0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
343 vues39 pages

TP Électromagnétisme S3 SMP 2015-2016

Transféré par

Houssine Limouny
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
343 vues39 pages

TP Électromagnétisme S3 SMP 2015-2016

Transféré par

Houssine Limouny
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Semestre 3– Module Physique

Electromagnétisme dans le vide

FILIERES : SMP
Semestre 3

Année universitaire 2015-2016


Réalisé par :

Pr. BENHMIDA Abdellatif


Pr. REZZOUK Abdellah
Pr. KHARBACH Jaouad
Pr. SALI Ahmed

Mis en forme et corrigé par :

Pr. REZZOUK Abdellah

1
Fascicule TP en ligne :

Site : [Link] (voir ressources pédagogiques/filière SMP/S3)

TABLES DES MATIERES

Généralités 3

I. Circuit résonnant RLC en série 13


(Conçu et réalisé par le Pr. A. BENHMIDA, FSDM-FES-Dé[Link]. En 2014/2015)

II. Biot - Savart 20


(Conçu et réalisé par le Pr. A. BENHMIDA, FSDM-FES-Dé[Link]. En 2014/2015)

III. Charge et décharge d’un condensateur 24


(Conçu et réalisé par le Pr. A. REZZOUK, FSDM-FES-Dé[Link]. En 2015/2016)

IV. Pont de Wheatstone 31


(Conçu et réalisé par le Pr. A. SALI et le Pr. J. KHARBACH, FSDM-FES-Dé[Link]. En
2015/2016)

2
GENERALITES

Effectuer la mesure d’une grandeur physique revient à comparer une


grandeur inconnue par rapport à une autre qui est connue (exemple : mesure
d’une longueur avec un mètre).
Cependant, la comparaison directe entre deux grandeurs physiques de
même espèce dont l’une reste à déterminer n’est pas toujours possibles ; on peut
alors passer par une relation ( loi physique) qui lie la grandeur recherchée et
d’autre grandeurs connues que l’on peut mesurer sans difficultés.
Pratiquement. On a recours à certaines méthodes expérimentales et à des
appareils adéquats pour déterminer la grandeur recherchée. Ces méthodes et
appareillages n’étant évidement pas parfois ; la grandeur ne peut être déterminée
qui de manière approchée. Le choix des méthodes et appareil dépend de la
précision que l’on désire obtenir ; en effet, il est évident que la précision ne sera
pas la même selon qu’on mesure une épaisseur d’une plaque par exemple avec
un pied à coulisse ou avec une règle graduée au millimètre.
Nous avons évoqué que si la mesure ne pouvait pas être effectuée de
manière directe, on pouvait la déduire à partir d’une loi physique.
Cependant, les relations qui traduisent ces lois physiques font intervenir des
coefficients numériques dans l’expression mathématique.
Ces coefficients dépendent des unités que l’on choisit, d’où la nécessité de
définir un système d’unités.

I. INCERTITUDE DE MESURES.

Dans l’estimation de l’incertitude d’une grandeur mesurée plusieurs fois,


on peut distinguer plusieurs cas.
I.1. Premier cas.

3
Le cas où l’appareil possède une précision supérieure ou égale à la
fluctuation de la grandeur mesurée, il faut alors effectuer plusieurs mesures,
prendre la moyenne arithmétique et déterminer l’incertitude en prenant le plus
grand écart entre cette valeur moyenne et les différentes valeurs mesurées.

Exemple 1 :
On se propose de mesurer T correspondant à 10 oscillations d’un pendule
de torsion à l’aide d’un chronomètre sur lequel on a une incertitude de lecture
0.1s.(   = 0.1s).
On effectue plusieurs mesures qui donnent :
1 = 42.6s, 2 =41.8s, 3 =43.4s, 4 =41.8s, 5 =43.0s

Tm = 42.6  41.8  43.4  41.8  43.0 = 42.52s


5
1  m = 0.08s, 2  m = 0.72s, 3  m = 0.88s

4  m = 0.72s, 5  m = 0.48s.

Le plus grand écart entre la valeur moyenne et les valeurs mesurées est :
Sup. 4  m = 9  m = 0.88s (i variant de 1 à 5).
L’incertitude absolue est alors à  = 0.88s.
On constate que est supérieure à l’incertitude de lecture (   0.1s ). La valeur
du temps mesuré et de son incertitude s’écrivent alors :
  (m  )s

Soit :   (42.5  0.9s)s


Exemple 2 :
On se propose de mesurer un courant I à l’aide d’un ampèremètre. En
plaçant le calibre de l’ampèremètre sur la position de 10 l’aiguille se stabilise
vers la 56 ème division de l’échelle graduée de 1 à 100.
Les relations qui permettent le calcul de I et I sont :
Nb. de divisions lues x calibre
I=
[Link]. de division de l’échelle de lecture
L’erreur sur I est donnée par :

4
I = I Lecture +I systématique avec :
I systématique = (classe x calibre /100)
0.5 division x calibre
 
N.b tot. de division de l’échelle de lecture

Application Numérique :
65 x10
  6.5 A
100
1.5 x10
 syst    0.15 A
100
0.5 x10
 lect    0.05 A
100
  (6.5  0.2) A

Remarque 1 :

L’incertitude absolue systématique est constante pour un calibre donné.


Remarque 2 :

Il faut choisir le calibre toujours de telle sorte que l’on ait la plus grande
déviation possible de l’aiguille en veillant toute fois à ne pas sortir des limites du
cadran. Ainsi, si on effectue des lectures sur un ampèremètre dont les calibres
sont : 0.01; 0.3; 1; 10.
Un courant de 0.2A sera lu sur le calibre 0.3.
Un courant de 0.8A sera lu sur le calibre 1.
Un courant de 4.6 A sera lu sur le calibre 10.

II. CALCUL D’INCERTITUDE.


En général, la mesure d’une grandeur G s’effectue par la mesure d’autres
grandeurs physiques intermédiaire (x, y, z, u, v) indépendantes.
Le grandeur G est alors définie par : G= G(x, y, z, u, v)

5
Connaissant les incertitudes de mesure de (x, y, z, u, v) on détermine les
G
incertitudes absolue  G et relative .
G
II.1. Principe du calcul
II.1.1. Cas d’une seule variable.
On détermine la valeur de G(x) à partir de la mesure de la grandeur x. Soit
x l’incertitude absolue associée à x.
Soit dG la différentielle de G définie par : dG = G'(xo)dx
G'(xo) est la dérivée de G par rapport à x au point xo (valeur mesurée de x). dG
et dx sont des valeurs positives ou négatives alors que G et x sont positives.
G  G' ( xo) x

Exemple.
Calculer l’incertitude  sur le moment d’inertie I sachant que le rayon r
est mesuré avec une incertitude r . La masse est supposée connue de manière
exacte ( m = 0).
On a I= mr2 donc dI=m.(2rdr) et   2m.r r

Application numérique :
m= 1kg, r= 0.20m donc I = 0.04 kg.m2
si  r= 0.01m alors  I= ( 2x1x 0.20) x 0.01= 4 10-3 kg.m2.

II.1.2 Cas de plusieurs variables.


Soit G= G( x, y, z, u, v, w,…..) la grandeur dont on veut déterminer la
valeur et sont incertitude.
Soient x, y, z, u, v, w, ….les grandeurs mesurées. Pour calculer
l’incertitude G on généralise la méthode utilisée dans le cas précédent :
dG=G’x+dx+G’y dy+G’z dz+G’u du+G’v dv+G’w dw+…..
G
G’xi= [ ] est la dérivée partielle de G par rapport à la variable xi les
 xi
autres variables étant supposées constantes.

6
Exemple :
1
G= x + 3y - z2- w4 + 5v -
u
G G 1 G
G' x   1 ; G' u   2 ; G' y  3
x u u y
G G G
G' v   5 ; G' z   2 z; G' w   4w3
v z w
du
dG  dx  3dy  2 zdz  2 + 5dv  4w3 dw
u

on passe ensuite des différentielles dG , dx, dy…….aux incertitudes absolues


G, x, y....... la variation maximale de G associée à x, y,….. c'est-à-dire la

valeur absolue de la différentielle dG de G constitue l’incertitude absolue G


sur G. Cette étape du calcul s’appelle ; Majoration Physique.
Nous avons : dG  G, dx  x, dy  y.....

D’où : G  G' x x  G' y y  ......


II.2. Différentes méthodes pour calculer les incertitudes.

II.2.1 Premier cas.


La fonction dont on veut calculer l’incertitude est déterminée à partir des
sommes, de différences, de produits ou de quotients.

Exemple :
x 1
G  xy    z2
u z

1ére étape :
différentiation de la fonction
dG  G' x dx  G' y dy  G' z dz  G'u du
dx dz x
dG  y dx   xdy  2 z dz  2  2 du
u z z
2éme étape :
Regroupement des coefficients de dx, dy, dz et du.
1 1 x
dG  ( y  )dx  xdy  (2 z  2 )dz  2 du
u z u

7
3éme étape :
Majoration physique :

1 1 x
G = y  x + x y + 2 z  2 z +  2 + u
u z u

II.2.2. Deuxième cas.

Produits et quotidiens de somme et de différences.

Exemple :
xu
G ( x, y , u , v ) 
yv x
1ére étape :
Différentiation de la fonction
On prend cette fois le logarithme de G et on différencie log(G) ce qui permet de
G
calculer directement l’erreur relative
G
log( G)  Log ( x  u)  log( y  v  x)

dG d ( x  u ) d ( y  v  x)
d log( G)   
G x u yvu
dG dx du dy dv dx
    
G x u xu yv x yv x yv x

2éme étape :
on regroupe les coefficients de dx, dy, du et dv.
dG 1 1 1 dv du
(  )dx  ( )dy  
G xu y v x yv x y v x xu

3éme étape :
Majoration physique :
G 1 1 1 1 1
  x   v   u
G xu y v x yv x y v x xu

III. TRACE DES COURBES

Considérons la relation V=RI et nous voulons calculer la résistance R, V


et I étant des paramètres mesurables.(voir tableau).

8
Classe de l’ampèremètre=2 et classe du voltmètre=2

I(mA) 3 5 7 9 11 13 15
I (mA) 0.2 0.2 0.2 0.2 0.6 0.6 0.6
V(volts) 5 9 12.6 15.6 19 22.8 26
v(volts) 0.2 0.2 0.6 0.6 0.6 0.6 0.6

Chaque résultat expérimental est représenté par un rectangle d’incertitude


dont la longueur des cotés est 2  ; le centre du rectangle étant le point (V,I).
Tracer la courbe sur papier millimètre.
Toutes les droites qui coupent ces rectangles vérifient la relation V=RI.

III.1. Calcul de la pente, incertitude sur la pente et déduction de la


grandeur physique recherche.
Parmi toutes les droites qui coupent les rectangles d’incertitude, on
détermine les pentes P1 et P2 des droites limites.
Soient A( x1 , y1 ) et A' ( x'1 , y'1 ) deux points appartenant à la droite de pente

P1 et B( x2 , y 2 ) , B' ( x' 2 , y' 2 ) deux points appartenant à la droite de pente P2 ,

On aura :
y1  y '1 y 2  y'2
P1  et P2 
x1  x'1 x 2  x' 2

La pente moyenne aura pour valeur


P1  P2
Pm 
2
P1  P2
Et son incertitude est Pm 
2
Exemple 1 :
Cas de la fonction V=RI. Détermination de la résistance R.(R, étant une
constance).

9
V V  V '2 V V  V '2
P1  = 1 ; P2  = 2
 I1  I '2  I 2  '2

P1  P2 P1  P2
Pm  ; P 
2 2
Or, nous avons :
V=RI R=Pm et R  P m

Application numérique
24.6  7.8
P1   1527V / A
(15  4).10 3

27.6  6.2
P2   1945V / A
(15  4).10 3

P1  P2 1527  1945
Pm    1736V / A
2 2
P1  P2
P   208V / A
2

R  (1736  208)

Remarque
Ne pas oublier de concevoir les valeurs du contrat en ampère et les valeurs de la
résistance en Ohm.
Exemple2.
Détermination de la constante K d’un ressort à partir de la courbe
M  f (T 2 ) connaissent la variation de la période T en fonction de la masse

(Confère courbe 2).


M(Kg) 0.050 0.100 0.150 0.200 0.250
M(Kg) 0.001 0.001 0.001 0.001 0.001
T(s) 7,8 11,4 13,8 15,8 18,0
T (s) 0,2 0.2 0.2 0.2 0.2
T 2 (S 2 ) 61 130 190 249 324
T 2  2T (S )T 3,1 4,5 5,5 6,3 7,2

10
M
Nous avons que T  2 . On trace la courbe M  f (T 2 ) . C’est une
K

droite. On détermine les droites limites de pente P1 et P2 . La pente moyenne Pm


P1  P2 P P
est égale à. : Pm  et P   1 2 
2 2
M 1  M '1 dM
avec P1   ; les points (M 1 , T12 ) et (M '1 , T12 ) sont sur la
T 1  T ' 1 d (T )
2 2 2

droite limite de pente P1 .


M 2  M '2 dM
P2  = les points ( M 2 ,T2 ) et ( M ' 2 , T2 2 ) sont sur la droite
T2  T2 ' 2
2 2
d (T )

limite de pente P2.


Or, nous avons :
M M
T  2 et T 2  4 2
K K

P1  P2 P1  P2
Pm  et P 
2 2

soient 2 points I(Ti2 , Mi) et J(Tj2 , Mj) sur la courbe de pente moyenne Pm. les
coordonnées de I et J vérifient la relation :
M
T 2  2 2
K

4 2
T 2  Tj  (M i  M j )
2
donc : i K
ou encore :
K
Mi  Mj  (Ti  T j )
2 2
(1)
4 2

La relation (1) est une relation linéaire de M en fonction de T2, elle est de la
K
forme y  Px , la pente P étant égale à .
4 2
Donc la constante K recherchée est reliée à la pente P par :
K  4 2 pm

Et l’incertitude K  4 2 Pm .

11
Application numérique
(296  38)10 3
P1   0.71.10 3 kg / s 2
400  40
P1  P2 (0.71  0.51)10 3
Pm    0.6110 3 kg / s 2
2 2
Pm  Erreur! Erreur! 0.1 10 3 kg / s 2

k  4 2 Pm  2.408N / m

k  4 2 Pm  0.0039 N / m

k  (240.8  0.4)12 N / m

L’unité de k se déduit facilement à partir de l’équation aux dimensions de


la formule : F  kx.

Remarque 1 :
Le tracé d’une courbe s’effectue sur papier millimétré, sur celui-ci, il faut
porter les axes de référence en indiquant le nom de la grandeur physique
représentée ainsi que l’échelle choisie.
Il faut que le choix de l’échelle permette l’utilisation de la surface
maximale de la feuille de papier millimétrée.

Remarque 2 :
Ne pas confondre la tangente qui n’a pas d’unités et la pente qui a une
unité.

Remarque 3 :
Il est inutile de porter sur les axes de coordonnées les valeurs associées
aux mesures ou de tracer des droites parallèles aux axes de coordonnées.

12
CIRCUIT RESONNANT RLC EN SERIE

I. But de la manipulation.

Cette manipulation permettra d’étudier la résonance en associant trois dipôles passifs :


une résistance, une inductance et un condensateur en courant alternatif sinusoïdal.

II. Rappels théoriques.

II.1. Généralités.

On appelle courant alternatif un courant pouvant s'exprimer par:


2
i(t) = Im sin(t),   2f : pulsation.
T
Dans le cas des régimes forcés, ce courant résulte de l'application d'une f.e.m.
(force électromotrice) de la forme :
e(t) = Em sin(t + ).

Les valeurs instantanées i(t) et e(t) ne sont que d’intérêt théorique, elles
n’intéressent pas par exemple l'utilisateur d'un moteur électrique. Par contre, on peut
comparer un courant alternatif à un courant continu en définissant les valeurs efficaces
comme étant des valeurs développant la même puissance thermique dans un réseau purement
résistant. On montre alors la relation entre les amplitudes (valeurs maximales) Im et Vm et les
valeurs efficaces I et V :
Im = I 2 et Vm = V 2 .

a) Méthodes générales de résolution des réseaux.

Elle consiste à appliquer aux valeurs instantanées les lois des régimes stationnaires
(courants continus) :
* Loi des nœuds:  i (t)  0 , en un nœud,
* Loi des mailles:  i (t)  0 , autour d'une maille,
avec les conventions de signes et les expressions de v(t). On résout ensuite le système
d’équations obtenu.

* Résolution de Fresnel, introduction à la méthode complexe.


La différence fondamentale avec les courants continus, où les tensions s'ajoutent
algébriquement, consiste ici en une addition vectorielle des amplitudes (Fig. II.1).
Y

V y = S.I

O Axe des tensions en phase


avec i(t)
V x = R.I
Fig. II-1.

13
Toute impédance Z d'un dipôle se décompose donc en deux composantes sur des axes
orthogonaux : une partie résistive R et une partie réactive S. Une façon élégante d'exprimer le
caractère vectoriel de ces impédances ou de ces tensions est de les représenter dans l'espace
complexe de Gauss:
Z = R + jS ((R,S)  2, j2 = -1)

d
L’intérêt principal de ce formalisme consiste à remplacer les opérateurs L et
dt
1 1
C  dt par leurs valeurs propres scalaires jL et
jC 
relatives à des fonctions propres

sinusoïdales de pulsation .

* Combinaison de dipôles élémentaires.


Les valeurs instantanées obéissant aux lois de l’électrocinétique des régimes
permanents, les impédances complexes se combinent comme des résistances en courant
continu :
* Montage en série: Zs   Zk 
k
1
 1 
* Montage en parallèle: Z p    
 k Zk 

De même les théorèmes généraux des régimes stationnaires restent valables


(Théorèmes de Superposition, de Norton, de Thévenin,...).

b) Résonance d'un dipôle.

Un dipôle passif présente une résonance à une fréquence donnée, lorsque la courbe
"amplitude en fonction de la fréquence" d'une de ses caractéristiques (courant ou tension) y
présente un extrêmum (pour un minimum on parle d'anti-résonance).

 Ce phénomène provient donc du fait que l’impédance réelle (module de Z) n'est pas
une fonction linéaire de . Notons qu'un dipôle composite peut présenter plusieurs
résonances.

II.2. Résonance série - RLC. (Fig. II.2)

G.B.F.

r
L, R 1 C

Fig. II.2.

14
Pour étudier le régime permanent, il suffit de chercher une solution particulière de
cette équation différentielle. La solution particulière qui correspond au régime alternatif
sinusoïdal est de la forme :

v(t) = Vm sint i(t) = Im sin(t +  )

On a donc une vibration forcée à la fréquence extérieure.

Méthode de Fresnel. (Fig. II.3)

Vm sin (t) = RIm sin (t + 


       LIm sin (t +  + /2)
I  π
+ m sinωt     
Cω  2
LI m

RI m

I m /C 

Fig. II.3. Vm = Z Im donc : Z =  2 1 2 


R  (L  )
 C 
1
L 
      tg  v/i = C
R

* Résonance.

Dans le circuit, on a donc un courant :

V
i m .sin(t ), si: V  Vm sint.
 2 1 2 1 / 2
R ( L 
 ) 
 C   

 ous avons un maximum pour l'amplitude du courant lorsque :

2
 1  1
Z 2  R 2   L   sera minimal, donc lorsque : L  0 ,
 C  C

ou encore pour une pulsation telle que : LC2 = 1 .


En conséquence: tg = 0  = 0, (0= 2f0 : pulsation de résonance).

Les courbes I(et () sont de la forme (FigII.4 et Fig. II.5) :

15
Ieff

I0

I0
2

0 
1 0 2

FigII.4.



2

0 
0



2

FigII.5.

Le phénomène de résonance est d'autant plus marqué que la courbe I() est plus
pointue au voisinage de . Pour caractériser cette acuité à la résonance, on définit le facteur
de la qualité Q du circuit.

* Facteur de qualité.
Soit : V
m
V
m

Im  
1 2 R 1
1
(L  
1 2
R2  (L   ) )
C R2 C

Appelons : Q = L O lefacteur de qualité du circuit.


R
Alors : Z  R 1 Q2 (    0 ) 2 
0 
Prenons : (aux environs de la résonance : 0)
I0 Vm 

2 2  
R 1 Q (  0 )2
0 

16
 0 2
D'où : 1 Q2 (  )  2
0 
 0 1
Posons :  1    1    1   ,
0  1

2
 1  2 2
  Q (1    (1  )) 
2
par conséquent : Q (1   ) 
 1   

1   0 1
ou encore : 4Q22  1     
2Q 0 2Q
Pour 1 et 2(pulsations de coupures du circuit) symétriques par rapport à 0, on a :

2( 2   0 ) 2(0  1 ) 1   2 1
  
0 0 0 Q

  : est appelée "bande passante" du circuit résonnant.


1 2

* Surtension à la résonance.

La tension aux bornes de la capacité à la résonance est :

1 V L 0
V  I0   V  QV.
C0 RC 0 R

V : tension efficace délivrée par le générateur.



II.3. Résonance parallèle - circuit bouchon. (Fig. II.6)

G.B.F.

r
L, R 1

C
Fig. II.6.

L’impédance complexe d'un tel circuit s’écrit :

Z

R j L(1 LC2 ) R2C 
(1 LC2 )2  R2C2 2

17
Son impédance réelle est :

Z

R2  2 L(1 LC 2 )  R2C 
(R = R1 + r) (1LC 2 )2  R2C2 2 .

Le déphasage du courant par rapport à la tension d'alimentation est tel que :

tg  
 2 2
Jm( Z)  L(1 L C )  R C . 
Re( Z ) R

L R2 C
Il s'annule pour une pulsation telle que :   2
0 .
L2 C
Pour cette valeur, le calcul de l’impédance donne :

L
Z0  .
RC

Il est évident que si R = 0, l’impédance étant infinie, le courant :


Ieff = V
Z
est donc nul (circuit bouchon). On démontre que pour :
L ,
Z0 
RC
le courant est minimum (anti-résonance).

III. Manipulation.

A) RLC série.

Réaliser le montage suivant :

G.B.F.

A V B

r
L, R 1 C
D
C A M

voie X
voie Y masse
Oscilloscope

Fig. II.7.

18
L'oscilloscope servira à mesurer la tension et la fréquence du signal. Pendant toute
l’expérience, on maintiendra Veff = 3V en agissant sur le niveau de sortie du GBF (Générateur
de basse fréquence).
1°) - Calculer la fréquence théorique de résonance f 0th pour des valeurs de C et L
données par l'enseignant.
- Comparer la valeur trouvée avec la fréquence expérimentale f 0e xp .
2°) Pour différentes valeurs de fréquences inférieures puis supérieures à f 0e xp , donner
les valeurs de I, V, Z et . On utilisera la méthode de l'ellipse pour déterminer le déphasage
entre la tension et le courant (A, A’, B et B’ étant les intersections de l’ellipse avec les deux
axes Ox et Oy). Dresser les résultats sous forme du tableau suivant :

F (Hz) I(A) V AA’ BB’ sin  


Z= (Ω)
I

3°) Que peut-on dire des tensions aux bornes de la capacité et de l'inductance à la
résonance ?
4°) Tracer les graphes I(f) et Z(f).
5°) Calculer à partir de la courbe I(f) les fréquences de coupures f1 et f2, ainsi que la
bande passante f du circuit.
6°) Calculer et comparer les deux facteurs de qualité théorique et expérimental.

B) RLC parallèle.(facultatif)
Réaliser le montage suivant :
G.B.F.

A V B

r L, R 1

A
C D

C
voie X de
masse
l'Oscilloscope
Fig. II.8.
1°) Déterminer expérimentalement la valeur de la fréquence de résonance f 0e xp pour
que I soit minimal. Comparer avec la valeur théorique.
2°) Déterminer pour f = f 0e xp la valeur de l’impédance du circuit, la comparer avec la
valeur théorique.
3°) Déterminer l’impédance du circuit pour des fréquences (deux ou trois) supérieures
puis inférieures à f 0e xp . Conclure.

19
CHAMP MAGNETIQUE : LOI DE BIOT ET SAVART

I. Objectif.
L’objectif principal de cette manipulation est la détermination expérimentale du
champ magnétique le long de l’axe de bobines et de boucles métalliques de différentes
dimensions et la comparaison des résultats obtenus avec ceux prévus par la théorie de
l’électromagnétisme. L’étude comprend trois parties :
- Mesure du champ magnétique au centre des boucles métalliques en fonction du rayon et du
nombre de spires.
- Détermination de la constante magnétique 0.
- Mesure du champ magnétique le long de l’axe de différentes bobines.

II. Rappel théorique.

II.1. Champ magnétique créé par une spire circulaire en un point de son axe.

L’élément de courant Idl crée en M, le champ élémentaire dB, perpendiculaire à PM,


de module :

Idl et PM étant perpendiculaire sin()=1.


Par raison de symétrie le champ résultant sera porté par l'axe horizontal. La
composante utile sera :
dB cos = dB sin
Pour tous les éléments Idl, l'angle  et PM sont les mêmes. L'intégration de dB sur
toute la spire donne le module du champ résultant ( sin = (rayon r) / PM )

Il ne subsiste qu’une composante dirigée suivant les z positifs. Au centre de la boucle


(z = 0) on a :

20
Où n est le nombre de spires par boucle.

II.2. Champ magnétique d'un solénoïde.

O est l'origine de l'axe. On pose O'M=y. La tranche de solénoïde de rayon R,


d'épaisseur dy compte n1dy spires (n1 : nombre de spires par mètre). Le champ dB créé par
cette tranche est :
dB = [0I/(2R] sin3 n1dy
Exprimons dy en fonction de d
y= R cotan→ dy= - Rd /sin² →d'où : sin²dy = Rd
dB = - 0I/2 sin n1d0I/2 n1d(- cos)
Intégrer entre les angles 1 et 2.
B=0I/2 n1(cos2 - cos1)
Pour un solénoïde infiniment long : 2=0 et 1= → B=0 n1I

I. Manipulation.
II.

III.1. Dispositif expérimental.

21
Le dispositif expérimental comprend :
- Une tige de connexion
- des câbles pour connexion
- Ensemble de boucles :
Boucle 1spire de diamètre 60mm
Boucle 1spire de diamètre 85mm
Boucle 1spire de diamètre 120mm
Boucle 2 spires de diamètre 120mm
Boucle 3 spires de diamètre 120mm
- Ensemble de bobines :
Bobine 300 tours de diamètre 26mm
Bobine 300 tours de diamètre 33mm
Bobine 300 tours de diamètre 41mm
Bobine 200 tours de diamètre 41mm
Bobine 100 tours de diamètre 41mm
Bobine 150 tours de diamètre 26mm
Bobine 75 tours de diamètre 26mm
- Tesla mètre numérique
- Sonde axiale de Hall
- Multimètre digital
- Un boîtier d’alimentation
- Règle graduée

III.2. Mode opératoire.


Les mesures du champ sont effectuées à l’aide d’un teslamètre numérique muni d’une
sonde de Hall. L’alimentation en tension des conducteurs se fait au moyen d’un générateur de
courant continu. Les mesures sont prises au centre des conducteurs de manière à éliminer
l’asymétrie et les phénomènes d’interférences dans l’ensemble du dispositif expérimental.
Pour faire varier la position de la pointe de la sonde à l’intérieur d’une bobine, il faut
faire glisser le trépied portant la sonde et le placer à la position désirée. Une règle graduée
placée sur la table permet de relever la position.
Régler la position du support portant la sonde de telle manière que la pointe soit au
centre de la boucle circulaire.

III.3. Mesures du Champ magnétique au centre d’une boucle.


Pour toute la manipulation, fixer le courant d’alimentation à I = 5A.
a/ Pour chacune des trois boucles de Rayon R = 60 mm et dont le nombre de spires est
respectivement un, deux et trois, mesurer l’intensité du champ magnétique. Refaire la mesure
3 fois pour chaque cas (n = 1, n = 2, n = 3). Déduire la valeur moyenne du champ magnétique
et son incertitude.

Compléter le tableau ci-dessous :

Nombre de spires (n) 1 2 3


Valeur moyenne du
champ magnétique (T)

- Tracer B en fonction de n (tenir en compte l’incertitude sur B). En déduire la valeur


de la perméabilité magnétique et son incertitude.

22
b/ Pour chacune des trois boucles comprenant une seule spire (n = 1) et de rayon
respectivement R = 30 mm, R = 42,5 mm et R = 60 mm mesurer l’intensité du champ
magnétique. Refaire la mesure 3 fois pour chaque cas. Déduire la valeur moyenne du champ
magnétique et son incertitude.
- Compléter le tableau ci-dessous :
Rayon (mm) 30 42.5 60
Valeur moyenne du
champ magnétique (mT)
Tracer B en fonction de 1 / R (tenir en compte l’incertitude sur B). ). En déduire la
valeur de la perméabilité magnétique et son incertitude.

III.4. Mesures du Champ magnétique le long de l’axe d’une bobine.


Prendre les bobines de Longueur l = 160mm et de Rayon R = 13mm. Faire varier la
position de la pointe de la sonde à l’intérieur de la bobine et le long de son axe. Noter la
valeur de Z : graduation correspondante à la position du support de la sonde. Mesurer le
champ magnétique pour différentes valeurs de Z

- Compléter le tableau ci-dessous :

n = 150 n = 200 n = 300


Z(cm) B (mT) Z B (mT) Z B (mT)
-15 -15 -15
-13 -13 -13
-9 -9 -9
-7 -7 -7
-5 -5 -5
-3 -3 -3
-1 -1 -1
0 0 0
2 2 2
4 4 4
6 6 6
8 8 8
10 10 10
12 12 12
14 14 14

- Tracer B en fonction de Z pour différentes valeurs de n.


- Effectuer la comparaison entre les valeurs mesurées et celles obtenues théoriquement pour
Z=0:

B(0) (mT)
n l(mm) R(mm)
Mesuré Calculé
150 160 13
200 160 13
300 160 13

23
CHARGE ET DECHARGE D’UN CONDENSATEUR

Cette manipulation a pour but d'étudier la charge et la décharge d'un


condensateur à travers une résistance.

I. Principe

Un condensateur de capacité C est chargé par un générateur de

force électromotrice E à travers une résistance R. Isolé de la source, il se

décharge à travers la résistance R. Dans chaque cas, on peut mesurer, en


fonction du temps :

- la différence de potentiel V aux bornes de C, d'où les lois de


variations .
- la différence de potentiel U aux bornes de R, d'où les lois de variation
de l'intensité du courant dans le circuit.

 Pour la charge du condensateur initialement déchargé, la loi d'Ohm


donne:
(1)

Comme

(1) devient et après intégration :

- (2)

- est la constante de temps  du circuit.

24
Figure 1 : Circuit du charge de condensateur

 A la décharge du condensateur préalablement chargé, par le


générateur, il vient que :
(3)

Avec, maintenant

Par intégration de (3) on obtient :

- (4)

- (5)

- Avec .

Figure 2 : Circuit du décharge de condensateur

Connaissant la force électromotrice E du générateur et la valeur de


la résistance de charge, il est donc possible de déduire des lois de charge
et de décharge la constante de temps  du circuit RC. En effet, on a :

25
-

II. Manipulation

II.1. Tracé automatique avec oscilloscope : circuits de faible


constante de temps.

Les phénomènes de charge et de décharge étant alors très rapides,


on visualisera les courbes et à l’oscilloscope pour
les étudier. Cela implique une répétition périodique dans le temps des
phénomènes de charge et de décharge. Pour réaliser cela, on appliquera
au circuit RC une tension carrée donnée par un générateur basse
fréquence. La tension aux bornes de C ou R sera appliquée aux plaques
de déviation verticale de l’oscilloscope (Figures, 3a, 3b). On réglera la
base de temps de l’oscilloscope et la synchronisation de façon à
observer une image stable des phénomènes de charge et de décharge.

26
II.1.1. Tracé des courbes.
On travaille avec

a. Calculer la constante de temps th du circuit réalisé et régler la

période T de signal carrée de sorte qu’elle dure au moins 5 fois .


b. Relever les courbes, de charge et décharge du
condensateur.

c. A partir des valeurs de v() à la charge et à la décharge, déterminer

la constante de temps exp des circuits. La comparer à, th, celle


obtenue à partir des valeurs de chacun des éléments des circuits.

II.1.2. Influence de R ou C sur l’allure des courbes.


a. Relever l’allure des courbes, de charge du condensateur
pour plusieurs valeurs de R (ket k) ;
. Conclusion.
b. Relever l’allure des courbes, de décharge du condensateur
pour plusieurs valeurs de C (FF et F;
. Conclusion.

II.2. Vérification de la loi exponentielle de charge et de décharge


du condensateur.

La loi de charge du condensateur peut s’écrire :

(6)

Et la loi de décharge :

(7)

27
a. Retrouver ces relations à partir, respectivement, des expressions (2)
et (4).
b. Sur chacune des courbes relevées sur l’oscilloscope (§. II.1.1
question b, Figure 3-a ; travailler avec )
relever 5 points en notant l'abscisse t et l'ordonnée V. Remplir les
tableaux ci-dessous :

- Pour la décharge

Temps (s) V(volts)


…… …… …… ……
…… …… …… ……
…… …… …… ……
…… …… …… ……
…… …… …… ……

- Pour la charge

Temps (s) V(volts)


…… …… …… ……
…… …… …… ……
…… …… …… ……
…… …… …… ……
…… …… …… ……

c. Tracer sur un papier gradué en Semi-Log la relation (6) pour la


charge ou la relation (7) pour la décharge. Vérifier que l'on obtient
des droites de pente 1/.

28
II. 3. Etude de la décharge du condensateur utilisant la mesure
directe du courant i(t).

 A la décharge du condensateur préalablement chargé, par le


générateur, il vient que :

(5)

Avec, maintenant et

- (5) Avec .

- Et la loi de décharge de i(t):

- (8)

a. Retrouver la relation (8) à partir de l’expression (5).


b. Tracer la courbe voir Figure 4 et 5 ; travailler avec :

Relever 10 points en notant l'abscisse t (utiliser le chronomètre) et

l'ordonnée i. Remplir le tableau ci-dessous :

I(t) … … … … … … … … …

t(s) … … … … … … … … …

Figure 4 : Circuit pour l'enregistrement de courbes de charge et de


décharge de condensateur

29
c. A partir des valeurs de I()à la décharge, déterminer la

constante de temps exp du circuit. La comparer à, th, celle


obtenue à partir des valeurs de chacun des éléments du circuit.
d. Sur la courbe, de décharge tracée, relever 5 points en notant
l'abscisse t et l'ordonnée I(t). Remplir le tableau ci-dessous :

Temps (s) I(A)


…… …… …… ……
…… …… …… ……
…… …… …… ……
…… …… …… ……
…… …… …… ……

e. Tracer sur un papier gradué en Semi-Log la relation (8) pour la


décharge. Vérifier que l'on obtient une droite de pente 1/.

Figure 4 : Montage expérimental pour la mesure du courant lorsque le


condensateur est en charge.

30
Pont de Wheatstone

1. Principe de l'expérience:
Le pont de Wheatstone est utilisé pour déterminer la valeur des résistances inconnues. La
résistance équivalente des résistances connectées, en parallèles et, en série sera aussi
déterminée, ainsi que les résistances d'un ensemble de fils métalliques en fonction de leur
rayon.

2. Objectifs de l’expérience:
1. Déterminer les résistances inconnues.
2. Déterminer la résistance équivalente des résistances montées en série.
3. Déterminer la résistance équivalente des résistances montées en parallèle.
4. Déterminer la résistance de plusieurs fils métalliques de diamètre variable et de même
longueur .

3. Matériel utilisé:
1. Générateur de courant continu, de tension /1 A ou 15 V/ 0.2 A
2. Pont de Wheatstone (4 résistances dont une inconnue et une autre variable)
3. Une boite de connexion
4. Multimètre numérique
5. Résistances, 1 Ω, 2 Ω, 5 Ω, 10 Ω, 100 Ω, 150 Ω, 330 Ω, 680 Ω, 1kΩ, 4.7 kΩ, 10 kΩ,
15kΩ, 82 kΩ, 100 kΩ, données avec précision de .
6. Trois cordons de connexion de 1000 mm (rouge, jaune, bleu).
7. Trois cordons de connexion de 500 mm (rouge, jaune, bleu).

Figure 1: Dispositif expérimental du pont de Wheatstone

31
4. Etude théorique:
Le pont de Wheatstone est composé de quatre résistances qui sont connectées comme
représenté schématiquement sur la figure 2. Une source de tension est connectée à la jonction
a et c, tandis que l'ampèremètre (multimètre numérique) G mesure le flux de courant entre les
jonctions b et d.

Figure 2: Schéma de principe du pont de Wheatstone

La seconde loi de Kirchhoff implique que l'application d'une certaine tension entre a et c
provoque une chute de potentiel égale pour les branches a-b-c et a-d-c. Les deux branches
jouent le rôle d’un diviseur de tension particulier. Les potentiels au niveau des jonctions b et
d dépendent des proportions des résistances le long des branches respectives.

, (1)

Si les proportions de résistance sont ajustées telles que les potentiels et s’égalisent,
le flux de courant traversant l'ampèremètre s’annule. La détection de courant nul est très
facile et peut aussi être réalisée avec un galvanomètre simple. Cet état est appelé le point
d'équilibre du pont de Wheatstone. Dans ce cas, les équations (1) peuvent être combinées:

⇔ (2)

Si trois résistances sont connues et la quatrième, par exemple devrait être identifiée au
point d'équilibre du pont:

(3)

32
Dans cette expérience, les résistances de la branche inférieure du pont sont remplacées
par un potentiomètre de fil de glissement comme représenté sur la figure 3, où et sont
remplacées par un fil ac le long duquel se déplace un curseur b, appelé pont à fil, ce curseur
divise la résistance du fil en deux parties distinctes ab et bc.
Le fil est un matériau homogène avec un diamètre uniforme, dont sa résistance est
proportionnelle à sa longueur:

(4)
Équation d’une droite de pente

où , et représentent, respectivement, la résistivité électrique, la longueur et la section du


matériau. Par conséquent, la résistance du fil dépend de la géométrie ainsi que des propriétés
spécifiques du matériau. Pour une résistivité uniforme et une section donnée, la résistance
augmente proportionnellement avec la longueur . Le rapport de résistance du fil de
glissement peut par conséquent être remplacé par sa proportion des longueurs .

Figure 3: Schéma du pont de Wheatstone avec un fil métallique de résistance variable

5. Manipulation:
Le montage expérimental est représenté sur la figure 1 (ou 3). Le circuit comporte trois
résistances connues et une résistance à déterminer, alimenté par un générateur de courant
continu où et sont des résistances de rapport connu, est une résistance connue (Par
exemple ) et est une résistance inconnue placées sur la boite de connexion
(branche supérieure du pont) comme le montre la figure 4 ci-dessous.
Le cordon court de connexion rouge relie la résistance inconnue avec le connecteur
rouge du générateur (5V/1A) ou (15V/0.2 A), tandis que le cordon long de connexion rouge
relie cette jonction avec le connecteur gauche du pont à fil. De même, les cordons bleus sont
reliés à la résistance de comparaison , au connecteur noir du générateur et au connecteur

33
droit du pont à fil. Les fils jaunes relient le multimètre G qui mesure la différence de
potentiel ou l’intensité du courant entre les deux points d (jonction entre et ) et b
(curseur du pont à fil).

Figure 4 : Boîte de connexion du pont de Wheatstone avec une résistance inconnue

5.1. Détermination des résistances inconnues:


Pour déterminer la valeur de la résistance inconnue , il faut ajuster la résistance
réglable en déplaçant le glisseur du pont jusqu’à ce que le multimètre affiche un courant
nul entre les deux branches du pont. Donc, en agissant sur les résistances , et , il
est possible d’annuler le courant dans le multimètre. On dit alors que le pont est équilibré.
Dans ce cas on peut écrire :

La loi d’Ohm aux bornes de et :

et
La loi d’Ohm aux bornes de et :

et

A l’équilibre du pont, les quatre résistances sont donc telles que :

Remarquons qu’il est inutile de connaitre les résistances et ; seul leur rapport
( ) intervient d'après l’équation (4), ce rapport s’appelle rapport de tête de pont.

Dans ce cas, l'expression de la résistance inconnue devient:

, (5)

34
Remarque:
Selon les résistances choisies, il est possible de détecter un courant restant en chaque
position de glisseur. Dans ce cas, vous devez remplacer la résistance de comparaison
avec d'autres différentes. La même procédure est conseillée, dans le cas où la précision de
mesure diminuera pour une position de glisseur proche des extrémités du pont.

ATTENTION: Pour éviter tout endommagement du multimètre numérique, lorsqu’on


effectue des mesures de courant ou tension dont on ne connait pas l’ordre de grandeur, on
branche l’appareil de mesure (multimètre) sur les calibres les plus forts avant sa mise en
marche. Si on remarque que la déviation est faible, on diminue le calibre progressivement.

1. Réaliser le montage des figures 1 et 3.

2. Pour une valeur de donnée, déterminer les positions de glisseur sur la règle et
les positions associées.

3. Calculer la résistance inconnue et répéter la procédure pour quatre autres


résistances inconnues .

4. Déterminer les valeurs, théoriques, des résistances inconnues en utilisant un


ohmmètre et comparer les avec les valeurs obtenues expérimentalement.

5. Compléter le tableau 1, ci-dessous, en calculant les incertitudes .

6. Conclusion.

Résistances
inconnues
(Ω) (Ω) (mm) (mm) (Ω) (Ω)

100

100

100

Tableau 1: Évaluation des résistances inconnues avec le pont de Wheatstone.

N.B : L’incertitude de la résistance inconnue est d’après l’équation (5) :

35
5.2. Détermination de la résistance équivalente des résistances montées en séries:
Pour déterminer la résistance de deux ou trois résistances inconnues reliées en série, les
résistances de la boîte de connexion du pont de Wheatstone doivent être placées selon la
figure 5 ou la figure 6 respectivement. La résistance inconnue est remplacée par
différentes combinaisons de résistances inconnues et alors qu'une
des résistances connues sert comme une résistance de comparaison .

Figure 5: Positionnement dans la boîte de Figure 6: Positionnement dans la boîte de


connexion de deux résistances inconnues connexion de trois résistances Inconnues
reliées en série reliées en série

1. Réaliser le montage des figures 1, 5 et 6.

2. Pour une valeur de donnée, déterminer les positions de glisseur et les positions
associées.

3. Calculer la résistance équivalente pour des combinaisons différentes des


résistances inconnues en séries dans le circuit, ( ).

4. Déterminer les valeurs, théoriques, des résistances inconnues en utilisant un


ohmmètre et comparer les avec celles calculées expérimentalement.

5. Compléter le tableau 2, ci-dessous, en calculant les incertitudes

6. Conclusion.

Résistances
inconnues
(Ω) (Ω) (mm) (mm) (Ω) (Ω)

100

1k

Tableau 2: Evaluation des résistances équivalentes dans un circuit en série.

36
5.3. Détermination de la résistance totale des résistances montées en parallèles:
Pour déterminer la résistance équivalente de deux résistances reliées en parallèle, on
place deux résistances et dans la boite de connexion du pont comme indiqué sur la
figure 7. La résistance est substituée par deux résistances inconnues parallèles, alors
qu'une des résistances connues sert comme une résistance de comparaison .

Figure 7: Positionnement dans la boite de connexion de deux résistances inconnues reliées en


parallèle

1. Réaliser le montage des figures 1 et 7.

2. Pour une valeur de donnée, déterminer les positions de glisseur et les


positions associées.

3. Calculer la résistance équivalente pour différentes combinaisons des résistances


inconnues en parallèles dans le circuit, ( ).

4. Déterminer les valeurs, théoriques, des résistances inconnues en utilisant un


ohmmètre et comparer les avec les valeurs calculées expérimentalement.

5. Compléter le tableau 3, ci-dessous, en calculant les incertitudes .

6. Conclusion.

(Ω) (mm) (mm) (Ω) (Ω)


100
100

Tableau 3: Evaluation des résistances équivalentes dans un circuit en parallèle.

37
5.4. Détermination de la résistivité électrique des fils métalliques de CuNi:

L'un des avantages du pont de Wheatstone est la possibilité de déterminer avec précision
la résistance, faible, pour certains matériaux. Dans cette section, on essayera de mesurer la
résistance de plusieurs fils métallique de CuNi en Constantan de diamètres variables et de
même longueur ( ).

Pour se faire, la résistance de comparaison devrait être remplacée par une résistance
de et le fil métallique doit être connectée à la boite de connexion comme une résistance
inconnue (voir figures 8 et 9), les mesures doivent être effectuées comme précédemment
jusqu'à ce que le pont soit équilibré.

Figure 8: Dispositif expérimental du pont de Wheatstone utilisant les fils métalliques de CuNi.

Figure 9: Schéma de la boîte de connexion reliant les fils métalliques et le pont de Wheatstone.

38
1. Réaliser le montage des figures 8 et 9.

Pour chacun des fils métalliques de CuNi de diamètres d connus :

2. Compléter le tableau 4 ci-dessous en déterminant :

a. les positions de glisseur et les positions associées.

b. les résistances (Rx) des fils ainsi que les incertitudes

3. Tracer la courbe en fonction du et déterminer la


pente de la courbe. A partir l'équation (4) ui est de
la forme d’une droite de pente

a. déterminer la pente de la courbe en fonction du .

b. En déduire la valeur de la résistivité . Sachant que la valeur de la littérature


de la résistivité pour un fil en Constantan est: .

4. Conclusion.

Diamètre d X=
(mm)
(mm) (mm) (mm) (mm) (mm) (Ω) (Ω)
1
0.5
0.7
0.35

Tableau 4: Résistances des différents fils en Constantan de longueur .

39

Vous aimerez peut-être aussi