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Exercices de physique générale I (2024) C. Galland, F. Mila, S.

Rusponi

Corrigé 05 : Oscillateurs harmoniques

1 Araignée suspendue à un fil élastique


x=0
Vu depuis le référentiel de l’arbre,
les positions sur l’axe Ox sont re- k
pérées par la coordonnée x comme ~g
F~r
indiqué sur le dessin.
x = xeq

a) Système étudié : l’araignée.


Forces qui agissent sur l’arai- m~g
gnée de masse m :
x

Pesanteur : m~g = mg êx . (1)

Force élastique du fil : F~r = −k(x − L) êx , (2)

où êx indique un vecteur unitaire selon l’axe x.


La position d’équilibre est telle que ΣF~ = ~0. Sa projection sur l’axe x donne
mg
mg − k(xeq − L) = 0 ⇒ xeq = L + .
k

Remarque : il est possible de poser l’origine O à un point different, par exemple au point d’équilibre
x = L (appelons cet axe O0 x0 ), ou encore au point x = xeq (appelons cet axe O00 x00 ). Dans le premier cas,
l’expression de la force élastique du fil va changer en F~r0 = −k(x0 − 0)ê0x = −kx0 ê0x . Dans le deuxième cas,
la variation en x due au ressort sera ∆x00 = x00 − x000 avec x000 = − mgk
obtenu par le calcul de la position
~
à vide du ressort relative à la position d’équilibre, et Fr = −k(x − x000 )ê00x . Ces repères sont exactement
00 00

equivalents cependant les équations seront plus simples à écrire en placant l’origine au point d’attache
du ressort.
P~
b) L’équation du mouvement est donnée par la deuxième loi de Newton F = m~a. Avec les forces
énoncées plus haut et projetée sur êx , elle devient :

mẍ = −kx + kL + mg . (3)

c) On sait que la solution générale de l’équation différentielle (3) est de la forme x(t) = A cos(ω0 t+φ)+ x̄.
On la dérive deux fois pour obtenir la vitesse et l’accélération de l’araignée

ẋ(t) = v(t) = −Aω0 sin(ω0 t + φ) (4)


ẍ(t) = a(t) = −Aω02 cos(ω0 t + φ). (5)

1
En substituant les expressions de x(t) et ẍ(t) dans (3) on trouve

−mAω02 cos(ω0 t + φ) + kA cos(ω0 t + φ) + kx̄ − kL − mg = 0 (6)


−mω02 + k A cos(ω0 t + φ) + kx̄ − kL − mg = 0.

(7)
| {z } | {z }
=0 =0

Comme la relation (7) doit être vérifiée pour chaque t, les deux expressions soulignées doivent indé-
pendamment s’annuler :
mg
kx̄ − kL − mg = 0 ⇒ x̄ = +L (8)
rk
k
−mω02 + k = 0 ⇒ k = mω02 ⇒ ω0 = (9)
m
La quantité x̄ représente donc la position d’équilibre de l’araignée, alors que ω0 est bien la pulsation
propre dont l’expression correspond à celle vue en cours pour un ressort de raideur k.
d) L’équation du mouvement est la même que dans la question a), (Eq. 3), mais avec un terme supplé-
mentaire pour tenir compte des frottements. La projection de la force de frottement sur l’axe vertical
est donnée par Fx = −η ẋ, et l’équation du mouvement devient

mẍ = −kx + kL + mg − η ẋ . (10)

e) Pour répondre à la question, il est nécessaire d’éliminer par un changement de variable les termes
constants de l’équation du mouvement. Pour nous guider, l’équation du mouvement peut être récrite
η k  mg 
ẍ + ẋ + x−L− = 0. (11)
m m k
Avec le changement de variable
mg
z =x−L− (12)
k
on a que ẋ = ż et ẍ = z̈, et l’équation du mouvement devient
η k
z̈ + ż + z = 0 . (13)
m m
On peut alors identifier les coefficients avec les paramètres γ et ω0 définis au cours :
η
γ = 2m (14)
q
k
ω0 = m . (15)

L’oscillation est sous-critique si γ < ω0 , d’où on trouve la condition sur le paramètre η :



r
η k
< ⇒ η < 2 km . (16)
2m m
Remarque : puisque F = η ẋ, le paramètre η a comme unité√des kilogrammes par seconde, [kg/s], et
l’on peut vérifier que le résultat ci-dessus est consistant car km a aussi l’unité de [kg/s].
La pulsation effective de l’oscillation est
r p
k η 2 4km − η 2
q
2
ω1 = ω0 − γ 2 = − = . (17)
m 4m2 2m

2
f) Dans la solution générale de l’oscillateur harmonique amorti, l’amplitude est proportionnelle à e−γt .
Au temps t = 0, ce facteur vaut 1. Il sera égale à 21 au temps t1/2 , que l’on peut déterminer comme

1 1 ln 2 m
e−γt1/2 = ⇒ −γt1/2 = ln = − ln 2 ⇒ t1/2 = = 2 ln 2 . (18)
2 2 γ η
Il reste donc maintenant à déterminer le nombre d’oscillations N durant un temps t1/2 : N = t1/2 ν1 ,
où ν1 est la fréquence effective de l’oscillation. Avec
p
ω1 1 4km − η 2
ν1 = = , (19)
2π 2π 2m
on trouve finalement
  p ! p
m 1 4km − η 2 ln 2 4km − η 2
N = t1/2 ν1 = 2 ln 2 = . (20)
η 2π 2m 2π η

2 Oscillateur à deux ressorts


a) Les forces qui s’appliquent sur le bloc sont x=0
— son poids m~g ,
— la force exercée par le premier res-
sort F~1
F~1 = −k1 xêx , xeq z=0
où êx est un vecteur unitaire selon h m
l’axe x, x
— et la force exercée par le deuxième m~g
ressort
F~2
z
F~2 = −k2 (x − h)êx .
b) L’équation du mouvement est la deuxième équation de Newton. En projection sur l’axe x, elle s’écrit

mẍ = −k1 x + k2 (h − x) + mg
= −(k1 + k2 )x + k2 h + mg
mẍ + (k1 + k2 )x − (k2 h + mg) = 0 (21)

Afin de montrer que l’équation (21) correspond à l’équation de l’oscillateur harmonique, on doit faire
un changement de variable. Pour cela, on définit un axe z parallèle à l’axe x mais dont l’origine se
trouve à la position d’équilibre. La position d’équilibre xeq s’obtient en posant x = xeq et ẍ = 0 dans
l’équation (21). On obtient ainsi xeq = kk2 1h+mg
+k2
. Le changement de variable s’écrit :

k2 h + mg k2 h + mg
z = x − xeq = x − ⇒ x=z+ ⇒ ẍ = z̈.
k1 + k2 k1 + k2
On remplace dans l’équation (21) :
 
k2 h + mg
mz̈ + (k1 + k2 ) z + − (k2 h + mg) = 0.
k1 + k2

3
Après simplification des termes indépendants de z :
k1 + k2
mz̈ + (k1 + k2 )z = 0 ⇒ z̈ +
z = 0.
m
On reconnait l’équation de l’oscillateur harmonique dont la pulsation est donnée par :
r
2 k1 + k2 k1 + k2
ω0 = ⇒ ω0 = . (22)
m m
c) Pour le bloc, passer du plafond au point le plus bas consiste à effectuer une demi-période d’oscillation
d’un mouvement harmonique, la durée de ce déplacement vaut
r
T π m
∆tx=xmax = = =π ,
2 ω0 k1 + k2
où T est la période et ω0 la pulsation de l’oscillateur.
En utilisant le résultat de la partie b), on sait que le point d’équilibre du bloc se trouve à
mg + k2 h
xeq = ,
k1 + k2
et que le mouvement est décrit par
x(t) = A cos(ω0 t + φ) + xeq .

Au temps t = 0,
v(0) = ẋ(0) = 0 = −A sin(φ) ⇒ φ = 0 ou π (23)
x(0) = x0 = 0 = A cos (φ) +xeq ⇒ A = xeq − x0 , (24)
|{z}

où l’on a imposé que le bloc est lâché du plafond (correspondant à φ = π) sans vitesse initiale, ce qui
correspond à la position la plus éloignée du point d’équilibre. L’amplitude A vaut donc
mg + k2 h
A = xeq − x0 = ,
k1 + k2
et le mouvement s’écrit :
  r !
mg + k2 h k1 + k2 mg + k2 h
x(t) = cos t+φ + .
k1 + k2 m k1 + k2
q 
k1 +k2
Le maximum xmax de l’amplitude est atteint pour cos m
t + φ = 1, d’où

k2 h + mg
xmax = 2 .
k1 + k2
Application numérique :

T π 3 × (1 + 0.05) 3
∆tx=xmax = =√ ' √ = × (1 + 0.05)
2 12 2× 3 2
1.73
' × (1 + 0.05)
2
= 0.86 × (1 + 0.05) = 0.86 + 0.04 = 0.90 s

4
20 × 4 + 10 × 10 180 3× 60

xmax = 2 =2× =2× =3m
100 + 20 120 2× 60

Il est également possible de trouver le même résultat en utilisant la conservation de l’énergie. Toutes les
forces s’appliquant sur le bloc sont conservatives ; elles dérivent d’énergies potentielles qui permettent
de définir l’énergie mécanique totale du bloc comme
1 1 1
E = mv 2 + k1 x2 + k2 (h − x)2 − mgx,
2 2 2
où v est la vitesse du bloc. L’énergie potentielle dans le champ de pesanteur vaut −mgx car l’axe x
est dirigé vers le bas.
Au départ, en x = 0 avec v = 0 on a
1
Ei = k2 h2 .
2
Au point le plus bas de la trajectoire (où v = 0 également), on a
1 1
Ef = k1 x2max + k2 (h − xmax )2 − mgxmax .
2 2
Par conservation de l’énergie mécanique Ei = Ef :
1 1 1
k1 x2max + k2 (h − xmax )2 − mgxmax = k2 h2 .
2 2 2
Cette équation peut s’écrire sous la forme
 
k1 + k2
xmax xmax − (k2 h + mg) = 0.
2
Ses deux solutions sont les coordonnées des points où la vitesse est nulle, soit le point le plus haut de
la trajectoire en x = 0 et le point le plus bas de la trajectoire en
k2 h + mg
xmax = 2 .
k1 + k2

3 Ressort dans une boîte


La condition pour que la boîte décolle est que la force de liaison avec la table s’annule. On va donc
premièrement considérer le système de la boîte, et observer ce système depuis un référentiel lié à la table.
Les forces qui s’appliquent sur la boîte sont :
— son poids M~g ,
— la force F~r0 exercée par le ressort sur la boîte, au point d’attache du ressort,
— et la force de soutien de la table N ~ (force de liaison).
On choisit un axe x dirigé vers le bas avec son origine au point d’attache du ressort, et les forces s’écrivent
alors
M~g = M g êx , (25)
F~r0 = −k(0 − (x − l0 )) êx = k(x − l0 ) êx , (26)
~ = Nx êx ,
N (27)
où x est la coordonnée de la position de la bille, et Nx est la composante de la force de soutient sur
l’axe x. Quand la boîte est posée sur la table, la projection Nx de la force de soutient est strictement
negative (i.e. dirigée vers le haut). La boîte décolle si la table ne la soutient plus, autrement dit si la force
de liaison devient nulle : Nx = 0.

5
F~r0
x=0 x=0
M M M~g
l0 k
k
x x xeq − A m
F~r
∆l m xeq
~
N
m~g xeq + A

La condition d’équilibre de la boîte (2ème loi de Newton avec accélération nulle) s’écrit :

F~r0 + M~g + N
~ = ~0. (28)

En projetant la condition d’équilibre (28) sur l’axe x on obtient :

k(x − l0 ) + M g + Nx = 0, (29)

et donc
Nx = −k(x − l0 ) − M g. (30)
La condition Nx < 0 pour que la boîte ne décolle pas implique alors
Mg
x > l0 − . (31)
k
Donc, la boîte décolle si
Mg
x ≤ l0 − . (32)
k
Pour relier cette position de la bille avec l’amplitude A de son oscillation, on considère maintenant le
système de la bille, soumise à son poids, m~g = mg êx , et la force du ressort, F~r = −k(x − l0 ) êx . Son
oscillation se fait autour de sa position d’équilibre xeq , que l’on va maintenant chercher à déterminer. A
l’équilibre (figure de gauche), la position de la bille est xeq . La deuxième loi de Newton appliquée à la
bille donne F~r + m~g = ~0. En projection sur l’axe x,

−k(xeq − l0 ) + mg = 0,

d’où
mg
xeq = l0 + . (33)
k
Lorsqu’elle est en mouvement, la bille suit un mouvement oscillatoire harmonique. Elle effectue des
oscillations d’amplitude A autour de la position d’équilibre xeq . La figure de droite montre la position
d’équilibre et les positions des maxima de l’oscillation à xeq − A et xeq + A.
En combinant la condition donnée par l’équation (32) et le fait que x ≥ xeq − A (la position x est toujours
plus grande que la valeur minimale possible xeq − A), l’amplitude A doit satisfaire
Mg
xeq − A ≤ x ≤ l0 − , (34)
k
d’où on trouve, en utilisant l’équation (33) :
Mg (m + M )g
A ≥ ∆l + = . (35)
k k
6
Remarque : Un raisonnement plus court et intuitif permet de vérifier ce résultat. Pour une certaine
amplitude A de l’oscillation, le force maximale exercée par le ressort sur la boîte est atteinte au sommet
de la trajectoire de la bille. La longueur du ressort vaut alors lmin = xeq − A = l0 + mg
k
− A, et l’élongation
vaut :
mg
∆l = lmin − l0 = −A
k
Pour que la force sur la boîte soit dirigée vers le haut, il faut que le ressort soit comprimé, c’est à dire
∆l < 0, d’où mg k
− A < 0 et ainsi en valeur absolue | mgk
− A| = A − mg k
. La norme de la force sur la boîte
mg
(dirigée vers le haut) est alors k(A − k ) = kA − mg, et la boite décolle si cette norme dépasse celle du
poids de la boîte M g (dirigé vers le bas) :

(m + M )g
kA − mg ≥ M g ⇒ A≥
k

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