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Aerage en Souterrain

Aérage et ventilation dans les mines souterraines

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA


RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE FERHAT ABBAS-SETIF

FACULTE DES SCIENCES


DEPARTEMENT DES SCIENCES DE LA TERRE
Mémoire de fin d’études présenté en vue de l’obtention du
diplôme d’ingénieur d’état en Géologie
Option : Géologie de l’Ingénieur

Thème :

Contribution à l'étude des problèmes


environnementaux et de sécurité sur l'exemple
de la mine souterraine de Chaabet El-Hamra
(Ain Azel, Wilaya de Sétif)

Présenté par :

REZIGAT Nor eddine


IMCHAL Karim

Soutenu devant le jury:

Président: Zitouni Hocine Maître assistant Université de Sétif


Encadreur: Chabou Moulley Charaf Chargé de Cours Université de Sétif
Examinateur: Zaghouane Tahar Assistant Université de Sétif

Promotion : 2007/2008
Remerciements
Ce travail a été réalisé dans le complexe minier de Kherzet Youssef (Ain
Azel) sous la direction de notre promoteur Mr Chabou Moulley Charaf. Nous
tenons à lui témoigner toute notre reconnaissance pour la confiance qu’il nous a
accordée en nous proposant ce sujet et d’avoir dirigé notre mémoire.

Qu’il nous soit permis de remercier tous nos enseignants du département


des sciences de la terre, de nous avoir fait profiter de leur expérience scientifique
et pour les précieux enseignements et conseils qu’il nous ont prodigués tout au
long de notre scolarité.

On remercie tous les membres du jury d’avoir accepté d’examiner notre


travail, et d’y avoir porté leur juste appréciation.

On remercie également tout le personnel de la mine de Chaabet El-Hamra et


du complexe de Kherzet Youssef, à, leur tête le Directeur Mr Taa Ellah El
Djemai, pour leur accueil chaleureux et leur conseils.

On remercie le Chef d’exploitation Mr Kernif Youcef pour les


explications qu’il nous a donné, pour les visites effectuées au niveau de la mine,
ainsi que pour l’intérêt qu’il n’a cessé de porter à notre travail.

Nos plus grands remerciements vont à tout le personnel administratif de


l'ANCGM (Agence National du Contrôle Géologique et Minier, Tbinte, W.
Sétif), en particulier Mr Khalouf Djamel.

On remercie nos très chers parents, pour leur amour, tendresse, et d’avoir
fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui.

Nos dernières pensées, et non les moindres, vont à toutes les personnes
qui à titres divers, de prés ou de loin, ont contribué à la réalisation de ce travail.
Dédicaces
Plus que jamais je dédie ce modeste travail à mes parents et j’aimerai qu’il soit le
témoignage de leurs consécrations et leurs fois en moi.

* A celle qui m’a imprégné de l’essence de son être, de sa générosité, et de sa gentillesse n’a
jamais cessée d’être là pour moi : c’est à toi mère que je dois ce travail.

* A celui qui n’a cessé de me procurer son aide durant mes années d’étude : à toi mon père.

* A mes très chers grand parents paternelles.

* A ma très chère grand-mère maternelle.

* A mes frères et mes sœurs, tantes et en particulier ma petite sœur Malek Errahma.

* A ma sœur Ahlem et son époux Hicham.

* A tous mes oncles et tantes en particulier mon oncle Djamel et son épouse Saida.

* A ma tante Farida et son époux Said et le petit Aymane.

* A toute la famille REZIGAT et BECHAMI.

* A mes chers amis : Abdau Sika, Amrou, et Halim.

* A mes amis : Abdou, Halim, Ghano, Hocine, Batout, Bilal, Gattari, Lamine, Redouane,
Zino, Nacir, Taher, Zohir, Yacine, Adel, Hassen, Hicham, Kader, Redouane Chenui, Zaid,
Karim, L’hadj, Malik, Monir, Sofiane.

* A mes proches Lila, Bouchra, Warda, Salima, Soumia.

* A mon partenaire Karim Imchal et sa famille.

* A la petite Maram, et le mignon Mouhamed Ossama.

* A la mémoire de mon oncle Ahmed.

* A la mémoire de tous les mineurs de la mine Chaabet El-Hamra.

* A la mémoire des mineurs inondés à la mine de Kherzet Youssef.

REZIGAT Nor eddine


Dédicaces
Je dédie ce modeste travail aux êtres qui me sont les plus chers à mon cœur ; qui m’ont
soutenus tout au long de ma vie quotidienne et scolaire.

* A celle qui m’a imprégnée de l’essence de son être, de sa générosité et de sa gentillesse.


A toi maman, je dédie ce travail qui est le fruit de ta patience et de ton éducation.

* A celui qui n’a cessé de me procurer son aide durant mes années de scolarité.
A toi mon cher père.

A mes très chers grand parents.


A ma grand mère maternelle.
A mon seul cher frère Ferhat.
A mes deux sœurs.

* A tous mes oncles et tantes en particulier mon tonton Tayab et son épouse.

* A toute la famille IMCHAL en particulier Hamid, Loucif, Madjid, Khallaf, Amar.

* A tous les papillons de la famille Rida, Nouari, Mani, Moumouh, Djahid, Ramzi, Sissa,
Bariza, Hanane, Lydia.

* A mon cher ami Fateh Ouasli et toute sa famille.

* A mes deux amis d’enfance Karim et Elhadi.

* A tous les habitants de la région Ait Noual de prés ou de loin.

* A tous mes amis de scolarité : Gatari, Abdou, Halim, Radouane, Nacire, Lamine, Zinou.

* A mon partenaire de travail Rezigat Nor edine et toute sa famille.

* A la mémoire de tous les mineurs de la mine de Chaabet El Hamra et le complexe minier


de Kherzet Youssef.

IMCHAL KARIM
Sommaire Page

Introduction………………………………………………………….. 1

Chapitre I : Conditions géologiques et minières du gisement de Chaabet El-


Hamra
I.1.Généralités…………………………………………………………………………. 4
I.1.1. Localisation géographique du gisement de Chaabet El-Hamra et conditions
climatiques……………………………………………………………………………………... 4
I.1.2. Historique de la mine de Chaabet El-Hamra…………………………………. 4
I.2. Conditions géologiques du gisement de Chaabet El-Hamra…………………………… 4
I.2.1. Contexte géologique régional ………………………………………………….. 4
I.2.2. Stratigraphie des monts du Hodna……………………………………………. 5
I.2.3. Stratigraphie du gisement ……………………………………………………... 7
I.2.4. Structure du gisement………………………………………………………….. 9
I.2.5. Tectonique ……………………………………………………………………… 9
I.2.6. La minéralisation……………………………………………………….............. 10
I.2.7. Hydrogéologie…………………………………………………………………... 11

I-3. Conditions minières de gisement ………………………………………………………... 16


I.3.1. Mode d’ouverture et découpage du gisement………………………………… 16
I.3.2. Conditions minières du gisement……………………………………………… 16
a) Caractéristiques morphologiques et géométriques du corps
minéralisé ……………………………………………………………………………………... 16
b) Angle de pendage ……………………………………………………….. 18
c) La puissance de la couche minéralisée ………………………………… 18
d) Caractéristiques du minerai …………………………………………… 18
e) Caractéristiques des roches encaissantes……………………………… 18
f) Conditions hydrogéologiques ………………………………………….. 18
I.3.3. Les principales voies de roulage ……………………………………………… 20
I.3.4. Méthodes d’exploitation choisies……………………………………………… 20
I.3.4.1. Choix de la méthode d’exploitation………………………………. 20
a) Méthode des chambres et piliers abandonnés…………………. 21
b) Méthode par traçage et dépilage……………………………….. 21
c) Méthode par sous-niveaux foudroyés (pour les épaisseurs…… 21
I.3.4.2. Méthode d’exploitation pratiquée à Chaabet El-Hamra ……….. 23
I.3.4.3. Les travaux d’infrastructure ……………………………………... 23
I.3.4.4. Travaux préparatoires ou de découpage…………………………. 24
I.3.4.5. Les travaux d’abattage…………………………………………….. 24
I.3.5. Données techniques de l’exploitation…………………………………….......... 24
a) La foration……………………………………………………………….. 24
b) Le tir …………………………………………………………………….. 24
c) L’exhaure………………………………………………………………… 28
d) Le soutènement …………………………………………………………. 28
e) Alimentation en énergie électrique ……………………………………. 28
Page
Chapitre II: Normes d’hygiène et de sécurité dans les mines souterraines

II.1. L’aérage ………………………………………………………………………………….. 30


II.1.1. Généralité ……………………………………………………………………… 30
II.1.2. Atmosphère de la mine ……………………………………………………...... 30
II.1.3. La température ………………………………………………………………... 30
a) La température des terrains et de l’air ……………………………....... 30
b) L’humidité ………………………………………………………………. 31
II.1.4. Les poussières …………………………………………………………………. 31
II.1.5. Quantité d’air nécessaire pour aérer une mine souterraine …...................... 32
a) Suivant la quantité de dégagement de gaz (comme CH4, CO2) ….. …. 32
b) suivant le plus grand nombre de personnes susceptibles de se trouver
en même temps dans le fond de la mine ………………… 32
c) D’après l’extraction journalière moyenne Ajour ………………………. 33
d) D’après la consommation de l’explosif ………………………………... 33
e) Les engins diesel ………………………………………………………… 33
II.1-6. Notions de dépression et résistance dans les galeries ………………………. 33
1) Changement de direction ……………………………………………… 35
2) Changement de section ……………………………………………….... 35

II.2. L’exhaure ………………………………………………………………………………… 36


II.2.1. Généralités …………………………………………………………………….. 36
II.2.2. Protection des travaux souterrains contre l’inondation ……………………. 37
II.2.3. Evacuation des eaux de la mine ……………………………………………… 37

II.3. L’éclairage ……………………………………………………………………………….. 37


a) Eclairage fixe ………………………………………………………………………. 38
b) Eclairage avec lampes portatives ………………………………………………… 39

II.4. Pression des terrains …………………………………………………………………….. 39


II.4.1. Généralités …………………………………………………………………….. 39
II.4.2. Pression des terrains sur les ouvrages miniers..……………………………... 40
a) Ouvrage minier horizontal …………………………………………….. 40
b) Ouvrage minier vertical ……………………………………………….. 42
c) Ouvrage minier incliné ………………………………………………… 43

II.5. Le soutènement …………………………………………………………………………... 44


II.5.1. Types de soutènement ………………………………………………………… 45
a) Soutènement par boulons ……………………………………………... 45
b) Les cintres métalliques ………………………………………………… 46
c) Béton projeté …………………………………………………………... 48
d) Soutènement en bois …………………………………………………... 49

II.6. L’emploi des explosifs …………………………………………………………………… 50


II.6.1. Approvisionnement et distribution des explosifs……………………………. 50
II.6.2. Manipulation des explosifs……………………………………………………. 50
II.6.3. Utilisation des explosifs ……………………………………………………….. 50
Page

Chapitre III : Constat et analyse des problèmes sécuritaires dans la


mine de Chaabet El-Hamra

III.1. Les problèmes rencontrés dans la mine……………………………………………….. 53


III.2. Problème d’aérage dans la mine de Chaabet El-Hamra……………………………... 54
III.2.1. Description et analyse de l’aérage dans la mine de Chaabet El-
Hamra …………………………………………………………………………………………. 54
III.2.2. Calcul des besoins en air dans la mine……………………………………… 55
III.3. Appréciation de l’état de stabilité des galeries minières……………………………… 55
III.3.1. Conditions naturelles………………………………………………………… 56
III.3.2. Effectif de la mine…………………………………………………………….. 56
III.3.3. Conditions géotechniques du gisement……………………………………… 56
III.3.4. Calcul des propriétés physico-mécaniques in-situ………………………….. 57
1) Résistance à la compression (Rc) ……………………………………... 57
2) Résistance à la compression in-situ (σc) ……………………………... 57
3) Relation entre la résistance à la compression (RC) et la résistance à
la traction (R1) ……………………………………………………………………………….... 57
4) Facteurs influençant sur la résistance du massif de gisement de
Chaabet El-Hamra ……………………………………………………………………………. 57
a. Influence de la fissuration ………………………………………….. 57
b. Influence de l’infiltration des eaux ………………………………… 58
c. Influence de la durée de chargement ………………………………. 59
d. Influence du facteur géométrique …………………………………. 59
[Link] des épontes du champ minier ……………………………………….. 60
1. Pression des terrains…………………………………………………….. 60
2. Nature des épontes et des parois ……………………………………….. 61
3. Condition du toit………………………………………………………… 62
4. stabilité du toit et mur…………………………………………………... 62
III.4. Les maladies professionnelles et accidents de travail ………………………………… 63
III.4.1. Les maladies professionnelles ……………………………………………….. 63
a. La silicose………………………………………………………………… 64
b. La surdité de perception ………………………………………………. 64
III.4.2. Les accidents de travail ……………………………………………………… 64
a. Analyse des causes des accidents de travail …………………………… 65
b. Conséquences économiques suite à un accident de travail …………... 65
c. Les accidents de travail dans la mine de Chaabet El-Hamra ………... 65
III.5. L’exhaure ……………………………………………………………………………….. 66
III.5.1. Confirmation de la présence d’eau …………………………………………. 67
1. Nappe Hautérivienne …………………………………………………… 67
2. Nappe Barrémienne…………………………………………………….. 68
III.5.2. Essais de pompages …………………………………………………………. 69
III.5.3. Le piézomètre……………………………………………………………........ 70
III.5.4. Analyse physico-chimique de l'eau………………………………………….. 70
III.6. L’impact environnemental suite à l’exploitation du gisement ………………………. 71
Page

Chapitre IV: Contribution à l’amélioration des quelques problèmes


principaux

IV.1. L’aérage………………………………………………………………………………….. 74
IV.2. L’éclairage ………………………………………………………………………………. 75
IV.3. Choix du soutènement…………………………………………………………………... 75
IV.4. L’environnement ……………………………………………………………………….. 76
IV.4.1. les procédés de traitement des déchets de cyanure………………………..... 76
IV.4.2. Résolution du problème environnemental dans la région de Ain
Azel …………………………………………………………………………………………….. 77
IV.5. L'exhaure ………………………………………………………………………………... 77
IV.6. Quelque mesures sécuritaires et préventives …………………………………………. 77

Conclusion générale …………………………………………………………………………... 79

Bibliographie…………………………………………………………………………………... 80

Annexes ………………………………………………………………………………………... 83
Liste des figures Page

Figure I.1. : Situation géographique de la mine de Chaabet El-Hamra………………………... 05


Figure I.2. : Carte géologique des environs de la mine de Chaabet El-Hamra………………... 06
Figure I.3 : Log stratigraphique de gisement Chaabet El-Hamra……………………………… 12
Figure I.4 : Coupe géologique longitudinale de la partie inférieure du gisement Chaabet El-
Hamra (profil X-XV)…………………………………………………………………………… 13
Figure I.5 : La minéralisation du gisement (faisceau supérieur et inférieur)………………….. 14
Figure I.6 : Coupe hydrogéologique Profil 0 – Profil 15……………………………………… 15
Figure I.7 : Coupe montrant les ouvrages d’ouverture du gisement…………………………... 17
Figure I.8 : Plan schématique de Chaabet El-Hamra………………………………………….. 17
Figure I.9 : Plan de répartition des réserves pour les deux corps……………………………… 19
Figure I.10 : Méthode des chambres et piliers abandonnés…………………………………… 22
Figure I.11 : Méthode d’exploitation par traçage et dépilage…………………………………. 22
Figure I.12 : Méthode par sous-niveaux foudroyés…………………………………………… 23
Figure I.13 : Plan de tir appliqué à la mine de Chaabet El-Hamra……………………………. 27
Figure II.1 : Circulation d’air entre deux points dans une galerie souterraine………………… 33
Figure II.2 : coude brusque…………………………………………………………………….. 35
Figure II.3 : coude arrondi……………………………………………………………………... 35
Figure II.4 : rétrécissement brusque…………………………………………………………… 35
Figure II.5 : Elargissement brusque…………………………………………………….……… 35
Figure II.6 : diaphragme……………………………………………………………………….. 36
Figure II.7 : Hublot…………………………………………………………………………..… 38
Figure II.8 : Exemple d’un casque avec une lampe portative…………………………………. 39
Figure II.9 : Les différentes charges qui s’exercent dans un ouvrage horizontal…………….... 40
Figure II.10 : Ouvrage miner vertical………………………………………………………….. 43
Figure II.11 : Action des contraintes dans le toit d’un ouvrage incliné………………………... 44
Figure II.12 : Boulons à ancrage ponctuel et réparti…………………………………………... 46
Figure II.13 : soutènement par boulons………………………………………………………... 46
Figure II.14 : Cintre métallique………………………………………………………………... 47
Figure II.15 : Les cintres métalliques lourds…………………………………………………... 48
Figure II.16 : Résistance du soutènement suivant la forme de l’excavation…………………... 48
Figure III.1 : Schéma d’aérage dans la mine de Chaabet El-Hamra…………………………... 54
Figure III.2. : Schéma représentatif de la pression vertical et horizontal……………………… 60
Figure III.3 : Situation des ouvrages (Forages & Piézomètres)……………………………….. 66
Figure III.4 : carte piézométrique……………………………………………………………… 67
Figure III.5 : Cartes situations des niveaux d’eau……………………………………………... 69
Figure III.6 : Impact environnemental dans la région de Ain-Azel…………………………… 72
Figure IV.1. Isolement des deux réseaux d’aérage…………………………………………….. 75
Liste des tableaux Page

Tableau I.1 : Evaluation des réserves géologiques profil (0 – 31)…………………………….. 18

Tableau I.2 : les caractéristiques géométriques des principales voies de roulage……………... 20

Tableau II.1 : Les principales normes de l’atmosphère d’une mine souterraine……………… 32

Tableau II.2 : coefficient de perte de charge dans un coude brusque………………….……… 35

Tableau II.3 : Différents cintres lourd en fonction du diamètre de l’excavation……………… 47

Tableau III.1 : Données pour le calcul des besoins en air de la mine de Chaabet El-Hamra…. 55

Tableau III.2 : Les débits d’air en m3/min nécessaire pour aérer la mine de Chaabet El-
Hamra…………………………………………………………………………………………… 55

Tableau III.3 : Le débit d’air calculé………………………………………………………….. 55

Tableau III.4 : Les propriétés physico-chimiques du gisement de Chaabet El-Hamra……….. 56

Tableau III.5 : Le coefficient de fissuration K1 selon Popov………………………………….. 58

Tableau III.6 : Classification des toits en fonction de la nature des roches gisant……………. 62
Abréviations

ENOF : Entreprise Nationale des produits miniers non ferreux et des substances utiles.

ORGM : Office des recherches géologiques et minières.

SIDAM : Bureau d’étude canadien.

OMS : Organisation mondiale de la santé.

SONAREM : Société nationale des recherches et d’exploitation minière.

BEM : Bureau d’étude maghrébin, Alger.

CMKY : Complexe minier Kherzet Youssef.

ANRH : Agence nationale des ressources hydriques.


Introduction Générale
Introduction générale

L’une des conditions essentielles pour l’exploitation d’un gisement en l’occurrence


avec le mode souterrain est bien évidemment la sécurité, tant au niveau des chantiers, des
installations, de l’emploi de méthodes technologiques en vue d’exécuter des processus
d’exploitation, qu’au niveau des ouvriers et de l’environnement.

Cette activité peut bouleverser le milieu terrestre : sol, air et eau. Le défi majeur des
sociétés minières modernes consiste donc à délimiter, extraire et traiter les ressources
minérales, tout en causant le moins de bouleversement possible à notre écosystème.

En Algérie, la question sécuritaire et environnementale est encore insuffisamment prise


en charge. A cet effet, il faut et il faudra encore de la volonté et du temps pour que les risques
santé et environnement soient connus et maîtrisés.

La tragique catastrophe qui a touchée dans un passé récent la mine de Kherzet Youssef,
accident dû à une infiltration des eaux et à l'effondrement des galeries et les conséquences
dramatiques sur les ouvriers est un exemple, qui doit nous inciter à accorder une priorité aux
problèmes liés à la sécurité et à l’environnement lors des études de faisabilité des
exploitations minières et durant toute la période de l'exploitation.

Notre travail a pour but d'étudier les problèmes liés à la sécurité et à l'environnement
dans le cas de la mine souterraine de Chaabet El-Hamra (Ain Azel, W. Sétif), qui est situé
dans le même contexte géologico-minier que la mine de Kherzet Youssef. Eu égard de
multiples difficultés rencontrées au cour de la réalisation de ce travail, à l’arrêt de
l’exploitation de la mine d’une part et à l’absence quasi totale de la documentation d’autre
part, on s’est contenté de circonscrire notre travail à des visites sur le site, ce qui nous a
permis d’envisager et d’analyser globalement certains problèmes sécuritaires et
environnementaux qui s’y posent. Nous avons également eu de nombreuses discussions avec
les responsables de la mine.

Nous avons structuré notre mémoire en quatre chapitres.

Chapitre I : Conditions géologiques et minières du gisement de Chaabet El-Hamra.

Chapitre II : Normes d’hygiène et de sécurité dans les mines souterraines.

Chapitre III : Constat et analyse des problèmes sécuritaires dans la mine de Chaabet El-
Hamra.

Chapitre IV : Proposition de solution de quelques problèmes sécuritaires.

A travers ce plan, on a essayé d’apporter quelques propositions de solutions possibles à


envisager.

2
CHAPITRE I

Conditions géologiques et
minières du gisement de
Chaabet El-Hamra
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

I.1. Généralités

I.1.1. Localisation géographique du gisement de Chaabet El-Hamra et conditions


climatiques

Le gisement de Chaabet El-Hamra est situé à vol d’oiseau, à environ 250 km au Sud-Est
d’Alger et à 50 km au Sud de Sétif, dans la région de Chouf-Bouarket à 4,5 km d’Ain-Azel et
à 12 km au Sud-Est du complexe minier de Kherzet Youssef (Fig. I.1).

Ses coordonnées géographiques approximatives sont : 35°45’N et 5°30’E. L’altitude du


site varie de 950 à 1200 mètres.

Le climat de la région est semi-aride, froid en hiver et chaud en été. Les précipitations
annuelles moyennes sont de 322 mm et dépassent rarement les 500 mm. La température
moyenne annuelle est de 15 °C.

I.1.2. Historique de la mine de Chaabet El-Hamra


Le gisement de Chaabet El-Hamra est connu depuis longtemps, il a fait l’objet
d’exploitation des affleurements de calamines de 1910 à 1920 et de 1936 à 1941.
Beaucoup plus tard, les travaux d’exploration par forages ont été entrepris afin
d’établir l’extension des zones connues.
Après la nationalisation des mines en 1966, le gisement de Chaabet El-Hamra a été
l’objet de premiers travaux de prospection géologique, de 1967 à 1988, suivis ensuite de
travaux d’évaluation par sondages à maille régulière de 50x100 et de 100x100m, de 1989 à
1991.
En 1991 et suite au coup d’eau survenu le 02 juin 1990 à la mine de Kherzet Youssef
et qui a mis fin à l’exploitation du gisement, l’ENOF a élaboré un premier dossier de
recherche détaillée par ouvrages miniers sur le gisement de Chaabet El-Hamra.
Les travaux miniers ont démarré en janvier 1992 et les ouvrages d’accès ont été
achevés en avril 1994.
La mine de Chaabet El-Hamra a démarré l’extraction du tout-venant en avril 1994 tout
en continuant à réaliser des travaux de recherche au fond pour préciser les réserves
géologiques et les conditions hydrogéologiques.
Les résultats financiers de la mine ont été toujours déficitaires, ce qui a poussé
l’ENOF à engager périodiquement des analyses et évaluations technico-économiques.

I.2. Conditions géologiques du gisement de Chaabet El-Hamra

I.2.1. Contexte géologique régional

Le gisement de Chaabet El-Hamra, fait partie du « district métallogénique » à Pb-Zn des


monts du Hodna qui renferme d’importantes minéralisations en Pb-Zn localisées dans la
région de Ain Azel. Le gisement de Chaabet El-Hamra appartient aux blocs de Ain Mlila, qui
comprend trois structures de soulèvement en forme de Horst-Anticlinaux. Le gisement est
associé au Horst de Rahbat.

4
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

Figure I.1. : Situation géographique de la mine de Chaabet El-Hamra

I.2.2. Stratigraphie des monts du Hodna

La stratigraphie du massif de Hodna se caractérise par des séries sédimentaires définies du


Trias au Quaternaire (Glaçon, 1967 ; Guiraud, 1990) (Fig. I.2) :

- Le Trias se rencontre sous forme de pointements dans les zones les plus tectonisées. Il est
composé de masses d’argiles bariolées accompagnées d’un chaos de roches : brèches
dolomitiques, cargneules, amas de gypse, brèches de schistes micacées, avec parfois des
fragments de cristallin et de roches vertes. Des lambeaux calcaro-dolomitiques bien stratifiés,
attribués à la base du Lias (Rhétien ou Hettangien) sont fréquemment emballés dans le Trias.

5
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

0 2,5 km

Figure I.2. : Carte géologique des environs de la mine de Chaabet El-Hamra


(D’après Carte géologique au 1/50.000 d’Ain Azel, Sonatrach, 1977)
Localisation du gisement de Chaabet El-Hamra

6
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

- Le Jurassique affleure sur des surfaces importantes à l’Est d’Ain Azel. Il comprend le
Jurassique inférieur-moyen (Lias-Dogger) et le Jurassique supérieur. Le Lias-Dogger
constitue l’ossature calcaro-dolomitique de plusieurs chaînes des Monts du Hodna. Le
Jurassique supérieur est constitué de trois groupes : (1) un groupe gréso-argileux, très réduit
dans les Monts du Hodna, (2) un groupe marno-calcaire peu fossilifère et (3) un groupe
carbonaté supérieur, très riche en fossiles, qui correspond au Portlandien et comprendrait une
partie du Crétacé inférieur (Berriasien).

- Le Crétacé inférieur, affleure largement dans la région. Il comprend, de la base vers le


sommet : (1) une formation marno-silto-gréseuse, d’âge Berriasien supérieur et Valanginien ;
(2) une formation dolomitico-gréseuse d’âge Hauterivien ; (3) une formation argilo-calcaro-
gréseuse d’âge Barrémien et Aptien inférieur ; (4) une formation calcaro-marneuse à
Orbitolines d’âge Aptien ; et (5) une formation calcaro-marno-gréseuse d’âge Albien.

- Le Crétacé supérieur, est constitué de la succession lithostratigraphique suivante : (1) des


marnes et des marno-calcaires du Cénomanien inférieur et moyen, qui se termine par des
couches très fossilifères ; (2) des calcaires et dolomies du Cénomanien supérieur et du
Turonien basal, à la base et au sommet desquels s’observent des couches à silex ; (3) des
marnes et marno-calcaires à Globotruncana helvetica (Turonien inférieur à moyen) ; (4) des
marnes à Rudistes du Turonien supérieur ; (5) des marnes et marno-calcaires du Sénonien
avec intercalation de calcaires à Inocérames ; (6) des calcaires à Laffittéines du Maestrichtien.

-L’Eocène est représenté par des faciès calcaires ou marno-calcaires à silex se terminant par
des séries lagunaires ou parfois continentales (argilites rouges et poudingues).

- Le Miocène, représenté le plus souvent de formations continentales et lagunaires, est


composé de conglomérats, grés, marnes et argiles rouges.

- Le Pliocène, généralement concordant sur le Miocène, est constitué de formations


détritiques, marneuses et conglomératiques.

- Le Quaternaire est composé de formations continentales peu épaisses.

I.2.3. Stratigraphie du gisement

Elle est caractérisée principalement par les dépôts du Crétacé, dont le l’Hauterivien
présente le plus grand intérêt, car il contient la minéralisation (Meftah, 2002) (Fig. 1.3).

Valanginien (n2)

Les dépôts du Valanginien (stériles) affleurent à l’Est de la faille orientale et à l’Ouest


du gisement et sont représentés par une alternance d’aleurolites grises avec des grés quartzeux
gris clair, des dolomies gréseuses et argileuses, des calcaires et des marnes gris-verdâtres.

Hauterivien (n3)

La minéralisation zincifère d’intérêt industriel est localisée dans la partie inférieure du


Hauterivien, dont la puissance varie de 100 à 150 m. Cet étage est subdivisée en deux (2)
niveaux :

7
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

a. Hauterivien inférieur (n31) : Ce niveau, d’une puissance totale variant de 70 à 120 m,


est à son tour divisé en trois termes :

• n31a : composé de dolomies grises massives, à grains fins, parfois gréseuses,


souvent à petites inclusions et nodules, de couleur blanchâtre, et parfois de
calcarénites noires dans la partie supérieur de 2 à 5 m du toit ; ce terme est
discontinu et son épaisseur est de 1 à 2 m.
• n31b : représenté par une superposition, de bas en haut, de marnes gris-
verdâtres (0,5 à 2 m), d’aleurites gris-brun (2 à 5 m), de dolomies grises (2 à 10
m), de dolomies gréseuses (3 à 8 m) et de marnes bariolées (5 à 10 m).
• n31c : également caractérisé par des dolomies à grains fins de couleur brunâtre
ou fortement hématitisées (l’hématite est sous forme de nids et de filonnets
dans la masse dolomitique).

b. Hauterivien supérieur (n32) : ce niveau, d’une puissance globale variant de 80 à 120 m,


est subdivisé en cinq termes :

• n32a : formé de grés, parfois en alternance avec des argiles, de marnes et


aleurolites verdâtres, avec toujours à la base de l’alternance un niveau calcaire
gris-clair, dont une partie, de 1 à 3m d’épaisseur, est dolomitisée.
• n32b : représenté par des dolomies massives à grains fins plus ou moins
hématitisées.
• n32c : représenté par un calcaire gris argileux (parfois renfermant des passées
argilo-marneuses ou siliceuses) dont l’épaisseur varie de 10 à 15 m.
• n32d : constitué de dolomies à grains fins, de couleur gris-brun, souvent
argileuses, dont la puissance totale varie de 15 à 20 m.
• n32e : caractérisé par une irrégularité de composition et de puissance ;
essentiellement représenté par des calcaires gris en alternance grossière avec
des marnes et des aleurolites ; dans la partie inférieur de ce terme, les calcaires
sont remplacés par des dolomies recristallisées.

Barrémien (n4)

Il est développé au Nord-Ouest et au Sud du gisement et il est subdivisé en deux niveaux :

a. Barrémien inférieur (n41) : ce niveau est à son tour divisé en trois termes :

• n41a : formé essentiellement par des grés et des dolomies gréseuses parfois
argilo-bitumineuses, avec une fine dissémination de pyrite et de passées de
dolomies légèrement oxydée ; la puissance de ce terme varie de 40 à 60 m.
• n41b : constitué par une alternance de dolomies marneuses massives, de marnes
et de calcaires marneux ; sa puissance varie aussi de 40 à 60 m.
• n41c : représenté par des dolomies massives à grain fins, avec des fissures
remplies d’oxydes et de calcite, et une puissance variant de 15 à 20 m.

8
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

b. Barrémien supérieur (n42) : ce niveau est subdivisé en quatre termes :

• n42a : représenté par des dolomies gréseuses, massives à grains fins ou moyens, avec
souvent des fissures remplies par de la calcite et, vers la fin du terme, par de la pyrite
disséminée ; la puissance de ce terme varie de 20 à 30 m.
• n42b : formé de grés brun, avec une alternance d’aleurolites et d’une dolomie très
gréseuse, et, en fin d’intervalle, un aspect broyé de la roche, la puissance du terme
varie de 30 à 40 m.
• n42c : constitué d’une alternance de dolomie gréseuse, de grés brun et d’argiles
verdâtres (dolomies et grés compacts, massifs et légèrement hématitisés). Sa puissance
varie de 60 à 130 m.
• n42d : formé de dolomies gréseuse et argileuse et de calcaire brun-violet, avec des
passés d’argile verdâtre. Sa puissance est d’environ 60 m.

I.2.4. Structure du gisement (Fig I.4)

Le minerai zincifère du gisement de Chaabet El-Hamra est composé de deux corps


principaux appelés corps n° 1 pour le corps supérieur et corps n° 2 pour le corps inférieur.

Ces corps sont allongés en bande sur une longueur de 2700 m en direction et 100 à 400 m
en pendage. Les corps de minerai plongent d’un pendage de 10° vers le Nord-Ouest.

Le minerai est encaissé dans une dolomie poreuse ou bréchique située dans la partie
inférieure de l’étage Hautérivien (Crétacé inférieur). Le toit du corps supérieur (corps n° 1) est
une dolomie à lits marneux tandis que le mur du corps inférieur (corps n° 2) est une dolomie
massive à concrétions (dolomie tachetée).

Les deux corps de minerai sont stratiformes, subparallèles et séparés l’un de l’autre par un
niveau intercalaire constitué d’une dolomie à minéralisation pauvre et parfois stérile de
puissance variable. Ce niveau peut être absent, de telle sorte que les deux corps se confondent
en un seul corps de minerai continue.

La puissance moyenne du corps n°1 (corps supérieur) est de 5 mètres et celle du corps n°2
(corps inférieur) est de 4 mètres. Il n’existe aucune corrélation entre les épaisseurs et les
teneurs et on constate une distribution contrastée dans les corps de minerai.

I.2.5. Tectonique

Le gisement de Chaabet-El-Hamra appartient au Horst anticlinal de Rahbat et occupe la


partie extrême ouest de son flanc Sud-Ouest. Il se caractérisé par une structure complexe. Le
gisement se subdivise en trois blocs (Fig I.4) :

a. Le Bloc Est

Trois (3) côtés de ce bloc sont limités par des failles, tandis que le côté Sud est ouvert et se
trouve en contact avec les calcaires du Néogène. Sur le plan structural, le bloc représente un
brachyanticlinal et le pendage des flancs du pli est : 10° à 15° NE et 15° à 20° SO. Sur le fond
général du pli, il existe des complications locales sous forme de dômes, gradins, etc.

9
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

Le pli est compliqué par des accidents cassants :

- La faille sud : de direction latitudinale dans le flanc Sud-Est du brachyanticlinal,


c’est une faille normale à rejet vertical de 100 à 120 m avec un pendage au Nord
inférieur à 65-75°.
- La faille diagonale : elle s’étend vers le Nord-Est sub-parallèlement au plan axial.

b. Le bloc central

Il a la forme d’un coin, dont l’angle aigu est formé par le raccordement des failles centrale
et latitudinale dans la partie Est. La partie opposée du coin s’en va en s’élargissant à l’Ouest
du gisement. Sur le plan structural, le bloc Central est plus compliqué. Dans son ensemble, le
coin représente un Graben à amplitude d’affaissement de 15 à 20 m.

c. Le Bloc Ouest

Il est localisé au Nord-Ouest de la faille normale et se trouve limité par des dislocations
cassantes Est, Ouest, latitudinale et centrale.

- la faille centrale : c’est une faille normale qui s’étend de l’extrémité Nord jusqu'à
l’extrémité Sud, avec un pendage au Sud-Est inférieur à 70-75° et un rejet vertical
de 10 à 15 m dans sa partie Nord-Est, elle coupe un chevauchement à pente douce.
- La faille latitudinale : c’est une faille normale dérivée de la faille centrale. Elle se
prolonge à l’Ouest au-delà du gisement, avec un pendage au Nord de 75 à 80° et un
rejet vertical de 10 à 20 m.
- La faille Est : dérivée aussi de la faille centrale, cette faille normale est orientée
vers l’Est, de direction subméridienne, avec une amplitude verticale du rejet de 80
m, voire de 100 m suivant le plan de faille, et un pendage Sud-Ouest inférieur à 65-
70°.
- La faille Ouest : cette faille normale se dégage du dessous du dépôt quaternaire,
bordant le flanc Sud-Est du brachyanticlinal du bloc Est, et change de direction
jusqu’à 300°, se faisant couper par la faille latitudinale ; c’est une faille en escalier
formant des plaques, des coins, dans une zone d’environ 70 m de large, et le
pendage est à l’Est inférieur à 70-85° tandis que les rejets verticaux atteignent
10 m.

La partie inférieure (profil 10-15) est affectée par deux accidents tectonique majeurs
subparallèles de direction Nord-Est/Sud-Ouest à savoir : la faille diagonale et la faille
latitudinale. La première est située entre le profil 13 est d’un rejet de 4 mètres avec un
pendage d’environ 50 degrés vers le Sud-Est. Par contre la faille latitudinale est située entre
les profils 15 et 16. Son rejet est de 10 mètres avec un pendage d’environ 60 degrés vers le
Nord-Ouest.

I.2.6. La minéralisation

La minéralisation du gisement de Chaabet El-Hamra est observée en faisceaux sous forme


de lentilles minéralisées de composition tantôt mono-minérale, tantôt mixte (Fig I.5). Elle est
représentée essentiellement par la sphalérite, la pyrite, la marcassite, la galène rencontrée
rarement et donc sans importance industrielle.

10
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

Dans cette composition, les principaux minéraux sont la sphalérite, la pyrite et la


marcassite. Les minéraux secondaires sont la galène, l’hématite. Les minéraux de gangue sont
la calcite, la barytine, la dolomie et plus rarement le quartz et le gypse (rare). Les minéraux
d’oxydation sont principalement la smithsonite, la cérusite et la limonite.

La minéralisation de pyrite, marcassite, blende et rarement galène est intimement liée aux
roches dolomitiques hauteriviennes, en se localisant indépendamment aux structures
tectoniques affectant ce niveau porteur de la minéralisation.

La minéralisation zincifère se présente en couches lenticulaires, regroupées dans deux


faisceaux stratiformes, séparés par le banc de dolomie blanchâtre stérile, de 6 m de puissance.

La galène est très rare, et se développe généralement aux extrémités des lentilles, limitant la
zone zincifère de celle baryto-pyritifère.

La sphalérite se présente sous plusieurs types : massif, en tache de recristallisation, fissure,


et bréchique ce qui constitue l’essentiel du minerai industriel.

I.2.7. Hydrogéologie

L’importance de l’eau d’exhaure est assez connue dans la région. Le "coup d’eau"
catastrophique du 02 juin 1990 a entraîné la fermeture définitive de la mine de Kherzet
Youssef. Cette eau est récupérée pour les besoins agricoles et sa présence est un obstacle à
l’avancement des travaux d’exploitation de la partie inférieure du gisement de Chaabet El-
Hamra.

Les données géologiques et hydrogéologiques confirment l’existence de deux nappes


libres (Fig. I.6) :

- Dans la partie centrale du gisement, existe une nappe contenue dans les formations
hauteriviennes carbonatées à perméabilité de fissure.
- Dans la partie Nord-Ouest du gisement une nappe aquifère est reconnue dans les
formations barrémiennes. Cet aquifère est associé aux grés dolomitiques.
- Dans la partie Est du gisement deux sondages hydrogéologiques ont été exécutés,
ces derniers ont donné des résultas négatifs et une absence de venues d’eau a été
notée. Les travaux miniers réalisée par l’ENOF ont confirmé qu’il n’y a pas de
niveau aquifère dans la partie Est.

11
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

Figure I.3 : Log stratigraphique de gisement Chaabet El-Hamra


(d’après ENOF 1993)

12
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

Figure I.4 : Coupe géologique longitudinale de la partie inférieure du gisement Chaabet El-
Hamra (profil X-XV) (d’après ORGM et plan ENOF).

13
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

Figure I.5 : La minéralisation du gisement (faisceau supérieur et inférieur)


(d’après TERRAMIN AUSTRALIA LIMITED)

14
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

PR 5
PR 10
PR 15 PR 0

1000

800

Légende

600 Niveau gréseux repère du Barrémien

Niveau gréseux repère de l’Hauterivien supérieur

Corps minéralisé surmontés d’un niveau gréseux


(Hauterivien inférieur)
Marne du Valanginien

Nappe

Niveau d’eau
- Le reste de la coupe est constitué de dolomies, de
marnes, d’argiles et parfois de calcaire.

Figure I.6 : Coupe hydrogéologique Profil 0 – Profil 15


(d’après ENOF 2003)

15
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

I-3. Conditions minières de gisement


I.3.1. Mode d’ouverture et découpage du gisement (Fig. I.7)

On appelle ouverture d’un gisement tous les travaux de creusement donnant accès au corps
minéralisé à partir du jour.

Tranchées d’accès et descenderie

La profondeur de la minéralisation est comprise entre 100 et 160 m et la morphologie des


corps minéralisés est du type lenticulaire, ce qui impose une exploitation souterraine.
L’accès à la zone minéralisée se fait par une descenderie, dont l’implantation est située au
point le plus bas de la région, à la côte 1020, sur une longueur de 830 m dans les stériles.
Elle est utilisée pour la circulation du personnel, du matériel et pour l’évacuation du
minerai. Elle sert également comme entrée d’air frais vers l’exploitation souterraine.
Cette descenderie est précédée d’une tranchée d’accès, d’une longueur de 113 m, allant de
la côte 1034 à celle de 1025 mais d’une inclinaison contraire à la pente de la descenderie, de
l’ordre de 6 %.
La tranchée d’accès est dotée de murs de protection en béton, avec un puisard pour le
drainage des eaux pluviales.

Travers-banc 960

De même section que la descenderie (20,60 m2) et à la côte 960, ce travers-banc a une
longueur de 289 m et une inclinaison de 4 % (en traversant la zone minéralisée) et relie le
puits d’aérage et de secours à la descenderie, suivant le profil X.

Puits d’aérage et de secours

Initialement sondage d’aérage, ce puits a une section de 9,60 m2 et une profondeur de


117 m dont 10 m de puisards, et se trouve être entièrement bétonné, partant du niveau 960 et
débouchant au jour à la côte 1066,74.

I.3.2. Conditions minières du gisement

a) Caractéristiques morphologiques et géométriques du corps minéralisé

La minéralisation du gisement de Chaabet El-Hamra a une structure pluriétagée, de forme


lenticulaire. La zone métallifère globale constituée de lentilles se présente sous forme d’une
large bande de direction Nord-Ouest (300 à 320º), d’environ 2700 m de longueur et de 300 à
600 m de largeur et à une profondeur allant de 100 à 400 m.

16
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

Figure I.7 : Coupe montrant les ouvrages d’ouverture du gisement


Echelle 1/2500 (d’après Meftah 2002).

Figure I.8 : Plan schématique de Chaabet El-Hamra.


Echelle 1/10 000 (d’après Meftah 2002).

17
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

b) Angle de pendage :

Les corps de minerai plongent d’un double pendage de 10° vers le Nord-Ouest, Sud-Ouest
qui devient plus important à partir du profil 14 (35 % à 40 %).

c) La puissance de la couche minéralisée (Fig. I.9)

Les différentes puissances des parties du gisement sont données dans le tableau suivant :

Gîte Quantité (t) Teneur Métal (t) Epaisseur


(% Zn) (m)
Evaluation Corps 1 :
ORGM 1992 Catégorie C1 2737000 5,23 143145 4,11
Catégorie C2 92200 5,18 4776 7,00
Total C1+C2 2829200 5,23 147921 4,17
Corps 2 :
Catégorie C1 2132500 6,03 128590 3,66
Catégorie C2 58900 5,60 3298 2,61
Total C1+C2 2191400 6,02 131888 3,62
Corps 1 + 5020600 5,57 279809 3,93
Corps 2
Evaluation Corps 1 2602200 6,08 158214 5,26
SIDAM Catégorie C1
1994 Corps 2 2205800 6,80 149994 4,64
Catégorie C1
Corps 1 + 4808000 6,41 308208 4,98
Corps 2

Tableau I.1 : Evaluation des réserves géologiques profil (0 – 31) ORGM 1992 /
SIDAM1994.

d) Caractéristiques du minerai

- Cœfficient de foisonnement : 1,2-1,4


- Poids volumique du minerai : 2,8
- Teneur minimale exploitable : 3 % Zn

e) Caractéristiques des roches encaissantes

- Dureté des dolomies franches : 7-8


- Dureté des dolomies marneuses : 3-5
- Poids volumique : γ = 2,6

f) Conditions hydrogéologiques

Le débit d’eau dans le gisement de Chaabet El-Hamra est très important. En décembre
2000, les eaux d’exhaure des chantiers situées sous le niveau 960 avaient un débit de 60 m3/ h,
les conditions de vidange de la nappe sont, dans ce cas, satisfaisantes même si le débit atteint
100 m3 /h.

18
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

Figure I.9 : Plan de répartition des réserves pour les deux corps
(d’après Evaluation ENOF 1996).

19
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

I.3.3. Les principales voies de roulage

Pour accéder et préparer le champ minier, l’ENOF a réalisé environ 5000 m de voies de
roulage, au 31 décembre 1998, avec plus de 90 ٪ dans la minéralisation.

Les ouvrages miniers d’infrastructure sont constitués de :

- Deux galeries intermédiaires de section 20,60 m2 et de 182 m de longueur, donnant accès


aux deux (2) faisceaux supérieur et inférieur (vers le profil XV et ont atteint le profil XI / XII
sur 150 m).

- Des galeries d’accès (du travers-banc 960 vers le profil 0 et les longueurs réalisées,
d’environ 800 m, ont atteint le profil V) aux blocs et de roulage des engins, ainsi que de
passage du personnel et d’aérage.

- Une galerie de jonction entre les deux faisceaux minéralisés, de 20,960 m2 de section et de
116 m de longueur (pente 7 à 8 ٪).

Galerie Trx existant – pr. 13 Pr. 13-14 Pr – Cheminée Longueur totale


d’aérage Longueur Pente Longueur Pente Longueur Pente
(m) (%) (m) (%) (m) (%)
115 14 100 11 80 14 335

Gale Trx existants Pr 13- 14 S340-S337 S337-S335 Pr14-15 Longu


rie Pr 13 eur
de Long( Pente( Lon( Pent( Lon( Pent( Lon( Pent( Lon( Pen( totale
roula m) %) m) %) m) %) m) %) m) %)
ge 115 18 100 11 50 18 50 5 175 16 610

Tableau I.2 : les caractéristiques géométriques des principales voies de roulage.

I.3.4. Méthodes d’exploitation choisies

I.3.4.1. Choix de la méthode d’exploitation

Selon la puissance, le pendage, la qualité du minerai et les épontes, les méthodes


d’exploitations retenues sont :

- Des chambres et piliers abandonnés (pour les épaisseurs > 5 m).


- Traçage, dépilage et foudroyage (pour les épaisseurs < 5 m).
- Sous niveau foudroyé (pour les épaisseurs > 5 m).

Les méthodes choisies (chambres et piliers, traçage et dépilage, sous niveaux abattus,
suivis d’un foudroyage) n’ont pas été éprouvées, sauf pour la méthode des chambres et piliers
abandonnés (et non foudroyés) qui a été pratiquée dans le passé par les mineurs de la mine de
Kherzet Youssef.

20
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

a) Méthode des chambres et piliers abandonnés (> 5 m) (Fig. I.10)

C’est la méthode qui est utilisée et maîtrisée par les mineurs de Chaabet El-Hamra pour
l’avoir déjà pratiquée durant plusieurs années à la mine de Kherzet Youssef.

Cette méthode consiste dans un premier temps, à tracer des chambres de 4 m de largeur, en
chassant, laissant entre elle des piliers de 4 m de largeur et de 12 m de longueur, et dans un
deuxième temps, de récupérer en rabattant une partie des piliers par creusement de refont de
4 m on abandonne des piliers de 16 m2 de section pour une section de chambre abattue de
40 m2.

Cette méthode nécessite une bonne connaissance, ainsi qu’un suivi du comportement des
piliers abandonnés, du fait de leur hauteur relativement importante (10 à 12 m d’épaisseur de
lentille), et se caractérise par un taux élevé de perte minerai de l’ordre de 25 %

b) Méthode par traçage et dépilage (< 5 m) (Fig. I.11)

Pour une morphologie de type lenticulaire comme celle du gisement de Chaabet El-Hamra,
notamment pour les épaisseurs < 5 m, la méthode d’exploitation conventionnelle la plus
appropriée est celle par traçage et dépilage.

Cette méthode consiste à creuser des galeries parallèles de 4 m de largeur, appelées


«traçage», et distantes l’une de l’autre d’environ 4 m, ce qui constitue la largeur de pilier. Ces
piliers sont ensuite récupérées partiellement, seuls les piliers résiduels de 2 m de côté sont
abandonnés et foudroyés.

En effet, l’inconvénient majeur consiste en ce que cette méthode exige la réalisation totale
des travaux préparatoires qui permettent d’accéder aux profils en amont (profil 0 et profil XV)
avant de procéder à l’exploitation des blocs, cette exigence est liée à des questions de stabilité
du toit et des voies de passage du personnel et des engins.

c) Méthode par sous-niveaux foudroyés (pour les épaisseurs > 5 m) (Fig. I.12)

Cette méthode consiste à creuser, dans une première étape, une galerie de 4 m de largeur et
de 3 à 4 m de hauteur, et, dans une seconde étape, de faire le foudroyage, en se rabattant, des
réserves situées au-dessus et de part et d’autre de cette galerie.

Toutefois, cette méthode nécessite la foration de trou de mine très profond (4 à 6 m), donc
l’utilisation d’un engin de foration performant du type jumbo.

A noter que les mineurs de Chaabet El-Hamra n’ont aucune expérience concernant la
méthode des sous-niveaux foudroyés.

21
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

Figure I.10 : Méthode des chambres et piliers abandonnés.

1- Galerie parallèles de départ 2- Traçage 3- Enlevure


4- Rideau 5- Recoupe 6- Piliers résiduels

Figure I.11 : Méthode d’exploitation par traçage et dépilage.

22
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

1- Recoupe 2- Trous de mine en éventail


3- Tranche à abattre ou enlevure

Figure I.12 : Méthode par sous-niveaux foudroyés.

[Link]. Méthode d’exploitation pratiquée à Chaabet El-Hamra

La méthode d’exploitation utilisée par la mine de Chaabet El-Hamra est une combinaison
des méthodes citées ci-dessus qu’on pourrait appeler "méthode par chambres et piliers
résiduels".

- L’ouverture des chantiers d’abattage se fait par traçage, à raison de chaque 4 m, pour une
moyenne de 20 m de longueur (selon la longueur de la lentille).

- La configuration des chantiers d’abattage est celle des chambres et piliers surdimensionnés,
jusqu’à 12 m de longueur et 4 m de largeur, avec la création des galeries de jonction entre les
traçages.

- La réduction des piliers surdimensionnés se fait en se rabattant et en créant des refontes-


galeries (en laissant des piliers de section 4m x 4m).

- La réduction des dimensions des piliers se fait jusqu’à 2m x 2m (piliers résiduels).

- Les piliers résiduels sont laissés tels quels, et non torpillés, à cause des charges
supplémentaires qu’aurait entraîné une telle opération.

[Link]. Les travaux d’infrastructure

Ces travaux visent à atteindre le bloc de réserves délimité par les sondages effectués à partir
du jour, Ils consiste à creuser des galeries dans les roches stériles jusqu’à atteindre ce bloc,
une fois cette galerie soutenue, elle deviendra une galerie de roulage.

23
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

[Link]. Travaux préparatoires ou de découpage

Chaque lentille minéralisée est découpée en blocs d’exploitation et chaque bloc comporte le
numéro de la lentille suivi de celui de blocs : par exemple, 3/6 signifie 6ème bloc de la
lentille 3.

Les travaux de découpage ont pour but la préparation des réserves du bloc à l’abattage et
ceci consiste à tracer, à partir de la galerie principale (ou galerie d’accès aux blocs), les
galeries secondaires (ou galeries de traçage) afin de délimiter des panneaux de minerai d’une
largeur moyenne de 25 m et d’une longueur liée à l’extension de la minéralisation.

[Link]. Les travaux d’abattage

L’abattage des panneaux se fait à l’explosif en laissant un stot de protection de 12 m, la


largeur de la chambre est de 4 m (elle varie selon la stabilité des terrains).

1.3.5. Données techniques de l’exploitation

a) La foration

La foration est réalisée à l’aide de marteaux perforateurs de type (montabret T-21) et des
fleurs en acier monobloc de 38 mm de diamètre, la longueur de foration est comprise entre
1,60 m et 2,40 m.

La foration d’un trou de 1,60 m dure environ 6 mn et la volée de 30 trous nécessite un


temps de 30 x 6mn = 180 mn soit 3 heures de foration.

b) Le tir (Fig. I.15)

Le mode de creusement dépend de la dureté de la roche. Dans le cas de la mine de Chaabet


El-Hamra, on utilise de l’explosif de type gélanit disponible sur le marché national.

Chaque cartouche pèse environ 250 gr et est de 20 cm de longueur et 30 mm de


diamètre. La consommation spécifique d’explosif dans l’abattage par trous profonds varie
selon la dureté de la roche (voir le tableau suivant).

Coefficient de la dureté 6 à 8 12 à 16 18 à 20
Consommation
spécifique 0,5 à 0,8 1,2 à 1,8 1,4 à 2, 1

Pour le cas de Chaabet El-Hamra, on prend une quantité de 0,8 kg /m3.

- Charge spécifique de l’explosif (Q) :

q1 . f1 .v
Q= …………..kg/m3
e

24
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

Où :

q1 : Charge spécifique d’explosif pour des conditions standardisées en km/m3, on la détermine


d’après la dureté de la roche.
f1 : cœfficient de dureté d’après Protodiakonov (pour f1 = 0,8 on prend q1= 0,8 kg / m3).
6,65
v : coefficient qui tient compte du nombre de surface libre, avec v = , ou st : section de
st
la galerie = 10m2
6,65
D’où v= = 2,10
10
e : puissance ou capacité relative de l’explosif. Pour la gélanit e = 1,27

8.0,8.2,07
D’où : Q = = 1,059 kg /m3 .
1,27
- Calcul du nombre de trous de mine :

[Link]
Nbre de trous =
dc 2 .Δ.kr

Où : st : section de l’ouvrage en m2
Q : charge spécifique de l’explosif
dc : diamètre des cartouches de l’explosif dc = 30mm
Δ : densité de l’explosif Δ = 1450 kg / m3
kr : cœfficient de remplissage du trou par l’explosif (kr = 0,5 à 0,6)

- Charge totale de l’explosif :

Qexp = Q x v

où v : est le volume à abattre.

v = s . lav = s . ltrou. λ où:


lav : l’avancement de la volée
ltrou : longueur de trou
λ : rendement de la volet

D’où Qexp = 1,059 . 10 . 1,6 . 0,85 = 14,40 kg

On prend Qexp = 15 kg

Après avoir achevé la foration, on procède au chargement de la volée par l’explosif.

On introduit soigneusement la cartouche amorce au fond du trou, puis les cartouche à l’aide
d’un bourroir.

25
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

Une fois cette opération est terminée, les trous seront bourrés, les amorces connectées et
le tir s’effectuera à l’aide d’un exploseur approprié à partir d’un lieu sûr.

Le principe de l’abattage par trou de mine profond consiste à déterminer les paramètres
suivants :

- Ligne de moindre résistance.


- Distance entre les trous.
- L’épaisseur de tranche à abattre.

- Détermination de la contenance d’explosif dans un mètre de trou de mine

π .d 2 3,14.0,046
P= ( ).1. Δ = ( ).1. 1450
4 4

P = 2,4 kg/m
d : diamètre du trou de mine

- Déterminations de ligne de moindre résistance :

p 1/2
w=[ ]
q.m
m = cœfficient de rapprochement (m = 2,8)

2,4 1/2
w=[ ] = 1,03
0,8.2,8

On prend w = 1m

- Détermination de la distance entre les trous de mine :

a=w.m
a = 1. 2,8 = 2,8 m
On prend a = 2,8 m

- Calcul de la quantité d’explosif nécessaire pour l’abattage d’une tranche :

Q=s.w.q

s : surface de la tranche (s = 112 m2)

Q = 112 . 1 . 0,8 = 89 kg (Q = 90kg)

26
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

Figure I.13 : Plan de tir appliqué à la mine de Chaabet El-Hamra (d’après Mefta h, 2002).

27
Chapitre I Conditions géologiques et minières du gisement
de Chaabet El-Hamra

c) L’exhaure

Au cours de creusement en aval pendage les venues d’eau accumulées au niveau des fronts
de taille seront évacuées à l’aide de pompes de chantier vers le travers-banc puis
gravitairement vers le puisard ou il est installé une pompe immergée qui refoule de l’eau au
jour.

d) Le soutènement

Dans certaines zones où la pression des terrains est élevée, le soutènement par les cintres
métalliques ne peut pas supporter ces contraintes, dans ce cas le soutènement utilisé est celui
de charpentes métalliques assemblées par boulonnage, le garnissage se fait en bois.

Au niveau des roches friables, les excavations sont soutenues par des cintres métalliques,
espacés l’une de l’autre d’environ 0,8 à 1,5 m, le garnissage est fait par des plaques
métalliques ou par dalles en béton ou parfois en bois.

Le soutènement provisoire n’existe pas dans la mine Chaabet El-Hamra.

e) Alimentation en énergie électrique

La mine de Chaabet El-Hamra est alimentée par un réseau électrique en provenance de la


centrale électrique de Ain-Azel, de tension d’arrivée de 30 KV.

28
CHAPITRE II

Normes d’hygiène et de
sécurité dans les mines
souterraines
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

II.1. L’aérage
II.1.1. Généralité

La ventilation des mines souterraines, ou aérage, concerne l’ensemble des procédés et de


moyens utilisés pour renouveler l’air intérieur des chantiers et autres ouvrages souterrains par
l’introduction de l’air neuf et l’évacuation d’un débit correspondant d’air vicié (ou pollué).

Son but est ainsi de maintenir l’atmosphère des travaux miniers dans un état compatible avec
les nécessités de la sécurité et de l’hygiène, en assurant le passage dans tous les travaux du
fond, d’une quantité d’air qui, entrée dans la mine par un ou plusieurs orifices dits d’entrée
d’air, circule dans les chantiers et s’échappe à l’extérieur par des puits ou galeries de retour
d’air.

Par atmosphère des travaux miniers, on veut désigner l’ensemble des paramètres qui
forment le microclimat de la mine. Ces paramètres sont :

• La composition chimique de l’atmosphère de la mine ;


• La température de l’air ;
• L’humidité de l’air ;
• La poussière de la mine.

II.1.2. Atmosphère de la mine

L’air contient environ 21% d’oxygène et 79% d’azote, on y trouve des quantités
extrêmement faibles de CO2, environ 0,04 %, ainsi que des gaz rares à l’état de traces.

Pour le maintien de la santé de l’homme et de son aptitude au travail, la teneur en oxygène


dans les chantiers en activité, d’après les règlements de sécurité, ne doit pas être inférieure à
20% en volume.

Les règlements de sécurité exigent : (1) que la teneur en gaz carbonique dans tous les
lieux de travail souterrain, ne soit pas supérieure à 0,5 % et dans le courant général de retour
d’air ne dépasse pas 1% ; (2) la teneur de CO est fixée à 0,0016 % ; (3) la teneur en
hydrogène sulfuré dans l’air de la mine soit inférieure à 0,00066 % en volume ; (4) la teneur
en oxydes d’azote dans l’air de la mine soit inférieure à 0,001 % en volume.

II.1.3. La température

a) La Température des terrains et de l’air

On constate en dehors de tous travaux, que la température des terrains croit avec la
profondeur. On appelle gradient géothermique l’accroissement moyen de la profondeur qui
entraîne une augmentation de la température de 1°C, le degré géothermique est une
caractéristique des terrains, il diffère d’une mine à l’autre.

Les règlements de la sécurité industrielle exigent que la température de l’air de la mine ne


dépasse pas 26°C.

30
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

La vitesse du courant d’air est le moyen principal de maintien de la température dans des
limites acceptables, si cette vitesse est trop élevée, elle peut créer un climat froid ou il est
difficile de travailler, et provoque aussi un soulèvement des poussières.

Si elle est trop faible, elle peut être responsable de l’accumulation de gaz nocifs et le dépôt de
la poussière dans la mine en proportion dangereuse, elle provoque aussi l’augmentation de la
température de l’air de la mine.

Les règlements de la sécurité industrielle exigent que la vitesse de circulation d’air, à la


température de 20°C, ne soit pas inférieure, dans les chantiers d’abattage, à 0,25 m/sec et,
dans les chantiers de traçage, à 0,15 m/sec. En même temps, la vitesse du courant d’air ne doit
pas dépasser les normes suivantes : 4 m/s le long de front de taille des chantiers d’abattage et
de traçage, 8 m/s dans les travers-banc, les galeries principales de roulage et d’aérage, les
descenderies et dans les montages principaux, 6 m/s dans les autres galeries, 12 m/s dans les
puits d’extraction, 15 m/s dans les puit d’aérage non aménagés pour l’extraction et également
dans les rampants.

b) L’humidité :

L’humidité relative de l’air de la mine est de l’ordre de 90-95 %, et diminue en hiver, dans
les mines profondes (800-1000), l’air est plus sec que dans les mines peu profondes car les
terrains en profondeur sont moins aquifères et leur température est plus élevée.

II.1.4. Les poussières

La technologie des exploitations minières est liée à l’abatage des roches qui s’accompagne
d’un dégagement d’une quantité importante de poussière, une partie de celle-ci se déposent
par terre et autre partie reste en suspension dans l’air dont la dimension est inférieure à 5µ.

La présence de la poussière dans la mine entraîne deux dangers : (1) les poussières
combustibles peuvent former avec l’air des mélanges à caractère explosif ; (2) Les poussières
sont à l’origine de plusieurs maladies professionnelles.

Une norme sanitaire de la teneur de la poussière dans l’air pour les roches contenant plus
de 10 % de silice SiO2 est fixée à 2 mg/m3 et pour les poussières provenant des autres
minéraux, la teneur en poussière ne doit pas dépasser 10 mg/m3.

Le tableau II.1 résume les principales normes de l’atmosphère d’une mine souterraine.

31
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

Eléments Normes

Oxygène > 20 %
CO2 < 0,5 %
CO < 0,0016 %
NO, NO2 < 0,001 %
H2S < 0,00066 %
SO2 < 0,00035 %
CH4 < 0,75 %
Température < 26°C
Humidité < 90 %
Vitesse de l’air < de 3 à 6 m/s suivant les cas
> de 0,15 à 0,25 m/s suivant les cas
Poussière (> 70 % SiO2) < 1 mg/m3

Poussière (10-70 % SiO2) < 2 mg/m3

Poussière (< 10 % SiO2) < 4 mg/m3

Poussière (sans SiO2) < 10 mg/m3

Tableau II.1 : Les principales normes de l’atmosphère d’une mine souterraine

II.1.5. Quantité d’air nécessaire pour aérer une mine souterraine

Pour déterminer la quantité d’air nécessaire fournie à la mine, on doit tenir compte des
facteurs suivant :

a) Suivant la quantité de dégagement de gaz (comme CH4, CO2)

q
Q= m3/ minutes (1)
14,4 * p

Où : q - quantité de gaz total dégagé dans la mine au cours de 24 heures, en m3 ;


P - teneur en gaz tolérée dans le courant d’air entrant dans la mine, en %.

b) Suivant le plus grand nombre de personnes susceptible de se trouvent en même


temps dans le fond de la mine

Q=k*n; m3/minutes (2)

Où : k- est la norme de la quantité d’air nécessaire pour un travailleur (k = 6 m3/minutes) ;


n- le plus grand nombre de personnes qui se trouvent en même temps dans les ouvrages
miniers souterrains.

32
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

c) D’après l’extraction journalière moyenne Ajour

Q = q* Ajour * K ; m3/minutes. (3)

Où : q - norme d’air en fonction de la catégorie de la mine pour le gaz, en m3 / t


Ajour - l’extraction journalière moyenne, en m3 ;
K – coefficient tenant compte de la norme régulière de l’extraction journalière
(k = 1,05-1,15).

d) D’après la consommation de l’explosif :

12,5 * A * b
Q= ; m3 / minutes (4)
t
Où : A- consommation de l’explosif, en kg ;
b- volume de CO théorique qui se forme au cours de l’explosion de 1 kg d’explosif, en
litre (il se forme 40 L suivant les règlement de la sécurité industrielle) ;
t – temps d’aération, en minutes (ne dépasse pas 30 minutes).

On considère que la teneur tolérée en CO dans le courant d’air sortant de la mine après le
tir est égale à 0,008 %.

e) Les engins diesel


La quantité d’air nécessaire est calculée à partir de la formule suivante :
Q = p . g (m3/min) (5)
Où :
P : Le nombre total des engins diesel.
g : La norme de consommation d’aérage par un engin, pour 1CV : g = 5 m3/min.

II.1-6. Notions de dépression et résistance dans les galeries

La circulation d’air dans la mine entre deux points se trouvant à la même profondeur
(Figure II.1), est le résultat de la création d’une différence de pression lors de l’injection de
l’air.

Figure II.1 : Circulation d’air entre deux points dans une galerie souterraine

De la figure, le point (1) est soumis à la pression : p1 = γ1. H, de même le point (2) est
soumis à la pression p2 = γ2

La dépression h entre les point (1) et (2) serait :

h = p1 – p2 = ( γ1- γ2) . H (6)

33
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

La dépression "h" peut s’exprimer aussi en fonction des caractéristiques géométriques de


la galerie, elle est donnée par la relation suivante :

α .(1.C)
h=[ ].V2 (7)
S

Où : h - Dépression en (mm. H2O) ;


α - Coefficient de forme de la galerie (m) ;
C- Circonférence ou périmètre de la galerie (m) ;
S – Section de la galerie en (m2).
V- vitesse de l’air (m.s).
Q
Le débit d’air "Q" est donné par : Q = V.S donc V=
S
En remplaçant dans la formule (6), on obtient :

[( L.C ).Q 3 ]
h = α.. 3
= R.Q2 (8)
S
Avec :
R- la résistance de la galerie à l’écoulement de l’air, d’où on aura

α .( L.C )
R= 3
[kg.S2 / m8] (9)
S
D’où:

h
Q= (10)
R

Les rétrécissements, les élargissements des galeries, et les croisements engendrent des
pertes de pression, Ces pertes sont dues essentiellement aux changements de la section des
galeries et aux changements de direction, elles sont exprimées par la relation suivante :

ζ .(V 2 .γ )
h' = (11)
2.g

ζ – exprime la résistance locale, ce coefficient dépend des caractéristiques géométriques, il est


appelé aussi coefficient de perte de charge singulière.

34
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

1) Changement de direction :

Dans un coude brusque :

Dans ce cas le coefficient de perte de charge sera :


α α
ζ = sin2 ( ) + 2sin 4( ) (12)
2 2
α (°) ζ
90 1
60 0,37
45 0,18
30 0,07
15 0,02

Tableau II.2 : coefficient de perte Figure II.2 : coude brusque.


de charge dans un coude brusque

Dans un coude arrondi :

α D 3,5
ζ= [0,134 + 1,847( ) ] (13)
180 2.r

Où :
α – L’angle de virage (°).
D –Diamètre de la galerie.
r – Rayon de courbure.
Figure II.3 : coude arrondi

2) Changement de section :

Rétrécissement brusque :

Pour le rétrécissement brusque : ζ = 0,5.


Figure II.4 : rétrécissement brusque

Elargissement brusque :

S1 2
ζ = [1- ] (14)
S2

Figure II.5 : Elargissement brusque

35
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

Diaphragme :

1 S 2 s
ζ= [( ) - 1].[1 –( )] (15)
ϕ 2
s S

Où :
S – Section de la conduite.
S – Section du diaphragme.
φ – Coefficient de contraction de la veine
fluide.

0,61 Figure II.6 : diaphragme


φ= (16)
s
1− ( )
S

II.2. L’exhaure
II.2.1. Généralités

La pénétration de l’eau dans la mine a plusieurs origines, d’une part, au cour de l’exécution
des travaux on est amené parfois à traverser les horizons aquifères qui occasionnent des
venues d’eaux plus au moins abondante, d’autre part, les fissures se formant dans les terrains
encaissants à la suite du foudroyage des espaces exploités peuvent se transmettre aux horizons
aquifères sus-jacents et servir de voies de pénétration de l’eau dans la mine. L’eau provenant
de la surface peut également pénétrer à la mine à travers les interstices.

Les eaux des mines se distinguent par une grande variété de leur composition chimique,
elles ne sont pas potables et souvent impropres pour les usages techniques. Quelquefois, elles
contiennent de l’acide sulfurique, elles portent alors le nom d’acide et elles sont très nocives à
cause de leur action corrosive sur les pompes, les tuyaux, les rails et leurs objets métalliques.

Pour diminuer l’acidité de l’eau, on la neutralise parfois avec de la chaux vive qu’on fait
venir de la surface dans des wagonnets et qu’on jette à la pelle dans les albraques.

On prend des mesures spéciales contre l’action corrosive de l’eau acide sur les pompes et la
tuyauterie et cela en revêtant les parties de la pompe soumises à l’eau acide par du bronze ou
en acier inoxydable tandis que les tuyaux sont recouverts intérieurement par du bois ou
plomb.

36
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

II.2.2. Protection des travaux souterrains contre l’inondation

• Afin de prévenir l’éventuelle pénétration des eaux de la surface dans les travaux
souterrains, les puits de la mine et les galeries à flanc de coteau ne doivent pas être
creusés dans des endroits inondables.

• L’orifice du puits ou de la descenderie doit être protégé contre la possibilité de


pénétration des eaux de ruissellement et cela par des margelles qui s’élèvent de 0,5 à
1 m au-dessus du niveau du sol.

• Effectuer des études sur les directions des écoulements des eaux de pluie et de la fonte
des neiges, au voisinage du champ minier afin de détourner ces endroits des travaux
souterrains.

• Faire des sondages de reconnaissance d’au moins 20 m de long et de diamètre ne


dépassant pas les 50 mm.

• Creuser des rigoles ou karnets à la base de la galerie, avec une pente de 1/1000 suffit
largement pour drainer ces eaux si elles ne contiennent pas trop de particules lourdes
ayant tendances à s’y déposer.

II.2.3. Evacuation des eaux de la mine :

L’eau filtre dans les galeries sous forme de gouttes séparées ou de filets plus ou moins
importants, cette eau est dirigée à travers le réseau de caniveaux dans les galeries et les
travers-banc, vers le point de rassemblement appelé albraque situé à proximité du puits.

L’albraque représente un réservoir creusé à 3 ou 4 m plus bas que le fond du puits, sa


capacité est de telle sorte qu’il peut emmagasiner l’eau venant pendant 8 heures ce qui assure
une meilleure sécurité des ouvriers au fond de la mine et la protection des ouvrages
souterrains contre l’inondation.

Les eaux de mine sont habituellement chargées de boues et de fragments de roches, c’est
pour cela que l’albraque sert également pour la décantation de ces eaux.

Pour pouvoir effectuer un nettoyage de l’albraque, on la construit en deux parties


indépendantes ou en une seule mais divisé en deux. Ces deux parties doivent être isolées l’une
de l’autre, et avoir aussi des sorties indépendantes afin qu’au cours du nettoyage d’une partie
de l’albraque, l’eau puisse s’accumuler dans l’autre partie.

II.3. L’éclairage
Un bon éclairage des travaux souterrains renforce la sécurité, augmente le rendement et
améliore les conditions de séparation du stérile du minerai.

L’éclairage le plus répandu dans les mines souterraines est celui obtenu par des lampes
portatives à accumulateurs, tandis que les lampes à essence sont utilisées comme indicateurs
de l’oxygène et du gaz carbonique.

37
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

a) Eclairage fixe

L’éclairage des mines souterraines se fait par des hublots branchés sur le réseau, les travaux
souterrains qui doivent être éclairés sont les suivant :

• Les recettes.
• Les salles des machines électriques, les ateliers de réparation, les garages des
locotracteurs, les infirmeries et les dépôts d’explosif.
• Les tailles d’abattage et de traçage ;
• Les galeries de roulage par locotracteurs électriques et de transport par convoyeurs.
• Les passages pour le personnel.

Les hublots utilisent des ampoules de 60 à 100 watts et selon la nature des travaux
souterrains ils sont séparés l’un de l’autre comme suit :

• Dans les tailles d’abattage et de traçage entre 4 et 6 m


• Dans les voies de roulages entre 6 à 10 m
• Dans tous les autres cas de roulage mécanisé de 12 à 20 m
• Dans les recettes 2 à 3 m
• Les salles de 2 à 3 m
Toutes les autres galeries de la recette servant au roulage de 4 à 6 m.

Pour l’éclairage souterrain il est interdit d’utiliser un courant au-dessus de 127 V, on peut
utiliser dans les recettes et les salles un courant de 220 V à conditions que les hublots soient
suspendus à une hauteur de 2,5 m

Les hublots sont constitués essentiellement d’un corps métallique, d’un globe de protection
en verre et d’une grille protectrice fixée sur une bague réunie par un dispositif spécial au
corps du hublot, Entre le corps et le verre se trouve un joint en caoutchouc, le globe est serré
contre le corps au moyen d’une vis située à la partie inférieure de la grille, le hublot est
suspendu par un crochet.

Figure II.7 : Hublot

38
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

b) Eclairage avec lampes portatives

Il se fait par des lampes à accumulateur au chapeau. La lampe est munie de crochets afin
d’être fixée au casque, elle est reliée à une batterie grâce à un câble souple, la batterie
comporte des crochets afin que le mineur puisse la porter à la ceinture, après chaque fin de
post de travail la batterie doit être rechargée.

Figure II.8 : Exemple d’un casque avec une lampe portative

II.4. Pression des terrains


II.4.1. Généralités

Les manifestations de la pression des terrains varient selon les facteurs géologiques tels
que :
• Les propriétés physico-mécaniques des roches.
• Conditions du gisement.
• Présence des eaux dans le gisement.
• les dimensions des ouvrages miniers souterrains ainsi que du mode et la qualité de leur
exécution.

La cause principale de la pression des terrains est la force de la pesanteur, car les couches
de roches situées au-dessus compriment par leur poids les couches inférieures qui à leur tour
résistent à cette pression. Dans les conditions normales, ces forces sont en équilibre mais les
roches se trouvent sous contraintes.

Après l’exécution d’un ouvrage minier dans le massif vierge de roches, une redistribution
des tensions se produit autour de cet ouvrage. Pendant ce processus de redistribution, les
roches tendent vers un nouvel état d’équilibre en subissant certaines déformations.

Les déformations élastiques sont en tant que grandeur très faible et n’existent que pendant
un très court laps de temps. Par conséquent, dans les cas ou les déformations de roches ne
dépasser pas, pendant les travaux, les limites d’élasticité, dans ce cas les ouvrages peuvent
rester pendant longtemps sans soutènement. Par exemple, un ouvrage minier à grande portée
creusé dans les roches suffisamment dures (grés compacts durs, granite…) ou une chambre de

39
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

faible dimension creusée dans l’argile compacte, peuvent rester pratiquement un temps
illimité sans subir des déformations appréciables.
Du fait que les roches ne sont pas en générale dures, et que les ouvrages miniers ont des
dimensions transversales considérables, les déformations plastiques, la fissuration se produit
et il en résulte la dégradation des roches. Ces déformations se manifestent par le
fléchissement du toit et la formation de fissures qui s’élargissent au fur et à mesure en causant
ainsi la chute des morceaux de la roche.

La dégradation peut provoquer un effondrement de grandes masses de roches, dans ces cas
il est nécessaire de créer un soutènement suffisant pour conserver à l’ouvrage minier les
dimensions et la forme données.

Les facteurs principaux déterminant les propriétés physico-mécaniques des roches sont :

• la profondeur du gisement ;
• la tectonique de la région : les processus tectoniques engendrent des efforts de
traction qui dépassent parfois la résistance des roches, provoquant ainsi leur
déformation et leur fissuration ;
• l’âge géologique de la roche : il est d’une grande importance du point de vue
appréciation de la solidité du massif rocheux gisant au-dessous de l’ouvrage minier ;
• l’érosion éolienne : pondant les variations saisonnières, les roches se trouvant à la
surface subissent l’action de l’atmosphère et des eaux ce qui diminue de leur solidité
et stabilité ;
• présence d’eau et son régime : les fissures du massif rocheux augmentent sa
perméabilité, de ce fait l’eau pénétrant à travers les interstices favorise le glissement
des roches et provoque une augmentation de la pression des terrains.

II.4.2. Pression des terrains sur les ouvrages miniers

a) Ouvrage minier horizontal

Figure II.9 : Les différentes charges qui s’exercent dans un ouvrage horizontal.

40
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

La grandeur des tensions dépend de la forme transversale de la galerie, pour la conserver on


se sert du soutènement dont les dimensions doivent être stables et correspondant à la valeur de
la pression des terrains.

Suivant le professeur Protodiakonov, on peut déterminer la valeur de la pression des


terrains autour de l’excavation tout en partant de la théorie de la voûte d’équilibre naturel.
Suivant cette théorie, lors du creusement de la galerie de tension existante au départ se
répartie et s’équilibre, il ne restera qu’une partie à l’intérieure de la voûte qui tendra à
l’effondrement et qui agira sur le soutènement.

Le contour de la voûte de déchargement prend la forme d’une parabole dont la hauteur et la


surface sont données par les relations suivantes (Figure II.9) :

a
b= , en m (17)
f
b- La hauteur de la voûte en m.
a- la demi largeur de la galerie.
f- Le coefficient de dureté sur l’échelle de Protodiakonov.

4
S= .a’.b , en m2 (18)
3

S- La surface de la voûte, en m2.


a’- la demi largeur de la voûte naturelle.

π ϕ
a’ = a + c = a + h. tg( - ) (19)
4 2

Pour trouver la pression de la roche par mètre linéaire de l’ouvrage, il faut multiplier la
section par l’unité et la densité apparente γ des roches, on aura donc :

4 a' 2
P = S.l.γ = . γ. , en t/m (20)
3 f

La pression des terrains P1 au voisinage du toit et la pression P2 au voisinage du mur de


l’ouvrage sont donnés par les formules suivantes :

π ϕ
P1 = b1 .γ. tg2( - ) , en t/m (21)
4 2

π ϕ
P2 = h2 .γ. tg2( -
) , en t/m (22)
4 2
b1- La hauteur de la voûte calculée d’après la formule (17).

41
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

Dans le cas où les roches au toit de l’ouvrage différent de celles latérales, il est
recommandé dans ce cas de prendre la hauteur de la voûte naturelles h0 comme est indiqué
dans la formule ci-après :

γ1
h0 = b1 . (23)
γ
h0- La hauteur de la voûte en m.
γ1- La densité apparente de la roche au toit, en t/m3.
γ - La densité apparente des roches latérales, en t/m3.

b) Ouvrage minier vertical

L’intensité de la manifestation de la pression des terrains sur le soutènement d’un puits


vertical est fonction d’une série de facteurs qui peuvent être divisés en trois groupes :

1- Conditions hydrogéologiques du gisement des roches : propriétés physico-mécaniques


des roches, conditions de leur gisement, présence et régime des eaux souterraines.
2- Forme, profondeur et dimensions de la section transversale du puits.
3- Choix correct du mode de fonçage et son exécution.

D’après la mécanique des constructions, la pression sur le mur de soutènement est


déterminée suivant l’expression suivante :

γ .h 2 ϕ
P= . tg2 (45 - ) (24)
2 2

dP ϕ
P= = γ.h.tg2 (45 - ) (25)
dh 2

h- La profondeur du remblai.
γ- La densité apparente du matériau du remblai.
φ- l’angle de frottement du matériau de remblai.

D’après cette expression, on peut déterminer la pression sur le mur de soutènement dans
n’importe quel point de profondeur h :

M. Protodiakonov a proposé cette formule pour évaluer la pression sur le soutènement des
puits verticaux. Dans ces calculs on prend h comme profondeur totale du puits de mine.
Lorsque le puits recoupe un ensemble de roches relativement homogènes, différant l’une de
l’autre par leurs propriétés physico-mécaniques, on prend la valeur moyenne pondérale de φ.
Par exemple, si le puits a recoupé une quantité A mètres de roches avec le coefficient de
dureté f1, une quantité B avec le coefficient f2 et une quantité C avec le coefficient de dureté
f3, le coefficient moyen pondéral sera égal à :

f1 + f 2 + f 3
f= (26)
A+ B +C

42
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

Et la valeur φ sera déterminée d’après l’expression :

f = tg φ (27)

La valeur de la pression des terrains évalués suivant la formule de Protodiakonov est


surestimée, car les roches dures n’obéissent pas aux lois des corps pulvérulents.

Dans le cas où un puits rencontre des roches de duretés très différentes, la valeur de la
pression des terrains est déterminée pour chaque couche et il peut être nécessaire d’augmenter
les dimensions du soutènement et même d’en modifier la forme.

Par exemple, si à une profondeur H de la surface se trouve une roche peu stable, d’une
puissance m (figure II.10) dont l’angle de frottement interne est égale à φ1 et la densité
apparente γ1 et si cette roche est recouverte de roches plus stable de densité apparente γ2 dont
l’angle de frottement est φ2, le problème dans ce cas se ramène à la détermination de la
pression sur le soutènement exercé par la roche peu stable avec un angle de frottement φ1 sur
la surface à laquelle s’exerce une pression γ2. H par chaque unité carrée, c'est-à-dire :

π ϕ
P = (m.γ1 + H.γ2) tg2( - ) (28)
4 2

Figure II.10 : Ouvrage miner vertical

c) Ouvrage minier incliné

Les méthodes de détermination de la pression des terrains sur le soutènement d’un ouvrage
minier incliné ont été moins étudiées que celles de la pression sur le soutènement des
ouvrages horizontaux et verticaux.

La pression horizontale se manifeste surtout dans les ouvrages verticaux et la pression


verticale dans les ouvrages horizontaux, tandis que dans les ouvrages inclinés, la force de la
pression verticale se répartie en deux composantes : normale P à l’axe longitudinal de
l’ouvrage et parallèle T à l’axe (voir figure II.11)

43
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

Figure II.11 : Action des contraintes dans le toit d’un ouvrage incliné.

La composante normale de la force N agit directement sur le soutènement et détermine sa


résistance, et la composante tangentielle tend à déplacer le soutènement suivant le pendage et
à le renverser.

Avec des valeurs connues de N et de l’angle de pendage α de l’ouvrage, on aura :

P = [Link] α (29)
T = [Link] α (30)

D’après ces deux expressions on déduit que l’augmentation de l’angle de l’ouvrage


engendre l’augmentation des forces qui tendent à renverser le soutènement. La composante
tangentielle de la pression des terrains provoque le charriage des roches du toit.

II.5. Le soutènement
Dans les mines souterraines, on distingue deux types de galeries :

• Les galeries qui forment l’ossature de la mine, donnant ainsi accès au gisement, Ces
galeries peuvent avoir une durée de vie de 20 à 50 et même à 100 ans.
• Les galeries de chantiers qui accompagnent les tailles dans leur progression, c’est-à-dire
elles ne servent qu’à l’exploitation des panneaux, Ces galeries ont une durée de vie
d’une année ou deux ans ou 3 ans au maximum.

La détermination du soutènement constitue l’un des élément essentiels du projet de


l’exécution d’un ouvrage souterrain, Il se répartie suivant plusieurs caractéristiques telle que :

• La destination : soutènement provisoire ou définitif.


• Le type des matériaux utilisés : soutènement en bois, métallique, en béton.
• La fonction : soutènement d’appui, de consolidation,……etc.
• La forme de la section transversale : soutènement rectangulaire, elliptique,
polygonal…..etc.

44
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

• Le caractère de contact avec la roche : avec adhésion ou sans adhésion.


• La disposition autour du contour de la galerie : soutènement complet, incomplet ou au
plafond.
• La caractéristique de déformation, soutènement rigide, compressible, élastique.

II.5.1. Types de soutènement

Parmi les types de soutènement les plus utilisés dans les mines souterraines :

a) Soutènement par boulons

Le boulonnage a été appliqué principalement dans les exploitations par chambres et piliers,
aussi bien dans les mines de charbon que dans les mines métalliques, Le soutènement par
boulons est réalisé à l’aide de boulons qui arment le terrain, ils peuvent s’associer ou non au
béton projeté cela apporte aux parois de l’excavation une pression radiale rendant en quelque
sorte le terrain apte à se soutenir lui même, le but du boulonnage est le contrôle du bas toit et
non pas de la pression des terrains, ainsi de renforcer la résistance de la roche autour de
l’excavation.

Le boulonnage peut avoir différents objectifs :

• Accrocher un bas toit peu résistant à un banc supérieur solide autoportant, Les boulons
doivent fournir au bas toit des points d’appui suffisamment rapprochés pour qu’il se
maintienne sur cette portée réduite.
• Faire d’un empilage de banc miné, un banc solide capable de se supporter lui-même au
dessus du vide de la galerie.
• Renforcer la roche autour de la cavité, c’est-à-dire s’opposer à la détente de la
fracturation des roches entourant la galerie.

Les boulons doivent être placés le plus tôt possible après l’abattage et le chargement du
minerai, Il ne faut pas laisser à la roche le temps de fléchir et se fissurer, les trous sont
disposés généralement sur ligne droite parallèle au front et perpendiculaire à l’axe de la
galerie ou la chambre, les boulons utilisées en souterrain sont : les boulons à ancrage ponctuel
et ceux à ancrage repartis.

Les boulons à ancrage ponctuel (Figure II.12) comportent une tige qui est tendue entre
l’ancrage en fond de trous et la tête bloquée en parement, l’ancrage est couramment un
ancrage à expansion constituée de deux demi-coquilles qui se bloquent aux terrains en
s’écartant, la mise en tension de boulon est obtenue par serrage de l’écrou de tête.

Les avantages de ces boulons sont :

• Ils limitent l’écaillage dans les tunnels sous forte couverture.


• Ils assurent la stabilité des parements dans les massifs rocheux avec une direction de
discontinuité privilégiés.
• Ils assurent également la sécurité du personnel contre les chutes de pierres.
• Ils s’agit donc d’une utilisation très fréquente des boulons à ancrage ponctuel aux quels
on associe un grillage de protection.

45
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

Figure II.12 : Boulons à ancrage ponctuel et réparti

Figure II.13 : soutènement par boulons.

b) Les cintres métalliques (Figure II.14)

Ils sont généralement utilisés comme cintres de soutènement ou de renforcement, En raison


de leur rigidité, ils sont en effet en mesure dans la plupart des cas, et s’ils sont correctement
appuyés et bloqués, de ralentir et de limiter les déformations du terrain encaissant, ils sont
souvent utilisés dans les cas ou le maintien de la géométrie de la section est impératif ou s’il
s’agit de limiter strictement l’étendu de la zone du terrain décomprimé autour de la galerie.
Leur dimensionnement est déterminé en général en tenant compte des pressions maximales
correspondant à la stabilisation du terrain encaissant.

Les cintres constituent une ossature en forme d’arc disposé selon la section transversal de
l’excavation, ils peuvent êtres en profilés métalliques. Les cintres les plus utilisées dans les
travaux souterrains sont en profilés métalliques, HEB et TH.

46
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

Figure II.14 : Cintre métallique.

Il est indispensable de veiller à la qualité du blocage du cintre avec les terrains afin
d’assurer une meilleure stabilité, l’espacement entre les cintres est généralement entre 0,8 et
1,5 m selon la tenue du terrain et la capacité du cintre, pour leur garnissage on utilise en
général :

• Bouts de poutrelles, de cornière, de rails de réemploi…….. etc.


• Des grilles constituées d’un ensemble de queues soudées.
• Des tôles perforées placées longitudinalement, formant ainsi un garnissage continu.
• Des plaques en béton armé, ce garnissage est incombustible.
• Des sacs remplis de déblais.

Parmi les cintres métalliques on distingue :

Les cintres légers : Ile présentent une capacité de portance limitée. Leur faible poids rend
leur mise en œuvre plus aisé qu’avec les cintres lourds.
Ils sont utilisés à titre provisoire de la protection du personnel et dans des cas spécifiques :
dans les tunnels de petits diamètre (5 à 10 m) et en association avec les encrages et le béton
projeté.

Les cintres métallique lourds (Figure II.16) : Chaque cintre se compose de plusieurs
éléments, suivant la dimension de la galerie.

Cintre Diamètre

HEB120 2,5 à 5 m
HEB140 4à8m
HEB180 7 à 10 m
HEB220 9 à 12 m

Tableau 3 : Différents cintres lourd en fonction du diamètre de l’excavation.

47
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

Figure II.15 : Les cintres métalliques lourds

Figure II.16 : Résistance du soutènement suivant la forme de l’excavation.

c) Béton projeté

Le béton projeté est un béton qui est mis en œuvre par refoulement dans une conduite, et
projeté sur une paroi par un jet d’air comprimé, Il est de plus en plus utilisé comme
soutènement ou comme revêtement pour la construction des ouvrages souterrains. La mise en
œuvre du béton projeté se fait par deux grandes techniques de projection soit par voie sèche
ou par voie mouillée.

c-1) Projection par voie sèche

Le mélange constitué de ciments, d’agrégats et d’adjuvants en poudre est homogénéisé


dans un malaxeur, puis transporté très rapidement dans un courant d’air comprimé, en passant

48
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

dans la buse de sortie. L’eau est incorporée au mélange et le béton est projeté à grande vitesse
sur la surface d’application.

Les principaux avantages de ce procédé sont :

• Vitesse de projection élevée, ce qui permet une bonne adhérence.


• Seule la quantité d’eau nécessaire pour l’hydratation du ciment est ajouté à la sortie de
la buse, le rapport eau/ ciment reste faible, ce qui limite le retrait du béton.

Les inconvénients de ce procédé sont :

• Les rebondissements et les pertes qui sont très importantes (25 à 40 % du mélange).
• La projection des poussières à la projection.

c.2) Projection par voie humide

Le mélange eau agrégats ciment est gâché suivant les procédés traditionnels, puis
transporté dans la conduite, La propulsion du mélange mouillé est assuré par l’air comprimé
(flux dilué), ou par l’action d’une pompe à béton (flux dense).

Les principaux avantages de ce procédé sont :

• Une faible pollution (peu de poussières).


• Réduction des rebondissements.
• Le dosage en eau est plus précis.

d) Soutènement en bois

Les cadres en bois sont rarement utilisés à cause de leur mauvaise conservation en
atmosphère humide, des difficultés de leur mise en œuvre et de la nécessité d’emploi d’une
main d’œuvre qualifiée. Certains pays tel que la Belgique, interdisent l’emploi du bois dans
les galeries, car il peut faciliter la propagation rapide d’un incendie dans les travaux miniers.

Les cadres en bois présentent cependant l’avantage de s’adapter aisément aux différents
types de section. Ils se prêtent bien au soutènement des terrains instables car leur pose peut
suivre immédiatement chacune des phases de creusement, c’est pourquoi ils peuvent être
indiqué dans le cas :

• Des galeries de reconnaissance.


• Des ouvrages de section irrégulière ou variable longueur.
• De renforcement provisoire d’ouvrage existant.

Dans les galeries de faible section, on utilise en général des cadres rectangulaires ou
trapézoïdaux constitués de deux montants et d’un chapeau.

49
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

II.6. L’emploi des explosifs

II.6.1. Approvisionnement et distribution des explosifs

1. L’approvisionnement des dépôts du jour et éventuellement le chargement sur wagon


des caisses d’explosifs destinées à l’approvisionnement des dépôts souterrains, ont
lieu en dehors de la présence de toute personne étrangère ou inutile.

2. L’approvisionnement des dépôts souterrains a lieu en dehors de la circulation du


personnel et du minerai et en dehors des heures des distributions. A cet effet un
ouvrier désigné par le préposé à la distribution précède de 100 m le transport et fait
évacuer les ouvriers inutiles à la manœuvre.

3. Le personnel qui participe à la manutention ou accompagne les caisses de cartouches,


ne doit pas fumer, porter des détonateurs, ni allumettes ni autre matière ou objets
susceptible de produire des étincelles.

4. Les détonateurs sont toujours conservés au jour dans une armoire spéciale placée dans
un local sec ne contenant aucun appareil de chauffage ou d’éclairage à flamme, et
aucun explosif.

II.6.2. Manipulation des explosifs

La manipulation des explosifs exige certaines précautions primordiales, pour cela il est
absolument défendu de :

1- Jeter brutalement à terre les caisses transportées.

2- Frapper sur les caisses, aux moyens d’objets métalliques pour casser les fils ou bandes
métalliques qui en assurent la fermeture.

3- Partager une cartouche ou d’ouvrir son emballage.

4- Fumer en manipulant les explosifs.

5- Laisser des matières explosives prés d’une source de courant électrique.

6- Entreposer ou transporter ensemble des explosifs et des détonateurs.

II.6.3. Utilisation des explosifs

1- Lors du chargement des mines, seuls les ouvriers qualifiés, possesseur d’une carte de
contrôle d’explosifs, peuvent charger les mines, sous la responsabilité du surveillant.

2- Avant de procéder au chargement des mines, il est nécessaire de bien nettoyer les
trous, soit par soufflage, soit avec une cuvette et de vérifier que le bourroir passe
facilement jusqu’au fond. Le chargement s’effectue au moyen de bourroir en bois.

50
Chapitre II Normes d’hygiène et de sécurité dans les
mines souterraines

3- La charge d’explosif doit être introduite au fond du trou sans secousses ni torsion. La
cartouche amorcée doit être placée la dernière ou l’avant dernière (amorçage direct),
tandis que les autres façons d’amorçage tels que l’amorçage postérieur et inverse sont
strictement interdits.

4- Il est strictement interdit de charger les trous de mines pendant la forration d’un même
front, et de faire sortir la charge déjà engagée dans un trou.

5- L’amorçage est réalisé seulement avec des broches en laiton, tout autres objets utilisés
à cet effet sont interdits.

6- Avant de procéder au tir des mines il est nécessaire d’effectuer à l’aide d’un
ohmmètre, des vérifications au niveau de la ligne de tir, des connections afin de
déceler l’amorce défectueuse qui peut causer une explosion au passage d’un courrant
électrique de quelques milliampères.

7- Les fils conducteurs d’une même volée doivent être mis en court-circuit sitôt que le
chargement soit terminé. La jonction des fils conducteurs à la ligne de tir ne s’effectue
qu’au moment du tir et après évacuation du chantier.

8- Une fois que l’installation du tir est vérifiée, le responsable du chantier doit évacuer
les mineurs et effectuer le branchement de la ligne de tir, puis annoncer le tir une
minute avant de tirer et enfin procéder au tir. Dans le cas où il y a des mines ratées, il
ne faut en cas quitté l’abri, il faut donc attendre environ 15 min, ce délai et compté à
partir du moment ou les mines auraient dû sauter.

51
CHAPITRE III

Constat et analyse des


problèmes sécuritaires dans la
mine de Chaabet El-Hamra
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra

III.1. Les problèmes rencontrés dans la mine

Depuis des années, la mine de Chaabet El-Hamra a connu une dégradation remarquable en
matière de sécurité, et est actuellement confrontée à de graves problèmes qui présentent un
danger pour la santé et la vie des mineurs et engendrent aussi la perte des réserves de
minerais. Ces problèmes sont résumés dans les paragraphes suivants.

1. Les ouvrages miniers de l’exploitation de la partie inférieure des réserves du gisement


sont menacés par un risque imminent d’inondation dû à des venues d’eau comme ça a
été est le cas dans la mine de Kherzet Youssef, où la catastrophe survenue le 02 juin
1990 a mis fin à l’exploitation du gisement. Cet accident était dû à une infiltration des
eaux et à l’effondrement des galeries et a eu des conséquences dramatiques sur les
ouvriers (on dénombre 19 morts dans l’accident).

2. L’oxydation des soutènements métalliques à cause du taux élevé de l’humidité et des


écoulements d’eau non évacués dans certaines galeries.

3. L’insuffisance des moyens de transport du tout-venant au fond de la mine, tels que les
camions navettes (la mine possède 2 camions d’une capacité de 12 tonnes chacun), ce
qui engendre un mauvais rendement de la mine.

4. Des déformations dans les soutènements en bois sont observées à cause de


l’affaissement du toit, ce qui a causé le détachement de certaines plaques de
soutènement et provoqué des éboulements locaux avec des chutes de pierres qui ont
causées la perte d’un mineur en 2002.

5. L’absence de rigoles dans les galeries : ainsi, l’eau utilisée pour la foration des trous
de mines dans les fronts de taille n’est pas évacuée, ce qui engendre la formation de
boues, qui gênent la mobilité des mineurs.

6. L’éclairage dans la mine de Chaabet El-Hamra est insuffisant : seuls la descenderie,


les travers bancs sont éclairés.

7. Le plan de financement adopté pour le renouvellement et l’entretien des équipements


miniers est insuffisant, ce qui a posé et posera encore le problème de l’insécurité des
mineurs et la réduction du rendement de la mine.

8. Le manque de moyens financiers de l’entreprise a retardé la réalisation des sondages


pour évacuer les eaux d’exhaure, ce qui ne permet pas l’exploitation des réserves de la
partie inférieure du gisement qui peuvent assurer une durée de vie minimum dix ans à
la mine.

9. La méthode d’exploitation (chambres et piliers résiduels) pratiquée à la mine Chaabet


El-Hamra se caractérise par un taux élevé de pertes de minerais de l’ordre de 25 %.

10. L’insuffisance de l’aérage au fond de la mine, ce qui a causé la dégradation des


conditions climatiques et l’augmentation de la température.

53
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
11. L’atmosphère chargée de poussière a engendré des problèmes de santé chez les
mineurs tels que l’asthme et la silicose.

12. Après chaque fin de poste les mineurs se lavent au fond de la mine avec l’eau qui
provient de l’exhaure, cette dernière est polluée et cause ainsi quelques problèmes de
peau tel que l’eczéma de contact.

III.2. Problèmes d’aérage dans la mine de Chaabet El-Hamra

III.2.1. Description et analyse de l’aérage dans la mine de Chaabet El-Hamra

L’aérage de chaque ouvrage est assuré par des ventilateurs secondaires en système
d’aérage combiné c-à-d refoulement d’air frais vers le front de taille et aspiration de l’air vicié
de ce dernier.

L’air frais baigne le front de taille à partir de la galerie N°1, l’air vicié est aspiré puis
refoulé vers la galerie N°1 (Figure III.1).

Pour éviter le mélange de l’air frais avec de l’air vicié, on installe au milieu des
galeries de jonction une cloison au niveau des blocs précédents.

Figure III.1 : Schéma d’aérage dans la mine de Chaabet El-Hamra


(D’après ENOF 2003).

54
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
La mine est équipée de 12 ventilateurs secondaires de type CVM5, CVM6, 24KVK, et
d’un ventilateur principal de type 1300 HDM, et un autre centrifuge.

III.2.2. Calcul des besoins en air dans la mine

Nombre des Consommation en Puissance des


La mine travailleurs explosif (kg) engins en CV
Chaabet El- Hamra
56 144 500

Tableau III.1 : Données pour le calcul des besoins en air de la mine de Chaabet El-Hamra.

En utilisant les données du tableau III.1 et les formules 3, 4 et 5 (chapitre II) on obtient
la quantité d’air en m3/min (tableau III.2).

La mine Nombre des La consommation Les engins minier


Chaabet El- Hamra travailleurs en explosif diesel
336 2,4 2500

Tableau III.2 : Les débits d’air en m3/min nécessaire pour aérer la mine de Chaabet El-
Hamra.

Les valeurs optimales des débits d’air nécessaire pour la mine de Chaabet El-Hamra, est
celles qui correspondent au facteur le plus exigeant : c'est-à-dire celles calculées en fonction
des engins miniers diesels. On aura donc :

Besoins en Air Débit mesuré en


La mine 3
m /min 3
m /s m3/s
2500 41,66 34

Tableau III.3 : Le débit d’air calculé.

D’après les résultats qu’on a obtenus (Tableau III.3) et d’après les mesures des débits d’air
que nous avons effectués (Tableau III.3), cela illustre l’existence de grandes pertes, ce qui
diminue considérablement la quantité d’air approvisionnée aux chantiers à partir du courant
général d’aérage.

Vu la grande superficie du gisement et la méthode d’exploitation utilisée, comportant des


piliers et des vides non comblés, ceci engendre des pertes continues en matière d’aérage car le
courant d’air est constamment divisé à travers les anciens chantiers d’exploitation.

L’insuffisance de la quantité d’air a causé l’élévation de la température et du taux


d’humidité.

III.3. Appréciation de l’état de stabilité des galeries minières

Jusqu’à présent, aucune étude géotechnique détaillée n’a été effectuée sur les propriétés
géomécaniques du minerai et des roches encaissantes.

55
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra

III.3.1. Conditions naturelles

- Les réserves des lentilles puissantes représentent 51 %, des réserves totales.


- La profondeur moyenne de la mine est de 110 m.
- Le degré de foisonnement est de 1,7.
- La dureté de minerai est de 8.
- Le pendage des faisceaux varie de 5 à 15°.

III.3.2. Effectif de la mine

L’effectif du fond de la mine de Chaabet El-Hamra inscrit pour l’année 2001 est de 56 (23
mineurs). Le nombre de poste par jour est de 3 postes, reparti comme suit :
-
Premier poste : 5h à 12h
-
Deuxième poste : 12h à 20h
-
Troisième poste : 20h à 4h

III.3.3. Conditions géotechniques du gisement

L’étude géotechnique du gisement est basée uniquement sur la documentation préalable des
sondages et les résultats des analyses physico-chimiques des carottes, élaboré par l’Office des
Recherches Géologiques et Minières (ORGM) en 1992.

Poids Compression simple


Nature de la roche Indice Volumique
Etat sec Etat saturé
Kg/m3
Kg/cm2 kg/cm2
Dolomie peu gréseuse et poreuse n2d3 2,624 474 nd
Calcaire marneux oxyde par endroits n2c3 2,738 826 nd
Dolomie parfois argileuse et gréseuse 2,758 1599 917
Dolomie gréseuse, hématitisée à calcite n2b3 2,747 925 nd
Dolomie oxydée, fine et bréchique 2,654 404 nd
Grés rubanés parfois argileux 2,533 1080 nd
Grés à lilas, rubané parfois argileux n2a3 2,636 nd nd
Dolomie hématitisée, poreux n1c3 2,781 809 nd
Dolomie hématitisée, fortement oxydée 2,643 430 nd
Dolomie argileuse compacte 2,847 905 nd
Grés organogène (niveau repéré) n1b3 2,603 1023 nd
Dolomie peu argileuse à minerai pyrite 3,155 nd nd
Dolomie argileuse à géode de calcite 2,823 611 nd
Dolomie bréchique, broyée bitumineuse 3,178 1120 nd
Dolomie à gros grains n1a3 2,963 1550 nd
Dolomie broyée, à calcite 2,800 932 nd
Dolomie argileuse à géode de calcite 2,823 611 nd

Tableau III.4 : Les propriétés physico-chimiques du gisement de Chaabet El-Hamra.

56
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
En l’absence de la valeur du coefficient de Poisson des roches du gisement de Chaabet
El-Hamra, nous allons utiliser dans les calculs celui des roches de la mine de Kherzet
Youssef.

Le coefficient de Poisson des roches de la mine de Kherzet Youssef est de 0,2 (Larachi,
2001).

III.3.4. Calcul des propriétés physico-mécaniques in-situ

1) Résistance à la compression (Rc)

C’est la résistance admissible d’un échantillon soumis à une pression verticale (normale),
jusqu’à la destruction.

Elle est donnée par la formule :


P
Rc = [Mpa] (34)
S

Avec : P : charge exercée par l’échantillon ;


S : section transversale de l’échantillon.

2) Résistance à la compression in-situ (σc)

La résistance à la compression in-situ est la grandeur inférieure à celle calculée au


laboratoire, étant donnée l’influence de certains facteurs naturels.

Elle est calculée grâce à la résistance déterminée au laboratoire, affectée de coefficients


incarnant des facteurs naturels, appelé « indice d’affaiblissement structural λ ».

σ c insitu = λ Rc ; σ t insitu = λ Rt (35)

3) Relation entre la résistance à la compression (RC) et la résistance à la traction (R1)

σt = (Rt) = 0,1 σc (Rc) (36)

Où : σt: résistance à la traction in-situ [Mpa]


Rt: résistance à la traction au laboratoire [Mpa]
σc: résistance à la compression in-situ [Mpa]
Rc: résistance à la compression au laboratoire [Mpa]

4) Facteurs influençant sur la résistance du massif du gisement de Chaabet El-Hamra

Les facteurs qui peuvent avoir une influence sur la résistance du massif du gisement de
Chaabet El-Hamra sont :

a. La fissuration

La fissuration diminue la valeur de la résistance du massif rocheux à cause des plans de


faiblesse qui se créent dans ce dernier.

57
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
Numériquement, cela se traduit par l’introduction d’un coefficient K1 qui sera multiplié par
la résistance déterminée au laboratoire.

On peut la déterminer par plusieurs procédés, tels que :

• La méthode des carottes de sondages.


• La méthode de la vitesse de propagation des ondes sismiques.
• A partir des abaques, donnant (K1), en fonction du rapport (B/b).
Où : B : dimension du massif.
b : distance moyenne entre les fissures.
• A partir des tableaux donnant (K1), en fonction de la distance moyenne entre les
fissures.

Selon Popov, le coefficient de fissuration K1 peut être pris en fonction de la densité des
fissures dans un massif rocheux.

Fissuration Intervalle de coefficient K1

Réseau très dense dans toutes les directions, desserrement de


la roche en morceaux séparés, non cimentés. 0,000 à 0,001
Réseau dense dans toutes les directions 0,001 à 0,01
Fissuration dense 0,01 à 0,04
Fissuration supérieure à la moyenne 0,04 à 0,08
Fissuration moyenne (fissures ouvertes et fermés sur longueur 0,08 à 0,12
de 20 à 30 cm)
Fissurations inférieures à la moyenne 0,12 à 0,3

Réseaux des fissures profondes de la longueur de 30 à 50 cm 0,3 à 0,4


peu nombreuses des fissures ouvertes.
Roches peu fissurées, fissures fermées 0,4 à 0,6
Micro fissuration, peu nombreuses 0,6 à 0,8
Roches monolithiques sans fissuration 0,8 à 1,000

Tableau III.5 : Le coefficient de fissuration K1 selon Popov

D’après l’ENOF, la valeur du coefficient de fissuration de la mine de Chaabet El-Hamra est


égale à 0,8.

b. Influence de l’infiltration des eaux

La présence de fissures dans un massif provoque l’infiltration des eaux entre les différents
paquets, ce qui facilite le glissement des uns sur les autres, produisant une compression. La
résistance à la compression et à la traction diminue ostensiblement en présence d’eau. Cette
influence se quantifie par un coefficient (K2), obtenue au laboratoire par le biais du rapport
des résistances à la compression de l’échantillon humide, sur la résistance à la compression de
l’échantillon sec (Tableau III.4).

σ saturé 605
D’où : K2 = = ≈ 0,6
σ sec 1080

58
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra

c. Influence de la durée de chargement

Cette influence est caractérisée par le coefficient de réduction de longue durée.


Ce coefficient varie suivant la nature des roches :

K3= 0,7 à 1,0 : dolomites, grés, granite…..etc.


K3= 0,5 à 0,7 : schiste argileux, calcaires….etc.

Etant donné la stratigraphie de gisement de Chaabet El-Hamra qui se caractérise


principalement par des séries dolomitiques et gréseuses, la valeur de ce coefficient est égale à
0,8.

d. Influence du facteur géométrique

Le pilier est défini par sa section transversale et sa hauteur, on peut définir un coefficient de
souplesse, qui lie la largeur (ou le diamètre) et la hauteur du pilier suivant la forme du pilier
(prismatique ou cylindrique). Ce coefficient est donné par la formule suivante :

h
K3= 1,15 à 0,15 . (37)
a

a : largeur du diamètre du pilier (m).


h : hauteur du pilier (m).

NB. On fait intervenir le coefficient de souplesse lors du calcul du dimensionnement des


piliers.

En récapitulant les valeurs des coefficients :

- Coefficient de fissuration K1= 0,8


- Coefficient de l’humidité K2= 0,6
- Coefficient de la durée de déchargement K3= 0,8

Le Coefficient d’affaiblissement structural est calculé selon la formule :

λ = K1.K2.K3 (38)

D’où : λ ≈ 0,4

Les lentilles zincifères des deux faisceaux du champ minier sont caractérisées par une
minéralisation bréchique, broyées ou à gros grains ; Ainsi, d’après les données géotechniques
issues de l’étude élaborée par l’ORGM, on aura :

1120 + 1555
σc insitu = σc. λ = . 0,4
2

σc insitu = 535 kg/m3

59
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra

σt insitu = 0,1. σc insitu

σt insitu = 53,5 kg/m3

III.3.5. Nature des épontes du champ minier

1. Pression des terrains

Le poids gisant au-dessus de la couche minéralisée exerce une pression, qui traduira une
accumulation des contraintes sur ce massif rocheux. Ainsi, au cours de création des vides par
l’exploitation, le massif tends à acquérir un état d’équilibre tout en subissant une suppression
traduite par des déplacements tels les affaissements et des déformations qui conduisent à des
dégradations du toit.

Par ailleurs, dans les couches puissantes, les vides crées par l’exploitation ont 3 faces au
minerai, la quatrième étant généralement le toit de couverture. La présence de minerai de trois
cotés amène des mouvements du toit, mais aussi des parois et du mur. On peut expliquer ce
phénomène de pression des terrains très important par l’incompressibilité du minerai.

A. Calcul de la pression verticale

Elle est évaluée quantitativement par la formule suivante :

Pz = γ.Hm (39)

∑h y
i =1
i i
γ = n
(40)
∑h
i =1
i

Où : Figure III.2. : Schéma représentatif de


γ : densité moyenne des terrains. la pression vertical et horizontal.
Hm : profondeur moyenne de la couche minéralisée.
γi : densité des différentes couches de couverture.
hi: épaisseur des différentes couches de couverture.

Pour notre cas, on prendra la lentille traversée par le sondage 221 et 276. Donc, on aura :

γm = 2,513 t/m3
Hmoy= 120m
Pz = γHm = 2,513 . 103 . 120 = 301560 kg/m2

Pz ≈ 30,16 Kg/cm2

60
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra

B. Calcul de la pression horizontale

On sait que la pression verticale subite par les couches minéralisées en présence des vides
faits alors naître des contraintes horizontales dont l’importance ne dépend que du coefficient
de poisson.

D’où la pression horizontale Ph est évaluée par la formule suivante dans un milieu
élastique :

ν
Ph= Pz
1 −ν

ν : coefficient de poisson.

Donc :
0,20
Ph= .30,16
1 − 0,20

Ph= 7,54 Kg/cm2

2. Nature des épontes et des parois

En fonction de la géométrie et du dimensionnement des excavations, ainsi que de la


distribution des pressions, on distingue plusieurs natures du toit :

a. Toit immédiat : c’est le massif de roches se trouvant directement sur la couche


minéralisée. Ce toit peut être composé de quelques couches séparées ou paquets dont la
pression est reçue par des piliers de minerai ou soutènement. Il peut s’étendre jusqu’au
jour où, la couche minéralisée reçoit la pression de tout le massif de couverture. Il peut
quelques fois avoir une puissance insignifiante et même être absent.

b. Toit supérieur : ce sont les couches de roches gisant au-dessus du toit immédiat et dont
la pression est reçue par le pilier ou par le massif. Ce toit peur être découvert sur une
grande surface sans que son éboulement se produise avant un temps assez long.

c. Faux toit : il est constitué de roches friables d’une puissance insignifiante qui
s’éboulent facilement, et se trouvant directement sur la couche minéralisée.

61
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
Par ailleurs, selon B. Boky, on peut diviser les roches gisant dans le toit en 4 classes :

N° classe Type de roche se trouvant dans le toit


Classe I Toit immédiat :
- une roche facile à ébouler.
- un ou plusieurs paquets.
- une puissance supérieure (de 6 à 8 fois à celle de la
couche minéralisée).
Classe II Toit immédiat :
- roche facile à ébouler.
- puissance supérieure de 6 à 8 fois de la couche
minéralisée.
Toit supérieur :
- roche difficile à ébouler.
Classe III Toit immédiat :
- une roche difficile à ébouler.
- puissante ou absente.
Toit supérieur :
- découverte sur une grande surface.
Classe IV Toit immédiat :
- roche possédant une aptitude à descendre lentement, sans fissures
importantes et avec une faible puissance de la couche inférieure.
- susceptible de se gonfler.

Tableau III.6 : Classification des toits en fonction de la nature des roches gisant.

3. Condition du toit

D’après les coupes géologiques, la couverture des lentilles minéralisées est constituée
d’un toit immédiat et d’un toit supérieur.

Le toit immédiat est constitué de bancs minces de marne noire d’une épaisseur de 3 m
environ, et au-dessus de grès organogènes de 2 m d’épaisseur. Selon le tableau III.6, le toit
immédiat est de catégorie IV.

4. Stabilité du toit et du mur

Un contour d’une excavation est considéré comme stable si les tensions sur le contour
ne dépassent pas la résistance du massif rocheux à la compression et à la traction. C'est-à-dire
pour les murs :
σ cinsitu
>1 (40)
K c .γ .H

KC1 = coefficient de la concentration des contraintes dans le mur ; il varie de 2 à 5.


Pz = 30,16 kg/cm2
σc insitu= 535 kg/ cm2
σ cinsitu 535
= = 8,87
K c .γ .H 30,16.2

62
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra

Ainsi, le mur est stable.

σ tinsitu
Pour le toit : >1 (41)
K c 2 .γ .H

Kc2= coefficient de la concentration des contraintes dans le toit, Kc2= 1.


σt insitu= 53,5 kg/cm2

σ tinsitu 53,5
= = 1,77
K c 2 .γ .H 1.30,16

Le toit est également stable.

III.4. Les maladies professionnelles et accidents de travail

III.4.1. Les maladies professionnelles

La médecine du travail s'inscrit dans le cadre plus général des actions préventives qui
contribuent au maintien de la bonne santé et de l'hygiène de la population, telles que les
vaccinations systématiques ou le dépistage de certaines maladies (tuberculose, cancer). Elle a
vocation de veiller à la bonne santé de l'homme au travail.

Pour ce la, des visites médicales périodiques, semestrielles et annuelles sont effectuées
systématiquement aux différents services de la mine de Chaabet El- Hamra permettant ainsi
d’avoir un aperçu global sur le climat et les facteurs de nuisance qui peuvent influer
directement sur les travailleurs et leur rendement.

Au niveau de la mine de Chaabet El-Hamra, la plupart des mineurs sont atteints de la


silicose ou la surdité de perception qui sont des maladies à caractère professionnel déclarées,
ils sont atteints par des maladies chroniques telles que :

- Le post- stress.
- L’hypertension.
- Le diabète.
- L’anxiété.
- Les dermatoses telle que l’eczéma de contact causé par l’eau acide et les huiles des
engins miniers.
- Les vertiges due à la descente au fond de la mine et le mauvais éclairage.
- Les maladies oculaires telle que la myopie qui est due principalement à la visibilité
limitée au fond de la mine et cela à cause de mauvais éclairage.

63
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
a. La silicose (Tableau A2 en Annexe)

La silicose est la maladie la plus connue chez les mineurs, elle fait partie des
pneumoconioses qui signifient "poussières dans les poumons″. Ces maladies du poumon sont
dues en majorité, à une exposition professionnelle responsable d’accumulation de particules
dans les poumons.

La maladie appelée silicose est due à l’inhalation de poussières de silice libre cristalline, de
dimension inférieure à 5µm.

La silice cristalline libre est l’un des matériaux les plus abondants, on la trouve dans les
sables, le charbon, les minerais métalliques et dans certaines roches telle que le granite, les
grés et les silex. Elle se libère au cours des opérations d’abattage, concassage et broyage. Ces
poussières pénètrent jusqu’à l’alvéole pulmonaire, empêchant ainsi les échanges respiratoires.
La toxicité des poussières n’est pas la même d’une mine à l’autre.

La silice a un pouvoir de destruction du poumon et peut déterminer une fibrose pulmonaire


(destruction irréversible du poumon) ou l’emphysème pulmonaire.

Parmi les causes fréquentes de décès chez les mineurs atteint de la silicose sont :

- La tuberculose pulmonaire.
- L’insuffisance cardiaque.
- L’insuffisance respiratoire due à la fibrose et à l’emphysème.

b. La surdité de perception (Tableau A3 en Annexe)

De façon très généraliste, on peut définir la surdité comme étant une diminution de
l’audition, voire même une suppression de la capacité d’entendre des sons.

La surdité de perception est la plus fréquente des surdités .Elle touche l’oreille interne,
c'est-à-dire la cochlée et le nerf auditif. En général, la surdité de perception ne peut pas être
soignée par voie médicale, mais elle est souvent efficacement corrigée avec des appareils
auditifs.

La surdité de perception peut être causée par :

- Variation brutale de la pression.


- Traumatisme crânien.
- Agresseurs chimiques tels que : le plomb, le mercure, l’arsenic.
- Une exposition prolongée aux bruits très forts.
- Perte du pavillon de l’oreille.
- Brûleurs thermiques ou électriques.

Il est important de savoir que la surdité n’est pas une maladie, mais bien un handicap à vie.
III.4.2. Les accidents de travail

Les accidents de travail frappent à la fois les victimes et leur entourage immédiat (famille),
l’accident entraîne des souffrances physiques et psychologiques.

64
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
Le mineur atteint d’une incapacité permanente se voit définitivement diminué et devient
inapte partiellement ou totalement au travail, cette souffrance peut être considérablement
aggravée lorsque la victime ne peut plus subvenir aux besoins de sa famille.

a. Analyse des causes des accidents de travail

L’utilisation des analyses systématiques des accidents de travail constitue un moyen


important dans la mesure ou elle nous permet de déterminer les mesures de prévention, afin
de réduire considérablement la répétition des accidents.

Une fois qu’un accident survient, une analyse complète est faite par le médecin de travail
de la mine, cette analyse doit comprendre les informations suivantes :

- Nom et matricule de l’accidenté, son âge, sa qualification et son ancienneté.


- La partie du corps atteinte et la nature des lésions.
- L’endroit ou l’accident s’est produit.
- La date et l’heure de l’accident.
- Arrêt ou non du travail suite à l’accident et les dégâts matériels.
- Les circonstances, par exemple préciser ce que la victime faisait juste avant l’accident et
le matériel qu’elle utilisait.

Une fois l’analyse effectuée, elle nous permettra ainsi de déterminer les causes probables de
l’accident et par conséquent les dégâts de prévention à instaurer.

b. Conséquences économiques suite à un accident de travail

Le coût direct des risques professionnels représente en moyenne 4 à 5 % de la masse


salariale, ce montant représente les cotisations versées par l’entreprise à la caisse nationale de
sécurité sociale,

Le coût indirect des risques professionnels comprend de nombreux facteurs dont les plus
courant sont :

- Les pertes de temps des collègues de la victime lors des secours et les témoignages.
- Les pertes de temps dues aux formalités administratives.
- Les pertes de production (délai de remplacement de la victime).
- Les dégâts matériels accompagnant l’accident de travail.
- La perte de l’efficacité de la victime (si elle est en vie) après son retour à son poste de
travail.

c. Les accidents de travail dans la mine de Chaabet El-Hamra

Parmi les accidents de travail survenus dans la mine Chaabet El-Hamra, on cite :
- La chute de blocs lors des opérations de purgeage et de forage des trous de mine, ce qui
a causé la perte d’un mineur en 2002.
- Le manque d’attention des mineurs a causé la perte de cinq mineurs par une mine ratée.

65
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
III.5. L’exhaure

La possibilité de prolonger et de maintenir l’activité de cette mine pendant au moins


10 dix ans existe, mais elle nécessite au préalable le rabattement du niveau d’eau de 30 m
sous le niveau à exploiter.

La préparation et la mise en exploitation des réserves situées sous le niveau exigent la


réalisation d’un système d’exhaure (5 forages et 3 piézomètres de 250 m de profondeur pour
chacun) pour permettre un rabattement du niveau hydrodynamique au dessous des niveaux
prévus pour l’exploitation des minerais.

Le système d’exhaure proposé est situé en dehors des travaux miniers et l’eau est
puisée directement de l’aquifère sans passage dans les travaux minier.

Figure III.3 : Situation des ouvrages (Forages & Piézomètres).

66
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra

Figure III.4 : carte piézométrique.

III.5.1. Confirmation de la présence d’eau

Les données inhérentes à l'hydrogéologie confirment que: (1) L’aquifère est localisé
dans les roches carbonatées ; et que (2) l'aquifère est développé au voisinage des failles et des
zones fissurées. Cet aquifère est de " type fissural ". Il est considéré comme nappe libre avec
une formation valanginienne (marne) comme substratum.

1. Nappe Hautérivienne

Elle est connue partiellement dans la partie centrale du gisement, localisée dans les
formations carbonatées des dolomies fissurées hématitisées et parfois caverneuses.
Elle est bien développée à proximité des failles. Les côtes de venue d’eau sont
d’environ 968,87 m dans la partie centrale, 969,27 m au niveau de la descenderie et 969,79 m
dans le puits de la mine.
La charge des eaux est de direction Est-Ouest et Sud-Ouest, mais, dans le coté Nord de la
faille centrale, la décharge passe en directions Est-Ouest et Nord-Ouest vers la dépression de
Ain-Azel.
Donc, au niveau de cette faille, la partie centrale du gisement n’est pas influencée par
une éventuelle venue d’eau, ce qui n’est pas le cas de la zone de la faille Ouest qui pourrait
causer des éventuelles venues d’eau.
La nappe a été étudiée en mars 1993 et un essai de pompage a donné les résultats
suivants :

- Transmissivité : 4,4.10-4 m2/s ;


- Perméabilité : 7.10-6 m/s ;
- Débit : 203 m3/h.

67
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
2. Nappe Barrémienne

Elle est connue particulièrement dans la partie Nord-Ouest du gisement et elle est associée
aux grés et dolomies gréseuses ayant pour côte piézométrique 959,48 m à 967,93 m.

La charge des eaux souterraines est en général de directions Est-ouest et Nord-Ouest : les
venues d’eau ont une vitesse de 1,2.10-4 m/s et la pente de la surface piézométrique est de 5%.

Les caractéristiques hydrogéologiques de cette nappe ne sont pas connues et il est


nécessaire de les étudier.

LE
LEGISEMENT
GISEMENTDE
DECHAABET
CHAABETEL
ELHAMRA
HAMRA

Situation initial du niveau hydrostatique (côte 972)

Profil Profil Profil Profil Profil Profil Profil


30 25 20 15 10 5 0

1000
972

800

600

LE
LEGISEMENT
GISEMENTDE
DECHAABET
CHAABETEL
ELHAMRA
HAMRA
LELEGISEMENT
GISEMENT
Situation DE
du niveauDE CHAABET
CHAABET
d’eau EL
ELHAMRA
HAMRA
« fin décembre 2005 »

ProfilPrévision
Profil du rabattent
Profil au Profil
cours de l’exploitation
Profil Profil Profil
30 25 de la partie
20 inférieure
15 10 5 0

Profil Profil Profil Profil Profil Profil Profil


1000 30 25 20 15 10 5 0
972

1000
800
972

800
600

600

Zone de travail asséchée


Zone de travail asséchée

68
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
Figure III.5 : Cartes situations des niveaux d’eau.

III.5.2. Essais de pompages

Des essais de pompages par paliers ont été réalisés par compresseur puis par pompe (32
heures pour 5 paliers) avec des débits de 27 m3/h à 43,2 m3/h.

- Essai de pompage définitif de longue durée (70 h :30 mn) avec un débit moyen de 61 à 65
m3/h.
- Les niveaux d’eau ont été suivis systématiquement dans le piézomètre situé à 80 m de
forage.
- Le rabattement enregistré après 70 h 30 mn est de 0,28 m.

0,28m → 70h
30m → x

30.70
X= = 7500h ≈ 11 mois.
0,28

Dans ces conditions le pompage sera efficace et le niveau de la nappe va atteindre la


profondeur prévue (c.à.d 30 m de rabattement).

Le volume d’eau qui serait éventuellement pompé est de l’ordre de 2 millions de mètres
cubes par an. Les besoins de la mine en eau industrielle sont de l’ordre 100 000 mètres cubes
par an.

Le débit prévu pour le projet est de 68 m3/h par forage, toutefois ce débit sera amélioré
par la mise en place d’un système de pompage plus performant que celui utilisé lors de l’essai.

La profondeur prévue pour l’installation de la pompe était de 240 m puis corrigée en


fonction de la lithologie du terrain à 220 m mais actuellement cette profondeur ne peut être
atteinte à cause du double problème :

- Coincement du tubage à 216 m de profondeur donc une diminution de 15 m de la


profondeur.
- Remontée du gravier dans le tubage de 10 m.

En conclusion :

• 25 m de forage ne seront pas exploités.


• La tranchée de sécurité sous le niveau minéralisée serait de 15 m au lieu de 30 m.
• La chambre de pompage (espace réservé à la pompe) serait de 5 m au de 10 m.
• Le cône de décantation aurait 5 m de longueur au lieu de 10 m.

III.5.3. Le piézomètre

Ce dernier n’a pas encore subi des opérations conformes de développement et de


nettoyage car le dernier contrôle de l’ingénieur hydrogéologue de ANRH a révélé une
décantation de 100 m de boue

69
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra

- Profondeur équipée : 240 m.


- Niveau statique : 80 m.
- Niveau de boue : 150m

[Link] physico-chimique de l’eau (Tableau A1 en Annexe)

l. Puits de la mine : L’eau du puits présente une teneur élevée en sulfates (SO4),
supérieure à la valeur recommandée par l’OMS (400 mg/l), très dure (TH = 79°F).

2. Forage- Piscine : Teneur élevée en nitrates (NO3) dépassant la valeur recommandée


par l’OMS (44mg).

3. Forage Chaabet El Hamra : L’eau présente une teneur élevée en nitrites (NO2) et
en phosphates (PO4) indiquant une pollution.

Eau très trouble (turbidité = 34,8 NTU).

NTU : Unité standard utilisée par la plupart des agences et organisations de captation d'eau.

Pour les métaux lourds :

- Pour les éléments Mn, Zn, Cu : les teneurs sont dans les normes (OMS).
- Pour le plomb (Pb) : les teneurs sont à la limite de la valeur maximale admissible (0,050
mg/l) pour les points suivant : forage de Chaabet El-Hamra et la station mais supérieur à
0,050 mg/l pour le puit de la mine.

III.6. L’impact environnemental suite à l’exploitation du gisement

En raison de l’absence des installations de traitement et d’élimination des déchets dans


notre pays, les usines de traitement des minerais étaient contrains depuis plusieurs années à
stocker les rejets les plus toxiques au sein des sites industriels qui les produisaient. Ces rejets
stockés dans de mauvaises conditions occasionnent une importante pollution des sols
environnants, de l’atmosphère, et des nappes d’eaux, ce qui a causé de graves maladies à la
population contrainte, malgré elle à respirer et à inhaler tout genre de poussières toxiques, ce
qui est le cas de la région de Ain Azel.

L’impact environnemental suite à l’exploitation du gisement de Chaabet El-Hamra est ce


lui de la digue des stériles stockés à l’air libre dans le complexe minier de Kherzet-Youssef
prés d’une nappe d’eau. Les dépôts des stériles rejetés par l’usine de traitement, sont saturés
de produits toxiques tels que le cyanure, xanthate,et sulfate de cuivre, En effet l’utilisation des
produits chimiques à base de cyanure est très répandue dans l’industrie minière pour
l’enrichissement des minerais sulfurés. De façon typique, le tout venant de la mine est
finement broyé puis agité pendant des heures dans une solution contenant une quantité du
cyanure (xanthate), après la récupération du zinc. Une solution contenant une quantité
importante de cyanures libres est obtenue, elle est dite ‘solution stérile’, cette dernière est

70
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra
déposée à l’air libre, sur des terrains vagues, subissant ainsi des aléas climatiques et est
souvent lessivée par des pluies.

Les lexiviats ainsi formés sont riches en cyanure, pénètrent en profondeur provoquant
la pollution du sol et des nappes d’eaux souterraines peu profondes, ce qui présente un très
grand danger sur la santé des habitants du village et sur la flore et la faune.

L’eau de l’exhaure est rejetée directement dans l’oued le plus proche de la mine ces
eaux polluées ont été toujours utilisées pour l’irrigation des terres par les paysans depuis
l’ouverture de la mine.

De plus le climat de la région de Ain-Azel est caractérisé par des vents forts qui
entraînent ainsi une pollution de l’atmosphère marquée par un grand brouillard blanc de
poussières toxiques qui proviennent de la digue des stériles de complexe minier de Kherzet
Youssef.

Pendant l’exploitation de la mine de Chaabet El- Hamra, les activités d’extraction ont
un effet direct sur la morphologie des lieux en créant des fosses d’exploitation, des piles de
roche stérile et de minerai ou des orifices à flanc de coteau servant d’entrée de mine. Ces
infrastructures engendrent des modifications aux configurations hydrographiques et peuvent
même parfois affecter les micro-climats. L’activité sur les sites génère de la poussière, du
bruit et nécessite l’utilisation d’eau et d’énergie pour les forages. La détérioration de la qualité
des eaux de surface, la perte d’habitats autant pour la faune que pour la flore, le surpompage
des nappes d’eau souterraine, les risques d’érosion, d’éboulis ou affaissement, de déversement
d’hydrocarbure sont des impacts potentiels à considérer. Malgré leur classement comme
déchets inertes dans la loi relative à la gestion, au contrôle et à l’élimination des déchets (Loi
01- 19), certains rejets miniers sont réactifs et génèrent un lixiviait potentiellement dangereux
pour l’environnement.

71
Chapitre III Constat et analyse des problèmes sécuritaires
dans la mine de Chaabet El-Hamra

Figure III.6 : Impact environnemental dans la région de Ain-Azel.

72
CHAPITRE IV

Contribution à l’amélioration de
quelques problèmes rencontrés
dans la mine de Chaabet El-
Hamra
Chapitre IV Contribution à l’amélioration de quelques problèmes
rencontrés dans la mine de Chaabet El-Hamra

En tenant compte des problèmes sécuritaires et environnementaux cités dans le chapitre


précédent, nous nous proposons de citer un ensemble de solutions susceptibles de régler
certains problèmes spécifiques (l’aérage, l’exhaure, l’éclairage….etc) et cela conformément
aux normes d’hygiène et de sécurité fixées par la réglementation minière algérienne.

IV.1. L’aérage

La ventilation des mines souterraines est une opération indispensable pour maintenir de
bonnes conditions de travail. C’est pour cela qu’on a envisagé un ensemble de solutions pour
lutter contre les pertes d’air, et pour l’amélioration de la ventilation dans la mine de Chaabet
El-Hamra, ces dernières se résument comme suit :

- Il faut d’abord calculer la quantité d’air nécessaire pour chasser l’air pollué de la
mine, et pour maintenir la température et l’humidité compatibles avec les normes de
sécurité.

- on doit choisir le schéma et le type d’aérage, ainsi que le mode de répartition de l’air
suivant les quartiers et les fronts de taille.

- Le calcul de la dépression totales de la mine et du tirage naturel permettra de choisir


un ventilateur, dont les caractéristiques obéissent aux besoins d’air de la mine, tout en
tenant compte des dépenses d’investissement et du coût de l’aérage par tonne de
minerai extrait, qui doit être minimal.

- La surveillance et le contrôle de l’aérage doivent être effectués continuellement, et il


est parfois nécessaire de faire subir aux installations de la ventilation des
modifications pour pourvoir s’adapter aux nouvelles contraintes et exigences de la
mine en matière d’aérage.

- L’isolement des deux réseaux du circuit d’aérage par l’installation d’un barrage à
parois simple (figure IV.1).

- Révision et maintenance des installations de ventilation (les conduites, les


ventilateurs….).

- Faire des mesures fréquentes de débits, de pression, de température, et cela en


chargeant une personne qualifiée et compétente pour la réalisation et la précision de
ces mesures.

- Combler les vides dues à la méthode d’exploitation (chambres et piliers abandonnés)


qui se situent sur le circuit d’aérage principal, par l’installation de protes en
caoutchouc afin d’éviter les pertes d’air.

74
Chapitre IV Contribution à l’amélioration de quelques problèmes
rencontrés dans la mine de Chaabet El-Hamra

Figure IV.1. Isolement des deux réseaux d’aérage.

IV.2. L’éclairage

En matière d’éclairage, il est nécessaire et obligatoire de mettre des hublots séparés l’un
de l’autre conformément aux normes de sécurité, dans les différentes galeries principales de
roulage et de ventilation. En effet l’utilisation de néons est recommandée par rapport à celle
des ampoules car elle permet une consommation d’énergie moindre.

Il est nécessaire d’effectuer une révision de l’éclairage des engins miniers.

IV.3. Choix du soutènement

Compte tenu de la pratique des ouvrages miniers, les critères essentiels d’appréciation de
la stabilité de ces ouvrages est définie par la relation suivante :

γ .H
Cs =
σ C .ς
Dans le cas où :

Cs > 0,5 : L’ouvrage peut être stable et ne nécessite pas de soutènement.


Cs = 0,3 – 0,5 : L’ouvrage est peut être instable et nécessite un soutènement par boulons.
Cs = 0,1 – 0,3 : L’ouvrage est instable nécessitant un soutènement par cintres métalliques, en
béton, ou en bois.

75
Chapitre IV Contribution à l’amélioration de quelques problèmes
rencontrés dans la mine de Chaabet El-Hamra

2,513.10 3.120
Cs =
535.10 3.0,8

Cs = 0,7 est supérieur à 0,5, c.à.d que les galeries minières peuvent être stables et ne
nécessite pas de soutènement.

IV.4. L’environnement

IV.4.1. Les procédés de traitement des déchets de cyanure

A cause de leur grande toxicité, les cyanures doivent être éliminés avant que la solution
stérile ne soit déversée dans l’environnement. La teneur en cyanure est habituellement
abaissée par exposition de la solution à la lumière solaire dans de grands étangs, ce procédé
est connu sous le nom de Dégradation Naturelle.

Pour parvenir à la destruction complète des cyanures, on procède à une oxydation


chimique de ces déchets. Ce procédé est réalisé en deux étapes :

- La première étape consiste à oxyder un peu plus le cyanure en utilisant des agents
oxydants tel que l’hypochlorite de sodium (NaClO) en présence d’un alcalin (PH = 10 ou
plus haut), afin d’éviter le dégagement du gaz dangereux HCN.
- La seconde étape a pour but d’oxyder un peu plus le cyanure qui est maintenant
beaucoup moins toxique, et cela en ajoutant du dioxyde de carbone ou du nitrogène avec
un peu plus d’hypochlorite de sodium. Le PH de cette réaction doit être maintenu entre
8,5 et 9 par l’ajout de NaOH.

Ces procédés de destruction des cyanures ont des désavantages économiques et


environnementaux, en effet les entreprises minières dépensent des sommes d’argent
considérables pour détruire les cyanures usés, mais elles doivent aussi en acheter pour
pourvoir faire le traitement du minerai extrait.

Pour éviter la destruction des cyanures, les entreprises minières canadiennes ont mis au
point un nouveau procédé qui permet de récupérer et de recycler les déchets de cyanure. Ce
procédé permet d’une part la récupération de tous les cyanures libres et environ la moitié des
cyanures sous forme complexe, et d’autre part il empêche la production de composés qui
peuvent être toxiques.

Ce procédé consiste en :

1. Une acidification des cyanures par l’acide sulfurique jusqu’à un PH d’environ 2-3,5.
2. Un barbotage d’air dans la solution acidifiée, afin de volatiliser l’acide cyanhydrique
(HCN).
3. Une neutralisation de la solution aérée pour précipiter les sulfates résiduels et les
dernières traces des métaux.

76
Chapitre IV Contribution à l’amélioration de quelques problèmes
rencontrés dans la mine de Chaabet El-Hamra

IV.4.2. Résolution du problème environnemental dans la région de Ain Azel

En attendant que la nouvelle loi relative à la protection de l’environnement soit


approuvée et mise en œuvre, nous pouvons proposer à cet effet un ensemble de solutions
provisoires, vu la cherté et l’absence des procédés de traitement des déchets spéciaux dans
notre pays.

Tout d’abord, une étude d’impact doit être réalisée afin de déterminer, d’une part
l’étendue et le tonnage des stériles, et d’autre part connaître les différents métaux lourds
constituant les déchets, leur teneur, ainsi que la profondeur à laquelle ils se sont infiltrés.
Ensuite, les déchets doivent être stocké dans des fûts hermétiques afin de permettre leur
enfouissement au fond de la mine. Enfin, le sol contaminé doit être raclé jusqu’à la
profondeur d’infiltration, puis mis dans des fûts et enfoui dans le sous-sol. Dans le cas où la
laverie devrait être démontée, et étant donné que le stockage du tout venant de la mine se
faisait à l’air libre en attendant son traitement, le sol contaminé du site, doit être aussi raclé,
stocké dans des fûts et enfoui au fond de la mine.

Les propositions citées ci-dessus constituent un début de prise en charge de la pollution


de l’environnement, car la loi de Finances du 22 décembre 2001 portant loi de Finances 2002
a permis un début d’application du principe Pollueur – Payeur à travers son article 203 qui
précise ce qui suit :

Une taxe d’incitation au déstockage des déchets spéciaux de 10500 DA/tonne avec
moratoire de trois (03) ans pour que les entreprises se dotent ou disposent d’équipements de
traitement nécessaires.

IV.5. L'exhaure

Lors des travaux d’exploitation minière les eaux souterraines sont souvent une cause
d’entrave pour le fonçage des galeries. Lorsque les pressions des eaux souterraines et leurs
débits sont importants on doit pratiquer un pompage intensif ou utiliser des méthodes
spéciales pendant la réalisation des travaux souterrains.

Il est nécessaire de procéder en permanence aux opérations suivantes :

• Mesurer les variations des venues d’eau à différents niveaux d’avancement.


• Calculer des éventuelles venues dans les ouvrages miniers.
• Vérifier les quantités d’eau dans l’espace et dans le temps qui peuvent parvenir aux
chantiers de la mine.
• Recycler l’eau décantée, contenant une partie des réactifs ce qui permet de réduire les
besoins en eau d’exhaure pour la laverie.

IV.6. Quelque mesures sécuritaires et préventives

1- Au niveau du front d’abattage, le purgeage est effectué par le mineur et son aide, ce
purgeage doit être effectué par l’équipe d’entretien. C’est pour cette raison que les
chefs des postes doivent prévoir un tableau d’organisation à cet effet.

77
Chapitre IV Contribution à l’amélioration de quelques problèmes
rencontrés dans la mine de Chaabet El-Hamra

2- La signalisation de danger par des plaques indicatives dans les endroits ou se présente
les risques tels que, les chutes de blocs, câble à haute tension, passage d’engins
miniers…..etc.

3- Les contrôleurs de sécurité doivent faire des visites quotidiennes ou du moins


périodiques et signaler à temps toutes les anomalies rencontrées dans le domaine de la
sécurité minière.

4- La disposition des moyens de communication rapide entre les chantiers pour répondre
aux éventuelles urgences.

5- Un véhicule devra être mis en permanence au niveau de la descenderie pour répondre


aux éventuelles urgences.

6- La mine doit disposer d’appareils d’extinction entretenus constamment en bon état,


permettant ainsi de combattre immédiatement tout commencement d’incendie
souterrain. Ces extenseurs doivent être disposés au fond prés des dépôts d’explosif.
L’emplacement de ces appareils doit être porté sur le plan d’aérage.

7- Une oreille bien protégée n’est pas fatiguée après 8 heures de travail. La protection par
casques antibruit ou bouchons d’oreille, permet une réduction du niveau sonore de
plus de 20dB, cette réduction n’empêche pas la communication entre les ouvriers et
l’écoute des machines. L’ouvrier choisira la protection qui lui convient le mieux. Les
casques sont à préférer en cas de travail au fond de la mine.

78
Conclusion générale

Conclusion générale
Suite à l’étude des documents qui ont été gracieusement mis à notre
disposition par la direction et le personnel de la mine de Chaabet El-Hamra et
suite aux discussions que nous avons eu avec eux, nous sommes parvenus à
certaines conclusions sur les aspects sécuritaires et environnementaux de la
mine.

Ces conclusions n’ont pas la prétention de résoudre dans leur immense


complexité les problèmes mentionnés, mais d’apporter une modeste contribution
à l’amélioration des principaux problèmes.

(1) L’imperméabilisation des digues de stériles, pour éviter les risques de


pollution des écoulements souterrains.
(2) La surveillance et le contrôle des déchets miniers toxiques et éviter
autant que possible le risques d'infiltration.
(3) La lutte contre la poussière au cours de la foration ou de l’abattage
(foration par voie humide).
(4) La végétalisation des sites d’exploitation minière pour minimiser la
pollution de l’atmosphère.
(5) La réhabilitation des sites fermés : protection des ouvrages, drainage
des eaux de pluie, couverture des digues, étude d'impact et suivi
permanent de la qualité des eaux.
(6) Identifier les risques environnementaux et industriels susceptibles de
subvenir et évaluer les conséquences possibles.
(7) Mettre en place les actions d'amélioration et les moyens de contrôle et
de protection au cas où les risques résiduels restants se manifestent.
(8) La vérification périodique des paramètres technologiques des
équipements de traitement.
(9) Le recyclage de l’eau décantée, contenant une partie des réactifs ce
qui permet de réduire les besoins en eau d’exhaure pour la laverie.

79
Bibliographie

Bibliographie

BECHARI A., (1999). Les pollutions accidentelles liées aux activités


industrielles. (Séminaire du 5 juin 1999 : célébration de la journée mondiale de
l’environnement).

BOKY B. (1990). Exploitation des mines. Edition Mir, Moscou.

CASTELAIN M. Technologies minières. Cours pratique d’exploitation des


mines et des carrières.

ENOF (2003). Projet de développement de la partie inférieur du gisement de


Chaabet El-Hamra situé sous le niveau hydrodynamique (Profil 10 – Profil 15).
102 p.

ENOF (2006). Eau du gisement de Chaabet El-Hamra. Dossier


Hydrogéologique. 10 p.

GLACON J. (1967). Recherches sur la géologie et les gîtes métallifères du Tell


sétifien. Publications du Service Géologique de l’Algérie. Bulletin N°32. 2
Tomes. 751 p.

GUIRAUD R. (1990). Evolution post-triasique de l’avant-pays de la chaine


alpine en Algérie, d’après l’étude du bassin du Hodna et des régions voisines.
Mémoire de l’Office Nationale de la Géologie. N°3. 271 p.

LARACHI (2001). Méthode d'exploitation des lentilles puissantes de la mine de


Chaabet El-Hamra (W. Sétif). Mémoire de PFE, ENP, Alger, 104 p.

MEFTAH L. (2002). Avis sur la situation technico-économique de la mine de


Chaabet El-Hamra (Sétif). 126 p.

VANDENBEUSCH M. et WOJTKOWIA F. (1992). La prise en compte de


l’eau et la prévision des exhaures en mines et carrières, Mines et Carrière –
Industrie Minérale, France.

SONATRACH (1977). Carte géologique de l’Algérie au 1/50.000 : Ain Azel.

ZOUKH M. Cours d’hygiène et de sécurité industrielle.

80
Bibliographie

Sites Web :

http : [Link]é.net/documentation/surdité/[Link]
http : [Link]/éduction/toxicity/[Link]
http : [Link]/mineshainaut/[Link]
http : [Link]/abattage-mine

81
ANNEXES
Annexes

Tableau A1 : Résultats d’analyses d’eau des puits – MINE de AIN AZEL

Prélèvement du 27 juin 2004

Mesures physico-chimiques

Paramètres Température PH Conductivité Résidu sec Turbidité en


référence C° µS/cm A105C° NTU
Puits de la 25 7,79 1800 1220 1,24
mine
Forage- 20 7,44 1000 658 0,70
piscine
Station 20 7,28 800 554 0,58
Forage 19 7,81 8OO 540 34,8
Chaabet El
Hamra

Oxygène dissous en % --- NH4 – NO2 – PO4 en mg / ld’O2

Paramètres Oxygène Ammonium Nitrites Nitrates Phosphate Oxydabilité


référence dissous NH4 NO2 NO3 PO4 MnO4

Puits de la 78,5 0 0 11 0,10 3,4


mine
Forage- 68,4 0 0 52 0,10 3,6
piscine
Station 53,2 0 0 20 0,10 2,6
Forage 84 ,0 0 0,249 15 0,70 3,6
Chaabet El
Hamra

Anions – Cations en mg/l

Paramètres Sulfates Chlorures Bicarbonates Calcium Magnésium Sodium Potassium


référence SO4-- CL- HCOO3-- CA++ Mg++ NA+ K+
Puits de 494 150 262 186 78 80 7
la mine
Forage- 144 75 281 88 48 29 2
piscine
Station 106 55 281 68 46 44 1
Forage 100 50 305 68 46 80 2
Chaabet
El-Hamra

83
Annexes

Métaux lourds en mg/l

Paramètres Fer Manganèse Zinc Cuivre Plomb


référence
Puits de la - 0,031 0,079 0,00 0,077
mine
Forage- - 0,028 0,00 0,00 0,046
piscine
Station - 0,033 0,016 0,00 0,054
Forage - 0,077 0,722 0,00 0,053
Chaabet El
Hamra

84
Annexes

Tableau A2 : Affection professionnelles consécutives à l’inhalation de poussières minérales


renfermant de la silice.

Désignation des maladies Délai de Liste indicative des principaux


pris en travaux susceptibles de provoquer
charge ces maladies
A- Silicose, pneumoconiose du 15 ans (sous Travaux exposant à l’inhalation des
houilleur, schistose, Kaolinose, réserve poussières refermant de la silice libre,
graphitose et autres d’une notamment :
pneumoconioses provoquées par déposition - Travaux de forage, d’abattage,
ces poussières, Ces affections sont de 5 ans) d’extraction et de transport de minerais
caractérisés soit par des signes ou de roches renfermant de la silice
radiographiques ou, libre.
éventuellement, - Concassage, broyage, tamisage et
tomodensitométriques, soit par des manipulation effectués à sec, de
constations anatomopathologiques minerais ou de roches renfermant de la
lorsqu’elles existent, que ces signes silice libre.
ou ces constations s’accompagnent - Taille et polissage de roches
ou non de troubles fonctionnels. renfermant de la silice libre.

Complications de ces affections -Fabrication et manutention de produis


abrasifs, de poudres à nettoyer et autres
a) Complication cardiaque, produits renfermant de la silice libre.
Insuffisance ventriculaire droite
caractérisé. - Travaux de ponçage et sciage à sec de
b) Complication pleurpulmonaires : matériaux renfermant de la silice libre.

Tuberculose ou autre - Travaux dans les mines de houille.


mycobactétriose surajoutée et
caractérisée, Nécrose cavitaire - Extraction, refente, taillage, lissage, et
aseptique, Aspergillose polissage de l’ardoise.
intracavitaire confirmée par la
sérologie. - Utilisation de poudre d’ardoise
c) Complication non spécifique : (schiste en poudre) comme charge en
Pneumothorax spontané, caoutchouterie ou dans la préparation
suppuration broncho- pulmonaire de mastic ou aggloméré.
subaiguë ou chronique, insuffisance - Extraction, broyage, conditionnement
respiratoire aigue nécessitant des du talc.
soins intensifs en milieu spécialisé. - Utilisation du talc comme lubrifiant
ou comme charge dans l’apprêt du
15 ans papier, dans certaines peintures, dans la
B- Sclérodermie systémique (durée préparation de poudre cosmétique, dans
progressive. minimale les mélanges de caoutchouterie.
d’exposition - Fabrication de carborundum, du verre,
de 10 ans) de la porcelaine, de la faïence et autres
produits. céramiques, des produits
réfractaires.

85
Annexes

C- Fibrose interstitielle pulmonaire 30ans - Travaux de fonderie exposant aux


diffuse non régressive d’apparence (durée poussières de sable, décochage,
primitive, Cette affection devra être minimale ébarbage et dessablage.
conformée par un examen d’exposition
radiographique ou par une de 10 ans) - Travaux de meulage, polissage
tomodenstriques, soit par preuve aiguisage effectués à sec, au moyen de
anatomopathologique. meules renfermant de la silice libre.
- Travaux de décapage ou de polissage
Complication de cette affection ou jet de sable.
- Travaux de construction, d’entretien
Insuffisance respiratoire chronique et de démolition exposant à l’inhalation
caractérisée et coeur pulmonaire de poussières renfermant de la silice
chronique. libre.

D- Lésion pleuro- 15 ans - Manipulation, broyage,


pneumoconiotiques à type (durée conditionnement, usinage, utilisation du
rhumatoïde (syndrome de Caplan- minimale graphite, notamment comme
Colinet). d’exposition réfractaire, fabrication d’élictrodes.
Ces affections sont caractérisées de 5 ans)
soit par des signes radiologiques ou
éventuellement
tomodensitométriques, soit par des
constations anatomo-pathologiques,
que ces signes s’accompagnent ou
non de tourbes fonctionnels.

86
Annexes

Tableau A3 : Surdité provoquée par les bruits lésionnels

Désignation des maladies Délai de Liste indicative des principaux travaux


prise en susceptible de provoquer ces maladies
charge

Déficit audio métrique 1 an après Travaux exposant aux bruits lésionnels


bilatéral par lésion cochléaire cessation de provoqués par :
irréversible. l’exposition
Ce déficit est évalué par une au risque * Les travaux sur métaux par percussion,
audiométrie effectuée de acoustique abrasion ou projection tel que :
trois semaines à un an après (sous - Le décolletage, l’emboutissage,
cessation de l’exposition aux réserve l’estampage, le broyage, le fraisage, la
bruits lésionnels, en cabine d’une durée martelage, la burinage, la rivetage, le
insonorisée par un d’exposition laminage, l’étirage, la tréfilage, la
audiomètre calibré. d’un an, découpage, la sciage, la cisaillage, la
réduite à tronçonnage.
Cette audiomètre doit être trente jours - L’ébarbage, la meulage, le polissage, la
tonale et vocale et faire en ce qui gouge age par procédé arc - air, la
apparaître au minimum sur la concerne la métallisation.
meilleure oreille un déficit mise au
moyen de 35 décibels, point des * Le câblage, le toron nage et le bobinage de
calculé en divisant par 10 la propulseurs, fils d’acier.
somme des déficit mesurés réacteurs et
sur les fréquences 500,1000, moteurs * L’utilisation de marteaux et perforateurs
2000 et 4000 hertz, pondérés thermiques) pneumatiques.
respectivement par les
coefficients 2,4,3 et 1. * La manutention mécanisée de récipients
métalliques.
Aucune évolution de ce
déficit ne peut être prise en * Les travaux de verrerie à proximité des
compte après l’expiration du fours, machine de fabrication, broyeurs et
délai de prise en charge, sauf concasseurs, l’embouteillage.
en cas de nouvelle exposition
au risque. * Le tissage sur métiers ou machine à tisser.

* Les travaux sur peigneuses, machine à filer


incluant le passage sur bancs à broches,
retordeuse, moulineuses, bobineuses de fibres
textiles.

* La mise au point, les essais et l’utilisation


des propulseurs, réacteurs, moteurs
thermiques, groupes électrogènes, groupes
hydrauliques, installations de compression ou
de détente fonctionnant à des pressions

87
Annexes

différentes de la pression atmosphérique.

ainsi que moteurs électriques de puissance


comprise entre 11 kW et 55 KW s’ils
fonctionnent à plus de 2360 tours par minute,
de ceux dont la puissance est comprise entre
55 kW et 220 kW s’ils fonctionnent à plus de
1320 tours par minute et ceux dont puissance
dépasse 220 kW.

* L’emploi ou la destruction de minutions ou


d’explosifs.

* L’utilisation de pistolets de scellement.

* Les procédés industriels de séchage des


matières organiques par ventilation.

* L’abattage, le tronçonnage et l’ébranchage


mécaniques des arbres.

* L’emploi des machines à bois en atelier :


scies circulaires de tous types, scies à ruban,
dégauchisseuses, raboteuses, moulurières,
plaqueuses de chants intégrant des fonctions
d’usinage, défonceuses, ponceuses, clouteuse.

* L’utilisation d’engins de chantier : bouteurs,


décapeurs, chargeuses, moutons, pelles
mécaniques, chariots de manutention tous
terrains.

* Le broyage, l’injection et l’usinage des


matières plastiques et du caoutchouc.

* La travail sur les rotatives dans l’industrie


graphique.

La fabrication et la conditionnement mécanisé


du papier et du carton.

* L’emploi de matériel vibrant.

* L’élaboration de produits en béton.

* Les essais et la réparation en milieu


industriel des appareils de sonorisation.

88
Annexes

* Les travaux de moulage sur machines à


secousses et de décochage sur grilles
vibrantes.

* La fusion en four industriel par arcs


électriques.

* Les travaux sur ou à proximité des aéronefs


dont les moteurs sont en fonctionnement dans
l’enceinte d’aérodromes et d’aéroports.

* L’exposition à la composante audible dans


les travaux de soudage par ultrasons des
matières plastiques.

89

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