MALKI Maamar
MALKI Maamar
Thèse
de Doctorat en Sciences
Spécialité : Génie Mécanique
Présenté par :
MALKI Maamar
Magister en Génie Mécanique
Intitulé
ENP 2019
Laboratoire de Génie Mécanique et de Développement, Ecole Nationale Polytechnique (ENP)
10, Avenue Pasteur, Hassen Badi, BP. 182, 16200 El Harrach, Alger, Algérie
www.enp.edu.dz
République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Thèse
de Doctorat en Sciences
Spécialité : Génie Mécanique
Présenté par :
MALKI Maamar
Magister en Génie Mécanique
Intitulé
ENP 2019
Laboratoire de Génie Mécanique et de Développement, Ecole Nationale Polytechnique (ENP)
10, Avenue Pasteur, Hassen Badi, BP. 182, 16200 El Harrach, Alger, Algérie
www.enp.edu.dz
Dédicaces
A mes parents
A ma femme et ma fille
A mes frères et sœurs
A toute ma famille
A tous mes amis...
REMERCIEMENTS
Tout d'abord, je tiens à exprimer toute ma gratitude et ma sympathie à
Mr LARBI Salah, Professeur à l’Ecole Nationale Polytechnique d’ALGER,
qu'il trouve ici l'expression de ma profonde reconnaissance, pour sa
compétence, ses encouragements et sa disponibilité.
:ﻣﻠﺨﺺ
اﻟﻌﻤﻞ اﻟﻤﻘﺪم ﻓﻲ ھﺘﮫ اﻟﺮﺳﺎﻟﺔ ﯾﮭﺪف ﻟﺪراﺳﺔ اﻟﺘﺰﯾﯿﺖ اﻟﮭﯿﺪرودﯾﻨﺎﻣﯿﻜﻲ ﻟﺤﺎﻣﻞ أﺳﻄﻮاﻧﻲ ﻧﻔﺎذ
ﺗﻢ اﺳﺘﺨﺪام. ﻣﻊ اﻷﺧﺬ ﺑﻌﯿﻦ اﻻﻋﺘﺒﺎر اﻟﺴﻠﻮك اﻟﺮﯾﻮﻟﻮﺟﻲ ﻟﺰﯾﺖ اﻟﺘﺸﺤﯿﻢ،أوﺗﻮﻣﺎﺗﯿﻜﻲ اﻟﺘﺰﯾﯿﺖ ذا أﺑﻌﺎد ﻣﻨﺘﮭﯿﺔ
ﻣﻌﺎدﻟﺔ رﯾﻨﻮﻟﺪس اﻟﻤﻌﺪﻟﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻌﺘﺒﺮ ﻛﻼ ﻣﻦ ﺗﺪﻓﻖ اﻟﺴﺎﺋﻞ ﻓﻲ اﻟﻮﺳﻂ اﻟﻤﺴﺎﻣﻲ واﻟﺴﻠﻮك ﻏﯿﺮ اﻟﻨﯿﺘﻮﻧﻲ ﻟﻠﺰﯾﺖ
ﺗﻢ ﺣﻞ اﻟﻤﻌﺎدﻻت اﻟﺘﻔﺎﺿﻠﯿﺔ ﺑﺎﺳﺘﺨﺪام طﺮﯾﻘﺔ اﻟﻔﺮق.ﺣﯿﺚ ﺗﻢ ادراج ﻗﺎﻧﻮن دارﺳﻲ واﻟﻨﻤﻮذج اﻷﺳﻲ ﻟﻠﺴﺎﺋﻞ
أظﮭﺮت اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﺘﻲ ﺗﻢ اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﯿﮭﺎ أن اﻟﻤﺆﺷﺮ اﻷﺳﻲ ﻛﺎن ﻟﮫ ﺗﺄﺛﯿﺮات ﻣﮭﻤﺔ ﻋﻠﻰ أداء اﻟﺤﺎﻣﻞ.اﻟﻤﺤﺪد
ﻟﻮﺣﻆ ﺗﺤﺴﻦ ﻓﻲ ﺧﺼﺎﺋﺺ اﻟﺤﺎﻣﻞ )اﻟﻀﻐﻂ وﺳﻌﺔ اﻟﺤﻤﻮﻟﺔ( ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﺴﻮاﺋﻞ اﻟﻤﺘﻮﺳﻌﺔ ﺑﯿﻨﻤﺎ.اﻟﻤﺴﺎﻣﻲ
ﻧﻔﺎذﯾﺔ اﻟﺒﻨﯿﺔ اﻟﻤﺴﺎﻣﯿﺔ ﻟﮭﺎ ﺗﺄﺛﯿﺮات ﻣﮭﻤﺔ ﻋﻠﻰ أداء.ﺗﻨﺨﻔﺾ ھﺘﮫ اﻟﺨﺼﺎﺋﺺ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﺴﻮاﺋﻞ ﺷﺒﮫ ﺑﻼﺳﺘﻜﯿﺔ
ﺗﻢ ﻣﻼﺣﻈﺔ ﺗﻮاﻓﻖ ﺟﯿﺪ ﺑﯿﻦ اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﺘﻲ. ﺧﺎﺻﺔ ﻋﻨﺪ ﻣﻌﺪﻻت اﻻﻧﺤﺮاف اﻟﻜﺒﯿﺮة،اﻟﺤﺎﻣﻞ ذو اﻟﻄﻮل اﻟﻤﻨﺘﮭﻲ
.ﺗﻢ اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﯿﮭﺎ وﺗﻠﻠﻚ اﻟﺨﺎﺻﺔ ﺑﺎﻟﻤﺮﺟﻌﯿﺎت
. ﻗﺎﻧﻮن أﺳﻲ، ﺳﺎﺋﻞ ﻏﯿﺮ ﻧﯿﻮﺗﻮﻧﻲ، ﺣﺎﻣﻞ أوﺗﻮﻣﺎﺗﯿﻜﻲ اﻟﺘﺰﯾﯿﺖ، ﺗﺰﯾﯿﺖ ھﯿﺪرودﯾﻨﺎﻣﯿﻜﻲ:اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﻤﻔﺘﺎﺣﯿﺔ
Abstract:
In this work, the hydrodynamic lubrication of finite porous self-lubricating journal bearings is
investigated taking into account the rheological lubricant behavior effect. The modified
Reynolds equation is derived by considering both the fluid flow in the porous matrix and the
lubricant rheological behavior where Darcy’s law and power- law model were used. Governing
differential equations were solved numerically using the finite difference method. Obtained
results showed that the power law index, n, has important effects on the performance of porous
bearings. An improvement in the fluid bearing characteristics (load capacity, pressure) is
observed for dilatant fluids while these characteristics decreased for pseudo-plastic fluids. The
permeability of the porous structure has significant effects on the performance of porous journal
bearings of finite length, particularly at higher eccentricity ratios. Good agreement is observed
between the results obtained in this study and those of literature revue.
Keywords: Hydrodynamic lubrication; Porous journal bearing; Rheological behavior; Power law.
Résumé :
Le travail présenté est relatif à une étude de la lubrification hydrodynamique des paliers poreux
autolubrifiants de dimensions finies par prise en charge du comportement rhéologique des
lubrifiants. L’équation de Reynolds modifiée a été établie en considérant l’écoulement du fluide
dans la matrice poreuse et le comportement rhéologique du lubrifiant où la loi de Darcy et le
modèle de loi de puissance ont été utilisés. Les équations différentielles gouvernantes ont été
résolues numériquement en utilisant la méthode des différences finies. Les résultats obtenus ont
montré que l'indice de la loi de puissance, n, a des effets importants sur les performances des
paliers poreux. Une amélioration des caractéristiques du palier fluide (capacité de charge,
pression) est observée pour les fluides dilatants alors que ces caractéristiques diminuent pour
les fluides pseudo-plastiques. La perméabilité de la structure poreuse a des effets importants
sur les performances des paliers poreux de longueur finie, en particulier à des taux
d’excentricité très élevés. Un bon accord est observé entre les résultats obtenus dans cette étude
et ceux issus de littérature.
Figure I.1. Représentation d’un milieu poreux et d'un volume élémentaire représentatif.
Figure I.2. Ecoulement de cisaillement simple.
Figure I.3. Classification des fluides non– Newtoniens.
Figure I.4. Lois de comportement rhéologique usuel.
Figure I.5. Différents régimes de lubrification (Courbe de Stribeck).
Figure III.1. Schéma simplifié d’un palier lisse.
Figure III.2. Schéma d’un palier autolubrifiant.
Figure III.3. Schéma simplifié d’un palier poreux ouvert.
Figure III.4. Schéma simplifié d’un palier poreux auto- lubrifiant étanche.
Figure III.5. Coupe médiane d’un palier poreux.
Figure III.6. Schéma simplifié d’un palier développé.
Figure III.7. Système d’axes et notations.
Figure III.8. Illustration de la condition de SOMMERFELD.
Figure III.9. Illustration de la condition de GÜMBEL.
Figure III.10. Illustration de la condition de REYNOLDS.
Figure III.11. Schéma de discrétisation du film fluide.
Figure III.12. Schéma de discrétisation du coussinet.
Figure III.13. Organigramme de résolution relatif au cas d’étude.
Figure IV.1. Evolution de la charge en fonction de l’excentricité.
Comparaison avec les résultats de Ju et al. [5].
Figure IV.2. Evolution de la charge en fonction de l’excentricité.
Comparaison avec les résultats expérimentaux de Mokhtar et al. [6].
Figure IV.3. Evolution de la pression maximale en fonction de l’excentricité pour différentes
valeurs d’indice de puissance et une perméabilité k=10-2.
Figure IV.4. Evolution de la pression maximale en fonction de la perméabilité pour
différentes valeur d’indice de puissance.
Figure IV.5. Evolution de la portance hydrodynamique en fonction de l’excentricité pour
différentes valeurs d’indice de puissance et une perméabilité k=10-2.
Figure IV.6. Evolution de la portance hydrodynamique en fonction de la perméabilité pour
différentes valeurs d’indice de puissance.
Figure IV.7. Evolution du coefficient de frottement en fonction de l’excentricité pour
différentes valeurs d’indice de puissance et une perméabilité k=10-2.
Figure IV.8. Evolution du coefficient de frottement en fonction de la perméabilité pour
différentes valeurs d’indice de puissance.
Figure IV.9. Répartition du champ de pression dans le film fluide.
Cas d’un palier étanche (ε = 0.7, k = 10-2, L/D = 1, n = 0.9).
Figure IV.10. Répartition du champ de pression dans le film fluide.
Cas d’un palier étanche (ε = 0.7, k = 10-2, L/D = 1, n = 1).
Figure IV.11. Répartition du champ de pression dans le film fluide.
Cas d’un palier étanche (ε = 0.7, k = 10-2, L/D = 1, n = 1.1).
Figure IV.12. Evolution de la pression circonférentielle en fonction de l’indice de puissance
et de la perméabilité pour : L/D = 1.
Figure IV.13. Evolution de la pression circonférentielle en fonction de l’indice de puissance
et de la perméabilité pour : L/D = 3.
Figure IV.14. Evolution de la pression axiale en fonction de l’indice de puissance et de la
perméabilité pour : L/D = 1.
Figure IV.15. Evolution de la pression axiale en fonction de l’indice de puissance et de la
perméabilité pour : L/D = 3.
Figure IV.16. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian pour
( = 0.7, L/D = 1, n = 0.9, k = 10-2).
Figure IV.17. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian pour
( = 0.7, L/D = 1, n = 1, k = 10-2).
Figure IV.18. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian pour
( = 0.7, L/D = 1, n = 1.1, k = 10-2).
Figure IV.19. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian pour
( = 0.7, L/D = 1, n = 0.9, k = 10-3).
Figure IV.20. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian pour
( = 0.7, L/D = 1, n = 1, k = 10-3).
Figure IV.21. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian pour
( = 0.7, L/D = 1, n = 1.1, k = 10-3).
Figure IV.22. Champ de vitesses dans le film fluide.
Figure IV.23. Variation de la vitesse de filtration en fonction de l’indice de puissance et du
rapport géométrique L/D pour : k=10-2.
Figure IV.24. Variation de la vitesse de filtration en fonction de l’indice de puissance et du
rapport géométrique L/D pour : k=10-3.
Figure IV.25. Variation de la pression maximale en fonction de l’excentricité pour différentes
valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour L/D=1.
Figure IV.26. Variation de la pression maximale en fonction de l’excentricité pour différentes
valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour L/D=3.
Figure IV.27. Variation de la charge hydrodynamique en fonction de l’excentricité pour
différentes valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour L/D=1.
Figure IV.28. Variation de la charge hydrodynamique en fonction de l’excentricité pour
différentes valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour L/D=3.
Figure IV.29. Variation de l’angle de calage en fonction de l’excentricité pour différentes
valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour : L/D=1.
Figure IV.30. Variation de l’angle de calage en fonction de l’excentricité pour différentes
valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour : L/D=3.
Figure IV.31. Variation du débit de fuite en fonction de l’excentricité pour différentes valeurs
de la perméabilité et de l’indice de puissance et du rapport géométrique L/D.
Figure IV.32. Variation du coefficient de frottement en fonction de l’excentricité pour
différentes valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour L/D=1.
Figure IV.33. Variation du coefficient de frottement en fonction de l’excentricité pour
différentes valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour L/D=3.
Figure IV. 34. Variation de la pression maximale en fonction de la perméabilité et de l’indice
de puissance pour deux valeurs du rapport géométrique L/D.
Figure IV. 35. Variation de la portance hydrodynamique en fonction de la perméabilité et de
l’indice de puissance pour deux valeurs du rapport géométrique L/D.
Figure IV. 36. Variation de l’angle de calage en fonction de la perméabilité et de l’indice de
puissance pour deux valeurs du rapport géométrique L/D.
Figure IV. 37. Variation du débit en fonction de la perméabilité et de l’indice de puissance
pour deux valeurs du rapport géométrique L/D.
Figure IV. 38. Variation du coefficient de frottement en fonction de la perméabilité et de
l’indice de puissance pour deux valeurs du rapport géométrique L/D.
Figure IV. 39. Variation de la pression maximale en fonction de l’indice de puissance, n,
pour deux valeurs de la perméabilité et de l’excentricité relative et pour L/D=1.
Figure IV.40. Variation de la charge hydrodynamique en fonction de l’indice de puissance, n,
pour deux valeurs de la perméabilité et de l’excentricité relative et pour L/D=1.
Figure IV.41. Variation de l’angle de calage en fonction de l’indice de puissance, n, pour
deux valeurs de la perméabilité et de l’excentricité relative et pour : L/D=1.
Figure IV.42. Variation du débit en fonction de l’indice de puissance, n, pour deux valeurs de
la perméabilité et de l’excentricité relative et pour : L/D=1.
Figure IV.43. Variation du coefficient de frottement en fonction de l’indice de puissance, n,
pour deux valeurs de la perméabilité et de l’excentricité relative et pour : L/D=1.
LISTE DES TABLEAUX
Lettres grecques :
Ω Coefficient de relaxation
ε Excentricité relative
Tenseur de déformation [s-1]
Angle de calage [rad]
η Rapports adimensionnels
µ Viscosité dynamique [kg/m.s]
θ Coordonnée angulaire [rad]
ρ Masse volumique [kg/m3]
ij Composante du tenseur de cisaillement [Pa]
ω Vitesse angulaire de l’arbre [rad/s]
ψ Porosité
Gradient de vitesse [s-1]
Indices et Exposants :
Paramètres sans dimensions
* Milieu poreux
a Arbre
c Coussinet
e Surface externe
INTRODUCTION GENERALE
Introduction Générale
INTRODUCTION GENERALE
Le frottement entraîne une consommation importante d'énergie alors que l'usure peut
raccourcir la durée de vie des mécanismes. Il est ainsi important de contrôler ces deux
paramètres pour toute machine. D'un point de vue économique, la réduction des frottements et
donc de la dissipation de puissance au sein des différents contacts améliore l'efficacité des
machines. Du point de vue de la fiabilité, éviter toute dégradation de surface permet une
augmentation considérable de la durée de vie du mécanisme tout en évitant sa défaillance.
L'importance de ces problèmes dans les applications industrielles justifie les efforts
considérables déployés dans le domaine de la tribologie au cours de ces dernières
décennies [1].
Les paliers fluides hydrodynamiques sont des éléments de machines utilisés depuis le
début de la révolution industrielle pour supporter les arbres en rotation. On les trouvent
généralement dans les véhicules, les centrales électriques (hydrauliques, thermoélectriques,
nucléaires, éoliennes) et en général dans tous les systèmes mécaniques à arbres rotatifs soumis
à des vitesses ou charges élevées (turbines, compresseurs, pompes, boîtes de vitesses, moteurs
à combustion interne, etc.). Leurs dimensions varient de l’ordre de quelques millimètres
(appareils électroménagers) jusqu’au mètre (centrales électriques).
Contrairement aux paliers classiques, certain type de paliers poreux ne nécessitent pas
une alimentation externe en lubrifiant via une rainure ou un orifice. C’est la raison pour
laquelle les paliers poreux autolubrifiants sont utilisés dans les situations d’encombrement et
les conditions de fonctionnement où la contamination est intolérable. La forte demande
industrielle de ces types de paliers pour différentes utilisations avec les défaillances
enregistrées au cours des applications (usure prématurée, perte d’huile, vibration) exige
l’utilisation d’huiles innovantes à haut pouvoir lubrifiant qui permet d’optimiser les
performances et d’augmenter la durée de vie.
Le coussinet poreux sert de réservoir d’huile à partir duquel l’espace entre l’arbre et
l’alésage est rempli de lubrifiant. Il est réalisé par frittage, en bronze ou en alliages ferreux,
puis rempli d’huile par imprégnation.
- 15 -
Introduction Générale
Les récents travaux sur les paliers poreux [2-4] ont été consacrés à l'étude de la
lubrification hydrodynamique et à la détermination des caractéristiques des paliers en utilisant
des fluides à comportement Newtonien pour différentes variables : excentricité, perméabilité,
conditions aux limites. Ces études ont montré que l'augmentation de la perméabilité
engendrait une diminution des caractéristiques des paliers poreux : capacité de charge,
pression. Néanmoins, l’hypothèse consistant à considérer le fluide à comportement
Newtonien n’est pas une approche satisfaisante pour de nombreux fluides lubrifiants où le
gradient de pression est important et le taux de cisaillement élevé.
Le travail présenté dans cette thèse est relatif à une analyse des effets du
comportement non–Newtonien des lubrifiants, en utilisant la loi de puissance, sur le
comportement des paliers poreux autolubrifiants de dimensions finies.
- 16 -
Introduction Générale
Dans le dernier chapitre, une validation du code de calcul numérique développé dans
le cadre de cette étude par rapport à ceux issus de la littérature [5-6] est présentée. L’influence
des effets non– Newtoniens des fluides sur les performances des paliers autolubrifiants a été
présentée et discutée.
Enfin, une conclusion générale est présentée pour rappeler l’essentiel des résultats
obtenus ainsi que des perspectives à envisager pour la continuité du présent travail.
- 17 -
Chapitre I
GENERALITES SUR LES MILIEUX POREUX
ET LE COMPORTEMENT RHEOLOGIQUE
DES LUBRIFIANTS
I.1 INTRODUCTION
I.2 LES MILIEUX POREUX
I.2.1 Définitions
I.2.2 Caractérisation des milieux poreux
I.2.2.1 Volume élémentaire représentatif (V.E.R)
I.2.2.2 La porosité
I.2.2.3 La tortuosité
I.2.2.4 La perméabilité
I.3 LOI D'ECOULEMENTS DE FLUIDES DANS UN MILIEUX POREUX
I.3.1 Loi de Darcy
I.3.2 Correction de Brinkman
I.3.3 Correction de Forchheimer
I.3.4 Modèle généralisé
I.4 RHEOLOGIE DES FLUIDES COMPLEXES
I.4.1 Définition
I.4.2 Viscosité
1.4.3 Classification des fluides non– Newtoniens
I.5 LOIS DE COMPORTEMENT RHEOLOGIQUE
I.5.1 Fluides Newtoniens
I.5.2 Loi de puissance
I.5.3 Modèle de Carreau
I.5.4 Modèle Rabinowitsch
I.5.5 Modèle de fluide à couple de contrainte
I.5.6 Modèle de fluide micro polaire
I.5.7 Fluide de Bingham
I.6 DIFFERENTS MODES DE FROTTEMENT
I.7 CONCLUSION
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants
I.1 INTRODUCTION
La tribologie est la science qui étudie le comportement du contact entre deux corps. Son
domaine couvre l’étude du frottement, l’usure ainsi que la lubrification.
L’élément principal dans la lubrification est le fluide qui sépare totalement les surfaces
en contact. L’avancée technologique permet de développer des fluides qui ont un comportement
complexe pour répondre aux différentes exigences industrielles.
La réduction du frottement d’un mécanisme lubrifié passe par un choix judicieux des
matériaux antifriction telle que le bronze et le plomb. Dans certaines configurations telles que
les paliers autolubrifiants on opte pour des coussinets poreux perméables pour faciliter la
recirculation du fluide.
Dans ce chapitre nous présentons des généralités sur les milieux poreux et les
phénomènes de transport au sein de ces milieux, les équations qui décrivent les différents
phénomènes sont étudiées à l’échelle macroscopique. Les lois de comportement rhéologique
utilisées en lubrification sont également présentées.
I.2.1 Définitions
Un milieu poreux est un matériau massif à l’intérieur duquel se trouve des cavités
appelées pores. Ces pores peuvent communiquer entre eux ou isolées et peuvent contenir une
ou plusieurs phases fluides pouvant s’écouler et, éventuellement, échanger entre elles de la
matière et de l’énergie. Certains matériaux artificiels requièrent d’être poreux dans le processus
de fabrication pour jouer un rôle de filtration, ou assurer une perméabilité à un écoulement de
fluide (liquide ou gaz) : cas des bagues et coussinet poreux [7].
- 19 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants
La distribution et la taille des pores dans les milieux poreux naturels sont irrégulières.
La variation des paramètres régissant l’écoulement au sein d’un milieu poreux est par
conséquent irrégulière. Toutefois dans le domaine de l’ingénierie, les valeurs moyennes de ces
paramètres sont requises (porosité, surface spécifique, tortuosité, perméabilité, etc.). La
technique utilisée est la méthode de prise de moyenne volumique [9] définie comme étant une
moyenne spatiale appropriée sur un volume dit « Volume Elémentaire Représentatif » (VER).
Figure I.1. Représentation d’un milieu poreux et d'un volume élémentaire représentatif.
Le VER doit être suffisamment grand pour que des propriétés globales moyennes
puissent être définies sans que les fluctuations d’un pore à l’autre ne soient significatives (la
- 20 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants
taille l du VER doit être suffisamment grande à la taille du pore, de rayon r0). Le VER doit
cependant être suffisamment petit pour que les variations d’un paramètre dans le domaine
d’étude puisse être représentées par des fonctions continues (la taille l du VER doit être
suffisamment petite par rapport à la taille caractéristique du milieu L) [11]. La figure I.1 donne
la représentation du milieu poreux et du volume élémentaire représentatif.
I.2.2.2 La porosité
Elle est définie comme étant le pourcentage de vides qui peuvent être occupés par des
fluides. La porosité représente le rapport du volume des pores sur le volume total. Soit :
I.2.2.3 La tortuosité
La trajectoire du fluide dans un milieu poreux n'est pas tout à fait parallèle à la direction
moyenne de l'écoulement compte tenu de la présence d’obstacles constitués de grains solides,
donc le fluide contourne les différentes particules à son passage.
La tortuosité est définie comme le rapport entre la longueur des lignes de courant, Le,
du fluide traversant un échantillon de longueur, L, d’un milieu poreux modélisé sous la forme
d’un réseau. Elle est donnée par l’expression :
L
τ = (I. 2)
L
I.2.2.4 La perméabilité
La perméabilité d'un milieu poreux mesure son aptitude à se laisser traverser par un
fluide sous l'effet d'un gradient de pression ou d’un champ de gravité. Elle est traduite comme
étant l’effet de résistance à l’écoulement du fluide due aux forces de frottement entre la surface
des grains solides et le fluide.
- 21 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants
Il existe des relations permettant d’estimer la perméabilité, K, pour des milieux poreux
de géométrie simple. Certains travaux ont donné des relations empiriques pour la détermination
de la perméabilité dans le cas de géométries particulaires :
Kozeny–Carmen [12] ont déterminé une relation empirique entre la perméabilité, la
porosité ψ, et dp, dimension caractéristique de la taille des pores pour un milieu poreux non
consolidé constitué d’éléments identiques de géométrie simples:
d ψ
K= (I. 3)
180 (1 − ψ)²
r ψ
K= (I. 4)
8τ
Avec :
: tortuosité des canaux ;
r0 : rayon de canaux.
Q dp
k = μ A dx (1.5)
Avec :
Qv : débit volumique du fluide à travers le milieu poreux ;
Qv/A : vitesse moyenne ou vitesse de Darcy à travers la section droite de surface A ;
µ : viscosité dynamique du fluide ;
: gradient de pression.
Le tableau I.1 donne les valeurs de la perméabilité de quelques matériaux poreux courants.
- 22 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants
L’étude de base des écoulements dans les milieux poreux a été réalisée par l’ingénieur
Darcy en 1856 [14]. L’auteur a réalisé des expériences pour évaluer la capacité d’écoulement à
travers des filtres de sable.
Darcy a mesuré le débit d’eau entraîné par gravité sur des colonnes de sables homogènes
verticales, constitués de sable homogène. Cette loi, a mis en évidence la proportionnalité du
gradient de pression appliqué, le débit d’eau traversant la colonne de sable, ainsi que la section
d’écoulement. Depuis, les sciences hydrogéologiques sont basées sur la loi de Darcy même
pour les écoulements multidirectionnels. En milieu homogène et isotrope, la loi de Darcy
généralisée est donnée par une relation linéaire entre le débit et le gradient de pression associé
aux forces de gravité. Cette relation est donnée par l’expression :
K
q⃗ = − s ∇⃗ P – ρ g⃗z (I. 6)
μ
La vitesse moyenne de filtration est ainsi définie par :
V⃗ = − ∇⃗ P – ρ g⃗ z (I. 7)
- 23 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants
Le nombre de Reynolds pour un écoulement en milieu poreux est basé sur la dimension
du pore, , et la vitesse moyenne du fluide, V, est donné par :
ℛ = Vδ/ν (I. 8)
La loi de Darcy a été vérifiée par de nombreux résultats expérimentaux [10] pour des
nombres de Reynolds au–dessous d’un nombre limite dans l’intervalle 1–10. Elle a également
été vérifiée par des simulations directes des équations de Navier–Stockes.
Bien que la loi de Darcy soit largement utilisée, elle s’est avérée insuffisante dans
certaines situations d'écoulement. En effet, lorsque la vitesse de filtration augmente, les effets
combinés d’inertie et de viscosité ne sont plus négligeable. Pour prendre en compte cet effet,
des modifications de la loi de Darcy ont été proposé par : Brinkman [16], Forchheimer [17].
Une alternative à l’équation de Darcy pour les porosités importantes là où il faut tenir
compte des effets de diffusion visqueux, est ce qu’on appelle couramment l’équation de Darcy–
Brinkman [16] donnée par l’expression :
μ
∇⃗P = ρ g⃗ z − V⃗ + μ ∇ V⃗ (I. 9)
K
Où : μe, est la viscosité dynamique effective qui est égale à la viscosité dynamique du fluide μ,
d'après Brinkman [16].
Dans cette loi empirique, on note le premier terme usuel de Darcy et le second appelé
«terme de Brinkman» qui est similaire au terme Laplacien qui apparaît dans l’équation de
Navier–Stockes sous forme vectorielle.
- 24 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants
Lorsque la vitesse de filtration augmente, l’effet d’inertie n’est plus négligeable. Pour
prendre en compte cet effet, Forchheimer [17] a montré expérimentalement la nécessité de
corriger l’équation de Darcy par une relation non linéaire du second ordre.
En outre, les termes convectifs et temporels sont inclus dans la forme générale de
l'équation de quantité de mouvement afin de rendre le modèle de Darcy–Brinkman–
Forchheimer plus général.
⃗
+ ( V⃗∇⃗ ) V⃗ = − ∇P⃗ − V⃗ + μ ∇ V⃗ − ρ V⃗ V⃗ + ρF ⃗ (I. 11)
√
Avec :
F : force d'inertie microscopique ;
Fv : forces de volume.
Toutes les quantités présentes dans cette équation sont représentées par leurs valeurs
moyennes dans le VER. L’équation de quantité de mouvement généralisée a été obtenue
théoriquement et a été largement utilisée avec succès dans la littérature [20-21].
- 25 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants
I.4.2 Viscosité
De toutes les propriétés physiques et chimiques considérées en lubrification, la viscosité
est l’une des plus importantes. C’est la viscosité qui détermine les pertes par frottement, le
rendement mécanique, la capacité de charge et l’épaisseur du film d’huile dans les paliers, les
engrenages et les systèmes hydrauliques où le régime de fonctionnement est hydrodynamique.
La viscosité est véritablement une mesure de l’aptitude physique d’un fluide à assurer
la lubrification par film fluide sous des conditions définies de vitesse, de charge et de
température [24].
Selon la norme N.F.T 60-100 de Novembre 1959 : « La viscosité d’un liquide est la
propriété de ce liquide, résultant de la résistance qu’opposent ses molécules à une force tendant
à les déplacer par glissement dans son sein ».
- 26 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants
Dans son expérience, il considère l’écoulement visqueux dans l’espacement entre deux
plaques planes de surface S, parallèles et séparées par une petite distance b. Le fluide est mis
en mouvement par une force F appliquée sur la plaque supérieure. L’expérience à montré que
cette force est proportionnelle à la vitesse U et à la surface de la plaque S, et inversement
proportionnelle à la distance, b :
=μ (I. 12)
= =μ (I. 13)
Les fluides dont la viscosité ne suit pas la loi de Newton sont des fluides non
Newtoniens. Dans ce cas, la relation entre la contrainte de cisaillement et le taux de déformation
est non linéaire, la viscosité est variable même si la température et la pression demeurent
constantes. La figure I.3 montre une classification des différents types de comportement des
fluides non– Newtoniens.
Le comportement d’un fluide est dit visqueux si la courbe d’écoulement passe par
l’origine et viscoplastique si elle ne passe pas par l’origine. La figure I.4 résume les grandes
catégories de comportement rhéologiques des fluides. Suivant les caractéristiques physiques
des fluides, on peut regrouper les fluides non– Newtoniens en trois grandes familles [25].
Les fluides purement visqueux qui ont un comportement indépendant du temps, donc la
contrainte de cisaillement appliquée dépend uniquement du taux de déformation [25].
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Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants
Les fluides pseudo– plastiques sont caractérisés par une viscosité apparente qui
diminue quand la contrainte de cisaillement appliquée augmente. Ce phénomène
s’explique par des modifications de la structure du fluide entre les états de repos et de
mouvement. Parmi les fluides pseudo– plastiques, on rencontre par exemple : les
solutions et les suspensions aqueuses concentrées (certains polymères, pâte à papier,
savon, colle, etc.) [25].
Fluides
Fluides thixotropique
Pseudoplastique ou
rhéofluidifiant
Fluides rhéopectique
Fluides dilatant ou
rhéoépaississant
Fluides
viscoplastiques
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Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants
Ce sont des fluides caractérisés par une viscosité apparente qui augmente quand la
contrainte de cisaillement augmente. En effet le fluide mouille les particules et les colle
les unes aux autres, ce qui permet d’amortir la contrainte et donc d’augmenter la
résistance au cisaillement. On retrouve ce type de comportement dans les suspensions
solides fortement concentrées, telles que les peintures, les vernis et les colles [25].
Fluide viscoplastique :
Les fluides visqueux qui ont un comportement dépendant du temps, sont des fluides
complexes donc la contrainte de cisaillement dépend du taux de déformation et de leur
historique [25]. On peut citer dans cette catégorie les fluides suivants :
Fluide thixotropique :
D’une part, la viscosité des fluides thixotropiques augmente au repos, d’autre part, ces
fluides admettent un seuil de contrainte comme les fluides viscoplastiques. Cependant
ce seuil augmente avec le temps quand le fluide est au repos, et diminue après agitation.
Le phénomène est réversible [27] : il provient de l’existence d’une structure ordonnée
qui se met lentement en place dans le fluide au repos et qui est détruite sous l’action de
la contrainte appliquée. Ces corps durcissent à nouveau quand on les laisse au repos.
Parmi les fluides thixotropiques, on peut citer les gels, les mélanges eau– alcool et les
encres d’imprimerie [25].
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Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants
Au contraire, il existe certains matériaux qui ont le comportement inverse. En effet, dans
certains cas, le matériau se structure sous agitation [27].
Les fluides viscoélastiques ont une capacité à emmagasiner l’énergie. En effet, ces
fluides ont la particularité de revenir partiellement à un état initial après avoir retiré la
contrainte appliquée. L’écoulement parfaitement visqueux et la déformation élastique
sont les deux cas limites du comportement visco- élastique (exemples de fluides
synoviaux, les solutions savonneuses, etc…) [25].
que
plasti
Visco
am
Bingh
que
oplasti
Pseud
n
tonie
e New ant
Fluid Dilat
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Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants
Le modèle rhéologique le plus simple pour décrire les fluides visqueux est le modèle
Newtonien selon lequel la contrainte de cisaillement est fonction linéaire de la vitesse de
déformation. La viscosité dynamique du fluide est indépendante du taux de cisaillement et du
temps et les contraintes s’annulent immédiatement lorsque l’écoulement est arrêté.
Dans le cas général, pour un fluide Newtonien, le tenseur des contraintes est lié au
tenseur des taux de déformation par la relation suivante :
Avec :
: coefficient de viscosité ;
ϵ : tenseur des taux de vitesse de déformation (définie en Annexe B) ;
tr ϵ : trace de ϵ , tr ϵ =ϵ +ϵ +ϵ ;
δ : symbole de Kronecker.
Cette loi empirique qui définit la relation entre la contrainte de cisaillement et le taux de
déformation permet de résoudre un bon nombre de problèmes d’écoulement de fluides non–
Newtoniens. Elle a été proposée par Ostwald– de Waele (1925) [28]. Par ailleurs, cette loi n’est
pas valable pour les cas extrêmes (faible ou fort taux de cisaillement) et que les paramètres
caractérisant les effets non–Newtoniens (n et m) n’ont pas d’interprétation physique claire.
= m n (I.16)
et
µ = m n-1 (I.17)
L’indice de puissance joue un rôle essentiel dans l’étude des écoulements de fluides non-
Newtoniens. Son écart par rapport à l’unité détermine le comportement de fluides non–
Newtoniens. Ainsi :
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Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants
Le tableau I.2 donne les valeurs typiques de l'indice d'écoulement pour certains fluides non–
Newtoniens connus.
Tableau I.2. Valeurs typiques de l'indice d'écoulement pour certains fluides non–
Newtoniens connus [29].
Comme la loi de puissance d’Ostwald– de Waele n’est pas représentative pour les
fluides à faible taux de cisaillement, une extension du modèle en loi de puissance est la relation
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Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants
de Carreau qui prend en compte les valeurs limites de la viscosité µ0 et µ∞. Le modèle de
Carreau–Yasuda [30] s’écrit sous la forme ci-dessous :
μ−μ
= [1 + (λ γ) ] (I. 18)
μ −μ
Où :
µ0 : viscosité à cisaillement nul ;
µ∞ : viscosité à cisaillement infini ;
λ : constante de temps.
n : exposant de loi de puissance ;
a : paramètre décrivant la transition entre le comportement à faible cisaillement et la
région en loi de puissance.
Le modèle de Rabinowitsch [31] est basé sur une équation cubique qui établit la relation
non linéaire entre la contrainte de cisaillement et le taux de déformation. Ce modèle empirique
permet de bien décrire le comportement des fluides non– Newtoniens de type rhéo–fluidifiant
ou rhéo–épaississant.
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Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants
La théorie de Vijay Kumar Stokes [32] permet de prendre en compte le mouvement des
particules et les couples de contraintes dus à la présence des additifs. La loi de comportement
rhéologique correspondante s’écrit sous la forme :
1
σ = −p δ + μ u + u − e M (I. 20)
2
1
M = M δ +4ηK (I. 21)
3
Avec :
ij : tenseur de contraintes ;
Mrk : tenseur de couple de contraintes ;
eijk : tenseur de permutation d’ordre trois ;
: propriété constante du fluide à couple de contrainte ;
Kij : tenseur du taux de rotation.
L’écoulement d’un fluide micro polaire est caractérisé par un champ de vitesses et un
champ de micro rotation, ω. Deux tenseurs sont donc introduits : le tenseur de couple de
contraintes ξ et le tenseur de contraintes σ.
Pour un fluide micro polaire, la relation qui lie les contraintes aux vitesses de translation
et de rotation s’écrit sous la forme [33] :
1
σ = −p δ + (2μ + κ) u + u + κ e (ω − w ) (I. 22)
2
Où :
ij : tenseur des contraintes ;
ij : tenseur de couple de contraintes ;
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Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants
Les fluides de Bingham ont la particularité de s’écouler au–dessus d’un seuil critique τ0.
Leur équation rhéologique est donnée par la relation :
τ=τ +μ γ (I.25)
Avec :
0, la contrainte seuil ;
µp est appelée : viscosité plastique.
L’illustration des différents types de contacts est présentée sur la courbe de Stribeck [36]
(Figure I.5). Elle représente l’évolution du coefficient de frottement en fonction des paramètres
contrôlant la lubrification (la charge appliquée, la vitesse et la viscosité du lubrifiant). Cette
courbe permet de différencier trois principaux modes de fonctionnement :
le régime de lubrification limite ou sec ;
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Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants
Dans ce régime, la charge appliquée est principalement supportée par les aspérités des
surfaces en contact. Ces aspérités étant recouvertes d’un film complet ou partiellement rompu
de lubrifiant adsorbé [36].
Physiquement, les aspérités des deux surfaces viennent s’entrechoquer et rompre, sous
l’intensité du contact. L’accroissement du frottement et de l’usure peut être provoqué par
adhérence des matériaux en contact. Les valeurs du coefficient de frottement sont élevées et
dépendent des propriétés des surfaces ainsi que par les propriétés physico-chimiques.
Dans cette zone, le mouvement relatif entre les deux surfaces n’est pas encore suffisant
pour générer une pression hydrodynamique assurant complètement la portance de la charge qui
tend à mettre en contact les deux surfaces [36]. Le régime mixte est un régime intermédiaire
entre le régime limite et hydrodynamique.
Le premier est relatif au coin convergent qui est dû au changement de section. Il peut
survenir dans un palier à cause du décalage du centre de rotation de l’arbre par rapport
à celui du coussinet. La pression générée est suffisante pour séparer totalement l’arbre
de l’alésage et supporter la charge appliquée sur l’arbre.
L’effet d’écrasement du film est le second type de lubrification hydrodynamique qui est
rencontré dans les paliers de bielle des moteurs thermiques par le déplacement rapide
du centre de l’arbre sans rotation propre de celui-ci.
- 36 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants
Dans le cas où la vitesse relative entre les deux surfaces est faible pour générer une
pression hydrodynamique capable de séparer les surfaces en contact, on peut introduire un
fluide sous pression via des alvéoles (lubrification hydrostatique). Lorsque cette vitesse
augmente et génère une pression hydrodynamique en présence de la lubrification hydrostatique,
on parle de lubrification hybride [35].
Si le palier lubrifié supporte des charges radiales, on parle alors de palier lisse. Si la
charge supportée est axiale, on parle de palier de butée. Bien qu'ils diffèrent fondamentalement
dans la forme, ils reposent sur le même concept, à savoir la lubrification. Contrairement à un
palier lisse, un palier poreux autolubrifiant ne nécessite pas une alimentation externe grâce à
son coussinet poreux, qui sert de réservoir d’alimentation en lubrifiant.
Cf
Régime
Régime
Mixte
Limite
Régime
Hydrodynamique
µU/Q
I.7 CONCLUSION
Ce chapitre a été consacré principalement à une description et des définitions sur les
milieux poreux. La modélisation d’écoulements de fluides au sein de ces milieux a été donnée
- 37 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants
à travers les équations de Darcy et Darcy- Brinkman- Forchheimer. Y sont rappelées également
quelques modèles rhéologiques susceptibles de modéliser le comportement des lubrifiants.
Une présentation des différents types de contact existant en tribologie a été donnée et la
lubrification hydrodynamique utilisée dans notre travail a été abordée.
- 38 -
Chapitre II
CONTEXTE BIBLIOGRAPHIQUE
II.1 INTRODUCTION
II.2 LUBRIFICATION DES PALIERS POREUX
II.3 CAS DES LUBRIFIANTS NON NEWTONIENS
II.4 CONCLUSION
Chapitre II Contexte Bibliographique
II.1 INTRODUCTION
En 1883, Beauchamp Tower [38], qui est considéré comme étant le pionnier dans le
domaine de la lubrification, dans son étude expérimentale a mis en évidence pour la première
fois le fait que les surfaces rigides des solides en contact étaient complètement séparées par un
film d’huile dans un palier de wagon de chemin de fer lubrifié par barbotage.
Sommerfeld en 1904 [40], Gümbel [41] en 1921, Swift [42] en 1931 et Stieber [43] en
1933, proposèrent différentes conditions aux limites sur le champ de pression. Réellement ces
dernières sont plus représentatives de la réalité car elles prennent en considération la
continuité du débit dans la zone de rupture du film, ces conditions dites de Reynolds sont
universellement utilisées. Une méthode numérique de résolution de l'équation de Reynolds
utilisant ces conditions, a été proposée par Christopherson [44] en 1941.
Depuis plus d’un siècle, de grandes réalisations ont été accomplies tant dans le
domaine de la lubrification en matière de performance que sur la fiabilité des éléments de
- 40 -
Chapitre II Contexte Bibliographique
machines lubrifiés. Ceci est rendu possible grâce à la longue expérience cumulée et aux
études à caractères théoriques et expérimentales toujours croissantes des travaux présentant
ces améliorations, notamment l’étude des transferts thermiques, des déformations de surfaces,
des états de surfaces, du comportement rhéologique des lubrifiants ou encore les défauts de
fonctionnement comme le mésalignement ou l’usure. Ces nombreux travaux ont été réalisés
afin de répondre aux préoccupations industrielles majeures et environnementales : augmenter
la durée de vie des mécanismes (fiabilité), optimiser la consommation énergétique en
réduisant le frottement, diminuer le bruit, réduire les vibrations,…etc., pour des conditions de
fonctionnement de plus en plus sévères [45].
Les paliers poreux sont utilisés dans des domaines où les paliers classiques sont
inutilisables tels que les situations d’inaccessibilité pour la lubrification ou manque d’espace,
ou bien là où la contamination est intolérable comme l’industrie du textile et
l’agroalimentaire. C’est le cas de nombreux appareils tels que : appareils ménagers,
ventilateurs, démarreurs automobiles, pompe à eau, moteurs électriques,…etc. Ils
fonctionnent silencieusement et sans entretien, leur coût est considérablement moins cher que
les paliers similaires et extérieurement lubrifiés [46]. D’autres aspects ont fait l’objet des
travaux [47] sur des roulements avec cage poreuse imprégnée de lubrifiant pour une mission
spatiale dans un environnement ou la maintenance n'est pas envisageable.
Morgan et Cameron [48] sont les premiers chercheurs à avoir établi un travail
théorique sur la lubrification des paliers poreux. Ils ont modifié l'équation de Reynolds pour
prendre en compte l’écoulement d'huile vers la matrice poreuse. La capacité de charge des
paliers poreux a été calculée en utilisant l'approximation de DuBois et Ocvirk [49]. Suite à ces
travaux, Cameron, Morgan et Stainsby [50] ont montré que les paliers poreux peuvent
fonctionner dans des conditions entièrement hydrodynamiques au–dessus d'un nombre de
Sommerfeld critique. Cusano [51] a confirmé qu’en dessous de cette valeur critique, le
rapport d'excentricité relative est proche de l’unité et la lubrification par fluide ne peut avoir
lieu.
une solution simultanée de l’équation de Reynolds pour le film d’huile et l’équation de Darcy
pour le coussinet poreux tout en maintenant la continuité de la pression à l’interface du film.
Les résultats obtenus illustraient la diminution de la capacité de charge et l’augmentation de la
force de frottement et l’angle de calage avec l'augmentation de la perméabilité
adimensionnelle. La répartition de la pression dans le film est plus uniforme lorsque la
perméabilité augmente.
Une année plus tard Murti [53] a publié un travail pour le cas d’un palier court qui
permet de négliger l’écoulement circonférentiel du lubrifiant par rapport à l'écoulement axial.
L'équation de Reynolds modifiée a alors une forme plus simple. L’auteur a noté que pour des
valeurs de perméabilité adimensionnelle inférieures à 0,001, le palier poreux se comporte
comme un palier solide.
Afin de mieux comprendre les causes de défaillance des paliers poreux de faible
diamètre, une étude expérimentale a été menée par Braun [55]. L’auteur a observé que la
disparition d’huile du contact entre les deux surfaces est la cause principale de l’usure
prématurée notamment pour les paliers poreux fonctionnant en continu dans un régime de
lubrification mixte. Cette perte de lubrifiant dépend du type d'huile utilisé, de la viscosité de
l'huile, de la rugosité de l'arbre et des gradients de température.
conditions de charge constante. Les auteurs ont montré qu'une perméabilité accrue du
coussinet nuirait à la capacité de charge et conduirait à des valeurs plus élevées de l'angle de
calage et du coefficient de frottement, limitant ainsi le champ d'application de ces paliers.
Iyam et al. [59] ont mené des expériences sur des paliers frittés en bronze afin de
déterminer l’effet des dimensions du coussinet sur le coefficient de frottement et de la
température. Ils ont constaté que le coefficient de frottement et la température diminuent avec
la réduction de l’épaisseur des parois ou de l’accroissement de la longueur du palier.
Cependant, une épaisseur faible du coussinet se traduit par une résistance plus faible et un
volume de métal inférieur, ce qui réduit la durée de vie du coussinet.
La plupart des travaux de recherche sur les paliers poreux considèrent une
alimentation externe via une rainure sur le coussinet [60-61]. Néanmoins, dans des situations
ou l’alimentation en huile n’est pas favorable, le besoin d’un palier autolubrifiant est
indispensable.
Balasoiu et al. [4] ont fait une étude numérique à 3D en régime isotherme d'un palier
poreux hydrodynamique caractérisé par un système de lubrification à circulation automatique
en éliminant l’alimentation externe. La simulation numérique conduite, via un code
commercial, utilise la méthode de volumes finis pour discrétiser les équations de Navier–
Stockes pour le film fluide et la formulation de Darcy– Brinkman– Forchheimer pour la
matrice poreuse en prenant en considération un modèle de cavitation proposé par Singhal et
al. [62]. Les auteurs ont montré la faisabilité d'un système tribologique autolubrifiant où le
fluide circule en continu entre l’épaisseur du film, un milieu poreux et un réservoir de
recirculation grâce à des différentiels de pression en l'absence d'un système de circulation. Le
système comprend un coussinet poreux fixe dont le diamètre extérieur fait face à un réservoir
d’huile enroulé. Ils ont constaté que la perméabilité du milieu poreux permet de contrôler la
pression fluide du palier, ainsi que dans la région du réservoir. L'augmentation de la
perméabilité ou de la porosité s'est traduite par une diminution de la pression et donc de la
capacité de charge.
Darcy pour le coussinet poreux et une adaptation de l’algorithme d'Elrod [63] à l’équation de
Reynolds généralisée pour l’écoulement dans le film d’huile avec la condition de non
glissement à l’interface film lubrifiant– milieu poreux, et l’équilibre des débits entrant et
sortant dans le film fluide et la matrice poreuse. Ce travail a permis d’illustrer l'influence de la
pression de cavitation, et que l’aspiration d’huile sera favorable si cette pression est inférieure
à la pression atmosphérique.
En s’inspirant des travaux d’Ochao–Tapia [67-68], Chen et al. [69] ont étudié le
comportement des paliers poreux avec rainure d’alimentation sur la base du modèle de
Darcy– Brinkman avec des conditions de saut de contrainte à l’interface fluide– coussinet
poreux. La distribution de pression dans le film mince est déterminée par l’équation de
Reynolds modifiée en utilisant l’algorithme d’Elrod [63] pour déterminer la région de rupture
avec précision. Les résultats obtenus ont montré que l'augmentation de la perméabilité et du
paramètre de saut de contrainte entraîne une diminution de la capacité de charge, une
augmentation du frottement et de l'angle de calage.
- 44 -
Chapitre II Contexte Bibliographique
Fondamentalement, ces études sont axées sur les caractéristiques des paliers poreux
lubrifiés avec un fluide Newtonien, où les vitesses de déformations sont directement
proportionnelles aux contraintes de cisaillement. Cette hypothèse ne constitue pas une
approche satisfaisante pour de nombreux fluides lubrifiants dont le gradient de pression est
important et le taux de cisaillement élevé. Les travaux de recherche analysant les effets
rhéologiques dans les paliers poreux ne sont pas nombreux. La plupart des travaux théoriques
considèrent les lubrifiants comme des fluides Newtoniens pour simplifier la modélisation
mathématique et optimiser le temps de calcul. A cet effet, la suite de notre analyse
bibliographique sera focalisée sur l’utilisation des différents modèles de fluides non–
Newtoniens en lubrification ainsi que l’analyse des effets rhéologiques dans le domaine de la
lubrification.
Sinha et Singh [29] ont analysé le comportement des roulements sphériques lubrifiés
avec un fluide non–Newtonien décrit par le modèle de loi de puissance. Ils ont montré que la
capacité de charge portante augmentait avec l'augmentation de l'indice de puissance et
l’excentricité relative. Cette augmentation est très significative pour des valeurs importantes
du rapport d’excentricité. Dans leur étude, les auteurs ont utilisé des valeurs de l’indice de
puissance comprises entre 0,1 et 3,3. Néanmoins, sur la quasi-totalité des travaux de
recherche [5,72,74,75] on trouve que l’indice de puissance est toujours supérieur à 0,9 et ne
dépasse pas 1,1.
- 45 -
Chapitre II Contexte Bibliographique
Chu et al. [72] ont présenté une étude approfondie, basée sur l'équation de Reynolds
modifiée 1–D, et utilisant un modèle de loi de puissance au moyen de la théorie de
l’adsorption visqueuse pour la lubrification élasto–hydrodynamique en couches minces. Ils
ont constaté que l'indice de puissance, n, affecte de manière significative les caractéristiques
de la lubrification : l’épaisseur du film, la vitesse et la distribution de la pression. Plus l'indice
de puissance est élevé, plus le pic de pression est important et plus le pic de pression a
tendance à se déplacer vers le centre.
Lin et al. [76] ont mené des études sur des lubrifiants Newtoniens en ajoutant des
additifs (huiles épaissies aux polymères, agents améliorant l'indice de viscosité, poly–iso–
butylène). Les auteurs ont analysé les propriétés dilatantes et pseudos– plastiques sur la base
du modèle d'écoulement de Rabinowitsch [31]. Une équation de Reynolds non–Newtonienne
et non linéaire a été utilisée pour l'étude des paliers inclinés. Les auteurs ont noté que le
comportement non–Newtonien des lubrifiants dilatant donne des valeurs plus élevées de la
capacité de charge et du coefficient de frottement. Les propriétés non–Newtoniennes des
fluides pseudo– plastiques fournissent des résultats inverses. Ils ont constaté également que le
palier à film parabolique fournit des valeurs accrues de la capacité de charge et du coefficient
de frottement par rapport à ceux du palier à plan incliné.
Lin et Wang [77] ont analysé le cas thermo– hydrodynamique d'un palier partiel de
longueur finie avec rainure axiale. L'équation d'énergie, y compris les termes de dissipations
visqueuses et les termes convectifs, est couplée à l'équation de Reynolds développée par Dien
et Elrod [78] pour les fluides non–Newtoniens dont le modèle obéit à la loi de puissance, pour
obtenir le champ de température et de pression dans le film fluide. Les résultats obtenus ont
montré une amélioration de la capacité de charge et de la pression en utilisant des fluides
dilatants.
Mongkolwongrojn et al. [79] ont fait une étude numérique sur les effets du
comportement rhéologique des lubrifiants et de la rugosité de surface sur la stabilité d'un rotor
rigide sous lubrification TEHL (lubrification thermo élasto–hydrodynamique) avec un fluide
non–Newtonien contenant des additifs polymères décrits par le modèle de viscosité de
Carreau. Ils ont montré que la stabilité des paliers sous lubrification TEHL fonctionnant dans
des conditions sévères, se détériorait avec la diminution à la fois de l'indice de puissance et du
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Chapitre II Contexte Bibliographique
module élastique du matériau de la garniture. Les paliers à surface rugueuse dans la direction
circonférentielle présentent une meilleure stabilité par rapport aux paliers à rugosité dans la
direction axiale.
Kango et al. [74] ont analysé l'influence combinée du comportement rhéologique non–
Newtonien des lubrifiants et la dissipation visqueuse sur les performances des paliers micro–
texturés. La résolution des équations dynamiques et thermiques a été faite en utilisant la
méthode des différences finies conjointement à un algorithme de conservation de masse JFO.
Les auteurs ont constaté que la valeur élevée de l'indice de puissance (n=1,1) donne une
augmentation maximale de la capacité de charge (environ 10%). Des réductions de la
température moyenne du lubrifiant ont été constatées en présence de texture de surface par
rapport à la surface lisse du palier. La micro– texturation fournit des performances améliorées
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Chapitre II Contexte Bibliographique
des paliers pour des rapports d'excentricité faibles, la texturation partielle dans la zone
convergente améliore la capacité de charge.
Une étude numérique pour prédire les effets de couple de contrainte résultant du
mélange du lubrifiant avec divers additifs sur le comportement d’un palier partiel de
dimensions finies soumis à une charge cyclique dépendante du temps a été réalisée par Lin et
al. [84]. L’équation de Reynolds modifiée régissant la pression du film est obtenue à partir
des équations de mouvement de Stokes. Selon les résultats dynamiques obtenus, les effets de
couple de contrainte entraînent une diminution de la valeur de l'excentricité, une
augmentation du jeu minimal autorisé et un délai plus long pour empêcher le contact arbre
alésage.
comparaison des résultats obtenus a ceux des fluides Newtoniens ont montré que le couple de
contrainte augmente la capacité de chargement et les coefficients d’amortissement et de
raideur du palier. Cette augmentation est considérable lorsque la largeur est importante.
Naduvinamani et al. [86] ont fait une étude pour prévoir l’effet d’un lubrifiant à couple
de contrainte sur le comportement statique et dynamique d’un palier poreux supportant une
charge constante ou cyclique. L'équation de Reynolds modifiée pour un palier poreux, et celle
de Darcy pour la matrice poreuse en tenant compte des effets de la percolation des additifs
polaires dans la matrice poreuse ont été utilisées. Par rapport aux fluides Newtoniens, les
lubrifiants à couple de contrainte engendrent une diminution de la vitesse du centre de l’arbre,
une augmentation de l’épaisseur minimale du palier et de la capacité de charge. Cette
augmentation est plus accentuée pour les grandes valeurs d’excentricité. Néanmoins l’analyse
des effets de la matrice poreuse confirme que l’augmentation de la perméabilité entraine une
diminution de la pression et de la charge.
Une étude sur les effets combinés de couple de contrainte et de la rugosité de surface
sur les caractéristiques de lubrification de palier poreux de type Rayleigh en considérant une
forme mathématique générale de rugosité de surface caractérisée par une variable aléatoire
stochastique avec une moyenne, une variance et une asymétrie non nulles, ont fait l’objet d’un
travail mené par Naduvinamani et al. [87]. Le modèle mathématique est basé sur l'équation de
Reynolds modifié pour le film mince en tenant compte de la rhéologie du fluide, de
l’infiltration à travers la surface poreuse et de la loi de Darcy pour l’écoulement dans la
matrice poreuse. Les lubrifiants fluides à couple de contrainte fournissent une capacité de
charge accrue et un coefficient de frottement moindre par rapport au cas Newtonien. Les
auteurs ont noté que la rugosité de surface à inclinaison négative modifie favorablement les
caractéristiques du palier poreux, tandis que des effets indésirables ont été observés pour le
modèle de rugosité de surface à inclinaison positive.
Mokhiamer et al. [88] ont étudié les performances des paliers lisses de longueurs finies
lubrifiés avec un fluide à couple de contrainte prenant en compte les déformations élastiques
du coussinet. Il a été constaté que plus la longueur de chaîne de la molécule additive est
grande, plus les effets du couple de contrainte sont importants et plus les caractéristiques
statiques sont nettement améliorées. Par rapport aux lubrifiants Newtoniens, les lubrifiants à
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Chapitre II Contexte Bibliographique
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Chapitre II Contexte Bibliographique
Wang et al. [91] ont fait une étude numérique du comportement non–Newtonien d'un
palier lisse lubrifié avec des fluides micro–polaires à travers une rainure d’alimentation en
tenant compte des effets thermiques. La modélisation du système physique par les équations,
de Reynolds modifiée et de l’énergie, en utilisant l’algorithme de cavitation d’Elrod [63] a
permis de mettre en évidence les champs de pression et de températures dans le film d’huile.
Les résultats ont montré que les fluides micro–polaires présentent une augmentation de la
charge hydrodynamique et de la température et une diminution du coefficient de frottement et
du débit.
Une analyse des performances des paliers lisses circulaires et non circulaires à trois
lobes a été conduite par Rahmatabadi et al. [92] en utilisant la méthode numérique (GDQ)
pour résoudre l'équation de Reynolds modifiée lubrifiés avec des fluides micro–polaires.
L’étude a montré que la micro–polarité des lubrifiants améliore les performances des paliers,
en particulier, pour les excentricités plus élevées. La non–circularité des paliers influe sur le
taux d’amélioration.
II.4 CONCLUSION
Les principaux travaux de recherche concernant la lubrification des paliers poreux ont
été présentés. Leur analyse a montré clairement la tendance des chercheurs vers les fluides
Newtoniens d’une part et d’une source d’alimentation externe d’autre part, ce qui ne reflète
pas la réalité physique et le besoin croissant des paliers autolubrifiants.
L’analyse des travaux relatifs à la rhéologie des lubrifiants en présence ou non d’un
milieu poreux est présentée. Ces travaux ont considéré que la viscosité du fluide varie suivant
une loi de comportement de type loi de puissance pour prédire les fluides rhéo–épaississant et
rhéo–fluidifiant. Le modèle de couple de contrainte ainsi que le modèle micro–polaire sont
- 51 -
Chapitre II Contexte Bibliographique
considérés par la plupart des chercheurs comme les modèles les mieux adaptés pour décrire le
comportement des additifs.
Sur la base de cette étude bibliographique, nous avons pu noter les efforts consentis
pour améliorer les approches mathématiques et numériques afin de mieux dimensionner les
éléments des mécanismes lubrifiés. Il est à souligner que très peu de travaux ont fait l’objet
d’études sur les paliers poreux autolubrifiants lubrifiés par des fluides à comportement
rhéologique non–Newtonien. Cette étude constitue une contribution sur cet aspect de
lubrification des paliers autolubrifiants afin de fournir plus d’information sur ce type de
paliers.
- 52 -
Chapitre III
MODELISATION MATHEMATIQUE
ET RESOLUTION NUMERIQUE
III.1 INTRODUCTION
III.2 HYDRODYNAMIQUE DES PALIERS
III.2.1 Palier lisse
III.2.2 Palier poreux
III.3 GEOMETRIE DU PALIER
III.4 COMPORTEMENT NON–NEWTONIEN DU FLUIDE
III.5 EQUATION DE REYNOLDS GENERALISEE
III.6 MODELE MATHEMATIQUE
III.7 FORME ADIMENSIONNELLE DES EQUATIONS
III.8 CONDITIONS LIMITES ASSOCIEES
III.8.1 Dans le film lubrifiant
III.8.2 Dans le Coussinet poreux
III.8.3 Interface Film– Coussinet Poreux
III.9 CARACTERISTIQUES STATIQUES DU PALIER
III.9.1 Charge portante et angle de calage
III.9.2 Débit de fuite du palier
III.9.3 Calcul du couple de frottement
III.10 RESOLUTION NUMERIQUE
III.10.1 Discrétisation par la méthode des différences finies
III.10.2 Algorithme de résolution
III.11 CONCLUSION
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
III.1 INTRODUCTION
Les équations gouvernantes seront présentées sous leurs formes générales. Ainsi, les
formes adimensionnelles seront déduites et les conditions aux limites associées seront
discutées.
Nous présenterons par la suite la méthode de résolution numérique des équations aux
dérivées partielles gouvernantes relatives au modèle physique étudié. Ces équations
différentielles sont résolues numériquement en utilisant la méthode des différences finies.
Les paliers à roulement sont adaptés aux démarrages ou arrêts fréquents. Néanmoins,
leur durée de vie est limitée par rapport aux conditions d’utilisation. Les paliers fluides
peuvent fonctionner à des vitesses élevées et fournir une rigidité et un amortissement sous des
charges dynamiques grâce à un troisième corps de faible épaisseur (lubrifiant) qui sépare
l’arbre et l’alésage, ce qui minimise les pertes par frottement et l'usure des composants
pendant le fonctionnement.
La figure III.1 montre un schéma simplifié d’un palier lisse hydrodynamique. Il est
composé d’un arbre en rotation et d’un coussinet séparé complémentent par un film d’huile.
L’alimentation du lubrifiant est assurée via une rainure qui peut avoir des formes et des
dimensions variables suivant les conditions de fonctionnement et le domaine d’utilisation. Le
mouvement des surfaces de l'arbre par rapport à la surface du coussinet provoque l'apparition
d'un champ de pression généré de manière hydrodynamique dans le film fluide, au niveau de
la partie convergente. Cet effet, appelé portance hydrodynamique, compense éventuellement
la charge appliquée et provoque la séparation complète des deux surfaces.
- 54 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
Une fois que le régime purement hydrodynamique est atteint, les forces de frottement
deviennent très faibles. C'est pourquoi la durée de vie d’un palier (s’il est bien dimensionné)
dépend principalement de la fréquence des démarrages et des arrêts, les seules occasions où
un bref contact direct entre le coussinet et l'arbre est supposé se produire [93].
Rainure
d’alimentation
Film
lubrifiant
Arbre de
transmission
Coussinet
Le palier poreux est constitué d’un arbre en rotation et d’un coussinet poreux fabriqués
par frittage, qu’est un processus consistant à obtenir un matériau solide à partir de poudres par
un traitement thermique adapté, avec ou sans pression exercée. De nos jours, les bronzes
utilisés pour les pièces de frottement peuvent contenir jusqu’à 30 % de plomb. En plus, les
bronzes au plomb supportent assez bien le frottement à grande vitesse sous forte charge, à
condition de ne pas dépasser 180°C [94], c’est la raison pour laquelle les coussinets poreux
sont réalisés à partir du bronze ou d’alliage ferreux.
Le coussinet après frittage est calibré puis empli d’huile par immersion ou par
imprégnation, il est constamment lubrifié par cette même huile lors de l’utilisation [95]. La
porosité est de 15 à 40 % du volume de la pièce. En pratique, il est possible d’imprégner
jusqu’à 90 à 95 % du vide théorique [96].
- 55 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
La figure III.2 illustre la circulation d’huile coussinet poreux– film lubrifiant. Cette
circulation d’huile est assurée par la différence de pression et la rotation de l’arbre. A chaque
arrêt, l’huile est réabsorbée par le coussinet. Ainsi, le palier poreux n’est jamais sec au
démarrage contrairement à un palier classique ce qui évite l’usure du palier. Plus la porosité
est faible et plus la portance hydrodynamique est élevée. L’idéal serait d’avoir une bague
pleine du coté pression et poreuse du coté dépression [96].
Coussinet
Poreux
Tube
d’étanchéité
Film Arbre
lubrifiant
- 56 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
Les paliers poreux autolubrifiants sont utilisés dans les situations de manque d’espace
ou d’inaccessibilité. Ainsi, aucun système annexe n’est nécessaire pour alimenter le palier, et
l’alimentation en lubrifiant est assurée par le coussinet poreux qui représente un réservoir
d’huile grâce à ces pores. Contrairement aux paliers lisses, la lubrification des paliers poreux
est assurée avec une petite quantité d’huile, c’est pourquoi ils sont considérés comme des
paliers sans entretien, et leur coût est également bas, vu que leur fabrication ne nécessite pas
beaucoup de précision [45]. Les avantages des paliers autolubrifiants sont contrebalancés par
les valeurs admissibles de charge et de vitesse plus faibles que pour les paliers alimentés [58].
Palier débouchant :
Sur ce type de paliers poreux les pores sur le rayon externe et les bords latéraux de la
matrice poreuse peuvent être débouchant. La couche poreuse est épaisse et de très faible
porosité [45]. La condition de Dirichlet relative à un palier ouvert utilisée dans la littérature ne
peut être valable que dans le cas d’un coussinet de grandes épaisseurs, sinon sa durée de vie
ne pourra pas excéder quelques minutes de fonctionnement [45]. L’avantage de cette
condition à la limite est purement numérique permettant une stabilité rapide. C’est la raison
pour laquelle elle est utilisée dans plusieurs travaux [97-99]. La figure III.3 montre le schéma
simplifié d’un palier poreux ouvert.
Film d’huile
Arbre de
transmission
Coussinet
ω poreux
- 57 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
Palier étanche :
Pour les paliers poreux étanches autolubrifiants, le coussinet est emmanché dans un tube
qui renforce sa tenue mécanique et assure une étanchéité du coussinet sur sa paroi externe.
C’est le montage le plus fréquent, en particulier pour les coussinets de faible épaisseur, soit un
rapport du diamètre extérieur sur le diamètre intérieur inférieur à 1.5 [6,58]. La condition à la
limite de Neumann relative à ce type de palier permet d’interpréter physiquement le fait que le
flux sortant sur la surface externe du coussinet et les faces latérales est nulle. Rares sont les
travaux publiés sur les paliers autolubrifiants étanches [4, 57, 58] sans la nécessité d’un circuit
d’alimentation externe. La figure III.4 montre le schéma simplifié d’un palier poreux auto-
lubrifiant étanche.
Tube
d’étanchéité
Film
d’huile
Arbre de
transmission Coussinet
ω poreux
Figure III.4. Schéma simplifié d’un palier poreux auto- lubrifiant étanche.
Le palier, objet de cette étude, est un palier poreux de forme cylindrique ne comportant
pas de rainure d’alimentation (auto- lubrifiant). La configuration géométrique d’un palier est
définie grâce à trois grandeurs qui sont : sa longueur, L, son diamètre, D, ou son rayon, R, et
son jeu radial C.
Le palier considéré est constitué d’un coussinet poreux de centre Oc, de rayon interne
Rc, et de rayon externe Re, et d’un arbre de centre Oa et de rayon Ra. La figure III.5 représente
- 58 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
la section droite d’un palier poreux autolubrifiant, où l’arbre est excentré sous l’effet de la
charge statique Q et les centres Oc et Oa ne coïncident pas. La distance (OcOa) est appelée :
excentricité absolue.
L’angle que fait la ligne des centres avec la direction de la charge est l’angle de
calage,. Si les axes du coussinet et de l’arbre sont parallèles (palier aligné) et si l’on néglige
les déformations élastiques des surfaces sous l’effet de la pression, ces paramètres sont
suffisants pour repérer le positionnement de l’arbre à l’intérieur du coussinet [100]. Les
rayons Rc et Ra étant très voisins ((Rc Ra)/Rc≈0,001), on peut négliger la courbure du film, et
développer le coussinet et l’assimiler à un plan (Figure III.6).
Φ
Re
Film fluide Q
Y
X
Rc
h Oc O
a
Ra
ω
Coussinet
Ligne des centres
h = C (1 + ε cos θ) (III. 1)
- 59 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
Où :
ε =
C=R −R (III. 2)
θ=
Arbre
Y Y
V2
Arbre
L/2
U2
h(x)
X V1
X
2Rc U1 2 Rc
Coussinet poreux
L/2
Coussinet
Z
Π= ϵ ϵ (III. 4)
- 60 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
∂ ∂P ∂ ∂P ∂ ∂h
G + G = [U (R − F) + U F] − ρ U
∂x ∂x ∂z ∂z ∂x ∂x
∂ ∂h ∂R ∂h
+ [W (R − F) + W F] − ρ W + −ρ +ρ V −ρ V (III.5)
∂z ∂z ∂t ∂t
- 61 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
Sous ces hypothèses on peut négliger la variation de la pression suivant la direction y [24].
Ainsi, la vitesse d’écoulement suivant cette direction et très petite par rapport aux autres
directions.
V2 V2
Y Y
U2
W2 U2
V1 V1
U1
U1
W1
X
O O X
- 62 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
∂P JI U −U
⎧U = I− + J+U
∂x J J
(III. 7)
⎨ W = ∂P I − J I + W − W J + W
⎩ ∂z J J
⎧σ ∂U I ∂P U −U
⎪ = μ = y − +
∂y J ∂x J
(III. 8)
⎨σ ∂W I ∂P W −W
⎪ = μ = y − +
⎩ ∂y J ∂z J
L’écoulement dans la matrice poreuse est décrit par la loi de Darcy [58]. Combinée avec
l’équation de continuité, on aura :
1 ∂ R ∂P ∗ 1 ∂ 1 ∂P ∗ ∂ 1 ∂P ∗
+ + =0 (III. 9)
R ∂R μ ∂R R² ∂θ μ ∂θ ∂z μ ∂z
- 63 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
Sur le coussinet :
K ∂P ∗
⎧ U = U(θ, 0, z) = −
⎪ μ ∂x
⎪
⎪
K ∂P ∗
V = V(θ, 0, z) = − (III. 10)
⎨ μ ∂R
⎪
⎪ ∗
⎪W = W(θ, 0, z) = − K ∂P
⎩ μ ∂z
U = U(θ, h, z) = ω R
⎧
⎪
dh
V = V(θ, h, z) = ω R (III. 11)
⎨ dx
⎪
⎩W = W(θ, h, z) = 0
∂ K F ∂P ∂ K F ∂P ∂ K ∂P ∗
G+ + G+ =ω Ra (ρ h − F) − ρ (III.12)
∂x μ ∂x ∂z μ ∂z ∂x μ ∂R
∂P U −U
⎧ U= ( I − J F) + J+U
∂x J
(III. 13)
⎨W = ∂P ( I − J F ) + W − W J + W
⎩ ∂z J
Les équations (III.9) et (III.12) sont des équations qui caractérisent les effets
dynamiques dans le film fluide et la matrice poreuse. Ce sont des équations aux dérivées
partielles du second ordre de type elliptique dans l’inconnue principale est la pression.
- 64 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
PC R h KR C x y z
P= ; R= ; h= ; k= ; C= ; θ = ;y = ; z = ;
μ ωR R R C C R R h L
R (U, V, W) μ
h= ; (U, V, W) = ; μ= (III. 14)
L ωR μ
Ainsi, les équations (III.9 et III.12) deviennent :
∂ kChF ∂P ∂ kChF ∂P ∂ k ∂P ∗
h G+ +η h G+ = h(1 − F) − (III. 15)
∂θ μ ∂θ ∂z μ ∂z ∂θ μ ∂R
1 ∂ R ∂P ∗ 1 ∂ 1 ∂P ∗ ∂ 1 ∂P ∗
+ + η = 0 (III. 16)
R ∂R μ ∂ ∂θ μ ∂θ ∂z μ ∂z
Le champ de vitesse s’écrit également sous la forme :
∂P kC J̅ J̅
⎧U = h (I̅ − JF
̅ )+ −1 +
⎪ ∂θ μ J̅ J̅
(III. 17)
⎨ ∂P kC J̅
⎪ W=η h (I̅ − JF̅ )+ −1
⎩ ∂z μ J̅
- 65 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
Pour le cas des paliers autolubrifiants (pas de rainure d’alimentation), on utilise la loi de
périodicité (forme cylindrique) donnée par :
- Condition de Sommerfeld (film complet) (cf. figure III.8). Cette condition suppose qu’il
n’y a pas de rupture du film lubrifiant, c’est à dire que la pression reste toujours
supérieure à la pression de vapeur saturante. Cette hypothèse est vérifiée pour les paliers
immergés dans un film pressurisé. Le champ de pression obtenu après résolution est
conservé sans modification.
- 66 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
Sommerfeld, la partie du champ de pression qui est inférieure à zéro (pression de vapeur
saturante prise comme référence) est tout simplement négligée.
- 67 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
Sur la surface externe du coussinet poreux, deux types de situations peuvent se présenter
palier étanche (fermé) ou palier débouchant (ouvert) :
Palier étanche :
Le coussinet poreux peut être emmanché dans un tube qui renforce la tenue mécanique
et assure une étanchéité du coussinet sur son rayon externe. C’est le montage le plus fréquent,
en particulier pour les coussinets de faible épaisseur (Condition de Neumann) :
∂P ∗
(θ, R , z) = 0 (III. 22)
∂R
∂P ∗ 1
θ, R, ± = 0 (III. 23)
∂z 2
Palier débouchant :
Les pores sur le rayon externe et les bords latéraux du la matrice poreuse peuvent être
débouchants, c’est le cas des paliers d’une couche poreuse épaisse et de très faible porosité
(condition de Dirichlet). Les conditions correspondantes sont :
1
P ∗ θ, R, ∓ = 0 (III. 25)
2
- 68 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
Pour le calcul de la charge portante et l’angle de calage, nous devons intégrer le champ
de pression sur toute la surface du contact lubrifié. A l’équilibre, dans le système repère
Figure III.5, on a :
Q
Q = = Q + Q (III. 28)
μ ω R L⁄C
Avec :
Le débit axial du fluide, q, est obtenu par intégration de la vitesse du fluide suivant la
direction axiale, z, et à travers la section du film.
Dans le cas d’un palier aligné (axe de l’arbre et du coussinet parallèles), la pression est
symétrique, les débits volumiques, q1, et, q2, sortant des deux surfaces du palier sont égaux, on
obtient :
q 1
q= = 2 W θ, y, ∓ dθ dy (III. 32)
ωR C 2
I ∂P U
τ = y − − (III. 33)
J ∂x J
- 69 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
Le calcul du couple de frottement sur l’arbre s’effectue par intégration des contraintes de
cisaillement. Il s’écrit sous la forme suivante [24] :
C = R τ ds (III. 34)
R ∂P ωR ωR
C = h dθ dz + R μdθ dz + R h dθ dz (III. 35)
2 ∂θ h h²
Avec :
[e ,s] : limites de la zone active du film lubrifiant (P0) ;
hs : hauteur du film d’huile pour = s.
Le terme : ∫ ∫ R ²
h dθ dz est relatif à la zone inactive.
C C
C = (III. 36)
μDNLR R
- 70 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
Les équations de mouvement relatives aux équations, de Reynolds dans le film fluide et de
Darcy dans le milieu poreux, sont des équations aux dérivées partielles de second ordre type
elliptiques. L’application de la méthode des différences finies permet de transformer les
équations aux dérivées partielles en un système d’équations algébriques.
Les équations de Reynolds et de Darcy sont discrétisées à l’aide d’un schéma aux
différences finies centrées et sont résolues numériquement par utilisation de la méthode de
Gauss– Seidel avec coefficient de sur– relaxation. La zone active du film est déterminée par la
méthode de Christopherson [44].
L’équation de Reynolds dans le film fluide sous une forme adimensionnelle pour un
palier poreux en régime permanent sous charge statique s’écrit d’après l’équation III.15
comme ceci :
∂ kChF ∂P ∂ kChF ∂P ∂ k ∂P ∗
h G+ +η h G+ = h(1 − F) − (III. 38)
∂θ μ ∂θ ∂z μ ∂z ∂θ μ ∂R
La méthode des différences finies consiste aux remplacements des variables θ et Z par des
variables discrètes i et j. Les expressions des dérivées de la pression s’écrivent sous la forme :
∂ ∂P 1 P , − P, P, − P ,
A = A , − A , (III. 39)
∂θ ∂θ ∆θ ∆θ ∆θ
- 71 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
∂ ∂P 1 P, − P, P, − P,
A = A − A, (III. 40)
∂z ∂z ∆z , ∆z ∆z
Avec:
kChF
A=h G+ (III. 41)
μ
P , : est la valeur de la pression adimensionnelle à un nœud (i,k) du maillage.
Di (i=1,5) : sont des coefficients.
L/2
z
L’équation de Darcy dans la matrice poreuse est discrétisée à l’aide d’un schéma aux
différences finies centrées et résolue numériquement.
L’équation de Darcy, sans dimension, s’écrit d’après l’équation III.16 comme ceci :
1 ∂ R ∂P ∗ 1 ∂ 1 ∂P ∗ ∂ 1 ∂P ∗
+ + η = 0 (III. 43)
R ∂R μ ∂R R ∂θ μ ∂θ ∂z μ ∂z
- 72 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
P ∗, , = W B P ∗ ,, + B P∗ ,, + B P ∗, , + B P ∗, , + B P ∗, , + B P ∗, ,
+ (1 − W)P ∗, , (III. 44)
Rec
R
R
P ∗, , P ∗, ,
∗
P ,,
P ∗, , P ∗, ,
P ∗, ,
P ∗, ,
P ∗, P∗ ,,
,
P ∗, ,
Rc
R
O O
L/2 Z Rc Rec
- 73 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
Entrée
C, Da, Dc,, L/D, n, , k
Non |Δ |
≤
Calcul de la viscosité
Non Δ , ,
≤
, ,
Résultats
Caractéristique du palier poreux
- 74 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
P −P
≤ 10 (III. 45)
P
Le champ de vitesses du fluide dans la matrice poreuse et dans le film fluide s’exprime
alors aisément à partir des équations III.10 et III.13. Ceci est nécessaire pour la détermination
de la viscosité obéissant à la loi de puissance, détaillée en annexe B. La convergence est
établie lorsque l’erreur relative sur la viscosité locale du fluide est vérifiée en chaque point et
à chaque itération comme suit :
μ −μ
≤ 10 (III. 46)
μ
III.11 CONCLUSION
- 75 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique
Toutes les équations du problème hydrodynamique ont été discrétisées par la méthode
des différences finies. Chaque sous système, film fluide et coussinet poreux, a été résolu par
la méthode itérative de Gauss– Seidel avec coefficient de sur– relaxation.
- 76 -
Chapitre IV
RESULTATS ET DISCUSSIONS
IV.1 INTRODUCTION
IV.2 VALIDATION DU CODE DE CALCUL
IV.3 PRESENTATION DES CHAMPS DE PRESSIONS ET DES VITESSES
IV.4 EFFET DE L’EXCENTRICITE
IV.5 EFFET DE LA PERMEABILITE
IV.6 EFFET DE L’INDICE DE PUISSANCE
IV.7 CONCLUSION
Chapitre IV Résultats et Discussions
IV.1 INTRODUCTION
Nous avons présenté au chapitre précédent le modèle théorique ainsi que la démarche
de résolution numérique. Dans ce chapitre, nous présentons et nous analysons les résultats
obtenus.
Après une validation du code de calcul numérique, développé dans le cadre de cette
étude, une comparaison entre les paliers poreux ouverts sur l’atmosphère et les paliers poreux
étanches a été faite pour illustrer la différence entre les deux cas.
L’analyse des résultats consiste à évaluer les caractéristiques statiques d’un palier
poreux autolubrifiant étanche de dimensions finies, en régime hydrodynamique, avec
variation des différents paramètres : rhéologique (indice de puissance relatif au type de
lubrifiant), géométrique (excentricité relative et rapport géométrique L/D), structure de la
matrice poreuse (perméabilité adimensionnelle), ainsi que la distribution de la pression dans
les deux domaines (fluide et coussinet poreux) et la vitesse d’infiltration.
La figure IV.1 illustre la comparaison entre les résultats numériques issus de cette
étude et ceux de Ju et al. [5] pour le cas d’un palier non poreux. Les caractéristiques
géométriques sont illustrées dans le tableau IV.1. Ces résultats sont relatifs à la charge
adimensionnelle en fonction de l'excentricité relative. La figure montre un bon accord entre
les résultats des trois types de lubrifiants considérés (fluides pseudo-plastiques, Newtoniens et
dilatants).
- 78 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
n=1.1
16
Présente étude
12 n=0.9
n=1
n=1.1
8
0
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative
- 79 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
18
Présente étude
16 Mokhtar et al. [6]
14
Charge adimensionnelle
12
10
8
6
4
2
0
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
Excentricité relative
Dans cette partie d’exploitation de résultats, nous nous sommes intéressés à l’étude
des paliers poreux et nous avons fait une comparaison entre les paliers débouchants et les
paliers étanches pour justifier le choix des paliers fermés dans la suite de notre étude.
Physiquement le mode d’un palier poreux autolubrifiant étanche est plus réaliste avec un
coussinet servant de réservoir d’huile.
- 80 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
Etanche n=1.1
Pression maxiamle adimensionnelle
Ouvert
10
n=1
n=0.9
0,1
0,03
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative
- 81 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
100
Etanche
n=0.9 n=1
0,2
1E-4 1E-3 0,01 0,1
Perméabilité adimensionnelle
100
Etanche n=1.1
Ouvert
Charge adimensionnelle
10 n=1
n=0.9
0,1
0,03
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative
- 82 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
100
Etanche
Ouvert
n=1.1
Charge adimensionnelle
10
n=1
n=0.9
0,2
1E-4 1E-3 0,01 0,1
Perméabilité adimensionnelle
1
Etanche
Ouvert
Coefficient de frottement
0,1
n=0.9
n=1
0,01
n=1.1
1E-3
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative
- 83 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
0,1
Etanche
Ouvert n=0.9
Coefficient de frottement n=1
0,01
n=1.1
1E-3
1E-4 1E-3 0,01 0,1
Perméabilité adimensionnelle
- 84 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
Dans cette partie, on note que le palier étanche fournit de bien meilleures
performances qu’un palier débouchant avec un faible coefficient du frottement et une
meilleure portance hydrodynamique. Dans la suite de notre étude nous présenterons
uniquement les résultats relatifs au palier poreux fermé.
- 85 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
La comparaison entre les figures IV.12, IV.13, IV.14 et IV.15, met en évidence le
caractère proportionnel entre le pic de pression et le rapport géométrique L/D.
- 86 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
20
-6
k=10
-2
k=10 n=1.1
Pression adimensionnelle
15
10
n=1
5
n=0.9
0
0 30 60 90 120 150 180 210 240
Position angulaire (°)
30
-6
k=10
25
k=10
-2 n=1.1
Pression adimensionnelle
20
15
n=1
10
5 n=0.9
0
0 30 60 90 120 150 180 210 240
Position angulaire (°)
- 87 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
20 -6
k=10
-2
k=10
Pression adimensionnelle 15
n=1.1
10
n=1 n=0.9
5
0
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
Direction axiale
35
-6
k=10
30 -2
k=10
Pression adimensionnelle
25
n=1.1
20
15
n=1
10 n=0.9
0
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
Direction axiale
Les figures IV.16, IV.17 et IV.18 représentent les cartes isobares et les lignes de
courant dans le coussinet poreux au plan médian du palier pour des valeurs d'indice de
puissance respectivement égales à 0.9, 1 et 1.1 et pour une perméabilité sans
dimension, k = 10-2.
- 88 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
Figure IV.16. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian
pour ( = 0.7, L/D = 1, n = 0.9, k = 10-2).
Figure IV.17. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian
pour ( = 0.7, L/D = 1, n = 1, k = 10-2).
Figure IV.18. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian
pour ( = 0.7, L/D = 1, n = 1.1, k = 10-2).
- 89 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
Les figures IV.19, IV.20 et IV.21 représentent les cartes isobares et les lignes de
courant dans le coussinet poreux au plan médian du palier pour des valeurs d'indice de
puissance respectivement égales à 0.9, 1 et 1.1 et pour une perméabilité sans
dimension, k = 10-3.
Ces figures montrent une fuite d’huile importante vers le coussinet poreux et une
concentration de pression dans la région où l’épaisseur du film lubrifiant est faible (coin
d’huile). Cette quantité d’huile s’écoule dans la matrice poreuse suivant la direction
circonférentielle. De plus, on remarque un retour du fluide du coussinet poreux vers le film
fluide. On peut noter également que l’augmentation de l’indice de puissance génère une
pression élevée dans la matrice poreuse. Une diminution de la pression avec l’augmentation
de la perméabilité est également à noter.
Figure IV.19. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian
pour ( = 0.7, L/D = 1, n = 0.9, k = 10-3).
Figure IV.20. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian
pour ( = 0.7, L/D = 1, n = 1, k = 10-3).
- 90 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
Figure IV.21. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian
pour ( = 0.7, L/D = 1, n = 1.1, k = 10-3).
La figure IV.22 montre le champ de vitesses dans le film fluide pour le cas d’un palier
poreux autolubrifiant étanche pour le cas ( = 0.7, L/D = 1, n = 1.1, k = 10-2). Sur cette figure
on remarque que la vitesse du fluide au niveau de la partie inférieure est dominée par
l’écoulement de type Poiseuille suivant la direction Z à cause du débit de fuite latéral, par
contre la partie supérieure est dominé par l’écoulement de couette.
- 91 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
-4
5x10
4x10
-4 L/D=3
-4
n=1.1 L/D=1
3x10
Vitesse d'infiltration
-4
2x10 n=1
-4
1x10
0
-4
-1x10 n=0.9
-4
-2x10
-4
-3x10
-4
-4x10
0 40 80 120 160 200 240 280 320 360
Position angulaire (°)
-5
8x10
-5 L/D=3
6x10
n=1.1 L/D=1
-5
4x10
Vitesse d'infiltration
-5 n=1
2x10
-2x10
-5 n=0.9
-5
-4x10
-5
-6x10
0 40 80 120 160 200 240 280 320 360
Position angulaire (°)
- 92 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
-6
Pression maxiamle adimensionnelle
100 k=10
-2 n=1.1
k=10
10 n=1
n=0.9
0,1
0,03
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative
- 93 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
-6
100 k=10
10
1
n=1
n=0.9
0,2
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative
100
k=10
-6 n=1.1
-2
k=10
n=1
Charge adimensionnelle
10
n=0.9
0,1
0,03
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative
- 94 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
100
-6
k=10 n=1.1
-2
k=10
Charge adimensionnelle
10
1 n=1 n=0.9
0,2
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative
- 95 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
80
n=0.9
70 n=1
n=1.1
Angle de calage 60
-2
50 k=10
40
30 -6
k=10
20
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative
80
n=0.9
70 n=1
n=1.1
60 -2
k=10
Angle de calage
50
40
-6
30 k=10
20
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative
- 96 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
le débit. On rappelle que le débit de fuite est calculé dans la région du film fluide évacué par
les extrémités latérales du palier, et n’inclue pas le débit d’huile vers la matrice poreuse.
0,7
-6
n=0.9 k=10
0,6 -2
n=1 k=10
n=1.1
0,5
0,4
L/D=3
Débit
L/D=1
0,3
0,2
0,1
0,0
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative
Figure IV.31. Variation du débit de fuite en fonction de l’excentricité pour différentes valeurs
de la perméabilité et de l’indice de puissance et du rapport géométrique L/D.
-6
k=10
0,1 -2
k=10
Coefficient de frottement
n=0.9
0,01
1E-3 n=1
n=1.1
3E-4
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative
- 97 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
0,1
-6
k=10
-2
k=10
Coefficient de frottement n=0.9
0,01
1E-3
n=1
n=1.1
3E-4
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative
- 98 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
maximale avec les fluides rhéo- épaississants (n>1), et que cette augmentation et significative
pour le cas L/D = 3.
100
Pression maxiamle adimensionnelle L/D = 1
L/D = 3
n=1.1
10
n=1
n=0.9
1
0,3
1E-4 1E-3 0,01 0,1
Perméabilité adimensionnelle
- 99 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
100
L/D = 1
L/D = 3
Charge adimensionnelle
n=1.1
10
n=1
n=0.9
1
0,3
1E-4 1E-3 0,01 0,1
Perméabilité adimensionnelle
54
L/D = 1
52 L/D = 3
50
Angle de calage
n=0.9
48 n=1
n=1.1
46
n=0.9
44 n=1
n=1.1
42
1E-5 1E-4 1E-3 0,01
Perméabilité adimensionnelle
- 100 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
0,6
0,5
n=1
0,3 n=1.1
L/D=3
0,2
0,1
1E-4 1E-3 0,01 0,1
Perméabilité adimensionnelle
- 101 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
0,1
Coefficient de frottement
L/D=1 n=0.9
0,01
L/D=3 n=0.9
L/D=1 n=1
L/D=3 n=1
L/D=1 n=1.1
L/D=3 n=1.1
1E-3
1E-4 1E-3 0,01 0,1
Perméabilité adimensionnelle
- 102 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
20
-6
k=10
10
=0.7
=0.5
0
0,9 1,0 1,1
Indice de puissance
15
-6
k=10
-2
k=10
Charge adimensionnelle
10
=0.7
5
=0.5
0
0,9 1,0 1,1
Indice de puissance
- 103 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
beaucoup sur la position d’équilibre du palier (la diminution ne dépasse pas 3°). On remarque
également que l’angle de calage augmente avec l’augmentation de la perméabilité de la
matrice poreuse. La figure IV.42 illustre l’évolution du débit de fuite sur les bords latéraux du
coussinet en fonction de l’indice de puissance, n, pour deux valeurs de la perméabilité et deux
rapports d’excentricité avec L/D égal à 1.
65
-6
k=10
-2
60 k=10
Angle de calage
55 =0.5
50 =0.7
45
40
0,9 1,0 1,1
Indice de puissance
0,6
-6
k=10
-2
k=10
0,5
=0.7
Débit
0,4 =0.5
0,3
0,9 1,0 1,1
Indice de puissance
- 104 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
0,030
-6
k=10
0,025 -2
k=10
Coefficient de frottement
0,020 =0.5
0,015
0,010
0,005
=0.7
0,000
0,9 1,0 1,1
Indice de puissance
IV.7 CONCLUSION
- 105 -
Chapitre IV Résultats et Discussions
l'indice de loi de puissance, n, à des effets importants sur les performances des paliers
poreux ;
l’utilisation des fluides dilatants est recommandée pour la lubrification des paliers
poreux autolubrifiants permettant ainsi de récupérer la diminution des performances
causée par la présence de la matrice poreuse ;
la perméabilité a des effets significatifs sur les performances des paliers poreux de
longueur finie, en particulier pour les rapports d’excentricité élevés ;
un bon accord est observé entre les résultats obtenus dans le cadre de cette étude avec
ceux issus de la littérature [5-6].
- 106 -
CONCLUSION GENERALE
Conclusion Générale
CONCLUSION GENERALE
Le travail présenté dans cette thèse est relatif à l’influence du comportement rhéologique
des lubrifiants sur les caractéristiques des paliers poreux auto- lubrifiants. Dans le cadre de cette
étude, les effets du comportement rhéologique des fluides de types non-Newtoniens, obéissant à
la loi de puissance, sur les paliers poreux autolubrifiants de longueur finie ont été spécifiquement
analysés. Un modèle mathématique a été élaboré en tenant compte de la complexité des
phénomènes dans le film fluide et le coussinet poreux. La non linéarité de la viscosité du fluide
et son comportement rhéologique à permis de généraliser l’équation de Reynolds pour simuler
l’écoulement dans le film mince et l’équation de Darcy dans le coussinet poreux.
Compte tenu du caractère non linéaire des équations gouvernantes et de leur couplage
pour tenir compte des conditions d’interfaces, le recours aux méthodes numériques pour résoudre
ces équations est nécessaire. La méthode utilisée dans le cadre de cette étude est celle des
différences finies. La résolution des systèmes d’équations algébriques résultants est basée sur la
méthode itérative de Gauss Seidel avec sur relaxation.
Le palier à paroi externe du coussinet fermé, utilisant les conditions aux limites de type
Neumann, a été retenu pour notre étude compte tenu de son bon comportement comparativement
au palier ouvert à l’atmosphère et de sa bonne représentabilité de la réalité physique.
présence du coussinet poreux permettant ainsi de réduire l’usure et augmenter la durée de vie des
mécanismes. Ces objectifs seront atteints par l’utilisation de fluides dilatants.
L’exploitation des grandeurs géométriques des paliers tels que l’excentricité et le rapport
géométrique L/D a montré que l’augmentation de ces paramètres a un effet bénéfique sur les
performances des paliers, en engendrant une augmentation de la portance hydrodynamique et de
la pression et une diminution du coefficient de frottement. Néanmoins, ces paramètres restent
dépendent de la conception et de l’utilisation des paliers autolubrifiants.
Un paramètre influent à souligner dans l’étude des coussinets poreux est celui de la
perméabilité. En effet, pour emmagasiner une quantité importante d’huile dans la matrice
poreuse, on doit songer à augmenter sa perméabilité. Cet aspect spécifique du coussinet est
important : il joue le rôle de réservoir d’huile d’une part, et d’autre part évite la chute des
performances en minimisant l’infiltration vers le coussinet poreux, en évitant les fuites sur la
paroi externes tout en respectant la rigidité du système et les conditions de fabrication des
garnitures poreuses.
Les perspectives à prévoir pour la continuité de ce travail sont nombreuses dont on peut citer :
- 109 -
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Références Bibliographiques
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973-8143-41-1.
- 120 -
ANNEXES
Annexe A
Annexe A
Considérons une section droite d’un palier fluide (Fig. A.1). Un point M appartenant
à la surface du coussinet sera repéré par la coordonnée angulaire = ⃗, ⃗ .
Rc
Oc
e Ra
Oa
M’
h
M
Ra
- 122 -
Annexe A
D’où :
et
= sin( ) (A. 4)
sin
or
( )= − = − sin
= − sin (A. 5)
sin
En développant le sinus nous obtenons :
e/Ra< C/R, est très petite devant l’unité (de l’ordre de 10-3), on peut donc négliger le terme
sin devant 1.
- 123 -
Annexe B
Annexe B
MODELISATION MATHEMATIQUE
DES FLUIDES NON-NEWTONIENS
PAR LE MODELE « LOI DE PUISSANCE »
( )
μ = m (2 P) (B. 1)
Π= (B. 2)
On rappelle que le champ de vitesse fluide dans le film fluide s’écrit sous la forme :
⃗= (B. 3)
Le tenseur des taux de déformation, , est défini comme étant la partie symétrique du tenseur
de gradient de vitesses. On a alors :
1
= ⃗+ ⃗ (B. 4)
2
1
= + (B. 5)
2
= (B. 6)
- 124 -
Annexe B
⎧ =
⎪
⎪
⎪
⎪ =
⎪
⎪
⎪ =
⎪
(B. 7)
⎨ 1
⎪ = = +
⎪ 2
⎪
⎪ 1
⎪ = = +
2
⎪
⎪
⎪ 1
= = +
⎩ 2
Après simplification :
Π= ( + + )+2( + + ) (B. 9)
1 2 3
Π= + +
1 2 3
1 1 2 1 3 3 2
+ + + + + + (B. 10)
2 2 1 3 1 2 3
Finalement, on peut écrire la formule de la viscosité fluide pour le cas d’un film mince
visqueux sous la forme suivante :
1 2 3
μ=m 2 +2 +2
1 2 3
( )
1 2 1 3 3 2
+ + + + + + (B. 11)
2 1 3 1 2 3
- 125 -