d’autre de cette galerie.
Toutefois, cette méthode nécessite la foration de trou de mine très profond (4 à 6 m), donc
l’utilisation d’un engin de foration performant du type jumbo.
A noter que les mineurs de Chaabet El-Hamra n’ont aucune expérience concernant la
méthode des sous-niveaux foudroyés.
21
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
22
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
La méthode d’exploitation utilisée par la mine de Chaabet El-Hamra est une combinaison
des méthodes citées ci-dessus qu’on pourrait appeler "méthode par chambres et piliers
résiduels".
- L’ouverture des chantiers d’abattage se fait par traçage, à raison de chaque 4 m, pour une
moyenne de 20 m de longueur (selon la longueur de la lentille).
- La configuration des chantiers d’abattage est celle des chambres et piliers surdimensionnés,
jusqu’à 12 m de longueur et 4 m de largeur, avec la création des galeries de jonction entre les
traçages.
- Les piliers résiduels sont laissés tels quels, et non torpillés, à cause des charges
supplémentaires qu’aurait entraîné une telle opération.
Ces travaux visent à atteindre le bloc de réserves délimité par les sondages effectués à partir
du jour, Ils consiste à creuser des galeries dans les roches stériles jusqu’à atteindre ce bloc,
une fois cette galerie soutenue, elle deviendra une galerie de roulage.
23
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
Chaque lentille minéralisée est découpée en blocs d’exploitation et chaque bloc comporte le
numéro de la lentille suivi de celui de blocs : par exemple, 3/6 signifie 6ème bloc de la
lentille 3.
Les travaux de découpage ont pour but la préparation des réserves du bloc à l’abattage et
ceci consiste à tracer, à partir de la galerie principale (ou galerie d’accès aux blocs), les
galeries secondaires (ou galeries de traçage) afin de délimiter des panneaux de minerai d’une
largeur moyenne de 25 m et d’une longueur liée à l’extension de la minéralisation.
a) La foration
La foration est réalisée à l’aide de marteaux perforateurs de type (montabret T-21) et des
fleurs en acier monobloc de 38 mm de diamètre, la longueur de foration est comprise entre
1,60 m et 2,40 m.
Coefficient de la dureté 6 à 8 12 à 16 18 à 20
Consommation
spécifique 0,5 à 0,8 1,2 à 1,8 1,4 à 2, 1
q1 . f1 .v
Q= …………..kg/m3
e
24
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
Où :
8.0,8.2,07
D’où : Q = = 1,059 kg /m3 .
1,27
- Calcul du nombre de trous de mine :
[Link]
Nbre de trous =
dc 2 .Δ.kr
Où : st : section de l’ouvrage en m2
Q : charge spécifique de l’explosif
dc : diamètre des cartouches de l’explosif dc = 30mm
Δ : densité de l’explosif Δ = 1450 kg / m3
kr : cœfficient de remplissage du trou par l’explosif (kr = 0,5 à 0,6)
Qexp = Q x v
On prend Qexp = 15 kg
On introduit soigneusement la cartouche amorce au fond du trou, puis les cartouche à l’aide
d’un bourroir.
25
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
Une fois cette opération est terminée, les trous seront bourrés, les amorces connectées et
le tir s’effectuera à l’aide d’un exploseur approprié à partir d’un lieu sûr.
Le principe de l’abattage par trou de mine profond consiste à déterminer les paramètres
suivants :
π .d 2 3,14.0,046
P= ( ).1. Δ = ( ).1. 1450
4 4
P = 2,4 kg/m
d : diamètre du trou de mine
p 1/2
w=[ ]
q.m
m = cœfficient de rapprochement (m = 2,8)
2,4 1/2
w=[ ] = 1,03
0,8.2,8
On prend w = 1m
a=w.m
a = 1. 2,8 = 2,8 m
On prend a = 2,8 m
Q=s.w.q
26
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
Figure I.13 : Plan de tir appliqué à la mine de Chaabet El-Hamra (d’après Mefta h, 2002).
27
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra
c) L’exhaure
Au cours de creusement en aval pendage les venues d’eau accumulées au niveau des fronts
de taille seront évacuées à l’aide de pompes de chantier vers le travers-banc puis
gravitairement vers le puisard ou il est installé une pompe immergée qui refoule de l’eau au
jour.
d) Le soutènement
Dans certaines zones où la pression des terrains est élevée, le soutènement par les cintres
métalliques ne peut pas supporter ces contraintes, dans ce cas le soutènement utilisé est celui
de charpentes métalliques assemblées par boulonnage, le garnissage se fait en bois.
Au niveau des roches friables, les excavations sont soutenues par des cintres métalliques,
espacés l’une de l’autre d’environ 0,8 à 1,5 m, le garnissage est fait par des plaques
métalliques ou par dalles en béton ou parfois en bois.
28
CHAPITRE II
Normes d’hygiène et de
sécurité dans les mines
souterraines
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
II.1. L’aérage
II.1.1. Généralité
Son but est ainsi de maintenir l’atmosphère des travaux miniers dans un état compatible avec
les nécessités de la sécurité et de l’hygiène, en assurant le passage dans tous les travaux du
fond, d’une quantité d’air qui, entrée dans la mine par un ou plusieurs orifices dits d’entrée
d’air, circule dans les chantiers et s’échappe à l’extérieur par des puits ou galeries de retour
d’air.
Par atmosphère des travaux miniers, on veut désigner l’ensemble des paramètres qui
forment le microclimat de la mine. Ces paramètres sont :
L’air contient environ 21% d’oxygène et 79% d’azote, on y trouve des quantités
extrêmement faibles de CO2, environ 0,04 %, ainsi que des gaz rares à l’état de traces.
Les règlements de sécurité exigent : (1) que la teneur en gaz carbonique dans tous les
lieux de travail souterrain, ne soit pas supérieure à 0,5 % et dans le courant général de retour
d’air ne dépasse pas 1% ; (2) la teneur de CO est fixée à 0,0016 % ; (3) la teneur en
hydrogène sulfuré dans l’air de la mine soit inférieure à 0,00066 % en volume ; (4) la teneur
en oxydes d’azote dans l’air de la mine soit inférieure à 0,001 % en volume.
II.1.3. La température
On constate en dehors de tous travaux, que la température des terrains croit avec la
profondeur. On appelle gradient géothermique l’accroissement moyen de la profondeur qui
entraîne une augmentation de la température de 1°C, le degré géothermique est une
caractéristique des terrains, il diffère d’une mine à l’autre.
30
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
La vitesse du courant d’air est le moyen principal de maintien de la température dans des
limites acceptables, si cette vitesse est trop élevée, elle peut créer un climat froid ou il est
difficile de travailler, et provoque aussi un soulèvement des poussières.
Si elle est trop faible, elle peut être responsable de l’accumulation de gaz nocifs et le dépôt de
la poussière dans la mine en proportion dangereuse, elle provoque aussi l’augmentation de la
température de l’air de la mine.
b) L’humidité :
L’humidité relative de l’air de la mine est de l’ordre de 90-95 %, et diminue en hiver, dans
les mines profondes (800-1000), l’air est plus sec que dans les mines peu profondes car les
terrains en profondeur sont moins aquifères et leur température est plus élevée.
La technologie des exploitations minières est liée à l’abatage des roches qui s’accompagne
d’un dégagement d’une quantité importante de poussière, une partie de celle-ci se déposent
par terre et autre partie reste en suspension dans l’air dont la dimension est inférieure à 5µ.
La présence de la poussière dans la mine entraîne deux dangers : (1) les poussières
combustibles peuvent former avec l’air des mélanges à caractère explosif ; (2) Les poussières
sont à l’origine de plusieurs maladies professionnelles.
Une norme sanitaire de la teneur de la poussière dans l’air pour les roches contenant plus
de 10 % de silice SiO2 est fixée à 2 mg/m3 et pour les poussières provenant des autres
minéraux, la teneur en poussière ne doit pas dépasser 10 mg/m3.
Le tableau II.1 résume les principales normes de l’atmosphère d’une mine souterraine.
31
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
Eléments Normes
Oxygène > 20 %
CO2 < 0,5 %
CO < 0,0016 %
NO, NO2 < 0,001 %
H2S < 0,00066 %
SO2 < 0,00035 %
CH4 < 0,75 %
Température < 26°C
Humidité < 90 %
Vitesse de l’air < de 3 à 6 m/s suivant les cas
> de 0,15 à 0,25 m/s suivant les cas
Poussière (> 70 % SiO2) < 1 mg/m3
Pour déterminer la quantité d’air nécessaire fournie à la mine, on doit tenir compte des
facteurs suivant :
q
Q= m3/ minutes (1)
14,4 * p
32
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
12,5 * A * b
Q= ; m3 / minutes (4)
t
Où : A- consommation de l’explosif, en kg ;
b- volume de CO théorique qui se forme au cours de l’explosion de 1 kg d’explosif, en
litre (il se forme 40 L suivant les règlement de la sécurité industrielle) ;
t – temps d’aération, en minutes (ne dépasse pas 30 minutes).
On considère que la teneur tolérée en CO dans le courant d’air sortant de la mine après le
tir est égale à 0,008 %.
La circulation d’air dans la mine entre deux points se trouvant à la même profondeur
(Figure II.1), est le résultat de la création d’une différence de pression lors de l’injection de
l’air.
Figure II.1 : Circulation d’air entre deux points dans une galerie souterraine
De la figure, le point (1) est soumis à la pression : p1 = γ1. H, de même le point (2) est
soumis à la pression p2 = γ2
33
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
α .(1.C)
h=[ ].V2 (7)
S
[( L.C ).Q 3 ]
h = α.. 3
= R.Q2 (8)
S
Avec :
R- la résistance de la galerie à l’écoulement de l’air, d’où on aura
α .( L.C )
R= 3
[kg.S2 / m8] (9)
S
D’où:
h
Q= (10)
R
Les rétrécissements, les élargissements des galeries, et les croisements engendrent des
pertes de pression, Ces pertes sont dues essentiellement aux changements de la section des
galeries et aux changements de direction, elles sont exprimées par la relation suivante :
ζ .(V 2 .γ )
h' = (11)
2.g
34
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
1) Changement de direction :
α D 3,5
ζ= [0,134 + 1,847( ) ] (13)
180 2.r
Où :
α – L’angle de virage (°).
D –Diamètre de la galerie.
r – Rayon de courbure.
Figure II.3 : coude arrondi
2) Changement de section :
Rétrécissement brusque :
Elargissement brusque :
S1 2
ζ = [1- ] (14)
S2
35
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
Diaphragme :
1 S 2 s
ζ= [( ) - 1].[1 –( )] (15)
ϕ 2
s S
Où :
S – Section de la conduite.
S – Section du diaphragme.
φ – Coefficient de contraction de la veine
fluide.
II.2. L’exhaure
II.2.1. Généralités
La pénétration de l’eau dans la mine a plusieurs origines, d’une part, au cour de l’exécution
des travaux on est amené parfois à traverser les horizons aquifères qui occasionnent des
venues d’eaux plus au moins abondante, d’autre part, les fissures se formant dans les terrains
encaissants à la suite du foudroyage des espaces exploités peuvent se transmettre aux horizons
aquifères sus-jacents et servir de voies de pénétration de l’eau dans la mine. L’eau provenant
de la surface peut également pénétrer à la mine à travers les interstices.
Les eaux des mines se distinguent par une grande variété de leur composition chimique,
elles ne sont pas potables et souvent impropres pour les usages techniques. Quelquefois, elles
contiennent de l’acide sulfurique, elles portent alors le nom d’acide et elles sont très nocives à
cause de leur action corrosive sur les pompes, les tuyaux, les rails et leurs objets métalliques.
Pour diminuer l’acidité de l’eau, on la neutralise parfois avec de la chaux vive qu’on fait
venir de la surface dans des wagonnets et qu’on jette à la pelle dans les albraques.
On prend des mesures spéciales contre l’action corrosive de l’eau acide sur les pompes et la
tuyauterie et cela en revêtant les parties de la pompe soumises à l’eau acide par du bronze ou
en acier inoxydable tandis que les tuyaux sont recouverts intérieurement par du bois ou
plomb.
36
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
• Afin de prévenir l’éventuelle pénétration des eaux de la surface dans les travaux
souterrains, les puits de la mine et les galeries à flanc de coteau ne doivent pas être
creusés dans des endroits inondables.
• Effectuer des études sur les directions des écoulements des eaux de pluie et de la fonte
des neiges, au voisinage du champ minier afin de détourner ces endroits des travaux
souterrains.
• Creuser des rigoles ou karnets à la base de la galerie, avec une pente de 1/1000 suffit
largement pour drainer ces eaux si elles ne contiennent pas trop de particules lourdes
ayant tendances à s’y déposer.
L’eau filtre dans les galeries sous forme de gouttes séparées ou de filets plus ou moins
importants, cette eau est dirigée à travers le réseau de caniveaux dans les galeries et les
travers-banc, vers le point de rassemblement appelé albraque situé à proximité du puits.
Les eaux de mine sont habituellement chargées de boues et de fragments de roches, c’est
pour cela que l’albraque sert également pour la décantation de ces eaux.
II.3. L’éclairage
Un bon éclairage des travaux souterrains renforce la sécurité, augmente le rendement et
améliore les conditions de séparation du stérile du minerai.
L’éclairage le plus répandu dans les mines souterraines est celui obtenu par des lampes
portatives à accumulateurs, tandis que les lampes à essence sont utilisées comme indicateurs
de l’oxygène et du gaz carbonique.
37
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
a) Eclairage fixe
L’éclairage des mines souterraines se fait par des hublots branchés sur le réseau, les travaux
souterrains qui doivent être éclairés sont les suivant :
• Les recettes.
• Les salles des machines électriques, les ateliers de réparation, les garages des
locotracteurs, les infirmeries et les dépôts d’explosif.
• Les tailles d’abattage et de traçage ;
• Les galeries de roulage par locotracteurs électriques et de transport par convoyeurs.
• Les passages pour le personnel.
Les hublots utilisent des ampoules de 60 à 100 watts et selon la nature des travaux
souterrains ils sont séparés l’un de l’autre comme suit :
Pour l’éclairage souterrain il est interdit d’utiliser un courant au-dessus de 127 V, on peut
utiliser dans les recettes et les salles un courant de 220 V à conditions que les hublots soient
suspendus à une hauteur de 2,5 m
Les hublots sont constitués essentiellement d’un corps métallique, d’un globe de protection
en verre et d’une grille protectrice fixée sur une bague réunie par un dispositif spécial au
corps du hublot, Entre le corps et le verre se trouve un joint en caoutchouc, le globe est serré
contre le corps au moyen d’une vis située à la partie inférieure de la grille, le hublot est
suspendu par un crochet.
38
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
Il se fait par des lampes à accumulateur au chapeau. La lampe est munie de crochets afin
d’être fixée au casque, elle est reliée à une batterie grâce à un câble souple, la batterie
comporte des crochets afin que le mineur puisse la porter à la ceinture, après chaque fin de
post de travail la batterie doit être rechargée.
Les manifestations de la pression des terrains varient selon les facteurs géologiques tels
que :
• Les propriétés physico-mécaniques des roches.
• Conditions du gisement.
• Présence des eaux dans le gisement.
• les dimensions des ouvrages miniers souterrains ainsi que du mode et la qualité de leur
exécution.
La cause principale de la pression des terrains est la force de la pesanteur, car les couches
de roches situées au-dessus compriment par leur poids les couches inférieures qui à leur tour
résistent à cette pression. Dans les conditions normales, ces forces sont en équilibre mais les
roches se trouvent sous contraintes.
Après l’exécution d’un ouvrage minier dans le massif vierge de roches, une redistribution
des tensions se produit autour de cet ouvrage. Pendant ce processus de redistribution, les
roches tendent vers un nouvel état d’équilibre en subissant certaines déformations.
Les déformations élastiques sont en tant que grandeur très faible et n’existent que pendant
un très court laps de temps. Par conséquent, dans les cas ou les déformations de roches ne
dépasser pas, pendant les travaux, les limites d’élasticité, dans ce cas les ouvrages peuvent
rester pendant longtemps sans soutènement. Par exemple, un ouvrage minier à grande portée
creusé dans les roches suffisamment dures (grés compacts durs, granite…) ou une chambre de
39
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
faible dimension creusée dans l’argile compacte, peuvent rester pratiquement un temps
illimité sans subir des déformations appréciables.
Du fait que les roches ne sont pas en générale dures, et que les ouvrages miniers ont des
dimensions transversales considérables, les déformations plastiques, la fissuration se produit
et il en résulte la dégradation des roches. Ces déformations se manifestent par le
fléchissement du toit et la formation de fissures qui s’élargissent au fur et à mesure en causant
ainsi la chute des morceaux de la roche.
La dégradation peut provoquer un effondrement de grandes masses de roches, dans ces cas
il est nécessaire de créer un soutènement suffisant pour conserver à l’ouvrage minier les
dimensions et la forme données.
Les facteurs principaux déterminant les propriétés physico-mécaniques des roches sont :
• la profondeur du gisement ;
• la tectonique de la région : les processus tectoniques engendrent des efforts de
traction qui dépassent parfois la résistance des roches, provoquant ainsi leur
déformation et leur fissuration ;
• l’âge géologique de la roche : il est d’une grande importance du point de vue
appréciation de la solidité du massif rocheux gisant au-dessous de l’ouvrage minier ;
• l’érosion éolienne : pondant les variations saisonnières, les roches se trouvant à la
surface subissent l’action de l’atmosphère et des eaux ce qui diminue de leur solidité
et stabilité ;
• présence d’eau et son régime : les fissures du massif rocheux augmentent sa
perméabilité, de ce fait l’eau pénétrant à travers les interstices favorise le glissement
des roches et provoque une augmentation de la pression des terrains.
Figure II.9 : Les différentes charges qui s’exercent dans un ouvrage horizontal.
40
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
a
b= , en m (17)
f
b- La hauteur de la voûte en m.
a- la demi largeur de la galerie.
f- Le coefficient de dureté sur l’échelle de Protodiakonov.
4
S= .a’.b , en m2 (18)
3
π ϕ
a’ = a + c = a + h. tg( - ) (19)
4 2
Pour trouver la pression de la roche par mètre linéaire de l’ouvrage, il faut multiplier la
section par l’unité et la densité apparente γ des roches, on aura donc :
4 a' 2
P = S.l.γ = . γ. , en t/m (20)
3 f
π ϕ
P1 = b1 .γ. tg2( - ) , en t/m (21)
4 2
π ϕ
P2 = h2 .γ. tg2( -
) , en t/m (22)
4 2
b1- La hauteur de la voûte calculée d’après la formule (17).
41
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
Dans le cas où les roches au toit de l’ouvrage différent de celles latérales, il est
recommandé dans ce cas de prendre la hauteur de la voûte naturelles h0 comme est indiqué
dans la formule ci-après :
γ1
h0 = b1 . (23)
γ
h0- La hauteur de la voûte en m.
γ1- La densité apparente de la roche au toit, en t/m3.
γ - La densité apparente des roches latérales, en t/m3.
γ .h 2 ϕ
P= . tg2 (45 - ) (24)
2 2
dP ϕ
P= = γ.h.tg2 (45 - ) (25)
dh 2
h- La profondeur du remblai.
γ- La densité apparente du matériau du remblai.
φ- l’angle de frottement du matériau de remblai.
D’après cette expression, on peut déterminer la pression sur le mur de soutènement dans
n’importe quel point de profondeur h :
M. Protodiakonov a proposé cette formule pour évaluer la pression sur le soutènement des
puits verticaux. Dans ces calculs on prend h comme profondeur totale du puits de mine.
Lorsque le puits recoupe un ensemble de roches relativement homogènes, différant l’une de
l’autre par leurs propriétés physico-mécaniques, on prend la valeur moyenne pondérale de φ.
Par exemple, si le puits a recoupé une quantité A mètres de roches avec le coefficient de
dureté f1, une quantité B avec le coefficient f2 et une quantité C avec le coefficient de dureté
f3, le coefficient moyen pondéral sera égal à :
f1 + f 2 + f 3
f= (26)
A+ B +C
42
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
f = tg φ (27)
Dans le cas où un puits rencontre des roches de duretés très différentes, la valeur de la
pression des terrains est déterminée pour chaque couche et il peut être nécessaire d’augmenter
les dimensions du soutènement et même d’en modifier la forme.
Par exemple, si à une profondeur H de la surface se trouve une roche peu stable, d’une
puissance m (figure II.10) dont l’angle de frottement interne est égale à φ1 et la densité
apparente γ1 et si cette roche est recouverte de roches plus stable de densité apparente γ2 dont
l’angle de frottement est φ2, le problème dans ce cas se ramène à la détermination de la
pression sur le soutènement exercé par la roche peu stable avec un angle de frottement φ1 sur
la surface à laquelle s’exerce une pression γ2. H par chaque unité carrée, c'est-à-dire :
π ϕ
P = (m.γ1 + H.γ2) tg2( - ) (28)
4 2
Les méthodes de détermination de la pression des terrains sur le soutènement d’un ouvrage
minier incliné ont été moins étudiées que celles de la pression sur le soutènement des
ouvrages horizontaux et verticaux.
43
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
Figure II.11 : Action des contraintes dans le toit d’un ouvrage incliné.
P = [Link] α (29)
T = [Link] α (30)
II.5. Le soutènement
Dans les mines souterraines, on distingue deux types de galeries :
• Les galeries qui forment l’ossature de la mine, donnant ainsi accès au gisement, Ces
galeries peuvent avoir une durée de vie de 20 à 50 et même à 100 ans.
• Les galeries de chantiers qui accompagnent les tailles dans leur progression, c’est-à-dire
elles ne servent qu’à l’exploitation des panneaux, Ces galeries ont une durée de vie
d’une année ou deux ans ou 3 ans au maximum.
44
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
Parmi les types de soutènement les plus utilisés dans les mines souterraines :
Le boulonnage a été appliqué principalement dans les exploitations par chambres et piliers,
aussi bien dans les mines de charbon que dans les mines métalliques, Le soutènement par
boulons est réalisé à l’aide de boulons qui arment le terrain, ils peuvent s’associer ou non au
béton projeté cela apporte aux parois de l’excavation une pression radiale rendant en quelque
sorte le terrain apte à se soutenir lui même, le but du boulonnage est le contrôle du bas toit et
non pas de la pression des terrains, ainsi de renforcer la résistance de la roche autour de
l’excavation.
• Accrocher un bas toit peu résistant à un banc supérieur solide autoportant, Les boulons
doivent fournir au bas toit des points d’appui suffisamment rapprochés pour qu’il se
maintienne sur cette portée réduite.
• Faire d’un empilage de banc miné, un banc solide capable de se supporter lui-même au
dessus du vide de la galerie.
• Renforcer la roche autour de la cavité, c’est-à-dire s’opposer à la détente de la
fracturation des roches entourant la galerie.
Les boulons doivent être placés le plus tôt possible après l’abattage et le chargement du
minerai, Il ne faut pas laisser à la roche le temps de fléchir et se fissurer, les trous sont
disposés généralement sur ligne droite parallèle au front et perpendiculaire à l’axe de la
galerie ou la chambre, les boulons utilisées en souterrain sont : les boulons à ancrage ponctuel
et ceux à ancrage repartis.
Les boulons à ancrage ponctuel (Figure II.12) comportent une tige qui est tendue entre
l’ancrage en fond de trous et la tête bloquée en parement, l’ancrage est couramment un
ancrage à expansion constituée de deux demi-coquilles qui se bloquent aux terrains en
s’écartant, la mise en tension de boulon est obtenue par serrage de l’écrou de tête.
45
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
Les cintres constituent une ossature en forme d’arc disposé selon la section transversal de
l’excavation, ils peuvent êtres en profilés métalliques. Les cintres les plus utilisées dans les
travaux souterrains sont en profilés métalliques, HEB et TH.
46
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
Il est indispensable de veiller à la qualité du blocage du cintre avec les terrains afin
d’assurer une meilleure stabilité, l’espacement entre les cintres est généralement entre 0,8 et
1,5 m selon la tenue du terrain et la capacité du cintre, pour leur garnissage on utilise en
général :
Les cintres légers : Ile présentent une capacité de portance limitée. Leur faible poids rend
leur mise en œuvre plus aisé qu’avec les cintres lourds.
Ils sont utilisés à titre provisoire de la protection du personnel et dans des cas spécifiques :
dans les tunnels de petits diamètre (5 à 10 m) et en association avec les encrages et le béton
projeté.
Les cintres métallique lourds (Figure II.16) : Chaque cintre se compose de plusieurs
éléments, suivant la dimension de la galerie.
Cintre Diamètre
HEB120 2,5 à 5 m
HEB140 4à8m
HEB180 7 à 10 m
HEB220 9 à 12 m
47
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
c) Béton projeté
Le béton projeté est un béton qui est mis en œuvre par refoulement dans une conduite, et
projeté sur une paroi par un jet d’air comprimé, Il est de plus en plus utilisé comme
soutènement ou comme revêtement pour la construction des ouvrages souterrains. La mise en
œuvre du béton projeté se fait par deux grandes techniques de projection soit par voie sèche
ou par voie mouillée.
48
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
dans la buse de sortie. L’eau est incorporée au mélange et le béton est projeté à grande vitesse
sur la surface d’application.
• Les rebondissements et les pertes qui sont très importantes (25 à 40 % du mélange).
• La projection des poussières à la projection.
Le mélange eau agrégats ciment est gâché suivant les procédés traditionnels, puis
transporté dans la conduite, La propulsion du mélange mouillé est assuré par l’air comprimé
(flux dilué), ou par l’action d’une pompe à béton (flux dense).
d) Soutènement en bois
Les cadres en bois sont rarement utilisés à cause de leur mauvaise conservation en
atmosphère humide, des difficultés de leur mise en œuvre et de la nécessité d’emploi d’une
main d’œuvre qualifiée. Certains pays tel que la Belgique, interdisent l’emploi du bois dans
les galeries, car il peut faciliter la propagation rapide d’un incendie dans les travaux miniers.
Les cadres en bois présentent cependant l’avantage de s’adapter aisément aux différents
types de section. Ils se prêtent bien au soutènement des terrains instables car leur pose peut
suivre immédiatement chacune des phases de creusement, c’est pourquoi ils peuvent être
indiqué dans le cas :
Dans les galeries de faible section, on utilise en général des cadres rectangulaires ou
trapézoïdaux constitués de deux montants et d’un chapeau.
49
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
4. Les détonateurs sont toujours conservés au jour dans une armoire spéciale placée dans
un local sec ne contenant aucun appareil de chauffage ou d’éclairage à flamme, et
aucun explosif.
La manipulation des explosifs exige certaines précautions primordiales, pour cela il est
absolument défendu de :
2- Frapper sur les caisses, aux moyens d’objets métalliques pour casser les fils ou bandes
métalliques qui en assurent la fermeture.
1- Lors du chargement des mines, seuls les ouvriers qualifiés, possesseur d’une carte de
contrôle d’explosifs, peuvent charger les mines, sous la responsabilité du surveillant.
2- Avant de procéder au chargement des mines, il est nécessaire de bien nettoyer les
trous, soit par soufflage, soit avec une cuvette et de vérifier que le bourroir passe
facilement jusqu’au fond. Le chargement s’effectue au moyen de bourroir en bois.
50
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines
3- La charge d’explosif doit être introduite au fond du trou sans secousses ni torsion. La
cartouche amorcée doit être placée la dernière ou l’avant dernière (amorçage direct),
tandis que les autres façons d’amorçage tels que l’amorçage postérieur et inverse sont
strictement interdits.
4- Il est strictement interdit de charger les trous de mines pendant la forration d’un même
front, et de faire sortir la charge déjà engagée dans un trou.
5- L’amorçage est réalisé seulement avec des broches en laiton, tout autres objets utilisés
à cet effet sont interdits.
6- Avant de procéder au tir des mines il est nécessaire d’effectuer à l’aide d’un
ohmmètre, des vérifications au niveau de la ligne de tir, des connections afin de
déceler l’amorce défectueuse qui peut causer une explosion au passage d’un courrant
électrique de quelques milliampères.
7- Les fils conducteurs d’une même volée doivent être mis en court-circuit sitôt que le
chargement soit terminé. La jonction des fils conducteurs à la ligne de tir ne s’effectue
qu’au moment du tir et après évacuation du chantier.
8- Une fois que l’installation du tir est vérifiée, le responsable du chantier doit évacuer
les mineurs et effectuer le branchement de la ligne de tir, puis annoncer le tir une
minute avant de tirer et enfin procéder au tir. Dans le cas où il y a des mines ratées, il
ne faut en cas quitté l’abri, il faut donc attendre environ 15 min, ce délai et compté à
partir du moment ou les mines auraient dû sauter.
51
CHAPITRE III
Depuis des années, la mine de Chaabet El-Hamra a connu une dégradation remarquable en
matière de sécurité, et est actuellement confrontée à de graves problèmes qui présentent un
danger pour la santé et la vie des mineurs et engendrent aussi la perte des réserves de
minerais. Ces problèmes sont résumés dans les paragraphes suivants.
3. L’insuffisance des moyens de transport du tout-venant au fond de la mine, tels que les
camions navettes (la mine possède 2 camions d’une capacité de 12 tonnes chacun), ce
qui engendre un mauvais rendement de la mine.
5. L’absence de rigoles dans les galeries : ainsi, l’eau utilisée pour la foration des trous
de mines dans les fronts de taille n’est pas évacuée, ce qui engendre la formation de
boues, qui gênent la mobilité des mineurs.
53
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
11. L’atmosphère chargée de poussière a engendré des problèmes de santé chez les
mineurs tels que l’asthme et la silicose.
12. Après chaque fin de poste les mineurs se lavent au fond de la mine avec l’eau qui
provient de l’exhaure, cette dernière est polluée et cause ainsi quelques problèmes de
peau tel que l’eczéma de contact.
L’aérage de chaque ouvrage est assuré par des ventilateurs secondaires en système
d’aérage combiné c-à-d refoulement d’air frais vers le front de taille et aspiration de l’air vicié
de ce dernier.
L’air frais baigne le front de taille à partir de la galerie N°1, l’air vicié est aspiré puis
refoulé vers la galerie N°1 (Figure III.1).
Pour éviter le mélange de l’air frais avec de l’air vicié, on installe au milieu des
galeries de jonction une cloison au niveau des blocs précédents.
54
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
La mine est équipée de 12 ventilateurs secondaires de type CVM5, CVM6, 24KVK, et
d’un ventilateur principal de type 1300 HDM, et un autre centrifuge.
Tableau III.1 : Données pour le calcul des besoins en air de la mine de Chaabet El-Hamra.
En utilisant les données du tableau III.1 et les formules 3, 4 et 5 (chapitre II) on obtient
la quantité d’air en m3/min (tableau III.2).
Tableau III.2 : Les débits d’air en m3/min nécessaire pour aérer la mine de Chaabet El-
Hamra.
Les valeurs optimales des débits d’air nécessaire pour la mine de Chaabet El-Hamra, est
celles qui correspondent au facteur le plus exigeant : c'est-à-dire celles calculées en fonction
des engins miniers diesels. On aura donc :
D’après les résultats qu’on a obtenus (Tableau III.3) et d’après les mesures des débits d’air
que nous avons effectués (Tableau III.3), cela illustre l’existence de grandes pertes, ce qui
diminue considérablement la quantité d’air approvisionnée aux chantiers à partir du courant
général d’aérage.
Jusqu’à présent, aucune étude géotechnique détaillée n’a été effectuée sur les propriétés
géomécaniques du minerai et des roches encaissantes.
55
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
L’effectif du fond de la mine de Chaabet El-Hamra inscrit pour l’année 2001 est de 56 (23
mineurs). Le nombre de poste par jour est de 3 postes, reparti comme suit :
-
Premier poste : 5h à 12h
-
Deuxième poste : 12h à 20h
-
Troisième poste : 20h à 4h
L’étude géotechnique du gisement est basée uniquement sur la documentation préalable des
sondages et les résultats des analyses physico-chimiques des carottes, élaboré par l’Office des
Recherches Géologiques et Minières (ORGM) en 1992.
56
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
En l’absence de la valeur du coefficient de Poisson des roches du gisement de Chaabet
El-Hamra, nous allons utiliser dans les calculs celui des roches de la mine de Kherzet
Youssef.
Le coefficient de Poisson des roches de la mine de Kherzet Youssef est de 0,2 (Larachi,
2001).
C’est la résistance admissible d’un échantillon soumis à une pression verticale (normale),
jusqu’à la destruction.
Les facteurs qui peuvent avoir une influence sur la résistance du massif du gisement de
Chaabet El-Hamra sont :
a. La fissuration
57
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
Numériquement, cela se traduit par l’introduction d’un coefficient K1 qui sera multiplié par
la résistance déterminée au laboratoire.
Selon Popov, le coefficient de fissuration K1 peut être pris en fonction de la densité des
fissures dans un massif rocheux.
La présence de fissures dans un massif provoque l’infiltration des eaux entre les différents
paquets, ce qui facilite le glissement des uns sur les autres, produisant une compression. La
résistance à la compression et à la traction diminue ostensiblement en présence d’eau. Cette
influence se quantifie par un coefficient (K2), obtenue au laboratoire par le biais du rapport
des résistances à la compression de l’échantillon humide, sur la résistance à la compression de
l’échantillon sec (Tableau III.4).
σ saturé 605
D’où : K2 = = ≈ 0,6
σ sec 1080
58
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
Le pilier est défini par sa section transversale et sa hauteur, on peut définir un coefficient de
souplesse, qui lie la largeur (ou le diamètre) et la hauteur du pilier suivant la forme du pilier
(prismatique ou cylindrique). Ce coefficient est donné par la formule suivante :
h
K3= 1,15 à 0,15 . (37)
a
λ = K1.K2.K3 (38)
D’où : λ ≈ 0,4
Les lentilles zincifères des deux faisceaux du champ minier sont caractérisées par une
minéralisation bréchique, broyées ou à gros grains ; Ainsi, d’après les données géotechniques
issues de l’étude élaborée par l’ORGM, on aura :
1120 + 1555
σc insitu = σc. λ = . 0,4
2
59
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
Le poids gisant au-dessus de la couche minéralisée exerce une pression, qui traduira une
accumulation des contraintes sur ce massif rocheux. Ainsi, au cours de création des vides par
l’exploitation, le massif tends à acquérir un état d’équilibre tout en subissant une suppression
traduite par des déplacements tels les affaissements et des déformations qui conduisent à des
dégradations du toit.
Par ailleurs, dans les couches puissantes, les vides crées par l’exploitation ont 3 faces au
minerai, la quatrième étant généralement le toit de couverture. La présence de minerai de trois
cotés amène des mouvements du toit, mais aussi des parois et du mur. On peut expliquer ce
phénomène de pression des terrains très important par l’incompressibilité du minerai.
Pz = γ.Hm (39)
∑h y
i =1
i i
γ = n
(40)
∑h
i =1
i
Pour notre cas, on prendra la lentille traversée par le sondage 221 et 276. Donc, on aura :
γm = 2,513 t/m3
Hmoy= 120m
Pz = γHm = 2,513 . 103 . 120 = 301560 kg/m2
Pz ≈ 30,16 Kg/cm2
60
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
On sait que la pression verticale subite par les couches minéralisées en présence des vides
faits alors naître des contraintes horizontales dont l’importance ne dépend que du coefficient
de poisson.
D’où la pression horizontale Ph est évaluée par la formule suivante dans un milieu
élastique :
ν
Ph= Pz
1 −ν
ν : coefficient de poisson.
Donc :
0,20
Ph= .30,16
1 − 0,20
b. Toit supérieur : ce sont les couches de roches gisant au-dessus du toit immédiat et dont
la pression est reçue par le pilier ou par le massif. Ce toit peur être découvert sur une
grande surface sans que son éboulement se produise avant un temps assez long.
c. Faux toit : il est constitué de roches friables d’une puissance insignifiante qui
s’éboulent facilement, et se trouvant directement sur la couche minéralisée.
61
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
Par ailleurs, selon B. Boky, on peut diviser les roches gisant dans le toit en 4 classes :
Tableau III.6 : Classification des toits en fonction de la nature des roches gisant.
3. Condition du toit
D’après les coupes géologiques, la couverture des lentilles minéralisées est constituée
d’un toit immédiat et d’un toit supérieur.
Le toit immédiat est constitué de bancs minces de marne noire d’une épaisseur de 3 m
environ, et au-dessus de grès organogènes de 2 m d’épaisseur. Selon le tableau III.6, le toit
immédiat est de catégorie IV.
Un contour d’une excavation est considéré comme stable si les tensions sur le contour
ne dépassent pas la résistance du massif rocheux à la compression et à la traction. C'est-à-dire
pour les murs :
σ cinsitu
>1 (40)
K c .γ .H
62
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
σ tinsitu
Pour le toit : >1 (41)
K c 2 .γ .H
σ tinsitu 53,5
= = 1,77
K c 2 .γ .H 1.30,16
La médecine du travail s'inscrit dans le cadre plus général des actions préventives qui
contribuent au maintien de la bonne santé et de l'hygiène de la population, telles que les
vaccinations systématiques ou le dépistage de certaines maladies (tuberculose, cancer). Elle a
vocation de veiller à la bonne santé de l'homme au travail.
Pour ce la, des visites médicales périodiques, semestrielles et annuelles sont effectuées
systématiquement aux différents services de la mine de Chaabet El- Hamra permettant ainsi
d’avoir un aperçu global sur le climat et les facteurs de nuisance qui peuvent influer
directement sur les travailleurs et leur rendement.
- Le post- stress.
- L’hypertension.
- Le diabète.
- L’anxiété.
- Les dermatoses telle que l’eczéma de contact causé par l’eau acide et les huiles des
engins miniers.
- Les vertiges due à la descente au fond de la mine et le mauvais éclairage.
- Les maladies oculaires telle que la myopie qui est due principalement à la visibilité
limitée au fond de la mine et cela à cause de mauvais éclairage.
63
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
a. La silicose (Tableau A2 en Annexe)
La silicose est la maladie la plus connue chez les mineurs, elle fait partie des
pneumoconioses qui signifient "poussières dans les poumons″. Ces maladies du poumon sont
dues en majorité, à une exposition professionnelle responsable d’accumulation de particules
dans les poumons.
La maladie appelée silicose est due à l’inhalation de poussières de silice libre cristalline, de
dimension inférieure à 5µm.
La silice cristalline libre est l’un des matériaux les plus abondants, on la trouve dans les
sables, le charbon, les minerais métalliques et dans certaines roches telle que le granite, les
grés et les silex. Elle se libère au cours des opérations d’abattage, concassage et broyage. Ces
poussières pénètrent jusqu’à l’alvéole pulmonaire, empêchant ainsi les échanges respiratoires.
La toxicité des poussières n’est pas la même d’une mine à l’autre.
Parmi les causes fréquentes de décès chez les mineurs atteint de la silicose sont :
- La tuberculose pulmonaire.
- L’insuffisance cardiaque.
- L’insuffisance respiratoire due à la fibrose et à l’emphysème.
De façon très généraliste, on peut définir la surdité comme étant une diminution de
l’audition, voire même une suppression de la capacité d’entendre des sons.
La surdité de perception est la plus fréquente des surdités .Elle touche l’oreille interne,
c'est-à-dire la cochlée et le nerf auditif. En général, la surdité de perception ne peut pas être
soignée par voie médicale, mais elle est souvent efficacement corrigée avec des appareils
auditifs.
Il est important de savoir que la surdité n’est pas une maladie, mais bien un handicap à vie.
III.4.2. Les accidents de travail
Les accidents de travail frappent à la fois les victimes et leur entourage immédiat (famille),
l’accident entraîne des souffrances physiques et psychologiques.
64
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
Le mineur atteint d’une incapacité permanente se voit définitivement diminué et devient
inapte partiellement ou totalement au travail, cette souffrance peut être considérablement
aggravée lorsque la victime ne peut plus subvenir aux besoins de sa famille.
Une fois qu’un accident survient, une analyse complète est faite par le médecin de travail
de la mine, cette analyse doit comprendre les informations suivantes :
Une fois l’analyse effectuée, elle nous permettra ainsi de déterminer les causes probables de
l’accident et par conséquent les dégâts de prévention à instaurer.
Le coût indirect des risques professionnels comprend de nombreux facteurs dont les plus
courant sont :
- Les pertes de temps des collègues de la victime lors des secours et les témoignages.
- Les pertes de temps dues aux formalités administratives.
- Les pertes de production (délai de remplacement de la victime).
- Les dégâts matériels accompagnant l’accident de travail.
- La perte de l’efficacité de la victime (si elle est en vie) après son retour à son poste de
travail.
Parmi les accidents de travail survenus dans la mine Chaabet El-Hamra, on cite :
- La chute de blocs lors des opérations de purgeage et de forage des trous de mine, ce qui
a causé la perte d’un mineur en 2002.
- Le manque d’attention des mineurs a causé la perte de cinq mineurs par une mine ratée.
65
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
III.5. L’exhaure
Le système d’exhaure proposé est situé en dehors des travaux miniers et l’eau est
puisée directement de l’aquifère sans passage dans les travaux minier.
66
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
Les données inhérentes à l'hydrogéologie confirment que: (1) L’aquifère est localisé
dans les roches carbonatées ; et que (2) l'aquifère est développé au voisinage des failles et des
zones fissurées. Cet aquifère est de " type fissural ". Il est considéré comme nappe libre avec
une formation valanginienne (marne) comme substratum.
1. Nappe Hautérivienne
Elle est connue partiellement dans la partie centrale du gisement, localisée dans les
formations carbonatées des dolomies fissurées hématitisées et parfois caverneuses.
Elle est bien développée à proximité des failles. Les côtes de venue d’eau sont
d’environ 968,87 m dans la partie centrale, 969,27 m au niveau de la descenderie et 969,79 m
dans le puits de la mine.
La charge des eaux est de direction Est-Ouest et Sud-Ouest, mais, dans le coté Nord de la
faille centrale, la décharge passe en directions Est-Ouest et Nord-Ouest vers la dépression de
Ain-Azel.
Donc, au niveau de cette faille, la partie centrale du gisement n’est pas influencée par
une éventuelle venue d’eau, ce qui n’est pas le cas de la zone de la faille Ouest qui pourrait
causer des éventuelles venues d’eau.
La nappe a été étudiée en mars 1993 et un essai de pompage a donné les résultats
suivants :
67
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
2. Nappe Barrémienne
Elle est connue particulièrement dans la partie Nord-Ouest du gisement et elle est associée
aux grés et dolomies gréseuses ayant pour côte piézométrique 959,48 m à 967,93 m.
La charge des eaux souterraines est en général de directions Est-ouest et Nord-Ouest : les
venues d’eau ont une vitesse de 1,2.10-4 m/s et la pente de la surface piézométrique est de 5%.
LE
LEGISEMENT
GISEMENTDE
DECHAABET
CHAABETEL
ELHAMRA
HAMRA
1000
972
800
600
LE
LEGISEMENT
GISEMENTDE
DECHAABET
CHAABETEL
ELHAMRA
HAMRA
LELEGISEMENT
GISEMENT
Situation DE
du niveauDE CHAABET
CHAABET
d’eau EL
ELHAMRA
HAMRA
« fin décembre 2005 »
ProfilPrévision
Profil du rabattent
Profil au Profil
cours de l’exploitation
Profil Profil Profil
30 25 de la partie
20 inférieure
15 10 5 0
1000
800
972
800
600
600
68
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
Figure III.5 : Cartes situations des niveaux d’eau.
Des essais de pompages par paliers ont été réalisés par compresseur puis par pompe (32
heures pour 5 paliers) avec des débits de 27 m3/h à 43,2 m3/h.
- Essai de pompage définitif de longue durée (70 h :30 mn) avec un débit moyen de 61 à 65
m3/h.
- Les niveaux d’eau ont été suivis systématiquement dans le piézomètre situé à 80 m de
forage.
- Le rabattement enregistré après 70 h 30 mn est de 0,28 m.
0,28m → 70h
30m → x
30.70
X= = 7500h ≈ 11 mois.
0,28
Le volume d’eau qui serait éventuellement pompé est de l’ordre de 2 millions de mètres
cubes par an. Les besoins de la mine en eau industrielle sont de l’ordre 100 000 mètres cubes
par an.
Le débit prévu pour le projet est de 68 m3/h par forage, toutefois ce débit sera amélioré
par la mise en place d’un système de pompage plus performant que celui utilisé lors de l’essai.
En conclusion :
III.5.3. Le piézomètre
69
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
l. Puits de la mine : L’eau du puits présente une teneur élevée en sulfates (SO4),
supérieure à la valeur recommandée par l’OMS (400 mg/l), très dure (TH = 79°F).
3. Forage Chaabet El Hamra : L’eau présente une teneur élevée en nitrites (NO2) et
en phosphates (PO4) indiquant une pollution.
NTU : Unité standard utilisée par la plupart des agences et organisations de captation d'eau.
- Pour les éléments Mn, Zn, Cu : les teneurs sont dans les normes (OMS).
- Pour le plomb (Pb) : les teneurs sont à la limite de la valeur maximale admissible (0,050
mg/l) pour les points suivant : forage de Chaabet El-Hamra et la station mais supérieur à
0,050 mg/l pour le puit de la mine.
70
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
déposée à l’air libre, sur des terrains vagues, subissant ainsi des aléas climatiques et est
souvent lessivée par des pluies.
Les lexiviats ainsi formés sont riches en cyanure, pénètrent en profondeur provoquant
la pollution du sol et des nappes d’eaux souterraines peu profondes, ce qui présente un très
grand danger sur la santé des habitants du village et sur la flore et la faune.
L’eau de l’exhaure est rejetée directement dans l’oued le plus proche de la mine ces
eaux polluées ont été toujours utilisées pour l’irrigation des terres par les paysans depuis
l’ouverture de la mine.
De plus le climat de la région de Ain-Azel est caractérisé par des vents forts qui
entraînent ainsi une pollution de l’atmosphère marquée par un grand brouillard blanc de
poussières toxiques qui proviennent de la digue des stériles de complexe minier de Kherzet
Youssef.
Pendant l’exploitation de la mine de Chaabet El- Hamra, les activités d’extraction ont
un effet direct sur la morphologie des lieux en créant des fosses d’exploitation, des piles de
roche stérile et de minerai ou des orifices à flanc de coteau servant d’entrée de mine. Ces
infrastructures engendrent des modifications aux configurations hydrographiques et peuvent
même parfois affecter les micro-climats. L’activité sur les sites génère de la poussière, du
bruit et nécessite l’utilisation d’eau et d’énergie pour les forages. La détérioration de la qualité
des eaux de surface, la perte d’habitats autant pour la faune que pour la flore, le surpompage
des nappes d’eau souterraine, les risques d’érosion, d’éboulis ou affaissement, de déversement
d’hydrocarbure sont des impacts potentiels à considérer. Malgré leur classement comme
déchets inertes dans la loi relative à la gestion, au contrôle et à l’élimination des déchets (Loi
01- 19), certains rejets miniers sont réactifs et génèrent un lixiviait potentiellement dangereux
pour l’environnement.
71
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
72
CHAPITRE IV
Contribution à l’amélioration de
quelques problèmes rencontrés
dans la mine de Chaabet El-
Hamra
Chapitre IV Contribution à l’amélioration de quelques problèmes
rencontrés dans la mine de Chaabet El-Hamra
IV.1. L’aérage
La ventilation des mines souterraines est une opération indispensable pour maintenir de
bonnes conditions de travail. C’est pour cela qu’on a envisagé un ensemble de solutions pour
lutter contre les pertes d’air, et pour l’amélioration de la ventilation dans la mine de Chaabet
El-Hamra, ces dernières se résument comme suit :
- Il faut d’abord calculer la quantité d’air nécessaire pour chasser l’air pollué de la
mine, et pour maintenir la température et l’humidité compatibles avec les normes de
sécurité.
- on doit choisir le schéma et le type d’aérage, ainsi que le mode de répartition de l’air
suivant les quartiers et les fronts de taille.
- L’isolement des deux réseaux du circuit d’aérage par l’installation d’un barrage à
parois simple (figure IV.1).
74
Chapitre IV Contribution à l’amélioration de quelques problèmes
rencontrés dans la mine de Chaabet El-Hamra
IV.2. L’éclairage
En matière d’éclairage, il est nécessaire et obligatoire de mettre des hublots séparés l’un
de l’autre conformément aux normes de sécurité, dans les différentes galeries principales de
roulage et de ventilation. En effet l’utilisation de néons est recommandée par rapport à celle
des ampoules car elle permet une consommation d’énergie moindre.
Compte tenu de la pratique des ouvrages miniers, les critères essentiels d’appréciation de
la stabilité de ces ouvrages est définie par la relation suivante :
γ .H
Cs =
σ C .ς
Dans le cas où :
75
Chapitre IV Contribution à l’amélioration de quelques problèmes
rencontrés dans la mine de Chaabet El-Hamra
2,513.10 3.120
Cs =
535.10 3.0,8
Cs = 0,7 est supérieur à 0,5, c.à.d que les galeries minières peuvent être stables et ne
nécessite pas de soutènement.
IV.4. L’environnement
A cause de leur grande toxicité, les cyanures doivent être éliminés avant que la solution
stérile ne soit déversée dans l’environnement. La teneur en cyanure est habituellement
abaissée par exposition de la solution à la lumière solaire dans de grands étangs, ce procédé
est connu sous le nom de Dégradation Naturelle.
- La première étape consiste à oxyder un peu plus le cyanure en utilisant des agents
oxydants tel que l’hypochlorite de sodium (NaClO) en présence d’un alcalin (PH = 10 ou
plus haut), afin d’éviter le dégagement du gaz dangereux HCN.
- La seconde étape a pour but d’oxyder un peu plus le cyanure qui est maintenant
beaucoup moins toxique, et cela en ajoutant du dioxyde de carbone ou du nitrogène avec
un peu plus d’hypochlorite de sodium. Le PH de cette réaction doit être maintenu entre
8,5 et 9 par l’ajout de NaOH.
Pour éviter la destruction des cyanures, les entreprises minières canadiennes ont mis au
point un nouveau procédé qui permet de récupérer et de recycler les déchets de cyanure. Ce
procédé permet d’une part la récupération de tous les cyanures libres et environ la moitié des
cyanures sous forme complexe, et d’autre part il empêche la production de composés qui
peuvent être toxiques.
Ce procédé consiste en :
1. Une acidification des cyanures par l’acide sulfurique jusqu’à un PH d’environ 2-3,5.
2. Un barbotage d’air dans la solution acidifiée, afin de volatiliser l’acide cyanhydrique
(HCN).
3. Une neutralisation de la solution aérée pour précipiter les sulfates résiduels et les
dernières traces des métaux.
76
Chapitre IV Contribution à l’amélioration de quelques problèmes
rencontrés dans la mine de Chaabet El-Hamra
Tout d’abord, une étude d’impact doit être réalisée afin de déterminer, d’une part
l’étendue et le tonnage des stériles, et d’autre part connaître les différents métaux lourds
constituant les déchets, leur teneur, ainsi que la profondeur à laquelle ils se sont infiltrés.
Ensuite, les déchets doivent être stocké dans des fûts hermétiques afin de permettre leur
enfouissement au fond de la mine. Enfin, le sol contaminé doit être raclé jusqu’à la
profondeur d’infiltration, puis mis dans des fûts et enfoui dans le sous-sol. Dans le cas où la
laverie devrait être démontée, et étant donné que le stockage du tout venant de la mine se
faisait à l’air libre en attendant son traitement, le sol contaminé du site, doit être aussi raclé,
stocké dans des fûts et enfoui au fond de la mine.
Une taxe d’incitation au déstockage des déchets spéciaux de 10500 DA/tonne avec
moratoire de trois (03) ans pour que les entreprises se dotent ou disposent d’équipements de
traitement nécessaires.
IV.5. L'exhaure
Lors des travaux d’exploitation minière les eaux souterraines sont souvent une cause
d’entrave pour le fonçage des galeries. Lorsque les pressions des eaux souterraines et leurs
débits sont importants on doit pratiquer un pompage intensif ou utiliser des méthodes
spéciales pendant la réalisation des travaux souterrains.
1- Au niveau du front d’abattage, le purgeage est effectué par le mineur et son aide, ce
purgeage doit être effectué par l’équipe d’entretien. C’est pour cette raison que les
chefs des postes doivent prévoir un tableau d’organisation à cet effet.
77
Chapitre IV Contribution à l’amélioration de quelques problèmes
rencontrés dans la mine de Chaabet El-Hamra
2- La signalisation de danger par des plaques indicatives dans les endroits ou se présente
les risques tels que, les chutes de blocs, câble à haute tension, passage d’engins
miniers…..etc.
4- La disposition des moyens de communication rapide entre les chantiers pour répondre
aux éventuelles urgences.
7- Une oreille bien protégée n’est pas fatiguée après 8 heures de travail. La protection par
casques antibruit ou bouchons d’oreille, permet une réduction du niveau sonore de
plus de 20dB, cette réduction n’empêche pas la communication entre les ouvriers et
l’écoute des machines. L’ouvrier choisira la protection qui lui convient le mieux. Les
casques sont à préférer en cas de travail au fond de la mine.
78
Conclusion générale
Conclusion générale
Suite à l’étude des documents qui ont été gracieusement mis à notre
disposition par la direction et le personnel de la mine de Chaabet El-Hamra et
suite aux discussions que nous avons eu avec eux, nous sommes parvenus à
certaines conclusions sur les aspects sécuritaires et environnementaux de la
mine.
79
Bibliographie
Bibliographie
80
Bibliographie
Sites Web :
http : [Link]é.net/documentation/surdité/[Link]
http : [Link]/éduction/toxicity/[Link]
http : [Link]/mineshainaut/[Link]
http : [Link]/abattage-mine
81
ANNEXES
Annexes
Mesures physico-chimiques
83
Annexes
84
Annexes
85
Annexes
86
Annexes
87
Annexes
88
Annexes
89