0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
161 vues23 pages

Corrigé du concours de génie électrique 2002

Transféré par

IBNELOUALID Elmahdi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
161 vues23 pages

Corrigé du concours de génie électrique 2002

Transféré par

IBNELOUALID Elmahdi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

SESSION DE 2002

CA/PLP
CONCOURS EXTERNE

Section : GENIE ELECTRIQUE


Option : ELECTROTECHNIQUE ET ENERGIE

ETUDE D’UN SYSTEME ET/OU D’UN PROCESSUS TECHNIQUE

CORRIGE
1. PARTIE A
L’ensemble du site de Contrexéville est alimenté en 20 kV par 2 lignes aéro-souterraines. Le contrat EDF est de
type Tarif VERT A8.
La puissance de court-circuit au point de raccordement est d’environ 120 MVA.

Les arrivées EDF se font dans le poste 1. Ce poste sert à l’alimentation des différents autres postes répartis sur tout
le site de l’usine. (Documents présentation P7 et P8)
Les câbles d’alimentation des différents postes sont de type MTS 220. Ils sont tous posés sur chemin de câble et
cheminent en général seul. Le parcours des câbles est complexe, c'est pourquoi on considère par sécurité qu’ils sont
montés avec un autre circuit. Température maximale 40 °C.

Etude de l’installation existante :

1. Quel est le type de raccordement au réseau EDF utilisé pour l’usine ? Quels sont ses avantages ? /1
D ‘après le schéma du poste 1, arrivée en double dérivation
(NORMAL / SECOURS ) par une cellule DDM

Avantages :
- Sécurité d ‘alimentation : en cas d’incident sur une ligne d’alimentation, l ‘autre
assure la continuité de service
Rapidité de commutation d’une ligne à l’autre

2. Quels sont les critères de choix de la cellule d’arrivée DDM ?


(Documents ressources R1 et R2) /1
- Tension assignée 24 kV
- Courant d’emploi 400 A
- Pouvoir de coupure 12 ,5 kA
Les spécifications des cellules d ‘arrivée en double dérivation
sont imposées par EDF.

Pour cette question, on admettra que les coefficients correcteurs des câbles en BT sont utilisables. A1
3. Justifier le réglage thermique des modules de protection SEPAM installés sur les cellules alimentant les
différents postes par rapport à l'utilisation et aux câbles. Voir Tableau récapitulatif des réglages. (Documents
ressources P10, P11, R5 à R10) /5

Calcul approximatif des puissances sur chaque départ .


Calcul par excés à partir des puissances apparentes .

Poste 2 :
S2 = TR1 + TR2 + TR3 + TR4 + Poste 11 ( TR1 + TR2 )
S2 = 250 + 630 + 630 + 630 + 1000 + 630

S2 = 3770 KVA.

I2 = S2 / U 3 I2 = 3770 . 103 / ( 20 . 103 x 3 ) I2 = 109 A

Câble C1-2 3 x 1 x 35 mm2 CU IZ = 200 A

Coefficient de correction :
- lettre solution f
- K1 = 1
- K2 = 0 , 88 groupement de circuit
- K3 = 0 , 91 PR = 40 ° C

K = K1 x K2 x K3
K = 0,8

IZ ‘ = I2 x K
IZ ‘ = 200 x 0,8
IZ ‘ = 160 A

Le réglage du disjoncteur doit être, tel que :

IB ≤ Ir ≤ IZ ‘

Réglage de Q – P2 100 A
Câble IZ IZ ‘ Ir
Poste 5 S5 = 4460 kVA I5 = 129 A 3 x 1 x 95 mm2 ALU 290 232 125

Poste 12 S12 = 6160 kVA I12 = 178 A 3 x 1 x 150 mm2 ALU 375 300 180

Poste 10 S10 = 5260 kVA I10 = 152 A 3 x 1 x 150 mm2 ALU 375 300 150

Les réglage thermiques sont tels que :

Ir ≈ IB ( calcul de IB par excès )

Ir < IZ ‘ du câble

Les câbles sont bien protégés.

A2
4. La sélectivité utilisée entre la cellule DM2 du poste 1 et les différents départs poste est de type Logique.
Donner le principe de cette sélectivité.
/1

Lorsque B est sollicité par un CC, il envoi un signal à A,


A afin de bloquer le déclenchement de celui-ci.

5. Justifier l’emploi de ce type de sélectivité dans le [Link]ésent.


/2

Réglage de la protection de tête Q0 = 360 A

- Une sélectivité ampéremétrique est impossible ici car les écarts sont trop faibles.

- La sélectivité logique permet de ne pas introduire de retard :

Ce qui est préférable à une sélectivité chronologique

A3
6. A l'aide du schéma interne de la cellule DM2, (Documents ressources R2 et R3) donner la désignation et le
rôle des éléments suivants : /3

repère désignation rôle


Q3-Q31 Effectuer la mise à la terre et en CC,
Sectionneur de terre MALT.
5éme étapes de la consignation, obligatoire en
HTA
T1-T2-T3
Adapte et isole les mesures envoyées vers le
Transformateur de courant
module SEPAM
TI
T4 Mesure du courant homo polaire,
TI détecte les défauts à la terre.
En cas de défaut I1 + I2 + I3 ≠ 0

7. De quoi dépend le réglage minimum du seuil de déclenchement de la protection dont le courant de défaut est
détecté par T4 ? /2

T1, T2, T3 réalise la somme des courants dans chaque phase ( Montage sommateur) T4 permet de mesurer
cette somme.
Le seuil de courant homopolaire minimum dépend de l’erreur de sommation de TC, donc de leur précision.

8. Indiquer la succession d’opérations à effectuer pour ouvrir le panneau de la cellule DM2. (Documents
ressources R4) /1

- Ouvrir le disjoncteur ( Q0 ), récupérer la clef Q3

- L’utiliser pour pouvoir manœuvrer les sectionneurs de terre.

- Lorsque la MALT et CC est effectuée, la clef est libre

Le panneau peut-être ouvert.

9. Quel niveau d’habilitation minimum faut-il pour effectuer ces opérations ? /1

HC pour effectuer la consignation ou H1 avec fiche de consignation délivrée par un HC

A4
Modification d’installation :

L’exploitant désire modifier la distribution HTA de l’usine de façon à permettre l’alimentation en boucle des
différents postes. Pour réutiliser au maximum le matériel existant 2 boucles sont créées, alimentées par 2 des
anciennes cellules du poste 1 :
Boucle N° 1 : Poste 1 – Poste 10 – poste 5 – poste 8 - poste 1
Boucle N° 2 Poste 1 – Poste 12 – poste 2 – poste 11 - poste 1

10. Justifier l’intérêt d’une alimentation en boucle et ses inconvénients. /2


Avantages :
- Continuité de service
- Remise sous tension possible par l’autre côté
Inconvénients :
- Difficulté de localisation de défaut
- Temps de réalimentation
- Surdimensionnement des câbles : dimensionnement pour tous les courants dans la boucle
Cumul des chutes de tension
- Personnel qualifié

11. Justifier le fait que l’alimentation en antenne du poste 13 à partir du poste 12 ne soit pas modifiée. (Documents
présentation P6, P7, P8 et P10) . /1

Liaison existante C12-13 3 x 1 x 95 mm2 ALU 900 m, alimente un transformateur


de 160 KVA

- La mise en boucle entraînerait :


Un câble dimensionné sur tous les courants dans la boucle

S ≤ S12 + S2 + S11 soit 9930 k VA

- La pose de 180 m de câble pour l’aller-retour


- Une augmentation en conséquence des chutes de tension.

12. Donner le schéma de la boucle N° 2 et choisir le matériel nécessaire et donner ses caractéristiques.
Répondre sur le document réponse ci-joint A6 et (Documents ressources R1, R2).
/3

Choix du matériel nécessaire :

Cellule arrivée au départ pour raccordement au réseau IM ou IMC

400 A 24 kV 12,5 kA

A5
IM
ARRIVEE 20 kV
NORMALE DDM

ARRIVEE 20 kV

IM
SECOURS
CM

COMPTAGE

POSTE 2
QM
DM-D

DISJONCTEUR
Q0

GENERAL

DEPART
LIBRE

DEPART P2
DM1A-SF1

Q-P2

IM DEPART P5
Q-P5
DM1A-SF1

IM

DEPART P12
DM1A-SF1

Q-P12

DEPART P10
DOCUMENT REPONSE

DM12

Q-P10

POSTE 11
QM

TR4 400kVA 31,5A


Q1
Q2
QM

63A
TR1 1250kVA
IM
QM

TR2 1250kVA 63A


Q3

IM
QM

TR3 1250kVA 63A


POSTE 12
Q4
QM

63A
Q5
POSTE 1

TR5 1250kVA

A6
Pour cette question, on admettra que les coefficients correcteurs des câbles en BT sont utilisables.
13. Déterminer les sections des câbles unipolaires Alu nécessaires pour réaliser cette boucle (Documents ressources
R10, R12). /2

Boucle P12 – P2 – P11 S≈ 9930 k VA I= 287 A


Câble unipolaire f sur chemin de câble K1 = 1
Chemin de câble avec un autre circuit K2 = 0,88
θ = 40° C PR K3 = 0, 91
ALU à l’air libre I
I’ = I’ = 358 A ⇒ S = 150 mm2
K1 x K2 x K3

14. Déterminer le réglage thermique des protections de cette boucle. /2

IB < IR < IZ’

IB = 287 A
IZ câble = 375 A
IZ’ = IZ x K = 0,8 x 375 = 300 A

287 A < IR < 300 A ⇒ IR = 290 A

15. Evaluer la chute de tension maximale dans le cas le plus défavorable. (Documents ressources R12). /3

P1 P12 P2 P11 P1

370 m 140 m 230 m 400 m

Le cas le pire, c’est : boucle ouverte au niveau de P12

LMAX = L12 – 2 + L2 –11 + L11 – 1 = 770 m

Chute de tension 150 mm2 Alu 0,48 V / A / km

U = 0,48 x 287 x 0,77

U = 106 V

U
= 0,53 %
U

A7
PARTIE B
Cette partie concerne le poste de transformation du poste 1

INSTALLATION B.T.
Poste 1

PROTECTION DES CIRCUITS :

1. En fonctionnement normal, les transformateurs TR1 et TR2 sont couplés en parallèle.


Donner les conditions générales de couplage de 2 transformateurs en parallèle
/2

- Même famille d’indice horaire


- Même tension secondaire à vide
- Puissance dans un rapport < 2
- Même UCC en %

2. Calculer par la méthode des impédances les courants de courts-circuits, en aval des transformateurs TR1 et TR2,
au niveau des disjoncteursQF1.1 et QF 2.2, et jusqu'au surpresseur 2.
(rappel : ρ = résistivité : 22,5 x 10-3 Ω.mm2.m-1 pour le cuivre et 36 x 10-3 Ω.mm2 .m-1 pour l'aluminium).
(Documents présentation P9 et P10)
Reporter les valeurs dans le document réponse B2. /10

B1
Partie Résistance (mΩ) Réactance (mΩ)
Caractéristiques RT (mΩ) XT (mΩ) Icc en kA
d'installation Détails de calculs Résult. calculs Détails de calculsRésult. calculs
techniques
R1 Z1 = (U202/ X1 1,4
Réseau 120 MVA
amont Négligeabl SCC) 1,4.10-3 0
X ≈Z

Z2 = (U20 2/ R2 X2 9,44
Sn) x (UCC / X2 = 1,41 9,33
Voir document 100) 1,44 mΩ (Z22- 7,93 25,1kA
Transformateurs R15 Z2 = 8,06 2
mΩ R2 )
R2 =
2

R = ρ ( l / S) R3 X3 9,93
Liaison
6 m - cuivre (22,5.10-3 x 6)
λ = 0,08 1,55 9,81
Transformateurs/ -1 0,48
4x240mm2/phase 0,14 mΩ mΩ.m 23,8 kA
Disj QF1.1 et
QF2.1 Neutre = 2 x 240mm2 4 x 240 X= λL

R4 X4 9,96 Z = 10,08 mΩ
Disjoncteurs X = 0,15 1,55
QF 1.1 Négligeabl mΩ/pôle 0,15 23,5kΑ
Q F 2.1
PH = 3 barres de R5 λ= 0,15 X5 0,77 (9,96/2)+0,6 Z = 5,63 Ω
100x5mm -1
Jeu de barres Négligeabl mΩ.m 0,6
N = 1 barre de 100x5mm X= λL 5,58 ICC = 42,1 kA
L= 4m - Cuivre
R6 X6
Disjoncteurs X = 0,15 0,77 6,35 Z = 6,4 Ω
Négligeabl
Q F 2.2 mΩ/pôle 0,15 ΙCC = 37 kΑ

U 1000 AR 2V
Câble surpresseur 2x120mm2/ph
Alu R7 λ= 0,08 X7 Z = 15,78
N°2 PE= 1x120mm2 mΩ.m
-1 Ω
R=ρ(l/S 6,75 mΩ
L=45m
) 7,52 13,87 ΙCC = 15
X= λL 3,6

B2

(0,036 x 45)

2 x 120
3. Vérification des caractéristiques des dispositifs de protection du surpresseur N° 2.
Référence moteur : KN7 355L-DX0
Le disjoncteur QF 2.2 est équipé d'un déclencheur STR 23 SE.
Io est sur la position 1
Ir est sur la position 0.98
Im est sur la position 7 avec une précision de +15%
Justifiez le réglage des protections. (Documents ressources R13 à R16). /2
In moteur = 610 A

Le rapport Id / In = 5

Calibre du disjoncteur QF2.2 : 630 A


Donc Ir > In moteur
Ir 0,98 x 630 = 617 A Ir > In moteur
Im = 7 x Ir Im > Id moteur

Le réglage est bon pour la pointe d’intensité au démarrage.

4. Calculez la chute de tension en ligne au niveau du surpresseur N°2 en fonctionnement normal et au démarrage,
sachant que Id moteur = 3 In (limité par démarreur) et cosφ d = 0,35. Commentez les résultats.
/4

Chute de tension dans les liaisons transfo – jeu de barre

U = 3 ( ρ l / S cos ϕ + λL sin ϕ ) IB
Calcul de la chute de tension pour la charge nominal des transfo I = 1760 A
cosϕ = 0,8 , cos ϕ habituel.

R = 0,16 . 10 –3 Ω
X = 0,48 . 10 –3 Ω U = 1,22 V
U/U = 0,33 %

La chute de tension dans les câbles d’alimentation est très faible dans le cas le pire ( charge
nominale des transformateurs).

⇒ Sont influence sera négligeable lors du démarrage des compresseurs ( 2 transformateurs en


parallèles ).

Câble C1 – sur P2
U= 3 ( R cos ϕ + λ sin ϕ ) I1 = 3 ( 6,75 . 10-3 x 0,79 + 3,6 10-3 x 0,61 ) x 610 = 8 V
soit U/ U = 2 %
au démarrage cos ϕd ≈ 0,35 Id = 3In U = 18,2 V
U/U = 4,5 %
Même en prenant en compte le câble principal, les chutes de tension restent acceptables.

B3
5. Vérification des conditions de déclenchement du disjoncteur en régime IT, neutre distribué.
Démontrez que la protection n'est plus assurée lorsque :
Uo = tension réseau
0,8 x Uo x Sph Sph = section des phases en mm2
Lmax =
ρ = résistivité : 22,5 x 10-3
Ω.mm2.m-1
2 ρ (1 + m) x I magn. pour le cuivre et 36 x 10 Ω.mm2.m-1
-3

pour l'aluminium.
m = Sph/Spe
Pour cette démonstration, on admet : Imagn = courant de déclenchement du
- que la tension entre les conducteurs en défaut est égale à 80% de la dispositif magnétique.
tension réseau.
- Que le cas le plus défavorable se produit lorsque le 2ème défauts
apparaît sur un circuit identique au premier.
/5

0,8 U0
Id =
RphA + RphB + Rpe A + Rpe B

Départ identique :
RphA = RphB
A B Rpe A = Rpe B

0,8 U0
Id =
2 ( ρl / Sph + ρl / Spe )

0,8 U0
Id =
2 ρl / Sph ( 1 + ( Sph / Spe )) Le disjoncteur déclenche si Imag < Id

0,8 U0 x Sph 0,8 U0 x Sph 0,8 U0 x Sph


Id = Imag = donc L<
2 ρl ( 1 + m ) 2 ρl ( 1 + m ) 2 ρl ( 1 + m ) Imag

Neutre distribué ⇒ défaut possible entre une phase et le neutre ⇒ U0 = V

6. Pourquoi est-il préférable de ne pas distribuer le Neutre, lorsque cela est possible ?
Justifiez votre réponse :
/2
Lorsque le neutre est distribué, les deux défauts pourraient se produire, l’un sur une phase et l’autre sur le neutre.

Il faut prendre U0 = V pour le calcul de Lmax, ce qui revient à diviser les longueurs max par 3.

De plus la section du neutre peut-être différente de Sph

Si Sn < Sph m = Sn / Sph

B4
7. Vérifiez si la protection des personnes est toujours assurée dans le cas d'un contact indirect au niveau du
surpresseur N°2, au 1er ou au 2ème défaut. (Documents présentation P10)
/3

Installation à neutre distribué U0 = V

Sph = 2 x 120 mm2 câble Alu Ir = 617 A

0,8 V x Sph 0,8 x 230 x 240


Lmax = = = 61,7 m
2 ρ ( 1 + m ) Imag -3
2 x 36 . 10 ( 1 + 2 ) x 7 x Ir x 1,15

La protection des personnes est bien assurée

L = 45 m

8. Justifiez la puissance de la batterie de condensateurs de 480kVAR installée sur le poste 1


(surpresseurs 1,2,3,4,5) ( document de présentation P9).
/2
Dans le cas d’une utilisation de tous les surpresseurs :
5 moteurs de 315 kW
η = 94,5 %
Cos ϕ = 0,79

1 moteur de 225 kW
η = 93,5 %
Cos ϕ = 0,82

η = Pu / P a

Pa = Pu / η Q = P tan ϕ

1667 1293
240 168 tan ϕ = Q / P = 0,766

1907 kW 1461 Kvar

Qc = P (tan ϕ - 0,31 ) = 1907 ( 0,766 – 0,31 ).


Qc = 870 kVar

La batterie fait 480 kVar, ce qui signifie que les compresseurs ne fonctionnent pas simultanément.

Remarques :

La tangente à 0,31, permet de prendre en compte le réactif absorbé par les transformateurs.
Cette valeur prise par EDF pour la facturation dans le cas d’un comptage au secondaire.

B5
PARTIE C

SUPRESSEUR 40 bars

Le sous système retenu pour cette partie est la production d’air 40 bars qui alimente les souffleuses.
Les bouteilles PET sont réalisées dans des souffleuses, à partir d'une préforme chauffée à 115°C environ et sous
une forte pression. (voir document présentation P2).
Pour satisfaire aux besoins des différentes souffleuses on dispose de quatre surpresseurs
DESH 225, 315 kW - 3 x 400 V, et d’un surpresseur de 225 kW - 50 Hz avec démarrage progressif.
Pour cette partie on étudiera le surpresseur n°3.

Etude de l’installation existante :

Motorisation du surpresseur :

Les surpresseurs utilisés sont des compresseurs bi-cylindres qui permettent d’obtenir une pression de 40 bars à
partir d'une source d’air de 7 bars.

Le débit volumétrique réel, est de 145 m3/h à la pression de 40 bars.

Le compresseur est entraîné par un moteur asynchrone triphasé, un volant d’inertie permet de réguler la vitesse de
rotation.

Air = 40 bars

M.A.S Surpresseur

Air = 7 bars
Volant d’inertie

On demande : Q = débit
p = pression
1. Montrer que la puissance pneumatique de sortie du surpresseur s’exprime Pps = Q x p
Rappel : 1bar = 105 Pa /2

Pression p = F / S F : force en N vitesse v = l / t l : longueur en m


S : Surface en m2 t : temps en s

Vitesse Q=V/t V : Volume en m3


T : temps en seconde

Puissance Pp = F x v = p x s x l / t = p x v / t = p x Q

Pps = p Q

C1
2. Déterminer la puissance nécessaire Pp à l’élévation de l'accroissement de pression dans le
surpresseur P3. /1

Pp = Q x p

Pp = Q ( Pps – Ppe )

Rappel, 1 bar = 105 Pascal

Q = 145 m3 h-1

Q
Pp = x ( 40 – 7 ) 105 = 132,9 kW Pp = 133 kW
3600

3. Le couple instantané sur l’arbre moteur (T) d’entrée du surpresseur en fonction de l’angle de rotation θ à l’allure
suivante:
Diagramme pour un tour

T en Nm
6000

800

0 4π π 9π 2π θ
5 5
Déterminer le travail fourni par l’arbre moteur pour un tour . /1


W 0 2π =
∫0
Td θ ⇒ Aire de la courbe

W = 2 (( 6000 + 800) /2 x 4 π / 5 + 6000 x ( π - π /5 ))

W = 2 x ( 3400 x 4 π / 5 + 6000 x π / 3 )

W = 5440 π + 2400 π

W = 7840 π W = 24630 J

C2
4. Calculer la puissance moyenne fournie au surpresseur, le couple moteur moyen et le rendement du surpresseur
sachant que le moteur tourne à 742 tr/mn.
/2

Puissance fournie au surpresseur :

P=W/t W : énergie pour 1 tour


T : temps pour faire un tour

P = W / ( 60 / n ) = W x n / 60 = 24630 x 742 / 60

P = 300 kW

Rendement : η = Pp /P = 133 / 300 = 0,443 η = 44,3 %

Couple moteur moyen : C = P / Ω = P x 60 / 2 π n = 300.103 x 60 / 2π x 732 = 3914 N.m

C = 3914 N.m

5. Justifier le choix du moteur asynchrone. (Documents ressources R16)


/1

Vitesse : n = 732 trs / min

⇒ 4 paires de pôle

Puissance :

Pu ≥ 300 kW ⇒ 315 kW

Un moteur de 315 kW convient parfaitement.

C3
Démarrage du moteur d’entraînement du surpresseur.

Le schéma équivalent simplifié ramené au primaire du moteur asynchrone est le suivant:

I I1t

Io
R/g

X0
V

6. Montrer que l’expression du couple électromagnétique Tem peut s’exprimer sous la forme:

3gR V2
T = x
Ωs R2 + g2 L2 ω2
/2

Tem = Pem / Ω = ( 1 – g ) Ptransmise au rotor / Ω = ( 1 – g ) x 3 xR/g x I1t2 / ( 1 – g ) Ωs

Tem = 3 R / g Ωs x V2 / ((R2 / g2 ) + L2 ω2 )

Tem = 3 Rg2 / g Ωs x V2 / (R2 + g2 L2 ω2 )

Tem = 3 Rg / Ωs x V2 / (R2 + g2 L2 ω2 )

7. Donner l’expression du couple de démarrage. /1

Au démarrage g = 1

Td = 3 R / Ωs x V2 / (R2 + L2 ω2 )

C4
8. Dans le cas d’un démarrage en limitation de courant à IdR, montrer que l’on peut exprimer le couple de
démarrage TdR de la façon suivante:
2
IdR

TdR Td In
= X
Tn Tn Id

In
/2

T = k V2 T = k’ V2
2
Td = K’I
Tn = K’In2 Td / Tn = Id2 / In2
Tdr = K’ Idr
(Tdr / Tn) / (Td / Tn ) = ( (Idr / In ) / ( Id / In ) )2

Tdr / Tn = ( Idr / In )2

Tdr / Tn = Td / Tn ( (Idr / In ) / ( Id / In ) )2

9. Quelles sont les hypothèses utilisées dans l'élaboration de cette relation ? /1

On néglige le courant magnétisant I0, et le modèle à été établi en négligeant l ‘ impédance statorique.

10 Quels sont les avantages de l'utilisation d'un démarreur progressif dans ce type d'application ? /2

- Limitation du courant de démarrage ⇒ réduction des chutes de tension dans le câble principal et les
transformateurs ⇒ pas de perturbation sur les autres surpresseurs.
- Réduction des contraintes sur l’arbre moteur ( forte inertie).
- Démarrage faible ⇒ on peut réduire le couple moteur au démarrage.
- Pas de contrainte sur le temps de démarrage.

C5
11. Lorsque le surpresseur est à l’arrêt, son couple de décollage To est d’environ 2000 Nm.
Déterminer le réglage minimal de la limitation de courant du démarreur pour permettre le décollage.
/2

Tm = J dΩ / dt + Tr ⇒ démarrage si Tdr ≥ T0

Tn moteur = Pu / Ω
Tn moteur = ( 315000 / 2π x 742 ) x 60

Tn moteur = 4045 N.m

D ‘aprés doc moteur Id / In = 5 et Td / Tn = 1,4

( Tdr / Tn ) / (Td / Tn ) x ( (Id / In )2 = ( Idr / In )2

⇒ ( (2000 / 4045 ) / 1,4 ) x 52 = ( Idr / In )2 = 8,8

Idr = 3 In = 1830 A

Idr / In = 8,8

Idr / In = 3

12. Effectuer la fiche de réglage du démarreur calibre C66 nécessaire pour fonctionner dans les conditions
suivantes.
On s'intéresse aux caractéristiques suivantes :
- un réglage du courant de démarrage.
- une phase de démarrage d'environ 15 s
- une phase d'arrêt en roue libre
- une protection thermique moteur : classe 10
- un temps de démarrage inférieur à 20 secondes avant déclenchement
(documents ressources R17 à R23) /3

PARAMETRES REGLAGE JUSTIFICATION


In 0,93 Id = 660 A
Id / In = 610 / 660 = 0,93
Ilt ≥ 300 Seuil minimum calculer pour permettre le démarrage Tdr > T0

Acc 15 A ajuster par des essais

Sty F Arrêt roue libre

thp 10 Classe 10

C6
PARTIE D
L'étude porte sur le chauffage infrarouge des préformes.
L'air comprimé produit par les surpresseurs permet le préformage des bouteilles PET. Le cycle de préformage décrit sur le
document de présentation P4 comprend 4 séquences :
- le chauffage
- l'étirement
- pré-soufflage
- soufflage à 40 bars.
Chauffage infrarouge : (voir documents présentation P3 à P5))

Citer les principales caractéristiques du chauffage par infrarouge. /2


- Faible inertie ( grande rapidité )
- Puissance surfacique maxi de l’ordre de 100 kW/m2
- Pas de contact avec le matériaux à chauffer
- Faible pénétration des ondes ⇒ utilisé en chauffage surfacique
- Régulation précise du faite de la faible inertie

Quels sont les éléments nécessaires au choix d’un émetteur infrarouge ? /1

- Longueur d’onde
- Puissance
- Tension
- Type de culot
- Forme et dimension de la lampe te du réflecteur

Lorsque l’on réduit la tension d’alimentation d’une lampe infrarouge on observe une augmentation de la longueur
d’onde émise (déplacement des ondes courtes vers les ondes moyennes).
Justifier ce phénomène et son influence sur la chauffe des préformes. /2

P = U2/ R si U↓ P ↓ ⇒ la température du filament diminue P = K T4

⇒ déplacement du spectre émis vers ondes chaudes


⇒ augmentation de la longueur d’onde émise
⇒ modification de la profondeur de chauffe des préformes

Génération des consignes gradateurs : (document de présentation P5)


Le régulateur permet de générer une consigne tension 0 – 10 V sur l’ensemble des gradateurs, un montage
potentiométrique permet d’ajuster la puissance de chauffe de chaque zone.
Le schéma de montage utilisé est le suivant :

A2
2

Régulateur
pyromat 320S P P P P P P P P

(0V) 1

Zones K L M N P R S T
Vers le gradateur de chaque zone (K, L, M,…..)
D1
La sortie du régulateur délivre au maximum un courant de 10 mA, (documents ressources R24 et R25).
Quelle doit être la valeur d'un potentiomètre P ? Préciser les hypothèses de calculs, s’il en existe.
/1
R = 8 potentiométres en paralléle Rmini =U / I = 1 kΩ 10 mA
Rpot mini = 8 x R = 8 kΩ
10 V

Choix Rpot = 10 kΩ

Vérifier que le courant de sortie du régulateur pyromat 320S est compatible avec les besoins des gradateurs. (documents
ressources R24 et R25).
/1
I Le montage potentiométrique fonctionne bien si Ie < < I
Ie Ie < < I si I ≈ 10 Ie
V I = 10 x ( VSmax / ZC ) = 10 x ( 10 / 10.103 ) = 1 mA
VS I régul ≥ 8 x I = 8mA ⇒ Le montage est possible

Etude du gradateur de la zone M :


Les lampes utilisées sont des lampes Halogènes 2000W – 230V
Les 9 lampes d’une zone sont alimentées par un gradateur triphasé à angle de phase alimenté en 3*400V + Neutre
(montage équilibré). Le point neutre des lampes est relié au neutre du réseau.

Déterminer l’angle α de retard à l’amorçage pour une puissance de chauffe de 70% de la puissance maximale dans
le cas de l’alimentation d’une lampe par un gradateur monophasé.
On admet que la lampe se comporte comme une résistance de valeur constante.
/2
Vc(t)
π π
VC2 = 1/π ∫
α
V2 sin2θ dθ = Vmax2/ 2π x

α
( 1 – cos 2θ ) dθ

θ π
α
VC2 = Vmax2/2π θ - sin2θ / 2 = Vmax2/2π ( π - α + sin 2 α / 2 )
α
VC2 = Vmax2/2π ( 1 - α / π + sin2α / 2π )
Uc = V ( 1 - α / π + sin 2 α / 2π ) PR = UR2 / R = 0,7 PR = 0,7 U2 / R

Uc2 / UR2 = 0,7 ⇒ 0,7 = 1 - α / π + sin 2α / 2π 0,3 = α / π - sin 2α / 2π


α = 1,134 rad
α = 65 °

Etablir les schémas électriques complets de la zone M


• Réseau 3 * 400 V + Neutre.
• Un contacteur KMM permet la mise sous tension de l’ensemble de la zone par l’intermédiaire d’un
commutateur à 2 positions fixe SM
• Chaque lampe est protégée individuellement.
• Un dispositif (à préciser) permet de détecter la rupture d’une lampe et provoque l’arrêt de toute la zone.
• Le point neutre des lampes est relié au neutre de l’installation.
• La commande s’effectue en 48V ~
/6

D2
DOCUMENT REPONSE

Ph1
Ph2
Ph3
N

Régulateur
KM Pyromat 320 S
2
Sortie 0-10V
1 (0V) A2
A1

VR1-A
0V

2 4

0 1
QM QM SM

< < < 48V FM1 <


1 1 1

LM1 LM4 LM7


FM9 <
D3

KMM

x3 x3 x3
tracer l’allure des courants dans chacune des phases pour un angle α de 90° ainsi que l’allure du courant dans le
neutre.
On rappelle que v1(t) + v2(t) + v3(t) = 0 /2
I1 I2 I3

v1(t)+v2(t)=-v3(t)
v1(t)+v3(t)=-v2(t)
v2(t)+v3(t)=-v1(t)
I1+i2=i3

In

D4
Le courant dans le neutre est maximum pour α = 90°, exprimer le courant dans le neutre IN en fonction de I courant
nominal pleine onde.
Conclure sur le section du conducteur du neutre.
/3

5π / 6 5π / 6
In2 = 6 / π ∫
4π / 6
Imax2 sin2 θ dθ = 6 Imax2 / π

4π / 6
( 1 – cos 2θ )/2 dθ

5π/6
In2 = 2 x 3 I2 / π θ + sin 2θ / 2
4π/6

In2 = 2 x 3 I2 / π ( 5π/6 + ( sin 5π/3 ) / 2 - 4π / 6 - ( sin 4π/3 / 2 ) )

In2 = 2 x 3 I2 / π ( π / 6 )

In2 = 2 x I2 / 2

In = I

Même section Sn = Sph , ne peut-être inférieur à la section de la phase.

D5

Vous aimerez peut-être aussi