Chapitre 2 Transformation de Fourier Dans Et
Chapitre 2 Transformation de Fourier Dans Et
Contents
2.1 Transformation de Fourier dans L1 (R) . . . . . . . . . . . . . . 9
2.2 Propriétés graphiques pour la Transformations d’un graphe . 12
2.3 Transformation de Fourier dans L2 (R) . . . . . . . . . . . . . . 17
2.3.1 Extension de la Transformée de Fourier aux fonctions de carré
intégrable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.3.2 Deux théorèmes utiles dans la pratique . . . . . . . . . . . . . . 20
2.3.3 Transformation de Fourier-Plancherel et produit de convolution 20
La transformation de Fourier F est l’application définie sur L1 (R) qui à f fait associer
l’application F(f ).
1
Ce chapitre est le contenu du document [4, 3, 5]
9
10 MATHÉMATIQUES DE L’INGÉNIEUR
Remarque 2.1.1 Soit f ∈ L1 (R). Si f est paire ([Link] (−x) = f (x)p.p) alors, pour ξ ∈ R,
on a, Fourier de f est l’application F(f ) = fb définie sur R par
Z +∞
F(f )(ξ) = f (ξ) =
b f (x) cos(2πxξ)dx
0
Proof. Soit ε > 0. La densité de Cc∞ (R) dans L1 (R), garentit l’existence d’une appli-
cation h ∈ Cc∞ (R) qui vérifie kf − hk1 ≤ 2ε . Comme eiλx = 1, alors, pour tout λ ∈ R, on
a Z Z
ε
f (x)e dx − h(x)eiλx dx ≤ .
iλx
R R 2
D’autre part, une intégration par parties montre que, pour tout λ ∈ R? , on a
Z Z
1
iλx
h(x)e dx = h0 (x)eiλx dx
R |λ| R
kh0 k1
≤
|λ|
→ 0 lorsque |λ| → +∞.
Taoufik Moulahi 11
f : A × I −→ R ou C
(x × t) −→ f (x, t)
Si
1- La fonction x 7→ f (x, t) est dérivable sur A.
2- La fonction t 7→ f (x, t) est continues sur I.
R
3- Il existe une fontion ϕ définie et continue sur I telle que I ϕ(t)dt est convergente et
∀ (x, t) ∈ A × I, f (x, t) ≤ ϕ(t) (hypothèse de domination).
Alors la fonction
F : A −→ R ou C
Z
x −→ f (x, t)dt
I
Alors, F : L1 (R) → C0 (R) est continue et sa norme est inférièure à 1. En fin, comme
kf (m) k1
|F(f )(ξ)| ≤ ).
2π|ξ|m
Cette proposition se démontre aisément par recurrece sur m et à l’aide d’une intégartion
par partie où on utilise le résulat élémentaire suivant : Si f est C 1 par morceaux avec f
et f 0 ∈ L1 (R) alors f (x) → 0 lorsque |x| → +∞.
Proposition 2.2.3 (D’erivée d’une transformée de Fourier) Soit m ∈ N? et soit
f ∈ L1 (R) telle que, pour tout j ∈ 0, · · · , m, l’application x :7→ xj f (x) appartient à L1 (R)
alors F(f ) est de classe C m (R) et pour tout k ∈ 0, · · · , m, et tout ξ ∈ R, on a
f : A × I −→ R ou C
(x × t) −→ f (x, t)
Si
1- La fonction t 7→ f (x, t) est continue par morceaux et intégrable sur I.
∂f (x,t)
2- La fonction t 7→ ∂x
) est continue par morceaux sur I.
∂f (x,t)
3- La fonction x 7 → ∂x
est continue sur A.
R
4- Il existe une fontion ϕ définie et continue sur I telle que I ϕ(t)dt est convergente et
∀ (x, t) ∈ A × I, ∂f∂x
(x,t)
≤ ϕ(t) (hypothèse de domination).
Taoufik Moulahi 15
Alors la fonction
F : A −→ R ou C
Z
x −→ f (x, t)dt
I
∂f (x,t)
est définie et dérivable sur A et, ∀x ∈ A, on a F 0 (x) =
R
I ∂x
dt.
= F(f )(ξ)F(g)(ξ)
Nous ennonçons maintenant le deuxième théorème principal de ce chapitre.
Théorème 2.2.1 (Le théorème d’inversion de Fourier) Soit f ∈ L1 (R) telle que
fb ∈ L1 (R). Alors Alors l’application ϕ définie sur R par :
Z
ϕ(x) = fb(y)e2iπyx dy
R
f (x) = ϕ(x) pp
f (a) = ϕ(a) si f est continue en a.
En d’autre termes
fb(x) = f (−x) pp
b
La démonstration du théorème (2.2.6) utilise les deux lemmes élémentaires et utiles sui-
vants
2 π 2 ξ2
Lemme 2.2.2 Soit a > 0. Alors F(e−ax )(ξ) = e−
pπ
a
a . En particulier, φb = φ où
2
φ(x) = e−πx .
2
Proof. On pose u(ξ) = F(e−ax )(ξ). La proposition (2.2.3) montre que l’application u est
dérivable sur R et vérifie
Z
0 2
u (ξ) = −2iπ xe−ax e−2iπxξ dx
Z
iπ 2 0
= e−ax e−2iπxξ dx
a
Z −2iπxξ
iπ 2 d(e )
=− e−ax dx
a dx
2π 2 ξ
=− u(ξ).
a
Par conséquent,
r
−ax2
2 2
− π aξ π − π 2 ξ2
u(ξ) = F(e )(ξ) = u(0)e = e a
a
La première partie du lemme est due au fait fb, gb ∈ L∞1 (R). L’égalité (2.3) est une simple
conséquence du théorème de Fubini.
fcg = fb ? gb
= fcg(ξ).
Φ(f ) = fb.
Théorème 2.3.2 Soit f ∈ L2 (R). Pour tout A > 0, on pose gA l’application définie sur
R par :
Z A
gA (ξ) = e−2iπxξ f (x)dx
−A
2
Alors gA −→ Φ(f ) dans L (R) lorsque A → +∞.
Proof. D’après l’inégalité de Cauchy-Schwarz, pour tout A > 0, la fonction fA = 1]−A,A[ f
appartient à l’espace L1 (R) ∩ L2 (R), alors F(fA ) = fbA = ϕA . D’autre part, d’après le
théorème de la convergence dominée fA → f dans L2 (R) lorsque A → +∞. Alors, par
continuité de la transformation de Fourier-Plancherel, on a ϕA → F(f ) dans L2 (R) lorsque
A → +∞. Ce qui termine la preuve.
Proposition 2.3.1 (L’égalité de Fourier-Plancherel) La transformation de Fourier-
Plancherel Φ : L2 (R) −→ L2 (R) est une isometrie. Ainsi, pour tous (f, g) ∈ L2 (R) ×
L2 (R), on a
hΦ(f ), Φ(g)iL2 (R) = hf, giL2 (R)
c’est à dire Z Z
f (x)g(x)dx = Φ(f )(ξ)Φ(g)(ξ)dx
2
sin(πξ
(3) Montrer que la transformée de Fourier de f est : F(f (t))(ξ) = πξ
.
(4) En déduire la valeur de l’intégrale suivante
Z
sin(πξ 4
dξ
R πξ
20 MATHÉMATIQUES DE L’INGÉNIEUR
Proposition 2.3.3 (Formule d’échange) soit (f, g) ∈ L2 (R)×L2 (R). Alors f Φ(g), Φ(f )g ∈
L1 (R) et on a Z Z
f (ξ)Φ(g)(ξ)dξ = Φ(f )(ν)g(ν)dν.
R R
Mise en garde : Si (f, g) ∈ L2 (R) × L2 (R), on sait que f ∗ g est bien définie, continue
sur R et tend vers 0 quand |x| tend vers +∞. Mais, on ne sait pas si f ∗ g appartient à
L1 (R) où à L2 (R), et on ne peut pas a priori parler de F(f ∗ g).
Remarque 2.3.1 Le théorème 2.2.3 n’a pas d’analogue dans le cadre L2 (R). En effet, si
les fonctions x 7→ xf (x) appartiennent à L2 (R), il n’est pas toujours vrai que fb soit de
classe C 1 .
On sait que la transformée de Fourier pour la fonction x 7−→ e−b|x| est donnée par
2b
F(e−b|x| )(ξ) = , b > 0.
b2 + 4π 2 ξ 2
Donc d’une manière siminaire pour la transformée de Fourier de la fonction x 7−→
e−b|x| sign(x) on trouve que
−4iπξ
F(sign(x)e−b|x| )(ξ) = , b > 0,
b2 + 4π 2 ξ 2
en particulier si b = 2πa, on obtient
1 −iξ
F(sign(x)e−2πa|x| )(ξ) = ,
π a2 + ξ 2
ce qui est équivalent
ξ
F(sign(x)iπe−2πa|x| )(ξ) = ,
a2 + ξ2
donc on applique la transformée de Fourier inverse, on obtient que
x
F 2 (ξ) = sign(−ξ)iπe−2πa|−ξ| = −iπsign(ξ)e−2πa|ξ| ,
a + x2
Transformation de Laplace 1
Contents
3.1 TransforInée de Laplace des fonctions . . . . . . . . . . . . . . 22
3.2 Transformée inverse de Laplace . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3.3 Résolution d’une équation différentielle linéaire . . . . . . . . 32
Ce chapitre est consacré à l’étude d’une transformation intégrale d’un usage fréquent :
la transformée de Laplace. C’est en gros la généralisation de la transformée de Fourier.
La classe des fonctions admettant une transformée de Laplace est plus vaste que celle
des fonctions pour lesquelles la transformée de Fourier est définie. La transformée de
Laplace F (p) est une fonction de la variable complexe p. Néanmoins, dans beaucoup
d’applications, l’utilisation des transformées de Laplace se résume à des manipulations
algébriques et à la consultation d’un dictionnaire de transformées. Nous allons d’abord
étudier la transformée de Laplace d’une fonction f (x) localement integrable définie sur
R+ (fonction causale, c’est-à-dire f (x) = 0 pour x < 0). On étudie le problème d’inversion
de la transformée de Laplace qui consiste à déterminer une fonction f (x) dont F (p) soit la
transformée de Laplace. Ensuite on étudie la transformée de Laplace des distributions. La
transformée de Laplace est un outil très efficace pour résoudre des équations différentielles
ordinaires ou aux dérivées partielles ainsi que des équations fonctionnelles ou intégrales.
Le reste dl ! chapitre comporte de nombreux exercices importants complètement résolus
ainsi que des exercices proposés avec éventuellement des réponses ou des indications.
22
Taoufik Moulahi 23
donc σ0 = +∞.
2) Les valeurs de f pour x < 0, n’interviennent pas dans la définition ci-dessus. Une
fonction f telle que : f (x) = 0 pour x < 0 est dite causale. Evidemment, on peut
rendre une fonction causale en la multipliant par la fonction de Heaviside.
3) Sif : R → R (ou C) est une fonction localement integrable, on définit la transformée
de Laplace bilatérale par
Z +∞
L{f (x)}(p) = F (p) = f (t)e−pt dt.
−∞
Notons que la transformée de Laplace de f définie par (3.1) coincide avec la trans-
formée de Laplace bilatérale de H(x)f (x) où H(x) est la fonction de Heaviside.
4) Soit f une fonction définie sur R+ et possédant une transformée de Fourier fb. Soit
p = σ + iω ∈ C. Pour σ = 0, l’expression
Z +∞
ω
F (iω) = f (x)e−iωx dx = fb( )
−∞ 2π
détermine un lien entre transformées de Laplace et de Fourier. La transformée de
Laplace peut-être considérée comme une extension de la transformée de Fourier. Par
ailleurs, pour σ quelconque fixé, on a
Z +∞
F (σ + iω) = e−σx f (x)e−iωx dx
−∞
24 MATHÉMATIQUES DE L’INGÉNIEUR
Proposition 3.1.1 Si l’intégrale (3.1) converge pour <e(p) = σ0 , alors il en est de même
pour tout p tel que : <e(p) > σ0 .
Proof. En effet, on a
Corollaire 3.1.1 Si l’intégrale (3.1) diverge pour <e(p) = σ0 , alors il en est de même
pour tout p tel que : <e(p) < σ0 .
Exemple 3.1.1 La fonction échelon unitaire est notée H(t), est définie par :
(
0 si t < 0
H(t) =
1 si t > 0
On a donc :
1
L{H(t)}(p) = .
p
pourvu que <e(p) > 0, c’est-à-dire l’abscisse de covergence est σ0 = 0.
Nous allons étudier ci-dessous un certain nombre de propriétés élmentaires sur les
transformées de Laplace.
Taoufik Moulahi 25
alors
Z +∞
L{αf + βg} = (αf (x) + βg(x))e−px dx
0
Z +∞ Z +∞
−px
=α f (x)e dx + β g(x)e−px dx
0 0
= αL{f (x)} + βL(§){g}
= αF (p) + βG(p),
où α et β sont des constantes. Si les abscisses de convergence de f et g sont respectivement
σ0 et ς0 , alors le domaine de convergence sur lequel αf + βg est défini est
{p ∈ C : <e(p) > max{σ0 , ς0 }}.
Propriété 3.1.2 (Translation) Si L{f (x)}(p) = F (p), alors
L{f (x − c)}(p) = e−cp F (p), <e(p) > σ0
Proof. Posons
f (x − c) si x > c
g(x) =
0 si x < 0,
Z +∞
L{g(x)}(p) = g(x)e−px dx
Z0 c Z +∞
−px
= g(x)e dx + g(x)e−px dx
0 c
Z +∞
= f (x − c)e−px dx, t = x − c
c
Z +∞
−cp
=e f (x)e−px dx,
0
= e−cp F (p)
ce qui achève la démonstration.
26 MATHÉMATIQUES DE L’INGÉNIEUR
Proof. On a évidemment
Z +∞
−αx
L{f (x)e }(p) = f (x)e−(α+p)x dx = F (p + α),
0
d’où le résultat.
Propriété 3.1.4 (Changement d’échelle) Si L{f (x)}(p) = F (p), alors
1 p
L{f (cx)}(p) = F ( ), c > 0.
c c
Proof. On a évidemment
Z +∞ Z +∞
1 p 1 p
L{f (cx)}(p) = f (cx)e−px dx = f (t)e− c t dt = F ( ),
0 c 0 c c
où t = cx, ce qui achève la démonstration.
Propriété 3.1.5 (Conjugaison complexe). Si L{f (x)}(p) = F (p), alors
Proof. On a
Z +∞ Z +∞
−px
L{f (x)}(p) = f (x)e dx = f (x)e−px dx = F (p),
0 0
et la démonstration s’achève.
Exemple 3.1.2 On a
(a) Z +∞
−αx 1
L{e }(p) = f (x)e−(α+p)x dx = , <e(p) > −<e(α)
0 α+p
(b)
eiωx + e−iωx
L{cos(ωx)}(p) = L{ }(p)
2
1 1
= L{eiωx }(p) + L{e−iωx }(p) (propriété 3.1.1)
2 2
1 1 1 1
= +
2 −iω + p 2 iω + p
p
= 2 , <e(p) > 0.
p + ω2
Taoufik Moulahi 27
On a
Z +∞ Z +∞ Z x
−px
L{(f ? g)(x)}(p) = (f ? g)(x)e dx = f (t)g(x − t)dt e−px dx.
0 0 0
Cette dernière existe car par hypothèse L{f (x)} et L{g(x)}, existent. Dès lors,
Proposition 3.1.3 Soit f une fonction localement integrable. On suppose que pour tout
0
x > 0, f est continue, sa dérivée f (x) existe et est continue par morceaux. S’il existe des
constantes M > 0 et σ0 telles que : |f (x)| ≤ M eσ0 x , pour tout x > x0 , alors
0
L{f (x)}(p) = pL{f (x)}(p) − f (0+ ) = pF (p) − f (0+ ), <e(p) > σ0
Cette dernière expression tend vers 0 lorsque u → +∞ car <e(p) = σ > σ0 ,. Dès lors,
Z ∞ Z +∞
0 −px
lim f (x)e dx = lim p f (x)e−px dx − f (ε)e−pε ,
ε→0 ε ε→0 ε
Corollaire 3.1.2 D’une façon générale : Notons aussi que les expressions ci-dessus se
généralisent par récurrence pour les dérivées d’ordres supérieures. Par exemple pour l’ex-
pression obtenue dans la proposition précédente, supposons que f est localement integrable,
0
f est conti- nue pour tout x > 0, les dérivées f (x), · · · , f (n−l) (x) existent et sont conti-
nues par morceaux, il existe des constantes M > 0 et σ0 telles que : |f (x)| ≤ M eσ0 x pour
tout x > x0 , alors
0
L{f (n) (x)}(p) = pn F (p) − pn−1 f (0+ ) − pn−2 f (0+ ) − · · · − pf (n−2) (0+ ) − f (n−1) (0+ ).
car g(0) = 0. Or g 0 (x) = f (x), d’où L{g 0 (x)} = L{f (x)}. On en déduit que pL{g(x)} =
L{f (x)}, c’est-à-dire
nZ x o 1 F (p)
L f (t)dt = L(f (t)) = ,
0 p p
ce qu’il fallait démontrer.
Proof. On a
Z +∞ Z +∞ e−pt
−pt f (t)
e dt = f (t) dt
0 t 0 t
Z +∞ Z +∞
−ut
= f (t) e du dt
0 p
Z +∞ Z +∞
= e−ut f (t)dudt
0 p
Théorème Z +∞ Z +∞
de Fubini
= f (t)e−ut dtdu
p 0
Z +∞
= L f (t) (u)du.
p
Proposition 3.1.5 (Comportement à l’infini). Si f est une fonction ayant un abs-
cisse de convergence σ0 , alors pour <e(p) > σ0 , on a
lim F (p) = 0
p→+∞
R +∞
Proof. Soit F (p) = 0
f (x)e−px dx. Posons p = σ0 + iω = σ0 + reiθ . Pour − π2 ≤ θ ≤ π2 ,
on a cos θ > 0 et
lim |f (x)e−px | = lim |f (x)|e−σ0 x e−r cos θx = 0,
p→+∞ p→+∞
Proof. On a
Z +∞
0
L{f (x)}(p) = f 0 (x)e−px dx = pF (p) − f (0+ ), (Proposition 3.1.3)
0
D’après la proposition précédente, toute transformée de Laplace tend vers 0 quand p →
+∞. Par conséquent
Proposition 3.1.7 (Tthéorème de la valeur finale ).Soit f une fonction ayant une
transformée de Laplace et telle que limx→+∞ f (x) = f (+∞) existe et est finie. Alors,
et le résultat en découle.
p2 − w 2
t cos(wt)
(p2 + w2 )2
w
e−at sin(wt)
(p + a)2 + w2
p+a
e−at cos(wt)
(p + a)2 + w2
L(x00 (t) + 4x0 (t) + 3x(t))(p) = L(x00 (t))(p) + 4L(x0 (t))(p) + 3L(x(t))(p)
= p2 X(p) − px(0) − x0 (0) + 4pX(p) − 4x(0) + 3X(p)
= (p2 + 4p + 3)X(p) − 1
On obtient :
2 2 1
(p2 + 4p + 3)X(p) − 1 = ⇔ X(p) = + .
p+2 (p + 2)(p + 1)(p + 3) (p + 1)(p + 3)
Une décomposition en éléments simples de chaque fraction rationnelle en p donne :
2 −2 1 1
= + +
(p + 2)(p + 1)(p + 3) p+2 p+1 p+3
1 1/2 1/2
= −
(p + 1)(p + 3) p+1 p+3
Autrement dit, il vient :
−2 3/2 1/2
X(p) = + +
p+2 p+1 p+3
Reste à déterminer la transformée inverse de cette expression, par linéarité on a :
−1 1 3 −1 1 1 −1 1
x(t) = −2L + L + L
p+2 2 p+1 2 p+3
Exercice
Résoudre l’équation suivante :
(
y 00 (t) + 2y 0 (t) + 5y(t) = sin(t)
y(0) = 1, y 0 (0) = 2.
f (t) F (p)
1
u(t)
p
1
t
p2
n!
tn
pn+1
1
e−at
p+a
1
te−at
(p + a)2
w
sin(wt)
p2 + w 2
p
cos(wt)
p2 + w 2
e−ap
u(t − a)
p
δ(t) 1
−ap
δ(t − a) e
2wp
t sin(wt)
(p + w2 )2
2
p2 − w 2
t cos(wt)
(p2 + w2 )2
w
e−at sin(wt)
(p + a)2 + w2
p+a
e−at cos(wt)
(p + a)2 + w2