LE MOT DE L’AUTEUR
XY–MATHS CAP VERS REUSSITE cap vers UNE COLLECTION
-----------------------------
Nous avons repris dans ce manuel XY- MATHS cap vers la réussite
1𝑒 𝑆2 les principes qui avaient guidé la rédaction du manuel de
seconde : XY- MATHS cap vers la réussite2nde S.
Nous avons construit chacun des chapitres selon une structure
simple.
⎆ Un cours clair et détaillé où l’essentiel est donné (définition,
remarques, théorèmes, propriétés)
⎆ A la fin de chaque sous-titre du cours ; des exercices
d’applications résolus pour appliquer le cours.
⎆ Une série d’exercices est proposée pour chaque cours pour
mettre en application les méthodes étudiées.
Nous remercions les éditions harmattan Sénégal pour leurs
confiances renouvelées dans nos choix et leurs expertises
apportées à la réalisation de l’ensemble de notre projet
Nous espérons que ce manuel sera bien accueilli et qu’il rendra à
ses utilisateurs, apprenants et enseignants, les services qu’ils
peuvent en attendre. Nous accueillerons avec intérêt toutes les
remarques et observations qu’ils voudront bien nous adresser au
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. APPLICATIONS
Ce que dit le programme…..
PLAN DU COURS
Compétences
Contenus Commentaires
exigibles
I. APPLICATIONS
- Image directe, image
réciproque Déterminer
(détermination graphiquement l’image
directe et l’image
graphique).
réciproque d’une partie
- Applications injectives d’un ensemble.
et Surjectives Cette partie pourra
Reconnaitre
être traitée en rapport
- Exemples graphiquement une
avec le dénombrement
d’applications et la géométrie.
application bijective.
bijectives et Déterminer l’application
d’applications réciproque.
Déterminer et
réciproques
reconnaitre la restriction
- Restriction d’une d’une application
application
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APERÇU HISTORIQUE
Dans ses travaux d’axiomatisation de l’ensemble des nombres entiers non nuls, le
mathématicien italien Giuseppe Peano a utilisé la lettre majuscule N, d’après le mot
italien naturale, qui deviendra par la suite ℕ, pour désigner l’ensemble des nombres
naturels non nuls. Plus tard, on utilisera ℕ pour désigner l’ensemble de tous les nombres
naturels, incluant le 0. Il a aussi utilisé la lettre ℚ, d’après la première lettre du mot
italien quotiente qui signifie « quotient », pour désigner l’ensemble des nombres rationnels.
Dans les travaux du groupe Bourbaki (vers 1970), on utilise la lettre ID pour désigner
l’ensemble des nombres décimaux et ℤ pour l’ensemble des nombres entiers (d’après le mot
allemand zahlen qui signifie « compter ». Le choix de la lettre ℝ pour désigner l’ensemble des
nombres réels reviendrait à Julius Wilhelm Dedekind (1831-1916), un mathématicien
allemand, qui l’aurait introduit dans ses ouvrages.
I. DEFINITION D’UNE APPLICATION
Soient 𝐄 et 𝐅 deux ensembles non vides ; une application de 𝐄 vers 𝐅 est une
relation de 𝐄 vers 𝐅 qui à chaque élément 𝐱 de 𝐄 ( ensemble de départ ) associe
un seul et un seul elément 𝐲 de 𝐅 ( ensemble d’arrivé )
La relation f ainsi définie est une aplication de l’ensemble E vers l’ensemble F
y1 est l’image de x4 par l’application de f autrement x4 est l’antécédent de y1 par
l’applicationf. On écrit f(x4 ) = y1
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g n’est pas une application car il existe au moins un élément de l’ensemble
E ( a6 et a7 ) qui n’a pas d’mage dans F.
h n’est pas non plus une application car il existe un élément a3 de E qui à
deux images ( b3 et b7 ) dans l’ensemble F.
Vocabulaire
Si on veut être précis en termes de vocabulaire, on doit dire :
f est une application de E vers F.
f est une injection de E dans F.
f est une surjection de E sur F.
f est une bijection de E sur F.
Néanmoins, dans la pratique, on dit que f est une application, une injection, une surjection,
une bijection de E vers F ou de E dans F
Exemples :
f ∶ ℕ ⟶ ℝ , f est une application de l’ensemble ℕ dans l’ensemble ℝ
x ⟼ 2n
g ∶ ℕ ⟶ ℝ , g n’est pas application l’ensemble ℕ dans l’ensemble ℝ
1
x ⟼n Car 0 ∈ ℕ et n’a pas d’image
∗
h ∶ ℕ ⟶ ℝ , f est une application de l’ensemble ℕ dans l’ensemble ℝ
1
x ⟼ n , h est une application de l’ensemble ℕ∗ dans l’ensemble ℝ
NB : toute application est une fonction, cependant une fonction est une application si et
seulement si son ensemble de définition coïncide avec son ensemble de départ
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EXERCICE D’APPLICATION :
Parmi ces relations suivantes, préciser celles qui sont des applications
a) f ∶ ℝ ⟶ ℝ
x ⟼ |x|
b) g ∶ [0 ; +∞[ ⟶ ℝ
1
x ⟼x−1
c) k ∶ [2 ; +∞[ ⟶ ℝ
x ⟼ √x − 2
d) h ∶ ℝ ⟶ ℝ
x ⟼ x − √x
RESOLUTION
Précisons parmi ces relations celles qui sont des applications
a) f ∶ ℝ ⟶ ℝ
x ⟼ |x|
Df = ℝ , ainsi f est une application
b) g ∶ [0 ; +∞[ ⟶ ℝ
1
x ⟼ x − 1 ; Dg = [0 ; 1[ ∪ ]1 ; +∞[
[0 ; +∞[ ≠ Dg donc g n’est pas une application
c) k ∶ [2 ; +∞[ ⟶ ℝ
x ⟼ √x − 2 ; Dk = [2 ; +∞[
[2 ; +∞[ = Dk , k est ainsi une application de l’ensemble [2 ; +∞[ dans l’ensemble ℝ
d) h ∶ ℝ ⟶ ℝ
x ⟼ x − √x ; Dh = [0 ; +∞[ , h n’est pas une application de ℝ vers ℝ
II. APPLICATION INJECTIVE ET SURJECTIVE
2.1 APPLICATION INJECTIVE
2.1.1 Définition
𝐟 est une application injective si et seulement tout element 𝐲 de 𝐅 admet au plus
un antécédent 𝐱 de 𝐄 par 𝐟 ; autrement 𝐟 est injective si deux éléments distincts de
𝐄 ont des images distinctes dans 𝐅 par 𝐟.
On note :
𝐟 injective ⇔ ∀ ( 𝐱 𝟏 , 𝐱 𝟐 ) ∈ 𝐄𝟐 ; 𝐟(𝐱 𝟏 ) = 𝐟(𝐱 𝟐 ) ⟹ 𝐱 𝟏 = 𝐱 𝟐
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2.1.2 Interprétation graphique
Soit f ∶ Ι ⟶ J , une application ; toute droite d’équation y = k ( avec k ∈ J ) coupe la
courbe représentative de f en au plus un point ( 0 ou 1 fois )
EXERCICE D’APPLICATION :
Répondre en justifiant pour chacun des applications suivantes si elle est injectives
a) f ∶ ℝ ⟶ ℝ
x ⟼ x2
b) g ∶ ℝ+ ⟶ ℝ+
x ⟼ x2
c) h ∶ [0 ; 1] ⟶ [0 ; 1]
x ⟼ x2
RESOLUTION
Répondons en justifiant pour chacun des applications si elles sont injectives
a) f ∶ ℝ ⟶ ℝ
x ⟼ x2
f(x1 ) = f(x2 ) ⟺ x12 = x12 ⇔ √x12 = √x22 ⇔ | x1 | = |x2 |
⇔ x1 = x2 Ou x1 = − x2 car (x1 ; x2 ) ∈ ℝ d’où f n’est pas injective
b) g ∶ ℝ+ ⟶ ℝ+
x ⟼ x2
g(x1 ) = g(x2 ) ⟺ x12 = x12 ⇔ √x12 = √x22 ⇔ | x1 | = |x2 |
⇔ x1 = x2 Car (x1 ; x2 ) ∈ ℝ+ , g est injective
Autre Méthode
∀ y ∈ ℝ+ , résolvons l’équation x 2 = y
⟺ x = √y ou x = −√y
∀ y ∈ ℝ+ , − √y n’appartient pas ℝ+ ; √y ∈ ℝ , donc l’équation admet une unique
solution x = √y ainsi g est injective.
c) h ∶ [0 ; 1] ⟶ [0 ; 1]
x ⟼ x2
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h(x1 ) = h(x2 ) ⟺ x12 = x12 ⇔ √x12 = √x22 ⇔ | x1 | = |x2 | ⇔ x1 = x2
Car (x1 ; x2 ) ∈ [0 ; 1] , h est injective.
2.2 APPLICATION SURJECTIVE
2.2.1 Définition
Une application 𝐟 est injective si et seulement si pour tout élement 𝐲 de 𝐅 ensemble
d’arrivé admet au moins un antécédent 𝐱 de l’ensemble d’arrivé 𝐄 par 𝐟.
On note :
𝐟 Surjective ⇔ ∀ 𝐲 ∈ 𝐅 ; ∃ 𝐱 ∈/ 𝐟(𝐱) = 𝐲
Théorème : soient 𝐄 et 𝐅 deux ensembles non vides puis 𝐟 une application de 𝐄 vers
𝐅 ; 𝐟 est surjective équivaut à 𝐟(𝐄) = 𝐅 .
2.2.2 Interprétation graphique
Soit f ∶ Ι ⟶ J , une application ; toute droite d’équation y = k ( avec k ∈ J ) coupe la
courbe représentative de f en au plus un point ( 1 ou plusieurs fois ).
NB : Pour prouver la subjectivité d’une application f ; on prend y ∈ F arbitraire et on
montre que l’équation f(x) = y admet au moins une solution
EXERCICE D’APPLICATION :
Soit f ∶ ℝ ⟶ [−1 ; +∞[
x ⟼ x2 − 1 ; L’application f est-elle surjective.
RESOLUTION
f∶ ℝ⟶ [−1 ; +∞[
x ⟼ x 2 − 1 ; soit y un élément de l’ensemble [−1 ; +∞[ ; tel que f(x) = y
f(x) = y ⟺ x 2 − 1 = y
x1 = √y + 1 ou x1 = − √y + 1
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∀ y ≥ −1 ; x1 et x2 existe et sont dans ℝ , donc f est une application surjective de
ℝ vers [−1 ; +∞[ .
III. APPLICATIONS BIJECTIVES ET APPLICATIONS
RECIPROQUES
3.1 APPLICATION BIJECTIVE
3.1.1 Définition
Une application 𝐟 est bijective si et seulement si toute élément 𝐲 de 𝐅 ensemble
d’arrivé admet exactement un antécédent 𝐱 de 𝐄 l’ensemble de départ par𝐟.
On note :
𝐟 bijective ⇔ ∀ 𝐲 ∈ 𝐅 ; ∃! 𝐱 ∈/ 𝐟(𝐱) = 𝐲
3.1.2 Interprétation graphique
Soit f ∶ Ι ⟶ J , une application ; toute droite d’équation y = k ( avec k ∈ J ) coupe la
courbe représentative de f en au plus un point en un unique point ( 1 fois )
NB : Pour prouver la bijection d’une application f d’un ensemble A vers unensemble B
donnés ; on procède comme suit soit :
On montre que f est simultanément injective et surjection.
On prend y ∈ B arbitraire, et on montre que l’équation f(x) = y admet une unique
solution x .
EXERCICE D’APPLICATION :
Soit f ∶ ℝ+ ⟶ ℝ
x ⟼ x2 − 1 ;
Montrer que l’application f est bijective de ℝ+ vers un ensemble J à préciser.
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RESOLUTION
+
Soit f ∶ ℝ ⟶ ℝ
x ⟼ x2 − 1 ;
Montrons que l’application f est bijective de ℝ+ vers un ensemble J à préciser.
Soit y ∈ ℝ ; résolvons l’équation f(x) = y
f(x) = y ⟺ x 2 − 1 = y ⟺ x2 − 1 − y = 0
Calculons ∆
∆ = 1 + 4y
1
∀ y ∈ [− 4 ; +∞[ ; ∆ ≥ 0
1 + √1 + 4y 1 − √1 + 4y
x1 = et x2 =
2 2
∀ y ∈ ]0 ; +∞[ ; x1 > 0 donc x1 appartient à ℝ+
∀ y ∈ ]0 ; +∞[ ; x2 < 0 donc x2 n’appartient pas à ℝ+
1 + √1 + 4y
Ainsi f(x) = y admet une unique solution x = sur ℝ+ ⟶ ]0 ; +∞[ d’où f
2
réalise une bijection de l’ensemble ℝ+ dans l’ensemble J = ]0 ; +∞[
1 + √1 + 4y
∀ y ∈ ]0 ; +∞[ ; ∃ ! x ∈ ℝ+ ( x = ) / f(x) = y
2
REMARQUE :
Dans la pratique pour montrer qu’une application est soit injective, soit surjective,
soit bijective d’un intervalle 𝐀 vers un intervalle 𝐀 ; on résout : ∀ 𝐲 ∈ 𝐁 ; l’équation
𝐟(𝐱) = 𝐲 et si :
𝐟(𝐱) = 𝐲 admet 𝟎 ou 𝟏 une solution 𝐱 ; alors 𝐟 est injective.
𝐟(𝐱) = 𝐲 admet une solution unique ou plusieurs solutions 𝐱 ; alors 𝐟 est bijective
𝐟(𝐱) = 𝐲 admet une solution unique 𝐱 ; alors 𝐟 est bijective.
3.2 APPLICATION RECIPROQUE D’UNE BIJECTION
3.2.1 Définition
On appelle application réciproque d’une bijection 𝐟 de 𝐄 sur 𝐅 la bijection notée 𝐟 −𝟏
de 𝐅 vers 𝐄 . 𝐟 ∶ 𝐄 → 𝐅 ; 𝐟 −𝟏 ∶ 𝐅 → 𝐄
∀ 𝐲 ∈ 𝐅 , ∀ 𝐱 ∈ 𝐄 , 𝐲 = 𝐟(𝐱) ⟺ 𝐱 = 𝐟 −𝟏 (𝐲)
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3.2.2 Interprétation graphique
Soit f ∶ Ι ⟶ J , une application et f −1 : J ⟶ I sa réciproque, de courbes représentatives
respectives Cf et Cf − 1 alors elles sont symétrique par rapport à la première bissectrice la
droite (∆): y = x
EXERCICE D’APPLICATION :
Soit g ∶ ℝ − {2} ⟶ ℝ − {1}
x − 1
x ⟼ x− 2
Montrer que g est une application bijective puis déterminer son application réciproque
g −1 .
RESOLUTION
Soit g ∶ ℝ − {2} ⟶ ℝ − {1}
x − 1
x ⟼ x− 2
Montrons que g est une application bijective puis déterminons son application
réciproque.
Soit y ∈ ℝ − {1} montrons qu’il ∃ ! x ∈ ℝ − {2} tel que g(x) = y
x − 1
g(x) = y ⟺ x − = y ⇔ y(x − 2) = x − 1
2
2y − 1
⇔ x= ; ∀ y ≠ 1 ; ∃ ! x ∈ ℝ − {2}/ g(x) = y
y − 1
Donc g est injective d’où
g −1 ∶ ℝ − {1} ⟶ ℝ − {2}
2y − 1
y ⟼ y − 2
NB : la variable de l’application réciproque d’une application peut être 𝐱
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IV. IMAGE DIRECTE – IMAGE RECIPROQUE PAR
UNE APPLICATION
4.1 IMAGE DIRECTE
4.1.1 Définition
Soit 𝐟 une application 𝐄 vers 𝐅 et 𝐀 une partie de . on appelle image directe ( ou
image) de 𝐀 par 𝐟 notée 𝐟(𝐀) l’ensemble des images par 𝐟 de tous les éléments de 𝐀.
EXERCICE D’APPLICATION :
Soit g ∶ ℝ − {1} ⟶ ℝ
1
x ⟼ x+1
Trouver les images par f de chacun des intervalles de ℝ − {1} suivants :
A = ]−1 ; 4] et B = [−5 ; 1[ ∪ ]1 ; 3]
RESOLUTION
Trouvons les images par f de chacun des intervalles de ℝ − {1} suivants :
A = ]−1 ; 4]
x ∈ A ⇔ −1 < x ≤ 4
⇔ −1 + 1 < x + 1 ≤ 4 + 1
1 1
⇔ ≤
5 x+ 1
1 1
⇔ ≤ f(x) ; d’où f( A) = [ ; +∞[
5 5
B = [−5 ; 1[ ∪ ]1 ; 3]
x ∈ B ⇔ −5 ≤ x < 1 ou 1 < x ≤ 3
1 1 1 1
⇔ ≤− ≤
x+ 1 4 4 x+ 1
1 1
⇔ f(x) ≤ − ≤ f(x)
4 4
1 1
D’où f(B) = ]− ∞ ; − ] ∪ [4 ; +∞ [
4
4.2 IMAGE RECIPROQUE
4.2.1 Définition
Soit 𝐟 une application de 𝐄 vers 𝐅 ; et 𝐁 une partie de 𝐅 ; on appelle image
réciproque de 𝐁 par 𝐟 −𝟏 noté 𝐟 −𝟏 (𝐁), constitué des antécédents par 𝐟 de tous les
éléments 𝐁.
Pour trouver l’image réciproque d’un intervalle B de F par une application f , on resoud
selon le cas l’un des systèmes d’inconnue x suivants :
Si B = [a ; b] ; a ≤ f(x) ≤ b
Si B = [a ; b[ ; a ≤ f(x) < b
Si B = {a} ; f(x) = a
Si B = ]− ∞ ; a] ; f(x) ≤ a
Si B = [a ; + ∞[ ; f(x) ≤ a
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NB : la notation f −1 (B) pourrait faire penser que la fonction reciproque f −1 existe, ce
qui n’est pas le cas si f n’est pas bijective. La notation f −1 (B) fait simplement
référence à une partie de E.
EXERCICE D’APPLICATION :
Soit les applications
f∶ ℝ ⟶ ℝ g ∶ ℝ − {1} ⟶ ℝ
x ⟼ 2x − 1 et x ⟼ x2 − x − 2
a) Trouver l’image réciproque par f de B = [1 ; 3].
b) Trouver l’image réciproque par g de B = {0}
RESOLUTION
a) Trouvons l’image réciproque par f de B = [1 ; 3].
1 ≤ f(x) ≤ 3 ⇔ 1 ≤ 2x − 1 ≤ 3
⇔ 1 ≤ x ≤ 2 Ainsi f(B) = [1 ; 2]
b) Trouvons l’image réciproque par g de B = {0}
Résolvons l’équation g(x) = 0 ⇔ x 2 − x − 2 = 0
⇔ x1 = −1 et x2 = 2 g(B) = {−1 ; 2}
V. COMPOSITION D’APPLICATIONS
5.1 DEFINITION
Soit 𝐄 , 𝐅 et 𝐆 trois ensembles non vides , soit 𝐟 une application de 𝐄 vers 𝐅 et 𝐠
une application de 𝐅 vers 𝐆 ; la composition des applications 𝐠 et 𝐟 ( 𝐟 suivi de 𝐠)
notée 𝐠𝐨𝐟 , est l’application de 𝐄 vers 𝐆 définie par :
∀ 𝐱 ∈ 𝐄 ; 𝐠𝐨𝐟(𝐱) = 𝐠(𝐟(𝐱))
La composition des applications f et g notée gof est l’application
𝐠𝐨𝐟 ∶ 𝐄 ⟶ 𝐆
𝐱 ⟼ 𝐠[𝐟(𝐱)]
Vocabulaire
Soit 𝐄 un ensemble non vide. On appelle identité de 𝐄 (ou application identique de 𝐄)
l’application notée 𝐈𝐝 𝐄 définie de 𝐄 vers 𝐄 et telle que pour tout élément 𝐱 de 𝐄 on a :
𝐈𝐝 𝐄 (𝐱) = 𝐱.
Soit f ∶ E ⟶ F une application, On a le résultat suivant :
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5.2 INJECTION ET COMPOSITIONS D’APPLICATIONS
THEOREME : soient E , F , G trois ensembles non vides, f une application de E vers
F et g une application de F vers G ;
Si 𝐟 et 𝐠 sont injectives, alors 𝐠𝐨𝐟 est injective
Si 𝐠𝐨𝐟 est injective alors 𝐟 est injective
Preuves
Si f et g sont injectives, alors gof est injective
Soit (x1 , x2 ) ∈ E 2 ;
gof(x1 ) = gof(x2 ) ⇒ g(f(x1 )) = g(f(x2 ))
⇒ f(x1 ) = f(x2 ) Car g une application injective
⇒ x1 = x2 Car 𝑓 une application injective
On a montré que ∀ (x1 , x2 ) ∈ E 2 , gof(x1 ) = gof(x2 ) ⇒ x1 = x2 donc gof est donc
injective.
Si gof injective alors f est injective
Supposons que gof est injective ;
Soit (x1 , x2 ) ∈ E 2 ;
f(x1 ) = f(x2 ) ⇒ g(f(x1 )) = g(f(x2 )) car g une application
⇒ gof(x1 ) = gof(x2 ) ⇒ x1 = x2 car gof est injective
On a montré que ∀ (x1 , x2 ) ∈ E 2 , f(x1 ) = f(x2 ) ⇒ x1 = x2 , f est injective.
5.3 SURJECTION ET COMPOSITIONS D’APPLICATIONS
THEOREME : soient E , F , G trois ensembles non vides, f une application de E vers F
et g une application de F vers G ;
Si 𝐟 et 𝐠 sont surjectives, alors 𝐠𝐨𝐟 est surjective.
Si 𝐠𝐨𝐟 est surjective, alors 𝐠 est surjective.
Preuves
Si f et g sont surjectives, alors gof est surjective
Soit z ∈ G , l’application g étant surjective, il existe un élément y de F tel que
g(y) = z , puis que f est aussi surjective il existe ainsi un élément x de E tel que
f(x) = y
gof(x) = g(f(x)) = g(y) = z ; x est un antécédent de z pargof.
On a montré ∀ z ∈ G, ∋ x ∈ E / f(x) = z d’où gof est surjective.
Si gof est surjective, alors g est surjective
Supposons que gof est surjective alors ∀ z ∈ G, il existe un élement x E tel que
gof(x) = g(f(x)) = z ; il existe y = f(x) ∈ F / g(y) = z ; on a montré que ∀ z ∈ G ;
∃y ∈ F/ g(y) = z ainsi l’application g est surjective.
5.4 BIJECTION ET COMPOSITIONS D’APPLICATIONS
THEOREME 1 :
Soit 𝐟 une application bijective d’un ensemble non vide 𝐄 sur un ensemùble 𝐅
non vide alors 𝐟 −𝟏 𝐨𝐟 = 𝐈𝐝𝐄 et 𝐟𝐨𝐟 −𝟏 = 𝐈𝐝𝐅
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Preuves
f −1 of = IdE
Soit x un élement de E et y ∈ F tel que y = f(x) alors x = f −1 (y) = f −1 ( f(x) ) ainsi
∀ x ∈ E f −1 ( f(x) ) = x d’où f −1 of = IdE
fof −1 = IdF
Soit y un élément de F , soit x = f −1 (y) alors y = f(x) = f(f −1 (y)) ainsi∀ y ∈ F, y=
f(f −1 (y)) d’ où fof −1 = IdF
THEOREME 2 :
Soit 𝐟 une application d’un ensemble non vide 𝐄 vers un ensemble non vide 𝐅 . S’il
existe une application 𝐠 de l’ensemble 𝐅 vers l’ensemble 𝐄 tel que 𝐠𝐨𝐟 = 𝐈𝐝𝐄 et
𝐟𝐨𝐠 = 𝐈𝐝𝐅 alors l’application 𝐟 est bijective et 𝐠 = 𝐟 −𝟏
Preuves
gof = IdE et fog = IdF alors l’application f est bijective
gof = IdE ; IdE est injective par conséquent gof aussi injective d’où f injective ;
fog = IdF ; IdF est surjective par conséquent fog aussi surjective d’où f surjective ;
f Injective et surjective donc bijective
g = f −1
On a gof = IdE ⟹ gofof−1 = IdE of−1 ⟹ goIdE = IdE of−1 ⟹ g = f−1 ainsi g = f −1
NB : réciproquement si 𝐟 est bijective, l’application 𝐠 = 𝐟 −𝟏 est une application de 𝐅
vers 𝐄 tel que 𝐠𝐨𝐟 = 𝐈𝐝𝐄 et 𝐟𝐨𝐠 = 𝐈𝐝𝐅
EXERCICE D’APPLICATION :
Soit l’application f définie par f ∶ ℝ − {1} ⟼ ℝ − {0}
1
x ⟶ 1+ x
Montrer que f est une bijection et préciser sa reciproque f −1
RESOLUTION
f ∶ ℝ − {1} ⟶ ℝ − {0}
1
x ⟶ 1+ x
Montrons que f est une bijection et précisons sa réciproque f −1
∀ x ∈ ℝ − {1} ; f existe et est non nul
Soit l’application g : ℝ − {0} ⟶ ℝ − {1}
1
x ⟼ −1 + x
Calculons gof(x) et fog(x)
1 1
fog(x) = g(f(x)) = −1 + = −1 + 1 = −1 + 1 + x = x d’où
f(x)
1+ x
fog(x) = Idℝ−{0}
1 1
fog(x) = f(g(x)) = = 1 =x d’où gof(x) = Idℝ−{1}
1 + g(x) 1 −1 +
x
1
fog(x) = Idℝ−{0} et gof(x) = Idℝ−{1} donc f est bijective et f −1 = −1 + x
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THEOREME 3 :
Soit 𝐄 , 𝐅 et 𝐆 trois ensembles non vides, 𝐟 une application de 𝐄 vers 𝐅 et 𝐠 une
application de 𝐅 vers 𝐆 ; Si 𝐟 et 𝐠 sont bijectives alors 𝐠𝐨𝐟 est bijective et
(𝐠𝐨𝐟)−𝟏 = 𝐟 −𝟏 𝐨𝐠 −𝟏
Preuves
(gof)o (f −1 og −1 ) = go(fof −1 )og −1 = goIdF og −1 = gog −1 = IdG et
(f −1 og −1 )o(gof) = f −1 o(g −1 og)of = f −1 oIdF of = f −1 of = IdE
On a (gof)o (f −1 og −1 ) = IdG et (f −1 og −1 )o(gof) = IdE donc gof est bijective et
(gof)−1 = f −1 og −1
VI. RESTRICTION D’UNE APPLICATIONS
6.1 DEFINITION
Soit 𝐟 une application de 𝐄 vers 𝐅 et 𝐀 un sous ensemble de 𝐄, on appelle
restriction de 𝐟 à 𝐀 l’application de 𝐀 vers 𝐅 notée 𝐟/𝐀 définie par ∀ 𝐱 ∈
𝐀 ; (𝐟/𝐀 )(𝐱) = 𝐟(𝐱)
EXERCICE D’APPLICATION :
Soit l’application de ℝ vers ℝ définie par f(x) = |x 2 − 5x + 6| + |x − 4|
Déterminer l’application g , la restriction de f à l’intervalle [2, 3]
RESOLUTION
Déterminons l’application g , la restriction de f à l’intervalle [2, 3]
Ecrivons f(x) sans les valeurs absolues
L’application de [2, 3] vers ℝ définie par g(x) = −x 2 + 4x − 2 est la restriction de
l’application f de ℝ vers ℝ définie par f(x) = |x 2 − 5x + 6| + |x − 4|
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SERIE D’EXERCICES
EXERCICE I EXERCICE IV
Parmi les fonctions suivantes, préciser 1) Les applications suivantes-elles
celles qui sont des applications injectives, surjectives ; bijectives ?
a) f ∶ ℝ ⟶ ℝ : x ⟼ |x| f) f ∶ ℕ ⟶ ℕ : x ⟼ x + 1
b) f ∶ ℝ ⟶ ℝ : x ⟼ |x − 2| g) g ∶ ℤ ⟶ ℤ : x ⟼ x + 1
c) f ∶ ℝ ⟶ ℝ : x ⟼ x − √x h) h ∶ ℝ ⟶ ℝ : x ⟼ x 2
d) f ∶ [2 , +∞[ ⟶ ℝ : x ⟼ √x − 2 2) Soit f ∶ ℝ ⟶ ℝ définie pour tout
1 2x
e) f ∶ [0 , +∞[ ⟶ ℝ : x ⟼ x ∈ ℝ par f (x) =
x−1 1 + x2
EXERCICE II a) f est – elle injective ? surjective ?
Dans chacun des cas suivants f est b) Montrer que f(ℝ) = [−1 , 1]
relation ; f est elle une application ? si oui Montrer que la restriction
- Est –elle injective ? g ∶ [−1 , 1 ] ⟶ ]−1 , 1 ] : x ⟼ f (x)est
- Est – elle surjective ? une bijection
EXERCICE V
- Est – elle bijective ?
Soit f l’application de IR dans IR définie
x+ 1
a) f ∶ ℝ − {2} ⟶ ℝ : x ⟼ par f(x) = |x − 1| + 2|3 − x| + x 2
x− 2
b) f ∶ ℝ ⟶ ℝ : x ⟼ √x 2 −1 −1 1) Ecrire f(x)sans le symbole de la valeur
x absolue.
c) f∶ ℝ ⟶ ℝ: x ⟼ √x2 + 1 2) En déduire la restriction g de f
x sur[1; 3].
d) f ∶ ℝ ⟶ ]−1 , 1 ] : x ⟼ √x2 + 1 3) L’application g est-elle injective ?
2
e) f ∶ ℝ ⟶ ℝ : x ⟼ 2x + 3x surjective ?
f) f ∶ [0 , +∞[ ⟶ [0 , 1 ]: 4) Déterminer g([1; 3]), g −1 (5) et
x ⟼ √x2
x g −1 (]5 ; 7[.
+ 1
EXERCICE III EXERCICE VI
On considère les applications Dans chacun des cas suivants démontrer
f ∶ ℝ ⟶ ℝ : x ⟼ |x| et que l’application f est bijective et
g ∶ ℝ ⟶ ℝ : x ⟼ −2x + 5 et déterminer sa bijection réciproque f −1
a) Déterminer les images directes a) f ∶ ℝ ⟶ ℝ : x ⟼ −2x + 3
suivantes : b) f ∶ ]−1 , +∞ [ ⟶ ]−4 , +∞ [
f({−1; 2}) ; f([−3; −1]) ; f([−3 ; 1]) x ⟼ x 2 + 2x − 3
b) Déterminer l’image par g de chacun 2x + 5
c) f ∶ ℝ − {1} ⟶ ℝ − {2} : x ⟼
des entiers −2 ; 0 ; 2 en déduire l’image x − 1
3x +2
directe de ]−2 ; 2] f ∶ ℝ − {2} ⟶ ℝ − {2} : x ⟼
2x − 4
c) Déterminer les images réciproques EXERCICE VII
suivantes : 1) Montrer que la relation f réalise une
f −1 ({4}) ; f −1 ({−1}) ; f −1 ([−1 ; 4]) bijection de l’intervalle I sur un J à préciser
d) Déterminer l’image réciproque ]3 ; 7[ puis exprimer f −1 en fonction de x
par g. a) f ∶ ℝ ⟶ ℝ : x ⟼ x + √x 2 + 1
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b) f ∶ ℝ ⟶ ℝ : x ⟼ 2x + √x 2 + 1 EXERCICE VII
2) on considère la correspondance f de Soit f ∶ E → F et g ∶ F → G deux
ℝ dans ℝ définie par : applications ; Montrer que :
f(x) = √x 2 − 1 − 2x a) Si f et g sont injectives alors gof est
a) Montrer que f réalise une bijection de injective.
2 b) Si f et g sont surjective alors gof est
I= [ ; +∞[ sur un intervalle J à
√3 surjective.
déterminer. c) Si gof injective alors f injective.
b) Déterminer l’expression de f −1 en d) Si gof injective et si f est surjective
fonction de x alors g injective.
Soit g la relation définie sur E = ℝ − {1} e) Si gof surjective et si g est injective
2x +1
par g(x) = x ; montrer que g réalise alors f surjective.
− 1
une bijection de E sur g(E) à déterminer f) Si gof surjective alors g surjective.
puis définir g −1 g) Si f et g sont bijectives alors gof est
bijective et que (gof)−1 = f −1 og −1 .
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