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Fusion thermonucléaire et plasmas 2024

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SESSION 2024 PC2P

ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE PC


____________________

PHYSIQUE
Durée : 4 heures
____________________

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il le signalera sur sa copie
et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.

RAPPEL DES CONSIGNES


• Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d’autres
couleurs, excepté le vert, bleu clair ou turquoise, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas
et la mise en évidence des résultats.
• Ne pas utiliser de correcteur.
• Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
______________________________________________________________________________

Les calculatrices sont autorisées.

1/14
Des plasmas pour la fusion thermonucléaire

Présentation générale
Pour répondre à la raréfaction des énergies fossiles, il est nécessaire de trouver de nouvelles
sources d’énergie décarbonées. Parmi celles-ci, la fusion thermonucléaire est une des pistes à long
terme qui donne lieu à une coopération internationale sans précédent avec le projet de recherche
ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor), dont les installations sont implantées à
Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône.

La fusion thermonucléaire consiste à faire entrer en collision deux noyaux légers pour obtenir un
noyau plus lourd. Cette réaction nucléaire libère de grandes quantités d’énergie du fait qu’une partie
de la masse des noyaux est convertie en énergie. Les efforts de recherche portent actuellement sur
une réaction nucléaire impliquant deux isotopes de l’hydrogène : le deutérium 21𝐷𝐷 et le tritium 31𝑇𝑇. La
réaction nucléaire produit un noyau d’hélium 42𝐻𝐻𝐻𝐻 et un neutron selon l’équation de réaction :
2
1𝐷𝐷 + 31𝑇𝑇 ⟶ 42𝐻𝐻𝐻𝐻 + 10𝑛𝑛

Dans un réacteur de fusion, la matière est à l’état de plasma. On appelle plasma un état de la matière
constitué d’ions, d’électrons libres et d’espèces neutres. Cet état résulte des très hautes
températures atteintes dans le réacteur qui permettent l’ionisation des atomes.

Ce sujet aborde quelques aspects de la physique des plasmas dont la compréhension est essentielle
pour la maîtrise de la fusion contrôlée. Dans la partie I, on s’intéressera au confinement magnétique
du plasma de fusion dans le réacteur par l’étude du mouvement d’une particule chargée de ce
plasma dans un champ magnétique. Dans la partie II, on complétera cette approche en tenant
compte des collisions possibles entre particules du plasma, ce qui se traduit par un phénomène de
diffusion. Enfin, dans la partie III, on envisagera quelques manières d’atteindre les températures
nécessaires pour initier les réactions de fusion : chauffage ohmique par induction et propagation
d’ondes électromagnétiques dans le plasma.

Les trois parties de ce problème sont indépendantes. Certains résultats de la sous-partie I.1 seront
toutefois utiles pour la suite et pourront être admis même s’ils n’ont pas été démontrés.

Données numériques

Permittivité diélectrique du vide : 𝜀𝜀0 = 8,85·10-12 F·m-1


Perméabilité magnétique du vide : 𝜇𝜇0 = 1,26·10-6 H·m-1
Charge élémentaire : 𝑒𝑒 = 1,6·10-19 C
Masse de l’électron : 𝑚𝑚𝑒𝑒 = 9,1·10-31 kg
Constante de Boltzmann : 𝑘𝑘𝐵𝐵 = 1,4·10-23 J·K-1

Formulaire

Formule du double rotationnel : ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐴) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗


rot (rot grad(div 𝐴𝐴) − ∆𝐴𝐴

2/14
Partie I - Confinement magnétique du plasma
Les plasmas créés pour réaliser la fusion thermonucléaire ayant des températures extrêmement
élevées, ceux-ci ne peuvent être au contact direct de la paroi du réacteur qui fondrait ou serait
fortement endommagée. Pour contenir ces plasmas, on doit donc réaliser un confinement
immatériel : la méthode la plus étudiée à ce jour est le confinement magnétique. On se propose
dans cette partie d’en comprendre le principe par l’étude du mouvement d’une unique particule
chargée au sein du plasma : un cation de masse 𝑚𝑚 et de charge électrique +𝑒𝑒 (le cas d’un électron
se traitant de manière similaire). On supposera que seule la force magnétique agit sur le cation et
qu’aucune collision n’a lieu avec les autres espèces présentes dans le plasma.

I.1 - Confinement d’une particule chargée dans un champ magnétique stationnaire et


uniforme

Le champ magnétique nécessaire au confinement du plasma est créé par un solénoïde d’axe (𝑂𝑂𝑂𝑂)
𝑢𝑢𝑧𝑧 , constitué de 𝑁𝑁 spires de rayon 𝑎𝑎, régulièrement réparties sur une
orienté par le vecteur unitaire ⃗⃗⃗⃗
longueur 𝑑𝑑 ≫ 𝑎𝑎. Toutes les spires sont parcourues par un courant d’intensité 𝐼𝐼 constante (figure 1).

Figure 1 - Schéma du solénoïde. Seules quelques spires sont représentées par souci de lisibilité

Q1. Montrer que le champ magnétique à l’intérieur du solénoïde est de la forme 𝐵𝐵 ⃗ = 𝐵𝐵0 𝑢𝑢
⃗⃗⃗⃗𝑧𝑧 , avec
𝐵𝐵0 une constante qu’on exprimera, entre autres, en fonction de l’intensité 𝐼𝐼. On admettra que
le champ magnétique est nul à l’extérieur du solénoïde et on négligera les effets de bord.

On s’intéresse maintenant au mouvement d’un cation de masse 𝑚𝑚 et de charge électrique +𝑒𝑒


⃗ = 𝐵𝐵0 𝑢𝑢
à l’intérieur de ce solénoïde, soumis au champ 𝐵𝐵 ⃗⃗⃗⃗𝑧𝑧 .

Q2. Montrer que la puissance de la force magnétique est nulle. En déduire que l’énergie cinétique
du cation se conserve. Par la suite, on notera 𝑣𝑣0 la norme constante de la vitesse du cation au
cours de son mouvement.

On suppose d’abord que le cation a un mouvement dans un plan perpendiculaire au champ


⃗ = 𝐵𝐵0 𝑢𝑢
magnétique 𝐵𝐵 ⃗⃗⃗⃗𝑧𝑧 .

Q3. Représenter sur un schéma le vecteur vitesse 𝑣𝑣 du cation, le vecteur champ magnétique 𝐵𝐵 ⃗
perpendiculaire au plan de la feuille et la force magnétique ⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐹𝑚𝑚 . Esquisser la courbure de la
trajectoire puis représenter les vecteurs unitaires du repère de Frenet.

Q4. Donner l’expression de l’accélération du cation dans le repère de Frenet en fonction de sa


vitesse 𝑣𝑣0 et du rayon de courbure 𝑟𝑟 de la trajectoire. Montrer que la trajectoire du cation est
𝑣𝑣0 𝑒𝑒𝐵𝐵0
circulaire, de rayon 𝑟𝑟𝐿𝐿 = appelé rayon de Larmor, avec 𝜔𝜔𝑐𝑐 = la pulsation cyclotron.
𝜔𝜔𝑐𝑐 𝑚𝑚

3/14
On suppose maintenant que le cation possède une vitesse initiale 𝑣𝑣0 parallèle au champ magnétique
⃗ = 𝐵𝐵0 𝑢𝑢
𝐵𝐵 ⃗⃗⃗⃗𝑧𝑧 .

Q5. En projetant le principe fondamental de la dynamique selon ⃗⃗⃗⃗𝑢𝑢𝑧𝑧 , montrer que la composante 𝑣𝑣𝑧𝑧
de la vitesse du cation selon 𝑢𝑢
⃗⃗⃗⃗𝑧𝑧 est constante. En déduire que le mouvement est rectiligne.
Peut-on affirmer que le cation est confiné ?

Pour une vitesse initiale quelconque du cation, le mouvement est une combinaison du mouvement
circulaire perpendiculaire au champ magnétique et du mouvement rectiligne parallèle au champ
magnétique : la trajectoire est alors hélicoïdale.

Q6. Actuellement, la majorité des recherches sur le confinement magnétique portent sur les
tokamaks, pour lesquels les bobines produisant le champ magnétique ne forment pas un
cylindre (comme pour le solénoïde) mais un tore (figure 2), qui est un cylindre refermé sur lui-
même. Le confinement magnétique du plasma est donc assuré par les bobines toroïdales (le
rôle du solénoïde central sera étudié dans la sous-partie III.2). Quelle raison a conduit à
retenir une géométrie toroïdale ?

Solénoïde
central

obines
Plasma toroïdales

Figure 2 - Schéma d’un tokamak

Q7. Calculer le rayon de Larmor d’un cation d’hélium 42𝐻𝐻𝐻𝐻 + (masse 𝑚𝑚 = 6,6·10-27 kg) de vitesse
𝑣𝑣0 = 3·105 m·s-1 dans le tokamak d’ITER produisant un champ magnétique 𝐵𝐵0 = 12 T.
Commenter, sachant que les rayons internes des bobines toroïdales sont de 2 m à l’horizontale
et de 3,4 m à la verticale.

I.2 - Bouteille magnétique

Lors des premières recherches sur la fusion contrôlée, il a été envisagé de confiner le plasma à
l’aide d’une " bouteille magnétique ", qui est un solénoïde dont le rayon des spires diminue lorsqu’on
se rapproche de ses bords. L’allure des lignes de champ dans une bouteille magnétique est
représentée sur la figure 3.

4/14
Figure 3 - Lignes de champ d’une bouteille magnétique

Q8. Comment évolue qualitativement l’intensité du champ magnétique lorsqu’on se rapproche des
bords de la bouteille magnétique (c’est-à-dire lorsque |𝑧𝑧| augmente) ? Représenter
graphiquement l’allure de la norme du champ magnétique 𝐵𝐵(𝑧𝑧) sur l’axe (𝑂𝑂𝑂𝑂).

On s’intéresse au mouvement d’un cation de masse 𝑚𝑚 dans cette bouteille magnétique autour de
l’axe (𝑂𝑂𝑂𝑂). Son vecteur vitesse est 𝑣𝑣 = ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗∥ , où ⃗⃗⃗⃗
𝑣𝑣⊥ + 𝑣𝑣 𝑣𝑣⊥ désigne la vitesse dans le plan perpendiculaire
à 𝑢𝑢
⃗⃗⃗⃗𝑧𝑧 , et 𝑣𝑣
⃗⃗⃗∥ la vitesse selon ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑢𝑧𝑧 .

Q9. Rappeler, schéma à l’appui, la définition du moment magnétique 𝜇𝜇 d’une boucle de courant
plane.

Q10. Au voisinage de l’axe (𝑂𝑂𝑂𝑂), le champ magnétique est localement uniforme et orienté selon ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑢𝑧𝑧 :
⃗ = 𝐵𝐵 𝑢𝑢
𝐵𝐵 ⃗⃗⃗⃗𝑧𝑧 . Dans cette question, on suppose comme dans la Q4 que le mouvement du cation
est circulaire, uniforme et de vitesse 𝑣𝑣⊥ , perpendiculairement au champ magnétique. Montrer
que le moment magnétique 𝜇𝜇 associé au cation a pour expression :

𝑚𝑚𝑣𝑣⊥ 2
𝜇𝜇 = − 𝑢𝑢 .
⃗⃗⃗⃗
2𝐵𝐵 𝑧𝑧

L’expression du moment magnétique établie à la Q10 reste en première approximation valable


malgré les déplacements du cation selon l’axe (𝑂𝑂𝑂𝑂). En outre, on peut montrer que ce moment
magnétique reste constant au cours du mouvement. Ainsi, le cation peut être assimilé à un dipôle
magnétique rigide se déplaçant selon l’axe (𝑂𝑂𝑂𝑂), auquel on associe une énergie potentielle de la
⃗.
forme 𝐸𝐸𝑝𝑝 = −𝜇𝜇 ∙ 𝐵𝐵

1
Q11. Montrer que 𝐸𝐸 = 𝑚𝑚𝑣𝑣∥ 2 + 𝐸𝐸𝑝𝑝 est une constante. Quelle signification physique peut-on donner
2
1 2
aux termes 𝑚𝑚𝑣𝑣∥ et 𝐸𝐸 du point de vue du dipôle magnétique ?
2

Q12. Tracer l’allure de 𝐸𝐸𝑝𝑝 (𝑧𝑧). Discuter qualitativement les différents mouvements possibles du
cation dans la bouteille magnétique en fonction de la valeur de 𝐸𝐸 (états libres ou états liés).
Dans quel cas peut-on dire que la bouteille magnétique se comporte comme un " miroir
magnétique ", c’est-à-dire que le cation repart dans la direction opposée sur les bords de la
bouteille ?

Q13. Quel défaut présente la bouteille magnétique pour le confinement du plasma ?

5/14
Partie II - Diffusion du plasma
L’étude menée dans la partie I est insuffisante au sens où elle néglige la possibilité de collisions, ce
qui se traduit au niveau macroscopique par un phénomène de diffusion. On se propose dans cette
partie d’étudier la diffusion d’un plasma faiblement ionisé, c’est-à-dire un plasma dans lequel les
collisions ont lieu presque exclusivement entre des particules chargées et des espèces neutres : il
ne s’agit certes pas des conditions réelles d’un plasma de fusion, mais cette étude permet
néanmoins de dégager certaines propriétés physiques spécifiques à la diffusion dans les plasmas.
Dans les sous-parties II.1 et II.2, on étudiera la diffusion en l’absence de champ magnétique, puis
dans la sous-partie II.3, on discutera qualitativement l’effet du champ magnétique sur la diffusion.

II.1 - Équation de diffusion ambipolaire

On assimile le plasma à un milieu constitué d’ions de charge +𝑒𝑒, d’électrons libres de charge −𝑒𝑒
et d’espèces neutres. Le plasma est contenu entre deux parois conductrices infinies situées aux
abscisses 𝑥𝑥 = 0 et 𝑥𝑥 = 𝐿𝐿 (figure 4). On suppose qu’il y a invariance du milieu selon toute direction
parallèle à ces plaques, si bien que les caractéristiques du plasma ne dépendent que de l’abscisse
𝑥𝑥 et du temps 𝑡𝑡. Pour toutes les grandeurs physiques introduites, l’indice 𝑖𝑖 se rapporte aux ions,
l’indice 𝑒𝑒 aux électrons. On note 𝑛𝑛𝑖𝑖 (𝑥𝑥, 𝑡𝑡) et 𝑛𝑛𝑒𝑒 (𝑥𝑥, 𝑡𝑡) les densités volumiques d’ions et d’électrons
(exprimées en m-3), 𝒿𝒿𝑖𝑖 = 𝒿𝒿𝑖𝑖 (𝑥𝑥, 𝑡𝑡) 𝑢𝑢
⃗⃗⃗⃗𝑥𝑥 et 𝒿𝒿𝑒𝑒 = 𝒿𝒿𝑒𝑒 (𝑥𝑥, 𝑡𝑡) 𝑢𝑢
⃗⃗⃗⃗𝑥𝑥 les vecteurs densité de flux d’ions et
d’électrons (exprimés en m s ). On néglige la possibilité de recombinaison entre les ions et les
-2. -1

électrons au sein du plasma.

paroi paroi

plasma

Figure 4 - Géométrie de l’enceinte contenant le plasma

Q14. Établir l’équation locale de conservation des électrons :

𝜕𝜕𝑛𝑛𝑒𝑒 𝜕𝜕𝒿𝒿𝑒𝑒
+ =0.
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕

Donner par analogie l’équation locale de conservation des ions.

6/14
Q15. Les parois étant conductrices, les électrons libres et les ions arrivant sur les parois se
recombinent entre eux de façon quasi-instantanée, si bien que 𝑛𝑛𝑖𝑖 = 𝑛𝑛𝑒𝑒 = 0 sur les parois. En
effectuant un bilan de charge électrique sur la paroi située en 𝑥𝑥 = 𝐿𝐿, établir la
relation 𝒿𝒿𝑖𝑖 (𝑥𝑥 = 𝐿𝐿, 𝑡𝑡) = 𝒿𝒿𝑒𝑒 (𝑥𝑥 = 𝐿𝐿, 𝑡𝑡).

On suppose la quasi-neutralité du plasma, c’est-à-dire que 𝑛𝑛𝑖𝑖 (𝑥𝑥, 𝑡𝑡) = 𝑛𝑛𝑒𝑒 (𝑥𝑥, 𝑡𝑡) = 𝑛𝑛(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) dans le
plasma.

Q16. À l’aide des résultats des deux questions précédentes, montrer que 𝒿𝒿𝑖𝑖 (𝑥𝑥, 𝑡𝑡) = 𝒿𝒿𝑒𝑒 (𝑥𝑥, 𝑡𝑡).

Du fait de la présence des charges, un champ électrique 𝐸𝐸⃗ = 𝐸𝐸(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) 𝑢𝑢


⃗⃗⃗⃗𝑥𝑥 existe dans le plasma. Les
vecteurs densité de flux obéissent alors à des relations de la forme :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑛𝑛
𝒿𝒿𝑖𝑖 = 𝑛𝑛𝜇𝜇𝑖𝑖 𝐸𝐸⃗ − 𝐷𝐷𝑖𝑖 grad
{
𝒿𝒿𝑒𝑒 = −𝑛𝑛𝜇𝜇𝑒𝑒 𝐸𝐸⃗ − 𝐷𝐷𝑒𝑒 grad ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑛𝑛

avec 𝜇𝜇𝑖𝑖 et 𝜇𝜇𝑒𝑒 les mobilités, et 𝐷𝐷𝑖𝑖 et 𝐷𝐷𝑒𝑒 les coefficients de diffusion des ions et des électrons.

Q17. Comment s’appelle la loi associée au terme −𝐷𝐷 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗


grad 𝑛𝑛 apparaissant dans ces deux

expressions ? Que traduit physiquement le terme ±𝑛𝑛𝑛𝑛𝐸𝐸 ?

𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
Q18. Après avoir exprimé 𝐸𝐸(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) en fonction de , montrer que 𝒿𝒿 = 𝒿𝒿𝑖𝑖 = 𝒿𝒿𝑒𝑒 = −𝐷𝐷𝑎𝑎 avec 𝐷𝐷𝑎𝑎 le
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
coefficient de diffusion ambipolaire, qu’on exprimera en fonction de 𝜇𝜇𝑖𝑖 , 𝜇𝜇𝑒𝑒 , 𝐷𝐷𝑖𝑖 et de 𝐷𝐷𝑒𝑒 .

Q19. En déduire l’équation de diffusion ambipolaire :

𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕 2 𝑛𝑛
= 𝐷𝐷𝑎𝑎 2 .
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝑥𝑥

II.2 - Résolution de l’équation de diffusion ambipolaire

On souhaite résoudre l’équation de diffusion ambipolaire établie à la Q19. Pour cela, on recherche
des solutions sous la forme 𝑛𝑛(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) = 𝐹𝐹(𝑡𝑡)𝐺𝐺(𝑥𝑥), où 𝐹𝐹 et 𝐺𝐺 sont deux fonctions à déterminer.

Q20. Montrer que l’équation de diffusion ambipolaire se ramène au système d’équations


différentielles :

𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐹𝐹
+ =0
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝜏𝜏
𝑑𝑑 2 𝐺𝐺 𝐺𝐺
2
+ =0
{ 𝑑𝑑𝑥𝑥 𝐷𝐷𝑎𝑎 𝜏𝜏

avec 𝜏𝜏 une constante homogène à un temps, qui sera introduite au cours du calcul et qu’on
supposera positive dans les questions suivantes.

Q21. En déduire 𝑛𝑛(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) en fonction de 𝜏𝜏, 𝐷𝐷𝑎𝑎 et de deux constantes d’intégration qu’on ne cherchera
pas à déterminer à ce stade.

Q22. On rappelle que sur les parois, 𝑛𝑛 = 0 à tout instant. En utilisant ces conditions aux limites,
montrer qu’il existe des modes de diffusion 𝑛𝑛𝑝𝑝 (𝑥𝑥, 𝑡𝑡) indicés par un entier 𝑝𝑝 ∈ ℕ∗ tel que le temps
𝜏𝜏 caractéristique du mode 𝑝𝑝 a pour expression :

1 𝐿𝐿 2
𝜏𝜏𝑝𝑝 = ( ) .
𝐷𝐷𝑎𝑎 𝑝𝑝𝑝𝑝

7/14
Par application du théorème de superposition des solutions, on écrit la solution complète de
l’équation de diffusion sous la forme :

𝑛𝑛(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) = ∑ 𝑛𝑛𝑝𝑝 (𝑥𝑥, 𝑡𝑡) .


𝑝𝑝

Q23. Si tous les modes de diffusion sont a priori présents à l’instant initial, seul le mode 𝑝𝑝 = 1
perdure de façon visible. Expliquer pourquoi. Donner l’expression de 𝑛𝑛1 (𝑥𝑥, 𝑡𝑡) en fonction de
𝐷𝐷𝑎𝑎 , 𝐿𝐿 et d’une constante multiplicative, puis tracer 𝑛𝑛1 (𝑥𝑥) sur l’intervalle [0, 𝐿𝐿] pour deux instants
𝑡𝑡1 et 𝑡𝑡2 > 𝑡𝑡1 . Expliquer qualitativement pourquoi la densité de charge du plasma diminue au
cours du temps.

II.3 - Diffusion en présence de champ magnétique

De façon générale, le phénomène de diffusion peut être interprété au niveau microscopique par un
modèle de " marche au hasard ". Une entité diffusante subit des collisions avec les autres entités
du milieu et repart dans une direction aléatoire après chaque collision (figure 5).

Figure 5 - Marche au hasard : la boule blanche représente l’entité diffusante, les boules noires les
autres entités du milieu avec lesquelles elle est susceptible de rentrer en collision

Q24. On suppose que le coefficient de diffusion 𝐷𝐷 peut s’exprimer en fonction de la vitesse


quadratique moyenne 𝑣𝑣 ∗ de l’espèce diffusante et de la durée moyenne 𝜏𝜏 ∗ entre deux
collisions. Par analyse dimensionnelle, exprimer 𝐷𝐷 en fonction de 𝑣𝑣 ∗ et de 𝜏𝜏 ∗ , à un facteur sans
dimension près, qui sera pris égal à 1. Donner une explication physique de la dépendance de
𝐷𝐷 avec 𝜏𝜏 ∗ .

Lorsque dans un plasma, on ajoute un champ magnétique stationnaire et uniforme, la diffusion


devient anisotrope. Les coefficients de diffusion des ions et des électrons parallèlement au champ
magnétique sont les mêmes qu’en l’absence de champ magnétique. En revanche,
perpendiculairement au champ magnétique, le coefficient de diffusion 𝐷𝐷𝑖𝑖′ des ions peut s’exprimer
en fonction du coefficient de diffusion 𝐷𝐷𝑖𝑖 en l’absence de champ magnétique :

𝐷𝐷𝑖𝑖
𝐷𝐷𝑖𝑖′ =
1 + (𝜔𝜔𝑐𝑐 𝜏𝜏 ∗ )2

où 𝜔𝜔𝑐𝑐 désigne la pulsation cyclotron de l’ion introduite dans la Q4, et 𝜏𝜏 ∗ la durée moyenne entre
deux collisions avec une espèce neutre. Une relation analogue peut être établie pour les électrons.

8/14
On dit que le plasma est magnétisé si la présence du champ magnétique diminue notablement la
diffusion perpendiculaire au champ magnétique et qu’il est non magnétisé si son influence est
négligeable sur cette diffusion.

Q25. À quelle condition sur le terme 𝜔𝜔𝑐𝑐 𝜏𝜏 ∗ peut-on affirmer que le plasma est magnétisé ? À quelle
condition est-il non magnétisé ?

Q26. Montrer que pour un plasma non magnétisé, 𝐷𝐷𝑖𝑖′ est proportionnel à 𝜏𝜏 ∗ , tandis que pour un
plasma magnétisé, 𝐷𝐷𝑖𝑖′ est proportionnel à l’inverse de 𝜏𝜏 ∗ . Vérifier qu’un plasma magnétisé l’est
d’autant plus que le champ magnétique est intense.

Pour interpréter qualitativement la dépendance inhabituelle du coefficient de diffusion avec 𝜏𝜏 ∗


apparaissant dans un plasma magnétisé, on a représenté sur la figure 6 la trajectoire d’une charge
dans un plasma pour deux valeurs de 𝜔𝜔𝑐𝑐 𝜏𝜏 ∗ .

a b

Figure 6 - Trajectoires d’une charge électrique pour deux valeurs de 𝜔𝜔𝑐𝑐 𝜏𝜏∗. La boule blanche
représente la particule chargée et ses collisions avec les espèces neutres (boules noires)

Q27. Identifier, en justifiant votre réponse, quelle figure correspond à un plasma magnétisé.

Q28. Expliquer qualitativement, en vous appuyant sur la figure 6, pourquoi 𝐷𝐷𝑖𝑖′ est d’autant plus
faible que 𝜏𝜏 ∗ est élevé dans un plasma magnétisé.

Q29. Justifier brièvement l’intérêt d’un fort champ magnétique pour confiner un plasma de fusion tel
que celui présent dans un tokamak (figure 2). On admettra que les conclusions qualitatives
concernant l’influence du champ magnétique restent valables pour un plasma de fusion.

9/14
Partie III - Échauffement du plasma
Pour rendre possible la fusion, il faut vaincre la barrière coulombienne qui s’oppose au
rapprochement des deux noyaux d’hydrogène. C’est la raison pour laquelle il est préalablement
nécessaire d’échauffer le plasma jusqu’à ce que les réactions de fusion s’initient. L’objectif est
ensuite d’atteindre le seuil d’ignition, c’est-à-dire le moment où l’énergie libérée par les réactions de
fusion suffit à maintenir la température nécessaire à la fusion.

III.1 - Température à atteindre pour initier la fusion

La question suivante nécessite une prise d’initiative en modélisant la situation proposée. Il est
attendu de préciser chaque notation introduite, d’expliciter les hypothèses effectuées, de mener de
bout en bout un calcul littéral, puis d’effectuer l’application numérique.

Q30. La taille typique des noyaux d’hydrogène est de 10-15 m. En raisonnant dans le cadre de la
mécanique classique, estimer l’ordre de grandeur de la température nécessaire pour que les
réactions de fusion démarrent.

Q31. La température à atteindre est en fait de l’ordre de 150 millions de degrés. Quel phénomène
quantique est à l’origine de l’écart avec la température obtenue à la question précédente ?

III.2 - Chauffage ohmique par induction

Dans les tokamaks (figure 2 , une partie de l’échauffement est réalisé par induction. Un solénoïde
situé au centre du tokamak produit un champ magnétique ⃗⃗⃗⃗ 𝐵𝐵1 dépendant du temps. Le plasma, de
géométrie torique, entoure ce solénoïde central : il est alors parcouru par un intense courant induit
qui, par effet Joule, échauffe le plasma. On se propose de modéliser sommairement cette situation.

On se place en coordonnées cylindriques (𝑟𝑟, 𝜃𝜃, 𝑧𝑧) d’axe (𝑂𝑂𝑂𝑂). Le solénoïde central d’axe (𝑂𝑂𝑂𝑂), de
rayon 𝑎𝑎1 , est parcouru par un courant 𝑖𝑖1 (𝑡𝑡) qui génère un champ magnétique ⃗⃗⃗⃗ 𝐵𝐵1 (𝑟𝑟, 𝑡𝑡), tel
⃗⃗⃗⃗1 (𝑟𝑟 < 𝑎𝑎1 , 𝑡𝑡) = 𝛽𝛽𝑖𝑖1 (𝑡𝑡) ⃗⃗⃗
que 𝐵𝐵 ⃗⃗⃗⃗1 (𝑟𝑟 > 𝑎𝑎1 , 𝑡𝑡) = ⃗0. Le plasma est assimilé à une
𝑒𝑒𝑧𝑧 (avec 𝛽𝛽 constant) et 𝐵𝐵
boucle de courant filiforme parcourue par 𝑖𝑖2 (𝑡𝑡), de même axe que le solénoïde central et de rayon
𝑎𝑎2 > 𝑎𝑎1 (figure 7).

1 oucle de
courant

Solénoïde
central

Figure 7 - Représentation schématique du système solénoïde central – plasma dans le tokamak

10/14
Q32. Exprimer l’inductance mutuelle 𝑀𝑀 entre le solénoïde central et la boucle de courant, en fonction
de 𝛽𝛽 et de 𝑎𝑎1 . Calculer 𝑀𝑀 pour le tokamak ITER, sachant que 𝑎𝑎1 = 2 m et que le champ
magnétique au centre du solénoïde est de 13 T pour un courant maximal de 46 kA.

On modélise l’interaction entre le solénoïde et le plasma par le circuit électrique représenté figure 8.
Le solénoïde central, d’inductance propre 𝐿𝐿1 et de résistance 𝑅𝑅1 , est parcouru entre 𝑡𝑡 = 0 et 𝑡𝑡 = 𝑡𝑡1
𝑡𝑡
par le courant 𝑖𝑖1 (𝑡𝑡) = 𝐼𝐼0 (1 − ) avec 𝐼𝐼0 et 𝑡𝑡1 des constantes. La boucle de courant représentant le
𝑡𝑡1
plasma a pour résistance 𝑅𝑅2 et pour inductance propre 𝐿𝐿2 ; elle est parcourue par le courant 𝑖𝑖2 (𝑡𝑡).
À 𝑡𝑡 < 0, le courant 𝑖𝑖2 est nul. 𝑀𝑀 est l’inductance mutuelle entre les deux circuits.

1 2

1 2

1 1 2 2

Figure 8 - Circuit équivalent au système solénoïde central – plasma

Q33. Montrer que 𝑖𝑖2 (𝑡𝑡) vérifie l’équation différentielle :

𝑑𝑑𝑖𝑖2 𝑖𝑖2 𝐼𝐼0


+ =
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝜏𝜏2 𝜏𝜏1

avec 𝜏𝜏1 et 𝜏𝜏2 qui seront exprimés en fonction de 𝐿𝐿2 , 𝑅𝑅2 , 𝑀𝑀 et de 𝑡𝑡1 .

Q34. En déduire 𝑖𝑖2 (𝑡𝑡). En supposant 𝑡𝑡 ≪ 𝜏𝜏2 , simplifier cette expression par un développement limité
au premier ordre en 𝑡𝑡⁄𝜏𝜏2 .

Q35. Exprimer l’énergie reçue par 𝑅𝑅2 entre 𝑡𝑡 = 0 et 𝑡𝑡 = 𝑡𝑡1 en fonction de 𝑅𝑅2 , 𝐿𝐿2 , 𝑀𝑀, 𝐼𝐼0 et de 𝑡𝑡1 , en
supposant que 𝑡𝑡1 ≪ 𝜏𝜏2 . Quel est l’effet de cette énergie sur le plasma ?

Q36. Le physicien américain Lyman Spitzer a établi en 1950 que la résistivité 𝜌𝜌 d’un plasma soumis
à un champ magnétique dépendait de la température 𝑇𝑇 du plasma proportionnellement à
𝑇𝑇 −3⁄2. À partir de cette information, quelle critique peut-on émettre sur la modélisation
effectuée dans cette partie ?

III.3 - Échauffement par ondes électromagnétiques

En complément du chauffage ohmique, l’utilisation d’ondes électromagnétiques est envisagée. On


se place ici dans l’hypothèse d’un plasma dilué non relativiste. On munit l’espace d’une base
orthonormée directe (𝑢𝑢
⃗⃗⃗⃗𝑥𝑥 , ⃗⃗⃗⃗ 𝑢𝑢𝑧𝑧 ) et on suppose qu’une onde électromagnétique plane transversale
𝑢𝑢𝑦𝑦 , ⃗⃗⃗⃗
de champ électrique 𝐸𝐸⃗ = 𝐸𝐸𝑥𝑥 (𝑧𝑧, 𝑡𝑡) 𝑢𝑢 𝑢𝑢𝑦𝑦 se propage selon 𝑢𝑢
⃗⃗⃗⃗𝑥𝑥 + 𝐸𝐸𝑦𝑦 (𝑧𝑧, 𝑡𝑡) ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗𝑧𝑧 . Du fait du confinement
magnétique, on tient compte de la présence d’un champ magnétique stationnaire et uniforme qu’on
suppose colinéaire à la direction de propagation : ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗𝑧𝑧 .
𝐵𝐵0 = 𝐵𝐵0 𝑢𝑢

11/14
Q37. Écrire les équations de Maxwell. On notera 𝒿𝒿 la densité volumique de courant et 𝜌𝜌 la densité
volumique de charge.

Q38. Montrer que le caractère transversal de l’onde implique 𝜌𝜌 = 0.

Q39. Établir l’équation d’onde sur le champ électrique 𝐸𝐸⃗ :

1 𝜕𝜕 2 𝐸𝐸⃗ 𝜕𝜕𝒿𝒿
∆𝐸𝐸⃗ − 2 2
= 𝜇𝜇0
𝑐𝑐 𝜕𝜕𝑡𝑡 𝜕𝜕𝜕𝜕

où 𝑐𝑐 sera exprimée en fonction de 𝜀𝜀0 et de 𝜇𝜇0 .

On souhaite maintenant déterminer 𝒿𝒿 dans le plasma.

Q40. Pour quelle raison peut-on faire l’hypothèse que les ions du plasma ont une contribution
négligeable devant celle des électrons dans l’expression de 𝒿𝒿 ? Par la suite, on n’envisagera
que la contribution des électrons dans l’expression de 𝒿𝒿 .

On suppose que le champ électrique est une pseudo-onde plane progressive sinusoïdale à laquelle
on associe une polarisation circulaire gauche (figure 9 , qu’on écrit sous forme complexe :

𝐸𝐸⃗ (𝑧𝑧, 𝑡𝑡) = 𝐸𝐸0 exp (𝑖𝑖(𝜔𝜔𝜔𝜔 − 𝑘𝑘𝑧𝑧)) 𝑢𝑢


⃗⃗⃗⃗𝑥𝑥 − 𝑖𝑖𝐸𝐸0 exp (𝑖𝑖(𝜔𝜔𝜔𝜔 − 𝑘𝑘𝑧𝑧)) 𝑢𝑢
⃗⃗⃗⃗𝑦𝑦

avec 𝜔𝜔 la pulsation et 𝑘𝑘 le module d’onde complexe.

On étudie le mouvement d’un électron dans le plan 𝑧𝑧 = 0 sous l’effet conjugué du champ électrique
𝐸𝐸⃗ (𝑧𝑧, 𝑡𝑡) et du champ magnétique ⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐵0 . En régime permanent, sa vitesse a pour expression complexe :

𝑣𝑣 = 𝑣𝑣𝑥𝑥 exp(𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖) 𝑢𝑢
⃗⃗⃗⃗𝑥𝑥 + 𝑣𝑣𝑦𝑦 exp(𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖) 𝑢𝑢
⃗⃗⃗⃗𝑦𝑦

avec 𝑣𝑣𝑥𝑥 et 𝑣𝑣𝑦𝑦 les amplitudes complexes. On considère que les seules forces s’exerçant sur l’électron
⃗⃗⃗⃗0 . On néglige le
sont la force électrique et la force magnétique liée au champ magnétique statique 𝐵𝐵
poids de l’électron et la force magnétique liée au passage de l’onde.

Figure 9 - Onde de polarisation circulaire gauche se propageant parallèlement au champ


magnétique ⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐵0

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Q41. En appliquant le principe fondamental de la dynamique à l’électron, montrer que 𝑣𝑣𝑥𝑥 et 𝑣𝑣𝑦𝑦
vérifient le système :

𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑖𝑖𝜔𝜔𝑐𝑐
𝑣𝑣𝑥𝑥 = + 𝑣𝑣
{ 𝜔𝜔 𝜔𝜔 𝑦𝑦
𝛼𝛼 𝑖𝑖𝜔𝜔𝑐𝑐
𝑣𝑣𝑦𝑦 = − 𝑣𝑣
𝜔𝜔 𝜔𝜔 𝑥𝑥
𝑒𝑒𝐵𝐵0
avec 𝜔𝜔𝑐𝑐 = la pulsation cyclotron et 𝛼𝛼 à exprimer en fonction de 𝑒𝑒, 𝑚𝑚𝑒𝑒 et de 𝐸𝐸0 .
𝑚𝑚𝑒𝑒

La résolution de ce système d’équations permet d’établir la relation, vraie pour tout 𝑧𝑧 :


𝑒𝑒
𝑣𝑣 = 𝑖𝑖 𝐸𝐸⃗ .
𝑚𝑚𝑒𝑒 (𝜔𝜔 − 𝜔𝜔𝑐𝑐 )

Q42. Lorsque 𝜔𝜔 = 𝜔𝜔𝑐𝑐 , l’onde électromagnétique échauffe le plasma : expliquer pourquoi. On parle
alors de chauffage à résonance cyclotronique électronique. Justifier le terme de résonance
employé dans cette situation.

Q43. On note 𝑛𝑛0 la densité volumique d’électrons (en m-3) dans le plasma. Établir l’expression de 𝒿𝒿 ,
puis montrer que la relation de dispersion de cette onde s’écrit :

𝜔𝜔2 𝜔𝜔𝑝𝑝 2
𝑘𝑘 2 = (1 − )
𝑐𝑐 2 𝜔𝜔(𝜔𝜔 − 𝜔𝜔𝑐𝑐 )

𝑛𝑛0 𝑒𝑒 2
avec 𝜔𝜔𝑝𝑝 = √ la pulsation plasma.
𝑚𝑚𝑒𝑒 𝜀𝜀0

Q44. Calculer la pulsation plasma 𝜔𝜔𝑝𝑝 au sein du tokamak ITER dans lequel 𝑛𝑛0 = 1·1020 m-3.

𝜔𝜔𝑐𝑐 +√𝜔𝜔𝑐𝑐 2 +4𝜔𝜔𝑝𝑝 2


𝜔𝜔2
Sur la figure 10, on a tracé en fonction de 𝜔𝜔. On a introduit la pulsation 𝜔𝜔𝑔𝑔 = .
𝑘𝑘 2 2

Figure 10 - Relation de dispersion

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Q45. Déterminer, en justifiant votre réponse, pour quel(s) intervalle(s) de pulsations l’onde peut se
propager dans le plasma.

Q46. Déterminer la vitesse de phase de l’onde pour 𝜔𝜔 = 𝜔𝜔𝑐𝑐 . Interpréter.

FIN

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I M P R I M E R I E N A T I O N A L E – 24 1098 – D’après documents fournis

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