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Cours Climatologie 1agro23-24 ZEDAM

COURS CLIMAT
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‫الجمهوريــة الجزائريــة الديمقراطيــة الشعبيـــة‬

République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université Mohamed BOUDIAF - M'Sila

Faculté des Sciences

Département des Sciences Agronomiques

Notes de cours
sur

La climatologie
Niveau d’étude : 1ere année (Cycle ingénieur),

Matière d’UEM (code : UEM 1.2) à volume horaire global de 45h00

Crédits = 2, Coefficient = 2

Pr Abdelghani ZEDAM

Année Universitaire 2023 / 2024


Cours de Climatologie – 1ere année (Cycle Ingénieur) Semestre II – Pr A. ZEDAM 2023-2024

Plan du cours de la matière : Climatologie


page
Introduction 2
1- Généralités et définitions sur la climatologie 2
1-1-La climatologie 3
1-2- Climatologie et bioclimatologie 4
1-3- Météorologie 5
1-4- Le temps et les types du temps 5
1-5- Elément météorologique 5
2- Buts de la climatologie et démarche climatologique 5
3- Structure verticale de l’atmosphère 6
3-1- La Composition de l’atmosphère terrestre 6
3-2- La structure verticale de l’atmosphère 7
a- Troposphère 7
b- Stratosphère 7
c- Mésosphère 8
d- Thermosphère 8
4- Les facteurs climatiques 10
4-1- Les précipitations 11
a- Mesure des précipitations 13
b- Mécanismes de formation de la pluie 14
c- Certains phénomènes et concepts liés aux précipitations 15
c1- Les pluies efficaces 15
c2- La sécheresse 15
c3- Le bilan hydrique 17
c4- Le déficit pluviométrique 17
4-2- La température 17
a – Mesure de la température 18
b- Types de température 19
c- Certains concepts utiles liés à la température 19
c1- Le zéro de végétation 19
c2- Les unités thermiques de croissance (UTC) 20
c3- Le bilan thermique 21
c4-- Le thermopériodisme 21
c5- La vernalisation 22
4-3- Le vent 22
4-4- L’humidité atmosphérique 23
a- L’humidité absolue 23
b- L’humidité relative (Hr) 24
5 - Les facteurs déterminant le climat et l’intensité de ses composantes 24
6- Circulation générale des masses atmosphériques 25
7- Les indices climatiques 25
7-1- L’indice d’aridité de De Martonne 25
7-2- L’indice pluviométrique de Moral 26
7-3- L’indice d’aridité 27
8- Synthèse climatique 27
8-1-Le diagramme ombrothermique de Bagnouls et Gaussen 27
8-2-Le quotient pluviométrique d’Emberger 28
8-3- Climagramme d’Emberger 28
9- Les travaux dirigés de la matière de Climatologie 29

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Cours de Climatologie – 1ere année (Cycle Ingénieur) Semestre II – Pr A. ZEDAM 2023-2024

La climatologie
Introduction

La planète « Terre » est formée d’un ensemble solide : la lithosphère qui est surmonté
par des enveloppes fluides : l’hydrosphère (liquide et discontinue) et l’atmosphère (gazeuse et
continue). Elles sont principalement, le lieu de développement des êtres vivants, ce qui
explique en partie l’intérêt qu’on leur porte. L’étude de la variation à courte échéance des
paramètres atmosphériques (tels que la température, la pression, les vents, la nébulosité, les
précipitations, etc.), et la prévision de cette variation, est l’objet de la météorologie (du grec
meteos, élevé dans les airs).

La connaissance des données météorologiques et par conséquence le climat d’une


région donnée est primordial dans le domaine de la production agricole et les disciplines
annexes (amélioration, prévention, développement agricole…). On réunit aussi bien les études
portant sur la simple caractérisation du climat à des fins agricoles que celles qui cherchent à
préciser statistiquement les relations entre les paramètres agronomiques (croissance,
développement, rendement) et météorologiques (température, pluviométrie,…).

Aujourd’hui, en effet, le terme de climat désigne habituellement l’état physique de


l’atmosphère à longue échéance, notamment sa température, avec un intérêt spécial pour l’eau
qu’elle contient, sous forme de vapeur (hygrométrie), de liquide plus ou moins dispersé
(nuages, brouillards, précipitations) ou de solide (grêle, neige).

1- Généralités et définitions sur la climatologie

Définition du climat : Ensemble des éléments qui caractérisent l'état moyen de


l'atmosphère dans une région déterminée.

Le climat : qu’est que c’est ?

(- Klima= inclinaison. Cela fait référence au premier facteur explicatif de la géographie des
climats : le rayonnement solaire et notamment son inclinaison (incidence) sur la surface
terrestre.)

- climat = temps qu’il fait et temps qui passe. Les définitions usuelles contiennent ces deux
notions et reposent sur la distribution statistique des conditions atmosphériques instantanées
pour une période donnée. Théoriquement, le climat d’un espace repose sur la moyenne au

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Cours de Climatologie – 1ere année (Cycle Ingénieur) Semestre II – Pr A. ZEDAM 2023-2024

moins trentenaire des conditions atmosphériques définies par les températures, les
précipitations, la pression atmosphérique, le vent etc.

1-1-La climatologie

La climatologie est la science du climat. Mais son domaine d’application n’est pas
restreint au climat. Il s’agit d’une discipline beaucoup plus vaste. Elle emprunte à d’autres
sciences des notions ou des résultats dont elle a besoin en faisant appel à des moyens
techniques de plus en plus sophistiqués... On peut en citer quelques unes: toutes les sciences
concernant l’atmosphère comme la physique, la chimie, mais également la biologie,
l’agronomie, l’hydrologie, l’économie, l’informatique et surtout les statistiques pour le
traitement et l’utilisation rationnelle des données.

Ne confondons pas « temps » et « climat ».

Le temps qu’il fait est l’état de l’atmosphère, enveloppe gazeuse de la terre, à un instant
précis. La définition de cet état se base sur la température, les précipitations (pluie, neige),
l’humidité, la direction et la force du vent, la couverture nuageuse etc. Le temps est
observé quotidiennement dans les stations météorologiques et par les satellites.

Le climat se définit sur une longue durée.

Donc caractériser le climat d’une région de la terre revient souvent à déterminer, pour
chaque saison, les conditions moyennes de température et de précipitation.

A celles-ci s’ajoutent les valeurs moyennes d’enneigement, de vent, d’humidité, bref


tous les aspects des conditions météorologiques.

Cette définition est néanmoins incomplète car la fréquence des évènements particuliers
(vague de chaleur, de froid, inondations etc.) est importante. En fait ce n’est pas seulement la
moyenne mais aussi tous les écarts à cette moyenne, étudiés sur une longue durée, qui
définissent le climat d’une région. Ceci permet de s’affranchir des fluctuations du temps
d’une année à l’autre.

Les plantes sont le meilleur reflet des conditions climatiques d’une région : leur
développement dépend très fortement de la répartition saisonnière de la température, de la
luminosité et de l’apport en eau. Cependant elles peuvent supporter des écarts parfois
important de chaleur, d’humidité ou de froid, ce qui fait que la végétation est représentative
du climat et non des conditions météorologiques instantanées.

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Cours de Climatologie – 1ere année (Cycle Ingénieur) Semestre II – Pr A. ZEDAM 2023-2024

Le climat: c’est le type de temps qu’il fait à un endroit donné. Il se caractérise par les
températures, les précipitations, les vents, la durée d’ensoleillement…

Les précipitations: c’est l’eau qui tombe du ciel (la pluie, la neige, la grêle…).
La météo: le service qui annonce le temps qu’il va faire (par extension, le temps qu’il fait ou
qu’il va faire).

1-2- Climatologie et bioclimatologie

La climatologie est l’étude scientifique des climats (cause, variation, répartition, types,
etc.).

C’est l’étude de l'ensemble des constituants de climats. Donc la climatologie est la


science qui traite de divers états de l'atmosphère et de leur succession au-dessus de la terre;
alors que la bioclimatologie, elle, étudie les effets ou les influences des climats sur les êtres
vivants.

Climat

Le climat est l'ensemble des éléments qui caractérisent l’état moyen de l'atmosphère,
dans une région déterminée pendant une longue période. Il se distingue de la météorologie qui
désigne l'étude du temps à court terme et dans des zones ponctuelles.

Ainsi, si le temps représente l'état de l'atmosphère d'un lieu précis, en un moment donné
(par conséquent, il varie d'un instant à l'autre et d'un lieu à l'autre), le climat serait en quelque
sorte la moyenne des différents types de temps; par exemple, le climat d'une région, est la
moyenne pendant 20- 30 ans des températures mensuelles et des totaux annuels de
précipitations.

Le climat c’est aussi l’ensemble fluctuant des conditions atmosphériques caractérisé par
les états et les évolutions du temps d'un domaine spatial déterminé.

C’est l’ensemble des phénomènes météorologiques (température, pression, vent,


précipitation...) qui caractérisent l'état moyen de l'atmosphère et son évolution en un lieu
donné.

Il est à noter que la température et les précipitations sont les principales grandeurs
physiques qui caractérisent un climat donné; il s’agit d’une manière très simplifiée, de
déterminer dans une région donnée, pour chaque saison, les conditions de température et de
pluviosité, ainsi que les variabilités de ces paramètres « régime climatique ».

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Cours de Climatologie – 1ere année (Cycle Ingénieur) Semestre II – Pr A. ZEDAM 2023-2024

Aussi, la végétation présente l’intérêt d’être un indicateur assez fiable pour traduire à
des échelles spatiales relativement grandes, le climat ; c’est la notion du climax qui stipule
qu’un climat donné est traduit par une formation végétale stable, en équilibre avec lui,
idéalement, une forêt « climax parfait » .

1-3- Météorologie

Science de l'atmosphère (Atmosphère : masse d'air qui entoure la terre /G. Oscar
Villeneuve l980, Unité de pression, numériquement égale au poids d'une colonne
cylindrique de mercure ayant pour hauteur 76 cm et ayant pour base 1cm2 ).

1-4- Le temps et les types du temps

Temps : A un moment déterminé, état de l'atmosphère défini par les éléments


météorologiques.

Type de temps : Répartition particulière de systèmes de pression et de masses d'air


sur une région géographique déterminée, associée à des caractères généraux
typiques du temps.

1-5- Elément météorologique

Variable ou phénomène atmosphérique qui permet de caractériser l'état de temps en un


endroit déterminé et à un moment donné (température de l'air, pression, vent, humidité,
orage, brouillard, etc..).

2- Buts de la climatologie et démarche climatologique

La climatologie a essentiellement pour but:

a) l’analyse des éléments météorologiques qui constituent le climat,

b) la recherche des causes qui expliquent les différents climats et les fluctuations qui
les accompagnent,

c) l’étude de l’interaction du climat et des sols, des matériaux, des êtres vivants, des
techniques et de l’activité économique et même sociale.

Dans la démarche climatologique, on distingue plusieurs phases associées à ces


différents buts:

1) la climatologie descriptive (ou analytique): c’est l’étude géographique des conditions


météorologiques caractérisant chaque région. Elle permet, à partir d’observation, à la
description des évolutions de l’atmosphère aux différents points du globe,

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Cours de Climatologie – 1ere année (Cycle Ingénieur) Semestre II – Pr A. ZEDAM 2023-2024

2) la climatologie explicative (ou synthétique): elle consiste à étudier les propriétés et


l’origine des fluctuations ou des évènements climatiques avec une interprétation
physique ou dynamique. Elle englobe ainsi:

La climatologie physique: qui tente à mettre en évidence des mécanismes physiques du


comportement atmosphérique, à partir d’un jeu de données d’observation,

La climatologie dynamique: qui consiste à retrouver ce que révèle l’observation par tous
les moyens appropriés et en particulier par la modélisation numérique. C’est une branche
théorique de la climatologie basée sur nos connaissances de la mécanique des fluides, de la
turbulence, des transferts énergétiques, des conditions régissant les échanges entre
milieux différents ... et sur les résultats des statistiques.

Le but de la climatologie dynamique est de mieux connaître les mécanismes de


la circulation générale atmosphérique et les échanges énergétiques au niveau du
système « Terre atmosphère » afin de mieux comprendre les variabilités ainsi que les
changements du climat à longue échéance. La climatologie dynamique est un moyen
de base pour l’élaboration de prévision à moyen et long terme (principalement la
prévision saisonnière),

3- Structure verticale de l’atmosphère

L’atmosphère est la plus fine couche d’air qui enveloppe la Terre. Sans elle, la vie n’est
plus possible sur notre planète. Elle désigne l'enveloppe gazeuse entourant la Terre solide.
L'atmosphère protège la vie sur Terre en absorbant le rayonnement solaire UV, en réchauffant
la surface par la rétention de chaleur (effet de serre) et en réduisant les écarts de température
entre le jour et la nuit. L’étude de climat passe forcément par l’étude de l’atmosphère et ces
composantes, c’est au niveau de cette enveloppe que se produisent les processus
météorologiques.

3-1- La Composition de l’atmosphère terrestre

L’atmosphère terrestre est une couche de gaz entourant la terre. On considère que sa
constitution est la suivante :

- 78 % d’azote (N2)

- 21% d’oxygène (O2)

- 1 % de gaz divers ( Ar, CO2, ...)

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Cours de Climatologie – 1ere année (Cycle Ingénieur) Semestre II – Pr A. ZEDAM 2023-2024

La couche la plus éloignée de l’atmosphère monte jusqu’à 500 km d’altitude. Toutefois


la partie la plus importante de l’atmosphère est groupée dans les basses couches. La partie
dans laquelle les phénomènes météorologiques sont concentrés évolue entre 7 km d’altitude
aux pôles et 15 km à l’équateur. La moitié de la masse de l’atmosphère est concentrée dans
les 5 premiers kilomètres d'altitude et 90 % dans les 20 premiers. Les hautes couches
présentent donc une densité très faible.

3-2- La structure verticale de l’atmosphère

En fonction de la répartition verticale des températures on distingue quatre couches dans


les 500 premiers km de l’atmosphère : la troposphère, la stratosphère, la mésosphère et
l’thermosphère.

a- Troposphère

La plus basse couche de l'atmosphère s'appelle la troposphère. Elle s'élève entre 8 km


aux pôles et 16 km au dessus de l'Équateur. La frontière entre la troposphère et la stratosphère
est la tropopause, délimitée par des températures qui se stabilisent. La température diminue
avec l'augmentation de l'altitude de 0,60°C tous les 100 m (parfois c’est 0,65°C), en moyenne,
par suite de la raréfaction de l'air et de l'éloignement progressif du substrat. La troposphère est
la plus dense des quatre couches de l'atmosphère et elle contient jusqu'à 75% de la masse de
l'atmosphère. Elle se compose principalement d'azote (78%) et d'oxygène (21%) avec
seulement de petites concentrations d'autre gaz en trace. Presque toute la vapeur d'eau ou
humidité atmosphérique se trouve dans la troposphère. La troposphère est couverte par la
tropopause, une région où la température est stable. La température de l'air commence alors à
s'élever dans la stratosphère. Une telle augmentation de la température empêche beaucoup de
convection d'air au delà de la tropopause, et par conséquent la plupart des phénomènes
climatiques (y compris les nuages porteurs d'orages, les cumulonimbus) , sont confinés à la
troposphère. C'est la couche la plus troublée, agitée sans cesse de mouvements verticaux et
horizontaux.

b- Stratosphère

La stratosphère est la deuxième couche principale de l'atmosphère. Elle se trouve au-dessus de


la troposphère et est séparée d'elle par la tropopause. Elle occupe la région de l'atmosphère
d'environ 12 à 50 kilomètres, bien que sa limite inférieure est plus haute à l'équateur et plus
basse aux pôles. La stratosphère définit une couche dans laquelle les températures s'élève avec
l'augmentation de l'altitude. En haut de la stratosphère l'air mince peut atteindre des

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Cours de Climatologie – 1ere année (Cycle Ingénieur) Semestre II – Pr A. ZEDAM 2023-2024

températures près de 0°C. Cette élévation de la température est provoquée par l'absorption des
rayons ultraviolets (UV) du Soleil par la couche d'ozone. Un tel profil de température crée des
conditions atmosphériques très stables, et la stratosphère manque de la turbulence de l'air qui
est si répandue dans la troposphère. En conséquence, la stratosphère est presque totalement
exempte de nuages ou d'autres formes de temps. La stratosphère fournit quelques avantages
pour le vol de longue distance parce qu'elle est au-dessus des temps orageux et a des vents
forts, réguliers et horizontaux. La stratosphère est séparée de la mésosphère, qui se trouve au-
dessus d'elle, par la stratopause.

c- Mésosphère

La mésosphère (littéralement sphère moyenne) est la troisième couche la plus élevée dans
notre atmosphère, occupant la région de 50 kilomètres à 80 kilomètres au-dessus de la surface
de la Terre, au-dessus de la troposphère et de la stratosphère, et au-dessous de la
thermosphère. Elle est séparée de la stratosphère par la stratopause et de la thermosphère par
la mésopause. Les températures dans la mésosphère chutent avec l'augmentation de l'altitude
jusqu'à environ -100°C. La mésosphère est la plus froide des couches atmosphériques. En fait
elle est plus froide que la plus basse des températures enregistrées en Antarctique. Il y fait
assez froid pour geler de la vapeur d'eau en nuages de glace.

d- Thermosphère

La couche la plus haute est la thermosphère. La thermosphère commence à 90-100 km et va


jusqu'à 1280 kilomètre l'altitude. La pression y devient presque nulle et les molécules d'air
sont très rares. L'ultraviolet solaire de très courtes longueurs d'onde est absorbé entre 100 et
150 kilomètres d'altitude par l'oxygène moléculaire. La température augmente avec l'altitude
et se maintient jusqu'à un niveau appelé "thermopause" situé de 250 kilomètre à 500
kilomètres suivant l'activité solaire comme après cette la thermopause la température oscille
entre 300°C et 1600°C suivant l'énergie reçu par le Soleil. Les températures sont élevées,
mais comme la densité de matière est extrêmement faible il ferait très froid pour nous puisque
les quelques molécules d'air ne sont pas assez pour transférer une chaleur convenable pour
nous. La thermosphère est la région où près des pôles se forment les aurores boréales et
australes.

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Figure 1 : Variation de la température dans les couches de l’atmosphère

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Cours de Climatologie – 1ere année (Cycle Ingénieur) Semestre II – Pr A. ZEDAM 2023-2024

Pour plus de détail sur l'atmosphère et des questions qui nous viennent l’esprit il faut
voir la vidéo ci-dessous : Tout comprendre sur l'atmosphère

https://www.youtube.com/watch?v=ErKJv0FmgG4

Pour une culture générale sur la rotation (apparition du jour et de la nuit) et la révolution
de la terre (la succession des saisons) et tous çà en rapport avec la lumière solaire il faut voir
la vidéo ci-dessous : pourquoi y a-t-il des saisons ?

https://www.youtube.com/watch?v=Ps1UPv4ETRk

4- Les facteurs climatiques

Les facteurs climatiques d’intérêt sont toutes des grandeurs physiques mesurables qui
sont utilisées à caractériser les conditions du milieu. Exemple: température de l’air,
précipitations, évaporation, vitesse du vent,… Ces éléments du climat représentent l’état
d’atmosphère et qui permettent de caractériser l'état de temps en un endroit déterminé et à
un moment donné mais pour une caractérisation climatique d’une région déterminée c’est la
moyenne des différents types de temps : moyenne pendant 20- 30 ans des températures
mensuelles et des totaux annuels de précipitations ...

Remarque: d’autres éléments ne font pas l’objet de relevés systématiques dans les stations
climatiques, exemple : champ électrique de l’atmosphère, radioactivité de l’air mais ils
interviennent dans la caractérisation climatique.

Donc la détermination du climat est effectuée à l'aide de moyennes établies à partir


de mesures statistiques annuelles et mensuelles, sur des données atmosphériques locales :
température, pression atmosphérique, précipitations, ensoleillement, humidité, vitesse du
vent.
Les mesures se font dans les stations météorologiques, par le biais d’instruments
spécifiques.
L’étude des éléments du climat et leur évolution utilise aussi des satellites artificiels
spécifiques au domaine de la climatologie.

Le système climatique n’est que l'ensemble des interactions dans la biosphère de la


Terre entre l'atmosphère, l'hydrosphère et la lithosphère, qui détermine le climat de la planète
sous l'effet du rayonnement solaire. Les instruments et les unités de mesure des éléments du climat
sont illustrés dans le tableau 1 ci-dessous.

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Cours de Climatologie – 1ere année (Cycle Ingénieur) Semestre II – Pr A. ZEDAM 2023-2024

Tableau 1 : Les instruments et les unités de mesure des éléments du climat

Eléments du climat Instruments de mesure Unités de mesure

°C (degré Celsius) °K (degré Kelvin)


Thermomètre ou °F (degré fahrenheit).
Température
thermographe T(°F) = 1,8 T(°C) + 32
T(°K) = T(°C) + 273

Pluviométrie Pluviomètre mm

Vitesse du vent Anémomètre Km/h ; m/s


Humidité relative Hygromètre pas d’unité :%
Intensité lumineuse Luxmètre Lux
Pascal (Pa)
1 Atm = 105 Pa = 760 mmHg
Pression
Baromètre
atmosphérique
1 Bar ≈ 105 Pa
1 Bar = 0,986923 Atm

4-1- Les précipitations

L’eau est un composé qu’on rencontre dans la biosphère et sous ses trois formes :
liquide, solide et gazeuse.
L’eau circule à la surface du globe et présente un cycle bien défini. Au niveau du sol, on
constate qu’il y a des apports et des pertes.
- Les apports : précipitations (pluie, neige, grêle, rosée, gel, brouillard) et irrigation.
- Les pertes : Ruissellement- infiltration, drainage et évaporation.

Il est connu que tous les nuages n’apportent pas de précipitations. Le diamètre des
gouttelettes de pluie indique des informations importantes :
- Les gouttelettes de nuages avant condensation présentent des diamètres de 10 à 25 µm
et bien moins.
- Les gouttelettes de pluie présentent des diamètres de 500 à 3000 µm.

Les précipitations sont les différentes formes par lesquelles l’eau contenue dans
l’atmosphère retombe sur la Terre sous forme liquide (pluies, rosées), sous forme solide
(neige, glace, givre, grêle, grésil) et sous forme gazeuse (brouillard).

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Cours de Climatologie – 1ere année (Cycle Ingénieur) Semestre II – Pr A. ZEDAM 2023-2024

Les précipitations sont donc les formes diverses que prend la vapeur d'eau
condensée (pluie, neige, grêle) tombant sur une région. On mesure les précipitations à l'aide
du pluviomètre, il est gradué en « mm ».

On dresse les cartes de précipitation en se servant des lignes isohyètes (lignes joignant
les points recevant le même annuel ou mensuel de précipitation).

Les précipitations constituent avec la température les éléments les plus importants
qui définissent le climat d'un lieu donné. Ils ont une grande influence sur la vie de l'homme et
des animaux ainsi que sur les économies des pays.

D'après certains auteurs, rien qu'avec le cumul annuel des précipitations on peut
classer les climats en:
- Climat désertique : RR < 120 mm
- Climat aride : 120 mm < RR < 250 mm
- Climat semi aride : 250 mm < RR < 500 mm
- Climat modérément humide : 500 mm < RR < 1000 mm
- Climat humide : 1000 mm < RR < 2000 mm
- Climat excessivement humide: RR > 2000 mm

Mais les précipitations sont caractérisées non seulement par leur quantité, mais aussi
par: leur nature physique (pluie, neige, grêle, grésil…), leur fréquence (une fois par ans ou
100 fois par an ?!), leur durée de chute (dix minute ou 24 heures?!), leur intensité
(10mm/heure ou 100mm/heure?!), leur répartition dans le temps (exp. jours successifs) et
dans l'espace (échelle locale ou synoptique ?!). Cet ensemble de caractéristiques influence sur
l'absorption du sol, le drainage, les crues des cours d'eau, l'utilité agricole, la sécurité
humaine, etc.

Pour plus de détail sur les zones climatiques voir la vidéo ci-dessous :
https://www.youtube.com/watch?v=Iglez6PcfG8

Remarques: (en général)

Les quantités des précipitations augmentent en se rapprochant de la mer (à


latitude égale). Elles augmentent avec l'altitude: les cartes des précipitations coïncident
avec celles hypsométriques (cartes d'altitude).

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Cours de Climatologie – 1ere année (Cycle Ingénieur) Semestre II – Pr A. ZEDAM 2023-2024

Au relief, les versants "au vent" sont plus arrosés que les versants "sous le vent" (pour
des pentes assez élevées. Bien entendu, pour des vents apportant de l'air humide.

La distribution des précipitations à la surface du globe est caractérisée par:


- entre 20S et 20N : fortes précipitations (1500 mm - 3000 mm)
- entre 20 et 30° de latitude : zones sèches (< 200 mm) avec quelques régions
pluvieuses.
- entre 30 et 40° de latitude : entre 400 et 800 mm
- aux hautes latitudes > 70°: faibles précipitations (< 200 mm)
Les précipitations représentent une hauteur d’eau recueillie par unité de temps. On
exprime les précipitations en hauteur de la lame d’eau précipitée par unité de surface
horizontale (mm). Si l’on rapporte cette hauteur d’eau à l’unité de temps, il s’agit d’une
intensité (mm/h) : 1 mm = 1 l/m² = 10 m3/ha

a- Mesure des précipitations


La mesure des précipitations varie selon certains facteurs comme : déplacement de la
perturbation, lieu de l’averse, influence de la topographie, vent … La mesure n’est pas chose
facile.
La quantité des précipitations qui tombent durant un laps de temps est exprimée en
mm : c’est la hauteur des précipitations.
On définit son intensité comme la hauteur d’eau précipitée par unité de temps (mm/h).
La précision est de l’ordre de 0,1mm.
L’enregistrement des pluies en général, et des
averses en particulier, se fait au moyen de divers
appareils de mesure. Les plus classiques sont les
pluviomètres (Fig. 2) et les pluviographes. Il existe
aussi les méthodes radar et la télédétection.
- Le pluviomètre :
Il indique la quantité d’eau totale précipitée et
recueillie à l’intérieur d’une surface calibrée dans un
intervalle de temps séparant deux relevés.
Figure 2 : Pluviomètre gradué
(https://www.larecolte.fr/meteorologie)

- Le pluviographe :
C’est un instrument captant les précipitations de la même manière que le pluviomètre
mais avec un dispositif permettant de connaitre, en plus de la hauteur totale des
précipitations, leur répartition dans le temps c'est-à-dire leurs intensités.

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b- Mécanismes de formation de la pluie

Pour la formation de la pluie il faut :

 Condensation ; changement de l’état gazeux à l’état liquide ;


 Condition pour la condensation: l’air doit être saturé or proche de saturation + noyaux
de condensation ;
 Noyaux de condensation : ce sont des particules d’aérosols comme poussières, sels,
pollution dont la taille des aérosols varie de 10-3 à 10 µm.

Le mécanisme de formation de la pluie a lieu dans les nuages où les gouttelettes d’eau
liquide (sous forme de vapeur) coexistent avec les cristaux de glace (noyaux glaçogènes). Les
cristaux bénéficient d’une condensation plus rapide (principe de la paroi froide) et se
nourrissent de la vapeur d’eau contenu dans l’air ambiant.
Les gouttelettes liquides ne grossissent pas et peuvent perdre une partie de leur eau par
évaporation.
Quelque soit la quantité d’eau recueillie au sol sous un nuage pluvieux au cours de son
évolution et le plus souvent supérieure à la quantité d’eau condensée dans le nuage : il faut
admettre que ces nuages régénèrent leur contenu en eau grâce à un emprunt de vapeur d’eau
qui ne peut venir que du bas.
Tous les facteurs qui contribuent à l’ascendance de l’air et à son refroidissement sont
aussi responsables de la saturation et des précipitations assez importantes.

La publication des données climatiques en général et des données pluviométriques plus


précisément est du ressort de l’office national de météorologie (ONM) qui est sous la tutelle
du Ministère des transports en Algérie. Les données sont payantes et ne peuvent être
communiquées à des tiers.

Ces données climatiques sont sous forme d’annuaire d’informations où on rencontre


entre autre les résultats suivants :
- Hauteur pluviométrique journalière,
- Hauteur pluviométrique mensuelle,
- Hauteur pluviométrique annuelle,
- Module pluviométrique annuel moyen (moyenne arithmétique des hauteurs de
précipitations annuelles).
- La fraction pluviométrique mensuelle (rapport entre le module annuel et le module
mensuel considéré).
- Les moyennes, le nombre moyen de jour de pluie, la variabilité des précipitations et
des jours de pluie.
- Les cartes de pluviométrie mensuelle et annuelle : traçage des isohyètes.

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Exemple :
- Soit 01mm de pluie (h) recueillie dans un pluviomètre de base ronde (la forme ronde
permet d’éviter les coins ce qui diminue les percolations et les adsorptions).
- La surface de la base est celle d’un cercle : S= 𝜋 R² (avec R : rayon du cercle)
Et déduire ainsi le volume d’eau en mm = S. h et le transformé en litre ou en mètre
cube.
NB : la surface du pluviomètre est prise en compte si on veut rapporter nos données par
are ou par hectare ou à la surface d’une parcelle donnée de culture.

c- Certains phénomènes et concepts liés aux précipitations

c1- Les pluies efficaces

Techniquement les pluies efficaces ou précipitations efficaces sont la différence entre


les précipitations et l'évapotranspiration réelle, et exprimée en mm. Les précipitations
efficaces peuvent être calculées directement à partir des paramètres climatiques et de la
réserve facilement utilisable (RFU). L'eau des précipitations efficaces est répartie, à la surface
du sol, en deux fractions : le ruissellement et l'infiltration.

c2- La sécheresse
La sécheresse se définit comme étant l'état d'un environnement confronté à un manque
d'eau liquide significativement long et important pour qu'il ait des impacts sur la flore, la
faune et les sociétés. La sécheresse ne doit pas être confondue avec aridité.

C’est un phénomène climatique qui se caractérise par des niveaux anormalement bas
d’eau dans les sols, les cours d’eau, les lacs et les nappes phréatiques.

La sécheresse est généralement provoquée par la conjonction de plusieurs facteurs : une


diminution importante des précipitations et des apports d’eau dans un écosystème sur une
période prolongée, parfois combinée à évaporation excessive due à des températures élevées
et une faible humidité. La sécheresse peut être aggravée par d’autres problèmes écologiques
comme l’artificialisation des sols.

Elle est un problème écosystémique important, qui a conséquences négatives sur le


fonctionnement des milieux naturels et sur les activités des sociétés humaines. En effet, en
période de sécheresse, les espèces vivantes et la biodiversité sont affectées et fragilisées. Des
secteurs comme l’agriculture ou la production énergétique sont également menacés par les

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épisodes de sécheresse. À l’extrême, le manque d’eau peut s’avérer extrêmement dangereux


pour la santé des populations et le fonctionnement des systèmes économiques et sociaux
humains.
Différents types de sécheresses

La sécheresse est un phénomène qui peut prendre plusieurs formes, selon ses causes et
les conséquences qu’elle produit sur les écosystèmes ou les systèmes humains. On distingue
par exemple trois grands types de sécheresses :

 Les sécheresses météorologiques, liées à l’absence prolongée de pluie sur un territoire


 Les sécheresses édaphique, liées au manque d’eau et d’humidité dans les sols (et qui
sont souvent liées en partie à des sécheresses météorologiques)
 Les sécheresses hydrologiques, caractéristiques d’un déficit d’eau dans les cours
d’eau, des nappes ou des réserves (les retenues). Elles peuvent être liées à une
sécheresse météorologique mais aussi à une sur-utilisation (ou une mauvaise gestion)
des ressources en eau.

Ces différents types de sécheresses sont fréquemment liés les uns aux autres.

Les causes de la sécheresse


Les causes des sécheresses sont donc également multiples. Au départ, une sécheresse est
souvent le résultat de conditions météorologiques particulièrement sèches. En d’autres termes,
les épisodes de sécheresse souvent d’abord des sécheresses météorologiques : la pluviométrie
est alors insuffisante, ce qui peut provoquer un déficit d’eau dans les sols (sécheresse
édaphique) et dans les cours d’eau et réserves (sécheresse météorologique). Dans un contexte
de réchauffement climatique, qui modifie considérablement les pluviométries mondiales, on
observe une hausse des sécheresses météorologiques dans de nombreuses régions du monde.
Toutefois, il existe d’autres causes ou facteurs aggravants des sécheresses. Par exemple,
les sécheresses peuvent être provoquées ou aggravées par les phénomènes de chaleurs
extrêmes et les canicules, qui favorisent l’évaporation et l’évapotranspiration. La
déforestation, en augmentant également l’évaporation, peut aussi accentuer les sécheresses.
L’artificialisation des sols, qui empêche les eaux de pénétrer en profondeur dans les sols,
favorise les sécheresses édaphiques.
La surexploitation des ressources en eau (pour l’agriculture, la production énergétique,
l’industrie, usages domestiques) peut aussi provoquer des sécheresses localement.

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Le plus souvent, c’est la conjonction de ces phénomènes qui provoque des sécheresses,
plus ou moins chroniques, dans les différentes régions du monde. Évidemment, les risques de
sécheresse varient en fonction des contextes locaux, des spécificités écosystémiques et
météorologiques locales, etc.

c3- Le bilan hydrique


Le bilan hydrique ou « concept de balance » exprime l'équilibre des changements entre
toutes les ressources en eau (précipitations, ruissellement) qui entrent dans un système
(stockage) et celles qui le quittent (évapotranspiration), par rapport à une zone et à une
période de temps.

c4- Le déficit pluviométrique

Le déficit pluviométrique signifie la variabilité interannuelle des précipitations où sa


détermination est la mise en évidence par comparaison du cumul moyen des précipitations
mensuelles, saisonnières ou annuelles. Il se traduit par les variations des quantités de
précipitations par rapport à la moyenne. Si le bilan est négatif et persiste dans le temps c’est
la sécheresse qui se manifeste.

4-2- La température

La température est une grandeur physique permettant de repérer l’énergie thermique


d’un corps quelconque.
Elle est liée à sa capacité à céder ou à recevoir de l’énergie des corps environnants.
C’est un repère et non une grandeur additive.
Il existe plusieurs échelles pour mesurer cette grandeur :
 Echelle Celsius (°C) : les valeurs repères sont le 0°C et 100 °C et qui
correspondent à la glace fondante et à l’eau bouillante.
 Echelle Fahrenheit (°F) : afin d’éviter les valeurs négatives, il a été pris comme
repère du 0°F la température la plus basse enregistrée et obtenu à l’époque à Stockholm
(Suède) soit -18°C. Il a été donné ainsi 100 °F pour la température du corps humain (37°C),
32°F pour la température de congélation de l’eau et 212°F pour la température de l’eau
bouillante.
 Echelle thermodynamique ou Echelle Kelvin (K) : le zéro absolu pour cette
échelle fait référence à la température nulle c’est à dire « 0 K » correspondant à la température
la plus basse enregistrée et obtenue soit - 273,15 °C et qui correspond à la limite thermique
infranchissable universelle et c’est le niveau auquel tous les atomes constituant la matière sont
immobiles à l’échelle microscopique c’est à dire la température à laquelle les molécules et
atomes d’une substance quelconque ne génèrent aucune énergie cinétique.

NB/ Il n’existe pas de températures négatives dans l’Echelle Kelvin (K).

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Donc la température (K)= 273,15 + température (°C)


Et la température (°C) = la température (K) - 273,15

Attention de confondre les notions de température et chaleur et qui sont des notions
distinctes. La chaleur est une forme d’énergie alors que la température n’est qu’un indicateur
de l’état thermique résultant de l’agitation moléculaire.

 Exemple à retenir : La conductibilité thermique d’un sol est d’autant plus forte
que son contenu en eau est élevé.
Elle varie linéairement en fonction de l’humidité volumique entre le point de
flétrissement permanent et la capacité au champ.
Ce ci est une information capitale en agronomie en raison que le sol demeure toujours
source de contamination des bio-agresseurs notamment les champignons et les insectes qui
recherchent des températures favorables à leurs développements avec des taux d’humidité
relativement importants.
a – Mesure de la température
La température est un paramètre essentiel qui conditionne toutes les activités
physiologiques et les réactions chimiques (inhibition de la photosynthèse, activité
enzymatique, respiration …). La température de l'air dépend: du rayonnement solaire, de la
pression de l'atmosphère et de sa composition en gaz.
Pour la mesurer on utilise un thermomètre qui se base sur le principe de la dilatation
d'un corps placé dans un tube fin (qui amplifie l'effet de dilatation). Il existe des thermomètres
à alcool pour les mesures des extrêmes (max et min), le thermomètre à mercure, et enfin, les
thermomètres électroniques.
La température est mesurée à l’ombre, dans un abri météorologique (Fig. 3) à une
hauteur de 1,50 mètre. Le choix de ce niveau revient au fait que l’air s’échauffe en contact
direct avec le sol. Ainsi, la température est max prés du sol, elle s’affaiblie en s’élevant avec
un gradient fort près du sol. Ce gradient devient nul près de 1,50 m. La température est un
paramètre incontournable ayant un grand impact sur le climat car il entre dans
l’évapotranspiration et l’estimation du bilan hydrique.
L’abri météorologique de STEVENSEN (Fig. 3) est une boîte en bois ou en métal, qui
ne conduit pas la chaleur, placée à 1,50 m du sol. Les parois de l'abri sont faites de lattes
blanches pour réfléchir le rayonnement solaire et laisser passer l'air :

Les lattes de l'abri permettent la circulation de l'air.

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 La couleur blanche de l'abri sert à réfléchir les rayons du soleil, ce qui empêche
que l'abri se réchauffe et que les données soient faussées.
 Aussi, l'ouverture de l'abri est orientée vers le nord puisque les rayons du soleil
ne proviennent jamais de cet endroit.

Figure 3 : Abri météorologique de STEVENSEN (1864)


pour la prise des mesures de la température de l'air

b- Types de température
 La température minimale (Tmin) qui se produit vers le levé du soleil.
 La température maximale (Tmax) qui se produit vers le midi-soleil.
 La température moyenne journalière (Tmoy) : elle est prise
comme la moyenne de la température maximale Tmax diurne et
de la température minimale nocturne Tmin :

Tmoy = (Tmax + Tmin) / 2.

c- Certains concepts utiles liés à la température

c1- Le zéro de végétation

Chaque plante a ses températures optimales pour pousser et se développer. Le zéro de


végétation correspond à la température minimale en dessous de laquelle la plante s’arrête de
croître. En comprenant les besoins des plantes, il est donc possible de les planter au meilleur
moment afin qu’elle ait des températures idéales tout au long de la croissance et donner des
rendements meilleurs.

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Tableau 2 : Zéro de végétation de quelques cultures


Germination Croissance des Plants
Culture T° T° T° idéale de zéro de
Temps de levée
mini optimale croissance végétation
Laitue 5° 15° 5 à 8 jours 20° 3°
Ail 8° 15° 10 jours 20° 1°
Oignon 10° 15° 6 à 10 jours 20° 1°
Fenouil 12° 18° 6 à 8 jours 22° 5°
Fève 8° 18° 8 à 10 jours 19° 5°
Navet 7° 19° 4 à 8 jours 19° 1°
Poireau 12° 19° 8 à 12 jours 20° 2°
Carotte 7° 20° 10 à 15 jours 18° 9°
Pommes de terre 10° 20° 15 jours 20° 7°
Betterave 10° 20° 8 à 10 jours 22° 6°
Artichaut 15° 21° 8 jours 22° 5°
Tournesol 8° 24° 8 à 10 jours 25° 5°
Haricot 16° 25° 6 à 8 jours 24° 11°
Tomate 16° 25° 6 à 8 jours 22° 12°
Pastèque 20° 25° 10 jours 25° 12°
Patate douce 20° 25° 15 jours 25° 15°
Courgette 21° 25° 6 à 8 jours 24° 8°
Poivrons/piments 18° 26° 8 à 10 jours 24° 8°
Courge 21° 26° 4 à 8 jours 24° 16°
Concombre 16° 26° 8 à 10 jours 24° 15°
Maïs 16° 27° 6 à 8 jours 24° 6°
Aubergine 21° 27° 5 à 10 jours 25° 12°
Melon 24° 27° 5 à 8 jours 24° 12°

c2- Les unités thermiques de croissance (UTC)

Pour qu’une puisse se développer c.-à-d. accomplir son cycle annuel de vie pour
les plantes annuelles (de la graine à la graine : Semis – levée – montée – floraison –
maturation) et pour les plantes vivaces (pérennes) : du bourgeon à la graine, il faut un
cumul de températures actives supérieures au zéro de végétation et qui sont appelées :
Unités thermiques de croissance.

Autrement dit les unités thermiques de croissance (UTC) sont calculées


quotidiennement à l'aide des températures maximale et minimale afin de tenir compte
de la réaction négative d'une culture à des températures plus élevées ou plus basses.
C’est l'amplitude moyenne de chaleur climatique disponible pour la croissance
agronomique d’une culture dans une région. Les valeurs d'UTC s'accumulent
uniquement durant la saison de croissance.

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Des exemples d'unités thermiques de croissance sont montrés dans le tableau 3


ci-dessous.

Tableau 3 : Unités thermiques de croissance de quelques cultures


Culture Unités thermiques (°C)
Blé 2350
Lin 1450
Citronnier 4000 à 4500
Palmier dattier 4700 à 5000
Pomme de terre 1500 à 1700
Tomate 1800 à 2000
Orge 1600 à 2000
Haricot 2300 à 4000
Coton 3600 à 4000
Tournesol 2600 à 2800
Betterave à sucre 2400 à 2700

c3- Le bilan thermique

Pour dresser le bilan thermique il faut savoir que les rayons provenant du soleil
enferment deux types d’énergie : Energie lumineuse et énergie calorifique (chaleur). Pour plus
de détail sur le bilan thermique voir la vidéo ci dessous.

https://www.youtube.com/watch?v=34oua7cIcso

c4- Le thermopériodisme

Notion de thermoperiodisme désigne la sensibilité des végétaux à la thermoperiodicité


journalière (entre le jour et la nuit), annuelle (entre les saisons) et les réactions qu’elles
entraînent. L’alternance des températures au cours de l’année est un facteur essentiel du
rythme annuel de croissance et intervient indirectement comme une cause déterminante dans
le changement d’états physiologiques de la plante. La themoperiodicité journalière joue un
rôle important dans la vie de la plante, le refroidissement nocturne entraîne une amélioration
de sa croissance et un développement important des racines mais il n’est bénéfique que s’il est
associe à une faible intensité lumineuse. Cette faveur s’explique par le fait qu’elle provoque
un ralentissement des activités foliaires au profit des activités racinaires. Ceci est convenable
dans la mesure où les enzymes ne réagissent pas toutes de la même façon à la température et
ont des optimums thermiques différents.

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c5- La vernalisation

La vernalisation est une période de froid subie par une plante nécessaire pour la faire
passer du stade végétatif au stade reproductif, c'est-à-dire pour enclencher la floraison et
comme exemple pour les céréales c’est la stimulation du tallage.

La vernalisation et la stratification sont deux notions différentes, bien que souvent


confondues, la vernalisation est le phénomène biologique qui permet l'induction florale, alors
que la stratification est un procédé technique permettant de lever la dormance, elle permet
d'imiter artificiellement les conditions hivernales pour démarrer la germination.

4-3- Le vent
Le vent est le résultat de la différence de pression entre 02 zones voisines qui crée un
mouvement d’air vers les basses pressions (Fig. 4). Ce mouvement qui provoque le
déplacement des masses d’air au dessus des surfaces et transporte ainsi les caractères
climatiques.

Figure 4 : Le principe de création du vent

L’appareil de mesure du vent est l’anémomètre à 03 coupelles fournissant des


indications suffisantes sur la vitesse moyenne journalière du vent. Sa direction est déterminée
à l'aide d'une girouette ou d'une manche à air (Fig. 5). Il existe aussi l’anémomètre électrique.
Les unités de mesure sont : Km.h-1, m.s-1

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a) Manche à air b) c) anémomètre électrique

Figure 5: Appareils de mesure de la vitesse du vent

Pour plus de détail sur le vent voir la vidéo ci-dessous : d'où vient le vent ?
https://www.youtube.com/watch?v=eYmziOFWcKc

4-4- L’humidité atmosphérique


L’air contient de l’eau sous forme de vapeur (eau à l’état gazeux). On parle d’« air
humide » ou d’ « atmosphère humide ». La quantité de vapeur d’eau contenue dans un volume
d’air est décrite par un paramètre appelé : « pression partielle de vapeur d’eau de l’air ».
La teneur en humidité influence fortement les êtres vivants. Lorsque l'air ne contenant
aucune trace d'humidité, il est appelé "air sec", à l'inverse un air contenant 100 % d'humidité
est appelé "air saturé".

Plus la température de l’air est faible, moins le volume d’air peut contenir de vapeur
d’eau. Et inversement, plus la température de l’air est élevée, plus le volume d’air peut
contenir de vapeur d’eau. Autrement dit, un volume d’air chaud donné peut contenir plus de
vapeur d’eau que le même volume d’air froid.

a- L’humidité absolue

L’humidité absolue est la quantité en grammes de vapeur d’eau [g vapeur/kg air sec]
présente dans un volume d'air sec donné (1m3) et sa valeur reste constante même si la
température de l’air varie en restant supérieure à la température du point de rosée (c'est la
température ou la vapeur d'eau contenue dans l'air commence à se condenser dans l'air). La
vapeur contenue dans une masse d'air est invisible, mais si on sature d'humidité de l'air sec au-
delà d'une certaine limite on voit apparaître du brouillard et de la condensation, l'eau forme

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alors des gouttelettes en suspension dans l'air, on dit alors que l'air est saturé.

b- L’humidité relative (Hr)

Elle s'exprime en pourcentage (%) et correspond au rapport, entre la quantité d’eau que
contient l’air (humidité absolue) et la quantité maximale qu’il peut contenir pour une
température donnée et ceci avant de se condenser. Les variations de la température
influencent directement l'humidité relative, de sorte que l'humidité relative baisse quand la
température s’élève et vis versa.

L’humidité relative de l’air est exprimée en pourcentage (%).

ea: tension de vapeur (pression partielle de la vapeur d’eau).


e(Ta) : tension de vapeur saturante à Ta

5 - Les facteurs déterminant le climat et l’intensité de ses composantes

Les facteurs climatiques sont sous la dépendance de certaines causes qui agissent sur les
éléments du climat pour les faire varier. Ces facteurs peuvent être :
 Des facteurs géographiques: position latitudinale, effet de l’altitude, de la position
par rapport à la mer et la circulation des vents, la topographie (surtout l’exposition).

 Des facteurs pédologiques et géologiques: la nature du sol : une texture lourde


(argileuse) retient plus d’eau qu’une texture légère (sableuse) et un sol riche en matière
organique et en fer absorbent plus d’énergie solaire qu’un sol de couleur claire, zones
inondables…, de la présence ou absence de relief – barrière : Montagnes …

 Des facteurs agronomiques et biologiques: la couverture végétale, stade de


développement végétatif : culture / forêt ; culture annuelle ou pérenne ; forêt dense ou
dégradée ...

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 Des facteurs anthropiques: parmi lesquels le rejet de gaz carbonique dans


l’atmosphère, le brulis, les défrichements, le pacage intensif ...

6- Circulation générale des masses atmosphériques

L’unique moteur de la circulation atmosphérique est l’ensoleillement. Sous les


contraintes de la gravité, de la poussée d’Archimède et de la force de Coriolis due à la rotation
de la Terre, les différences de température entre l’équateur et les pôles font circuler l’air tout
autour de la Terre. Cette circulation globale, impulsée dans les régions tropicales par les vents
alizés, possède une organisation bien définie dans chaque hémisphère. Les vents dans leur
mouvement, font bouger des masses d’air qui transportent et redistribuent à la fois la chaleur
transmise par les continents et l’humidité produite par évaporation au-dessus des océans.
(Les alizés (vents d'Est) sont des vents permanents dominants les
régions intertropicales et qui soufflent en direction de l'équateur, depuis le nord-est vers le
sud-ouest dans l'hémisphère Nord et depuis le sud-est vers le nord-ouest dans l'hémisphère
Sud : Fig. 6).

Figure 6: Les alizés dans les régions intertropicales

7- Les indices climatiques


7-1- L’indice d’aridité de De Martonne
L'indice d'aridité de De Martonne est un indicateur utile pour caractériser le phénomène
d'aridité en exprimant le caractère restrictif pour certaines formations végétales :

I = P/ (T+10)

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où :
- P : quantité annuelle de précipitations (mm),
- T est la température moyenne annuelle de l'air (°C).

Tableau 4 : Valeurs de l'indice d'aridité de De Martonne pour divers climats

Type de végétation
Valeur de I Type de climat Exemple
potentielle

0à5 Hyper aride Désert absolu Vallée de la mort aux USA


5 à 10 Aride Désert Désert du Sahara
Désert de l’Arizona
10 à 20 Semi-aride Steppe Sahel
Kalahari
20 à 30 Semi-humide Prairie naturelle, Région parisienne
forêt Orléans
Région de Marseille
30 à 40 Humide Forêt Région de Lille

40 à 55 Humide Forêt Rouen

7-2- L’indice pluviométrique de Moral


Moral établit l'indice climatique pluviométrique annuel pour faire la limite entre
l’humidité et la sécheresse (l’indice annuel égale à 1 marque la limite), on utilise la
formule suivante pour calculer cet indice :

I ( A) = P / (T 2 +10T + 200)

- I(A): Indice pluviothérmique annuel


- P: Précipitation annuelle (mm),
- T: Température moyenne annuelle (°C),

Cet indice permet de faire la limite entre l'humidité et la sécheresse :

- Si I(A) <1 : la zone est sèche


- Si I(A) >1 : la zone est humide

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7-3- L’indice d’aridité


Perrin (1931 in Halimi, 1980) préconise cet indice pour étudier les
rapports entre leclimat et la végétation. L’indice annuel est :
P
A
T 10
- P : total des précipitations annuelles (mm).
- T : Température moyenne annuelle (°C),
- le chiffre 10 ajouté à la température pour ne pasavoir un indice négatif.
La valeur obtenue est d’autant plus basse que le climat est aride, un indice
supérieur à 20 indique une humidité suffisante, la tendance à la sécheresse se manifeste
entre 20 et 10, au dessous de 10 c’est l’aridité et au dessous de 5 le climat est hyperaride.

8- Synthèse climatique
La synthèse climatique est établit pour déterminer le climat d’une région donné où il
faut utiliser :

- le diagramme ombrothermique de Bagnouls et Gaussen,

- le climagramme d’Emberger après calcul du quotient d’Emberger (Q2).

8-1-Le diagramme ombrothermique de Bagnouls et Gaussen

D’après Bagnouls et Gaussen un mois est considéré comme sec lorsque le total
des précipitations P, exprimé en mm, est égal ou inférieur au double de la température
moyenne T, du mois, exprimée en degré Celsius. Il est préconiser pour délimiter la saison
sèche l’établissement d’un rapport simple entre la température moyenne du mois et le nombre
de millimètres de pluie tombée durant la même période et ce pour une année. Un graphique
met en évidence la saison sèche et son importance dans l'année. Les périodes sont considérées
comme sèches lorsque la pluviosité moyenne est inférieure au double de la température
moyenne.

Quand la courbe des précipitations passe au dessous de celle des températures, la


période s'étendant entre les abscisses des points d'intersection des deux courbes correspond à
la durée de la saison sèche, son intensité et traduite par la surface du graphe comprise entre les
deux courbes pendant cette période.

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8-2-Le quotient pluviométrique d’Emberger


Le quotient pluviométrique d’Emberger (Q2), est un indice climatique qui traduit
la xérité du Nord au Sud du climat méditerranéen. Ce quotient tient en compte deux
paramètres climatiques à savoir: précipitations et températures:
Q2 = 1000P / [((M+m)/2) + (M-m)]
Où :
- P : Précipitation annuelle en (mm)
- (M+m)/2 : Moyenne des températures annuelles
- (M-m) : Amplitude thermique extrême
Où : M : moyenne des maxima du mois le plus chaud et m: moyenne des minima du
mois le plus froid les deux en K avec : T (K) = T(°C) + 273,15
8-3- Climagramme d’Emberger
La représentation graphique intéresse la température moyenne minimale du mois le plus
froid (m) sur l’axe des abscisses et Q2 sur celui des ordonnées aux valeurs du quotient
correspondent les étages bioclimatiques. En principe plus Q2 est petit, plus le climatest sec.

Portées sur le climagramme d’Emberger, la station météorologique se positionne dans un


étage bioclimatique (voir figure 7).

Figure 7 : Climagramme d’Emberger

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9- Les travaux dirigés de la matière de Climatologie


- TD 1 : Calcul des quantités de pluviométrie et transformations.
- TD 2 : Le diagramme ombrothermique et saison sèche.
- TD 3 : Le quotient pluviométrique d’Emberger et climagramme d’Emberger.
- TD 4 : Calcul de l’ETP et déficit en eau.

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