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Manuel de Sciences Physiques 8e EB

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SCIENCES PHYSIQUES

ENSEIGNEMENT DE BASE
8e EB

Manuel rédigé par l’équipe du Laboratoire de


Didactique des Sciences
(LADISCI/UERDP/ISP-BUKAVU)

Rédacteurs :

LUMONGE Zabagunda Désiré MASUDI Kalongama Jean


PONDO Mwetaminwa Laurent KABUNGULU Mukamba Charles
NGABO Bahizire Antoine BYAOMBE Daniel Raymond

Superviseurs :
Prof. LUMONGE Zabagunda Désiré
Prof. MASUDI Kalongama Jean
UERDP/ISP-BUKAVU
Bureaux 112, 113 et 115 (Bloc Paroisse)
Tél : +243 813 187 246 ; +243 998 905 530
[email protected] ; [email protected]
Notes sur les auteurs

1. Professeur Désiré LUMONGE ZABAGUNDA est né en 1976 à MELA, Territoire de Mwenga.


Docteur en Sciences Psychologiques et de l’Education de l’Université de Mons (Bel-
gique) en 2010.
Licencié en physique de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu (2000).
Professeur à l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu, ISP/Bukavu.
Département de Physique-Technologie.
Directeur – Adjoint de l’Unité d’Enseignement et de Recherche en Didactique de la Phy-
sique (UERDP-ISP/Bukavu).
Directeur-Adjoint du Centre de Recherches Universitaires du Kivu (CERUKI).
Son domaine de recherche est la Didactique des Sciences.
2. Professeur Jean MASUDI KALONGAMA est né en 1957 à Mukombe, Territoire de Pangi.
Docteur en sciences physiques, Université de Kinshasa (2008), orientation physique-
mathématique.
Professeur à l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu, ISP/Bukavu. Département de
Physique-Technologie.
Directeur de l’Unité d’Enseignement et de Recherche en Didactique de la Physique (UERDP-
ISP/Bukavu).
3. Laurent PONDO MWETAMINWA est né en 1960 à Kabuzu, Territoire de Mwenga.
Licencié agrégé en Sciences chimiques de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu en
2001.
Assistant de 2e mandat à l’Institut Supérieur d’Études Agronomiques et Vétérinaires de
Walungu, ISEAV/WALUNGU.
Assistant de 2e mandat à l’Université Simon Kimbangu de Bukavu, USK/BUKAVU.
Directeur des Études à l’Institut Bwindi à Bukavu pendant 13 ans.
Enseignant de Chimie au Secondaire depuis 25 ans.
Coordinateur Communautaire des Écoles Conventionnées Protestantes de la 5e CELPA
(Communauté des Églises Libres de Pentecôte en Afrique).
4. Charles KABUNGULU Mukamba est né le 09 avril 1974 à Kilumba, Territoire de Mwenga.
Licencié en Physique de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu (ISP / Bukavu). Pro-
fesseur de Physique et de Technologie au Lycée CIREZI à Bukavu pendant 15 ans. Chef
de Travaux au Département de Physique-Technologie de l’ISP / Bukavu. Secrétaire Scien-
tifique de l’Unité d’Enseignement et de Recherche en Didactique de la Physique (UERDP
/ ISP-Bukavu).
5. Antoine NGABO BAHIZIRE est né en 1993 à MBIZA, Territoire de Kabare.
Licencié en Physique de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu (2019), collabora-
teur scientifique au LABORATOIRE DE DIDACTIQUE DES SCIENCES (LADISCI-
UERDP ISP/Bukavu).
6. Daniel BYAOMBE RAYMOND est né en 1996 à Bukavu. Licencié en Physique de l’Ins-
titut Supérieur Pédagogique de Bukavu (2019), collaborateur scientifique au LABORA-
TOIRE DE DIDACTIQUE DES SCIENCES (LADISCI-UERDP ISP/Bukavu).
Remerciements
L’Unité d’Enseignement et de Recherche en Didactique de la Physique (U.E.R.D.P) remer-
cie vivement les collègues enseignants qui ont accepté, volontiers, à collaborer aux travaux de
rédaction des manuels scolaires conformes au Programme Éducatif du Domaine d’Apprentis-
sage des Sciences.

Une équipe interdisciplinaire a travaillé au LABORATOIRE DE DIDACTIQUE DES SCIENCES


(LADISCI-UERDP ISP/Bukavu) en parfaite collaboration.

Le soutien moral et matériel de notre partenaire LIVRES POUR LE GRANDS LACS a per-
mis de booster les travaux de rédaction des manuels scolaires.

Le laboratoire LADISCI entend relever le défi d’une des missions importantes des Instituts
Supérieurs Pédagogiques à savoir « Vulgariser les résultats de recherche par la rédaction et la
diffusion des manuels scolaires adaptés à l’enseignement primaire et secondaire ».
Avant-propos
Ce manuel de Sciences physiques est destiné aux élèves et enseignants de classe de 8e en
éducation de base en République Démocratique du Congo. Il est conforme au programme édu-
catif du domaine d’apprentissage des sciences.

L’apprentissage didactique développée au début de chaque chapitre est déclinée en sept


points essentiels à l’enseignant pour conduire sa leçon dans une démarche d’Approche par
Compétences : Exemples de Situations-Problèmes, Analyse de la situation (idées clés), Ma-
tériels didactiques, Compétences attendues chez l’élève, Mots clés, Contenu de la matière et
Évaluation des compétences.

Les questions d’évaluation des compétences poussent l’élève à réfléchir et à répondre aux
situations-problèmes de départ.

Le contenu est présenté de manière concise pour permettre les élèves de 12 à 14 ans en
contact avec les premiers concepts scientifiques de base, de comprendre et de résoudre quelques
problèmes de vie courante.
Sommaire

1 Verrerie et mesure de sécurité au Laboratoire 1


1.1 La verrerie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.2 Mesure de sécurité au Laboratoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

2 Connaissance de grandeurs physiques et de différentes matières qui constituent les


objets 12
2.1 Les grandeurs physiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.1.1 Les grandeurs fondamentales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.1.2 Les grandeurs dérivées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.2 Les différentes matières qui constituent les objets . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2.1 Définition de la matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2.2 États physiques de la matières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2.3 Phénomènes physiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2.4 Phénomènes chimiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2.5 Propriétés physiques de la matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2.6 Propriétés chimiques de la matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2.7 Classification de la matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

3 Corps purs et mélanges 15


3.1 Les corps purs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
3.1.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
3.1.2 Types des corps purs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
3.2 Les mélanges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
3.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
3.2.2 Types de mélanges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
3.2.3 Séparation des constituants d’un mélange . . . . . . . . . . . . . . . . 16

4 Extraction des huiles essentielles 18


4.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.2 Localisation des huiles essentielles dans la plante . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.3 Caractéristiques d’une huile essentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.3.1 Propriétés physiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.3.2 Composition chimique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.4 Extraction des huiles essentielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
4.5 Domaines d’application des huiles essentielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19

i
SOMMAIRE ii

5 Extraction de l’huile de Palme 20


5.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
5.2 Extraction de l’huile de Palme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
5.2.1 Les techniques de fabrication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
5.2.2 Matériels utilisés dans la fabrication d’huile de palme . . . . . . . . . . 20

6 Fabrication du charbon 21
6.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
6.2 Types de charbons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
6.3 Fabrication de charbon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
6.3.1 Les charbons naturels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
6.3.2 Les charbons artificiels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

7 Les désinfectants 23
7.1 Définition et importance des désinfectants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
7.2 Les principales familles des désinfectants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
7.3 Classification des désinfectants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
7.4 Choix d’un désinfectant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
7.5 Conditions d’utilisation des désinfectants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24

8 Force 25
A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
C. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
D. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
E. Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
F. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

9 Équilibre d’un corps 29


A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
C. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
D. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
E. Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
F. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31

10 Poulies 32
A. Exemple de Situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
C. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
D. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
E. Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
F. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33

11 Le levier 37
A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
C. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
D. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
SOMMAIRE iii

E. Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
F. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40

12 A la découverte de notre système planétaire et de notre planète 41


12.1 La pesanteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
C. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
D. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
E. Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
F. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42

13 Énergie 43
A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
C. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
D. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
E. Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
F. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52

14 Travail 53
A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
C. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
D. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
E. Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
F. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56

15 Moment de force 57
A. Situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
C. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
D. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
E. Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
F. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59

16 Les piles 60
A. Exemple de Situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
C. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
D. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
E. Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
F. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
16.1 Force de gravitation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
C. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
D. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
E. Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
SOMMAIRE iv

F. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65


16.2 Les planètes de notre système solaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
C. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
D. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
E. Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
F. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
16.3 Ordres de grandeur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
C. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
D. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
E. Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
F. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68

17 La planète Terre 69
17.1 Planète Terre : Caractéristiques, forme, masse, rayon . . . . . . . . . . . . . . 69
A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
C. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
D. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
E. Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
F. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71

18 A la découverte de la lumière 72
A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
C. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
D. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
E. Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
18.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
18.2 Sources de lumière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
18.3 Production artificielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
18.4 Propagation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73

19 Réflexion et réfraction de la lumière 75


A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
C. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
C. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
D. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
E. Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
F. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76

20 Les lampes électriques 78


A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
C. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
SOMMAIRE v

D. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
E. Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
F. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87

Bibliographie 88
Chapitre 1

Verrerie et mesure de sécurité au


Laboratoire

1.1 La verrerie
On appelle verrerie l’ensemble des matériels en verre utilisés au laboratoire dans diverses
manipulations. Le verre offre plusieurs avantages, notamment :
– Il est facile à mettre en forme à haute température
– Il est inaltérable et inattaquable aux acides, bases et aux solvants
– Il est non combustible.
Comme inconvénient, le verre est très fragile : il peut se casser facilement sous l’effet d’un
choc. C’est pourquoi, outre les matériels en verre, on utilise également ceux en porcelaine, en
plastique, en métal et en bois.

a) Matériels en verre
L’instrument de laboratoire en verre le plus résistant au chauffage est celui de verre en Pyrex.
Parmi les matériels en verre, les principaux sont :
1o Ballon jaugé : On l’utilise pour la préparation des solutions.

2o Burette graduée : sert à titrer les solutions.

3o Pipette graduée (ou jaugée) : sert à prélever les solutions.

4o Éprouvette ou cylindre gradué : permet de mesurer le volume des solutions avec moins
de précision.

50 Bécher ou vase de Berlin : sert à entreposer, à transvaser et à titrer les solutions.

60 Erlenmeyer ou fiole conique : utilisée pour chauffer, titrer et contenir provisoirement les
solutions.

70 Boule ou ampoule à décanter : permet de décanter les mélanges.

80 Ballon à fond plat : sert à conserver les solutions.

1
CHAPITRE 1. VERRERIE ET MESURE DE SÉCURITÉ AU LABORATOIRE 2

90 Ballon à fond rond : sert à chauffer, à distiller et à conduire les réactions chimiques.

100 Tube à essai : utilisé pour les expériences d’essai.

110 Agitateur ou baguette en verre : sert à mélanger et à homogénéiser les mélanges.

120 Vert de montre : utilisé pour certaines cristallisations et comme support pour certaines
substances à peser.

130 Entonnoir en verre : pour la filtration des mélanges.

140 Réfrigérant : utilisé dans la distillation.

150 Tube en " U" : sert de voltamètre ou cuve à électrolyse.


b) Matériels en plastique
1o Pissette : sert à diluer et ajuster les volumes des solutions à préparer au moyen d’eau
distillée qu’elle contient.

2o Entonnoir en plastique : utilisé dans la filtration des mélanges.

3o Spatule : sert à prélever des échantillon solides en poudre ou en petits morceaux.

c) Matériels en porcelaine
1o Creuset : utilisé pour la calcination des précipités.

2o Mortier et pilon : servent à broyer les composés solides en poudre.

3o Entonnoir en porcelaine : pour la filtration des mélanges.

4o Capsule : utilisée pour chauffer les produits chimiques.

d) Matériels métalliques
10 Bûleur à gaz ou Bec-Bunsen : souvent utilisé pour chauffer.

20 Trépied et toile amiante : jouent le rôle de support pour un récipient contenant une sub-
stance à chauffer sur un brûleur à gaz.

30 Statif : utilisé pour soutenir une burette lors de tirage, un ballon ou tube lors de chauffage
ou un entonnoir lors de la filtration.

40 Balance analytique : sert à peser les substances solides.

50 Pince métallique : pour fixer et tenir un creuset.


CHAPITRE 1. VERRERIE ET MESURE DE SÉCURITÉ AU LABORATOIRE 3

e) Matériel en bois
10 Pince en bois : sert à tenir l’éprouvette ou le tube à essai.

20 Support des tubes à essai : sert à conserver les tubes à essai.

Schémas et images des matériels

(a) (b)

F IGURE 1.1 – Ballons : (a) Ballon jaugé ; (b) Ballon à fond rond et à fond plat

(a) (b) (c)

F IGURE 1.2 – (a) Burette graduée ; (b) Pipette graduée et pipette jaugée ; (c) Éprouvette graduée

(a) (b)

F IGURE 1.3 – Béchers


CHAPITRE 1. VERRERIE ET MESURE DE SÉCURITÉ AU LABORATOIRE 4

(a) (b)

F IGURE 1.4 – Erlenmeyer ou fiole conique

(a) (b)

F IGURE 1.5 – Ampoules à décanter

(a) (b)

F IGURE 1.6 – (a) Tube à essai ; (b) Support des tubes à essai
CHAPITRE 1. VERRERIE ET MESURE DE SÉCURITÉ AU LABORATOIRE 5

(a) (b)

F IGURE 1.7 – Agitateurs

(a) (b) (c)

F IGURE 1.8 – (a) Verre de montre ; (b) et (c) Entonnoir en verre

(a) (b)

F IGURE 1.9 – Réfrigérant


CHAPITRE 1. VERRERIE ET MESURE DE SÉCURITÉ AU LABORATOIRE 6

(a) (b)

F IGURE 1.10 – (a) Tube en "U" ; (b), (c) Pissette.

(a) (b) (c)

F IGURE 1.11 – (a), (b) Entonnoir en plastique ; (c) Spatule

(a)

F IGURE 1.12 – Creuset


CHAPITRE 1. VERRERIE ET MESURE DE SÉCURITÉ AU LABORATOIRE 7

(a)

F IGURE 1.13 – Mortier et pilon

(a)

F IGURE 1.14 – (a) Entonnoir, (b) Entonnoir en porcelaine ; (c) Capsule

(a) (b) (c)

(d) (e)

F IGURE 1.15 – (a) Bruleur à gaz ; (b) Trépied et toile amiante ; (c) Statif ; (d) Balance analy-
tique ; (d) Pince métallique.
CHAPITRE 1. VERRERIE ET MESURE DE SÉCURITÉ AU LABORATOIRE 8

(a)

(b)

F IGURE 1.16 – (a) Pince en bois ; (b) Support des tubes à essai.

1.2 Mesure de sécurité au Laboratoire


Le laboratoire étant un endroit très dangereux, on doit y observer sans faille, un certain
nombre de comportements responsables, afin d’éviter des éventuels accidents.
On doit veiller sur sa propre sécurité et celle des autres, sur la sécurité du matériel, des produits,
des installations et de l’environnement.

La sécurité au laboratoire consiste à :


– Prévenir des accidents en observant des règles générales de sécurité au laboratoire et en
prenant des précautions nécessaires dans les manipulations.
– Adopter une conduite responsable en cas d’un éventuel accident.
Les règles générales de la sécurité au laboratoire sont :
10 Il est strictement interdit de manger, de boire, de fumer au laboratoire ou d’y apporter
des objets ou produits non autorisés.
0
2 Il faut éviter de faire sortir un produit ou matériel du laboratoire sans l’autorisation préa-
lable du Laborantin.
30 Il est également interdit de laisser des réactifs dans des récipients non marqués et de
laisser un appareil en fonctionnement sans surveillance.
0
4 Il faut éviter de goûter une solution, de respirer, d’inhaler les vapeurs des solutions ou
réactifs concentrés, de verser des résidus solides dans les éviers ; on doit plutôt les jeter
dans la poubelle.
50 Il est absolument obligatoire de porter des blouses, un cache-nez, un cache-poussière,
ainsi que les gants au laboratoire pendant les travaux.
CHAPITRE 1. VERRERIE ET MESURE DE SÉCURITÉ AU LABORATOIRE 9

60 On doit fermer tous les flacons, ouvrir toutes les fenêtres avant de commencer les travaux
et de les refermer après avoir terminé.
70 On doit tenir les matériels avec précautions, utiliser une verrerie propre et sec et arrêter
les travaux en de fréquence accidents.
0
8 On doit signaler sans tarder au laborantin tout cas de blessure, brûlure, intoxication,
casse ou tout autre incident survenu au laboratoire.
S’agissant des produits dangereux, les fabricants des produits chimiques ont pris soins d’in-
diquer le danger que présentent ces substances au moyen des signes (ou logos de dangers)
appropriés dont les principaux sont :

F IGURE 1.17 – Produit irritant, nocif par inhalation

F IGURE 1.18 – Produit inflammable, comburant : Carburant (Essence), Sulfure de Carbone,


alcool, acétone, éther, benzène.

F IGURE 1.19 – Produit toxique : Sel de plomb, de mercure, de Baryum d’Arsenic, le Métha-
nol,. . .
CHAPITRE 1. VERRERIE ET MESURE DE SÉCURITÉ AU LABORATOIRE 10

F IGURE 1.20 – Produit explosif : Dichromate d’ammonium, Chlorate, Hydrogène. . .

F IGURE 1.21 – Produit corrosif : : qui détruit des tissus vivants ou d’autres matières. Solution
de N aOH à 10%

F IGURE 1.22 – Produit très dangereux pour.


CHAPITRE 1. VERRERIE ET MESURE DE SÉCURITÉ AU LABORATOIRE 11

F IGURE 1.23 – Chlore, Oxyde de souffre Hydrogène, Chloroforme


Chapitre 2

Connaissance de grandeurs physiques et


de différentes matières qui constituent les
objets

2.1 Les grandeurs physiques


Les grandeurs physiques sont des grandeurs mesurables qui se répartissent en 2 catégories :
les grandeurs fondamentales et les grandeurs dérivées.

2.1.1 Les grandeurs fondamentales


Grandeurs dont les unités sont immédiates. Par exemple :
– Longueur L : [m]
– Masse M : [kg]
– Temps t : [s]
– etc.

2.1.2 Les grandeurs dérivées


Ce sont des grandeurs physiques dont les unités sont déduites de celles d’autres grandeurs.
Parmi elles nous citons :
– Force F : [N]
– Vitesse v : [m/s]
– Accélération a : [m/s2 ]
– Volume V : [m3 ]
– Surface S : [m2 ]
– Puissance P : [W ]
– Énergie E : [J]
– Travail T : [J]
– etc.

12
CHAPITRE 2. CONNAISSANCE DE GRANDEURS PHYSIQUES ET DE DIFFÉRENTES MATIÈRES QUI

2.2 Les différentes matières qui constituent les objets


2.2.1 Définition de la matière
On appelle matière tout ce qui nous entoure ayant une masse et qui occupe un volume bien
déterminé.

Exemple 2.2.1. L’eau, la craie, l’air, . . .

2.2.2 États physiques de la matières


Généralement, selon les conditions des transformations et de pression dans lesquelles elle
se trouve, la matière peut se présenter à nos yeux sous 3 états physiques :
– État solide
Exemple 2.2.2. La glace (t0 = 00 C et p = 1atm)
– État liquide
Exemple 2.2.3. L’eau liquide (t0 =Ordinaire et p = 1atm)
– État gazeux
Exemple 2.2.4. Vapeurs d’eau (t0 = 1000 C et p = 1atm)

2.2.3 Phénomènes physiques


Ce sont des transformations qui ne changent pas profondément la nature intime, ainsi que
les propriétés de la matière.

Exemple 2.2.5. La vaporisation de l’eau par chauffage

2.2.4 Phénomènes chimiques


Transformations qui changent profondément la nature intime, ainsi que les propriétés de la
matière.

Exemple 2.2.6. La calcination d’un papier blanc

2.2.5 Propriétés physiques de la matière


Ce sont des propriétés qui décrivent rapidement la matière et qui la distinguent d’autres
corps.

Exemple 2.2.7. Odeur, goût, couleur, densité, opacité, transparence, état physique, température
d’ébullition, température de fusion, solubilité, conductibilité électrique et calorifique, . . .

2.2.6 Propriétés chimiques de la matière


Ce sont des propriétés qui décrivent la manière dont la matière subit les transformations,
seule ou en interaction avec d’autres corps dans des conditions bien définies.
CHAPITRE 2. CONNAISSANCE DE GRANDEURS PHYSIQUES ET DE DIFFÉRENTES MATIÈRES QUI

Exemple 2.2.8. La calcination du calcaire qui produit la chaux vive et la libération du gaz
carbonique.

CaCO3 −→ CaO + CO2 %


(2.1)
(Calcaire) (Chaux vive) (Gaz carbonique)
(2.2)

2.2.7 Classification de la matière


La matière se subdivise en deux principaux groupes, à savoir : corps purs et mélanges.
Chapitre 3

Corps purs et mélanges

3.1 Les corps purs


3.1.1 Définition
Un corps purs est un corps constitué par des molécules identiques ou semblables.

Exemple 3.1.1. L’eau pure, l’oxygène, . . .

3.1.2 Types des corps purs


On distingue deux sortes de corps purs : corps purs simple et corps composés.

a) Corps purs simples


Un corps pur simple est un corps formé des molécules constituées d’atomes semblables.

Exemple 3.1.2.
Hydrogène : H2
Oxygène : O2
Ozone : O3

b) Corps purs composés


Par contre, un corps pur composé est celui formé par les molécules constituées d’atomes
différents.

Exemple 3.1.3.
L’eau : H2 O
Sel de cuisine : N aCl
Gaz carbonique : CO2

15
CHAPITRE 3. CORPS PURS ET MÉLANGES 16

3.2 Les mélanges


3.2.1 Définition
Un mélange est une juxtaposition de deux ou plusieurs substances dont chacune conserve
sa composition et ses propriétés.

3.2.2 Types de mélanges


De par leur aspect physique, les mélanges se répartissent en 2 classes : mélange homogène
et mélange hétérogène.

a) Mélange homogène
Un mélange homogène est un mélange dans lequel il est pratiquement difficile de distinguer
les constituants à l’œil nu.
Exemple 3.2.1. La dissolution du sel de cuisine dans l’eau (solution instaurée de sel de cuisine).

b) Mélange hétérogène
Un mélange hétérogène est celui dans lequel on peut facilement distinguer les constituants
à l’œil nu.
Exemple 3.2.2. Eau+huile.

3.2.3 Séparation des constituants d’un mélange


La séparation des constituants d’un mélange se fait par des techniques physiques dont l’en-
semble s’appelle « Analyse immédiate ».
Parmi ces techniques, nous citons :
• Tamisage :
Exemple 3.2.3. Séparation de la farine du son de manioc
• Lévigation :
Exemple 3.2.4. Séparation de l’or de la cassitérite et du sable à l’aide de tables à se-
cousses et d’un courant d’eau
• Triage manuel :
Exemple 3.2.5. Séparation du riz de haricot dans un petit bassin
• Triage magnétique :
Exemple 3.2.6. Séparation du fer de soufre à l’aide d’un aimant
• Flottaison :
Exemple 3.2.7. Séparation des graines saines des graines vides de haricots dans l’eau
• Décantation :
Exemple 3.2.8. Séparation de l’eau de l’huile au moyen d’une boule à décanter
• Centrifugation :
Exemple 3.2.9. Séparation de la crème du petit lait par les centrifugeuses
• Filtration :
Exemple 3.2.10. Eau boueuse sur un papier filtre dans un entonnoir
• Distillation fractionnée :
Exemple 3.2.11. Distillation du pétrole brut dans une colonne à distiller
CHAPITRE 3. CORPS PURS ET MÉLANGES 17

• Cristallisation :
Exemple 3.2.12. Séparation du sel de cuisine de l’eau par chauffage sur une plaque
métallique
• Chauffage :
Exemple 3.2.13. Séparation de la chaux vive du dioxyde de carbone par chauffage du
calcaire.
• Chromatographie :
Exemple 3.2.14. Séparation des sels de la quinine par chromatographie sur couche
mince, chromatographie sur papier ou par chromatographie sur colonne.
Chapitre 4

Extraction des huiles essentielles

4.1 Définition
On appelle « Huile essentielle »l’extrait naturel obtenu par entraînement à la vapeur d’eau
d’un végétal. Par« Essence », on sous entend les molécules odoriférantes contenues dans la
plante. La teneur en huile essentielle dans une plante est de l’ordre de 1%.

4.2 Localisation des huiles essentielles dans la plante


Les huiles essentielles se rencontrent dans tous les organes végétaux : écorce, racines, fruits,
fleurs, feuilles et tige. Leur teneur peut varier d’un organe à l’autre. Citons quelques plantes
contenant les huiles essentielles : Eucalyptus, citronnelle, oranger, mandarinier, cyprès, . . .

4.3 Caractéristiques d’une huile essentielle


4.3.1 Propriétés physiques
Les huiles essentielles sont liquides à température ambiante, volatiles, odoriférantes, de den-
sité généralement inférieure à 1, d’indice de réfraction assez élevé.

4.3.2 Composition chimique


Les huiles essentielles contiennent :
– Les hydrocarbures hémiterpéniques, monoterpéniques, sesquiterpéniques, diterpéniques.
– Les alcools : menthol, linalol
– Les phénols : thymol, eugémol
– Les acides : acide cinnamique, acide cyclocopacamphénique
– Les cétones : carvone, α et β-vétivones
– Les éthers-oxydes : Eucalyptol
– Les aldéhydes : citrale, aldéhyde cinnamique
– Les esters : acétate de linalyle, acétate de géranyle

18
CHAPITRE 4. EXTRACTION DES HUILES ESSENTIELLES 19

4.4 Extraction des huiles essentielles


Il existe plusieurs techniques pour extraire les huiles essentielles dont :
– L’extraction assistée par chauffage micro-onde
– L’entraînement à la vapeur
– L’hydrodistillation
– L’hydrodiffusion
– L’expression à froid

4.5 Domaines d’application des huiles essentielles


Les huiles essentielles sont utilisées comme produits pharmaceutiques (toniques et régéné-
rateurs pour la peau et les cheveux, antidiabétiques, antispamodiques, anti-inflammatoires, an-
tifongiques, antibactériens, antiseptiques, cicatrisants, . . . ), comme produits cosmetiques (par-
fum, savons de toilettes, . . . ), produits agricoalimentaires.
Chapitre 5

Extraction de l’huile de Palme

5.1 Définition
L’huile de palme est une huile végétale extraite des noix de palme mûres. Contrairement aux
huiles essentielles, l’huile de palme est utilisée dans l’alimentation. Parmi les huiles végétales,
nous pouvons citer : l’huile d’arachide, l’huile d’olive, l’huile de courge, . . .

5.2 Extraction de l’huile de Palme


5.2.1 Les techniques de fabrication
La fabrication d’huile de palme consiste à :
– Chauffer les noix de palme mûres dans un fût contenant une quantité modérée d’eau.
– Presser les noix cuites tout en versant progressivement un peu d’eau dans un pressoir
artisanal, afin d’extraire l’huile de pulpes.
– Chauffer le mélange ainsi obtenu dans un fût puis laisser le mélange se refroidir pour
faciliter la décantation.
– Récupérer l’huile qui surnage au moyen d’une louche

5.2.2 Matériels utilisés dans la fabrication d’huile de palme


De manière artisanale, on se sert de :
1. Un fût pour le chauffage
2. Un pressoir
3. Un récipient récupérateur du mélange : huile-eau-déchets des pulpes
4. Un dispositif métallique reliant le pressoir au récipient récupérateur du mélange
5. Une louche
6. Vase où l’on doit garder l’huile

20
Chapitre 6

Fabrication du charbon

6.1 Définition
Le charbon est avec le diamant et le graphite l’une des formes du carbone à l’état libre dans
la nature.

6.2 Types de charbons


Les charbons se répartissent en deux catégories :
(a) Les charbons naturels : anthracite, houille, lignite et tourbe.
(b) Les charbons artificiels : coke, charbon de cornue, noir de fumée, noir animal et charbon
de bois.

6.3 Fabrication de charbon


6.3.1 Les charbons naturels
Les charbons naturels proviennent de la décomposition des végétaux accumulés dans des
terres marécageuses.
Ces végétaux, essentiellement composés de carbone, d’Hydrogène et d’oxygène, se putréfient
dans le sol sous l’action de la chaleur et de l’humidité. La houille par exemple, est extraite à
ciel ouvert par galeries à flanc de couteau, par puits en liaison avec des galeries. Elle renferme
une teneur en carbone supérieure à 80% ; elle est friable et s’enflamme assez facilement : on
l’utilise comme combustible.

6.3.2 Les charbons artificiels


Les charbons artificiels sont préparés industriellement, en vue de certains usages particu-
liers :
– Le Coke est le résidu de la calcination de la houille en vase clos. Il est utilisé en métallur-
gie comme combustible et réducteur.
– Le charbon de cornue s’obtient par distillation de la houille. On l’utilise comme électrode
dans des fours électriques, dans des électrolyseurs industriels et les piles.

21
CHAPITRE 6. FABRICATION DU CHARBON 22

– Le noir de fumée est le charbon obtenu par combustion incomplète de carboné (gaz na-
turels, acétylène, gaz d’éclairage). Il sert à la fabrication des couleurs noires, d’encre
d’imprimeries, d’encre de chine, de cirage, . . .
– Le noir animal est un résidu de calcination des os à l’abri de l’air. Il sert à la décoloration
des jus sucrés, des huiles et des vaselines.
– Le charbon de bois est obtenu par calcination du bois à l’abri de l’air. Il est utilisé comme
combustible, réducteur et agent d’absorption de gaz et des vapeurs.
Chapitre 7

Les désinfectants

7.1 Définition et importance des désinfectants


Un désinfectant est un agent antimicrobien pouvant détruire des microorganismes patho-
gènes sur des surfaces inanimés.

Les désinfectants sont utilisés dans le but déduire la charge environnementale de 95% en
microbes et les instruments chirurgicaux de 99, 999%.

7.2 Les principales familles des désinfectants


Il existe deux grandes familles des désinfectants :
– Les antiseptiques, destinés à désinfecter les tissus vivants (épidermes, plaies).
– Les désinfectants utilisés pour débarrasser les surfaces inanimées (sols, lit, bureau, table
d’opération, etc) de microorganismes.

7.3 Classification des désinfectants


En fonction de leurs principes actifs, les désinfectants se répartissent en 6 classes représen-
tées dans le tableau ci-dessous :

Classes des désinfec- Avantages Inconvénients


tants
Halogénés à base de Ils coutent moins cher et pos- Leur odeur irrite les voies respi-
Chlore. Ex : Hypo- sèdent un large spectre d’acti- ratoires, provoque des crises de
Chlorite de Sodium vités contre les microbes l’asthme et l’étouffement
(N aClO)
Aldéhydes. Ex : For- Ils coutent moins cher et pos- Ils sont inefficacs sur des surfaces
maldéhyde (H2 CO) sèdent un large spectre d’ac- souillées et détériorent les surfaces
tivités contre les microbes. en plastiques
Effet bactericide, fongicide,
virucide, mycobactericide et
sporicide.

23
CHAPITRE 7. LES DÉSINFECTANTS 24

Classes des désinfec- Avantages Inconvénients


tants
Oxydants. Ex : Eau Réaction rapide, endom- Corrosion de surfaces métalliques.
oxygénée (H2 O2 ) magent peu les surfaces
inanimées, ne produisent pas
de gaz toxiques.
Phénols. Ex : Chloro- Effet bactericide, fongicide, Ils sont corrosifs à forte concen-
phénol mycrobactericide et virucide. tration pour les métaux, difficile-
ment biodégradables et nocifs, inef-
ficaces contre les spores.
Ammoniums quater- Produit très efficace pour Leur réaction avec l’hypochlorite
naires Ex : Chlorure le nettoyage et la désinfec- de Sodium produit la Chloramine
d’alkyl diméthyl benzyl tion en une seule étape, peu qui irrite les voies respiratoires
ammonium toxiques, effet bactericide à et sont moins efficaces contre les
forte concentration et bacte- spores, les levures et les virus.
riostatique à faible concentra-
tion

7.4 Choix d’un désinfectant


Le choix d’un désinfectant doit se faire en fonction de 10 critères de base à considérer :
– Objectif cherché : produit tout usage ou produit spécialisé.
– Degré de désinfection : entretien régulier, désinfection terminale.
– Temps d’action : un temps de contact de 15minutes ou moins est recherché.
– Large spectre d’activité : effet sur un maximum de microbes.
– Nature des surfaces à traiter : une vitre diffère d’un bras de chaise en bois.
– Compatibilité avec les matériaux : produit qui endommage moins les matériaux.
– Santé et sécurité pour les employés et les bénéficiaires : suivre les normes ou bonnes
pratiques.
– Environnement : utiliser des produits qui ont des effets réduits sur l’environnement.
– Rapport qualité/prix
– nature des microorganismes visés.

7.5 Conditions d’utilisation des désinfectants


Certaines règles doivent être scrupuleusement observées pour une utilisation efficace et pru-
dente des désinfectants, à savoir :
1o Bien s’informer au préalable sur le produit, afin de le manipuler et de l’utiliser avec
pertinence, efficacité et sécurité.
2o Connaitre les aspects suivants du produit : ses caractéristiques, ses dangers, les précau-
tions à adopter lors de sa manipulation et les conditions de son utilisation.
o
3 Utiliser les désinfectants en fonction de son usage prévu, selon la manière recommandée
et dans les conditions sécuritaires pour toutes les personnes susceptibles d’être en contact
avec le produit ou ses émissions.
4o Respecter la durée et le mode de conservation du produit.
Chapitre 8

Force

A. Exemple de situation-problème
Avec plusieurs matériels de récupération que l’enseignant peut réunir facilement, on peut
définir le concept « force » en s’appuyant sur ses effets à savoir :
• La modification de l’état de repos ou de mouvement d’un corps.
• La production de la déformation sur un corps, si ce dernier est déformable.
Exemples des matériels
X Un ressort de longueur à vide `0 .
X Quelques corps simples : briques, caillou, boule de métal, . . .
X Un dynamomètre, un crochet.
X La table de l’enseignant.

B. Analyse de la situation
On présente aux élèves plusieurs situations (montages), et on procède à un questionnement
simple autour de ces différentes situations qu’ils peuvent manipuler d’ailleurs eux-mêmes.

(1) Accrocher successivement une brique, puis 2 briques, . . . que constatez-vous ?


(2) Que faut-il faire pour déplacer la brique sur la table du professeur de la position A
à la position B ?
(3) Quelle est la force qui fait tomber la brique au point C ?
(4) Pourquoi le corps M se déplace-t-il de la position (1) à la position (2) ?
(5) Définir alors ce qu’une force ?
(6) Décrire alors d’autres situations où s’exercent des forces.

C. Compétences attendues
X Être capable d’identifier les forces qui s’exercent sur un système simple.
X Concevoir et réaliser des dispositifs mécaniques simples menant à l’exercice d’une ou
plusieurs forces.

D. Mots clés
Force, mouvement, repos, déformation.

25
CHAPITRE 8. FORCE 26

(a)

(b)

(c)

E. Matière
Définition
La force est toute cause capable de modifier l’état de repos ou de mouvement d’un corps.
Elle peut aussi produire des déformations sur ce corps, si ce dernier est déformable.
Selon la nature des corps, des particules (atomes, molécules) en présence, de leurs mouve-
ments et de leurs interactions, on distinguera plusieurs forces dans la nature. La force est une
grandeur vectorielle. On la représente par F̃, appelé vecteur force.

Toute force a les caractéristiques sui-


vantes :
X Point d’application : Point A
X Direction : La droite support d.
X Sens : Indiqué par la flèche
X Intensité (ou module) : longueur du
vecteur F exprimée en unité de la force.

m étant la masse d’un corps en mouvement avec une accélération ~a, la force appliquée à ce corps
est
F~ = m~a (8.1)
CHAPITRE 8. FORCE 27

Dans le système international, l’intensité de la force s’exprime en newton (N), en hommage au


physicien britannique, Isaac Newton.
Deux ou plusieurs forces peuvent être parallèles ou concourantes.

(a) F~1 et F~2 sont parallèles puisque d k d0 (b) F~3 et F~4 sont concourantes

F. Évaluation des compétences


Exercice 8.0.1. Dessiner les vecteurs forces appliquées sur le système suivant :

Les quatre forces à droite agissent toutes en un seul point de l’anneau, égal à la somme vecto-
rielle des quatre forces.
Exercice 8.0.2. Calculer la force appliquée à une masse m = 10 kg soumise à une accélération
de 1,2 m/s2 .
Exercice 8.0.3. Quelle doit être l’accélération d’un corps de masse m = 10 kg soumis à une
force de F = 104 N ?
CHAPITRE 8. FORCE 28

Exercice 8.0.4. Quelle doit être la masse d’un corps accéléré à 0,02 m/s2 soumis à une force
F = 0,04 N ?
Chapitre 9

Équilibre d’un corps

A. Exemple de situation-problème
Un observateur O0 est dans un train qui roule à une vitesse 50 km/h et a dans sa main une
pièce de monnaie. Un second observateur O est fixe au sol et voit le train passer.

B. Analyse de la situation
Discuter de l’état de repos et de mouvement des observateurs O, O0 et de la pièce de mon-
naie.

C. Compétences attendues
X Être capable d’identifier différentes situations d’équilibre statique
X Acquérir la capacité d’analyser des forces qui régissent des structures (immeubles, ponts,
corps humain, . . . )

D. Mots clés
– Équilibre stable, instable et indifférent ;
– Lois de Newton

E. Matière
Le repos absolu n’a pas de sens. Il est cependant commode, pour un observateur sur Terre,
de considérer qu’un objet est au repos s’il ne se déplace pas par rapport à la Terre. Dans ce cas,
les rues et les immeubles, par exemple sont au repos.
Si un objet est au repos, on dit qu’il est en équilibre statique.

29
CHAPITRE 9. ÉQUILIBRE D’UN CORPS 30

1) Première loi de Newton


Tout corps reste immobile ou conserve un mouvement rectiligne uniforme aussi longtemps
qu’aucune force extérieure ne vient modifier son état. Ce principe est appelé principe d’inertie.

2) Troisième loi de Newton


A chaque action correspond une réaction égale et opposée. En d’autres termes, les actions
de deux corps l’un sur l’autre sont toujours égales en intensité et de sens opposé.
Exemples : Illustrations

(1) Ce corps est en équilibre statique car son


poids P~ est compensé par la réaction R~ de la
table.

(2) Ce système est aussi en équilibre


statique son poids P~ est exactement
compensé par la tension T~ du fil.

(3)A chaque action correspond une ré-


action égale et opposée.

3) Équilibre des corps


Un corps est en équilibre stable lorsque écarté de sa position d’équilibre, il y revient. Son
centré de gravité est situé le plus bas possible.
Un corps est en équilibre instable lorsque écarté de sa position d’équilibre, il n’ y revient pas.
Son centre de gravité est situé plus haut.
Un corps est en équilibre indifférent si, écarté de sa position d’équilibre initiale, il reste im-
mobile (en équilibre) dans sa nouvelle position.
CHAPITRE 9. ÉQUILIBRE D’UN CORPS 31

F. Évaluation des compétences


Exercice 9.0.5. Une pierre de 60 kg repose sur une table horizontale. Calculer la réaction de
la table (Prendre g = 9,8 m/s2 ).

Exercice 9.0.6. Un corps de masse m = 60,7 kg est attaché au bout d’un fil, ce dernier attaché
à son tour au plafond. Le corps est en équilibre statique. Calculer la tension le long du fil.
Chapitre 10

Poulies

A. Exemple de Situation-problème
On dispose d’un tambour cylindrique qui peut être en bois ou en métal (une boite de
conserve par exemple), un câble, deux crochets et un fardeau. On demande aux élèves de mon-
ter une machine simple (qui n’est pas un levier) pouvant soulever le fardeau sous l’action de la
force musculaire.

B. Analyse de la situation

Il faut diriger le débat de manière


à amener les élèves constitués en
groupes à monter le dispositif suivant,
et en posant des questions suivantes :
(1) Quels sont les types des mouve-
ments qu’effectuent les différents
éléments du dispositif lorsqu’on ap-
plique la force musculaire F~ ?
(2) Inventorier d’autres forces appli-
quées au système.
(3) Quels sont les moments corres-
pondants ?
(4) Quelle est la condition d’équi-
libre ?
(5) Les forces produisent des mou-
vements de translation, et les mo-
ments des forces produisent quel
type de mouvement ?

C. Compétences attendues
(1) L’élève doit être en mesure de décrire et d’interpréter toute situation d’équilibre de
translation et de rotation.

32
CHAPITRE 10. POULIES 33

(2) Dans une situation de vie quotidienne, il doit être capable d’utiliser une poulie pour
produire le travail en minimisant l’effort.

D. Mots clés
– Poulie
– Équilibre de translation ;
– Treuil

E. Matière
Sous l’action d’une force ou d’un moment de force, un corps peut se mettre en mouvement
de translation ou de rotation.

Le treuil
1) Définition
Un treuil est un tambour cylindrique monté en position horizontal sur lequel s’enroule un
câble supportant un fardeau à soulever sous l’action d’une force musculaire. Il peut être actionné
par une manivelle (cas des petites grues) ou par un moteur. Les différentes forces appliquées
sont :
• P~ : poids du fardeau,
• F~ : force musculaire,
• T~ : tension du fil,
• La force F~R que supporte le crochet (2).
Le système est respectivement en équilibre de translation et de rotation si et seulement si :
1o La somme de toutes les forces appliquées est nulle (équilibre de translation).
2o F~ La somme des moments appliqués est nulle (équilibre de rotation).
Le dispositif ainsi obtenu est une poulie.
Dans les garages, dans des ateliers, les ports, on utilise une poulie et même des assemblages
des poulies pour soulever des grosses charges. Et dans ce cas la force motrice (musculaire) est
fournie par un moteur électrique.Pour augmenter le rendement de la machine, on peut disposer
de plus d’un tambour. C’est le cas des dispositifs ci-dessous (cfr fig. 10.1) :

2) Description d’un treuil


Considérons le treuil de rayon de tambour r et de longueur de la manivelle  illustré par la
figure ci-dessous (cfr. fig. 10.2) . Soient F~M la force motrice exercée sur sa manivelle et F~R la
force résistante ou le poids de la charge à soulever. Le treuil sera en équilibre lorsque :

r
FM · ` = FR · r ⇔ FM = FR ·
`

F. Évaluation des compétences


Exercice 10.0.7. Décrire une situation dans laquelle un corps peut combiner un mouvement de
translation et de rotation.
CHAPITRE 10. POULIES 34

(a) (b)

F IGURE 10.1 – Quelques poulies

F IGURE 10.2 – Description d’un treuil


CHAPITRE 10. POULIES 35

Exercice 10.0.8. Compléter les phrases suivantes :


• Les forces provoquent les mouvements de . . . . . .
• Les moments de force provoquent les mouvements de . . . . . .

Exercice 10.0.9.

(a) Quelle est la force musculaire doit-on exer-


cée par la main d’un homme pour maintenir
le corps dont le poids est de 100 N , pour que
ce dernier reste en équilibre statique ?
(b) Que vaut en newtons la force Fr exercée sur
le support ?
(c) Quelle est la tension T de la corde ?

Exercice 10.0.10. La main dans la figure (10.1a), tire vers le bas, de façon que le corps de
poids 100 N reste au repos. Quelle est la tension de la corde ? Quelle force agit vers le bas sur
la suspension de la poulie à droite ?

Exercice 10.0.11.

Une force F~ d’intensité 105 N agit tangentiellement sur


une jante de rayon r = 0,50 m. Calculer le moment de F~
par rapport à l’axe de la jante.

Exercice 10.0.12. Le cylindre d’un treuil a 15 cm de diamètre. Sa manivelle a une longueur de


0,6 m. On l’utilise pour soulever une charge de 60 kg. Calculer la force qu’il faut exercer sur
la poignée de la manivelle pour que treuil soit en équilibre.

Exercice 10.0.13. Quelle doit-être la longueur de la manivelle d’un treuil en équilibre sur
laquelle on doit appliquer une force de 300 N pour soulever une charge de 150 kg sachant que
le diamètre du cylindre est de 20 cm.
CHAPITRE 10. POULIES 36

Exercice 10.0.14. A l’aide d’un treuil dont le rayon de tambour et la longueur de la manivelle
valent respectivement 10 cm et 40 cm, on veut monter une charge de 80 kgf . Calculer la force
à exercer sur la manivelle pour que l’équilibre soit maintenue.
Chapitre 11

Le levier

A. Exemple de situation-problème
Dans la cour de recréation, observe la présence d’une grosse pierre que même cinq per-
sonnes adultes ne peuvent soulever. Disposant d’une planche et plusieurs autres objets (caillou,
morceaux de bois),

(a) Planche L (b) Caillou (c) Grosse pierre

• On demande aux élèves de monter un dispositif mécanique simple permettant de


déplacer la pierre.
• On demande à deux élèves de jouer à la bascule et ils discutent par groupe de la
condition d’équilibre.

B. Analyse de la situation
• Quelles sont les forces appliquées sur la bascule ?
• Quels sont leurs moments de force par rapport au point O ?
• Quelle est alors la condition d’équilibre de rotation ?

C. Compétences attendues
• Amener l’élève à se fabriquer des objets techniques susceptibles de résoudre des pro-
blèmes de la vie quotidienne.

D. Mots clés
– Un levier

37
CHAPITRE 11. LE LEVIER 38

– Les leviers inter-appui, inter-résistant et inter-moteur ;


– Treuil

E. Matière
Le levier est parmi les machines simples très anciennes (287-212 av J-C).
Une machine simple est un appareil qui, sans produire lui-même le travail, modifie les condi-
tions de façon à le rendre plus commode.
Exemple 11.0.1.
– La pince, les leviers, les poulies, le treuil, les presses hydrauliques, . . . sont des machines
simples.
– La grue est un assemblage des machines simples : treuils, leviers et poulies.
Disposant d’une planche de longueur L, d’un pivot , on obtient une machine simple capable
de soulever un corps lourd c’est-à-dire de produire un travail.
– Une machine simple permet de développer des forces plus intenses en exerçant sur celle-
ci une force plus faible.
– On applique à la machine un travail moteur grâce à une force motrice F~M . La machine
exécute un travail résistant grâce à une force résistante F~R égal au poids de la charge à
soulever.
Si en dynamique de translation, les forces en déplaçant leurs points d’application, produisent
un travail, en dynamique de rotation, ce sont les moments de force qui produisent du travail.

1) Définition
Un levier est une barre rigide que l’on peut faire tourner autour d’un axe d’appui fixe O et
qui est soumise à deux forces qui ont tendance à le faire tourner en sens opposé.
Exemple 11.0.2.
La pince, les ciseaux, la brouette, le marteau, la pédale de la machine à coudre, la tenaille, le
pied à biche, . . . sont des leviers.

2) Caractéristiques
Les caractéristiques d’un levier sont :
X Le point d’appui : point sur lequel doit reposer le levier (pivot, axe).
X Le point d’application : point du levier où doit s’exercer la force motrice exercée par
la main du manipulateur (force musculaire).

3) Classification des leviers


Selon la position du point d’appui, les ponts d’applications des forces résistance et motrice,
on distingue trois types de leviers :
Le levier inter-appui : un levier est dit inter-appui lorsque l’axe d’appui O se situe entre les
points d’application de la force résistante et de la force motrice. C’est le cas de la pince,
des ciseaux, etc.
Le levier inter-résistant : un levier est dit inter-résistant lorsque le point d’application de la
force résistante se situe entre le point d’appui et le point d’application de la force motrice.
C’est le cas de la brouette par exemple.
CHAPITRE 11. LE LEVIER 39

Le levier inter-moteur : un levier est dit inter-moteur si le point d’application de la force mo-
trice se situe entre le point d’appui et le point d’application de la force résistante. C’est le
cas de la pédale de la machine à coudre.

4) Équilibre d’un levier


Considérons le levier représenté par la figure suivante (fig. 11.1) par lequel un homme veut
déplacer une pierre : Appelons :

F IGURE 11.1 – Équilibre d’un levier

– AB = ` = rA + rB : la longueur du levier.
– OB = rB : le bras moteur du levier.
– OA = rA : le bras résistant du levier.
– O : le point d’appui
– F~M = P~B la force motrice exercée pour déplacer la pierre.
– F~R = P~A la force résistante au déplacement de la pierre (exercée par la pierre elle-même).
Ce levier sera dit en équilibre lorsque la résultante des moments de force par rapport au point
d’appui est nulle. En effet, on écrira :
rA
FM .rB = FR .rA ⇔ FM = FR
rB
Remarques 11.1.
– Un levier est dit avantageux si FM < FR c’est-à-dire FFMR > 1.
– L’avantage mécanique d’une machine est le rapport de la force résistante et la force
motrice.
FR
AM =
FM
Considérons notre levier sur lequel deux enfants A et B jouent à la bascule (cfr. fig. 11.2).
Le point d’appui étant O. Les forces appliquées sont :
• P~A : Poids de A : PA = mA · g
• P~B : Poids de B : PB = mB · g
• F~R : Réaction du pivot
Pour obtenir la condition d’équilibre, la somme des moments de force par rapport au point
O doit être nulle. Ce qui conduit à :
PA · rA = PB · rB
CHAPITRE 11. LE LEVIER 40

F IGURE 11.2 – La balançoire

F. Évaluation des compétences


Exercice 11.0.15. Disposant d’une force constante, que doit-on faire pour augmenter son mo-
ment ?

Exercice 11.0.16. Justifier pourquoi place-t-on la serrure d’une porte à l’extrémité.

Exercice 11.0.17. Montrer que la condition d’équilibre se réduit simplement à : mA · rA =


mB · rB .

Exercice 11.0.18. Un enfant de masse 30 kg voudrait jouer à la bascule avec son chien de
masse 10 kg. La bascule, formée par une planche de 6,5 m, pivote autour de son milieu. A
quelle distance l’enfant doit-il s’asseoir pour équilibrer le chien qui est à 3 m du pivot ?

Exercice 11.0.19. Utiliser un pied à biche pour extraire un clou d’une planche. Identifier le
point d’appui, le point d’application, les forces motrice et résistante (croquis).

Exercice 11.0.20. Calculer le moment par rapport au point O, généré par la force de 100 N n
exercée sur le levier d’embrayage de la figure ci-dessous :

Exercice 11.0.21. Un levier inter-appui a comme bras résistant 3 m et comme bras moteur 5
m. Quelle force doit-on lui appliquer pour soulever un objet dont le poids est 1000 N . Ce levier
est-il avantageux ?

Exercice 11.0.22. Quelle est la force nécessaire pour déplacer à l’aide d’une brouette une
charge de 1 200 N sachant que la force s’applique en un point distant de 40 cm de l’axe de la
roue (axe d’appui) et que l’effort s’exerce aux extrémités des bras situés à 120 cm de la roue ?
Calculer l’avantage mécanique de cette brouette.

Exercice 11.0.23. Une barre de 160 cm de longueur sert à soulever une charge de 300 kg
placée à une extrémité. Le point d’appui se trouve à 40 cm du point d’application de la charge.
Calculer la force motrice à appliquer à l’autre extrémité pour soulever la charge.

Exercice 11.0.24. Un enfant veut soulever une charge de 24 N à l’aide d’une barre rigide de
1,80 m. En quel endroit doit-on placer l’axe d’appui pour que la force motrice à développer
soit seulement de 6 N . Est-ce un levier avantageux ?
Chapitre 12

A la découverte de notre système


planétaire et de notre planète

12.1 La pesanteur
A. Exemple de situation-problème
La mangue de Joseph

Sous une journée ensoleillée, Joseph après un avant-midi de travail s’assoit sous un man-
guier, il observe une mangue tomber et se pose des questions suivantes :

F IGURE 12.1 – Mangue qui tombe d’un arbre

B. Analyse de la situation
1o Pourquoi la mangue tombe vers le sol ?
2o Pourquoi elle ne pouvait pas monter ?
3o Quelle est alors la cause de la chute des corps vers la Terre ?

C. Compétences attendues
Être capable d’interpréter les phénomènes suivants :
• glissements des terrains
• conduite d’eau par gravitation (dans les mines artisanales, · · ·

41
CHAPITRE 12. A LA DÉCOUVERTE DE NOTRE SYSTÈME PLANÉTAIRE ET DE NOTRE PLANÈTE 42

D. Mots clés
– La pesanteur
– La gravitation ;
– Accélération de la pesanteur

E. Matière
La terre exerce sur tous les corps placés à ses alentours une force appelée force de pesanteur.
La force de pesanteur d’un objet est encore appelée poids de l’objet. Si m désigne la masse d’un
corps, la force avec laquelle la Terre l’attire est donnée par la formule :

P = mg (12.1)

g est une constante physique qui caractérise le mouvement rectiligne de l’objet en chute. On
l’appelle accélération de pesanteur. Pas très loin de la Terre, elle vaut g = 9, 8 m/s2 .
Les grandeurs poids et accélérations sont représentées par des vecteurs, d’où la notation :

P~ = m~g (12.2)

Dans le SI, le poids (force) s’exprime en newtons [N].

F IGURE 12.2 – Un corps de masse m aux alentours de la terre

F. Évaluation des compétences


Exercice 12.1.1. Comment appelle-t-on la force de pesanteur qui s’exerce sur un objet ?
Exercice 12.1.2. Quelle est la cause de la chute de tout corps sur la Terre ?
Exercice 12.1.3. Écrire la formule qui donne le poids d’un corps.
Exercice 12.1.4. Calculer le poids d’un corps dont les mesures sont respectivement : 10 kg,
120 kg, 0,225 kg, 0,01 g
Exercice 12.1.5. Quel type de force provoque les glissements de terrains ?
Chapitre 13

Énergie

A. Exemple de situation-problème
• On demandera ax élèves organisés en groupes, d’identifier les différentes sources d’éner-
gies, d’indiquer à quoi servent les différentes formes d’énergies pour résoudre certains
problèmes de la vie quotidienne.
D’identifier aussi ces problèmes
• On leurs demandera par la suite de décrire des situations à travers lesquelles une forme
d’énergie peut se transformer à une autre.

B. Analyse de la situation
On procèdera aux questions suivantes :
(1) Citer les différentes formes d’énergies et leurs sources ?
(2) En quoi nous sert l’énergie dans notre vie ? pour notre pays ? Donner quelques exemples.
(3) Pour vivre, l’homme a-t-il besoin d’emmagasiner d l’énergie ?
(4) Pour éclairer et cuisiner, quel type d’énergie utilisez-vous à la maison ?
(5) Dans sa vie primitive, quelles sont les formes d’énergie auxquelles l’homme a fait re-
cours dans le passé ?

C. Compétences attendues
L’élève sera capable d’utiliser les sources d’énergies disponible pour résoudre des pro-
blèmes concrets de la vie quotidienne, par exemple :
(1) Conservation des aliments par séchage à la lumière du soleil
(2) Éclairage, chauffage (bois, électricité, lampe tempête et similaires, torche artisanale à
piles,. . . )
(3) Comment puiser l’eau dans un puits ? Avec quel dispositif.

D. Mots clés
– Énergie
– Énergies renouvelable et non-renouvelable

43
CHAPITRE 13. ÉNERGIE 44

E. Matière
L’énergie est la propriété de toute matière et elle est observée indirectement par des varia-
tions de vitesse, de masse, de position,. . .
Nous nous servons de l’énergie dans notre vie quotidienne. Et aurons à raconter ce concept dans
plusieurs domaines des sciences. Il y a plusieurs manifestation de l’énergie.
CHAPITRE 13. ÉNERGIE 45

• Nous achetons de l’énergie électrique emballée dans des piles ou produites et distribuée
par les sociétés d’électricité.

(a) (b)

• Nous utilisons de l’énergie chimique de la nourriture pour vivre.

(a) (b)

• Nous nous chauffons et nous faisons la cuisine avec de l’énergie thermique .

(a) (b)

• Vous ne précipiter pas devant un camion qui s’approche, car il risque de vous écraser avec
son énergie cinétique .
CHAPITRE 13. ÉNERGIE 46

(a) (b)

• Les bandes de caoutchouc, les ressorts emmagasinent de l’énergie élastique .

(a) (b)

• Le soleil inonde la terre de son énergie de rayonnement .

(a) (b)

• Les gouttes de pluie tombent par ce qu’elles ont de l’énergie potentielle .


CHAPITRE 13. ÉNERGIE 47

(a) (b)

• Nous pouvons produire de l’électricité ou bien faire la guerre en faisant exploser des
bombes, en utilisant de l’énergie nucléaire .

(a) (b)

Les énergies renouvelables et leurs sources


Les sources d’énergie renouvelables sont celles qui se renouvellent et ne s’épuisent donc
jamais à l’échelle du temps humain : l’énergie solaire, éolienne, hydraulique, géothermique,
marine et biomasse.
CHAPITRE 13. ÉNERGIE 48

Les sources non renouvelables sont les énergies fossiles comme le pétrole, le charbon et le
gaz.

(1) L’énergie solaire


C’est l’énergie fournie par les rayons du soleil.
Le soleil est la source d’énergie la plus puissante et l’énergie qu’il nous fourni est gratuite mais
pas beaucoup plus exploitée.
Les technologie d’exploitation de l’énergie solaire sont reparties en deux classes : actives et
passives.
– Les technologies actives sont celles qui transforment l’énergie solaire en une forme d’éner-
gie électrique ou thermique que l’on peut utiliser directement.
Exemple 13.0.1. Parmi ces technologies. Citons :
∗ Cellules photovoltaïques : transforment la lumière du soleil directement en énergie
électrique.

(a) (b)

∗ Collecteurs solaires : permettent de chauffer l’eau des maisons, du chauffage et du


refroidissement solaire

(a) (b)

∗ Concentrateurs solaires : utilisent des miroirs pour concentrer les rayons solaires et
générer une chaleur intense, transformant l’eau en vapeur et produisant de l’électricité
grâce à certaines machines (figures 13.1a et 13.1b).
– Les technologies passives consistent à bien orienter les bâtiments par rapport au soleil ou
à utiliser des matériaux spéciaux et des modèles architecturaux qui permettent d’exploiter
l’énergie solaire.
CHAPITRE 13. ÉNERGIE 49

(a) (b)

F IGURE 13.1 – Exemple des Concentrateurs solaires

(2) L’énergie éolienne


C’est l’énergie fournie par la force du vent agissant sur le des organes qui permettent sa
transformation en énergie mécanique qui ensuite grâce à un générateur peut être transformée en
énergie électrique.
L’énergie éolienne et exploitée depuis des milliers d’années à travers es moulins à vent et de la
navigation par exemple.
Aujourd’hui, l’énergie éolienne est exploiter à l’aide d’hélices spéciales qui emmagasinent le
vent et de machine qui le transforme en énergie électrique.

Les éoliennes sont installées sur terre et en mer dans des endroits où le vent atteint une
vitesse et constante.

(a) (b)

(3) La biomasse
C’est l’énergie contenue dans les plantes et les matières organiques.
La biomasse de plante provient du soleil, quand la plante grâce à la photosynthèse, absorbe
l’énergie solaire. Ensuite, les animaux absorbent à leurs tour ces plantes ; elle provient donc des
divers secteurs et matières comme le bois, les récoltes (cultivés spécialement pour la produc-
tion de l’énergie), les résidus agricoles et forestières, les déchets alimentaires et les matières
organiques issues des déchets municipaux et industrielles. Il existe tout une variété de techno-
logies pour convertir l’énergie de la biomasse en une autre forme réutilisable. Ces technologies
CHAPITRE 13. ÉNERGIE 50

changent l’énergie en formes réutilisables directement (chaleur ou électricité) ou en d’autres


formes telles que le biocarburant ou le biogaz.

(a) (b)

(4) L’énergie hydraulique


L’eau est également une source renouvelable puisqu’elle se régénère grâce au cycle d’éva-
poration et des précipitations. Sa force est connue et exploitée depuis des milliers d’années au
travers des barrages, des moulins à eau et des systèmes d’irrigation.
Plusieurs technologies permettent d’exploiter l’énergie produite par la chute oi le mouvement
de l’eau. Les roues à aubes peuvent la transformer directement en énergie mécanique (moulin à
eau), tandis que les turbines et les générateurs électriques la transforment en électricité.

(a) (b)

(5) L’énergie géothermique


L’énergie géothermique désigne l’énergie créée et emmagasinée dans la terre sous forme
thermique.
Elle est parfois libérée à la surface par des volcans ou des geysers, mais elle peut aussi être
accessible à tout moment, comme dans ls sources d’eau chaude.
La géothermie peut servir à produire de l’électricité ou à chauffer et refroidir. L’énergie est
extraite de réservoirs souterrains enfouis très profondément et accessibles grâce au forage, ou
de réservoirs plus proches de la surface.
La géothermie peut également être employée dans un but domestique, grâce aux petits pompes
à chaleur, par exemple.
CHAPITRE 13. ÉNERGIE 51

(a) (b)

(6) L’énergie des mers ou marines


C’est une énergie renouvelable très peu exploitée jusqu’ici.
Elle désigne l’énergie produite par les vagues et les marées, ainsi qu el’énergie thermique de
l’océan chauffé par les rayons du soleil. Les océans, qui couvrent presque 70% de la surface du
globe, pourraient constituer la source d’énergie renouvelable du futur, même si, pour l’instant,
leur exploitation pour produire de l’électricité n’est pas rentable.

(a) (b)

Transformation de l’énergie
L’énergie peut se transformer d’une forme à une autre.
Par exemple :

L’énergie thermique peut être transformée en énergie électrique, une partie de celle-ci peut
être transformée en lumière, puis de nouveau en énergie thermique ; mais la quantité d’énergie
totale est toujours la même. Nous disons que l’énergie est conservée. L’énergie ne disparait pas,
elle peut changer de forme.
CHAPITRE 13. ÉNERGIE 52

F. Évaluation des compétences


(1) Citer les différentes formes d’énergie
(2) Donner un exemple qui illustre chacune des transformations suivantes :
– Énergie électrique  Energie thermique
– Énergie électrique  Energie mécanique
Chapitre 14

Travail

A. Exemple de situation-problème
La force est l’agent de changement tandis que l’énergie est une mesure de ce changement.
On peut provoquer chez les élèves des questions de réflexion sur le concept du travail en leurs p
présentant différentes situations dans lesquelles une force agit sur un objet, et en leur demandant
dans quelle situation il y a eu travail et pourquoi ?

Exemple
• La force F~ agit sur un objet sur la table.

F IGURE 14.1 – Situation (1)

• Un élève exerce une force contre un mur de la classe.

F IGURE 14.2 – Situation (2)

53
CHAPITRE 14. TRAVAIL 54

• Attelage par un cheval sur une distance d

F IGURE 14.3 – Situation (3)

• Chute d’un corps à une hauteur h du sol sous l’action de son poids P~ .

F IGURE 14.4 – Situation (4)

• etc

B. Analyse de la situation
Indiquer la(es) situations où il se produit un travail et justifier votre réponse.

C. Compétences attendues
IL s’agit ici de stimuler un esprit technique pour amener l’élève à
(1) Être capable d’imaginer un dispositif mécanique utilisant l’énergie potentielle de pe-
santeur afin de soulever un corps (Poulie).
(2) de décrire convenablement des situations dans lesquelles il y a production du travail
lorsqu’une force est appliquée sur un corps.

D. Mots clés
– Travail
CHAPITRE 14. TRAVAIL 55

– Énergie cinétique et potentielle

E. Matière
Après avoir étudié le concept de l’énergie, nous abordons celui du travail, car le deux gran-
deurs physiques sont de même nature.
Généralement tout travail est le résultat d’une dépense d’énergie.

Exemple
(a) Chute d’un corps
Le corps tombe sous l’action de pesanteur (le poids P~ ). A l’altitude h, le corps possède
de l’énergie potentielle. Figure14.5.

F IGURE 14.5 – Chute d’un corps sous l’action de son poids

(b) Un ressort comprimé peut éjecter une bille. Dans son état de compression, le ressort a
emmagasiné de l’énergie potentielle élastique. En se détendant, cette énergie est transfor-
mée en énergie cinétique (mouvement de la bille).Figure14.6.

F IGURE 14.6 – Éjection d’une bille par un ressort

En mécanique, l’énergie se manifeste sous deux forme fondamentale, à savoir :


(a) L’énergie cinétique
(b) L’énergie potentielle
Définition 14.0.1. L’énergie cinétique est l’énergie que possède un corps en mouvement
Définition 14.0.2. L’énergie potentielle est l’énergie due à la position d’un corps
CHAPITRE 14. TRAVAIL 56

Définition 14.0.3. Le travail est la variation de l’énergie d’un corps, due à l’application d’une
force, agissant sur une distance.

Travail sur une trajectoire rectiligne


La force appliquée étant parallèle à la trajectoire rectiligne du mouvement, le travail accom-
pli est donné par :
W =F ×d

F IGURE 14.7 – Avec F : force, d = AB : distance

En particulier, le travail de la force de pesanteur (confère situation 4) est donné par :

W = P.h

W = m.g.h

L’unité SI de travail est le Newton-mètre.


Pour simplifier et en l’honneur à J.P Joule, le travail effectué par une force de 1N en déplaçant
un corps d’un mètre est appelé un Joule.

1J = 1N.m

F. Évaluation des compétences


(1) Un petit garçon de 9ans pousse pendant 30minutes une grosse pierre de 30kg située
sur l’aire de jeu de l’école.
A-t-il produit un travail ?
(2) Quelles sont les deux formes fondamentales d’énergie mécanique ?
(3) Quels sont les deux facteurs essentiels pour qu’il y ait production d’un travail ?
(4) Calculer le travail accompli par une force de 100N qui déplace un objet à une distance
de 4m sur une trajectoire rectiligne.
(5) Quel est le travail en Joule accompli par la force de pesanteur lorsqu’une masse de
120kg tombe d’une hauteur de 50m par rapport au sol ? Prendre g = 9, 8m/s2
Chapitre 15

Moment de force

A. Situation-problème

On partira de la porte de la salle de classe. On


demande à l’un des élèves d’appliquer une force
F~ , à des différentes distances r de l’axe de ro-
tation.

B. Analyse de la situation
X Pourquoi la porte se ferme difficilement lorsque r diminue ?
X Et juste sur l’axe que constate-t-on ?
X Pourquoi préfère-t-on placer la serrure de la porte à la distance r maximale ?

C. Compétences attendues
• Maîtriser les fonctionnements des machines simples, tels que les leviers.

D. Mots clés
– Moment de force
– Translation
– Rotation

E. Matière
Un corps en mouvement peut-être en translation ou en rotation.
a) Il y a translation, si toutes les parties d’un corps se déplacent avec la même vitesse et
dans la même direction.
Par exemple, une voiture qui roule sur une portion rectiligne de la route est en translation.

57
CHAPITRE 15. MOMENT DE FORCE 58

b) Par contre, dans un mouvement de rotation, les vitesses des diverses parties du corps
ne sont pas les mêmes en intensités. La rotation a toujours eu lieu, autour d’une droite
appelée axe de rotation.

Quelques illustrations

(a) Rotation de la roue d’un vélo (b) Rotation d’un cy- (c) Tige qui tourne autour d’un axe
lindre autour de son axe

En dynamique de rotation, l’effet d’une force sur un corps ne dépend pas seulement de
l’intensité de la force F~ mais aussi de la position de F~ par rapport à l’axe de rotation. Ceci
nous amène à introduire une grandeur physique appelée moment de force. Le moment est une
grandeur vectorielle dont les caractéristiques seront précisées plutard.

Définition
On considère une force F~ agissant perpendicu-
lairement sur une tige OA. L’axe de rotation
∆ passant par O et est perpendiculaire au plan
−→
contenant OA et F~ .
Par définition, le module (intensité) du vecteur
moment M ~ est :

M=r·F

r est appelé bras de levier.


Le moment s’exprime en mètre-newton [m · N ]
CHAPITRE 15. MOMENT DE FORCE 59

F. Évaluation des compétences


Exercice 15.0.6. Donner des exemples des corps en translation.

Exercice 15.0.7. Donner des exemples des corps en rotation.

Exercice 15.0.8. Donner un exemple où le corps combine les deux types de mouvement.

Exercice 15.0.9. Calculer le moment de force d’une force F = 100 N et dont le bras de levier
vaut r = 0,50 m.
Chapitre 16

Les piles

A. Exemple de Situation-problème
Disposant d’une torche ou d’un poste radio fonctionnant sur base des piles, on va demander
aux élèves de remettre les piles dans la torche ou la radio de manière que cette dernière s’allume
ou fonctionne.

Matériels
– Une douzaine des piles 3V
– 3 lampes
– Fils de connexion (conducteurs)
– Une torche ou un poste radio
– Un voltmètre, un ampèremètre

B. Analyse de la situation
– Identifier les deux pôles de la pile (+ et −).
– Effectuer un montage en série avec quelques piles de manière que deux piles consécutives,
deux pôles des noms contraires soient reliés. Et puis de manière que deux pôles de même
noms soient reliés.
– Effectuer un montage en parallèle de deux piles.
– Réaliser un circuit électrique simple : source de courant (piles) et une lampe.

C. Compétences attendues
– Être capable de mesurer à l’aide d’un voltmètre la f.é.m. aux bornes d’une pile ou d’un
groupement des piles (série, parallèle, opposition).
– A l’aide des piles, cartons, fils de connexion, lampe, que l’élève soit capable de fabriquer
une torche artisanale.

D. Mots clés
– La pile
– Électrolyte, électrolyse, électrodes
– La cellule

60
CHAPITRE 16. LES PILES 61

E. Matière
Une cellule (ou élément) voltaïque individuelle est constituée d’un vase contenant un acide
(électrolyte) dans lequel est plongée deux plaques en cuivre et en zinc (des électrodes). Sous
l’action d’un solvant (ici l’eau), les porteurs de charge (ions) migrent vers les plaques.

Les différentes cellules peuvent être groupées en série, en dérivation et même en opposition
pour former une pile, d’où le nom. Une pile est donc une source de courant électrique.

F IGURE 16.1 – L’électrolyte ici est l’acide sulfurique H2 SO4

Une pile sèche, comme celle des lampes de poche a une force électromotrice de 1,5 V . La
force électromotrice (abrégée f.é.m.) est la tension mesurée aux bornes d’un générateur quand
il ne débite aucun courant.
CHAPITRE 16. LES PILES 62

• Il y a montage en série si la borne positive de l’une est reliée à la borne négative de l’autre.

• Les piles sont montées en parallèle (ou en dérivation), si elles sont placées sur plusieurs
branches du circuit de sorte que les pôles de même nature soient reliés entre eux.

• Il y a montage en opposition, si les piles sont montées en série et si deux pôles de même
nom sont reliés entre eux.
• Pour mesurer la tension aux bornes d’une pile ou d’une portion d’un circuit, on utilise un
voltmètre.

F. Évaluation des compétences


Exercice 16.0.10. Qu’est-ce qu’une cellule de volta ?

Exercice 16.0.11. Qu’est-ce qu’une pile ?

Exercice 16.0.12. Ouvrez une pile sèche et précisez ce que vous observez

Exercice 16.0.13. Qu’appelle-t-on force électromotrice d’une pile ?

Exercice 16.0.14. Calculer la f.é.m. équivalente au groupement des piles ci-dessous :


CHAPITRE 16. LES PILES 63

(a)

(b)

(c)

(d)

16.1 Force de gravitation


A. Exemple de situation-problème
Joseph a un poids de 784 N à la surface de la Terre. Devenu cosmonaute, il effectue un
voyage vers la lune. Aura-t-il le même poids à la surface de celle-ci ?
CHAPITRE 16. LES PILES 64

F IGURE 16.2 – A la surface de la lune et de la Terre

Masse Rayon
Terre MT = 6.1024 kg RT = 6, 4.106 m
Lune ML = 7.1022 kg RL = 1, 76.106 m

TABLE 16.1 – Masse et rayon de la Terre et de la lune

B. Analyse de la situation
Répondre à la question ci-dessus en justifiant la réponse.

C. Compétences attendues
Acquérir des connaissances sur notre système solaire.

D. Mots clés
– Le système solaire
– Poids d’un corps
– La force de gravitation

E. Matière
Rappelons que la force avec laquelle la Terre attire un objet est son poids par rapport à la
Terre. On l’appelle encore force de pesanteur. La force avec laquelle tout astre attire un objet
est son poids par rapport à cet astre. La force créée par tout corps massif (possédant une masse)
est appelée force de gravitation. La force de gravitation a pour origine la masse de l’objet.
Deux corps de masse m et m0 s’attirent avec une force :

mm0
F = F0 = G (16.1)
r2
CHAPITRE 16. LES PILES 65

G est une constante physique appelée constante de gravitation. Dans le SI, elle vaut : G =
6, 673 · 10−11 m3 /kg · s2 .
La formule (16.1) est appelée la loi de l’attraction universelle. L’accélération de gravitation à
gterre
la surface de la lune gL = avec g = 9, 8 m/s2
6

F. Évaluation des compétences


Exercice 16.1.1. Qu’appelle-t-on force de gravitation ?
Exercice 16.1.2. Comment varie la force de gravitation quand la distance r qui sépare deux
corps augmente ? Et si elle diminue ?
Exercice 16.1.3. Calculer la force d’attraction entre la Terre et la lune, la distance moyenne
entre les deux astres étant r = 384, 4 · 106 km. On donne : MT = 6 · 1024 kg et ML = 7 · 1022
kg
 
Exercice 16.1.4. Désignons par gL l’accélération de gravitation à la surface de la lune gL = 61 gT erre .
Quel est le poids d’un corps de masse m = 80 kg sur la terre et sur la lune ?

16.2 Les planètes de notre système solaire


A. Exemple de situation-problème
Le piège tendu par le soleil

Pourquoi les planètes effectuent des mouvements de révolution autour du soleil ?

F IGURE 16.3 – Planètes du système solaire

B. Analyse de la situation
1o Essayer de justifier l’appellation système solaire.
2o Quel est le « piège » tendu par le soleil aux 9 planète de notre système solaire ?
CHAPITRE 16. LES PILES 66

Masse Rayon
Soleil MS = 1, 99 · 1030 kg RS = 696 · 000 km
= 0, 696 · 109 m
Terre MT = 6 · 1024 kg RT = 6, 357 · 106 m

TABLE 16.2 – Ordre de grandeur

3o Décrire les mouvements de la Terre autour du soleil


4o Décrire le mouvement de la Terre autour de son axe.
5o Quelle est la période du mouvement de la Terre autour du soleil ?
6o Quelle est la période du mouvement de la Terre autour de son axe ?

C. Compétences attendues
Comprendre comment la force de gravitation gouverne notre système solaire.

D. Mots clés
– Les planètes de notre système solaire

E. Matière
Par sa grande masse, le soleil exerce une force de gravitation intense qui emprisonne les
9 planètes de notre système solaire. Les planètes effectuent un mouvement de révolution en
décrivant des trajectoires elliptiques. Le temps nécessaire pour effectuer une révolution est la
période. La période de la Terre dans son mouvement autour du soleil est de 365 jours. La
période de rotation de la Terre autour de son axe est de 24 heures.

F. Évaluation des compétences


Exercice 16.2.1. Citer les 9 planètes de notre système solaire.

Exercice 16.2.2. Quelle est la planète la plus proche du soleil ?

Exercice 16.2.3. Quelle est la planète la plus éloignée du soleil ?

Exercice 16.2.4. Qu’est-ce qui maintient les 9 planètes autour du soleil ?

16.3 Ordres de grandeur


A. Exemple de situation-problème
En Sciences, il est souvent nécessaire de s’intéresser sur les échelles de longueurs, de
temps et de masse impliquées dans le problème à étudier.
On distingue trois échelles : Échelle microscopique, Échelle macroscopique et échelle
astronomique
CHAPITRE 16. LES PILES 67

Échelle microscopique Échelle macroscopique Échelle astronomique


Classer les illustrations suivantes dans l’une des échelles :
(1) : la distance d entre la Terre et l’étoile la plus proche de la Terre

(2) La taille d’une bactérie ` ≈ 10−6 m (3) Un centimètre de longueur (4) La taille de
l’homme (5) La taille d’une cellule biologique (6) La masse de l’escargot (7) La durée
de vie de l’homme (8) La masse du soleil

B. Analyse de la situation
Parmi les illustrations ci-dessus, quelles sont celles qui révèlent :
1o de l’échelle microscopique et pourquoi ?
2o de l’échelle macroscopique et pourquoi ?
3o de l’échelle astronomique et pourquoi ?

C. Compétences attendues
- Développer chez l’élève le bon sens et la capacité de l’estimation
- ···

D. Mots clés
– Échelles microscopique, macroscopique et astronomique
– L’unité astronomique et l’année lumière

E. Matière
Les phénomènes physiques, chimiques et même biologique peuvent se dérouler à trois
échelles différentes, à savoir :
L’échelle microscopique : Les longueurs sont inférieures ou égales au micron, soit la taille
d’une bactérie : `  10−6 m, la taille des atomes, des noyaux atomiques. Elle est diffici-
lement imaginable par l’homme.
L’échelle macroscopique : C’est l’échelle humaine, c’est-à-dire celle de l’expérience quoti-
dienne, pour laquelle les valeurs des longueurs, des durées et des masses sont concevables
par l’homme.
CHAPITRE 16. LES PILES 68

L’échelle astronomique : C’est celle de l’univers, c’est-à-dire du monde des planètes, des
étoiles, des galaxies. Elle aussi est difficilement imaginable pour l’homme. On utilise
généralement deux unités de longueurs pour exprimer les distances très grandes dans
l’univers.
1o L’unité astronomique (UA) est la distance moyenne Terre-Soleil :

1UA = 149, 6 × 109 m

2o L’année-lumière (a`) est la distance parcourue par la lumière dans le vide en une
année. Comme il y a 86400 secondes en un jour et environs 365 jours en un an, on
a:
1a` ' 365 × 864 · 400 × 3 · 108 ' 9, 4 · 1015 m
La vitesse de la lumière dans le vide est c = 3 × 108 m/s

F. Évaluation des compétences


Exercice 16.3.1. Une masse d’un kilogramme de viande relève de quelle échelle ?

Exercice 16.3.2. L’âge de l’univers est estimé à 13, 7 milliards d’années ; il relève de quelle
échelle ?

Exercice 16.3.3. Combien y a-t-il d’unités astronomiques dans une année-lumière ?

Exercice 16.3.4. Combien de temps met un rayon lumineux en provenance de la Lune pour
atteindre la Terre ?

Exercice 16.3.5. Que pensez-vous de l’affirmation suivante ?


« L’image de la voûte céleste d’une nuit étoilée est une image du passé ». Justifiez votre réponse.
Chapitre 17

La planète Terre

17.1 Planète Terre : Caractéristiques, forme, masse, rayon


A. Exemple de situation-problème

F IGURE 17.1 – Représentations de la Terre

B. Analyse de la situation
1o Parmi les illustrations de la figure (17.1), quelle est celle qui représente au mieux la forme
de la Terre ?
2o Y-a-t-il un lien entre la forme aplatie de la Terre et son mouvement de rotation autour de
son axe ?

C. Compétences attendues
– Acquérir des connaissances physiques sur notre planète : ses mouvements, la pesanteur,
sa forme géométrique, etc.
– ...

D. Mots clés
– Calendrier romain

69
CHAPITRE 17. LA PLANÈTE TERRE 70

– Satellites artificielles
– Accélération de pesanteur

E. Matière
La Terre n’est pas une sphère, elle a une forme ellipsoïdale. Ses rayons équatorial et polaire
valent respectivement 6, 4 × 106 m et 6, 35 × 106 m. Sa masse MT = 6 · 1024 kg. La Terre tourne
autour de son axe avec une période de rotation T = 24h. Ce mouvement de rotation autour de
son axe explique l’alternance de jour et de nuit. La latitude est la distance d’un point du globe à
l’équateur. L’accélération de pesanteur varie avec la latitude et l’altitude :
MT
g=G (17.1)
(R + h)2



R : rayon de la T erre
h : altitude

La lune tourne autour de la Terre à une période de rotation de 30 jours. C’est une satellite
naturelle de la Terre.

1. Calendrier romain

X Une année comprend 365 jours, période de révolution de la Terre autour du Soleil.
X Un mois comprend en moyenne 30 jours, période de rotation de la lune autour de la Terre.
X Un jour comprend 24 heures, période de rotation de la Terre autour de son axe.
CHAPITRE 17. LA PLANÈTE TERRE 71

2. Satellites artificiel
De nos jours, les satellites évoluant autour de la Terre sont devenus chose courante. Pour les
placer en orbite, on leur donne de l’accélération au moyen de fusées.
Les satellites artificiels sont mis en orbite pour différents objectifs, entre autres :
X Télécommunication
X Surveillance militaire
X Exploration de l’espace
X Recherche scientifique

F. Évaluation des compétences


Exercice 17.1.1. Calculer la valeur de l’accélération de pesanteur g à la surface (à l’équateur).

Exercice 17.1.2. Calculer la valeur de l’accélération de pesanteur g à l’équateur à une altitude


de 500 km.
Chapitre 18

A la découverte de la lumière

A. Exemple de situation-problème
Dans la salle de cour, on demandera aux élèves de décrire tous les objets matériels qui les
entourent (stylo, table, téléphone, air, . . . ). Et on posera la question de savoir : Qu’est-ce qui
n’est pas matériel ?

B. Analyse de la situation
(1) Citer quelques sources de la lumière.
(2) Citer quelques phénomènes naturels qui font référence à la lumière.
(3) A quoi nous sert la lumière ?
(4) Comment se propage la lumière ?

C. Compétences attendues

D. Mots clés
– Matière,
– Rayon lumineux,
– Faisceau,
– Rayonnement,
– Lumière

E. Matière

18.1 Généralités
Lorsqu’on observe tout ce qui nous entoure, on constate que tout soit matière, soit rayon-
nement. Cependant, il existe une gamme des rayonnements électromagnétiques qui n’est pas
visible à l’œil nu. La bande étroite des rayonnements que nous, les humains, pouvons « voir »
est couramment appelée lumière. Pour la distinguer d’autres rayonnements, on l’appelle même
lumière blanche.

72
CHAPITRE 18. A LA DÉCOUVERTE DE LA LUMIÈRE 73

18.2 Sources de lumière


La seule source de la lumière, c’est la matière qui au niveau microscopique, les électrons
périphériques des atomes effectuent des transitions (d’état d’énergie).

18.3 Production artificielle


La lumière peut être produite artificiellement à travers par exemple, les arcs électriques, les
étincelles, les lampes électriques, les bois ou charbons chauffés, . . .
La lumière est une entité physique très importante à la quelle est consacrée toute une branche
de la physique dénommée : optique.

18.4 Propagation
Pour partir d’un point A à un point B, la lumière suit toujours la trajectoire droite AB = d,
appelée rayon lumineux.

Pour éclairer une surface S, il faut disposer d’un ensemble des rayons lumineux, appelé faisceau
lumineux.

A l’aide d’un prisme, on peut décomposer la lumière blanche (celle du soleil par exemple) en
plusieurs lumières colorées en rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet.
La gamme des rayonnements invisibles comprend : les ondes radio, les micro-ondes, les
ondes infrarouges, les rayons ultraviolets, les rayons X et les rayons gamma.
CHAPITRE 18. A LA DÉCOUVERTE DE LA LUMIÈRE 74

(a) (b)

F IGURE 18.1 – Expérience sur la décomposition de la lumière blanche par un prisme


Chapitre 19

Réflexion et réfraction de la lumière

A. Exemple de situation-problème
Disposant d’une source de la lumière (un pointeur Laser par exemple), un miroir plan, une
équerre. On va demander aux élèves de monter le dispositif suivant :

B. Analyse de la situation
Observez l’expérience et décrivez-la.
(a) comment appelle-t-on le rayon AI
(b) comment appelle-t-on le rayon IB
(c) Comparer les angles Âi et Âr
(d) comment appelle-t-on le rayon IB 0

C. Compétences attendues
– Amener l’élève à comprendre différentes notions générales sur la réflexion de la lumière.
– Amener l’élève à comprendre différentes notions générales sur la réfraction de la lumière

75
CHAPITRE 19. RÉFLEXION ET RÉFRACTION DE LA LUMIÈRE 76

C. Compétences attendues

D. Mots clés
– Réflexion de la lumière
– Réfraction de la lumière

E. Matière
Pour partir d’un point A à un point I, un rayon lumineux suit une trajectoire rectiligne dans
un milieu optique homogène.
La résistance que présente un milieu donné à la propagation de la lumière est appelée Indice de
réfraction est désigné par la lettre n. Pour l’air n = 1, 0029, pour le verre n = 1, 52.
Les milieux dans lesquels, la lumière peut se propager facilement sont appelés les Milieux trans-
parents . Deux milieux transparents sont séparés par une Interface . Quand un faisceau lumineux
rencontre une interface, une partie de la lumière est renvoyée (diffusée) vers l’arrière, c’est le
phénomène de réflexion. Une autre partie traverse l’interface en se propageant dans le second
milieu. Un tel phénomène est la réfraction.
Dans le vide, pour partir d’un point A à un point B, la lumière se propage à la vitesse C = 3.108
m/s .

Le rapport de la vitesse de la lumière dans le vide à la vitesse de la lumière dans un milieu


quelconque est l’indice de réfraction :
v c
n= ⇒ v=
c n

Lois de la réflexion et de la réfraction


(1) L’angle d’incidence égale à l’angle de réflexion

Âi = Âr

(2) Les rayons incident, réfléchi et réfracté sont tous dans le plan d’incidence
(3) Âi < B̂r si l’indice de réfraction du premier milieu est inférieur à l’indice de réfraction
du second milieu. On dit que le second milieu est plus réfringent que le premier. Ainsi le
rayon réfracté dévie en s’approchant de la normale.

F. Évaluation des compétences


(1) Qu’appelle-t-on milieu transparent ?
(2) Énoncer les lois de réflexion et de réfraction de la lumière.
(3) Qu’appelle-t-on indice de réfraction d’un milieu transparent ?
(4) Calculer la vitesse de propagation de la lumière dans le verre, sachant que n = 1, 52.
(5) Comparer la vitesse de propagation de la lumière dans l’air et dans la vide.
(6) Décrivez la trajectoire d’un rayon lumineux qui tombe sur une lame en verre d’indice
nv entourée par l’air d’indice na .
CHAPITRE 19. RÉFLEXION ET RÉFRACTION DE LA LUMIÈRE 77
Chapitre 20

Les lampes électriques

A. Exemple de situation-problème
Pendant la journée les rayons solaires éclairent (éclairage naturel) l’espace dans lequel nous
vivons. Pendant la nuit, ces rayons solaires n’arrivent plus à atteindre notre espace suite aux
différents obstacles qu’ils rencontrent dans leurs trajectoires. Il y a donc de l’obscurité.
Quels sont les appareils que nous utilisons pour éclairer nos maisons, nos rues, nos salles de
classe,. . . pendant la nuit ou lorsque la lumière naturelle n’est pas suffisante pour la bonne exé-
cution des nos différentes activités ?

B. Analyse de la situation
Les élèves donnerons plusieurs réponses d’appareils d’éclairage mais l’enseignant préci-
sera que dans ce chapitre, qu’il s’agit d’une études des lampes électriques. Ainsi les questions
suivantes peuvent être posées pour analyser la situation problème :
(1) Les lampes électriques étant des récepteurs électriques, pour produire de la lumière,
elles utilisent quelle sorte d’énergie ?
(2) Quels sont les éléments qui les constituent de manière générale ?
(3) Existe-t-il combien des sortes des lampes électriques ?
(4) Quelles sont les caractéristiques électriques des ces lampes ?

C. Compétences attendues
(1) Donner quelques éléments sur l’historique des lampes électriques
(2) Donner le principe de fonctionnement, la constitution, les avantages et les inconvénients
de différents types des lampes.

D. Mots clés
– lampes électriques à incandescence, halogènes, à LED, fluorescente, fluocompacte,
– Caractéristiques des lampes

78
CHAPITRE 20. LES LAMPES ÉLECTRIQUES 79

E. Matière
1. Un peu d’histoire
En 1879, Thomas Edison inventa une lampe « incombustible » capable de fonctionner de
longs mois sans se détériorer. En faisant chauffer un fil de carbone dans une ampoule vide d’air,
il avait réussi à faire fonctionner la première lampe à incandescence (ou lampe à filament).
L’éclairage électrique était né et allait connaître un immense développement.
Plusieurs sortes des lampes électriques ont vu le jour dans le but d’améliorer davantage la lu-
mière émise et de diminuer la consommation électrique.

2. Sortes
2.1 Lampes à incandescence
(a) Principe de fonctionnement

Ces lampes très courantes reposent sur un principe de fonctionnement inventé par Tho-
mas Edison au XIXe siècle.
Un filament de tungstène s’échauffe lorsqu’un courant électrique le traverse. Placé dans
une ampoule vide ou remplie d’un gaz inerte, le filament chaud émet des photons lumi-
neux et donc de la lumière. Au cours du temps le filament s’amincit et finit par se rompre.

(b) Constitution

F IGURE 20.1 – Présentation de la constitution de la lampe à incandescence

(c) Avantages
CHAPITRE 20. LES LAMPES ÉLECTRIQUES 80

– Le prix d’achat est moins élevé


– La chaleur dégager par ces lampes est utilisée pour réchauffer les caves des maisons.
(d) Inconvénients

– Très mauvais rendement électrique puisque 92 à 95% de l’énergie électrique sont per-
dus en chaleur ; seuls 5 à 8% de l’électricité consommée sont transformés en lumière.
– L’intensité lumineuse diminue avec le temps.
– La durée de vie n’excède pas 1000 heures.
– Dégagement important de chaleur

2.2 Lampes halogène


(a) Constitution et Principe de fonctionnement

Une lampe halogène est en fait une lampe à incandescence avec un filament de tungstène,
des gaz halogénés (iode et brome) à haute pression ont été introduits dans un verre de
quartz supportant les hautes températures.
La nouveauté vient du fait qu’elles ont été conçues avec un revêtement spécial en verre
infrarouge augmentant leur efficacité. Ce quartz «U V -filter» piège l’essentiel des ultra-
violets et ne laisse passer que la lumière visible, couplé au Xénon qui est un gaz qui
présente une faible conductivité thermique, il permet de réduire les échanges de chaleur
entre le filament et l’enveloppe de la lampe : il est ainsi possible d’alimenter le filament
avec moins de courant pour la même quantité de lumière.

(a) (b)

F IGURE 20.2 – Présentation des lampes halogènes

(b) Avantages

La lampe halogène diffuse de la lumière de qualité, son efficacité lumineuse est supérieure
à celle des lampes à incandescence bien qu’elle reste dans la moyenne. Elle a aussi une
grande durée de vie ce qui permet de faire des économies.
(c) Inconvénients
CHAPITRE 20. LES LAMPES ÉLECTRIQUES 81

La lampe halogène produit aussi beaucoup de chaleur et consomme de l’énergie électrique


en grande quantité.

2.3 Lampes à LED (Diode électroluminescente)


(a) Constitution et Principe de fonctionnement

La lampe à diode électroluminescente, ou lampe à LED, est un type de lampe électrique


qui utilise des diodes électroluminescences (en abrégé DEL, ou encore LED en anglais).
Elles étaient surtout utilisées pour réaliser des voyants lumineux en raison de leur tension
d’alimentation adaptée à l’électronique et leur longue durée de vie (témoin de veille ou de
fonctionnement d’appareils électriques, signalisation...), mais avec les progrès techniques
récents, elles peuvent maintenant aussi servir à éclairer.
L’arrière de la lampe doit être ventilé convenablement pour évacuer une chaleur impor-
tante. On fera donc attention à installer les ampoules à LED dans des luminaires ou des
supports de spot qui sont bien ventilés.

F IGURE 20.3 – Présentation de la constitution de la lampe à LED

(b) Avantages

Sa durée de vie est très longue et sa consommation électrique est faible. La lampe à LED
ne produit pas des rayons ultraviolets contrairement aux autres lampes.

(c) Inconvénients

– Le prix de la lampe LED est élevé.


– Son rendement de couleur est assez décevant.
– Les LEDs de lumière bleue selon l’intensité peuvent endommager partiellement la ré-
tine de l’oeil.

2.4 Lampes fluorescentes


(a) Constitution et Principe de fonctionnement
CHAPITRE 20. LES LAMPES ÉLECTRIQUES 82

La surface interne du tube de verre est recouverte d’une couche de poudres fluorescentes.
Le tube contient deux électrodes, un ou plusieurs gaz rares et une petite quantité de mer-
cure.
Lorsqu’on allume le tube, on établit une décharge entre les deux électrodes, des chocs se
produisent entre des charges négatives (électrons) et les atomes de gaz. Ces derniers ainsi
excités émettent un rayonnement ultraviolet invisible pour l’œil. La poudre fluorescente
absorbe alors ce rayonnement et le convertit en lumière visible (cfr figure20.4).

(a) (b)

F IGURE 20.4 – tube fluorescent

(b) Avantages

– Faible consommation, environ 4 fois moins qu’une lampe à incandescence.


– Il a une grande durée de vie.
(c) Inconvénients

– Pour fonctionner, il a besoin d’une armature spécifique qui comporte deux starters et
un double ballast.
– Sa durée de vie dépend du nombre d’allumages.

2.5 Lampe fluocompacte


(a) Constitution et Principe de fonctionnement

Il s’agit tout simplement d’un tube fluorescent plié.


Ces lampes sont de plus en plus utilisées en raison de leur efficacité énergétique.

A la base d’une ampoule à économie d’énergie, se situe le culot qui renferme un ballast
électronique. Le rôle de ce ballast est d’assurer un courant adapté à un éclairage continu.
Au niveau du tube, un filament génère des électrons. Ce flot d’électrons parcourt l’in-
térieur du tube créant ainsi un arc électrique. Les électrons rencontrent ensuite un gaz
contenu dans le tube émettant de la lumière.
(b) Avantages

La lampe fluocompacte a une bonne efficacité, aussi bien que la lampe incandescente et
possède une grande durée de vie.
CHAPITRE 20. LES LAMPES ÉLECTRIQUES 83

F IGURE 20.5 – Présentation de la constitution de la lampe fluocompacte

(b) inconvénients

La lampe contient des poudres fluorescentes et un gaz à base de vapeur de mercure dans
le tube. Elle doit donc être traitée comme un déchet dangereux à la fin de sa durée de vie.
Ces rayonnements peuvent être nuisibles sur le corps humain. Elle dégage aussi beaucoup
de chaleur.

3. Caractéristiques des lampes


Les caractéristiques des lampes électriques sont les différentes indications des valeurs maxi-
males des grandeurs physiques des lampes électriques pour définir ses conditions de fonction-
nement normal.

Avant toute utilisation de la lampe, l’utilisateur devra donc lire scrupuleusement ces indi-
cations et connecter la lampe dans un circuit à caractéristiques compatibles avec celles de la
lampe. Parmi ces caractéristiques, cotons :
– Tension d’alimentation : Elle indique la valeur maximale de la différence de potentiel que
l’on peut appliquer aux bornes de la lampe. Elle s’exprime en Volt (V ). Elle est souvent
accompagnée de la valeur de la fréquence électrique du réseau.

– Puissance nominale : la puissance électrique est l’énergie électrique consommée par la


lampe électrique pour fournir une intensité lumineuse donnée. Elle s’exprime en Watt
(W ). Elle est toujours liée à la consommation de la lampes et à sa production de chaleur.

– Flux lumineux : le flux lumineux d’une lampe électrique est quantité d’énergie lumineuse
émise par seconde par cette lampe. Elle s’exprime en Lumens (lm). Elle caractérise donc
la puissance lumineuse d’une source telle qu’elle est perçu par l’œil humain.
– Efficacité lumineuse : l’efficacité lumineuse est le rapport du flux lumineux d’une lampe
par sa puissance électrique absorbée. Elle s’exprime en Lumen par Watt (lm/W ).

Dans le huit parade ci-dessous, les lampes sont classées en fonction de leur rendement
lumineux et de leur économie d’énergie. On constatera qu’à consommation électrique
CHAPITRE 20. LES LAMPES ÉLECTRIQUES 84

F IGURE 20.6 – Illustration du flux lumineux

égale, le meilleur tube fluorescent libère quinze fois plus de lumière qu’une simple am-
poule à incandescence.
Sur certains emballages de lampes figure l’étiquette eurocompatible «déclaration Éner-
gie». Sur le plan de l’efficacité et des économies d’énergie, les meilleures lampes sont
classées A, et les plus mauvaises, G.
CHAPITRE 20. LES LAMPES ÉLECTRIQUES 85

– Température de couleur : elle exprime la valeur de la température associée à la couleur


de la lumière produite par la lampe électrique. Elle s’exprime en en Kelvin (K) . Plus la
température est élevée, plus la lumière a un aspect froid et plus la température est basse,
plus plus la lumière a un aspect chaud.

F IGURE 20.7 – Température de couleur associée à deux lampes des couleurs différentes

– Durée de vie : la durée de vie exprime le temps de fonctionnement maximum d’une lampe
lorsqu’elle fonctionne dans des conditions compatibles avec ces caractéristiques. Elle
s’exprime en Heure (h).
– Certaines lampes économes ressemblent tellement à des ampoules ordinaires qu’on pour-
rait les jeter par mégarde à la poubelle. Au moment de s’en débarrasser, il faut se souve-
nir qu’une telle ampoule contient un tube fluorescent et un circuit électronique : il faut
la ramener au magasin ou la déposer dans un centre de tri qui accepte les tubes fluo-
rescents. Les composants électroniques contiennent des métaux lourds, et tous les tubes
abritent une goutte de mercure et un mélange poudreux dont certains éléments sont mal-
venus dans l’environnement. Ainsi, les lampes sont attachées d’un logo « poubelle barrée
»(suivi du logo de l’entreprise de recyclage), qui indique que votre produit doit être re-
cyclé. Apportez-le en déchetterie ou à votre magasin.

F IGURE 20.8 – Logo poubelle barrée

Les images ci-dessous, présentent les différentes caractéristiques rencontrées sur des lampes
d’éclairage domestique :
CHAPITRE 20. LES LAMPES ÉLECTRIQUES 86

(a) (b) (c)

F IGURE 20.9 – Présentation des caractéristiques des lampes fluocompactes

(a) (b)

F IGURE 20.10 – Présentation des caractéristiques des lampes fluorescentes

4. Questions d’expériences sur les montages des lampes électriques


(1) On demande :
CHAPITRE 20. LES LAMPES ÉLECTRIQUES 87

(a) (b)

F IGURE 20.11 – Présentation des caractéristiques des lampes à incandescence

– d’exécuter un circuit électrique alimenté par un générateur à courant continu des ca-
ractéristiques : 24V − 200Ah. Deux lampes à LED (des caractéristiques : 12V, 30W )
sont connectées dans ce circuit et commandées par un interrupteur N 0 1.
– de trouver le mode de branchement de ces lampes
– de mesure à l’aide d’un multimètre la tension aux bornes du générateur et le courant à
travers le circuit.
(2) On demande :
– d’exécuter un circuit électrique alimenté par un générateur à courant continu des carac-
téristiques : 12V − 100Ah. trois lampes à LED (des caractéristiques : 12V, 30W ) sont
connectées dans ce circuit et commandées par un interrupteur N 0 .
– de trouver le mode de branchement de ces lampes
– de mesure à l’aide d’un multimètre la tension aux bornes du générateur et le courant à
travers le circuit.

F. Évaluation des compétences


(1) Qui est l’inventeur de la lampe électrique ?
(2) Citer les différentes sortes des lampes électriques.
(3) Donner les inconvénients des lampes à incandescences.
(4) Pourquoi l’éclairage domestique est actuellement envahi par les lampes fluorescentes et
à LED ?
(5) Identifier les caractéristiques données par les photos des lampes électriques des figures
13.2, 13.3, 13.4.
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