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Cours Pathologie du bâtiment 2

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Chapitre II-

Principales pathologies
d'une construction

Dr. Ing. Taoufik ACHOUR


Ex-Directeur Régional de l’EQUIPEMENT
II-1 – Fondations et infrastructures

II-1.1– Les mouvements de fondations d’une maison individuelle

a - Les mouvements courants

Les maisons individuelles sont habituellement fondées


superficiellement par des semelles en béton armé.

En présence d’un sol déformable, ces fondations peuvent subir


des mouvements susceptibles d’engendrer des dommages
importants :

à titre d’exemple, un tassement différentiel de 1 cm. entre deux


points d’appui distants de 5 m. suffit à provoquer la fissuration.
Les tassements entraînent principalement des dommages
structurels : fissures de cisaillement en diagonale ou fissures de
traction horizontales et verticales sur les murs extérieurs.

3 conditions doivent être réunies pour déclencher la fissuration :

1) Un sol compressible sous le niveau d’assise des fondations ;

2) Des charges irrégulièrement réparties aux fondations. Ce


déséquilibre des efforts sur le sol provoque un tassement
différentiel. Le sol se déformera donc plus ou moins selon les
points d’appui ;

3) La fragilité de la superstructure. Les déformations différentielles


du sol vont engendrer des efforts de traction et de cisaillement
dans la superstructure. Les points faibles et notamment les joints
de maçonnerie seront les 1er à le pas résister à ces contraintes.
Les autres causes de fissuration peuvent être :

1) l’implantation du bâtiment sur un sol hétérogène, renfermant


des inclusions rocheuses qui constituent autant de points durs ou,
au contraire, des débris végétaux (tourbes) ou des matières
organiques en décomposition (vases) qui forment des zones
compressibles ;

2) l’implantation de la maison directement sur la terre végétale


de surface ou à une si faible profondeur que le sol n’est pas à
l’abri du gel ;

3) la présence juxtaposée de 2 remblais d’âge différent sous les


fondations : un ancien, peu compressible, et un récent, mal
compacté lors des travaux ;

4) la création ultérieure d’une plate-forme contre une façade du


pavillon. Elle crée une surcharge parasite excessive au droit de la
semelle de ce mur.
b - Les mouvements exceptionnels en sols sensibles

Les argiles dites “gonflantes“ sont dangereuses pour les


fondations : tassements en période de sécheresse, soulèvements
quand l’eau revient.
Cette alternance de tassements et de soulèvements provoque
des dégâts dans les murs.

* Le diagnostic des désordres :en alternance saisonnière normale,


les variations de teneur en eau de sols perturbent son équilibre
hydrique sur moins d’un mètre de profondeur.

* Dans les cas graves, les fissures peuvent atteindre une largeur
d’ouverture de l’ordre de 30 à 40 mm. : on parle alors de fractures
ou lézardes.
• Une sécheresse prolongée entraîne une forte évaporation d’eau
entre la surface et le banc argileux sur une profondeur de 2 à 4 m.
Ce phénomène provoque une importante diminution du volume du
sol argileux, ce qui se traduit par un retrait pouvant atteindre une
dizaine de centimètres.

Rq : Ces mouvements du sol ne sont pas uniformes sous les bâtiments car ceux-ci
forment un écran contre l’évaporation. Des efforts différentiels importants apparaissent
donc entre le centre du pavillon et sa périphérie, d’où l’apparition de fissures ou de
lézardes.
Ce processus peut être aggravé par la présence, à proximité du pavillon, de végétaux
dont les besoins en eau sont importants : chênes, peupliers, frênes,…

* La nature même des argiles concernées peut donner naissance,


lors d’une période ultérieure très pluvieuses, à un phénomène
opposé de gonflement qui tend à refermer les fissures.
II-1.2 - Le tassement de dallage
De nombreux terrains ne sont pas aptes à recevoir une dalle sur
terre-plein.

Ceci vise notamment :

1- les sols meubles incluant des rognons rocheux aptes à


constituer des points durs ;

2- les sols de natures différentes pouvant entraîner des


tassements différentiels de la forme ;

3- les sols constitués de remblais non contrôlés.


La réalisation de la forme est souvent mise en cause.
1 – La forme a été réalisée à partir de matériaux inadaptés :
Généralement, 2 types de matériaux sont utilisables :

a) Les “granulats“ (cailloux, graviers, sable) en provenance de carrières ou de lits de


rivières, bien calibrés et propres (sans impuretés argileuses), de mise en œuvre peu
aléatoire.
b) Les matériaux dits “tout-venant“, beaucoup plus dangereux car ils possèdent
parfois un pourcentage d’éléments fins qui rendent la mise en œuvre très délicate.
Notons toutefois qu’un tel matériau peut voir ses performances améliorées par un
faible apport de chaux ou de ciment, mais cette option est généralement réservée aux
sous-couches de dallages industriels.

2 – La forme a été mal compactée :


L’exécutant peut faire des erreurs, par exemple :
- compacter des couches trop épaisses pour la profondeur d’action de l’engin (20 cm
étant un maximum pour les rouleaux courants) ;
- effectuer un nombre insuffisant de passages du rouleau ;
- négliger le serrage des zones de rives, contre les “bêches“ des fondations.

Le compactage insuffisant le long des murs de façades est très souvent observé.
II-1.3 - Engorgement des systèmes d’assainissement
autonome - Le diagnostic des désordres

Le but de cet assainissement est de canaliser les eaux usées, de


les épurer par traitement puis de les rejeter dans le milieu naturel.
Pour des raisons économiques, une filière d’assainissement
autonome est souvent la seule solution.

• Une mauvaise évacuation des eaux usées peut entrainer des


dégradations importantes sur les éléments constructifs d’un
bâtiment (semelles, poteaux, poutres, maçonneries, enduit, béton,
etc.) ;

• Une mauvaise évacuation des eaux usées est souvent le


résultat d’une inadaptation de la solution retenue pour l’épandage,
par rapport au sol.
(Les tranchées filtrantes à faible profondeur, habituellement employées, nécessitent un
sol avec une perméabilité optimale afin d’épurer les eaux et les évacuer).
Les autres causes de mauvaise évacuation des eaux :

- colmatage du pré filtre dû à la saturation de la fosse ;

- colmatage dans le regard dû aux dépôts (graisses, savon, corps


étrangers, feuilles, sables…) ;

- drains du plateau d’épandage bouchés par des boues, des


racines… ;

- défaut de pose de la fosse elle-même.

En cas d’absence de réseau d’assainissement (celui de l’ONAS),


essayer d’évacuer les eaux usées au delà du bâtiment surtout si
le sol est peu imperméable.
II-2- Le gros œuvre et la structure (Les fissures structurelles)

L’analyse des sinistres montre en effet que, si la fonction


“porteuse“ ne donne guère lieu à déboires, par contre la fonction
“paroi“ est, elle, victime de fréquents problèmes d’origines
diverses.

Il peut être répertorier selon quatre familles principales :

1- les désordres par tassements de fondation ;

2- les fuites des liaisons fenêtres-gros œuvre ;

3- les désordres des enduits ;

4- les fissures de la maçonnerie, liées au fonctionnement de la


paroi -et dites pour cela “structurelles“- sous l’effet de certaines
sollicitations (internes ou externes).
Les trois catégories de fissures structurelles d’un mur extérieur :

1 - les fissures de retrait différentiel des matériaux ;


Le retrait des mortiers et bétons de ciment est un phénomène de rétraction du matériau
lors de la perte d’une partie de son eau de fabrication (par séchage et évaporation).

2- les fissures de mouvements hygrothermiques


Les variations de température ou d’humidité peuvent de leur côté, affecter la paroi de
plusieurs manières :
a) Lorsque celle-ci est formée de matériaux hétérogènes
Le comportement différent de ces matériaux peut créer des fissures à leur jonction.
b) On sait, par ailleurs, que ces matériaux présentent, du fait des changements de
température, des variations dimensionnelles non négligeables (dilatation en été,
rétraction hivernale).

3- les fissures dues à la flexion du plancher supérieur du pavillon,


quand il est réalisé en béton armé ;
Le plancher haut du pavillon, quand il existe, est généralement réalisé à l’aide de
poutrelles préfabriquées, en béton armé.
Un tel plancher peut prendre une légère déformation de flexion dans sa partie centrale.
Elle ne nuit pas à sa solidité, mais peut s’accompagner d’une rotation de l’appui sur le
mur de façade et d’un soulèvement de la rive du plancher.
Cela génère une fissure horizontale sous son arête basse d’appui.

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