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Module de La Géographie Des Flux

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Géographie des flux

Introduction générale :

Les biens matériels et immatériels circulent de nos jours dans le monde entier, au-delà de
l’espace géographique du pays d’origine de production, ce grâce à la mondialisation, et à
l’apparition des nouveaux moyens de communication plus efficace et plus sophistiqués
répondant aux besoins du monde contemporain. Ce qui explique l’accroissement des flux
d’échange international depuis plus d’une cinquantaine d’année et la baisse des coûts de
transport. Ainsi les pays ou les régions ayant plus d’accès à ces nouveaux réseaux de
communication ont une longueur d’avantage en termes d’intégration économique et
d’ouverture à l’échange international.

En effet des pays comme les Etats unis d’Amérique et la Chine sont aujourd’hui les premières
puissances économiques à l’échelle mondiale grâce à la bonne organisation des flux de
transport et à la sophistication des réseaux de transport développés. Cela démontre à quel
point la maîtrise des flux qu’ils soient matériels ou immatériels peut être un facteur favorable
au développement économique d’une région ou d’un pays.

Ce module vise à initier l’étudiant aux fondamentaux de la géographie des flux, pour ce faire
le cours sera scindé en trois grands chapitres à savoir :

Chapitre I : Perception de la notion de flux

Chapitre II : Etude des flux et leurs réseaux (Matériels et immatériels)

Chapitre III : Organisation des formes de mouvements

1
Chapitre I : Perception de la notion de flux

1-1 Définition des concepts

 Les flux : On appelle flux l’écoulement, le transfert, d’une certaine quantité de


personnes, de véhicules, d’informations, de marchandises, transportés par un moyen
de communication et par le biais d’un réseau.
Les flux peuvent être matériels ou immatériels, mais ils concernent toujours des
phénomènes de circulation (de personnes, de marchandises, des capitaux,
d’informations).
 Mesurer des Flux : il faut tenir compte de la quantité transportée et de la distance
franchie : passagers/km ou tonnes/km. Lorsque l’on rapporte cette quantité à une
unité de temps on obtient un débit : mégabits/seconde ou bauds/ seconde pour les
télécommunications, informatiques.
Unité Véhicule Particulier (UVP) par heure pour le trafic routier. Cependant, en
sciences humaines et sociales, tous les flux ne peuvent pas être rapportés à une
distance et être exprimés sous la forme d’un débit.
 Réseaux : lorsque l’on évoque les réseaux, on parle des liaisons qui relient et
connectent ensemble des territoires, qu’ils soient routiers, ferroviaires, maritimes,
aériens ou numériques. Il existe des réseaux matériels, qui sont visibles et
discontinus (autoroutes ou fibre optique), des réseaux de personnes et des réseaux
immatériels (communications par satellites).
 Hub : un hub est un aéroport international qui sert de plateforme de correspondance
et de redistribution entre les lignes longs courriers et les lignes intérieures.
Roissy, en France, est un hub mondial : 60 millions de voyageurs y atterrissent ou
transitent chaque année.
 Mobilité : le terme mobilité fait allusion à des déplacements de personnes qu’il
s’agisse de migrations, de tourisme ou de mouvements pendulaires.
 La mondialisation est la mise en relation des différentes parties du monde grâce à la
multiplication de flux de natures très différentes. Et l’un des phénomènes les plus
visibles de cette mondialisation est que l’on assiste depuis quelques décennies à une
explosion des mobilités de personnes, de marchandises, de capitaux et

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d’informations grâce à des réseaux de communications et de transports de plus en
plus performants et de moins en moins coûteux.
 La géographie des flux : Nous partons du postulat que d’un côté : la géographie est
la science qui a pour objet la description de la surface de la Terre, l’étude de ses
habitants. Ensemble des réalités économiques, physiques, humaines, biologiques qui
constituent l’objet de la géographie.

Et de l’autre Les flux : On appelle flux l’écoulement, le transfert, d’une certaine quantité de
personnes, d’informations, de marchandises, transportés par un moyen de communication,
par le biais d’un réseau.

Le croissement de ces deux concepts, nous amène a défini la géographie des flux comme la
Science qui étudie la mobilité spatiale des phénomènes matériels ou immatériels.

En d’autre terme la géo flux est la science qui étudie les mouvements des marchandises, les
capitaux, des services et des informations sur l’espace.

1.2 Historique de la Géographie des flux

Les hommes ont constitué des réseaux de communication et mis en place des flux de toutes
sortes depuis la Préhistoire.

Les réseaux et les flux existent depuis que l’homme se déplace. Même aux temps de la
Préhistoire et des chasseurs nomades, les migrations existaient et certaines routes
(terrestres ou fluviales) étaient plus empruntées que d’autres au cours de déplacements de
populations qui parcouraient de courtes, moyennes ou longues distances.

Au fil des siècles, l’Homme a appris à construire des routes. La Via Domitia des Romains, par
exemple, reliait Rome à l’Espagne en traversant le Sud de la Gaule. Le rôle de cette route
était de permettre des déplacements rapides et sécurisés de troupes et de commerçants.
Elle devint un vrai « boulevard » de circulation.

Les Croisades, au Moyen âge, sont un excellent exemple de migrations de population


massives sur de longues distances, terrestres et maritimes. Saint Louis fit construire un port
à Aigues-Mortes afin que les chevaliers français puissent embarquer pour la Terre Sainte.

3
Les armateurs vénitiens mirent en place une quantité impressionnante de navires pour
transporter les croisés. Des marchands italiens bravèrent les dangers qui les guettaient
durant le voyage et installèrent des comptoirs de commerce à Jérusalem, Tripoli, Edesse, etc.

Les échanges commerciaux, financiers.

1.3 – Objectif de la Géographie des flux

 La géographie des flux a pour objet l’étude des différents mouvements des
phénomènes matériels (Marchandises, Personnes) et immatériels (Finance,
Informations, Connaissances) à la surface du globe.

Chapitre II : Etude des flux et leurs réseaux (Matériels et immatériels)

L’étude de ce chapitre, nous permettra d’avoir une notion sur les différents types de flux
mais

I – Les types de flux et la dominance du Nord

Les échanges internationaux se sont intensifiés, mais aussi diversifiés. Ils engendrent des
flux, c’est des courants d’échanges, visibles ou non, qui sillonnent toute la planète : flux de
marchandises, de services, de capitaux et d’homme.

1 – Les flux visibles ou matériels

1.1 – Flux des marchandises

Les échanges des marchandises sont les plus visibles et les plus quantifiables. Ils sont
dominés par les produits manufacturés qui forment les deux tiers des échanges valeur.

Ces échanges concernant de plus en plus les produits élaborés sont dominés par les pays
industrialisés, ce qui engendre de puissant flux Nord/Nord.

Cependant, le poids des pays développement s’accroît du fait, notamment, des NPI.
(Nouveaux Pays Industriels).

La part des autres marchandises (Denrées alimentaires, matières premières et produits


énergétiques) régresse en valeur, tout constituant des tonnages très élevés.

Dans le cas des denrées alimentaires et des matières premières, les pays riches deviennent
les premiers fournisseurs et les premiers acheteurs.

4
Pour l’énergie en particulier le pétrole, les flux Sud/Nord dominent.

 Mesure des flux :

La balance commerciale enregistre les flux de marchandises entre un pays et le reste du


monde, c’est -à- dire les exportations (Vente à l’étranger de marchandises produit par les
entreprises installées dans le pays) et les importations (l’achat par les agents économiques
du pays de marchandises fabriquées à l’étranger).

Le solde commerciale représente la différence entre les exportations et les importations.

Le taux de couverture ou taux d’indépendance, exprimé en pourcentage permet de


comparer l’exportation et l’importation en valeur ou en volume. Un taux de couverture de
100% représente un commerce extérieur équilibré, un taux inférieur exprime un déficit
commercial et un taux supérieur exprime un excédent.

La balance des invisibles comprend la balance des services (tourisme, brevets…) et les
transferts unilatéraux effectués dans le cadre, par exemple de l’aide au développement ou
liés à l’envoi de fonds dans leurs pays par les travailleurs immigrés.

La balance des invisibles et la balance commerciale forment la balance des transactions


courantes ou balance des paiements courants.

1.2 – Flux d’êtres humains

 (Emigration : La sortie de son pays pour s’installer dans un autre pays)

 (Immigration: L’entrée dans un Etat différent pour une personne non autochtone
désirant s’y installer).

 Migration totale : Somme des départs et arrivées pour un même endroit.

 Migration nette : Solde entre départs et arrivées définitives par rapport à une zone.

Migration, mobilité et mouvement sont des notions qui désignent des formes de
déplacement d’éléments ou de personnes. Les géographes s’intéressent particulièrement
aux migrations humaines de longues distances en cherchant à comprendre les causes.

La très forte croissance des flux migratoires est aussi constitutive de la mondialisation. Les
hommes n’ont jamais été aussi mobiles et cette mobilité s’opère à toutes les échelles.

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Les migrations désignent des phénomènes durables, souvent massif, qui s’effectuent sur des
distances importantes et aboutissent à un transfert de résidence et parfois à l’adoption d’un
nouveau mode de vie.

Les déplacements ponctuels, temporaires et de courte durée sont en effet qualifiés de


mouvements, et non de migration. On distingue selon leur périodicité.

On distingue d’abord les migrations internes (intérieures), qui s’effectuent à l’intérieur des
frontières d’un Etat et les migrations externes, ou internationales, qui s’effectuent avec un
franchissement de frontière nationale.

Les premiers sont souvent des migrations de voisinage, limitées dans l’espace, alors que les
secondes peuvent supposer d’importants déplacements, par exemple d’un continent à un
autre.

1.2.1- Migration interne

1.2.1.1- Les mouvements pendulaires (Alternants ou Navettes) : sont effectués entre le lieu
d’habitation et le lieu de travail.

1.2.1.2- Les mouvements hebdomadaires : en général en début et fin de week-end,


concernent par exemple les élèves internés, certaines étudiants et souvent les militaires ou
les travailleurs hebdomadaires.

1.2.2 – Migration internationale

1.2.2.1- Les migrations écologiques : sont les plus anciennes et supposaient pour les
hommes la nécessité de mieux s’adapter aux évolutions du milieu naturel. Encore
pratiquées par les victimes de catastrophes naturelles ou dérèglements climatiques
importants (sécheresse), elles font partie des migrations forcées.

1.2.2.2- Les migrations économiques :

– En terme de personne : Il s’agit plus souvent de migration de travailleurs. Elle donne lieu à
des mouvements massifs (plus de deux millions de personnes par an sont de nouveaux
candidats au départ dans le monde) et génèrent des flux de populations qui partent pour les
plus massifs, des pays du Sud en direction des Etats industrialisés. Elle concerne les
populations peu qualifiées. (Arm drain : les migrations de bras).

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L’émigration est également à l’origine de flux financiers relativement importants entre États
du Nord (qui accueillent) et États du Sud (qui constituent des points de départ). Nombres
d’immigrés installés dans les pays du Nord envoient régulièrement de l’argent à leurs
familles restées dans leurs pays d’origine.

– En terme d’argent : Le flux financiers permettent aussi de maintenir, de développer, de


créer, des industries ou des commerces. Dans les années 2005-2006, l’Europe occidentale a
attiré 63% des capitaux internationaux investis, suivi par l’Europe Centrale et Orientale, la
Chine, l’Inde, l’Amérique du Nord.

Chaque implantation industrielle a permis des créations d’emplois, entre 60 et 300 en


moyenne.

1.2.2.3-Les migrations politiques : Les migrations politiques ont été dans l’histoire à l’origine
du déplacement de masse humaines très importantes.

Il s’agit par exemple des neuf millions d’Allemands qui refluent de Prusse Orientale et des
régions de l’Est de l’Allemagne en 1944-1945 à la suite de l’avancée de l’armée rouge.

On peut citer également les populations Juives soviétiques qui ont gagné l’Etat d’Israël. Au
moment de sa création, les trois millions d’Allemands de l’Est qui ont quitté leur pays jusqu’à
la construction du mur de Berlin en 1961.

1.2.2.4- Les flux touristiques (Mobilités nationales et internationales temporaires) : Il se


définit comme les activités de voyage et de séjour pour affaires ou pour le loisir.
L’augmentation des niveaux de vie, et de durée des périodes on travaillées, la multiplication
des moyens de transport et la réduction de leur coûts ont entraîné une remarquable
croissance du tourisme. Il engendre des migrations saisonnières et des flux financiers très
importants.

On constate un essor considérable des flux touristiques depuis 1950 (+ 6,5 %/an en
moyenne). Le touriste international a quadruplé lors des 30 dernières années. En 2009, plus
de 850 millions de touristes internationaux (25 millions dans les années 50), provenant, pour
l’essentiel, d’Amérique du Nord et d’Europe (80 % du total mondial des vacanciers) se sont
concentrés sur les littoraux (on parle d’héliotropisme), dans les États et les métropoles au
patrimoine historique et naturel riche.

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1.2.3- Les conséquences des migrations : Les phénomènes migratoires provoquent un
véritable brassage des populations tant à l’échelle d’une région qu’au niveau planétaire et
entraînent d’importantes modifications dans l’organisation des espaces concernés.

Conséquences positives Conséquences négatives

Pays émetteur

 Soupape de sécurité contre les problèmes de


 Privation des éléments les plus jeunes et actifs
surpeuplement
 Vieillissement voire perte de population,
 Remède au chômage
notamment à l’échelle locale ou régionale, si
 Source de devise et aide à la famille restée
l’accroissement naturel ne compense plus le
sur place
solde migratoire négatif
 Ouverture à l’extérieur : incitation à la
 Fuite des cerveaux
modernisation et au développement

Pays récepteur

 Apport de main-d’œuvre bon marché et peu


revendicative qui accepte les emplois  Difficile absorption des nouveaux venus pour
difficiles les pays du tiers monde : ville macrocéphales,
 Accélération du développement ; rôle bidonvilles, manque d’équipements
moteur de l’immigration quand elle  Insertion et intégration difficile de populations
compense un accroissement naturel très différentes
insuffisant  Réaction de rejet exacerbée en période de crise
 –Enrichissement et métissage culturel

Les déplacements d’informations et de capitaux s’ils sont totalement dématérialisés, sont


cependant également très mobiles.

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2.1- Flux financiers

Difficile à mesurer, connaissent une croissance exceptionnelle sans commune mesure avec
celles des échanges de marchandises, ils regroupent les flux de devises, effectués pour le
règlement des échanges de biens et services, et les flux de capitaux. Ceux-ci correspondent
à des placements financiers, tels que les investissements directs dans une entreprise, l’achat
d’action ou d’obligations de bourse, les prêts et les emprunts.

Ces échanges ont pris de l’ampleur durant les trente « Glorieuses » mais leur croissance est
devenue spectaculaire depuis les années 1970. Ces années ont vu le développement des
Euromarchés, (des marchés de capitaux sur lesquels prêts et emprunts sont réalisés dans
une monnaie différente de celle du pays où se font ces opérations, ceci afin de contourner
les réglementations fiscales nationales.

 Les Eurodollars désignent des dollars échangés hors des Etats-Unis, par exemple
entre une banque et une multinationale.

Ce développement s’explique notamment par la nécessité de recycler les pétrodollars, les


dollars accumulés par les pays pétroliers après 1973.

Mais c’est durant les années 1980 qu’apparaissent les plus grands bouleversements et
particulièrement la Globalisation financière : du fait de la déréglementation, il existe
désormais un marché mondial des capitaux qui fonction 24/24 heures et se superpose aux
différents marchés nationaux. Les centres de la finance mondiale se concentrent dans
l’Union européenne, en Amérique du Nord et en Asie de l’Est (Japon, Chine…). Les trois plus
grandes Bourses de la planète par leur capitalisation sont celles de New York, Tokyo et
Londres. Ces États riches d’une Triade élargie à l’Asie orientale, concentrent également les
flux d’IDE (investissements Directs Étrangers), qui ont été multipliées par 30 en 25 ans. Sur
les 12 milliards de dollars qui ont été investis en IDE durant l’année 2006, 9 l’ont été par et
en direction des pays riches du Nord qui bénéficient des services de banques fonctionnant
en réseaux et qui peuvent donc émettre des virements de compte à compte en quelques
secondes seulement. Les échanges des services, où le Nord est en position de force, se sont
accrus. Parmi eux les échanges d’informations sont essentiels dans la mesure où ils guident
en grande partie les autres flux.

9
2.2 – Les flux d’informations : Selon la définition du Bureau International du Travail (BIT), on
note :

 Flux d’information: « La circulation de données de toute nature qui sont


rassemblées, organisées et communiquées ».

Les progrès technologiques en matière de télécommunication (Satellites, Informatique,


Vidéocommunication) permettent une circulation accélérée, voire un enjeu économique
mais aussi culturel et idéologique et les pays du Nord les dominent.

On parle de circulation pour qualifier les déplacements de biens immatériels : Idée, Capitaux,
Informations, Données, Télécommunication. Certains d’entre eux permettent des relations
et font donc partie des moyens de communications.

2.2.1- Le Télex : Permet d’échanger les documents dactylographiques dans le monde entier
grâce à un réseau spécifique.

2.2.2 – La Télécopie ou Fax : Ce système utilise le réseau téléphonique pour la transmission


immédiate de tout document, à moindre coût et à partir de télécopieurs de petite taille.

2.2.3 – La Télématique : Associe télécommunications et informatiques, et instaure le


dialogue entre ordinateurs et la consultation individuelle de banque de donnée (Internet par
exemple), grâce à un modem (qui permet la transmission de données numériques sur des
circuits analogiques téléphoniques) ou à des terminaux spécifiques comme le Minitel,
distribué par France-Télécom.

2.2.4- La Téléconférence : se caractérise par la mise en rapport de plusieurs intervenants


situés dans les lieux distincts et reliés par des moyens de télécommunication.

2.2.5 – La Vidéoconférence : avec ce système, des personnes peuvent non seulement


dialoguer, mais aussi se présente des documents ou photographies.

On peut également travailler à domicile en liaison directe et constante avec l’employeur :


c’est le Télétravail.

2.2.6 – Les Télé centres ou Téléports : Des lieux qui concentrent toutes ces technologies de
communication, téléphones, etc.…) qui se développent dans les grandes entreprises et dans
les technopôles.

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2.2.7- Les multimédias : permettent la transmission des images, de sons, de textes, de films,
et d’informations de toute nature grâce à la multiplication des ordinateurs personnels et des
réseaux permettant leur interconnexion.

Les grandes Agences de presse sont Américaines comme l’Associated Press (l’AP), ou
Européennes comme l’Agence France-Presse (AFP).

Les Etats-Unis conservent une suprématie encore incontestée dans presque tous les
domaines de l’Information: Banques de données, production Cinématographique,
Télévisuelles.

Cependant, il convient de nuancer cette portée « planétaire » car il existe des milliers de
villages, des millions de personnes dans les pays du Sud qui n’ont pas accès à l’information
qu’offrent les chaînes de télévision internationales ni, surtout, à l’internet.

2.3 – Flux de connaissances

Les flux mondiaux de connaissance sont en train de devenir un facteur clé du


développement (notamment économique et industriel) des pays, essentiellement du Nord et
émergents. Il existe en effet, de très nombreuses alliances qualifiées de « transfrontières »
entre entreprises et universités et les métropoles les plus puissantes cherchent par tous les
moyens à attirer une main d’œuvre hautement qualifiée. Ce brain drain, c’est-à-dire ce
déplacement de cerveaux vers des pays dans lesquels ils ne sont pas nés concourt
naturellement à faire voyager les connaissances culturelles, intellectuelles, scientifiques
partout dans le monde.

2.4 – Les conséquences des flux immatériels : Le développement de l’internet est significatif
de l’engouement exceptionnel pour ce nouveau type de communication. Ces autoroutes de
l’information ou Inforoutes induisent une déterritorialisation des communications, c’est-à-
dire un affranchissement des connexions infinies et immédiates à l’échelle mondiale. Dans le
cadre de la mondialisation de l’économie, des transactions financières et monétaires sont de
nos jours effectuées par biais sans contrainte ni contrôle. Certains parlent aujourd’hui avec
inquiétude de la naissance d’une cyberéconomie qui n’emprunterait plus que des inforoutes
pour traverser un « Cyberespace » libéré des contraintes spatiales ou temporelles et toutes
formes de contrôles politiques.

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II – Les différents réseaux de flux

Les types de réseaux se présentent sous la forme traditionnelle et les nouveaux moyens de
communication.

1. Les réseaux traditionnels

 1- Le transport terrestre

1.1- La route : C’est le moyen de transport le plus ancien, et le développement de


l’automobile n’a fait qu’augmenter son rôle. Les réseaux autoroutiers occupent des espaces
de plus e plus importants. S’ils permettent de relier plus vite des centres d’activités, ils
modifient aussi l’environnement de façon durable. Directement par la stérilisation de terre
et l’entrave à l’écoulement des eaux, entre autres. Indirectement, en introduisant de
nouveaux types de relations, qui favorisent les nœuds, les carrefours, mais risquent de
désertifier les espaces qui se trouvent entre les mailles du réseau.

1.2- Le rail ou le chemin de fer : Il a joué un rôle fondamental dans le développement


industriel, et dans la conquête des immenses espaces de l’Ouest américain ou de la Sibérie.

Souvent concurrencé par la route, il garde encore des atouts importants, en particulier le
transport des voyageurs. Dans les pays bien développés, les chemins de fer « régionaux »
desservant les banlieues de plus en plus lointaines, ont facilement gardé, et augmenté leurs

1.2- La voie d’eaux

1.2.1- La voie maritime : Elle assure la plus grande partie du trafic international des
marchandises, de poids et valeur. Les navires circulent soit à faible distance des côtes, de
port en port (Cabotage), soit en haute mer sur des routes transocéaniques.

Ils sont pour la plus part du temps spécialisés : Pétroliers, Méthaniers, Minéraliers,
céréaliers, Vraquiers pour les transports de pondéreux en vrac.

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Le transport maritime a été bouleversé par le développement des flottes de porte-
conteneurs, cargo, sur lesquels on empile des boîtes de 38m 3 parfois conçues pour les
transports particuliers (Conteneurs ventilé, frigorifique, à toit ouvert, etc.)

1.2.2 – La voies d’eaux intérieures: (Fluviales ou Lacunaires) : Elles utilisent les fleuves ou
les lacs et sont très important aux Etats-Unis, au Canada (Grand lac et Mississipi), en Russie,
où un système utilisant fleuve et lac relie la Baltique, mer Noire et mer Caspienne.

L’Europe de l’Ouest est également bien desservie par des fleuves (Seine, Rhône, Danube,
Elbe) et les canaux qui les relient.

1.3– Le transport aérospatial

1.3.1– La voie aérienne : Son développement est lié au coût, relativement bas, du pétrole,
et à l’élévation du niveau de vie. De transport de luxe dans la plupart des pays ou entre
deux continents, le transport aérien est devenu un mode de déplacement bon marché
(Compagnies « Löw cost »). Pour les voyageurs.

On emploie aussi de plus en plus pour le transport des marchandises, y compris pour les
fruits et légumes qui peuvent ainsi profiter de l’inversion des saisons entre l’hémisphère
Nord et l’hémisphère Sud.

La densification du trafic pose pourtant de nombreux problèmes. Il faut multiplier, ou


agrandir, les aéroports, ce qui stérilise des terrains aux abords des grandes métropoles,
précisément là où ils sont le plus convoités, et le plus chers.

Pourtant le développement ne peut être arrêté et les aéroports qui acculèrent de plus e plus
de voyageurs se multiplient.

Source : Skytrax

1.3.2- Spatiale : Laisser dans le domaine militaire et scientifique concerne les missiles, les
drones, les fusées etc.…

1. Les nouveaux moyens de communication

Ils sont apparus depuis quelques décennies :

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2.1 – Les satellites : Pour la transmission rapide de l’information, le téléphone et ses dérivés
(fax).

Ces moyens modernes permettent de transmettre massivement et très rapidement des


données immatérielles (Capitaux, produits financiers, images télévisées dans le monde.

Le développement très rapide de l’informatique permet une circulation immédiate des


données. On assiste actuellement aux débuts du commerce sur internet, qui va connaitre au
XXIe un essor spectaculaire.

Grâce à ces moyens de communications les distances entre les hommes ne sont plus un
obstacle, les durées de transmission se réduisent, le monde semble donc de plus e plus petit.

14
Chapitre III : Organisation des formes de mouvement

En abordant ce chapitre, nous allons avoir une approche de l’organisation matérielle et


immatérielle des différentes formes de transferts et de transmissions. Mais aussi étudié les
disparités des pôles en termes d’échange dans le monde.

I – L’organisation générale des échanges internationaux

Entre les deux guerres, les échanges mondiaux n’augmentent que très peu, et ce, seulement
entre 1921 et 1928. Après 1929, ils vont même régresser. Cette contraction du commerce
international est due au protectionnisme, à la dévaluation, à l’autarcie.

Les USA n’ont donc pas réussi à imposer ce qu’ils souhaitaient en 1919 : la suppression des
barrières économiques (selon les « Quatorze points » de Wilson). En 1945, ils y parviendront,
parce qu’ils sont plus hégémoniques, et parce que les autres pays sont convaincus que
l’autarcie n’est pas la bonne voie.

1.1 – Le rôle et l’action du GATT

Les échanges explosent ; et pour la première fois, on instaure une organisation de commerce
mondial : le GATT, devenu en 1995 l’OMC.

A la fin de l’année 1947, est créé un organisme moins ambitieux que prévu : le GATT
(General Agreement on Tarifs and Trade).

Cette organisation du GATT obéit en gros à 3 grands principes :

 Le libre-échange : c’est le principe de base, mais qui abrite beaucoup de distorsions ;

 Une pratique pragmatique ;

 Un mode de fonctionnement du GATT particulier par rapport aux autres


organisations internationales.

2.1 – Définition et typologie des intégrations régionales.

Les intégrations régionales sont les accords entre pays d’une même région du Monde. Elles
sont pour le GATT un premier pas vers une intégration mondiale. Il est plus facile de

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développer le libre-échange et la coopération entre pays voisins et de même niveau
économique.

Mais en fait, l’intégration peut devenir un protectionnisme à plusieurs.

On distingue 4 types d’intégrations régionales :

• La zone de libre-échange : libre circulation des marchandises ;

• L’union douanière : système douanier commun adopté vis-à-vis des pays tiers ;

• Le marché commun : libre circulation des hommes et des capitaux ;

• La communauté : définition de politiques communes (agricole, économique,


éducative, juridique).

2.2 – Exemples d’intégrations régionales dans le Monde

On peut en citer quelques exemples :

2.2.1 – L’ALENA (Accord de Libre-échange Nord-Amérique) créé le 01/01/ 1994. Il vise


éliminer les obstacles au commerce des produits et services entre les Etats unis, la Mexique
et le Canada, et faciliter le mouvement transfrontière de ces produits et services entre les
parties. Il est remplacé par l’accord Canada-Etats unis –Mexique ( ACEUM) le 1er Juillet 2020

2.2.2 – Le MERCOSUR (Marché Commun du Sud) : signé le 26 Mars 1991 dans la Capitale
Paraguayenne (Asunción) par les présidents d’Argentine, du Brésil, du Paraguay et d’Uruguay
instaurait un processus d’intégration économique. Il est entré en vigueur le 31 décembre
1994. Il visait créer un marché commun entre ses membres.

2.2.3 - L’Union Européenne : Avec le traité de Maastricht signé en 1992, la CEE sera intégrée dans
l’union européenne où elle est renommée communauté européenne depuis 1993.

Actuellement, l’Union européenne est l’Association Economique et Politique de vingt-sept


Etats appartenant au continent Européen.

Les pays membres : L’Allemagne, L’Autriche, La Belgique, La Bulgarie, Le Chypre, Le


Danemark, L’Espagne, L’Estonie, La Finlande, La France, La Grèce, La Hongrie, L’Irlande,
L’Italie, La Lituanie, La Lettonie, Le Luxembourg, Le Malte, Les Pays-Bas, La Pologne, Le

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Portugal, La République Tchèque, La Roumanie, Le Royaume-Unis, La Slovaquie, La Slovénie
et La Suède.

L’Union Européenne poursuit certains objectifs tel que :

 Etablir les fondements d’union sans cesse plus étroite entre les peuples européens ;
sauvegardant la paix et de chercher l’unité politique.

 Assurer les progrès économiques et sociaux par l’action commune : création d’un
marché commun intérieur européen et renforcement de la cohésion sociale.

2.2.4- ASEAN : (Association des Nations de l’Asie du Sud- Est)

Ses pays membres signent la déclaration de Bangkok instituant l’ASEAN, créée dans le
contexte de guerre froide cette alliance politique, économique et culturelle et mise en
œuvre pour réduire les tensions entre les états asiatiques. L’ASEAN voit le jour officiellement
en Août 1967.

A sa création, l’ASEAN avait principalement pour objectifs :

 Accélérer la croissance économique, le progrès social et le développement culturel


de la région
 Promouvoir la paix et la stabilité dans la région par le respect de la justice et de la
règle de loi dans les relations entre les pays de la région et en accord avec les
principes de la charte des Nations-Unis ;
 Promouvoir activement des collaborations et assistance mutuelles sur des sujets
d’intérêts communs, qu’ils soient économiques, sociaux, culturels, techniques,
scientifiques ou administratifs

2.2.5- CEDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest)

Créée à Lagos en 1975, celle-ci a son siège à Abuja et regroupe, outre les 8 pays Ouest-
africains de la zone francophone (Benin, Burkina Faso, Côte d’ivoire, Mali, Niger, Sénégal,
Togo), 5 pays de la zone Anglophones (le Nigeria, le Ghana, le Liberia, la Sierra Leone, la
Gambie).et 2 pays Lusophones (Cap vert, Guinée-Bissau « Portugais »). La Mauritanie l’a
quitté en 2000.

Elle vise à :

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 Elever le niveau de vie de ces populations ;
 Maintenir et accroitre la stabilité économique ;
 Renforcer les relations entre les Etats membres et de contribuer au progrès et au
développement du continent Africain.

2.2.5- CEMAC (Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale): Le traité


instituant l’UDEAC (Union Douanier et économique des Etats d’Afrique Centrale) a été
signé le 8 décembre 1964 par 5 pays, les activités de l’union ont démarré en janvier
1966. La Guinée équatoriale a adhéré en janvier 1984.

C’est un regroupement de six pays de la zone d’Afrique Centrale : (Cameroun, Congo, Gabon,
Guinée équatoriale, République Centrafricaine, Tchad). Elle vise à créer un marché commun
entre ses membres.

2.2.5- SADC (Southern African Développement Community ou Communauté de


Développement de l’Afrique Australe) . Crée en 1979, cette structure a son siège à Gaborone au
Botswana et compte 16 membres, y compris parmi les îles de l’océan indien (Comores, Madagascar,
Maurice, Seychelles): Madagascar a adhéré à l’organisation en 2005.

Les pays membres de la SADC sont : L’Angola, Le Botswana, La République Démocratique du


Congo, le Lesotho, Madagascar, Le Malawi, L’ile Maurice, Le Mozambique, la Namibie, Les
Seychelles, L’Afrique du Sud, Le Swaziland, La république unie du Tanzanie, La Zambie, le
Zimbabwe, et l’Eswatini

elle s’est fixée des objectifs très ambitieux d’intégration économique mais aussi des
coopérations dans le domaine politique, de la santé, de l’éducation, du transport, la gestion
des ressources énergétiques etc.

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