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MALKI Maamar

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Ecole Nationale Polytechnique


Département de Génie Mécanique
Laboratoire de Génie Mécanique LGMD
et de Développement

Thèse
de Doctorat en Sciences
Spécialité : Génie Mécanique

Présenté par :
MALKI Maamar
Magister en Génie Mécanique

Intitulé

Influence du Comportement Rhéologique


des Lubrifiants sur les Caractéristiques
des Paliers Poreux Autolubrifiants

Devant le Jury Composé de :

Président : Mr. RECHAK Saïd Professeur, ENP


Directeur : Mr. LARBI Salah Professeur, ENP
Examinateurs : Mr. AIT SAADA Mabrouk Professeur, USTHB
Mr. BENKOUSSAS Bouzid Professeur, ENP
Mr. DRAOUI Belkacem Professeur, U. Bechar
Mr. TALA IGHIL Nacer Directeur de Recherche, CRTI Chéraga
Invité : Mr. BOUBENDIR Sid Ali MCB, USTHB

ENP 2019
Laboratoire de Génie Mécanique et de Développement, Ecole Nationale Polytechnique (ENP)
10, Avenue Pasteur, Hassen Badi, BP. 182, 16200 El Harrach, Alger, Algérie
www.enp.edu.dz
République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Ecole Nationale Polytechnique


Département de Génie Mécanique
Laboratoire de Génie Mécanique LGMD
et de Développement

Thèse
de Doctorat en Sciences
Spécialité : Génie Mécanique

Présenté par :
MALKI Maamar
Magister en Génie Mécanique

Intitulé

Influence du Comportement Rhéologique


des Lubrifiants sur les Caractéristiques
des Paliers Poreux Autolubrifiants

Devant le Jury Composé de :

Président : Mr. RECHAK Saïd Professeur, ENP


Directeur : Mr. LARBI Salah Professeur, ENP
Examinateurs : Mr. AIT SAADA Mabrouk Professeur, USTHB
Mr. BENKOUSSAS Bouzid Professeur, ENP
Mr. DRAOUI Belkacem Professeur, U. Bechar
Mr. TALA IGHIL Nacer Directeur de Recherche, CRTI Chéraga
Invité : Mr. BOUBENDIR Sid Ali MCB, USTHB

ENP 2019
Laboratoire de Génie Mécanique et de Développement, Ecole Nationale Polytechnique (ENP)
10, Avenue Pasteur, Hassen Badi, BP. 182, 16200 El Harrach, Alger, Algérie
www.enp.edu.dz
Dédicaces

A mes parents
A ma femme et ma fille
A mes frères et sœurs
A toute ma famille
A tous mes amis...
REMERCIEMENTS
Tout d'abord, je tiens à exprimer toute ma gratitude et ma sympathie à
Mr LARBI Salah, Professeur à l’Ecole Nationale Polytechnique d’ALGER,
qu'il trouve ici l'expression de ma profonde reconnaissance, pour sa
compétence, ses encouragements et sa disponibilité.

Pour Mr BOUBENDIR Sid Ali, Maître de conférences à l’Université des


Sciences et de la Technologie Houari Boumédiène, je lui exprime mes sincères
remerciements pour son aide précieuse dans ce travail, ainsi que pour toutes ses
qualités scientifiques et humaines.

Je tiens à remercier aussi Mr RECHAK Saïd, Professeur à l’Ecole


Nationale Polytechnique, pour m’avoir fait l’honneur d’accepter la présidence
du jury.

Mes remerciements vont aussi à Messieurs, BENKOUSSAS Bouzid,


Professeur à l’Ecole Nationale Polytechnique, AIT SAADA Mabrouk,
Professeur à l’Université des Sciences et de la Technologie Houari
Boumédiène, DRAOUI Belkacem, Professeur à l’université de Béchar et TALA
IGHIL Nacer, Directeur de Recherche au Centre de Recherche en
Technologies Industrielles de Chéraga pour avoir accepté d’examiner ce
travail.

Mes remerciements vont également à tous mes amis et collègues.


Résumé

:‫ﻣﻠﺨﺺ‬
‫اﻟﻌﻤﻞ اﻟﻤﻘﺪم ﻓﻲ ھﺘﮫ اﻟﺮﺳﺎﻟﺔ ﯾﮭﺪف ﻟﺪراﺳﺔ اﻟﺘﺰﯾﯿﺖ اﻟﮭﯿﺪرودﯾﻨﺎﻣﯿﻜﻲ ﻟﺤﺎﻣﻞ أﺳﻄﻮاﻧﻲ ﻧﻔﺎذ‬
‫ ﺗﻢ اﺳﺘﺨﺪام‬.‫ ﻣﻊ اﻷﺧﺬ ﺑﻌﯿﻦ اﻻﻋﺘﺒﺎر اﻟﺴﻠﻮك اﻟﺮﯾﻮﻟﻮﺟﻲ ﻟﺰﯾﺖ اﻟﺘﺸﺤﯿﻢ‬،‫أوﺗﻮﻣﺎﺗﯿﻜﻲ اﻟﺘﺰﯾﯿﺖ ذا أﺑﻌﺎد ﻣﻨﺘﮭﯿﺔ‬
‫ﻣﻌﺎدﻟﺔ رﯾﻨﻮﻟﺪس اﻟﻤﻌﺪﻟﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻌﺘﺒﺮ ﻛﻼ ﻣﻦ ﺗﺪﻓﻖ اﻟﺴﺎﺋﻞ ﻓﻲ اﻟﻮﺳﻂ اﻟﻤﺴﺎﻣﻲ واﻟﺴﻠﻮك ﻏﯿﺮ اﻟﻨﯿﺘﻮﻧﻲ ﻟﻠﺰﯾﺖ‬
‫ ﺗﻢ ﺣﻞ اﻟﻤﻌﺎدﻻت اﻟﺘﻔﺎﺿﻠﯿﺔ ﺑﺎﺳﺘﺨﺪام طﺮﯾﻘﺔ اﻟﻔﺮق‬.‫ﺣﯿﺚ ﺗﻢ ادراج ﻗﺎﻧﻮن دارﺳﻲ واﻟﻨﻤﻮذج اﻷﺳﻲ ﻟﻠﺴﺎﺋﻞ‬
‫ أظﮭﺮت اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﺘﻲ ﺗﻢ اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﯿﮭﺎ أن اﻟﻤﺆﺷﺮ اﻷﺳﻲ ﻛﺎن ﻟﮫ ﺗﺄﺛﯿﺮات ﻣﮭﻤﺔ ﻋﻠﻰ أداء اﻟﺤﺎﻣﻞ‬.‫اﻟﻤﺤﺪد‬
‫ ﻟﻮﺣﻆ ﺗﺤﺴﻦ ﻓﻲ ﺧﺼﺎﺋﺺ اﻟﺤﺎﻣﻞ )اﻟﻀﻐﻂ وﺳﻌﺔ اﻟﺤﻤﻮﻟﺔ( ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﺴﻮاﺋﻞ اﻟﻤﺘﻮﺳﻌﺔ ﺑﯿﻨﻤﺎ‬.‫اﻟﻤﺴﺎﻣﻲ‬
‫ ﻧﻔﺎذﯾﺔ اﻟﺒﻨﯿﺔ اﻟﻤﺴﺎﻣﯿﺔ ﻟﮭﺎ ﺗﺄﺛﯿﺮات ﻣﮭﻤﺔ ﻋﻠﻰ أداء‬.‫ﺗﻨﺨﻔﺾ ھﺘﮫ اﻟﺨﺼﺎﺋﺺ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﺴﻮاﺋﻞ ﺷﺒﮫ ﺑﻼﺳﺘﻜﯿﺔ‬
‫ ﺗﻢ ﻣﻼﺣﻈﺔ ﺗﻮاﻓﻖ ﺟﯿﺪ ﺑﯿﻦ اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﺘﻲ‬.‫ ﺧﺎﺻﺔ ﻋﻨﺪ ﻣﻌﺪﻻت اﻻﻧﺤﺮاف اﻟﻜﺒﯿﺮة‬،‫اﻟﺤﺎﻣﻞ ذو اﻟﻄﻮل اﻟﻤﻨﺘﮭﻲ‬
.‫ﺗﻢ اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﯿﮭﺎ وﺗﻠﻠﻚ اﻟﺨﺎﺻﺔ ﺑﺎﻟﻤﺮﺟﻌﯿﺎت‬

.‫ ﻗﺎﻧﻮن أﺳﻲ‬،‫ ﺳﺎﺋﻞ ﻏﯿﺮ ﻧﯿﻮﺗﻮﻧﻲ‬،‫ ﺣﺎﻣﻞ أوﺗﻮﻣﺎﺗﯿﻜﻲ اﻟﺘﺰﯾﯿﺖ‬،‫ ﺗﺰﯾﯿﺖ ھﯿﺪرودﯾﻨﺎﻣﯿﻜﻲ‬:‫اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﻤﻔﺘﺎﺣﯿﺔ‬

Abstract:
In this work, the hydrodynamic lubrication of finite porous self-lubricating journal bearings is
investigated taking into account the rheological lubricant behavior effect. The modified
Reynolds equation is derived by considering both the fluid flow in the porous matrix and the
lubricant rheological behavior where Darcy’s law and power- law model were used. Governing
differential equations were solved numerically using the finite difference method. Obtained
results showed that the power law index, n, has important effects on the performance of porous
bearings. An improvement in the fluid bearing characteristics (load capacity, pressure) is
observed for dilatant fluids while these characteristics decreased for pseudo-plastic fluids. The
permeability of the porous structure has significant effects on the performance of porous journal
bearings of finite length, particularly at higher eccentricity ratios. Good agreement is observed
between the results obtained in this study and those of literature revue.

Keywords: Hydrodynamic lubrication; Porous journal bearing; Rheological behavior; Power law.
Résumé :
Le travail présenté est relatif à une étude de la lubrification hydrodynamique des paliers poreux
autolubrifiants de dimensions finies par prise en charge du comportement rhéologique des
lubrifiants. L’équation de Reynolds modifiée a été établie en considérant l’écoulement du fluide
dans la matrice poreuse et le comportement rhéologique du lubrifiant où la loi de Darcy et le
modèle de loi de puissance ont été utilisés. Les équations différentielles gouvernantes ont été
résolues numériquement en utilisant la méthode des différences finies. Les résultats obtenus ont
montré que l'indice de la loi de puissance, n, a des effets importants sur les performances des
paliers poreux. Une amélioration des caractéristiques du palier fluide (capacité de charge,
pression) est observée pour les fluides dilatants alors que ces caractéristiques diminuent pour
les fluides pseudo-plastiques. La perméabilité de la structure poreuse a des effets importants
sur les performances des paliers poreux de longueur finie, en particulier à des taux
d’excentricité très élevés. Un bon accord est observé entre les résultats obtenus dans cette étude
et ceux issus de littérature.

Mots clés : Lubrification hydrodynamique ; Palier autolubrifiant ; Comportement rhéologique ; Loi


de puissance.
SOMMAIRE

LISTE DES NOTATIONS ET ABREVIATIONS


LISTE DES FIGURES ET TABLEAUX
INTRODUCTION GENERALE …………………………………………………. 14

Chapitre I : GENERALITES SUR LES MILIEUX POREUX ET LE


COMPORTEMENT RHEOLOGIQUE DES LUBRIFIANTS

I.1 INTRODUCTION ……………………………………….…………………..…… 19


I.2 LES MILIEUX POREUX ………………………………………………………... 19
I.2.1 Définitions ……………………………….……………………………... 19
I.2.2 Caractérisation des milieux poreux ….…………………………………. 20
I.2.2.1 Volume élémentaire représentatif (V.E.R) ….………………………... 20
I.2.2.2 La porosité ……………………………………..……………... 21
I.2.2.3 La tortuosité ………………………………..…………………. 21
I.2.2.4 La perméabilité …………………………..…………………… 21
I.3 LOI D'ECOULEMENTS DE FLUIDES DANS UN MILIEUX POREUX ……... 23
I.3.1 Loi de Darcy …………………………………….……………………… 23
I.3.2 Correction de Brinkman ………………………….…………………….. 24
I.3.3 Correction de Forchheimer …………………….……………………….. 25
I.3.4 Modèle généralisé ……………………………….…………………….... 25
I.4 RHEOLOGIE DES FLUIDES COMPLEXES …………………………………... 26
I.4.1 Définition …………………………………..…………………………… 26
I.4.2 Viscosité ………………………………….…………………………….. 26
1.4.3 Classification des fluides non– Newtoniens …………………………… 27
I.5 LOIS DE COMPORTEMENT RHEOLOGIQUE ……………………………….. 30
I.5.1 Fluides Newtoniens ………………………….……………………….… 31
I.5.2 Loi de puissance ………………………….…………………………….. 31
I.5.3 Modèle de Carreau …………………….……………………………….. 32
I.5.4 Modèle Rabinowitsch ……………….………………………………….. 33
I.5.5 Modèle de fluide à couple de contrainte ……………………………….. 33
I.5.6 Modèle de fluide micro polaire ……………………………………….... 34
I.5.7 Fluide de Bingham ……………………………………………………... 35
I.6 DIFFERENTS MODES DE FROTTEMENT ………...…………………………. 35
I.7 CONCLUSION …………………………………………………………………... 37

Chapitre II : CONTEXTE BIBLIOGRAPHIQUE

II.1 INTRODUCTION …………………………………...………………………….. 40


II.2 LUBRIFICATION DES PALIERS POREUX ..………...………………………. 41
II.3 CAS DES LUBRIFIANTS NON NEWTONIENS ………....…………………... 45
II.4 CONCLUSION . ....………………………….……………………..…………..... 51

Chapitre III : MODELISATION MATHEMATIQUE ET RESOLUTION


NUMERIQUE

III.1 INTRODUCTION …………………………………...……...………………….. 54


III.2 HYDRODYNAMIQUE DES PALIERS ………………………………...…….. 54
III.2.1 Palier lisse ………………………….…………………………...…….. 54
III.2.2 Palier poreux ………………………………….………………...…….. 55
III.3 GEOMETRIE DU PALIER …..……………………..…………………...…….. 58
III.4 COMPORTEMENT NON–NEWTONIEN DU FLUIDE ……………......…….. 60
III.5 EQUATION DE REYNOLDS GENERALISEE ………………………...…….. 61
III.6 MODELE MATHEMATIQUE ……………………………...…………...…….. 63
III.7 FORME ADIMENSIONNELLE DES EQUATIONS …..……………...……… 65
III.8 CONDITIONS LIMITES ASSOCIEES …………...…………..………...……... 65
III.8.1 Dans le film lubrifiant ……………………….…..……………...…….. 65
III.8.2 Dans le Coussinet poreux ………………….…………………...…….. 68
III.8.3 Interface Film– Coussinet Poreux …….…………....…………...…….. 68
III.9 CARACTERISTIQUES STATIQUES DU PALIER ……..……………...…….. 68
III.9.1 Charge portante et angle de calage …………………...………...…….. 69
III.9.2 Débit de fuite du palier ……………………….…………....…...…….. 69
III.9.3 Calcul du couple de frottement ……….………………………...…….. 69
III.10 RESOLUTION NUMERIQUE ………….……………………………...…….. 70
III.10.1 Discrétisation par la méthode des différence finies ….……….…….. 71
III.10.2 Algorithme de résolution ……………………..……..………...…….. 73
III.11 CONCLUSION ……………………………...………..………………...…….. 75
Chapitre IV : RESULTATS ET DISCUSSIONS

IV.1 INTRODUCTION ………….……………………………...………………..….. 78


IV.2 VALIDATION DU CODE DE CALCUL ………….…………………...……... 78
IV.3 PRESENTATION DES CHAMPS DE PRESSIONS ET DES VITESSES ...…. 85
IV.4 EFFET DE L’EXCENTRICITE ………….……………………………...…….. 93
IV.5 EFFET DE LA PERMEABILITE ………….……………………………...…... 98
IV.6 EFFET DE L’INDICE DE PUISSANCE ………………………………...……. 102
IV.7 CONCLUSION ………….……………………………...……………………… 105

CONCLUSION GENERALE ……………………………………………..…. 108

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES …………………………………. 111

ANNEXE A EPAISSEUR DU FILM D’HUILE …………. 122

ANNEXE B MODELISATION MATHEMATIQUE DES


FLUIDES NON-NEWTONIENS PAR LE MODELE «LOI DE
PUISSANCE» …………………….…………………….……………………….. 124
LISTE DES FIGURES

Figure I.1. Représentation d’un milieu poreux et d'un volume élémentaire représentatif.
Figure I.2. Ecoulement de cisaillement simple.
Figure I.3. Classification des fluides non– Newtoniens.
Figure I.4. Lois de comportement rhéologique usuel.
Figure I.5. Différents régimes de lubrification (Courbe de Stribeck).
Figure III.1. Schéma simplifié d’un palier lisse.
Figure III.2. Schéma d’un palier autolubrifiant.
Figure III.3. Schéma simplifié d’un palier poreux ouvert.
Figure III.4. Schéma simplifié d’un palier poreux auto- lubrifiant étanche.
Figure III.5. Coupe médiane d’un palier poreux.
Figure III.6. Schéma simplifié d’un palier développé.
Figure III.7. Système d’axes et notations.
Figure III.8. Illustration de la condition de SOMMERFELD.
Figure III.9. Illustration de la condition de GÜMBEL.
Figure III.10. Illustration de la condition de REYNOLDS.
Figure III.11. Schéma de discrétisation du film fluide.
Figure III.12. Schéma de discrétisation du coussinet.
Figure III.13. Organigramme de résolution relatif au cas d’étude.
Figure IV.1. Evolution de la charge en fonction de l’excentricité.
Comparaison avec les résultats de Ju et al. [5].
Figure IV.2. Evolution de la charge en fonction de l’excentricité.
Comparaison avec les résultats expérimentaux de Mokhtar et al. [6].
Figure IV.3. Evolution de la pression maximale en fonction de l’excentricité pour différentes
valeurs d’indice de puissance et une perméabilité k=10-2.
Figure IV.4. Evolution de la pression maximale en fonction de la perméabilité pour
différentes valeur d’indice de puissance.
Figure IV.5. Evolution de la portance hydrodynamique en fonction de l’excentricité pour
différentes valeurs d’indice de puissance et une perméabilité k=10-2.
Figure IV.6. Evolution de la portance hydrodynamique en fonction de la perméabilité pour
différentes valeurs d’indice de puissance.
Figure IV.7. Evolution du coefficient de frottement en fonction de l’excentricité pour
différentes valeurs d’indice de puissance et une perméabilité k=10-2.
Figure IV.8. Evolution du coefficient de frottement en fonction de la perméabilité pour
différentes valeurs d’indice de puissance.
Figure IV.9. Répartition du champ de pression dans le film fluide.
Cas d’un palier étanche (ε = 0.7, k = 10-2, L/D = 1, n = 0.9).
Figure IV.10. Répartition du champ de pression dans le film fluide.
Cas d’un palier étanche (ε = 0.7, k = 10-2, L/D = 1, n = 1).
Figure IV.11. Répartition du champ de pression dans le film fluide.
Cas d’un palier étanche (ε = 0.7, k = 10-2, L/D = 1, n = 1.1).
Figure IV.12. Evolution de la pression circonférentielle en fonction de l’indice de puissance
et de la perméabilité pour : L/D = 1.
Figure IV.13. Evolution de la pression circonférentielle en fonction de l’indice de puissance
et de la perméabilité pour : L/D = 3.
Figure IV.14. Evolution de la pression axiale en fonction de l’indice de puissance et de la
perméabilité pour : L/D = 1.
Figure IV.15. Evolution de la pression axiale en fonction de l’indice de puissance et de la
perméabilité pour : L/D = 3.
Figure IV.16. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian pour
( = 0.7, L/D = 1, n = 0.9, k = 10-2).
Figure IV.17. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian pour
( = 0.7, L/D = 1, n = 1, k = 10-2).
Figure IV.18. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian pour
( = 0.7, L/D = 1, n = 1.1, k = 10-2).
Figure IV.19. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian pour
( = 0.7, L/D = 1, n = 0.9, k = 10-3).
Figure IV.20. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian pour
( = 0.7, L/D = 1, n = 1, k = 10-3).
Figure IV.21. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian pour
( = 0.7, L/D = 1, n = 1.1, k = 10-3).
Figure IV.22. Champ de vitesses dans le film fluide.
Figure IV.23. Variation de la vitesse de filtration en fonction de l’indice de puissance et du
rapport géométrique L/D pour : k=10-2.
Figure IV.24. Variation de la vitesse de filtration en fonction de l’indice de puissance et du
rapport géométrique L/D pour : k=10-3.
Figure IV.25. Variation de la pression maximale en fonction de l’excentricité pour différentes
valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour L/D=1.
Figure IV.26. Variation de la pression maximale en fonction de l’excentricité pour différentes
valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour L/D=3.
Figure IV.27. Variation de la charge hydrodynamique en fonction de l’excentricité pour
différentes valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour L/D=1.
Figure IV.28. Variation de la charge hydrodynamique en fonction de l’excentricité pour
différentes valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour L/D=3.
Figure IV.29. Variation de l’angle de calage en fonction de l’excentricité pour différentes
valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour : L/D=1.
Figure IV.30. Variation de l’angle de calage en fonction de l’excentricité pour différentes
valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour : L/D=3.
Figure IV.31. Variation du débit de fuite en fonction de l’excentricité pour différentes valeurs
de la perméabilité et de l’indice de puissance et du rapport géométrique L/D.
Figure IV.32. Variation du coefficient de frottement en fonction de l’excentricité pour
différentes valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour L/D=1.
Figure IV.33. Variation du coefficient de frottement en fonction de l’excentricité pour
différentes valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour L/D=3.
Figure IV. 34. Variation de la pression maximale en fonction de la perméabilité et de l’indice
de puissance pour deux valeurs du rapport géométrique L/D.
Figure IV. 35. Variation de la portance hydrodynamique en fonction de la perméabilité et de
l’indice de puissance pour deux valeurs du rapport géométrique L/D.
Figure IV. 36. Variation de l’angle de calage en fonction de la perméabilité et de l’indice de
puissance pour deux valeurs du rapport géométrique L/D.
Figure IV. 37. Variation du débit en fonction de la perméabilité et de l’indice de puissance
pour deux valeurs du rapport géométrique L/D.
Figure IV. 38. Variation du coefficient de frottement en fonction de la perméabilité et de
l’indice de puissance pour deux valeurs du rapport géométrique L/D.
Figure IV. 39. Variation de la pression maximale en fonction de l’indice de puissance, n,
pour deux valeurs de la perméabilité et de l’excentricité relative et pour L/D=1.
Figure IV.40. Variation de la charge hydrodynamique en fonction de l’indice de puissance, n,
pour deux valeurs de la perméabilité et de l’excentricité relative et pour L/D=1.
Figure IV.41. Variation de l’angle de calage en fonction de l’indice de puissance, n, pour
deux valeurs de la perméabilité et de l’excentricité relative et pour : L/D=1.
Figure IV.42. Variation du débit en fonction de l’indice de puissance, n, pour deux valeurs de
la perméabilité et de l’excentricité relative et pour : L/D=1.
Figure IV.43. Variation du coefficient de frottement en fonction de l’indice de puissance, n,
pour deux valeurs de la perméabilité et de l’excentricité relative et pour : L/D=1.
LISTE DES TABLEAUX

Tableau I.1. Perméabilité de quelques matériaux poreux [15].


Tableau I.2. Valeurs typiques de l'indice d'écoulement pour certains fluides non– Newtoniens
connus [29].
Tableau IV.1. Données du palier utilisé par Ju et al. [5].
Tableau IV.2. Données de palier utilisé par Mokhtar et al. [6].
Tableau IV.3. Caractéristiques du palier utilisé dans la simulation numérique.
Liste des Notations et abréviations
Lettres latines :
C Jeu radial [m]
Ca Couple de frottement sur l’arbre [N.m]
D Diamètre du palier [m]
e Excentricité absolue de l’arbre [m]
h Epaisseur du film lubrifiant [m]
K Perméabilité du milieu poreux [m²]
k Perméabilité adimensionnelle
L Longueur du palier [m]
m Consistance [Pa.sn]
n Indice de puissance
N Vitesse de rotation de l’arbre [tr/s]
P Pression [Pa]
Q Portance hydrodynamique [N]
q Débit volumique [m3/s]
R Rayon [m]
U,V,W Composantes de la vitesse du fluide dans le film [m/s]
u,v,w Composantes de la vitesse du fluide dans la matrice poreuse [m/s]
X,Y,Z Coordonnées

Lettres grecques :
Ω Coefficient de relaxation
ε Excentricité relative
Tenseur de déformation [s-1]
 Angle de calage [rad]
η Rapports adimensionnels
µ Viscosité dynamique [kg/m.s]
θ Coordonnée angulaire [rad]
ρ Masse volumique [kg/m3]
ij Composante du tenseur de cisaillement [Pa]
ω Vitesse angulaire de l’arbre [rad/s]
ψ Porosité
 Gradient de vitesse [s-1]

Indices et Exposants :
Paramètres sans dimensions
* Milieu poreux
a Arbre
c Coussinet
e Surface externe
INTRODUCTION GENERALE
Introduction Générale

INTRODUCTION GENERALE

Le frottement entraîne une consommation importante d'énergie alors que l'usure peut
raccourcir la durée de vie des mécanismes. Il est ainsi important de contrôler ces deux
paramètres pour toute machine. D'un point de vue économique, la réduction des frottements et
donc de la dissipation de puissance au sein des différents contacts améliore l'efficacité des
machines. Du point de vue de la fiabilité, éviter toute dégradation de surface permet une
augmentation considérable de la durée de vie du mécanisme tout en évitant sa défaillance.
L'importance de ces problèmes dans les applications industrielles justifie les efforts
considérables déployés dans le domaine de la tribologie au cours de ces dernières
décennies [1].

Les paliers fluides hydrodynamiques sont des éléments de machines utilisés depuis le
début de la révolution industrielle pour supporter les arbres en rotation. On les trouvent
généralement dans les véhicules, les centrales électriques (hydrauliques, thermoélectriques,
nucléaires, éoliennes) et en général dans tous les systèmes mécaniques à arbres rotatifs soumis
à des vitesses ou charges élevées (turbines, compresseurs, pompes, boîtes de vitesses, moteurs
à combustion interne, etc.). Leurs dimensions varient de l’ordre de quelques millimètres
(appareils électroménagers) jusqu’au mètre (centrales électriques).

Contrairement aux paliers classiques, certain type de paliers poreux ne nécessitent pas
une alimentation externe en lubrifiant via une rainure ou un orifice. C’est la raison pour
laquelle les paliers poreux autolubrifiants sont utilisés dans les situations d’encombrement et
les conditions de fonctionnement où la contamination est intolérable. La forte demande
industrielle de ces types de paliers pour différentes utilisations avec les défaillances
enregistrées au cours des applications (usure prématurée, perte d’huile, vibration) exige
l’utilisation d’huiles innovantes à haut pouvoir lubrifiant qui permet d’optimiser les
performances et d’augmenter la durée de vie.

Le coussinet poreux sert de réservoir d’huile à partir duquel l’espace entre l’arbre et
l’alésage est rempli de lubrifiant. Il est réalisé par frittage, en bronze ou en alliages ferreux,
puis rempli d’huile par imprégnation.

- 15 -
Introduction Générale

Les récents travaux sur les paliers poreux [2-4] ont été consacrés à l'étude de la
lubrification hydrodynamique et à la détermination des caractéristiques des paliers en utilisant
des fluides à comportement Newtonien pour différentes variables : excentricité, perméabilité,
conditions aux limites. Ces études ont montré que l'augmentation de la perméabilité
engendrait une diminution des caractéristiques des paliers poreux : capacité de charge,
pression. Néanmoins, l’hypothèse consistant à considérer le fluide à comportement
Newtonien n’est pas une approche satisfaisante pour de nombreux fluides lubrifiants où le
gradient de pression est important et le taux de cisaillement élevé.

L’utilisation répandue des fluides non–Newtoniens en lubrification est une


conséquence de l’amélioration de la qualité des huiles, une réponse à l’évolution
technologique et les exigences industrielles de fonctionnement de plus en plus sévères (vitesse
de rotation, température, charge appliquée, …etc.), ce qui traduit la recherche continue des
performances optimales des mécanismes.

De nos jours, la composition chimique des lubrifiants est relativement complexe


compte tenu de l’introduction d’additifs à base de polymères ou autres substances. Ces
additifs ont pour but essentiel d’augmenter la durée de vie des lubrifiants par la limitation de
la dégradation de leur viscosité avec la température ou autres sollicitations. Ce qui rend leur
comportement encore plus difficile à modéliser compte tenu que ces lubrifiants ne possèdent
pas le comportement linéaire de fluide Newtonien et exige une modélisation à comportement
non–Newtonien. Le comportement non–Newtonien d’un lubrifiant varie selon les
sollicitations auxquelles est soumis le fluide considéré qui pourra être modélisé suivant
différentes lois (loi de Carreau, loi de puissance, loi de couple de contrainte, …etc).

La compréhension et la maîtrise des phénomènes de transfert dans les paliers poreux


autolubrifiants des machines tournantes en utilisant les fluides non–Newtoniens revêt un
caractère essentiel dans la conception des machines, afin d’assurer des conditions
opérationnelles optimales et contribuer à l’amélioration de leurs performances et augmenter
leur durée de vie.

Le travail présenté dans cette thèse est relatif à une analyse des effets du
comportement non–Newtonien des lubrifiants, en utilisant la loi de puissance, sur le
comportement des paliers poreux autolubrifiants de dimensions finies.

- 16 -
Introduction Générale

Le premier chapitre est relatif à des généralités et définitions de base relatives à la


modélisation de l’écoulement de fluides dans les milieux poreux. Y sont intégrés des rappels
sur les lois de comportement rhéologique des lubrifiants tirés de la littérature en vue de leur
modélisation ainsi qu’une introduction à la lubrification.

Le second chapitre concerne le contexte bibliographique ou état de l’art sur le sujet de


recherche abordé dans cette thèse afin de positionner la présente étude par rapport aux travaux
réalisés dans la thématique. Il est divisé en deux parties essentielles : la première partie est
relative à une présentation de quelques travaux sur les paliers poreux avec et sans source
d’alimentation externe, la seconde partie est consacrée à des études liées à la mécanique des
films minces visqueux utilisant des fluides à comportement nonNewtoniens.

Le troisième chapitre est relatif à la modélisation mathématique ainsi que la résolution


numérique des paliers poreux autolubrifiants en régime hydrodynamique. Le modèle
mathématique est basé sur l’équation de Reynolds généralisée dans le film fluide en tenant
compte du comportement non– Newtonien des lubrifiants et de l’infiltration à travers le
coussinet poreux ou l’équation de Darcy est considérée afin d’étudier l’écoulement dans la
matrice poreuse. Ainsi, les conditions aux limites associées, la géométrie du contact, la
variation de la viscosité suivant le modèle de loi de puissance sont présentés. Les systèmes
d’équations linéaires obtenues sont résolus numériquement en vue de déterminer les
caractéristiques statiques des paliers.

Dans le dernier chapitre, une validation du code de calcul numérique développé dans
le cadre de cette étude par rapport à ceux issus de la littérature [5-6] est présentée. L’influence
des effets non– Newtoniens des fluides sur les performances des paliers autolubrifiants a été
présentée et discutée.

Enfin, une conclusion générale est présentée pour rappeler l’essentiel des résultats
obtenus ainsi que des perspectives à envisager pour la continuité du présent travail.

- 17 -
Chapitre I
GENERALITES SUR LES MILIEUX POREUX
ET LE COMPORTEMENT RHEOLOGIQUE
DES LUBRIFIANTS
I.1 INTRODUCTION
I.2 LES MILIEUX POREUX
I.2.1 Définitions
I.2.2 Caractérisation des milieux poreux
I.2.2.1 Volume élémentaire représentatif (V.E.R)
I.2.2.2 La porosité
I.2.2.3 La tortuosité
I.2.2.4 La perméabilité
I.3 LOI D'ECOULEMENTS DE FLUIDES DANS UN MILIEUX POREUX
I.3.1 Loi de Darcy
I.3.2 Correction de Brinkman
I.3.3 Correction de Forchheimer
I.3.4 Modèle généralisé
I.4 RHEOLOGIE DES FLUIDES COMPLEXES
I.4.1 Définition
I.4.2 Viscosité
1.4.3 Classification des fluides non– Newtoniens
I.5 LOIS DE COMPORTEMENT RHEOLOGIQUE
I.5.1 Fluides Newtoniens
I.5.2 Loi de puissance
I.5.3 Modèle de Carreau
I.5.4 Modèle Rabinowitsch
I.5.5 Modèle de fluide à couple de contrainte
I.5.6 Modèle de fluide micro polaire
I.5.7 Fluide de Bingham
I.6 DIFFERENTS MODES DE FROTTEMENT
I.7 CONCLUSION
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants

I.1 INTRODUCTION

La tribologie est la science qui étudie le comportement du contact entre deux corps. Son
domaine couvre l’étude du frottement, l’usure ainsi que la lubrification.

L’élément principal dans la lubrification est le fluide qui sépare totalement les surfaces
en contact. L’avancée technologique permet de développer des fluides qui ont un comportement
complexe pour répondre aux différentes exigences industrielles.

La réduction du frottement d’un mécanisme lubrifié passe par un choix judicieux des
matériaux antifriction telle que le bronze et le plomb. Dans certaines configurations telles que
les paliers autolubrifiants on opte pour des coussinets poreux perméables pour faciliter la
recirculation du fluide.

Dans ce chapitre nous présentons des généralités sur les milieux poreux et les
phénomènes de transport au sein de ces milieux, les équations qui décrivent les différents
phénomènes sont étudiées à l’échelle macroscopique. Les lois de comportement rhéologique
utilisées en lubrification sont également présentées.

I.2 LES MILIEUX POREUX

I.2.1 Définitions

Un milieu poreux est un matériau massif à l’intérieur duquel se trouve des cavités
appelées pores. Ces pores peuvent communiquer entre eux ou isolées et peuvent contenir une
ou plusieurs phases fluides pouvant s’écouler et, éventuellement, échanger entre elles de la
matière et de l’énergie. Certains matériaux artificiels requièrent d’être poreux dans le processus
de fabrication pour jouer un rôle de filtration, ou assurer une perméabilité à un écoulement de
fluide (liquide ou gaz) : cas des bagues et coussinet poreux [7].

On rencontre plusieurs matériaux poreux dans la nature et dans l’industrie : mécanique


et biomécanique (structure alvéolaire), chimie (catalyse, séparation, milieux désordonnés),
anatomie (structure osseuse), agroalimentaire (pates, pain), géologie (structure des sols, forage
pétrolier) etc.... Le diamètre moyen de ces vides peut être de la taille d'un macro-pore avec
d >300 mm, d'un micropore avec 0.05 < d <300 mm ou d'un nanopore avec d < 0.005 mm [8].

- 19 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants

I.2.2 Caractérisation des milieux poreux

La distribution et la taille des pores dans les milieux poreux naturels sont irrégulières.
La variation des paramètres régissant l’écoulement au sein d’un milieu poreux est par
conséquent irrégulière. Toutefois dans le domaine de l’ingénierie, les valeurs moyennes de ces
paramètres sont requises (porosité, surface spécifique, tortuosité, perméabilité, etc.). La
technique utilisée est la méthode de prise de moyenne volumique [9] définie comme étant une
moyenne spatiale appropriée sur un volume dit « Volume Elémentaire Représentatif » (VER).

I.2.2.1 Volume élémentaire représentatif (V.E.R)

Pour quantifier un problème de physique en utilisant les outils mathématiques qu’offrent


les équations différentielles, il est nécessaire d’avoir un milieu continu pour établir des relations
aux dérivées partielles. Dans les milieux poreux, les propriétés physiques (porosité,
perméabilité, …) sont discontinues au niveau microscopique. La dérivation de solutions de
problèmes d’écoulement doit donc toujours faire appel, implicitement ou explicitement, à la
définition d’un volume élémentaire représentatif, VER (Figure I.1) à l’intérieur duquel les
propriétés moyennes des fluides et des matériaux sont supposées uniformes et continues [10].

Figure I.1. Représentation d’un milieu poreux et d'un volume élémentaire représentatif.

Le VER doit être suffisamment grand pour que des propriétés globales moyennes
puissent être définies sans que les fluctuations d’un pore à l’autre ne soient significatives (la
- 20 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants

taille l du VER doit être suffisamment grande à la taille du pore, de rayon r0). Le VER doit
cependant être suffisamment petit pour que les variations d’un paramètre dans le domaine
d’étude puisse être représentées par des fonctions continues (la taille l du VER doit être
suffisamment petite par rapport à la taille caractéristique du milieu L) [11]. La figure I.1 donne
la représentation du milieu poreux et du volume élémentaire représentatif.

I.2.2.2 La porosité

Elle est définie comme étant le pourcentage de vides qui peuvent être occupés par des
fluides. La porosité représente le rapport du volume des pores sur le volume total. Soit :

Volume des pores


ψ = (I. 1)
Volume total de la matrice poreuse

Cette grandeur est indépendante de la forme et des distributions des pores.

I.2.2.3 La tortuosité

La trajectoire du fluide dans un milieu poreux n'est pas tout à fait parallèle à la direction
moyenne de l'écoulement compte tenu de la présence d’obstacles constitués de grains solides,
donc le fluide contourne les différentes particules à son passage.

La tortuosité est définie comme le rapport entre la longueur des lignes de courant, Le,
du fluide traversant un échantillon de longueur, L, d’un milieu poreux modélisé sous la forme
d’un réseau. Elle est donnée par l’expression :
L
τ = (I. 2)
L

I.2.2.4 La perméabilité

La perméabilité d'un milieu poreux mesure son aptitude à se laisser traverser par un
fluide sous l'effet d'un gradient de pression ou d’un champ de gravité. Elle est traduite comme
étant l’effet de résistance à l’écoulement du fluide due aux forces de frottement entre la surface
des grains solides et le fluide.

- 21 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants

Il existe des relations permettant d’estimer la perméabilité, K, pour des milieux poreux
de géométrie simple. Certains travaux ont donné des relations empiriques pour la détermination
de la perméabilité dans le cas de géométries particulaires :
 Kozeny–Carmen [12] ont déterminé une relation empirique entre la perméabilité, la
porosité ψ, et dp, dimension caractéristique de la taille des pores pour un milieu poreux non
consolidé constitué d’éléments identiques de géométrie simples:

d ψ
K= (I. 3)
180 (1 − ψ)²

 D’autres formules prennent en considération la morphologie de la matrice poreuse, tel que


celle de Guyon et al. [13]. Les auteurs ont modélisé le milieu poreux comme étant un
assemblage de canaux tortueux. La formule correspondante s’écrit sous la forme:

r ψ
K= (I. 4)

Avec :
 : tortuosité des canaux ;
r0 : rayon de canaux.

 Pour les géométries quelconques du milieu, la perméabilité est mesurée


expérimentalement. Elle est donnée par la loi empirique de Darcy [14] :

Q dp
k = μ A dx (1.5)

Avec :
Qv : débit volumique du fluide à travers le milieu poreux ;
Qv/A : vitesse moyenne ou vitesse de Darcy à travers la section droite de surface A ;
µ : viscosité dynamique du fluide ;

: gradient de pression.

Le tableau I.1 donne les valeurs de la perméabilité de quelques matériaux poreux courants.

- 22 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants

Tableau I.1. Perméabilité de quelques matériaux poreux [15].

Matériaux Perméabilité [m²]


Briques 4,8.10-15 2,2.10-13
Pierre à chaud, Dolomite 2,0.10-154,5.10-14
Cuir 9,5.10-141,2.10-13
Poudre d’ardoise noire 4,9.10-141,2.10-13
Terre 2,9.10-131,4.10-11
Fibre de verre 2,4.10-115,1.10-11
Sable 2,0.10-111,8.10-10
Plaque de liège 3,3.10-101,5.10-9
Fils à tisser 3,8.10-91.10-8

I.3 LOI D'ECOULEMENTS DE FLUIDES DANS UN MILIEUX POREUX

I.3.1 Loi de Darcy

L’étude de base des écoulements dans les milieux poreux a été réalisée par l’ingénieur
Darcy en 1856 [14]. L’auteur a réalisé des expériences pour évaluer la capacité d’écoulement à
travers des filtres de sable.

Darcy a mesuré le débit d’eau entraîné par gravité sur des colonnes de sables homogènes
verticales, constitués de sable homogène. Cette loi, a mis en évidence la proportionnalité du
gradient de pression appliqué, le débit d’eau traversant la colonne de sable, ainsi que la section
d’écoulement. Depuis, les sciences hydrogéologiques sont basées sur la loi de Darcy même
pour les écoulements multidirectionnels. En milieu homogène et isotrope, la loi de Darcy
généralisée est donnée par une relation linéaire entre le débit et le gradient de pression associé
aux forces de gravité. Cette relation est donnée par l’expression :

K
q⃗ = − s ∇⃗ P – ρ g⃗z (I. 6)
μ
La vitesse moyenne de filtration est ainsi définie par :

V⃗ = − ∇⃗ P – ρ g⃗ z (I. 7)

- 23 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants

Le nombre de Reynolds pour un écoulement en milieu poreux est basé sur la dimension
du pore, , et la vitesse moyenne du fluide, V, est donné par :

ℛ = Vδ/ν (I. 8)

La loi de Darcy a été vérifiée par de nombreux résultats expérimentaux [10] pour des
nombres de Reynolds au–dessous d’un nombre limite dans l’intervalle 1–10. Elle a également
été vérifiée par des simulations directes des équations de Navier–Stockes.

Bien que la loi de Darcy soit largement utilisée, elle s’est avérée insuffisante dans
certaines situations d'écoulement. En effet, lorsque la vitesse de filtration augmente, les effets
combinés d’inertie et de viscosité ne sont plus négligeable. Pour prendre en compte cet effet,
des modifications de la loi de Darcy ont été proposé par : Brinkman [16], Forchheimer [17].

I.3.2 Correction de Brinkman

Une alternative à l’équation de Darcy pour les porosités importantes là où il faut tenir
compte des effets de diffusion visqueux, est ce qu’on appelle couramment l’équation de Darcy–
Brinkman [16] donnée par l’expression :
μ
∇⃗P = ρ g⃗ z − V⃗ + μ ∇ V⃗ (I. 9)
K

Où : μe, est la viscosité dynamique effective qui est égale à la viscosité dynamique du fluide μ,
d'après Brinkman [16].

Dans cette loi empirique, on note le premier terme usuel de Darcy et le second appelé
«terme de Brinkman» qui est similaire au terme Laplacien qui apparaît dans l’équation de
Navier–Stockes sous forme vectorielle.

Bien que l'utilisation de la correction de Brinkman permette d'imposer la continuité des


vitesses et des contraintes tangentielles à l'interface fluide–pore, elle fait intervenir la viscosité
effective µe du milieu poreux dont la détermination reste controversée [18].

L’équation de Brinkman peut se réduire à une forme d’équation de Navier–Stokes quand


K→∞, ou à l’équation de Darcy quand µe→ 0.

- 24 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants

I.3.3 Correction de Forchheimer

Lorsque la vitesse de filtration augmente, l’effet d’inertie n’est plus négligeable. Pour
prendre en compte cet effet, Forchheimer [17] a montré expérimentalement la nécessité de
corriger l’équation de Darcy par une relation non linéaire du second ordre.

L’équation modifiée empiriquement de Darcy–Forchheimer s’écrit sous la forme


vectorielle suivante :
μ
∇⃗ P = ρ g⃗ z − V⃗ + b ρ V⃗ V⃗ (I. 10)
K
Avec :
|V| : module du vecteur vitesse de filtration ;
b ⃗ ⃗ : représente le terme quadratique des effets inertiels de Forchheimer.

I.3.4 Modèle généralisé


Les écoulements de fluides visqueux et incompressibles à travers les milieux poreux
peuvent être décrits mathématiquement en utilisant un modèle généralisé dans lequel les effets
inertiels ou visqueux à l’échelle du pore ou du milieu poreux sont pris en considération dans ce
modèle qui regroupe tous les termes du type Darcien ou non Darcien [19].

En outre, les termes convectifs et temporels sont inclus dans la forme générale de
l'équation de quantité de mouvement afin de rendre le modèle de Darcy–Brinkman–
Forchheimer plus général.

Cette équation de conservation de quantité de mouvement généralisée peut être écrite


comme suit [19] :


+ ( V⃗∇⃗ ) V⃗ = − ∇P⃗ − V⃗ + μ ∇ V⃗ − ρ V⃗ V⃗ + ρF ⃗ (I. 11)

Avec :
F : force d'inertie microscopique ;
Fv : forces de volume.
Toutes les quantités présentes dans cette équation sont représentées par leurs valeurs
moyennes dans le VER. L’équation de quantité de mouvement généralisée a été obtenue
théoriquement et a été largement utilisée avec succès dans la littérature [20-21].

- 25 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants

I.4 RHEOLOGIE DES FLUIDES COMPLEXES


I.4.1 Définition
La rhéologie est la science des déformations, des écoulements de matière, des
contraintes qui en résultent et des efforts qu'il faut appliquer pour les obtenir [22]. L’objet de la
rhéologie est de trouver une équation reliant le tenseur des contraintes au tenseur des
déformations. Il existe une grande variété de comportements rhéologiques, d’une simple
relation linéaire entre les contraintes et les taux de déformation, à des lois de comportements
complexes, pouvant dépendre des vitesses de déformation, de l'historique du fluide ou des
conditions d'écoulement [23].

I.4.2 Viscosité
De toutes les propriétés physiques et chimiques considérées en lubrification, la viscosité
est l’une des plus importantes. C’est la viscosité qui détermine les pertes par frottement, le
rendement mécanique, la capacité de charge et l’épaisseur du film d’huile dans les paliers, les
engrenages et les systèmes hydrauliques où le régime de fonctionnement est hydrodynamique.

La viscosité est véritablement une mesure de l’aptitude physique d’un fluide à assurer
la lubrification par film fluide sous des conditions définies de vitesse, de charge et de
température [24].

Selon la norme N.F.T 60-100 de Novembre 1959 : « La viscosité d’un liquide est la
propriété de ce liquide, résultant de la résistance qu’opposent ses molécules à une force tendant
à les déplacer par glissement dans son sein ».

Isaac Newton considère un écoulement de cisaillement simple pour mesurer la


résistance du fluide au mouvement. La figure I.2 montre un écoulement de cisaillement simple.

Figure I.2. Ecoulement de cisaillement simple.

- 26 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants

Dans son expérience, il considère l’écoulement visqueux dans l’espacement entre deux
plaques planes de surface S, parallèles et séparées par une petite distance b. Le fluide est mis
en mouvement par une force F appliquée sur la plaque supérieure. L’expérience à montré que
cette force est proportionnelle à la vitesse U et à la surface de la plaque S, et inversement
proportionnelle à la distance, b :

=μ (I. 12)

Sous une forme générale et conformément à la loi de Newton, la contrainte tangentielle


xy appelée fréquemment contrainte de cisaillement, et notée «  », est donnée par l’expression:

= =μ (I. 13)

La viscosité cinématique est définie par la relation suivante :


μ
= (I. 14)

I.4.3 Classification des fluides non– Newtoniens

Les fluides dont la viscosité ne suit pas la loi de Newton sont des fluides non
Newtoniens. Dans ce cas, la relation entre la contrainte de cisaillement et le taux de déformation
est non linéaire, la viscosité est variable même si la température et la pression demeurent
constantes. La figure I.3 montre une classification des différents types de comportement des
fluides non– Newtoniens.

Le comportement d’un fluide est dit visqueux si la courbe d’écoulement passe par
l’origine et viscoplastique si elle ne passe pas par l’origine. La figure I.4 résume les grandes
catégories de comportement rhéologiques des fluides. Suivant les caractéristiques physiques
des fluides, on peut regrouper les fluides non– Newtoniens en trois grandes familles [25].

 Les fluides purement visqueux qui ont un comportement indépendant du temps, donc la
contrainte de cisaillement appliquée dépend uniquement du taux de déformation [25].

- 27 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants

On peut citer dans cette catégorie les fluides suivants :

 Fluide pseudo-plastique ou rhéo-fluidifiant :

Les fluides pseudo– plastiques sont caractérisés par une viscosité apparente qui
diminue quand la contrainte de cisaillement appliquée augmente. Ce phénomène
s’explique par des modifications de la structure du fluide entre les états de repos et de
mouvement. Parmi les fluides pseudo– plastiques, on rencontre par exemple : les
solutions et les suspensions aqueuses concentrées (certains polymères, pâte à papier,
savon, colle, etc.) [25].

Fluides non– Newtoniens

Comportement Comportement Fluides


indépendant du temps dépendant du temps Viscoélastiques

Fluides
Fluides thixotropique
Pseudoplastique ou
rhéofluidifiant

Fluides rhéopectique
Fluides dilatant ou
rhéoépaississant

Fluides
viscoplastiques

Figure I.3. Classification des fluides non– Newtoniens.

- 28 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants

 Fluide dilatant ou rhéo–épaississant :

Ce sont des fluides caractérisés par une viscosité apparente qui augmente quand la
contrainte de cisaillement augmente. En effet le fluide mouille les particules et les colle
les unes aux autres, ce qui permet d’amortir la contrainte et donc d’augmenter la
résistance au cisaillement. On retrouve ce type de comportement dans les suspensions
solides fortement concentrées, telles que les peintures, les vernis et les colles [25].

 Fluide viscoplastique :

Ce sont des fluides caractérisés par une contrainte de cisaillement résiduelle τ0


(contrainte interne). Cette dernière doit être supérieure avant que le fluide puisse
s’écouler ou se déformer. Une fois cette contrainte atteinte, le comportement peut être
linéaire ou non linéaire [26] comme le montre la figure I.4. Les fluides viscoplastiques
à comportement linéaire sont appelés «fluides plastiques de Bingham» [25], leur
viscosité plastique étant constante, exemple : solutions savonneuses, solution de
polymères, etc...

 Les fluides visqueux qui ont un comportement dépendant du temps, sont des fluides
complexes donc la contrainte de cisaillement dépend du taux de déformation et de leur
historique [25]. On peut citer dans cette catégorie les fluides suivants :

 Fluide thixotropique :
D’une part, la viscosité des fluides thixotropiques augmente au repos, d’autre part, ces
fluides admettent un seuil de contrainte comme les fluides viscoplastiques. Cependant
ce seuil augmente avec le temps quand le fluide est au repos, et diminue après agitation.
Le phénomène est réversible [27] : il provient de l’existence d’une structure ordonnée
qui se met lentement en place dans le fluide au repos et qui est détruite sous l’action de
la contrainte appliquée. Ces corps durcissent à nouveau quand on les laisse au repos.
Parmi les fluides thixotropiques, on peut citer les gels, les mélanges eau– alcool et les
encres d’imprimerie [25].

La définition donnée dans le dictionnaire de rhéologie édité par le Groupe Français de


Rhéologie [22] : "Un corps est dit thixotrope si après un long temps de repos, la
contrainte ou la vitesse de cisaillement étant brusquement appliquée puis maintenue

- 29 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants

fixe, la viscosité apparente est une fonction décroissante de la durée d’écoulement et le


corps retrouvant son état initial après un repos assez long".

 Fluide rhéo-pectique ou anti-thixotropique :

La rhéopexie est le phénomène inverse de la thixotropie : le fluide durcit par agitation,


par exemple : les suspensions aqueuses de gypse [25].

Au contraire, il existe certains matériaux qui ont le comportement inverse. En effet, dans
certains cas, le matériau se structure sous agitation [27].

 Les fluides viscoélastiques ont une capacité à emmagasiner l’énergie. En effet, ces
fluides ont la particularité de revenir partiellement à un état initial après avoir retiré la
contrainte appliquée. L’écoulement parfaitement visqueux et la déformation élastique
sont les deux cas limites du comportement visco- élastique (exemples de fluides
synoviaux, les solutions savonneuses, etc…) [25].

I.5 LOIS DE COMPORTEMENT RHEOLOGIQUE

De nombreux modèles ont été développés afin de décrire les comportements


rhéologiques les plus couramment rencontrés reliant la contrainte de cisaillement au taux de
déformation. Le cas le plus simple correspond à celui des fluides Newtoniens (Cf. figure I.4).


que
plasti
Visco

am
Bingh

que
oplasti
Pseud

n
tonie
e New ant
Fluid Dilat

Fluide parfait 

Figure I.4. Lois de comportement rhéologique usuel.

- 30 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants

I.5.1 Fluides Newtoniens

Le modèle rhéologique le plus simple pour décrire les fluides visqueux est le modèle
Newtonien selon lequel la contrainte de cisaillement est fonction linéaire de la vitesse de
déformation. La viscosité dynamique du fluide est indépendante du taux de cisaillement et du
temps et les contraintes s’annulent immédiatement lorsque l’écoulement est arrêté.

Dans le cas général, pour un fluide Newtonien, le tenseur des contraintes est lié au
tenseur des taux de déformation par la relation suivante :

σ = −p + λ tr(ϵ ) δ + 2 μ ϵ (I. 15)

Avec :
 : coefficient de viscosité ;
ϵ : tenseur des taux de vitesse de déformation (définie en Annexe B) ;

tr ϵ : trace de ϵ , tr ϵ =ϵ +ϵ +ϵ ;

δ : symbole de Kronecker.

I.5.2 Loi de puissance

Cette loi empirique qui définit la relation entre la contrainte de cisaillement et le taux de
déformation permet de résoudre un bon nombre de problèmes d’écoulement de fluides non–
Newtoniens. Elle a été proposée par Ostwald– de Waele (1925) [28]. Par ailleurs, cette loi n’est
pas valable pour les cas extrêmes (faible ou fort taux de cisaillement) et que les paramètres
caractérisant les effets non–Newtoniens (n et m) n’ont pas d’interprétation physique claire.

Pour les comportements (rhéo–fluidifiant et rhéo–épaississant), Ostwald a proposé


l’expression ci-dessous qui relie les taux de déformations aux taux de cisaillement :

 = m n (I.16)

et
µ = m n-1 (I.17)

L’indice de puissance joue un rôle essentiel dans l’étude des écoulements de fluides non-
Newtoniens. Son écart par rapport à l’unité détermine le comportement de fluides non–
Newtoniens. Ainsi :

- 31 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants

n<1 : correspond au comportement visqueux rhéo–fluidifiant ou pseudo plastique ;


n=1 : au comportement Newtonien ;
n>1 : au comportement visqueux rhéo–épaississant ou dilatant.

Le tableau I.2 donne les valeurs typiques de l'indice d'écoulement pour certains fluides non–
Newtoniens connus.

Tableau I.2. Valeurs typiques de l'indice d'écoulement pour certains fluides non–
Newtoniens connus [29].

Category Composition Power law index

Pseudoplastic ASTM N°.2 grease 0.57


fluids
Carboxymethyl cellulose in water
1.50 wt.% 0.554
3.00 wt.% 0.566
0.67 wt.% 0.716
0.35% ammonium alginate in water 0.8
0.15% ammonium alginate in water 0.9

Dilatant 27% titanium dioxide water suspension; 1.14


fluids particle size, 0.2–1.0 µm
38% titanium dioxide water suspension; 1.4
particle size, 0.2–1.0 µm
Corn starch suspensions in ethylene glycol or 1.15 – 2.5
in ethylene glycolglycerine (with small Depending on
amount of water) concentration of starch

I.5.3 Modèle de Carreau

Comme la loi de puissance d’Ostwald– de Waele n’est pas représentative pour les
fluides à faible taux de cisaillement, une extension du modèle en loi de puissance est la relation

- 32 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants

de Carreau qui prend en compte les valeurs limites de la viscosité µ0 et µ∞. Le modèle de
Carreau–Yasuda [30] s’écrit sous la forme ci-dessous :
μ−μ
= [1 + (λ γ) ] (I. 18)
μ −μ

Où :
µ0 : viscosité à cisaillement nul ;
µ∞ : viscosité à cisaillement infini ;
λ : constante de temps.
n : exposant de loi de puissance ;
a : paramètre décrivant la transition entre le comportement à faible cisaillement et la
région en loi de puissance.

I.5.4 Modèle Rabinowitsch

Le modèle de Rabinowitsch [31] est basé sur une équation cubique qui établit la relation
non linéaire entre la contrainte de cisaillement et le taux de déformation. Ce modèle empirique
permet de bien décrire le comportement des fluides non– Newtoniens de type rhéo–fluidifiant
ou rhéo–épaississant.

Le modèle rhéologique de Rabinowitsch s’écrit sous la forme suivante :



τ+κτ =μ (I. 19)
dx

Avec : , le coefficient pseudo– plasticité. Sa valeur dépend du fluide utilisé.


Pour :
<0 : fluide dilatant ;
=0 : fluide Newtonien ;
>0 : fluide pseudo plastique.

I.5.5 Modèle de fluide à couple de contrainte

La quasi–totalité des lubrifiants contiennent des additifs pour améliorer les


performances des huiles. Ces additifs entraînent une modification du comportement
rhéologique de ces huiles.

- 33 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants

La théorie de Vijay Kumar Stokes [32] permet de prendre en compte le mouvement des
particules et les couples de contraintes dus à la présence des additifs. La loi de comportement
rhéologique correspondante s’écrit sous la forme :
1
σ = −p δ + μ u + u − e M (I. 20)
2

1
M = M δ +4ηK (I. 21)
3

Avec :
ij : tenseur de contraintes ;
Mrk : tenseur de couple de contraintes ;
eijk : tenseur de permutation d’ordre trois ;
 : propriété constante du fluide à couple de contrainte ;
Kij : tenseur du taux de rotation.

I.5.6 Modèle de fluide micro polaire

Le comportement du fluide micro– polaire est influencé par ses caractéristiques


physicochimiques de microstructure qui ont un effet sur la distribution des vitesses, qui permet
de prendre en compte la rotation angulaire des particules fluides.

L’écoulement d’un fluide micro polaire est caractérisé par un champ de vitesses et un
champ de micro rotation, ω. Deux tenseurs sont donc introduits : le tenseur de couple de
contraintes ξ et le tenseur de contraintes σ.

Pour un fluide micro polaire, la relation qui lie les contraintes aux vitesses de translation
et de rotation s’écrit sous la forme [33] :
1
σ = −p δ + (2μ + κ) u + u + κ e (ω − w ) (I. 22)
2

ξ =αw , δ +βw, +γw, (I. 23)

Où :
ij : tenseur des contraintes ;
ij : tenseur de couple de contraintes ;

- 34 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants

ij : symbole de Kronecker ;


eijk : tenseur de permutation ;
i : vecteur de vorticité ;
w : vecteur du micro– rotation ;
 : gyro viscosité ;
,  et  : coefficients qui satisfont les inégalités suivantes.
2μ + κ ≥ 0, κ ≥ 0, 3α + β + γ ≥ 0, γ ≥ |β| (I. 24)

I.5.7 Fluide de Bingham

Dans le cas où l’écoulement ne se produit que lorsque la contrainte de cisaillement


dépasse un seuil, τ0, autrement dit, dans le cas où la courbe d’écoulement ne passe pas par
l’origine, on dit que ce fluide présente un comportement viscoplastique [34]. Un exemple
courant de fluide à seuil est la pâte de dentifrice. Elle ne peut sortir du tube sous l’effet de son
propre poids, il faut lui appliquer une contrainte nettement supérieure pour qu’elle s’écoule.

Les fluides de Bingham ont la particularité de s’écouler au–dessus d’un seuil critique τ0.
Leur équation rhéologique est donnée par la relation :

τ=τ +μ γ (I.25)

Avec :
0, la contrainte seuil ;
µp est appelée : viscosité plastique.

Bien que la loi de comportement dite de Bingham soit établie théoriquement, de


nombreuses expériences ont montré qu’elle est applicable pour une gamme très large de
produits lubrifiants tels que les graisses [35].

I.6 DIFFERENTS MODES DE FROTTEMENT

L’illustration des différents types de contacts est présentée sur la courbe de Stribeck [36]
(Figure I.5). Elle représente l’évolution du coefficient de frottement en fonction des paramètres
contrôlant la lubrification (la charge appliquée, la vitesse et la viscosité du lubrifiant). Cette
courbe permet de différencier trois principaux modes de fonctionnement :
 le régime de lubrification limite ou sec ;

- 35 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants

 le régime de lubrification mixte ;


 le régime de lubrification hydrodynamique.

Régime de lubrification limite:

Dans ce régime, la charge appliquée est principalement supportée par les aspérités des
surfaces en contact. Ces aspérités étant recouvertes d’un film complet ou partiellement rompu
de lubrifiant adsorbé [36].

Physiquement, les aspérités des deux surfaces viennent s’entrechoquer et rompre, sous
l’intensité du contact. L’accroissement du frottement et de l’usure peut être provoqué par
adhérence des matériaux en contact. Les valeurs du coefficient de frottement sont élevées et
dépendent des propriétés des surfaces ainsi que par les propriétés physico-chimiques.

Régime de lubrification mixte ou onctueuse :

Dans cette zone, le mouvement relatif entre les deux surfaces n’est pas encore suffisant
pour générer une pression hydrodynamique assurant complètement la portance de la charge qui
tend à mettre en contact les deux surfaces [36]. Le régime mixte est un régime intermédiaire
entre le régime limite et hydrodynamique.

L’effet hydrodynamique prend progressivement de l’importance et tend à séparer les


surfaces alors que par ailleurs les surfaces restent encore en contact.

Régime de lubrification hydrodynamique :

En lubrification hydrodynamique, une pression engendrée par le film lubrifiant sépare


totalement les deux surfaces. Il existe deux types pour engendrer ce phénomène :

 Le premier est relatif au coin convergent qui est dû au changement de section. Il peut
survenir dans un palier à cause du décalage du centre de rotation de l’arbre par rapport
à celui du coussinet. La pression générée est suffisante pour séparer totalement l’arbre
de l’alésage et supporter la charge appliquée sur l’arbre.
 L’effet d’écrasement du film est le second type de lubrification hydrodynamique qui est
rencontré dans les paliers de bielle des moteurs thermiques par le déplacement rapide
du centre de l’arbre sans rotation propre de celui-ci.

- 36 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants

Dans le cas où la vitesse relative entre les deux surfaces est faible pour générer une
pression hydrodynamique capable de séparer les surfaces en contact, on peut introduire un
fluide sous pression via des alvéoles (lubrification hydrostatique). Lorsque cette vitesse
augmente et génère une pression hydrodynamique en présence de la lubrification hydrostatique,
on parle de lubrification hybride [35].

Si le palier lubrifié supporte des charges radiales, on parle alors de palier lisse. Si la
charge supportée est axiale, on parle de palier de butée. Bien qu'ils diffèrent fondamentalement
dans la forme, ils reposent sur le même concept, à savoir la lubrification. Contrairement à un
palier lisse, un palier poreux autolubrifiant ne nécessite pas une alimentation externe grâce à
son coussinet poreux, qui sert de réservoir d’alimentation en lubrifiant.

Cf

Régime
Régime
Mixte
Limite

Régime
Hydrodynamique

µU/Q

Figure I.5. Différents régimes de lubrification (Courbe de Stribeck).

I.7 CONCLUSION

Ce chapitre a été consacré principalement à une description et des définitions sur les
milieux poreux. La modélisation d’écoulements de fluides au sein de ces milieux a été donnée

- 37 -
Chapitre I Généralités sur les Milieux Poreux et le Comportement Rhéologiques des Lubrifiants

à travers les équations de Darcy et Darcy- Brinkman- Forchheimer. Y sont rappelées également
quelques modèles rhéologiques susceptibles de modéliser le comportement des lubrifiants.

Une présentation des différents types de contact existant en tribologie a été donnée et la
lubrification hydrodynamique utilisée dans notre travail a été abordée.

- 38 -
Chapitre II
CONTEXTE BIBLIOGRAPHIQUE

II.1 INTRODUCTION
II.2 LUBRIFICATION DES PALIERS POREUX
II.3 CAS DES LUBRIFIANTS NON NEWTONIENS
II.4 CONCLUSION
Chapitre II Contexte Bibliographique

II.1 INTRODUCTION

Les paliers hydrodynamiques sont largement utilisés comme élément de machine en


rotation servant à supporter des charges et guider des arbres de transmission. Les premiers
travaux sur la lubrification remontent à 1854 avec les travaux de Hirn [37]. L’auteur a vérifié
dans ses expériences que le couple et la vitesse de rotation sont proportionnels et dépendent
de la viscosité.

En 1883, Beauchamp Tower [38], qui est considéré comme étant le pionnier dans le
domaine de la lubrification, dans son étude expérimentale a mis en évidence pour la première
fois le fait que les surfaces rigides des solides en contact étaient complètement séparées par un
film d’huile dans un palier de wagon de chemin de fer lubrifié par barbotage.

La théorie de la lubrification hydrodynamique a commencé en 1886, avec l’apparition


de l’équation de Reynolds [39] ayant permis d’interpréter théoriquement le phénomène de la
portance observé par Tower [38]. Le fluide qui adhère aux surfaces en mouvement lorsqu’il
entre dans le convergent génère un champ de pression capable de supporter une charge. La
mise en équation du comportement de la pression dans le film mince visqueux s’appuie sur
les équations de Navier–Stockes. Cette formulation mathématique tient compte de la relation
entre la géométrie du film lubrifiant et la cinématique des surfaces et la pression.

Désormais l’équation de Reynolds est la base de toutes les théories actuelles de la


lubrification, par la suite, des travaux se sont focalisés sur les méthodes de résolution et les
conditions aux limites associées.

Sommerfeld en 1904 [40], Gümbel [41] en 1921, Swift [42] en 1931 et Stieber [43] en
1933, proposèrent différentes conditions aux limites sur le champ de pression. Réellement ces
dernières sont plus représentatives de la réalité car elles prennent en considération la
continuité du débit dans la zone de rupture du film, ces conditions dites de Reynolds sont
universellement utilisées. Une méthode numérique de résolution de l'équation de Reynolds
utilisant ces conditions, a été proposée par Christopherson [44] en 1941.

Depuis plus d’un siècle, de grandes réalisations ont été accomplies tant dans le
domaine de la lubrification en matière de performance que sur la fiabilité des éléments de
- 40 -
Chapitre II Contexte Bibliographique

machines lubrifiés. Ceci est rendu possible grâce à la longue expérience cumulée et aux
études à caractères théoriques et expérimentales toujours croissantes des travaux présentant
ces améliorations, notamment l’étude des transferts thermiques, des déformations de surfaces,
des états de surfaces, du comportement rhéologique des lubrifiants ou encore les défauts de
fonctionnement comme le mésalignement ou l’usure. Ces nombreux travaux ont été réalisés
afin de répondre aux préoccupations industrielles majeures et environnementales : augmenter
la durée de vie des mécanismes (fiabilité), optimiser la consommation énergétique en
réduisant le frottement, diminuer le bruit, réduire les vibrations,…etc., pour des conditions de
fonctionnement de plus en plus sévères [45].

II.2 LUBRIFICATION DES PALIERS POREUX

Les paliers poreux sont utilisés dans des domaines où les paliers classiques sont
inutilisables tels que les situations d’inaccessibilité pour la lubrification ou manque d’espace,
ou bien là où la contamination est intolérable comme l’industrie du textile et
l’agroalimentaire. C’est le cas de nombreux appareils tels que : appareils ménagers,
ventilateurs, démarreurs automobiles, pompe à eau, moteurs électriques,…etc. Ils
fonctionnent silencieusement et sans entretien, leur coût est considérablement moins cher que
les paliers similaires et extérieurement lubrifiés [46]. D’autres aspects ont fait l’objet des
travaux [47] sur des roulements avec cage poreuse imprégnée de lubrifiant pour une mission
spatiale dans un environnement ou la maintenance n'est pas envisageable.

Morgan et Cameron [48] sont les premiers chercheurs à avoir établi un travail
théorique sur la lubrification des paliers poreux. Ils ont modifié l'équation de Reynolds pour
prendre en compte l’écoulement d'huile vers la matrice poreuse. La capacité de charge des
paliers poreux a été calculée en utilisant l'approximation de DuBois et Ocvirk [49]. Suite à ces
travaux, Cameron, Morgan et Stainsby [50] ont montré que les paliers poreux peuvent
fonctionner dans des conditions entièrement hydrodynamiques au–dessus d'un nombre de
Sommerfeld critique. Cusano [51] a confirmé qu’en dessous de cette valeur critique, le
rapport d'excentricité relative est proche de l’unité et la lubrification par fluide ne peut avoir
lieu.

La recherche de solution analytique pour les problèmes de lubrification a été réalisée


par Murti [52] pour un palier poreux long. La distribution de la pression est déterminée par
- 41 -
Chapitre II Contexte Bibliographique

une solution simultanée de l’équation de Reynolds pour le film d’huile et l’équation de Darcy
pour le coussinet poreux tout en maintenant la continuité de la pression à l’interface du film.
Les résultats obtenus illustraient la diminution de la capacité de charge et l’augmentation de la
force de frottement et l’angle de calage avec l'augmentation de la perméabilité
adimensionnelle. La répartition de la pression dans le film est plus uniforme lorsque la
perméabilité augmente.

Une année plus tard Murti [53] a publié un travail pour le cas d’un palier court qui
permet de négliger l’écoulement circonférentiel du lubrifiant par rapport à l'écoulement axial.
L'équation de Reynolds modifiée a alors une forme plus simple. L’auteur a noté que pour des
valeurs de perméabilité adimensionnelle inférieures à 0,001, le palier poreux se comporte
comme un palier solide.

La circulation d’huile à travers la matrice poreuse et à l’interface entre le coussinet


poreux et le film lubrifiant, qui contribuerait à la lubrification des paliers poreux, a été donnée
sous forme de photographies par Kaneko et Obara [54]. Les résultats expérimentaux ont
montré que le flux d'huile dans la matrice poreuse s’écoule de la position de la ligne de charge
vers la région non chargée dans le régime hydrodynamique. Dans des conditions de
lubrification limites, le débit est significativement affecté par la pression d'alimentation en
huile d'une source externe. Lorsque cette pression est négligeable, l'huile se déplace vers la
région où la pression du film d'huile est minimale, tandis que pour les valeurs relativement
plus élevées, la configuration de l'écoulement est similaire à celle des conditions de
lubrification hydrodynamiques.

Afin de mieux comprendre les causes de défaillance des paliers poreux de faible
diamètre, une étude expérimentale a été menée par Braun [55]. L’auteur a observé que la
disparition d’huile du contact entre les deux surfaces est la cause principale de l’usure
prématurée notamment pour les paliers poreux fonctionnant en continu dans un régime de
lubrification mixte. Cette perte de lubrifiant dépend du type d'huile utilisé, de la viscosité de
l'huile, de la rugosité de l'arbre et des gradients de température.

Le travail expérimental de Mokhtar et al. [6] constitue un travail de référence pour


plusieurs recherches récentes [56-58] sur les paliers poreux étanches fonctionnant dans des
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Chapitre II Contexte Bibliographique

conditions de charge constante. Les auteurs ont montré qu'une perméabilité accrue du
coussinet nuirait à la capacité de charge et conduirait à des valeurs plus élevées de l'angle de
calage et du coefficient de frottement, limitant ainsi le champ d'application de ces paliers.

Iyam et al. [59] ont mené des expériences sur des paliers frittés en bronze afin de
déterminer l’effet des dimensions du coussinet sur le coefficient de frottement et de la
température. Ils ont constaté que le coefficient de frottement et la température diminuent avec
la réduction de l’épaisseur des parois ou de l’accroissement de la longueur du palier.
Cependant, une épaisseur faible du coussinet se traduit par une résistance plus faible et un
volume de métal inférieur, ce qui réduit la durée de vie du coussinet.

La plupart des travaux de recherche sur les paliers poreux considèrent une
alimentation externe via une rainure sur le coussinet [60-61]. Néanmoins, dans des situations
ou l’alimentation en huile n’est pas favorable, le besoin d’un palier autolubrifiant est
indispensable.

Balasoiu et al. [4] ont fait une étude numérique à 3D en régime isotherme d'un palier
poreux hydrodynamique caractérisé par un système de lubrification à circulation automatique
en éliminant l’alimentation externe. La simulation numérique conduite, via un code
commercial, utilise la méthode de volumes finis pour discrétiser les équations de Navier–
Stockes pour le film fluide et la formulation de Darcy– Brinkman– Forchheimer pour la
matrice poreuse en prenant en considération un modèle de cavitation proposé par Singhal et
al. [62]. Les auteurs ont montré la faisabilité d'un système tribologique autolubrifiant où le
fluide circule en continu entre l’épaisseur du film, un milieu poreux et un réservoir de
recirculation grâce à des différentiels de pression en l'absence d'un système de circulation. Le
système comprend un coussinet poreux fixe dont le diamètre extérieur fait face à un réservoir
d’huile enroulé. Ils ont constaté que la perméabilité du milieu poreux permet de contrôler la
pression fluide du palier, ainsi que dans la région du réservoir. L'augmentation de la
perméabilité ou de la porosité s'est traduite par une diminution de la pression et donc de la
capacité de charge.

Un modèle réaliste pour les paliers poreux autolubrifiants en régime hydrodynamique


est présenté par Meurisse et Giudicelli [58]. Ce modèle conservateur est basé sur la loi de
- 43 -
Chapitre II Contexte Bibliographique

Darcy pour le coussinet poreux et une adaptation de l’algorithme d'Elrod [63] à l’équation de
Reynolds généralisée pour l’écoulement dans le film d’huile avec la condition de non
glissement à l’interface film lubrifiant– milieu poreux, et l’équilibre des débits entrant et
sortant dans le film fluide et la matrice poreuse. Ce travail a permis d’illustrer l'influence de la
pression de cavitation, et que l’aspiration d’huile sera favorable si cette pression est inférieure
à la pression atmosphérique.

L’équation de Reynolds modifiée par Li [64] et Vijayaraghavan et al. [65] en tenant


compte de l'algorithme de cavitation d'Elrod qui prédit la rupture et la reformation du film
d’huile ainsi que la condition de saut de contrainte à l’interface fluide– milieu poreux a été
appliquée par Elsharkawy et Guedouar [66] pour le cas d’un palier flexible de dimension finie
en régime hydrodynamique. Le modèle de Brinkman a été utilisé pour modéliser l’écoulement
dans la matrice poreuse. Les auteurs ont trouvé que la perméabilité a des effets significatifs
sur les performances des paliers poreux, en particulier pour les rapports d'excentricité
importante. La capacité de charge diminue et le coefficient de frottement ainsi que l'angle de
calage augmentent avec l’augmentation de la perméabilité.

En s’inspirant des travaux d’Ochao–Tapia [67-68], Chen et al. [69] ont étudié le
comportement des paliers poreux avec rainure d’alimentation sur la base du modèle de
Darcy– Brinkman avec des conditions de saut de contrainte à l’interface fluide– coussinet
poreux. La distribution de pression dans le film mince est déterminée par l’équation de
Reynolds modifiée en utilisant l’algorithme d’Elrod [63] pour déterminer la région de rupture
avec précision. Les résultats obtenus ont montré que l'augmentation de la perméabilité et du
paramètre de saut de contrainte entraîne une diminution de la capacité de charge, une
augmentation du frottement et de l'angle de calage.

L’ensemble des travaux expérimentaux ou théoriques, analytique et numérique, sur les


paliers poreux cylindriques ou à lobes [70] avec et sans rainure d’alimentation, ont montré
que les performances d’un palier poreux à savoir la portance et la pression se dégradent avec
l’augmentation de la perméabilité du coussinet poreux, quel que soit le modèle d’écoulement
considéré dans la matrice poreuse (Darcy, Brinkman ou Forchheimer).

- 44 -
Chapitre II Contexte Bibliographique

Fondamentalement, ces études sont axées sur les caractéristiques des paliers poreux
lubrifiés avec un fluide Newtonien, où les vitesses de déformations sont directement
proportionnelles aux contraintes de cisaillement. Cette hypothèse ne constitue pas une
approche satisfaisante pour de nombreux fluides lubrifiants dont le gradient de pression est
important et le taux de cisaillement élevé. Les travaux de recherche analysant les effets
rhéologiques dans les paliers poreux ne sont pas nombreux. La plupart des travaux théoriques
considèrent les lubrifiants comme des fluides Newtoniens pour simplifier la modélisation
mathématique et optimiser le temps de calcul. A cet effet, la suite de notre analyse
bibliographique sera focalisée sur l’utilisation des différents modèles de fluides non–
Newtoniens en lubrification ainsi que l’analyse des effets rhéologiques dans le domaine de la
lubrification.

II.3 CAS DES LUBRIFIANTS NON NEWTONIENS

Plusieurs développements théoriques ont été réalisés au cours de ces dernières


décennies pour décrire le comportement non–Newtonien des lubrifiants. Gecim [71] a
démontré que le modèle Newtonien ne peut pas prédire les huiles multigrades utilisées pour la
lubrification des moteurs, même lorsqu'une viscosité à haut taux de cisaillement est utilisée.
Certains chercheurs ont étudiés avec succès des problèmes de lubrification basés sur un
modèle loi de puissance [72-73]. Les trois grandes familles rhéologiques utilisées pour
simuler le comportement des lubrifiants sont : la loi de puissance (pour les fluides rhéo–
fluidifiant et rhéo– épaississant), le couple de contrainte, et le modèle micro–polaire.

Sinha et Singh [29] ont analysé le comportement des roulements sphériques lubrifiés
avec un fluide non–Newtonien décrit par le modèle de loi de puissance. Ils ont montré que la
capacité de charge portante augmentait avec l'augmentation de l'indice de puissance et
l’excentricité relative. Cette augmentation est très significative pour des valeurs importantes
du rapport d’excentricité. Dans leur étude, les auteurs ont utilisé des valeurs de l’indice de
puissance comprises entre 0,1 et 3,3. Néanmoins, sur la quasi-totalité des travaux de
recherche [5,72,74,75] on trouve que l’indice de puissance est toujours supérieur à 0,9 et ne
dépasse pas 1,1.

- 45 -
Chapitre II Contexte Bibliographique

Chu et al. [72] ont présenté une étude approfondie, basée sur l'équation de Reynolds
modifiée 1–D, et utilisant un modèle de loi de puissance au moyen de la théorie de
l’adsorption visqueuse pour la lubrification élasto–hydrodynamique en couches minces. Ils
ont constaté que l'indice de puissance, n, affecte de manière significative les caractéristiques
de la lubrification : l’épaisseur du film, la vitesse et la distribution de la pression. Plus l'indice
de puissance est élevé, plus le pic de pression est important et plus le pic de pression a
tendance à se déplacer vers le centre.

Lin et al. [76] ont mené des études sur des lubrifiants Newtoniens en ajoutant des
additifs (huiles épaissies aux polymères, agents améliorant l'indice de viscosité, poly–iso–
butylène). Les auteurs ont analysé les propriétés dilatantes et pseudos– plastiques sur la base
du modèle d'écoulement de Rabinowitsch [31]. Une équation de Reynolds non–Newtonienne
et non linéaire a été utilisée pour l'étude des paliers inclinés. Les auteurs ont noté que le
comportement non–Newtonien des lubrifiants dilatant donne des valeurs plus élevées de la
capacité de charge et du coefficient de frottement. Les propriétés non–Newtoniennes des
fluides pseudo– plastiques fournissent des résultats inverses. Ils ont constaté également que le
palier à film parabolique fournit des valeurs accrues de la capacité de charge et du coefficient
de frottement par rapport à ceux du palier à plan incliné.

Lin et Wang [77] ont analysé le cas thermo– hydrodynamique d'un palier partiel de
longueur finie avec rainure axiale. L'équation d'énergie, y compris les termes de dissipations
visqueuses et les termes convectifs, est couplée à l'équation de Reynolds développée par Dien
et Elrod [78] pour les fluides non–Newtoniens dont le modèle obéit à la loi de puissance, pour
obtenir le champ de température et de pression dans le film fluide. Les résultats obtenus ont
montré une amélioration de la capacité de charge et de la pression en utilisant des fluides
dilatants.

Mongkolwongrojn et al. [79] ont fait une étude numérique sur les effets du
comportement rhéologique des lubrifiants et de la rugosité de surface sur la stabilité d'un rotor
rigide sous lubrification TEHL (lubrification thermo élasto–hydrodynamique) avec un fluide
non–Newtonien contenant des additifs polymères décrits par le modèle de viscosité de
Carreau. Ils ont montré que la stabilité des paliers sous lubrification TEHL fonctionnant dans
des conditions sévères, se détériorait avec la diminution à la fois de l'indice de puissance et du
- 46 -
Chapitre II Contexte Bibliographique

module élastique du matériau de la garniture. Les paliers à surface rugueuse dans la direction
circonférentielle présentent une meilleure stabilité par rapport aux paliers à rugosité dans la
direction axiale.

Le problème non–Newtonien des paliers lisses thermo– hydrodynamiques traité par


Jang et Chang [80] avec des lubrifiants obéissant au modèle de loi de puissance a été repris
une année plus tard par les mêmes chercheurs [81] en considérant le mésalignement du palier.
La solution adiabatique montre que la capacité de charge peut être considérablement réduite à
un tiers de sa valeur par rapport à celle donnée par les solutions isothermes. De plus, les effets
thermiques sont plus importants pour des valeurs plus élevées de l’indice de puissance, de
l’excentricité, de la vitesse de rotation et des angles de désalignement. Le maximum de
température, la portance hydrodynamique et la force de frottement peuvent être
considérablement augmentés en utilisant des lubrifiants dilatants (n>1). Pour les fluides
pseudo– plastiques (n<1), ils ont observé des résultats opposés.

Ju et al. [5] ont analysé l'aspect thermo–hydrodynamique d'un palier de dimension


finie utilisant des lubrifiants non–Newtoniens. Les lubrifiants utilisés sont décrits par le
modèle de loi de puissance. L’équation de Reynolds modifiée, en utilisant la théorie des
perturbations, est développée par Dien et Elrod [78] pour un écoulement laminaire en
supposant que le flux est de type Couette. Les auteurs ont montré que les effets thermiques
sont plus prononcés à des valeurs plus élevées d'indice de puissance, et d’excentricité. La
résolution numérique du problème a montré une augmentation de la capacité de charge, de la
température et de la pression pour le cas des fluides à rhéo– épaississant (n>1). Ces résultats
ont été confirmé par Nessil et al. [82].

Kango et al. [74] ont analysé l'influence combinée du comportement rhéologique non–
Newtonien des lubrifiants et la dissipation visqueuse sur les performances des paliers micro–
texturés. La résolution des équations dynamiques et thermiques a été faite en utilisant la
méthode des différences finies conjointement à un algorithme de conservation de masse JFO.
Les auteurs ont constaté que la valeur élevée de l'indice de puissance (n=1,1) donne une
augmentation maximale de la capacité de charge (environ 10%). Des réductions de la
température moyenne du lubrifiant ont été constatées en présence de texture de surface par
rapport à la surface lisse du palier. La micro– texturation fournit des performances améliorées
- 47 -
Chapitre II Contexte Bibliographique

des paliers pour des rapports d'excentricité faibles, la texturation partielle dans la zone
convergente améliore la capacité de charge.

Elsharkawy [75] a présenté une solution numérique pour le problème de lubrification


hydrodynamique d’un disque magnétique à tête rigide, lubrifié avec un fluide non–Newtonien
à comportement de loi de puissance, en prenant en considération une rugosité de surface
gaussienne. Les résultats obtenus par l’auteur ont montré que le pic de pression et la capacité
de charge dépendent de l'épaisseur du film de bord de fuite, de l'exposant de la loi de
puissance, n, et des caractéristiques géométriques et de la rugosité du mécanisme.

Lin [83] a présenté une analyse théorique du comportement hydrodynamique d’un


palier partiel infiniment long, avec un lubrifiant à couple de contrainte. Sur la base de la
théorie de Stokes [32], l’équation de Reynolds a été modifiée pour prendre en considération la
présence des additifs en suspension dans le lubrifiant. L’étude faite par l’auteur a montré que
l’existence d’additifs dans le lubrifiant permet d’améliorer considérablement les performances
statiques du palier comparativement au cas Newtonien. Le couple de contrainte provoque une
augmentation de la capacité de charge et du temps d’écrasement du film fluide ce qui
empêche le contact entre l’arbre et le coussinet et prolonge par conséquent la durée de vie des
paliers. Lorsque la valeur du paramètre de contrainte de couple est proche de zéro, les
caractéristiques des paliers prédites se rapprochent du cas du lubrifiant Newtonien.

Une étude numérique pour prédire les effets de couple de contrainte résultant du
mélange du lubrifiant avec divers additifs sur le comportement d’un palier partiel de
dimensions finies soumis à une charge cyclique dépendante du temps a été réalisée par Lin et
al. [84]. L’équation de Reynolds modifiée régissant la pression du film est obtenue à partir
des équations de mouvement de Stokes. Selon les résultats dynamiques obtenus, les effets de
couple de contrainte entraînent une diminution de la valeur de l'excentricité, une
augmentation du jeu minimal autorisé et un délai plus long pour empêcher le contact arbre
alésage.

L’influence rhéologique d’un fluide non–Newtonien à couple de contrainte sur un


palier plan incliné a été étudiée numériquement par Lin et al. [85]. L’équation de Reynolds est
obtenue en utilisant les équations de mouvement de Stokes pour tenir compte des additifs. La
- 48 -
Chapitre II Contexte Bibliographique

comparaison des résultats obtenus a ceux des fluides Newtoniens ont montré que le couple de
contrainte augmente la capacité de chargement et les coefficients d’amortissement et de
raideur du palier. Cette augmentation est considérable lorsque la largeur est importante.

Naduvinamani et al. [86] ont fait une étude pour prévoir l’effet d’un lubrifiant à couple
de contrainte sur le comportement statique et dynamique d’un palier poreux supportant une
charge constante ou cyclique. L'équation de Reynolds modifiée pour un palier poreux, et celle
de Darcy pour la matrice poreuse en tenant compte des effets de la percolation des additifs
polaires dans la matrice poreuse ont été utilisées. Par rapport aux fluides Newtoniens, les
lubrifiants à couple de contrainte engendrent une diminution de la vitesse du centre de l’arbre,
une augmentation de l’épaisseur minimale du palier et de la capacité de charge. Cette
augmentation est plus accentuée pour les grandes valeurs d’excentricité. Néanmoins l’analyse
des effets de la matrice poreuse confirme que l’augmentation de la perméabilité entraine une
diminution de la pression et de la charge.

Une étude sur les effets combinés de couple de contrainte et de la rugosité de surface
sur les caractéristiques de lubrification de palier poreux de type Rayleigh en considérant une
forme mathématique générale de rugosité de surface caractérisée par une variable aléatoire
stochastique avec une moyenne, une variance et une asymétrie non nulles, ont fait l’objet d’un
travail mené par Naduvinamani et al. [87]. Le modèle mathématique est basé sur l'équation de
Reynolds modifié pour le film mince en tenant compte de la rhéologie du fluide, de
l’infiltration à travers la surface poreuse et de la loi de Darcy pour l’écoulement dans la
matrice poreuse. Les lubrifiants fluides à couple de contrainte fournissent une capacité de
charge accrue et un coefficient de frottement moindre par rapport au cas Newtonien. Les
auteurs ont noté que la rugosité de surface à inclinaison négative modifie favorablement les
caractéristiques du palier poreux, tandis que des effets indésirables ont été observés pour le
modèle de rugosité de surface à inclinaison positive.

Mokhiamer et al. [88] ont étudié les performances des paliers lisses de longueurs finies
lubrifiés avec un fluide à couple de contrainte prenant en compte les déformations élastiques
du coussinet. Il a été constaté que plus la longueur de chaîne de la molécule additive est
grande, plus les effets du couple de contrainte sont importants et plus les caractéristiques
statiques sont nettement améliorées. Par rapport aux lubrifiants Newtoniens, les lubrifiants à
- 49 -
Chapitre II Contexte Bibliographique

couple de contrainte entraînent une augmentation de la charge, une réduction de l'angle de


calage, du coefficient de frottement et du débit de fuite latéral, ses caractéristiques sont plus
prononcées pour des valeurs plus élevées du rapport d'excentricité. Les déformations
élastiques montrent une réduction de la charge et une augmentation du coefficient de
frottement par rapport au cas rigide. L’effet de l’élasticité du palier est plus prononcé pour les
valeurs élevées du paramètre de couple de contrainte et du rapport d'excentricité.

Récemment, Sakim et al. [89] ont étudié numériquement l'influence du couple de


contrainte sur les performances des paliers élastiques poreux de dimensions finies. En
utilisant la théorie de Stokes, les auteurs ont obtenus l'équation de Reynolds en tenant compte
de la rhéologie du fluide. L’écoulement dans le milieu poreux est décrit par le modèle de
Darcy en considérant les conditions de glissement Beavers– Joseph à l’interface. Les auteurs
ont montré que le couple de contrainte engendre une augmentation de la charge, une
diminution du coefficient de frottement et de l’angle de calage ainsi qu’une diminution du
débit de fuite, tandis que la perméabilité et la déformation du palier entraînent des tendances
inverses, en particulier lorsque ce palier fonctionne à des excentricités élevées.

L'effet des fluides micro–polaires sur les caractéristiques statiques et dynamiques de la


lubrification des paliers poreux de longueurs finies a été étudié par Naduvinamani et al. [3].
L'équation de Reynolds modifiée est résolue numériquement en utilisant la méthode des
différences finies. Les résultats obtenus ont montré que les fluides micro–polaires augmentent
considérablement la pression du film fluide et la charge hydrodynamique par rapport au cas
Newtonien correspondant. Sous une charge cyclique, les fluides micro–polaires réduisent la
vitesse du centre de l’arbre. La présence de la matrice poreuse diminue la pression du film, et
la capacité de charge et augmente la vitesse du centre de l’arbre.

Le traitement de la théorie de la lubrification micro–polaire par Das et al. [90] est


appliqué aux problèmes des paliers hydrodynamiques mesalignés en régime permanent. Les
auteurs ont conclu que les fluides micro–polaires ont le potentiel de décrire l'effet des additifs
polymères, et présentent une meilleure charge hydrodynamique qu'un fluide Newtonien même
dans des situations de mésalignement de l’arbre. Les fluides micro–polaires réduisent le
coefficient de frottement pour les paliers mesalignés ce qui est très avantageux.

- 50 -
Chapitre II Contexte Bibliographique

Wang et al. [91] ont fait une étude numérique du comportement non–Newtonien d'un
palier lisse lubrifié avec des fluides micro–polaires à travers une rainure d’alimentation en
tenant compte des effets thermiques. La modélisation du système physique par les équations,
de Reynolds modifiée et de l’énergie, en utilisant l’algorithme de cavitation d’Elrod [63] a
permis de mettre en évidence les champs de pression et de températures dans le film d’huile.
Les résultats ont montré que les fluides micro–polaires présentent une augmentation de la
charge hydrodynamique et de la température et une diminution du coefficient de frottement et
du débit.

Une analyse des performances des paliers lisses circulaires et non circulaires à trois
lobes a été conduite par Rahmatabadi et al. [92] en utilisant la méthode numérique (GDQ)
pour résoudre l'équation de Reynolds modifiée lubrifiés avec des fluides micro–polaires.
L’étude a montré que la micro–polarité des lubrifiants améliore les performances des paliers,
en particulier, pour les excentricités plus élevées. La non–circularité des paliers influe sur le
taux d’amélioration.

II.4 CONCLUSION

Ce chapitre a été consacré principalement à une revue bibliographique sur les


principaux travaux de recherche liés à la rhéologie dont le comportement des lubrifiants influe
sur les caractéristiques des différents mécanismes lubrifiés. Des travaux issue de la littérature,
on peut conclure que l’hypothèse d’un fluide Newtonien ne permet pas d’obtenir des résultats
significatifs surtout lorsque le cisaillement est important.

Les principaux travaux de recherche concernant la lubrification des paliers poreux ont
été présentés. Leur analyse a montré clairement la tendance des chercheurs vers les fluides
Newtoniens d’une part et d’une source d’alimentation externe d’autre part, ce qui ne reflète
pas la réalité physique et le besoin croissant des paliers autolubrifiants.

L’analyse des travaux relatifs à la rhéologie des lubrifiants en présence ou non d’un
milieu poreux est présentée. Ces travaux ont considéré que la viscosité du fluide varie suivant
une loi de comportement de type loi de puissance pour prédire les fluides rhéo–épaississant et
rhéo–fluidifiant. Le modèle de couple de contrainte ainsi que le modèle micro–polaire sont

- 51 -
Chapitre II Contexte Bibliographique

considérés par la plupart des chercheurs comme les modèles les mieux adaptés pour décrire le
comportement des additifs.

Sur la base de cette étude bibliographique, nous avons pu noter les efforts consentis
pour améliorer les approches mathématiques et numériques afin de mieux dimensionner les
éléments des mécanismes lubrifiés. Il est à souligner que très peu de travaux ont fait l’objet
d’études sur les paliers poreux autolubrifiants lubrifiés par des fluides à comportement
rhéologique non–Newtonien. Cette étude constitue une contribution sur cet aspect de
lubrification des paliers autolubrifiants afin de fournir plus d’information sur ce type de
paliers.

- 52 -
Chapitre III
MODELISATION MATHEMATIQUE
ET RESOLUTION NUMERIQUE

III.1 INTRODUCTION
III.2 HYDRODYNAMIQUE DES PALIERS
III.2.1 Palier lisse
III.2.2 Palier poreux
III.3 GEOMETRIE DU PALIER
III.4 COMPORTEMENT NON–NEWTONIEN DU FLUIDE
III.5 EQUATION DE REYNOLDS GENERALISEE
III.6 MODELE MATHEMATIQUE
III.7 FORME ADIMENSIONNELLE DES EQUATIONS
III.8 CONDITIONS LIMITES ASSOCIEES
III.8.1 Dans le film lubrifiant
III.8.2 Dans le Coussinet poreux
III.8.3 Interface Film– Coussinet Poreux
III.9 CARACTERISTIQUES STATIQUES DU PALIER
III.9.1 Charge portante et angle de calage
III.9.2 Débit de fuite du palier
III.9.3 Calcul du couple de frottement
III.10 RESOLUTION NUMERIQUE
III.10.1 Discrétisation par la méthode des différences finies
III.10.2 Algorithme de résolution
III.11 CONCLUSION
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

III.1 INTRODUCTION

Le présent chapitre décrit le modèle théorique du problème physique considéré. Une


étude statique d’un palier de forme cylindrique poreux et autolubrifiant fonctionnant en
régime hydrodynamique en utilisant un fluide non– Newtonien obéissant à la loi de puissance
est présentée. Cette modélisation consiste en l’utilisation des équations de Reynolds, des
champs de vitesses dans le film fluide, des équations de conservation de la masse et de la loi
de Darcy dans la matrice poreuse.

Les équations gouvernantes seront présentées sous leurs formes générales. Ainsi, les
formes adimensionnelles seront déduites et les conditions aux limites associées seront
discutées.

Nous présenterons par la suite la méthode de résolution numérique des équations aux
dérivées partielles gouvernantes relatives au modèle physique étudié. Ces équations
différentielles sont résolues numériquement en utilisant la méthode des différences finies.

III.2 HYDRODYNAMIQUE DES PALIERS

Les paliers à roulement sont adaptés aux démarrages ou arrêts fréquents. Néanmoins,
leur durée de vie est limitée par rapport aux conditions d’utilisation. Les paliers fluides
peuvent fonctionner à des vitesses élevées et fournir une rigidité et un amortissement sous des
charges dynamiques grâce à un troisième corps de faible épaisseur (lubrifiant) qui sépare
l’arbre et l’alésage, ce qui minimise les pertes par frottement et l'usure des composants
pendant le fonctionnement.

III.2.1 Palier lisse

La figure III.1 montre un schéma simplifié d’un palier lisse hydrodynamique. Il est
composé d’un arbre en rotation et d’un coussinet séparé complémentent par un film d’huile.
L’alimentation du lubrifiant est assurée via une rainure qui peut avoir des formes et des
dimensions variables suivant les conditions de fonctionnement et le domaine d’utilisation. Le
mouvement des surfaces de l'arbre par rapport à la surface du coussinet provoque l'apparition
d'un champ de pression généré de manière hydrodynamique dans le film fluide, au niveau de
la partie convergente. Cet effet, appelé portance hydrodynamique, compense éventuellement
la charge appliquée et provoque la séparation complète des deux surfaces.

- 54 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

Une fois que le régime purement hydrodynamique est atteint, les forces de frottement
deviennent très faibles. C'est pourquoi la durée de vie d’un palier (s’il est bien dimensionné)
dépend principalement de la fréquence des démarrages et des arrêts, les seules occasions où
un bref contact direct entre le coussinet et l'arbre est supposé se produire [93].

Rainure
d’alimentation

Film
lubrifiant

Arbre de
transmission

Coussinet

Figure III.1. Schéma simplifié d’un palier lisse.

III.2.2 Palier poreux

Le palier poreux est constitué d’un arbre en rotation et d’un coussinet poreux fabriqués
par frittage, qu’est un processus consistant à obtenir un matériau solide à partir de poudres par
un traitement thermique adapté, avec ou sans pression exercée. De nos jours, les bronzes
utilisés pour les pièces de frottement peuvent contenir jusqu’à 30 % de plomb. En plus, les
bronzes au plomb supportent assez bien le frottement à grande vitesse sous forte charge, à
condition de ne pas dépasser 180°C [94], c’est la raison pour laquelle les coussinets poreux
sont réalisés à partir du bronze ou d’alliage ferreux.

Le coussinet après frittage est calibré puis empli d’huile par immersion ou par
imprégnation, il est constamment lubrifié par cette même huile lors de l’utilisation [95]. La
porosité est de 15 à 40 % du volume de la pièce. En pratique, il est possible d’imprégner
jusqu’à 90 à 95 % du vide théorique [96].

- 55 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

En régime hydrodynamique une pression se crée entre l’arbre et le coussinet poreux


dans la zone qui supporte la charge tandis qu’une dépression s’établit ailleurs. La portance
hydrodynamique générée supporte l’arbre et équilibre la charge appliquée. En mouvement,
l’huile est aspirée et circule autour de l’arbre pour assurer la lubrification, mais une quantité
d’huile est forcée à travers les pores du coussinet dans la zone en pression tandis qu’une autre
partie est aspirée dans la zone en dépression, et enfin une certaine quantité d’huile s’échappe
latéralement.

La figure III.2 illustre la circulation d’huile coussinet poreux– film lubrifiant. Cette
circulation d’huile est assurée par la différence de pression et la rotation de l’arbre. A chaque
arrêt, l’huile est réabsorbée par le coussinet. Ainsi, le palier poreux n’est jamais sec au
démarrage contrairement à un palier classique ce qui évite l’usure du palier. Plus la porosité
est faible et plus la portance hydrodynamique est élevée. L’idéal serait d’avoir une bague
pleine du coté pression et poreuse du coté dépression [96].

Coussinet
Poreux

Tube
d’étanchéité

Film Arbre
lubrifiant

Figure III.2. Schéma d’un palier autolubrifiant.

- 56 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

Les paliers poreux autolubrifiants sont utilisés dans les situations de manque d’espace
ou d’inaccessibilité. Ainsi, aucun système annexe n’est nécessaire pour alimenter le palier, et
l’alimentation en lubrifiant est assurée par le coussinet poreux qui représente un réservoir
d’huile grâce à ces pores. Contrairement aux paliers lisses, la lubrification des paliers poreux
est assurée avec une petite quantité d’huile, c’est pourquoi ils sont considérés comme des
paliers sans entretien, et leur coût est également bas, vu que leur fabrication ne nécessite pas
beaucoup de précision [45]. Les avantages des paliers autolubrifiants sont contrebalancés par
les valeurs admissibles de charge et de vitesse plus faibles que pour les paliers alimentés [58].

 Palier débouchant :

Sur ce type de paliers poreux les pores sur le rayon externe et les bords latéraux de la
matrice poreuse peuvent être débouchant. La couche poreuse est épaisse et de très faible
porosité [45]. La condition de Dirichlet relative à un palier ouvert utilisée dans la littérature ne
peut être valable que dans le cas d’un coussinet de grandes épaisseurs, sinon sa durée de vie
ne pourra pas excéder quelques minutes de fonctionnement [45]. L’avantage de cette
condition à la limite est purement numérique permettant une stabilité rapide. C’est la raison
pour laquelle elle est utilisée dans plusieurs travaux [97-99]. La figure III.3 montre le schéma
simplifié d’un palier poreux ouvert.

Film d’huile
Arbre de
transmission
Coussinet
ω poreux

Figure III.3. Schéma simplifié d’un palier poreux ouvert.

- 57 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

 Palier étanche :

Pour les paliers poreux étanches autolubrifiants, le coussinet est emmanché dans un tube
qui renforce sa tenue mécanique et assure une étanchéité du coussinet sur sa paroi externe.
C’est le montage le plus fréquent, en particulier pour les coussinets de faible épaisseur, soit un
rapport du diamètre extérieur sur le diamètre intérieur inférieur à 1.5 [6,58]. La condition à la
limite de Neumann relative à ce type de palier permet d’interpréter physiquement le fait que le
flux sortant sur la surface externe du coussinet et les faces latérales est nulle. Rares sont les
travaux publiés sur les paliers autolubrifiants étanches [4, 57, 58] sans la nécessité d’un circuit
d’alimentation externe. La figure III.4 montre le schéma simplifié d’un palier poreux auto-
lubrifiant étanche.

Tube
d’étanchéité

Film
d’huile

Arbre de
transmission Coussinet
ω poreux

Figure III.4. Schéma simplifié d’un palier poreux auto- lubrifiant étanche.

III.3 GEOMETRIE DU PALIER

Le palier, objet de cette étude, est un palier poreux de forme cylindrique ne comportant
pas de rainure d’alimentation (auto- lubrifiant). La configuration géométrique d’un palier est
définie grâce à trois grandeurs qui sont : sa longueur, L, son diamètre, D, ou son rayon, R, et
son jeu radial C.

Le palier considéré est constitué d’un coussinet poreux de centre Oc, de rayon interne
Rc, et de rayon externe Re, et d’un arbre de centre Oa et de rayon Ra. La figure III.5 représente

- 58 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

la section droite d’un palier poreux autolubrifiant, où l’arbre est excentré sous l’effet de la
charge statique Q et les centres Oc et Oa ne coïncident pas. La distance (OcOa) est appelée :
excentricité absolue.

L’angle que fait la ligne des centres avec la direction de la charge est l’angle de
calage,. Si les axes du coussinet et de l’arbre sont parallèles (palier aligné) et si l’on néglige
les déformations élastiques des surfaces sous l’effet de la pression, ces paramètres sont
suffisants pour repérer le positionnement de l’arbre à l’intérieur du coussinet [100]. Les
rayons Rc et Ra étant très voisins ((Rc Ra)/Rc≈0,001), on peut négliger la courbure du film, et
développer le coussinet et l’assimiler à un plan (Figure III.6).

Φ
Re

Film fluide Q
Y
X
Rc
h Oc O
a
Ra
ω

Coussinet
Ligne des centres

Figure III.5. Coupe médiane d’un palier poreux.

Compte tenu de ces hypothèses, l’épaisseur du film a pour expression :

h = C (1 + ε cos θ) (III. 1)

L’établissement de la relation III.1 relative à l’expression de l’épaisseur du film d’huile est


détaillé en annexe A.

- 59 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

Où :
ε =
C=R −R (III. 2)
θ=

Arbre
Y Y
V2
Arbre
 L/2
U2

h(x)
X V1
X
2Rc U1 2 Rc
Coussinet poreux

L/2
Coussinet
Z

Figure III.6. Schéma simplifié d’un palier développé.

III.4 COMPORTEMENT NON–NEWTONIEN DU FLUIDE

L’expression générale de la viscosité d’un fluide incompressible et non– Newtonien


avec comportement obéissant à la loi de puissance [101-102] est détaillée en annexe B. Elle
est donnée par :
( )
μ = m (2 ) (III. 3)
Où :
, représente la deuxième variante du tenseur de déformation donnée par :

Π= ϵ ϵ (III. 4)

On peut distinguer trois types de comportements de fluides :


- Comportement Newtonien pour : n=1 ;
- Comportement dilatant pour : n>1 ;
- Comportement pseudo– plastique pour : n<1.

- 60 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

III.5 EQUATION DE REYNOLDS GENARALISEE

Les relations utilisées en lubrification hydrodynamique sont très générales. On les


présentera brièvement puis en déduira la forme particulière qui prédit le comportement de
notre mécanisme illustré par un modèle physique.

L’équation de Reynolds est déduite des équations de Navier et Stokes et de continuité.


La forme particulière de cette équation de lubrification est une équation aux dérivées
partielles du second ordre dont l’inconnue principale est la pression.

L’équation de l'hydrodynamique des films minces visqueux (équation de Reynolds


généralisée) peut s'appliquer à n'importe quel type de contact lubrifié.

Elle s’écrit sous la forme suivante :

∂ ∂P ∂ ∂P ∂ ∂h
G + G = [U (R − F) + U F] − ρ U
∂x ∂x ∂z ∂z ∂x ∂x
∂ ∂h ∂R ∂h
+ [W (R − F) + W F] − ρ W + −ρ +ρ V −ρ V (III.5)
∂z ∂z ∂t ∂t

Les fonctions I2, J2, I, J, R1, R2, F et G sont définies par :


y
⎧I = dy
⎪ μ
⎪ dy
⎪J =
⎪ μ

⎪I = μ
d

⎪J = d
⎪ μ
(III. 6)
⎨R = ρ(x, ξ, z, t) dξ


⎪R = ρ(x, y, z, t) dy

⎪G = R y
dy − I F
⎪ μ

⎪F = 1 R
dy
⎪ J μ

- 61 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

Cette équation a été obtenue en considérant les hypothèses simplificatrices suivantes


[24,103] :
 le domaine fluide est continu ;
 l’épaisseur du film lubrifiant est trop faible par rapport aux autres dimensions du
palier : c’est l’hypothèse de base de la lubrification ;
 les forces de volume et d’inerties sont négligeables devant les forces de viscosité et de
pression ;
 le régime est hydrodynamique établi, il n’y a pas de contact entre les surfaces ;
 le fluide est incompressible ;
 le milieu poreux est considéré indéformable, homogène et isotrope ;
 le coussinet et l’arbre sont parfaitement cylindriques, homogènes et alignés ;
 le fluide adhère parfaitement aux parois (il n'y a pas de glissement aux parois),
 l'écoulement est laminaire.

Sous ces hypothèses on peut négliger la variation de la pression suivant la direction y [24].
Ainsi, la vitesse d’écoulement suivant cette direction et très petite par rapport aux autres
directions.

Considérons l’écoulement de fluide entre deux surfaces parallèles comme le montre la


figure III.7. La surface inférieure se déplace à une vitesse U1 et la surface supérieure à une
vitesse U2.

V2 V2
Y Y
U2
W2 U2

V1 V1
U1
U1
W1

X
O O X

Figure III.7. Système d’axes et notations.

- 62 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

Le champ de vitesse dans le film fluide s’écrit :

∂P JI U −U
⎧U = I− + J+U
∂x J J
(III. 7)
⎨ W = ∂P I − J I + W − W J + W
⎩ ∂z J J

Les contraintes de cisaillement dans le fluide s’écrivent sous la forme :

⎧σ ∂U I ∂P U −U
⎪ = μ = y − +
∂y J ∂x J
(III. 8)
⎨σ ∂W I ∂P W −W
⎪ = μ = y − +
⎩ ∂y J ∂z J

III.6 MODELE MATHEMATIQUE

La modélisation d’un palier poreux autolubrifiant passe par la connaissance de


l’écoulement dans la matrice poreuse et dans le film lubrifiant ainsi que les conditions de
raccord à l’interface des deux domaines, car le fluide s’écoule dans les deux domaines : le
film lubrifiant et le coussinet poreux.

Afin d'éviter les fortes et nombreuses discontinuités de la matrice poreuse qui


rendraient l'analyse assez complexe, on considère un milieu continu fictif où la formulation
des phénomènes est effectuée sur une échelle macroscopique (taille du volume élémentaire
représentatif, VER) très grande par rapport à celle des pores et des grains [45].

L’écoulement dans la matrice poreuse est décrit par la loi de Darcy [58]. Combinée avec
l’équation de continuité, on aura :

1 ∂ R ∂P ∗ 1 ∂ 1 ∂P ∗ ∂ 1 ∂P ∗
+ + =0 (III. 9)
R ∂R μ ∂R R² ∂θ μ ∂θ ∂z μ ∂z

Dans le repère de coordonnées cartésiennes associé à la figure III.7, le plan « XOZ »


est confondu avec la surface développée du coussinet. En considérant la loi de Darcy pour
caractériser le coussinet poreux, les conditions aux limites sur les vitesses sont :

- 63 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

 Sur le coussinet :
K ∂P ∗
⎧ U = U(θ, 0, z) = −
⎪ μ ∂x


K ∂P ∗
V = V(θ, 0, z) = − (III. 10)
⎨ μ ∂R

⎪ ∗
⎪W = W(θ, 0, z) = − K ∂P
⎩ μ ∂z

 Pour l’interface fluidearbre, les composantes de la vitesse sont :

U = U(θ, h, z) = ω R


dh
V = V(θ, h, z) = ω R (III. 11)
⎨ dx

⎩W = W(θ, h, z) = 0

L’équation de Reynolds caractérisant l’écoulement de fluide dans le film lubrifiant en


considérant l’écoulement dans la matrice poreuse est déduite de l’équation des films minces
visqueux, donnée par l’équation de Reynolds généralisée. Ainsi, l’équation régissant le
phénomène est établie, en adoptant certaines hypothèses simplificatrices définies
précédemment. L’équation de Reynolds s’écrit alors :

∂ K F ∂P ∂ K F ∂P ∂ K ∂P ∗
G+ + G+ =ω Ra (ρ h − F) − ρ (III.12)
∂x μ ∂x ∂z μ ∂z ∂x μ ∂R

Le champ de vitesse dans le film fluide est donné par :

∂P U −U
⎧ U= ( I − J F) + J+U
∂x J
(III. 13)
⎨W = ∂P ( I − J F ) + W − W J + W
⎩ ∂z J

Les équations (III.9) et (III.12) sont des équations qui caractérisent les effets
dynamiques dans le film fluide et la matrice poreuse. Ce sont des équations aux dérivées
partielles du second ordre de type elliptique dans l’inconnue principale est la pression.

- 64 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

III.7 FORMES ADIMENSIONNELLE DES EQUATIONS

Les différentes équations relatives à la lubrification d’un palier poreux autolubrifiant


sont adimensionnalisées par rapport aux grandeurs caractéristiques suivantes :

PC R h KR C x y z
P= ; R= ; h= ; k= ; C= ; θ = ;y = ; z = ;
μ ωR R R C C R R h L

R (U, V, W) μ
h= ; (U, V, W) = ; μ= (III. 14)
L ωR μ
Ainsi, les équations (III.9 et III.12) deviennent :

∂ kChF ∂P ∂ kChF ∂P ∂ k ∂P ∗
h G+ +η h G+ = h(1 − F) − (III. 15)
∂θ μ ∂θ ∂z μ ∂z ∂θ μ ∂R

1 ∂ R ∂P ∗ 1 ∂ 1 ∂P ∗ ∂ 1 ∂P ∗
+ + η = 0 (III. 16)
R ∂R μ ∂ ∂θ μ ∂θ ∂z μ ∂z
Le champ de vitesse s’écrit également sous la forme :

∂P kC J̅ J̅
⎧U = h (I̅ − JF
̅ )+ −1 +
⎪ ∂θ μ J̅ J̅
(III. 17)
⎨ ∂P kC J̅
⎪ W=η h (I̅ − JF̅ )+ −1
⎩ ∂z μ J̅

III.8 CONDITIONS LIMITES ASSOCIEES

L’équation de Reynolds dans le film fluide, et l’équation de Darcy dans le coussinet


poreux, sont des équations aux dérivées partielles du second ordre, dont les inconnues sont la
pression. La résolution de ces équations, nécessite la définition des conditions aux limites.

III.8.1 Dans le film lubrifiant :

Les conditions aux limites utilisées pour la résolution de l'équation de Reynolds


modifiée pour le cas d’un palier poreux autolubrifiant de longueur finie, sont suivant deux
directions :

 Suivant la direction axiale


i. Rainure d’alimentation
Si le palier est avec rainure d’alimentation, axiale et parallèle à l’axe du palier, la
condition correspondante est :

- 65 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

P(θ , z) = P (III. 18)

On notera : Pa, la pression d'alimentation.

Pour le cas des paliers autolubrifiants (pas de rainure d’alimentation), on utilise la loi de
périodicité (forme cylindrique) donnée par :

P(0, z) = P(2π, z) (III. 19)

ii. Sur les bords du palier


La condition correspondante est :
1
P θ, ∓ = 0 (III. 20)
2

 Suivant la direction circonférentielle


Les conditions aux limites les plus usuelles sont présentées dans ce qui suit :

- Condition de Sommerfeld (film complet) (cf. figure III.8). Cette condition suppose qu’il
n’y a pas de rupture du film lubrifiant, c’est à dire que la pression reste toujours
supérieure à la pression de vapeur saturante. Cette hypothèse est vérifiée pour les paliers
immergés dans un film pressurisé. Le champ de pression obtenu après résolution est
conservé sans modification.

Figure III.8. Illustration de la condition de SOMMERFELD.

- Conditions de Gümbel (demi–Sommerfeld) (cf. figure III.9): Elles supposent qu’il y a


rupture du film, c’est à dire que la pression peut s’annuler. La résolution numérique du
champ de pression est effectuée, de la même manière que pour la condition de

- 66 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

Sommerfeld, la partie du champ de pression qui est inférieure à zéro (pression de vapeur
saturante prise comme référence) est tout simplement négligée.

Figure III.9. Illustration de la condition de GÜMBEL.

- Conditions de Swift–Stieber : Aussi connues sous le nom de conditions de Reynolds.


Elles sont plus proches de la réalité et supposent qu’à la frontière de rupture du film
lubrifiant, la pression ainsi que sa dérivée s’annulent. Elles s’écrivent :
∂P
P(θ , z) = P , (θ , z) = 0 (III. 21)
∂θ
Pc : est la pression critique, généralement assimilée à la pression atmosphérique (pression
de référence).
Les conditions aux limites classiques de Reynolds sont utilisées pour résoudre l’équation
de Reynolds afin de déterminer la zone de rupture du film fluide.

Figure III.10. Illustration de la condition de REYNOLDS.

- 67 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

III.8.2 Dans le Coussinet poreux :

Sur la surface externe du coussinet poreux, deux types de situations peuvent se présenter
palier étanche (fermé) ou palier débouchant (ouvert) :

 Palier étanche :

Le coussinet poreux peut être emmanché dans un tube qui renforce la tenue mécanique
et assure une étanchéité du coussinet sur son rayon externe. C’est le montage le plus fréquent,
en particulier pour les coussinets de faible épaisseur (Condition de Neumann) :

∂P ∗
(θ, R , z) = 0 (III. 22)
∂R
∂P ∗ 1
θ, R, ± = 0 (III. 23)
∂z 2

 Palier débouchant :

Les pores sur le rayon externe et les bords latéraux du la matrice poreuse peuvent être
débouchants, c’est le cas des paliers d’une couche poreuse épaisse et de très faible porosité
(condition de Dirichlet). Les conditions correspondantes sont :

P ∗ (θ, R , z) = 0 (III. 24)

1
P ∗ θ, R, ∓ = 0 (III. 25)
2

 La condition de périodicité pour le cas d’un palier cylindrique est :

P ∗ (0, R, z) = P ∗ (2π, R, z) (III. 26)

III.8.3 Interface Film– Coussinet Poreux :

Les conditions aux limites correspondantes sont celles de la continuité de la pression


et des vitesses au niveau de l’interface film fluide– coussinet poreux. Ces conditions sont :

P ∗ (θ, R , z) = P(θ, z) (III. 27)

III.9 CARACTERISTIQUES STATIQUES DU PALIER

Le calcul des caractéristiques statiques du palier, c’est–à–dire la portance, le débit de


fuite et le couple résistant se font pour une excentricité de fonctionnement et une direction de

- 68 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

la charge imposée [24]. Ces différentes caractéristiques dépendent bien entendu de la


géométrie du palier et des conditions de fonctionnement.

III.9.1 Charge portante et angle de calage :

Pour le calcul de la charge portante et l’angle de calage, nous devons intégrer le champ
de pression sur toute la surface du contact lubrifié. A l’équilibre, dans le système repère
Figure III.5, on a :
Q
Q = = Q + Q (III. 28)
μ ω R L⁄C

Avec :

tan ∅ = − Q ⁄Q (III. 29)


½

Q = P Sinθ dθ ̅ (III. 30)


½

Q = P Cosθ dθ ̅ (III. 31)


½

III.9.2 Débit de fuite du palier:

Le débit axial du fluide, q, est obtenu par intégration de la vitesse du fluide suivant la
direction axiale, z, et à travers la section du film.

Dans le cas d’un palier aligné (axe de l’arbre et du coussinet parallèles), la pression est
symétrique, les débits volumiques, q1, et, q2, sortant des deux surfaces du palier sont égaux, on
obtient :
q 1
q= = 2 W θ, y, ∓ dθ dy (III. 32)
ωR C 2

III.9.3 Calcul du couple de frottement:

L’expression de la contrainte est donnée par :

I ∂P U
τ = y − − (III. 33)
J ∂x J

- 69 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

Le calcul du couple de frottement sur l’arbre s’effectue par intégration des contraintes de
cisaillement. Il s’écrit sous la forme suivante [24] :

C = R τ ds (III. 34)

R ∂P ωR ωR
C = h dθ dz + R μdθ dz + R h dθ dz (III. 35)
2 ∂θ h h²

Avec :
[e ,s] : limites de la zone active du film lubrifiant (P0) ;
hs : hauteur du film d’huile pour  = s.

Où : ∫ ∫ h dθ dz est due au gradient de pression ;

Le terme : ∫ ∫ R μ dθ dz est due au glissement des surfaces ;

Le terme : ∫ ∫ R ²
h dθ dz est relatif à la zone inactive.

Sous une forme adimensionnelle, le couple de frottement est :

C C
C = (III. 36)
μDNLR R

On peut ainsi écrire :


½ ½
h ∂P 1 h
C = + dθ dz + dθ dz (III. 37)
2 ∂θ h h²
½ ½

III.10 RESOLUTION NUMERIQUE

Le comportement statique d’un palier poreux autolubrifiant fonctionnant en régime


hydrodynamique (en supposant que l’arbre et le coussinet sont indéformables et parfaitement
alignée) est déterminé par :
 l’équation de Reynolds généralisée avec les conditions aux limites correspondantes;
 l’équation de Darcy généralisée couplé aux conditions aux limites correspondantes;
 la relation de la géométrie du film d’huile ;
 la loi de variation de la viscosité.

- 70 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

La détermination de différentes caractéristiques statiques du problème hydrodynamique


nécessite la résolution simultanée de toutes ces équations, compte tenu des conditions aux
limites choisies.

Le système d’équations régissant le phénomène est assez complexe et n’admet pas de


solution analytique, seuls les méthodes numériques peuvent le résoudre on peut citer la
méthode des volumes finis, des différences finies ou d’éléments finis. La méthode des
différences finies est bien adaptée à la résolution numérique de ces systèmes d’équations
[104-105]. A cet effet, un code de calcul a été développé pour notre cas d’étude.

Les équations de mouvement relatives aux équations, de Reynolds dans le film fluide et de
Darcy dans le milieu poreux, sont des équations aux dérivées partielles de second ordre type
elliptiques. L’application de la méthode des différences finies permet de transformer les
équations aux dérivées partielles en un système d’équations algébriques.

III.10.1 Discrétisation par la méthode des différences finies

Les équations de Reynolds et de Darcy sont discrétisées à l’aide d’un schéma aux
différences finies centrées et sont résolues numériquement par utilisation de la méthode de
Gauss– Seidel avec coefficient de sur– relaxation. La zone active du film est déterminée par la
méthode de Christopherson [44].

L’équation de Reynolds dans le film fluide sous une forme adimensionnelle pour un
palier poreux en régime permanent sous charge statique s’écrit d’après l’équation III.15
comme ceci :

∂ kChF ∂P ∂ kChF ∂P ∂ k ∂P ∗
h G+ +η h G+ = h(1 − F) − (III. 38)
∂θ μ ∂θ ∂z μ ∂z ∂θ μ ∂R

Le domaine fluide du palier développé a été découpé en rectangles élémentaires. Le film


lubrifiant est discrétisé à l’aide d’un maillage comme le montre la figure III.11.

La méthode des différences finies consiste aux remplacements des variables θ et Z par des
variables discrètes i et j. Les expressions des dérivées de la pression s’écrivent sous la forme :

∂ ∂P 1 P , − P, P, − P ,
A = A , − A , (III. 39)
∂θ ∂θ ∆θ ∆θ ∆θ

- 71 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

∂ ∂P 1 P, − P, P, − P,
A = A − A, (III. 40)
∂z ∂z ∆z , ∆z ∆z

Avec:
kChF
A=h G+ (III. 41)
μ
P , : est la valeur de la pression adimensionnelle à un nœud (i,k) du maillage.
Di (i=1,5) : sont des coefficients.

Après simplification on trouve :

P, = W D P , +D P , + D P, + D P, +D + (1 − W)P , (III. 42)

L/2
 z

Pi-1,k+1 Pi,k+1 Pi+1,k+1

Pi-1,k Pi,k Pi+1,k

Pi-1,k-1 Pi,k-1 Pi+1,k-1



O 2

Figure III.11. Schéma de discrétisation du film fluide.

L’équation de Darcy dans la matrice poreuse est discrétisée à l’aide d’un schéma aux
différences finies centrées et résolue numériquement.

L’équation de Darcy, sans dimension, s’écrit d’après l’équation III.16 comme ceci :
1 ∂ R ∂P ∗ 1 ∂ 1 ∂P ∗ ∂ 1 ∂P ∗
+ + η = 0 (III. 43)
R ∂R μ ∂R R ∂θ μ ∂θ ∂z μ ∂z

- 72 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

Le maillage de la matrice poreuse a été découpé en éléments similaires, comme le


montre la figure III.12.

Après simplification on trouve l’expression :

P ∗, , = W B P ∗ ,, + B P∗ ,, + B P ∗, , + B P ∗, , + B P ∗, , + B P ∗, ,
+ (1 − W)P ∗, , (III. 44)

Rec

R
R
P ∗, , P ∗, ,


P ,,

P ∗, , P ∗, ,
P ∗, ,
P ∗, ,

P ∗, P∗ ,,
,
P ∗, ,

Rc
R
O O
L/2 Z Rc Rec

Figure III.12. Schéma de discrétisation du coussinet.

III.10.2 Algorithme de résolution

La méthode numérique présentée précédemment est illustrée dans un algorithme qui


permet la résolution du problème hydrodynamique pour un palier poreux autolubrifiant.
L’organigramme correspondant est donné dans la figure III.13.

La première étape consiste à introduire les paramètres nécessaires tels que : le


maillage, les paramètres géométriques du palier, les caractéristiques du lubrifiant et de la
matrice poreuse ainsi que la vitesse de rotation de l’arbre. Les calculs sont effectués à
excentricité imposée, seule la pression est considérée comme inconnue pendant le calcul par
la méthode de Gauss– Seidel avec un coefficient de sur– relaxation compris entre 1,5 et 1,8.

- 73 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

Entrée
C, Da, Dc,, L/D, n, , k

Initialisation des variables

Epaisseur du film d’huile

Calcul des champs de pression : P&P ∗

Non |Δ |

Calcul des vitesses : (u, w)& (u∗ , ̅ ∗ , w ∗ )

Calcul de la viscosité

Non Δ , ,

, ,

Résultats
Caractéristique du palier poreux

Figure III.13. Organigramme de résolution relatif au cas d’étude.

- 74 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

La résolution des équations de Reynolds généralisée et de Darcy permet de déterminer


le champ de pressions dans le film fluide et dans le milieu poreux respectivement, en prenant
en compte l’interaction entre les deux milieux. La convergence de la solution relative à la
pression dans le film fluide et dans le milieu poreux est contrôlée en chaque nœud du maillage
entre la nouvelle et l'ancienne valeur comme suit :

P −P
≤ 10 (III. 45)
P

Le champ de vitesses du fluide dans la matrice poreuse et dans le film fluide s’exprime
alors aisément à partir des équations III.10 et III.13. Ceci est nécessaire pour la détermination
de la viscosité obéissant à la loi de puissance, détaillée en annexe B. La convergence est
établie lorsque l’erreur relative sur la viscosité locale du fluide est vérifiée en chaque point et
à chaque itération comme suit :

μ −μ
≤ 10 (III. 46)
μ

Après convergence de la solution relative à la pression et à la viscosité, les différentes


caractéristiques statiques du palier poreux autolubrifiant sont déterminées : la charge
hydrodynamique, l'angle de calage et le coefficient de frottement, etc….
La méthode d'intégration numérique utilisée dans notre code de calcul est celle de
Simpson 2D.

III.11 CONCLUSION

Le problème de la lubrification non– Newtonienne des paliers poreux autolubrifiants a


été définit en précisant les équations de base régissant l’écoulement : l’équation de Reynolds
généralisée dans le film fluide mince visqueux, l’équation de Darcy dans la matrice poreuse et
les conditions aux limites qui leur sont associées. Les équations, de Reynolds pour le film
fluide et Darcy pour le coussinet poreux, donnant respectivement le champ de pression dans le
film fluide et le coussinet ainsi que l’obtention des principales caractéristiques statiques du
palier a été abordée.

La notion de fluide non– Newtonien tenant compte de la variation de la viscosité avec


le cisaillement suivant le modèle de loi de puissance a été détaillée.

- 75 -
Chapitre III Modélisation Mathématique et Résolution Numérique

La solution du système d’équations aux dérivées partielles complexes nécessite la


résolution numérique de toutes ces équations compte tenu des conditions aux limites et du
couplage film fluide – milieu poreux comme continuité à l’interface.

Toutes les équations du problème hydrodynamique ont été discrétisées par la méthode
des différences finies. Chaque sous système, film fluide et coussinet poreux, a été résolu par
la méthode itérative de Gauss– Seidel avec coefficient de sur– relaxation.

- 76 -
Chapitre IV
RESULTATS ET DISCUSSIONS

IV.1 INTRODUCTION
IV.2 VALIDATION DU CODE DE CALCUL
IV.3 PRESENTATION DES CHAMPS DE PRESSIONS ET DES VITESSES
IV.4 EFFET DE L’EXCENTRICITE
IV.5 EFFET DE LA PERMEABILITE
IV.6 EFFET DE L’INDICE DE PUISSANCE
IV.7 CONCLUSION
Chapitre IV Résultats et Discussions

IV.1 INTRODUCTION

Nous avons présenté au chapitre précédent le modèle théorique ainsi que la démarche
de résolution numérique. Dans ce chapitre, nous présentons et nous analysons les résultats
obtenus.

Après une validation du code de calcul numérique, développé dans le cadre de cette
étude, une comparaison entre les paliers poreux ouverts sur l’atmosphère et les paliers poreux
étanches a été faite pour illustrer la différence entre les deux cas.

L’analyse des résultats consiste à évaluer les caractéristiques statiques d’un palier
poreux autolubrifiant étanche de dimensions finies, en régime hydrodynamique, avec
variation des différents paramètres : rhéologique (indice de puissance relatif au type de
lubrifiant), géométrique (excentricité relative et rapport géométrique L/D), structure de la
matrice poreuse (perméabilité adimensionnelle), ainsi que la distribution de la pression dans
les deux domaines (fluide et coussinet poreux) et la vitesse d’infiltration.

IV.2 VALIDATION DU CODE DE CALCUL

Sur la base des équations gouvernantes décrites au chapitre précédent, un code de


calcul a été développé pour étudier les performances d’un palier poreux autolubrifiant de
forme cylindrique en régime hydrodynamique de dimensions finies utilisant des lubrifiants
non-Newtonien qui obéissent à la loi de puissance. Afin de démontrer la validité de la
présente analyse ainsi que celle du code de calcul, des comparaisons avec des résultats issus
de la littérature [5-6] ont été effectuées.

La figure IV.1 illustre la comparaison entre les résultats numériques issus de cette
étude et ceux de Ju et al. [5] pour le cas d’un palier non poreux. Les caractéristiques
géométriques sont illustrées dans le tableau IV.1. Ces résultats sont relatifs à la charge
adimensionnelle en fonction de l'excentricité relative. La figure montre un bon accord entre
les résultats des trois types de lubrifiants considérés (fluides pseudo-plastiques, Newtoniens et
dilatants).

- 78 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

Tableau IV.1. Données du palier utilisé par Ju et al. [5].


Désignation Ju et al. [5]
Longueur du palier 100 mm
Diamètre du palier 100 mm
Diamètre extérieur du coussinet 200 mm
Jeu radial 0,1 mm
Position de la rainure d’alimentation 12°
Vitesse de rotation 2000 tr/mn
Excentricité relative 0,6
Pression d’alimentation 70.103 Pa

24 Sheauming Ju et al. [5]


n=0.9
20 n=1
Charge adimensionnelle

n=1.1
16
Présente étude
12 n=0.9
n=1
n=1.1
8

0
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative

Figure IV.1. Evolution de la charge en fonction de l’excentricité.


Comparaison avec les résultats de Ju et al. [5].

La figure IV.2 montre la comparaison de la portance hydrodynamique


adimensionnelle en fonction de l'excentricité relative entre nos résultats et les données
expérimentales de Mokhtar et al. [6]. Les conditions opératoires utilisées par les auteurs sont
illustrées dans le tableau IV.2. La figure montre, un bon accord entre nos résultats numériques
et les données expérimentales de Mokhtar et al. [6]. La légère différence observée entre les
différents résultats, pour les excentricités élevés, peut être due au fait que les effets
thermiques sont négligés dans la modélisation mathématique.

- 79 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

Tableau IV.2. Données de palier utilisé par Mokhtar et al. [6].

Désignation Mokhtar et al. [6]


Longueur du palier 33 mm
Diamètre du palier 19,035 mm
Diamètre extérieur du coussinet 25,08 mm
Position de la rainure d’alimentation 0°
Jeu radial 85,5 µm
Vitesse de rotation 720 tr/mn
Perméabilité 15.10-10 cm²
Pression d’alimentation (Patm) Pa

18
Présente étude
16 Mokhtar et al. [6]
14
Charge adimensionnelle

12
10
8
6
4
2
0
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
Excentricité relative

Figure IV.2. Evolution de la charge en fonction de l’excentricité.


Comparaison avec les résultats expérimentaux de Mokhtar et al. [6].

Dans cette partie d’exploitation de résultats, nous nous sommes intéressés à l’étude
des paliers poreux et nous avons fait une comparaison entre les paliers débouchants et les
paliers étanches pour justifier le choix des paliers fermés dans la suite de notre étude.
Physiquement le mode d’un palier poreux autolubrifiant étanche est plus réaliste avec un
coussinet servant de réservoir d’huile.

Les données techniques utilisées dans la simulation numérique, sauf indication


contraire pour le cas d’un palier poreux autolubrifiant, sont données au tableau IV.3.

- 80 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

Tableau IV.3. Caractéristiques du palier utilisé dans la simulation numérique.

Diamètre de l’arbre 100 mm


Diamètre externe du coussinet 200 mm
Longueur du palier 100 mm & 300 mm
Jeu radial 100 µm
Vitesse de rotation 1000 tr/mn
Excentricité relative 0.7
Perméabilité adimensionnelle 10-6 – 10-1
Indice de puissance 0,9. 1. 1,1

Les figures IV.3 et IV.4 illustrent respectivement l’évolution de la pression maximale


en fonction de l’excentricité et de la perméabilité pour différentes valeurs d’indice de
puissance et pour un rapport géométrique L/D égale à 1.

Etanche n=1.1
Pression maxiamle adimensionnelle

Ouvert
10
n=1

n=0.9

0,1

0,03
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative

Figure IV.3. Evolution de la pression maximale en fonction de l’excentricité


pour différentes valeurs d’indice de puissance et une perméabilité k=10-2.

- 81 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

100
Etanche

Pression maxiamle adimensionnelle


Ouvert
n=1.1
10

n=0.9 n=1
0,2
1E-4 1E-3 0,01 0,1
Perméabilité adimensionnelle

Figure IV.4. Evolution de la pression maximale en fonction de la perméabilité


pour différentes valeur d’indice de puissance.

100
Etanche n=1.1
Ouvert
Charge adimensionnelle

10 n=1

n=0.9
0,1

0,03
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative

Figure IV.5. Evolution de la portance hydrodynamique en fonction de l’excentricité


pour différentes valeurs d’indice de puissance et une perméabilité k=10-2.

- 82 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

100
Etanche
Ouvert
n=1.1
Charge adimensionnelle
10

n=1
n=0.9
0,2
1E-4 1E-3 0,01 0,1
Perméabilité adimensionnelle

Figure IV.6. Evolution de la portance hydrodynamique en fonction de la perméabilité


pour différentes valeurs d’indice de puissance.

1
Etanche
Ouvert
Coefficient de frottement

0,1
n=0.9
n=1

0,01

n=1.1
1E-3
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative

Figure IV.7. Evolution du coefficient de frottement en fonction de l’excentricité


pour différentes valeurs d’indice de puissance et une perméabilité k=10-2.

- 83 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

0,1
Etanche
Ouvert n=0.9
Coefficient de frottement n=1

0,01

n=1.1
1E-3
1E-4 1E-3 0,01 0,1
Perméabilité adimensionnelle

Figure IV.8. Evolution du coefficient de frottement en fonction de la perméabilité


pour différentes valeurs d’indice de puissance.

Les figures IV.5 et IV.6 montrent respectivement l’évolution de la charge


adimensionnelle en fonction de l’excentricité et de la perméabilité pour différentes valeurs
d’indice de puissance et pour un rapport géométrique L/D égale à 1. L’ensemble des figures
montre que le palier étanche présente des pressions maximales et des charges
hydrodynamiques supérieures à un palier ouvert et cette différence est plus importante pour
les grandes excentricités et les grandes perméabilités. De plus, l’influence des fluides dilatants
sur la pression maximale et la portance est supérieure aux fluides, Newtoniens et pseudo-
plastiques.

Le coefficient de frottement est défini comme étant le rapport entre la force de


frottement et la charge hydrodynamique. Les figures IV.7 et IV.8 présentent respectivement
l’évolution du coefficient de frottement en fonction de l’excentricité et de la perméabilité pour
différentes valeurs d’indice de puissance et pour un rapport géométrique L/D égale à 1. Sur
ces deux figures on remarque que le coefficient de frottement d’un palier fermé est toujours
faible par rapport à un palier débouchant et cette différence est plus remarquable pour les
grandes excentricités et forte perméabilité. On peut noter aussi que le fluide rhéo-épaississant
a un coefficient plus faible que le fluide Newtonien et le fluide rhéo-fluidifiant.

- 84 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

Dans cette partie, on note que le palier étanche fournit de bien meilleures
performances qu’un palier débouchant avec un faible coefficient du frottement et une
meilleure portance hydrodynamique. Dans la suite de notre étude nous présenterons
uniquement les résultats relatifs au palier poreux fermé.

IV.3 PRESENTATION DES CHAMPS DE PRESSIONS ET DES VITESSES

Les figures IV.9, IV.10 et IV.11 représentent la répartition spatiale du champ de


pression dans le film fluide en fonction des coordonnées circonférentielle et axiale, d’un
palier poreux autolubrifiant étanche avec (ε = 0.7, K = 10-2, L/D = 1) respectivement pour un
indice de puissance égales à 0.9, 1 et 1.1.

Figure IV.9. Répartition du champ de pression dans le film fluide.


Cas d’un palier étanche (ε = 0.7, k = 10-2, L/D = 1, n = 0.9).

Figure IV.10. Répartition du champ de pression dans le film fluide.


Cas d’un palier étanche (ε = 0.7, k = 10-2, L/D = 1, n = 1).

- 85 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

Les figures montrent l’existence d’une concentration de pression au milieu du palier


pour une position angulaire de 160° et c’est la zone la plus sollicitée. Il est à noter que
l'augmentation de l'indice de loi de puissance, n, génère une pression hydrodynamique
considérable. Cette augmentation est environ 200% entre un fluide dilatant et un fluide
Newtonien.

Figure IV.11. Répartition du champ de pression dans le film fluide.


Cas d’un palier étanche (ε = 0.7, k = 10-2, L/D = 1, n = 1.1).

Les figures IV.12, IV.13 et IV.14, IV.15 représentent respectivement la distribution de


pression sans dimension du film fluide dans le plan médian du palier suivant la coordonnée
circonférentielle et la direction axiale. Les résultats sont liés à différentes valeurs de la
perméabilité et d’indice de puissance pour deux valeurs du rapport géométrique L/D.

Les figures montrent l'existence d'une concentration de pression, au milieu du palier à


une position angulaire de 160°. Il est à noter que l'augmentation de l'indice de loi de
puissance, n, génère une pression hydrodynamique considérable.

La comparaison entre les figures IV.12, IV.13, IV.14 et IV.15, met en évidence le
caractère proportionnel entre le pic de pression et le rapport géométrique L/D.

- 86 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

20
-6
k=10
-2
k=10 n=1.1
Pression adimensionnelle
15

10
n=1
5
n=0.9
0
0 30 60 90 120 150 180 210 240
Position angulaire (°)

Figure IV.12. Evolution de la pression circonférentielle en fonction


de l’indice de puissance et de la perméabilité pour : L/D = 1.

30
-6
k=10
25
k=10
-2 n=1.1
Pression adimensionnelle

20

15
n=1
10

5 n=0.9

0
0 30 60 90 120 150 180 210 240
Position angulaire (°)

Figure IV.13. Evolution de la pression circonférentielle en fonction


de l’indice de puissance et de la perméabilité pour : L/D = 3.

- 87 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

20 -6
k=10
-2
k=10
Pression adimensionnelle 15
n=1.1

10

n=1 n=0.9
5

0
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
Direction axiale

Figure IV.14. Evolution de la pression axiale en fonction


de l’indice de puissance et de la perméabilité pour : L/D = 1.

35
-6
k=10
30 -2
k=10
Pression adimensionnelle

25
n=1.1
20

15
n=1
10 n=0.9

0
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
Direction axiale

Figure IV.15. Evolution de la pression axiale en fonction


de l’indice de puissance et de la perméabilité pour : L/D = 3.

Les figures IV.16, IV.17 et IV.18 représentent les cartes isobares et les lignes de
courant dans le coussinet poreux au plan médian du palier pour des valeurs d'indice de
puissance respectivement égales à 0.9, 1 et 1.1 et pour une perméabilité sans
dimension, k = 10-2.

- 88 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

Figure IV.16. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian
pour ( = 0.7, L/D = 1, n = 0.9, k = 10-2).

Figure IV.17. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian
pour ( = 0.7, L/D = 1, n = 1, k = 10-2).

Figure IV.18. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian
pour ( = 0.7, L/D = 1, n = 1.1, k = 10-2).

- 89 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

Les figures IV.19, IV.20 et IV.21 représentent les cartes isobares et les lignes de
courant dans le coussinet poreux au plan médian du palier pour des valeurs d'indice de
puissance respectivement égales à 0.9, 1 et 1.1 et pour une perméabilité sans
dimension, k = 10-3.

Ces figures montrent une fuite d’huile importante vers le coussinet poreux et une
concentration de pression dans la région où l’épaisseur du film lubrifiant est faible (coin
d’huile). Cette quantité d’huile s’écoule dans la matrice poreuse suivant la direction
circonférentielle. De plus, on remarque un retour du fluide du coussinet poreux vers le film
fluide. On peut noter également que l’augmentation de l’indice de puissance génère une
pression élevée dans la matrice poreuse. Une diminution de la pression avec l’augmentation
de la perméabilité est également à noter.

Figure IV.19. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian
pour ( = 0.7, L/D = 1, n = 0.9, k = 10-3).

Figure IV.20. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian
pour ( = 0.7, L/D = 1, n = 1, k = 10-3).

- 90 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

Figure IV.21. Carte isobare et ligne de courant du coussinet poreux dans le plan médian
pour ( = 0.7, L/D = 1, n = 1.1, k = 10-3).

La figure IV.22 montre le champ de vitesses dans le film fluide pour le cas d’un palier
poreux autolubrifiant étanche pour le cas ( = 0.7, L/D = 1, n = 1.1, k = 10-2). Sur cette figure
on remarque que la vitesse du fluide au niveau de la partie inférieure est dominée par
l’écoulement de type Poiseuille suivant la direction Z à cause du débit de fuite latéral, par
contre la partie supérieure est dominé par l’écoulement de couette.

Figure IV.22. Champ de vitesses dans le film fluide.

- 91 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

Les figures IV.23 et IV.24 montrent la variation circonférentielle de la vitesse d’infiltration à


l’interface film-coussinet dans le plan médian en fonction de l’indice de puissance pour deux
valeurs du rapport géométrique 1 et 3, et pour une perméabilité sans dimension
respectivement égales à 10-2 et 10-3.

-4
5x10
4x10
-4 L/D=3
-4
n=1.1 L/D=1
3x10
Vitesse d'infiltration

-4
2x10 n=1
-4
1x10
0
-4
-1x10 n=0.9
-4
-2x10
-4
-3x10
-4
-4x10
0 40 80 120 160 200 240 280 320 360
Position angulaire (°)

Figure IV.23. Variation de la vitesse de filtration en fonction


de l’indice de puissance et du rapport géométrique L/D pour : k=10-2.

-5
8x10
-5 L/D=3
6x10
n=1.1 L/D=1
-5
4x10
Vitesse d'infiltration

-5 n=1
2x10

-2x10
-5 n=0.9
-5
-4x10
-5
-6x10
0 40 80 120 160 200 240 280 320 360
Position angulaire (°)

Figure IV.24. Variation de la vitesse de filtration en fonction


de l’indice de puissance et du rapport géométrique L/D pour : k=10-3.

- 92 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

On remarque que l’augmentation du rapport géométrique L/D engendre une


augmentation de la vitesse d’infiltration et cette augmentation est très importante pour les
fluides dilatants. L’analyse des deux figures permet de noter que la vitesse d’infiltration croit
avec la perméabilité. Ce qui traduit que la fuite d’huile vers le coussinet poreux est plus
significative dans le cas des fortes perméabilités.
On remarque également un pic de vitesse dans la zone positive au voisinage de 160°
dans la zone du coin d’huile et un autre pic moins important dans la zone négative au
voisinage de 200° ce qui explique l’écoulement inverse (recyclage) venant du coussinet
poreux vers le film fluide.

IV.4 EFFET DE L’EXCENTRICITE

Les figures IV.25 et IV.26 illustrent l'évolution de la pression maximale sans


dimension en fonction de l'excentricité relative pour un indice de puissance égal à 0.9, 1 et
1.1. Les résultats concernent deux valeurs du rapport géométrique L/D et de la perméabilité
adimensionnelle. La comparaison entre ces figures montre que la valeur du pic de pression est
proportionnelle au rapport géométrique L/D. Toutes ces figures démontrent que
l’augmentation de l’indice de puissance, n, génère une augmentation significative de la
pression. De plus, on peut noter que la pression augmente avec l'augmentation de
l'excentricité relative.

-6
Pression maxiamle adimensionnelle

100 k=10
-2 n=1.1
k=10
10 n=1

n=0.9
0,1

0,03
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative

Figure IV.25. Variation de la pression maximale en fonction de l’excentricité pour différentes


valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour L/D=1.

- 93 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

-6
100 k=10

Pression maxiamle adimensionnelle


k=10
-2 n=1.1

10

1
n=1
n=0.9
0,2
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative

Figure IV.26. Variation de la pression maximale en fonction de l’excentricité pour différentes


valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour L/D=3.

Les figures IV.27 et IV.28 montrent la variation de la portance hydrodynamique en


fonction de l'excentricité relative pour différentes valeurs d'indice de puissance et de rapport
géométrique L/D et, pour deux valeurs de la perméabilité sans dimension.

100
k=10
-6 n=1.1
-2
k=10
n=1
Charge adimensionnelle

10

n=0.9
0,1

0,03
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative

Figure IV.27. Variation de la charge hydrodynamique en fonction de l’excentricité pour


différentes valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour L/D=1.

- 94 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

100
-6
k=10 n=1.1
-2
k=10
Charge adimensionnelle
10

1 n=1 n=0.9

0,2
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative

Figure IV.28. Variation de la charge hydrodynamique en fonction de l’excentricité pour


différentes valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour L/D=3.

Ces figures montrent une augmentation considérable de la charge hydrodynamique


avec les fluides dilatants (n>1). Cette augmentation devient significative avec l'augmentation
de l'excentricité relative et du rapport géométrique L/D. On peut également noter que
l’utilisation des fluides dilatants peut récupérer la dégradation causée par la présence de la
matrice poreuse (la portance d’un palier poreux avec k=10-2 et n=1.1 est toujours supérieure à
celle d’un palier avec k=10-6 et n=1).

Les figures IV.29 et IV.30 illustrent la variation de l'angle de calage représentant la


position d’équilibre du palier en fonction de l'excentricité relative pour différentes valeurs
d’indice de puissance et pour deux valeurs du rapport géométrique L/D et deux cas de
perméabilités. On note sur ces figures que l'angle de calage est inversement proportionnel à
l'indice de puissance, n, et à l'excentricité relative. L'indice de la loi de puissance, n, n'a pas
une grande influence sur l'angle de calage pour les petites excentricités.

- 95 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

80
n=0.9
70 n=1
n=1.1
Angle de calage 60
-2
50 k=10

40

30 -6
k=10
20
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative

Figure IV.29. Variation de l’angle de calage en fonction de l’excentricité


pour différentes valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour : L/D=1.

80
n=0.9
70 n=1
n=1.1
60 -2
k=10
Angle de calage

50

40
-6
30 k=10

20
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative

Figure IV.30. Variation de l’angle de calage en fonction de l’excentricité


pour différentes valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour : L/D=3.

La figure IV.31 donne la variation du débit de fuite en fonction de l'excentricité


relative pour différentes valeurs de l’indice de puissance et pour deux valeurs du rapport
géométrique L/D et de la perméabilité. On note sur cette figure que le débit est proportionnel
à l’excentricité relative et inversement proportionnelle au rapport géométrique L/D, par contre
l'indice de puissance, n, et la perméabilité adimensionnelle non pas une grande influence sur

- 96 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

le débit. On rappelle que le débit de fuite est calculé dans la région du film fluide évacué par
les extrémités latérales du palier, et n’inclue pas le débit d’huile vers la matrice poreuse.

0,7
-6
n=0.9 k=10
0,6 -2
n=1 k=10
n=1.1
0,5

0,4
L/D=3
Débit

L/D=1
0,3

0,2

0,1

0,0
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative

Figure IV.31. Variation du débit de fuite en fonction de l’excentricité pour différentes valeurs
de la perméabilité et de l’indice de puissance et du rapport géométrique L/D.

-6
k=10
0,1 -2
k=10
Coefficient de frottement

n=0.9

0,01

1E-3 n=1
n=1.1
3E-4
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative

Figure IV.32. Variation du coefficient de frottement en fonction de l’excentricité pour


différentes valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour L/D=1.

- 97 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

0,1
-6
k=10
-2
k=10
Coefficient de frottement n=0.9
0,01

1E-3
n=1
n=1.1
3E-4
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Excentricité relative

Figure IV.33. Variation du coefficient de frottement en fonction de l’excentricité pour


différentes valeurs de la perméabilité et de l’indice de puissance et pour L/D=3.

L'évolution du coefficient de frottement en fonction de l’excentricité relative est


présentée aux figures IV.32 et IV.33 pour deux valeurs de L/D égales à 1 et 3 et pour un
indice de puissance de 0.9, 1 et 1.1, dans deux cas perméabilités. On peut noter que le
coefficient de frottement diminue avec l'augmentation de l'indice de puissance, n, et de
l'excentricité. Cette diminution devient plus sensible pour les grandes excentricités dans le cas
de palier à faible perméabilité.

On peut également souligner que le paramètre de frottement est proportionnel à la


perméabilité. La comparaison entre les figures IV.32 et IV.33 montre que les valeurs du
coefficient de frottement pour L/D=3 sont inférieures à celles pour L/D=1.

IV.5 EFFET DE LA PERMEABILITE

La figure IV.34 donne l’évolution de la pression maximale en fonction de la


perméabilité adimensionnelle pour un indice de puissance égal à 0.9, 1 et 1,1 et, pour deux
valeurs du rapport géométrique. La figure montre que la perméabilité génère une diminution
de la pression à partir d'une valeur critique de la perméabilité sans dimension [106] au
voisinage de 10-3. On peut également noter une augmentation considérable de la pression

- 98 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

maximale avec les fluides rhéo- épaississants (n>1), et que cette augmentation et significative
pour le cas L/D = 3.

100
Pression maxiamle adimensionnelle L/D = 1
L/D = 3
n=1.1
10
n=1

n=0.9
1

0,3
1E-4 1E-3 0,01 0,1
Perméabilité adimensionnelle

Figure IV. 34. Variation de la pression maximale en fonction de la perméabilité


et de l’indice de puissance pour deux valeurs du rapport géométrique L/D.

La figure IV.35 montre la variation de la portance hydrodynamique on fonction de la


perméabilité pour un indice de puissance égal à 0.9, 1 et 1.1 et, pour deux valeurs du rapport
géométrique. On observe une augmentation significative de la capacité de charge avec les
fluides dilatants, cette augmentation et plus considérable avec l’augmentation du rapport
géométrique L/D. On peut également noter que la capacité de charge diminue avec
l'augmentation de la perméabilité à partir d'une valeur critique de la perméabilité sans
dimension au voisinage de 10-3.

La figure IV.36 présente l’évolution de l’angle de calage en fonction de la


perméabilité pour différentes valeurs de l’indice de puissance et deux rapports géométriques
L/D égaux à 1 et 3.

- 99 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

100
L/D = 1
L/D = 3
Charge adimensionnelle
n=1.1
10
n=1

n=0.9
1

0,3
1E-4 1E-3 0,01 0,1
Perméabilité adimensionnelle

Figure IV. 35. Variation de la portance hydrodynamique en fonction de la perméabilité


et de l’indice de puissance pour deux valeurs du rapport géométrique L/D.

54
L/D = 1
52 L/D = 3

50
Angle de calage

n=0.9
48 n=1
n=1.1
46
n=0.9
44 n=1
n=1.1
42
1E-5 1E-4 1E-3 0,01
Perméabilité adimensionnelle

Figure IV. 36. Variation de l’angle de calage en fonction de la perméabilité


et de l’indice de puissance pour deux valeurs du rapport géométrique L/D.

On remarque que l’augmentation du rapport géométrique L/D génère une


augmentation de l'angle de calage. Notons de plus que l'angle de calage est inversement
proportionnel à l'indice de puissance, n, et l'angle de calage augmente avec l'augmentation de
la perméabilité à partir d'une valeur critique d'environ égale à 10-4.

- 100 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

0,6

0,5

0,4 n=0.9 L/D=1


Débit

n=1
0,3 n=1.1
L/D=3

0,2

0,1
1E-4 1E-3 0,01 0,1
Perméabilité adimensionnelle

Figure IV. 37. Variation du débit en fonction de la perméabilité et de l’indice de puissance


pour deux valeurs du rapport géométrique L/D.

La variation du débit en fonction de la perméabilité pour différentes valeurs d’indice


de puissance et deux valeurs du rapport géométrique L/D est représentée sur la figure IV.37.
La figure montre que le débit d’un fluide dilatant est supérieur au débit d’un fluide Newtonien
et pseudo-plastique. On remarque également que le débit et inversement proportionnel au
rapport géométrique L/D. La perméabilité n’a pas une grande influence sur le débit sauf pour
les grandes valeurs de ce dernier.

La figure IV.38 illustre l’évolution du coefficient de frottement en fonction de la


perméabilité pour différentes valeurs d’indice de puissance et deux rapports géométriques L/D
égaux à 1 et 3. On remarque que l’augmentation du rapport géométrique L/D génère une
diminution du coefficient de frottement. On peut noter également que le coefficient de
frottement est inversement proportionnel à l'indice de puissance, n. De plus, le coefficient de
frottement augmente avec l’augmentation de la perméabilité à partir d'une valeur critique
d'environ 10-2.

- 101 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

0,1

Coefficient de frottement

L/D=1 n=0.9
0,01
L/D=3 n=0.9

L/D=1 n=1

L/D=3 n=1
L/D=1 n=1.1
L/D=3 n=1.1
1E-3
1E-4 1E-3 0,01 0,1
Perméabilité adimensionnelle

Figure IV. 38. Variation du coefficient de frottement en fonction de la perméabilité


et de l’indice de puissance pour deux valeurs du rapport géométrique L/D.

IV.6 EFFET DE L’INDICE DE PUISSANCE

La figure IV.39 montre l’évolution de la pression maximale adimensionnelle en


fonction de l’indice de puissance, n, pour deux valeurs de la perméabilité et deux rapports
d’excentricités avec L/D égal à 1. On remarque que l’augmentation de l’indice de puissance,
n, engendre une pression maximale importante dans tous les cas. On constate aussi une
augmentation considérable de la pression pour les paliers à faible perméabilité pour les cas de
grande excentricité relative.

La figure IV.40 illustre l’évolution de la charge hydrodynamique en fonction de


l’indice de puissance, n, pour deux rapports d’excentricité et deux valeurs de la perméabilité
avec L/D égal à 1. La figure confirme que l’augmentation de l’indice de puissance, n, génère
une charge élevée dans tous les cas. Notons qu'une augmentation considérable de la capacité
de charge est observée pour une faible perméabilité et pour les cas d'excentricité relative
élevée.

- 102 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

20
-6
k=10

Pression Maximale adimensionnelle


-2
k=10
15

10
=0.7

=0.5
0
0,9 1,0 1,1
Indice de puissance

Figure IV. 39. Variation de la pression maximale en fonction de l’indice de puissance, n,


pour deux valeurs de la perméabilité et de l’excentricité relative et pour L/D=1.

15
-6
k=10
-2
k=10
Charge adimensionnelle

10

=0.7
5

=0.5
0
0,9 1,0 1,1
Indice de puissance

Figure IV.40. Variation de la charge hydrodynamique en fonction de l’indice de puissance, n,


pour deux valeurs de la perméabilité et de l’excentricité relative et pour L/D=1.

La variation de l’angle de calage en fonction de l’indice de puissance, pour deux


valeurs de la perméabilité et de l’excentricité relative avec pour L/D=1 est représentée sur la
figure IV.41. On peut noter que l’excentricité relative et l’indice de puissance, n, sont
inversement proportionnels à l’angle de calage, et que l’indice de puissance n’influe pas

- 103 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

beaucoup sur la position d’équilibre du palier (la diminution ne dépasse pas 3°). On remarque
également que l’angle de calage augmente avec l’augmentation de la perméabilité de la
matrice poreuse. La figure IV.42 illustre l’évolution du débit de fuite sur les bords latéraux du
coussinet en fonction de l’indice de puissance, n, pour deux valeurs de la perméabilité et deux
rapports d’excentricité avec L/D égal à 1.

65
-6
k=10
-2
60 k=10
Angle de calage

55 =0.5

50 =0.7

45

40
0,9 1,0 1,1
Indice de puissance

Figure IV.41. Variation de l’angle de calage en fonction de l’indice de puissance, n,


pour deux valeurs de la perméabilité et de l’excentricité relative et pour : L/D=1.

0,6
-6
k=10
-2
k=10

0,5
=0.7
Débit

0,4 =0.5

0,3
0,9 1,0 1,1
Indice de puissance

Figure IV.42. Variation du débit en fonction de l’indice de puissance, n, pour


deux valeurs de la perméabilité et de l’excentricité relative et pour : L/D=1.

- 104 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

La figure IV.42 montre que l’indice de puissance et l’excentricité relative sont


proportionnels au débit. On peut noter aussi que le débit d’un palier poreux avec une faible
perméabilité est supérieur à celui d’une grande perméabilité.

La variation du coefficient de frottement en fonction de l’indice de puissance, n, pour


deux valeurs de la perméabilité adimensionnelle et deux rapports d'excentricité avec L/D égal
à 1 est montrée sur la figure IV.43. L’augmentation de l’indice de puissance, n, réduit le
coefficient de frottement pour les paliers poreux dans les deux cas d’excentricités et de
perméabilité. Notons que la faible valeur du coefficient de frottement est observée pour le cas
d’un palier avec une grande excentricité en utilisant un fluide dilatant.

0,030
-6
k=10
0,025 -2
k=10
Coefficient de frottement

0,020 =0.5

0,015

0,010

0,005
=0.7
0,000
0,9 1,0 1,1
Indice de puissance

Figure IV.43. Variation du coefficient de frottement en fonction de l’indice de puissance, n,


pour deux valeurs de la perméabilité et de l’excentricité relative et pour : L/D=1.

IV.7 CONCLUSION

Dans ce chapitre, nous avons analysé le comportement d’un palier poreux


autolubrifiant de longueur finie en utilisant un fluide de non– Newtonien obéissant à la loi de
puissance, pour différentes conditions géométriques (excentricité et longueur du palier), et
différentes perméabilités du coussinet poreux.

- 105 -
Chapitre IV Résultats et Discussions

Les résultats obtenus ont montré que :

 l'indice de loi de puissance, n, à des effets importants sur les performances des paliers
poreux ;

 le palier étanche présente un comportement meilleur qu’un palier ouvert ;

 l’augmentation de l’indice de puissance engendre une augmentation de la pression, de


la charge, du débit de fuite latérale et une diminution de l’angle de calage et du
coefficient de frottement ;

 l’utilisation des fluides dilatants est recommandée pour la lubrification des paliers
poreux autolubrifiants permettant ainsi de récupérer la diminution des performances
causée par la présence de la matrice poreuse ;

 la perméabilité a des effets significatifs sur les performances des paliers poreux de
longueur finie, en particulier pour les rapports d’excentricité élevés ;

 lorsque la perméabilité augmente, la pression maximale et la capacité de charge


diminuent le facteur de friction et l'angle de calage augmente ;

 l'augmentation de l'excentricité relative entraîne une augmentation de la capacité de


charge et une diminution de l'angle de calage et du coefficient de frottement ;

 l'augmentation du rapport géométrique L/D induit une augmentation de la pression et


de la capacité de charge ;

 un bon accord est observé entre les résultats obtenus dans le cadre de cette étude avec
ceux issus de la littérature [5-6].

- 106 -
CONCLUSION GENERALE
Conclusion Générale

CONCLUSION GENERALE

Le travail présenté dans cette thèse est relatif à l’influence du comportement rhéologique
des lubrifiants sur les caractéristiques des paliers poreux auto- lubrifiants. Dans le cadre de cette
étude, les effets du comportement rhéologique des fluides de types non-Newtoniens, obéissant à
la loi de puissance, sur les paliers poreux autolubrifiants de longueur finie ont été spécifiquement
analysés. Un modèle mathématique a été élaboré en tenant compte de la complexité des
phénomènes dans le film fluide et le coussinet poreux. La non linéarité de la viscosité du fluide
et son comportement rhéologique à permis de généraliser l’équation de Reynolds pour simuler
l’écoulement dans le film mince et l’équation de Darcy dans le coussinet poreux.

Compte tenu du caractère non linéaire des équations gouvernantes et de leur couplage
pour tenir compte des conditions d’interfaces, le recours aux méthodes numériques pour résoudre
ces équations est nécessaire. La méthode utilisée dans le cadre de cette étude est celle des
différences finies. La résolution des systèmes d’équations algébriques résultants est basée sur la
méthode itérative de Gauss Seidel avec sur relaxation.

A cet effet, un code numérique de résolution et de calcul des caractéristiques


hydrodynamiques des paliers poreux autolubrifiants soumis à une charge statique a été
développé. Ce code a permis de mettre en évidence l’influence des paramètres géométriques, le
film fluide, la loi de comportement du fluide et le coussinet poreux. Le modèle a été validé par
comparaison avec des résultats issus de la littérature. Un bon accord a été observé entre les
différents résultats.

Le palier à paroi externe du coussinet fermé, utilisant les conditions aux limites de type
Neumann, a été retenu pour notre étude compte tenu de son bon comportement comparativement
au palier ouvert à l’atmosphère et de sa bonne représentabilité de la réalité physique.

L’exploitation des résultats numériques obtenus a permis de mettre en évidence l’impact


des fluides non-Newtoniens sur les paliers autolubrifiants avec rotor supposé lisse et rigide et
coussinet poreux servant de réservoir pour lubrifier le contact arbre- alésage.

L’influence du comportement non-Newtonien des fluides présente des avantages et des


inconvénients sur le mécanisme lubrifié. On cherche toujours à augmenter la charge supportée
tout en réduisant les frottements et récupérer les pertes de performances engendrées par la
- 108 -
Conclusion Générale

présence du coussinet poreux permettant ainsi de réduire l’usure et augmenter la durée de vie des
mécanismes. Ces objectifs seront atteints par l’utilisation de fluides dilatants.

L’exploitation des grandeurs géométriques des paliers tels que l’excentricité et le rapport
géométrique L/D a montré que l’augmentation de ces paramètres a un effet bénéfique sur les
performances des paliers, en engendrant une augmentation de la portance hydrodynamique et de
la pression et une diminution du coefficient de frottement. Néanmoins, ces paramètres restent
dépendent de la conception et de l’utilisation des paliers autolubrifiants.

Un paramètre influent à souligner dans l’étude des coussinets poreux est celui de la
perméabilité. En effet, pour emmagasiner une quantité importante d’huile dans la matrice
poreuse, on doit songer à augmenter sa perméabilité. Cet aspect spécifique du coussinet est
important : il joue le rôle de réservoir d’huile d’une part, et d’autre part évite la chute des
performances en minimisant l’infiltration vers le coussinet poreux, en évitant les fuites sur la
paroi externes tout en respectant la rigidité du système et les conditions de fabrication des
garnitures poreuses.

Les perspectives à prévoir pour la continuité de ce travail sont nombreuses dont on peut citer :

 l’analyse du comportement des paliers mésalignés ;

 l’analyse des effets de la déformation du coussinet poreux ;

 l’étude des effets thermiques ;

 l’étude d’effets d’autres lois de comportement de fluides non-Newtoniens ;

 une étude expérimentale qui permettrait de valider l’étude numérique développée


dans cette thèse.

- 109 -
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Références Bibliographiques

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problems: application to ultra-low-viscosity fluids. Thèse de doctorat, Institut National
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bearings using a modified Brinkman-extended Darcy model. Tribology International,
2001, Vol. 34, pp. 767–777.

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porous journal bearing. Tribology International, 2011, Vol. 44, pp. 409–416.

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circulating hydrodynamic bearing. Tribology International, 2013, Vol. 61, pp. 176–193.

[5] S. M. Ju, C. I. Weng, Thermo-hydrodynamic analysis of finite–width journal bearings


with non–Newtonian lubricants. Wear, 1994, Vol. 171, pp. 41–49.

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- 120 -
ANNEXES
Annexe A

Annexe A

EPAISSEUR DU FILM D’HUILE

Considérons une section droite d’un palier fluide (Fig. A.1). Un point M appartenant
à la surface du coussinet sera repéré par la coordonnée angulaire = ⃗, ⃗ .

L'épaisseur du film d'huile est donnée par :


h = OcM - OcM’ = Rc - OcM’ = Ra + C - OcM’ (A.1)

Rc


Oc
e Ra
 Oa
M’
h
M
Ra 

FigureA.1. Section droite du palier.

En appliquant la règle des sinus au triangle 0aM'0c , on aura :


O M′ e R
= = (A. 2)
sin(O O M ) sin α sin θ

- 122 -
Annexe A

D’où :

sin = sin (A. 3)

et

= sin( ) (A. 4)
sin
or

( )= − = − sin

= − sin (A. 5)
sin
En développant le sinus nous obtenons :

= 1− sin − cos (A. 6)

e/Ra< C/R, est très petite devant l’unité (de l’ordre de 10-3), on peut donc négliger le terme

sin devant 1.

L’épaisseur du film s’écrit alors :


h = C (1 +  cos ) (A.7)
où l’excentricité relative =e/C varie de 0 à 1. Il faut remarquer que cette relation n’est
valable que si C/R <<1.

- 123 -
Annexe B

Annexe B

MODELISATION MATHEMATIQUE
DES FLUIDES NON-NEWTONIENS
PAR LE MODELE « LOI DE PUISSANCE »

L’expression généralisée de la viscosité pour un fluide incompressible en loi de


puissance, est données par :

( )
μ = m (2 P) (B. 1)

Π= (B. 2)

On rappelle que le champ de vitesse fluide dans le film fluide s’écrit sous la forme :

⃗= (B. 3)

Le tenseur des taux de déformation, , est défini comme étant la partie symétrique du tenseur
de gradient de vitesses. On a alors :

1
= ⃗+ ⃗ (B. 4)
2

Sous une autre forme :

1
= + (B. 5)
2

La matrice du tenseur des taux de déformation s’écrit :

= (B. 6)

- 124 -
Annexe B

Ainsi, les composantes du tenseur de déformation s’écrivent :

⎧ =



⎪ =


⎪ =

(B. 7)
⎨ 1
⎪ = = +
⎪ 2

⎪ 1
⎪ = = +
2


⎪ 1
= = +
⎩ 2

On peut écrire maintenant la deuxième variante du tenseur de déformation comme suit :


Π= ( + + + + + + + + ) (B. 8)

Après simplification :
Π= ( + + )+2( + + ) (B. 9)

1 2 3
Π= + +
1 2 3
1 1 2 1 3 3 2
+ + + + + + (B. 10)
2 2 1 3 1 2 3

Finalement, on peut écrire la formule de la viscosité fluide pour le cas d’un film mince
visqueux sous la forme suivante :
1 2 3
μ=m 2 +2 +2
1 2 3
( )
1 2 1 3 3 2
+ + + + + + (B. 11)
2 1 3 1 2 3

- 125 -

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