NOTES DROITS
Droit objectif/ Droits subjectifs protège par le Droit objectif
Personnalité juridique c’est son aptitude à être titulaire de droit et d’obligation. Les personnes
sont des sujets de droit.
L’administration légale : les mineurs sont protégés les parents sont les administrateurs légaux
en cas de décès le mineur est placé sous tutelle.
La personne morale c’est un groupement de personne à qui on octroie une personnalité
juridique. Il est représenté par son un représentant légal.
Les droits subjectifs appartiennent au sujet de droit ; les droits objectifs l’ensemble des
règles….
Les règles de droit public -le droit pénal-les règles de droit privé.
Toute infraction qui n’a pas été prévue ne fait pas sujet de sanction.
Les règles de droit par l’Assemblée Nationale pouvoir législatif.
Le droit des affaires * l’esprit d’entreprise
INTRODUCTION
Le droit de l’entreprise ou droit des affaires est :
_l’ensemble des règles applicables aux activités économiques telle qu’elle se présente
aujourd’hui c’est-à-dire les activités commerciales, industrielles et financières.
_l’entreprise peut se définir comme une unité de production et de distribution organisée,
permanente mettant en œuvre des moyens humains et matériels dans le but de chercher des
profits.
L’entreprise est réglementée par le droit du travail, le droit bancaire, le droit pénal. Ainsi, le
droit commercial distingue l’entreprise individuelle, c’est-à-dire le commerçant personne
physique de l’entreprise, de l’entreprise sociétaire personne morale. De meme, ce droit
organise les sources de financement en entreprise.
Le droit civil va réglementer la situation des biens à travers le fonds de commerce de meme
le droit du travail réglemente le rapport entre employés et employeurs.
Enfin, le droit de la concurrence fixe les règles du marché concurrentiel dans lequel évolue
l’entreprise. Les règles juridiques applicables sont nombreuses et les principales normes se
rapportant à l’activité économique seront étudiées à travers la structure juridique qui mène
l’activité et les relations juridiques qu’entretiennent ces structures(relation de travail).
1ère Partie : Structure juridique de l’entreprise
Les entreprises sont les acteurs de la vie juridique. En effet, elles sont au cœur de la vie
politique, économique et sociale. Par conséquent, créer une entreprise, c’est s’engager.
Ainsi, s’engager seul ou s’associer dépend des considérations psychologiques, financières et
juridiques.
S’engager seul, c’est créer une entreprise individuelle (chapitre I) . Constituer une société
c’est créer une personne morale.
Cependant, la personne morale ou personne physique dispose d’un fonds de commerce
(chapitre II).
Ainsi, du point de vue juridique, on distingue l’entreprise individuelle de l’entreprise
sociétaire.
CHAP 1 : L’ENTREPRISE INDIVIDUELLE ET L’UNITE DE PATRIMOINE
L’entreprise individuelle n’a pas une existence juridique, l’entrepreneur exploite une activité
en son nom et pour son compte. Le plus souvent, cette activité est commerciale et elle confère
à son titulaire le statut de commerçant (section I). Mais ce commerçant dispose d’un
patrimoine appelé fonds de commerce (section II).
SECTION I : LE STATUT JURIDIQUE DU COMMERCANT
A / DEFINITION
Est commerçant celui qui accomplit des actes de commerce et en fait sa profession habituelle.
Le commerçant est défini par la nature des actes qu’il accomplit (A) mais l’accès à la profession
commerciale est réglementé (B).
Par conséquent la qualité de commerçant confère à son titulaire un certain nombre
d’obligations(C) et un certain nombre de prérogatives (D).
B/LES ACTES DE COMMERCE
Les actes de commerce sont des actes accomplis par le commerçant à titre de profession
habituelle. L’habitude se caractérise par la répétition constante des actes de meme nature.
Par conséquent l’exercice occasionnel d’actes de commerce ne confère pas la qualité de
commerçant. L’acte uniforme de L’OHADA retient une série d’acte dont l’accomplissement
engendre nécessairement une commercialité ; le commercial s’oppose au civil. Il s’agit de :
[Link] actes de commerce par nature :
o Contrats entre commerçants pour les besoins de leur commerce
o Les opérations de banque, de change, de bourse, de courtage, d’assurance et de transit
o L ’exploitation industrielle des mines, carrières et de tout gisement de ressources
naturelles
o Les opérations de location de meubles
o Les opérations de manufacture, de transport, et de télécommunications
o L’achat de biens meubles ou immeubles en vue de leur revente
o Les opérations des intermédiaires de commerce tels que commission, courtage agence
o Ainsi que les opérations d’intermédiaires pour l’achat , la souscription, la vente ou la
location d’immeuble, de fonds de commerce, d’actions ou de parts de sociétés
commerciales ou immobilières
o Les actes effectués par les sociétés commerciales
2. les actes de commerce par la forme
Constituent des actes de commerce par la forme : la lettre de change, le billet à ordre et
le warrant (ces documents sont appelés des effets de commerce ; étant des instruments
de paiement et de crédit).
3. Les actes de commerce par accessoire
Constituent des actes de commerce par la théorie de l’accessoire des actes purement civils
mais qui sont accomplis par le commerçant a l’occasion de son commerce. Cette définition
de l’acte de commerce permet d’écarter du statut de commerçant un certain nombre de
professions qui conservent un caractère civil ou libéral.
C. L’accès à la profession commerciale
Cet accès est réglementé et il est gouverné par un principe (1) et ce principe admet des
exceptions(2)
1. Le principe de la liberté du commerce
Selon ce principe, toute personne peut se déclarer normalement commerçante ou
industrielle sans entrave et exercée librement la profession d’entrepreneur. Ainsi, il s’agit
d’une liberté d’exercice et une liberté du choix de l’activité commerciale.
Cette liberté d’entrerprise et d’exploitation de tout commerce est une liberté publique
(droit reconnu à un citoyen et se trouvant dans la constitution).
Cependant, cette liberté du commerce admet quelques exceptions : des restrictions qui
sont relatives à certaines personnes et des restrictions qui sont relatives à certains
commerces.
2. Les exceptions aux principes
Il s’agit des restrictions qui sont relatives aux personnes : elles sont édictées dans le but
de protéger un intérêt publique ou privé . Parmi ces restrictions, on peut noter les
incapacités, les incompatibilités et les interdictions.
L’interdiction est une déchéance qui prive le pouvoir à une personne. L'incapacité vise à
protéger la personne et ses biens.
L'incompatibilité concerne les personnes dont la profession est incompatible avec les
assises d'une profession commerciale comme Les auxiliaires de la justice, les
fonctionnaires, les comptables, les experts comptables.
Toute personne qui ne respecte pas ces incompatibilités sera suspendue ou radiée de ses
fonctions.
il est admis dans l'intérêt général que les autorités apportent des restrictions à l'exercice
de certains commerces, on parle alors de commerce interdit et de commerce soumis à
l'autorisation administrative.
Les commerces interdits pour diverses raisons: raison de santé publique, raison de sécurité
publique. Les autorités interdisent certains commerces.
EX: la fabrication et vente de stupéfiants , fabrication et vente d'armes.
Les commerces soumis à autorisation administrative :
C'est une limitation qui permet à l'état de surveiller et de diriger l'économie. Cette
restriction prend la forme d'une autorisation ou d'une licence.
EX: autorisation d'exploitation pour les banques ou licence d'exploitation pour les débits
de boisson ou pour le transport routier. De meme pour les étrangers il faut une
autorisation.
D/ LES OBLIGATIONS DU COMMERCANT
La qualité de commerçant entraine essentiellement deux conséquences : les obligations que
la loi met à sa charge et les prérogatives dont il bénéficie :
1 /L’immatriculation au registre du commerce et du crédit mobilier
Cette obligation est encore appelée obligation de publicité. L4immatriculation se fait au
niveau du tribunal à compétence commerciale. Et dans ce cas le commerçant doit fournir des
renseignements sur son identité, son régime matrimonial et sur son activité future. Ensuite,
un numéro d’immatriculation lui sera attribué et ce numéro doit figurer sur tous ses
documents commerciaux.
NB : toute personne qui exerce le commerce sans se faire immatriculer sera considéré comme
un commerçant de fait par opposition au commerçant de droit qui lui s’est fait immatriculer
au registre du commerce et du crédit immobilier.
2 / les obligations comptables, financières et fiscales
La tenue d’une comptabilité est une obligation majeure pour le commerçant. Elle est
indispensable à une bonne gestion de l’entreprise, à l’information de ses membres et
partenaires sur sa situation patrimoniale et financière. En effet, les documents comptables
sont des moyens de preuve. Et c’est la raison pour laquelle l’acte uniforme et de l’OHADA
exige la tenue des documents suivants : le journal, le grand livre avec la balance générale
récapitulative ainsi que le livre d’inventaire. Ces documents doivent mentionner le numéro
d’immatriculation du commerçant concerné.
Ces documents doivent être cotés et parafaits par un juge compétent.
Ils doivent être tenus sans blanc, ni altération d’aucune sorte.
Ces documents doivent donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et
du résultat de l’entreprise. Cette image fidèle doit être conforme aux principes comptables
reconnus et retenus par le SYSCOHADA.
Le non-respect des obligations comptables entraine deux types de sanctions fiscales et
pénales. Ces sanctions sont prévues dans le code général des impôts du Sénégal.
3 / Autres obligations du commerçant
Le commerçant doit s’acquitter de l’impôt.
Ex : l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu, la patante (taxe professionnelle).
Les commerçants doivent respecter les règles du droit de la concurrence
Le commerçant doit disposer un compte bancaire (voir chapitre sur les instruments de
paiement), le commerçant doit respecter les règles du droit du travail lorsqu’il embauche des
auxiliaires salariés (voir droit du travail).
E/ LES PREROGATIVES DU COMMERCANT
Le législateur a prévu un certain nombre de prérogatives ou droits au profit du commerçant.
Il s’agit de :
1 /Le droit de recourir à l’arbitrage
L’arbitrage est un moyen de règlement des conflits commerciaux. Il est différent de la voie
judiciaire car ce sont des personnes privées ayant une certaine expertise qui sont choisies pour
trancher les litiges commerciaux. En matière commercial l’arbitrage se déroule sous l’égide de
la cour commune de justice de l’arbitrage de l’OHADA.
2/ le droit de recourir au principe de la liberté de la preuve
En matière commerciale, la preuve se fait par tous moyens donc c’est le principe de la liberté
de la preuve qui s’applique. Les différents moyens de preuve sont : l’écrit (acte authentique
ou acte sous saint privé), l’aveu (acte judiciaire ou extrajudiciaire), le serment (supplétif ou
décisoire), le témoignage, les présomptions (simple ou irréfragable), la commune renommée.
Les moyens de preuve sont rangés en deux partie : les moyens de preuve parfaite, et les
moyens de preuve imparfaite.
3 /Le droit au renouvellement du bail commercial
En effet le commerçant locataire des locaux où il exerce son activité commerciale est
spécialement bien protégé par la loi contre les expulsions arbitraires (voir TD)
SECTION II : LE FONDS DE COMMERCE
Le fonds de commerce constitue l’essentiel du patrimoine du commerçant. Il comprend un
certain nombre d’éléments (Paragraphe 1). Mais le fonds peut faire l’objet d’opérations
juridiques (paragraphe 2).
Paragraphe 1 : les éléments constitutifs du fonds de commerce
Selon l’OHADA, le Fonds de commerce peut être défini comme : « un ensemble de moyens
qui permettent au commerçant d’attirer et de conserver la clientèle ».
En réalité, le fond de commerce est l’ensemble des biens et des droits qui servent à un
commerçant ou à un industriel. Il comprend des éléments corporels et des éléments
incorporels.
A / LES ELEMENTS CORPORELS
Ils sont rangés en deux catégories :
_les biens corporels servant à l’exploitation du fonds : mobilier, matériels industriels, outillage
etc…
_les marchandises : ce sont des objets mobiliers destinés à être vendu en l’état : marchandises
au sens strict du terme, produit fini ou après avoir été transformé : matière premières,
produits semi finis.
B/ LES ELEMENTS INCORPORELS
Ce sont essentiellement les éléments qui déterminent la nature juridique de biens meubles
incorporels du fonds de commerce. Il s’agit de :
_la clientèle : ce sont toutes les personnes qui sont en relation d’affaires suivi avec le
commerçant. Donc c’est l’élément principal du fond de commerce et c’est elle qui lui confère
sa nature juridique de biens meubles incorporels. A coté de la clientèle il y’a l’achalandage qui
désigne les clients occasionnels ou de passage.
_le nom commercial : c’est le nom sous lequel une personne exerce le commerce.
_l’enseigne : c’est l’emblème de fantaisie par lequel un établissement se distingue des autres
qui exercent des activités similaires. Elle sert à attirer la clientèle
_les droits intellectuels : ce sont des droits qui sont à la fois patrimoniaux et extra
patrimoniaux (des droits mixtes). Ces droits sont au nombre de deux catégories :
_le droit de propriété industriel : il comprend les brevets d’invention, les dessins et modèles
industriels, les marques de fabrique ou de commerce. Ces droits confèrent à leur titulaire un
droit d’exploitation d’une invention ou d’une découverte. Ce droit est un droit exclusif ; c’est
un monopole d’exploitation.
_le droit au renouvellement du bail commercial
_le droit de propriété littéraire et artistique : il découle de la session à un commerçant des
droits d’exploitation d’une œuvre littéraire et artistique appartenant à un artiste ou à un
littéraire. Le droit de propriété littéraire ou artistique confère à son titulaire un monopole
d’exploitation.
Paragraphe 2 : les opérations sur fonds de commerce
Le fonds de commerce peut être affecté sur trois opérations juridiques suivantes : la vente ou
OBJET (déterminé-licite-certain)
CAUSE (licite-réelle)
OBJET CAUSE CAPACITE DE CONTRACTER (aptitude d’une personne à contracter)
CONSENTEMENT NON VICIE (par le dol, l’erreur et la violence)
CONDITION DE FORME NOTAIRE (exceptionnellement pour certains
contrats)
A la charge d’une ou de plusieurs
personnes
CONTRAT CONVENTION Crée des
obligations
Au profit d’une ou de plusieurs
personnes
CONDITION
CAPACITE DE DE FORME
CONSENTE
CONTRACTER NOTAIRE
MENT NON
VICIE
FORMATION DES CONTRATS