Thomas Edison : Inventeur et Industriel Américain
Thomas Edison : Inventeur et Industriel Américain
Thomas Edison
1871 à 1884)
Mina Miller (
(de 1886 à 193
Enfants Marion Este
Edison-Oese
Thomas Alva
Edison Jr. ( )d
William Lesli
Edison ( )
d
Madeleine
Edison ( )
d
Charles Edis
Theodore M
Edison ( )
en
Société
américaine
de
philosophie
Naval
Advisory
Board of
Inventions ( )d
Distinctions
Liste
détaillée
Chevalier de
la Légion
d'honneur
(1879)
Officier de la
Légion
d'honneur
(1881)
Médaille
Matteucci
(1887)
Grand officie
de l'ordre de
la Couronne
d'Italie (1889)
Médaille
John-Scott
(1889)
Commandeu
de la Légion
d'honneur
(1889)
Albert Meda
(1892)
Prix Rumford
(1895)
Médaille
Edward
Longstreth ( d
(1899)
Médaille
John Fritz ( )
en
(1908)
Médaille
Franklin
(1915)
Navy
Distinguishe
Service
Medal (1920)
Médaille d'or
du Congrès
(1928)
National
Inventors
Hall of Fame
(1973)
Grammy
Trustees
Award (1977)
New Jersey
Hall of Fame
(2008)
Technical
Grammy
Award (2010)
Étoile du
Hollywood
Walk of Fam
Docteur
honoris
causa de
l'université
Rutgers
Médaille
Benjamin-
Franklin
Archives Archives de
l'École
conservées
par polytechniqu
fédérale de
Zurich ( ) en
(CH-001807
7:Hs 460)[1]
Université
Rutgers[2]
-2:10
Enregistrement vocal
Œuvres principales
Lampe à
incandescence,
phonographe
Signature
Vue de la sépulture.
Thomas Alva Edison, né le 11 février 1847 à Milan dans l'Ohio et mort le 18 oct obre 1931 à West Orange dans le New Jersey, est un invent eur, un
scient ifique et un indust riel américain.
Fondat eur de la General Elect ric, l'une des premières puissances indust rielles mondiales, il fut un invent eur prolifique (plus de 1 000 brevet s[3]). Pionnier
de l'élect ricit é, diffuseur, vulgarisat eur, il fut également l'un des principaux invent eurs du cinéma (aux côt és, ent re aut res, de William Kennedy Laurie
Dickson, Émile Reynaud, August e et Louis Lumière, Jules Carpent ier)[4],[5],[6] et de l'enregist rement du son (aux côt és de Charles Cros). Il est parfois
surnommé « le sorcier de Menlo Park », ville du New Jersey rebapt isée « Edison » en son honneur en 1954.
Biographie
Enfance autodidacte
Thomas Alva[7] Edison est le sept ième et dernier enfant [8] de Samuel Edison (1804-1896), Canadien d'origine néerlandaise, qui dut fuir le Canada pour
avoir part icipé aux rébellions de 1837-1838[9] et qui fut t our à t our brocant eur, épicier, agent immobilier, charpent ier. Sa mère, Nancy Elliot (1810-1871),
ancienne inst it ut rice, ét ait également Canadienne mais d'origine écossaise. Le père de Nancy ét ait un héros de la guerre d'indépendance des Ét at s-
Unis[10]. Thomas Alva Edison est le cadet d'une famille modest e qui le st imule int ellect uellement et polit iquement .
En 1854, alors qu'il est âgé de 7 ans, sa famille s'inst alle à Port Huron dans le Michigan où son père obt ient un emploi de charpent ier. Son professeur, le
révérend Engle, le considère comme un hyperact if st upide car il se mont re t rop curieux, pose t rop de quest ions et n'apprend pas assez rapidement .
Après t rois mois de cours, il est renvoyé de son ét ablissement scolaire. Aidé par sa mère qui lui donne des cours à la maison, il complèt e alors sa
format ion de base en parfait aut odidact e, lisant des grands aut eurs comme Charles Dickens ou Shakespeare, et dévorant t ous les livres de science
que sa mère lui apport e, not amment l'ouvrage de physique expériment ale School of Natural Philosophy de Richard Green Parker[11]. Il fréquent e
assidûment la bibliot hèque de Dét roit : « Si mes souvenirs sont exact s, je commençai par le premier livre du rayon du bas pour dévorer ensuit e t out le
rest e, l'un après l'aut re. Je n'ai pas lu quelques livres ; j'ai lu la bibliot hèque ent ière [11]. »
En 1857, âgé de 10 ans, Thomas possède déjà un pet it laborat oire de chimie dans le sous-sol de la maison de ses parent s pour développer son
int elligence et ses capacit és, en reproduisant les expériences de School of Natural Philosophy[12].
En 1859, âgé de 12 ans, Thomas obt ient la concession exclusive de vendeur de journaux, boissons, cigares, cigaret t es, bonbons, dans le t rain de la
« Grand Trunk Railway » qui fait l'aller-ret our quot idien Port Huron-Det roit . Il ut ilise alors ses premières économies pour achet er des produit s
chimiques à la pharmacie locale. Il en profit e pour vendre dans les gares des fruit s et légumes. Avec l'argent gagné et l'aide de quat re assist ant s, il
s'achèt e vers 1862 une presse d'imprimerie d'occasion qu'il inst alle dans un wagon à bagages pour la rédact ion et l'impression (durant les t rajet s) d'un
mini-journal hebdomadaire, le Weekly Herald, premier à paraît re à bord d'un t rain, t iré à 400 exemplaires. Le 6 avril 1862, Edison annonce à ses voyageurs
lect eurs, grâce à un ami t élégraphist e de Dét roit , les nouvelles de la bat aille de Shiloh[11]. La même année, il s'int éresse également au t élégraphe du
t rain, invent é en 1838 par Samuel Morse. Il est aut orisé à aménager son laborat oire de chimie dans son wagon à bagages-imprimerie. Il poursuit ses
expériences durant les halt es de 5 heures à Dét roit . Une embardée du t rain renverse un flacon de phosphore et provoque un incendie, ce qui lui vaut
son renvoi immédiat avec cependant ses premiers 2 000 dollars de gain commercial, fièrement [13] gagnés[12].
Âgé de 13 ans, il at t rape la scarlat ine dont il ressort prat iquement sourd, même si Edison forge sa légende en racont ant qu'il eut une surdit é part ielle
de l'oreille gauche après qu'un cheminot l'eut empoigné par les oreilles (aut re version qu'il donne : l'eut giflé) alors que son laborat oire de chimie prenait
feu[14]. Dès lors, ce handicap influence fort ement son caract ère, comme il l'explique lui-même : « J'ét ais exclu de cet t e forme part iculière des
relat ions sociales qu'on appelle le bavardage. Et j'en suis fort heureux… Comme ma surdit é me dispensait de part iciper à ces bavardages, j'avais le
t emps et la possibilit é de réfléchir aux problèmes qui me préoccupaient [15]. » Ce comport ement renfermé sur la pensée et la réflexion influence aussi
l'orient at ion de ses recherches. Son désir d'améliorer le sort de l'humanit é décuple son avidit é pour la lect ure, en part iculier pour les ouvrages de
chimie, d'élect ricit é, de physique et de mécanique. « Ma surdit é m'avait appris que presque n'import e quel livre peut êt re agréable ou inst ruct if [15]. »
Employé télégraphiste
Toujours en 1862, Thomas Edison sauve héroïquement Jimmie MacKenzie, un enfant de t rois ans qui ét ait sur le point d'êt re écrasé par un t rain à la
gare de Mount Clemens. Le père de l'enfant , J.U. MacKenzie, chef de gare à Port Huron, accept e d'apprendre à Thomas, pour le remercier, l'alphabet
morse et l'ut ilisat ion de son t élégraphe. Cet t e nouvelle compét ence-passion lui permet de t rouver un emploi de t élégraphist e à Memphis[16]. Son
direct eur remarque qu'Edison lit ou dort pendant son t ravail, il lui ordonne d'envoyer t out es les demi-heures un message morse pour at t est er qu'il
t ravaille. Un jour, ce direct eur se présent e à la cabine de t élégraphie pour const at er qu'Edison l'a dupé en aut omat isant le t ransmet t eur[12].
En 1866, il emménage à Toront o au Canada et t rouve un emploi d'assist ant -t élégraphist e à la West ern Union Company. Son t ravail consist e à
t ransmet t re par t élégraphe les messages reçus à chaque heure. Il réalise alors sa première invent ion : il t ransforme son t élégraphe en « t ransmet t eur-
récept eur duplex aut omat ique de code Morse », capable de t ransmet t re sur un même câble deux dépêches en sens inverse, aut omat iquement sans
int ervent ion humaine, et dépose ainsi son premier brevet . Cont inuant ses expériences pendant son t ravail, il laisse échapper de l'acide sulfurique d'une
bat t erie au plomb, acide qui t raverse le plancher et at t errit dans le bureau du direct eur de la compagnie qui le licencie sur le champ[17]. Puis, il devient
opérat eur t élégraphist e, it inérant de ville en ville dans t out l'est des Ét at s-Unis.
En 1868, âgé de 21 ans, expert en t élégraphie, Thomas est embauché comme opérat eur-t élégraphist e de nuit à la West ern Union Company de Bost on
et t ravaille en parallèle sur plusieurs projet s d'invent ions dont une machine de compt age aut omat ique de vot e qui n'est pas ret enue par le Congrès des
Ét at s-Unis car jugée t rop rapide… Il en déduit un de ses fut urs grands principes de base : « Never invent something that people don't want » (ne jamais
invent er quelque chose dont les gens ne veulent pas).
En 1869, il t ent e sa chance à New York, où il t rouve une chambre de bonne dans les sous-sols de la chaufferie de la Bourse de New York à Wall St reet .
Il dort à côt é du t éléscript eur qui t ransmet les cours de l'or sur les marchés financiers, et ét udie cet t e machine de près. Il aide un jour le t élégraphist e
de la West ern Union à résoudre une panne import ant e et se voit proposer une confort able place d'assist ant de l'ingénieur en chef de la West ern Union
de New York, aux appoint ement s de 300 dollars, avec pour mission d'améliorer le t éléscript eur de la Bourse de New York. Parallèlement , il ét udie à la
Cooper Union qui lui permet , grâce à des cours grat uit s, d'augment er ses connaissances en chimie [11].
Patron d'entreprise
En 1874, avec les 40 000 dollars récolt és grâce à son t élégraphe mult iplexé, il fonde son ent reprise indust rielle de « Menlo Park », avec des
laborat oires de recherche à Newark dans le New Jersey près de New York. Il est précurseur de la recherche indust rielle moderne appliquée, avec deux
associés et une équipe de 60 chercheurs salariés (au lieu de chercheurs isolés). Il supervise jusqu'à 40 projet s en même t emps, et se voit accorder un
t ot al de 1 093 brevet s américains[18]. Thomas Edison vit dans son laborat oire et ne dort que quat re heures. Il dit êt re capable de t ravailler 48 heures,
voire 72 heures d'affilée.
En 1887, Edison s'inst alle à West Orange dans le New Jersey près de New York, pour mult iplier par neuf la t aille de ses laborat oires de recherche, sur
un immense complexe indust riel comport ant 14 bât iment s, dont 6 consacrés à la recherche et au développement , une usine de fabrique d'ampoules,
une cent rale de product ion élect rique, une bibliot hèque et plus de 5 000 employés sur le sit e.
Dernières années
Lors de la Première Guerre mondiale, Edison conçoit et fait fonct ionner des usines chimiques et il est nommé président du comit é consult at if de la
marine américaine.
En 1930, âgé de 83 ans, il mène encore des t est s sur 17 000 plant es pour produire de la gomme synt hét ique. La même année, il dépose son dernier
brevet .
En 1931, à l'âge de 84 ans, alors qu'il poursuit inlassablement ses t ravaux, il meurt sur son sit e de West Orange.
Vie de famille
Mina Miller
Edison
Le 25 décembre 1871, il épouse Mary St ilwell (6 sept embre 1855 - 9 août 1884), une des employées de son laborat oire, âgée de seize ans, qui décède
prémat urément à l'âge de 28 ans, laissant Thomas veuf avec t rois enfant s : Marion Est elle Edison (18 février 1872 – 16 avril 1965, à 93 ans), Thomas
Alva Edison Jr. (10 janvier 1876 – 25 août 1935, à 59 ans) et William Leslie Edison (26 oct obre 1878 – 10 août 1937, à 58 ans).
Il se remarie à Mina Miller (1866-1947) en 1886, avec qui il aura t rois aut res enfant s : Madeleine Edison (31 mai 1888–1979), Charles Edison
(3 août 1890-1969), 42e gouverneur du New Jersey (1941-1944), et Theodore Miller Edison (10 juillet 1898 – 25 novembre 1992, à 94 ans).
Dans les dernières années de sa vie, il fait la connaissance d'Aimée de Heeren, jeune Brésilienne de grande beaut é, à qui il offre de sompt ueux bijoux[19].
Travailleur acharné, Edison se concent re t ellement sur ses t ravaux qu'il ne passe que peu de t emps auprès de sa famille. Il évit e la plupart des
sit uat ions sociales, d'aut ant que sa surdit é lui évit e les bavardages. Sa dét erminat ion et son esprit procédurier sont souvent vécus comme t yranniques
par ses employés et son ent ourage [réf. nécessaire].
Philanthropie
Décorat ion et prix de philant hropie reçus pendant la Première Guerre mondiale.
Première ampoule
électrique de
Thomas Edison
(1879).
Dickson Greeting, le
premier film du
cinéma (1891).
General Electric
Indust riel en 1878, lors d'une part ie de pêche au lac Bat t le dans la Sierra Madre, Ét at du Wyoming, Edison observe à quel point les fibres d'un morceau
de bambou (de sa canne à pêche), jet é au feu, brillent sans se désint égrer. Cet t e observat ion lui inspire l'idée d'ut iliser un filament fort ement chauffé
par un courant élect rique à l'int érieur d'une ampoule hermét ique, de laquelle on a enlevé l'air par une pompe à vide, pour produire de la lumière. Thomas
Edison se lie avec des hommes d'affaires parmi les plus riches de New York et fonde l'Edison Elect ric Light Company[22], qui deviendra en 1889 l'Edison
General Elect ric Company », puis la General Elect ric en 1892.
Le principe de l'ampoule élect rique avait ét é auparavant ét abli et expériment é sans suit e indust rielle par l'Écossais James Bowman Lindsay en 1835.
En 1879-1880, en rivalit é direct e avec l'Anglais Joseph Swan, il expériment e et brevèt e l'ampoule élect rique à base de filament en bambou du Japon
sous basse t ension élect rique à l'int érieur d'une ampoule de verre vidée de son air, après avoir t est é 6 000 subst ances végét ales qu'il a fait récolt er
dans le monde ent ier, disposant d'un budget de 40 000 dollars. Sans êt re les invent eurs de l'ampoule élect rique, l'équipe d'Edison et celle de Joseph
Swan ont apport é des cont ribut ions essent ielles au développement indust riel de l'ampoule à incandescence.
Laboratoire d'Edison, équipé
des premières ampoules
électriques.
Lewis Howard Lat imer, ingénieur de l'Edison Company, remédie au problème majeur de l'ampoule à filament de bambou, qui grille au bout de 30 heures.
En 1881, il dépose avec son ami Joseph V. Nichols un brevet port ant sur la première ampoule à incandescence avec filament de carbone puis obt ient ,
seul, en 1882, un brevet pour son procédé de fabricat ion et de mont age de filament s de carbone. Il est le seul Noir dans l’équipe de recherche
scient ifique d’Edison, et la présence d'un Afro-Américain à un post e d'ingénieur est une nouveaut é qu'il faut souligner. Lat imer est chargé de
l'inst allat ion du syst ème de la lumière élect rique publique à Philadelphie, ainsi qu’à Mont réal au Québec. Puis il est envoyé à Londres, où il crée et dirige
un départ ement de lampes à incandescence pour la Maxim-West on Elect ric Light Company. William Hammer, un des ingénieurs de Thomas Edison,
découvre à part ir de cet t e invent ion l'effet Edison : émission d'élect rons par un filament chaud qui conduit à l'invent ion des lampes de radio qui sont à
la base de l'élect ronique moderne et de la radiophonie, bien qu'Edison ne croie pas en l'avenir de la radiodiffusion[23].
En 1880, Edison illumine le 1er janvier t out e la rue, la bibliot hèque et le laborat oire de Menlo Park avec une dynamo et 40 ampoules élect riques basse
t ension. Il fonde en oct obre avec l'aide de grands financiers, sa propre fabrique d'ampoules de l'Edison Elect ric Light Company. De mai à juin, il dépose
une série de 33 brevet s de « dist ribut ion complèt e d'éclairage élect rique domest ique », de générat eurs élect riques, conduct eurs élect riques, mot eurs
élect riques, fusibles, et c. Il améliore les brevet s de ses prédécesseurs t els que Joseph Swan, Henry Woodward, James Bowman Lindsay et William
Sawyer (en).
En 1881, l'exposit ion int ernat ionale d'Élect ricit é de Paris port e Thomas Edison au rang de « symbole int ernat ional de la modernit é et du progrès social
scient ifique ».
Menlo Park
Il développe et commercialise pour 40 000 dollars son t élégraphe mult iplexé aut omat ique brevet é, le Edison Universal Stock Printer, pouvant
t ransmet t re et imprimer simult anément plusieurs cours de valeurs boursières[11]. En 1874 avec les 40 000 dollars ainsi récolt és, il fonde son « empire
indust riel » de « Menlo Park », dot é de laborat oires de recherche à Newark dans le New Jersey, près de New York. En janvier 1880, selon divers journaux
dont le New York Herald, il aurait déclaré : « Je vais rendre l'élect ricit é si bon marché que seuls les riches pourront se payer le luxe d'ut iliser des
bougies » [24].
West Orange
23:45
En 1887, Edison s'inst alle à West Orange dans le New Jersey, près de New York.
En août 1889, il visit e l'exposit ion universelle de Paris, où il expose son phonographe dans la galerie des machines. Il rencont re aussi Gust ave Eiffel, qui
lui fait visit er la t our Eiffel et à qui il offre un phonographe Class M[25]. Il assist e à la séance du 19 août de l'Académie des sciences, puis le
10 sept embre 1889, il envoie la dédicace suivant e à Gust ave Eiffel « À M. Eiffel, le courageux const ruct eur de ce gigant esque et original spécimen
d’ingénierie moderne, de la part de celui qui a le plus grand respect pour t ous les Ingénieurs, y compris le Grand Ingénieur, le Bon Dieu » [26].
Inventions
Invention du phonographe
Le français Édouard-Léon Scot t de Mart inville avait déjà enregist ré des sons sur papier en 1857, invent ant ainsi la phonautographie, enregist rement
visuel sans possibilit é de reproduct ion. En avril 1877, un aut re invent eur français, Charles Cros, adresse à l'Académie des sciences, un mémoire
décrivant le principe d'un appareil de reproduct ion des sons, qu'il nomme paléophone, et que son son ami, l'abbé Lenoir, renomme en phonographe[27].
Dans ce mémoire, il a l'int uit ion du principe de la réversibilit é du procédé d'enregist rement et de rest it ut ion, mais sans t rouver de moyen direct de
rest it uer le son enregist ré, qui doit passer par une ét ape int ermédiaire pour êt re rest it ué [27]. Les deux chercheurs n'ont pas t rouvé le moyen adéquat
pour résoudre ce problème de rest it ut ion, il leur manque ce qui ferait d'eux les invent eurs de l'enregist rement sonore, en faisant les précurseurs.
Au même moment , alors que Charles Cros et Thomas Edison ne sont pas au courant de leurs recherches respect ives, l'Américain achève en 1878 la
mise au point de son phonographe, capable non seulement d'enregist rer mais aussi de rest it uer t out e forme de sons dont la voix humaine. Les premiers
mot s enregist rés par Thomas Edison sur son appareil seraient selon lui-même « Mary Had a Little Lamb » en référence à la compt ine [28].
Les premiers phonographes sont munis d'un cylindre phonographique d'acier en rot at ion, couvert d'une feuille d'ét ain, et la gravure est effect uée par
une aiguille d'acier t ransformant les sons reçus en vibrat ions vert icales qui t racent un sillon cont inu, le port e-aiguille se déplaçant horizont alement le
long du cylindre. L'enregist rement , limit é au début à une ou deux minut es, est lu par la même aiguille dont les vibrat ions sur un diaphragme mince sont
amplifiées par un cornet acoust ique. Le cylindre est remplacé plus t ard par une galet t e de cire durcie après enregist rement [29]. Mais en 1889, lors de
ses essais de prises de vues phot ographiques animées, Edison inst allera côt e à côt e, sur le même cylindre t ournant , un graveur de sons et un appareil
de prise de vues sur une feuille de papier enduit e de bromure d'argent . Il pensera ainsi — à t ort — avoir t rouvé la solut ion des prises de vues animées
sonores (sans désynchronisat ion)[30]. Les versions suivant es du phonographe sont à la base de l'Indust rie de la musique enregist rée.
Kinétographe et kinétoscope. Premiers films du cinéma.
Chronophotographies
d'Eadweard
Muybridge, mises en
mouvement grâce au
Zoopraxiscope
(1880).
Dès 1888, Edison se consacre également à la recherche sur l'image phot ographique animée, dont les about issement s ult imes seront en 1891 les
premiers « films » Edison et en 1895 les premières project ions de « vues phot ographiques animées » des frères Lumière, en passant par les premières
project ions sur grand écran des dessins animés qu'Émile Reynaud a init iées en 1892 et qu'il a nommées Théâtre optique. En 1889, lors de son passage à
l'Exposit ion universelle de Paris, Edison déclare s'int éresser à un projet de t ransmission à dist ance des images, mais rien n'at t est e de t ravaux
import ant s dans ce domaine [31].
Avec son ingénieur élect ricien William Kennedy Laurie Dickson, Thomas Edison t ravaille d'abord sur une machine qui ut ilise un cylindre t ournant , selon
une t echnique bien rodée avec le phonographe. Ce cylindre est en verre t ransparent et direct ement enduit de bromure d’argent , puis enfermé dans une
boît e ét anche à la lumière. Un object if se déplace sur une vis sans fin, recevant la lumière du sujet visé et la dirigeant sur le cylindre en rot at ion. Un
obt urat eur à pales provoque l’enregist rement espacé des inst ant anés selon le procédé du st roboscope. Le cylindre est ensuit e plongé dans les bains
de t rait ement successifs et en ressort sous forme de négat if aux valeurs inversées : noir pour blanc, blanc pour noir. Pour obt enir un rét ablissement de
ces valeurs et permet t re la manipulat ion des clichés, une feuille de papier phot osensible est enroulée aut our du cylindre en verre que l’on éclaire de
l’int érieur. Selon la t echnique du t irage cont act , les différent s phot ogrammes sont ainsi report és sur cet t e feuille qui peut ensuit e êt re découpée. Ses
essais sont visibles à l’œil nu, image par image, mais comme les essais à la même époque de Louis Aimé August in Le Prince, ou ceux d'Ét ienne-Jules
Marey, le procédé sur papier ne permet pas de visionner les images phot ographiques en mouvement , le support ét ant opaque et fragile. Dickson
t ourne ainsi t rois essais : Monkeyshines, No. 1, No. 2 et No. 3. « Des silhouet t es blanches s'agit ent sur un fond noir et sont généralement aussi
inhumaines que des pant ins. On peut les comparer à des ombres chinoises en négat if [32]. », écrit l'hist orien du cinéma Georges Sadoul.
Kinétographe 19 mm à défilement
horizontal (couvercle enlevé).
En 1889, Edison se procure le film souple en celluloïd (nit rat e de cellulose), invent é par John Carbut t , et commercialisé par l'indust riel George East man
sous la forme de rouleaux de 70 mm de large, sans perforat ions. Avec Dickson, il découpe le film en t rois rouleaux de 19 mm de large qu'il dot e d'une
seule rangée de perforat ions rect angulaires arrondies, dont il dépose plusieurs brevet s int ernat ionaux.
Intérieur du
kinétoscope,
chargement du film
en boucle (1891).
Selon les direct ives et croquis d'Edison, Laurie Dickson et son aide, William Heise, développent un modèle nouveau d'appareil phot ographique
enregist rant le mouvement : la caméra Kinétographe, dont Edison dépose aussi de nombreux brevet s int ernat ionaux. C'est la première caméra de
l'hist oire, munie d'une seule opt ique, et ent raînée par un mot eur élect rique. On la charge avec un bobineau de pellicule 19 mm à défilement horizont al
dont le passage se fait dans l'appareil en 20 à 30 secondes. L'unique rangée de perforat ions est sit uée en bas des phot ogrammes, à raison de six
perforat ions par image. Les phot ogrammes sont circulaires, dernier rappel des jouet s opt iques, et ont un diamèt re d’environ 13 mm (1/2 pouce). Les
premiers essais sont ensuit e visionnés sur le kinétoscope, une machine de visionnement individuel, développée par Dickson, dont Edison dépose un
brevet valable seulement aux Ét at s-Unis, la machine lui paraissant n'êt re qu'un premier pas vers une aut re invent ion qui en découlerait , alliant à l'image
un son enregist ré, un projet qui lui t ient part iculièrement à cœur. Il rêve en effet de coupler au phonographe une machine qui permet t rait d’enregist rer
l’image d’un chant eur ou d’un orchest re int erprét ant une chanson ou un air d’opéra. Son rêve va dans le sens d'un besoin général à la fin du xixe siècle de
t ransport er la voix et l'image : il exist e des salles de t éléphonie, les parlors (parloirs) dans le monde anglo-saxon, où l'on diffuse, avant que la T.S.F.
n'exist e, des journaux parlés mais aussi des opéras en direct hors-salle au moyen de « t éléphones » à cornet non élect riques[33], des syst èmes à t ubes,
ident iques aux syst èmes de communicat ion embarqués ent re pont s sur les navires. « On pourrait ainsi assist er à un concert du Met ropolit an Opera
cinquant e ans plus t ard alors que t ous les int erprèt es auraient disparu depuis longt emps[34]. »
Modèle de
film 35 mm
à
perforations
Edison et à
défilement
vertical.
En 1891, Edison organise devant un public exclusivement féminin, des milit ant es de la Federat ion of Women’s Clubs, le visionnement de l'un des essais,
Le Salut de Dickson (Dickson Greeting). Cet essai dure moins de dix secondes mais comme il est disposé en boucle dans la machine, il peut êt re vu et
revu indéfiniment . L'accueil de ce premier public du cinéma, qui consacre Le Salut de Dickson comme premier film du cinéma présent é en public, est
ent housiast e, ainsi que les éloges de la presse. C'est Edison qui a l'idée d'adopt er le mot anglais « film » (pellicule, couche) pour désigner les bobineaux
impressionnés[35]. Mais l'indust riel et ses employés ne sont pas ent ièrement sat isfait s de ces essais, l'image est jugée t rop pet it e et manque de
définit ion au visionnement , surt out quand le cadre est large. Ils décident alors de découper la bande East man de 70 mm par son milieu, créant deux
galet t es au format 35 mm de large, qu'ils font défiler cet t e fois vert icalement dans la caméra en la munissant d'une seule rangée de quat re
perforat ions rect angulaires sur l'un des bords. Encore une fois, le résult at est décevant par manque de st abilit é. La dot at ion d'une seconde rangée de
perforat ions est décidée : l'ent raînement est alors parfait , chaque phot ogramme est encadré de huit perforat ions, quat re de chaque côt é. Ce format ,
à quelques aménagement s de dét ail près, est celui qui exist e encore aujourd'hui. « Edison fit accomplir au cinéma une ét ape décisive, en créant le film
moderne de 35 mm, à quat re paires de perforat ions par image. » [36]
En 1893, Edison fait const ruire par William K. L. Dickson le premier st udio de cinéma, le « Black Maria », et fait enregist rer en quelques années plusieurs
dizaines de films grâce au kinétographe.
« Cent quarante-huit films sont tournés entre 1890 et septembre 1895 par Dickson et William Heise à l'intérieur d'un
studio construit à West Orange, le "Black Maria", une structure montée sur rail, orientable selon le soleil[37]. »
Il équipe les « Kinetoscope Parlors » (les premières salles de cinéma, à visionnement individuel, après le sous-sol du musée Grévin qui accueille dès
1892 les pant omimes lumineuses dessinées sur pellicule mais projet ées sur grand écran par Émile Reynaud). Si Edison a pris soin de prot éger le
kinétographe par de nombreux brevet s int ernat ionaux, paradoxalement son kinétoscope est prot égé sur le seul t errit oire des Ét at s-Unis. Il est aussit ôt
l'objet de nombreuses cont refaçons dans le monde ent ier. « À ce moment -là, il ét ait bien ent endu déjà t rop t ard pour prot éger mes int érêt s[38]. », écrit
Edison dans ses mémoires. Les films de l'Edison Company sont eux aussi l'objet de copies pirat es. Les frères Lumière se garderont bien de cont refaire
les perforat ions Edison et leurs premières vues phot ographiques animées seront enregist rées sur un film au format maison : le 35 mm à deux
perforat ions rondes de chaque côt é de chaque phot ogramme.
Dickson ent re en conflit avec son employeur. Il est ime que les kinétoscopes , dont il est pourt ant le principal invent eur, ne sont qu'une première ét ape
vers ce qu'il pense êt re l'about issement des recherches : un appareil permet t ant la project ion sur un écran, ce qui ne pose aucun problème t echnique
insurmont able à part ir du moment où le principal, l'avancée int ermit t ent e de la pellicule, a ét é obt enu dès la concept ion du kinétographe. Mais Edison
s'oppose fermement à cet t e idée. Ce qu'il a t oujours voulu, c'est coupler le son et l'image, il ne croit pas à l'exploit at ion des films devant un public
assemblé. Cela se résumerait , selon lui, à « t uer la poule aux œufs d'or », l'exploit at ion des films avec le kinétoscope est alors florissant e. La brouille
ent re les deux hommes est inévit able, Dickson organise son départ et ent re secrèt ement au service de Woodville Lat ham dont le rêve est just ement
d'arriver à projet er les films Edison sur grand écran. Lat ham se présent e d'abord à Edison comme un simple client désireux d'achet er les product ions
filmées de l'Edison Manufact uring Company.
En 1894, une démonst rat ion commerciale du kinétoscope est organisée à Paris, à laquelle assist e Ant oine Lumière, le peint re dont les fils, August e et
Louis, seront célébrés par la post érit é sous le nom des frères Lumière et selon cert ains aut eurs crédit és seuls de l'invent ion du cinéma. La recherche
about it en 1895 à la concept ion du cinématographe par Louis Lumière et Jules Carpent ier, une machine plus about ie que le couple
kinétographe/kinétoscope et que le Théâtre optique d'Émile Reynaud, ce qui lui assure un succès mondial éclipsant les procédés de ses prédécesseurs
part out dans le monde. Edison est alors bien forcé de reconnaît re son erreur et , pour rat t raper le t emps perdu, se cont ent e d'achet er à un aut re
invent eur le brevet d'un appareil de project ion qu'il présent e en 1896 au public américain comme « la dernière merveille », le Vitascope[39]. Bien que
d'aut res disposit ifs aient vu le jour dans cet t e même période, c'est en définit ive le cinématographe qui allait assurer le succès des project ions de vues
phot ographiques animées.
En 1896, Georges Méliès, ent re aut res cinéast es, reprend le dessin des perforat ions rect angulaires du film 35 mm mises au point par Edison et Dickson,
et qui, elles, font l'objet de brevet s int ernat ionaux. En 1902, lorsque Méliès invest it aux Ét at s-Unis en faisant ouvrir un bureau par son frère, Thomas
Edison fait saisir par la just ice américaine la moit ié des copies du film Le Voyage dans la Lune, adapt é du célèbre roman de Jules Verne, De la Terre à la
Lune. Edison pensait se rembourser ainsi le « manque à gagner par cont refaçon » du kinétoscope et des perforat ions Edison, sur le seul Georges
Méliès, dont la t ent at ive d'implant at ion aux Ét at s-Unis échoua. Pourt ant , ce n'est pas ce qui explique sa faillit e 21 ans plus t ard, en 1923, dat e à
laquelle sa sociét é, la St ar Film, dépose son bilan. Pour cert ains aut eurs, Thomas Edison est accusé d'êt re à l'origine de la déconfit ure de Georges
Méliès, mais en vérit é, cet t e accusat ion ne repose sur aucune source. En effet , Méliès et Edison avaient conclu un accord qui mit fin à leur querelle [40].
En 1884, Edison, fervent part isan du courant cont inu, se sépare de son employé Nikola Tesla, un des pionniers du courant alt ernat if qui peut êt re
acheminé sur de plus longues dist ances que le courant cont inu, grâce à l'ut ilisat ion de t ransformat eurs élect riques. Les deux hommes ne peuvent
s'ent endre. Edison use de ses relat ions afin de discrédit er Tesla aux yeux de l'opinion publique, ce dernier se met t ant alors au service de George
West inghouse qui persuade les indust riels de s'équiper en courant alt ernat if. Edison t ent e une campagne de lobbying en faisant des démonst rat ions
publiques d'élect rocut ion de différent s animaux, pour prouver le danger du courant alt ernat if. Ces démonst rat ions conduisent à l'invent ion de la chaise
élect rique et à l'adopt ion progressive de l'élect rocut ion comme moyen d'exécut er les condamnés à mort . Edison embauche à cet effet Harold P.
Brown qui achèt e un générat eur alt ernat if pour élect rocut er William Kemmler. Malgré les recours juridiques de George West inghouse, l'exécut ion a bien
lieu mais Edison ne parvient cependant pas à imposer le mot « west inghousé » au lieu d'« élect rocut é » dans le langage public [41],[42].
Le nécrophone
Thomas Edison croyait que les esprit s devaient t ous avoir des at t ribut s mat ériels et qu'on pouvait capt er leur présence avec des inst rument s
ult rasensibles. Il const ruisit et t est a son appareil avec des spirit es au début des années 1920. L'appareil fut nommé « nécrophone » ou appareil
nécrophonique. Cet appareil consist ait en une boît e en bois cont enant un microphone. Cet t e boît e ét ait surmont ée d'une t rompet t e en aluminium
cont enant du permanganat e de pot assium au cent re duquel ét ait placée une élect rode [43]. Cet appareil ét ait censé permet t re la communicat ion avec
les mort s, en enregist rant leur voix et leurs sons[44] (spirit phone en anglais[45]). Les t est s conduit s avec cet appareil ont ét é négat ifs ; la
communicat ion avec les esprit s n'a pu êt re ét ablie [43].
Décorations et hommages
Un ast éroïde de la ceint ure principale, découvert le 23 février 1913 port e son nom : le (742) Edisona.
Il apparait en t ant que personnage dans l'une des œuvres fondat rices de la science-fict ion, L'Ève future, alors qu'il n'a pas encore 40 ans[46].
Robert Oppenheimer a invent é l'expression « complexe du délice t echnique » à propos d'Edison afin d'évoquer le risque de la t echnique qui prend le pas
sur la science [47].
Il fait part ie des personnalit és dont John Dos Passos a écrit une court e biographie, au sein de sa t rilogie U.S.A. .
Le t roisième ét age de la t our Eiffel abrit e un bureau où est reconst it uée la rencont re ent re Edison et Gust ave Eiffel en format « musée de cire » [48]. Le
phonographe offert par Edison à Eiffel en 1889 y est t oujours visible [Note 1],[29].
Dans l'épisode Tesla + Bell + Edison + Mac de la quat rième saison du reboot de Macgyver, Edison est présent é comme un agent du DXS et est incarné
par Tom Thon.
Il est incarné par Benedict Cumberbat ch dans le long mét rage The Current War (2017).
Il est incarné par Kyle MacLachlan dans le long mét rage Tesla (2020).
Le t rait ement moderne de Thomas Edison dans des œuvres de fict ion n'est pas t oujours posit if : ainsi, la rivalit é ent re Thomas Edison et Nicolas Tesla
est évoquée dans le jeu vidéo de 2019 Close to the Sun, où Thomas Edison envoie des espions sabot er le t ravail de Tesla[49], ou dans le comic The
Oat meal, ce dernier qualifiant Thomas Edison de douchebag, et d'un indust riel plut ôt qu'un invent eur[50].
Une version féminisée de Thomas Edison est présent e dans le film d'animat ion parodique et uchronique America : Le Film (America : The Motion
Picture) de Mat t Thompson, sort i en 2021.
Notes et références
Notes
Références
1. « [Link]
[Link]/hsa/#/content/88fddf80f1b54a5abe5f4b71b4
f6246a ([Link]
88fddf80f1b54a5abe5f4b71b4f6246a) [archive] » (consulté le
22 octobre 2019)
2. « [Link] ([Link]
u/) [archive] »
28. (en) « Edison reading Mary Had a Little Lamb (1927) ([Link]
[Link]/collection/edison-reading-mary-had-a-litt
le-lamb-1927/) [archive] », sur The Public Domain Review
(consulté le 11 juin 2022)
50. Matthew Inman, « Why Nikola Tesla was the greatest geek
who ever lived - The Oatmeal ([Link]
s/tesla) [archive] », sur The Oatmeal (consulté le 5 juin 2021)
Annexes
Bibliographie
Articles connexes
Chronologie du cinéma
Histoire du cinéma
Histoire du téléphone
Histoire de l'électricité
Caméra Kinétographe
Kinétoscope
Kinetoscope Parlor
Film (cinéma)
Liste d'inventeurs
Musée Edison
Arturo Malignani
Liens externes
Biographie ([Link]
5) [archive] - [Link]
(en) Maison d'été - musée Thomas Edison en Floride ([Link]
[Link]/) [archive] - [Link]
(en) Le Journal Intime de Thomas Edison ([Link]
S/[Link]) [archive] - Ariwatch
Bases de données et dictionnaires