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Lichens

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Section ii

Les Lichens

I-Introduction
Les lichens ne constituent pas un rang taxonomique (ils n’ont pas de sens
phylogénétique)

Les lichens représentent une association symbiotique (association permanente et


stable et bénéfique pour les 2 organismes) entre un champignon (mycobionte) et une algue
(phytobionte) : les lichens sont des organismes doubles.

L’algue est appelée gonidie, elle est soit une cyanobactérie (10%), soit une algue
verte unicellulaire (90%). Le mycélium du champignon est cloisonné (Asco- ou
Basidiomycètes) et donne au thalle du lichen une anatomie définie. Environ 98% des
champignons appartiennent aux Ascomycètes, les autres aux Basidiomycètes.

L’algue cède au champignon l’excédent de glucides (matières organiques) qu’elle


produit par photosynthèse et aussi des composés azotés, dans le cas d’une association
avec une cyanobactérie fixatrices d’azote (Nostoc).

Le champignon alimente l’algue en eau et en sels minéraux provenant du milieu


extérieur et lui offre une protection vis-à-vis de la dessiccation, des fortes intensités
lumineuses et lui permet la fixation au support (rocher, écorce des arbres) : le
champignon offre un environnement physique qui permet le développement de l’algue.

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Bénéfices réciproques dans une association de lichen : Algue/Champignon

Les Relations morphologiques entre les 2 composantes de la symbiose sont très


différentes suivant les espèces :

• un simple voisinage de l’Algue et du champignon (c).

• les gonidies sont entourées d’hyphes appliqués contre elles (a).

• la présence de suçoirs mycéliens traversant, tout ou en partie, la paroi gonidiale (b).

Algue

Hyphe

a b c
Rapports morphologiques hyphes-gonidies chez un lichen
a :la gonidie est enserrée par les crampons de l’hyphe du champignon
b : la paroi de la gonidie est perforée par un suçoir mycélien
c : la paroi de la gonidie n’est pas perforée par les hyphes qui sont appliqués sur elle
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II- Morphologies et structures anatomiques du thalle des lichens
Les thalles des lichens peuvent exister sous forme :

• De thalle gélatineux : sans forme particulière et constitué de filaments d’une


cyanobactérie dont la gaine mucilagineuse abrite les hyphes du champignon.

• De thalle sec : non gélatineux, les lichens sont toujours organisés en strates. Les thalles
sont de formes variées et peuvent présenter plusieurs aspects.

La structure anatomique d’un lichen gélatineux : Thalle homéomère

Le thalle homéomère se caractérise par une structure homogène.

Une coupe transversale montre des cyanobactéries (algues bleues) mélangés avec les
hyphes du champignon, le tout noyé dans une masse gélatineuse provenant des gaines des
cyanobactéries.

La structure anatomique d’un lichen sec : Thalle hétéromère

Un thalle hétéromère est sec, il est caractérisé par une structure hétérogène stratifiée. Le
thalle est constitué de zones anatomiquement distinctes, superposées ou concentriques.
Une coupe transversale montre :

- un cortex supérieur formé d’hyphes très serrés et soudés formant un faux


tissu : prosoplectenchyme.
- Sous le cortex supérieur, la couche gonidiale où les hyphes enchevêtrés
enferment des gonidies.
- Puis c’est la médulle formée uniquement d’hyphes enchevêtrés comme une
toile.
- Puis un cortex inférieur formé d’hyphes très serrés et soudés formant un faux
tissu : prosoplectenchyme. (absent chez certains lichens secs (crustacés)).
- A la face inférieure sous le cortex inférieur on observe en général des
crampons qui fixent le lichen au substrat : ce sont les rhizines (rhizoïdes).

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Cette structure hétéromère peut-être :

 soit radiée (symétrie axiale) si la couche gonidiale fait le tour d’une section
transversale, c’est le cas des thalles fruticuleux.
 Soit stratifiée (symétrie dorsiventrale) si la couche gonidiale est localisée du
côté de la face supérieure du thalle, c’est le cas des thalles foliacés et
crustacés.

Thalles secs

1 : thalle crustacé 2a : thalle foliacé vu de côté 2b : thalle foliacé vu de face

3 : thalle à podétion sur thalle crustacé 4 : thalle à podétion sur thalle foliacé

5 : thalle fruticuleux

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Coupe longitudinale montrant
l’anatomie d’un thalle homéomère

(Lichen gélatineux)

Masse Gonidie
gélatineuse Hyphe

(Couche gonidiale)

(Hyphes)

(Lichen sec)

Coupe longitudinale montrant l’anatomie d’un thalle hétéromère

(Lichen sec)

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III-Reproduction
A-Multiplication végétative

Cette multiplication se fait par le moyen de stolons, par la fragmentation du thalle, ou


par la production de propagules, appelées isidies et sorédies.

Les stolons ne sont produits que par les thalles très jeunes, encore microscopiques. Ils sont
formés par des hyphes de champignon qui s’allongent considérablement sur le substrat. Si
leur extrémité rencontre les algues convenables, elle s’unit à elles pour former un thalle fils.

La fragmentation du thalle se produit chez diverses espèces, par temps sec. Le thalle se brise
alors en fragments, que dispersent le vent et la pluie, et dont chacun peut se fixer et
engendrer un nouveau thalle.

La production des propagules sous 2 formes :

Les isidies : bourgeonnements du thalle présentant hyphes et gonidies recouverts par le


cortex.

Les sorédies : il y a émission de sorédies à partir de petites parcelles (appelées soralies)


formées par déchirure du thalle, composée de gonidies entourées d’hyphes mais sans
cortex. Ce sont des sortes de boutures qui se détachent facilement et redonnent un thalle
complet.

B-Reproduction asexuée
Les pycnides: pourraient assurer la multiplication de manière moins importante. Ce sont des
organes qui produisent des spores directes (=conidies ou pycnoconidies). Le champignon
participe seul à la formation de ces pycnides.

Cortex
supérieur

Zone
médullaire
lâche

Pycnide productrice de conidies (spores) à la surface d’un thalle lichénique (reproduction


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asexuée
C- Reproduction sexuée

Elle correspond à celle du champignon (les gonidies ne se multipliant que par voie
asexuée). Comme le champignon est le plus souvent un Ascomycète, le thalle lichénique
présente une fructification en apothécie ou en périthèce qui sont porteuses d’asques
libérant des ascospores. Les spores libérées donnent des hyphes qui partent à la recherche
d’une gonidie (Algue). Quand l’hyphe reconnaît la gonidie, il l’entoure et constitue une
masse qu’on appelle le protothalle à l’origine d’un thalle lichénique.

Chez quelques lichens, des gonidies présentes au niveau de l’hyménium sont expulsées en
même temps que les spores, ce qui facilite la reconstitution du thalle lichénique. La
reproduction sexuée impliquant des spores haploïdes ne se fait que chez les lichens âgés de
2 ans et plus.

Que le lichen provienne de la reproduction sexuée ou asexuée, sa croissance est toujours


très lente de 1 mm à 2 cm/an.

Production de propagules (isidies et sorédies)

Cortex mycélien sorédie


gonidie
Mycélium lâche

soralie
isidie

Isidies à la partie supérieure d’un thalle Libération de sorédies

Multiplication végétative par les propagules : isidies et sorédies

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Apothécie
Périthèce

a b

Reproduction sexuée chez les Lichens :


a : apothécie d’un Asco-Lichen

b : périthèce d’Asco-Lichen

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