0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
107 vues3 pages

Structure interne de la Terre et sismologie

Transféré par

yiosef621
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
107 vues3 pages

Structure interne de la Terre et sismologie

Transféré par

yiosef621
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

THEME 1 : La Terre, la vie et l’organisation du vivant

PARTIE B : La dynamique interne de la Terre

CHAPITRE 1 : LA STRUCTRE INTERNE DU GLOBE TERRESTRE

Problèmes : - Quelles sont nos connaissances sur la structure interne du globe ?


- Comment avons-nous fait pour les obtenir ?

I/ Des observations de surface : des contrastes importants entre continents et océans.

Les altitudes de la croûte terrestre sont contrastées. L’altitude moyenne en milieu continental
est de l’ordre de + 1000 m, tandis que celle en milieu océanique est de l’ordre de – 3 000 à – 4000 m.
Cette distribution bimodale des altitudes est en lien avec la nature océanique ou continentale de la
croûte.

1. Le domaine océanique
Le fond des océans est recouvert d'une couche de sédiments relativement fine (de 0 à 2000
m d'épaisseur). En dessous, se trouve la croûte océanique, constituée en général de deux roches, le
basalte et le gabbro. Il s'agit de deux roches magmatiques, c'est-à-dire issues du refroidissement et
de la solidification d'un magma. Basalte et gabbro partagent une même composition chimique et
minéralogique (on y trouve surtout des cristaux de pyroxène et de feldspath). Cependant, ces deux
roches présentent des textures différentes : alors que le gabbro est entièrement constitué de
cristaux de grande taille au contact les uns avec les autres (texture grenue), le basalte présente peu
ou pas de grands cristaux, mais une grande quantité de très petits cristaux (les microlites) dispersés
dans un matériau minéral non cristallisé ou verre (amorphe). La texture du basalte est qualifiée de
microlitique. La densité moyenne de la croûte océanique est de 2,9.

2. Le domaine continental
La surface des continents présente une grande diversité de roches : des roches
sédimentaires, des roches magmatiques, mais aussi des roches métamorphiques, c'est-à-dire
résultant de transformations à l'état solide des autres catégories de roches. Cependant, les forages
révèlent que la roche la plus représentative de la croûte continentale est une roche magmatique, le
granite. Le granite est constitué d'une association caractéristique de minéraux (quartz, feldspaths et
micas) et est de texture grenue. Sa composition chimique est différente de celle du basalte et du
gabbro : plus riche en silice et en potassium, le granite contient en revanche moins de fer. La croûte
continentale est essentiellement composée de granites (et roches de la famille du granite =
granitoïdes qui peuvent être d’origine sédimentaire, magmatique ou métamorphique), composé de
minéraux peu dense (biotite, quartz). Sa densité moyenne est de 2,7.

La différence de densité entre les croûtes permet d’expliquer en partie les différences d’altitudes
observées en surface.

II/ L’apport des études sismologiques à la connaissance du globe terrestre

Les séismes sont des ruptures de blocs rocheux en profondeur. La cassure (= faille) donne naissance
à des ondes sismiques qui se propagent à partir du foyer et font vibrer le sol, ce qui provoque les
dégâts observés après un séisme.
Les ondes sismiques peuvent être enregistrées par des sismomètres, elles fournissent des
sismogrammes.

1) Les discontinuités sismiques

Lorsqu'une onde sismique atteint une discontinuité, c'est-à-dire la limite entre deux milieux aux
propriétés physico-chimiques différentes, elle est en partie réfractée (en changeant de milieu, sa
trajectoire est déviée et sa vitesse modifiée), en partie réfléchie (renvoyée dans le même milieu par la
surface de discontinuité).
L'étude de la propagation des ondes P et S à l'intérieur du globe permet de mettre en évidence
plusieurs discontinuités majeures, et apporte ainsi de précieuses informations sur la structure du
globe terrestre.

La discontinuité de Mohorovicic, ou Moho, sépare la croûte du manteau. Elle est


caractérisée par une augmentation brutale, de la vitesse des ondes P et S lorsque ces ondes passent
de la croûte au manteau.
En effet, le manteau est constitué d'une roche de plus forte densité (3,3), la péridotite.
La profondeur du Moho (donc l'épaisseur est celle de la croûte) est très variable : en moyenne, elle
est voisine de 7 km sous les océans, de 30 km sous les continents.

Pour chaque séisme, il existe une large zone du globe où les stations d'enregistrement ne
reçoivent aucune onde directe : cette « zone d'ombre », s'étendant pour les ondes P entre 11 500 et
14500km du foyer sismique révèle l'existence de la discontinuité de Gutenberg, située à 2 900 km
de profondeur.
Elle sépare le manteau du noyau constitué principalement de fer.
Les ondes S disparaissent dans le noyau externe, cela montre qu'il est à l'état liquide.

La discontinuité de Lehmann, située à 5 150 km de profondeur, sépare ce noyau externe,


liquide, du noyau interne ou graine, solide.

Ce modèle concentrique de la structure interne du globe, basée sur les études sismologiques constitue
le modèle PREM (Preliminary Reference Earth Model). Voir schéma construit lors de la séance 2

2) Lithosphère et asthénosphère

L'étude de la vitesse des ondes sismiques en fonction de la profondeur montre en général sous les
continents comme sous les océans une diminution des vitesses pour des profondeurs supérieures à 100
km, et sur une épaisseur d'environ 200 km : c'est la LVZ (Low Velocity Zone) ou zone de faible
vitesse.
On appelle lithosphère l'ensemble des roches rigides (= cassante) situées au-dessus de cette limite,
et asthénosphère les roches ductiles (=déformables) situées en dessous.
La lithosphère comprend ainsi la croûte (océanique ou continentale) et la partie rigide du
manteau (manteau lithosphérique).

III/ L’apport des études thermiques à la connaissance du globe terrestre

1) Un modèle thermique du globe terrestre


Il est possible de mesurer l’augmentation de chaleur avec la profondeur dans les premiers kilomètres
de la croûte terrestre grâce aux forages. On a ainsi mesuré un gradient géothermique de 30 °C par
kilomètre. On appelle « gradient géothermique » ou « gradient de température », le taux
d’augmentation de la température dans le sous-sol au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la surface.
Il est presque toujours positif et révèle l’existence d’une énergie thermique à l’intérieur du globe
terrestre.
Dans la croûte terrestre ce gradient est régulier.
Concernant le manteau, le gradient varie en fonction de la profondeur.

Les variations de température dans une même couche sont détectées grâce aux variations de la vitesse
de circulation des ondes sismiques.
On peut modéliser la variation de température en fonction de la profondeur sous la forme d’une courbe
appelée « géotherme ».

La pente de cette courbe exprime la nature du gradient de température.


Un gradient peut être fort ou faible selon le taux d’augmentation.

Si la pente du géotherme est forte cela signifie qu’au fur et à mesure que l’on s’enfonce l’augmentation
de température est faible : on parle donc d’un « faible gradient de température ».
Par contre si la pente du géotherme est faible, ceci indique qu’au fur et à mesure que l’on s’enfonce, il
y a une très forte augmentation de température : on parle alors de « fort gradient de température ».
Les deux sortes de gradients traduisent deux modes d’évacuation de la chaleur différents.

Quand un gradient est fort, cela signifie qu’en s’enfonçant on rencontre de la roche de plus en
plus chaude : la chaleur a été mal répartie dans la couche de roche concernée. C’est le cas de la
lithosphère.

Dans la lithosphère rigide, l’énergie thermique ne peut s’évacuer des zones les plus chaudes aux zones
les plus froides que par conduction thermique, c’est-à-dire de proche en proche sans déplacement
de matière.
Ce mode de transfert de l’énergie thermique est peu efficace : le gradient géothermique est donc
fort entre la surface et la base de la lithosphère.

Quand un gradient est faible (comme dans le manteau) cela signifie que même si l’on
s’enfonce profondément, la température est quasiment toujours la même : la chaleur a donc été bien
répartie dans l’ensemble de la couche de roche concernée.
En effet, lorsque la température du manteau dépasse 1300°C, c’est-à-dire en moyenne autour de
100km, la rigidité des péridotites du manteau diminue fortement : elles deviennent ductiles.
Cette température limite est l’origine du contraste entre la lithosphère et l’asthénosphère (voir II/. 2))

A partir de l’asthénosphère, le gradient géothermique est nettement plus faible. Cela s’explique par un
transfert d’énergie thermique plus efficace, par convection thermique : soumises à une forte
augmentation de la température, les roches deviennent moins denses et ont alors tendance à
remonter. Ce faisant, elles refroidissent, leur densité augmente et elles ont donc tendance à
s’enfoncer. Des boucles de circulation de matière, appelées « cellules de convection » se mettent en
place à grande échelle au sein du manteau et dans le noyau externe, assurant un transfert d’énergie
thermique efficace.

2) Des hétérogénéités thermiques au sein du manteau terrestre

La tomographie sismique permet d’identifier des variations localisées de température à l’intérieur du


globe (= anomalies thermiques), à partir des variations de vitesse des ondes sismiques par rapport au
modèle PREM.

En traversant des zones froides, plus rigides, les ondes sismiques sont accélérées alors qu’au niveau
des zones plus chaudes, moins rigides, les ondes sont ralenties.

* Dans les zones de subduction, une anomalie thermique positive (=ondes sismiques
accélérées) correspond à l’enfoncement de la lithosphère, plus froide, dans l’asthénosphère.

* Au niveau des zones volcaniques, il est possible de détecter une anomalie thermique
négative à l’intérieur du manteau qui correspond à la présence de matériel plus chaud (= magma)

Vous aimerez peut-être aussi