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Histoire et rôle des fortifications militaires

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Thèmes abordés

  • heaume,
  • javeline,
  • sica,
  • angon,
  • harnois,
  • dague,
  • trident,
  • espadon,
  • trébuchet,
  • masse d'armes
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Histoire et rôle des fortifications militaires

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  • heaume,
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  • sica,
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  • trident,
  • espadon,
  • trébuchet,
  • masse d'armes

La fortification (du latin fortificatio « action de fortifier ») est l'art militaire de renforcer une position

ou un lieu par des ouvrages de défense en prévision de leur éventuelle attaque. Par extension, la
fortification désigne ces ouvrages de défense eux-mêmes.

Une place forte, ou communément en langage militaire, une place, est un ensemble cohérent
de fortifications visant à protéger non seulement le terrain enclos, mais aussi le terroir environnant et
un territoire situé en arrière (vis-à-vis d'un ennemi) de la place.

 le légat de légion

 le tribun militaire est un officier supérieur. Une légion comprend généralement six tribuns qui
la commandent chacun à tour de rôle

 le centurion est un officier d'infanterie, qui commande une centurie1.

 le décurion est un officier de cavalerie, qui commande une décurie, (minimum dix cavaliers).

 l'optio est une sorte d'aspirant centurion qui fait office de second à ce dernier.

 Ashigaru : soldat à pied, piétaille


 Bushi : soldat de rang reconnu
 Daimyō : administrateur d'une province (seigneur)
Shogun : dictateur militaire (dépend des périodes historiques)

Un mercenaire est un combattant de métier, étranger aux parties en conflit, « spécialement recruté
dans le pays ou à l'étranger » et qui « prend une part directe aux hostilités ». Il a un « avantage
personnel » à participer à ce conflit, qui est une rémunération « nettement supérieure à celle » de
ses homologues de l'armée régulière1. Il est recruté et payé par un État, une entreprise, un
mouvement politique ou toute autre organisation, hors du système statutaire de recrutement
militaire du pays. Un combattant de carrière, bien que rémunéré et parfois recruté sur contrat, se
distingue d'un mercenaire par son adhésion à un statut professionnel découlant d'une législation ou
d'une coutume locale stable.

Le mercenariat est généralement sollicité pour une opération militaire identifiée, pour une durée
limitée ou pour un service spécialisé, mais des mercenaires se voient attribuer des fonctions
institutionnelles durables (comme la Garde varangienne des empereurs de Byzance au Moyen Âge ou
l'actuelle Garde suisse pontificale (non considérée comme composée de mercenaires par
les Conventions de Genève)2). Les étrangers volontaires tels que les membres de la Légion étrangère
française ou les Gurkhas ne sont pas des mercenaires bien que répondant à certains critères de
l'article 47 du protocole additionnel aux Conventions de Genève du 12 août 1949 relatif à la
protection des victimes des conflits armés internationaux. Certains journalistes les considèrent tout
de même comme des mercenaires3,4.

Le mot et la fonction de mercenaire ont généralement une connotation très négative car le
mercenaire est généralement motivé par l'appât de gains rapides, associé à une absence d'éthique,
ce qui l'exclut du statut de combattant ou de prisonnier de guerre. Ces aspect sont au cœur de la
définition du mercenariat, qui depuis le XXe siècle tend en outre à se confondre avec des services
commerciaux de « sécurité » (dépassant le prérogatives classique de gardiennage et de sécurité des
personnes ou des biens publics ou privés). Les sociologues observent une tendance à
la « « privatisation » de certaines fonctions dites régaliennes concernant les activités de police, de
renseignement, de contrôle des personnes aux frontières, de vente d'armes, de conseil en stratégie
et opérations « anti-subversives », d'accompagnement de convois humanitaires en territoire
« hostile », de communication et de coordination des troupes en temps de guerre et in fine de
troupes de combat appuyant les troupes ordinaires » ; là où légalement, « le monopole des moyens
de la violence dite légitime en termes de capacités de coercition » appartenait antérieurement aux
États (via l'armée et la police ou des forces spéciales)5.

Apparu en Italie au Moyen Âge, un condottiere (au pluriel condottieri ou condottieres en français1, de
l'italien condotta, contrat de louage), ou capitano di ventura2, est un chef d'armée de mercenaires. Il
est de fait le chef de compagnies d'hommes d'armes3.

L'arc est une arme de trait destinée à lancer des flèches. Il est constitué principalement d'une pièce
courbe flexible qui emmagasine et restitue l'énergie comme un ressort, et d'une corde qui permet
l'armement de l'arc (tension du « ressort »), puis la transmission de l'impulsion à la flèche lors de la
détente. L'entraînement à l'usage de cette arme, à un niveau amateur ou professionnel, est appelé
le tir à l'arc ou, anciennement, l'archerie. Un homme qui tire à l'arc est un archer, une femme est une
archère. Le mot « archer » désignait autrefois un combattant dont l'arc était l'arme principale (il se
déplaçait le plus souvent à pied, mais parfois aussi à cheval ou transporté sur un char à chevaux).
L'arc a été massivement utilisé comme arme de guerre dès la Préhistoire et a conservé une grande
importance en tant qu'équipement militaire jusqu'à l'époque moderne, où il est surpassé par
les armes à feu. Pendant le Moyen Âge européen, la célèbre bataille de Crécy (26 août 1346) illustra
l'importance du rôle des archers gallois (ou yeomen) équipés de longbow. Durant toute sa période
d'utilisation, l'arc est aussi largement utilisé pour la chasse. De nos jours, le mot d'archer ou d'archère
désigne des personnes pratiquant le tir à l'arc dans un but sportif et non plus militaire. Devenu ainsi
un équipement de sport, l'arc reste utilisé, plus rarement, pour la chasse.

Selon les époques et les cultures, il a existé une grande variété de types d'arcs de formes, de tailles et
de matériaux variés. Outre l'arme elle-même, plusieurs accessoires ont pu être utilisés pour en
faciliter l'usage, le plus répandu étant le carquois, étui utilisé pour entreposer les flèches. Les
techniques de tir ont également beaucoup varié. Enfin, à l'image de son importance dans la réalité
historique, l'arc, le tir à l'arc et les archers sont des thèmes récurrents dans les mythes, les légendes
et les fictions de tous les continents, jusqu'à nos jours.
L’épée (du latin spatha, « chose plate ») est une arme blanche à double tranchant (se distinguant
ainsi du sabre) composée d'une lame droite en métal pourvue le cas échéant
d'une gouttière (dépression longitudinale), d'une poignée et, à certaines époques,
d'une garde protégeant la main et d'un pommeau.

Le terme d’« épée » est polysémique :

1. il peut désigner une arme de guerre, de la famille et descendant du glaive romain ;

2. il peut désigner un accessoire de sport, l’épée d’escrime, l'une des trois armes de l'escrime
sportive avec le fleuret et le sabre (le terme est dit récursif, désignant à la fois un objet ainsi
que la famille à laquelle il appartient).

La forme de l'épée détermine son utilisation, bien que la très grande majorité des épées combinent
les deux types d'utilisations possibles de taille et d'estoc :

 de taille : coup porté avec le fil de l'épée (l'arête tranchante) ;

 d'estoc : coup porté avec la pointe dans l'axe de l'épée, pour transpercer son adversaire.

Il existe aussi des épées sans pointes (épées de bourreau), servant uniquement à la décapitation.

Le bouclier est l'arme défensive la plus ancienne et destinée à parer une attaque. Il est connu au
moins depuis l'époque sumérienne (IIIe millénaire av. J.-C., en Mésopotamie) et sera utilisé en
occident jusqu'au XVIIe siècle, quand les armes à feu individuelles se généraliseront, rendant celui-ci
obsolète.

Il connaît de grandes modifications tant dans les matériaux utilisés que dans sa forme, que ce soit à
travers les âges ou suivant les régions géographiques, s'adaptant aux avancées techniques ou
tactiques afin d'assurer une protection optimale au combattant. Chaque fois qu'une nouvelle arme au
potentiel létal plus important était introduite, le bouclier voyait son épaisseur ou la qualité de ses
matériaux accrue, jusqu'à ce que la poudre à canon, lançant des projectiles au pouvoir perforant au-
delà du supportable et à grande distance, ne rende son port inutile sur un champ de bataille. À noter
cependant que dans de nombreuses régions du globe (Océanie, Afrique, etc.), des boucliers étaient
encore utilisés au début du XXe siècle.

Depuis le XXe siècle, le bouclier retrouve une utilisation au sein de nombreuses forces de police dans
la lutte anti-émeute où il sert de protection contre les jets, mais aussi comme appui afin de repousser
les manifestants (porté habituellement par les seuls policiers en première ligne). Il est réalisé
en matière synthétique en général transparente afin de permettre la vision tout en se protégeant. Le
bouclier est également employé de façon plus confidentielle par des unités d'intervention
spécialisées. On les nomme alors boucliers tactiques. Ils permettent d'arrêter des munitions d'arme
de poing ou d'arme de chasse et sont utilisés dans des circonstances très spécifiques, notamment lors
d'assaut en intérieur avec peu de couvertures disponibles. Un homme passe généralement en
premier en position basse avec le bouclier et une arme de poing, suivi à la file par d'autres personnels
en position haute, plus mobiles et mieux armées. Le bouclier tactique est en conséquence une arme
rare.
La lance est un type d'arme longue, composée d'une pointe offensive - en pierre (silex taillé ou pierre
dure aiguisée), métal (acier, bronze) ou en bois durci - et d'une longue hampe (manche de bois)
destinée à la manier. Elle fait partie des « armes d'hast », reposant sur l'usage de la distance entre
porteur et cible, par opposition aux « armes de poing » destinées à être maniées directement près du
corps.

La lance est une forme d'arme apparue dès le paléolithique. A l'origine, elle est dotée d'un fer / d'une
pointe soit directement aménagée dans la hampe et durcie au feu, soit rapportée et fixée à la hampe
par l'emploi de lanières et de colles. Les premières pointes de lances sont réalisées, durant la
préhistoire, en pierres taillées. La lance est une arme à la fois utilisée pour la chasse et pour la guerre.
La lance (et ses variantes) fut l'arme tranchante principale de l'ensemble des armées depuis
la préhistoire jusqu'à l'apparition du fusil à baïonnette1 qui constitue son prolongement historique.

La variété de la forme de la lance au cours de la préhistoire et de l'histoire humaine provient


notamment des choix effectués sur la matière du bois de la hampe, la matière du fer offensif, mais
aussi la longueur de la hampe, ou la présence d'un contrepoids pour son maniement en formation
militaire. Certaines lances sont munies d'un « talon », en bois durci ou métallique qui sert en général
à équilibrer l'arme tenue en main, à la planter dans le sol, ou à achever un adversaire gisant à terre.
Dans certaines sociétés, notamment dans le monde grec antique, la lance, appelée dory, fut au cœur
de la symbolique guerrière, constituant par définition l'extension de la cité mobilisée pour sa défense,
incarnée par la phalange hoplitique.

Un javelot est une arme de jet légère généralement composée d'une longue tige surmontée d'une
pointe en acier.

Il est utilisé principalement en tant qu'arme de jet mais peut servir, accessoirement, d'arme de corps
à corps.

Les javelots ont été utilisés de manières différentes selon les temps et les lieux : javelot lourd chez les
légionnaires romains, javelot léger pour des troupes à cheval ou par des troupes légères.

Son but principal est de désorganiser l'adversaire en lui infligeant des pertes avant le corps-à-corps.
Le char est un véhicule attelé à un ou plusieurs animaux et roulant sur des roues, celles-ci assemblées
par paire via un essieu, chaque paire solidaire formant un train roulant. Il faut pourtant distinguer en
français la voiture antique le plus souvent à deux roues (un train roulant), soient les chars de combat,
de course ou de jeux de cirquea, des cérémonies publiques des cités ou de la mythologie gréco-
romaineb... des différents types de chars médiévaux ou de l'époque moderne, véhicules le plus
souvent à deux trains, plus ou moins sophistiqués, que les mondes paysans et marchands, guerriers
et seigneuriaux, miniers ou rouliers, ont employé pour le charroi des matériaux, des diverses matières
et des hommes, ou encore pour la fête profane ou le défilé officiel. Les deux mots proviennent
du latin médiéval carrus lui-même issu du gaulois carros, mais le premier s'est imposé à l'époque
humaniste vers 1538 alors que le second date de la profusion créative du XIIe siècle, le mot étant
attesté vers 1170 en ancien françaisc.

L'invention antique du char de guerre constitue un tournant considérable dans l'histoire militaire. Les
escadrilles de chars permettaient des offensives foudroyantes, sur la plupart des terrains secs ou
humides, sableux, pierreux, terreux, même en milieu lacustre humide. Le bruit et parfois la poussière
soulevée en faisaient une arme psychologique. L'attaque rapide en virage serré permettait par
exemple à l'archer, placé à côté du conducteur, de décocher ses traits sur l'ennemi et de s'éloigner le
plus vite possible du groupe d'armée en marche. Toutefois, l'infanterie antique a trouvé des parades
plus ou moins sophistiquées aux attaques massives, en creusant des pièges ou des mines (trous), en
érigeant des dispositifs de pieux ou des palissades protectrices, eux-mêmes portés par des chars de
transport. Les concaténations, voire les amas en vrac, de lourds chars de transport ont toujours
constitué des barrières défensives redoutables jusqu'à l'époque moderne.

Le char de combat ou d'assaut militaire, motorisé, apparu en 1917 et dissimulé sous des appellations
banales comme tank, mot anglais pour « réservoir », est un véhicule automobile blindé à roues ou
plus souvent à chenilles, destinées à assurer une mobilité sur tous les terrains (à l'instar du char
paysan ou du chariot marchand médiéval traçant sa route), y compris amphibie ou forestier, et
surtout une progression, la plus sécurisée possible, au-delà des lignes de front adverses.

Une hache est un outil formé d'une lame (ou fer) actuellement de métal (d'acier le plus souvent) et
initialement en pierre taillée, attachée à un manche de bois. Elle est le plus souvent utilisée pour
couper du bois, mais elle fut également employée comme arme. Les pompiers l'utilisent pour ouvrir
des portes
le khépesh (ḫpš) est une arme égyptienne, d'origine hyksôs, utilisée pendant l'Antiquité. L'arme est
en bronze et la moitié de la lame est recourbée en demi-cercle. Le khépesh doit son nom à sa
ressemblance d'avec une patte de bœuf1.

Le khépesh a d'abord été utilisé dans les guerres contre les Égyptiens, mais l'amélioration des
relations de l'Égypte avec d'autres royaumes lui a finalement permis d'adopter le khépesh. Cette
arme de guerre semble avoir été la plus utilisée durant le Nouvel Empire2. Ramsès II aurait été le
premier pharaon à avoir utilisé le khépesh en temps de guerre.

Bien que certains khépesh soient bien aiguisés, de nombreux exemples ne sont pas affûtés, ce qui
apparemment montre qu'ils n'ont jamais été destinés à être utilisés ; il est possible que certains
khépesh trouvés dans les tombes ne soient que des objets de cérémonie. Divers pharaons sont
représentés avec un khépesh, et certains modèles ont été trouvés dans des tombes royales, comme
les deux exemplaires dans la tombe de Toutânkhamon.

Le khépesh est une arme qui commence par une lame droite sur environ 30 cm, avant de se courber
sur les 50 cm restant. Le khépesh est, conformément aux techniques de combat de sa période
d'utilisation, plutôt une arme de taille. Son maniement s'apparente plus à celui d'une hache qu'à
celui d'une épée.

Cette arme a connu une évolution en passant dans le monde grec (kopis) et ibérique (falcata)
[réf. nécessaire]
, en le rendant plus léger et plus maniable, avec une forme qui se rapproche plus de la
machette. La version grecque, sous le nom générique de makhaira, ou kopis, deviendra l'arme de
poing emblématique des armées d'Alexandre le Grand.

L’aspis (en grec ancien ἀσπίς / aspís, « bouclier ») est une arme défensive utilisée dans le monde
grec durant l'Antiquité par l'infanterie et la cavalerie. Il connaît de nombreuses évolutions de
matériau, de forme et de moyen de préhension, s'adaptant aux nouvelles armes offensives ayant un
meilleur pouvoir de pénétration, aux techniques de fabrication et aux divers types de formations de
combat pratiquées par les combattants. On parle communément d'hoplon pour celui de l'hoplite.

Le gastrophète ou gastraphète (du grec ancien γαστραφέτης ou « ventre tireur ») est une arme de
trait décrite pour la première fois au Ier siècle av. J.-C. par l'auteur grec Héron d'Alexandrie, dans son
traité sur la Fabrication des machines de jet. L’arme est toutefois bien antérieure à cette date et était
déjà en usage au Ve siècle av. J.-C., au début duquel l’ingénieur tarentin Zopyros en raffine la
conception : de portative, le gastraphète devient une arme de grande dimension dotée d’un trépied
et d’un treuil, ce qui en fait le précurseur probable de la catapulte.

Le kopis (en grec ancien κοπίς / Kopis) est un glaive à lame courbe utilisé en Grèce antique. Le nom
serait dérivé du grec ancien κόπτω / kopô qui signifie « couper », « frapper ». Une étymologie
alternative fait dériver le terme du khépesh égyptien. Il ressemble au croisement entre une épée et
un long couteau. Il a une apparence proche du falcata qui est contemporain ; il est parfois comparé
au khukuri.
Illustration d'un kopis.

La sarisse (en grec ancien σάρισα / sárissa) est une lance d'une longueur de 4,6 m à 7,6 m à partir du
premier quart du IIIe siècle av. J.-C. Cette arme, mise au point en Macédoine sous le règne de Philippe
II au milieu du IVe siècle av. J.-C., est utilisée dans les phalanges de sarissophores (« porteurs de
sarisses ») durant les conquêtes d'Alexandre le Grand et les guerres des Diadoques. Elle reste en
usage dans les armées des royaumes hellénistiques en voyant sa taille augmenter.

L'aklys (Latin aclys, grec agkulis) est un javelot romain mesurant environ 2 m de longueur, jeté à l'aide
d'un bracelet en cuir ou amentum. Chaque soldat en possédait au moins deux1. Le terme s'applique
également à une petite masse ou gourdin équipé de pointes, attaché à un bras du porteur par
une sangle de longueur réglable pour permettre de récupérer l'arme après l'avoir jeté contre un
ennemi. Son utilisation remonte probablement à la tribu des Osques du sud de l'Italie1.

La baliste (du latin ballista et du grec βαλλίστρα1, à partir du mot βάλλειν, ballein, « lancer, jeter »2,
au pluriel ballistæ en latin) était un engin de siège développé à partir d'une arme grecque plus
ancienne.

Son fonctionnement est basé sur différents mécanismes utilisant l'action de deux leviers sur des
ressorts à torsion, constitués de plusieurs faisceaux de fibres tordues. Les premières versions
lançaient de lourdes flèches ou des projectiles sphériques, comme des pierres de différentes tailles,
au cours des sièges. Elles ont servi de base pour développer une arme de tir plus petite,
le scorpion3 et peut-être le polybolos.

La baliste est abandonnée au haut Moyen Âge au profit des engins à contrepoids, la pierrière puis ses
perfectionnements : la bricole, le mangonneau, le trébuchet. Cependant, le nom « baliste » est
conservé au Moyen Âge pour désigner l'arbalète à tour et parfois, abusivement, les engins de siège à
contrepoids.

À l'origine, le mot « catapulte » désigne un engin lanceur de flèches, alors que le terme « baliste » fait
référence à une machine qui lance des pierres, mais la signification des deux termes a été intervertie
à partir du IVe siècle de notre ère, d'où parfois une certaine confusion dans les termes. Le fait que le
mot « catapulte » (qui a donné un verbe : « catapulter ») soit devenu un terme générique, qui, à
certaines époques, désigne indistinctement tous les engins de siège de la baliste au trébuchet,
obscurcit encore la terminologie.
Le glaive, mot emprunté au gaulois cladio, désigne le gladius (latin). Cette épée courte a évolué au fil
du temps et couvre une variété de formes.

De nos jours, le terme est utilisé pour désigner une épée courte, d'approximativement 60 à 90 cm de
longueur totale, de 4 à 7 cm de large et d'environ 0,6 à 1,5 kg, utilisée par les légionnaires romains à
partir du IIIe siècle av. J.-C. Elle dérivait de l'épée celtibère (gladius hispanis bucus) et a été conçue
pour délivrer principalement de puissantes frappes d'estoc. Pour Quintilien, la gladius et l'ensis sont
une seule et même chose1.

Le glaive était large pour que les blessures infligées soient les plus larges possibles, ce qui procurait
un impact psychologique supplémentaire sur l'adversaire. Évoluant, au fil des siècles, il devient
la spatha romaine en passant par le glaive « pompéi ».

L’onagre était un engin de siège de la période romaine post-classique qui tire son nom de l'analogie
de son mouvement avec celui de la ruade d'un onagre, sorte d'âne sauvage. Il s'agit d'une sorte
de catapulte romaine qui utilise la force de torsion, provenant généralement d’une corde torsadée,
pour stocker l'énergie nécessaire au tir.

D'après le Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle (tome 5), les
historiens romains s'accordent tous pour ranger l'onagre, comme la catapulte et le scorpion, dans les
engins de jets offensifs, mais leurs descriptions sont soit succinctes, soit contradictoires : on trouve en
effet le terme « onagre » comme synonyme de « scorpion » chez Marcellin (VIe siècle) ou onagre
comme engin lançant des pierres (par opposition aux javelots) chez Végèce, ou onagre comme
synonyme « vulgaire » de « catapulte » chez Jean le Lydien.

Certains le décrivent comme une petite catapulte capable d'envoyer des petits projectiles à 30 m de
distance ou 40 m de haut, d'autres comme une baliste.

À l'origine, le mot « catapulte » désigne un engin lanceur de flèches, alors que le terme « baliste » fait
référence à une machine qui lance des pierres, mais la signification des deux termes a été intervertie
à partir du IVe siècle de notre ère, d’où parfois une certaine confusion dans les termes. Le fait que le
mot catapulte (qui est devenu un nom commun : « catapulter ») soit devenu un terme générique, qui
à certaines époques désigne indistinctement tous les engins de siège de la baliste au trébuchet,
obscurcit encore la terminologie

Le pilum (prononcé en français /pilɔm/, en latin /ˈpiːlum/ ou [ˈpiːɫ̪ʊ̃ ˑ]) est un type de javelot lourd
utilisé par les légions romaines. Introduit dans l’armée romaine entre le IVe et IIIe siècles av. J.-C., la
provenance exacte du pilum demeure indéterminée, bien qu’il ait probablement pour origine
une culture celtique. Plusieurs variantes coexistent et sont continuellement perfectionnées pendant
plusieurs siècles. L’arme reste en effet longtemps en usage et ce n’est qu’au cours de l’Antiquité
tardive qu’elle est progressivement remplacée par d’autres armes de jet, dont la plumbata.

La plumbata (pluriel latin plumbatae) est une arme de jet utilisée par quelques légionnaires
romains du Bas-Empire, caractérisée par un lestage en plomb (en latin plumbum, d'où dérive le nom
de l'arme). Elle est aussi nommée martiobarbulus, ou mattiobarbulus, terme qui désigne aussi le
soldat qui en fait usage.
La sica est une arme blanche s'apparentant à un sabre recourbé, dont l'origine et l'usage sont
généralement liés aux peuples Thraces durant l'Antiquité romaine.

Elle devient l'arme qui équipe les gladiateurs appelés « thraces » mais aussi, dans l'évolution du
vocabulaire latin, le poignard qui caractérise les comploteurs politiques, les assassins et autres tueurs
à gages.

La sica est une arme blanche s'apparentant à un sabre recourbé, dont l'origine et l'usage sont
généralement liés aux peuples Thraces durant l'Antiquité romaine.

Elle devient l'arme qui équipe les gladiateurs appelés « thraces » mais aussi, dans l'évolution du
vocabulaire latin, le poignard qui caractérise les comploteurs politiques, les assassins et autres tueurs
à gages.
Le scutum (au pluriel scuta) est le bouclier utilisés par les soldats romains. Sa forme et sa taille sont
variables selon les époques et le corps de troupe, le scutum des légionnaires étant notamment
différent de celui des auxiliaires.

Une tour de siège (appelée beffroi au Moyen Âge1) est un engin de siège, construit spécialement
pour protéger les assaillants et les échelles d’assaut pendant les manœuvres d'approche des murs
de fortifications. La tour était souvent rectangulaire avec quatre roues et une hauteur à peu près
égale à celle du mur, ou parfois plus élevée pour permettre aux archers de monter au sommet de la
tour et de tirer à l’intérieur des fortifications. Comme les tours étaient en bois et donc inflammables,
elles devaient être protégées par un revêtement ininflammable, en fer ou en peaux de bête
fraîchement abattues1. La tour de siège était fabriquée principalement en bois, mais elle comportait
parfois des pièces métalliques.

Utilisée depuis le IXe siècle au Proche-Orient antique, depuis 305 av. J.-C. en Europe, et durant
l’Antiquité en Extrême-Orient, les tours de siège avaient des dimensions imposantes et par
conséquent, comme les trébuchets, étaient donc principalement construites sur le site du siège. À
cause du temps important nécessaire à la construction, les tours de siège étaient construites
seulement si les défenses de la forteresse ennemie ne pouvaient pas être franchies avec des échelles,
minées par des sapes, brisées par enfoncement des murs ou des portes, ou plus simplement par ruse.
Son utilisation était meurtrière et elle est décrite comme étant l'une armes de siège les plus
redoutables[réf. nécessaire].

La tour de siège portait parfois des soldats armés de piques, d’épées ou d’arbalètes qui tiraient
des carreaux sur les défenseurs. En raison de sa taille, la tour était souvent la première cible des
pierres lancées par les grandes catapultes, mais elle disposait de ses propres projectiles pour
riposter1.

Les tours de siège étaient utilisées pour permettre à des troupes de franchir les murs ennemis. Quand
la tour de siège parvenait à proximité des murs, on abaissait une passerelle entre l’engin et le mur.
Les troupes pouvaient alors se précipiter sur les murs et à l’intérieur du château ou de la ville.
Le trident est une arme d'hast de l'Antiquité gréco-romaine qui a l'aspect d'une fourchette à trois
dents et qui est l'attribut de Poséidon (Neptune).

Une cotte de mailles1,2 est un type d'armure constituée de mailles reliées entre elles afin de former
une protection individuelle corporelle3. Grâce à ce montage, elle conserve une certaine souplesse.
Elle diffère de la broigne, dont les mailles sont fixées à un vêtement servant de support.
La fronde est une arme individuelle de trait, constituée d’une poche prolongée à chaque extrémité
par des lanières, utilisée pour lancer des projectiles (cailloux, balles de plomb, etc.) avec force.
L’utilisateur place le projectile dans la poche, fait tournoyer la fronde rapidement, le projectile étant à
l’extrémité du cercle décrit, pour donner de la vitesse, puis libère le projectile à un moment précis. La
fronde, de fabrication facile et légère à transporter, est attestée depuis la préhistoire dans une grande
partie du monde. Elle est notamment utilisée par les bergers dès la haute Antiquité pour défendre les
troupeaux contre les loups et autres prédateurs ; cet usage se continue dans certaines régions du
Moyen-Orient. Elle a également servi pour la guerre, mais cet usage a décliné à partir du Moyen Âge
dans les armées régulières.

Dans le langage familier, on désigne aussi par fronde une autre arme de trait, le lance-pierre, dont
l’apparition est beaucoup plus récente (XIXe siècle) à cause de la nécessité d’avoir un matériau
élastique résistant.

Une javeline, ou demi-pique, ou demi-hast est une arme de jet légère, semblable à une lance ou à
un javelot raccourci1. On l'assimile régulièrement à la sagaie, nom donné aux armes de même forme
en Afrique. De longueur semblable au pilum romain, elle est cependant beaucoup plus légère.

La javeline est composée d'une hampe mince et d'un fer, et mesure généralement 5 à 5,5 pieds, soit
de l'ordre de 1,5 mètre. Le fer est en forme de feuille, à 3 ou 4 pans qui se rejoignent en pointe. Le
talon de l'arme est également ferré afin notamment d'équilibrer le poids de l'arme et de stabiliser la
trajectoire au lancer. Il est possible que ce fer de talon soit pointu aussi, faisant alors de cette arme un
dard redoutable occasionnellement2.

Plus fine, plus légère et plus courte qu'un javelot, on la dédit principalement au jet, contrairement au
javelot qui peut également servir de lance. La seule différence entre une lance et un javelot est sa
taille, les cavaliers portant des lances de différentes tailles selon qu'ils les dédient au contact (environ
4 mètres) ou au lancé. Les lances les plus longues font 5,5 à 7 mètres, et se manipulent avec le faucre.
Les soldats portaient plusieurs javelines et s'en servaient aussi bien à pied qu'à cheval. De
nombreuses lances ou javelots sont en réalité des javelines, c'est le cas de la framée des guerriers
francs, de la genette des génétaires, de la lance des Estradiots2.

Sa taille relativement courte lui permet d'être accrochée au bouclier, à l'image des sagaies sur le
bouclier du drapeau Maasaï, ou à la pelta.

Elle était en usage dans l’Antiquité et au Moyen Âge, mais disparait progressivement des armements
européens vers le XVe siècle3 et est toujours en usage sous son appellation sagaie dans les pays
d'Afrique.

La cataphracte est une sorte de broigne à écailles, inventée et portée par les peuples
nomades iranophones des steppes situées près de la mer Noire. Elles sont au moins aussi anciennes
que les Scythes.

Elle équipe les cavaleries lourdes des Sarmates ou des Alains, composés de cataphractaires.

Les clibanari sont des cataphractaires protégeant leurs chevaux par des broignes identiques à leurs
armures.

Elles sont à l’origine des linothorax renforcés par des écailles de bronze, et donc, indirectement, de
la Lorica squamata.
Cataphracte complète de guerrier Sassanide, avec les protections pour le cheval.

Le fléau d'armes est une arme blanche contondante utilisée au Moyen Âge européen.

Bien qu'il désigne un objet bien spécifique, de nombreuses inexactitudes qui se sont perpétuées au fil
du temps ont conduit à une confusion avec des armes proches. Par exemple, au début du XVIIe siècle,
le sculpteur Simon Guillain utilisait un fléau dans les rues dangereuses de Paris : Quand il marchoit
dans les rues, il cachoit sous son habit un fléau. Il s'en servoit avec une dextérité et une vigueur sans
pareilles1.

Fléau d'armes.
Le marteau d'armes (ou marteau de guerre) est une arme offensive utilisée au Moyen Âge, efficace
contre les armures.

Conçu pour le combat rapproché, il ressemble au marteau par sa forme et est fréquemment muni
d'un bec à l'opposé du marteau, que l'on appelle parfois bec de corbin. Le manche pouvait avoir
différentes longueurs.

La masse d'armes est une arme contondante constituée d'une masse lourde accrochée au bout
d'un bâton plus ou moins long. Arme voisine du gourdin, dérivée de l’outil masse, ce fut l'une des
premières armes utilisées par l’humanité.

Au Moyen Âge, l'amélioration des armures rend les coups de taille moins efficaces ; les masses
d'armes permettent alors d'enfoncer et déformer ces protections, provoquant ainsi des dommages
importants.

Une dague est une arme blanche courte, à double tranchant.

La miséricorde est une dague à lame effilée, large au talon avec nerf saillant1 dont les combattants se
servaient pour achever leurs adversaires à terre entre le XIVe siècle et jusqu'au XVe siècle2 et peut-être
plus tôt.

Le sabre (du hongrois szablya) est une arme blanche d'estoc et de taille, dont on utilise la pointe et le
tranchant. Il est souvent courbe mais peut aussi être droit (par exemple pour les officiers d'infanterie
de l'armée napoléonienne). Sa véritable caractéristique distinctive est son tranchant unique (ce qui le
distingue de l'épée, qui possède deux tranchants) ; toutefois en escrime moderne, le sabre, arme
conventionnelle, peut frapper d'estoc, de taille et de contre-taille tandis que le fleuret et l'épée sont
uniquement des armes d'estoc. Le sabre (arme historique dont il est question dans le présent article)
peut être utilisé à une ou deux mains en fonction de son type.

Un scramasaxe est une arme blanche franque et, pour certains


types, pangermanique (saxonne, viking, wisigothique, etc.). Il s'agit d'un coutelas semi-long à un
tranchant long sur un côté de la lame, l'autre côté n'étant affûté qu'à son extrémité (dernier tiers de
la lame environ).

Une claymore (du gaélique écossais claidheamh-mòr, « épée-grande ») est une large et
grande épée à une main et demie ou 2 mains qui était utilisée par les Highlanders, les
guerriers écossais1.

L’espadon (de l'italien spadone, « grande épée » ; zweihänder en allemand, mot repris en anglais) est
une épée maniée à deux mains, développée en Europe centrale et de l'Ouest. Très appréciée
des lansquenets et des gardes suisses, elle est demeurée en usage du XVe siècle au XVIIe siècle. Elle
possède généralement un ricasso et des quillons.

Ce nom désignait par ailleurs une autre arme à la fin du XVIIIe siècle et début du XIXe siècle, à savoir
le sabre.
La faux de guerre est une arme d'hast, dérivée de la faux agricole. Au Moyen Âge, on
l'appelait fauchard

La bardiche est une arme d'hast, équipée d'un fer de hache allongé en forme de croissant. Le fer a
deux points de fixation à la hampe : une à l’extrémité basse du croissant, l’autre en son milieu.
L’extrémité haute du croissant forme une pointe permettant une utilisation d’estoc. La bardiche fut
inventée en Europe orientale dans le courant du XIIe siècle, dans la région de Novgorod faisant partie
de l'actuelle Russie.

La bardiche était une arme particulièrement efficace du fait de sa polyvalence : pas trop longue ni
trop lourde, son fer robuste lui permettait de résister au choc de cavalerie lors de la charge, et sa
longueur donnait l'avantage de causer de très profondes blessures, voire de tuer sur le coup les
chevaux en les décapitant ou en les échinant, et la pointe permettait de transpercer les plates des
armures. La hallebarde, est une modification créée par les pays occidentaux visant à égaler la
bardiche. La hallebarde sépare le tranchant et la pointe, maintenant deux fers distincts mais forgés
d'une seule pièce.

Des chausse-trapes en fer forgés de manière à tenir pointe vers le haut permettaient de ralentir une
charge de cavalerie en s'incrustant dans le sabot du cheval pour le blesser ou le déséquilibrer. La
généralisation du fer à cheval a rendu cette arme moins efficace.

L’angon est une lance ou javelot franc dont le fer a la forme d'un harpon. Il était utilisé comme arme
de guerre ou de chasse1. L'angon était de facture et d'utilisation similaire au pilum romain, dont il
était probablement dérivé 2,3. La découverte de cette arme dans des tombes du peuple des Angles et
des Thuringiens laisse croire qu'elle n'était pas l'exclusivité des guerriers francs.

La catapulte est une machine de guerre en usage principalement pendant l'Antiquité, utilisée pour
lancer des projectiles à grande distance sans employer d'explosif. Elle fait donc partie des engins de
siège de l'Antiquité.

Le trébuchet ou la perrière1 est une arme de guerre de l’artillerie médiévale à bascule et à


contrepoids lançant des projectiles. Il a été l'arme la plus puissante du XIIe au XVe siècle, avant que les
canons à poudre ne le remplacent. Par rapport à la catapulte romaine, le déplacement de l'axe au
centre de gravité le rendait beaucoup plus précis et sans effet de ruade ("onagre"), mais la révolution
était surtout l'emploi de la force de la gravité (chute de contrepoids pouvant atteindre 30 tonnes).

Il s’agit d’un engin de siège qui a été utilisé au Moyen Âge, soit pour détruire la maçonnerie des murs,
soit pour lancer des projectiles par-dessus les fortifications. Il est parfois appelé « trébuchet à
contrepoids » afin de le différencier d'une arme plus ancienne qu’on appelait « trébuchet à traction »,
une version primitive de l’engin où la force de propulsion était fournie par des hommes et non par
un contrepoids.
Le trébuchet à contrepoids est apparu dans la première partie du XIIe siècle, vraisemblablement sur le
front des croisades, puisque des auteurs musulmans le qualifient d'« arme franque2 ». Il pouvait
lancer des projectiles de trois cents livres (140 kg) et les projeter à grande vitesse contre
les fortifications ennemies.

Dans certaines circonstances, des cadavres infectés par différentes maladies ont été catapultés dans
les villes dans le but de propager des épidémies parmi les assiégés, il s’agit d’une variante médiévale
de la guerre biologique. Au cours des croisades, Richard Cœur de Lion a donné des noms évocateurs
et pittoresques aux deux trébuchets utilisés au cours du siège de Saint-Jean-d'Acre en 1191 : « la
catapulte de Dieu » et « mauvais voisin »3. Les techniques de construction des trébuchets ont été
perdues au début du XVIe siècle. Des reconstitutions modernes ont été réalisées depuis le milieu
du XIXe siècle.

L'arbalète (du latin arcuballista) est une arme de trait, constituée d'un arc monté sur un fût et lançant
des projectiles appelés « carreaux ». Sa puissance et sa précision sont supérieures à celles d'un arc
classique, mais la durée nettement plus longue de son rechargement la pénalise. Ce défaut est
corrigé avec certaines arbalètes modernes, notamment les arbalètes à sandows, qui autorisent une
cadence de tir égale à celle d'un fusil monocoup.

Le harnois est l'armure du chevalier par excellence

Techniquement la plus performante des armures de chevalier, le harnois correspond à ce qu'évoque


spontanément la figure du chevalier à cheval et, par conséquent, ce terme comprend également
l’armure équestre

Le heaume est un casque de cavalerie médiéval en acier emblématique de la chevalerie, protégeant


toute la tête.

Le pavois (du latin pavensis, « objet de Pavie »)1 est un grand bouclier de forme ovale ou
quadrangulaire, porté par les fantassins et plus particulièrement les arbalétriers, au Moyen Âge.

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