TP Électromagnétisme S3 SMP 2015-2016
TP Électromagnétisme S3 SMP 2015-2016
FILIERES : SMP
Semestre 3
1
Fascicule TP en ligne :
Généralités 3
2
GENERALITES
I. INCERTITUDE DE MESURES.
3
Le cas où l’appareil possède une précision supérieure ou égale à la
fluctuation de la grandeur mesurée, il faut alors effectuer plusieurs mesures,
prendre la moyenne arithmétique et déterminer l’incertitude en prenant le plus
grand écart entre cette valeur moyenne et les différentes valeurs mesurées.
Exemple 1 :
On se propose de mesurer T correspondant à 10 oscillations d’un pendule
de torsion à l’aide d’un chronomètre sur lequel on a une incertitude de lecture
0.1s.( = 0.1s).
On effectue plusieurs mesures qui donnent :
1 = 42.6s, 2 =41.8s, 3 =43.4s, 4 =41.8s, 5 =43.0s
4 m = 0.72s, 5 m = 0.48s.
Le plus grand écart entre la valeur moyenne et les valeurs mesurées est :
Sup. 4 m = 9 m = 0.88s (i variant de 1 à 5).
L’incertitude absolue est alors à = 0.88s.
On constate que est supérieure à l’incertitude de lecture ( 0.1s ). La valeur
du temps mesuré et de son incertitude s’écrivent alors :
(m )s
4
I = I Lecture +I systématique avec :
I systématique = (classe x calibre /100)
0.5 division x calibre
N.b tot. de division de l’échelle de lecture
Application Numérique :
65 x10
6.5 A
100
1.5 x10
syst 0.15 A
100
0.5 x10
lect 0.05 A
100
(6.5 0.2) A
Remarque 1 :
Il faut choisir le calibre toujours de telle sorte que l’on ait la plus grande
déviation possible de l’aiguille en veillant toute fois à ne pas sortir des limites du
cadran. Ainsi, si on effectue des lectures sur un ampèremètre dont les calibres
sont : 0.01; 0.3; 1; 10.
Un courant de 0.2A sera lu sur le calibre 0.3.
Un courant de 0.8A sera lu sur le calibre 1.
Un courant de 4.6 A sera lu sur le calibre 10.
5
Connaissant les incertitudes de mesure de (x, y, z, u, v) on détermine les
G
incertitudes absolue G et relative .
G
II.1. Principe du calcul
II.1.1. Cas d’une seule variable.
On détermine la valeur de G(x) à partir de la mesure de la grandeur x. Soit
x l’incertitude absolue associée à x.
Soit dG la différentielle de G définie par : dG = G'(xo)dx
G'(xo) est la dérivée de G par rapport à x au point xo (valeur mesurée de x). dG
et dx sont des valeurs positives ou négatives alors que G et x sont positives.
G G' ( xo) x
Exemple.
Calculer l’incertitude sur le moment d’inertie I sachant que le rayon r
est mesuré avec une incertitude r . La masse est supposée connue de manière
exacte ( m = 0).
On a I= mr2 donc dI=m.(2rdr) et 2m.r r
Application numérique :
m= 1kg, r= 0.20m donc I = 0.04 kg.m2
si r= 0.01m alors I= ( 2x1x 0.20) x 0.01= 4 10-3 kg.m2.
6
Exemple :
1
G= x + 3y - z2- w4 + 5v -
u
G G 1 G
G' x 1 ; G' u 2 ; G' y 3
x u u y
G G G
G' v 5 ; G' z 2 z; G' w 4w3
v z w
du
dG dx 3dy 2 zdz 2 + 5dv 4w3 dw
u
Exemple :
x 1
G xy z2
u z
1ére étape :
différentiation de la fonction
dG G' x dx G' y dy G' z dz G'u du
dx dz x
dG y dx xdy 2 z dz 2 2 du
u z z
2éme étape :
Regroupement des coefficients de dx, dy, dz et du.
1 1 x
dG ( y )dx xdy (2 z 2 )dz 2 du
u z u
7
3éme étape :
Majoration physique :
1 1 x
G = y x + x y + 2 z 2 z + 2 + u
u z u
Exemple :
xu
G ( x, y , u , v )
yv x
1ére étape :
Différentiation de la fonction
On prend cette fois le logarithme de G et on différencie log(G) ce qui permet de
G
calculer directement l’erreur relative
G
log( G) Log ( x u) log( y v x)
dG d ( x u ) d ( y v x)
d log( G)
G x u yvu
dG dx du dy dv dx
G x u xu yv x yv x yv x
2éme étape :
on regroupe les coefficients de dx, dy, du et dv.
dG 1 1 1 dv du
( )dx ( )dy
G xu y v x yv x y v x xu
3éme étape :
Majoration physique :
G 1 1 1 1 1
x v u
G xu y v x yv x y v x xu
8
Classe de l’ampèremètre=2 et classe du voltmètre=2
I(mA) 3 5 7 9 11 13 15
I (mA) 0.2 0.2 0.2 0.2 0.6 0.6 0.6
V(volts) 5 9 12.6 15.6 19 22.8 26
v(volts) 0.2 0.2 0.6 0.6 0.6 0.6 0.6
On aura :
y1 y '1 y 2 y'2
P1 et P2
x1 x'1 x 2 x' 2
9
V V V '2 V V V '2
P1 = 1 ; P2 = 2
I1 I '2 I 2 '2
P1 P2 P1 P2
Pm ; P
2 2
Or, nous avons :
V=RI R=Pm et R P m
Application numérique
24.6 7.8
P1 1527V / A
(15 4).10 3
27.6 6.2
P2 1945V / A
(15 4).10 3
P1 P2 1527 1945
Pm 1736V / A
2 2
P1 P2
P 208V / A
2
R (1736 208)
Remarque
Ne pas oublier de concevoir les valeurs du contrat en ampère et les valeurs de la
résistance en Ohm.
Exemple2.
Détermination de la constante K d’un ressort à partir de la courbe
M f (T 2 ) connaissent la variation de la période T en fonction de la masse
10
M
Nous avons que T 2 . On trace la courbe M f (T 2 ) . C’est une
K
P1 P2 P1 P2
Pm et P
2 2
soient 2 points I(Ti2 , Mi) et J(Tj2 , Mj) sur la courbe de pente moyenne Pm. les
coordonnées de I et J vérifient la relation :
M
T 2 2 2
K
4 2
T 2 Tj (M i M j )
2
donc : i K
ou encore :
K
Mi Mj (Ti T j )
2 2
(1)
4 2
La relation (1) est une relation linéaire de M en fonction de T2, elle est de la
K
forme y Px , la pente P étant égale à .
4 2
Donc la constante K recherchée est reliée à la pente P par :
K 4 2 pm
Et l’incertitude K 4 2 Pm .
11
Application numérique
(296 38)10 3
P1 0.71.10 3 kg / s 2
400 40
P1 P2 (0.71 0.51)10 3
Pm 0.6110 3 kg / s 2
2 2
Pm Erreur! Erreur! 0.1 10 3 kg / s 2
k 4 2 Pm 2.408N / m
k 4 2 Pm 0.0039 N / m
k (240.8 0.4)12 N / m
Remarque 1 :
Le tracé d’une courbe s’effectue sur papier millimétré, sur celui-ci, il faut
porter les axes de référence en indiquant le nom de la grandeur physique
représentée ainsi que l’échelle choisie.
Il faut que le choix de l’échelle permette l’utilisation de la surface
maximale de la feuille de papier millimétrée.
Remarque 2 :
Ne pas confondre la tangente qui n’a pas d’unités et la pente qui a une
unité.
Remarque 3 :
Il est inutile de porter sur les axes de coordonnées les valeurs associées
aux mesures ou de tracer des droites parallèles aux axes de coordonnées.
12
CIRCUIT RESONNANT RLC EN SERIE
I. But de la manipulation.
II.1. Généralités.
Les valeurs instantanées i(t) et e(t) ne sont que d’intérêt théorique, elles
n’intéressent pas par exemple l'utilisateur d'un moteur électrique. Par contre, on peut
comparer un courant alternatif à un courant continu en définissant les valeurs efficaces
comme étant des valeurs développant la même puissance thermique dans un réseau purement
résistant. On montre alors la relation entre les amplitudes (valeurs maximales) Im et Vm et les
valeurs efficaces I et V :
Im = I 2 et Vm = V 2 .
Elle consiste à appliquer aux valeurs instantanées les lois des régimes stationnaires
(courants continus) :
* Loi des nœuds: i (t) 0 , en un nœud,
* Loi des mailles: i (t) 0 , autour d'une maille,
avec les conventions de signes et les expressions de v(t). On résout ensuite le système
d’équations obtenu.
V y = S.I
13
Toute impédance Z d'un dipôle se décompose donc en deux composantes sur des axes
orthogonaux : une partie résistive R et une partie réactive S. Une façon élégante d'exprimer le
caractère vectoriel de ces impédances ou de ces tensions est de les représenter dans l'espace
complexe de Gauss:
Z = R + jS ((R,S) 2, j2 = -1)
d
L’intérêt principal de ce formalisme consiste à remplacer les opérateurs L et
dt
1 1
C dt par leurs valeurs propres scalaires jL et
jC
relatives à des fonctions propres
sinusoïdales de pulsation .
Un dipôle passif présente une résonance à une fréquence donnée, lorsque la courbe
"amplitude en fonction de la fréquence" d'une de ses caractéristiques (courant ou tension) y
présente un extrêmum (pour un minimum on parle d'anti-résonance).
Ce phénomène provient donc du fait que l’impédance réelle (module de Z) n'est pas
une fonction linéaire de . Notons qu'un dipôle composite peut présenter plusieurs
résonances.
G.B.F.
r
L, R 1 C
Fig. II.2.
14
Pour étudier le régime permanent, il suffit de chercher une solution particulière de
cette équation différentielle. La solution particulière qui correspond au régime alternatif
sinusoïdal est de la forme :
RI m
I m /C
* Résonance.
V
i m .sin(t ), si: V Vm sint.
2 1 2 1 / 2
R ( L
)
C
ous avons un maximum pour l'amplitude du courant lorsque :
2
1 1
Z 2 R 2 L sera minimal, donc lorsque : L 0 ,
C C
15
Ieff
I0
I0
2
0
1 0 2
FigII.4.
2
0
0
2
FigII.5.
Le phénomène de résonance est d'autant plus marqué que la courbe I() est plus
pointue au voisinage de . Pour caractériser cette acuité à la résonance, on définit le facteur
de la qualité Q du circuit.
* Facteur de qualité.
Soit : V
m
V
m
Im
1 2 R 1
1
(L
1 2
R2 (L ) )
C R2 C
16
0 2
D'où : 1 Q2 ( ) 2
0
0 1
Posons : 1 1 1 ,
0 1
2
1 2 2
Q (1 (1 ))
2
par conséquent : Q (1 )
1
1 0 1
ou encore : 4Q22 1
2Q 0 2Q
Pour 1 et 2(pulsations de coupures du circuit) symétriques par rapport à 0, on a :
2( 2 0 ) 2(0 1 ) 1 2 1
0 0 0 Q
* Surtension à la résonance.
1 V L 0
V I0 V QV.
C0 RC 0 R
G.B.F.
r
L, R 1
C
Fig. II.6.
Z
R j L(1 LC2 ) R2C
(1 LC2 )2 R2C2 2
17
Son impédance réelle est :
Z
R2 2 L(1 LC 2 ) R2C
(R = R1 + r) (1LC 2 )2 R2C2 2 .
tg
2 2
Jm( Z) L(1 L C ) R C .
Re( Z ) R
L R2 C
Il s'annule pour une pulsation telle que : 2
0 .
L2 C
Pour cette valeur, le calcul de l’impédance donne :
L
Z0 .
RC
III. Manipulation.
A) RLC série.
G.B.F.
A V B
r
L, R 1 C
D
C A M
voie X
voie Y masse
Oscilloscope
Fig. II.7.
18
L'oscilloscope servira à mesurer la tension et la fréquence du signal. Pendant toute
l’expérience, on maintiendra Veff = 3V en agissant sur le niveau de sortie du GBF (Générateur
de basse fréquence).
1°) - Calculer la fréquence théorique de résonance f 0th pour des valeurs de C et L
données par l'enseignant.
- Comparer la valeur trouvée avec la fréquence expérimentale f 0e xp .
2°) Pour différentes valeurs de fréquences inférieures puis supérieures à f 0e xp , donner
les valeurs de I, V, Z et . On utilisera la méthode de l'ellipse pour déterminer le déphasage
entre la tension et le courant (A, A’, B et B’ étant les intersections de l’ellipse avec les deux
axes Ox et Oy). Dresser les résultats sous forme du tableau suivant :
3°) Que peut-on dire des tensions aux bornes de la capacité et de l'inductance à la
résonance ?
4°) Tracer les graphes I(f) et Z(f).
5°) Calculer à partir de la courbe I(f) les fréquences de coupures f1 et f2, ainsi que la
bande passante f du circuit.
6°) Calculer et comparer les deux facteurs de qualité théorique et expérimental.
B) RLC parallèle.(facultatif)
Réaliser le montage suivant :
G.B.F.
A V B
r L, R 1
A
C D
C
voie X de
masse
l'Oscilloscope
Fig. II.8.
1°) Déterminer expérimentalement la valeur de la fréquence de résonance f 0e xp pour
que I soit minimal. Comparer avec la valeur théorique.
2°) Déterminer pour f = f 0e xp la valeur de l’impédance du circuit, la comparer avec la
valeur théorique.
3°) Déterminer l’impédance du circuit pour des fréquences (deux ou trois) supérieures
puis inférieures à f 0e xp . Conclure.
19
CHAMP MAGNETIQUE : LOI DE BIOT ET SAVART
I. Objectif.
L’objectif principal de cette manipulation est la détermination expérimentale du
champ magnétique le long de l’axe de bobines et de boucles métalliques de différentes
dimensions et la comparaison des résultats obtenus avec ceux prévus par la théorie de
l’électromagnétisme. L’étude comprend trois parties :
- Mesure du champ magnétique au centre des boucles métalliques en fonction du rayon et du
nombre de spires.
- Détermination de la constante magnétique 0.
- Mesure du champ magnétique le long de l’axe de différentes bobines.
II.1. Champ magnétique créé par une spire circulaire en un point de son axe.
20
Où n est le nombre de spires par boucle.
I. Manipulation.
II.
21
Le dispositif expérimental comprend :
- Une tige de connexion
- des câbles pour connexion
- Ensemble de boucles :
Boucle 1spire de diamètre 60mm
Boucle 1spire de diamètre 85mm
Boucle 1spire de diamètre 120mm
Boucle 2 spires de diamètre 120mm
Boucle 3 spires de diamètre 120mm
- Ensemble de bobines :
Bobine 300 tours de diamètre 26mm
Bobine 300 tours de diamètre 33mm
Bobine 300 tours de diamètre 41mm
Bobine 200 tours de diamètre 41mm
Bobine 100 tours de diamètre 41mm
Bobine 150 tours de diamètre 26mm
Bobine 75 tours de diamètre 26mm
- Tesla mètre numérique
- Sonde axiale de Hall
- Multimètre digital
- Un boîtier d’alimentation
- Règle graduée
22
b/ Pour chacune des trois boucles comprenant une seule spire (n = 1) et de rayon
respectivement R = 30 mm, R = 42,5 mm et R = 60 mm mesurer l’intensité du champ
magnétique. Refaire la mesure 3 fois pour chaque cas. Déduire la valeur moyenne du champ
magnétique et son incertitude.
- Compléter le tableau ci-dessous :
Rayon (mm) 30 42.5 60
Valeur moyenne du
champ magnétique (mT)
Tracer B en fonction de 1 / R (tenir en compte l’incertitude sur B). ). En déduire la
valeur de la perméabilité magnétique et son incertitude.
B(0) (mT)
n l(mm) R(mm)
Mesuré Calculé
150 160 13
200 160 13
300 160 13
23
CHARGE ET DECHARGE D’UN CONDENSATEUR
I. Principe
Comme
- (2)
24
Figure 1 : Circuit du charge de condensateur
Avec, maintenant
- (4)
- (5)
- Avec .
25
-
II. Manipulation
26
II.1.1. Tracé des courbes.
On travaille avec
(6)
Et la loi de décharge :
(7)
27
a. Retrouver ces relations à partir, respectivement, des expressions (2)
et (4).
b. Sur chacune des courbes relevées sur l’oscilloscope (§. II.1.1
question b, Figure 3-a ; travailler avec )
relever 5 points en notant l'abscisse t et l'ordonnée V. Remplir les
tableaux ci-dessous :
- Pour la décharge
- Pour la charge
28
II. 3. Etude de la décharge du condensateur utilisant la mesure
directe du courant i(t).
(5)
Avec, maintenant et
- (5) Avec .
- (8)
I(t) … … … … … … … … …
t(s) … … … … … … … … …
29
c. A partir des valeurs de I()à la décharge, déterminer la
30
Pont de Wheatstone
1. Principe de l'expérience:
Le pont de Wheatstone est utilisé pour déterminer la valeur des résistances inconnues. La
résistance équivalente des résistances connectées, en parallèles et, en série sera aussi
déterminée, ainsi que les résistances d'un ensemble de fils métalliques en fonction de leur
rayon.
2. Objectifs de l’expérience:
1. Déterminer les résistances inconnues.
2. Déterminer la résistance équivalente des résistances montées en série.
3. Déterminer la résistance équivalente des résistances montées en parallèle.
4. Déterminer la résistance de plusieurs fils métalliques de diamètre variable et de même
longueur .
3. Matériel utilisé:
1. Générateur de courant continu, de tension /1 A ou 15 V/ 0.2 A
2. Pont de Wheatstone (4 résistances dont une inconnue et une autre variable)
3. Une boite de connexion
4. Multimètre numérique
5. Résistances, 1 Ω, 2 Ω, 5 Ω, 10 Ω, 100 Ω, 150 Ω, 330 Ω, 680 Ω, 1kΩ, 4.7 kΩ, 10 kΩ,
15kΩ, 82 kΩ, 100 kΩ, données avec précision de .
6. Trois cordons de connexion de 1000 mm (rouge, jaune, bleu).
7. Trois cordons de connexion de 500 mm (rouge, jaune, bleu).
31
4. Etude théorique:
Le pont de Wheatstone est composé de quatre résistances qui sont connectées comme
représenté schématiquement sur la figure 2. Une source de tension est connectée à la jonction
a et c, tandis que l'ampèremètre (multimètre numérique) G mesure le flux de courant entre les
jonctions b et d.
La seconde loi de Kirchhoff implique que l'application d'une certaine tension entre a et c
provoque une chute de potentiel égale pour les branches a-b-c et a-d-c. Les deux branches
jouent le rôle d’un diviseur de tension particulier. Les potentiels au niveau des jonctions b et
d dépendent des proportions des résistances le long des branches respectives.
, (1)
Si les proportions de résistance sont ajustées telles que les potentiels et s’égalisent,
le flux de courant traversant l'ampèremètre s’annule. La détection de courant nul est très
facile et peut aussi être réalisée avec un galvanomètre simple. Cet état est appelé le point
d'équilibre du pont de Wheatstone. Dans ce cas, les équations (1) peuvent être combinées:
⇔ (2)
Si trois résistances sont connues et la quatrième, par exemple devrait être identifiée au
point d'équilibre du pont:
(3)
32
Dans cette expérience, les résistances de la branche inférieure du pont sont remplacées
par un potentiomètre de fil de glissement comme représenté sur la figure 3, où et sont
remplacées par un fil ac le long duquel se déplace un curseur b, appelé pont à fil, ce curseur
divise la résistance du fil en deux parties distinctes ab et bc.
Le fil est un matériau homogène avec un diamètre uniforme, dont sa résistance est
proportionnelle à sa longueur:
(4)
Équation d’une droite de pente
5. Manipulation:
Le montage expérimental est représenté sur la figure 1 (ou 3). Le circuit comporte trois
résistances connues et une résistance à déterminer, alimenté par un générateur de courant
continu où et sont des résistances de rapport connu, est une résistance connue (Par
exemple ) et est une résistance inconnue placées sur la boite de connexion
(branche supérieure du pont) comme le montre la figure 4 ci-dessous.
Le cordon court de connexion rouge relie la résistance inconnue avec le connecteur
rouge du générateur (5V/1A) ou (15V/0.2 A), tandis que le cordon long de connexion rouge
relie cette jonction avec le connecteur gauche du pont à fil. De même, les cordons bleus sont
reliés à la résistance de comparaison , au connecteur noir du générateur et au connecteur
33
droit du pont à fil. Les fils jaunes relient le multimètre G qui mesure la différence de
potentiel ou l’intensité du courant entre les deux points d (jonction entre et ) et b
(curseur du pont à fil).
et
La loi d’Ohm aux bornes de et :
et
Remarquons qu’il est inutile de connaitre les résistances et ; seul leur rapport
( ) intervient d'après l’équation (4), ce rapport s’appelle rapport de tête de pont.
, (5)
34
Remarque:
Selon les résistances choisies, il est possible de détecter un courant restant en chaque
position de glisseur. Dans ce cas, vous devez remplacer la résistance de comparaison
avec d'autres différentes. La même procédure est conseillée, dans le cas où la précision de
mesure diminuera pour une position de glisseur proche des extrémités du pont.
2. Pour une valeur de donnée, déterminer les positions de glisseur sur la règle et
les positions associées.
6. Conclusion.
Résistances
inconnues
(Ω) (Ω) (mm) (mm) (Ω) (Ω)
100
100
100
35
5.2. Détermination de la résistance équivalente des résistances montées en séries:
Pour déterminer la résistance de deux ou trois résistances inconnues reliées en série, les
résistances de la boîte de connexion du pont de Wheatstone doivent être placées selon la
figure 5 ou la figure 6 respectivement. La résistance inconnue est remplacée par
différentes combinaisons de résistances inconnues et alors qu'une
des résistances connues sert comme une résistance de comparaison .
2. Pour une valeur de donnée, déterminer les positions de glisseur et les positions
associées.
6. Conclusion.
Résistances
inconnues
(Ω) (Ω) (mm) (mm) (Ω) (Ω)
100
1k
36
5.3. Détermination de la résistance totale des résistances montées en parallèles:
Pour déterminer la résistance équivalente de deux résistances reliées en parallèle, on
place deux résistances et dans la boite de connexion du pont comme indiqué sur la
figure 7. La résistance est substituée par deux résistances inconnues parallèles, alors
qu'une des résistances connues sert comme une résistance de comparaison .
6. Conclusion.
37
5.4. Détermination de la résistivité électrique des fils métalliques de CuNi:
L'un des avantages du pont de Wheatstone est la possibilité de déterminer avec précision
la résistance, faible, pour certains matériaux. Dans cette section, on essayera de mesurer la
résistance de plusieurs fils métallique de CuNi en Constantan de diamètres variables et de
même longueur ( ).
Pour se faire, la résistance de comparaison devrait être remplacée par une résistance
de et le fil métallique doit être connectée à la boite de connexion comme une résistance
inconnue (voir figures 8 et 9), les mesures doivent être effectuées comme précédemment
jusqu'à ce que le pont soit équilibré.
Figure 8: Dispositif expérimental du pont de Wheatstone utilisant les fils métalliques de CuNi.
Figure 9: Schéma de la boîte de connexion reliant les fils métalliques et le pont de Wheatstone.
38
1. Réaliser le montage des figures 8 et 9.
4. Conclusion.
Diamètre d X=
(mm)
(mm) (mm) (mm) (mm) (mm) (Ω) (Ω)
1
0.5
0.7
0.35
39