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Fascicule p2

Plongée sous-marine niveau 2

Transféré par

Hamza Bensenouci
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Plongée sous-marine niveau 2

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PHYSIQUE

R A P P E L C O N C E R NA N T L E S D E F I N I T I O N S E T L E S U N I T E S

Rappel des valeurs comparatives des unités :


Unités fondamentales de mesures
qui nous intéressent: MKSA M Kp s (ancien système)
1 Newton (force) . . .0,102 kg force
Unités MKSA (Mètre Kilo Seconde Ampère) 1 Pascal (pression) . .0,0000102 kg/force/cm2
Longueur . . . .1 m ou 100 cm 1 Bar (pression)
Surface . . . . .1 m2 ou 10.000 cm2 ou 105 Pascal (pression) 1,02 kg force / cm2
Volume . . . . .1 dm3 ou 1000 cm3 ou 1 litre 0,981 Bar (pression) .1 kg force / cm2
1013 millibar . . . . . .760m/m de mercure

En plongée nous utiliserons les unités suivantes :


La FORCE qui s’exprime en kilogramme. P = pression
La SURFACE qui s’exprime en centimètres carrés. F = force F
P=
La PRESSION qui s’exprime en bar. S = surface S

Définition : une pression est le résultat d’une force appliquée sur une surface.

Nous allons voir les 3 différentes pressions qui nous intéressent en plongée :

La Pression Atmosphérique, la Pression Hydrostatique (ou Relative ) et la Pression Absolue

PRESSION ATMOSPHERIQUE Ayant ensuite rempli une cuve de mercure, il a ren-


versé le tube de mercure dans la cuve, de façon à ce que
L’ atmosphère qui entoure le globe terrestre est com- le tube soit perpendiculaire à la surface du mercure dans
posé d’air; cet air est pesant
la cuve.
(1 litre = 1,293 g à zéro centigrade), il exerce donc une
certaine pression sur le sol. Une partie du mercure est descendu dans la cuve et a
La pression atmosphérique a été calculée par le phy- laissé un vide; mais la pression atmosphérique a main-
sicien TORRICELLI au XVII siècle. tenu le mercure dans le tube sur une hauteur de 76 cm
soit 760 mm.
Pour cette expérience, il a pris un tube de 1 cm 2 de
section et de 1 m de hauteur et l’a rempli de mercure. On pouvait donc calculer la pression atmosphérique.
La densité du mercure étant de 13,59
Le volume d’une colonne de mercure de 760 mm de hauteur sur un cm2
de section est de 0,076 dcm3
1 cm2 x 100 cm = 100 cm3, soit 0,100 dm3
1 cm2 x 76 cm = 76 cm3 ou 0,076 dm3
Son poids est de 13,59 x 0,076 = 1,033 Kilogramme Force.
On pouvait donc logiquement admettre qu’il y avait au niveau de la mer
par 15° centigrade, une pression de 1,033 kgf (kilogramme force) au cm2 étant
donné que le bar est égal à 1,020 kgf au cm2

1,033
= 1,0127 donc 760 mm de Hg = 1,0127 bar soit 1,013 bar
1,020
cuve de mercure

Mt Everest (8.860 m.)


Nous considérerons que 9
nous avons 1 kg ou un bar de
pression atmosphérique au 8
niveau de la mer.
7

En altitude 4
la pression diminue
3

1
On voit très bien qu’il faut
en altitude monter à 5.000
mètres pour que la pression 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1Kgf
diminue de moitié .
Pression atmosphérique

PRESSION HYDROSTATIQUE
ou RELATIVE
Un litre d’eau douce pèse 1 kg.
Un litre d’eau de mer pèse 1,026 kg.
Nous considérerons pour la plongée que l’eau de
quelque nature quelle soit pèse 1 kg.
C’est uniquement la pression de la colonne d’eau qui
se trouve au dessus de nous par rapport au corps
immergé.
2
a à -10 m, le corps subit une pression de 1 bar au cm2
a à -20 m, le corps subit une pression de 2 bar au cm2
a à -30 m, le corps subit une pression de 3 bar au cm
La pression atmosphérique varie avec l’altitude au niveau du lac de montagne
(compressibilité des gaz), les liquides par contre sont (exemple à 5.000 mètres d’altitude):
pratiquement incompressibles, leurs volumes restent à - 10 m.il y aura 1 kg de P.R. + 0,5 kg de P.At. = 1,5 bar de P.A.
insensibles à la pression et nous voyons dans l’exemple à - 20 m.il y aura 2 kg de P.R. + 0,5 kg de P.At. = 2,5 bars de P.A.
(cité au bas de la page précédente) que la pression augmente à - 30 m.il y aura 3 kg de P.R. + 0,5 kg de P.At. = 3,5 bars de P.A.
de 1 kg tous les 10 mètres, ce qui veut dire qu’une
colonne de 10 m. de haut est égale à 1 bar au cm2.
Variations relatives à la pression absolue :
PRESSION ABSOLUE Tableau comparatif
C’est la somme des pressions Atmosphérique et Relative. 0 à 10 m. Rapport 2/1 = 2 Pourcentage 100/100
10 à 20 m. Rapport 3/2 = 1,5 Pourcentage 50/100
au niveau de la mer
20 à 30 m. Rapport 4/3 = 1,33 Pourcentage 33/100
P.A. (Pression Absolue) = P.At.(Pression Atmosphérique) 30 à 40 m. Rapport 5/4 = 1,25 Pourcentage 25/100
+ P.R. (Pression Relative). 40 à 50 m. Rapport 6/5 = 1,20 Pourcentage 20/100
à - 10 m. il y aura 1 kg de P.R. + 1 kg de P.At. = 2 bars de P.A. 50 à 60 m. Rapport 7/6 = 1,16 Pourcentage 16/100
à - 20 m. il y aura 2 kg de P.R. + 1 kg de P.At. = 3 bars de P.A. On voit effectivement que la plus grande différence de
à - 30 m. il y aura 3 kg de P.R. + 1 kg de P.At. = 4 bars de P.A. pression se situe entre -10 mètres et la surface.

Différentes phases de compressions des gaz :


COMPRESSIBILITE DES GAZ

1 litre
La pression n’a aucun effet sensible sur les liquides et
les solides pratiquement incompressibles. Il n’en est pas
de même pour les gaz qui eux sont compressibles. P.A. = 1 bar Surface
Si on immerge une éprouvette verticalement dans
l’eau, on remarque que le niveau de l’eau monte dans
l’éprouvette jusqu’à une certaine hauteur comprimant 1/2 litre
P.A. = 2 bars 10 mètres
l’air enfermé dans l’éprouvette.
Si le volume est V à la pression atmosphérique (1bar),

il sera de : V à 10 mètres (2 bars)


2
il sera de : V à 30 mètres (4 bars) 1/3 litre
4 P.A. = 3 bars 20 mètres

il sera de : V à 70 mètres (8 bars)


8
Dans tous les cas, nous avons une égalité:

Vx1=V V x2=V V x4=V 1/4 litre


P.A. = 4 bars 30 mètres
2 4
d’où la Loi de Boyle et Mariotte :

LOI DE BOYLE MARIOTTE (1650) On constate que pour un volume de 1 litre en surface on
A température constante le volume d’un gaz varie inver- a 1 bar de pression atmosphérique, on peut donc appli-
sement proportionnellement à la pression qu’il subit. quer la formule :

P x V = Constante
En voici la formule : P1 x V1 = P2x V2 = Constante
P1 = Pression avant immersion à la surface . . . . .1 x 1 .. . . .= 1
V1= Volume avant immersion à 10 m. . . . . . . .2 x 0,5 . . . .= 1
P2 = Pression après immersion à 20 m. . . . . . . .3 x 0,33 . . .= 1
V2= Volume après immersion à 30 m. . . . . . . .4 x 0,25 . . .= 1

.6
PESANTEUR DANS L’EAU LE PRINCIPE D’ARCHIMEDE
Nous avons déjà tous remarqué que nous paraissons Tout corps plongé dans un liquide subit de la part de
plus léger dans l’élément liquide, ceci est dû à la loi phy- celui-ci une poussée verticale dirigée de bas en haut
sique qui se nomme : Principe d’Archimède. égale au poids du volume du liquide déplacé.
Ce qui permet au plongeur de s’équilibrer en faisant
jouer le volume d’air contenu dans ses poumons (pou-
mon ballast).
a.) Vérification du Principe d’Archimède

ï Attaché sous le plateau d’une balance on dispose


un corps quelconque, sur le plateau on met un
verre vide et on réalise l’équilibre. On prépare un
récipient plein d’eau (à ras-bord).

ï On plonge le corps dans la cuve en ayant soin de


récupérer l’eau qui se déverse par le trop plein
dans un verre identique à celui posé sur le plateau
de la balance. On voit alors la pierre remonter et
rompre l’équilibre des deux plateaux.

ï On procède ensuite à l’échange des deux verres et


l’on constate que l’équilibre est rétabli.

b.) Poids apparent dans l’eau Lorsque le poids réel est égal à la poussée d’archimède il y a:
“Flottabilité nulle”
Le poids apparent d’un corps est la force verticale Lorsque le poids réel est supérieur à la poussée d’archimède il y a:
dirigée vers le bas qui attire ce corps vers le centre de la “Flottabilité négative”
terre.
Lorsque le poids réel est inférieure à la poussée d’archimède il y a:
“Flottabilité positive”

Le principe d’archimède
par rapport à la plongée

c Equilibrage du plongeur
Pour compenser la flottabilité de sa combinaison

Le poids apparent est donc la différence entre le


c Gilet de sécurité
poids réel et la poussée d’archimède. Lorsque le plongeur injectera de l’air à l’aide de
son insufflateur dans son gilet, son volume augmentera,
On peut donc écrire:
donc la poussée d’archimède sera plus importante. Le
P.Ap. = P. Réel - Poussée d’Archimède plongeur commencera à remonter. Mais là ne s’arrête
pas l’effet de la poussée d’archimède; l’air de la bouée va
Notre air contient donc:
se dilater vu que la pression ambiante va diminuer au fur
79 % d’Azote (N2)
et à mesure que l’on remontera, ce qui aura comme
conséquence une accélération progressive de la vitesse 20,90 % d’Oxygène (O2)
de remontée, aussi le plongeur devra purger régulière- 0,03 % de Dioxyde de carbone (CO2) [gaz carbonique]
0,07 % de gaz rares (Néon, Crypton, Argon etc...).
ment son gilet de façon à respecter scrupuleusement la
vitesse préconisée qui est de 10 mètres à la minute. En fait nous retiendrons pour simplifier nos calculs, les
pourcentages suivants : Azote 79 % et Oxygène 21 % , ces
Prenons un exemple où l’on fait intervenir à la
gaz peuvent provoquer des accidents.
fois la loi de Mariotte et le Principe d’Archimède.
Un plongeur découvre un coffre sur un fond de 40
mètres. Ce coffre a un poids réel de 65 kg pour un volume de
30 dm3. Il possède un sac que l’on appellera parachute et une LA LOI DE DALTON
corde de densité* 1. Le plongeur introduit 28 litres d’air (Physicien anglais du XIX siècle)
dans le parachute. Que va-t-il se passer ? A température donnée la pression d’un mélange gazeux est
Nous allons en premier lieu déterminer le poids égale à la somme des pressions qu’aurait chacun des gaz s’il
apparent du coffre: occupait à lui seul le volume total.
65 kg (poids réel) - 30 kg (Poussée d’Archimède)
= 35 kg de poids apparent. Dalton a démontré la loi suivante:
Le plongeur ayant introduit 28 litres d’air dans le a) Un mélange de gaz obéit aux mêmes lois qu’un gaz
parachute, le poids apparent sera de: parfait, on peut donc lui appliquer la loi de Mariotte.
35 kg - 28 = 7 kg. b) La pression partielle (Pp) d’un gaz constituant d’un
Le coffre restera donc au fond. Si le plongeur mélange est égale à la pression totale du mélange
aide le coffre à décoller du fond, jusqu’à qu’elle profon- multiplié par le pourcentage du gaz dans le mélange.
deur devra-t-il tenir le coffre pour que celui-ci remonte Pp = Pression totale du mélange x % .
tout seul ?
La somme des pressions partielles est évidemment égale à la
C’est ici que la loi de Mariotte vient nous aider. pression totale du mélange.
P1 x V1 = P2 x V2
Prenons l’exemple de l’air respiré au niveau de la mer = 1 bar
1ère situation
P1 = 5 bars (40 mètres) et V1 = 28 litres (volume injecté 1 x 20
dans le parachute) Pp O2 = = 0,20 bar
100
2èmesituation (à la profondeur où ...)
P2 = ? et V2 = 35 litres (volume qui va per- 1 x 80
mettre de combler la différence de poids Pp N2 = = 0,80 bar
qu’il y a entre le poids réel et le poids 100
apparent).
Donc : Pression totale = 1,00 bar

P1 x V1 = P2 x V2 :
Soit à une profondeur de 30 mètres (4 bars de pression Absolue)
5 x 28 = P2 x 35 soit : P2 = 5 x 28
= 4 bars
35 4 x 20
C’est donc à la profondeur de 30 Pp O2 = = 0,8 bar
100
mètres (4 bars) que le coffre remontera tout seul.
4 x 80
Pp N2 = = 3,2 bars
100

COMPOSITION DE L’AIR Pression totale = 4,00 bars


X
Formules: Pp = Pression Absolue x
Il faut savoir que l’air que nous respirons et que 100
Pp
nous utiliserons pour remplir nos bouteilles en tant que %=
plongeurs sportifs amateurs, est composé de plusieurs P.Absolue
gaz. Il est très important d’en connaître la composition.
Conséquences pour le plongeur
* (La densité est le rapport de la masse d’un corps solide ou liquide à la masse Voir le chapitre ACCIDENTS (toxicité des gaz)
de l’eau, à une température de 4 C° occupant le même volume).

;
DISSOLUTION DES GAZ LA LOI DE HENRY
A température donnée la quantité de gaz dissous à satu-
Régie par la loi de Henry ration dans un liquide est proportionnelle à la pression
du gaz au-dessus du liquide.
Certains corps ont la faculté d’en absorber
d’autres totalement ou en partie, on dit que le corps
absorbé se dissout dans le corps absorbant, c’est le phé- Saturation
nomène de la dissolution. La saturation est le moment où la quantité de gaz
Les gaz se dissolvent dans les liquides, ils sont dissoute dans le liquide est maximale.
donc solubles dans l’eau donc dans le sang. Lorsque le liquide ne peut plus absorber de gaz, il
est saturé, à ce moment la pression du gaz au-dessus du
Certains facteurs font varier la rapidité et la quan-
liquide est égale à la saturation du gaz dans le liquide.
tité de gaz dissous: le temps - la pression - la surface - la
nature du gaz et du liquide - la température. NOTION DE TENSION
La dissolution du gaz dans un liquide n’est pas Pour différencier la pression exercée par le gaz
instantanée. Elle sera rapide au début, puis ralentira libre à la pression du gaz dissous, nous appelons Tension
pour finalement se stabiliser. la pression de gaz dissous.
Si la température augmente la quantité de gaz dis- Nous allons voir les différents stades de satura-
sous diminue. tion en plongée:

Avant la plongée Durant la descente Pendant la plongée A la remontée

Saturation Sous-saturation Nouvelle saturation Sur-saturation


Légende : 1 - Les parties blanches représentent l’air respiré, les parties striées représentent les différentes parties de notre corps.
2 - (+) les croix représentent la pression dans les parties blanches et la tension dans les parties striées.

1er Stade: en regardant le premier graphique, on Il faut signaler également que les tissus du corps
remarque que dans la partie striée, il y a la même pres- humain se comportent comme les liquides; par tissus il
sion que dans la partie non striée (même nombre de croix), faut comprendre les différents éléments qui composent
c’est le premier stade, il y a donc équipression entre la notre organisme (liquides, graisses, muscles, os, nerfs, peau),
Tension du gaz dissous et la Pression exercée à la surface les coefficients de sursaturation critique sont de l’ordre
du liquide. de 2/1, ce qui revient à dire que lorsque la tension d’un
2ème Stade: après la descente, on va se trouver en gaz dissous devient double de la pression extérieure, il y
sous-saturation, la Tension du gaz dissous sera plus a dégazage et formation de bulles de gaz qui vont créer
faible que la Pression du gaz au dessus du liquide.
des accidents de décompression.
3ème Stade: après un certain temps, il va y avoir
une nouvelle saturation, les Tension et Pression vont s'é- C’est la raison pour laquelle il y a des paliers et
quilibrer à nouveau. une vitesse de remontée pour ne jamais dépasser ce coeffi-
4ème Stade: lors de la remontée, la Pression du cient de sursaturation critique.
gaz extérieur va diminuer plus vite que la Tension de gaz
dissous. Les paliers se font de 3 en 3 mètres.
Il y a un rapport entre la Tension et la Pression qui
Il est rappelé que les tables sont faites pour des
s’appelle:
plongées normales et non pour des plongées avec effort
Le rapport de sursaturation critique non dosé.
Au delà de ce rapport l’équilibre est rompu, il se La Loi de Henry est donc directement en rapport avec
produit alors ce que l’on appelle : le dégazage les tables.
3 - L’Absorbtion
LA VISION DANS L’EAU
Une partie de la lumière est absorbée et transformée
en chaleur.
1 - La pénétration dans l’eau Le spectre solaire se décompose en diverses radia-
2 - La réfraction tions : Violet, indogo, bleu, vert, jaune, orange, et rouge
3 - L’absorbtion dont la superposition donne la lumière blanche.
4 - La diffusion L’absorbtion est très intense pour le rouge, ce qui
5 - La vision dans l’eau explique que cette couleur disparaît pratiquement à -10
mètres, au delà de 20 à 30 mètres seul le vert et le bleu
1 - La pénétration de la lumière dans l’eau subsistent.
La lumière diminue au fur et à mesure que la pro- Lorsque l’on possède une lampe, la lumière restitue
fondeur augmente. En eau claire à 5 mètres, l’intensité les couleurs naturelles du milieu éclairé.
lumineuse est réduite au quart, à 15 mètres elle est
réduite au huitième, à 40 mètres au trentième. Dans de 4 - La Diffusion
bonnes conditions par temps clair au milieu du jour, il
Une partie de la lumière est diffusée par les parti-
fait encore clair entre 80 et 90 mètres.
cules en suspension dans l’eau (poussières, plancton
La lumière passant de l’air dans l’eau est soumise à
etc...).
plusieurs phénomènes qui sont:
- La réfraction - l’absorbtion - la diffusion La diffusion est maximum pour le violet et le bleu.
La lumière diffusée forme un écran entre l’oeil et l’élé-
2 - La réfraction de la lumière dans l’eau ment observé.
On appelle réfraction, la déviation que subit la
lumière en passant d’un milieu dans un autre, par 5 - La Vision
exemple de l’air dans l’eau.
La réfraction des rayons lumineux se fait suivant un L’oeil ne permet pas la vision sous l’eau. Celle-ci ne
angle de 48,5° avec la verticale au maximum. peut être obtenue que par interposition d’une couche
Inversement un rayon lumineux provenant de l’eau d’air entre l’oeil et l’eau (le dioptre plan).
sera réfléchi par la surface comme un miroir s’il se Il y a trois inconvénients à ce dioptre plan:
trouve dans la zone non hachurée, comme sur le croquis
(rayon 2). a) - Le champ de vision sera plus petit (1/4)
La vitesse de la lumière qui est de 300.000 Km/s b) - Les objets paraissent 1/3 plus grand
dans le vide tombe à 250.000 km/s dans l’eau. c) - Les objets paraissent 1/4 plus près

I
(3)
1

L e rayon avec un angle 2 2


d'incidence " I " pénètre dans 1
l'eau suivant un angle de
réfraction " R" inférieur à "I" 48,5
48,5
(3)
L'angle " R " ne peut être R
supérieur à 48°5

Avantages pour le plongeur, les bruits d’hélices peuvent


PROPAGATION DES SONS SOUS L’EAU être entendus de très loin.
Inconvénients, l’origine des sons ne peut être déterminée.
Les sons se propagent dans l’air à 330 m/s tandis que une charge de 1 kg d’explosif peut être dangereuse
dans l’eau, les sons arrivent à une vitesse de 1500 m/s. à 300 m
A NATOMIE
ET PHYSIOLOGIE
Cet exposé est destiné à faciliter la compréhension du cours sur les accidents. C'est pourquoi les notions évoquées ici sont simplifiées et schéma-
tiques. L' Anatomie concerne la description des organes et la Physiologie, l'étude de leur fonctionnement.

D'un point de vue anatomique, on trouve :


1 - L’APPAREIL CIRCULATOIRE A droite :
- Les veines caves (VC), supérieures et inférieures, qui
Il a pour rôle de véhiculer le sang riche en oxygène confluent et ramènent le sang des organes jusqu'à
depuis les poumons jusqu'aux organes et de ramener le sang, l'oreillette droite.
enrichi en gaz carbonique, des organes vers les poumons. - L'artère pulmonaire (AP), qui part du ventricule
droit et amène le sang jusqu'au poumon.
A gauche :
LE COEUR
- Les veines pulmonaires (VP), qui ramènent le sang
Il est situé au niveau du thorax, entre les deux pou- du poumon jusqu'à l'oreillette gauche.
mons. C'est une pompe qui permet la circulation du - L'Aorte (AO), raccordée au ventricule gauche, est
sang dans l'organisme. L'artère principale de laquelle vont se détacher des
Cavités cardiaques branches distribuant le sang dans tout l'organisme.
Le coeur est séparé en 2 parties qui ne communi- - Les valves (V)
quent pas entre elles : le coeur droit et le coeur gauche. Elles jouent le rôle d'un clapet en obligeant le sang à
Chaque coeur comporte : circuler dans un seul sens.
- Une oreillette : qui sert de réservoir pour le sang. On en trouve à droite et à gauche :
- Un ventricule : qui sert à propulser le sang. - entre l'oreillette et le ventricule,
- entre le ventricule et l'artère.
Nous avons donc :
Lorsque ces valves se ferment, elles produisent un bruit :
- A droite : une oreillette droite (OD) et un ventricule c'est le battement cardiaque
droit (VD).
- A gauche : une oreillette gauche (OG) et un ventri- Le cycle cardiaque
cule gauche (VG). Le coeur est un muscle creux, qui se contracte et se
relâche de façon automatique, sous l'effet d'un influx
nerveux qui lui est propre. Pendant la contraction, les
cavités se rétrécissent et le sang est expulsé en aval.
Les valves l'empêchent de refluer. Pendant le relâ-
chement, les cavités se remplissent.
L'alternance entre contraction et relâchement per-
met au coeur de jouer son rôle de pompe : c'est ce que
l'on appelle le cycle cardiaque.
Il commence par la contraction des oreillettes, qui
expulsent le sang dans les ventricules.
Puis les ventricules se contractent et propulsent le
sang dans les artères correspondantes (artère pulmo-
naire à droite, aorte à gauche)
Il est à noter que le coeur droit et le coeur gauche se
Système d'alimentation des cavités cardiaques. contractent et se relâchent de façon simultanée.
Plusieurs gros vaisseaux sanguins viennent se bran-
cher sur les cavités cardiaques.
LES VAISSEAUX SANGUINS
On appelle :
- Artère : un vaisseau quittant le coeur pour distribuer On en distingue 3 types
le sang dans les différents organes. - Les artères : vaisseaux quittant les ventricules pour
- Veine : un vaisseau qui ramène le sang des organes alimenter les organes. Elles y pénètrent et se divisent
vers le coeur. en branches de plus en plus fines.
- Les veines : vaisseaux drainant le sang depuis les Par convention, le trajet du sang dans l'organisme est
organes jusqu'au coeur. divisé en deux parties : la grande et la petite circulation.
- Les capillaires : vaisseaux minuscules, qui sont situés
entre les branches ultimes des artères et des veines, à Grande circulation
l'intérieur des organes. C'est à leur niveau que se
Le sang oxygéné part du ventricule gauche, pénètre
déroulent les échanges gazeux.
dans l'aorte, puis dans les artères qui vont le distribuer
aux différents organes.
LE SANG A l'intérieur des organes, les échanges gazeux se font
au niveau des capillaires, puis le sang, pauvre en
C'est un liquide rouge, plus ou moins foncé, selon oxygène est récupéré par les veines.
l'endroit où il est observé. Ces dernières convergent pour donner les veines
Il est composé d'un liquide : le plasma, et de 3 types de cel- caves, qui se jettent dans l'oreillette droite.
lules : les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes.
Petite circulation
Les globules rouges
Encore appelés hématies, ils sont environ 5 millions par Le sang pauvre en oxygène part du ventricule droit,
mililtre de sang (ne pas retenir). Ils contiennent l'hémoglo- pénètre dans l'artère pulmonaire, puis dans les poumons.
bine, pigment rouge vif qui donne au sang sa couleur et per- A l'intérieur du poumon, les échanges gazeux se
met de transporter l'oxygène et le gaz carbonique. font au niveau des capillaires pulmonaires, puis le sang
enrichi en O2 est récupéré par les veines pulmonaires
Les globules blancs qui vont s'aboucher au niveau de l'oreillette gauche.
Encore appelés leucocytes, ils sont au nombre de
4000 à 10.000 par mililtre de sang (ne pas retenir). lls Remarque importante
appartiennent au système immunitaire et participent, entre
Au niveau de la grande circulation, les artères
autre, à la défense de l'organisme contre les infections.
contiennent du sang riche en O2, de couleur rouge vif,
Les plaquettes (représenté habituellement en rouge sur les schémas) et les
Au nombre de 150.000 à 300.000 par mililitre de sang veines du sang pauvre en O2, de couleur rouge sombre
environ (ne pas retenir) elles participent à la formation du (représenté en bleu sur les schémas).
caillot, étape importante de la coagulation du sang. Au niveau de la petite circulation, c'est le contraire :
l'artère pulmonaire contient du sang pauvre en O2 (bleu sur
les schémas), et les veines pulmonaires du sang riche en O2
LA CIRCULATION SANGUINE (rouge sur les schémas) : gare aux confusions !.

2 - L’APPAREIL RESPIRA-

L'organisme consomme de l'oxygène et produit du gaz


carbonique.
L'appareil respiratoire a pour rôle de permettre au sang
de prélever l'oxygène présent dans l'air et d'y rejeter
le gaz carbonique.

Il est divisé en deux parties :

- Les voies aériennes supérieures, qui amènent l'air au


niveau des poumons.
- Les poumons, où se déroulent les échanges gazeux.

LES VOIES AERIENNES


Schéma d'une tête, avec annotations à la page suivante
LES ECHANGES GAZEUX
C'est le processus qui permet le transfert de
l'oxygène et du gaz carbonique au niveau du sang. Ces
échanges se déroulent à deux niveaux :

Au niveau des poumons

Le sang appauvri en oxygène (O2) et enrichi en gaz car-


bonique (CO2) est transporté depuis le ventricule droit et
l'artère pulmonaire jusqu'au niveau du capillaire pulmonaire.
Celui-ci est séparé de l'alvéole pulmonaire par une
membrane très fine appelée membrane alvéolo-capillaire.
Les échanges se font de part et d'autre de cette mem-
brane, en allant du milieu le plus concentré vers le milieu
le moins concentré.
Ainsi, l'oxygène de l'air alvéolaire (grande concen-
Les fosses nasales servent à humidifier et à filtrer
tration) va se fixer sur l'hémoglobine des globules rouges
l'air inspiré. En arrière, on trouve l'orifice d'abouche-
du sang (faible concentration) et le gaz carbonique fixé
ment des trompes d'Eustache.
sur l'hémoglobine (grande concentration), va passer
Les sinus sont des cavités osseuses intracrâniennes dans l'air alvéolaire ( faible concentration ), où il sera éli-
recouvertes d'une muqueuse et communiquant avec les miné par la respiration.
fosses nasales par un orifice.
Le pharynx : sert de "gare de triage" pour l'air et les Au niveau des organes
aliments. Les échanges gazeux se font entre le sang contenu
En arrière de la langue se trouve l'épiglotte. lorsque dans le capillaire et les cellules de l'organe considéré.
l'on avale, elle se rabat et vient couvrir l'entrée du larynx,
comme un parapluie, ce qui permet aux aliments de se
diriger vers l'oesophage.
Le larynx : situé en dessous du pharynx, il supporte
les cordes vocales et conduit l'air vers la trachée.
La trachée : C'est un tube qui part du larynx et se
divise en 2 bronches (droite et gauche) Celles-ci pénè- Donc, l'oxygène fixé sur l'hémoglobine des globules
trent dans les poumons correspondants. rouges (forte concentration) va passer dans les cellules
Autrefois, on l'appelait trachée-artère (expression de l'organe considéré (faible concentration) et le gaz car-
désuète) car les Anciens (avant Jésus-Christ !) pensaient bonique va passer des cellules (forte concentration) vers
qu'elle contenait du sang. l'hémoglobine (faible concentration).

LES POUMONS
Au nombre de 2, ils sont situés dans la
cage thoracique de part et d'autre du coeur.
A l'intérieur des poumons, les bronches
se ramifient à l'image des branches d'un arbre.
Les ramifications ultimes sont appelées
bronchioles et se terminent par un sac :
l'alvéole pulmonaire.
Cette alvéole est en contact étroit avec les
ramifications ultimes de l'appareil circula-
toire : le capillaire pulmonaire. Les échanges
gazeux se déroulent à ce niveau.
OREILLE ET PLONGÉE
A la descente
- L'eau pénètre dans le conduit auditif externe et exerce
3 - L’OREILLE une pression sur le tympan.
- Le volume de gaz contenu dans l'oreille moyenne diminue
(application de la Loi de Mariotte).
Le tympan va donc bomber vers l'intérieur (vers l'oreille
moyenne), ce qui provoque une douleur. La manoeuvre de
Valsalva (expiration d'air en ayant la bouche fermée et les narines
pincées) fait pénétrer de l'air depuis les fosses nasales jusque
dans l'oreille moyenne, et compense la diminution du
volume d'air à ce niveau.
La déformation du tympan cesse, c'est le fameux "équi-
librage des oreilles".
Si l'orifice des trompes d'Eustache, situé en arrière des
fosses nasales, est rétréci ou obstrué (à cause d'un rhume par
exemple), l'équilibrage des oreilles est difficile voire impossible.

Oreille externe (OE) :


Elle comprend :
- Le pavillon (P): C'est un "entonnoir" qui sert à diri-
ger les sons vers le conduit auditif externe.
- Le conduit auditif externe (CAE): dirige les sons vers
le tympan. C'est à ce niveau que l'on rencontre les
bouchons de cérumen ("cire d'oreille"), qui doivent
être régulièrement retirés sous peine de gêner l'audi-
tion et l'équilibrage de l'oreille au cours de la plongée.
A la remontée (voir schéma ci-dessous)
Oreille moyenne (OM) : Le volume d'air contenu dans l'oreille moyenne se dilate.
C'est une cavité osseuse située entre l'oreille externe et Dans les conditions normales, l'air s'échappe vers le
interne. Elle comprend :
pharynx par les trompes d'Eustache.
- Le tympan (T) qui la sépare du conduit auditif Si l'orifice est rétréci (rhume), l'évacuation sera diffi-
externe. C'est une membrane qui vibre sous l'effet cile et le tympan va se déformer vers l'extérieur, ce qui
des sons, comme la membrane d'un microphone. provoque une douleur
- La chaîne des osselets (CO): ce sont trois petits os Il faut alors redescendre, et remonter lentement, ce
appelés marteau, enclume et étrier, qui sont articulés qui permet à l'air de s'échapper plus lentement.
entre eux et ont pour rôle de transmettre les vibra- D'autre part, il ne faut jamais faire de manoeuvre de
tions du tympan jusqu'à l'oreille interne. Valsalva à la remontée : on rajouterait de l'air dans une
- La trompe d'Eustache (TE): c'est un conduit qui oreille moyenne qui essaye de l'éliminer et on risquerait
relie l'oreille moyenne au pharynx. En plongée, elle de provoquer la rupture des tympans.
sert à équilibrer les oreilles.

Oreille interne (OI):


Elle est en continuité avec l'oreille interne et contient
la cochlée (K) (prononcer "koklé") ou limaçon, qui trans-
forme les vibrations transmises par la chaîne des osselets
en signaux électriques, acheminés ensuite par voie ner-
veuse.
L’oreille interne joue aussi un rôle important dans
l'équilibre.
ACCIDENTS

CLASSIFICATION
On peut les classer en 4 grandes catégories :

²- Accidents mécaniques ²- Accidents biochimiques ou toxiques


conséquences de la loi de Mariotte. dus à l'action des gaz respirés ou produits lors de
la plongée.
²- Accidents biophysiques
conséquences des lois de Mariotte et de Henry : il ²- Accidents divers : Noyade, syncope...
s'agit des accidents de décompression. liés à la pratique de la plongée en apnée ou aux
dangers du milieu; ils ne seront pas évoqués ici.

1 - ACCIDENTS MÉCANIQUES

Définition - Taches rouges dans le blanc des yeux : hémorragie


Au cours de la plongée, les variations de la pression - Hématome autour de l'orbite "Oeil au beurre noir".
ambiante vont entraîner une variation des volumes gazeux - Troubles visuels dans les formes graves.
(Cf. Loi de Mariotte). Or l'organisme comporte un certain
TRAITEMENT
nombre de cavités creuses remplies d'air et reliées aux voies
aériennes supérieures. Lorsque cette communication est En cas de troubles visuels ou de douleurs persistant
gênée, les capacités de distension de ces cavités risquent d'être après la remontée, la consultation d'un médecin
dépassées. Elles subissent alors un barotraumatisme (littérale- Ophtalmologiste s'impose.
ment, accident lié à la pression., en réalité lié aux variations de volume
PRÉVENTION
engendrées par les variations de pression).
Il est à noter que les variations de pression sont Souffler de l'air dans le masque par le nez au cours
maximales entre 0 et 10 mètres (Cf. cours de physique) et de la descente, ce qui a pour effet de compenser la dimi-
donc que la fréquence de ces accidents barotrauma- nution du volume d'air : c'est ce que l'on appelle "l'équi-
tiques est maximale dans cette zone. librage du masque".
Nous allons passer en revue les accidents les plus fréquents.
1.2 - ACCIDENTS DES SINUS
1.1 - LE PLACAGE DU MASQUE
RAPPEL : (Cf cours de physiologie)
MÉCANISME Les sinus sont des cavités osseuses situées dans les
os de la face. Ils sont creux, remplis d'air et communi-
Lors de la descente, le volume d'air contenu dans le
quent avec les fosses nasales par un orifice étroit. Leur
masque diminue sous l'effet de l'augmentation de la
surface et cet orifice sont recouverts par une muqueuse.
pression ambiante.
La jupe se déforme et le masque se comporte MÉCANISME
comme une ventouse, attirant les yeux en dehors de
L' orifice des sinus peut être obstrué partiellement
leurs orbites (Cf : Loup de Tex Avery).
ou totalement par un kyste, ou une inflammation de la
SYMPTÔMES muqueuse provoquée par un rhume ou une sinusite, ce
- Douleurs oculaires, devenant de plus en plus qui va gêner la communication entre les sinus et les
intenses au fur et à mesure de la descente. Elles poussent fosses nasales.
le plongeur à remonter, ce qui diminue "l'effet ventouse" L'équilibre entre la pression de l'air dans les sinus et
et la gravité de cet accident. l'air extérieur ne se fera pas ou se fera mal ; à la descente,
l'air contenu dans les sinus va diminuer de volume, et se depuis les voies aériennes dans l'oreille moyenne par la
dilater à la remontée. Dans les deux cas, l'orifice des trompe d'Eustache. Ainsi, le tympan peut reprendre sa
sinus va être "forcé" et la muqueuse va se déchirer, ce qui position initiale.
va provoquer des douleurs et un saignement. Si la manoeuvre de Valsalva n'est pas réalisée ou
bien est impossibl,. la douleur augmente et le tympan
SYMPTÔMES peut se rompre.
- Douleurs violentes au niveau de la face, de la base du
nez ou de l'arcade sourcilière. v A la remontée
- Saignement du nez ou présence de sang dans le masque
L'air contenu dans l'oreille moyenne se dilate et s'é-
constatée après la remontée.
vacue vers les voies aériennes par l'intermédiaire de la
TRAITEMENT trompe d'Eustache. Il ne faut jamais faire de manoeuvre
de Valsalva à la remontée car la quantité d'air contenue
Généralement bénin, cet accident ne nécessite pas
dans l'oreille moyenne augmenterait. Le tympan se
de traitement particulier.
déformerait vers l'extérieur et pourrait se rompre.
Si le saignement nasal persiste, il faut pencher la tête
en avant (et non pas en arrière) puis comprimer la narine SYMPTÔMES
qui saigne avec le pouce du même côté. - Douleur au niveau de l'oreille, qui augmente si la des-
Si cette mesure est insuffisante pour stopper l'hé- cente est poursuivie.
morragie, ou que la douleur au niveau des sinus se - Syncope suivie d'une noyade si la douleur est très intense.
répète au cours des plongées, la consultation d'un méde- - Rupture du tympan entraînant une douleur aiguë puis
cin O.R.L. s'impose. des vertiges dus à la pénétration de l'eau dans l'oreille
moyenne. Ces vertiges peuvent provoquer l'impossibi-
PRÉVENTION
lité de reconnaître le haut du bas et empêcher le plon-
- Dans les conditions normales, l'équilibrage des sinus geur de remonter à la surface.
se fait de façon spontanée (Cf : Mécanisme) mais il ne - Sifflements d'oreille.
peut se provoquer, contrairement à celui du masque - Surdité.
ou des oreilles.
TRAITEMENT
Cependant, quelques mesures simples peuvent prévenir cet acci-
dent ou en diminuer les conséquences : - Consulter un médecin O.R.L
- Si une douleur apparaît à la descente, il faut remon- - Ne pas mettre de gouttes dans l'oreille sans avis O.R.L.
ter de quelques mètres et tenter de redescendre dou- car il faut avoir la certitude qu'il n'y ait pas de rupture
cement. En cas de récidive de cette douleur, la du tympan (risque de provoquer des dégâts en cas de pénétra-
plongée doit être interrompue. tion de liquide dans l'oreille moyenne).
- Quand la douleur apparaît à la remontée, il faut au
contraire redescendre de quelques mètres et remon- PRÉVENTION
ter plus lentement. - Ne jamais forcer sur une oreille qui "ne passe pas",
- Il ne faut pas plonger lorsqu'on est enrhumé: l'in- on le payera toujours à la sortie (douleurs importantes
flammation des orifices gêne la circulation de l'air et avec surdité éventuelle, interdiction de plonger pendant
donc l'équilibrage des sinus. plusieurs semaines).
- Effectuer les manoeuvres d'équilibrage avant d'avoir
mal, surtout dans les 10 premiers mètres, où les
1.3 - BAROTRAUMATISME DES variations de pression sont les plus importantes.
OREILLES - Ne jamais faire de manoeuvre de Valsalva , ni essayer
de se moucher pendant la remontée
- Ne pas obstruer les conduits auditifs externes avec du
C'est l'un des accidents les plus fréquents en plongée. coton, ou autre : en effet, l'équilibrage des oreilles
RAPPEL: Description de l'oreille (cours Physiologie) pourrait être gêné.
- Faire évacuer régulièrement les bouchons de cérumen
MÉCANISME (cire d'oreille) par un O.R.L.
v A la descente - Ne jamais plonger enrhumé : l'inflammation de la
muqueuse du pharynx peut gêner le passage de l'air
La pression de l'eau s'exerce sur le tympan; de plus,
à travers la trompe d'Eustache et donc empêcher l'é-
le volume gazeux contenu dans l'oreille moyenne dimi-
quilibrage des oreilles.
nue. Le tympan se déforme vers l'intérieur, ce qui
entraîne une douleur d'intensité croissante. La
manoeuvre de Valsalva ( c'est à dire l' expiration de l'air à
travers la glotte fermée ) permet de faire pénétrer de l'air

16
Niveau 2 ASOR-ASM Accidents

- Ne pas utiliser de gouttes nasales vasoconstrictrices - Evacuer l'air par les voies naturelles ( roter et péter sans
avant la plongée. En effet, si elles permettent géné- restriction, quel pied !!! )
ralement de "faire passer les oreilles", en améliorant - Recompression en caisson hyperbare pour diminuer
la perméabilité des trompes d'Eustache, leur durée les douleurs du type colique du scaphandrier en
d'action est limitée dans le temps (variable, autour de diminuant le volume des bulles d'air intra-intesti-
30 minutes). Donc si l'oreille "passe à la descente", nales : situation exceptionnelle.
elle risque de ne plus le faire à la remontée.
PRÉVENTION
- Ne pas consommer de boissons gazeuses avant la
1.4 - ACCIDENTS DENTAIRES plongée (même si le Coca reste LA boisson de base lors des
stages de plongée, si si ! ).
Lors du traitement d'une carie, le dentiste enlève la - Eviter la consommation de féculents avant une
zone atteinte et bouche le trou avec un amalgame. Si cet plongée.
amalgame est poreux ou qu'une petite poche d'air per- - En cas de douleurs, redescendre légèrement et remonter
siste au milieu de celui-ci, son volume variera en fonc- lentement.
tion de la pression ambiante.
- A la descente le volume d'air diminue, ce qui produit
une douleur par traction sur la pulpe de la dent. 1.6 - SURPRESSION PULMONAIRE
- A la remontée, la poche d'air se dilate, ce qui provoque
une douleur et, plus rarement, l'éclatement de la dent. C'est le plus grave des accidents barotraumatiques.
SYMPTÔMES MÉCANISME
- Douleur dentaire, plus ou moins importante. Pendant la plongée, le volume d'air contenu dans les
- En cas de douleur intense, éventuellement syncope et poumons dépend de la pression ambiante. Lors de la
noyade. remontée, ce volume augmente et le plongeur doit abso-
- Rarement, éclatement de la dent. lument expirer son air pour éviter une distension de ses
PRÉVENTION poumons.
Si l'air est bloqué à la remontée, les alvéoles pulmo-
- Lors de la pose d'un amalgame , prévenir le dentiste
naires se distendent, puis se rompent. De plus, des bulles
que l'on est plongeur.
d'air pénètrent dans la circulation sanguine et vont
- Aller consulter son dentiste si on a mal aux dents lors
atteindre le cerveau : c'est le phénomène d'aéro-embo-
de la plongée. En effet, une carie peut être découverte
lisme.
à cette occasion, car une dent atteinte est plus sensible
à l'augmentation de pression et au froid. SYMPTÔMES
Ils surviennent dès la sortie de l'eau, contrairement
1.5 - INTESTINS ET ESTOMAC à ceux de l'accident de décompression qui sont retardés
(voir plus loin). On peut les diviser en 2 catégories:

MÉCANISME Signes liés à la rupture des alvéoles :


L'estomac et l'intestin contiennent toujours de l'air. - Gêne respiratoire.
Cette quantité peut être augmentée lorsque l'on avale de - Crachats sanglants.
l'air, (par exemple lorsque l'on respire sur un détendeur), ou - Sensation de crépitation neigeuse lorsque l'on palpe le
que l'on consomme des boissons gazeuses (estomac), ou thorax : c'est l'emphysème sous-cutané, témoin de la
des féculents (augmentation de la fermentation et donc de la présence d'air sous la peau à cause d'une rupture bron-
production de gaz au niveau du gros intestin). chique.
A la remontée, ces gaz se dilatent et doivent donc - Douleur au niveau du thorax : signe inconstant.
s'évacuer par les voies naturelles...
Signes liés à la pénétration d'air dans les régions cérébrales :
SYMPTÔMES (communs avec ceux que l'on peut retrouver dans l'ac-
- Douleurs gastriques intenses. La rupture de l'estomac cident de décompression) :
est exceptionelle car lorsque l'on remonte à la vitesse - Paralysies diverses
préconisée, l'air s'évacue facilement (rots +++). - Perte d'un sens : vue, audition ...
- Douleurs intestinales de types spasme (colique du - Perte de la parole
scaphandrier) : concerne plutôt le plongeur profes- - Mort
sionnel qui reste beaucoup plus longtemps au fond
que le plongeur de loisir.
TRAITEMENT

17
TRAITEMENT PRÉVENTION
Si l'accidenté est conscient, il faut lui laisser prendre la - Toujours expirer l'air à la remontée, surtout entre 10
position dans laquelle il se sent le mieux. mètres et la surface, zone ou les variations de pres-
S'il est inconscient, le mettre en position latérale de sion sont maximales (Cf cours de physique).
sécurité : Cf cours du C.F.P.S - Ne jamais donner d'air à un apnéiste, car il est habi-
Dans tous les cas : tué retenir sa respiration en permanence. Si on a
- Administrer de l'oxygène (entre 10 et 15 litres/mn). l'impression qu'il est en difficulté, il vaut mieux le
- L'administration d'aspirine est discutée. surveiller jusqu'à son retour en surface ou l'accom-
- Alerter les secours : téléphoner au 15 ( SAMU ) ou pagner
au 18 ( POMPIERS ) - Nb : une surpression pulmonaire mortelle peut se
- Couvrir et surveiller l'accidenté. produire entre 5 et 0 mètres : profondeur de la fosse
- Il sera évacué par les secours médicalisés, de préfé- de la piscine de Schiltigheim !!!
rence vers un centre équipé d'un caisson hyperbare.

2 - ACCIDENT DE DÉCOMPRESSION

Définition Dans la moitié des cas, on les observe dans les 30


C'est un accident lié à la formation anarchique de premières minutes, et dans 99 % cas dans les 6 premières
bulles d'azote dans l'organisme lors de la remontée d'une heures.
plongée, le plus souvent assez longue et profonde (Cf : Les symptômes peuvent s'observer seuls ou associés.
cours sur les tables). Ils se divisent en 4 catégories.

MÉCANISME SIGNES CUTANÉS


A la descente, la pression ambiante augmente, et Ils sont dus à la présence de bulles sous la peau, et
d'après la loi de Henry (Cf Physique), la quantité de gaz dis- seraient plus fréquents chez les plongeurs équipés d'une
sout dans les liquides de l'organisme augmente également : combinaison étanche.
on dit que l'organisme se sature en Azote. (En pratique le gaz On en distingue 2 sortes :
dissout est l'air, mais comme il est composé d'environ 80 % d'Azote - Les puces sont des démangeaisons cutanées, un peu
et que l'Oxygène est en partie consommé, on ne tient compte que de comme des piqûres d'ortie.
la dissolution de l'Azote ). - Les moutons sont des plaques rouges ou des bour-
Cette dissolution est d'autant plus importante que la souflures de la peau.
plongée est longue et que la profondeur est importante. Ces signes sont bénins en eux-mêmes, mais doivent consti-
Lors d'une remontée normale, l'Azote dissout va tuer un signal d'alarme puisqu'il peuvent précéder un accident
reprendre sa forme gazeuse de façon progressive et être neurologique.
éliminé par les poumons, à condition que la vitesse de
SIGNES OSTEO-ARTICULAIRES
remontée soit respectée.
Dans certains cas lorsque la quantité d'Azote dis- Encore appelés " BENDS " : ( mot anglais )
sout est importante, il faut pratiquer des arrêts pendant Ils sont causés par la formation de bulles dans les
la remontée : ce sont les paliers de décompression (Voir grosses articulations : surtout l'épaule, mais aussi le
cours sur les tables). coude, la hanche et le genou, et responsables de très
Lorsque la vitesse de remontée est trop rapide ou vives douleurs au niveau concerné.
que les paliers ne sont pas respectés, les bulles d'Azote SIGNES NEUROLOGIQUES
ne s'éliminent pas et grossissent puisque la pression
Ce sont les plus graves. Il sont dus à l'obstruction des
ambiante diminue (loi de Mariotte).
vaisseaux artériels irriguant le cerveau et la moelle épi-
Elles vont s'accumuler dans certaines régions de l'or-
nière par les bulles d'Azote :
ganisme et obstruer les vaisseaux sanguins qui les ali-
- Fatigue générale, souvent accompagnée de pâleur et
mentent en Oxygène : c'est l'accident de décompression.
d'angoisse.
SYMPTÔMES - Troubles de la vision, avec parfois cécité.
Contrairement à ce qui se passe au cours de la sur- - Troubles de la parole : impossibilité de parler ou pro-
pression pulmonaire, les symptômes de l'accident de pos incohérents.
décompression sont retardés par rapport à la remontée - Paralysies diverses :
du plongeur à la surface.

18
Niveau 2 ASOR-ASM Accidents

est fréquente, mais loin d'être systématique, ce qui fait


- Paraplégie : paralysie des 2 membres inférieurs le toute la gravité de ces accidents.
plus souvent.
- Hémiplégie : paralysie d'un membre supérieur et d'un MESURES A ÉVITER
membre inférieur du même côté. - Surélever les jambes en espérant dégager les bulles
- Crise d'épilepsie : perte de conscience, mâchoires coincées dans le cerveau : totalement inefficace
serrées avec morsure de la langue et mouvements - Ne pas donner d'aspirine parce qu'elle est sous forme effer-
saccadés des membres. vescente, il n'y a aucun effet aggravant !.
- Mort. - Ne pas donner d'Oxygène dés le début des signes de peur
- Nb : on a vu que certains de ces signes peuvent égale- d'en manquer par la suite, avant l'arrivée des secours :
ment apparaître lors d'une surpression pulmonaire. c'est dangereux, au contraire, l'administration précoce
d'oxygène améliore le pronostic de ces accidents.
TRAITEMENT De toutes les façons on ne devrait pas en manquer ! ...
- Sortir l'accidenté de l'eau et le déséquiper. (cf : organisation de la plongée)
- Recomprimer l'accidenté dans l'eau : l'état de la vic-
S’il est conscient: time risque de s'aggraver.
- 1. Administrer de l'Aspirine 500 mg, pas plus. - S'acharner à vouloir donner de l'Aspirine en cas d'al-
- 2. Faire boire de l'eau douce 500 ml toutes les ½ h. lergie: C'est discuté par certains.(essentiellement par
(ces 2 mesures visent à augmenter la fluidité du sang et ceux qui n'ont jamais vu un choc anaphylactique !), mais
donc à aider l'élimination des bulles coincées dans les vais- personnellement, je n'en donnerais pas...
seaux sanguins).
- 3. Administrer de l'Oxygène pur au masque à raison MESURES PRÉVENTIVES
de 10 à 15 litres par minute : c'est de loin la mesure - Respecter la vitesse de remontée préconisée par les
la plus importante . Elle vise à augmenter l'oxygé- tables Buhlmann ou son ordinateur.
nation des régions atteintes, en augmentant la quan- - Respecter les paliers (Cf cours sur les tables), ce qui
tité d'O2 délivré par les vaisseaux non obstrués. suppose d’avoir suffisamment d'air dans sa bouteille
en fin de plongée (cela se prévoit !).
S’il est inconscient: - Réaliser les paliers dans de bonnes conditions. Ne pas
- Ne pas donner d'aspirine par la bouche (le médecin le allonger leur durée n'importe comment, ni les réaliser à
fera par voie intraveineuse). plusieurs sur un même détendeur : efficacité !!!.
- Ne pas donner à boire : l'eau risquerait de passer dans - Utiliser les tables et les ordinateurs dans les condi-
les poumons.(le médecin administrera des solutés par tions normales (Cf cours sur les tables).
voie intraveineuse). - Si on plonge 2 fois dans la même journée, garder la
- Mettre l'accidenté en position latérale de sécurité : même table ou bien le même ordinateur : pas de
voir cours de secourisme. mélange dangereux.
- Administrer de l'oxygène au masque comme précé- - Se rappeler que le froid et la fatigue augmentent le
demment. risque d'accident de décompression.
- Savoir utiliser la valise d'oxygénothérapie et avertir
Dans tous les cas: les secours.
Avertir les secours : message - Ne pas faire d'effort important après une plongée profonde.
de détresse sur le canal 16 en V.H.F. Le médecin régula- - Attention lorsque l'on doit prendre l'avion.
teur décidera lui-même des moyens à mettre en oeuvre (Cf cours sur les tables).
et l'accidenté sera transporté par une équipe médicale
vers le centre hyperbare le plus proche.
En effet, les signes neurologiques régressent d'autant
plus facilement que l'évacuation. La guérison

3 - ACCIDENTS TOXIQUES

En plongée, tous les gaz respirés peuvent devenir OXYGÈNE


toxiques pour l'organisme lorsqu'ils sont respirés à une
certaine pression partielle, c'est à dire à partir d'une cer- On ne parlera ici que de l'hyperoxie : accident lié à un
taine profondeur (Cf : Loi de Dalton et de Henry). excès d' O2 dans le sang.

19
EFFET PAUL BERT SYMPTÔMES
Quand la PPO2 dépasse 1,6 bars (seuil actuellement Ils sont variables :
reconnu), l'O2 peut devenir toxique pour le cerveau et - Ralentissement intellectuel : difficulté à lire ou à inter-
provoquer une crise de type épileptique, entraînant géné- préter les chiffres inscrits sur son profondimètre.
ralement la noyade. - Accentuation du dialogue intérieur : on se raconte
La loi de Dalton permet de calculer la profondeur intérieurement ce que l'on ressent et en particulier
correspondant à ce seuil : toutes les étapes des gestes que l'on effectue, au lieu
Lors de la plongée à l'air, (si on considère que l'air de les effectuer de façon automatique.
contient 20% d'Oxygène et 80 % d'Azote) on sait, d'après la loi - Sensation d'euphorie aboutissant à un comportement
de Dalton que : incohérent avec, éventuellement, arrachage du
PPO2 = Pabs. x 20/100 masque ou du détendeur puis noyade.
(Avec PPO2 = pression partielle d'Oxygène inspiré - Parfois au contraire, angoisse ou agressivité.
et Pabs.= pression absolue à la profondeur considérée ) - Perte de conscience.
que l'on peut écrire Pabs. = PPO2 x 100/20
TRAITEMENT
Il ne faut pas dépasser PPO2 = 1,6 bars
- Aller vers le plongeur en difficulté et ne plus le lâcher.
Donc Pabs.= 1,6 x 100/20 = 8 bars, c'est à dire une - L'aider à remonter à la vitesse préconisée.
profondeur de 70 mètres, qu'il ne faut jamais dépasser en - Souvent le fait de remonter d'une dizaine de mètres
plongée à l'air. fait régresser les effets de la narcose.
De même on peut calculer la profondeur à ne pas - Interrompre la plongée.
dépasser si l'on respire de l'Oxygène pur, (dans certaines
circonstances, par exemple pour écourter les paliers) :
On a : Pabs = 1,6 x 100/100 = 1,6 bars, donc une
profondeur de 6 mètres.
DIOXYDE DE CARBONE ( CO 2 )
EFFET LORRAIN SMITH
(gaz carbonique)
La respiration d'oxygène à une PPO2 > 0,6 bar pen-
dant plus de 6 heures peut entraîner un oedème pulmo-
Définition
naire. Ce phénomène ne concerne pas le plongeur de loi- Le gaz carbonique est un produit du métabolisme.
sir qui respire de l'air et ne reste pas assez longtemps au On le trouve également dissout dans l'air dans de faibles
fond pour en être victime. proportions.
L'excès de gaz carbonique dans le sang définit l'hy-
percapnie.
AZOTE (N2 ) :
MECANISME
Narcose ou ivresse des profondeurs
Dans les conditions normales, le CO2 produit par le
métabolisme, est éliminé par les poumons (voir cours de
MECANISME physiologie).
En principe, elle est due à l'action de l' Azote sur le Dans certaines conditions particulières, la ventila-
cerveau, lorsque sa pression partielle dépasse un certain tion normale peut être insuffisante pour éliminer le CO2
seuil, variable en fonction des individus et chez une formé en excès. L'organisme essaye donc de rétablir la
même personne en fonction de son entraînement, de son situation en augmentant la fréquence de la ventilation.
état physique ou psychique. La fatigue et le froid sont 2 Mais, ce faisant, il produit de plus en plus de CO2,
facteurs favorisant son apparition. de plus en plus difficile à éliminer.
Elle est rare avant 40 mètres, mais peut survenir La fréquence ventilatoire augmente encore et on entre
chez des sujets sensibles. dans le cercle vicieux aboutissant à l'essoufflement.
Elle est fréquente entre 40 et 60 mètres et constante
CAUSES
chez tous les plongeurs au delà de 60 mètres, qui est la
profondeur à ne pas dépasser. La production de CO2 en excès par l'organisme
Causes les plus fréquentes :
(Nb : les plongeurs professionnels ou certains spéleos dépassent
- Effort excessif au cours de la plongée, ou dispropor-
ces limites mais emploient des mélanges respiratoires différents de
tionné par rapport à sa condition physique du
l'air, appauvris en O2, en Azote et enrichis en Hélium pour éviter
moment.
l'effet Paul Bert et la Narcose.
- Froid.
Ces plongées se déroulent dans des conditions de préparation très
- Appréhension ou peur.
particulières et draconiennes, aussi bien sur le plan du matériel que
- Détendeur mal réglé ou non compensé entraînant un
de la surveillance de surface. Elles n'ont bien, évidemment rien de
effort inspiratoire trop important.
commun avec notre pratique).

20
Niveau 2 ASOR-ASM Accidents

- Réserve que l'on n'arrive pas à passer : Idem. DÉFINITION


- Profondeur excessive. Il s'agit d'un gaz inodore, incolore et sans saveur,
- Contamination de l'air des bouteilles lors du gonflage. donc indécelable sans appareil de mesure. Il est présent
dans les gaz d'échappement, les fumées d'incendie et
SYMPTÔMES
peut être dégagé par un chauffe-eau déréglé, par
- Maux de tête. exemple.(Nb : Il n'y a plus de CO dans le gaz de ville, donc
- Sueurs. inutile d'essayer de se suicider au gaz, cela fera tout au plus sau-
- Augmentation de la fréquence respiratoire. ter l'immeuble !).
- Angoisse.
- Sensation d'étouffement. MÉCANISME
- Arrachage du détendeur.
Le CO se fixe sur l'hémoglobine à la place de l' Oxy-
- Noyade.
gène et provoque une intoxication dont la gravité est
TRAITEMENT proportionnelle à sa concentration. Mais on sait, d'après
- L'essoufflement en plongée est un incident grave pou- la loi de Henry, que la quantité dissoute augmente avec
vant aboutir à la panique ou à la noyade. C'est pour- la profondeur.
quoi tout plongeur doit savoir y faire face de façon Cela veut dire qu'une même concentration provo-
adaptée : Cf enseignement pratique. quant une intoxication légère à la surface peut provo-
- Il faut faire cesser tout effort et aider la personne à quer une intoxication grave au fond ! ...
remonter entre 08 et 10 mètres par minute. La contamination de l'air des bouteilles se fait géné-
- Souvent, le fait de remonter d'une dizaine de mètres ralement au cours du gonflage.
fait disparaître l'essoufflement ; cependant, la
plongée doit être interrompue. SYMPTÔMES
Il sont variables en fonction de la quantité de CO présent
PRÉVENTION dans le sang
- Bonne condition physique. - Maux de tête.
- Bonne maîtrise technique. - Nausée et vomissements.
- Eviter l'excès de lestage. - Troubles du rythme cardiaque.
- Eviter l'effort excessif au cours de la plongée. - Collapsus (chute de tension artérielle).
- Plonger à une profondeur compatible avec son niveau - Syncope.
technique, sa condition physique et psychique, et - Mort.
avec son équipement.
- Ne pas plonger seul, sinon personne ne vous aidera à TRAITEMENT
remonter !... - Administrer de l' Oxygène pur au masque à raison de
15 litres/minute.
- Evacuation en milieu hospitalier, avec parfois oxygé-
nothérapie hyperbare (caisson hyperbare).
OXYDE ou
MONOXYDE DE CARBONNE (CO) PRÉVENTION
Précautions lors du gonflage : la prise d'air du com-
Nb : Ne pas confondre : presseur doit être placée en hauteur, pour éviter que l'air
ne puisse être contaminé par des gaz d'échappement.
- CO2 = Dioxyde de Carbone (Gaz carbonique)
- CO = Oxyde de Carbone ou Monoxyde de Carbone

4 - PROBLÈMES POSÉS PAR LE FROID

MÉCANISME pour une même température, on perd 25 fois plus de


chaleur dans l'eau que dans l'air.
La température centrale de l'organisme est de 37 Cela veut dire concrètement que sous nos latitudes,
degrés. Lorsqu'elle chute, c'est l'hypothermie. on finit toujours par se refroidir au bout d'un certain
L'équilibre thermique, c'est à dire la température temps y compris, par exemple, dans une eau à 25 degrés.
pour laquelle l'organisme ne perd, ni ne gagne de cha- D'où l'intérêt d'avoir un vêtement isothermique
leur est réalisée dans l'eau entre 33 et 34 degrés. De plus adapté.

21
SYMPTÔMES de décès chaque année en Algérie et touche souvent des
- Chair de poule. sujets jeunes en pleine santé.
- Frissons : contractions musculaires réflexes et sac-
MÉCANISME
cadées ayant pour but de produire de la chaleur afin
de lutter contre le refroidissement. Après une exposition prolongée au soleil, la tempé-
- Hyperproduction de CO2. rature cutanée et centrale augmente. Pour évacuer la
- Augmentation de la fréquence respiratoire et possibi- chaleur en excès, l'organisme ouvre les petits vaisseaux
lité d'aboutir à un essoufflement véritable. sanguins qui circulent sous la peau, ce qui lui permet d'é-
vacuer de la chaleur pour garder sa température cutanée
Nb : le refroidissement augmente la saturation d'Azote et
constante.
donc accroît le risque d'accident de décompression.
Lorsque l'on s'immerge brutalement, ces petits vais-
TRAITEMENT seaux se referment, ce qui provoque un afflux brutal de
sang dans l'oreillette droite.
- Interrompre la plongée
Il s'ensuit parfois une syncope, par un mécanisme
- Remonter à la vitesse préconisée et effectuer les paliers,
réflexe, aboutissant à la noyade du sujet.
si nécessaire.
- A la surface, absorber des boissons chaudes. SYMPTÔMES
PRÉVENTION - Perte de connaissance brutale : syncope.
- Limiter la durée des plongées en eau froide. - Noyade.
- Signaler que l'on a froid dès les premiers symptômes. - Mort !!!.
- Porter un vêtement isothermique adapté à l'endroit
PRÉVENTION
où l'on plonge.
- Intérêt du vêtement sec. Après une exposition prolongée au soleil, sur le pont
du bateau, en attendant les autres palanquées par
UN CAS PARTICULIER : exemple, il ne faut jamais s'immerger de façon brutale.
LA SYNCOPE THERMO-DIFFÉRENTIELLE Il faut au contraire se mouiller progressivement les
C'est un accident fréquent, touchant l'estivant ama- différentes parties du corps avant de plonger.
teur de bains de soleil et, potentiellement, le plongeur.
Il est intéressant d'en connaître le mécanisme et la
prévention, car il est responsable de plusieurs dizaines

5 - Supplément gratuit: DANGERS LIÉS A LA PROFONDEUR

On a vu que la profondeur intervient dans bon nombre la médecine de plongée :" Il n'y a pas de bons plon-
d'accidents, comme facteur déclenchant ou aggravant. geurs, il n'y a que de vieux plongeurs ! ..."
La dernière enquête menée sur les accidents graves
CONCLUSION
en plongée retrouve comme première cause "une pro-
fondeur incompatible avec le niveau technique du plon- Cet exposé sur les accidents de plongée peut paraître
geur". un peu effrayant.
En effet, la profondeur expose aux risques suivants : Certes, la plongée sub-aquatique est une activité à
- Narcose à l'azote : constante à partir de 60 mètres. risque. Cependant l'apprentissage aboutissant à une
- Accident de décompression : plus la plongée est pro- bonne maîtrise technique et le bon sens élémentaire per-
fonde plus grande sera la saturation en Azote. mettent de pratiquer notre activité dans de bonnes
- Hyperoxie. conditions de sécurité : Cf chapitre "prévention" de
- Essoufflement chaque thème développé.
- Refroidissement.
- Problèmes techniques divers : par exemple givrage
spontané du détendeur.
- Consommation d'air devenant de plus en plus impor-
tante : il faut prévoir suffisamment d'air pour réaliser
les paliers et la narcose peut altérer le jugement.
Comme disait le Dr SCIARLI, un des pionniers de

22
TABLES

Historique des Tables


Paul BERT
C’est à cet homme que l’on doit les premières règles sur L’apparition des appareils respiratoires autonomes
la plongée, il préconisa à l’époque une remontée lente à de plongée actuellement utilisés dans le monde
vitesse uniforme, pour éviter les accidents dont étaient entier, amena la modification de la valeur de cer-
victimes les travailleurs en caisson. Malgré ces diverses tains éléments pris en considération dans le calcul
précautions, des accidents se produisaient parfois des tables (vitesse de descente, vitesse de remontée,
encore. durée du séjour au fond) et à se pencher sur le pro-
blème des successives.
J.S. HALDANE
C’est en 1907 seulement, à l’issue des travaux du
«Comité de plongée profonde » de l’Amirauté Anglaise
que furent adoptées des règles assurant la sécurité du LES MARINES BRITANIQUE ET AMERICAINE
plongeur au retour à la pression athmosphérique pour Les marines Britanniques et Américaines ont établi de
les travailleurs en caisson. nouvelles tables pour la plongée à l’air, jusqu’à 90 mètres
Ces règles se résumaient en une table de remontée par avec une vitesse de remontée de 18 mètres à la minute.
paliers, qui fut l’oeuvre du physiologiste J.S. Haldane;
elles furent bientôt universellement utilisées. LES ITALIENS (Docteur Gaspare Albano)
Ont établi des tables pour la plongée à l’air de courte
LA MARINE AMERICAINE durée jusqu’à 90 mètres.
La Marine américaine chercha à perfectionner les tables
LA MARINE FRANÇAISE (GERS 65)
de Haldane, elle publia des tables pour la plongée à l’air
jusqu’à 90 mètres. La marine Française rend réglementaire une table à l’air
jusqu’à 85 mètres, calculées et expérimentée par le
LA MARINE FRANÇAISE GERS., la vitesse de remontée est de 17 m/mn. Pour le
calcul de cette table 4 tissus ont été pris en compte (7-30-
La Marine Française rendit réglementaire une table
60-120mn). Cette table fournit un élément servant à cal-
pour la plongée à l’air jusqu’à 40 mètres, traduction dans
culer les durée des plongées successive (coeff. C) selon la
le système métrique de la table américaine.
méthode imaginée en 1948 par le GERS (Cdt Alinat).
Toutes ces tables étaient calculées pour une vitesse de
remontée arbitraire de 7,50 m/mn LA MARINE FRANÇAISE (MN90)
Crée en 1990 par la Marine Nationale, ces tables sont
réservées à la plongée autonome, pour des plongées où
la vitesse ne dépasse pas 0,5 noeud à l’heure (1 noeud =
1 mille marin soit 1.852 mètres); ce qui veut dire que votre
vitesse doit être voisine de 15 à 16 m/ minute.
La vitesse de remontée est de 15 à 17 mètres minutes.
Pour le calcul de cette table il y a 12 tissus pris en compte au
lieu de 4 dans la table GERS 65

Les tables actuellement en service dans les différents


pays ne sont pas exactement semblables. Si les vitesses
de remontée sont sensiblement les mêmes, les paliers ne
sont pas identiques en profondeurs et en durée. On peut
toutefois considérer qu’elles garantissent très certaine-
ment la sécurité des plongeurs.
THEORIE DE LA PLONGEE

UTILISATION DES TABLES DE PLONGÉE BÜHLMANN 86


RAPPE
L DES
DÉFINITIONS

ALTIT
UDE : Nous disposons de 2
tables de plongée : la première pour
des plongées entre 0 et 700 m/sm et la
seconde pour des plongées entre 701 et
2500
m/sm.

HEURE
DE DÉPART : C’est à partir de cet
instant que tout commence... Le temps
commence à compter dès que le plongeur
quitte la surface.

TEMPS
DE PLONG
ÉE : C’est le temps (en minutes) qui
s’écoule à partir du moment où le plongeur quitte
la surface jusqu’à ce que la remontée à 10 m/min
commence. Arrondir à la minute
supérieure.

PROFONDEU
R : C’est la profondeur la plus
importante qui a été atteinte au cours de la
plongée, même si l’on n’y reste que quelques
minutes. Arrondir à la profondeu
r supérieur
e

VITESSE
DE REM
ONTÉE : Une vitesse de remontée de 10
m/min. doit impérativement être respectée.
Si le plongeur remonte plus vite, procédure de
Remontée
d'urgence
.
Si le plongeur remonte plus lentement, procédure
de Remontée
lente. (Le temps de remontée lente
compte comme temps au fond).

TEMPS
DE REMON
TÉE : Il se calcule en minutes, sur la base de
10m/min, à partir de la profondeur que l’on quitte jusqu’à la
profondeur du premier palier. Arrondir
à laminute
supéri
eure .

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

PALIE
RS DEDEC
O. : C'est le temps qu'il faut passer à une
profondeur prescrite afin de réduire la tension d'azote "dissous"
dans l'organisme. Ils dépendent de la profondeur et de la durée
de la plongée.

La profondeur des paliers a été fixée, pour des raisons


pratiques, de 3m en
3m . (3m, 6m, 9m, etc.) Jusqu’à une altitude
700 m/sm. Depuis une altitude de 701 m/sm le palier de 3m a été
divisé en 2 paliers, à 2m et 4m. (2m, 4m, 6m, 9m etc.).

Le temps de remontée jusqu'au prochain palier est inclus dans


le temps du palier à effectuer (prochain).

LA COURBE
DE SÉCUR
ITÉ(0-700M)
C'est le temps maximum pendant lequel l'on peut séjourner à la
profondeur considérée, puis remonter à la surface sans observer
de paliers de décompression. Pendant ce temps, l'organisme ne
peut pas "dissoudre" assez d'azote pour nous obliger à effectuer
un palier de décompression, et le seul respect de la vitesse de
remontée suffit (10m/m
in. ).

Dans la pratique :

On observera toujours un palier de principe de 1'


à 3m .
( 1' à 2m en altitude)
La vitesse de remontée (10
m/mn
i. ) doit être respectée

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

PLONG
ÉESSUCCESSIVES
LES TABLES NOUS PERMETTENT DE RESSORTIR DE L’EAU SANS
ACCIDENTS. MAIS NOTRE CORPS N’EST PAS DÉSATURE COMPLÈTEMENT
POUR AUTANT. IL CONTIENT ENCORE DE L’AZOTE, QUI METTRA ENCORE
PLUSIEURS HEURES AVANT DE S’ÉLIMINER COMPLÈTEMENT.
SI
L’ON
VEUT
PLONGE
R PENDAN
T CELAPS
DETEMPS
IL FAUT
TENIR
COM
PTE
DE
L’AZOT
E RES
TANT
DANS
LECORPS
POURLASEC
ONDE
PLONGÉE.

La table « PLONGEES
SUCCESSIV
ES DE0-2’500M. » donne, en fonction
du coefficient à la sortie de la plongée, le temps après lequel
l’organisme est désaturé («0»). Pour « F » c’est 8 heures.

Si l’on plonge avant que


ce temps soit écoulé, il
faut tenir compte de
l’azote qu’il reste
encore dans
L’organisme.
En surface
l’organisme se
désature. Au bout de 45
minutes «F» devient «C».
Cela signifie que l’on a
encore « C » d’azote
dans le corps.
Si on replonge maintenant il faudra tenir compte de cet
azote pour le calcul de la prochaine plongée que nous
ferons à –12m.
« C », 12 m = 37 minutes

Cela signifie que l’on part de la surface en calculant que l’on


a déjà passé 37 minutes à 12m.

IL
FAUDRA
AJOUTER
CE TEMPS
« FIC
TIF« AUTEM
PSREEL
DELAPLO
NGEE
A
12
METRES
POUR
ENT
RER
DANS
LESTABLES.

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

LE
COEFFI
CIENT
D’U
NEPLONGE
E DAN
S LACOU
RBEDESECURI
TE
Exemple : La plongée à 18m. de tout à l’heure mais qui dure
seulement 20 minutes. Si le calcule de la plongée
s’effectue
normalement le coefficient serait « F ». Or cette valeur est
juste pour 60 minutes.

La quantité d’azote sera bien plus petite si le plongeur


n’est resté que 20 minutes à
cette profondeur.

Si l’on prend le
coefficient « F » le
plongeur sera trop
pénalisé pour la seconde
plongée à 12m. (37
minutes).
C’est pourquoi il faut
chercher un coefficient
correspondant mieux à la
plongée réellement
effectuée.
Pour cela on
utilise la table
« MAJORATIONS AUX
PLONGEES SUCCESSIVES »

Les valeurs à prendre en considération


seront « 18 mètres » et « 25 minutes »

CELA
NOUS
DONNE
LE COEFFICIE
NT « C »

En utilisant la même technique que ci dessus, en 45 minutes « C »


Devient « A » (il est déjà « A » 25 minutes après et sera « 0 » en
3 heures).

Pour la plongée à 12 mètres la majoration à prendre en compte


sera de 19 minutes seulement et non pas 37 minutes…

VITESSE
DE REMONTÉE NON
RESPEC
TE
Nous le savons déjà, la vitesse de remontée est le premier acte de
« désaturation ». Si cette vitesse n’est pas respectée, le calcul
donné par les tables n’est plus juste : il est faussé par un
temps de séjour sous l’eau différent de ce qu’il aurait dû être.

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN page 40


THEORIE DE LA PLONGEE

VITES
SETROP
LENTE
Si la vitesse de remontée est plus
lente
que10m
/min. le temps de
plongée se compte jusqu'à l’arrivée au premier palier ou jusqu'à
ce que la vitesse de 10m/min. soit atteinte.
Le temps théorique de remontée, du fond au premier palier
peut être déduit.

VITESSE
TROPRAPIDE
Si la vitesse de remontée est plus rapide que 15m/min. il
faut adopter la procédure de remontée en catastrophe (voir
page suivante).

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

SITUATIONS INHABITUELLES
REMON
TÉEENCATASTR
OPHE
Lorsque l'instinct de survie de l'homme reprend la direction
des faits et gestes au détriment de la conscience, on parle de
panique. Cette dernière, en plongée, se termine généralement en
surface, après une remontée rapide et incontrôlée, sans respect
des paliers de décompression ou de celui de principe.
La plupart des plongeurs savent comment on peut arriver à une
situation de panique pouvant déboucher sur une remontée en
catastrophe. Afin de prévenir une grave maladie de la
décompression, également appelée accident de décompression, il est
tout aussi important de savoir quel comportement adopter après
une remontée en catastrophe. Lors de l'élaboration du manuel sur
les bases de calcul des tables, ces mesures ont été discutées
avec la commission médicale de notre Fédération, ainsi qu'avec le
Prof.Dr. médecine. A.A. BÜHLMANN. Dans le cas d'une remontée
incontrôlée ainsi que dans celui d'une remontée rapide contrôlée
(lorsque l'on parvient à reprendre le contrôle de la vitesse de
remontée au plus tard à la moitié de la profondeur de la
plongée), il existe un risque accru de surpression pulmonaire
avec aéroembolie cérébrale ou médullaire.

Afin de prévenir l'apparition d'une maladie de la décompression


consécutive à une remontée rapide, nous recommandons d'adopter
la démarche suivante:

DANS
LESMAX.
3 MIN
UTES
SUIVANT
LERETOUR
EN SURFACE,
IL FAUT
SE
RÉIMMERGE
R ÀLAMOITIÉ
DELAPRO
FONDEUR DE
LAPLO
NGÉE
ETY
SÉJOURNER
5 MINUTE
S.

Le calcul de la décompression à effectuer dans ce cas se définit


de la manière suivante :

• PROFONDEUR MAXIMALE ATTEINTE EN COURS DE PLONGÉE


• TEMPS TOTAL QUI S'EST ÉCOULÉ DEPUIS LA PREMIÈRE IMMERSION

Par exemple : Après un séjour de 5 minutes à 42 mètres, le


plongeur refait surface au terme d'une remontée incontrôlée. Deux
minutes plus tard, il se réimmerge et descend à 21 mètres, où il
reste durant 5 minutes. La décompression sera alors définie par
le temps total (dès la première immersion jusqu'à l'écoulement
des 5 minutes à 21 mètres) à la profondeur de 42 mètres.

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

Si le plongeur est victime de forts vertiges, de troubles


visuels ou de faiblesses musculaires, il est interdit de se
réimmerger!

Il existe d’autres raisons qui rendent une réimmersion


impossible. Par exemple : défectuosité matérielle, absence ou
insuffisance du stock d'air, préparation insuffisante pour
raisons de peur, de panique ou d'anxiété, etc.

Dans ce cas, il n'y a rien d'autre à faire que d'attendre et


d'observer l'évolution de la santé du plongeur dans les 6 à 12
heures au maximum(dans un centre hyperbare). Si, au cours de la
remontée, on a pu éviter une surpression pulmonaire en forçant
l'expiration ou en maintenant la tête en arrière, il faut
attendre et observer qu’il n'y a pas d'apparition de lésions
cérébrales et/ou médullaires.

Si aucun symptôme annonciateur d'une maladie grave de la


décompression n'a fait son apparition dans les trois heures,
il est peu vraisemblable, par expérience, qu'il apparaisse par
la suite.

Dans tous les cas, il faut préparer un protocole du déroulement


de la plongée, (en cas de plongée successive, les deux profils
sont nécessaires), ainsi que les coordonnées du plongeur, ce qui
pourra être fort utile pour la mise en alerte des secours et d'un
Éventuel futur traitement en chambre hyperbare.

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

DÉCOM
PRESSION
INTERROMPUE
/ INCOMPLÈTE
Situation
de départ
:
Nous pouvons être contraints, lors de plongées hors de la
courbe de sécurité, par suite de manque d'air ou d'ennuis
techniques, à écourter ou à sauter une partie des paliers que
nous aurions normalement dû faire.

Si la remontée s'était déroulée normalement à 10 m/min. et pour


autant que nous ayons au moins pu effectuer normalement une
partie des paliers demandés, nous parlons d'une décompression
écourtée. Les règles de comportement décrites ci-après ne sont
applicables que lorsque les paliers de 6 et 3 mètres,
(respectivement de 4 et 2 mètres en altitude) ont été écourtés.
Si on laisse tomber des paliers plus profonds, l'apparition de
symptômes de la maladie de la décompression devient très
probable. Si peu de temps après le retour en surface, de tels
symptômes devaient se déclarer, il serait alors strictement
interdit de se réimmerger dans un but thérapeutique.
Les tissus rapides sont déterminants (restrictifs) pour les
paliers profonds. Ce sont ces tissus qui, lors de
désaturation insuffisante, déclenchent les symptômes graves
(accident neurologique, oreille interne etc.). C'est pour
cette raison qu'il faut tout faire pour pouvoir effectuer
correctement les paliers profonds.

RÈGLES
DE COMPORTEM
ENT:

S'il existe la possibilité de se réimmerger dans les 3 à 5 minutes


suivant le retour en surface, pour autant qu'aucun symptôme
physique n'ait fait son apparition, que l'on se sente bien
psychiquement et que la logistique (stock d'air) le permette, on :

• Re
plo
ngera
à laprofon
deurduder
nier
pal
ier entièr
ement
effectué
et onreferacomplè
tement
ce palier
.
• On
majore
ra de50% les
tem
psdes
paliers
moins
profonds
(rè
gle
Approxima
tive)parrapport
à ceu
x indiqu
és parlatab
le.
(Paliers
* 1,5)

Comme cette plongée ne correspondra plus à aucun groupe


répétitif de sortie, on ne franchira pas de col ni ne prendra
l'avion dans les 7 heures, ni ne replongera dans les 12 heures.

Bien entendu, si seul le palier de 3 (2) mètres est écourté,


l’on refera le palier de 6 (4) mètres normalement et seul le
temps du palier de 3 (2) mètres sera multiplié par 1.5.
Pour les paliers de 9 et 12 mètre appliquez le protocole de
REMO
NTÉE
ENCATASTROPHE
(voiranne
xe)

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

RÈGL
ESDECOMPORTEMENT
LORSDEFROI
D EXTRÊME
OU E
D GR
OS
EFFOR
TSPHYSIQ
UES:
Dans ces deux cas, la quantité d'azote dissous est plus grande
que celle prise en considération pour le calcul de la table. Ce
phénomène est dû dans le cas du froid au ralentissement de
l'élimination de l'azote dans les extrémités, suite à la
vasoconstriction périphérique en fin de plongée. Lors de l'effort
physique, la quantité d'azote dissoute sera plus grande suite à
une irrigation accrue durant cet effort physique.

Dans ces deux cas, on


majore
le tem
psdeplo
ngée
d’u
ne valeur,
soit une fois de plus que la normale, ce qui veut dire :

• Lors d'un temps de séjour tombant entre deux valeurs de la


table: majorer deux fois (en temps normal - une fois).

• Lorsque la durée du séjour correspond à une valeur de la table :


majorer d'une valeur (pas en temps normal).

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

EXERCICES
1.
Énumère chaque table de calcul utilisée par la FASSAS et
explique brièvement leur signification.

2.
Quels aspects essentiels de sécurité ont été « intégrés »
aux calculs des tables de plongée Bühlmann/ 86 ?

3.
Définis : Le temps total de plongée (TPT), le temps de séjour au
fond (SF), la courbe de sécurité (TC), le palier de sécurité
(PP), le temps de décompression (TPal), le temps de descente, le
temps de remontée, le temps de désaturation, le temps
d'intervalle
(Int), la majoration de temps (Maj), le groupe répétitif (GR),
la profondeur de la plongée (P.,).

4.
Où, dans l'utilisation de la table, arrondit-on les données
réelles de profondeur et de temps, soit vers le bas, soit vers
le haut ? Explique cela à l'aide d'un schéma simple.

5.
Quelles sont les situations extraordinaires qui peuvent
survenir entre une plongée et l'application de la table ?

6.
A la fin d'une plongée à grande profondeur, tu t'es attardé pour
voir des choses intéressantes. De ce fait, tu es remonté beaucoup
plus lentement que la table l'aurait prévu. Comment peux-tu
rectifier le profil de ta plongée à l'aide de la table ?

7.
Décris l'utilisation de la table lors d'une plongée avec une
activité physique extrême et/ou dans une eau très froide.
Explique les réactions physiologiques majeures.

8.
Quelle signification physiologique a les lettres de la table des
'groupes répétitifs' ?

9.
Quelles indications peut-on retirer de la table de majoration
de temps ?

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

10.
Quelle signification physiologique à la 'majoration de temps' ?

11.
Pourquoi les majorations de temps diminuent-elles lorsque
la profondeur augmente ?

12.
Que comprends-tu par 'courbe de sécurité' pour une certaine
profondeur ?

13.
Pourquoi, dès une profondeur de 42 mètres et au delà n'y a-t-
il plus de plongée dans la courbe de sécurité ?

14.
Quelle est la vitesse de remontée correcte ? Donne minimum
deux raisons pour expliquer pourquoi elle est relativement
basse (en comparaison, par exemple, avec les tables US Navy).

15.
Quelle recommandation y a-t-il concernant la vitesse de
remontée pour la plongée profonde au-delà de 25 à 30 mètres ?

16.
Comment peux-tu déterminer le GR après plusieurs plongées dont le
temps de séjour au fond est plus petit que celui de la courbe de
sécurité pour chaque profondeur ?

17.
Quelle est la signification physiologique et pratique du GR 'O' ?

18.
Quelle est la procédure conseillée pour le temps d'attente,
après une plongée, en utilisant la table de calcul pour le
franchissement d'un col et vol sans cabine pressurisée ?

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

19.
Pourquoi doit-on utiliser une table spéciale pour prendre l'avion,
franchir un col, etc., après une plongée ?

20.
Quelles sont les recommandations concernant les temps de
repos lors de plongées 'illimitées' ?

21.
Peut-on combiner les différentes tables (Bühlmann, GERS, US-Navy)
? Argumente ta réponse.

22.
Peut-on combiner les différentes tables Bühlmann (76, 83, 86)
? Argumente ta réponse.

23.
Détermine la majoration de temps pour les GR suivants et
les profondeurs planifiées :

GR : A, profondeur : 21 m / GR : C, profondeur : 42
m GR : 0, profondeur : 53 m / GR : E, profondeur :
17 m GR : F, profondeur : 35 m / GR : G, profondeur
: 28m

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

24.
Détermine le GR à la fin des intervalles donnés :

GR au début : A, intervalle 2hl5'


GR au début : C, intervalle 0h18'
GR au début : D, intervalle 0h3l'
GR au début : E, intervalle 4hl0'
GR au début : F, intervalle Oh46'
GR au début : G, intervalle 2h00'

25.
Plongée :
450 m/mer, Pmax, = 25 m, SF = 15', cons. spéc. à 1 bar:
20 L/min., bouteille : 10 à 200 bars.

Recherche :
Profil de la plongée, cons. tot., la bouteille suffit-elle, le
solde d'air, le temps d'attente jusqu'à l'envol (avion de ligne)
?

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

26.
Plongée :
406 m/mer, Pmax = 31 m, SF = 14', cons. spéc. à 1 bar: 25
I/min., bouteille: 12 à 180 bars.

Recherche :
Profil de la plongée, cons. tot., la bouteille suffit-elle, le
solde d'air, temps d'attente jusqu'à ce que je puisse franchir
un col à 2300 mètres ?

27.
Plongée :
Niveau de la mer, départ 1ère plongée à 10h30, plongée dans la
courbe, Pmax = 29 m, intervalle de surface lh09', Pmax, de la
2e plongée - 20 m.

Recherche :
Profil de la plongée, durée du séjour au fond à 20 m pour
arriver à la limite de la courbe de sécurité, puis-je rentrer
chez moi à
14h00 avec un avion de ligne ?

28.
Plongée :
Entre 0 et 700 m, départ 1ère plongée à 09h00, Pmax, = 35
M, SF = 24', intervalle de surface 1h25', Pmax, de la 2e

Plongée = 32 m, SF = 14', bouteilles pour les deux plongées : 2 x


12 à 210 bars, cons. spéc. à 1 bar: 20 l/min.

Recherche :
Profil des deux plongées.
Les bouteilles suffisent-elles pour réaliser les deux plongées

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

29.
Plongée :
A 11h40 tu as terminé une plongée dans le GR= G. Après deux
heures d'intervalle, tu commences ta 2e plongée, P, = 32m, TPT =
36'
(plongée, remontée, paliers).

Recherche :
Profil de la seconde plongée avec les calculs et
indications nécessaires.

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

SOLUTIONS
1.
Le système des tables de plongée BÜHLMANN « 86 » comprend les
tables individuelles suivantes :
• Courbe de sécurité et table de plongée de 0 à 700 mètres.
• Courbe de sécurité et table de plongée de 701 à 2500 m.
• Table des intervalles de surface valable de 0 à 2500 m, y
compris les temps d'attente avant l'envol en avion ayant
une cabine pressurisée et les intervalles de temps jusqu'à
la désaturation totale.
• Table de majorations pour les plongées à des altitudes de 0 à
2500 mètres, à des profondeurs de 9 à 57 mètres, ainsi que
pour le calcul de groupes répétitifs pour des plongées
effectuées dans la courbe de sécurité.
• Franchissement de cols et vols en avions non pressurisé jusqu'à
une altitude de 4000, mètres.

2.
La nouvelle table de plongée Bühlmann « 86 » comprend les
aspects de sécurité suivants :
• Prise en considération d'un profil de plongée carré.
• Majoration de la profondeur pour le calcul d'un mètre plus 3 %
de la quantité de gaz inerte dissous.
• Emploi du modèle mathématique le plus moderne disponible au
monde correspondant aux dernières connaissances en matière
de recherche sur la physiologie et la décompression, le ZHL
12.
• Résultats reposant sur une expérience continue de plus de 20
années.
• Appuyés par un large éventail de plongées d'essai, tant en
chambre hyperbare qu'en milieu ouvert, à des altitudes allant
jusqu'à 4800 mètres et des profondeurs allant jusqu'à 580
mètres
(en caisson).
• Mise en pratique satisfaisante auprès des plongeurs sportifs et
professionnels (travaux en caisson).
• Tests concluants avec l'emploi de mélanges gazeux (héliox,
nitrox, trimix).
• Vitesse de remontée de 10 mètres par minute.
• Prescriptions d'arrondissement des valeurs intermédiaires.
• Recommandations de conduite à tenir en cas de situation
inhabituelles.

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

3.
Définitions :
Séjour ou fond (SF) : Temps s'écoulant de l'immersion
jusqu'au début de la remontée définitive.
Temps de courbe (TC) : Temps de séjour maximal à une
profondeur donnée, au terme duquel on peut encore refaire
surface, en respectant la vitesse de remontée, sans avoir à
effectuer de paliers.

Temps de plongée total (TPT) Temps s'écoulant de l'immersion au


retour en surface.

Palier de principe (PP) Arrêt d'une minute à trois mètres,


respectivement à deux mètres en altitude, à des fins
prophylactiques (sans rapport avec les paliers de décompression
à proprement parler).

Temps de palier (Tpal): Temps que l'on doit séjourner au niveau à


la profondeur indiquée par la table, afin que l'on puisse
éliminer le surplus d'azote dissous en cours de plongée sans
qu'il y ait apparition de symptômes de problèmes, au terme duquel
on peut poursuivre la remontée.

Temps total de paliers (TTP) Somme des temps individuels


de chaque palier de décompression.

Temps de descente (TD) Temps mis, au départ de l'immersion,


pour atteindre la profondeur de la plongée (est compris dans le
temps de séjour).

Temps de remontée (TR) Temps mis, depuis le moment où l'on


quitte définitivement le fond, pour atteindre le premier palier
de décompression ou la surface lors de plongées dans la courbe de
sécurité.

Temps de désaturation total (TDD Temps s'écoulant de la sortie


de l'eau à l'atteinte du groupe répétitif 'O'.

Intervalle de surface (Int): Durée de l'intervalle séparant


deux plongées.

Majoration (Maj): Temps de séjour au fond fictif que l'on ajoute


à la durée de la plongée successive, qui correspond au temps que
l'on aurait du séjourner à la profondeur de la seconde plongée
pour obtenir une saturation équivalente à la saturation
résiduelle qui sera la nôtre au départ de cette seconde
immersion.
Groupe répétitif (GR): Désignation de la valeur de la
sursaturation résiduelle du corps en gaz inerte à la
surface.

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

4.
Prescriptions d'arrondissement :

Temps Profonde
ur
Temps de séjour (*) lors de Profondeur actuelle lors de
MAJOR
ER la définition d'un GR et la définition d'un GR et
d'un plan de décompression. d'un plan de décompression.

L'intervalle de surface La profondeur d'immersion


DIMIN
UER lors la définition d'un GR projetée lorsqu'il faut
pour une plongée définir une majoration.
successive.

* Majorer le temps d’une valeur en cas de froid extrême ou


de grands efforts physiques.

5.
Sont considérées comme situations inhabituelles :
• Vitesse de remontée fortement ralentie (<10 m/sec.).
• Remontée rapide contrôlée ou en catastrophe.
• Rattrapage de décompression (resp. paliers interrompus).
• Froid extrême.
• Gros efforts physiques.

Pour de telles situations la FASSAS préconise des règles


de comportement particulières.

6.
Lors de remontées à une vitesse nettement plus lente que celle
conseillée (10 m/min.), il convient de soustraire la durée
d'une remontée normale du temps du séjour, puis d'effectuer une
décompression en rapport.

7.
Les règles de comportement lors de froid extrême ou de
gros efforts physiques :

Dans ces deux cas, on majore une fois le temps de plongée :

Exemple :

42m. 18min. -> majoration d’une valeur -> prendre 21 minutes

42m. 16min. -> prendre 18min -> majoration d’une valeur = 21


minutes

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

Raisons : Dans ces deux cas, la quantité d'azote dissout est plus
grande que celle prise en considération pour le calcul de la
table. Ce phénomène est dû dans le cas du froid au ralentissement
de l'élimination de l'azote dans les extrémités, suite à la
vasoconstriction périphérique en fin de plongée. Lors de l'effort
physique, la quantité d'azote dissoute sera plus grande suite à
une irrigation accrue durant cet effort physique.

8.
La quantité d'azote résiduelle dans notre organisme en fin de
plongée est définie par une lettre de 'A' à 'H'. Plus cette
quantité est grande, plus la lettre la définissant est basse. Par
conséquent, le temps de désaturation pour revenir où groupe 'O'
sera proportionnellement plus long, de même que le temps
d'attente avant un envol en avion. De même, la majoration pour
une profondeur donnée sera d’autant plus grande que la lettre
définissant le groupe répétitif sera éloignée de 'O'.

9.
Lors de plongées dans la courbe de sécurité, pour lesquelles le
temps de séjour au fond est plus court que la valeur de la
courbe de sécurité, il convient de rechercher le coefficient de
sortie dans la table des majorations. Pour toutes les autres
plongées dans la courbe, on utilisera la table normale (premier
temps de séjour pour chaque plongée jusqu'à 42 mètres).

10.
La majoration correspond au temps que le plongeur aurait dû
séjourner à la profondeur de la plongée envisagée pour dissoudre
la même quantité d'azote que la sursaturation résiduelle
restante qui est la sienne avant la seconde immersion.

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

11.
Plus nous plongeons profond, moins de temps nous devons y
séjourner pour dissoudre une même quantité d'azote. C'est
pour cette raison que, pour un groupe répétitif donné, le
temps de majoration diminue avec une profondeur envisagée
plus grande.

12.
Le temps de la courbe de sécurité (TC) est le temps de séjour
(TS), après l'écoulement duquel, en respectant la vitesse de
remontée (qui est de 10 m./min.), on peut refaire surface sans
avoir à effectuer de paliers de décompression. Il est cependant
recommandé d'effectuer un palier de principe d'une minute à
trois mètres, respectivement à deux mètres en altitude.

13.
Il est évident qu'il existe encore un certain temps dans la
courbe de sécurité à grande profondeur. Ces derniers sont
cependant si courts que ces plongées ne sont pas réalisables dans
la réalité et que ces données ne sont d'aucune utilité pour le
plongeur sportif. Ceci mis à part, pour des raisons juridiques et
d'assurances, il est expressément déconseillé de promouvoir la
plongée profonde (en dessous de -40 mètres).

14.
La vitesse de remontés correcte pour toutes les tables BÜHLMANN
est de 10 mètres par minute. En remontant de profondeurs plus
importantes, on peut remonter à une vitesse allant jusqu'à 15
mètres/minute, jusqu'à environ 25 mètres. Il est démontré de
manière indiscutable que l'adoption d'une vitesse de remontée
lente représente la meilleure prévention de la surpression
pulmonaire et des formes graves de l'accident de décompression.
Ces connaissances se sont également imposées sur le plan
mondial.

15.
Lors de la remontée de grande profondeur, on peut remonter à
une vitesse maximale de 15 mètres/minute jusqu'à la profondeur
de 25 mètres (voir également question 16). La base de cette
recommandation repose sur le fait que l'on empêche ainsi de
saturer initialement les tissus dits lents en cours de remontée.

16.
Le groupe répétitif pour cette plongée doit être lu sur la
table des majorations.

17.
GR 'O' signifie que le processus de désaturation dans
l'organisme est terminé, tout au moins en ce qui concerne les
tissus déterminants dans la plongée sportive. Par conséquent, la
plongée
TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN
THEORIE DE LA PLONGEE

effectuée dès ce moment se calcule sans majoration, comme


une première plongée.

18.
On recommande de séjourner une heure au niveau du
déroulement de la plongée et de n'entreprendre qu'ensuite une
montée en altitude régulière pour atteindre l'altitude envisagée,
laquelle ne devra en aucun cas être atteinte avant l'écoulement
du temps indiqué sur la table. Pour des valeurs intermédiaires,
prendre en considération l'altitude supérieure.

19.
Après un séjour de longue durée à une altitude donnée, soit à
une certaine pression ambiante, tous les tissus de l'organisme
sont adaptés à cette pression. Cela veut dire que la tension de
gaz inerte dissoute dans chacun des tissus de cet organisme sera
en équilibre avec la pression partielle (Pp) du gaz concerné à
cet endroit. Lors d'une montée rapide en altitude (et en raison
de la baisse de la pression ambiante qui en découle), le
processus de désaturation commence durant le trajet déjà, chacun
des tissus a sa vitesse propre. Ce sont particulièrement les
tissus moyens et
lents qui seront à la 'traîne'. Ce qui aura pour influence que
ces tissus se trouveront momentanément en état de sursaturation
par rapport au milieu ambiant. Ces tissus seront déjà en état de
saturation avant la plongée, à l'image de ce qu'ils seraient au
sortir d'une première plongée. Parallèlement à ce premier
phénomène, les limites de tolérance des tissus diminuent avec la
décroissance de la pression. Afin de prévenir une apparition
possible de symptômes de maladie de la décompression liée avec le
gain d'altitude, il y a lieu de respecter des temps d'attente,
respectivement d'utiliser une table de plongée adoptée à
l'altitude.

20.
La FASSAS, ainsi que la majorité des fédérations de
plongée, recommande d'adopter la démarche suivante lors
de plongées
« Illimitées » intensives. Il s'agit de :

• L'intervalle de surface entre deux plongées ne devrait


jamais être inférieur à 2 à 2,5 heures.
• La profondeur devrait décroître à chaque plongée
successive entreprise le même jour.
• La seconde et la troisième plongée seront effectuées dans
la courbe de sécurité (Si les conditions les permettent).
• Environ tous les trois jours, il convient d'intercaler une
pause d'une demi-journée, donc au moins un jour par semaine.

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

21.
Il est d'usage de n'utiliser ensemble que des tables provenant
d'un même système, ayant les mêmes bases de calcul, les mêmes
prescriptions de sécurité (par exemple BÜHLMANN 0 - 700 et 701
-
2500). Tous les autres types de combinaisons sont strictement
interdites (par exemple BÜHLMANN avec US-Navy), car elles peuvent
entraîner des accidents mortels. Par ailleurs, un groupe répétitif
« A » de la table US-Navy désigne une toute autre valeur de gaz
inertes résiduels que la même lettre du système BÜHLMANN.

22.
Au contraire de la table BÜHLMANN 76, entre-temps remplacée, la
table 86, issue du modèle mathématique ZHL 12, contient des
marges de sécurité, un autre étagement en temps et en
profondeurs, ainsi qu'un autre profil standard de plongée. Ces
deux tables ne doivent dès lors pas être combinées.

23.
Courbe de sécurité, les GR et les temps d'attente avant de
prendre l'avion :

Altitude 0 - 700 mètres :


Prof ndeu
or C ourbe
d e roGupe répétit
if Temp
s d'at
tente
m sécurité
( min.)
(heur
es)

15 75 G 5
22 25 E 3
29 17 D 3
42 9 D 3
45 -- -- --
54 -- -- --

Altitude 701 - 2'500 mètres :


Profo
ndeur C ourbe
de Greouprépét
itif Te
mps d'atte
ntem sé
curité(min.)
(heur
es)

19 30 E 3
28 15 D 3
34 10 D 3
39 9 D 3
42 8 D 3
51 -- -- --

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

24.
GR, temps d'attente, temps d'intervalle pour le franchissement
de cols: (toutes les indications dans le tableau en
heures/minutes)

a) 12 m / 55 min.
GR 1900m 2450 m 2890 m 3100 m 3900 m .0.
D lh00 lh00 lh00 1h00 1h00 .3.

b) 21 m / 35 min.
GR 1900m 2450 m 2890 m 3100m 3900 m .0.
E 1H00 lh00 lh00 lh00 lh30 4

a) 30 m / 17 min.
GR 1100m 1710m 2410m 3780 m 4100m .0.
D 1H00 lh00 1h00 1h00 ? 3

d) 36 m / 20 min.
GR 1400m 2190 m 3000 m 3090 m 3670 m .0.
E 1H00 1H00 lh00 lh00 lh30 4

e) 48 m / 18 min.
GR 1850m 2510 m 2760 m 3488m 3500m .0.
F lh00 lh00 1H00 lh30 lh30 8

f) 54 m / 24 min.
GR 900 m 2330 m 2590 m 3010m 3487 m .0.
G 1HOO lh00 1 h30 3h30 3h30 12

25.
Majorations de temps :

GR Profondeur Majoration de temps


(mètres) (minutes)

A 21 12
E 17 59
C 42 10
F 35 27
„0“ 53 0
G 28 47

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

26.
Groupe répétitif à la fin de l'intervalle de surface :

GR au début Intervalle nouveau GR


(heures/minutes)

A 2h15 '0'
C 0h18 B
D 0h31 A
E 4h10 '0'
F 0h46 C
G 2h00 B

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

CALCULS
DE PLO
NGEE

27.

ALT. 450m s/m


Avant vol 3h

GR: C
3m

25m

15’ 3’ 1’

19’

Consommation :

20 * 3.5 * 15 = 1050
20 * 3.5 * 3 = 210
20 * 1.3 * 1 = 26

Total = 1286 L

Besoin :

Consommation = 1286
Réserve 10% = 129

Total = 1415 L

A disposition :

10L * 200b = 2000L -> La bouteille suffit

Il reste 2000 – 1415 = 585 l

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

28.

ALT. 406m s/m


Avant col 2300m 1h (à 406m.)

GR: D
3m

31m

14’ 3’ 1’

18’

Consommation :

25 * 4.1 * 14 = 1435
25 * 4.1 * 3 = 308
25 * 1.3 * 1 = 33

Total = 1776 L

Besoin :

Consommation = 1776
Réserve 10% = 178

Total = 1954 L

A disposition :

12L * 180b = 2160L -> La bouteille suffit

Il reste 2160 – 1954 = 206 l

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

29.

1ière plongée

ALT. 0m s/m
Intervalle = 1h09
10h30
10h51 GR: D
3m

29m

17’ 3’ 1’

21’

2ième plongée

ALT. 0m s/m
Pas de vol avant 15h24
GR: A 12h00
12H24 GR: E
3m

20m

Maj. 14’ 21’ 2’ 1’ Temps d’attente à 0m = 1h

24’ Temps d’att. avion = 2h

Pour rentrer à 14h -> trop tôt

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

34.
1ière pl
ongée

ALT. 0m-700m s/m


Intervalle = 1h25
9h00
9h40 GR: F
3m
6m

35m

24’ 3’ 4’ 9’

40’

2ième pl
ongée

ALT. 0m-700m s/m

GR : B 11h05
11h31 GR: F
3m
6m

32m

MAJ.11’ 14’ 3’ 2’ 7’

26’

Consommation 1ière plongée :

20 * 4.5 * 24 = 2160
20 * 4.5 * 3 = 270
20 * 1.6 * 4 = 128
20 * 1.3 * 9 = 234

Total = 2792 L

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

Consommation 2ième plongée :

20 * 4.2 * 14 = 1176
20 * 4.2 * 3 = 252
20 * 1.6 * 2 = 64
20 * 1.3 * 7 = 182

Total = 1674 L

Besoin :

Consommation 1ière plongée : = 2792


Consommation 2ième plongée : = 1674
Total = 4466
Réserve 10% = 447

Total = 4913 L

A disposition :

2 * 12 * 210b = 5040 L -> La bouteille suffit

Il reste 5040 – 4913 = 127 L

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

35.

1ière pl
ongée ->
sortie
en Gà11h40

2ième pl
ongée

ALT. 0m-700m s/m

GR : B 13h40
14h16 GR: G
3m
6m

32

MAJ.11’ 18’ 3’ 4’ 11’

36’

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

TABLE BÜHLMANN

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


THEORIE DE LA PLONGEE

TABLE BÜHLMANN

TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN


* * * ANNEXE * * *

P1) Con
naîtr
e les principes delatabl
e deplon géeBühm l ann,
le calc
ul de plongées
simpleset les
Plongéesdanslacou rbedesécur
ité (table« Majoration desplongées
succes
sives pour information
»)ai
nsiquelecalculdelacons
omma t ion d’air.
P2
) Ma
îtriser
l’utilisat
iondes tables
de plong
ées envigu
eurparlaFAS
SAS

Pourq
uoi étudier es
l tab
les de plongée?
Savoir planifier sa plongée en plaine pour plonger sans risque.

Un P1 plonge dans la courbe de sécurité : pour avoir la possibilité en tout temps de remonter en surface ! Un
P2 apprend à gérer des paliers et à faire des plongées à décompression.

ü Principe des tables Bühlmann


ü Courbe de sécurité
Qu’est-ce que la courbe de sécurité ? = « Toutes les plongée pour lesquelles on ne doit pas
faire de paliers ».

Pourquoi plonger dans la courbe ? Pour pouvoir remonter à tout moment.


c’est pourquoi il nous faut deux tables (la première (plaine ou altitude) pour voir la courbe de sécurité et
pour les plongées à paliers ; la troisième « tables des majorations » ( pour les plongées bien en deçà de la
courbe).
ü Manipulation pour plongée simple

Plongées« très dansla courbe »

Différents exemples :

Plongée de 37 min à 12 mètres : simple on ressort en C.

Plongée de 33 min à 27 mètres (la profondeur est dans la table, pas la durée ??) Prendre TOUJOURS DANS
LE SENS DE LA SECURITE prendre la valeur supérieure = 35 min à 27 mètres on ressort en F.
L’exemple est valable quand la profondeur ne figure pas sur la table
Prendre TOUJOURS DANS LE SENS DE LA SECURITE prendre la valeur supérieure
ü Manipulation pour plongée simple

P2 : utiliserla tabledes majorations


si vous plongez « très-
dans lacourbe ».

Utiliser latableBühlmann0-700 mou 700-2500m en


fonction de l’altitudeà laquelle vous plongez.
Différents exemples :

Plongée de 35 min à 24 mètre : simple àpaliers : 4 min à 3 mètres àon ressort en F

Plongée de 32 min à 27 mètres à prendre TOUJOURS DANS LE SENS DE LA SECURITE à prendre la valeur
supérieure = équivalent à 35 min à 27 mètresà paliers : 10 min à 3 mètres à on ressort en F.

Plongée de 41 min à 26 mètres àéquivalent à 45 min à 27 mètres à paliers : 3 min à 6 mètres / 18 min à 3
mètres à on ressort en G.

Plongée en altitude (P2)

La table pour la plongée en altitude s’utilise exactement comme celle en plaine.

Attention, le palier de 3 mètres est divisé en paliers à 4 et 2 mètres, mais le principe est exactement le même.
ü Manipulation pour plongée successive
Lors de la 2ème plongée, nous sommes en sursaturation (même si ce n’est pas dangereux), notre corps
contient des « micro-bulles d’azote » en plus ou moins grande quantité. Plus nous avons plongé longtemps
et profond, plus nous avons des « restes d’azote » dans le corps.
Pour le calcul de plongée, nous ne quantifions pas le nombre de bulles / le pourcentage de saturation. Le
principe est symbolisé par des lettres (à la fin d’une ligne sur une table de plongée). Nous disons « nous
sortons en A / B / C / etc… ». Plus la lettre est grande (loin dans l’alphabet), plus nous avons de micro-bulles
dans le corps et plus notre sursaturation est importante.

A la fin de la première plongée, nous déterminons (au bout de la ligne) en quel groupe répétitif nous sommes.
Cette lettre nous permettra de compter la majoration pour la deuxième plongée. Car les tables sont calculées
pour des plongeurs « état zéro » et non déjà en sursaturation (légère ou importante).

Par exemple : plongée de 36 min à 21 mètres àéquivalent à 40 min à 21 mètres à paliers de 2 min à
3 mètres à onsort enE .

Ensuite, nous prendrons la table des « intervalles de surface » PUIS celle des « majorations aux plongées
successives ». On doit connaître la profondeur de la plongée suivante ! Par exemple, 2ème plongée
envisagée à 18 mètres, une heure après la première.

E devient A après une heure. (Prendre dans le sens de la sécurité : nous avons plus que 45 min entre les
plongées mais MOINS que 4 heures !).
Le facteur A implique une MAJORATION de 14 minutes pour une plongée successive à 18 mètres (par
exemple, la majoration est de 25 min pour une plongée à 9 mètres, etc…).

MAJORATION

On peut symboliser ce temps (cette majoration) par du temps fictif. C’est un temps virtuel comme si on était
déjà resté X min à la même profondeur avant même de commencer sa deuxième plongée. Pour arriver à la
même situation si on était à « l’état zéro », on aurait déjà plongé 14 min à 18 mètres !

On va ensuite calculer ses paliers AVEC cette majoration. On a prévu de plonger à 18 mètres (2ème). Et on
fait par exemple : 42 min. Il faudra RAJOUTER les 14 min de majoration pour calculer ses paliers. à
équivalent à 60 min à 18 mètres à 5 min de paliers à 3 mètres.

Attention, si la première plongée est « très dans la courbe », il faut prendre la table des majorations pour le
GR de fin. On aura ainsi une lettre plus « faible » à on sera moins pénalisé pour la deuxième plongée.
Cf. exemple page suivante.
ü Temps d’attente pour la désaturation totale et pour le vol en altitude

Quelques exemples :
D devient A après 30 min d’attente / D est à 0% de saturation (comme si on n’avait pas plongé) après
3 heures. D peut prendre l’avion après 3 heures d’attente. Etc…

Temps intermédiaires : D devient A après une heure… car nous avons dépassé les 30 minutes, mais PAS
ENCORE ATTEINT les trois heures pour l’autorisation de prendre l’avion !
ü Consommation d’air
On respire la même quantité de VOLUME, pas de « particules » d’air. Donc, à 10 mètres, si la pression
augmente * deux, on respire deux fois plus de « particules » (compression des gaz).

Consommation d’air durant la plongée

= consommation penda
nt le séjouraufond
(ycompris
la descente)
+ Consommationpendant la remontée
+ Consommationpendantlespaliers de
sécurité etdedécompression
+ 10%demargesde sécurité

Air à disposition =
Volume de la bouteille * pression de gonflage
Un plongeur débutant respire en moyenne
25l/min(P1)

** (unP2 peutestimer respirer à 20l/min) **

Consommation réelle =
Consommation en surface * pression (totale, ambiante)
ü Précaution : froid / effort
Pour augmenter la sécurité, on prend une ligne en TEMPS supplémentaire. (Une ligne plus « restrictive »
àQui donne plus de paliers).
ü Ordinateur de plongée

Profondeur actuelle Temps de plongée total

Profondeur maximale Courbe de sécurité ou paliers


25’
ou 3m 1’

Un ordinateur de plongée calcule régulièrement la pression ambiante, il peut donc chaque fois re-calculer
la saturation des différents tissus qu’il a en mémoire. Il indiquera ainsi « moins de paliers » qu’une table
standard. Cf. schématisation d’une plongée. (Tout le temps est pris comme s’il avait été passé à la
profondeur max).
* * * TABLES DE PLONGÉE * * *
P2)Connaître
la procédure etlecalculd’un
e plongée après unerem
ontéetroprapide.

Savoir réagir correctement dans les situations inhabituelles de plongée

ü Remontée trop rapide

A) Remon
tée catastrophe ouenballonjusqu’en surface

B) Remontéepartielle ettrop rapideavantlazonedespaliers

C) Décomp
ressioninterrompueouincomplète (problèmed’air,autre)

En tous les cas pas de successive dans les 24 heures après une telle remontée
Pas de franchissement de col dans les 12 heures
En cas de vertiges ou autres troubles, interdiction de se ré-immerger.
Procédure

A) Remontée catastrophe ou en ballon jusqu’en surface

Si aucun symptôme uniquement et dans un délai de 2 à 3 minutes maximum

• Redescendre à la moitié de la profondeur maximale de la plongée


• Y rester 5 minutes
• Prendre le temps total au moment d’entamer la remontée pour le calcul des paliers

Au moindre symptôme, interrompre la plongée, déclencher les secours et inhaler de l’oxygène.

Exemple :

• Profondeur 40 mètres
• Remontée trop rapide
• Temps à l arrivée en surface 10 minutes
• Surface 2.5 minutes
• Paliers à effectuer ?
B) Remontée partielle et trop rapide avant la zone des paliers

Si on peut la stopper, attendre au minimum à la profondeur à laquelle on a pu stopper la remontée le temps


qu’il aurait fallu pour atteindre cette profondeur à la vitesse de 10 mètres/minute.

Ensuite reprendre la remontée et faire les paliers sur le temps total à ce moment.
C) Interruption de paliers

3 à 5 minutes maximum en surface avant la ré immersion

• Redescendre au palier précédent celui interrompu, le refaire complètement


• Majorer les suivants de 50%

Pas de successive avant 12 heures et pas de passage de col ou d’avion avant 7 heures minimum.

IMPORTANT

Cette procédure est valable uniquement pour les paliers de 3 et 6 mètres. Pour les paliers plus
profonds, appliquer la procédure remontée en ballon c’est-à-dire redescendre à la moitié de la
profondeur, y rester
5 minutes et calculer les paliers sur ce nouveau temps de plongée.

Indication supplémentaire, la plongée en lac peut être considérée comme une plongée « inhabituelle »

Froid intense, effort accru, stress, consommation exagérée

Le froid a un effet vasoconstricteur. Conséquence : irrigation sanguine périphérique ralentie et ralentissement de la


désaturation.

L’effort augmente l’irrigation sanguine au niveau des muscles d’où une saturation accrue avec pour conséquence
une quantité de gaz inerte supérieure à la moyenne durant la phase finale de la décompression. Possibilité de
puces, marbrures, rougeurs voir bends.

L’effet est le même en cas de stress amenant une consommation d’air exagérée. Il y aura également une saturation
accrue.

Certains ordinateurs tiennent compte de la consommation d’air et de la température de l’eau pour calculer les
paliers.

Règle :

Pour les cas mentionnés ci-dessus, prendre la valeur supérieure (dans le sens de la sécurité) pour le
temps de plongée. (Entre deux valeurs, prendre celle qui suit la normale).
En cas de plongée dans la courbe, diminuer le temps normal prévu dans la courbe de 5 minutes.
L’organisation de la plongée va dépendre du type de plongée, des conditions
météo, de l’expérience des plongeurs, des autorisations à plonger sur les sites
et d’après deux critères très importants :

INTERET ET SECURITE

Avant la plongée Pendant la plongée


1 - Bien contrôler l’ensemble de tout votre matériel 1 - Surveillez-vous mutuellement (réserve baissée
avant son départ (y compris les sangles, les boucles, malencontreusement, début de narcose, plongeur
les joints en réserve, les tables immergeables etc..). accroché dans un filet ou dans la ferraille lors d’une
visite d’épave).
Il est bon de faire faire réviser son matériel régu-
2 - Respecter les paramètres profondeur/temps pré-
lièrement pour éviter des ennuis plus ou moins
vus avant l’immersion.
graves (entre autre votre détendeur), qui pour-
raient perturber votre plongée, surtout si vous 3 - S’il y a du courant, faites votre plongée contre le
vous trouvez loin de chez vous. courant en partant, pour pouvoir revenir avec le cou-
rant.
2 - Contrôlez la pression de votre bloc de plongée.
4 - Ne vous approchez pas des filets ou des lignes
3 - Soyez en règle avec les contrôles TIV, ainsi que de pêche).
les contrôles du service des mines. (voir les périodes
dans la partie matériel de plongée, en fin de fasci- 5 - Ayez vos instruments en permanence à portée
cule). de main de façon à pouvoir faire un contrôle rapide
des paramètres profondeur/temps et manomètre.
4 - Ayez les N° de téléphone des pompiers, du Samu,
6 - Revenez au «Bout» impérativement pour faire
du caisson le plus proche, sous la main.
vos paliers en toute sécurité.
5 - Renseignez-vous où se trouve le téléphone le plus 7 - N’oubliez pas «le tour d’horizon» lorsque vous
proche (avoir une carte de téléphone ou de la mon- approcher des 3 mètres, pensez aux voiliers qui ne
naie). font pas de bruit et dont la quille fait souvent plus de
3 à 4 mètres de hauteur.
6 - Renseignez-vous sur les autorisations à vous pro-
curer pour pouvoir plonger sur le site (avec un direc- 8 - N’oubliez pas le signe OK en arrivant en surface
teur de plongée) pour signalé au bateau que tout va bien. (en lac, le
signe se fait en direction de la berge, vers l’endroit
7 - Ayez une petite trousse de secours avec le mini- où se trouve le responsable de plongée.
mum, y compris aspirine et eau potable non gazeuse.

8 - Oxygène (à la charge du directeur de plongée).


Après la plongée
8 - Ayez de quoi écrire (GPS et Heure de sortie). 1 - Déséquipez-vous rapidement en rangeant cor-
rectement votre matériel dans votre sac de plongée.
9 - Contrôlez-vous mutuellement (réserve haute, robi-
nets ouverts). 2 - Notez «l’heure de sortie» et le «GR»
3 - En mer rincez votre matériel à l’eau douce.
10 - Regarder le fonctionnement des différents Gilets
des plongeurs de votre palanquée, ainsi que l’endroit 4 - Soyez attentif aux éventuels puces ou moutons,
où se trouve les réserves avant de partir en plongée, si cela était le cas, prévenez le directeur de plongée,
cela pourrait être très utile lors d’un sauvetage éven- ou allez au caisson le plus proche, si ces déman-
tuel. geaisons se produisaient à votre retour chez vous.
Dangers du milieu et du terrain

Attention ou vous mettez les doitgs


Respectez l’environnement

A - Dûs au milieu proprement dit:


1 - Les vagues.
2 - Les courants.
3 - Les marées (si vous plongez dans un pays étranger).
4 - Les écueils et les rochers (risques de coupures).
5 - L'eau trouble.
6 - Le froid.
7 - Les grottes et les tunnels (risque de soulèvement de vase = visibilité nulle).
8 - Les failles (étroites = risque de rester coincé).

B - Dûs à l'intervention de l'homme:


1 - Lignes et filets perdus (accrochage dans la robinetterie).
2 - Les épaves (nuage de vase et ferraille qui risque de se briser).
3 - Les bateaux (les hélices, ainsi que la quille des voiliers).
4 - Les explosifs.

C - Dûs à la faune et à la flore


1 - Animaux vénéneux (à ne pas consommer).
2 - Animaux venimeux, agresseurs éventuels (ex: rascasse, murène, congre,
poisson pierre (mimétisme très spectaculaire).
3 - Les algues, laminaires (enlacement dans la robinetterie).
4 - Coraux (brûlures), dans les mers chaudes.

RÈGLE GÉNÉRALE

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MATERIEL

²1- La bouteille ²4 - L’ordinateur


Capacité - Pressions - Matériaux - Identification
²5 - Le manomètre
Service des Mines - T.I.V. - Robinetterie
² 6 - La boussole
²2- Le détendeur
² 3 - Le profondimètre ² 7 - Le parachute

Quelques mots sur l’épreuve


1 - La bouteille Pour notre sécurité la législation nous impose de faire
tester nos bouteilles à une pression d’épreuve qui est
égale à 1,5 fois la pression de service
Différentes capacités Exemple:
200 bars PS x 1,5 = 300 bars (PE)
De 4 à 18 litres, en simple, double (bi-bouteille), voir
triple à adapté en fonction des différentes utilisations L’intervalle de temps entre deux épreuves va être de 2 ou
et de la morphologie des plongeurs. 5 ans suivant le cas.
Exemples: bloc de 4 litres pour la plongée enfant,
et 3 x 15 litres pour plongée spéléo.

Différentes pressions de service


176 bars - 200 bars - 230 bars T.I.V.
(Technicien en Inspection Visuelle)

Différents matériaux
Acier, Alu
réépreuve obligatoire chaque 05 ans auprés
Identification de la bouteille d'un organisme agrée par le ministere des mines
Ces indications sont gravées sur le haut de la decret exécutif 90/245 (Algérie)
bouteille
1 - Le nom ou le sigle du fabricant.
2 - La capacité (en litres).
3 - Le poids de la bouteille nue (fût).
4 - Le n° de la série de fabrication Le T.I.V. est une personne profésionelle qui effectue
(ex:97AA12351). une inspection visuelle annuelle (intérieur et extérieur de
5 - La nature du gaz (Air). la bouteille) et qui autorise son utilisation pour une
6 - La pression de service (PS). année si son état est correct, en apposant sur le haut du
7 - La pression d’épreuve (PE). fût de la bouteille un autocollant pour l’année en cours
8 - La date de première épreuve suivi du signifiant que cette bouteille a bien été contrôlée par un
poinçon des Mines (en Algérie, étoile et un T.I.V. (sans cet autocollant la bouteille ne pourra pas être
croissant). gonflée).
L A RO B I N E T T E R I E 2 - Le détendeur

Comme son nom l'indique un détendeur va détendre


La réserve l'air comprimé contenu dans la bouteille(200 bars!... dur
à respirer), cette action se passe en deux temps afin
d'améliorer au maximum notre confort respiratoire :
1 - Le premier étage (celui que vous gréer sur la bou-
teille) va réduire la pression de service à la moyenne
pression (environ 9 bars)
2 - Le deuxième étage (celui que vous avez en bouche)
va réduire la moyenne pression en pression ambiante
(profondeur à laquelle vous êtes).
Le flexible qui relie le premier étage au manomètre
est à la pression de service (pression du bloc)

Le flexible qui relie le premier au deuxième étage,


et au direct-système, est de la moyenne pression.

Sur tous les détendeurs actuellement sur le marché,


Tant que la pression de la bouteille est supérieure à la les sorties haute pression sont gravées "HP" et de plus les
force du ressort de réserve, l’air passe librement. filetages "HP" et Moyenne Pression sont différents.
Lorsqu’au cours de la plongée la pression diminue et
que l’équilibre va s’éffectuer (Force du ressort = PS), le Utilisation et entretien du détendeur
ressort va freiner le passage de l’air d’où la difficulté à Lorsque vous gréer votre détendeur n'oubliez pas de
respirer qui annonce le passage sur réserve. serrer le volant avec modération, de façon à ce que le 1er
Par le fait de baisser la tige de réserve, celle-ci va com- étage soit libre en rotation (ce n'est pas parce que vous
primer le ressort et libérer le passage d’air. serrez fort que l'étanchéité sera meilleure, au contraire!)
Évitez les chocs (avant pendant et après la plongée).
Ceci dit le manomètre a de plus en plus tendance à
remplacer la réserve pour des raisons de fiabilité Évitez de le laisser traîner (vase, sable).
(connaissance de la pression exacte = plus grande sécu- Évitez les entrées d'eau (soufflez le bouchon du pre-
rité) et de simplification (technologie et signes). mier étage, mais le bon coté et surtout ne pas souffler le
filtre).
Rincez votre détendeur à l'eau douce ( en ayant au
préalable pris soin de remettre le bouchon sec du 1er
La conservation étage.
Évitez de faire des angles vifs avec les flexibles lors
du rangement.
Comprend le robinet de la bouteille plus tout le
- Pour que votre confort et surtout votre sécurité soitt
système de conservation
assuré pensez à le faire réviser annuellement par un spécia-
liste (un vrai professionnel).
C'est la partie la plus fragile de la bouteille:
Le givrage du détendeur
1 - Éviter les chocs (risque de fuites)
L e givrage du détendeur est plus désagréable que
2 - Éviter les entrées d'eau en purgeant avant le gon- grave sachant que dans la plupart des cas le détendeur va
flage et avant de gréer le ou les détendeurs : se mettre en débit continu (donc respirable, sauf débit
corrosion intérieure trop important).
oxydation du mécanisme du détendeur)
3 - Éviter de trop serrer en fermant le volant de
conservation (écrasement du clapet = fuite).

40
Le givrage est dû à l'action de détendre de l'air (de 200 Facteur favorisant le givrage
à 9 bars) d'où un abaissement de sa température. L'air - température de l'eau inférieure à 8-10 degré
froid qui entre en contact avec les parties métalliques - volume d'air détendu : (respiration importante,
internes du détendeur qui lui est déjà froid et pour peu gonflage du gilet, passage d'embout fusant ).
que l'air soit humide, il y a formation de paillettes de - Air humide, profondeur.
glace qui vont nuire à l'étanchéité du système.

Principe de fonctionnement

Sortie MP Pression Hydrostatique Piston Entrée HP


Le
premier
Etage
Sortie MP
Fonctionnement : HP

L’air de la bouteille
pénètre dans le détendeur à
travers un filtre en bronze Siège
fritté, puis passe au travers
du siège et du clapet.

La pression à l’intérieur
de la chambre MP et du Ressort Joints toriques Sortie HP Clapet
Sortie MP
tuyau augmente, et
s’exerce donc sur le piston.
Au fur et à mesure que cette pression augmente, le piston est repoussé vers son clapet.

Lorsque cette pression a atteint la valeur de 9 bars environ, le clapet piston redescend jusqu’à obstruction du
siège sur le clapet et empêche alors l’air de passer vers la chambre M.P.

Le ressort est réglé de telle sorte que le clapet est maintenu à l’écart du siège et ceci jusqu’à ce que la valeur MP
soit égale à 9 b. environ; valeur à laquelle le clapet est plaqué contre son siège.

Le deuxième étage
Fonctionnement:
1- Le détendeur est monté sur un bloc et la
robinetterie est ouverte. La MP s’établit car le
clapet du 2ème étage ferme le volume MP. La
force exercée par le ressort est suffisante pour
maintenir l’ensemble fermé.
2- Le détendeur est mis en bouche , on s’im-
merge. L’eau pénètre dans la chambre humide
et la pression ambiante PA vient appuyer sur la
membrane. Celle-ci se déforme sous l’effet de
l’inspiration, et par l’intermédiaire du levier,
vient tirer en arrière le clapet qui se décolle du
siège.
4 - Le profondimètre 5 - L’ordinateur

Nous avons vu que pour connaître les paramètres de Un ordinateur n’est autre qu’un profondimètre élec-
notre plongée, il fallait connaître le temps de plongée et tronique, auquel on a rajouté un module de calcul des
la profondeur maximale atteinte. paliers en fonction du temps et de la profondeur à
laquelle on se trouve et ceci en temps réel. (voir schéma).
Dans le cas d’un profondimètre mécanique, il faut lui
ajouter une montre, ce qui nous fait deux instruments Les fonctions supplémentaires d’un ordinateur sont :
sur les bras. - calcul de plongée successive (intervalle, majoration)
Si on utilise un profondimètre électronique, non seul- - calcul de la vitesse de remontée idéale en fonction de
ment il prendra en compte les paramètres vus plus haut, la profondeur.
tels que: - gestion de l’air (pour certains appareils).
- profondeur instantanée. - tient compte des remontées trop rapides.
- profondeur maxi. - alarmes visuelles et sonores.
- temps de plongée (avec démarrage automatique dès - possibilité de se connecter sur un P.C.(édition de gra-
l’immersion, entre cinquante centimètres et un phique, carnet de plongée).
mètre) ce qui une très bonne sécurité.
Devant cette technologie, il faut tout de même ne pas
Mais en plus, suivant les modèles il indique: négliger le fait de connaître parfaitement les lois qui
- intervalle surface. régissent la plongée «en tables», car les règles de sécurité
- température de l’eau. qui s’appliquent avec celle-ci sont les mêmes que pour la
- mémoire plongée avec un ordinateur.
- alarme visuelle et parfois sonore pour la vitesse de
remontée. De plus avec la quantité de paramètres que prend en
compte un ordinateur, il devient de plus en plus person-
Votre instrumentation qu’elle quelle soit est fragile, alors nel. (ne pas plonger le matin avec un ordinateur et
pensez à la protéger et à l’entretenir. l’après-midi avec les tables.
Une boîte en plastique du style»TUP percée fera parfaitement Mais le gros avantage d’un ordinateur est aussi de
l’affaire. pouvoir faire moins de paliers. (voir schéma).
Stockez votre appareil rincé à l’eau douce et séché.
Paliers
Paliers
ntée
ntée

Remo
Remo

Temps et profondeur pris en compte par les tables de Temps et profondeur pris en compte par l’ordinateur
plongée Buhlmann

La partie grisée montre bien la différence entre le temps et la profondeur pris en compte par l’ordinateur par rapport aux tables de
plongées, l’ordinateur suit pas à pas la progression de la plongée.

42
4 - Le manomètre 6 - Le parachute

Le manomètre sous-marin permet de contrôler à tout Le parachute de repérage d’une forme très allongée
instant la pression que vous avez dans votre bouteille, ressemble à un long saucisson d’une dizaine de litres.
c’est un instrument indispensable et combien appré-
ciable. Lorsque vous êtes au palier, loin du bateau, vous gon-
flez le parachute qui flottera et qui dépassera d’environ
Vous changerez votre manière de plonger grâce à un mètre cinquante le niveau de l’eau.
l’utilisation du manomètre. La plongée se fera d’une
manière plus contrôlée et mieux organisée. Quant aux Ce parachute est muni d’un bout d’une dizaine de
inquiets ils se bonifieront, prendront plus d’aisance et mètres auquel on attache un poids d’un kilo pour que le
réguleront mieux de ce fait leur respiration. Ils n’auront bout tienne bien droit. Ce bout, vous l’attraperez à la
donc plus comme souci majeur leur consommation profondeur adéquate, pour le palier à effectuer et vous
d’air. vous laisserez dériver en attendant la fin de vos paliers,
tout en étant surveillé de la surface par le bateau.
Le manomètre sous-marin permettra aussi au «guide
de palanquée» de savoir où vous en êtes exactement au Mal utilisé il peut être dangereux.
niveau de votre stock d’air, alors qu’avec une réserve tra-
Il y a quelques astuces pour bien se servir du para-
ditionnelle, vous ne connaîtrez votre stock d’air qu’au
chute en toute sécurité qui vous seront enseignées lors de
moment d’avoir tiré votre tige de réserve. Ce qui permet
votre stage de formation.
au guide de palanquée de raccourcir (si la pression de votre
bloc est trop près de la réserve) le temps de plongée ou de
terminer tranquillement l’exploration comme elle était
prévue au départ.

5 - La boussole

La boussole est un instrument pratiquement indis-


pensable pour faire des plongées en toute tranquillité.
Elle vous permet à coup sûr de revenir à votre point de
départ, ce qui, lorsque l’on débute sa plongée est quand
même un certain soulagement de savoir que le retour se
fera sans appréhension pour ce qui est de retrouver
l’ancre du bateau.
Mais évidemment, comme pour tous les instru-
ments, il faut apprendre à s’en servir et savoir effec-
tivement lire correctement sa boussole. Par exemple
ne pas se tromper dans la lecture du cap de retour.

Le cap de retour au bateau doit être connu et


enregistré en mémoire au début de la plongée.

Pour certains plongeurs cela demandera tout de


même un certain temps d’adaptation. Un des
conseils les plus importants que l’on peut donner,
est de bien faire attention que la rosace ne se bloque
pas (effet de ventouse); plus le temps de blocage est
long, plus l’erreur de cap sera important.

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