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PC Physique Chimie 2004

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CAE3CI

.Session 2004

BREVET de TECHNICIEN SUPÉRIEUR


CONTRÔLE INDUSTRIEL et
RÉGULATION AUTOMATIQUE

SCIENCES PHYSIQUES
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Chimie-Physique industrielles U-31


Durée : 2 heures Coefficient : 2,5

Durée conseillée
Physique industrielle 1 h 15
Chimie industrielle 45 minutes

Avant de composer, assurez-vous que l'exemplaire qui vous a été remis


est bien complet. Ce sujet comporte 5 pages numérotées de 1/5 à 5/5.
- Chimie industrielle : page 1 à page 2
- Physique industrielle : page 3 à page 5

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Aucun document autorisé.


Calculatrice réglementaire autorisée.

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Préambule :

Une usine chimique possède des bureaux qu’elle souhaite chauffer. Comme elle traite des eaux de
lavage, elle hésite entre deux solutions : soit une chaudière classique au fuel, soit un échangeur
thermique utilisant des eaux chaudes de lavage.

CHIMIE INDUSTRIELLE

Premier exercice : combustion du fioul dans une chaudière (13 points)


L’autre solution possible pour chauffer le local est d’utiliser une chaudière au fioul. Compte tenu du
rendement, la puissance de la chaudière est de 30 kW. On admet que le fioul est assimilable à de
l’heptane, de formule brute C7H16.

1) Écrire l’équation de la réaction de combustion totale de l’heptane dans le dioxygène de l’air.

2) On donne les enthalpies standard de formation à 25 °C suivantes :


ΔH 0f (H2Ovap) = – 242 kJ∙mol–1
ΔH 0f (CO2 vap) = – 393 kJ∙mol–1
ΔH 0f (C7H16 vap) = – 245 kJ∙mol–1
Calculer la variation d’enthalpie de cette combustion, tous les corps étant pris à l’état gazeux,
l’enthalpie de combustion est supposée indépendante de la température.
En déduire le pouvoir calorifique inférieur (PCI) de l’heptane, en kJ∙kg–1. On donne les masses
molaires atomiques : M(C) = 12,0 g∙mol–1, M(H) = 1,0 g∙mol–1.

3) Le pouvoir calorifique inférieur (PCI) d’un hydrocarbure est donné en kJ∙mol–1 par la formule
empirique suivante : PCI = 220 + 606n, où n représente le nombre d’atomes de carbone.
Calculer celui de l’heptane en kJ∙mol–1, puis en kJ·kg–1. Comparer au résultat de la question
précédente.

4) Calculer l’énergie que doit fournir la chaudière en 1 heure.


En déduire sa consommation horaire en fioul en kilogrammes et en moles.

5) Calculer le débit d’air d’alimentation de la chaudière en m3∙h–1. (On admet que l’air contient
20 % de dioxygène en volume et que le volume molaire des gaz est Vm = 24 L·mol–1 aux
température et pression considérées ici)

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Deuxième exercice : étude des eaux de lavage (7 points)
Les eaux de lavage contiennent du carbonate de sodium de formule brute Na2CO3, dont l’équation de
dissolution dans l’eau s’écrit :
Na2CO3 (s) 2 Na (aq) + CO 32 (aq)

1) Si s est la solubilité de ce sel dans l’eau, déterminer le produit de solubilité Ks en fonction de s.

2) En déduire s (en mol∙L–1) si Ks = 1,2.

3) Quelle est la concentration massique (exprimée en g∙L–1) de carbonate de sodium à ne pas


dépasser pour éviter le dépôt de sel dans les tubes de l’échangeur ?

Données : M(Na) = 23 g∙mol–1 ; M(C) = 12 g∙mol–1 ; M(O) = 16 g∙mol–1.

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PHYSIQUE INDUSTRIELLE

Dans ce problème, on étudie l’échangeur. Les trois parties du problème sont indépendantes et
peuvent être traitées séparément.

I. Détermination de la puissance thermique : 9 points

On considère que les murs du local à chauffer sont tous constitués de la façon suivante :
a) une partie en béton notée 1 , d’épaisseur e1 (e1 = 20 cm)
et de conductivité thermique k1 : k1 = 1,4 W·m–1·K–1 ;
b) une isolation de polystyrène notée 2 , d’épaisseur e2 (e2 = 5 cm)
et de conductivité thermique k2 : k2 = 0,03 W·m–1·K–1 ;
c) une finition intérieure en plaques de plâtre notée 3 , d’épaisseur e3 (e3 = 1 cm)
et de conductivité thermique k3 : k3 = 0,4 W·m–1·K–1
(conformément au schéma représenté ci-dessous).

1 2 3

L’air intérieur du local est maintenu à la température constante θ1 (θ1 = 20 °C) avec un coefficient
d’échange de chaleur par convection h1 (h1 = 5 W∙m–2∙K–1) ; l’air extérieur est supposé être à la
température constante θ2 (θ2 = 5 °C) avec un coefficient d’échange de chaleur par convection
h2 (h2 = 12 W·m–2∙K–1).
1.1) La puissance thermique P à travers un mur de surface S de conductivité thermique k
est donnée par la relation : θ1 θ2
Δθ
P=k avec  θ = θ 2  θ 1.
x x x + x
En déduire l’expression de la résistance thermique R’ par conduction d’un mur de
surface  = 1m² et d’épaisseur e.
1.2) Quelle est l’expression de la résistance thermique R" par convection pour une paroi
de surface  = 1m², de coefficient de convection h ? (On appellera  ’ la différence
de température entre l’air et la paroi).
1.3) Calculer la résistance thermique totale Rt du mur du local à chauffer ici.
1.4) Calculer la puissance thermique Pu traversant 1m² du mur.

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2) La surface totale des murs étant S (S = 2,0·103 m2), déterminer la puissance thermique
PM traversant les murs.

3) La déperdition thermique à travers la toiture et les ouvertures étant estimée à 5 kW,


calculer la puissance thermique totale PT qu’il faut fournir au local pour maintenir sa
température constante.

4) On a choisi un échangeur dont la puissance thermique P est égale à 25 kW.


Quel doit être son rendement minimum pour satisfaire aux besoins ?

II. Étude de l’échangeur eau / eau : 11 points

L’usine produit des eaux de lavage (fluide chaud) à la température θce = 80 °C, que l’on envoie
dans le circuit primaire de l’échangeur. Elles ressortent à la température θcs = 40 °C.
Dans le circuit secondaire de l’échangeur, l’eau froide entre à la température θfe = 14°C et ressort à
une température de chauffage θfs. (voir schéma ci-dessous).
On admet que pour les deux eaux la capacité thermique massique est cp = 4,2·103 J∙kg–1∙K–1.
La masse volumique de l’eau du circuit primaire est ρ1 = 985 kg∙m–3, celle de l’eau du circuit
secondaire est ρ2 (ρ2 = 995 kg∙m–3).
La puissance thermique de l’échangeur est P = 25 kW. Dans cette partie, il est supposé
parfaitement calorifugé et on néglige toutes les pertes thermiques.

θce θcs
θfe θfs

1) Écrire l’équation exprimant le bilan thermique de cet échangeur à partir des débits et des
températures d’entrée et de sortie des deux fluides. Calculer le débit volumique Qv1 du
circuit primaire de l’échangeur, en m3·s–1 et en L·min–1.

2) Le débit volumique de l’eau dans le circuit secondaire est Qv2 =3,0∙10–4 m3∙s–1.
Déterminer la température de sortie θfs.

3) Exprimer et calculer la « différence de température moyenne »  θln. On rappelle que :


   '
 ln 

ln
 '

avec    ce -  fe et  '  cs -  fs .

En déduire la surface totale d’échange Σ connaissant le coefficient global d’échange K


(K = 2,5·103 W·m–2∙K1).

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III. Étude du circuit de chauffage : 10 points


Le circuit de chauffage dans le sol se fait dans un tuyau de diamètre intérieur d (d = 18 mm).
On utilisera les données précédentes pour l’eau de chauffage :
- débit volumique : Qv2 = 3,0 10– 4 m3·s–1
- masse volumique : ρ2 = 995 kg·m-3

1) Calculer la vitesse notée v de l’eau dans le tuyau.

2) Calculer le nombre de Reynolds Re. En déduire la nature de l’écoulement. On donne la


viscosité dynamique de l’eau : η = 1,0 10–3 Pl.
On rappelle que :
 si le nombre de Reynolds est inférieur à 2,0 103, le régime est laminaire ;
 si le nombre de Reynolds est 2,0 103 ≤ Re < 40 103, le régime est turbulent lisse ;
 si le nombre de Reynolds est Re ≥ 40 103, le régime est turbulent rugueux.

3) Calculer les pertes de charge dans le circuit de chauffage, si la longueur des tuyaux est
L (L = 150 m).
v 2 L 0,316
On rappelle la formule : J  avec   0, 25 pour le régime étudié.
2d Re
Indiquer l’unité des pertes de charge J.

4) Calculer la puissance minimale théorique de la pompe, notée Pmin, nécessaire pour


assurer la circulation de l’eau dans le circuit de chauffage.

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