Comprendre la santé mentale et ses enjeux
Comprendre la santé mentale et ses enjeux
La santé mentale
La santé mentale est un état de bien-être, indispensable pour se sentir en bonne santé. Elle ne se
définit pas seulement par l’absence de trouble mental ou psychologique. La santé mentale fluctue en
permanence parce qu’elle dépend de nombreux facteurs. Il est possible d'agir sur certains.
De quoi parle-t-on ?
Comme le fait d’être en bonne santé physique, être en bonne santé mentale permet de se sentir bien
dans sa peau, de s’épanouir, d’agir, de s’intégrer dans une communauté familiale, amicale, scolaire,
professionnelle et de participer à la vie socio-économique.
Santé mentale et santé physique sont indissociables l’une de l’autre et sont d’ailleurs souvent
imbriquées, l’une influençant l’autre et inversement.
« Il n’y a pas de santé sans santé mentale », c’est l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui le dit.
La santé mentale n’est pas un état figé, elle est une recherche permanente d’un état d’équilibre
psychique, propre à chaque personne, selon ses conditions de vie et les évènements qu’elle vit ou
qu’elle a vécus.
Une personne peut ne souffrir d'aucune maladie psychique sans pour autant se sentir en bonne santé
mentale. À l'inverse, une personne peut bénéficier d'un bien-être mental satisfaisant tout en ayant un
trouble psychique bien traité.
Maintenir une bonne santé mentale est aussi l'une des meilleures façons de se préparer à traverser
les moments plus difficiles de la vie, sur le plan personnel ou professionnel.
Comment évaluer son bien-être mental ? Vous éprouvez un sentiment de bien-être mental si :
Vous parvenez à exprimer vos talents et qualités ;
Vous vous sentez capable de réaliser vos projets et de gérer votre vie ;
Vous supportez les tensions normales de la vie et les tracas du quotidien ;
Vous jouez un rôle actif au sein de votre famille, de vos amis, de votre communauté et dans votre
travail (ou dans vos études).
Quels sont les facteurs en jeu dans la santé mentale ?
La santé mentale fluctue en permanence parce qu’elle dépend de nombreux facteurs. Sur certains de
ces facteurs il est possible d’agir.
Le milieu de vie
Le lieu de résidence ou d’hébergement, la qualité du logement et l’environnement sont plus ou moins
propices à une bonne santé mentale. Ainsi, qu’il s’agisse de l’environnement proche ou d’un
environnement étendu à la population d’un pays ou même du monde, toutes les menaces
environnementales (hébergement précaire, récession économique, flambée épidémique comme celle
due au Covid-19, situation d’urgence humanitaire, déplacements) sont des agressions pour la santé
mentale.
Les facteurs socio-économiques
Les ressources financières et le travail ont un rôle dans la santé psychique. Ainsi la pauvreté est un
facteur défavorable.
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Les conditions de travail, les facteurs psychosociaux (stress, possibilité de prendre des décisions liées
à ses tâches, liens avec les collègues, reconnaissance de l’expertise et des compétences, etc.), ainsi
que la sécurité des lieux, la précarité du travail ou le chômage… influent sur le bien-être psychique.
Quel que soit le secteur d’activité dans lequel elle travaille, une personne peut ressentir une
souffrance psychique en lien avec son activité professionnelle.
Les symptômes liés aux risques psycho-sociaux sont multiples : troubles de la concentration, du
sommeil, irritabilité, palpitations, nervosité, fatigue importante, baisse de moral, stress, dépression,
épuisement (burn out)…
L’histoire personnelle et relationnelle
Les événements (heureux ou malheureux) présents ou vécus dans le passé influent sur le psychisme.
Certains évènements douloureux qui surviennent pendant les périodes critiques du développement,
notamment au cours de la petite enfance, sont particulièrement nocifs pour le psychisme. Par
exemple, des pratiques éducatives sévères, des châtiments et violences corporels, le harcèlement
compromettent la santé mentale de l’enfant, puis de l’adulte.
Un environnement relationnel bien structuré en famille, entre amis, dans une communauté, avec des
collègues de travail est un facteur protecteur.
L’usage de substances psychoactives est un facteur de déséquilibre psychique.
Les facteurs biologiques et génétiques
Les facteurs biologiques et notamment génétiques (hérédité) expliquent la fréquence de certains
troubles psychiques (autisme par exemple).
L’état de santé
Sommeil de mauvaise qualité
Des difficultés à trouver le sommeil, des réveils nocturnes, un sommeil de mauvaise qualité, des
insomnies donnent l'impression d'un sommeil non récupérateur et retentissent sur la qualité de la la
journée qui suit :
Baisse de moral, fatigue ;
Somnolence dans la journée ;
Anxiété, nervosité ;
Difficultés de concentration et de mémorisation...
Si le sommeil a des répercussions sur l'état psychique, inversement des troubles psychologiques
altèrent la qualité du sommeil.
Maladie physique et troubles psychologiques : quels liens ?
Une maladie physique, surtout lorsqu’elle est chronique, peut altérée la santé mentale (dépression,
anxiété, etc .).
Inversement, des troubles psychiques peuvent aggraver l’évolution d’une maladie chronique. Ils
peuvent également se traduire par des symptômes physiques dont le retentissement sur la qualité de
vie est important :
Le syndrome de l'intestin irritable ;
La fibromyalgie ;
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perdre le contrôle.
Trouble obsessionnel-compulsif (TOC) Présence d'obsessions (pensées récurrentes) et
de compulsions (comportements répétitifs) qui
interfèrent avec la vie quotidienne.
Phobies spécifiques Peur irrationnelle et excessive d’un objet, d’une
situation ou d’une activité spécifique (par
exemple, la peur des hauteurs).
Trouble bipolaire Alternance entre des épisodes maniaques
(euphorie, énergie excessive) et des épisodes
dépressifs (tristesse, désespoir).
Schizophrénie Trouble grave qui affecte la pensée, les
émotions et le comportement, avec des
symptômes comme les hallucinations, les
délires et une perte de contact avec la réalité.
Trouble de stress post-traumatique (TSPT) Trouble survenant après un événement
traumatique, avec des flashbacks, des
cauchemars, et une hypervigilance.
Trouble de la personnalité borderline Instabilité des émotions, des relations
interpersonnelles et de l’image de soi, souvent
accompagné d’impulsivité.
Trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité Difficulté à se concentrer, hyperactivité et
(TDAH) impulsivité, souvent détecté chez les enfants
mais pouvant persister à l’âge adulte.
Trouble du comportement alimentaire Relations dysfonctionnelles avec la nourriture,
(anorexie, boulimie, hyperphagie) se traduisant par une restriction extrême, des
crises alimentaires ou des comportements
compensatoires.
Trouble de l’adaptation Difficulté à faire face à un changement ou un
stress important, provoquant une détresse
émotionnelle ou des symptômes dépressifs
temporaires.
Trouble dissociatif Perte partielle ou complète de la mémoire ou
de l’identité, souvent associé à des
traumatismes psychologiques.
Trouble somatoforme Présence de symptômes physiques sans
explication médicale, liés à des facteurs
psychologiques (comme une douleur chronique
sans cause).
Trouble délirant Croyances fausses et persistantes qui ne
correspondent pas à la réalité, sans autre
symptôme majeur de la schizophrénie.
Trouble de l’humeur cyclothymique Variation d’humeur modérée, oscillant entre
des périodes d’euphorie légère et de tristesse,
moins sévère qu’un trouble bipolaire.
Comment remédier aux troubles ?
Méthode Description
Psychothérapie Aussi appelée thérapie par la parole, elle aide les individus à
comprendre et à gérer leurs pensées et comportements. Les
approches incluent :
Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : Modifie les schémas
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de pensée négatifs.
Thérapie interpersonnelle (TIP) : Améliore les relations sociales.
Psychanalyse : Explore l’inconscient et les conflits internes.
Médicaments Les médicaments aident à réduire les symptômes et sont souvent
utilisés en combinaison avec une thérapie. Quelques exemples :
Antidépresseurs : Pour la dépression et certains troubles anxieux.
Anxiolytiques : Pour les troubles d’anxiété.
Antipsychotiques : Pour la schizophrénie et le trouble bipolaire.
Stimulants : Pour le TDAH.
Thérapies alternatives et Ces méthodes peuvent être utilisées en plus des traitements
complémentaires classiques :
Méditation et pleine conscience : Aident à réduire le stress et
l’anxiété.
Exercice physique : Améliore l’humeur et réduit l’anxiété.
Art-thérapie et musicothérapie : Aident à exprimer les émotions
de manière créative.
Soutien social et familial Le soutien des proches et des groupes de soutien joue un rôle
important dans la guérison. Participer à des groupes d’entraide
permet de partager des expériences avec d’autres personnes
confrontées à des troubles similaires.
Changement de mode de vie Adopter un mode de vie sain peut aider à améliorer la santé
mentale :
Régime alimentaire équilibré
Routine de sommeil régulière
Limitation de la consommation d’alcool et de substances
psychoactives
Hospitalisation ou soins En cas de crise sévère (comme un risque de suicide ou un épisode
intensifs psychotique), une hospitalisation temporaire peut être nécessaire
pour stabiliser la personne.
Interventions de crise Utilisées pour gérer les situations d’urgence (comme les crises de
panique ou les tentatives de suicide) avec des lignes d’écoute, des
services d’urgence, ou des équipes d’intervention rapide.
Psychoéducation Aider les patients et leurs proches à comprendre le trouble et les
traitements disponibles permet d’améliorer l’adhésion aux soins.
Thérapies de réhabilitation Visent à réintégrer les personnes dans la société par des
psychosociale programmes de formation professionnelle ou d’insertion sociale.
Thérapie électroconvulsive Utilisée dans certains cas graves de dépression résistante aux
(TEC) traitements. Elle implique de brèves stimulations électriques du
cerveau sous anesthésie.
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jeu dans la santé Le lieu de résidence ou d’hébergement, la qualité du logement et l’environnement sont plus ou moins
propices à une bonne santé mentale. Ainsi, qu’il s’agisse de l’environnement proche ou d’un
mentale ? environnement étendu à la population d’un pays ou même du monde, toutes les menaces
La santé mentale fluctue en permanence parce environnementales (hébergement précaire, récession économique, flambée épidémique comme celle
qu’elle dépend de nombreux facteurs. Sur due au Covid-19, situation d’urgence humanitaire, déplacements) sont des agressions pour la santé
certains de ces facteurs il est possible d’agir. mentale.
Les facteurs socio-économiques
Les ressources financières et le travail ont un rôle dans la santé psychique. Ainsi la pauvreté est un
facteur défavorable.
Les conditions de travail, les facteurs psychosociaux (stress, possibilité de prendre des décisions liées
à ses tâches, liens avec les collègues, reconnaissance de l’expertise et des compétences, etc.), ainsi
que la sécurité des lieux, la précarité du travail ou le chômage… influent sur le bien-être psychique.
Quel que soit le secteur d’activité dans lequel elle travaille, une personne peut ressentir une
souffrance psychique en lien avec son activité professionnelle.
Les symptômes liés aux risques psycho-sociaux sont multiples : troubles de la concentration, du
sommeil, irritabilité, palpitations, nervosité, fatigue importante, baisse de moral, stress, dépression,
épuisement (burn out)…
L’histoire personnelle et relationnelle
Les événements (heureux ou malheureux) présents ou vécus dans le passé influent sur le psychisme.
Certains évènements douloureux qui surviennent pendant les périodes critiques du développement,
notamment au cours de la petite enfance, sont particulièrement nocifs pour le psychisme. Par
exemple, des pratiques éducatives sévères, des châtiments et violences corporels, le harcèlement
compromettent la santé mentale de l’enfant, puis de l’adulte.
Un environnement relationnel bien structuré en famille, entre amis, dans une communauté, avec des
collègues de travail est un facteur protecteur.
L’usage de substances psychoactives est un facteur de déséquilibre psychique.
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L’état de santé
Sommeil de mauvaise qualité
Des difficultés à trouver le sommeil, des réveils nocturnes, un sommeil de mauvaise qualité, des
insomnies donnent l'impression d'un sommeil non récupérateur et retentissent sur la qualité de la la
journée qui suit :
Baisse de moral, fatigue ;
Somnolence dans la journée ;
Anxiété, nervosité ;
Difficultés de concentration et de mémorisation...
Si le sommeil a des répercussions sur l'état psychique, inversement des troubles psychologiques
altèrent la qualité du sommeil.
Maladie physique et troubles psychologiques : quels liens ?
Une maladie physique, surtout lorsqu’elle est chronique, peut altérée la santé mentale (dépression,
anxiété, etc.).
Inversement, des troubles psychiques peuvent aggraver l’évolution d’une maladie chronique. Ils
peuvent également se traduire par des symptômes physiques dont le retentissement sur la qualité de
vie est important :
Le syndrome de l'intestin irritable ;
La fibromyalgie ;
Les céphalées de tension ;
Les douleurs thoraciques non expliquées ;
Le syndrome de fatigue chronique, etc.
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différents Moments de stress, de tristesse, de dépréciation, de découragement, etc. : chacun connaît ces sentiments par
moments, mais le plus souvent, ils sont temporaires et le bien-être psychologique s’installe à nouveau. Ces
troubles ? fluctuations de l’humeur et du « moral » sont normales.
Lorsque la souffrance psychologique devient importante et durable, la santé mentale est altérée.
La détresse psychologique réactionnelle
Elle est induite par les situations éprouvantes et difficultés existentielles (deuil, échec relationnel, scolaire...) et
elle n’est pas forcément révélatrice d’un trouble mental.
Les symptômes, relativement communs et le plus souvent anxieux ou dépressifs, apparaissent généralement
dans un contexte d’accidents de la vie ou d’événements stressants et peuvent être transitoires.
Lorsqu’elle est temporaire et fait suite à un événement stressant, cette détresse psychologique est considérée
comme une réaction adaptative normale. En revanche, lorsqu’elle devient intense et perdure, elle peut
constituer l’indicateur d’un trouble psychique.
Les personnes en détresse psychologique nécessitent d’être accompagnées médicalement et
psychologiquement jusqu’à la guérison. Mal repérée ou mal accompagnée, la détresse psychologique peut
faire basculer la personne dans une maladie, vers un comportement auto-agressif (tentative de suicide) ou
peut entraîner multiplier les difficultés sociales.
La souffrance psychologique liée à des troubles psychiatriques
La souffrance psychologique peut être en rapport avec une maladie psychiatrique, plus ou moins sévère et/ou
handicapante (trouble obsessionnel compulsif, troubles anxieux graves, trouble bipolaire, schizophrénie,
troubles de la personnalité, etc). Celle-ci nécessite un traitement adapté.
Les conséquences liées aux affections psychiatriques peuvent être importantes (handicaps, auto-agression,
discrimination et exclusion sociale). C’est pourquoi une prise en charge spécialisée est nécessaire.
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Trouble Description
Dépression Trouble caractérisé par une tristesse
persistante, une perte d’intérêt ou de plaisir,
une fatigue, et des troubles du sommeil ou de
l’appétit.
Anxiété généralisée Anxiété excessive et difficile à contrôler,
accompagnée de symptômes physiques
comme des palpitations, des sueurs, ou des
tensions musculaires.
Trouble panique Survenue inattendue de crises de panique
avec des sensations de terreur, de
palpitations, de vertiges, et une peur intense
de mourir ou de perdre le contrôle.
Trouble obsessionnel-compulsif (TOC) Présence d'obsessions (pensées récurrentes)
et de compulsions (comportements répétitifs)
qui interfèrent avec la vie quotidienne.
Phobies spécifiques Peur irrationnelle et excessive d’un objet,
d’une situation ou d’une activité spécifique
(par exemple, la peur des hauteurs).
Trouble Description
Difficulté à faire face à un changement ou un
Trouble de l’adaptation stress important, provoquant une détresse
émotionnelle ou des symptômes dépressifs
temporaires.
Perte partielle ou complète de la mémoire ou
Trouble dissociatif de l’identité, souvent associé à des
traumatismes psychologiques.
Comment remédier
aux troubles ?
Méthode Description
Aussi appelée thérapie par la parole, elle aide les individus à comprendre et à gérer leurs pensées et
comportements. Les approches incluent :
Psychothérapie Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : Modifie les schémas de pensée négatifs.
Thérapie interpersonnelle (TIP) : Améliore les relations sociales.
Psychanalyse : Explore l’inconscient et les conflits internes.
Les médicaments aident à réduire les symptômes et sont souvent utilisés en combinaison avec une thérapie.
Quelques exemples :
Médicaments Antidépresseurs : Pour la dépression et certains troubles anxieux.
Anxiolytiques : Pour les troubles d’anxiété.
Antipsychotiques : Pour la schizophrénie et le trouble bipolaire.
Stimulants : Pour le TDAH.
Ces méthodes peuvent être utilisées en plus des traitements classiques :
Thérapies alternatives et Méditation et pleine conscience : Aident à réduire le stress et l’anxiété.
complémentaires Exercice physique : Améliore l’humeur et réduit l’anxiété.
Art-thérapie et musicothérapie : Aident à exprimer les émotions de manière créative.
Le soutien des proches et des groupes de soutien joue un rôle important dans la guérison. Participer à des
Soutien social et familial groupes d’entraide permet de partager des expériences avec d’autres personnes confrontées à des troubles
similaires.
Adopter un mode de vie sain peut aider à améliorer la santé mentale :
Changement de mode de vie Régime alimentaire équilibré
Routine de sommeil régulière
Limitation de la consommation d’alcool et de substances psychoactives
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Hospitalisation ou soins intensifs En cas de crise sévère (comme un risque de suicide ou un épisode psychotique), une hospitalisation
temporaire peut être nécessaire pour stabiliser la personne.
Interventions de crise Utilisées pour gérer les situations d’urgence (comme les crises de panique ou les tentatives de suicide) avec
des lignes d’écoute, des services d’urgence, ou des équipes d’intervention rapide.
Psychoéducation Aider les patients et leurs proches à comprendre le trouble et les traitements disponibles permet d’améliorer
l’adhésion aux soins.
Thérapies de réhabilitation Visent à réintégrer les personnes dans la société par des programmes de formation professionnelle ou
psychosociale d’insertion sociale.
Thérapie électroconvulsive (TEC) Utilisée dans certains cas graves de dépression résistante aux traitements. Elle implique de brèves
stimulations électriques du cerveau sous anesthésie.
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