Guide TVA pour professionnels 2024
Guide TVA pour professionnels 2024
DE
LA TAXE SUR LA VALEUR
AJOUTEE
Edition 2024
ISBN 9954-8981-0-3
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SOMMAIRE
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SECTION III. – EXONERATIONS A L’INTERIEUR ....................................................................................... 23
Sous section I.- Eléments constitutifs de la base imposable (cas général) ................................................ 62
A/ Frais relatifs aux ventes ............................................................................62
B/ Recettes accessoires ................................................................................64
C/ - Produits financiers ................................................................................65
D/- Complément de prix ...............................................................................66
E/- Droits et taxes ......................................................................................67
F /- Réductions de prix .................................................................................67
SOUS-SECTION II.- BASE IMPOSABLE POUR DES OPERATIONS PARTICULIERES ............................................ 68
I- OPERATIONS SUR BIENS MATERIELS .......................................................................................... 68
A/- Règle spéciale d’assiette applicable aux ventes réalisées entre elles par des entreprises dépendantes ..68
B/- Ventes effectuées par les négociants importateurs ...........................................72
C/- Ventes effectuées par les grossistes et détaillants assujettis ...............................73
D/- Travaux immobiliers ...............................................................................73
E/- Opérations de promotion immobilière ..........................................................78
F/- Opérations de lotissement ........................................................................81
G/- Echange et livraison à soi-même.................................................................81
II.- OPERATIONS DE PRESTATIONS DE SERVICES ............................................................................. 82
A/- Professions liberales, commissionnaires, mandataires, loueurs de choses et de services82
B/- Banquiers, changeurs, escompteurs .............................................................85
C/- Location en meuble ou en garni et location d’etablissements industriels ou
commerciaux.............................................................................................86
D/- Entrepreneurs de pose, installateurs, façonniers et réparateurs ...........................87
E/- Ventes à consommer sur place ...................................................................87
F)- Les operations realisees par les agences de voyage ...........................................89
SECTION III.- TAUX DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE ....................................................................... 89
A/- Taux ad valorem ....................................................................................89
A-1- Taux normal de 20 % ..............................................................................89
A-2- Taux réduit de 10 % ...............................................................................89
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SECTION IV.- DEDUCTIONS ............................................................................................................... 96
A/ Principe ...............................................................................................96
B/- Bénéficiaires du droit à déduction ...............................................................97
C/- Déductions autorisées .............................................................................98
D/ Conditions d’exercice du droit à déduction .....................................................99
E/- Détermination du montant de la déduction .................................................. 101
F/ Régularisation et remise en cause de la déduction........................................... 106
G/- Transfert du droit à déduction ................................................................. 109
H/- Exclusions du droit à déduction ................................................................ 111
SECTION V.- REMBOURSEMENT ....................................................................................................... 116
A/ Dispositions légales ............................................................................... 116
B/ Modalités de remboursement .................................................................... 116
C/ Liquidation du remboursement .................................................................. 118
D/ Remboursements à modalités de liquidation particulières.................................. 120
E/ Application ......................................................................................... 121
CHAPITRE IV OBLIGATIONS DES ASSUJETTIS .......................................................................................... 123
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CHAPITRE PREMIER
PRINCIPES GENERAUX
INTRODUCTION
Conformément aux dispositions de l’article 87 du CGI, la taxe sur la valeur ajoutée est une taxe sur le chiffre
d’affaires qui s’applique :
- aux opérations de nature industrielle, commerciale, artisanale ou relevant de l’exercice d’une
profession libérale, accomplies au Maroc ;
- aux opérations d’importation ;
- aux opérations visées à l’article 89 du CGI effectuées par les personnes, autres que l’Etat non
entrepreneur, agissant à titre habituel ou occasionnel, quels que soient leur statut juridique, la forme
ou la nature de leur intervention.
La taxe sur la valeur ajoutée présente les mêmes caractéristiques que celles que l’on retrouve dans de
nombreux systèmes fiscaux étrangers.
C’est une taxe indirecte sur la consommation dont le rendement est étroitement lié à la conjoncture
économique. Bien qu’elle s’applique sur la livraison des biens et prestations de services, elle ne constitue pas
un impôt général sur la dépense. Certes son champ d’application est très large. Néanmoins, certains secteurs
restent en dehors de la taxation, notamment le secteur agricole, une partie de la vente au détail et certaines
activités ou produits exonérés par disposition expresse de la loi.
L’analyse des principes généraux qui gouvernent l’application de la taxe sur la valeur ajoutée conduit à
examiner, dans un premier temps deux notions essentielles à savoir:
- les opérations imposables;
- les personnes imposables.
Il s’agit de toute opération de nature industrielle, commerciale, artisanale ou relevant de l’exercice d’une
profession libérale accomplie au Maroc.
Hormis l’agriculture et les activités à caractère non commercial, ou non industriel et les activités à caractère
civil, et sous réserve des exonérations prévues par le C.G.I, le législateur soumet à la T.V.A. la quasi-
généralité des opérations économiques.
A/-ACTIVITÉS AGRICOLES
Des considérations d’ordre économique et social ont amené le législateur à exclure du champ d’application
de la T.V.A. le secteur agricole.
Aussi, la situation des opérations effectuées par les agriculteurs au regard de la législation en matière de
T.V.A, mérite-t-elle d’être définie comme suit :
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Agriculteur et éleveur : L’agriculteur ou l’éleveur qui vend du beurre ou du fromage, n’est pas assujetti à la
taxe à condition que les produits fabriqués proviennent exclusivement du lait de son cheptel et que les
conditions d’exploitation ne s’apparentent pas à une activité industrielle. Cependant, s’il achète du lait et
procède à sa transformation pour obtenir lesdits produits, l’opération devient taxable.
- Apiculteur : L’apiculteur qui vend en l’état le miel de sa récolte ne doit pas être recherché en paiement
de la taxe. Il devient assujetti lorsqu’il fabrique, par exemple, des bonbons ou des pains d’épice en
incorporant au miel de son rucher, des produits tels que le sucre, la farine, les arômes, etc.
- Pépiniériste : Le pépiniériste n’est pas assujetti pour la vente d’arbustes provenant de plantes d’achat,
lesquels ont été incorporés au fond et sont devenus des produits récoltés sur une exploitation agricole.
- Accouveur : Les opérations accomplies par les accouveurs dans l’exercice de leur profession et consistant,
à l’aide d’installations appropriées, à transformer en poussins des oeufs, se rattachent par leur nature au
cycle biologique naturel de l’évolution du poulet. Elles constituent donc des opérations hors champ
d’application de la taxe
- Elevage : Le propriétaire d’une écurie de course qui exploite un domaine agricole dans lequel il se livre à
l’élevage des chevaux, exerce une activité de nature agricole se situant hors du champ d’application de la
T.V.A.
- Location de caves
la location de la totalité d’un domaine agricole qui porte également sur une cave aménagée se situant sur ce
domaine, constitue un acte civil du fait que la location de la cave, qui représente l’accessoire, ne peut être
dissociée de la location de l’ensemble du domaine.
Par contre, la location ou la sous-location exclusive de la cave aménagée à un viticulteur, revêt un caractère
commercial passible de la taxe.
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- Cession d’un fonds de commerce
La cession d’un fonds de commerce donnant lieu à l’application de droits d’enregistrement, constitue au
regard de la T.V.A. une opération civile. Par contre, les cessions de marchandises corrélatives à la vente du
fonds de commerce effectuées par les assujettis, sont soumises à la T.V.A. dans les conditions de droit
commun.
De même et à partir du 01/01/2016, les biens mobiliers d’occasion cédés corrélativement à la cession de
fonds de commerce seront imposés à la taxe sur la valeur ajoutée au taux normal.
- Acquisition des œuvres d’art
Les opérations d’acquisition portant sur les œuvres d’art réalisées par des artistes peintres et sculpteurs,
sont considérées comme des actes civils, dès lors qu’elles constituent des travaux de créations artistiques
portant sur des pièces uniques créées par lesdits artistes dans le cadre de leur activité artistique.
Toutefois, lorsque les œuvres en question font l’objet de vente par des commerçants, elles doivent être
soumises à la T.V.A.
Sont considérées comme assujetties à la T.V.A, toutes les personnes physiques ou morales, autres que l’Etat
non entrepreneur, qui effectuent des opérations entrant dans le champ d’application de la taxe et ce, quels
que soient:
- Le statut juridique et la nationalité des personnes qui réalisent les opérations imposables
Cette règle consacre le caractère réel de la taxe dont l’application est liée à la matérialité de l’opération.
Elle permet, à titre d’exemple, d’imposer une personne physique ou morale dont l’activité est réputée non
commerciale (associations, coopératives, cercles privés, établissements publics...) dès lors que l’opération
réalisée entre dans le champ d’application de la taxe.
- Le caractère permanent ou occasionnel des opérations effectuées
Une personne qui effectue des opérations taxables occasionnellement est redevable de la taxe au même titre
qu’un assujetti agissant dans un cadre professionnel.
- La forme ou la nature de l’intervention de l’assujetti Une opération de livraison à soi-même ou une
transaction par voie d’échange entre assujettis constitue une opération taxable.
- Les résultats atteints
Il n’est pas nécessaire que l’opération effectuée débouche sur un résultat positif pour donner lieu à
taxation. Le caractère bénéficiaire ou déficitaire de l’opération est sans influence sur l’exigibilité de la taxe,
dès lors que celle-ci entre, de par sa nature, dans le champ d’application de la taxe. Toutefois, la notion de
personne imposable mérite d’être précisée comme suit :
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B/ OPERATIONS REALISEES PAR L’ETAT ET ORGANISMES ETATIQUES
1) Règle générale
En application des dispositions de l’article 87 du C.G.I, les opérations effectuées par l’Etat entrepreneur sont
passibles de la T.V.A, dans la mesure où elles rentrent dans le champ d’application de la taxe. En effet, le
développement du rôle économique de l’Etat et des organismes étatiques, a conduit ceux-ci à effectuer des
opérations économiques comparables à celles des entreprises privées. Le respect du principe de neutralité
qui fonde l’impôt sur la dépense, amène donc à soumettre à la T.V.A. les personnes morales de droit public,
lorsqu’elles effectuent des opérations de nature industrielle, commerciale ou de prestation de services dans
des conditions analogues à celles des personnes de droit privé.
Bien entendu, les activités à caractère administratif, social, éducatif et culturel sont situées hors champ
d’application de la taxe. Il en va de même des activités d’enseignement, oeuvres sociales, oeuvres d’art, etc.
2) Cas d’espèce
- Collectivités locales : Elles sont assujetties à la T.V.A. à raison des opérations et prestations à caractère
industriel, commercial ou de services qu’elles effectuent.
A titre d’exemple, les opérations de distribution d’eau et d’électricité, exploitation de piscines, locations de
fonds de commerce (buvettes, salles de fête, de conférence, etc) munis de leur matériel et de leur
agencement, location de stands dans les foires, location de parking, etc.
- Offices, établissements publics, régies, agences…... Ils doivent être recherchés en paiement de la taxe dans
les conditions de droit commun pour les opérations imposables qu’ils effectuent.
- Administration des Douanes et Impôts Indirects (A.D.I.I): Les ventes par l’A.D.I.I de marchandises
constituées en dépôt et qui n’ont pas été retirées par leurs propriétaires à l’expiration du délai fixé par les
règlements de magasinage, doivent être soumises à la TVA lors du dédouanement dans les conditions de droit
commun.
Par contre, les ventes de marchandises dont l’ A.D.I.I devient propriétaire suite à abandon ou confiscation,
ne peuvent être recherchées en paiement de la TVA. Cette opération ne constitue nullement une activité
commerciale, mais rentre dans l’exercice normal des fonctions de cette administration.
CHAPITRE II CHAMP
D’APPLICATION
Le lieu d’imposition à la T.V.A. est défini par les dispositions de l’article 88 du C.G.I qui prévoient qu’une
opération est réputée faite au Maroc :
- s’il s’agit d’une vente lorsque celle-ci est réalisée aux conditions de livraison de la marchandise au Maroc;
- s’il s’agit de toute autre opération lorsque la prestation fournie, le service rendu, le droit cédé ou l’objet
loué sont exploités ou utilisés au Maroc.
La TVA s’applique donc aux opérations réalisées ou exploitées à l’intérieur du territoire du Royaume compris
entre les frontières terrestres et dans les eaux territoriales.
A/ VENTES AU MAROC
Une vente est faite au Maroc lorsque celle-ci est réalisée aux conditions de livraison de la marchandise au
Maroc.
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Par livraison, il faut entendre le transfert de la chose vendue en la jouissance et possession de l’acheteur,
c’est à dire la remise effective de la marchandise à l’acheteur. Sont donc sans influence sur les conditions
d’exigibilité de la taxe :
- le lieu de conclusion de la vente ;
- le lieu où s’effectue le paiement ;
- le lieu où se trouve l’objet au moment de la vente dès lors qu’il est destiné à être livré au Maroc ;
- la nature de la monnaie de règlement ;
- la nationalité des vendeurs et acheteurs.
En somme, une vente est réputée faite au Maroc lorsque la délivrance de la marchandise est effectuée sur le
territoire marocain et pour déterminer si une opération est passible ou non de la T.V.A, il faut combiner la
règle de territorialité avec les dispositions régissant les opérations d’importation et d’exportation. A
l’importation, et sous réserve de certaines exclusions prévues par les régimes économiques en douane, la
T.V.A. s’applique aux biens importés.
A l’exportation, la loi prévoit expressément l’exonération des produits et services livrés à l’exportation.
D’autre part, la loi de finances 2024 a introduit une nouvelle disposition visant à élargir le champ
d'application de la TVA pour appréhender le commerce numérique, notamment la fourniture en ligne de
services dématérialisés par des fournisseurs non-résidents à des consommateurs finaux.
A cet effet, il a été décidé d'introduire les mesures suivantes :
La révision des règles de la territorialité de la TVA, afin de consacrer le principe de taxation des
prestations de services numériques selon le lieu de la résidence du consommateur, conformément
aux normes internationales en vigueur.
L'institution de l'obligation d'identification des fournisseurs non-résidents desdits services
numériques sur une plate-forme électronique ainsi que l'obligation de déclaration de chiffre
d'affaires réalisé et de versement de la taxe due au Maroc.
Ainsi, à partir du 1er janvier 2024, Une opération sera réputée faite au Maroc lorsque la prestation de
service est fournie à distance de manière dématérialisée par une personne non résidente n’ayant pas
d’établissement au Maroc à un client ayant son siège au Maroc ou à un client résidant à titre occasionnel
au Maroc.
On entend par service fourni à distance de manière dématérialisée, toute prestation rendue à travers un
outil de communication à distance, y compris les biens incorporels et les autres biens immatériels.
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2) Cas particuliers
a) Intérêts de prêts
Les intérêts de prêts réglés par une entreprise installée au Maroc à une entreprise étrangère domiciliée ou
non au Maroc, en rémunération de crédits ayant servi à financer l’achat au Maroc ou à l’étranger de biens et
marchandises, sont passibles de la T.V.A. La prestation étant considérée avoir été utilisée au Maroc.
b) Formation
Les dépenses relatives à la formation à l’étranger du personnel d’une entreprise, constituent un
investissement dans le capital humain susceptible d’améliorer le rendement des employés de l’entreprise et
partant d’augmenter sa capacité productive. Pour cette prestation, le principe fondamental qui détermine
son imposition au Maroc est constitué par l’exploitation et l’utilisation de la formation sur le territoire
marocain.
c) Cession de droits, brevets, marques, locations d’objets
Ces opérations qui concernent principalement l’exploitation de brevets, licences, permis de recherche,
logiciels, licences informatiques ou de marques et la location de matériel ou de droits de jouissance, sont
réputées faites au Maroc, lorsque ces droits ou objets sont utilisés ou exploités au Maroc.
Ainsi, la location par une entreprise marocaine de matériel dont elle est propriétaire à l’étranger, à une
société étrangère qui ne l’utilise pas au Maroc, ne constitue pas une opération faite au Maroc.
Par contre, la location par une société étrangère à une société marocaine de matériel utilisé au Maroc, rend
la société étrangère redevable de la taxe.
d) Cession de droits d’auteur
Lorsque les droits sont cédés par l’auteur, l’opération ne doit pas être soumise à la T.V.A. même si le droit
est utilisé au Maroc, car il ne s’agit pas de prestation de services de nature commerciale ou industrielle. Par
contre, la cession des droits devient une opération taxable lorsqu’elle est effectuée par une entreprise
commerciale.
Les opérations obligatoirement imposables à la T.V.A. citées à l’article 89 du C.G.I, peuvent être classées en
4 catégories :
- les opérations portant sur les biens meubles;
- les opérations portant sur les biens immeubles;
- les livraisons à soi-même;
- les prestations de services.
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montage, morcellement ou présentation commerciale, que ces opérations comportent ou non l’emploi
d’autres matières et que les produits obtenus soient ou non vendus à sa marque ou en son nom.
Sont rangées dans la catégorie des entrepreneurs de manufacture, les personnes qui font effectuer par des
tiers les mêmes opérations, soit en fournissant à un fabricant ou à un façonnier tout ou partie du matériel ou
des matières premières nécessaires à l’élaboration des produits, soit en lui imposant des techniques résultant
de brevets, de dessins, de plans, de procédés ou de formules dont elles ont la jouissance.
Cette définition de l’entrepreneur de manufacture est très étendue et permet de soumettre à la taxe toutes
les opérations, qu’elles soient de fabrication ou de transformation proprement dites ou de manipulation
ayant simplement pour effet de modifier l’aspect d’un produit en vue de sa commercialisation, mise sous
emballage, apposition d’une marque, etc.
fabriquer un produit doit s’entendre de la création d’un produit soit qu’on l’extrait du sol, soit qu’on le
constitue avec des éléments divers;
- transformer consiste à apporter à un produit donné des modifications de forme ou de composition par un
traitement physique ou chimique, par opérations manuelles ou mécaniques, qu’il y ait ou non apport de
matières premières ;
- façonner signifie adapter un produit, le travailler, le préparer en vue de l’emploi auquel il est destiné
ultérieurement.
La notion de manufacture indique donc l’ensemble des opérations par lesquelles une personne procède à la
fabrication, au façonnement ou à la modification des matières premières pour les adapter aux besoins des
usagers ou des utilisateurs.
3) Apposition de marque
Le fait de faire apposer sa marque représentée par « une griffe », ne constitue une opération imposable
entrant dans le cadre de la présentation commerciale que dans la mesure où elle confère une valeur ajoutée
aux articles identiques vendus par d’autres commerçants sous une marque différente ou sans marque. Par
contre, l’apposition de « griffe » sur des articles standard n’est pas suffisante pour considérer l’opération
comme étant un acte de production.
En conclusion, l’élément principal qui ressort de la notion d’entreprise de manufacture est la valeur ajoutée
conférée aux produits soit par des manipulations effectuées par l’opérateur soit par la vente après apposition
d’une marque.
4) Exemples :
4-1- Cas des exploitants agricoles
Les opérations de transformation effectuées par les agriculteurs et portant sur des produits de leur récolte,
lorsqu’elles se situent dans le prolongement normal de l’activité agricole, ne constituent pas sur le plan fiscal
des actes de production (séchage, maintien du produit en bon état de conservation, conditionnement, etc).
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A titre d’illustration, soit un agriculteur qui procède lui même au conditionnement des produits de sa
récolte, par ses propres moyens.
Il en va autrement lorsque:
- les opérations ont pour effet de modifier, par un procédé industriel ou commercial, l’état des produits
agricoles, en l’occurrence l’agro-industrie;
- l’opération consiste à traiter et à conditionner des produits agricoles :
- conditionnement du maïs, mise en bouteille du miel… ;
- les opérations de conditionnement sont confiées à des tiers.
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B/ Ventes et livraisons en l’état réalisées par les commerçants
Selon les dispositions de l’article 89-I-2° du C.G.I, sont soumises à la TVA, les ventes et les livraisons réalisées
en l’état par:
- les commerçants grossistes;
- les commerçants dont le chiffre d’affaires hors taxe (CA bilan) réalisé au cours de l’année précédente est
égal ou supérieur à 2.000.000 DH.
Les commerçants réalisant un chiffre d’affaires égal ou supérieur à 2.000.000 DH sont soumis à la T.V.A.,
sans tenir compte du fait qu’ils vendent au détail ou à des revendeurs même si une partie des ventes portent
sur des produits hors champs ou exonérés de la TVA.
Ainsi, le champ d’application de la T.V.A. est étendu aux commerçants non inscrits à la taxe professionnelle
en tant que grossistes ou demi grossistes et ayant réalisé un chiffre d’affaires hors taxe supérieur ou égal à
2.000.000 DH au cours de l’année précédente.
Il est à préciser que lesdits commerçants détaillants ne peuvent remettre en cause leur assujettissement à la
TVA que lorsqu’ils réalisent un chiffre d’affaires inférieur audit montant pendant trois années consécutives.
Il convient de définir cette catégorie de commerçants et leurs opérations taxables.
2) Opérations taxables
En vertu des dispositions de l’article 89-I-2° du CGI, sont soumises à la T.V.A. toutes les ventes et livraisons
en l’état des biens ou marchandises réalisées par les commerçants susmentionnés et ce, quel que soit le
mode d’écoulement de ces produits.
Il est à préciser que les commerçants dont le chiffre d’affaires réalisé au cours de l’année précédente est
égal ou supérieur à 2 000 000 de DH, étaient obligatoirement assujettis à la TVA conformément aux
dispositions de l’article 89-I-2°-b) du C.G.I, à l’exclusion des ventes portant sur le sucre et les produits
pharmaceutiques dont les prix sont réglementés.
A compter du 1er janvier 2009, et dans le cadre de la réforme de la TVA visant l’harmonisation et la
simplification des modalités d’assujettissement à ladite taxe, le seuil d’assujettissement de 2.000.000 de DH
est applicable aux ventes de tous les produits sans aucune exclusion.
Toutefois, ne sont pas soumises à la T.V.A. bien qu’elles soient prises en considération pour la détermination
du seuil de 2.000.000 DH, les ventes portant sur:
- Les produits situés hors du champ d’application
Le secteur agricole est situé hors du champ d’application de la T.V.A. et, par conséquent, les produits
agricoles non transformés quoique conditionnés, ne sont pas soumis à ladite taxe lors de leur vente par les
commerçants tels que légumes, fruits, oeufs, féculents …
- Les produits exonérés
Certains produits, bien qu’entrant dans le champ d’application de la TVA, en sont expressément exonérés par
la loi. Il s’agit des biens, produits et marchandises énumérés aux articles 91, 92 et 94 du C.G.I.
Exemple
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Un commerçant qui vend des produits et marchandises à des consommateurs, a réalisé pendant l’année 2008.
- produits taxables.......................………………….……..……………..…= 1.350.000
- produits agricoles hors champ ………………………………..…………. = 350 000
- produits exonérés (art 91) …………………………………………….……...= 400 000
- produits détaxés (art 92)………………………………………..……….….….= 150 000
- produits vendus en suspension(art 94) ………..………….………..= 100 000
- C.A. total ........…………………………..……..……………………………………….= 2 350 000
A compter du 1-1-2009 ce commerçant devient assujetti à la TVA, étant donné que son chiffre d’affaires
réalisé au cours de l’année 2008, a dépassé le seuil de 2 000 000 DH.
Ce commerçant a réalisé un chiffre d’affaires total de 560 000 DH au titre du 1er trimestre de 2009, réparti
comme suit:
- produits hors champ ………………………………………………..…….= 100 000
- produits détaxés………………………………………………………..…….= 50 000
- produits exonérés ………………………………………………………..…= 80 000
- produits vendus en suspension ……………………………………= 30 000
- produits taxables TTC …………………………………………… …....= 300 000
- Total : ……………………………………………………………..……..560 000
La déclaration trimestrielle du chiffre d’affaires au titre de la période allant du 1er janvier au 31 mars 2009
déposée au cours du mois d’avril, concerne les encaissements perçus au titre de la vente de produits taxables
dont le montant est de 300.000 DH TTC, réparti comme suit :
(180 000 /1,20) x 20 % ………………………………………….……..…..= 30 000,00
(45 000 /1,14) x 14 %.................................................= 5 526,31
(75 000 /1,07) x 7 %….................................................= 4 906,54
Ce commerçant demeure imposable au cours des années 2008 et 2009, même si son chiffre d’affaires réalisé
au cours des 3 années consécutives est inférieur à 2.000.000 DH hors taxe.
C/ Ventes et livraisons en l’état de produits importés, réalisées par les commerçants importateurs
Les importateurs sont donc redevables de la TVA à l’intérieur au titre de la revente de marchandises qu’ils
ont importées sans qu’il y ait lieu de distinguer:
- que l’importateur vend en gros ou en détail les produits importés, abstraction faite du chiffre d’affaires
réalisé à ce titre;
- que l’importateur a ou non des liens de dépendance avec une entreprise installée à l’étranger.
Par contre, lorsque l’importateur vend à l’intérieur des produits qui sont situés hors champ ou exonérés de la
TVA, lesdits produits importés ne doivent pas être soumis à cette taxe à l’intérieur.
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2) Cession de stocks
La cession de stock de marchandises (matières premières, produits semi-ouvrés ou produits finis soumis à la
TVA) intervenue dans le cadre d’une cession de fonds de commerce s’analyse comme une vente taxable dès
lors que l’opération est effectuée par un assujetti.
B/ Opérations de lotissement
Les travaux d’aménagement et de viabilisation de terrains à bâtir (pose de canalisations d’eau et d’égouts,
électrification, câblage de communication, construction de chaussées, bordures, trottoirs, etc.) revêtent un
caractère immobilier.
La situation fiscale des propriétaires de terrains qui procèdent eux-mêmes à ces opérations ou qui les font
effectuer par des tiers, doit être définie selon que les terrains lotis et viabilisés sont destinés à la vente ou à
la construction.
1) Terrains lotis et viabilisés destinés à la vente
Deux situations peuvent se présenter :
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- Mains d’oeuvre : 200.000 DH 0
- Taxe sur les opérations de 100.000 DH 0
lotissement
- Intérêts bancaires sur le crédit 30.000 DH 3.000 DH
Coût total 1.280.000 DH 153.000 DH
Coût taxable (ou base 1.080.000 DH
imposable)
Dans ce cas, le contribuable doit déposer sa déclaration avant le vingt (20) du mois qui suit le trimestre dans
lequel il a obtenu le certificat de conformité.
Cette déclaration doit comporter uniquement le coût de l’opération de viabilisation de ce terrain soit:
1.280.000 DH – 200.000 DH (prix du terrain)=1.080.000 HT
T.V.A correspondante:
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- le fabricant de citernes qui se livre à lui-même une citerne qu’il destine à son domaine agricole ;
- le producteur qui fabrique ou façonne des pièces de rechange destinées à être montées sur une machine
utilisée dans l’aviculture.
2) Réparation
Les opérations consistant à remettre en l’état un objet sans en modifier les caractéristiques, se distinguent
des opérations de transformation et de rénovation :
- la transformation aboutit à une modification des caractéristiques initiales d’un objet ou d’un produit.
Cas d’une voiture de tourisme transformée en camionnette ;
- la rénovation: c’est la remise en l’état d’un bien dont la valeur hors taxe des éléments nouveaux
utilisés (matières premières, pièces) est supérieure à la valeur comptable réelle de l’objet,
augmentée du coût hors taxe de l’opération. Cas de la rénovation d’un hôtel.
En résumé, la réparation a le caractère d’une prestation puisque le bien conserve sa qualité d’objet
d’occasion, alors que les opérations de rénovation ou de transformation se traduisent par la création d’un
bien assimilable à un bien neuf et par conséquent, sont traitées comme des ventes.
3) Travaux à façons
Les travaux à façons consistent à adapter un objet aux besoins auxquels il est destiné, ou bien transformer
une matière, produit ou objet appartenant à un tiers.
Le façonnier est considéré comme un prestataire de services et imposé à ce titre pour la commission perçue.
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Par vente de denrées ou de boissons à consommer sur place, il faut entendre les opérations de
consommation effectuées en tous lieux : restaurants, pâtisseries aménagées pour la consommation sur place,
débits de boissons, wagons-restaurants, buffets, stands, foires, expositions, etc.
Ainsi, les ventes par un épicier de boissons présentées dans des récipients décapsulés ne sont pas passibles de
la T.V.A. si le magasin ne comporte aucun agencement particulier (tables, chaises...) permettant au client de
consommer sur place les produits qu’il acquiert. Dans le cas d’espèce, l’opération de vente s’analyse en une
simple vente de denrées (vente en détail).
Il est précisé que les recettes provenant des ventes à consommer sur place, sont soumises à la T.V.A. pour
leur totalité sans qu’il y ait lieu de distinguer si ces recettes proviennent de la vente de produits taxables ou non.
Exemples :
- Caves
La location d’une cave nue est une opération à caractère non commercial. Par contre, la location d’un local
comportant un agencement permettant une exploitation particulière telles que caves cimentées,
canalisations, pompes, etc. est considérée comme une opération commerciale passible de la taxe.
- Entrepôt frigorifique
La location portant sur un entrepôt frigorifique constitue une prestation passible de la taxe.
- Fonds de commerce
- Location simple : la location de locaux nus n’est pas une opération commerciale, mais la location d’un
fonds de commerce comprenant le mobilier ou le matériel constitue une opération commerciale imposable à
la TVA sans qu’il y ait lieu de distinguer si la location porte sur tout ou partie des éléments incorporels du
fonds de commerce.
- Location-gérance : la mise en gérance libre d’un fonds de commerce constitue un mode d’exploitation de
ce fonds et la redevance perçue par le propriétaire est passible de la TVA indépendamment de la taxe que le
gérant doit éventuellement acquitter en sa qualité de gérant.
D/- Opérations de banque et de crédit, les commissions de change
Les opérations de banque, de crédit et les commissions de change sont effectuées par les établissements de
crédit tel que défini par la loi n ° 34-03 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés. Ces
établissements effectuent, à titre de profession habituelle, une ou plusieurs des activités suivantes :
- la réception de fonds du public ;
- les opérations de crédit ;
- la mise à la disposition de la clientèle de tous moyens de paiement ou leur gestion.
Ils peuvent aussi effectuer, conformément aux dispositions de ladite loi et sous réserve du respect des
dispositions législatives et réglementaires applicables en la matière, les opérations connexes à leur activité.
A titre indicatif :
1) Opérations de banque et de crédit
1-1- Produits classiques
a) Opérations de crédit :
- commissions de paiement, commissions de couverture, commissions de confirmation, commissions de
transfert ;
- intérêts sur prêts ;
- intérêts des comptes débiteurs ;
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b) Opérations de portefeuille :
- commissions d’encaissement d’effets ;
- commissions d’acceptation d’effets ;
- agios d’escomptes;
- commissions de la banque au titre de frais de retours d’effets impayés.
c) Commissions pour cautions, acceptations, avals ;
d) Commissions perçues par la banque sur les transferts de fonds.
2) Opérations de change
- Commissions sur achats ou ventes de monnaies étrangères.
3) Opérations diverses
- crédit à la consommation ;
- droits de garde de titres en dépôts ;
- location de coffres forts ;
- convoyage de fonds ;
- les opérations sur or, métaux précieux et pièces de monnaie ;
- le placement, la souscription, l’achat, la gestion, la garde et la vente de valeurs mobilières, de titres de
créances négociables ou de tout produit financier ;
- la présentation au public des opérations d’assurance de personnes, d’assistance et d’assurance-crédit ;
- l’intermédiation en matière de transfert de fonds ;
- le conseil et l’assistance en matière de gestion de patrimoine ;
- le conseil et l’assistance en matière de gestion financière, l’ingénierie financière et, d’une manière
générale, tous les services destinés à faciliter la création et le développement des entreprises ;
- les opérations de location simple de biens mobiliers ou immobiliers, pour les établissements qui
effectuent, à titre habituel, des opérations de crédit-bail.
4) Opérations assimilées
4-1- Opérations de Bourse
- Commissions perçues sur le donneur d’ordre.
- Commissions des intermédiaires en bourse sont les commissions perçues par :
- les sociétés de bourse agréées ; - les personnes qui, à titre habituel :
- se livrent à la gestion des valeurs mobilières pour le compte d’autres personnes ;
- proposent à d’autres personnes l’acquisition ou l’aliénation de valeurs mobilières ;
- offrent des services ou donnent des conseils pour l’acquisition ou l’aliénation des valeurs mobilières.
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4-2- Opérations des O.P.C.V.M
- commissions pour placement des titres ;
- commissions perçues par les OPCVM au titre des transactions portant sur les valeurs mobilières ;
- commissions perçues au titre d’opérations d’encaissement et de transfert de coupons de valeurs
mobilières marocaines;
- courtage sur vente de valeurs mobilières.
Les O.P.C.V.M sont des intermédiaires entre l’épargnant et les marchés financiers. Ils collectent l’épargne à
travers un réseau bancaire et l’investissent en valeurs mobilières cotées à la bourse et en liquidités.
Il existe deux types d’ O.P.C.V.M:
- les sociétés d’investissement à capital variable (SICAV);
- et les fonds communs de placement (FCP).
On entend par SICAV, une société anonyme à capital variable qui a pour objet exclusif la gestion d’un
portefeuille de valeurs mobilières, actions, obligations et liquidités dont les titres sont émis et rachetés à
tout moment et à la demande de tout souscripteur ou actionnaire et à un prix déterminé appelé valeur
liquidative.
Par contre, le F.C.P, qui n’a pas de personnalité morale, est une copropriété de valeurs mobilières dont les
parts sont émises et rachetées à tout moment et la demande de tout souscripteur. Son fonctionnement
nécessite donc la création d’un établissement de gestion ayant pour seul objet la gestion du portefeuille
détenu par le F.C.P.
F/ Jeux de hasard
L’organisation des jeux de hasard est une activité située dans le champ d’application de la TVA
conformément aux dispositions de l’article 89-I-10° du C.G.I Ainsi, sont passibles de la TVA :
- la loterie nationale ;
- le pari mutuel urbain ;
- les casinos ;
- et autres jeux (Toto-foot, Loto, keno, Quatro, etc.).
En vertu de l’article 90 du CGI, l’option pour l’assujettissement à la TVA est ouverte limitativement à
certaines personnes exerçant des activités, soit exonérées par une disposition expresse de la loi, soit situées
en dehors du champ d’application de la TVA
Il s’agit :
- des commerçants et prestataires de services qui exportent directement les produits, objets, marchandises
ou services pour leur chiffre d’affaires à l’exportation, en vertu des dispositions de l’article 92-I-1° du
CGI ;
- des producteurs et des prestataires bénéficiant de l’exonération en vertu des dispositions de l’article 91-
II- 1° du CGI, c’est à dire ceux dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas le seuil de 500.000 dirhams par an
et qui exercent leur activité dans les conditions définies au même article ;
21
- des commerçants non assujettis, revendeurs en l’état de produits et denrées autres que le pain, le lait, le
sucre brut, les dattes conditionnées fabriquées au Maroc, les raisins secs et figues sèches, en vertu des
dispositions de l’article 91- I- A (1°-2°-3° et 4°) du CGI.
A/ INTERET DE L’OPTION
1) Pour les commerçants exportateurs
L’option leur permet, soit de s’approvisionner en suspension de la TVA en vertu de l’article 94 du C.G.I , soit
d’obtenir le remboursement prévu à l’article 103 du C.G.I de la taxe ayant grevé les achats de biens et
services ouvrant droit à déduction.
2) Pour les fabricants et prestataires de services dont le chiffre d'affaires taxable réalisé au cours de l’année
précédente est égal ou supérieur à cinq cent mille (500.000) dirhams.
La position d’assujetti à la TVA leur permet de déduire la taxe ayant grevé leurs achats de biens et services
déductibles et de transmettre à leurs clients assujettis le droit à déduction. Autrement dit,
l’assujettissement volontaire, peut dans ce cas atténuer les coûts de production, de distribution ou de
prestations effectuées par les intéressés.
3) Les personnes qui affectent des locaux à usage professionnel destinés à la location, peuvent sur leur
demande, prendre la qualité d’assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée,
Cette option est irrévocable et peut porter sur tout ou partie des ventes ou des prestations.
Cette option permet contribuables concernés de déduire la taxe ayant grevé la location de leurs biens et de
transmettre à leurs clients assujettis le droit à déduction.
B/ PORTÉE DE L’OPTION
L’option peut être globale ou partielle et peut porter sur tout ou partie des ventes ou des prestations. C’est
ainsi que lorsqu’un contribuable exerce deux ou plusieurs activités exonérées ou situées en dehors du champ
d’application de la taxe, l’option peut porter sur une seule de ses activités professionnelles.
De même, l’option peut concerner une seule opération ou un seul client. Toutefois, ladite option est
maintenue pour une période d’au moins trois années consécutives et elle est irrévocable pour le cas des
locations de locaux à usage professionnel.
C/ MODALITES DE L’OPTION
L’option s’exerce sur simple demande de la personne intéressée. La déclaration doit être adressée sous pli
recommandé au service local des impôts dont le contribuable dépend.
L’option devient effective dans un délai de 30 jours à compter de la date de l’envoi de la demande et
s’exerce à toute époque de l’année.
Toutefois, pour les contribuables déjà identifiés au service en tant qu’exportateurs de produits ou de
services, l’option s’exerce du seul fait d’avoir réalisé des opérations d’exportation.
D/ CONSEQUENCES DE L’OPTION
La personne qui a opté pour l’assujettissement volontaire à la TVA, est soumise à toutes les obligations
déclaratives et comptables prévues par le CGI.
Bien entendu, en cas de renonciation, le contribuable est tenu de procéder aux régularisations prévues par la
loi pour les entreprises qui cessent leur activité (cf: obligations des contribuables).
A partir du 1er janvier 2024 et dans le cadre des actions menées pour l'intégration de l'informel et afin
d'assurer la neutralité de la TVA pour les personnes qui s'approvisionnent auprès des fournisseurs situés
hors champ d'application de la TVA ou exonérés sans droit de déduction, il a été décidé d'instituer un
nouveau régime optionnel d'auto-liquidation de la TVA, conformément aux meilleures pratiques
internationales.
22
Ce régime permet aux personnes exerçant une activité passible de la TVA de calculer le montant de la
TVA sur leurs achats effectués auprès des fournisseurs situés hors champ d'application de la TVA ou
exonérés sans droit à déduction, en leur permettant de procéder en même temps à la déduction du
montant de ladite taxe et ce, à l'exclusion des opérations d'achat de terrains et des produits agricoles.
Certaines opérations de production, de distribution ou de prestation de services, bien que situées dans le
champ d’application de la TVA ou effectuées par des personnes légalement assujetties, en sont expressément
exonérées en vertu des articles 91, 92 et 94 du CGI.
Les exonérations en matière de TVA trouvent leur justification principalement dans des considérations
d’ordre social, économique ou culturel.
En règle générale, les exonérations sont d’application restrictive et ne sauraient être étendues par voie
d’analogie à des opérations non expressément visées par le Code.
De même, et sauf dérogations légales et expresses, les exonérations ne peuvent donner lieu à paiement
volontaire de la TVA
Les opérations exonérées peuvent être classées en deux catégories :
- exonération sans droit à déduction ;
- exonération avec droit à déduction.
Par ailleurs, et à l’intérieur de ces deux catégories d’exonérations, il convient de distinguer entre les
exonérations de plein droit et les exonérations soumises à formalités.
23
Par ailleurs, il y a lieu de préciser que les dattes, les raisins secs et les figues sèches produites et vendues en
vrac au Maroc sont situées en dehors du champ d’application de la TVA.
e) Les produits de la pêche à l’état frais ou congelés, entiers ou découpés.
Ces produits ne doivent avoir fait l’objet d’aucune transformation. L’état frais est reconnu aux poissons
conservés par un procédé frigorifique ou simplement étêtés ou vidés.
Il en est de même de la congélation qui vise à maintenir le produit en bon état de conservation.
f) La viande fraîche ou congelée. Est exclue de l’exonération, la chair à saucisses obtenue à l’aide de moyens
industriels faisant l’objet d’un assaisonnement et éventuellement d’une présentation commerciale.
g) L’huile d’olive et les sous-produits de la trituration des olives fabriqués par les unités artisanales.
Il y a lieu de préciser, toutefois, que l’huile d’olive ainsi que les sous-produits issus de la trituration des
olives tels que les tourteaux fabriqués par les unités artisanales, demeurent exonérés de la TVA
Par unités artisanales, il faut entendre celles qui procèdent à la fabrication d’huile par des moyens
traditionnels différents de ceux utilisés par les unités industrielles.
L’usage de l’électricité par lesdites huileries artisanales n’est pas déterminant pour leur conférer le
caractère industriel.
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De manière générale, sont exonérées les fournitures scolaires dont les prix sont réglementés ou
homologués par les pouvoirs publics. A titre indicatif :
- cahiers (y compris cahiers de dessins, de couture, de musique, de travaux pratiques, de textes,
de composition) ;
- classeurs écoliers ;
- ramettes de copies pour classeurs ;
- ramettes de copies pour devoirs (simples ou doubles);
- protèges cahiers ;
- crayons de graphite (crayons de couleurs, crayons à bille, crayons d’ardoise);
- tailles crayons ;
- craies (blanche ou en couleur) ;
- ardoises métalliques ou en plastiques, ou en carton ;
- règles (en métal, bois ou plastique) ;
- doubles-décimètres ;
- bâtonnets, bûchettes et jetons en bois ou en plastique;
- pâtes à modeler ;
- équerres, rapporteur, compas ordinaires, ciseaux d’écolier ;
- pinceaux d’écolier ;
- rouleaux plastiques pour couverture ;
- étiquettes adhésives, oreillers ;
- gommes à effacer (crayon, encre, bille) effaceur pour écolier ;
- colles en tube ou en flacon (petite contenance) ;
- encres en flacon ou en tube ;
- carnets ;
- livrets scolaires ;
- feuilles à dessins ;
- cartes d’identités scolaires.
Il est à préciser que, les produits et matières entrant dans la fabrication de ces fournitures sont exonérés
au même titre que le produit fini.
La LF 2024 a exonéré de la TVA avec droit à déduction les opérations de ventes et de livraisons portant
sur l'eau destinée à un usage domestique effectuées par les organismes chargés de la distribution
publique, ainsi que les prestations d'assainissement et les opérations de location du compteur d'eau,
destinées au même usage, à compter du 1er janvier 2024, conformément aux dispositions de l'article 92-
155° du CGI.
25
En ce qui concerne les outils, il est précisé que les « creusets » en platine ainsi que tous autres ouvrages pour
usages techniques ou pour laboratoires, tels que coupelles, capsules et spatules, treillis pour catalyse ou
toutes autres utilisations industrielles, ne bénéficient pas de l’exonération.
Il en est ainsi pour:
- les filières en platine servant au filage des fibres artificielles ou synthétiques;
- les coussinets antifriction en alliage d’argent;
- les parties en platine, d’appareils pour les industries chimiques;
- les contacts électriques en argent, en platine ou en alliages ;
- les ligatures stériles pour sutures chirurgicales.
b) Les ventes de timbres fiscaux, papiers et impressions timbrés, émis par l’Etat.
c) les prestations réalisées par les entreprises d’assurances et de réassurance, qui relèvent de la taxe sur les
contrats d’assurances prévue par le présent code, ainsi que les prestations réalisées dans le cadre des
opérations d’assurances Takaful et de réassurance Takaful prévues par la loi n° 17-99 portant code des
assurances telle qu’elle a été modifiée et complétée.
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- les guides contenant des listes d’hôtels ou de restaurants, guides pour villes et guides à caractère
éventuellement publicitaires ;
- les annuaires ;
- les catalogues et albums philatéliques ;
- les indicateurs de chemins de fer et publications similaires;
- les répertoires qui ne comportent que de simples énumérations.
L’exonération des travaux de composition s’applique aux imprimeries spécialisées qui procèdent à la mise en
page des articles et des images d’un journal ou d’une publication, qui en composent le cliché et qui
impriment ensuite ce cliché en fournissant non seulement leur travail, mais encore les matières premières
nécessaires à l’exécution de ce travail.
Lorsqu’il s’agit de journaux et de publications répondant à la définition légale, l’exonération trouve son
application et les opérations réalisées par les imprimeurs ne sont pas imposables.
La fabrication de clichés typographiques destinés à des journaux et à des publications, est assimilée aux
travaux de composition.
En ce qui concerne les travaux de photocopie, ils doivent être assimilés à des travaux de photographie, donc
passibles de la taxe au taux normal.
6) Les opérations et prestations portant sur les livraisons à soi-même de construction à titre occasionnel ,
cette exonération concerne :
- les personnes physiques qui édifient pour leur compte des constructions à usage d’habitation personnelle ;
- les sociétés civiles immobilières constituées par les membres d'une même famille pour la construction d'une
unité de logement destinée à leur habitation personnelle ;
- les coopératives d'habitation constituées et fonctionnant conformément à la législation en vigueur qui
construisent des unités de logement à usage d’habitation personnelle pour leurs adhérents ;
- les associations constituées et fonctionnant conformément à la législation en vigueur dont l’objet est la
construction d’unités de logement pour l’habitation personnelle de leurs membres.
a- Habitations éligibles
Par habitation personnelle, il faut entendre le logement construit à usage:
d’habitation principale ;
d’habitation secondaire ;
d’habitation des ascendants et/ ou descendants ;
de location de murs nus à usage d’habitation y compris les locaux commerciaux rattachés aux
logements à usage d’habitation.
Il y a lieu de préciser que lorsqu’une personne se livre à des actes répétitifs de construction dans le but
d’affecter les logements construits soit à la vente soit à la location, dans ce cas il s’agit d’une activité de
promotion immobilière, soumise à la TVA dans les conditions de droit commun.
27
Rappel :
Pour les besoins d’assiette, il convient de rappeler les mesures concernant les livraisons à soi même de
constructions pour lesquelles le permis d’habiter a été délivré avant le 1er janvier 2013 :
Avant le 31/12/2005 étaient exonérées de la TVA, conformément aux dispositions de l’article7 (IV- 2°) de la
loi 30- 85 relative à la TVA, les livraisons à soi-même de constructions dont la superficie couverte n’excédait
pas 240 m2, effectuées par toute personne physique, à condition que ladite construction soit affectée à
l’habitation principale de l’intéressé pendant une durée de quatre ans courant à compter de la date du
permis d’habiter ou de tout autre document en tenant lieu.
Cette exonération était applicable également :
- aux sociétés civiles immobilières constituées par les membres d’une même famille pour la construction
d’une unité de logement destinée à leur habitation personnelle principale;
- aux personnes physiques et morales qui édifient dans le cadre d’un programme agréé, des constructions
destinées au logement de leur personnel.
Les dispositions précédentes s’appliquaient aux constructions pour lesquelles l’autorisation de construire
était délivrée postérieurement au 1er janvier 1992.
b) les opérations de construction de logements réalisés dans les conditions fixées au a) ci-dessus pour le
compte de chacun de leurs adhérents par les coopératives d’habitation constituées et fonctionnant
conformément à la législation en vigueur.
Ainsi, l’octroi de l’exonération de la TVA est subordonné aux conditions suivantes :
- la superficie couverte ne doit pas dépasser 300 m² pour chaque unité de logement destinée à chacun des
adhérents ;
- l’affectation de la construction à l’habitation principale de l’adhérent pendant une période de 4 années,
à compter de la date de délivrance du permis d’habiter ou de tout autre document en tenant lieu.
- Définition de la superficie couverte
Cette superficie exclut les vides tels que terrasses, cours, balcons et patios. Ces éléments sont considérés
comme vides toutes les fois qu’ils ne supportent pas de dallage.
- Cas particuliers
Cas de cession
Les personnes ayant cédé l’immeuble exonéré pendant la période de 4 années, doivent procéder à la
régularisation de leur situation fiscale à l’égard de la TVA
Lorsque la cession porte sur la totalité de l’immeuble initialement exonéré, la régularisation s’effectue sur la
base du prix total de cession diminué de la valeur actualisée du terrain par référence aux coefficients prévus
à l’article 65-II du CGI.
Lorsque la cession porte sur une partie de l’immeuble initialement exonéré, la régularisation s’effectue sur la
base du prix de cession diminué de la valeur actualisée du terrain, au prorata de la partie cédée.
Les déductions qui sont imputées sur le montant de la taxe due, doivent être calculées au prorata de la
superficie couverte cédée.
Cas de location
Lorsque la construction initialement exonérée est louée en totalité, la régularisation s’effectue sur la base du
coût de l’ouvrage tel que déterminé à partir d’une comptabilité probante et, à défaut, par application du
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barème, prévu par l’article 21 du décret pris pour l’application de la TVA, fixé par arrêté du ministre des
finances (cf. annexe II).
Lorsque la construction initialement exonérée est louée en partie, la régularisation s’effectue sur la base du
coût de la partie louée déterminée selon les modalités suivantes :
- en cas de tenue de comptabilité, ce coût est calculé selon un prorata obtenu par le rapport de la surface
louée sur la surface totale ;
- en cas d’application du barème, ce dernier porte seulement sur la superficie couverte louée.
Les déductions à imputer sur le montant de la taxe due sont également calculées sur la base du rapport
précité.
Le fait générateur de la taxe coïncide avec la date d’achèvement des travaux ou de la délivrance du permis
d’habiter.
Cas d’extension de construction
Lorsque l’addition de construction intervient dans le délai légal de 4 ans et porte le total de la superficie
couverte au delà des 300 m² initialement exonérée, cette exonération est remise en cause et c’est
l’ensemble de la construction qui est soumis à imposition.
Lorsque l’addition porte la surface totale couverte à plus de 300 m² et intervient au delà du délai de 4 ans,
seule la construction additionnelle est soumise à la TVA.
Le fait générateur de la taxe se situe au moment de l’achèvement des travaux, de la délivrance du permis
d’habiter ou du certificat de conformité correspondant à la partie additionnelle de l’habitation.
Régularisation :
Prix d’achat du terrain………………………………………………………= 500 000
Frais d’acquisition…………………………………………………………….= 30 000
Total ............................................................................. = 530 000
Prix du terrain actualisé:530 000 x 1,064……………………….= 563 920
Base imposable 1 800 000/1,20 – 563 920…….………….....= 936 080
T.V.A. exigible 936.080 x 20 %….……………….……..….….…..= 187 216
Déductions admises …………..……………………..………….….….…= 25 000
Taxe à payer: 187 216 - 25 000……………………...……..…..….= 162 216
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3ème Cas : Vente partielle
Vente partielle d’une partie de la construction (130m²) moyennant un prix de 600 000 DH avant l’expiration
du délai de 4 années.
Régularisation :
Prix d’achat du terrain…………………………………………………….= 500 000
Frais d’acquisition…………………………………………………………...= 30 000
Total…………………………………………………………………….……….….= 530 000
Prix du terrain actualisé:530 000 x 1,064 ……………..…… .= 563 920
Prorata du terrain correspondant à la partie vendue :
130/280 x 563 920…………………………………………………….………= 261 820
Base imposable 600 000/1,20 – 261 820…..…..…..…….…..= 238 180
Taxe exigible 238 180 x20%...................................= 47 636
Déductions admises (au prorata) : 130/280 x 25 000 ….…. = 11 608
Taxe à payer : 47 636 – 11 608………………………… …..………….= 36 028
4ème Cas : Location totale
Location en janvier 2010 de la totalité de la construction.
Régularisation :
Pour défaut de présentation de comptabilité et pour la taxation du coût de la construction, le prix du m²
déterminé par le barème est de 2 500 DH.
Régularisation :
Coût de revient de la construction :
280 x 2 500…………………………………………………..………..…… ….= 700 000
Coût de revient de la partie louée :
130/280 x 700 000………..……….……….……………………………….= 325 000
Taxe exigible : 325 000 x 20 %..............................= 65 000
Déductions admises….………………………………………………...…….= 25 000
Déductions au prorata: 130/280 X 25 000 ….…….……..….…= 11 608
Taxe à payer 65 000 – 11 608……………………….………..……..….= 53 392
6ème Cas : extension de construction
Extension de la construction dans le délai de 4 ans.
100 m² ont été construits en plus et sont destinés à l’habitation personnelle.
Dans ce cas, l’intéressé est passible de la TVA dès lors que la superficie couverte dépasse 300 m² (280 + 100).
Le fait générateur prend naissance à partir de la date du permis d’habiter de l’extension de la construction,
avec taxation de l’ensemble de la construction.
Coût de la construction initiale …………………..…………….= 700 000
Coût de l’extension (comptabilité)…………………..…………= 200 000
Coût total taxable…………………………………………..………....= 900 000
Taxe exigible 900.000x 20%............................. = 180 000
Déductions admises 25.000+50.000……………..………...….= 75 000
Taxe à payer…………………………………..…………….......…….= 105 000
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7) Les ventes et prestations de services, effectuées par les fabricants et les prestataires, personnes
physiques, dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur ou égal à cinq cent mille (500.000) dirhams, y
compris les personnes exerçant des professions libérales.
En effet , la LF 2023 a modifié les dispositions des articles 89-I-12° et 91-II-3° du CGI afin de permettre
aux personnes physiques exerçant des professions réglementées de bénéficier du seuil d’exonération de
la TVA fixé à 500 000 dirhams, à l’instar de tous les autres prestataires de services personnes physiques.
Cette exonération s’applique, à compter du 1er janvier 2023, aux personnes physiques exerçant les
professions réglementées visées à l’article 89-I-12° précité, dont le chiffre d’affaires annuel, au titre de
l’année 2022, est inférieur ou égal à 500 000 dirhams.
Le chiffre d’affaires annuel s’entend du chiffre d’affaires figurant au compte de produits et charges
(CPC) pour les personnes tenant une comptabilité ou du chiffre d’affaires global réalisé pour les autres
personnes.
Par ailleurs, il y a lieu de souligner que de manière générale, les personnes effectuant uniquement des
opérations situées en dehors du champ d’application de la TVA ou exonérées de la TVA sans droit à
déduction ne sont pas tenues de procéder aux dépôts périodiques des déclarations de TVA.
Toutefois, les personnes physiques exerçant les professions réglementées nouvellement exonérées,
pour lesquelles le fait générateur est constitué par l’encaissement, disposant d’une liste de clients
débiteurs, doivent continuer à déposer leurs déclarations de TVA, tel que précisé au paragraphe E
ci-dessous, jusqu’à acquittement des sommes dues au titre de leurs clients débiteurs.
Il convient de rappeler, à ce titre, que la dispense de l’obligation du dépôt périodique des déclarations
de TVA n’exempte pas les personnes concernées des autres obligations fiscales, notamment la
déclaration d’existence prévue aux articles 109 et 148 du CGI.
Exemple :
Le chiffre d’affaires hors taxe (CA HT) figurant au CPC d’une personne physique exerçant une profession
réglementée se présente comme suit :
Année 2020 : 300 000 DH
Année 2021 : 600 000 DH
Année 2022 : 400 000 DH
La personne physique en question peut bénéficier de l’exonération sans droit à déduction de la
TVA à compter du 1er janvier 2023, dès lors que son CA global HT au titre de l’exercice 2022 est
inférieur ou égal à 500 000 DH. Dans ce cas, les charges seront comptabilisées TTC à compter du 1er
janvier 2023.
- Assujettissement à la TVA
Lorsque les personnes physiques exerçant les professions réglementées visées à l’article 89-I-12° précité
réalisent un chiffre d’affaires annuel supérieur à 500.000 dirhams, elles deviennent assujetties à la TVA.
Ces personnes ne peuvent remettre en cause leur assujettissement à la TVA que si elles réalisent un
chiffre d’affaires inférieur ou égal audit montant pendant trois (3) années consécutives.
Par conséquent, lesdites personnes qui ont réalisé un CA supérieur à 500 000 DH au titre de l’année
2022 demeurent assujetties à la TVA à compter du 1er janvier 2023 et ne peuvent remettre en cause
leur assujettissement à la TVA que si elles réalisent un chiffre d’affaires annuel inférieur ou égal audit
montant pendant trois (3) années consécutives.
Exemple :
Le CA HT figurant au CPC d’une personne physique exerçant une profession réglementée se
présente comme suit :
Année 2020 : 300 000 DH
Année 2021 : 400 000 DH
Année 2022 : 700 000 DH
Ladite personne physique demeure assujettie à la TVA au titre de l’année 2023, dès lors que le CA global
HT réalisé au titre de l’année 2022 est supérieur à 500 000 DH et ne peut remettre en cause son
31
assujettissement que lorsqu’elle réalise un CA HT inférieur ou égal à 500 000 DH pendant 3 années
consécutives.
8) Exonération des coopératives : Sont exonérées de la TVA, les opérations réalisées par les coopératives et
leurs unions légalement constituées dont les statuts, le fonctionnement et les opérations sont reconnus
conformes à la législation et à la réglementation en vigueur régissant la catégorie à laquelle elles
appartiennent.
Cette exonération est accordée dans les conditions prévues au II de l’article 93 du CGI.
A partir du 1er janvier 2013, et en harmonisation avec le plafond exonéré en matière d'IS, les coopératives
sont exonérées de la TVA sans droit à déduction lorsque leur chiffre d'affaires annuel n'atteint pas dix (10)
millions de dirhams hors TVA .
Cette exonération concerne les coopératives qui exercent une activité de transformation de matières
premières collectées auprès de leurs adhérents ou d'intrants, à l'aide d'équipements, matériels et autres
moyens de production similaires à ceux utilisés par les entreprises industrielles soumises à l'impôt sur les
sociétés et de commercialisation des produits qu'elles ont transformés.
Par mesure de tempérament, la taxe due par les coopératives en question, relative aux opérations réalisées
avant le 1er janvier 2013, sera acquittée au fur et à mesure de l'encaissement des sommes dues.
9) Les prestations fournies par les associations à but non lucratif reconnues d’utilité publique, les sociétés
mutualistes ainsi que les institutions sociales des salariés constituées et fonctionnant conformément aux
dispositions du dahir nº 1-57-137 du 24 joumada II 1383 (12 novembre 1963) portant statut de la mutualité tel
qu’il a été modifié ou complété.
32
Toutefois, l’exonération ne s’applique pas aux opérations à caractère commercial, industriel ou de
prestations de services réalisées par les organismes précités.
10)- L'ensemble des activités et opérations réalisées par les fédérations sportives reconnues d'utilité
publique, ainsi que les sociétés sportives constituées conformément aux dispositions de la loi n° 30-09
relative à l’éducation physique et aux sports pendant une durée de 5 années à compter du 1er janvier 2020
jusqu’au 31 décembre 2024 (disposition de la LF 2020)
11) Les opérations portant sur :
a) Les opérations d’escompte, de réescompte et les intérêts des valeurs de l’Etat et des titres d’emprunt
garantis par lui ainsi que les diverses commissions allouées pour le placement des mêmes valeurs.
b) Les opérations et les intérêts afférents aux avances et prêts consentis à l’Etat par les organismes autorisés
à cet effet. L’exonération s’applique à tous les stades des opérations aboutissant à la réalisation des avances
et des prêts et à la mobilisation des effets créés en représentation de ces prêts.
c) les intérêts des prêts accordés par les établissements de crédit et organismes assimilés aux étudiants de
l'enseignement privé ou public ou de la formation professionnelle et destinés à financer leurs études au Maroc
ou à l’étranger ;
d) Les prestations de services afférentes à la restauration, au transport et aux loisirs scolaires fournies par les
établissements de l’enseignement privé au profit des élèves et des étudiants qui sont inscrits dans lesdits
établissements et y poursuivent leurs études.
Toutefois, lorsqu’un établissement d’enseignement s’adresse à une société de transport pour la location d’un
moyen de transport (autocar, bus, minibus) pour des excursions avec chauffeur et conserve entièrement la
responsabilité des déplacements effectués, l’opération de transport est assujettie à la T.V.A.
Par ailleurs, la location de voiture automobile avec ou sans chauffeur, sans engagement de la responsabilité
du loueur, est considérée comme opération de louage de choses imposable à la T.V.A au taux normal.
e) Les produits provenant des opérations de titrisation pour l'émission des certificats de sukuk par les Fonds
de Placement Collectif en Titrisation, conformément aux dispositions de la loi n° 33-06 relative à la
titrisation des actifs, lorsque l’état est initiateur, ainsi que les différentes commissions qui sont liées à
l'émission précitée, en vertu des dispositions de la loi précitée.
33
15) l’ensemble des actes, activités ou opérations réalisés par l’Office National des Oeuvres Universitaires
Sociales et Culturelles, créé par la loi n° 81.00 promulguée par le Dahir n° 1.01.205 du 10 joumada II 1422
(30 août 2001).
15) les opérations réalisées par les centres de gestion de comptabilité agréés créés par la loi n° 57.90
relative auxdits centres, pendant un délai de quatre ans courant à compter de la date d’agrément.
34
L’exportation peut être réalisée également par l’intermédiaire d’un commissionnaire, en application des
dispositions de l’article 92-I-1° du CGI.
Ainsi, le vendeur est tenu de délivrer au commissionnaire une facture contenant le détail, le prix des objets
ou marchandises livrés, et toute indication utile servant au commissionnaire à désigner le destinataire.
De son côté, le commissionnaire doit tenir un registre identique à celui devant être tenu par le vendeur et
doit fournir à son commettant une attestation valable pendant l’année de sa délivrance, par laquelle il
s’engage à verser la taxe et éventuellement les pénalités exigibles dans le cas où l’exportation n’est pas
réalisée.
35
Il faut entendre par :
Cabotage, la navigation marchande à faible distance des côtes (par opposition à la navigation au long
cours).
Bornage, la navigation côtière.
plateau continental, le prolongement submergé du territoire sur lequel le Maroc exerce des droits
souverains pour l’exploitation de ses ressources.
2) Marchandises ou objets placés sous les régimes suspensifs en douane (art. 92-I-2°)
Les régimes suspensifs régis par le dahir portant loi nº 1-77-339 du 9 octobre 1977 sont, notamment, les
entrepôts de douane, l’admission temporaire, l’importation temporaire, le trafic de perfectionnement à
l’exportation, l’exportation temporaire et le transit.
Les marchandises vendues en duty free et qui sont placées en entrepôt en douane, notamment au sein des
ports et aéroports, bénéficient de l’exonération de la TVA.
D’une manière générale, la personne concernée doit, pour bénéficier de l’exonération, justifier de
l’apurement de son compte en douane par l’exportation des produits d’une part, et indiquer sur ses factures
le régime douanier sous lequel les opérations ont été réalisées d’autre part.
En cas de mise à la consommation des marchandises ou produits fabriqués à partir de matières premières ou
objets placés sous l’un des régimes douaniers suspensifs, ceux-ci supportent la TVA dans les conditions de
droit commun. Il en est de même pour les déchets de fabrication, les ventes et livraisons y afférentes.
En ce qui concerne les opérations de cessions d’Admission Temporaire (AT), elles bénéficient de
l’exonération de la TVA dès lors que lesdites cessions portent sur une marchandise qui demeure toujours
placée sous les régimes suspensifs en douane qui lui confèrent légalement l’exonération de ladite taxe, en
vertu de l’article 92-I- 2° du CGI. Il y a lieu de signaler que cet aspect relève de la compétence de l’ADII.
Il s’agit :
- les produits phytosanitaires ;
- les tracteurs ;
36
- le semoir simple ou combiné ;
- le scarificateur ;
- l’épandeur d’engrais ;
- le plantoir et les repiqueurs pour tubercules et plants ;
- les ramasseuses presses ;
- les tracteurs à roues et à chenilles ;
- les motoculteurs ;
- les appareils mécaniques à projeter des produits insecticides, fongicides, herbicides et similaires ;
- les charrues ;
- le matériel génétique animal et végétal ;
- les chisels ;
- les cultivateurs à dents ;
- les herses ;
- les billonneurs ;
- les buteuses et bineuses ;
- les batteuses à poste fixe ;
- les moissonneuses lieuses ;
- les faucheuses rotatives ou alternatives et les girofaucheuses ;
- les ensileuses ;
- les faucheuses conditionneuses ;
- les débroussailleurs ;
- les égreneuses ;
- les arracheuses de légumes ;
- le matériel de traite : pots et chariots trayeurs ;
- les salles de traite tractées et l’équipement pour salles de traite fixes ;
- les barattes ;
- les écrémeuses ;
- les tanks réfrigérants ;
- le matériel apicole : machines à gaufrer, extracteurs de miel et maturateurs ;
- les matériels et matériaux destinés à l’irrigation ci-après :
- station de tête et de filtration :
* filtres à gravillon, à sable et à boues (acier inox) ;
* filtres à tamis (acier inox) ;
* injecteurs d’engrais ou mélangeurs (acier inox) ;
* vannes diverses (bronze, fonte ou laiton, polyéthylène) ;
* manomètres (métallique) ;
* robinets pour manomètres ;
* purges d’air (laiton) ;
* clapets de non-retour (laiton ou fonte) ;
* valves de contrôle ou régulateur ou contrôleur de pression (bronze) ;
* jonctions acier (brides, coudes, réduction tubes) ;
* programmateurs ou coffrets de commande (armoire ou tableau) ;
– Réseau de distribution :
* rampes comprenant goutteurs montés en série sur tuyaux PEBD ;
* goutteurs en polypropylène injecté ;
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* micro jets en polypropylène injecté ;
* diffuseurs en laiton ou polypropylène ;
* tuyaux capillaires en polyéthylène ;
– Accessoires de raccordement en métal, polypropylène ou rilsan ou PVC :
* raccords pas de gaz, mamelons, manchons, réductions, tés, coudes, accords union ;
* raccords plasson de différents diamètres ;
* colliers, lanières de collier, rondelles, tés, croix, brides, boulons, embouts, collets et fermetures
de bout de ligne ;
9) Les opérations réalisées par la société « Sala Al Jadida » dans le cadre de son activité .
10) Les produits livrés et les prestations de services rendues aux zones franches d’exportation ainsi que les
opérations effectuées à l’intérieur ou entre les dites zones franches (art. 92-I-36°, tel que modifié par la loi
de finance 2017).
11)– les engins, équipements et matériels militaires, armes, munitions ainsi que leurs parties et accessoires
acquis par les organes chargés de la défense nationale et les organes chargés de la sécurité et du maintien de
l’ordre public, auprès des titulaires des autorisations de fabrication des matériels et équipements de défense
et de sécurité, armes et munitions ;
38
12)- les opérations de transfert d’actifs relatifs aux installations des énergies renouvelables réalisées dans le
cadre de la loi n° 38-16 .
a) Exonération des prestations de services
A compter du 1er juillet 2000, les entreprises installées dans les zones franches d’exportation, peuvent
recevoir en exonération de la TVA avec droit à déduction , les services provenant du territoire assujetti et
répondant à la notion d’exportation de services.
Au sens des dispositions de l’article 92-I-1° du CGI, on entend par prestations de services :
- les prestations de services réalisées dans le territoire assujetti et destinées à être exploitées ou utilisées
dans les zones franches d’exportation ;
- les prestations de services portant sur des entrées dans les zones franches d’exportation de produits,
effectuées pour le compte d’entreprises établies dans lesdites zones.
L’utilisation desdites prestations de services dans les zones franches doit être justifiée par la production de la
facture établie au nom du client situé dans lesdites zones franches et des pièces justificatives du règlement
effectué en devises. Les fournisseurs de biens ainsi que les prestataires de services installés dans le territoire
assujetti, peuvent prétendre au remboursement de la TVA supportée, en amont, au titre de l’acquisition
desdits biens et services et ce, dans les conditions et suivant les modalités prévues par voie réglementaire.
En outre et en application des dispositions de la loi de finance 2017, les opérations effectuées à l’intérieur et
entre lesdites zones franches d’exportation qui étaient considérées avant hors champ d’application de la
TVA, sont classées parmi les opérations exonérées avec droit à déduction.
13) – les produits et matières entrant dans la fabrication des panneaux photovoltaïques, acquis par les
fabricants desdits panneaux, cités ci-après :
– Cellules photovoltaïques ;
– Verre solaire ;
– Cornières des panneaux en plastique (Corners) ;
– Films encapsulants à base de polyoléfine (POE) ;
– Ruban utilisé pour connecter les cellules photovoltaïques (Ribbon) ;
– Boites de jonction avec câbles ;
– Silicone pour les boites de jonction ;
– Flux pour le soudage des cellules photovoltaïques ;
– Crochet et structure support du panneau ;
– Cadre du panneau.
39
A défaut de cette conservation, cette entreprise était tenue de procéder à une régularisation en reversant au
Trésor le montant correspondant à l'exonération ou à la déduction initialement opérée au titre desdits biens,
diminué d'un cinquième par année ou fraction d'année écoulée depuis la date d'acquisition de ces biens.
Avec l'institution du régime de la taxation des biens meubles d'occasion, la loi de finances 2017 a supprimé
l'obligation de conservation des biens meubles d'investissement prévue à l'article 102 du CGI et la
régularisation pour défaut de conservation prévue à l'article 104 (ll-20) dudit code.
Toutefois, il a été constaté que plusieurs pratiques frauduleuses sont apparues suite à la suppression du
dispositif de conservation et de régularisation précité.
Dans le cadre de la rationalisation des incitations fiscales et la lutte contre les pratiques frauduleuses, il a
été décidé de réinstaurer l'obligation de conservation des biens meubles ayant bénéficié de l'achat en
exonération ou du droit à déduction, dans un compte d'immobilisation pendant une période de 60 mois.
A défaut de conservation desdits biens pendant le délai précité, le bénéficiaire de la déduction ou de l'achat
en exonération est tenu de reverser au Trésor une somme égale au montant de l'exonération ou de la
déduction initialement opérée, diminué du montant correspondant aux mois écoulés depuis la date
d'acquisition de ces biens.
a) Début d’activité pour les contribuables ne procédant pas à la construction de leur unité d’exploitation
Pour les biens d’investissement acquis à l’intérieur, l’article 92 (I-6°) précité, tel que modifié par la loi de
finances pour l’année 2011 prévoit que par début d’activité, il faut entendre la date du premier acte
commercial qui coïncide avec la première opération d’acquisition de biens et services à l’exclusion :
- des frais de constitution des entreprises ;
- et des premiers frais nécessaires à l’installation des entreprises dans la limite de trois (3) mois.
Le délai de trois (3) mois précité commence à courir à partir du premier acte commercial lié à l’installation
de l’entreprise, tel que précisé ci-haut. Les entreprises doivent justifier ce premier acte de dépenses par
tout document probant tels que : facture d’achat, contrat d’acquisition ou de location, comme il a été défini
dans la note de service précitée.
Il y a lieu de préciser, par ailleurs, que l’entreprise peut bénéficier de l’achat en exonération de TVA des
biens d’investissement liés à l’installation de l’entreprise durant ces trois (3) premiers mois. Ainsi, il est
admis de lui délivrer, sur la base des demandes déposées au cours de ces trois premiers mois, des
attestations pour l’achat en exonération de TVA, des biens d’équipement nécessaires à son installation tels
que l’achat de matériel de bureau et les travaux d’aménagement, etc.
Cas d’illustration
Soit une entreprise créée le 1er/03/2023. Elle a procédé à l’acquisition d’un bien le 15/03/2023, date
correspondant à son 1er acte commercial.
Conformément aux dispositions de la loi de finances pour l’année 2011 précitée, cette entreprise bénéficie
d’un délai supplémentaire de 3 mois pour son installation à partir de la date de ce 1er acte commercial.
Pour ses acquisitions, ladite entreprise a le droit d’acheter en exonération de la TVA le matériel nécessaire à
son installation, à l’intérieur du délai de 3 mois précité.
Le début d’activité de cette entreprise commence à partir du 15/06/2023, soit une période d’exonération de
27 mois à partir du 1er acte commercial.
b) Début d’activité pour les contribuables qui procèdent à la construction de leur unité d’exploitation
Afin de résoudre certaines difficultés inhérentes aux retards accusés dans la délivrance des autorisations de
construire, la loi de finances pour l’année 2011 a prévu des dispositions en faveur des entreprises qui
procèdent à la construction de leur unité d’exploitation en fixant la date d’obtention de l’autorisation de
construire comme la date à prendre en considération pour décompter la période d’exonération des biens
d’investissement.
A cet effet, il est admis que tout acte lié à l’installation de l’entreprise, y compris l’opération d’achat du
terrain, intervenant avant l’obtention de l’autorisation de construire, ne constitue plus un acte déclenchant
le début d’activité pour le cas d’espèce.
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Cas d’illustration
Soit une entreprise créée le 1/06/2022. Elle a effectué les actes suivants :
- le 15/06/2022, elle a loué un appartement pour la domiciliation de son siège ;
- le 02/11/2022, elle a acquis un terrain ;
- le 15/03/2023, elle a obtenu l’autorisation de construire de son usine.
Dans le cas d’espèce, le début d’activité commence à partir du 15/03/2023
c) Début d’activité pour les contribuables qui procèdent à la réalisation des projets d'investissement
portant sur un montant égal ou supérieur à cinquante (50) millions de dirhams, dans le cadre d'une
convention conclue avec l'Etat
Pour les entreprises existantes qui procèdent à la réalisation des projets d'investissement portant sur un
montant égal ou supérieur à cinquante (50) millions de dirhams, dans le cadre d'une convention conclue avec
l'Etat, le délai d'exonération commence à courir, soit à compter de la date de signature de ladite convention
d'investissement, soit à compter de celle de la délivrance de l'autorisation de construire pour les entreprises
qui procèdent aux constructions liées à leurs projets.
En cas de force majeure, un délai supplémentaire de six (6) mois, renouvelable une seule fois, est accordé
aux entreprises qui construisent leurs projets ou qui réalisent des projets dans le cadre d'une convention
conclue avec l'Etat.
d) Bénéfice de l’exonération de TVA à l’intérieur des biens d’investissement durant toute la durée
d’acquisition ou de construction
Les dispositions de l’article 92 (I- 6°) du CGI, telles que modifiées et complétées par la loi de finances pour
l’année budgétaire 2015, prévoient que les biens d’investissement acquis à l’intérieur par les entreprises
assujetties à la TVA, sont exonérés durant toute la durée d’acquisition ou de construction à condition que les
demandes d’achat en exonération soient déposées, auprès du service local des impôts dont dépend le
contribuable, dans le délai légal de trente six (36) mois ainsi que le délai supplémentaire de 3 mois précité.
Il y a lieu de signaler que les acquisitions ou les constructions des biens d’investissement continuent à
bénéficier de l’exonération au-delà de la période de 36 mois dès lors qu’elles sont couvertes par les
attestations nécessaires délivrées à cet effet par le service local des Impôts compétent.
Aussi, est-il rappelé que pour les demandes d’achat en exonération de TVA déposées par les contribuables à
la veille de l’expiration du délai d’exonération de 36 mois, les attestations y afférentes sont valables quoique
portant une date postérieure audit délai.
41
par l’administration (attestation d’exonération des biens d’investissement), le premier exemplaire est
conservé par ledit service et le second est remis à la personne concernée.
A l’appui de cette attestation, Le contribuable peut introduire une demande de remboursement de la TVA
ayant grevé les travaux de construction desdits biens.
Cette demande de remboursement doit être déposée avant l’expiration de la période de 36 mois à compter
du début d’activité tel que défini à l’article 92-I-6° du CGI.
2) Les autocars, les camions et les biens d’équipement y afférents acquis par les entreprises de transport
international routier.
Cette exonération s’applique dans les conditions prévues au 6° de l’article 92-I du C.G.I, tel que modifié par
la Loi de finances pour l’année budgétaire 2011.
Pour bénéficier de l’exonération de la TVA prévue à l’article 92 (I-7°) du C.G.I, les personnes éligibles à
l’exonération doivent, conformément aux dispositions de l’article 5 du décret précité, adresser au service
local des impôts dont elles dépendent, une attestation ou toute autre pièce justifiant l’exercice de l’activité
de transport international routier délivrée par les autorités compétentes ainsi qu’une demande formulée sur
ou d’après un imprimé établi par l’administration. Les intéressés doivent fournir à l’appui de cette demande
:
42
- Un état descriptif établi en triple exemplaire qui précise les nom, raison sociale ou dénomination, adresse
des fournisseurs et la nature des biens destinés à être achetés sur le marché intérieur, en exonération de
la taxe, leur valeur en dirhams ainsi que l’intitulé du compte où ils seront inscrits en comptabilité.
Cet état doit comporter, en outre, le numéro d’identification fiscale des fournisseurs, le taux et le
montant de la taxe dont l’exonération est demandée;
- Les factures proforma ou devis en triple exemplaire indiquant la valeur hors taxe des biens d’équipement
acquis ainsi que le montant de la taxe dont l’exonération est demandée.
Au vu de cette demande, le service local des impôts établit, par fournisseur, une attestation d’achat en
exonération de la taxe sur la valeur ajoutée en triple exemplaire.
Un exemplaire de l’attestation est conservé par l’acquéreur qui remet un exemplaire à son fournisseur.
Le troisième exemplaire est envoyé à l’inspecteur qui gère le dossier du fournisseur.
Les factures et tous documents se rapportant aux ventes réalisées sous le bénéfice de l’exonération à
l’intérieur doivent être revêtus d’un cachet portant la mention « Vente en exonération de la TVA en vertu de
l’article 92- I-7° du C.G.I.»
43
importations réalisées directement par l’établissement utilisateur, ainsi qu’aux importations effectuées par
l’entremise de tiers.
Pour bénéficier de cette exonération prévue au 10° du I de l’article 92 du C.G.I, les établissements
destinataires du matériel éducatif, scientifique ou culturel, bénéficiant de la franchise des droits et taxes à
l’importation, doivent conformément à l’article 7 du décret précité, adresser au service local des impôts
dont ils dépendent, une demande établie sur un imprimé fourni par l’administration, accompagnée :
- de l’autorisation d’importation dudit matériel en franchise des droits et taxes dûment visée par
l’Administration des Douanes et Impôts Indirects ;
- d’une facture proforma établie par le commerçant importateur dudit matériel.
Au vu de cette demande, le service local des impôts établit, au nom de l’établissement acquéreur, une
attestation d’achat en exonération en triple exemplaire dont l’un est conservé par le service, les deux autres
sont remis à l’acquéreur qui remet un exemplaire à son fournisseur qui le conserve à l’appui de sa
comptabilité.
Les factures et tous documents se rapportant aux ventes réalisées sous le bénéfice de l’exonération
précitée, doivent être revêtus de la mention « vente en exonération de la TVA en vertu de l’article 92-I-10°
du C.G.I. ».
6) Les biens d’équipement, matériels et outillages acquis par les associations à but non lucratif
s’occupant des personnes handicapées, destinés à être utilisés par lesdites associations dans le cadre de
leur objet statutaire.
Pour bénéficier de l’exonération de la TVA, prévue à l’article 92 (I-12°) du C.G.I, les associations éligibles à
l’exonération doivent conformément à l’article 8 du décret précité, adresser une demande au service local
des impôts dont elles dépendent.
A l’appui de cette demande, lesdites associations doivent fournir :
- une copie conforme des statuts de l’association ;
- les factures proforma ou devis des biens d’équipement acquis, en triple exemplaire, indiquant la valeur en
hors taxe ainsi que le montant de la taxe y afférent ;
- un état descriptif établi en triple exemplaire qui précise le nom, raison sociale ou dénomination, adresse
des fournisseurs et la nature des biens destinés à être achetés sur le marché intérieur ou importés en
exonération et être utilisés dans le cadre de l’objet statutaire de l’association.
Cet état doit comporter en outre le numéro d’identification fiscale des fournisseurs, la valeur des biens hors
taxe ainsi que le montant de la taxe dont l’exonération est sollicitée ;
Au vu de cette demande, l’administration établit, par fournisseur, une attestation d’achat en exonération en
triple exemplaire. Un exemplaire de l’attestation et de la liste des biens est conservé par l’association
bénéficiaire qui remet un exemplaire à son fournisseur. Le troisième exemplaire est envoyé à l’inspecteur qui
gère le dossier du fournisseur.
Une copie de l’attestation est remise à l’inspecteur dont dépend le siège de l’association bénéficiaire. Un
dossier fiscal doit être tenu au nom de ladite association.
Les factures et tous documents se rapportant aux ventes réalisées sous le bénéfice de l’exonération prévue
ci-dessus, doivent être revêtus d’un cachet portant la mention «vente en exonération de la TVA - article 92 (I
–12°) du code général des impôts.»
En application des dispositions de l’article 8-II du décret précité. Ces formalités sont également applicables à
certaines associations et institutions ci –après :
b)- biens d’équipement, matériels et outillages acquis par le «Croissant rouge marocain», destinés à être
utilisés par lui dans le cadre de son objet statutaire (art 92-I- 13°) du CGI ;
c)- biens, matériels, marchandises et services acquis ainsi que les services effectués par la Fondation
Mohamed VI de promotion des oeuvres sociales de l’éducation formation conformément aux missions qui lui
sont dévolues par la loi n° 73.00 (art 92-I -14°) du CGI ;
d)- biens, matériels et marchandises acquis nécessaires à l’accomplissement de sa mission, effectuées par la
Fondation Hassan II pour la lutte contre le cancer ;
e)- biens, matériels et marchandises acquis par la Ligue Nationale de Lutte contre les Maladies Cardio-
vasculaires dans le cadre de sa mission prévue par le dahir portant loi n° 1-77-334 (art 92-I -16°) du CGI ;
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f)- biens d’équipement, matériels et outillages acquis par :
- la Fondation Cheikh Zaïd Ibn Soltan ;
- la Fondation Cheikh khalifa Ibn Zaïd ;
g)- biens, matériels et marchandises acquis par la Banque Islamique de Développement,
h)- biens mobiliers ou immobiliers acquis par l’Agence Baït Mal Al Qods Acharif ;
i)- actes, activités ou opérations réalisées par la société dénommée «Agence spéciale Tanger méditerranée»;
7) Dons
Il s’agit de :
a)- biens, marchandises, travaux et prestations de services financés ou livrés à titre de don par les personnes
physiques ou morales marocaines ou étrangères, à l’Etat, aux collectivités locales, aux établissements publics
et aux associations reconnues d’utilité publique s’occupant des conditions sociales et sanitaires des personnes
handicapées ou en situation précaire (Art. 92-I-20°) ;
b)- biens, marchandises, travaux et prestations de services financés ou livrés à titre de don , dans le cadre
de la coopération internationale à l’Etat, aux collectivités locales, aux établissements publics et aux
associations reconnues d’utilité publique, par les gouvernements étrangers ou par les organisations
internationales(Art. 92-I-21°) ;
c)- biens, marchandises, travaux et prestations de services financés ou livrés à titre de don aux
gouvernements étrangers, par le gouvernement du Royaume du Maroc(Art. 92-I-22°) ;
d)- biens, marchandises, travaux et prestations de services financés par des dons .
Pour l’application de l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée prévue par l'article 92 (1-20°, 21°, 22° et
23°) du code général des impôts, le donateur ou le bénéficiaire du don, lorsque le donateur ne dispose pas
d'établissement ou de domicile fiscal au Maroc, doit adresser au service local des impôts dont il relève, une
demande d'achat en exonération, selon ou sur un imprimé modèle établi par l'administration à cet effet
revêtue du visa de l'organisme bénéficiaire du don,
Toutefois, lorsque le don est accordé dans le cadre de la coopération internationale, ladite demande est
formulée par le bénéficiaire du don portant sa seule signature sans qu'elle soit cosignée par les services
diplomatiques du pays donateur ou par les entités chargées de suivre l'exécution des travaux.
Cette demande doit être accompagnée d'une facture proforma indiquant le nom du fournisseur, son numéro
d'identification fiscale, l'identifiant commun de l'entreprise, la nature du bien, de la marchandise, des
travaux ou des prestations de services, livrés ou financés par des dons, le prix hors taxe et le montant de la
taxe sur la valeur ajoutée.
Au vu de cette demande, le service visé à l’alinéa précédent établit au nom du fournisseur, une attestation
d’achat en exonération en double exemplaire, dont l’un est remis au fournisseur qui le conserve à l’appui de
sa comptabilité. Les factures et tous documents se rapportant aux ventes réalisées sous le bénéfice de
l’exonération prévue ci-dessus doivent être revêtus d’un cachet portant la mention « vente en exonération
de la taxe sur la valeur ajoutée, selon le cas, Article 92 (I-20°), article 92 (I-21°), article 92 (I-22°) et article
92 (I-23°) du code général des impôts».
8) Logements sociaux
Afin d’encourager les opérations de construction de logements sociaux et d’améliorer le pouvoir d’achat des
catégories moyennes ou à faible revenu pour lesquelles ledit logement est destiné, la loi de finances pour
l’année budgétaire 2013 a introduit une nouvelle définition du logement social et des mesures incitatives au
profit, à la fois :
- des acquéreurs du logement social ;
- et des promoteurs immobiliers.
Cette exonération est accordée dans les conditions prévues par l’article 93 du C.G.I et qui sont citées ci-
dessous.
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8-1- Conditions d’exonération du logement social
a) Définition du logement social
* Rappel
Antérieurement au 1er janvier 2013, étaient exonérées de la TVA avec droit à déduction, les constructions de
locaux à usage exclusif d’habitation dont la superficie couverte et la valeur immobilière totale, par unité de
logement, n’excédaient pas, respectivement, 100 m2 et 250.000 dirhams, TVA comprise, tel que cela
résultait des anciennes dispositions de l’article 92 (I- 28°) du C.G.I.
En outre, lorsque le logement édifié dans les conditions précitées fait l’objet de cession, le prix de la
première vente ne doit pas excéder deux cent mille (250.000) dirhams hors taxe.
Conformément aux dispositions de l’article 93 du CGI, la superficie du logement social bénéficiant de
l’exonération en vertu de l’article 92 précité, s’entend des superficies brutes comprenant outre les murs et
les pièces principales, les annexes suivantes : cuisine, salle de bain ou cabinet de toilettes, clôtures et
dépendances (cave, garage, buanderie) que celles- ci soient ou non comprises dans la construction principale.
Lorsqu’il s’agit d’immeubles collectifs, les parties communes sont estimées au minimum à 10 % de la
superficie de la partie privative à laquelle elles s’ajoutent, conformément au texte sur l’urbanisme.
Cette exonération était accordée sous forme de remboursement, dans les conditions précitées et selon des
modalités fixées par les dispositions des articles 10 et 25 du décret pris pour l’application de la TVA.
* Définition du logement social
Conformément aux dispositions de l’article 92- I-28° du CGI, sont exonérées les opérations de cession de
logements sociaux à usage d’habitation principale dont la superficie couverte est comprise entre cinquante
(50) et cent (80) m2 et le prix de vente n’excède pas deux cent cinquante mille (250.000) dirhams hors taxe
en vertu des dispositions de l’article 92-I-28° du CGI. Cette exonération profite directement aux acquéreurs.
b) Avantage accordé aux acquéreurs
Pour cerner cette opération et cibler les personnes bénéficiaires de l’exonération, la loi de finances pour
l’année budgétaire 2010 a prévu le versement, par l’Etat, au bénéfice des acquéreurs, d’une partie du prix
de vente égale au montant de la T.V.A. grevant l’acquisition du logement social.
46
- une copie du compromis de vente;
- un engagement de produire une copie du contrat de vente définitif précité ;
- une attestation bancaire indiquant le relevé de son identité bancaire (R.I.B.).
Au vu desdits documents, le ministre chargé des finances ou la personne déléguée par lui à cet effet procède
à l'établissement d'un ordre de paiement, au nom du notaire, du montant de la taxe sur la valeur ajoutée
indiqué dans le compromis de vente et au virement des montants correspondants avec envoi audit notaire
d'un état individuel ou collectif comportant le ou les noms des bénéficiaires ainsi que les montants y
afférents.
Le notaire est tenu d'établir le contrat définitif dans un délai de trente (30) jours maximum à partir de la
date du virement du montant de la TVA et de présenter ledit contrat à l'enregistrement dans le délai légal.
Au cas où la vente n'a pas abouti, le notaire est tenu d'adresser au service local des impôts une lettre avec
accusé de réception, attestant de la non réalisation de la vente, accompagnée du chèque de récupération du
montant de la taxe sur la valeur ajoutée, établi au nom du receveur de l'administration fiscale.
Au vu de cette lettre, le ministre chargé des finances établit un ordre de recette au nom du notaire
accompagné du chèque cité ci-dessus permettant au receveur de l'administration fiscale la récupération du
montant de la taxe sur la valeur ajoutée.
D’autre part, La mainlevée de l'hypothèque ne peut être délivrée qu'après production par l'intéressé des
documents justifiant que le logement social a été affecté à son habitation principale pendant une durée de
quatre (4) ans. Ces documents sont :
- une demande de mainlevée ;
- une copie du contrat de vente ;
- une copie de la carte nationale d'identité comportant l'adresse du logement objet de l'hypothèque ou un
certificat administratif indiquant la durée d'habitation effective ;
- des copies des quittances de paiement de la taxe de services communaux.
Si l'acquéreur ne demande pas la levée de l'hypothèque après la quatrième année suivant la date
d'acquisition, il est invité par l'inspecteur des impôts par lettre notifiée, à produire lesdits documents dans un
délai de trente (30)jours sous peine de mettre en recouvrement par état de produits, le montant de la taxe
sur la valeur ajoutée précité ainsi que des pénalités et majorations y afférentes .
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remplir les mêmes formalités développées ci haut concernant la livraison à soi même des biens
d’investissement.
10) Restauration des monuments historiques classés et des équipements de base d’utilité publique
Les personnes physiques et morales bénéficiant de l’exonération au titre des opérations de restauration de
monuments historiques classés et des équipements de base d’utilité publique prévues à l’article 92-I-32° du
C.G.I, doivent adresser au service local des impôts compétent une demande en restitution de la taxe payée
sur les achats des matériels, travaux ou services acquis auprès d’assujettis à la TVA accompagnée des
factures d’achat correspondantes, établies en leur nom, en application des dispositions de l’article 12 du
décret précité.
Cette demande doit être formulée sur ou d’après un imprimé établi par l’Administration fiscale.
Au vu de cette demande et des factures d’achat présentées, le ministre chargé des finances ou la personne
déléguée par lui à cet effet, établit un ordre de restitution du montant de la taxe payée.
11) Opérations de vente, de réparation et de transformation portant sur les bâtiments de mer
Conformément aux dispositions l’article 92-I-33° et 34° du C.G.I. les opérations de ventes, de réparation et
de transformation portant sur les bâtiments de mer ainsi que les ventes aux compagnies de navigation, aux
pêcheurs professionnels et aux armateurs à la pêche, des produits destinés à être incorporés dans lesdits
bâtiments, sont exonérées de la TVA
a)Vente de bâtiments de mer
Par bâtiment de mer, on doit entendre les navires, bâtiments, bateaux et embarcations capables, par
leurs propres moyens, de tenir la mer comme moyen de transport et effectuant une navigation
principalement maritime.
- Bénéficient de l’exonération :
- les navires destinés à la navigation maritime pour le transport de voyageurs ou de marchandises sur des
lignes de navigation nationales ou internationales ;
- les remorques, les bateaux pilotes et les bateaux sauveteurs ;
- les navires destinés à la navigation maritime et utilisés par les pêcheurs professionnels ;
- les bâtiments de la marine nationale et les vedettes garde-pêche;
- les bâtiments des flottilles civiles de l’Etat (Douane, police maritime.) ;
- les bateaux affectés au ravitaillement des phares et les navires câbliers ;
- les bateaux utilisés par les entreprises qui organisent des excursions touristiques en mer ;
- les canots et chaloupes des bâtiments de mer.
- sont exclus du bénéfice de l’exonération :
- les bâtiments utilisés par les ostréiculteurs (éleveurs d’huîtres) et les mytiliculteurs (éleveurs de moules)
dans le cadre de leur profession ;
- les hydroglisseurs, les pédalos, les canots pneumatiques et les embarcations sportives propulsées à la
rame ou à la pagaie ;
- les bateaux de sport et de plaisance ....
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Lesdits produits, doivent être livrés aux compagnies de navigation, pêcheurs professionnels et aux armateurs
à la pêche, soit directement par les fabricants soit par l’intermédiaire de négociants.
d) Opérations exclues
L’exclusion du bénéfice de l’exonération frappe les opérations ayant tout autre objet que la construction, la
transformation et la réparation des bâtiments de mer. Il en est ainsi notamment :
- de la réparation et de la transformation des bateaux ne répondant pas à la définition de l’article 92-I-33°
du CGI;
- du remorquage par un tiers au bassin de radoub du bateau à réparer ;
- de la location du bassin de radoub pour la réparation, moyennant paiement d’une redevance ;
- des services divers, rendus à l’utilisateur de la forme de radoub ;
- de la location de mahonnes permettant d’opérer sur la partie extérieure de la coque, de pontons
indispensables au débarquement de grosses pièces et de tout matériel destiné à des armateurs et des
chantiers navals qui l’utilisent dans le port ou dans les eaux territoriales ;
- des travaux d’études et des travaux effectués en régie pour le compte des chantiers et des armateurs ;
- des fournitures de main d’œuvre, quelle que soit la qualité de l’entreprise qui la fournit.
e) Conditions d’exonération
Pour bénéficier des exonérations de la TVA prévues à l’article 92-I (33° et 34°) du C.G.I, le bénéficiaire doit
adresser au service local des impôts dont il relève, une demande d’exonération formulée sur ou d’après un
imprimé établi par l’Administration conformément aux formalités prévues par l’article 13 du décret précité.
Cette demande doit être accompagnée d’une facture proforma établie par le fournisseur indiquant la nature
des marchandises ou de la prestation fournie ainsi que le nom et le numéro de matricule du navire auquel
elles sont destinées. Cette facture proforma doit être visée par le quartier maritime dont dépend le pêcheur
ou l’armateur propriétaire du navire.
Au vu de cette demande, le service local des impôts établit une attestation d’achat en exonération en triple
exemplaire dont l’un est conservé par le service, les deux autres sont remis à l’acquéreur qui remet un
exemplaire à son fournisseur qui le réserve à l’appui de sa comptabilité.
Les factures et tous documents se rapportant aux ventes sous le bénéfice des exonérations prévus ci-dessus
doivent être revêtus d’un cachet portant la mention « vente en exonération de la TVA article 92-I (33° et
34°) du Code Général des Impôts. »
a- Transport de voyageurs
Le transport international de voyageurs se caractérise par le fait qu’un contrat unique de transport
international n’entraîne pas toujours l’utilisation d’un même vol et d’un même trajet.
Le critère essentiel qui permet de qualifier de transport international une opération comportant l’utilisation
de plusieurs trajets ou vols dont un ou plusieurs à l’intérieur du territoire, assurés par une même compagnie
ou par différentes compagnies, doit être recherché dans la notion de contrat unique de transport.
Cette notion fondamentale de contrat international permet de régler les cas suivants :
- billet unique et trajet ou vol unique : c’est le cas le plus simple et l’exonération est acquise dès le
moment où le point de départ ou celui d’arrivée se situe hors du Maroc ;
- contrat unique et pluralité de vols ou de trajets : dans le cas où un seul contrat de transport
international a été conclu avec le client, que ce contrat ait donné lieu à la délivrance d’un seul billet ou de
plusieurs billets, l’exonération est acquise même si un ou plusieurs vols ou trajets sont effectués à l’intérieur
du Maroc. Ainsi, à titre d’exemple, le contrat portant sur un trajet fractionné Agadir-Casablanca, Casablanca-
Tanger et Tanger-Paris, est considéré comme un contrat unique de transport international.
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Toutefois, doit être considéré comme n’ayant pas le caractère international et par conséquent soumis à la
T.V.A., un contrat de transport conclu avec un client quelle que soit sa nationalité et quel que soit le pays
d’émission du billet, lorsqu’il s’agit d’un vol ou d’un trajet dont le point de départ et d’arrivée sont situés au
Maroc.
b- Transport de marchandises
Les mêmes principes énumérés ci-dessus en matière de transport de voyageurs sont applicables au transport
de marchandises, qu’il soit terrestre, maritime ou aérien.
12-1- Prestations de services liées au transport international
Cette exonération concerne notamment :
- les prestations de services utilisées pour les besoins du transport international maritime, aérien et
terrestre ;
- les opérations particulières portant sur :
- les prestations de services effectuées par les agents consignataires, mandataires, courtiers, etc
- les commissions sur les ventes de billets perçues par les agences de voyages et par les intermédiaires
au titre de la vente des billets des compagnies aériennes de transport international.
- les opérations de démantèlement des avions; (L.F 2016)
Il est précisé que les prestations de services énumérées ci-après sont données à titre indicatif.
a)Prestations de services liées au transport international maritime
- Prestations de services pour les besoins des navires
Il s’agit notamment des opérations de :
- pilotage de navire ;
- remorquage y compris « l’attente » ou le « déplacement du remorqueur»;
- amarrage, démarrage ;
- utilisation des installations portuaires (quais, matériels de manutention) ;
- entretien, réparation, maintenance du navire, du matériel de bord (désinfection, dératisation,
nettoyage…) ;
- gardiennage et services de prévention et de lutte contre l’incendie ;
- visites de sécurité et de classification, examens de carènes, expertises techniques ;
- expertises ayant trait à l’évaluation des dommages subis par les navires ;
- opérations d’affrètement, de location des navires.
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Opérations exclues
- Sont soumises à la T.V.A, les prestations de services réalisées pour les besoins des bateaux de
plaisance, de sport ou des bateaux effectuant de la navigation intérieure ayant pour point de départ
et point d’arrivée un port marocain.
B) Prestations de services liées au transport international aérien
Prestations portant sur les aéronefs
Ces prestations concernent notamment :
- l’atterrissage, le stationnement et le décollage ;
- l’usage des dispositifs d’éclairage ;
- l’usage des installations aménagées pour la réception des passagers et des marchandises ;
- l’usage des installations destinées à l’avitaillement des aéronefs ;
- l’usage des dispositifs d’assistance à la navigation aérienne ;
- l’usage des moyens mécaniques, électriques ou pneumatiques pour la mise en route des moteurs des
aéronefs ;
- le transport de l’équipage sur l’aire des aéroports ;
- les opérations de nettoyage, d’entretien, de réparation et de maintenance des aéronefs, du matériel
et des équipements de bord
- le gardiennage et le service de prévention et de lutte contre l’incendie ;
- les visites de sécurité et les expertises techniques ;
- l’expertise ayant trait à l’évaluation des dommages subis par les aéronefs ;
- les opérations d’affrètement et de location d’aéronefs.
Prestations liées à la cargaison
Il s’agit notamment des prestations suivantes :
- embarquement et débarquement des passagers et leurs bagages ;
- chargement et déchargement des aéronefs ;
- opérations d’assistance aux passagers (notamment le transport des passagers de l’aérogare à
l’aéronef, opérations relatives à l’enregistrement des passagers et de leurs bagages) ;
- aérien établissement du devis de poids, tenue du carnet de bord de l’appareil, comptage du fret
notamment) ;
- location de contenants et de matériels de protection de marchandises ;
- gardiennage et magasinage de marchandises ;
- expertise ayant trait à l’évaluation des dommages subis, par les passagers et les marchandises.
Opérations exclues
Les prestations de services réalisées pour les besoins d’aéronefs liant des aérodromes marocains ou pour
les besoins d’avions de tourisme, sont soumises à la TVA dans les conditions de droit commun.
c) Prestations de services liées au transport international routier
Il s’agit notamment des opérations suivantes :
- entretien, réparation, maintenance, nettoyage des camions ou des autocars ;
- graissage et vidange ;
- gardiennage et stationnement ;
- conditionnement et magasinage de marchandises ;
- location de matériels utilisés pour les besoins du transport ;
- expertises techniques ;
- expertises ayant trait à l’évaluation des dommages subis en cas d’accidents ;
- services de dépannage, de prévention et de lutte contre l’incendie ;
- services des autoroutes ;
- opérations d’affrètement, de location de camions et d’autocars ;
- mise à disposition du personnel.
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d) Opérations accessoires au transport international
Commissions sur les ventes de billets
Les billets internationaux vendus par les agences de voyage ou par les intermédiaires donnent généralement
lieu à un prélèvement d’une commission sur le prix de vente du billet.
Lesdites commissions, lorsqu’elles sont supportées par les compagnies de transport international, sont
exonérées de la TVA.
Prestations de services effectuées par les mandataires
Sont exonérés avec droit à déduction, les services rendus par les agents consignataires, commissionnaires,
courtiers et autres intermédiaires qui interviennent dans les opérations du transport international.
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- la location de matériel de tournage cinématographique et audiovisuel ;
- la location de matériel roulant (voitures, camions, engins de travaux publics) ;
- les hélicoptères, deltaplanes, avions ;
- la location d’animaux ;
- le transport terrestre, maritime et aérien du matériel de tournage ;
- l’achat ou la location d’accessoires de décors ;
- la fourniture et la confection de textiles pour costumes et décors ;
- la fourniture de produits d’effets spéciaux (poudre, explosifs, gaz butane, produits fumigènes) ;
- l’achat ou la location de matériel de bureautique ;
- l’installation de compteurs et la consommation électrique ;
- la location ou la fourniture de produits de maroquinerie ;
- l’hôtellerie et la restauration.
Conformément aux dispositions de l’article 15 du décret d’application précité, le bénéfice de cette
exonération est subordonné à l’obtention d’une autorisation d’achat en exonération valable pour toute la
durée du tournage de films.
Les modalités de délivrance de ladite autorisation sont fixées comme suit :
- les entreprises étrangères de productions de films audiovisuelles, cinématographiques ou télévisuelles
visées à l’article 92-I-38° précité, doivent adresser au service local des impôts de leur choix, une
demande d’achat en exonération de la taxe.
Cette demande doit être accompagnée :
- d’une copie certifiée conforme de l’autorisation de tournage ;
- d’une attestation bancaire justifiant l’ouverture d’un compte ouvert en devises convertibles.
Au vu de ces documents, le service local des impôts doit délivrer, dans les quarante-huit (48) heures au
maximum qui suivent le dépôt de ladite demande, une autorisation valable pour toute la durée du tournage
en vue d’acquérir ou de louer tous les biens et services nécessaires pour la réalisation desdits films.
Cette autorisation doit comporter :
- le nom de la personne physique ou de la société bénéficiaire ;
- le numéro du compte bancaire ouvert en devises ;
- la durée du tournage du film.
Les fournisseurs desdits biens et services en exonération, sont tenus :
- de ne se faire payer que par chèque tiré sur le compte bancaire dont le numéro est indiqué sur
l’autorisation délivrée à cet effet par le service ;
- d’indiquer sur la copie de la facture de vente d’une part, les références de paiement et d’autre part, le
numéro, la date de l’autorisation ainsi que le service local des impôts qui a visé ladite autorisation.
Les factures et tous documents se rapportant aux ventes réalisées en exonération de la taxe, doivent être
revêtus d’un cachet portant la mention « vente en exonération de TVA article 92-I-38° du Code Général des
Impôts».
14) Biens et marchandises acquis à l’intérieur par les personnes non résidentes (Détaxe)
14-1- Conditions du bénéfice de la détaxe
Conformément aux dispositions de l’article 92-I-39°du C.G.I, sont exonérés les biens et marchandises acquis à
l’intérieur par les personnes physiques non résidentes au moment de quitter le territoire marocain et ce,
pour tout achat égal ou supérieur à deux mille (2.000) dirhams, taxe sur la valeur ajoutée comprise.
Sont exclus de cette exonération, les produits alimentaires (solides et liquides), les tabacs manufacturés, les
médicaments, les pierres précieuses non montées et les armes, ainsi que les moyens de transport à usage
privé, leurs biens d’équipement et d’avitaillement et les biens culturels.
Il est précisé à cet égard qu’en date du 17- 07-2008, une convention a été signée entre la D.G.I et deux
sociétés chargées de la restitution de la TVA aux personnes non-résidents en visite au Maroc, à savoir :
- Global Blue (ex Global Refund)
- Morroco Tourist Refund du Groupe Fintrax
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Aux termes de ladite convention, le bénéfice de cette exonération est subordonné aux conditions suivantes :
a) la vente doit être effectuée au détail et ne pas avoir un caractère commercial. Elle doit être accomplie, le
même jour, chez un même vendeur et le montant y afférent doit être d’une contre valeur supérieure ou
égale à 2.000 DH, taxe sur la valeur ajoutée comprise.
b) le vendeur doit être un assujetti à la TVA et accepter d’accomplir les formalités de la vente ouvrant droit
à la restitution de la TVA. A cet effet, il doit remplir au moment de la vente, « un bordereau de vente à
l’exportation » constitué d’une copie originale et de trois exemplaires :
- la copie originale ainsi que deux exemplaires sont remis à l’acheteur;
- un exemplaire est conservé par le vendeur.
Ce bordereau, formulé sur ou d’après un imprimé établi par la société de détaxe, doit être accompagné des
factures détaillées des achats effectués revêtues du cachet du vendeur et comporter les renseignements
suivants :
- les nom et prénom ou raison sociale du vendeur, son adresse ainsi que son numéro d’identification
fiscale ;
- le nom, prénom, nationalité et adresse complète de l’acheteur ;
- le numéro de compte bancaire ouvert au Maroc (RIB) ou à l’étranger ainsi que l’intitulé de la banque ;
- la nature, la quantité et le prix unitaire des biens vendus ;
- le montant des achats (taxe sur la valeur ajoutée comprise) et le taux de la T.V.A. correspondant ;
- le montant de la T.V.A. à restituer (détaxe) ;
- les signatures de l’acheteur et du vendeur.
c) L’acheteur qui veut bénéficier de la restitution de la TVA sur l’acquisition des biens et marchandises à
l’intérieur, doit être une personne physique non résidente en court séjour au Maroc. Il doit présenter lui-
même les marchandises, la copie originale du bordereau ainsi que les deux exemplaires remis par le vendeur
accompagnés des factures à la douane au moment de quitter le territoire marocain et ce, avant l’expiration
du troisième mois qui suit la date de l’achat.
d) Le bureau de la douane appose son visa sur la copie originale du bordereau ainsi que les deux exemplaires
précités après vérification des renseignements figurant sur lesdits documents et des marchandises
transportées dans les bagages de l’acheteur.
e) Lorsque les formalités citées ci-dessus sont remplies, la société de détaxe procède à la restitution de la
TVA, conformément aux indications bancaires figurant sur le bordereau.
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- remboursement en espèces en garantissant une permanence dans les principaux points de sortie du Maroc
(aéroport, port, etc) ;
- remboursement par chèque bancaire ;
- remboursement par carte de crédit : Visas, Mastercard, American express ou toute autre carte agréée.
La Société s’engage à assurer le remboursement dans les principales devises. Dans le cas où le choix du
touriste porte sur une devise non disponible, le remboursement doit au moins être assuré en Euro ou en
Dollar.
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Conformément aux dispositions prévues au IV-D de l’article 7 de la Loi de Finances 2009, ladite exonération,
qui revêt la forme d’une restitution, est accordée à hauteur de 50%, du montant total de la taxe supportée
au titre de la construction desdites mosquées.
Les modalités d’application de cette restitution sont prévues par les dispositions de l’article 16 bis du décret
n° 2- 06 – 574 pris pour l’application de la TVA tel que complété .
Aux termes dudit article, les personnes physiques et morales bénéficiant de l’exonération au titre des
opérations de construction des mosquées prévues à l’article 92 (I-43°) du C.G.I , doivent adresser au service
local des impôts dont elles dépendent une demande en restitution de la taxe payée sur les achats des
matériaux de construction, travaux ou services acquis auprès d’assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée,
accompagnée d’une autorisation délivrée par le ministère des habous et des affaires islamiques.
Cette demande formulée par écrit doit être accompagnée des documents ci-après :
- copie certifiée conforme de l’autorisation de construire ;
- les originaux des factures d’achat et mémoires des travaux ;
- et, le cas échéant, copie du marché au titre duquel l’entreprise a été déclarée adjudicataire.
Au vu de cette demande, le ministre chargé des finances ou la personne déléguée par lui à cet effet, établit
un ordre de restitution du montant de la taxe acquittée à hauteur de 50% de la valeur globale.
56
débiteurs, comportant le chiffre d'affaires exonéré et le chiffre d'affaires taxable relatif aux ventes
entièrement exécutées et facturées avant le 1er janvier 2024.
A/ Principe
Le régime de la suspension de taxe prévu par l’article 94 du C.G.I n’est pas un régime d’exonération dans la
mesure où il a pour objet d’éviter de faire payer la taxe que le bénéficiaire aurait dû normalement régler à
l’occasion de ses achats taxables de biens et services. Il vise par le biais de la détaxation au niveau même de
l’approvisionnement à encourager certains secteurs de l’économie. Il en découle que
la taxe devient exigible si les conditions ayant motivé le bénéfice du régime suspensif n’ont pas été
satisfaites ou cessent de l’être. Dans le même ordre d’idées les opérations faites en suspension de taxe
produisent au regard des règles générales de l’application de la T.V.A. les mêmes effets que les opérations
imposables notamment en ce qui concerne le droit à déduction chez le fournisseur, et pour ce qui est du
calcul du prorata en matière de déduction. (cf. chapitre Déductions).
Le bénéfice dudit régime est limité aux seules entreprises exportatrices des produits et services présentant
les garanties nécessaires en matière de transparence et qui sont catégorisées conformément à l’article 19 du
décret pris pour l’application de la TVA.
Les achats concernés par le régime suspensif portent sur les marchandises, matières premières, emballages
irrécupérables et les services nécessaires à la réalisation de l’exportation ou d’opérations visées ci-dessus.
Bénéficient de l’achat en suspension, tous les biens et services qui sont éligibles au droit à déduction, ce qui
exclut du bénéficie de ce régime les matières, produits et services visés à l’article 106 du C.G.I. (exemple :
biens, produits, matières et services non utilisés pour les besoins de l’exploitation).
En raison de la spécificité ayant trait à l’application de ce régime selon qu’il s’agisse d’exportation des
produits ou d’exportation de services. Il convient de les traiter séparément.
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D/ Modalités d’application
Les entreprises catégorisées visées à l’article 94 (I et II) du C.G.I qui désirent effectuer leurs achats en
suspension de la TVA doivent, en application des dispositions prévues à l’article 19 du décret précité, remplir
les conditions désignées ci après :
- être en situation régulière vis à vis des déclarations et des paiements des impôts, droits et taxes prévus à
l’article 164 du C.G.I, pour bénéficier desdits achats en suspension de la TVA et opérer, le cas échéant, le
remboursement y afférent et en conséquence présenter une attestation de catégorisation délivrée par
l’administration fiscale ;
- justifier du chiffre d’affaires réalisé à l’exportation au cours de l’année n-1.
Pour bénéficier de l’achat en suspension, les entreprises exportatrices catégorisées, doivent déposer à tout
moment de l’année une demande auprès du service local d’assiette dont dépend leur établissement ou leur
siège social, accompagnée :
- des factures proforma ou tout autre document en tenant lieu, relatives à ses commandes, au fur et à
mesure de leurs besoins réels ;
- de la liste des fournisseurs avec l’indication du nom, de la raison ou de la dénomination sociale, de la
profession, de l’adresse et du numéro d’identification attribué par le service local des impôts à chacun
d’eux, de la nature des opérations qu’elles réalisent en qualité d’assujettis à la TVA.
Cette demande doit comporter toutes les indications requises, en particulier le montant du chiffre d’affaires
réalisé l’année précédente au titre des opérations d’exportation, lequel constituera le montant maximum des
achats de biens en suspension de taxe.
Le service local des impôts, après contrôle sur pièces ou le cas échéant sur place, établit en triple
exemplaire, une attestation d’achat en suspension de la TVA, par fournisseur, auxquelles seront annexées des
listes des biens et services bénéficiant de cette mesure.
L’un des exemplaires est conservé par le service local des impôts, les deux autres sont remis au demandeur
qui fait parvenir un exemplaire à son fournisseur et conserve l’autre à l’appui de sa comptabilité.
Les factures et tout document se rapportant aux ventes réalisées en suspension de la taxe doivent être
revêtus d’un cachet portant la mention « vente en suspension de la TVA en vertu de l’article 94 du code
général des impôts ».
L’attestation d’achat en suspension n’est valable que pour l’année de sa délivrance. Aucune vente ne peut
avoir lieu en suspension de la taxe si le vendeur et l’acheteur ne sont pas munis de l’attestation
réglementaire.
En outre, lesdites entreprises exportatrices doivent tenir une comptabilité régulière et un compte matières.
Ce compte matières doit faire ressortir, d’une part, la quantité des marchandises, des matières premières et
des emballages irrécupérables, effectivement utilisés dans les opérations d’exportation, visées à l’article 94
dudit code, d’autre part, la quantité de produits fabriqués ou conditionnés qui ont été vendus à l’exportation
ou qui se trouvent en stock à la clôture de l’exercice comptable.
58
CHAPITRE III
REGLES D’ASSIETTE
Le montant de la taxe à verser par un assujetti est déterminé à partir de règles bien précises.
Ces règles sont dites « règles d’assiette ». Elles reposent sur quatre fondements :
- Le fait générateur;
- La détermination de la base imposable ;
- Les taux applicables ;
- Les déductions autorisées.
Le fait générateur d’un impôt est l’événement qui donne naissance à la dette du redevable envers le Trésor.
Autrement dit, c’est le moment d’exigibilité de cet impôt. Pour la TVA, le fait générateur est défini pour
l’intérieur à l’article 95 du C.G.I. et pour l’importation à l’article 121 du même code.
L’article 95 précité prévoit que: « le fait générateur de la TVA est constitué par l’encaissement total ou
partiel du prix des marchandises, des travaux ou des services.
Toutefois, les contribuables qui en font la déclaration avant le 1er janvier ou dans les 30 jours qui suivent la
date du début de leur activité, sont autorisés à acquitter la taxe d’après le débit, lequel coïncide avec la
facturation ou l’inscription en comptabilité de la créance. Cependant, les encaissements partiels et les
livraisons effectués avant l’établissement du débit sont taxables.
Les contribuables placés sous le régime de l’encaissement et qui optent dans les conditions visées à l’alinéa
précédent, pour le régime des débits, sont tenus de joindre à leur déclaration la liste des clients débiteurs
éventuels et d’acquitter la taxe y afférente dans les 30 jours qui suivent la date d’envoi de ladite déclaration
au service local d’assiette dont ils relèvent.
Lorsque le règlement des marchandises, des travaux ou des services a lieu par voie de compensation ou
d’échange ou lorsqu’il s’agit de livraison à soi-même visées à l’article 89 du C.G.I., le fait générateur se situe
au moment de la livraison des marchandises, de l’achèvement des travaux ou de l’exécution du service ,
toutefois lorsqu’il s’agit de la compensation financière, le fait générateur est la date de signature du
document établi par les parties concernées portant acceptation du principe de la compensation.(disposition
de la loi de finance 2017)
Des dispositions susvisées, il résulte que le régime de droit commun en matière de fait générateur est
l’encaissement. Toutefois, pour des raisons de commodité de gestion, les contribuables qui le désirent
peuvent opter pour le régime dit « des débits ».
A/- Régime de droit commun
Le fait générateur est constitué par l’encaissement partiel ou total du prix des marchandises, des services ou
des travaux.
Cependant, dans les cas d’opérations taxables où n’intervient pas une contrepartie monétaire, en particulier,
lorsqu’il s’agit d’échange, de compensation ou de livraison à soi–même, le fait générateur se situe au
moment de la livraison des marchandises ou de l’exécution des services ou de l’achèvement des travaux.
1) Ventes en numéraire
Par encaissement taxable, il faut entendre toutes les sommes perçues à quelque titre que ce soit (prix de la
marchandise, avances, acomptes, arrhes règlement pour solde, règlement de la retenue de garantie ...).
a) L’encaissement du prix : il est constitué pour les opérations au comptant, par la remise d’espèces au
vendeur, de numéraires, en règlement du prix des marchandises, des services ou des travaux.
b) Les avances, acomptes et arrhes : lorsqu’ils sont reçus par le vendeur, ils sont au même titre que
l’encaissement total, générateurs de la TVA, dans la mesure où ils constituent des sommes représentant une
fraction du prix que l’acquéreur remet au revendeur dès la conclusion du contrat.
Il ne faut cependant pas perdre de vue que ces termes s’appliquent à des actes de nature juridique distincte.
En effet, l’avance ou l’acompte constituent un versement à valoir sur le prix et qui du point de vue juridique,
marque la conclusion définitive du contrat et n’autorise aucune des parties à se désister.
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Au contraire, les arrhes ne sont qu’un moyen pour accréditer l’engagement des protagonistes et sont donc
par essence abandonnés en cas de rupture unilatérale du contrat. Ainsi en cas d’abandon, les arrhes perdent
leur caractère imposable pour revêtir celui de dommages intérêts non taxables.
c) Paiement par chèque barré non endossable, effet de commerce, moyen magnétique de paiement,
virement bancaire, procédé électronique ou par compensation. Le fait générateur de la TVA coïncide avec la
date de l’encaissement effectif par l’assujetti, par les moyens de paiement susvisés.
4) Travaux immobiliers
Pour la détermination du fait générateur de la TVA pour les opérations de travaux immobiliers, il faut
entendre par encaissements taxables toutes les sommes perçues au titre d’un marché de travaux à quelque
titre que ce soit (avances, acomptes, règlements pour soldes) et quelle que soit leur destination (achats de
matières premières ou paiements des sous-traitants par exemple). En cas de règlement par mandat
administratif et s’il y a contestation sur la date de l’encaissement, l’examen du relevé bancaire ou du
compte courant postal du contribuables en cause doit permettre de vérifier la date exacte dudit
encaissement.
5) Livraisons à soi-même
Chaque fois qu’un assujetti utilise pour son propre usage un produit qu’il a fabriqué, on dira qu’il effectue
une livraison à soi-même. Une telle opération doit être soumise à taxation afin de sauvegarder le principe de
la neutralité de la TVA. Celle-ci peut donc concerner soit des biens meubles soit des biens immeubles.
- Livraisons à soi-même de biens meubles : pour les livraisons à soi-même de biens meubles taxables, le fait
générateur se situe à la date de ladite livraison, laquelle ne peut être postérieure à celle de l’utilisation
desdits biens.
- Livraisons à soi-même de biens immeubles : lorsqu’il s’agit de biens d’équipement (unité industrielle,
construction de hangar… etc.), le fait générateur se situe au moment de l’achèvement des travaux c’est-à-
dire au moment de la réunion des conditions d’utilisation du bien ou encore de son inscription à un compte
d’immobilisation.
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Pour les immeubles à usage d’habitation, le fait générateur de la TVA coïncide avec la date d’achèvement
des travaux. Un immeuble est considéré comme achevé lorsque les conditions d’habitabilité ou d’utilisation
sont réunies et, au plus tard, lors de la délivrance du permis d’habiter ou du certificat de conformité.
Toutefois, quand il s’agit d’une consommation intermédiaire de produits ou de services s’inscrivant dans le
prolongement de l’activité taxable du contribuable, il n’y pas lieu de soumettre de telles livraisons à la TVA.
Exemples
Livraisons à soi-même taxables
- Un fabricant de meubles prélève de ses ateliers des fauteuils pour meubler son domicile ou ses bureaux.
Les fauteuils en question doivent faire l’objet d’une facturation à soi-même, mentionnant la taxe qui doit
figurer sur sa déclaration.
- Un promoteur édifie un immeuble destiné à la location, il s’agit là aussi d’une livraison à soi-même à
soumettre à la TVA
- Une société de production d’aliments de bétail, construit elle-même un hangar pour l’élevage des
poussins, cette livraison à soi-même est taxable.
1) Modalités de l’option
a) Déclaration : les contribuables qui désirent opter pour le régime des débits sont tenus d’en faire la
déclaration écrite avant le 1er janvier ou, pour les nouveaux contribuables dans les 30 jours qui suivent la
date de leur début d’activité.
En règle générale, la déclaration ne doit pas être refusée. Mais les assujettis doivent être informés qu’ils ne
peuvent changer le mode d’imposition en cours d’année et qu’il leur appartient de procéder aux
réajustements utiles.
b) Liste des clients débiteurs : les assujettis qui veulent être placés sous le régime des débits sont tenus
également de joindre à la déclaration d’option, la liste de leurs clients débiteurs et d’acquitter la TVA y
afférente dans les 30 jours qui suivent la date d’envoi de ladite déclaration au service local des Impôts dont
ils relèvent. Cette dernière obligation a pour effet d’éviter que les débits établis antérieurement à la date
d’option n’échappent à taxation (voir paragraphe C sur le changement de régime).
2) Effet de l’option
Les assujettis ayant opté pour le régime des débits peuvent acquitter la TVA d’après les débits lesquels
coïncident en principe avec la facturation. Ils doivent néanmoins être informés que les encaissements
antérieurs aux débits sont générateurs d’impôts.
C’est ainsi que pour ces contribuables, le fait générateur de la taxe se situe à la date de l’inscription du
montant de la créance en comptabilité au débit du compte client, sans toutefois, que cette date puisse être
postérieure à celle de la facturation ou de l’encaissement (cas des avances perçues par les entrepreneurs).
3) Créances irrécouvrables
La comptabilité étant le mode de preuve de droit commun des commerçants, il y a lieu d’admettre que les
créances sont irrécouvrables lorsqu’elles sont passées pièces à l’appui au débit du compte charges non
courantes.
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4) Compte d’attente
Un encaissement non identifié inscrit à un compte d’attente (autre qu’un compte collectif ou individuel des
clients) ne peut être considéré ni comme un débit ni comme un encaissement surtout s’il n’est pas établi de
facture ou note de débit.
Le débit est constitué par l’inscription à l’actif du compte client du montant de la facture qui, généralement,
est établie en même temps.
Bien entendu, si le créancier est un établissement bancaire, ou d’une manière générale, si la dette du client
est portée au débit d’un compte courant ouvert en son nom, le débit vaut encaissement.
2) L’assujetti ayant opté pour «les débits» revient au régime de droit commun des encaissements »
Dans ce cas la situation est inversée, le contribuable aura déclaré jusqu’au 31 décembre de l’année
précédant son retour au régime des encaissements, l’ensemble de ses facturations sans s’être soucié de leurs
encaissements ou non. Aussi pour ne pas imposer deux fois une même opération, la première fois lors de la
facturation et la seconde au moment de l’encaissement intervenu après le retour au droit commun, le
contribuable concerné devra être invité à fournir un état de ses clients débiteurs, et à ne pas déclarer lors de
leur encaissement les sommes correspondantes.
L’assiette de la TVA ou base imposable comprend en vertu du premier alinéa de l’article 96 du code précité,
le prix des marchandises, des travaux ou des services et les recettes accessoires ainsi que les frais et droits y
afférents à l’exclusion de la TVA elle-même.
La base imposable est donc constituée par tout ce que l’assujetti encaisse ou reçoit en contrepartie de
l’opération imposable.
Aussi pour déterminer la base imposable, il y a lieu d’une part d’ajouter à la valeur de la marchandise, des
travaux ou des services :
- les frais relatifs aux ventes, qui constituent une charge d’exploitation pour le vendeur et qui sont
demandés aux clients en sus du prix même si ceux-ci sont facturés séparément ;
- les recettes accessoires ;
- les droits et taxes à l’exclusion de la TVA ;
- les produits financiers ;
- les compléments de prix.
et d’autre part, retrancher du montant ainsi obtenu les éventuelles réductions de prix.
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La situation des frais de transport doit donc être examinée en fonction des conditions générales de la
réalisation de la vente, opération principale à laquelle ces frais se rattachent. Aussi, doit-on considérer que
deux sortes de ventes peuvent intervenir selon le lieu où s’effectue le transfert de propriété de la
marchandise.
a) ventes départ
Si la vente est réellement conclue aux conditions « départ » et si le transport constitue une opération
distincte dont l’acheteur assume la charge, les frais de transport peuvent être laissés en dehors du prix de
vente. Deux conditions sont ainsi nécessaires pour que les frais de transport ne soient pas inclus dans la base
imposable :
- la vente doit être conclue aux conditions départ ;
- le transport doit être à la charge de l’acquéreur.
Conditions de la vente départ : pour que la vente soit réputée faite départ, il est nécessaire que le vendeur
apporte la preuve que le marché a été conclu pour un prix correspondant à la livraison départ et que le
transfert de propriété et de délivrance de la marchandise ont été effectués avant le transport.
Conditions de facturation :
Lorsque la vente est conclue « départ » le transport incombe à l’acheteur et celui-ci doit en supporter
intégralement les frais.
Aucune difficulté ne se présente si l’acheteur effectue lui-même le transport ou le fait effectuer par un
transporteur qu’il rémunère directement. Mais il arrive fréquemment que l’acheteur demande au vendeur de
faire effectuer le transport pour son compte. Le vendeur facture alors à son client, en sus du prix des
marchandises, les frais afférents au transport. Dans une telle hypothèse, la réalisation des conditions visées à
l’alinéa ci-dessus ne suffit plus pour justifier l’existence d’une véritable vente départ. Il faut encore que
soient réunis les éléments destinés à établir que la vente et le transport constituent une opération distincte
dont les frais sont à la charge de l’acheteur.
Si le vendeur assure le transport au moyen des véhicules lui appartenant, il doit être identifié au service en
tant que transporteur également, et le prix qu’il réclame pour le transport doit constituer la rémunération
d’un service que les parties au contrat ont entendu sincèrement rémunérer de manière distincte.
Si le vendeur confie le transport à un tiers, il doit apporter la preuve qu’en faisant effectuer le transport par
un tiers, il agit par ordre et pour le compte de l’acheteur. A cet effet, il doit pouvoir démontrer que le prix
facturé distinctement à son client pour le transport est identique à celui qui lui a été facturé par le
transporteur.
b) Ventes « Franco »
Dans les ventes de l’espèce, les parties conviennent que le prix des marchandises sur lequel elles se sont
mises d’accord s’entend marchandises « vendues chez l’acheteur ».
C’est donc audit vendeur qu’incombe le soin d’amener les marchandises au point de livraison convenu en
faisant son affaire des moyens et des frais qu’occasionne le transport. Le prix du transport est donc à la
charge personnelle du vendeur qui peut soit l’inclure dans le coût des marchandises, soit le mentionner
séparément sur ses factures.
Mais quel que soit le mode de facturation utilisé, les frais de transport à la charge du vendeur constituent un
élément de son prix de vente et, à ce titre, sont passibles de la TVA dans les mêmes conditions que la
marchandise vendue.
c) Ventes « Franco » de marchandises exonérées
Pour ce qui est des frais de transport, il y a lieu de souligner que dans le cas de vente franco livraison à
domicile des marchandises exonérées, le prix du transport effectué par le vendeur, qu’il soit facturé
distinctement ou inclus dans le prix de la marchandise, ne constitue pas un élément taxable.
Cependant, dans le cas de vente départ -usine, le transport, même effectué par le vendeur, constitue une
opération distincte de la vente, imposable dans les conditions de droit commun.
2) Frais d’emballages
Une marchandise peut être vendue :
- soit emballage perdu c’est-à-dire non récupérable.
- soit emballage consigné, restituable.
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a) Ventes avec emballage perdu
Dans ce cas, l’emballage est vendu avec le produit qu’il contient (bouteille en plastique, boite en carton,
étui en plastique… etc.). La valeur de ces emballages constitue un élément du prix de vente de la
marchandise. Au regard de la TVA, ces emballages non récupérables suivent le sort des marchandises ou
produits, que leur valeur soit incorporée dans le prix de vente ou située en dehors de celui-ci.
b) Ventes avec emballage consigné
L’emballage consigné, à l’inverse du précédent, n’est pas perdu avec le produit qu’il contient, il doit être
restitué (bouteille de gaz, Fûts, containers… etc.). La valeur de ces emballages consignés ne doit pas être en
principe comprise dans le chiffre d’affaires imposable, dans la mesure où ils continuent à appartenir au
vendeur à condition, toutefois, que la TVA y afférente ne soit pas facturée et que ces emballages soient
rendus à l’expiration des délais en usage dans la profession.
Lorsque les emballages consignés ne sont pas restitués, ils doivent s’analyser comme des ventes d’emballage
perdu et sont rattachés à l’opération de vente initiale et suivent le régime de ces ventes. Certains
contribuables peuvent avoir intérêt, pour des raisons de commodité, à inclure dans le prix des ventes
taxables, la valeur des emballages consignés.
Dans ce cas, les intéressés doivent pouvoir justifier, soit par leur comptabilité, soit par la tenue d’un compte
d’emballages consignés, des atténuations de chiffre d’affaires qu’ils pratiquent lorsque lesdits emballages
sont rendus et font l’objet d’un avoir ou d’une déduction sur facture.
3) Autres frais
La somme versée à un vendeur par son client pour le couvrir des frais de négociation d’une traite ne
constitue pas un élément du prix de vente, lorsque les conditions suivantes sont remplies :
- existence d’un contrat stipulant un prix comptant ;
- nonobstant cette stipulation, paiement par traite d’un montant égal au prix stipulé, accompagné d’un
chèque représentant les frais d’escompte ;
- négociation effective de la traite à la date convenue, lorsque l’une des deux conditions exigées n’est
pas remplie. Lesdits frais même facturés séparément doivent être inclus dans la base imposable.
B/ Recettes accessoires
1) Ventes de déchets neufs d’industrie
Les déchets d’industrie suivent le sort des produits dont ils sont issus, c’est-à-dire que si le produit final est
lui même imposé, les déchets d’industrie sont soumis à la TVA, si le produit final est situé hors du champ
d’application de la taxe ou exonéré, les déchets d’industrie bénéficient de la même exemption.
a) Exception
Les ventes au Maroc de déchets, c’est-à-dire lorsqu’ils sont mis à la consommation interne, provenant des
matières premières admises sous les régimes suspensifs en douane, sont passibles de la TVA.
b) Exemples de déchets neufs d’industrie
- Déchets de liège : les déchets provenant des plaques de liège à l’état naturel bénéficient de
l’exonération au même titre que le principal, par contre les déchets provenant de la fabrication des
bouchons ou des plaques de liège usinées sont imposables au même titre que les produits fabriqués.
- Déchets de poisson : le fait de sectionner la tête d’un poisson n’étant pas considéré comme une opération
entrant dans le champ d’application de la TVA, les déchets, les coupures et les poissons non usinables ne
sont taxables que s’ils sont préalablement cuits, desséchés ou transformés en huile, colle ou autre
produit.
- Chutes de métaux neufs
Les chutes de métaux (tournures, rognures) doivent supporter la TVA: - soit à l’importation, alors qu’ils
sont encore à l’état de matières premières; - soit lors de la vente au Maroc, par un fabricant comme
déchets neufs de fabrication.
- Noyaux : les noyaux de fruits bruts vendus sans transformation par les fabricants de confiture doivent être
considérés comme des déchets de fabrication imposables.
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2) Ventes d’emballages reçus perdus
La revente par un assujetti après déballage de l’emballage reçu perdu constitue une recette accessoire qui
doit être soumise à la TVA. Ceci s’explique par, d’une part, le fait que l’emballage considéré a été soumis à
la TVA au même titre que le produit emballé et que cette taxe a été déduite, et de l’autre parce que
l’emballage reçu perdu, vendu, peut éventuellement constituer pour un autre assujetti, une matière
première (cas des achats d’emballages en plastique destinés à être utilisés dans la fabrication de sandales).
3) Subventions
En général, il y a lieu de considérer que les subventions reçues par un assujetti ne sont pas imposables à la
TVA quand elles présentent le caractère d’une libéralité, c’est à dire quand elles sont accordées sans
contrepartie tel est le cas les subventions d’investissement accordées par exemple par l’Etat à certains
investisseurs. Par contre, lorsqu’il s’agit des subventions d’exploitation ou des subventions d’équilibre ,
celles-ci doivent être incluses dans le chiffre d’affaires imposable dès lors qu’elles sont octroyées dans le but
par exemple de :
- soutenir le prix de vente d’un produit ou d’un service ;
- éponger un déficit dans la gestion ;
- prendre en charge une partie de dépenses de la formation professionnelle ;
- prendre en charge une partie de la masse salariale.
4) Indemnités d’assurance
Sans qu’il y ait lieu de rechercher l’origine des dégâts causés à un matériel ou à des installations, on peut
considérer que le remboursement soit par une compagnie d’assurances soit par des tiers, des frais de
réparation constitue un acte civil qui n’est pas passible de la TVA.
D’une manière générale, les indemnités qui revêtent le caractère de dommages et intérêts ne doivent pas
être considérées comme la contrepartie d’une affaire et à ce titre, elles ne sont pas soumises à la TVA
C/ - Produits financiers
1) Intérêts de crédit (ventes à terme)
La taxe sur la valeur ajoutée est assise sur la somme totale déboursée par les clients à des assujettis, en
contrepartie de la marchandise qui leur est vendue ou du service qui leur est fourni.
En particulier dans le cas d’une vente à terme, les intérêts inclus dans le prix de cette vente font partie
intégrante du prix de vente imposable, alors même qu’ils font l’objet d’une stipulation spéciale.
Doivent de même être regardés comme un des éléments du prix d’une marchandise vendue à terme, les
intérêts que l’acheteur paie au vendeur en raison des nouveaux délais que celui-ci lui consent pour se libérer.
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4) Intérêts perçus par un assujetti au titre de prêts consentis
Les prêts consentis par un assujetti avec des fonds commerciaux constituent un mode de gestion de l’actif
commercial. Les intérêts qu’ils produisent doivent être soumis à la taxe sur la valeur ajoutée, car ils
constituent un élément du chiffre d’affaires imposable.
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d’intervenir dans les prix des fournitures et matériaux, de salaires ou dans le tarif de l’impôt. Les sommes
encaissées au titre desdites révisions s’analysent en un complément de prix à inclure dans l’assiette de la
taxe sur la valeur ajoutée.
En règle générale, toute somme perçue en application de la théorie de l’imprévision doit être considérée
comme un élément de la base imposable.
2) Montants compensatoires
La caisse de compensation a pour rôle essentiel d’intervenir dans la détermination de la structure des prix à
la consommation de certains produits de base (produits pétroliers, sucre, farines). Cette intervention peut
revêtir deux formes:
a) Montants compensatoires créditeurs
Lorsque le produit est vendu à un prix inférieur à son prix normal (coût de revient augmenté de la marge
bénéficiaire du fabricant), la caisse de compensation verse au fabricant la différence entre le prix normal et
celui de vente. Sont ainsi compensés, le sucre, la farine, les gaz de pétroles liquéfiés (G.P.L.). Les sommes
encaissées par les assujettis au titre de cette compensation sont taxables.
b) Montants compensatoires débiteurs
Lorsque le produit est vendu à un prix supérieur à son prix normal, la caisse de compensation reçoit des
fabricants dudit produit la différence entre le prix de vente et le prix normal. Dans ce cas, les sommes
versées à la caisse de compensation par les assujettis ne doivent en aucun cas être défalquées du montant de
leur chiffre d’affaires à soumettre à la taxe sur la valeur ajoutée, étant donné qu’elles constituent un
élément du prix de vente au consommateur.
F /- Réductions de prix
1) Escompte, rabais, remises, ristournes
Les escomptes de caisse, remises, rabais, ristournes …etc. consentis habituellement par les vendeurs à leurs
clients constituent des réductions du prix des ventes et peuvent être déduites de la base imposable de la
taxe sur la valeur ajoutée. Cependant, si la taxe sur la valeur ajoutée a été mentionnée sur les factures de
vente, comme le prévoient les dispositions légales, la déduction n’est autorisée que si les notes d’avoir se
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rapportant aux ristournes, mentionnent de manière identique le montant de la taxe sur la valeur ajoutée
correspondante.
A défaut, les réductions de bases taxables opérées par le vendeur doivent être annulées et la taxe sur la
valeur ajoutée y afférente rappelée dans les conditions de droit commun.
2) Ristournes accordées par l’entremise d’un bureau d’achat d’un syndicat ou d’une association :
En plus des conditions relatives à la facturation de la taxe sur la valeur ajoutée, la déduction des ristournes
n’est possible chez le vendeur que s’il peut apporter la preuve que la réduction de prix a effectivement, et
pour son montant exact, bénéficié à l’acheteur.
Le vendeur doit notamment pouvoir justifier du montant individuel des avoirs réellement versés à chaque
client lorsque la réduction du prix a lieu par l’entremise de commissionnaires, courtiers, bureaux d’achat ou
groupement.
Cette condition implique donc, d’une part, que le vendeur fixe lui même le montant de la ristourne accordée
à chaque acheteur en fonction des opérations réalisées avec lui, et d’autre part, que l’intermédiaire, chargé
d’exécuter ses ordres, lui rende un compte exact des sommes distribuées.
En plus des considérations d’ordre général énumérées précédemment à la sous section I précitée, l’assiette
de la taxe doit être déterminée, dans certaines situations et pour certaines opérations en fonction de règles
particulières.
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2) Principe
Lorsqu’un assujetti (fabricant, importateur ou grossiste) vend ses produits à une filiale non assujettie, qu’elle
même revend ces mêmes produits à un autre agent économique, le chiffre d’affaires imposable de l’assujetti
en question est constitué par les ventes faites par lui à sa filiale au prix pratiqué par cette dernière et non
celui pratiqué par l’assujetti.
Exemple :
L’assujetti vend 2000 unités d’un produit à sa filiale à 10 DH l’unité, cette dernière revend au public chaque
unité à 12 DH.
Le chiffre d’affaires imposable de l’assujetti sera 24.000 DH =(2000x12) et non 20 000 = (2000 x 10)
3) But recherché
Certains assujettis pourraient vendre des produits à très bas prix à des revendeurs avec lesquels ils ont des
liens d’intérêt, ceux-ci n’étant pas soumis à la taxe sur la valeur ajoutée, la base imposable se trouverait
artificiellement minorée.
Les dispositions de l’article 96-1° du code précité ont précisément pour objet de faire échec à la création
d’entreprises intermédiaires entre l’assujetti et le revendeur. Il importe de faire remarquer que lesdites
dispositions ne permettent pas de transposer la qualité d’assujetti de l’entreprise soumise à la taxe sur la
valeur ajoutée à la filiale vendeuse et se limitent à modifier l’assiette de la taxe, d’où cette conséquence
que le débiteur légal de la taxe sur la valeur ajoutée reste l’entreprise assujettie. Ces dispositions
s’appliquent en outre à toutes les entreprises, quelle que soit leur forme juridique.
En étendant ainsi le régime spécial d’assiette de la taxe sur la valeur ajoutée aux entreprises individuelles, le
législateur a voulu ainsi éviter l’évasion fiscale qui consisterait pour une société assujettie à créer un
établissement de distribution dirigé par un de ses membres.
La même évasion pourrait se produire lorsqu’un assujetti individuel (personne physique) charge une société
qu’il a créé d’écouler la totalité ou une partie importante de sa production de ses ventes en l’état (cas du
grossiste).
4) Conditions de la dépendance
Les conditions de la dépendance sont définies par l’article 96-1° du code précité comme suit :
«Est considérée comme placée sous la dépendance d’une autre entreprise, toute entreprise effectivement
dirigée par elle ou dans laquelle, directement ou par personnes interposées, cette autre entreprise exerce le
pouvoir de décision ou possède, soit une part prépondérante dans le capital, soit la majorité absolue des
suffrages susceptibles de s’exprimer dans les assemblées d’associés ou d’actionnaires ».
Au sens du présent article, sont réputées personnes interposées :
- le propriétaire, les gérants et administrateurs, les directeurs et employés salariés de l’entreprise dirigeante
;
- les ascendants et descendants et le conjoint du propriétaire, des gérants, des administrateurs et des
directeurs de l’entreprise dirigeante ;
- toute autre entreprise filiale de l’entreprise dirigeante.
Doit donc être considérée comme dépendante, d’après ces dispositions, toute entreprise dans laquelle
directement ou par l’intermédiaire des personnes visées à l’article 96-1° du C.G.I, une autre entreprise :
- exerce en fait ou en droit le pouvoir de décision ou des fonctions comportant le pouvoir de décision. Il en
est ainsi de la personne qui exerce le poste de gérant dans une SARL, une société en nom collectif ou en
commandite ou de celle qui occupe le poste d’administrateur délégué, de président ou de directeur
général dans une société anonyme.
- possède, soit une part prépondérante dans le capital soit la majorité absolue des suffrages susceptibles
de s’exprimer dans les assemblées d’actionnaires ou d’associés.
Ici, la notion de « part prépondérante » doit s’entendre de la part du capital social susceptible de conférer à
son détenteur la majorité de fait dans les votes d’assemblée.
Cette fraction du capital social n’est donc pas fixe pour toutes les entreprises, ainsi une société possédant
une part inférieure à 50 % du capital d’une autre société peut la contrôler si le capital restant est réparti
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entre une masse de porteurs de titres ne disposant chacun que d’un montant d’actions restreint acquis dans
un but de placement ou d’épargne et se désintéressant de la gestion de l’affaire.
Aussi, est-il recommandé pour déceler l’existence de liens de dépendance, non seulement d’analyser les
statuts des sociétés en cause pour connaître la répartition du capital social, mais de consulter également les
feuilles de présence et procès verbaux d’assemblée ainsi que les contrats particuliers, tels que le contrat
d’exclusivité, de gérance libre, d’exploitation de brevet qui pourraient être passées entre les deux sociétés.
Il convient néanmoins de préciser à ce sujet que l’exclusivité de vente ne permet pas à elle seule de conclure
à l’existence de liens de dépendance entre deux sociétés, elle ne constitue qu’un élément d’appréciation, et
il appartient au service de rechercher tous les autres éléments de droit et de fait qui établissent la
subordination.
Cette règle spéciale d’assiette édictée à l’article 96-1° du C.G.I. atteint pleinement le but que s’est fixé le
législateur lorsque l’entreprise acheteuse n’est pas assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée.
Exemple
- Cas où une entreprise dépendante n’est pas assujettie :
Un fabricant crée un magasin de vente pour écouler sa marchandise au détail. Il vend à son magasin au prix
de 10 DH l’unité de produit. Celui-ci le revend au consommateur à 16 DH l’unité. Au cours du mois de mars,
les quantités ainsi écoulées ont atteint 100 000 unités.
Le chiffre d’affaires imposable du fabricant devra être pour le mois de mars de :
100 000 x 16 = 1 600 000 DH au lieu de 100 000 x 10 = 1000 000 DH
- Cas où une entreprise dépendante est également assujettie :
Supposons que dans l’exemple précédent le magasin de vente soit assujetti (demande d’option). Pour le cas
d’espèce l’application de la règle susvisée est sans intérêt. En effet, le chiffre d’affaires du fabricant pourra
être déterminé sans danger pour le trésor sur le prix de vente à son magasin de vente soit :
100 000 x 10 = 1 000 000 DH.
Pour le magasin le chiffre d’affaires imposable sera de : 100 000 x 16 = 1 600 000 DH.
En définitive et avec le jeu des déductions, la taxe à payer serait la même que pour le cas précédent.
Aussi dans le cas où les entreprises dépendantes ne sont pas assujetties, la taxe frappe chez la société mère,
le prix de vente consenti à sa clientèle par le groupe constitué d’entreprises dépendantes.
Par contre lorsque l’entreprise acheteuse est assujettie au paiement de la taxe sur la valeur ajoutée, la règle
susvisée perd tout son intérêt et ne doit pas être appliquée.
Cette règle ne doit pas également être appliquée en ce qui concerne les produits livrés par quantité
importante et habituelle à des tiers au même prix que celui consenti entre elles par les entreprises
dépendantes.
Le bénéfice de cette mesure d’exception est soumis à des conditions impératives à remplir simultanément :
- Il faut que les ventes aux tiers et aux entreprises dépendantes soient faites aux mêmes conditions de
prix pour des produits de qualité identique ;
- Il faut que les ventes aux tiers, faites à ces conditions soient importantes et effectuées dans le cadre
de relations permanentes d’affaires.
Ainsi, lorsque les deux conditions relatives à l’identité des prix et des produits sont réalisées, il ne convient
d’appliquer strictement cette règle spéciale d’assiette que si les ventes faites aux tiers, à un prix
anormalement bas, ont été effectuées occasionnellement, ou portent sur des quantités assez faibles pour
permettre d’éluder l’impôt.
Tout en pratiquant des prix identiques à l’égard des tiers et sa filiale, une entreprise assujettie peut avoir
intérêt, en effet, à baisser ses prix afin de restreindre le montant du chiffre d’affaires sur lequel s’appliquera
la taxe sur la valeur ajoutée, mais la perte sur les prix des ventes aux tiers est compensée par un gain
d’impôt.
La double condition d’identité des prix et des produits étant satisfaite le pourcentage de vente à des tiers
doit être au moins égal au taux de l’impôt applicable au produit vendu. En effet au dessous de cette limite
peut naître une tendance à éluder l’impôt, démonstration :
70
en posant :
a = réduction du prix unitaire à des fins frauduleuses.
Q = quantité totale vendue.
q = quantité vendue aux tiers.
t = taux applicable au produit.
* La perte relative à la vente à prix réduit aux tiers sera égale à ……………= (a x q)
* Le gain au détriment du trésor sera égal à …………………..………………………..= (a x Q x t)
Aussi pour que soient préservés les intérêts du trésor il faut que : (a x q) ≥ (a x Q x t)
ce qui donne: q / Q ≥ t
C’est à dire, il faut que la proportion vendue aux tiers soit supérieure ou égale au taux d’imposition du
produit.
Application numérique
* a = 3 ; Q = 10 000 ; q = 1 000 ; t = 20
Gain (3 x 10 000 x 20 %)………………………….... = 6 000
gain final…………………………………………………….. = 3 000
Perte (3 x 1 000)………………………………..…………= 3 000
Les intérêts du trésor sont lésés. Cette constatation aurait pu être décelée sans faire le calcul car :
q /Q = 10 % < 20 %.
Cas d’illustration
Deux entreprises A et B sont dans la dépendance l’une de l’autre. A est assujettie, elle a créé une entreprise
C pour écouler ses produits. B est l’entreprise acheteuse non assujettie. A vend à B 300 unités d’un produit à
10 DH que cette dernière revend à 16 DH. B achète également à C 150 unités du même produit au prix de 11
DH l’unité qu’elle revend à 17 DH l’unité.
Le registre spécial requis pour chacune des entreprises pourrait être conçu ainsi:
71
Chez B (entreprise non assujettie dépendante)
a) Première partie du registre spécial
Achats à « A »
Etant précisé qu’il s’agit là d’un modèle à titre indicatif, les entreprises peuvent, selon la spécificité de leur
activité et du nombre de produits vendus, imaginer toute autre contexture pouvant faire mieux ressortir les
éléments exigés par la loi.
1) Dispositions légales
L’article 96-2° du C.G.I. prévoit que le chiffre d’affaires est constitué pour les opérations de vente par les
commerçants importateurs, par le montant des ventes de marchandises, produits ou articles importés.
72
Exemple 1
Un marchand revend au détail des jouets dont une partie est importée par lui et l’autre est achetée
localement et son chiffre d’affaires réalisé est de 1.000.000DH dont 350 000 DH provient de la vente locale.
En vertu des dispositions légales ledit marchand doit être assujetti pour ses ventes de produits importés. Pour
les ventes de jouets acquis localement, étant détaillant, cette activité est située hors du champ
d’application de la T.V.A.
Le chiffre d’affaires à soumettre à l’impôt sera de : (1000000- 350 000) …………………………….= 650. 000
Il est conseillé à ces importateurs de tenir un registre spécial sur lequel ils inscrivent au fur et à mesure de la
réalisation de leurs opérations, dans des colonnes distinctes, les recettes afférentes à chacune des deux
catégories de leurs ventes.
Exemple 2
Un revendeur du sanitaire et de la quincaillerie importe une partie de ses produits, une partie de ses ventes
concerne du matériel agricole importé.
Le chiffre d’affaires réalisé est de l’ordre de……………….. = 8 000 000
dont :
- ventes de produits importés ………………………………………….= 3 500 000
- ventes de matériel agricole importé…………………………....= 500 000
• ventes de produits achetés localement …………..….= 4 000 000
Le chiffre d’affaires à imposer est :
(4 000 000 + 3 500 000 )………………………………….………………. = 7 500 000
73
1-2- Recettes accessoires
Outre, le prix des travaux exécutés, l’assiette doit comprendre toutes les recettes et indemnités accessoires
s’y rapportant telles que :
a) Complément du prix
Les sommes encaissées au titre de la révision de prix d’un marché doivent être soumises à la taxe sur la
valeur ajoutée lorsqu’elles constituent également la contrepartie de travaux. Il en est ainsi notamment
lorsque le complément de prix se rapporte à des travaux supplémentaires, qui n’ont pas été compris dans les
décomptes définitifs ou lorsque ce complément de prix résulte de l’application de formules de variation de
prix prévues au marché. Il en serait de même de l’indemnité forfaitaire, ou non, représentative d’une
augmentation du taux de la taxe.
b) Indemnités pour interruption de travaux
Lorsqu’en raison de la nature particulière de certains travaux exécutés sur des voies de circulation ouvertes
au public, le marché administratif qui en est l’objet, prévoit l’interruption des travaux pendant les heures
d’ouverture du chantier pour permettre l’exercice du droit de passage pour usagers, les indemnités allouées
à l’adjudicataire en contre partie de cette sujétion, doivent être considérées comme faisant partie du prix du
marché et sont, de ce fait soumises au même régime fiscal que le principal. Il en est de même des
indemnités allouées pour le renforcement des équipes de nuit ou des jours fériés.
c) Indemnités pour retard dans l’exécution des travaux Ces indemnités doivent être intégrées dans le
chiffre d’affaires imposable. Celui-ci est en conséquence, égal, au montant des sommes encaissées
augmentées du montant retenu au titre d’indemnité pour retard, celle-ci étant une pénalité qui ne modifie
pas le montant des travaux effectués ni celui du marché.
A l’inverse, une indemnité pour résiliation de marché ne correspond pas à des travaux effectués mais
s’analyse comme étant la réparation d’un préjudice causé, et donc a le caractère de dommages et intérêts
qui échappent à l’imposition.
2) Cas particuliers d’entreprises de travaux
Si le cas normal et le plus simple est celui d’un entrepreneur unique exécutant en totalité un marché, il peut
se produire des cas plus complexes où :
- un entrepreneur principal fait appel à des sous-traitants ;
- un marché est exécuté par plusieurs entrepreneurs ;
- un marché est exécuté dans le cadre d’une association en participation ;
- un marché est exécuté en régie ou sur dépenses contrôlées ;
- un marché est exécuté par groupement d’entreprises avec ou sans entreprise pilote ;
- un ouvrage est conclu clés en mains.
74
2-2- Marché exécuté par plusieurs entrepreneurs
Une société immobilière A est chargée de faire construire des logements et une société B est appelée à
effectuer des travaux pour le compte de la société immobilière A.
En ce qui concerne le matériel sanitaire et ménager qui doit équiper ces logements, la société B est amenée
à acquérir ce matériel soit au Maroc, soit à l’étranger pour le compte de la société A, celle-ci s’engageant à
régler directement les fournisseurs marocains ou étrangers et la société B se chargeant du dédouanement, de
la réception, de la vérification et de la pose de ce matériel.
La question a été posée de savoir si la valeur de ce matériel doit être incluse dans le montant du chiffre
d’affaires de la société B à soumettre à la taxe sur la valeur ajoutée.
Le régime applicable aux opérations de l’espèce découle aussi bien de la forme que de l’exécution du contrat
qui intervient entre les deux sociétés susvisées.
C’est ainsi que si la société B se borne à effectuer des opérations de dédouanement et de réception, pour le
compte de la société A sans s’engager elle-même, la valeur du matériel sanitaire et ménagère n’aura pas à
être comprise dans le montant du chiffre d’affaires à soumettre à la taxe par la société B.
Mais si la société B s’engage à livrer les maisons conformément aux spécifications techniques exigées et si les
clauses du contrat passé avec la société A prévoient la fourniture du matériel sanitaire et ménagère, on
n’aperçoit pas comment il serait possible, en droit, de dissocier cette fourniture de l’ensemble de
l’opération.
Il faut admettre en effet que même dans le cas où la société A s’engagerait à régler directement les
fournitures de ce matériel, la société B demeurerait responsable vis-à-vis de la société A du bon
fonctionnement des appareils en question.
S’il en est ainsi, on ne peut pas dire que les achats de matériel sanitaire sont effectués par la société A ou
pour son compte. Dès lors, la société B doit soumettre à la taxe sur la valeur ajoutée, en qualité de sous-
traitant la valeur d’ensemble des travaux ayant fait l’objet du contrat avec la société A.
75
- acquérir pour le maître de l’ouvrage, les fournitures nécessaires à l’exécution des travaux.
Les dépenses engagées par le régisseur ne constituent que des avances effectuées pour le compte du maître
de l’ouvrage, auquel il est tenu d’apporter toutes justifications quant à leur montant et leur affectation.
D’ailleurs, le régisseur demeure soumis à la surveillance du maître de l’ouvrage. Cette surveillance se traduit
en particulier, en ce qui concerne la main-d’oeuvre, par le visa que le représentant du maître de l’ouvrage
appose sur les « attachements de régie », qui présentent par catégorie d’ouvriers ou d’employés, le nombre
d’heures passées sur le chantier.
b) Rémunération du régisseur
Agissant en qualité de mandataire du maître de l’ouvrage, le régisseur ne peut spéculer sur les éléments du
prix de revient des travaux qu’il effectue. Les sommes qu’il perçoit ne lui sont versées qu’à titre de
remboursement :
- des salaires, suppléments de salaires, charges sociales, frais de déplacement et de transport
effectivement versés aux ouvriers, à l’exclusion des frais généraux qui restent à la charge du régisseur.
Souvent les sommes remboursables au titre des charges sociales sont dégagées par application de
pourcentages justifiés et distincts appliqués aux salaires proprement dits ;
- des fournitures acquises pour le compte du maître de l’ouvrage. Toutefois un léger pourcentage
supplémentaire est généralement alloué au régisseur en sus du prix coûtant pour tenir compte des frais
généraux engagés à l’occasion de l’achat des fournitures.
En définitive, la rémunération proprement dite du régisseur ne doit couvrir que ses frais généraux et son
bénéfice. Le plus souvent elle consiste en un pourcentage soit des salaires payés aux ouvriers, soit de
certains éléments ou du total du mémoire.
A cette rémunération peut s’adjoindre, le cas échéant, le prix de la location du matériel et de l’outillage que
le régisseur a mis à la disposition du maître de l’ouvrage pour l’exécution des travaux.
Quoi qu’il en soit la question de savoir si des travaux sont effectivement réalisés « en régie » résulte
essentiellement des conditions de fait dans lesquelles ces travaux sont exécutés.
C’est ainsi que lorsqu’un entrepreneur s’est engagé, d’une part, à effectuer certains travaux à ses risques et
périls, et d’autre part, à fournir au maître de l’ouvrage, en vue de l’exécution de travaux accessoires dits «
en régie », des ouvriers, du matériel et des matériaux moyennant le remboursement de ses débours majorés
d’un pourcentage déterminé à titre de bénéfice, en conservant, de convention expresse, toutes ses
obligations et responsabilités.
Ces stipulations, qui n’ont d’autre objet que de fixer les modalités particulières de rémunération de travaux
accessoires, ne sauraient être dissociées du contrat d’entreprise envisagé dans son ensemble (travaux sur
dépenses contrôlées).
76
marché des autres travaux d’entreprise. Mais de telles modalités n’influent ni sur la nature des travaux
exécutés ni sur les relations existant entre l’entrepreneur et le maître de l’ouvrage.
c) Groupement solidaire
Le groupement est dit « solidaire » lorsque tous ses membres s’engagent solidairement vis-à-vis du maître
d’ouvrage pour la réalisation de la totalité du marché.
L’un des membres du groupement désigné dans l’acte d’engagement comme mandataire représente
l’ensemble des membres vis-à-vis du maître d’ouvrage et coordonne l’exécution des prestations par tous les
membres du groupement.
Le groupement solidaire doit présenter un acte d’engagement unique qui indique le montant total du marché
et l’ensemble des prestations que les membres du groupement s’engagent solidairement à réaliser, étant
précisé que cet acte d’engagement peut, le cas échéant, indiquer les prestations que chacun des membres
s’engage à réaliser dans le cadre dudit marché.
Les capacités financières et techniques du groupement solidaire sont jugées sur la base d’une mise en
commun des moyens et compétences de l’ensemble de ses membres pour satisfaire, de manière
complémentaire et cumulative, les exigences fixées à cet effet dans le cadre de la procédure de passation du
marché.
Lorsque deux ou plusieurs entrepreneurs s’engagent conjointement et solidairement vis-à-vis du maître de
l’ouvrage dans le cadre d’un marché conclu pour l’exécution d’un ouvrage, l’imposition doit être mise à la
charge des intéressés solidairement tenus de remplir les obligations incombant aux contribuables.
Il ne pourrait en être autrement que dans le cas où les conventions spécifient la nature et le prix des travaux
confiés à chaque entrepreneur et précisent que chacun est responsable de ses travaux devant le maître de
l’ouvrage indépendamment de la responsabilité collective du groupement.
Lorsque ces conditions sont respectées, chacune des entreprises peut acquitter la taxe sur la valeur ajoutée
séparément selon le régime applicable aux travaux qu’elle exécute.
d) Groupements d’entreprises avec une entreprise pilote
Certains marchés très importants sont parfois conclus avec un groupement d’entreprises et une clause prévoit
que l’une de celles-ci qui y est désignée est chargée de coordonner les activités des co-mandants.
Dans ce cas l’entreprise gérante agit à titre de simple intermédiaire ou mandataire.
77
Pour qu’il en soit ainsi, le marché même conclu avec le seul gérant, doit énumérer tous les membres du
groupement collaborant aux travaux, avec l’indication générale des catégories de travaux qui leur sont
spécialement confiés. Par ailleurs, la responsabilité directe et personnelle de tous les membres du
groupement vis-à-vis du maître de l’ouvrage doit être mentionnée dans le contrat, l’entreprise pilote étant
solidairement responsable avec eux de tous les travaux qu’ils réalisent.
Dans cette hypothèse, le gérant est redevable de la taxe sur la valeur ajoutée sur sa rémunération en tant
qu’intermédiaire et le cas échéant sur les sommes qui lui reviennent au titre des ouvrages exécutés par lui
personnellement.
Chaque participant n’est responsable que des travaux qu’il réalise et doit acquitter les mêmes taxes sur la
part du mémoire lui revenant.
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a) Coût de revient de la construction
Il en découle que la base d’imposition des opérations de construction autres que celles destinées à la vente
est déterminée d’après le prix de revient de la construction qui doit correspondre au montant des dépenses
effectivement supportées pour les travaux de construction constituées des éléments suivants :
- le prix des études préliminaires et des plans ;
- les honoraires de l’architecte, géomètre, métreur ;
- le prix d’achat des matériaux ;
- les mémoires des entrepreneurs ayant participé à l’exécution des travaux d’aménagement du terrain
et de la construction ;
- les frais financiers engagés pour la construction ;
- les frais facturés par les divers intermédiaires ;
- tous les frais généraux engagés pour la construction.
b) Evaluation de l’administration
A défaut de production par le contribuable de pièces et documents comptables pouvant justifier le coût réel
des dépenses engagées, l’administration procède à la détermination de la valeur de la construction, en vertu
de l’article 21 du décret précité. Le prix de revient de la construction servant comme base d’imposition des
livraisons à soi-même en matière de construction personnelle effectuée par les personnes physiques, est
déterminé à partir d’un barème. (cf. barème en annexe).
Le ministre des finances est habilité à fixer par arrêté le barème précité qui est actualisé en fonction de
l’évolution de l’indice du coût des divers éléments entrant dans la construction.
Ce barème fixe pour chaque région le prix du mètre carré couvert. Ce prix varie pour une même localité
suivant la qualité de la construction ci-après défini.
- Haut standing : constructions se caractérisant par le grand confort, édifiées avec des matériaux de
construction et équipements de haute qualité, équipées d’ascenseurs et comportant le chauffage central
;
- Standing normal : construction classique, confort normal ;
- Standing moyen : constructions sans grand luxe, finition moyenne, ne comportant ni ascenseur ni
chauffage central ;
- Standing économique : constructions situées dans les quartiers populaires édifiées avec des matériaux de
construction de faible qualité, et destinées à des personnes de revenus modestes.
Etant précisé que les critères ci-dessus sont donnés à titre indicatif, il est demandé aux inspecteurs des
impôts de rechercher tout autre élément permettant de distinguer la qualité de l’ouvrage.
Exemple
Un promoteur a construit un immeuble classé dans la catégorie standing moyen.
La construction a été achevée en 2008. Le barème est fixé pour la région où se situe l’immeuble à
2. 000 DH le mètre carré couvert.
La surface couverte de l’ouvrage est de 750 m².
La base imposable évaluée sera de (750 x 2. 000) ……………………….= 1.500.000 DH.
79
Exemple
Supposons en partant du cas ci-dessus, qu’en 2009, l’assujetti en cause décide de céder à un prix de 2.
000.000 DH ladite construction.
Sachant que la valeur actualisée du terrain à cette date est de 150.000 DH.
La nouvelle base imposable sera de :
(2 000 000 - 150 000) ………………………………………………………………………...=1 850 000
Une régularisation s’impose, elle portera sur une base
complémentaire de (1 850 000 – 1 500 000)…………………...………………….= 350 000
Au cas où la nouvelle base déterminée à partir du prix de cession serait inférieure à la base de taxation
initiale sur le coût de la construction, l’assujetti ne peut prétendre à aucune restitution.
4) Ventes fractionnées
Lorsqu’un promoteur réalise la vente partielle de son projet (une ou plusieurs unités de logement), la base de
taxation est égale au prix de cession diminué de la valeur actualisée du terrain imputable à la ou aux unités
cédées. Laquelle valeur est déterminée à partir d’un prorata calculé comme suit : Valeur actualisée du
terrain x surface couverte de ou des unités cédées Surface développée du projet.
Exemple 1
Un promoteur a construit huit appartements d’une surface couverte de 120 m² et 8 appartements de 150 m².
Le total d’une surface développée du projet soit (960 + 1 200) = 2 160 m².
Il a vendu:
- quatre appartements de 120 m² au prix de 600.000 DH ;
- deux appartements de 150 m² au prix de 900.000 DH .
Exemple 2
Un promoteur immobilier a construit un immeuble de cinq niveaux comprenant dix appartements et des
magasins :
- la surface du terrain ……………………..………………………………..…..460 m²
- la surface des appartements et magasins ………………………...3 000 m²
- la surface des parties indivises …………………….………………..…….500 m²
- la surface développée …………………….………………………………... 3 500 m².
En 2001, le promoteur a vendu deux appartements de 160 m² et 180 m² et un magasin d’une superficie
couverte de 300 m².
La valeur du terrain est de 1 200 DH le m². Les deux appartements sont vendus au prix de 320 000 DH et 380
000 DH. Le magasin lui a rapporté 1 000 000 DH.
Afin de calculer la base taxable, il faudrait déterminer le prorata de la valeur du terrain actualisée : Coût du
terrain : (460 x 1 200) ……………………………………….= 552 000
Droits d’enregistrement………………………………………………..…= 43 588
Conservation foncière ……………………………………………………..= 12 800
Coût d’achat du terrain ……………………………………............= 608 388
Coefficient d’actualisation ………………………………………………= 1,08
Valeur du terrain actualisée (608388x1, 08)…………………...= 657 059
Prorata de la valeur du terrain actualisée :
(657059/ 3 500)……………………………………............= 187,73
80
Détermination de la base de taxation:
1er appartement 320 000 – (160 x 187, 73)………………………..….= 289 963
2ème appartement 380 000 – (180 x 187,73)…….…………..……..= 346 208
Magasin (1 000 000 - (300 x 187,73)) ................ ……….......= 943 681
Total base taxable………………………………..…. = 1.579.852
TVA collectée = 1.579.852/1.2*20% ……….= 263.309
5) Particuliers agissant comme promoteurs
Les modalités de détermination de la base de taxation chez ces assujettis occasionnels ne diffèrent pas de
celles prévues ci-dessus pour les promoteurs professionnels.
F/- Opérations de lotissement
Les personnes effectuant des travaux de viabilité, liés aux opérations de lotissement de terrains (pose de
canalisations d’eau et d’égouts, électrification, construction de chaussées, bordures et trottoirs etc.., sont
soumises à la taxe sur la valeur ajoutée sur le coût de ces travaux d’aménagement et de viabilisation.
La situation des propriétaires de terrains qui procèdent eux-mêmes à ces opérations ou qui les font effectuer
par les tiers, doit être définie selon que les terrains lotis et viabilisés sont destinés à la vente ou à la
construction.
1) Terrains lotis et viabilisés destinés à la vente
a) travaux de viabilisation confiés à des tiers
L’imposition de ces travaux ne soulève aucune difficulté lorsqu’ils sont exécutés par un entrepreneur. Dans
ce cas le propriétaire du terrain supporte la taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé les travaux facturés par le
ou les entrepreneurs et il reste bien entendu soumis à l’obligation de déclaration.
b) travaux de viabilisation exécutés par le propriétaire du terrain
Dans ce cas, les travaux de viabilisation doivent faire l’objet, de la part du propriétaire du terrain loti, d’une
livraison à soi-même passible de la taxe sur la valeur ajoutée.
La base taxable doit être déterminée exclusivement par le coût des travaux exécutés, constitué
principalement par les dépenses afférentes aux études, aux fournitures incorporées et à la main-d’oeuvre.
2) Terrains lotis et viabilisés destinés à la construction
La personne qui édifie ou fait édifier des immeubles sur les terrains lui appartenant qu’elle a elle même
viabilisés ou fait viabiliser, doit être rangée parmi les promoteurs.
Le chiffre d’affaires imposable des promoteurs a déjà fait l’objet de commentaires dans le (E) ci-dessus.
G/- Echange et livraison à soi-même
Certaines transactions assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée, peuvent se faire sans l’intervention d’une
contre partie monétaire, notamment l’échange et la livraison à soi-même. Dans ces conditions, le chiffre
d’affaires imposable est constitué par le prix normal des marchandises, des travaux ou des prestations de
services au moment de leurs réalisations.
1) Echange
Deux cas sont envisagés, l’échange de produits ou de biens neufs fabriqués par les assujettis qui effectuent
cette opération, et la vente d’un bien neuf avec reprise d’un bien usagé.
a) Echange entre assujettis de produits fabriqués par eux -mêmes
Dans ce cas, l’échange doit s’analyser comme deux ventes distinctes effectuées par chacun des assujettis.
Le chiffre d’affaires imposable de chacun d’eux, est constitué par le prix normal du bien ou produit échangé,
c’est-à-dire par le prix qui aurait été facturé à un autre client à la même date et pour le même bien ou
produit, à défaut celui facturé par un concurrent. Si cette vente se fait avec soulte, la valeur normale du
produit échangé doit être majorée de la soulte chez celui qui la reçoit.
b) Vente avec reprise
Lorsqu’un objet neuf est vendu avec reprise d’un objet usagé, le prix de vente taxable est constitué par la
valeur normale et réelle de l’objet vendu sans tenir compte de la valeur de l’objet repris, celle-ci
n’intervenant que pour le règlement de l’opération entre vendeur et acheteur.
Autrement dit, la vente d’une machine d’une valeur de 100.000 DH avec reprise d’un matériel de même
nature estimé à 30 000 DH doit être imposée sur 100 000 DH et non sur les 70.000DH que reçoit le vendeur.
81
2) Livraison à soi-même
a) Livraisons à soi-même de biens meubles
Le chiffre d’affaires imposable est constitué par la valeur normale du bien, c’est-à-dire par le prix du marché
au moment de ladite livraison.
b) Livraisons à soi-même de biens immeubles
Les règles de la détermination de la base imposable sont identiques à celles développées au paragraphe E :
opérations de promotion immobilière ci-dessus.
1) Professions libérales
En application des dispositions prévues à l’article 96-7° du C.G.I, le chiffre d’affaires taxable pour la
liquidation de la taxe est constitué, pour cette catégorie d’assujettis, par le montant brut des honoraires et
autres rémunérations, atténué éventuellement des débours autorisés.
a) Montant brut des honoraires
Il comprend toutes les sommes encaissées par l’assujetti, même si certains éléments font l’objet d’une
facturation séparée.
Font notamment partie du chiffre d’affaires taxable, les honoraires proprement dits et les recettes
accessoires, qu’il s’agisse de la rémunération de service correspondant à l’exercice de la profession libérale
ou d’autres activités soumises à la taxe sur la valeur ajoutée.
b) Autres rémunérations
Il s’agit en particulier des encaissements relatifs à des frais qui, même s’ils font l’objet d’une facturation
séparée, incombent normalement à l’assujetti. Il en est ainsi :
- des frais de fournitures de bureau (téléphone, imprimés, papier, timbres, photos,… etc.) ;
- des frais de transport, d’hôtel et de restaurant engagés à l’occasion des déplacements ; - des frais de
représentation (repas d’affaires, dépenses de réception...).
c) Débours autorisés
Ce sont en principe les frais légalement à la charge du client et que le contribuable se borne à avancer pour
le compte de celui-ci, à la condition toutefois que:
- le remboursement ne soit pas effectué sur une base forfaitaire et qu’il en soit justifié au mandant ;
- les avances en question soient mentionnées à part, au prix coûtant ;
- elles ne doivent pas avoir été soumises à la taxe sur la valeur ajoutée qui a été facturée.
Il en est ainsi pour :
- Les droits d’enregistrement et les frais judiciaires payés par un avocat pour son client.
- Le montant des timbres de dimension apposés sur les rapports d’expertise.
Cependant, si l’assujetti traite à forfait pour un prix global comprenant des dépenses engagées, la taxe sur la
valeur ajoutée doit être acquittée sur le montant total des encaissements.
82
a) Agents et courtiers d’assurance
L’agent, le démarcheur ou le courtier qui apporte un contrat à une compagnie d’assurance, ou d’épargne,
accomplit un acte relevant d’une activité commerciale qui doit être soumise à la taxe sur la valeur ajoutée,
conformément à l’article 99-3°b) du C.G.I. La taxe due sur les services rendus par tout agent, démarcheur ou
courtiers à raison des contrats apportés par lui à une entreprise d’assurance, est retenue sur le montant des
commissions, courtages et autres rémunérations alloués par ladite entreprise qui en est débitrice envers le
trésor conformément à l’article 116 du code précité.
b) Courtiers de commerce
Le rôle du courtier consiste à mettre en rapport direct les parties et non à conclure lui-même l’affaire, il ne
reçoit en principe aucun mandat et n’exécute aucun ordre, ce qui le différencie du commissionnaire. Le
courtier est imposable sur le montant brut des courtages qu’il reçoit de l’une et de l’autre des parties.
c) Dépositaires
Le dépositaire qui vend des marchandises ne lui appartenant pas et reçues par lui en dépôt, agit en qualité
de commissionnaire. Par suite, il est redevable de la taxe sur la valeur ajoutée sur le montant de ses
commissions et non sur le montant des ventes.
d) Consignataires en marchandises
Les consignataires sont des intermédiaires comparables aux dépositaires, les marchandises qu’ils détiennent
ne sont généralement pas leur propriété. Le régime applicable à cette catégorie d’assujettis est le même que
celui des dépositaires.
e) Mandataires des marchés de gros
Les mandataires des marchés de gros sont des intermédiaires de commerce, passibles de la TVA
En principe, le chiffre d’affaires imposable est constitué par le montant brut des commissions reçues, mais
dans la mesure où la partie de ces commissions est obligatoirement reversée aux municipalités, il est admis
que l’impôt doit être liquidé sur le montant des commissions prélevées par les mandataires, atténué de la
part versée aux municipalités.
f) Concessionnaires distributeurs (de matériel ou de marque)
Le concessionnaire qui, en contrepartie des services rendus (magasinage, entretien, vérification et réparation
de matériel) reçoit une rémunération dans les conditions prévues au contrat, agit en tant qu’intermédiaire de
commerce passible de la taxe sur la valeur ajoutée sur le montant brut des sommes qui lui sont allouées.
g) Agents d’affaires
La profession d’agent d’affaires est réputée commerciale sans qu’il y ait à distinguer si les agents d’affaires
traitent avec des commerçants ou qu’ils se chargent de la gestion d’affaires commerciales ou non
commerciales. La taxe sur la valeur ajoutée est exigible sur les recettes brutes, atténuées éventuellement
des débours autorisés et justifiés.
h) Commissionnaires de transport
Ne sont considérées comme commissionnaires de transport que les personnes se chargeant d’un transport de
marchandises à l’exclusion de celles effectuant des transports de voyageurs, et qui confient à des tiers
(compagnies de chemin de fer, de navigation… etc.) l’exécution des transports dont elles se chargent. De
même n’est pas commissionnaire de transport, mais entrepreneur de transport, celui qui se charge lui-même
d’un transport et prend en location des véhicules dès lors qu’il conserve la responsabilité de l’entreprise.
Le commissionnaire de transport ne doit donc pas être confondu avec l’entrepreneur de transport qui
exécute lui même le transport pour le compte de tiers.
Il en résulte que la déduction des frais de transport ne peut se poser pour les commissionnaires que si ceux-ci
ont recours à des tiers pour l’exécution des transports de marchandises.
i) Transitaires
Les transitaires dont l’activité est comparée à celle des commissionnaires de transport peuvent soustraire de
la base imposable, dans les conditions de l’article 96-7º du C.G.I, les frais ci-après exposés pour le compte de
leurs clients :
- les frais de transport payés à des tiers ;
- les frais de chargement et de déchargement proprement dits ;
- les frais de manutention sous tente ou en magasin ;
- les droits de douane, d’entrée ou de sortie acquittée;
- les timbres de quittance.
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3) Loueurs de biens et de services
Sont à ranger dans cette catégorie les opérations qui consistent moyennant rémunération soit à mettre à la
disposition de tiers et pour une période limitée des biens ou matériels, soit à rendre à des tiers diverses
prestations.
Les personnes qui effectuent de telles opérations sont contribuables de la taxe sur la valeur ajoutée sur le
montant brut des rémunérations reçues en contrepartie des services rendus, déduction faite éventuellement
des débours autorisés.
a) Location de véhicules
Peut être considérée comme un transporteur et bénéficier de l’imposition au taux réduit, l’entreprise qui
loue accessoirement un car avec chauffeur, pour de brèves excursions et qui conserve entièrement la
responsabilité des déplacements effectués. Son chiffre d’affaires est constitué pour cette opération par le
montant de la location.
En revanche, les affaires portant sur la location de voitures automobiles avec ou sans chauffeur, relèvent de
la location de choses et sont, par suite, imposables à la taxe sur la valeur ajoutée au taux normal, sur le
montant brut de la location.
En ce qui concerne les wagons «particuliers» utilisés par l’O.N.C.F. les ristournes accordées périodiquement
aux utilisateurs, sous forme de redevances kilométriques calculées en fonction d’indices, sont à déduire, pour
la détermination du chiffre d’affaires, des sommes à verser par les utilisateurs au titre des frais de transport
dus aux chemins de fer marocains.
Il s’agit en fait d’une réduction de prix du transport fixé par un tarif général appliqué à tous les clients de la
société, il n’y a donc pas lieu de l’imposer.
b) Entrepreneurs de déménagement
Les entrepreneurs de déménagements sont imposables à la taxe sur la valeur ajoutée, pour les services qu’ils
rendent à leurs clients, sur la partie des sommes encaissées correspondant à leur rémunération brute, à
l’exclusion des dépenses effectuées pour le compte de leurs clients auxquels ils rendent compte. Dans ces
conditions ils peuvent défalquer de leur chiffre d’affaires :
- le transport effectué par tiers (chemin de fer, bateau etc...), frais de chargement et de
déchargement y afférents à l’exclusion de ceux engagés par l’entreprise de déménagement elle-même
;
- les assurances (maritimes ou autres) contractées sur ordre formel du client et s’appliquant
exclusivement aux risques de transport (déduction à concurrence de la prime versée aux compagnies
d’assurance pour le déménagement considéré) ;
- les frais de transport hors du Maroc, quel que soit le transporteur ;
- les frais de transit payés à l’étranger (main d’oeuvre, camionnage et déchargement) ;
- les timbres de quittance ;
- les droits de douane, d’entrée ou de sortie acquittés pour le compte du client, soit directement soit
au transitaire ;
- les pourboires dont la répartition est justifiée selon les mêmes règles que pour les ventes à
consommer sur place.
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de teinturerie, blanchisseur, exploitant de salon de coiffures …etc. Le chiffre d’affaires imposable est
constitué par les sommes réclamées au titre du service rendu.
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6) Intérêts créditeurs sur les Bons de caisse
L’anonymat qui caractérise la souscription des bons de caisse ne permet pas de conférer la qualité du non
commerçant au souscripteur auquel d’ailleurs le choix de l’anonymat lui garantit une fiscalité libératoire.
En conséquence, les intérêts générés par les bons de caisse anonymes doivent supporter la T.V.A.
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D’autre part, la loi de finances 2024 a introduit une nouvelle disposition visant à clarifier le régime
fiscal applicable aux opérations de location de locaux à usage professionnel non équipés, en précisant
que ces opérations sont obligatoirement soumises à la TVA lorsque ces locaux sont acquis ou construits
avec bénéfice du droit à déduction ou de l'exonération de cette taxe.
Les personnes ayant bénéficié de l'exonération ou du droit à déduction doivent obligatoirement facturer
la TVA à leurs clients au titre des opérations de location de locaux non équipés.
2) Réparateurs
Par réparation, il faut entendre la remise d’un objet usagé et endommagé dans son état d’utilisation
normale.
Souvent, la réalisation d’une réparation entraîne l’utilisation de fournitures qui peuvent être procurées soit
par le réparateur, soit par le client.
- fournitures procurées par le client : le réparateur facture dans ce cas, uniquement le prix de son
intervention, lequel constitue la base imposable.
- fournitures procurées par le réparateur : le chiffre d’affaires à prendre en considération est constitué par le
montant global de la facture y compris le prix des fournitures.
Toutefois, il est admis par mesure de tempérament pour les réparateurs qui acquièrent les fournitures auprès
de non assujettis, d’acquitter la taxe sur les seules prestations, à condition de facturer les fournitures ou les
pièces de rechange séparément.
3) Façonnier
Le façonnier est celui qui applique son industrie ou son travail à des matières qui ne lui appartiennent pas. Le
chiffre d’affaires est constitué par le prix des façons réclamé aux clients.
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1) Recettes provenant des ventes
Les recettes provenant des ventes à consommer sur place sont imposables sans aucune réfaction et sans qu’il
y ait lieu de distinguer si ces recettes proviennent de la vente de produits taxables, exonérés ou situés hors
champ d’application de la taxe sur la valeur ajoutée.
C’est ainsi qu’un cafetier doit acquitter la taxe sur les ventes de lait (produit exonéré), qu’un restaurateur
ne peut défalquer de son chiffre d’affaires le pain ajouté en sus du prix ou compris dans celui-ci ni le prix des
fruits (produits situés hors champ de la taxe).
2) Pourboires
Les sommes réclamées à la clientèle au titre de services ou pourboires obligatoires, devraient légalement en
droit strict constituer un élément du chiffre d’affaires imposable.
Toutefois, il est admis comme par le passé, par mesure de tolérance que ces sommes soient hors champ
d’application, sous réserve qu’elles aient effectivement le caractère de pourboires, c’est-à-dire que leur
prélèvement soit indiqué aux clients comme étant destiné à rémunérer les services rendus par les employés,
et qu’il soit justifié du reversement à ceux-ci par la tenue d’un registre spécial soumis à l’émargement des
ayants droit.
Dans ces conditions, les notes (factures) devront au minimum comporter la mention « service compris».
3) Recettes provenant des appareils de jeux et de musique
Généralement, les appareils sont mis par le propriétaire en exploitation dans un débit de boissons tenu par
un tiers.
Ce dernier doit inclure dans son chiffre d’affaires taxable, la rémunération qui lui est versée par le
propriétaire de l’appareil et qui correspond à un pourcentage sur les recettes prélevées dans la caisse de
l’appareil.
5) Autres recettes
Il s’agit essentiellement de celles relatives au téléphone, aux locations de salle, aux prix des billets d’entrée,
aux commissions de change et autres prestations fournies aux clients, appelées généralement extra. Ces
recettes doivent être incluses dans le chiffre d’affaires taxable et soumises à la taxe sur la valeur ajoutée.
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F)- LES OPERATIONS REALISEES PAR LES AGENCES DE VOYAGE
Dans un souci de simplification et afin de tenir compte de l’expérience de certains pays prévoyant dans leurs
législations, un traitement spécifique en matière de TVA aux agences de voyages, il a été décidé d’appliquer
à partir du 1er janvier 2018, ce mode de déclaration dérogatoire déjà pratiqué par les professionnels du
secteur.
Ce traitement spécifique dit « taxation de la marge » consiste à taxer la rémunération revenant à l’agence,
c’est-à-dire la différence entre, d’une part, le total des sommes que l’agence de voyage facture au
bénéficiaire des services, et d’autre part, le total des achats, taxe sur la valeur ajoutée comprise, facturés à
l’agence (transport, hébergement, consommation sur place d’aliments et de boissons ou divertissement..)-
Les agences de voyage doivent distinguer dans leur comptabilité entre les encaissements et les décaissements
se rapportant aux opérations taxables selon le régime de la marge et ceux se rapportant aux opérations
taxables selon les règles de droit commun.
Ces dispositions sont applicables aux encaissements perçus à compter du 1er janvier 2018 par les agences de
voyage, au titre de la marge
Les dispositions contenues dans les articles 98, 99 et 100 du C.G.I. fixent le tarif de la taxe sur la valeur
ajoutée. Ce tarif comprend un taux normal, des taux réduits et des taux spécifiques.
A/- Taux ad valorem
A- 1- Taux normal de 20 %
Ce taux s’applique à tous les produits et prestations de services qui ne sont soumis à aucun des taux réduits
énumérés ci-après.
Pour rappel, la LF 2023 a harmonisé le traitement fiscal appliqué, en matière de TVA, en appliquant le
taux de TVA de 20% à toutes les professions libérales .
Ainsi, à compter du 1er janvier 2023, les opérations effectuées, dans le cadre de leur profession, par les
avocats, interprètes, notaires, adel, huissiers de justice et vétérinaires sont soumises à la TVA au taux
normal de 20%.
Ainsi, les sommes perçues à compter du 1er janvier 2023 par les contribuables, en paiement des services
entièrement exécutés et facturés avant cette date, sont soumises au taux de la TVA en vigueur à la date
d’exécution de ces services , De même, lesdits contribuables, soumis à la TVA selon le régime de
l’encaissement, doivent adresser avant le 1er mars 2023 au service local des impôts dont ils relèvent, une
liste nominative des clients débiteurs au 31 décembre 2022, en indiquant pour chacun d’eux, le montant des
sommes dues au titre des affaires soumises au taux de la TVA en vigueur à la date d’exécution des services.
La taxe due par les contribuables au titre des affaires visées ci-dessus sera acquittée au fur et à mesure de
l’encaissement des sommes dues.
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bénéficiant des éléments incorporels du fonds de commerce associé à l’ensemble hôtelier sans qu’il y ait lieu
de distinguer entre des locaux nus ou meublés.
- les opérations de vente de denrées ou de boissons à consommer sur place, réalisées dans les restaurants.
Les opérations de vente de denrées alimentaires ou de boissons à consommer sur place réalisées dans les
restaurants quel que soit leur lieu d’implantation, sont soumises au taux réduit de 10%.
Il convient de préciser que les opérations de restauration qui doivent être soumises au taux de 10 %
s’entendent des ventes de denrées ou de boissons à consommer sur place servis dans les lieux aménagés à cet
effet et ayant l’autorisation d’exercer l’activité de restauration.
Ainsi, les ventes réalisées par les établissements de restauration rapide, sont considérées pour leur totalité
comme des ventes à consommer sur place et donc soumises au taux de 10 % dès lors que ces établissements
mettent à la disposition de leur clientèle des installations même sommaires permettant de consommer sur
place ou à emporter.
Relèvent également du taux de 10 % les activités de traiteurs qui sont considérés comme des établissements
réalisant des ventes de plats cuisinés mis à la disposition des clients.
Par contre, lorsque les traiteurs se livrent à des activités autres que la restauration telles que la location du
matériel (linge, nappes, tentes, couverts et ustensiles de cuisine, etc.) ou la mise à disposition du personnel,
ces prestations relèvent du taux normal de la taxe sur la valeur ajoutée de 20 %.
- les opérations de restauration fournies par les prestataires de services au personnel salarié des entreprises
ainsi que les prestations de restauration fournies directement par l’entreprise à son personnel salarié (L.F
2014)
Il y a lieu de préciser que la taxe est applicable sur le prix normal de la prestation y compris la partie
du prix supporté par l’employeur.
- les opérations de location d’immeubles à usage d’hôtels, de motels, de villages de vacances ou
d’ensembles immobiliers à destination touristique, équipés totalement ou partiellement, y compris le
restaurant, le bar, le dancing, la piscine, dans la mesure où ils font partie intégrante de l’ensemble
touristique.
2) les huiles fluides alimentaires à l’exclusion de l’huile de palme
Ce vocable désigne toutes les huiles végétales, extraites de graines et de fruits oléagineux à l’exception des
olives (arachides, tournesol, soja, colza, coton ...) et utilisées ordinairement pour la préparation des
aliments. Le bénéfice du taux réduit s’applique également aux livraisons d’huiles végétales raffinées faites
aux industries de produits alimentaires (conserveries, margarineries...).
Pour les huiles végétales brutes, le bénéfice du taux réduit est conditionné par leur utilisation, lorsque ces
huiles sont utilisées comme matières premières.
Les raffineries d’huiles alimentaires et les assujettis qui procèdent au mélange, au coupage et à la
présentation commerciale des huiles alimentaires sont en principe imposables au taux de 10 %, car il est à
présumer qu’ils livrent leur production soit à la consommation alimentaire, soit à des industries de produits
alimentaires.
Il est décidé dans un souci de simplification, d’appliquer le taux réduit à l’huile de poisson lorsque celle-ci
est livrée aux conserveries.
Dans le but d’éviter l’incidence du différentiel de taux, le bénéfice du taux de 10% a été également étendu
aux importations de graines, de fruits oléagineux et d’huiles végétales utilisés dans la fabrication des huiles
fluides alimentaires.
Compte tenu de leur caractère restrictif, les dispositions des articles de la loi précitée ne sauraient être
étendues aux suifs et aux huiles animales destinées à des usages industriels qui restent soumis aux taux
normal (huile de pied de boeuf par exemple).
d'autre part, l’huile de palme est une graisse végétale qui se présente à l’état solide à température
ambiante mais qui est fluidifiée par des procédés thermiques pour les besoins du transport, Aussi , il a été
décidé de l’exclure du bénéfice du taux réduit de 10%, à l’intérieur et à l’importation et son assujettissement
au taux de droit commun.(disposition de la LF 2020)
3) le sel de cuisine (gemme ou marin) ;
4) le riz usiné,
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Les opérations de vente et de livraison portant sur le riz usiné, pelé, glacé, poli, blanchi ou non, sont
taxables au taux de 10%, de même que les opérations de vente ou livraison portant sur les déchets et les
brisures de riz destinés à la nourriture du bétail et des animaux de basse-cour sont taxables à la T.V.A. au
taux réduit de 10% a partir du 1er janvier 2014 ;
5) les pâtes alimentaires ;
6) les panneaux photovoltaïques ;
7) les chauffe-eaux solaires ;
A compter du 1er janvier 2022, les panneaux photovoltaïques et les chauffe-eaux solaires sont soumis à la
TVA au taux réduit de 10% à l'intérieur et à l'importation.
a) Traitement du stock existant au 31 décembre 2021
Les personnes concernées par ce changement de régime sont tenues de déposer au service local des impôts
dont elles relèvent, avant le 1er mars 2022, l’inventaire des panneaux photovoltaïques et des chauffe-eaux
solaires détenus dans leur stock au 31 décembre 2021.
La taxe ayant grevé lesdits stocks antérieurement au 1er janvier 2022 est déductible de la taxe due sur les
opérations de ventes taxables, réalisées à compter de la même date.
b) Traitement des créances « clients » au 31 décembre 2021
Les sommes perçues à compter du 1er janvier 2022 par les contribuables concernés, en paiement des ventes
de panneaux photovoltaïques ou des éléments entrant dans leur fabrication ainsi que les ventes des chauffe-
eaux solaires, entièrement exécutées et facturées avant cette date, sont soumises au régime fiscal
applicable à la date d’exécution de ces opérations, conformément aux dispositions de l’article 125-III du CGI.
A cet effet, conformément aux dispositions de l’article 125-IV du CGI, les contribuables pour lesquels le fait
générateur est constitué par l’encaissement doivent adresser avant le 1er mars 2022 au service local des
impôts dont ils relèvent, une liste nominative des clients débiteurs au 31 décembre 2021, en indiquant pour
chacun d’eux, le montant des sommes dues au titre des affaires soumises au régime fiscal en vigueur à cette
date.
Ainsi, l’obligation d’adresser ladite liste nominative des clients débiteurs concerne toutes les opérations
soumises au régime fiscal en vigueur avant le 1er janvier 2022.
8) le gaz de pétrole et autres hydrocarbures gazeux ;
9) les huiles de pétrole ou de schistes, brutes ou raffinées. Il convient cependant de préciser que ce taux ne
concerne ni les lubrifiants (huiles et graisses) ni les sous produits de la distillation, (goudrons, vaselines
…etc.) qui restent soumis au taux normal, tant à l’importation qu’à l’intérieur. Ainsi les seuls produits
pétroliers bénéficiant du taux réduit sont :
- les huiles de pétroles ou de schistes, brutes ou raffinées;
- l’essence de pétrole ;
- le pétrole lampant (kérosène) ;
- les carburants constitués par des mélanges d’essence de pétrole avec d’autres combustibles liquides ;
- les gasoils ;
- les fuels oils ;
- le gaz de pétrole et autres hydrocarbures gazeux ;
10) les opérations de banque et de crédit et les commissions de change visées à l’article 89- I-11° du CGI et
Toutes les opérations de banque de crédit ainsi que les commissions de change sont soumises au taux de 10 %
avec bénéfice du droit à déduction.
Le taux de 10 % couvre les intérêts et autres produits similaires liés aux opérations de banque, de crédit et de
change.
A partir du 1er janvier 2015, sont aussi soumis au taux de 10% , Les opérations de crédit foncier et de crédit à
la construction, se rapportant aux acquisitions de logements sociaux visés à l’article 92-I-28° du CGI et
destinés à usage exclusif d’habitation principale, dont la superficie couverte est comprise entre cinquante
(50) et cent (100) m2 et le prix de vente n’excède pas deux cent cinquante mille (250.000) dirhams, hors
taxe sur la valeur ajoutée.
La personnalité des organismes financiers (Banque Al Maghrib, Banques Populaires, autres établissements
financiers de droit privé ou de droit public...) est sans influence sur le caractère imposable desdites
opérations.
91
Il y a lieu par ailleurs de noter qu’en ce qui concerne la T.V.A. due sur les intérêts créditeurs servis par les
banques et d’une façon générale par tout organisme financier, à leurs clients déposants de fonds, la loi de
finances pour l’année 1988 a introduit une mesure de retenue à la source de la taxe au niveau des organismes
dépositaires des fonds.
Conformément aux dispositions prévues à l’article 117 du C.G.I ,il est fait, en effet, obligation aux
établissements de banques ou de crédit de percevoir, pour le compte du trésor, par voie de retenue à la
source, la T.V.A. due sur les intérêts servis à leur clientèle.
Rappel
Les opérations de crédit effectuées par les organismes financiers spécialisés, ont connu les régimes
particuliers suivants :
- les opérations de crédit foncier, de crédit à la construction et de crédit à l’hôtellerie, effectuées par le
Crédit Immobilier et Hôtelier (C.I.H.)
Antérieurement au 1er janvier 1992, les opérations de crédit immobilier bénéficiaient de l’exonération de la
T.V.A. sans droit à déduction, conformément aux dispositions de l’article 7, alinéa 12 de la loi n° 30-85 qui
régissait la Taxe sur la Valeur Ajoutée.
La loi de finances pour l’année budgétaire 1992 a assujetti à la T.V.A. au taux de 14%, les opérations de
crédit foncier, de crédit à la construction et de crédit à l’hôtellerie, effectuées par le C.I.H.
Ce taux a été ramené à 7% en 1994, puis relevé à 10% à compter du 1er janvier 2006.
- les opérations de crédit accordé à l’agriculture, effectuées par la Caisse Nationale de Crédit Agricole
(C.N.C.A.)
Depuis l’avènement de la T.V.A., les opérations de crédit accordé à l’agriculture étaient exonérées de la
T.V.A., en application des dispositions de l’article 7, alinéa 12 de la loi n° 30-85 précitée sans spécifier
l’organisme bancaire prêteur.
A partir du 1er janvier 1992, cette exonération a été limitée aux seules opérations de crédit effectuées par la
C.N.C.A., devenue assujettie au taux de 10% à compter du 1er janvier 2006.
- les opérations de crédit des Banques Populaires
Les opérations de crédit effectuées par les Banques Populaires étaient exonérées de la T.V.A. en vertu de
l’article 7 (IV- 12°) de la loi n° 30-85 précitée.
L’article 12 de la loi de finances pour l’année budgétaire 1988 a assujetti à la T.V.A. lesdites opérations au
taux de 12%. Ce taux a été relevé à 14% en 1992 puis ramené à 7% en 1994 et à 10% à compter du 1er janvier
2006.
- les opérations afférentes aux prêts et avances consentis aux collectivités locales par le Fonds
d’Equipement Communal (F.E.C.)
Ces opérations étaient exonérées de la T.V.A., sans droit à déduction, en application des dispositions de
l’article 7 (IV- 17°) de la loi n° 30-85 précitée.
A partir du 1er janvier 2007, les opérations réalisées par le F.E.C., ainsi que celles afférentes aux emprunts
et avances accordés audit fonds deviennent passibles de la T.V.A. au taux de 10% avec droit à déduction,
conformément aux dispositions de l’article 99- 2° du C.G.I.
- les opérations et les intérêts afférents aux avances et aux prêts consentis aux collectivités locales par
les organismes autorisés à cet effet
Ces opérations étaient exonérées, sans droit à déduction, en application de l’article 91 (V- 2°) du C.G.I.
L’article 7 de la loi de finances pour l’année budgétaire 2010 a soumis lesdites opérations au taux de 10%.
Les organismes financiers spécialisés précités ont été assimilés par la loi bancaire aux établissements de
banque et de crédit. De ce fait, ces organismes sont devenus soumis à la T.V.A., dans les mêmes conditions
que les établissements bancaires.
En guise d’harmonisation, l’article 7 de la loi de finances pour l’année budgétaire 2010 a reformulé la
rédaction des dispositions concernant ces opérations pour les différents établissements précités comme suit :
- les opérations de banque et de crédit et les commissions de change visées à l’article 89- I- 11° du CGI ,
sous réserve de l’exonération prévue à l’article 91- III- 2° du CGI.
Par ailleurs, l’alignement des produits financiers alternatifs « Mourabaha » «SALAM» , «ISTISNA’A» et « ijara
mountahia bi tamlik » sur le crédit classique, prévu aux articles 28 et 59 du C.G.I. implique l’application du
taux de 10% avec droit à déduction audit produit, à compter du 1er janvier 2010 pour la mourabaha , apartir
92
du 01/01/2016 pou la « ijara mountahia bi tamlik » et a partir du 1er janvier 2020 pour «SALAM» ou
«ISTISNA’A»
Il est à préciser à cet égard que ledit taux s’applique sur le montant de la rémunération convenue d’avance
entre le client et l’établissement du crédit.
De même, la T.V.A. ayant grevé le bien acquis dans le cadre de Mourabaha, «SALAM» ou «ISTISNA’A» ou
« ijara mountahia bi tamlik » n’ouvre pas droit à déduction chez l’établissement de crédit.
12) les transactions relatives aux valeurs mobilières effectuées par les sociétés de bourse visées au titre III du
dahir portant loi n° 1.93.211 du 4 rebia II 1414 (21 septembre 1993) relatif à la Bourse des valeurs.
Dans le but de favoriser le placement des titres émis par les personnes morales faisant appel à l’épargne
publique, et en vue de dynamiser les opérations portant sur les valeurs mobilières effectuées par l’entremise
de sociétés de bourse le taux de la T.V.A. sur les commissions des intermédiaires en bourse, a été ramené à
10 % à partir du 1er janvier 2006.
Les commissions concernées sont celles perçues par :
a) les sociétés de bourse agréés par le dahir nº 1-93-211 du 4 rabiaa II 1414 (21 septembre 1993) relatif à la
bourse des valeurs.
b) les personnes qui à titre habituel :
- se livrent à la gestion des valeurs mobilières pour le compte d’autres personnes;
- proposent à d’autres personnes l’acquisition ou l’aliénation des valeurs mobilières ;
- offrent des services ou donnent des conseils pour l’acquisition ou l’aliénation des valeurs mobilières ;
13) les transactions portant sur les actions et parts sociales émises par les organismes de placement collectif
en valeurs mobilières visés par le dahir portant loi nº 1.93.213 du 4 rabii II 1414 (21 septembre 1993) ;
14) Abrogé.
15) Les aliments destinés à l’alimentation du bétail et des animaux de basse-cour y compris les autres
aliments simples tels que céréales, issues, pulpes, drêches et pailles ;
Bénéficient également du taux réduit de 10 %:
- les matières premières ou composants divers notamment, farine à base de riz, farine de poisson, vitamines,
choline, méthionine, lysine, poudre d’os, phosphate mono ou bicalcique, minéraux ….dans la mesure où ils
sont destinés exclusivement à l’alimentation du bétail et des animaux de basse-cour;
- les composés minéraux vitaminés « CMV », qui sont assimilés à un aliment complet ;
- les prémixes, vitaminés ou non qui sont incorporés uniquement dans l’aliment complet.
Toutefois, les produits utilisés aussi bien par le secteur de la provende que par d’autres secteurs industriels
tels que carbonate de calcium, sel, soufre... demeurent imposables à la T.V.A. au taux normal de 20 %.
Rq: Par aliments simples, on entend les céréales, issues, pulpes sèches de betteraves, drêches ou
fibres de maïs, pailles, coques de soja, luzernes déshydratées, le son pellitisé et, d’une manière
générale, toutes sortes de drêches, fibres, pulpes et issues quelle que soit leur origine, pourvu qu’elles soient
destinées à la fabrication des aliments composés ou à l’alimentation directe du bétail et des
animaux de basse-cour.
A cet égard, il y a lieu de noter que les aliments simples sont soumis à un traitement différencié,
selon qu’ils soient acquis localement ou importés.
Ces aliments simples sont considérés, à l’intérieur, comme des produits de nature agricole situés en
dehors du champ d’application de la T.V.A. Par contre, à l’importation, lesdits aliments sont soumis, à
compter du 1er janvier 2014, au taux de 10% en application des dispositions de l’article 121-2° du C.G.I.
A noter que pour l'année 2023, du 1er janvier au 31 décembre, les aliments de bétail bénéficient de
l’exonération de TVA .
18) les tourteaux servant à la fabrication des aliments destinés à l’alimentation du bétail et des animaux de
basse-cour.
Par tourteaux, on doit entendre les résidus de graines, de fruits oléagineux, utilisés principalement dans la
fabrication des aliments de bétail ;
93
- les moissonneuses-batteuses ;
- les ramasseuses de graines :
- les ramasseuses chargeuses de canne à sucre et de betterave ;
- les pivots mobiles ;
- le cover crop ;
- les moissonneuses ;
- les poudreuses à semences ;
- les ventilateurs anti-gelée ;
- les canons anti-grêle ;
- les appareils à jet de vapeur utilisés comme matériel de désinfection des sols ;
- les conteneurs pour le stockage d'azote liquide et le transport de semences congelées d'animaux ;
- les sous-soleurs ;
- les stuble-plow ;
- les rouleaux agricoles tractés ;
- les râteaux faneurs et les giroandaineurs ;
- les hacheuses de paille ;
- les tailleuses de haies ;
- les effeuilleuses ;
- les épandeurs de fumier ;
- les épandeurs de lisier ;
- les ramasseuses ou andaineuses de pierres ;
- les abreuvoirs automatiques ;
- les tarières ;
- les polymères liquides, pâteux ou sous des formes solides utilisés dans la rétention de l'eau dans les sols ;
20) les opérations de vente des bois en grumes, écorcés ou équarris, le liège à l’état naturel, les bois de
feu en fagots ou sciés à petite longueur et le charbon de bois, sont devenues taxables, à compter du
1er janvier 2014, au taux réduit de 10% conformément aux dispositions de l’article 99-2° du C.G.I.
En conséquence, sont obligatoirement soumises à la T.V.A au taux réduit de 10%, les opérations de vente
réalisées par les exploitants forestiers (grossistes et commerçants détaillants dont le chiffre d’affaires
est égal ou supérieur à 2 000 000 DH) qui exploitent et commercialisent les bois en question.
Il y a lieu de préciser, à cet égard, que les propriétaires forestiers qui vendent des coupes de bois ou de liège
(ventes d’arbres sur pied ou après abattage) exercent une activité de nature agricole non soumise à la
T.V.A. Ainsi, les propriétaires forestiers privés et publics (Etat, Communes rurales, Collectivités
ethniques, Coopératives agricoles ou autres) ne sont pas assujettis à la T.V.A.
En revanche, lorsque le propriétaire forestier transforme ou fait transformer les bois en grumes en
bois écorcés, équarris et utilise à cet effet des moyens identiques à ceux utilisés par les industriels, il
devient assujetti à la T.V.A dans les conditions de droit commun.
21) les engins et filets de pêche destinés aux professionnels de la pêche maritime.
Par engins et filets de pêche, on doit entendre tous instruments et produits servant à attirer, à appâter, à
capturer ou à conserver le poisson.
22) Aux chauffe-eau solaires
23) les panneaux photovoltaïques ;
24) Aux opérations de vente et de livraison d’objets d’art
25)- les opérations de vente de billets d’entrée aux musées, cinéma et théâtre (LF 2020)
B/- Alignement progressif des taux de TVA pour réduire le butoir et assurer la neutralité de cette taxe
pour les entreprises
Pour la mise en œuvre de l'objectif de la loi-cadre portant réforme fiscale visant la consécration de la
neutralité de la TVA afin d'atténuer les situations de butoir pour les entreprises, il a été décidé d'introduire
les mesures suivantes:
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A- Alignement progressif du taux de TVA applicable à l'eau, aux prestations d'assainissement et à la
location de compteurs d'eau
Avant 2024, la vente de l'eau livrée aux réseaux de distribution publique et les prestations d'assainissement et
de location de compteurs d'eau étaient soumises à la TVA au taux réduit de 7%.
Dans le cadre de la mise en œuvre de l'objectif de la loi-cadre portant réforme fiscale visant la consécration
de la neutralité de la TVA, afin d'atténuer les situations de butoir pour les entreprises, il a été décidé
d'aligner le taux de 7 % précité sur le taux de 10 % à compter du 1er janvier 2024 ;
Cette réduction progressive du taux de TVA de 14% à 10% sera opérée comme suit:
Dans le cadre de la mise en œuvre de l'objectif de la loi-cadre portant réforme fiscale visant la consécration
de la neutralité de la TVA, afin d'atténuer les situations de butoir pour les entreprises, il a été décidé
d'aligner progressivement, sur une période de trois ans, le taux de 7 % précité sur le taux de 10%, comme
suit:
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8% à compter du 1er janvier 2024 ;
9% à compter du 1er janvier 2025 ;
10% à compter du 1er janvier 2026.
H- Alignement progressif du taux de TVA applicable aux prestations de services rendues aux entreprises
d'assurances par les démarcheurs ou courtiers d'assurances
Avant 2024, les prestations de services rendues aux entreprises d'assurances par tout agent démarcheur ou
courtier d'assurances étaient soumises à la TVA au taux réduit de 14%, sans droit à déduction. Cette taxe est
retenue à la source par les entreprises d'assurances conformément aux dispositions de l'article 116 du Code
général des impôts (CGI).
Dans le cadre de la mise en œuvre de l'objectif de la loi-cadre portant réforme fiscale visant la consécration
de la neutralité de la TVA, afin d'atténuer les situations de butoir pour les entreprises, il a été décidé de
réduire progressivement, sur une période de deux ans, le taux de 14% précité pour le ramener à 10%, comme
suit:
A/ Principe
L’imposition à la taxe sur la valeur ajoutée repose sur le mécanisme dit «des paiements fractionnés ». C’est-
à-dire que le redevable légal de l’impôt est autorisé à ne reverser au Trésor que la différence entre la taxe
collectée à la vente et celle ayant grevé les éléments du prix de revient du produit ou du service qu’il
commercialise, de telle sorte qu’en fin de parcours, l’impôt perçu par l’Etat est égal à celui qui aurait pu
être collecté en une seule fois lors de la première vente à un non assujetti.
C’est cette imputation « taxe de taxe » qui est appelée déduction.
Le mécanisme susvisé est énoncé à l’article 101 –1° du C.G.I. en ces termes: « La taxe sur la valeur ajoutée
qui a grevé les éléments du prix d’une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée
applicable à cette opération ».
Pour mieux comprendre le mécanisme dit « des paiements fractionnés » nous partirons de l’exemple suivant :
96
Supposons deux assujettis :
L’un importateur, l’autre fabricant, tous les deux soumis au taux de 20 %. Le premier (I) importe de la
matière première pour 2.000 DH (valeur, coût et fret, droits de douanes et taxe à l’importation inclus) qu’il
revend au fabricant (F) au prix hors taxe de 3.000 DH. Ce dernier en fait des produits qu’il vend à des non
assujettis, les ménages par exemple (H). Ces ventes s’élèvent à 5.500 DH hors taxe.
La situation de chacun des 3 agents économiques considérés, au regard de la TVA s’établit comme suit :
(I) a payé à la douane 400 : il a reçu 600 de (F), d’où il a déduit les 400 payés à la douane et a versé la
différence à la perception soit 600 - 400 = 200.
(F) a payé 600 DH de taxe à (I), il a reçu de (H) 1.100 d’où il a déduit 600 payés à
(I) a versé la différence soit 1.100 - 600 à la perception soit 500.
(H) a payé 1.100 (F) et n’a rien déduit n’étant pas assujetti.
Le Trésor public (Douane + la recette de l’administration fiscale (RAF)) a perçu pour cette opération 4OO DH
à l’importation payés par (I) lors du dédouanement de la matière première, 2OO DH payés par le même
importateur à la RAF, au titre de ses ventes à l’intérieur et 5OO DH payés par le fabricant (F) à la perception
au titre de ses ventes aux ménages (M).Soit un total pour ces trois versements (400 + 200 + 500) = 1.100 DH
La recette ainsi obtenue par paiements successifs aurait pu être collectée en une seule fois si l’on avait
soumis au taux applicable uniquement la vente aux ménages (non assujettis) soit 5.500 x 20 % = 1.100 DH.
Dans l’exemple précédent, il n’a été question que d’un seul produit obtenu à partir d’une seule matière
première et nécessitant l’intervention de deux assujettis seulement.
La réalité est beaucoup plus complexe étant donné la pluralité des matières et services consommés, la
diversité des circuits de transformation et l’existence de restrictions au droit à déduction.
97
C/- Déductions autorisées
L’instauration du système de la taxe sur la valeur ajoutée a introduit la généralisation du droit à déduction
non seulement à tous les assujettis, mais aussi à la taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé la totalité des
dépenses engagées par l’assujetti pour l’exploitation de son entreprise ou l’exercice de sa profession. En
effet, ce droit est étendu à tous les éléments constitutifs du prix. Sous réserve des exclusions prévues à
l’article 106 du C.G.I.
Par éléments constitutifs du prix de revient d’un produit, d’un travail ou d’un service, il faut entendre les
dépenses engagées pour les besoins d’exploitation de l’entreprise ou de l’exercice de la profession de
l’assujetti tels que :
- les immobilisations ;
- les valeurs d’exploitation ;
- les divers frais de gestion et d’exploitation.
Encore faut-il que ces éléments aient supporté la taxe sur la valeur ajoutée, ce qui exclut de facto les
salaires et certaines dépenses qui sont situées hors du champ d’application de la taxe ou qui ne sont pas
nécessaires à la réalisation de l’opération imposable.
Toutefois, l’exercice du droit à déduction comme il sera exposé ci-après comporte, dans certains cas, des
modalités d’application différentes, selon qu’il concerne les biens constituant des immobilisations ou les
services et les biens ne constituant pas des immobilisations.
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D/ Conditions d’exercice du droit à déduction
L’exercice du droit à déduction est subordonné aux conditions et règles exposées ci-après :
1) Fait générateur
1-1- Dispositions légales
Le droit à déduction prend naissance à l’expiration du mois de l’établissement des quittances de douane ou
de paiement, partiel ou intégral, des factures ou mémoires établis au nom du bénéficiaire Ce droit à
déduction a été limité par la loi de finance 2017 au mois ou au trimestre de la déclaration du chiffre
d’affaires au cours duquel le paiement est intervenu.
1-2- Paiement de la taxe
A l’importation, la justification du règlement de la taxe est établie par la production des quittances de
dédouanement, le règlement pouvant intervenir pour le cas d’espèce au comptant, par chèques ou par
obligations cautionnées.
A l’intérieur, il est justifié par la mention des références et des modalités de paiement (espèces, chèques et
effets de commerce, etc) sur les factures ou mémoires. Ceux-ci sont considérés comme payés à la date du
versement en espèces, ou à la date de l’encaissement effectif du chèque ou de l’effet.
Toutefois, pour les contribuables qui sont imposés sous le régime des débits, cette date est celle de
l’acceptation de l’effet, sans condition du paiement effectif de l’effet à la date d’échéance.
En matière de TVA, la déduction sur facture payée partiellement est autorisée à concurrence de la taxe
payée. Il en est de même de la taxe payée chaque trimestre pour les matériels introduits au Maroc sous le
régime de l’importation temporaire.
99
2-3- Règle du report de crédit
Cette règle énoncée à l’article 101 du C.G.I précité constitue une limitation de la déduction dans le temps.
Ainsi, lorsque la masse de la taxe déductible est supérieure au montant de la taxe afférente aux opérations
imposables, la déduction ne peut être opérée qu’à concurrence de celle-ci. Le reliquat ne peut être restitué
directement (sauf pour certains cas expressément visés par la loi), et il constitue pour l’assujetti un « crédit
» à récupérer ultérieurement au fur et à mesure des possibilités d’imputation ouvertes par la réalisation
d’opérations taxables.
3) Conditions de forme
Pour être déductible, la taxe sur la valeur ajoutée doit figurer d’une manière distincte:
3-1- pour les achats à l’intérieur : sur les factures d’achats ou de services, mémoires de travaux établis selon
la réglementation en vigueur et comportant outre les indications habituelles d’ordre commercial :
- le numéro d’identification du fournisseur attribué par le service local des impôts ;
- le nom, prénom ou raison sociale de l’acheteur et son adresse ;
- les modalités et références de paiements se rapportant à ces factures ou mémoires ;
- n° d’article d’imposition à la taxe professionnelle.
Par conséquent ne peut être déduite la taxe figurant :
- sur des factures ou mémoires non conformes aux indications ci-dessus ;
- sur les bons de livraison ;
- ainsi que celle portant sur des opérations sans facture.
3-2- pour les importations : sur la quittance en douane délivrée à l’acheteur lors de l’entrée de la
marchandise ou du bien concerné au Maroc.
3-3- pour les livraisons à soi-même : sur la facture établie par l’entreprise pour elle-même et comportant
référence de la déclaration faisant état de cette opération.
Par ailleurs, aucune déduction n’est autorisée si la taxe figurant sur une facture d’achat ou une quittance en
douane libellée au nom d’une personne autre que l’assujetti qui en demande l’imputation. Toutefois, des
exceptions à cette règle sont prévues expressément par la loi, elles seront développées ci-après dans le
chapitre relatif au transfert du droit à déduction (art. 105 du C.G.I.).
De même, il est admis que dans le cas de vente d’un bien immeuble non encore achevé, l’acquéreur est
autorisé à opérer la déduction de la taxe figurant sur les factures d’achats de matériaux de construction et
services, établies au nom du cédant de l’ouvrage. Etant précisé que l’imputation de ladite taxe ne pourra se
faire qu’au titre de la taxation dudit immeuble.
100
2- Détermination du pourcentage de récupération
Le montant de la taxe non apparente est déterminé sur la base d’un pourcentage de récupération calculé par
l’assujetti à partir des opérations réalisées au cours de l’exercice précédent comme suit :
- au numérateur : le montant annuel des achats des produits agricoles non transformés ± variation de stock
des produits agricoles non transformés ± variation du coût d’achat des produits agricoles non transformés
utilisés dans la production stockée du produit finis/CA local TTC + CA à l’export + taxe fictive sur l’export ;
- au numérateur, le montant annuel des achats de produits agricoles non transformés ou du lait non
transformé, augmenté du stock initial et diminué du stock final ;
- au dénominateur, le montant annuel des ventes des produits agricoles transformés ou du lait transformé
et des dérivés du lait toute taxe comprise.
Le pourcentage obtenu est définitif pour le calcul de la taxe non apparente à récupérer au titre de l’année
suivante
Le CA à l’export est retenu au niveau du dénominateur pour le calcul de ce pourcentage de récupération qui
détermine en fait la proportion des produits agricoles non transformés, incorporée dans le produit fini qu’il
soit exporté ou vendu localement.
Par mesure de simplification, le pourcentage obtenu est définitif pour le calcul de la taxe non apparente à
récupérer au titre de l’année suivante. En conséquence aucune régularisation ne doit être effectuée en fin
d’exercice.
1) Dispositions légales
La déduction ou le remboursement sont admis jusqu’à concurrence :
- de la taxe dont le paiement à l’importation peut être justifié pour les importations directes ;
- de la taxe acquittée figurant sur les factures d’achat ou mémoires pour les façons, les travaux et les
services effectués à l’intérieur auprès d’assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée ;
- de la taxe ayant grevé les livraisons à soi-même portant sur les biens éligibles au droit à déduction.
Cas d’illustration
a- cas d’une activité soumise à un seul taux de TVA
Soit une unité industrielle de production de jus d’orange bénéficiant de la déduction de la taxe non
apparente. Pour le dépôt de sa déclaration du chiffre d’affaires du mois de janvier 2016, l’entreprise doit
101
déterminer le pourcentage de récupération afin de calculer le montant déductible au titre de la taxe
rémanente dans le prix d’achat des oranges.
Il convient de préciser qu’ il s'agit de déterminer le ratio représentant le coût d’achat des produits agricoles
non transformés inclus dans la production vendue par rapport au chiffre d'affaires se rapportant à l’activité
de transformation ouvrant droit à la récupération de la TVA non apparente .
Ainsi, pour le calcul de ce pourcentage, l’entreprise doit se baser sur les données de l’année n-1, à savoir
l’année 2015 qui se présentent comme suit :
102
chiffre d'affaires de l’huile de table……………….……………. 66 000 000
chiffre d'affaires de l’huile d'olives………………………………… 39 600 000
chiffre d'affaires de la conserve d’olives………………………… 5 760 000
N.B. : Le chiffre d’affaires de 66 000 000 DH TTC relatif à l’huile de table n’est pas retenu pour le calcul du
pourcentage de récupération dans la mesure où le tournesol n’est pas d’origine locale d’une part et le
montant de la TVA réglé lors de son importation est déductible d’autre part.
N.B. : Dans le cas où cette entreprise détient une comptabilité séparée, un pourcentage de récupération est
déterminé pour chacune des activités sur la base des données relatives aux achats et aux stocks qui lui sont
propres.
103
Pour les assujettis effectuant concurremment des opérations taxables et des opérations situées en
dehors du champ d’application de la taxe ou exonérées en vertu des dispositions de l’article 91 du C.G.I,
le montant de la taxe déductible ou remboursable est affecté d’un prorata de déduction calculé comme suit :
- au numérateur, le montant du chiffre d’affaires soumis à la taxe sur la valeur ajoutée au titre des
opérations imposables, y compris celles réalisées sous le bénéfice de l’exonération ou de la suspension
prévues à l’article 92 ou 94 du C.G.I ;
- au dénominateur, le montant du chiffre d’affaires figurant au numérateur augmenté du montant du chiffre
d’affaires provenant d’opérations exonérées sans droit à déduction ou situées en dehors du champ
d’application de la taxe.
Les sommes à retenir pour le calcul du prorata visé ci-dessus comprennent non seulement la taxe exigible,
mais aussi la taxe sur la valeur ajoutée dont le paiement n’est pas exigé pour les opérations réalisées sous le
bénéfice de l’exonération ou de la suspension visée à l’article 92 ou 94 du C.G.I.
Lorsque des entreprises englobent des secteurs d’activité réglementés différemment au regard de la taxe sur
la valeur ajoutée, la détermination du prorata annuel de déduction peut être effectuée distinctement pour
chaque secteur.
Ledit prorata est déterminé par l’assujetti à la fin de chaque année civile à partir des opérations réalisées au
cours de ladite année.
Ce prorata est retenu pour le calcul de la taxe à déduire au cours de l’année suivante.
Pour les entreprises nouvelles, un prorata de déduction provisoire applicable jusqu’à la fin de l’année suivant
celle de la création de l’entreprise est déterminé par celle-ci d’après ses prévisions d’exploitation. Ce
prorata est définitivement retenu pour la période écoulée si à la date d’expiration, le prorata dégagé pour
ladite période ne marque pas une variation de plus d’un dixième par rapport au prorata provisoire. Dans
l’hypothèse inverse, et en ce qui concerne les biens immobilisables, la situation est régularisée sur la base du
prorata réel dans les conditions prévues au II ci-après.
A noter qu’a partir de 2016, l’accord de l’administration fiscale n’est plus nécessaire pour la détermination
du prorata
2) Application
Compte tenu des dispositions combinées ci-dessus, il y a lieu pour la détermination du montant de la
déduction à opérer de faire d’une part, la distinction entre l’assujetti qui acquitte la taxe sur la valeur
ajoutée sur l’ensemble de ses activités (assujetti à 100 %) et l’assujetti partiel qui effectue concurremment
des opérations taxables et des opérations situées hors champ d’application ou exonérées en vertu de l’article
91 du C.G.I, et d’autre part, la distinction entre les biens immobilisables et les autres biens et services, etant
précisé que les personnes qui réalisent des opérations exonérées avec maintien du droit à déduction sont
considérées comme assujetties à 100%.
2-1- Assujettis réalisant exclusivement des opérations soumises à la taxe sur la valeur ajoutée et/ou
exonérées en vertu des articles 92 et 94 du C.G.I. (assujettis à 100%)
En vertu de l’article 104 du C.G.I, la déduction est admise à concurrence :
- de la taxe ayant grevé les achats à l’importation;
- de la taxe acquittée et figurant sur les factures de biens et services ou mémoires pour les façons ou les
travaux, acquis à l’intérieur auprès d’assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée;
- de la taxe ayant grevé les livraisons à soi-même portant sur des biens éligibles à déduction. Toutefois, la
déduction est admise, sous réserve que les biens, travaux, façons et services concernés entrent dans la
constitution du prix de revient des opérations effectuées par l’assujetti et qu’ils ne soient pas exclus du droit
à déduction.
En définitive, le montant de la déduction autorisée pour les assujettis à 100% est celui obtenu en totalisant
toutes les taxes ayant grevé les éléments du prix de revient, dans la limite de la taxe due au titre des
affaires imposables réalisées au cours de la période, et en tenant compte des exclusions prévues par la loi.
2-2- Assujettis partiels
Les contribuables réalisant des opérations imposables et des opérations exonérées ou hors champ, peuvent
chaque fois qu’il leur est possible, appliquer la règle de l’affectation directe de telle sorte que :
104
- la déduction soit totale lorsque les biens ou services concourent exclusivement à la réalisation d’opérations
ouvrant droit à déduction ou exonérées avec droit à déduction en vertu des articles 92 et 94 du C.G.I;
- la déduction soit nulle lorsque les biens ou services concourent exclusivement à la réalisation d’opérations
exonérées sans droit à déduction ou hors champ.
Cependant, lorsque le contribuable utilise concurremment des biens et services pour la réalisation
d’opérations imposables et d’opérations exonérées sans droit à déduction ou hors champ, il est dans
l’obligation d’appliquer la règle du prorata.
La règle du prorata a pour objet de permettre aux assujettis partiels de bénéficier de la déduction
proportionnellement au montant de leurs opérations passibles de la taxe sur la valeur ajoutée.
2-3- Personnes déjà assujetties
Le prorata applicable est annuel et il est obtenu à partir d’éléments de l’année précédente.
Exemple
L’achat par un assujetti d’une immobilisation a été grevé d’une taxe de 25.000 DH.
Le fait générateur de la déduction correspondante se situe au mois de janvier 2010. L’entreprise qui a
effectué cet achat est soumise au régime de la déclaration mensuelle.
Elle a réalisé en 2022 un chiffre d’affaires total, toutes taxes comprises de 2.000.000 de dirhams, ventilé
comme suit :
C.A taxable……………………………….................................................= 1.200.000
C.A en suspension de taxe (Art. 94)............................................= 300.000
C.A exonéré (Art.91) ..........………………….………….…………….………………..…..= 100.000
C.A exonéré (Art. 92) .………………………………………….………………..……………………= 350.000
Location de locaux nus …………….. ………………………..…….……………..………….……= 50.000
Total : 2.000.000
Calcul du pourcentage à appliquer aux taxes ayant grevé le bien en question
Numérateur= 1.200.000 + (300.000 + 60.000) + (350.000 + 70.000)
Dénominateur 2.000.000 + 60.000* + 70.000*
= 1.980.000 / 2.130.000
106
Toutefois, Ne donnent pas lieu à la régularisation précitée :
- les opérations de transfert d’actifs relatifs aux installations des énergies renouvelables réalisées dans le
cadre de la loi n° 38-16 précitée.
– les opérations de cession temporaire des biens immeubles inscrits dans les immobilisations, réalisées dans
le cadre des opérations de titrisation entre l’établissement initiateur et les fonds de placements collectifs en
titrisation conformément aux dispositions de la loi n° 33-06 précitée.
2) Régularisations
Elles concernent exclusivement les biens immobilisables lorsque le pourcentage de déduction accuse une
variation de plus de 5 % par rapport au prorata initial d’un exercice à l’autre, et ce pour la période des cinq
années suivant la date d’acquisition des biens en cause ou lorsque les factures d’achat de ces mêmes biens
ont fait l’objet d’une note d’avoir de la part du fournisseur.
a) Reversement :
Si au cours de la période de cinq ans suivant la date d’acquisition des biens, le pourcentage annuel dégagé à
la fin d’un exercice se révèle inférieur de plus de 5% au pourcentage initial, l’assujetti doit régulariser sa
situation en souscrivant la déclaration spéciale prévue pour la détermination du pourcentage annuel et
opérer un reversement de taxe. Ce reversement est égal à un cinquième de la différence entre la déduction
initiale et la déduction calculée sur la base du pourcentage de la fin de l’année considérée.
Le reversement susvisé doit être effectué en même temps que le versement des taxes afférentes aux
opérations réalisées au cours de la première période d’imposition de l’exercice comptable.
b) Déduction complémentaire :
Lorsqu’au cours de la même période de cinq ans suivant la date d’acquisition des biens, le pourcentage
annuel de déduction déterminé pour l’une de ces cinq années se révèle supérieur de plus de cinq points du
pourcentage initial, l’assujetti peut opérer une déduction complémentaire. Celle-ci est égale à un cinquième
de la différence entre la déduction calculée sur la base du pourcentage dégagé à la fin de l’exercice
considéré et le montant de la déduction initiale.
Cette déduction complémentaire est opérée sur le relevé afférent aux opérations réalisées au titre de la
première période d’imposition de l’exercice comptable.
Exemple :
Une entreprise achète en 2020 des biens grevés de taxes déductibles pour un montant de 100.000 DH. Le
pourcentage annuel de déduction pour l’année 2019 est de 80 % (pourcentage initial) déterminé à partir des
éléments de 2019.
Au titre de 2020 elle déduira (100.000 x 80) /100 …………………………………. = 80.000
Le pourcentage réellement applicable à l’année 2020 (déterminé d’après les opérations réalisées au cours de
cette année) devient 92 %.
Variation du pourcentage initial 92 - 80 = 12 points.
Cette variation en hausse excède le seuil de 5 %, l’entreprise peut opérer une déduction complémentaire à la
déduction effectuée en 2020.
Sur la base du pourcentage applicable à l’année 2020,
la déduction aurait été de (100.000 x 92)/100 ………………………………..…. = 92.000
La déduction initiale a été de 80.000 DH.
La déduction complémentaire à effectuer en 2021 est égale à un cinquième de la différence entre ces deux
déductions soit :
107
(92.000 - 80.000) /5 = 2.400 DH (1ère régularisation)
Le pourcentage réellement applicable à l’année 2021 (déterminé en 2020) d’après les opérations réalisées au
cours de celle-ci, devient 50 %.
Variation du pourcentage initial 50 - 80 = 30
Cette variation en baisse excède le seuil de 5 %, l’entreprise doit opérer un reversement avant le 1er avril
2021 d’une partie de la déduction effectuée en 2020 (année d’acquisition du bien).
Sur la base du pourcentage applicable à l’année 2021,
la déduction aurait été de (100.000 x 50)/100 ………………. = 50.000
La déduction initiale a été de 80.000 DH.
Le reversement est égal au tiers de la différence entre ces deux déductions soit :
(80.000 - 50.000) /5 ………………………………………….. = 6.000
Le pourcentage applicable à l’année 2022, déterminé à partir des opérations réalisées au cours de celle-ci,
devient 78 %.
La variation du pourcentage initial est de 78 - 80 = 2 %. Cette variation est inférieure au seuil de 5 %, aucune
régularisation n’est exigée de l’entreprise en 2023.
Ce pourcentage étant resté le même durant 2021, aucune régularisation n’est à opérer au titre de cette
année.
Cinq années étant écoulées depuis la date d’acquisition des biens en cause, l’entreprise n’aura plus de
correction à effectuer sur la déduction initiale.
2-2- Régularisation suite à cession, cessation ou transfert
Pour les mêmes motifs qui conduisent à opérer la régularisation de la déduction dans le temps, celle-ci doit
également être régularisée lorsque les biens ayant donné lieu à déduction, cessent de concourir à la
réalisation d’opérations soumises à la taxe sur la valeur ajoutée ou exonérées en vertu des articles 92 et 94
du C.G.I suite à la cession, à la cessation d’activité, à la cession dans le cadre du lease- back ou au
changement d’affectation.
La régularisation doit donner lieu à un reversement de taxe, lorsque la cession ou le transfert du bien se
produisent dans le délai des 5 années qui suivent la date d’acquisition des biens.
Ce reversement est calculé en fonction du nombre d’annuités restant à courir sur cette période de cinq ans,
(l’année d’acquisition et l’année de cession étant comptées chacune pour une année).
Exemple 1
Une entreprise cède le 17 Mai 2021 un bien acheté le 10 Septembre 2020 qui a été grevé à l’achat d’une taxe
de 12.000 DH.
Le pourcentage annuel applicable en 2020 est de 90 % (pourcentage initial). Elle a effectué une déduction
initiale de :
(12.000 x 90)/100 …………………………………………….. = 10.800 DH
La cession ayant lieu le 17 Mai 2021, le nombre d’années ou fraction d’année écoulée depuis la date
d’acquisition est de 2 ans (Septembre à Décembre 2020 et de Janvier au Mars 2021).
L’entreprise doit reverser un montant de taxe égal à :
10.800 – (10.800 x 3 )/5…..…………………………………= 6.480 DH.
Ce reversement est indépendant des deux régularisations que l’entreprise doit éventuellement effectuer,
pour tenir compte de la variation du volume des affaires soumises à la taxe depuis la date d’acquisition du
bien. (% réel applicable à l’année 2020 et à la période de 2021).
Exemple 2 :
(cas de cession de bien d’équipement bénéficiant de l’exonération de TVA )
Une entreprise achète en 2019 un bien d’investissement en exonération de la TVA pour un montant de
1.200.000 DH dont 200.000 DH de taxe. En 2023, ladite société a procédé à la cession dudit bien.
Dans ce cas, une régularisation s’impose pour défaut de conservation pendant cinq ans.
Ainsi, la société doit reverser le montant suivant : (200.000 x 1 )/5…………………………= 40.000 DH
Le nouvel acquéreur a droit à déduction du montant de 40.000 DH sous couvert d’une attestation de transfert
dudit droit à déduction que doit lui délivrer la société venderesse.
108
2-3- Régularisation suite à établissement d’une note d’avoir par le fournisseur
Lorsque la taxe figurant sur une facture d’achat déductible a été déduite et que l’assujetti reçoit de son
fournisseur une note d’avoir concernant cette même facture pour cause de retour de biens immobilisables ou
de marchandises, réduction, remise, rabais…. etc. L’assujetti doit procéder à une régularisation de la
déduction initiale en procédant à un réajustement de celle-ci à concurrence de la taxe figurant sur ladite
note d’avoir.
Le réajustement devra s’opérer sur la déclaration à déposer au titre des opérations de la période pendant
laquelle l’assujetti a bénéficié de l’avoir en question.
3) Remise en cause de la déduction
Chaque fois que la taxe ayant grevé des achats a été déduite et que ceux-ci ont disparu, vendus en l’état
sans taxe, ont été utilisés dans la fabrication de produits eux-mêmes disparus ou non soumis à la taxe, la
déduction initiale est remise en cause. Elle doit, par conséquent, faire l’objet d’une régularisation
spontanée, laquelle devra apparaître sur la déclaration de chiffre d’affaires relative à la période où la
disparition a été constatée, la vente ou la livraison ont eu lieu.
3-1- Disparition de marchandises
La régularisation est exigée uniquement dans le cas de disparition non justifiée.
Ainsi, il ne sera pas insisté sur la régularisation pour les disparitions dues aux vols, incendie, avaries …etc
lorsqu’elles seront dûment justifiées par un procès-verbal de police, une attestation établie par les sapeurs
pompiers ou par tout autre moyen de preuve.
Il en sera également ainsi pour les destructions volontaires (boites de conserves bombées, produits impropres
à la consommation …etc) constatées par un procès-verbal des autorités compétentes.
Pour les cas d’espèce, la charge de la preuve incombe à l’assujetti.
1) Entreprises liées par des contrats pour la réalisation de marchés clefs en mains
En vertu des dispositions de l’article 105 du C.G.I, lorsqu’une entreprise ou un organisme sont liés par un
contrat pour la réalisation d’un marché « clés en mains » et que le maître de l’ouvrage importe en son nom
tout ou partie des équipements prévus dans le contrat, la taxe sur la valeur ajoutée réglée en douane ouvre
droit à déduction chez l’entreprise qui a réalisé l’ouvrage.
109
Ce qui équivaut au transfert du droit à déduction acquis par une entité déterminée à une autre entité
distincte de la première. Toutefois, ce transfert du droit à déduction trouve sa justification dans le fait que
la continuité de l’activité assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée est assurée malgré l’extinction de l’être
juridique ancien et l’apparition d’un être nouveau.
En vertu des dispositions de l’article 114 du C.G.I, la nouvelle entité doit s’engager à acquitter, au fur et à
mesure de leurs encaissements, la taxe afférente aux clients débiteurs.
Il y a lieu de préciser que dans le cas de scission, le transfert de la déduction de la TVA aux nouvelles entités
est effectué selon une clé basée sur les données réelles de l’entreprise.
dans le cas de fusion, la TVA de la société absorbée est transférée, pour son montant figurant au bilan
de ladite société sur la société absorbante, à condition que le montant de ladite taxe soit inscrit dans
l'acte de fusion, pour le même montant. Ce transfert de la taxe sur la valeur ajoutée, est applicable
sous la même condition précitée, en cas de scission ou de transformation dans la forme juridique
d'un établissement.
Exemple :
Une entreprise « A » cède le 17 Mai 2023 à l’entreprise « B » un bien immobilisables acheté le 30 juin 2022
avec une taxe déductible pour 120.000 DH.
Chez l’entreprise « A » le pourcentage de déduction applicable à l’année 2022 était de 90 % (pourcentage
initial).
Elle a effectué une déduction initiale de :
(12.000 x 90) /100………………………………………………………. = 108 000
La cession ayant eu lieu le 17 Mai 2023, le nombre d’années ou fractions d’années écoulées depuis la date
d’acquisition est de deux.
L’entreprise « A » doit reverser un montant de taxe égal à :
108 000 - ( 108 000 x 3) /5 ………………………………….…. = 64 800
Ce reversement est indépendant des deux régularisations que l’entreprise « A » doit éventuellement
effectuer en application de l’article 104 du C.G.I. pour tenir compte de la variation du volume des affaires
taxées depuis la date d’acquisition du bien (% définitif applicable à l’année 2022 et % provisoire applicable à
l’année 2023.)
L’entreprise « A » peut délivrer à l’entreprise « B » une attestation comportant un montant de taxe calculé
comme suit :
- Montant de la taxe déductible …………………………......................=108.000
- Atténuation : (108 000x2) /5 …………………………….. ....................=43200
- Montant de la taxe transférable …………………………….……….……………….= 64800
La différence est déductible chez l’entreprise B en fonction de son propre prorata de déduction.
110
H/- Exclusions du droit à déduction
Bien que le droit à déduction ait été généralisé à la plupart des biens et services utilisés par les assujettis,
des exceptions à ce droit à déduction sont prévues par la loi.
Il s’agit des exclusions prévues par les dispositions de l’article 106 du C.G.I.
1) Exclusions d’ordre général
N’ouvre pas droit à déduction, la taxe ayant grevé les biens, produits, matières et services non utilisés pour
les besoins de l’exploitation.
Pour être déductible, la taxe sur la valeur ajoutée doit avoir grevé des biens et services nécessaires à
l’exploitation, et concourant la réalisation d’opérations taxables ou exonérées en vertu des articles 92 et 94
du C.G.I.
1-2- Biens et services non utilisés pour la réalisation d’opérations soumises à la taxe sur la valeur ajoutée
Sont exclues du droit à déduction, les taxes ayant grevé les achats de biens et services utilisés pour la
réalisation d’opérations situées hors du champ d’application de la taxe sur la valeur ajoutée ou exonérées en
vertu de l’article 91 ou n’ayant pas effectivement été soumises à la taxe.
2) Exclusions particulières
Parallèlement à ces exclusions d’ordre général, l’article 106 du C.G.I prévoit des exclusions particulières.
Ces exclusions du droit à déduction ont une incidence sur les prix de revient dans la mesure où la taxe qui les
a grevé est considérée par l’assujetti comme un élément de ce prix.
Sont formellement exclus du droit à déduction :
111
2-1- les immeubles et locaux non liés à l’exploitation ;
2-2- les véhicules de transport de personnes, à l’exclusion de ceux utilisés pour les besoins du transport
public ou du transport collectif du personnel des entreprises.
Sont exclus du droit à déduction, les véhicules ou engins quelle que soit leur nature, conçus pour le transport
de personnes, à l’exception de ceux acquis par les entreprises de transport public et affectés exclusivement
à cet usage. Les véhicules exclus sont ceux de toute nature conçus pour le transport des personnes:
bicyclettes, motocyclettes, véhicules automobiles routiers, bateaux, avions, hélicoptères. Pour les
automobiles, l’exclusion vise notamment, tous les véhicules qui sont réceptionnés par le service des mines
comme voitures particulières (conduite intérieure, autocars ou autobus), lorsque ces derniers ne sont pas
acquis par une entreprise de transport public ou par une entreprise dans le but de les affecter exclusivement
au transport de son personnel.
En revanche, ne sont pas frappés d’exclusion, les triporteurs, les camions, camionnettes, tracteurs et plus
généralement les véhicules dits très spéciaux (du type bulldozer, dumper, bennes auto chargeuses...) ainsi
que les wagons, péniches et autre matériel de transport de marchandises y compris leurs agencements.
Pour les autos écoles et les entreprises de location de voitures, les véhicules étant utilisés comme moyen
d’exploitation, ils ouvrent droit à déduction.
En ce qui concerne les véhicules utilisés par les agences de voyage, ils n’ouvrent droit à déduction que s’ils
sont affectés exclusivement à une activité de transport de voyageurs distincte de celle d’agence de voyage et
qu’ils donnent lieu à une imposition portant sur le prix total du transport réclamé à leurs clients.
A noter que la taxe ayant grevé l’acquisition d’un véhicule utilitaire de marque (fourgonnette comportant
deux places à l’avant), est admis en déduction.
Ces entreprises peuvent déduire la taxe grevant les services y afférents tels que les frais d’entretiens, de
réparations, de rénovation du moteur …..etc.
Il convient de préciser qu’un bien dont l’acquisition est frappée de l’exclusion du droit à déduction, ne peut
pas bénéficier de la déduction lorsqu’il est pris en location.
Ainsi, la location d’une voiture de tourisme n’ouvre pas droit à déduction chez la société locataire.
Cependant, la location d’un véhicule de transport collectif lorsqu’il est destiné exclusivement au transport du
personnel, ouvre droit à déduction.
2-3- les produits pétroliers non utilisés comme combustibles, matières premières ou agents de
fabrication.
Par contre, ouvre droit à déduction la taxe ayant grevé :
- l’achat du gasoil utilisé pour les besoins de transport collectif routier ou ferroviaire des personnes et
des marchandises ;
- l’achat du gasoil utilisé pour les besoins de transport routier des marchandises par les assujettis pour
leur compte et par leurs propres moyens.
- l’achat du gasoil utilisé dans l'enceinte des aéroports pour les besoins du transport aérien (national et
international) ;
- l’achat du kérosène utilisé pour les besoins du transport aérien interne sachant que le kérosène utilisé
pour les besoins du transport international bénéficie de l'exonération de la T.V.A. dans le cadre d'un
régime sous douane.
a) Personnes concernées
La déductibilité de la T.V.A. afférente au gasoil utilisé comme carburant est accordée aux personnes
exerçant l’activité de transport public routier, ferroviaire ou aérien de voyageurs et/ou de marchandises et
inscrites en cette qualité à la taxe professionnelle ainsi qu’aux entreprises assujetties qui utilisent le gasoil
pour les besoins du transport routier des marchandises pour leur compte et par leurs propres moyens.
b) Conditions de déductibilité
Le droit à déduction de la taxe afférente au gasoil ou kérosène utilisé comme carburant s’exerce dans les
conditions prévues aux articles 101, 102 et 106 du CGI notamment :
112
- L’affectation du gasoil ou kérosène bénéficiant de la déduction aux seules opérations de transport
public routier, ferroviaire ou aérien de voyageurs et/ou de marchandises effectuées à l’intérieur du
Maroc.
Toute déduction abusive est sanctionnée par des reversements de la T.V.A. indûment déduite sans préjudice
des pénalités et majorations prévues dans ce cadre.
La facturation et le paiement de la T.V.A.
Conformément aux dispositions de l’article 104 du CGI et sous réserve du paragraphe II de l’article 106 du
code susvisé, la déduction de la T.V.A. est subordonnée à la condition qu’elle soit mentionnée d’une manière
apparente sur les factures d’achat et que les références de paiement soient indiquées sur lesdites factures.
Pour pouvoir facturer la T.V.A., les exploitants des stations d’essence non assujettis en tant que revendeurs
en l’état de gasoil, peuvent opter pour l’assujettissement à la T.V.A. dans les conditions exposées ci-après.
Le droit à déduction est toutefois accordé pour les produits pétroliers et assimilés jusqu’au stade final
d’utilisation. Il en va ainsi de ceux utilisés comme matière première ou agents de fabrication (cas du gasoil
utilisé pour le fonctionnement des engins spécialisés de travaux publics tels que tracteurs, bulldozer,
bétonnières...), comme combustible, ou encore revendus en l’état par les repreneurs en raffinerie ou par les
stations services assujetties. Il en est de même pour les lubrifiants utilisés par le garagiste pour les véhicules
de ses clients.
Par ailleurs, il y a lieu de signaler que les dispositions de l’article 27 du décret précité prévoient que pour
bénéficier de la déductibilité du gasoil utilisé comme carburant, prévue à l’article 106 (I-4°) du C.G.I , les
personnes concernées sont tenues de déposer au service local des impôts dont elles dépendent, avant le 1er
février de chaque année, un état descriptif établi en double exemplaire qui précise les nom, raison sociale ou
dénomination commerciale, adresse, numéro d’identification fiscale, montant et volume des achats du gasoil
effectués au cours de l’année civile écoulée ainsi que le nombre de kilomètres parcourus.
2-4- Achats et prestations revêtant un caractère de libéralité
Les dépenses en question sont à ranger parmi les biens et services non utilisés pour la réalisation d’opérations
taxables. De ce fait elles sont exclues du droit à déduction. C’est le cas notamment des cadeaux de fin
d’années distribués par la société à ses clients...
2-5- Frais de mission, de réception ou de représentation
Sont exclus du droit à déduction les frais de mission, de réception, et de représentation, d’hébergement, de
restauration, d’organisation de spectacles ou de toutes autres dépenses de même nature, à l’exclusion de
ceux livrés ou financés par des dons (disposition de la loi de finance 2017)
Les frais relatifs au transport de personnes appellent, cependant, quelques commentaires. La taxe sur la
valeur ajoutée ayant grevé le transport des personnes quels que soient la voie et les moyens utilisés (route,
fer, air, mer) ne peut donner lieu à déduction, il en est de même pour les accessoires, tickets de quai,
location de place par exemple.
Cette exclusion ne s’applique pas pour les transports pour le compte d’une entreprise de transport public de
voyageurs, soit en vertu d’un contrat permanent de transport conclu par les entreprises, pour amener leur
personnel sur les lieux de travail ou lorsque la taxe est facturée à une entreprise de transport de voyageurs
par un autre transporteur.
2-6- Opérations énumérées au b) du 3º de l’article 99 du C.G.I
Il s’agit des prestations de services rendues par tout agent démarcheur ou courtier d’assurance à raison de
contrats apportés par lui à une entreprise d’assurance.
2-7- Opérations de vente et de livraison portant sur les produits et ouvrages suivants :
- vins et boissons alcoolisées ;
- ouvrages et articles en or, en platine ou en argent.
2-8- Services afférents à des biens exclus du droit à déduction
Pour le cas d’espèce, il y a lieu d’appliquer la théorie de l’accessoire. Ainsi les opérations de réparation, de
transport, de commission et de courtage de crédit portant sur des biens exclus du droit à déduction sont eux
mêmes exclus de ce droit.
113
2-9 - achats, travaux ou services dont le montant est égal ou supérieur à 5.000 DH réglés en espèces
A partir du 01/01/2022, N'est plus déductible la taxe ayant grevé les achats, travaux ou prestations de
services dont le montant dépasse cinq mille (5 000) dirhams par jour et par fournisseur dans la limite de
cinquante mille (50.000) dirhams par mois et par fournisseur, et dont le règlement n’est pas justifié par
chèque barré non endossable, effet, moyen magnétique de paiement, virement bancaire, procédé
électronique ou par compensation.
Cas d’illustration
Soit une entreprise ayant effectué auprès de l’un de ses fournisseurs, des achats de marchandises au cours du
1er trimestre 2022. Les montants de ces achats taxables au taux de 20% sont réglés en espèces au cours du
1er trimestre 2022 comme suit:
- Mars 2022
• Le 15/3/2022 :…120 000
le détail des achats réglés en espèces ouvrant droit à déduction se présente comme suit :
Janvier 2022 :
• Les achats par jour sont inférieurs ou égaux à 5000DHS ;
• Les achats par mois sont de 56700 supérieurs à 50 000 DHS ;
• La TVA ouvrant droit à déduction dans la limite de 50 000 DHS par mois :
50 000/1.20 X 20%=................................................. 8333,34
Février 2022 :
• Les achats par jour sont supérieurs ou égaux à 5 000 DHS ;
• Les achats par mois sont de 41249 inférieur à 50 000 DHS ;
114
• La TVA ouvrant droit à déduction dans la limite de 5 000 DHS par jour :
Le 1/2/2022 : 5000
Le 9/2/2022 : 5000
Le 10/2/2022 : 5000
Le 15/2/2022 : 5000
Le 20/2/2022 : 5000
Le 29/2/2022 : 3150
Total= 41249
58 500/1.20 x 20% = ………………………………………. 6874,8
Mars 2022 :
• L’achat effectué le 15/3/2022 est de 120 000 supérieurs à 5000 DHS ;
• TVA ouvrant droit à déduction dans la limite de 5000 DHS par jour :
5000 /1.20 x 20% =……………………………………..…..833,34
TVA déductible :
• Achats réglés par chèque ou effet de commerce….…..……….………… 19 650
• Achats réglés en espèces : (8333,33+ 6874,8+833,34)............... 16041,5
• TVA due : 41 667 - (19 650+16041,5)................................... 5975,5
2-10- Les achats de biens et de services non justifiés par des factures régulières ou toute pièce
probante.
Pour être admise a la déductibilité, La facture ou le document en tenant lieu doit comporter les indications
suivantes :
1°- l’identité du vendeur ;
2°- le numéro d’identification fiscale attribué par le service local des impôts, ainsi que le numéro d’article
d’imposition à la Taxe professionnelle ;
3°- la date de l’opération ;
4°- les nom, prénom ou raison sociale et adresse des acheteurs ou clients;
5°- les prix, quantité et nature des marchandises vendues, des travaux exécutés ou des services rendus ;
6°- d’une manière distincte le montant de la taxe sur la valeur ajoutée réclamée en sus du prix ou comprise
dans le prix.
En cas d’opérations visées aux articles 91, 92 et 94 ci-dessus, la mention de la taxe est remplacée par
l’indication de l’exonération ou du régime suspensif sous lesquels ces opérations sont réalisées ;
7°- les références et le mode de paiement se rapportant à ces factures ou mémoires ;
8°- et tous autres renseignements prescrits par les dispositions légales. Lorsqu’il s’agit de vente de produits
ou de marchandises par les entreprises à des particuliers, le ticket de caisse peut tenir lieu de facture.
Le ticket de caisse doit comporter au moins les indications suivantes :
a) la date de l’opération ;
b) l’identification du vendeur ou du prestataire de services ;
c) la désignation du produit ou du service ;
d) la quantité et le prix de vente avec mention, le cas échéant, de la taxe sur la valeur ajoutée.
3- Admission de la compensation comme mode de règlement régulier sur le plan fiscal
A compter du 1er janvier 2011 et pour garantir la transparence des transactions, le C.G.I. fait obligation, sous
peine de sanctions, aux contribuables de régler certaines de leurs dépenses et d’encaisser les produits de
leurs ventes, suivant des modes de paiements légaux déterminés, à savoir le chèque barré non endossable,
l’effet de commerce, le moyen magnétique de paiement, le virement bancaire ou le procédé électronique.
En vue d’élargir la liste de moyens de paiement admis sur le plan fiscal, les dispositions de l’article 106 du
C.G.I. relative aux modes de paiement admis en matière fiscale ont été complétées par une disposition qui
prévoit la compensation comme mode de paiement admis fiscalement.
Ainsi, est admis comme mode de paiement sur le plan fiscal, le règlement d’une dette par compensation avec
une créance à l’égard d’une même personne, à condition que cette compensation soit effectuée sur la base
de documents dûment datés et signés par les parties concernées et portant acceptation du principe de la
compensation.
115
SECTION V.- REMBOURSEMENT
Pour encourager certains secteurs de l’activité économique, le législateur a fait bénéficier certains biens,
produits, services et travaux d’une détaxation complète de manière à effacer toute rémanence de la taxe
dans les prix.
Cette détaxation est obtenue par la combinaison d’une exonération à la vente et d’un remboursement de la
taxe payée en amont qui permettra la récupération de la taxe ayant grevé les éléments du prix de revient
des produits, travaux ou services livrés en exonération de la taxe sur la valeur ajoutée.
A/ Dispositions légales
1) Article 103
Conformément aux dispositions de l’article 103 du C.G.I, le crédit de taxe ne peut aboutir à un
remboursement, même partiel, de la taxe ayant grevé une opération déterminée sauf pour les cas suivants :
a) Dans le cas d’opérations réalisées sous le bénéfice des exonérations ou du régime suspensif prévus aux
articles 92 et 94 du C.G.I, si le volume de la taxe due ne permet pas l’imputation intégrale de la taxe, le
surplus est remboursé dans les conditions et selon les modalités définies par voie réglementaire. Sont exclues
du bénéfice du remboursement de la TVA, les entreprises exportatrices des métaux de récupération ;
b) Dans le cas de cessation d’activité taxable, le crédit de taxe résultant de l’application des dispositions
prévues au paragraphe 3 de l’article 101 du CGI dans les conditions et selon les modalités fixées par voie
réglementaire ;
c) Les entreprises assujetties qui ont acquitté la taxe à l’occasion de l’importation ou de l’acquisition locale
des biens visés aux articles 92-I-6° et 123-22° du C.G.I, bénéficient du droit au remboursement selon les
modalités prévues par voie réglementaire ;
d) Les entreprises de crédit-bail (leasing) bénéficient du droit au remboursement relatif au crédit de taxe
déductible non imputable selon les modalités prévues par voie réglementaire.
e) Les entreprises de dessalement d'eau de mer bénéficient du droit au remboursement relatif au crédit de
taxe déductible non imputable, selon les modalités prévues par voie réglementaire à partir du 1er janvier
2018.
2) Article 247-XII
Conformément aux dispositions de l’article 247-XII du C.G.I, les promoteurs immobiliers, personnes physiques
ou morales, qui réalisent des programmes de construction de logements à faible valeur immobilière dont la
superficie varie entre 50 et 60 m² et le prix de cession n’excède pas 140.000 DH, bénéficient du
remboursement de la TVA selon les modalités prévues par l’article 10 du décret pris pour l’application de la
TVA.
Les remboursements de taxe prévus ci-dessus sont liquidés dans un délai maximum de trois (3) mois à partir
de la date de dépôt de la demande.
B/ Modalités de remboursement
1) La demande de remboursement
Le remboursement n’a pas à être effectué d’office car, aux termes de l’article 103 du C.G.I., il s’agit d’une
simple faculté à laquelle le bénéficiaire peut renoncer.
La demande de remboursement doit être formulée sur ou d’après un imprimé modèle fourni par
l’administration, et déposée auprès du service local des impôts dont dépend le bénéficiaire à la fin de chaque
trimestre de l’année civile au titre des opérations réalisées au cours du ou des trimestres écoulés,
accompagnée de la déclaration de chiffre d’affaires visée à l’article 111 du C.G.I et des pièces justificatives
constituant le dossier de remboursement.
Cette demande doit être effectuée dans un délai n’excédant pas l’année suivant le trimestre pour lequel le
remboursement est demandé. Ce délai ne doit pas excéder une année à compter de la date de la délivrance
du permis d’habiter pour le remboursement prévu à l’article 247-XII précité.
116
2) Contenu du dossier de remboursement
2-1- Justification du chiffre d’affaires
2-1-1- Pour les exportations
a) Factures de vente
Les copies de factures de ventes permettent à l’administration de s’assurer de la concordance entre le
montant des ventes à l’exportation déclaré et celui des exportations correspondant aux avis d’exportation
joints à l’appui des dossiers de remboursement.
Il est à rappeler que le prix de vente à retenir est celui figurant sur les factures et non sur les avis
d’exportation.
En effet, lorsqu’une vente est faite aux conditions C.A.F, la facture correspond au prix de la marchandise
augmenté du prix du transport avancé pour le compte de l’acheteur. Ce prix total est donc inscrit dans le
compte vente.
Mais au regard de la douane, celle-ci exige que le prix mentionné sur l’avis d’exportation soit le prix de vente
F.O.B., c’est à dire le prix quai départ.
En ce qui concerne les exportations effectuées par l’entremise d’un commissionnaire, les copies de factures
doivent être accompagnées des attestations prévues au dernier alinéa du premier paragraphe de l’article
92(I-1°) du C.G.I et rédigées conformément au modèle fourni par l’A.D.I.I.
117
b) Attestations d’exonération
Pour prétendre au remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée, les fournisseurs des entreprises
exportatrices de produits ou de services bénéficiant de l’achat en suspension de la TVA en vertu des
dispositions de l’article 94 du C.G.I, doivent présenter un exemplaire de l’attestation nominative délivrée à
leur client par le service local des impôts.
De même, les fournisseurs des entreprises bénéficiant de l’exonération de la TVA avec formalité en vertu de
l’article 92 du C.G.I, doivent présenter également un exemplaire de l’attestation d’exonération.
L’inspecteur liquidateur est tenu d’opérer un suivi des attestations d’exonération en procédant à la
confrontation du montant de la TVA figurant sur l’attestation et les montants des taxes demandées en
remboursement.
2-2- Justification des achats
a) Importation directe
Pour les produits importés directement par les bénéficiaires du remboursement, le versement de la taxe sur
la valeur ajoutée à l’entrée au Maroc, est justifié par la production des factures d’achat et de la déclaration
d’importation ainsi que les quittances de la douane et un relevé comportant les références de chaque
importation.
Il s’agit d’un document établi d’après les quittances délivrées par l’A.D.I.I et dont l’établissement ne paraît
poser aucun problème particulier. Aussi, doivent-elles être jointes éventuellement au dossier de
remboursement, les factures des admissions temporaires.
b) Achat à l’intérieur
Pour les achats au Maroc, les bénéficiaires du remboursement doivent joindre à leur dossier, en sus du relevé
des achats, toutes les factures d’achat au Maroc ou mémoires effectués en taxe acquittée, ainsi que celles
réalisées en suspension ou en exonération de la TVA appuyées des exemplaires des attestations d’exonération
correspondantes.
L’original des factures d’achat doit comporter toutes les indications et les références comme celles exigées
en matière des déductions.
Dès lors, tous les achats pour lesquels les bénéficiaires ne fournissent pas la facture originale ou incomplète,
doivent être formellement exclus du remboursement.
Cependant, si les justifications exigées sont ultérieurement produites, elles feront l’objet d’un dossier de
remboursement complémentaire, sous réserve du respect du délai prévu en la matière.
En principe, on doit exiger la facture originale établie par le fournisseur. Dans tous les cas où il en est
autrement, le bénéficiaire du remboursement doit :
- produire la copie de la facture d’achat ;
- joindre l’original de la facture du fournisseur.
Le service procède au rapprochement de l’original et de la copie de facture d’achat et l’agent liquidateur
appose sur ladite copie, la mention « vu conforme » suivie de son nom et de sa signature.
C/ Liquidation du remboursement
1) Contrôle à priori
Il est important de signaler, qu’avant de procéder à la liquidation des dossiers de remboursement,
l’inspecteur liquidateur doit veiller scrupuleusement à l’observation de la régularisation que le contribuable
doit opérer au niveau de la déclaration du chiffre d’affaires suite à l’encaissement du montant du
remboursement.
Ainsi, le montant remboursé doit impérativement être défalqué du crédit reportable du mois ou du trimestre
au cours duquel le virement du montant du remboursement a eu lieu.
A cet effet, il y a lieu de signaler que le montant du remboursement à prendre en considération est le
montant ordonnancé afin d’éviter une éventuelle compensation auprès du receveur de l’administration
fiscale.
2) Plafond du remboursement
Les remboursements sont liquidés dans la limite du montant de la taxe sur la valeur ajoutée calculée
fictivement sur la base du chiffre d’affaires déclaré pour la période considérée, au titre des opérations
bénéficiant du remboursement prévues aux articles 103 et 247-XII du C.G.I. Ce qui permet d’éviter dans une
118
certaine mesure de rembourser la taxe afférente à des achats hors proportion avec le montant des ventes
réalisées, ou non encore utilisées.
Lorsque le montant de la taxe à rembourser est inférieur à la limite fixée ci-dessus, la différence constitue
un reliquat de plafond reportable sur la ou les périodes suivantes.
Cette limite est ajustée en fonction des exonérations de taxe obtenues, le cas échéant, en vertu des articles
92 et 94 du C.G.I.
A cet effet, il y a lieu de tenir compte lors de la liquidation des dossiers de remboursement du montant des
taxes fictives afférentes aux exonérations, aux admissions temporaires et aux achats en suspension. Lesquels
montants sont recoupés auprès de la section chargée des exonérations. Pour ce qui est des admissions
temporaires (AT), la taxe fictive y afférente est obtenue par l’application du taux normal de 20% à la valeur
des marchandises admises en AT.
A noter que cette régularisation doit s’effectuer au niveau de chaque trimestre et non plus annuellement, en
retranchant du plafond du remboursement, le montant des taxes fictives précitées.
3) Taxes remboursables
Le droit au remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée constitue dans le cas où il est prévu, le
prolongement du droit à déduction visé à l’article 101 du C.G.I. Il s’agit de la taxe sur la valeur ajoutée ayant
grevé les éléments du prix des opérations ouvrant droit au remboursement.
Il s’agit de la TVA ayant grevé tous les éléments constitutifs du prix de revient:
- les matières premières ;
- les emballages ;
- les prestations de services ;
- les frais généraux ;
- les immobilisations.
Ne peuvent bénéficier du remboursement, les taxes qui sont exclues du droit à déduction énumérées à
l’article 106 du C.G.I.
5) Montant à rembourser
Le montant du remboursement est égal au montant de taxes demandées en remboursement diminué des
taxes rejetées et des taxes forcloses et augmenté, s’il y a lieu, du crédit de taxes de la période précédente.
Le montant à rembourser est fonction de deux situations :
- Plafond supérieur au montant à rembourser : Dans ce cas, le montant obtenu est remboursé dans son
intégralité et la différence constitue un reliquat de plafond à reporter sur la période suivante ;
- Plafond inférieur au montant à rembourser : Le remboursement est effectué à concurrence de la
limite du plafond et la différence constitue un crédit de taxes à reporter sur la période suivante.
6) Délai de forclusion
Les personnes remplissant les conditions requises pour bénéficier du remboursement doivent en faire la
demande sous peine de forclusion, dans un délai n’excédant pas l’année suivant l’expiration du trimestre
pour lequel le remboursement est demandé.
Ainsi, le dépôt de la demande de remboursement de la TVA ouvrant droit à déduction au titre du 1er
trimestre 2009, peut être effectué au plus tard le 31 mars 2010.
119
D/ Remboursements à modalités de liquidation particulières
Bien que ces types de remboursement obéissent aux mêmes modalités développées ci haut, ils se
caractérisent par certaines particularités qui les différencient.
1) Remboursement au titre des acquisitions des biens d’investissement
Conformément aux dispositions de l’article 103-3° du C.G.I, les contribuables qui ont acquitté la taxe pour
l’acquisition des biens d’investissement dans un délai de 36 mois à compter du début d’activité, bénéficient
du remboursement du montant de la TVA payé.
Il s’agit en fait d’une restitution pure et simple du montant correspondant à la taxe acquittée et qui n’est
pas limitée par le plafond de remboursement développé ci haut. Ce montant doit être affecté du prorata de
déduction pratiqué par le contribuable.
La loi de finances pour l’année 2016 a élargi le champ d’application du remboursement de la TVA pour
couvrir les biens d’investissement à l’exception du matériel, mobilier de bureau et des véhicules de transport
de personnes autres que ceux utilisés pour les besoins de transport public ou de transport collectif du
personnel.
Ainsi, à compter du 1er janvier 2016, la taxe grevant les biens d’équipement, matériel et outillages acquis, à
l’intérieur et à l’importation, par les contribuables ouvre droit au remboursement conformément aux
dispositions de l’article 103 bis du CGI, à l’exclusion de ceux acquis par les établissements et entreprises
publiques.
Les entreprises concernées peuvent opter pour ce remboursement par le dépôt, auprès du service local des
impôts dont elles relèvent, au cours du mois qui suit le trimestre au cours duquel la déclaration du chiffre
d’affaires fait apparaître un crédit de taxe non imputable au titre des biens d’investissement. Passé ce délai,
la demande de remboursement est forclose. Toutefois, le crédit de taxe demeure imputable.
Cette demande doit être formulée sur ou d’après un imprimé modèle fourni par l’administration,
accompagnée des pièces justificatives en application des dispositions de l’article 25-V du décret n°2-06-574
du 10 hija 1427 (31 décembre 2006) pris pour l’application de la taxe sur la valeur ajoutée, tel que complété
et modifié.
Le crédit de taxe déductible demandé en remboursement ne doit pas faire l’objet d’imputation. Par
conséquent, les contribuables sont tenus de procéder à l’annulation dudit crédit sur la déclaration du chiffre
d’affaires du mois ou du trimestre qui suit le trimestre ayant dégagé un crédit de taxe ouvrant droit au
remboursement.
Ainsi, lorsque le crédit de taxe donnant lieu au remboursement au titre de l’investissement est dégagé à la
fin du premier trimestre 2016 par exemple, la demande de remboursement doit être déposée au cours du
mois qui suit le trimestre c'est-à-dire au cours du mois d’avril 2016 et l’annulation du montant demandé en
remboursement doit être effectuée sur la déclaration du CA du mois d’avril 2016 ou sur la déclaration du CA
du deuxième trimestre 2016.
Les remboursements de crédit de taxe afférent aux biens d’investissement sont liquidés dans un délai de
trente (30) jours, à compter de la date du dépôt de la demande de remboursement.
Le montant du crédit de TVA remboursable liquidé ne peut être ordonnancé que si le redevable procède à
l’annulation du crédit demandé en remboursement au niveau de la déclaration du mois ou du trimestre qui
suit celui ayant dégagé ledit crédit.
Ainsi, l’inspecteur liquidateur doit s’assurer de l’annulation par le contribuable dans sa déclaration de chiffre
d’affaires, du crédit de taxe ayant fait l’objet de demande de remboursement.
Dans le but de respecter le délai imparti, les dossiers de remboursement du crédit de taxe afférent aux
investissements doivent être rangés et classés séparément et leur traitement doit être effectué dans la
célérité requise.
2) Remboursement au titre des opérations de construction d’habitat à faible valeur
Les promoteurs immobiliers qui réalisent des logements à faible valeur immobilière exonérés de la TVA en
vertu des dispositions de l’article 247- XII du C.G.I, bénéficient du droit au remboursement de la TVA ayant
grevé le coût de la construction desdits logements.
Pour bénéficier du remboursement et conformément aux dispositions réglementaires prévues à l’article 10 du
décret précité, le promoteur immobilier concerné doit déposer une demande établie sur un imprimé modèle
fourni par l’administration auprès du service local dont il dépend.
120
Le dépôt de ladite demande doit être effectué dans un délai d’une année à compter de la date de délivrance
du permis d’habiter.
Les promoteurs immobiliers concernés doivent joindre à leurs demandes de remboursement en sus des pièces
justifiant les achats, les documents ci après :
- copie certifiée conforme du permis de construire accompagnée du plan de construction ;
- copie certifiée conforme du permis d’habiter ;
- copie certifiée conforme du règlement de copropriété ;
- copie certifiée conforme des contrats de vente.
Les promoteurs immobiliers concernés doivent tenir une comptabilité séparée au titre des opérations de
construction de locaux à usage d’habitation visées à l’article 247-XII dudit code.
E/ Application
1er cas
Une entreprise exportatrice a livré à l’exportation durant le 1er trimestre 2023 des marchandises pour une
valeur (hors taxe) de 1.000.000 DH. Pour cela elle a acheté des biens et services sur lesquels elle a payé
220.000 DH de taxe sur la valeur ajoutée.
- Calcul du plafond (1.000.000 x 20 %).................... = 200.000
- Taxes ayant grevé ses achats.. ……………..….….……..……= 220.000
- Taxes remboursables………..……………….……….……………….= 200.000
- Crédit reportable (220.000 - 200.000)…….………..……….= 20.000
Lors du 2ème trimestre, elle a encore exporté pour 1.000.000 de DH, ces achats n’ont été grevés que de
170.000 DH de taxe.
- Plafond (1.000.000 x 20 %).................................= 200.000
- Taxes ayant grevé ses achats..……….…………..…………..…..= 170.000
- Crédit de taxes............................................= 20.000
- Taxes remboursables (170.000 DH + 20.000)…....……..= 190.000
- Reliquat de plafond ( 200.000 - 190.000)….……..…….…= 10.000
Les exportations du 3ème trimestre s élèvent à 1.500.000 DH et la taxe ayant grevé ses achats à 200.000 DH.
- Plafond (1.500.000 x 20 %)………………………………………….= 300.000
- Taxes ayant grevé les achats……………………….………………= 200.000
- Nouveau plafond (300.000+10.000)……………………………= 310.000
- Taxes remboursables…..………………………………..…….....= 200.000
- Reliquat de plafond ( 310.000- 200.000)…..…….....….= 110.000
Enfin, les exportations du 4ème trimestre s’élèvent à 2.000.000 DH et la taxe ayant grevé ses achats est de
560.000 DH.
121
S’agissant d’une société exportatrice, l’inspecteur liquidateur doit tenir compte des achats en suspension et
des admissions temporaires dont elle a bénéficié au cours de cette année.
Sachant que ladite société a bénéficié de 200.000 DH et 100.000 DH de TVA au titre respectivement des
achats en suspension et des admissions temporaires.
La liquidation du dossier de remboursement relatif au 4ème trimestre s’effectue comme suit :
- Plafond: 2.000.000 x 20%……………………………………….…….= 400.000
- Taxes fictives sur les achats en suspension et l’AT
(200.000 + 100.000)………………….……………= 300.000
- Nouveau plafond
(110.000+ 400.000- 300.000)…............= 210.000
- Taxes remboursables…………………………………………………….= 210.000
- Crédit de taxes à reporter sur la période suivante
560.000-210.000……............................= 350.000
2ème cas
Un promoteur immobilier a construit en 2020 sur un terrain acquis en 2019 un immeuble (rez de chaussée + 3
niveaux) de 20 appartements dont la superficie habitable de chaque appartement est de 60 m2. Le rez de
chaussée est constitué de 5 magasins.
Données chiffrées de l’exemple
- le prix d’acquisition du terrain :
280 m2 x 2.000 DH……………………………………………..= 560.000
- le prix de vente de l’appartement……………………..……… = 140.000
- le prix de vente total des magasins 250.000 x 5 = 1.250.000 HT
le montant de la taxe déductible soit 350.000 DH est réparti comme suit après exploitation des éléments
fournis par le contribuable :
- taxes ayant grevé les locaux à usage professionnel…. = 50.000
- taxes ayant grevé les logements à caractère social…= 300.000
La régularisation de la situation fiscale de ce promoteur se présente comme suit:
Taxation de la vente des magasins
Proportion du prix du terrain affecté aux magasins :
560.000 :4 (R.C. + 3 étages)……………..…………… = 140.000
Base imposable :
1.250.000 – 140.000………………………………….…….…= 1.100 000
Taxes à payer :
(1.110.000 x 20 %) - 50.000………………………….……….= 172.000
taxes ouvrant droit au remboursement :
taxes à payer…………………………………………………….....= 172.000
taxes remboursables…………………………………..…..…= - 300.000
crédit de taxes à rembourser………… ..………….…..= - 128.000
3ème cas
Un promoteur immobilier a édifié des logements d’une superficie de 50 m2 chacun dont le prix unitaire de
cession est de 140.000 DH. Une partie des logements construits a été destinée à la location.
Les renseignements complémentaires de ce dossier se présentent ainsi :
- totalité des logements construits : 100 logements
- logements destinés à la location : 35 logements
- superficie du terrain : 8.000 m2
- valeur immobilière totale de la
construction :120.000 x 100………………………..………………………..= 12.000.000
- prix du terrain 8.000 m2 x 150 DH………………………..…………… = 1.200.000
- droits d’enregistrement……………………………… ……………….…….= 30.000
- conservation foncière ………………………..……………………….……..= 12.000
- coût d’achat du terrain………………………..……………………….…….= 1.242.000
122
- la fraction du coût du terrain revenant à chaque logement :
1.242.000 : 100 .……………………………………………………………………...…= 12.420
- le coût de construction d’un logement :
120.000 - 12.420…………………………………………………………..…..……= 107.580
- le coût total de la construction:107.580x 100 ………..…….…= 10.758.000
- la taxe déductible:
10.758.000 x 20 % /1,20 ……………………………………………….…= 1.793.000
- la taxe exigible sur les logements loués :
[(107.580 x 35) x 20 %]/1,2 …………………………………….……….= 627.550
- le reliquat de taxes ouvrant droit au remboursement :
1.793.000 – 627.550………….…….= 1.165.450
4ème cas
Un promoteur immobilier réalise des logements à caractère social et des logements de standing moyen.
Cependant, bien qu’il détienne une comptabilité séparée pour chacune des deux catégories de logement, il
aura à répartir certaines charges communes, telles que l’électricité, l’eau, le téléphone, les frais financiers,
le matériel, le petit outillage etc…..
Pour la liquidation du dossier de remboursement dudit promoteur, deux situations sont à envisager :
- Possibilité de détermination d’un prorata
Si au moment du dépôt du dossier de remboursement le promoteur a cédé tous les appartements construits,
la taxe ayant grevé les charges communes est à rembourser dans la limite d’un prorata égal à C.A./habitat
social C.A. total
A/Modalité de la déclaration
Aux termes de l’article 107 du C.G.I, la taxe sur la valeur ajoutée est due par les personnes qui réalisent les
opérations situées obligatoirement ou par option dans le champ d’application de la taxe.
L’imposition des contribuables s’effectue soit sous le régime de la déclaration mensuelle soit sous celui de la
déclaration trimestrielle.
Les déclarations mensuelles ou trimestrielles souscrites en vue de l’imposition doivent englober l’ensemble
des opérations réalisées par un même contribuable.
B/Périodicité de la déclaration
Conformément aux dispositions de l’article 108 du CGI, l’imposition des assujettis à la taxe sur la valeur
ajoutée s’effectue soit sous le régime de la déclaration mensuelle soit sous celui de la déclaration
trimestrielle prévue respectivement aux articles 110 et 111 du même code..
En d’autres termes, la taxe sur la valeur ajoutée exigible au titre des opérations taxables réalisées au cours
d’une période (mois ou trimestre) est déclarée selon le régime prévu auxdits articles.
123
1) Assujettis obligatoirement soumis au régime de la déclaration mensuelle
En vertu de l’article 108 du C.G.I, sont obligatoirement soumis au régime de la déclaration mensuelle:
a) les contribuables dont le chiffre d’affaires taxable réalisé au cours de l’année écoulée atteint ou dépasse
1.000.000 de DH.
Le chiffre d’affaires à prendre en considération est celui réalisé au titre des opérations taxables. Ne sont pas
comprises dans le chiffre d’affaires taxable, les opérations exonérées visées aux articles 91, 92 et 94 du CGI
et celles situées hors champ d’application de la taxe sur la valeur ajoutée. Le chiffre d’affaires doit
s’entendre hors taxe.
b) Toute personne n’ayant pas d’établissement au Maroc et y effectuant des opérations imposables.
La taxe sur la valeur ajoutée étant un impôt déclaratif, l’assujetti doit déterminer lui-même, et sous sa
propre responsabilité, le montant de la taxe exigible et le verser au Receveur de l’administration fiscale.
Outre cette obligation l’assujetti est tenu de :
- faire connaître son existence et les changements qui interviennent dans le cours de l’activité qu’il exerce
;
- déposer périodiquement une déclaration de chiffre d’affaires;
- tenir une comptabilité régulière;
Aussi, l’objet du présent chapitre est-il de commenter les dispositions légales relatives à chacune des
obligations spécifiques en matière de TVA sachant que les obligations fiscales communes à tous les impôts
sont traitées dans le titre V.
124
local des impôts du lieu de son siège social ou de son principal établissement au Maroc ou de son domicile
fiscal dans un délai maximum de trente (30) jours suivant la date :
- soit de leur constitution, s’il s’agit d’une société de droit marocain ou de leur installation, s’il s’agit d’une
entreprise non résidente ;
- soit du début de l’activité, s’il s’agit de contribuables personnes physiques ou groupements de personnes
physiques, ayant des revenus professionnels.
Au vu de cette déclaration, l’administration fiscale attribue au nouveau contribuable un numéro
d’identification qu’il doit reproduire sur les factures de ventes ou de prestations. Ce numéro doit être
consigné sur un imprimé et remis ou notifié à l’intéressé par lettre recommandée.
Pour le contribuable déjà identifié à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu au titre de revenus
professionnels, il doit utiliser, pour la TVA, le même numéro d’identification fiscal qui lui a été attribué.
à compter du 1er janvier 2024, toute personne non résidente n’ayant pas d’établissement au Maroc qui
fournit des prestations de services à distance de manière dématérialisée, aux clients non assujettis ayant
leur siège au Maroc ou aux clients résidents à titre occasionnel au Maroc, doit s'enregistrer sur la
plateforme électronique dédiée à cet effet et obtenir un identifiant fiscal.
125
- le montant de la taxe exigible ;
- le montant du crédit de taxe de la période précédente, le cas échéant;
- le montant de la taxe dont la déduction est opérée, faisant ressortir la valeur hors taxe, et en distinguant
entre :
- pour les achats non immobilisés :
-les prestations de services ;
-les importations, les achats et les travaux à façon ;
- pour les immobilisations
Les importations, les achats, les livraisons à soi-même, les travaux d’installation et de pose, ainsi que les
prestations de services ou autres dépenses passées en immobilisation ; - le montant de la taxe à verser ou, le
cas échéant, le crédit reportable ; Cette déclaration doit être accompagnée d’un relevé détaillé de
déductions comportant la référence des factures, la désignation exacte des biens services ou travaux, leur
valeur, le montant de la taxe figurant sur la facture ou mémoire et le mode, et références de paiement
4) Unicité de compte
En matière de taxe sur la valeur ajoutée, l’imposition devant porter sur l’ensemble des affaires réalisées par
un même assujetti, les déclarations relatives au chiffre d’affaires réalisé par les succursales, agences et
établissements secondaires doivent être regroupées au lieu du siège social de l’établissement principal. Elles
doivent être déposées au bureau du receveur de l’administration fiscale dans le ressort duquel se trouve cet
établissement ou ce siège social.
5) Déclaration du prorata
Les assujettis effectuant concurremment des opérations taxables et des opérations situées en dehors du
champ d’application de la taxe ou exonérées en vertu des dispositions de l’article 91 du CGI, sont tenus de
déposer avant le 1er avril au service local des impôts dont ils dépendent une déclaration du prorata prévue
par l’article 113 du C.G.I établie sur ou d’après un imprimé modèle de l’administration.
Cette déclaration doit contenir les mentions suivantes :
- le prorata de déduction prévu à l’article 104 du C.G.I qu’ils appliquent pendant l’année en cours et les
éléments globaux utilisés pour la détermination de ce prorata;
- le prix d’achat ou de revient, taxe sur la valeur ajoutée comprise, de l’ensemble des biens inscrits dans un
compte d’immobilisations acquis au cours de l’année précédente, ainsi que le montant de la taxe afférente à
ce prix d’achat ou de revient, pour les achats à des contribuables de la taxe sur la valeur ajoutée.
126
Sanction applicable en cas de dépôt hors délai d'une déclaration créditrice
Avant 2024, lorsque la déclaration du chiffre d'affaires en matière de TVA est déposée hors du délai légal
avec un crédit de taxe, la sanction appliquée était la réduction de ce crédit de 15%.
Afin d'harmoniser cette sanction avec celles appliquées aux autres déclarations déposées hors délai, il a été
décidé d'appliquer une amende de 15% du montant de la taxe sur la valeur ajoutée de la période ou du crédit
de taxe de cette période, avec un minimum de cinq cents (500) dirhams.
2) Facturation
L’article 119 du C.G.I fait obligation aux assujettis de délivrer à leurs acheteurs ou clients passibles de la
taxe sur la valeur ajoutée, des factures ou mémoires pré numérotés et tirés d’une série continue ou édités
par un système informatique sur lesquels ils doivent mentionner des indications habituelles d’ordre
commercial tel que prévu à l’article 145-III du CGI.
Si les contribuables de la taxe ont l’obligation de faire figurer sur leurs factures le montant de la taxe sur la
valeur ajoutée qui est incluse, aucune mention de celle-ci ne peut être apposée par les non assujettis.
C’est ainsi qu’aux termes de l’article 119-II du C.G.I, toute personne qui mentionne la taxe sur les factures
qu’elle établit en est personnellement redevable du seul fait de sa facturation.
Il en résulte que si une personne dont l’activité est exonérée ou située hors du champ d’application de la
taxe fait mention chiffrée sur des factures de la taxe sur la valeur ajoutée, elle en est redevable envers le
Trésor du seul fait de cette mention bien que son activité ne soit pas soumise à la TVA.
Cependant, le fait pour un non assujetti de faire figurer sur les factures la seule mention « taxes comprises »
sans préciser le montant de la taxe inclus dans la facture, n’est pas suffisant pour entraîner l’application de
cette obligation.
Par contre, un assujetti qui ne mentionne pas si le prix est stipulé hors taxes ou taxes comprises, le prix est
considéré comme étant taxes comprises.
127
l’entreprise non résidente qui n’a pas désigné un représentant fiscal, en application des dispositions de
l’article 115 précité.
Dans des cas contraires et bien que l’entreprise non résidente ait désigné son représentant fiscal, les clients
marocains, notamment les Administrations publiques procèdent à la retenue à la source de la T.V.A due
par l’entreprise non résidente. Pour pallier ces difficultés, la L.F. pour l’année budgétaire 2014 a modifié les
dispositions dudit article 115, en ce sens qu’à défaut de désignation d’un représentant fiscal, le client
marocain est considéré comme étant le redevable légal de la T.V.A et ce, en vue de simplifier et d’alléger
les obligations fiscales incombant aux opérateurs économiques.
A cet égard, il convient de rappeler le régime fiscal réservé en matière de TVA aux opérations réalisées par
les entreprises non résidentes.
C-1- Accréditation
Lorsque l’entreprise non résidente réalise des opérations soumises à la T.V.A, elle est tenue de faire
accréditer auprès de l’Administration fiscale un représentant domicilié au Maroc. Ce représentant doit
s’engager à se conformer aux obligations auxquelles sont soumis les redevables exerçant au Maroc. Il est
tenu par conséquent de déclarer et de verser la T.V.A exigible, après déduction de la taxe
éventuellement payée à des sous traitants établis au Maroc, dans le mois qui suit celui au cours duquel le
paiement a été effectué en application des dispositions de l’article 108-I du C.G.I.
Lorsque l’entreprise non résidente cesse toute activité au Maroc, son représentant fiscal doit en
informer le service local des impôts dont il dépend par lettre appuyée de tout document mettant fin à sa
représentation fiscale. Au vu de ces documents, l’inspecteur gestionnaire doit procéder à la radiation
de l’identifiant fiscal attribué à l’entreprise non résidente.
128
retenue à la source par les comptables publics et versée auprès du receveur de l’administration
fiscale au même titre que celle appliquée en matière d’I.S.
b- Cas d’opérations réalisées avec un opérateur du secteur privé
Lorsqu’il s’agit d’opérations réalisées par des entreprises non résidentes pour le compte des clients non
assujettis à la T.V.A, deux situations peuvent se présenter :
- le client marocain non assujetti à la T.V.A disposant d’un identifiant fiscal au titre de ses activités
passibles de l’I.S, est tenu de déclarer et de verser la T.V.A due par la personne non résidente dans le
mois qui suit le trimestre au cours duquel le paiement a été effectué en application des dispositions de
l’article 108- II du C.G.I.
- le client marocain non assujetti à la T.V.A ne disposant pas d’identifiant fiscal, est tenu de prendre
attache avec le service local des impôts dont il dépend pour déposer une déclaration d’existence à cet
effet.
Au vu de l’identifiant fiscal qui lui est attribué, le client procède à la déclaration et au versement de
la T.V.A. due par l’entreprise non résidente dans les conditions précitées
129
E/- Dispositions transitoires
L’article 125 du C.G.I prévoit des dispositions dérogatoires et transitoires pour les cas suivants :
1) Nouveaux assujettis
Toute personne nouvellement assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée, est tenue de déposer avant le 1er
mars de l’année de l’assujettissement, au service local des impôts dont elle relève, l’inventaire des produits,
matières premières et emballages détenus dans le stock au 31 décembre de l’année précédente.
La taxe ayant grevé lesdits stocks antérieurement au 1er janvier de l’année en cours, est déductible de la
taxe due sur les opérations de ventes imposables à ladite taxe, réalisées à compter de la même date, à
concurrence du montant desdites ventes.
La taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé les biens d’investissement prévus à l’article 102 du C.G.I et acquis
par les contribuables visés au premier alinéa du présent paragraphe antérieurement au 1er janvier de l’année
en cours, n’ouvre pas droit à déduction.
2) Changement de taux
Les sommes perçues à compter du 1er janvier de l’année d’assujettissement par les contribuables assujettis
aux taux de 10 et 20 % à compter de ladite date, en paiement de ventes, de travaux ou de services
entièrement exécutés et facturés avant cette date, sont soumises au régime fiscal applicable à la date
d’exécution de ces opérations.
Les contribuables concernés par les dispositions qui précèdent et pour lesquels le fait générateur est
constitué par l’encaissement doivent adresser avant le 1er mars de l’année en cours au service local des
impôts dont ils relèvent, une liste nominative des clients débiteurs au 31 décembre de l’année précédente,
en indiquant pour chacun d’eux, le montant des sommes dues au titre des affaires soumises au taux de la
taxe sur la valeur ajoutée en vigueur au 31 décembre de ladite année.
La taxe due par les contribuables au titre des affaires visées ci-dessus sera acquittée au fur et à mesure de
l’encaissement des sommes dues.
130
CHAPITRE V
REGIME DE LA TVA A L’IMPORTATION
Conformément aux dispositions prévues par l’article 120 du CGI, l’application de la TVA à l’importation
incombe à l’administration des douanes et impôts indirects (ADII).
La valeur à considérer pour l’application de la taxe est celle qui est retenue ou qui serait susceptible d’être
retenue pour l’assiette des droits de douane, dûment majorée du montant des droits d’entrée et taxes dont
sont passibles ou peuvent être passibles les marchandises importées à l’exclusion de la taxe sur la valeur
ajoutée elle-même.
Toutefois, les importations de vins et boissons alcoolisées sont passibles, en outre, de la taxe au tarif de cent
(100) dirhams par hectolitre.
131
SECTION III- Exonérations
2) Les marchandises, denrées, fournitures placées sous les régimes économiques en douane. En cas de mise à
la consommation, la taxe est perçue dans les conditions fixées aux articles 121 et 122 du C.G.I. (cf. sous-
section I développée ci- haut) ;
3) Les échantillons sans valeur marchande. Ces échantillons ne servent qu’à la recherche de commandes
concernant des marchandises de l’espèce qu’ils représentent, leur mode de présentation et la quantité de
produit négligeable qu’ils contiennent les rend inutilisables à d’autres fins que la prospection ;
4) Les marchandises renvoyées à l’expéditeur aux bénéfices du régime des retours sous réserve qu’il ne
s’agisse point de produits ayant bénéficié du remboursement de l’impôt lors de leur exportation du Maroc ;
5) Les livres brochés ou avec reliure autre que de luxe, les journaux, publications, périodiques visés par le
dahir du 3 journaux I 1378 (15 novembre 1958) formant code de la presse, ainsi que la musique imprimée ;
6) Les papiers destinés à l’impression des journaux et publications périodiques ainsi qu’à l’édition, lorsqu’ils
sont dirigés sur une imprimerie ;
7) Les publications de propagande, tels que guides, dépliants, même illustrées, qui ont pour objet essentiel
d’amener le public à visiter un pays, une localité, une foire, une exposition présentant un caractère général,
destinées à être distribuées gratuitement et ne renfermant aucun texte de publicité commerciale ;
8) Les hydrocarbures destinés à l’avitaillement des navires effectuant une navigation en haute mer et des
appareils aéronautiques effectuant une navigation au delà des frontières, à destination de l’étranger et
admis en franchise des droits de douane dans les conditions fixées par le code des douanes et impôts
indirects approuvé par le dahir portant loi nº 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) ;
10) Les bâtiments de mer, les navires, bateaux, paquebots et embarcations capables, par leurs propres
moyens, de tenir la mer, comme moyen de transport et effectuant une navigation principalement maritime ;
12) Les animaux vivants de race pure, des espèces équidés, bovine et ovine ainsi que les caprins et les
camélidés. Les autruches et les oeufs à couver des autruches ;
13) Les engrais relevant du chapitre 31 du tarif des droits de douane, le nitrate de potassium à usage
d’engrais (rubrique tarifaire 2834.21.10), le phosphate de potassium à usage d’engrais (rubrique tarifaire
2835 24 10), le polyphaste de potassium à usage d’engrais (rubrique tarifaire 26210020130), les autres
nitrates (rubriques tarifaire 28342910190) ;
14) Les bulbes, oignons, tubercules, racines tubéreuses, griffes et rhizomes, en repos végétatif ;
132
15) Les produits et matériels agricoles visés au 5°du I de l’article 92 du CGI ;
18) Les monnaies ayant cours légal, ainsi que tous métaux précieux destinés aux opérations effectuées par la
Banque du Maroc, pour son propre compte ;
19) Les biens, marchandises destinés à être livrés à titre de don par les personnes physiques ou morales
marocaines ou étrangères à l’Etat, aux collectivités locales, aux établissements publics et aux associations
reconnues d’utilité publique s’occupant des conditions sociales et sanitaires des personnes handicapées ou en
situation précaire ;
20) Les biens et marchandises destinés à être livrés à titre de don dans le cadre de la coopération
internationale, à l’Etat, aux collectivités locales, aux établissements publics et aux associations reconnues
d’utilité publique, par les gouvernements étrangers ou par les organisations internationales;
21) Les biens et marchandises relatifs aux marchés financés par des dons ;
22) Les matériels éducatifs, scientifiques ou culturels importés dans le cadre des accords de l’UNESCO
auxquels le Maroc a adhéré en vertu des dahirs n° 1.60.201 et 1.60.202 du 14 joumada I 1383 (3 octobre
1963) ;
23) Les films cinématographiques : documentaires ou éducatifs destinés exclusivement à être projetés dans
les établissements d’enseignement ou au cours de causeries ou conférences gratuites et qui ne sont pas
importés dans un but lucratif ;
25) abrogé (Suppression de l’exonération de la TVA à l’importation des viandes et des poissons destinés aux
établissements de restauration a partir du 1er janvier 2020)
26) Les engins, équipements et matériels militaires, armes, munitions ainsi que leurs parties et accessoires
importés par l’Administration de la Défense Nationale et les administrations chargées de la sécurité publique
relevant du Ministère de l'Intérieur
27)- les biens, matériels, marchandises et services acquis par la Fondation Lalla Salma de prévention et
traitement des cancers ;
133
28) les aéronefs réservés au transport aérien ainsi que le matériel et les pièces de rechange, destinés à la
réparation de ces aéronefs ;(la loi de finances 2017 a supprimé la limitation de nombres de places )
134
40) - les produits pharmaceutiques (à partir du 1er janvier 2024)
La LF 2024 a institué l'exonération de la TVA à l’import pour tous les produits pharmaceutiques, à
compter du 1er janvier2024 et ce, conformément aux dispositions des articles 92-I-19° et 123- 37° du
CGI.
Concernant les matières premières et les produits entrant intégralement ou pour une partie de leurs
éléments dans la composition des produits pharmaceutiques ainsi que les emballages non récupérables
des produits pharmaceutiques et les produits et matières entrant dans leur fabrication, ladite LF prévoit
leur assujettissement à la TVA au taux de 20% à compter de la même date.
1-2- Biens d’investissement importés dans le cadre des conventions conclues avec l’Etat.
Sont exonérés les biens d’équipement, matériels et outillages nécessaires à la réalisation des projets
d’investissement portant sur un montant supérieur ou égal à cinquante (50) millions de DH, dans le cadre
d’une convention conclue avec l’Etat pendant une durée de 36 mois à partir de la date de la première
opération d’importation avec possibilité d’une prorogation de 24 mois.(disposition de la loi de finance 2022,
cette mesure est applicable aux conventions d’investissement signées avec l’état a partir du 1er janvier
2022).
135
Cette exonération concerne également les parties, pièces détachées et accessoires importés en même temps
que les équipements précités.
En vue de concilier l’encouragement à l’investissement et d’éviter la fragmentation des entreprises, il a été
décidé dans, d’accorder l’exonération de la TVA des biens d’investissement pendant 36 mois aux entreprises
existantes qui procèdent à la création de nouveaux projets ayant fait l’objet de convention d’investissement
dont le montant est égal ou supérieur à cinquante (50) millions de dirhams à partir, soit de la signature de la
convention d’investissement, soit de la date de l’autorisation de construire pour les entreprises qui
construisent leurs projets.
Par nouveau projet, il faut entendre toute construction portant sur une unité indépendante.
136
Au vu de cette demande, l’administration établit une attestation d’importation en exonération de la taxe sur
la valeur ajoutée en triple exemplaire dont l’un est conservé par le service, les deux autres sont remis au
bénéficiaire importateur qui remet un exemplaire à l’administration des douanes et impôts indirects.
3) - les fournitures scolaires, les produits et matières entrant dans leur composition.
L’exonération des produits et matières entrant dans la composition des fournitures scolaires est
subordonnée à l’accomplissement de formalités prévues par voie réglementaire.
De manière générale, sont exonérées de la TVA à l’importation, les fournitures scolaires dont les prix
sont réglementés ou homologués par les pouvoirs publics.
A titre indicatif :
- cahiers (y compris cahiers de dessins, de couture, de musique, de travaux pratiques, de textes,
de composition) ;
- classeurs écoliers ;
- ramettes de copies pour classeurs ;
- ramettes de copies pour devoirs (simples ou doubles);
- protèges cahiers ;
- crayons de graphite (crayons de couleurs, crayons à bille, crayons d’ardoise);
- tailles crayons ;
- craies (blanche ou en couleur) ;
- ardoises métalliques ou en plastiques, ou en carton ;
- règles (en métal, bois ou plastique) ;
- doubles-décimètres ;
- bâtonnets, bûchettes et jetons en bois ou en plastique;
- pâtes à modeler ;
- équerres, rapporteur, compas ordinaires, ciseaux d’écolier ;
- pinceaux d’écolier ;
- rouleaux plastiques pour couverture ;
- étiquettes adhésives, oreillers ;
- gommes à effacer (crayon, encre, bille) effaceur pour écolier ;
- colles en tube ou en flacon (petite contenance) ;
- encres en flacon ou en tube ;
- carnets ;
- livrets scolaires ;
- feuilles à dessins ;
- cartes d’identités scolaires.
Il est à préciser que, les produits et matières entrant dans la fabrication de ces fournitures sont exonérés
au même titre que le produit fini.
4) Les biens d’équipement, matériels ou outillages neufs ou d’occasions, dont l’importation est autorisée
par l’Administration de tutelle, importés par les diplômés de la formation professionnelle.
Cette exonération s’applique aux biens acquis pendant une durée de 24 mois à compter du début d’activité.
Pour bénéficier de cette exonération prévue à l’article 123- 25° du CGI, les personnes éligibles doivent,
conformément aux dispositions de l’article 4-II du décret précité, produire un engagement établi sur un
imprimé fourni par l’Administration comportant son numéro d’identifiant fiscal, par lequel il s’engage à
inscrire dans un compte d’immobilisation les biens d’investissement importés susceptibles d’ouvrir droit à
déduction prévue à l’article 101 du CGI.
137
Pour bénéficier de l’exonération de la TVA, prévues à l’article 123-29° du CGI, les associations éligibles à
l’exonération doivent, conformément à l’article 8-I du décret précité, adresser une demande au service local
des impôts dont elles dépendent.
A l’appui de cette demande, lesdites associations doivent fournir :
- une copie conforme des statuts de l’association ;
- les factures proforma ou devis en triple exemplaire indiquant la valeur en hors taxe des biens d’équipement
importés ;
- un état descriptif établi en triple exemplaire qui précise le nom, raison sociale ou dénomination, adresse
des fournisseurs et la nature des biens destinés à être importés en exonération et être utilisés dans le
cadre de l’objet statutaire de l’association.
Cet état doit comporter en outre le port de débarquement et, éventuellement, le nom et l’adresse du
transitaire.
Au vu de cette demande, le service local des impôts établit une attestation d’importation en exonération de
la TVA en triple exemplaire dont l’un est conservé par le service, les deux autres sont remis à l’association
importatrice qui remet un exemplaire à l’administration des douanes et impôts indirects.
Ces formalités sont également applicables aux :
b)- biens d’équipement, matériels et outillages importés par le «Croissant rouge marocain», destinés à être
utilisés par lui dans le cadre de son objet statutaire (article 123-30° du CGI) ;
c)- biens d’équipement, matériels et outillages importés par:
- la Fondation Cheikh Zaïd Ibn Soltan créée par le dahir portant loi n° 1-93- 228, dans le cadre des missions
qui lui sont dévolues;
- la Fondation Cheikh khalifa Ibn Zaïd instituée par la loi n° 12-07, dans le cadre des missions qui lui sont
dévolues (article 123-31° du CGI);
d) biens, matériels et marchandises nécessaires à l’accomplissement de sa mission, importés par la Fondation
Hassan II pour la lutte contre le cancer créée par le dahir portant loi n° 1-77-335 (article 123-32° du CGI);
e) biens, matériels et marchandises importés par la Ligue Nationale de Lutte contre les Maladies Cardio-
vasculaires dans le cadre de sa mission prévue par le dahir portant loi n° 1-77-334 (article 123-33° du CGI);
f) biens mobiliers ou immobiliers importés par l’Agence Baït Mal Al Qods Acharif en application du dahir n° 1-
99-330 du 11 safar 1421 du 15 mai 2000 (article 123-38° du CGI);
g) biens, matériels et marchandises importés par la Banque Islamique de Développement conformément au
dahir n°1-77-4 (article 123-39° du CGI);
h) les acquisitions des biens, matériels, marchandises et services ainsi que les services effectués par la
Fondation Mohammed VI pour la promotion des œuvres sociales des préposés religieux
i) les biens, matériels, marchandises et services acquis par la Fondation Mohammed VI pour l'Edition du Saint
Coran.
7) Les biens et services importés par les titulaires d’autorisation de reconnaissances, de permis de
recherches ou de concessionnaires d’exploitation nécessaires à leurs activités ainsi que par leurs
contractants et sous contractants, conformément aux dispositions de la loi n° 21.90 relative à la
recherche et à l’exploitation des gisements d’hydrocarbures.
Pour bénéficier de l’exonération, prévue par l’article 123-41° du CGI, les personnes éligibles doivent
conformément aux dispositions de l’article 4-II du décret précité, produire l’engagement, prévu par l’article
138
4-I-B dudit décret, établi sur un imprimé fourni par l’Administration comportant son numéro d’identification
fiscal, par lequel il s’engage à inscrire dans un compte d’immobilisation les biens d’investissement importés
susceptibles d’ouvrir droit à déduction prévue à l’article 101 du CGI.
En ce qui concerne l’exonération des services importés, le prestataire étranger doit, conformément aux
dispositions de l’article 115 du CGI, faire accréditer auprès de l’Administration fiscale un représentant
domicilié au Maroc qui s’engage à se conformer aux obligations auxquelles sont soumis les contribuables
exerçant au Maroc, pour pouvoir bénéficier de l’exonération de TVA des services importés.
CHAPITRE VI
REGIME PARTICULIER APPLICABLE AUX BIENS D'OCCASION
La L.F. pour l'année 2013 a institué un régime particulier de taxation des biens d'occasion par la modification
des articles 96 et 104- II et l'insertion d'un nouvel article 125 bis au niveau du C.G.I., régissant ce régime
spécifique aux biens d'occasion.
A- Définitions
a- Biens d'occasion
Le bien d'occasion est un bien meuble corporel qui, sorti de son cycle de production, suite à une vente ou à
une livraison à soi-même a fait l'objet d'une utilisation, mais est encore propre à être réemployé en l'état ou
après réparation éventuelle.
En effet, le bien d'occasion peut être :
- un bien acheté à l'état neuf auprès d'un fournisseur et ayant fait l'objet d'une utilisation ;
- ou un bien fabriqué par l'entreprise pour elle-même et ayant servi dans l'exploitation (livraison à soi-
même).
Le bien d'occasion se différencie d'un matériel de récupération pour lequel une remise en l'état n'est plus
concevable et qui est destiné à la casse ou à la ferraille. Sa valeur étant le plus souvent limitée à la matière
première qu'il représente.
Le bien d'occasion se différencie également des matériels usagés qui subissent, non une simple remise en
l'état destiné à permettre leur fonctionnement, mais subissent :
- soit une véritable rénovation qui les rapproche des biens neufs. La rénovation étant une opération
dans laquelle la valeur des éléments nouveaux, qu'ils soient neufs ou usagés excédent celle des éléments
anciens, augmentée du coût de l'opération (main-d'œuvre, charges sociales, frais de fabrication rattachables
à l'opération, etc.) ;
- soit une transformation qui en modifie la structure, leur donnant ainsi les caractéristiques d'un bien
neuf. Tel le cas de l'incorporation d'une pelle mécanique à un châssis de camion.
Les opérations de transformation et de rénovation sont assimilées à des opérations de fabrication, elles font
perdre au bien qui en fait l'objet sa qualification de bien d'occasion.
Les réparations éventuelles apportées au bien d'occasion ne doivent pas avoir pour finalité de modifier l'usage
initial du bien. De même, ces réparations ne doivent pas engendrer des frais dont la valeur serait supérieure
à celle du bien d'occasion.
Il est précisé qu'un bien en stock abîmé par la mauvaise conservation ou simplement démodé est considéré
lors de la vente comme un bien neuf.
c- Assujetti utilisateur
L'assujetti utilisateur est la personne qui utilise un bien mobilier d'investissement pour les besoins de son
exploitation, c'est-à-dire pour les besoins de l'exercice de ses activités économiques, tels que le matériel et
outillage, le matériel de transport, le matériel de bureau, etc.
139
B- Ventes réalisées par les assujettis utilisateurs
a- Opérations imposables
L'imposition concerne les opérations de vente de biens, faites par les personnes qui les ont utilisés pour les
besoins de leurs exploitations, c'est-à-dire les biens mobiliers d'investissement qu'un assujetti utilise pour les
besoins de son exploitation.
La taxation doit être appliquée aux cessions de tous les biens mobiliers d'investissement qui ont ouvert droit
à une déduction, totale ou partielle, de la taxe ayant grevé leur achat. Ainsi, le critère de taxation de la
cession d'un bien d'occasion réside dans le seul fait que ce bien ait ouvert droit à déduction de tout ou partie
du montant de la TVA, avant sa cession, que ce droit ait été effectivement exercé ou non.
La taxation concerne en principe toutes les cessions à titre onéreux de ces biens, quels que soient l'acquéreur
et le délai de conservation écoulé entre la date d'acquisition et la date de cession.
La taxation porte également sur les cessions de biens mobiliers d'investissement, faites par des personnes
exerçant une activité passible de la TVA et qui ont bénéficié de l'exonération avec droit à déduction en vertu
des dispositions de l'article 92 du C.G.I., à l'exclusion des personnes exerçant des activités hors champ
d'application de la TVA, tels que l'enseignement privé et la formation professionnelle, l'agriculture et la
pêche maritime dont les cessions de biens d'occasion ne sont pas passibles de la TVA.
c- Base d'imposition
La base d'imposition est constituée par le prix de vente du bien d'occasion cédé.
d- Déduction complémentaire
L'utilisateur assujetti peut soumettre volontairement à la TVA la cession d'un bien exclu du droit à déduction
ou affecté à une activité exonérée sans droit à déduction et dont la durée de conservation est inférieure à
cinq (5) ans.
Dans ce cas, il peut bénéficier d'une déduction dite complémentaire égale au montant de la TVA grevant
l'achat à l'état neuf dudit bien diminuée d'une fraction d'un cinquième par année de non conservation.
Cette possibilité est offerte à l'utilisateur assujetti lorsque la facturation de la TVA est exigée par un
acquéreur de biens d'occasion soumis au droit commun ou un exportateur bénéficiant du droit au
remboursement.
Cette possibilité trouve son fondement dans l'article 119- II du C.G.I., qui prévoit que toute taxe facturée est
une taxe due.
140
Exemples :
1- Biens acquis par un assujetti utilisateur avant le 1er janvier 2023
Soit une entreprise qui procède à la cession le 15 janvier 2023, d'un matériel de transport ouvrant droit à
déduction, acquis le 1er mai 2021.
Le prix d'achat de ce matériel est de 250.000 DH TTC.
En application des dispositions du IV- 15° de l'article 9 de la L.F. 2023, cette entreprise est soumise à la
régularisation fiscale prévue à l'article 104 (II- 2°) du C.G.I., dès lors que la cession concerne un bien acquis
avant le 1er janvier 2023.
Ainsi, ladite entreprise est tenue de reverser au Trésor une somme égale au montant de la déduction
initialement opérée au titre dudit bien, diminuée d'un cinquième par année ou fraction d'année écoulée
depuis la date d'acquisition de ce bien.
La somme à reverser est déterminée comme suit :
- Montant hors taxe : 250 000/1,20 = …………..208 340 DH
- Taxe correspondante : 208 340 X 20% =………. 41 668 DH
- Somme à reverser : 41 668 X 2 = ………………….16 667 DH
141
En principe, le commerçant revendeur acquitte la taxe sur la différence entre le prix de vente et le prix
d'achat, calculée opération par opération.
Toutefois, dans le cas où le prix d'achat de chaque objet vendu ne peut être connu avec précision, le
commerçant revendeur peut calculer globalement chaque mois ou trimestre la différence à soumettre à la
TVA (méthode de la globalisation).
- Exemple
Soit un bien d'occasion acheté auprès d'un particulier à 15 000 DH et revendu à 20 000 DH.
- Base d'imposition (20000 - 15 000) = 5 000 DH TTC
- Base d'imposition hors TVA : (5000 / 1,20) = 4167 DH HT
- Taxe due : 4167 x 20 % = 834 DH
N.B. : Il est précisé que cette régularisation annuelle des stocks est indépendante du report des excédents
d'achats d'une période donnée sur les achats de la période suivante.
142
Exemple :
- soit un assujetti revendeur dont le chiffre d'affaires total dépasse 2 000 000 de dirhams ;
- cet assujetti réalise un chiffre d'affaires taxable inférieur à 1 000 000 de dirhams ;
- et choisit d'être soumis à la TVA, selon la méthode de la globalisation.
- Déclaration du premier trimestre.
La marge brute taxable est déterminée comme suit :
stock au 1er janvier : = .………..…… 10 000 DH
Total des achats : =…….………….750 000 DH
Total des ventes : = …….………..950 000 DH
Marge brute TTC :
(950 000 - 750 000 - 10 000) = ……190 000 DH
Marge brute HT :
(190 000 / 1,20) = ……………………. 158 334 DH
Taxe due :
(158 334 x 20%) = ………………………. 31 667 DH
- Déclaration du deuxième trimestre
La marge brute taxable est déterminée comme suit :
Total des achats : = 725 000 DH
Total des ventes : = 350 000 DH
Marge brute TTC :
(350 000 - 725000) = - 375 000 DH
La marge brute étant négative, le commerçant revendeur doit déposer une déclaration au titre du 2ème
trimestre portant la mention « NEANT ».
L'assujetti revendeur ne dispose d'aucun droit à restitution de la TVA au titre de la marge brute négative.
- Déclaration du troisième trimestre
La marge brute taxable est déterminée comme suit :
Excédents des achats = 375 000 DH
Total des achats = 135 000 DH
Total des ventes = 825 000 DH
Marge brute TTC :(825 000 - 375000 - 135000) = 315 000 DH
Marge brute HT:
315 000 / 1,20 = 262 500 DH
Taxe due: 262 500 x 20% = 52 500 DH
- Déclaration du quatrième trimestre
La marge brute taxable est déterminée comme suit :
Total des achats = 410 000 DH
Total des ventes = 550 000 DH
Marge brute TTC:( 550 000 - 410 000) = 160 000 DH
Marge brute HT:
160 000 / 1,20 = 133 340 DH
Taxe due: 133 340 x 20% = 26 668 DH
143
Stock initial = 145 000 DH
Variation du stock de l'année n - 1 = 135 000 DH
Achats du 1er trimestre = 475 000 DH
Total achats suite à régularisation :
(475 000 - 135 000) = 340 000 DH
Total des ventes = 920 000 DH
Marge brute TTC:( 920 000 - 340 000) = 580 000 DH
Marge brute HT :
580 000 / 1,20 = 483334 DH
Taxe due: 483 334 x 20% = 96 667 DH
b- Taux d'imposition
La base d'imposition à la marge est considérée TTC mais doit être ramenée à un montant hors taxe auquel
s'applique le taux en vigueur applicable aux biens en question à l'état neuf.
Il est à noter que les négociants revendeurs qui commercialisent des biens d'occasion soumis à la TVA à des
taux différents sont tenus de distinguer dans leur comptabilité les ventes en fonction du taux applicable aux
différents biens, ce qui permet au commerçant revendeur de déterminer de manière globale la marge
réalisée de la vente des biens relevant d'un même taux de TVA.
c- Fait générateur
La particularité du régime de la marge réside dans la détermination de la base d'imposition qui est constituée
par la différence entre le prix d'achat et le prix de vente. De ce fait, le fait générateur est nécessairement
constitué par le débit.
Par contre, lorsque le commerçant revendeur de biens d'occasion est au régime normal, le fait générateur de
droit commun est constitué par l'encaissement.
d- Droit à déduction
Les commerçants de biens d'occasion imposés selon le régime de la marge ne bénéficient d'aucun droit à
déduction de la TVA ayant grevé l'achat desdits biens ou les charges d'exploitation.
Les commerçants revendeurs de biens d'occasion soumis à la fois au régime de droit commun et au régime de
la marge doivent dégager un prorata de déduction pour les charges communes.
Le calcul dudit prorata est déterminé selon les mêmes principes régissant le droit à déduction, à savoir :
- au numérateur, le montant du chiffre d'affaires taxable selon le régime de droit commun ;
- au dénominateur, le chiffre d'affaires total.
Il est précisé que les recettes soumises à la TVA sur une base particulière sont prises en considération pour
leur montant réel pour la détermination du prorata de déduction. C'est donc le montant de la recette et non
pas la somme retenue pour la base de l'imposition (différence entre le prix de vente et le prix d'achat) qui est
pris en considération.
Dans le cas d'un crédit de taxe dégagé de l'activité soumise au régime normal, ce crédit est imputable sur le
montant de la TVA exigible sur la marge bénéficiaire compte tenu de l'unicité de la déclaration.
e- Période d'imposition
En application des dispositions de l'article 108 du CGI, les contribuables nouvellement assujettis sont soumis à
la déclaration trimestrielle. Toutefois, lorsque le chiffre d'affaires taxable réalisé au cours d'une année est
supérieur à 1.000.000 de dirhams, le commerçant revendeur est soumis à la déclaration mensuelle.
Le chiffre d'affaires taxable à prendre en considération est le chiffre d'affaires total taxable découlant aussi
bien du régime normal que du régime de la marge.
f- Facturation
Les commerçants de biens d'occasion imposés selon le régime de la marge ne peuvent pas faire apparaître la
taxe sur la valeur ajoutée sur leurs factures ou tout document en tenant lieu.
Ces factures doivent être revêtues d'un cachet portant la mention « Imposition selon le régime de la marge »,
en indiquant la référence aux dispositions de l'article 125 bis du CGI.
144
g- Tenue de comptabilité séparée
Les commerçants de biens d'occasion imposés à la taxe sur la valeur ajoutée selon le régime de droit commun
et le régime de la marge, doivent tenir une comptabilité séparée selon le mode d'imposition pratiqué,
permettant de déterminer distinctement les opérations afférentes à chaque régime.
h- Obligations fiscales
Il y a lieu de préciser qu'à l'exception du mode de détermination de la base imposable, toutes les obligations
fiscales prévues en matière de TVA doivent être respectées par les commerçants de biens d'occasion, qu'ils
soient soumis au régime de la marge ou au régime de droit commun, notamment les taux, les régimes
d'imposition, la périodicité des déclarations et les obligations déclaratives.
CHAPITRE V
REGIME PARTICULIER APPLICABLE AUX AGENCES DE VOYAGE
Les prestations de services réalisées par les agences de voyage agissant en tant qu’intermédiaires sont
soumises à la taxe sur la valeur ajoutée dans les conditions de droit commun lorsque lesdites opérations
génèrent des commissions.
1°- Champ d’application
Sont soumises au régime de la marge, les agences de voyage qui réalisent des opérations d’achat et de vente
de services de voyage utilisés au Maroc.
Sont exclus de ce régime les prestations de services, rémunérées par une commission, réalisée par les
agences de voyage agissant en tant qu’intermédiaires.
2°- Définition de la marge
La marge est déterminée par la différence entre d’une part, le total des sommes perçues par l’agence de
voyage et facturées au bénéficiaire du service et d’autre part, le total des dépenses, taxe sur la valeur
ajoutée comprise, facturées à l’agence par ses fournisseurs.
La marge calculée par mois ou trimestre est stipulée taxe comprise.
3°- Base d’imposition
La base d’imposition est déterminée par le montant des commissions et/ou par la marge prévue .
4°- Droit à déduction
Les agences de voyage imposées selon le régime de la marge ne bénéficient pas du droit à déduction de la
taxe sur la valeur ajoutée qui leur est facturée par leurs prestataires de services.
Elles bénéficient toutefois du droit à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée grevant les immobilisations et
les frais d’exploitation.
5°- Facturation
Les agences de voyage sont dispensées de mentionner distinctement la taxe sur la valeur ajoutée sur les
factures établies à leurs clients au titre des opérations imposées selon le régime de la marge.
6°- Tenue de comptabilité
Les agences de voyage doivent distinguer dans leur comptabilité entre les encaissements et les décaissements
se rapportant aux opérations taxables selon le régime de la marge et ceux se rapportant aux opérations
taxables selon les règles de droit commun.
145
CHAPITRE V
RETENUE A LA SOURCE
A- Retenue à la source sur les opérations effectuées par les fournisseurs de biens d’équipement et de
travaux assujettis à la TVA
La taxe sur la valeur ajoutée due au titre des opérations imposables effectuées par les fournisseurs de
biens d’équipement et de travaux qui ne présentent pas à leurs clients assujettis à cette taxe,
l’attestation justifiant leur régularité fiscale au titre des obligations de déclaration et de paiement des
impôts, droits et taxes prévus par le présent code, délivrée par l’administration fiscale depuis moins de
six (6) mois, est retenue à la source par lesdits clients.
Toutefois, ne sont pas tenus d’opérer la retenue à la source précitée, l’Etat, les collectivités territoriales
ainsi que les établissements publics et les autres personnes morales de droit public tenus, en vertu de
la législation et de la réglementation en vigueur, d'appliquer la réglementation relative aux marchés
publics.
Sont aussi exclues de cette retenue à la source :
• Les opérations de ventes portant sur l’énergie électrique et l’eau livrée aux réseaux de distribution
publique,
• Les prestations d’assainissement fournis aux abonnés par les organismes chargés de
l’assainissement ainsi que la location de compteurs d’eau et d’électricité,
• Les ventes réalisées et les prestations de services fournies par les opérateurs de télécommunication,
• Les prestations de services rendues par tout agent démarcheur ou courtier d’assurances,
• et les opérations de prestations de services dont le montant est inférieur ou égal à cinq mille (5 000)
dirhams, dans la limite de cinquante mille (50 000) dirhams par mois et par fournisseur de ces services.
B- Retenue à la source sur les opérations effectuées par les prestataires de services assujettis à la taxe
sur la valeur ajoutée
La taxe sur la valeur ajoutée due au titre des opérations de prestations de services visées à l’article 89-I
(5°, 10° et 12°) du CGI (liste A et B) est retenue à la source, à hauteur de 75% du montant de cette taxe
par :
a) l’Etat, les collectivités territoriales et les établissements et entreprises publics et leurs filiales ainsi
que les autres organismes publics qui versent les rémunérations desdites prestations aux personnes
assujetties ;
b) les personnes morales de droit privé assujetties et les personnes physiques dont les revenus sont
déterminés selon le régime du résultat net réel ou celui du résultat net simplifié assujetties, qui versent
les rémunérations desdites prestations aux personnes physiques assujetties (voir liste en Annexe)
ayant présenté l’attestation justifiant leur régularité fiscale au titre des obligations de déclaration et de
paiement des impôts, droits et taxes.
A défaut de présentation de ladite attestation, la retenue à la source est opérée à hauteur de 100% du
montant de cette taxe.
Sont exclues de cette retenue à la source:
• Les opérations de ventes portant sur l’énergie électrique et l’eau livrée aux réseaux de distribution
publique,
• Les prestations d’assainissement fournis aux abonnés par les organismes chargés de
l’assainissement ainsi que la location de compteurs d’eau et d’électricité,
• Les ventes réalisées et les prestations de services fournies par les opérateurs de télécommunication,
• Les prestations de services rendues par tout agent démarcheur ou courtier d’assurances,
• et les opérations de prestations de services dont le montant est inférieur ou égal à cinq mille (5 000)
dirhams, dans la limite de cinquante mille (50 000) dirhams par mois et par fournisseur de ces services.
146
Le montant de la retenue à la source doit être versé au receveur de l’administration fiscale au cours du
mois qui suit celui de chaque paiement. Chaque versement est accompagné d'un bordereau-avis selon
un modèle établi par l’administration.
Date d’effet : Cette disposition est applicable au titre des opérations réalisées à compter du 1er juillet
2024.
Supposons que la TVA déductible sur achats du mois de janvier N soit de 150.000 Dh.
Le montant de la TVA à payer au titre du mois de janvier N est liquidé comme suit :
TVA à payer = TVA due - (TVA déductible sur achats + TVA retenue à la source)
TVA retenue à la source = (1.500.000 * 20%) *0.75 = 225.000 Dh
TVA à payer = (2.000.000 Dh x 20%) - (150.000 Dh + 225.000 Dh)
TVA à payer = 25.000 Dh.
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ANNEXE
A - Liste des prestations de services dont la taxe sur la valeur ajoutée est retenue à la source
par l'Etat, les collectivités territoriales et les établissements et entreprises publics et leurs
filiales ainsi que les autres organismes publics qui versent les rémunérations desdites
prestations aux personnes assujetties;
- abonnements ;
- achat d’espaces d’annonces publicitaires et insertions publicitaires ;
- achat de noms de domaine, de mots clés en ligne et autres supports ainsi que le référencement de sites web et
acquisition de bases de données ;
- achat de spectacles ;
- achat, développement, production ou coproduction de programmes ou de films destinés à la diffusion par des
organismes de radiodiffusion et de télévision et dans les sites électroniques et du temps de diffusion ;
- acquisition de données climatiques et de données relatives à la météorologie ;
- assistance et conseil technique ;
- assistance technique en matière de logiciels et site Web ; - conseil juridique, comptable, fiscal et audit ;
- audit des constructeurs, mandataires de constructeurs ou revendeurs de véhicules et de la conformité des
véhicules mis en vente sur le marché marocain ;
- audit des réseaux et centres de visite technique ;
- audit et contrôle externe des établissements d’enseignement de la conduite, d’éducation à la sécurité routière et
de formation professionnelle autorisés ;
- centres d’appels, de télémarketing et de télé-service.
- collecte et traitement de déchets ;
- collecte, traitement et blanchissage du linge ;
- contrôle des points de comptage ;
- contrôle et analyse des échantillons prélevés sur les produits, matériel et matériaux soumis à des normes
obligatoires ;
- contrôle et expertise techniques ;
- contrôle technique du matériel et du mobilier ;
- démarchage commercial ;
- déménagement ;
- désinsectisation, dératisation et prestations de lutte contre les animaux errants ;
- direction, animation et participation des intellectuels, conférenciers et techniciens aux manifestations et activités
culturelles ;
- enquête auprès des panels de voyageurs et/ou d’opérateurs touristiques et/ou de transporteurs et/ou de
journalistes et/ou de toute autre cible ayant un intérêt touristique ;
- enquête de panel auprès des ménages ;
- entretien et maintenance :
- entretien et maintenance des équipements informatiques (matériel, logiciels et progiciels) ;
- entretien et maintenance des équipements techniques, électriques,
- électroniques, scientifiques, médicaux et de télécommunication ;
- entretien et nettoyage des bâtiments administratifs et jardinage ;
- entretien et réparation de matériel technique, de mobilier et des installations techniques ;
- entretien, dépoussiérage et traitement chimique des archives et des livres ;
- entretien des véhicules et engins ;
148
- entretien, de rééquilibrage, d’étalonnage et de réparation des équipements de laboratoires ;
- entretien et réparation de matériels et engins ;
- entretien et maintenance des aéronefs ;
- entretien des engins et matériel de chantier ;
- études, expertise, conseil et formation :
- étude et analyse des eaux ;
- études géotechniques ;
- études relatives aux choix des terrains et analyses du sol ;
- évaluation de la qualité de services des réseaux publics de télécommunications ;
- évaluation des dommages résultant d’événements exceptionnels effectuée par des experts ;
- expertise des ouvrages hydrauliques ;
- expertise et contrôle technique des bâtiments et ouvrages d’art ;
- expertise et contrôle technique des structures d’élevage en mer ;
- facturation, traitement de la paie, secrétariat, accueil et assistance ;
- formation continue obligatoire et de formation de qualification initiale minimale obligatoire dispensées par les
organismes agréés par le ministère chargé l’équipement et par l’agence nationale de la sécurité routière ;
- formation du personnel ;
- essais de génie civil ;
- essais et contrôles de la conformité des matériaux de construction aux normes et règles techniques ;
- gardiennage et surveillance des bâtiments et des autres sites administratifs ;
- géotechnique et prestations de laboratoire ;
- gestion des archives ;
- hébergement et infogérance des systèmes d’information ; - impression, tirage, reproduction et photographie ;
- interprétariat, traduction simultanée et traduction des documents et des œuvres littéraires scientifiques,
culturelles ou juridiques ;
- interprétation des mesures d’auscultation des barrages ;
- jardinage et nettoyage ;
- locations :
- location d’équipements (matériel et logiciels) ;
- location des équipements informatiques ;
- location de matériel audio-visuel et de conférence ;
- location des aéronefs pour le traitement aérien des insectes défoliateurs des forêts et la lutte contre les parasites
et les ravageurs des végétaux ;
- location de licences d’utilisation de logiciels informatiques ;
- location de moyens de transport (voitures et cars autocars) avec ou sans chauffeurs ;
- location d’engins et de moyens de transport de matériels et matériaux et d’engins ;
- location de camions citernes ;
- location du matériel et engins ;
- location de matériel et de mobilier ;
- location de salles, de stands et de mobilier d’exposition ; - lutte contre les animaux errants ;
- lutte contre les vecteurs de nuisance (désinsectisation et dératisation) ;
- maintenance, entretien et étalonnage des équipements techniques, matériel et logiciel informatique ;
- mandats légaux (huissiers de justice, notaires, avocats);
- manutention à terre et à flot ;
149
- mise à quai, transit, manutention, acconage, magasinage du matériel,
- meubles et produits divers et les interventions qui leur sont liées ;
- mise en place des outils de gestion technique et de détection de
- fuites ;
- montage et démontage du matériel hydraulique et électromécanique ; - organisation d'expositions muséales, y
compris les autres prestations connexes ;
- organisation de manifestations culturelles, scientifiques et sportives ; - publicité, sensibilisation et supports
multimédia ;
- remise en état et recharge des extincteurs ;
- reprographie y compris tirage des plans ;
- topographie et océanographie ;
- topographie et bathymétrie liées à l’installation des fermes aquacoles ; - transport de fonds ;
- transport et manutention du matériel, du mobilier, des produits et de documents ;
- transports du personnel et de matériels ;
B- Liste des prestations de services dont la taxe sur la valeur ajoutée est retenue à la source par les
personnes morales et les personnes physiques qui versent les rémunérations aux personnes
physiques assujetties
1- Opérations de prestations de services visées à l’article 89-I-5° du code général des impôts :
- entretien, réparation et maintenance des équipements, des installations, de matériel et de mobilier ;
- entretien, réparation et maintenance d’équipements électriques, électroniques, scientifiques, médicaux et de
télécommunication, de véhicules, d’aéronefs et d’engins;
- maintenance et étalonnage des équipements techniques, matériel et logiciel informatique ;
- entretien et maintenance des équipements informatiques (y compris le matériel, les logiciels et les progiciels) ;
- entretien des bâtiments ;
- montage et démontage du matériel hydraulique et électromécanique ;
- entretien, rééquilibrage, étalonnage et réparation des équipements de laboratoires ;
- et toutes autres opérations d'installation, de pose, de réparation ou de façon.
2- Opérations de prestations de services visées à l’article 89-I-10° du code général des impôts :
- locations d’immeubles soumises à la taxe sur la valeur ajoutée ;
- transport et manutention du matériel, du mobilier, des produits et de documents ;
- transport du personnel ;
- autres prestations de transport ;
- opérations de mise à quai, de transit, de manutention, d’acconage,
- de magasinage de marchandises, du matériel, meubles et produits divers et les interventions qui leur sont liées ;
- entreposage et stockage frigorifique et non frigorifique ;
- démarchage commercial ;
- prestations effectuées par les représentants de commerce, courtiers, commissionnaires, mandataires, gérants
d'immeubles et agents d'affaires ;
- locations sans option d’achat des biens meubles, notamment, les équipements, les matériels, les logiciels, le
mobilier, les véhicules et les engins ;
- location de licences d’utilisation de logiciels informatiques ;
- location de moyens de transport ;
- location de matériel, d’engins et d’équipements (matériel et logiciels) ;
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- location des aéronefs pour le traitement aérien des insectes défoliateurs des forêts et la lutte contre les parasites
et les ravageurs des végétaux ;
- location de camions citernes ;
- location de salles, de stands et de mobilier d’exposition ;
- autres opérations de magasinage, de courtage, et autres louages de choses ou de services ;
- nettoyage, jardinage, gardiennage et surveillance ainsi que l’entretien des espaces verts ;
- assistance au maître d’ouvrage ;
- prise de photographie et de film ;
- prestations innovantes : les prestations qui ont pour objet la recherche et le développement, concernant de
nouveaux procédés ou l’amélioration de procédés déjà existants pour les travaux, les services ou les fournitures
de biens ;
- achat d’espaces d’annonces publicitaires et insertions publicitaires;
- abonnements aux bases de données ;
- achat de noms de domaine, de mots clés en ligne et autres supports ainsi que le référencement de sites web et
acquisition de bases de données ;
- achat de spectacles ;
- acquisition de données climatiques et de données relatives à la météorologie ;
- organisation d'expositions et de manifestations culturelles, scientifiques et sportives, y compris les autres
prestations connexes ;
- formations soumises à la taxe sur la valeur ajoutée ;
- assistance technique en matière de logiciels et site Web ;
- collecte et traitement des déchets hospitaliers ;
- collecte, traitement et blanchissage du linge ;
- contrôle technique du matériel et du mobilier ;
- enquêtes, études de marché et sondages ;
- manutention à terre et à flot ;
- reprographie y compris tirage des plans ;
- impression, tirage, reproduction et de photographie ;
- gestion des archives ;
- désinsectisation, dératisation et la lutte contre les animaux errants et les vecteurs de nuisance ;
- facturation, traitement de la paie, secrétariat, l’accueil et l’assistance ;
- prestations de télémarketing et de télé-service ;
- hébergement et infogérance des systèmes d’information ;
- achat, développement, production ou coproduction de programmes ou de films destinés à la diffusion par des
organismes de radiodiffusion et de télévision et dans les sites électroniques et du temps de diffusion ;
- direction, animation et participation des intellectuels, conférenciers et techniciens aux manifestations et activités
culturelles ;
- entretien, dépoussiérage et traitement chimique des archives et des livres ;
- contrôle des points de comptage ;
- déménagement ;
- la mise en place des outils de gestion technique et de détection de fuites ;
- publicité, sensibilisation et supports multimédia ;
- études, maîtrise d’œuvre et recherche ;
- autres services pouvant être fournis, sans spécifications techniques particulières exigées par le maître d’ouvrage ;
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- les cessions et les concessions d’exploitation de brevets, de droits ou de marques ;
- mise à disposition de ressources humaines ;
- et toutes autres prestations de services soumises à la taxe sur la valeur ajoutée conformément à l’article 89-I-10°
précité.
3- Opérations de prestations de services visées à l’article 89-I -12° du code général des impôts :
- prestations de laboratoires de bâtiment et travaux publics relatives aux essais, contrôles de qualité des matériaux
et essais géotechniques ;
- études sismiques ou aux études géotechniques ;
- levées topographiques ;
- prestations architecturales ;
- consultations ou recherches juridiques, scientifiques, techniques ou expertise ;
- assistance et conseil comptable, fiscal et juridique ;
- contrôle et analyse des échantillons prélevés sur les produits, matériel et matériaux soumis à des normes
obligatoires ;
- essais de génie civil ;
- essais et contrôles de la conformité des matériaux de construction aux normes et règles techniques ;
- étude et analyse des eaux ;
- études géotechniques ;
- études relatives aux choix des terrains et analyses du sol ;
- évaluation de la qualité de services des réseaux publics de télécommunications ;
- expertise et contrôle technique ;
- topographie et bathymétrie liées à l’installation des fermes aquacoles ;
- traduction des documents ;
- audit des constructeurs, mandataires de constructeurs ou revendeurs de véhicules et de la conformité des
véhicules mis en vente sur le marché marocain;
- audit des réseaux et centres de visite technique ;
- audit et contrôle externe des établissements d’enseignement de la conduite, d’éducation à la sécurité routière et
de formation professionnelle autorisés ;
- expertise, audit, assistance, études et conseils ;
- géotechnique et prestations de laboratoire ;
- topographie et océanographie ;
- traduction simultanée et traduction des documents et des œuvres littéraires, scientifiques, culturelles ou
juridiques ;
- hébergement et développement informatique ;
- recherche et développement en biotechnologie ;
- recherche et développement en autres sciences physiques et naturelles ;
- recherche et développement en sciences humaines et sociales ;
- études de marché et sondages ;
- activités spécialisées de design ;
- et toutes autres opérations effectuées, dans le cadre de leur profession, par les professions de :
- avocat, interprète, notaire, adel, huissier de justice ;
- architecte, métreur-vérificateur, géomètre, topographe, arpenteur, ingénieur, conseil, expert en toute matière et
comptable agréé ;
- vétérinaire.
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CHAPITRE VI
INSTITUTION DU PRINCIPE DE LA SOLIDARITE DES DIRIGEANTS D'ENTREPRISES
EN MATIERE DE TVA
Dans le cadre du renforcement des moyens de lutte contre les pratiques visant à éluder le paiement de la
TVA, il a été décidé d'instituer le principe de solidarité, en matière de collecte et de versement de la TVA,
de toute personne exerçant directement ou indirectement des fonctions d'administration, de direction ou de
gestion de l'entreprise.
Ainsi, lesdites personnes seront tenues solidairement responsables de la TVA collectée et non versée au
Trésor.
En cas de litige sur le montant de la taxe impayé, l’application de la solidarité est suspendue pendant la
période allant de la date d'introduction du recours devant le tribunal compétent jusqu’à la date du jugement
ou de la décision judiciaire ayant force de la chose jugée.
*****************************
le présent ouvrage à été rédige à partir des textes de lois et documents officiels publiés dans le bulletin officiel
et dans les supports officiels du ministère des finances.
Il est à rappeler néanmoins que seuls les textes de loi publiés au bulletin officiel constituent une référence
légale en cas de conflit avec l’administration.
153