Fascicule p2
Fascicule p2
R A P P E L C O N C E R NA N T L E S D E F I N I T I O N S E T L E S U N I T E S
Définition : une pression est le résultat d’une force appliquée sur une surface.
Nous allons voir les 3 différentes pressions qui nous intéressent en plongée :
1,033
= 1,0127 donc 760 mm de Hg = 1,0127 bar soit 1,013 bar
1,020
cuve de mercure
En altitude 4
la pression diminue
3
1
On voit très bien qu’il faut
en altitude monter à 5.000
mètres pour que la pression 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1Kgf
diminue de moitié .
Pression atmosphérique
PRESSION HYDROSTATIQUE
ou RELATIVE
Un litre d’eau douce pèse 1 kg.
Un litre d’eau de mer pèse 1,026 kg.
Nous considérerons pour la plongée que l’eau de
quelque nature quelle soit pèse 1 kg.
C’est uniquement la pression de la colonne d’eau qui
se trouve au dessus de nous par rapport au corps
immergé.
2
a à -10 m, le corps subit une pression de 1 bar au cm2
a à -20 m, le corps subit une pression de 2 bar au cm2
a à -30 m, le corps subit une pression de 3 bar au cm
La pression atmosphérique varie avec l’altitude au niveau du lac de montagne
(compressibilité des gaz), les liquides par contre sont (exemple à 5.000 mètres d’altitude):
pratiquement incompressibles, leurs volumes restent à - 10 m.il y aura 1 kg de P.R. + 0,5 kg de P.At. = 1,5 bar de P.A.
insensibles à la pression et nous voyons dans l’exemple à - 20 m.il y aura 2 kg de P.R. + 0,5 kg de P.At. = 2,5 bars de P.A.
(cité au bas de la page précédente) que la pression augmente à - 30 m.il y aura 3 kg de P.R. + 0,5 kg de P.At. = 3,5 bars de P.A.
de 1 kg tous les 10 mètres, ce qui veut dire qu’une
colonne de 10 m. de haut est égale à 1 bar au cm2.
Variations relatives à la pression absolue :
PRESSION ABSOLUE Tableau comparatif
C’est la somme des pressions Atmosphérique et Relative. 0 à 10 m. Rapport 2/1 = 2 Pourcentage 100/100
10 à 20 m. Rapport 3/2 = 1,5 Pourcentage 50/100
au niveau de la mer
20 à 30 m. Rapport 4/3 = 1,33 Pourcentage 33/100
P.A. (Pression Absolue) = P.At.(Pression Atmosphérique) 30 à 40 m. Rapport 5/4 = 1,25 Pourcentage 25/100
+ P.R. (Pression Relative). 40 à 50 m. Rapport 6/5 = 1,20 Pourcentage 20/100
à - 10 m. il y aura 1 kg de P.R. + 1 kg de P.At. = 2 bars de P.A. 50 à 60 m. Rapport 7/6 = 1,16 Pourcentage 16/100
à - 20 m. il y aura 2 kg de P.R. + 1 kg de P.At. = 3 bars de P.A. On voit effectivement que la plus grande différence de
à - 30 m. il y aura 3 kg de P.R. + 1 kg de P.At. = 4 bars de P.A. pression se situe entre -10 mètres et la surface.
1 litre
La pression n’a aucun effet sensible sur les liquides et
les solides pratiquement incompressibles. Il n’en est pas
de même pour les gaz qui eux sont compressibles. P.A. = 1 bar Surface
Si on immerge une éprouvette verticalement dans
l’eau, on remarque que le niveau de l’eau monte dans
l’éprouvette jusqu’à une certaine hauteur comprimant 1/2 litre
P.A. = 2 bars 10 mètres
l’air enfermé dans l’éprouvette.
Si le volume est V à la pression atmosphérique (1bar),
LOI DE BOYLE MARIOTTE (1650) On constate que pour un volume de 1 litre en surface on
A température constante le volume d’un gaz varie inver- a 1 bar de pression atmosphérique, on peut donc appli-
sement proportionnellement à la pression qu’il subit. quer la formule :
P x V = Constante
En voici la formule : P1 x V1 = P2x V2 = Constante
P1 = Pression avant immersion à la surface . . . . .1 x 1 .. . . .= 1
V1= Volume avant immersion à 10 m. . . . . . . .2 x 0,5 . . . .= 1
P2 = Pression après immersion à 20 m. . . . . . . .3 x 0,33 . . .= 1
V2= Volume après immersion à 30 m. . . . . . . .4 x 0,25 . . .= 1
.6
PESANTEUR DANS L’EAU LE PRINCIPE D’ARCHIMEDE
Nous avons déjà tous remarqué que nous paraissons Tout corps plongé dans un liquide subit de la part de
plus léger dans l’élément liquide, ceci est dû à la loi phy- celui-ci une poussée verticale dirigée de bas en haut
sique qui se nomme : Principe d’Archimède. égale au poids du volume du liquide déplacé.
Ce qui permet au plongeur de s’équilibrer en faisant
jouer le volume d’air contenu dans ses poumons (pou-
mon ballast).
a.) Vérification du Principe d’Archimède
b.) Poids apparent dans l’eau Lorsque le poids réel est égal à la poussée d’archimède il y a:
“Flottabilité nulle”
Le poids apparent d’un corps est la force verticale Lorsque le poids réel est supérieur à la poussée d’archimède il y a:
dirigée vers le bas qui attire ce corps vers le centre de la “Flottabilité négative”
terre.
Lorsque le poids réel est inférieure à la poussée d’archimède il y a:
“Flottabilité positive”
Le principe d’archimède
par rapport à la plongée
c Equilibrage du plongeur
Pour compenser la flottabilité de sa combinaison
P1 x V1 = P2 x V2 :
Soit à une profondeur de 30 mètres (4 bars de pression Absolue)
5 x 28 = P2 x 35 soit : P2 = 5 x 28
= 4 bars
35 4 x 20
C’est donc à la profondeur de 30 Pp O2 = = 0,8 bar
100
mètres (4 bars) que le coffre remontera tout seul.
4 x 80
Pp N2 = = 3,2 bars
100
;
DISSOLUTION DES GAZ LA LOI DE HENRY
A température donnée la quantité de gaz dissous à satu-
Régie par la loi de Henry ration dans un liquide est proportionnelle à la pression
du gaz au-dessus du liquide.
Certains corps ont la faculté d’en absorber
d’autres totalement ou en partie, on dit que le corps
absorbé se dissout dans le corps absorbant, c’est le phé- Saturation
nomène de la dissolution. La saturation est le moment où la quantité de gaz
Les gaz se dissolvent dans les liquides, ils sont dissoute dans le liquide est maximale.
donc solubles dans l’eau donc dans le sang. Lorsque le liquide ne peut plus absorber de gaz, il
est saturé, à ce moment la pression du gaz au-dessus du
Certains facteurs font varier la rapidité et la quan-
liquide est égale à la saturation du gaz dans le liquide.
tité de gaz dissous: le temps - la pression - la surface - la
nature du gaz et du liquide - la température. NOTION DE TENSION
La dissolution du gaz dans un liquide n’est pas Pour différencier la pression exercée par le gaz
instantanée. Elle sera rapide au début, puis ralentira libre à la pression du gaz dissous, nous appelons Tension
pour finalement se stabiliser. la pression de gaz dissous.
Si la température augmente la quantité de gaz dis- Nous allons voir les différents stades de satura-
sous diminue. tion en plongée:
1er Stade: en regardant le premier graphique, on Il faut signaler également que les tissus du corps
remarque que dans la partie striée, il y a la même pres- humain se comportent comme les liquides; par tissus il
sion que dans la partie non striée (même nombre de croix), faut comprendre les différents éléments qui composent
c’est le premier stade, il y a donc équipression entre la notre organisme (liquides, graisses, muscles, os, nerfs, peau),
Tension du gaz dissous et la Pression exercée à la surface les coefficients de sursaturation critique sont de l’ordre
du liquide. de 2/1, ce qui revient à dire que lorsque la tension d’un
2ème Stade: après la descente, on va se trouver en gaz dissous devient double de la pression extérieure, il y
sous-saturation, la Tension du gaz dissous sera plus a dégazage et formation de bulles de gaz qui vont créer
faible que la Pression du gaz au dessus du liquide.
des accidents de décompression.
3ème Stade: après un certain temps, il va y avoir
une nouvelle saturation, les Tension et Pression vont s'é- C’est la raison pour laquelle il y a des paliers et
quilibrer à nouveau. une vitesse de remontée pour ne jamais dépasser ce coeffi-
4ème Stade: lors de la remontée, la Pression du cient de sursaturation critique.
gaz extérieur va diminuer plus vite que la Tension de gaz
dissous. Les paliers se font de 3 en 3 mètres.
Il y a un rapport entre la Tension et la Pression qui
Il est rappelé que les tables sont faites pour des
s’appelle:
plongées normales et non pour des plongées avec effort
Le rapport de sursaturation critique non dosé.
Au delà de ce rapport l’équilibre est rompu, il se La Loi de Henry est donc directement en rapport avec
produit alors ce que l’on appelle : le dégazage les tables.
3 - L’Absorbtion
LA VISION DANS L’EAU
Une partie de la lumière est absorbée et transformée
en chaleur.
1 - La pénétration dans l’eau Le spectre solaire se décompose en diverses radia-
2 - La réfraction tions : Violet, indogo, bleu, vert, jaune, orange, et rouge
3 - L’absorbtion dont la superposition donne la lumière blanche.
4 - La diffusion L’absorbtion est très intense pour le rouge, ce qui
5 - La vision dans l’eau explique que cette couleur disparaît pratiquement à -10
mètres, au delà de 20 à 30 mètres seul le vert et le bleu
1 - La pénétration de la lumière dans l’eau subsistent.
La lumière diminue au fur et à mesure que la pro- Lorsque l’on possède une lampe, la lumière restitue
fondeur augmente. En eau claire à 5 mètres, l’intensité les couleurs naturelles du milieu éclairé.
lumineuse est réduite au quart, à 15 mètres elle est
réduite au huitième, à 40 mètres au trentième. Dans de 4 - La Diffusion
bonnes conditions par temps clair au milieu du jour, il
Une partie de la lumière est diffusée par les parti-
fait encore clair entre 80 et 90 mètres.
cules en suspension dans l’eau (poussières, plancton
La lumière passant de l’air dans l’eau est soumise à
etc...).
plusieurs phénomènes qui sont:
- La réfraction - l’absorbtion - la diffusion La diffusion est maximum pour le violet et le bleu.
La lumière diffusée forme un écran entre l’oeil et l’élé-
2 - La réfraction de la lumière dans l’eau ment observé.
On appelle réfraction, la déviation que subit la
lumière en passant d’un milieu dans un autre, par 5 - La Vision
exemple de l’air dans l’eau.
La réfraction des rayons lumineux se fait suivant un L’oeil ne permet pas la vision sous l’eau. Celle-ci ne
angle de 48,5° avec la verticale au maximum. peut être obtenue que par interposition d’une couche
Inversement un rayon lumineux provenant de l’eau d’air entre l’oeil et l’eau (le dioptre plan).
sera réfléchi par la surface comme un miroir s’il se Il y a trois inconvénients à ce dioptre plan:
trouve dans la zone non hachurée, comme sur le croquis
(rayon 2). a) - Le champ de vision sera plus petit (1/4)
La vitesse de la lumière qui est de 300.000 Km/s b) - Les objets paraissent 1/3 plus grand
dans le vide tombe à 250.000 km/s dans l’eau. c) - Les objets paraissent 1/4 plus près
I
(3)
1
2 - L’APPAREIL RESPIRA-
LES POUMONS
Au nombre de 2, ils sont situés dans la
cage thoracique de part et d'autre du coeur.
A l'intérieur des poumons, les bronches
se ramifient à l'image des branches d'un arbre.
Les ramifications ultimes sont appelées
bronchioles et se terminent par un sac :
l'alvéole pulmonaire.
Cette alvéole est en contact étroit avec les
ramifications ultimes de l'appareil circula-
toire : le capillaire pulmonaire. Les échanges
gazeux se déroulent à ce niveau.
OREILLE ET PLONGÉE
A la descente
- L'eau pénètre dans le conduit auditif externe et exerce
3 - L’OREILLE une pression sur le tympan.
- Le volume de gaz contenu dans l'oreille moyenne diminue
(application de la Loi de Mariotte).
Le tympan va donc bomber vers l'intérieur (vers l'oreille
moyenne), ce qui provoque une douleur. La manoeuvre de
Valsalva (expiration d'air en ayant la bouche fermée et les narines
pincées) fait pénétrer de l'air depuis les fosses nasales jusque
dans l'oreille moyenne, et compense la diminution du
volume d'air à ce niveau.
La déformation du tympan cesse, c'est le fameux "équi-
librage des oreilles".
Si l'orifice des trompes d'Eustache, situé en arrière des
fosses nasales, est rétréci ou obstrué (à cause d'un rhume par
exemple), l'équilibrage des oreilles est difficile voire impossible.
CLASSIFICATION
On peut les classer en 4 grandes catégories :
1 - ACCIDENTS MÉCANIQUES
16
Niveau 2 ASOR-ASM Accidents
- Ne pas utiliser de gouttes nasales vasoconstrictrices - Evacuer l'air par les voies naturelles ( roter et péter sans
avant la plongée. En effet, si elles permettent géné- restriction, quel pied !!! )
ralement de "faire passer les oreilles", en améliorant - Recompression en caisson hyperbare pour diminuer
la perméabilité des trompes d'Eustache, leur durée les douleurs du type colique du scaphandrier en
d'action est limitée dans le temps (variable, autour de diminuant le volume des bulles d'air intra-intesti-
30 minutes). Donc si l'oreille "passe à la descente", nales : situation exceptionnelle.
elle risque de ne plus le faire à la remontée.
PRÉVENTION
- Ne pas consommer de boissons gazeuses avant la
1.4 - ACCIDENTS DENTAIRES plongée (même si le Coca reste LA boisson de base lors des
stages de plongée, si si ! ).
Lors du traitement d'une carie, le dentiste enlève la - Eviter la consommation de féculents avant une
zone atteinte et bouche le trou avec un amalgame. Si cet plongée.
amalgame est poreux ou qu'une petite poche d'air per- - En cas de douleurs, redescendre légèrement et remonter
siste au milieu de celui-ci, son volume variera en fonc- lentement.
tion de la pression ambiante.
- A la descente le volume d'air diminue, ce qui produit
une douleur par traction sur la pulpe de la dent. 1.6 - SURPRESSION PULMONAIRE
- A la remontée, la poche d'air se dilate, ce qui provoque
une douleur et, plus rarement, l'éclatement de la dent. C'est le plus grave des accidents barotraumatiques.
SYMPTÔMES MÉCANISME
- Douleur dentaire, plus ou moins importante. Pendant la plongée, le volume d'air contenu dans les
- En cas de douleur intense, éventuellement syncope et poumons dépend de la pression ambiante. Lors de la
noyade. remontée, ce volume augmente et le plongeur doit abso-
- Rarement, éclatement de la dent. lument expirer son air pour éviter une distension de ses
PRÉVENTION poumons.
Si l'air est bloqué à la remontée, les alvéoles pulmo-
- Lors de la pose d'un amalgame , prévenir le dentiste
naires se distendent, puis se rompent. De plus, des bulles
que l'on est plongeur.
d'air pénètrent dans la circulation sanguine et vont
- Aller consulter son dentiste si on a mal aux dents lors
atteindre le cerveau : c'est le phénomène d'aéro-embo-
de la plongée. En effet, une carie peut être découverte
lisme.
à cette occasion, car une dent atteinte est plus sensible
à l'augmentation de pression et au froid. SYMPTÔMES
Ils surviennent dès la sortie de l'eau, contrairement
1.5 - INTESTINS ET ESTOMAC à ceux de l'accident de décompression qui sont retardés
(voir plus loin). On peut les diviser en 2 catégories:
17
TRAITEMENT PRÉVENTION
Si l'accidenté est conscient, il faut lui laisser prendre la - Toujours expirer l'air à la remontée, surtout entre 10
position dans laquelle il se sent le mieux. mètres et la surface, zone ou les variations de pres-
S'il est inconscient, le mettre en position latérale de sion sont maximales (Cf cours de physique).
sécurité : Cf cours du C.F.P.S - Ne jamais donner d'air à un apnéiste, car il est habi-
Dans tous les cas : tué retenir sa respiration en permanence. Si on a
- Administrer de l'oxygène (entre 10 et 15 litres/mn). l'impression qu'il est en difficulté, il vaut mieux le
- L'administration d'aspirine est discutée. surveiller jusqu'à son retour en surface ou l'accom-
- Alerter les secours : téléphoner au 15 ( SAMU ) ou pagner
au 18 ( POMPIERS ) - Nb : une surpression pulmonaire mortelle peut se
- Couvrir et surveiller l'accidenté. produire entre 5 et 0 mètres : profondeur de la fosse
- Il sera évacué par les secours médicalisés, de préfé- de la piscine de Schiltigheim !!!
rence vers un centre équipé d'un caisson hyperbare.
2 - ACCIDENT DE DÉCOMPRESSION
18
Niveau 2 ASOR-ASM Accidents
3 - ACCIDENTS TOXIQUES
19
EFFET PAUL BERT SYMPTÔMES
Quand la PPO2 dépasse 1,6 bars (seuil actuellement Ils sont variables :
reconnu), l'O2 peut devenir toxique pour le cerveau et - Ralentissement intellectuel : difficulté à lire ou à inter-
provoquer une crise de type épileptique, entraînant géné- préter les chiffres inscrits sur son profondimètre.
ralement la noyade. - Accentuation du dialogue intérieur : on se raconte
La loi de Dalton permet de calculer la profondeur intérieurement ce que l'on ressent et en particulier
correspondant à ce seuil : toutes les étapes des gestes que l'on effectue, au lieu
Lors de la plongée à l'air, (si on considère que l'air de les effectuer de façon automatique.
contient 20% d'Oxygène et 80 % d'Azote) on sait, d'après la loi - Sensation d'euphorie aboutissant à un comportement
de Dalton que : incohérent avec, éventuellement, arrachage du
PPO2 = Pabs. x 20/100 masque ou du détendeur puis noyade.
(Avec PPO2 = pression partielle d'Oxygène inspiré - Parfois au contraire, angoisse ou agressivité.
et Pabs.= pression absolue à la profondeur considérée ) - Perte de conscience.
que l'on peut écrire Pabs. = PPO2 x 100/20
TRAITEMENT
Il ne faut pas dépasser PPO2 = 1,6 bars
- Aller vers le plongeur en difficulté et ne plus le lâcher.
Donc Pabs.= 1,6 x 100/20 = 8 bars, c'est à dire une - L'aider à remonter à la vitesse préconisée.
profondeur de 70 mètres, qu'il ne faut jamais dépasser en - Souvent le fait de remonter d'une dizaine de mètres
plongée à l'air. fait régresser les effets de la narcose.
De même on peut calculer la profondeur à ne pas - Interrompre la plongée.
dépasser si l'on respire de l'Oxygène pur, (dans certaines
circonstances, par exemple pour écourter les paliers) :
On a : Pabs = 1,6 x 100/100 = 1,6 bars, donc une
profondeur de 6 mètres.
DIOXYDE DE CARBONE ( CO 2 )
EFFET LORRAIN SMITH
(gaz carbonique)
La respiration d'oxygène à une PPO2 > 0,6 bar pen-
dant plus de 6 heures peut entraîner un oedème pulmo-
Définition
naire. Ce phénomène ne concerne pas le plongeur de loi- Le gaz carbonique est un produit du métabolisme.
sir qui respire de l'air et ne reste pas assez longtemps au On le trouve également dissout dans l'air dans de faibles
fond pour en être victime. proportions.
L'excès de gaz carbonique dans le sang définit l'hy-
percapnie.
AZOTE (N2 ) :
MECANISME
Narcose ou ivresse des profondeurs
Dans les conditions normales, le CO2 produit par le
métabolisme, est éliminé par les poumons (voir cours de
MECANISME physiologie).
En principe, elle est due à l'action de l' Azote sur le Dans certaines conditions particulières, la ventila-
cerveau, lorsque sa pression partielle dépasse un certain tion normale peut être insuffisante pour éliminer le CO2
seuil, variable en fonction des individus et chez une formé en excès. L'organisme essaye donc de rétablir la
même personne en fonction de son entraînement, de son situation en augmentant la fréquence de la ventilation.
état physique ou psychique. La fatigue et le froid sont 2 Mais, ce faisant, il produit de plus en plus de CO2,
facteurs favorisant son apparition. de plus en plus difficile à éliminer.
Elle est rare avant 40 mètres, mais peut survenir La fréquence ventilatoire augmente encore et on entre
chez des sujets sensibles. dans le cercle vicieux aboutissant à l'essoufflement.
Elle est fréquente entre 40 et 60 mètres et constante
CAUSES
chez tous les plongeurs au delà de 60 mètres, qui est la
profondeur à ne pas dépasser. La production de CO2 en excès par l'organisme
Causes les plus fréquentes :
(Nb : les plongeurs professionnels ou certains spéleos dépassent
- Effort excessif au cours de la plongée, ou dispropor-
ces limites mais emploient des mélanges respiratoires différents de
tionné par rapport à sa condition physique du
l'air, appauvris en O2, en Azote et enrichis en Hélium pour éviter
moment.
l'effet Paul Bert et la Narcose.
- Froid.
Ces plongées se déroulent dans des conditions de préparation très
- Appréhension ou peur.
particulières et draconiennes, aussi bien sur le plan du matériel que
- Détendeur mal réglé ou non compensé entraînant un
de la surveillance de surface. Elles n'ont bien, évidemment rien de
effort inspiratoire trop important.
commun avec notre pratique).
20
Niveau 2 ASOR-ASM Accidents
21
SYMPTÔMES de décès chaque année en Algérie et touche souvent des
- Chair de poule. sujets jeunes en pleine santé.
- Frissons : contractions musculaires réflexes et sac-
MÉCANISME
cadées ayant pour but de produire de la chaleur afin
de lutter contre le refroidissement. Après une exposition prolongée au soleil, la tempé-
- Hyperproduction de CO2. rature cutanée et centrale augmente. Pour évacuer la
- Augmentation de la fréquence respiratoire et possibi- chaleur en excès, l'organisme ouvre les petits vaisseaux
lité d'aboutir à un essoufflement véritable. sanguins qui circulent sous la peau, ce qui lui permet d'é-
vacuer de la chaleur pour garder sa température cutanée
Nb : le refroidissement augmente la saturation d'Azote et
constante.
donc accroît le risque d'accident de décompression.
Lorsque l'on s'immerge brutalement, ces petits vais-
TRAITEMENT seaux se referment, ce qui provoque un afflux brutal de
sang dans l'oreillette droite.
- Interrompre la plongée
Il s'ensuit parfois une syncope, par un mécanisme
- Remonter à la vitesse préconisée et effectuer les paliers,
réflexe, aboutissant à la noyade du sujet.
si nécessaire.
- A la surface, absorber des boissons chaudes. SYMPTÔMES
PRÉVENTION - Perte de connaissance brutale : syncope.
- Limiter la durée des plongées en eau froide. - Noyade.
- Signaler que l'on a froid dès les premiers symptômes. - Mort !!!.
- Porter un vêtement isothermique adapté à l'endroit
PRÉVENTION
où l'on plonge.
- Intérêt du vêtement sec. Après une exposition prolongée au soleil, sur le pont
du bateau, en attendant les autres palanquées par
UN CAS PARTICULIER : exemple, il ne faut jamais s'immerger de façon brutale.
LA SYNCOPE THERMO-DIFFÉRENTIELLE Il faut au contraire se mouiller progressivement les
C'est un accident fréquent, touchant l'estivant ama- différentes parties du corps avant de plonger.
teur de bains de soleil et, potentiellement, le plongeur.
Il est intéressant d'en connaître le mécanisme et la
prévention, car il est responsable de plusieurs dizaines
On a vu que la profondeur intervient dans bon nombre la médecine de plongée :" Il n'y a pas de bons plon-
d'accidents, comme facteur déclenchant ou aggravant. geurs, il n'y a que de vieux plongeurs ! ..."
La dernière enquête menée sur les accidents graves
CONCLUSION
en plongée retrouve comme première cause "une pro-
fondeur incompatible avec le niveau technique du plon- Cet exposé sur les accidents de plongée peut paraître
geur". un peu effrayant.
En effet, la profondeur expose aux risques suivants : Certes, la plongée sub-aquatique est une activité à
- Narcose à l'azote : constante à partir de 60 mètres. risque. Cependant l'apprentissage aboutissant à une
- Accident de décompression : plus la plongée est pro- bonne maîtrise technique et le bon sens élémentaire per-
fonde plus grande sera la saturation en Azote. mettent de pratiquer notre activité dans de bonnes
- Hyperoxie. conditions de sécurité : Cf chapitre "prévention" de
- Essoufflement chaque thème développé.
- Refroidissement.
- Problèmes techniques divers : par exemple givrage
spontané du détendeur.
- Consommation d'air devenant de plus en plus impor-
tante : il faut prévoir suffisamment d'air pour réaliser
les paliers et la narcose peut altérer le jugement.
Comme disait le Dr SCIARLI, un des pionniers de
22
TABLES
ALTIT
UDE : Nous disposons de 2
tables de plongée : la première pour
des plongées entre 0 et 700 m/sm et la
seconde pour des plongées entre 701 et
2500
m/sm.
HEURE
DE DÉPART : C’est à partir de cet
instant que tout commence... Le temps
commence à compter dès que le plongeur
quitte la surface.
TEMPS
DE PLONG
ÉE : C’est le temps (en minutes) qui
s’écoule à partir du moment où le plongeur quitte
la surface jusqu’à ce que la remontée à 10 m/min
commence. Arrondir à la minute
supérieure.
PROFONDEU
R : C’est la profondeur la plus
importante qui a été atteinte au cours de la
plongée, même si l’on n’y reste que quelques
minutes. Arrondir à la profondeu
r supérieur
e
VITESSE
DE REM
ONTÉE : Une vitesse de remontée de 10
m/min. doit impérativement être respectée.
Si le plongeur remonte plus vite, procédure de
Remontée
d'urgence
.
Si le plongeur remonte plus lentement, procédure
de Remontée
lente. (Le temps de remontée lente
compte comme temps au fond).
TEMPS
DE REMON
TÉE : Il se calcule en minutes, sur la base de
10m/min, à partir de la profondeur que l’on quitte jusqu’à la
profondeur du premier palier. Arrondir
à laminute
supéri
eure .
PALIE
RS DEDEC
O. : C'est le temps qu'il faut passer à une
profondeur prescrite afin de réduire la tension d'azote "dissous"
dans l'organisme. Ils dépendent de la profondeur et de la durée
de la plongée.
LA COURBE
DE SÉCUR
ITÉ(0-700M)
C'est le temps maximum pendant lequel l'on peut séjourner à la
profondeur considérée, puis remonter à la surface sans observer
de paliers de décompression. Pendant ce temps, l'organisme ne
peut pas "dissoudre" assez d'azote pour nous obliger à effectuer
un palier de décompression, et le seul respect de la vitesse de
remontée suffit (10m/m
in. ).
Dans la pratique :
PLONG
ÉESSUCCESSIVES
LES TABLES NOUS PERMETTENT DE RESSORTIR DE L’EAU SANS
ACCIDENTS. MAIS NOTRE CORPS N’EST PAS DÉSATURE COMPLÈTEMENT
POUR AUTANT. IL CONTIENT ENCORE DE L’AZOTE, QUI METTRA ENCORE
PLUSIEURS HEURES AVANT DE S’ÉLIMINER COMPLÈTEMENT.
SI
L’ON
VEUT
PLONGE
R PENDAN
T CELAPS
DETEMPS
IL FAUT
TENIR
COM
PTE
DE
L’AZOT
E RES
TANT
DANS
LECORPS
POURLASEC
ONDE
PLONGÉE.
La table « PLONGEES
SUCCESSIV
ES DE0-2’500M. » donne, en fonction
du coefficient à la sortie de la plongée, le temps après lequel
l’organisme est désaturé («0»). Pour « F » c’est 8 heures.
IL
FAUDRA
AJOUTER
CE TEMPS
« FIC
TIF« AUTEM
PSREEL
DELAPLO
NGEE
A
12
METRES
POUR
ENT
RER
DANS
LESTABLES.
LE
COEFFI
CIENT
D’U
NEPLONGE
E DAN
S LACOU
RBEDESECURI
TE
Exemple : La plongée à 18m. de tout à l’heure mais qui dure
seulement 20 minutes. Si le calcule de la plongée
s’effectue
normalement le coefficient serait « F ». Or cette valeur est
juste pour 60 minutes.
Si l’on prend le
coefficient « F » le
plongeur sera trop
pénalisé pour la seconde
plongée à 12m. (37
minutes).
C’est pourquoi il faut
chercher un coefficient
correspondant mieux à la
plongée réellement
effectuée.
Pour cela on
utilise la table
« MAJORATIONS AUX
PLONGEES SUCCESSIVES »
CELA
NOUS
DONNE
LE COEFFICIE
NT « C »
VITESSE
DE REMONTÉE NON
RESPEC
TE
Nous le savons déjà, la vitesse de remontée est le premier acte de
« désaturation ». Si cette vitesse n’est pas respectée, le calcul
donné par les tables n’est plus juste : il est faussé par un
temps de séjour sous l’eau différent de ce qu’il aurait dû être.
VITES
SETROP
LENTE
Si la vitesse de remontée est plus
lente
que10m
/min. le temps de
plongée se compte jusqu'à l’arrivée au premier palier ou jusqu'à
ce que la vitesse de 10m/min. soit atteinte.
Le temps théorique de remontée, du fond au premier palier
peut être déduit.
VITESSE
TROPRAPIDE
Si la vitesse de remontée est plus rapide que 15m/min. il
faut adopter la procédure de remontée en catastrophe (voir
page suivante).
SITUATIONS INHABITUELLES
REMON
TÉEENCATASTR
OPHE
Lorsque l'instinct de survie de l'homme reprend la direction
des faits et gestes au détriment de la conscience, on parle de
panique. Cette dernière, en plongée, se termine généralement en
surface, après une remontée rapide et incontrôlée, sans respect
des paliers de décompression ou de celui de principe.
La plupart des plongeurs savent comment on peut arriver à une
situation de panique pouvant déboucher sur une remontée en
catastrophe. Afin de prévenir une grave maladie de la
décompression, également appelée accident de décompression, il est
tout aussi important de savoir quel comportement adopter après
une remontée en catastrophe. Lors de l'élaboration du manuel sur
les bases de calcul des tables, ces mesures ont été discutées
avec la commission médicale de notre Fédération, ainsi qu'avec le
Prof.Dr. médecine. A.A. BÜHLMANN. Dans le cas d'une remontée
incontrôlée ainsi que dans celui d'une remontée rapide contrôlée
(lorsque l'on parvient à reprendre le contrôle de la vitesse de
remontée au plus tard à la moitié de la profondeur de la
plongée), il existe un risque accru de surpression pulmonaire
avec aéroembolie cérébrale ou médullaire.
DANS
LESMAX.
3 MIN
UTES
SUIVANT
LERETOUR
EN SURFACE,
IL FAUT
SE
RÉIMMERGE
R ÀLAMOITIÉ
DELAPRO
FONDEUR DE
LAPLO
NGÉE
ETY
SÉJOURNER
5 MINUTE
S.
DÉCOM
PRESSION
INTERROMPUE
/ INCOMPLÈTE
Situation
de départ
:
Nous pouvons être contraints, lors de plongées hors de la
courbe de sécurité, par suite de manque d'air ou d'ennuis
techniques, à écourter ou à sauter une partie des paliers que
nous aurions normalement dû faire.
RÈGLES
DE COMPORTEM
ENT:
• Re
plo
ngera
à laprofon
deurduder
nier
pal
ier entièr
ement
effectué
et onreferacomplè
tement
ce palier
.
• On
majore
ra de50% les
tem
psdes
paliers
moins
profonds
(rè
gle
Approxima
tive)parrapport
à ceu
x indiqu
és parlatab
le.
(Paliers
* 1,5)
RÈGL
ESDECOMPORTEMENT
LORSDEFROI
D EXTRÊME
OU E
D GR
OS
EFFOR
TSPHYSIQ
UES:
Dans ces deux cas, la quantité d'azote dissous est plus grande
que celle prise en considération pour le calcul de la table. Ce
phénomène est dû dans le cas du froid au ralentissement de
l'élimination de l'azote dans les extrémités, suite à la
vasoconstriction périphérique en fin de plongée. Lors de l'effort
physique, la quantité d'azote dissoute sera plus grande suite à
une irrigation accrue durant cet effort physique.
EXERCICES
1.
Énumère chaque table de calcul utilisée par la FASSAS et
explique brièvement leur signification.
2.
Quels aspects essentiels de sécurité ont été « intégrés »
aux calculs des tables de plongée Bühlmann/ 86 ?
3.
Définis : Le temps total de plongée (TPT), le temps de séjour au
fond (SF), la courbe de sécurité (TC), le palier de sécurité
(PP), le temps de décompression (TPal), le temps de descente, le
temps de remontée, le temps de désaturation, le temps
d'intervalle
(Int), la majoration de temps (Maj), le groupe répétitif (GR),
la profondeur de la plongée (P.,).
4.
Où, dans l'utilisation de la table, arrondit-on les données
réelles de profondeur et de temps, soit vers le bas, soit vers
le haut ? Explique cela à l'aide d'un schéma simple.
5.
Quelles sont les situations extraordinaires qui peuvent
survenir entre une plongée et l'application de la table ?
6.
A la fin d'une plongée à grande profondeur, tu t'es attardé pour
voir des choses intéressantes. De ce fait, tu es remonté beaucoup
plus lentement que la table l'aurait prévu. Comment peux-tu
rectifier le profil de ta plongée à l'aide de la table ?
7.
Décris l'utilisation de la table lors d'une plongée avec une
activité physique extrême et/ou dans une eau très froide.
Explique les réactions physiologiques majeures.
8.
Quelle signification physiologique a les lettres de la table des
'groupes répétitifs' ?
9.
Quelles indications peut-on retirer de la table de majoration
de temps ?
10.
Quelle signification physiologique à la 'majoration de temps' ?
11.
Pourquoi les majorations de temps diminuent-elles lorsque
la profondeur augmente ?
12.
Que comprends-tu par 'courbe de sécurité' pour une certaine
profondeur ?
13.
Pourquoi, dès une profondeur de 42 mètres et au delà n'y a-t-
il plus de plongée dans la courbe de sécurité ?
14.
Quelle est la vitesse de remontée correcte ? Donne minimum
deux raisons pour expliquer pourquoi elle est relativement
basse (en comparaison, par exemple, avec les tables US Navy).
15.
Quelle recommandation y a-t-il concernant la vitesse de
remontée pour la plongée profonde au-delà de 25 à 30 mètres ?
16.
Comment peux-tu déterminer le GR après plusieurs plongées dont le
temps de séjour au fond est plus petit que celui de la courbe de
sécurité pour chaque profondeur ?
17.
Quelle est la signification physiologique et pratique du GR 'O' ?
18.
Quelle est la procédure conseillée pour le temps d'attente,
après une plongée, en utilisant la table de calcul pour le
franchissement d'un col et vol sans cabine pressurisée ?
19.
Pourquoi doit-on utiliser une table spéciale pour prendre l'avion,
franchir un col, etc., après une plongée ?
20.
Quelles sont les recommandations concernant les temps de
repos lors de plongées 'illimitées' ?
21.
Peut-on combiner les différentes tables (Bühlmann, GERS, US-Navy)
? Argumente ta réponse.
22.
Peut-on combiner les différentes tables Bühlmann (76, 83, 86)
? Argumente ta réponse.
23.
Détermine la majoration de temps pour les GR suivants et
les profondeurs planifiées :
GR : A, profondeur : 21 m / GR : C, profondeur : 42
m GR : 0, profondeur : 53 m / GR : E, profondeur :
17 m GR : F, profondeur : 35 m / GR : G, profondeur
: 28m
24.
Détermine le GR à la fin des intervalles donnés :
25.
Plongée :
450 m/mer, Pmax, = 25 m, SF = 15', cons. spéc. à 1 bar:
20 L/min., bouteille : 10 à 200 bars.
Recherche :
Profil de la plongée, cons. tot., la bouteille suffit-elle, le
solde d'air, le temps d'attente jusqu'à l'envol (avion de ligne)
?
26.
Plongée :
406 m/mer, Pmax = 31 m, SF = 14', cons. spéc. à 1 bar: 25
I/min., bouteille: 12 à 180 bars.
Recherche :
Profil de la plongée, cons. tot., la bouteille suffit-elle, le
solde d'air, temps d'attente jusqu'à ce que je puisse franchir
un col à 2300 mètres ?
27.
Plongée :
Niveau de la mer, départ 1ère plongée à 10h30, plongée dans la
courbe, Pmax = 29 m, intervalle de surface lh09', Pmax, de la
2e plongée - 20 m.
Recherche :
Profil de la plongée, durée du séjour au fond à 20 m pour
arriver à la limite de la courbe de sécurité, puis-je rentrer
chez moi à
14h00 avec un avion de ligne ?
28.
Plongée :
Entre 0 et 700 m, départ 1ère plongée à 09h00, Pmax, = 35
M, SF = 24', intervalle de surface 1h25', Pmax, de la 2e
Recherche :
Profil des deux plongées.
Les bouteilles suffisent-elles pour réaliser les deux plongées
29.
Plongée :
A 11h40 tu as terminé une plongée dans le GR= G. Après deux
heures d'intervalle, tu commences ta 2e plongée, P, = 32m, TPT =
36'
(plongée, remontée, paliers).
Recherche :
Profil de la seconde plongée avec les calculs et
indications nécessaires.
SOLUTIONS
1.
Le système des tables de plongée BÜHLMANN « 86 » comprend les
tables individuelles suivantes :
• Courbe de sécurité et table de plongée de 0 à 700 mètres.
• Courbe de sécurité et table de plongée de 701 à 2500 m.
• Table des intervalles de surface valable de 0 à 2500 m, y
compris les temps d'attente avant l'envol en avion ayant
une cabine pressurisée et les intervalles de temps jusqu'à
la désaturation totale.
• Table de majorations pour les plongées à des altitudes de 0 à
2500 mètres, à des profondeurs de 9 à 57 mètres, ainsi que
pour le calcul de groupes répétitifs pour des plongées
effectuées dans la courbe de sécurité.
• Franchissement de cols et vols en avions non pressurisé jusqu'à
une altitude de 4000, mètres.
2.
La nouvelle table de plongée Bühlmann « 86 » comprend les
aspects de sécurité suivants :
• Prise en considération d'un profil de plongée carré.
• Majoration de la profondeur pour le calcul d'un mètre plus 3 %
de la quantité de gaz inerte dissous.
• Emploi du modèle mathématique le plus moderne disponible au
monde correspondant aux dernières connaissances en matière
de recherche sur la physiologie et la décompression, le ZHL
12.
• Résultats reposant sur une expérience continue de plus de 20
années.
• Appuyés par un large éventail de plongées d'essai, tant en
chambre hyperbare qu'en milieu ouvert, à des altitudes allant
jusqu'à 4800 mètres et des profondeurs allant jusqu'à 580
mètres
(en caisson).
• Mise en pratique satisfaisante auprès des plongeurs sportifs et
professionnels (travaux en caisson).
• Tests concluants avec l'emploi de mélanges gazeux (héliox,
nitrox, trimix).
• Vitesse de remontée de 10 mètres par minute.
• Prescriptions d'arrondissement des valeurs intermédiaires.
• Recommandations de conduite à tenir en cas de situation
inhabituelles.
3.
Définitions :
Séjour ou fond (SF) : Temps s'écoulant de l'immersion
jusqu'au début de la remontée définitive.
Temps de courbe (TC) : Temps de séjour maximal à une
profondeur donnée, au terme duquel on peut encore refaire
surface, en respectant la vitesse de remontée, sans avoir à
effectuer de paliers.
4.
Prescriptions d'arrondissement :
Temps Profonde
ur
Temps de séjour (*) lors de Profondeur actuelle lors de
MAJOR
ER la définition d'un GR et la définition d'un GR et
d'un plan de décompression. d'un plan de décompression.
5.
Sont considérées comme situations inhabituelles :
• Vitesse de remontée fortement ralentie (<10 m/sec.).
• Remontée rapide contrôlée ou en catastrophe.
• Rattrapage de décompression (resp. paliers interrompus).
• Froid extrême.
• Gros efforts physiques.
6.
Lors de remontées à une vitesse nettement plus lente que celle
conseillée (10 m/min.), il convient de soustraire la durée
d'une remontée normale du temps du séjour, puis d'effectuer une
décompression en rapport.
7.
Les règles de comportement lors de froid extrême ou de
gros efforts physiques :
Exemple :
Raisons : Dans ces deux cas, la quantité d'azote dissout est plus
grande que celle prise en considération pour le calcul de la
table. Ce phénomène est dû dans le cas du froid au ralentissement
de l'élimination de l'azote dans les extrémités, suite à la
vasoconstriction périphérique en fin de plongée. Lors de l'effort
physique, la quantité d'azote dissoute sera plus grande suite à
une irrigation accrue durant cet effort physique.
8.
La quantité d'azote résiduelle dans notre organisme en fin de
plongée est définie par une lettre de 'A' à 'H'. Plus cette
quantité est grande, plus la lettre la définissant est basse. Par
conséquent, le temps de désaturation pour revenir où groupe 'O'
sera proportionnellement plus long, de même que le temps
d'attente avant un envol en avion. De même, la majoration pour
une profondeur donnée sera d’autant plus grande que la lettre
définissant le groupe répétitif sera éloignée de 'O'.
9.
Lors de plongées dans la courbe de sécurité, pour lesquelles le
temps de séjour au fond est plus court que la valeur de la
courbe de sécurité, il convient de rechercher le coefficient de
sortie dans la table des majorations. Pour toutes les autres
plongées dans la courbe, on utilisera la table normale (premier
temps de séjour pour chaque plongée jusqu'à 42 mètres).
10.
La majoration correspond au temps que le plongeur aurait dû
séjourner à la profondeur de la plongée envisagée pour dissoudre
la même quantité d'azote que la sursaturation résiduelle
restante qui est la sienne avant la seconde immersion.
11.
Plus nous plongeons profond, moins de temps nous devons y
séjourner pour dissoudre une même quantité d'azote. C'est
pour cette raison que, pour un groupe répétitif donné, le
temps de majoration diminue avec une profondeur envisagée
plus grande.
12.
Le temps de la courbe de sécurité (TC) est le temps de séjour
(TS), après l'écoulement duquel, en respectant la vitesse de
remontée (qui est de 10 m./min.), on peut refaire surface sans
avoir à effectuer de paliers de décompression. Il est cependant
recommandé d'effectuer un palier de principe d'une minute à
trois mètres, respectivement à deux mètres en altitude.
13.
Il est évident qu'il existe encore un certain temps dans la
courbe de sécurité à grande profondeur. Ces derniers sont
cependant si courts que ces plongées ne sont pas réalisables dans
la réalité et que ces données ne sont d'aucune utilité pour le
plongeur sportif. Ceci mis à part, pour des raisons juridiques et
d'assurances, il est expressément déconseillé de promouvoir la
plongée profonde (en dessous de -40 mètres).
14.
La vitesse de remontés correcte pour toutes les tables BÜHLMANN
est de 10 mètres par minute. En remontant de profondeurs plus
importantes, on peut remonter à une vitesse allant jusqu'à 15
mètres/minute, jusqu'à environ 25 mètres. Il est démontré de
manière indiscutable que l'adoption d'une vitesse de remontée
lente représente la meilleure prévention de la surpression
pulmonaire et des formes graves de l'accident de décompression.
Ces connaissances se sont également imposées sur le plan
mondial.
15.
Lors de la remontée de grande profondeur, on peut remonter à
une vitesse maximale de 15 mètres/minute jusqu'à la profondeur
de 25 mètres (voir également question 16). La base de cette
recommandation repose sur le fait que l'on empêche ainsi de
saturer initialement les tissus dits lents en cours de remontée.
16.
Le groupe répétitif pour cette plongée doit être lu sur la
table des majorations.
17.
GR 'O' signifie que le processus de désaturation dans
l'organisme est terminé, tout au moins en ce qui concerne les
tissus déterminants dans la plongée sportive. Par conséquent, la
plongée
TABLES DE PLONGEE BÜHLMANN
THEORIE DE LA PLONGEE
18.
On recommande de séjourner une heure au niveau du
déroulement de la plongée et de n'entreprendre qu'ensuite une
montée en altitude régulière pour atteindre l'altitude envisagée,
laquelle ne devra en aucun cas être atteinte avant l'écoulement
du temps indiqué sur la table. Pour des valeurs intermédiaires,
prendre en considération l'altitude supérieure.
19.
Après un séjour de longue durée à une altitude donnée, soit à
une certaine pression ambiante, tous les tissus de l'organisme
sont adaptés à cette pression. Cela veut dire que la tension de
gaz inerte dissoute dans chacun des tissus de cet organisme sera
en équilibre avec la pression partielle (Pp) du gaz concerné à
cet endroit. Lors d'une montée rapide en altitude (et en raison
de la baisse de la pression ambiante qui en découle), le
processus de désaturation commence durant le trajet déjà, chacun
des tissus a sa vitesse propre. Ce sont particulièrement les
tissus moyens et
lents qui seront à la 'traîne'. Ce qui aura pour influence que
ces tissus se trouveront momentanément en état de sursaturation
par rapport au milieu ambiant. Ces tissus seront déjà en état de
saturation avant la plongée, à l'image de ce qu'ils seraient au
sortir d'une première plongée. Parallèlement à ce premier
phénomène, les limites de tolérance des tissus diminuent avec la
décroissance de la pression. Afin de prévenir une apparition
possible de symptômes de maladie de la décompression liée avec le
gain d'altitude, il y a lieu de respecter des temps d'attente,
respectivement d'utiliser une table de plongée adoptée à
l'altitude.
20.
La FASSAS, ainsi que la majorité des fédérations de
plongée, recommande d'adopter la démarche suivante lors
de plongées
« Illimitées » intensives. Il s'agit de :
21.
Il est d'usage de n'utiliser ensemble que des tables provenant
d'un même système, ayant les mêmes bases de calcul, les mêmes
prescriptions de sécurité (par exemple BÜHLMANN 0 - 700 et 701
-
2500). Tous les autres types de combinaisons sont strictement
interdites (par exemple BÜHLMANN avec US-Navy), car elles peuvent
entraîner des accidents mortels. Par ailleurs, un groupe répétitif
« A » de la table US-Navy désigne une toute autre valeur de gaz
inertes résiduels que la même lettre du système BÜHLMANN.
22.
Au contraire de la table BÜHLMANN 76, entre-temps remplacée, la
table 86, issue du modèle mathématique ZHL 12, contient des
marges de sécurité, un autre étagement en temps et en
profondeurs, ainsi qu'un autre profil standard de plongée. Ces
deux tables ne doivent dès lors pas être combinées.
23.
Courbe de sécurité, les GR et les temps d'attente avant de
prendre l'avion :
15 75 G 5
22 25 E 3
29 17 D 3
42 9 D 3
45 -- -- --
54 -- -- --
19 30 E 3
28 15 D 3
34 10 D 3
39 9 D 3
42 8 D 3
51 -- -- --
24.
GR, temps d'attente, temps d'intervalle pour le franchissement
de cols: (toutes les indications dans le tableau en
heures/minutes)
a) 12 m / 55 min.
GR 1900m 2450 m 2890 m 3100 m 3900 m .0.
D lh00 lh00 lh00 1h00 1h00 .3.
b) 21 m / 35 min.
GR 1900m 2450 m 2890 m 3100m 3900 m .0.
E 1H00 lh00 lh00 lh00 lh30 4
a) 30 m / 17 min.
GR 1100m 1710m 2410m 3780 m 4100m .0.
D 1H00 lh00 1h00 1h00 ? 3
d) 36 m / 20 min.
GR 1400m 2190 m 3000 m 3090 m 3670 m .0.
E 1H00 1H00 lh00 lh00 lh30 4
e) 48 m / 18 min.
GR 1850m 2510 m 2760 m 3488m 3500m .0.
F lh00 lh00 1H00 lh30 lh30 8
f) 54 m / 24 min.
GR 900 m 2330 m 2590 m 3010m 3487 m .0.
G 1HOO lh00 1 h30 3h30 3h30 12
25.
Majorations de temps :
A 21 12
E 17 59
C 42 10
F 35 27
„0“ 53 0
G 28 47
26.
Groupe répétitif à la fin de l'intervalle de surface :
A 2h15 '0'
C 0h18 B
D 0h31 A
E 4h10 '0'
F 0h46 C
G 2h00 B
CALCULS
DE PLO
NGEE
27.
GR: C
3m
25m
15’ 3’ 1’
19’
Consommation :
20 * 3.5 * 15 = 1050
20 * 3.5 * 3 = 210
20 * 1.3 * 1 = 26
Total = 1286 L
Besoin :
Consommation = 1286
Réserve 10% = 129
Total = 1415 L
A disposition :
28.
GR: D
3m
31m
14’ 3’ 1’
18’
Consommation :
25 * 4.1 * 14 = 1435
25 * 4.1 * 3 = 308
25 * 1.3 * 1 = 33
Total = 1776 L
Besoin :
Consommation = 1776
Réserve 10% = 178
Total = 1954 L
A disposition :
29.
1ière plongée
ALT. 0m s/m
Intervalle = 1h09
10h30
10h51 GR: D
3m
29m
17’ 3’ 1’
21’
2ième plongée
ALT. 0m s/m
Pas de vol avant 15h24
GR: A 12h00
12H24 GR: E
3m
20m
34.
1ière pl
ongée
35m
24’ 3’ 4’ 9’
40’
2ième pl
ongée
GR : B 11h05
11h31 GR: F
3m
6m
32m
MAJ.11’ 14’ 3’ 2’ 7’
26’
20 * 4.5 * 24 = 2160
20 * 4.5 * 3 = 270
20 * 1.6 * 4 = 128
20 * 1.3 * 9 = 234
Total = 2792 L
20 * 4.2 * 14 = 1176
20 * 4.2 * 3 = 252
20 * 1.6 * 2 = 64
20 * 1.3 * 7 = 182
Total = 1674 L
Besoin :
Total = 4913 L
A disposition :
35.
1ière pl
ongée ->
sortie
en Gà11h40
2ième pl
ongée
GR : B 13h40
14h16 GR: G
3m
6m
32
36’
TABLE BÜHLMANN
TABLE BÜHLMANN
P1) Con
naîtr
e les principes delatabl
e deplon géeBühm l ann,
le calc
ul de plongées
simpleset les
Plongéesdanslacou rbedesécur
ité (table« Majoration desplongées
succes
sives pour information
»)ai
nsiquelecalculdelacons
omma t ion d’air.
P2
) Ma
îtriser
l’utilisat
iondes tables
de plong
ées envigu
eurparlaFAS
SAS
Pourq
uoi étudier es
l tab
les de plongée?
Savoir planifier sa plongée en plaine pour plonger sans risque.
Un P1 plonge dans la courbe de sécurité : pour avoir la possibilité en tout temps de remonter en surface ! Un
P2 apprend à gérer des paliers et à faire des plongées à décompression.
Différents exemples :
Plongée de 33 min à 27 mètres (la profondeur est dans la table, pas la durée ??) Prendre TOUJOURS DANS
LE SENS DE LA SECURITE prendre la valeur supérieure = 35 min à 27 mètres on ressort en F.
L’exemple est valable quand la profondeur ne figure pas sur la table
Prendre TOUJOURS DANS LE SENS DE LA SECURITE prendre la valeur supérieure
ü Manipulation pour plongée simple
Plongée de 32 min à 27 mètres à prendre TOUJOURS DANS LE SENS DE LA SECURITE à prendre la valeur
supérieure = équivalent à 35 min à 27 mètresà paliers : 10 min à 3 mètres à on ressort en F.
Plongée de 41 min à 26 mètres àéquivalent à 45 min à 27 mètres à paliers : 3 min à 6 mètres / 18 min à 3
mètres à on ressort en G.
Attention, le palier de 3 mètres est divisé en paliers à 4 et 2 mètres, mais le principe est exactement le même.
ü Manipulation pour plongée successive
Lors de la 2ème plongée, nous sommes en sursaturation (même si ce n’est pas dangereux), notre corps
contient des « micro-bulles d’azote » en plus ou moins grande quantité. Plus nous avons plongé longtemps
et profond, plus nous avons des « restes d’azote » dans le corps.
Pour le calcul de plongée, nous ne quantifions pas le nombre de bulles / le pourcentage de saturation. Le
principe est symbolisé par des lettres (à la fin d’une ligne sur une table de plongée). Nous disons « nous
sortons en A / B / C / etc… ». Plus la lettre est grande (loin dans l’alphabet), plus nous avons de micro-bulles
dans le corps et plus notre sursaturation est importante.
A la fin de la première plongée, nous déterminons (au bout de la ligne) en quel groupe répétitif nous sommes.
Cette lettre nous permettra de compter la majoration pour la deuxième plongée. Car les tables sont calculées
pour des plongeurs « état zéro » et non déjà en sursaturation (légère ou importante).
Par exemple : plongée de 36 min à 21 mètres àéquivalent à 40 min à 21 mètres à paliers de 2 min à
3 mètres à onsort enE .
Ensuite, nous prendrons la table des « intervalles de surface » PUIS celle des « majorations aux plongées
successives ». On doit connaître la profondeur de la plongée suivante ! Par exemple, 2ème plongée
envisagée à 18 mètres, une heure après la première.
E devient A après une heure. (Prendre dans le sens de la sécurité : nous avons plus que 45 min entre les
plongées mais MOINS que 4 heures !).
Le facteur A implique une MAJORATION de 14 minutes pour une plongée successive à 18 mètres (par
exemple, la majoration est de 25 min pour une plongée à 9 mètres, etc…).
MAJORATION
On peut symboliser ce temps (cette majoration) par du temps fictif. C’est un temps virtuel comme si on était
déjà resté X min à la même profondeur avant même de commencer sa deuxième plongée. Pour arriver à la
même situation si on était à « l’état zéro », on aurait déjà plongé 14 min à 18 mètres !
On va ensuite calculer ses paliers AVEC cette majoration. On a prévu de plonger à 18 mètres (2ème). Et on
fait par exemple : 42 min. Il faudra RAJOUTER les 14 min de majoration pour calculer ses paliers. à
équivalent à 60 min à 18 mètres à 5 min de paliers à 3 mètres.
Attention, si la première plongée est « très dans la courbe », il faut prendre la table des majorations pour le
GR de fin. On aura ainsi une lettre plus « faible » à on sera moins pénalisé pour la deuxième plongée.
Cf. exemple page suivante.
ü Temps d’attente pour la désaturation totale et pour le vol en altitude
Quelques exemples :
D devient A après 30 min d’attente / D est à 0% de saturation (comme si on n’avait pas plongé) après
3 heures. D peut prendre l’avion après 3 heures d’attente. Etc…
Temps intermédiaires : D devient A après une heure… car nous avons dépassé les 30 minutes, mais PAS
ENCORE ATTEINT les trois heures pour l’autorisation de prendre l’avion !
ü Consommation d’air
On respire la même quantité de VOLUME, pas de « particules » d’air. Donc, à 10 mètres, si la pression
augmente * deux, on respire deux fois plus de « particules » (compression des gaz).
= consommation penda
nt le séjouraufond
(ycompris
la descente)
+ Consommationpendant la remontée
+ Consommationpendantlespaliers de
sécurité etdedécompression
+ 10%demargesde sécurité
Air à disposition =
Volume de la bouteille * pression de gonflage
Un plongeur débutant respire en moyenne
25l/min(P1)
Consommation réelle =
Consommation en surface * pression (totale, ambiante)
ü Précaution : froid / effort
Pour augmenter la sécurité, on prend une ligne en TEMPS supplémentaire. (Une ligne plus « restrictive »
àQui donne plus de paliers).
ü Ordinateur de plongée
Un ordinateur de plongée calcule régulièrement la pression ambiante, il peut donc chaque fois re-calculer
la saturation des différents tissus qu’il a en mémoire. Il indiquera ainsi « moins de paliers » qu’une table
standard. Cf. schématisation d’une plongée. (Tout le temps est pris comme s’il avait été passé à la
profondeur max).
* * * TABLES DE PLONGÉE * * *
P2)Connaître
la procédure etlecalculd’un
e plongée après unerem
ontéetroprapide.
A) Remon
tée catastrophe ouenballonjusqu’en surface
C) Décomp
ressioninterrompueouincomplète (problèmed’air,autre)
En tous les cas pas de successive dans les 24 heures après une telle remontée
Pas de franchissement de col dans les 12 heures
En cas de vertiges ou autres troubles, interdiction de se ré-immerger.
Procédure
Exemple :
• Profondeur 40 mètres
• Remontée trop rapide
• Temps à l arrivée en surface 10 minutes
• Surface 2.5 minutes
• Paliers à effectuer ?
B) Remontée partielle et trop rapide avant la zone des paliers
Ensuite reprendre la remontée et faire les paliers sur le temps total à ce moment.
C) Interruption de paliers
Pas de successive avant 12 heures et pas de passage de col ou d’avion avant 7 heures minimum.
IMPORTANT
Cette procédure est valable uniquement pour les paliers de 3 et 6 mètres. Pour les paliers plus
profonds, appliquer la procédure remontée en ballon c’est-à-dire redescendre à la moitié de la
profondeur, y rester
5 minutes et calculer les paliers sur ce nouveau temps de plongée.
Indication supplémentaire, la plongée en lac peut être considérée comme une plongée « inhabituelle »
L’effort augmente l’irrigation sanguine au niveau des muscles d’où une saturation accrue avec pour conséquence
une quantité de gaz inerte supérieure à la moyenne durant la phase finale de la décompression. Possibilité de
puces, marbrures, rougeurs voir bends.
L’effet est le même en cas de stress amenant une consommation d’air exagérée. Il y aura également une saturation
accrue.
Certains ordinateurs tiennent compte de la consommation d’air et de la température de l’eau pour calculer les
paliers.
Règle :
Pour les cas mentionnés ci-dessus, prendre la valeur supérieure (dans le sens de la sécurité) pour le
temps de plongée. (Entre deux valeurs, prendre celle qui suit la normale).
En cas de plongée dans la courbe, diminuer le temps normal prévu dans la courbe de 5 minutes.
L’organisation de la plongée va dépendre du type de plongée, des conditions
météo, de l’expérience des plongeurs, des autorisations à plonger sur les sites
et d’après deux critères très importants :
INTERET ET SECURITE
RÈGLE GÉNÉRALE
37
MATERIEL
Différents matériaux
Acier, Alu
réépreuve obligatoire chaque 05 ans auprés
Identification de la bouteille d'un organisme agrée par le ministere des mines
Ces indications sont gravées sur le haut de la decret exécutif 90/245 (Algérie)
bouteille
1 - Le nom ou le sigle du fabricant.
2 - La capacité (en litres).
3 - Le poids de la bouteille nue (fût).
4 - Le n° de la série de fabrication Le T.I.V. est une personne profésionelle qui effectue
(ex:97AA12351). une inspection visuelle annuelle (intérieur et extérieur de
5 - La nature du gaz (Air). la bouteille) et qui autorise son utilisation pour une
6 - La pression de service (PS). année si son état est correct, en apposant sur le haut du
7 - La pression d’épreuve (PE). fût de la bouteille un autocollant pour l’année en cours
8 - La date de première épreuve suivi du signifiant que cette bouteille a bien été contrôlée par un
poinçon des Mines (en Algérie, étoile et un T.I.V. (sans cet autocollant la bouteille ne pourra pas être
croissant). gonflée).
L A RO B I N E T T E R I E 2 - Le détendeur
40
Le givrage est dû à l'action de détendre de l'air (de 200 Facteur favorisant le givrage
à 9 bars) d'où un abaissement de sa température. L'air - température de l'eau inférieure à 8-10 degré
froid qui entre en contact avec les parties métalliques - volume d'air détendu : (respiration importante,
internes du détendeur qui lui est déjà froid et pour peu gonflage du gilet, passage d'embout fusant ).
que l'air soit humide, il y a formation de paillettes de - Air humide, profondeur.
glace qui vont nuire à l'étanchéité du système.
Principe de fonctionnement
L’air de la bouteille
pénètre dans le détendeur à
travers un filtre en bronze Siège
fritté, puis passe au travers
du siège et du clapet.
La pression à l’intérieur
de la chambre MP et du Ressort Joints toriques Sortie HP Clapet
Sortie MP
tuyau augmente, et
s’exerce donc sur le piston.
Au fur et à mesure que cette pression augmente, le piston est repoussé vers son clapet.
Lorsque cette pression a atteint la valeur de 9 bars environ, le clapet piston redescend jusqu’à obstruction du
siège sur le clapet et empêche alors l’air de passer vers la chambre M.P.
Le ressort est réglé de telle sorte que le clapet est maintenu à l’écart du siège et ceci jusqu’à ce que la valeur MP
soit égale à 9 b. environ; valeur à laquelle le clapet est plaqué contre son siège.
Le deuxième étage
Fonctionnement:
1- Le détendeur est monté sur un bloc et la
robinetterie est ouverte. La MP s’établit car le
clapet du 2ème étage ferme le volume MP. La
force exercée par le ressort est suffisante pour
maintenir l’ensemble fermé.
2- Le détendeur est mis en bouche , on s’im-
merge. L’eau pénètre dans la chambre humide
et la pression ambiante PA vient appuyer sur la
membrane. Celle-ci se déforme sous l’effet de
l’inspiration, et par l’intermédiaire du levier,
vient tirer en arrière le clapet qui se décolle du
siège.
4 - Le profondimètre 5 - L’ordinateur
Nous avons vu que pour connaître les paramètres de Un ordinateur n’est autre qu’un profondimètre élec-
notre plongée, il fallait connaître le temps de plongée et tronique, auquel on a rajouté un module de calcul des
la profondeur maximale atteinte. paliers en fonction du temps et de la profondeur à
laquelle on se trouve et ceci en temps réel. (voir schéma).
Dans le cas d’un profondimètre mécanique, il faut lui
ajouter une montre, ce qui nous fait deux instruments Les fonctions supplémentaires d’un ordinateur sont :
sur les bras. - calcul de plongée successive (intervalle, majoration)
Si on utilise un profondimètre électronique, non seul- - calcul de la vitesse de remontée idéale en fonction de
ment il prendra en compte les paramètres vus plus haut, la profondeur.
tels que: - gestion de l’air (pour certains appareils).
- profondeur instantanée. - tient compte des remontées trop rapides.
- profondeur maxi. - alarmes visuelles et sonores.
- temps de plongée (avec démarrage automatique dès - possibilité de se connecter sur un P.C.(édition de gra-
l’immersion, entre cinquante centimètres et un phique, carnet de plongée).
mètre) ce qui une très bonne sécurité.
Devant cette technologie, il faut tout de même ne pas
Mais en plus, suivant les modèles il indique: négliger le fait de connaître parfaitement les lois qui
- intervalle surface. régissent la plongée «en tables», car les règles de sécurité
- température de l’eau. qui s’appliquent avec celle-ci sont les mêmes que pour la
- mémoire plongée avec un ordinateur.
- alarme visuelle et parfois sonore pour la vitesse de
remontée. De plus avec la quantité de paramètres que prend en
compte un ordinateur, il devient de plus en plus person-
Votre instrumentation qu’elle quelle soit est fragile, alors nel. (ne pas plonger le matin avec un ordinateur et
pensez à la protéger et à l’entretenir. l’après-midi avec les tables.
Une boîte en plastique du style»TUP percée fera parfaitement Mais le gros avantage d’un ordinateur est aussi de
l’affaire. pouvoir faire moins de paliers. (voir schéma).
Stockez votre appareil rincé à l’eau douce et séché.
Paliers
Paliers
ntée
ntée
Remo
Remo
Temps et profondeur pris en compte par les tables de Temps et profondeur pris en compte par l’ordinateur
plongée Buhlmann
La partie grisée montre bien la différence entre le temps et la profondeur pris en compte par l’ordinateur par rapport aux tables de
plongées, l’ordinateur suit pas à pas la progression de la plongée.
42
4 - Le manomètre 6 - Le parachute
Le manomètre sous-marin permet de contrôler à tout Le parachute de repérage d’une forme très allongée
instant la pression que vous avez dans votre bouteille, ressemble à un long saucisson d’une dizaine de litres.
c’est un instrument indispensable et combien appré-
ciable. Lorsque vous êtes au palier, loin du bateau, vous gon-
flez le parachute qui flottera et qui dépassera d’environ
Vous changerez votre manière de plonger grâce à un mètre cinquante le niveau de l’eau.
l’utilisation du manomètre. La plongée se fera d’une
manière plus contrôlée et mieux organisée. Quant aux Ce parachute est muni d’un bout d’une dizaine de
inquiets ils se bonifieront, prendront plus d’aisance et mètres auquel on attache un poids d’un kilo pour que le
réguleront mieux de ce fait leur respiration. Ils n’auront bout tienne bien droit. Ce bout, vous l’attraperez à la
donc plus comme souci majeur leur consommation profondeur adéquate, pour le palier à effectuer et vous
d’air. vous laisserez dériver en attendant la fin de vos paliers,
tout en étant surveillé de la surface par le bateau.
Le manomètre sous-marin permettra aussi au «guide
de palanquée» de savoir où vous en êtes exactement au Mal utilisé il peut être dangereux.
niveau de votre stock d’air, alors qu’avec une réserve tra-
Il y a quelques astuces pour bien se servir du para-
ditionnelle, vous ne connaîtrez votre stock d’air qu’au
chute en toute sécurité qui vous seront enseignées lors de
moment d’avoir tiré votre tige de réserve. Ce qui permet
votre stage de formation.
au guide de palanquée de raccourcir (si la pression de votre
bloc est trop près de la réserve) le temps de plongée ou de
terminer tranquillement l’exploration comme elle était
prévue au départ.
5 - La boussole