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Exercices d'Algèbre sur les Groupes

Groupes

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Licence (L3) Année 2015/2016

ALGÈBRE

Exercices sur les groupes


A. C HAMBERT-L OIR

EXERCICE 1
Soit A un groupe commutatif et soit a un élément de A d’ordre fini n . Pour tout entier m ,
démontrer que a m est d’ordre fini et calculer son ordre.

EXERCICE 2
Soit A un groupe fini opérant dans un ensemble fini X . Pour tout a ∈ A , on pose X a = {x ∈
X ; a · x = x} (ensemble des points fixes de a ).
1 En comptant de deux façons l’ensemble des couples (a, x) ∈ A×X tels que a·x = x , démontrer
que l’on a
Card(X a ) =
X X
Card(A x ).
a∈A x∈X

2 En déduire la « formule de Burnside » (1) :


1
Card(X a ).
X
Card(X /A) =
Card(A) a∈A

3 Soit n et q deux entiers. On s’intéresse à des colliers de n perles pour lesquelles on dispose
de q modèles. Combien y a-t-il de colliers possibles lorsqu’on identifie deux colliers qui se
déduisent l’un de l’autre par une rotation ?
4 On suppose que A opère transitivement dans X . Démontrer qu’il existe un élément a ∈ A tel
que a · x 6= x pour tout x . (2)

EXERCICE 3
Soit A un groupe.
1 On suppose que A/ Z(A) est monogène ; démontrer que A est commutatif.
2 On suppose dans la suite que A est fini. Soit n son cardinal et c le nombre de classes de
conjugaisons de A . Soit p la probabilité que deux éléments de A commutent (cardinal de
l’ensemble des couples (a, b) tels que ab = ba , divisé par n 2 ). Démontrer que p = c/n .
3 On suppose que A n’est pas commutatif ; démontrer que p 6 5/8.

1. Attribuée à F ROBENIUS (1887) par B URNSIDE (1897), cette formule était déjà connue de C AUCHY (1845).
2. C’est un théorème de C. J ORDAN (1872).

1
EXERCICE 4
Soit p un nombre premier et soit A un groupe fini, non réduit à {e}, dont le cardinal est une
puissance de p .
1 Démontrer que le centre de A n’est pas trivial.
2 Soit K un corps fini de caractéristique p , soit V un K -espace vectoriel de dimension finie et
soit ρ une représentation linéaire de A dans V , c’est-à-dire un homomorphisme de groupes
de A dansnGL(V ). Démontrer qu’il existe un vecteur non nul v ∈ V tel que ρ(a) · v = v pour
tout a ∈ A .
3 (suite) Démontrer qu’il existe une base de V telle que pour tout a ∈ A , la matrice de ρ(a) dans
cette base soit triangulaire supérieure, à diagonale formée de 1.

EXERCICE 5
On reprend les notations de l’exemple ??. Pour chacun des trois ensembles générateurs, trou-
ver un entier N , si possible minimal, tel que tout élément soit un produit d’au plus N élé-
ments parmi les générateurs donnés et leurs inverses. Quels éléments de Sn atteignent cette
borne ?

EXERCICE 6
Soit a et b des élements de {1, . . . , n} ; pour que le n -cycle (1 . . . n) et la transposition (a b)
engendrent Sn , il faut et il suffit que pgcd(n, b − a) = 1.

EXERCICE 7
Si un ensemble S de transpositions engendre Sn , on a Card(S) > n − 1.

EXERCICE 8
Soit A un groupe et soit B un sous-groupe. Démontrer que B est un sous-groupe distingué
de A si et seulement toute classe à droite modulo B est une classe à gauche modulo B .

EXERCICE 9
Soit A un groupe. On appelle sous-groupe maximal de A un sous-groupe B tel que B 6= A et
tel que pour tout sous-groupe C tel que B ⊂ C ⊂ A , on ait C = B ou C = A .
1 Soit B un ensemble non vide de sous-groupes de A qui est totalement ordonné pour l’inclu-
sion (c’est-à-dire que si B et B 0 appartiennent à B , alors B ⊂ B 0 ou B 0 ⊂ B ). Démontrer que
la réunion des éléments de B est un sous-groupe de A .
2 On suppose que A possède une partie génératrice finie. Démontrer que tout sous-groupe de A
distinct de A est contenu dans un sous-groupe maximal. (Utiliser le théorème de Zorn.)
3 Reprendre la question précédente en remplaçant « sous-groupe maximal » par « sous-groupe
distingué maximal », resp. « sous-groupe caractéristique maximal ».
4 Démontrer que le groupe additif Q ne possède pas de sous-groupe maximal.

2
EXERCICE 10 (Frattini–Neumann)
Soit G un groupe. On dit qu’un élément g ∈ G est non-générateur si pour toute partie S de G
qui n’est pas génératrice, S ∪ {g } n’est pas génératrice. On note Φ(G) l’ensemble des éléments
non-générateurs de G (sous-groupe de Frattini).
1 Démontrer que Φ(G) est un sous-groupe caractéristique de G .
2 Soit g un élément de G . Démontrer qu’il existe un sous-groupe A de G qui est maximal parmi
l’ensemble des sous-groupes de G qui ne contiennent pas g . (Utiliser le théorème de Zorn.)
3 Démontrer que Φ(G) est l’intersection de l’ensemble des sous-groupes maximaux de G . (3)

EXERCICE 11 (Lemme de Zassenhaus)


Soit G un groupe, soit A, B des sous-groupes de G . Soit A 0 un sous-groupe distingué de A et
soit B 0 un sous-groupe distingué de B .
1 Démontrer que A 0 · (A ∩ B ) est un sous-groupe de G et que A 0 · (A ∩ B 0 ) en est un sous-groupe
distingué.
2 Démontrer de même que (A ∩ B ) · B 0 est un sous-groupe de G dont (A 0 ∩ B ) · B 0 est un sous-
groupe distingué.
3 Démontrer que (A 0 ∩ B ) · (A ∩ B 0 ) est un sous-groupe distingué de A ∩ B .
4 Démontrer que les trois groupes quotients
¡ 0
A · (A ∩ B ) / A 0 · (A ∩ B 0 ) ,
¢ ¡ ¢

(A ∩ B ) · B 0 / (A 0 ∩ B ) · B 0 ,
¡ ¢ ¡ ¢

(A ∩ B ) / (A 0 ∩ B ) · (A ∩ B 0 )
¡ ¢

sont isomorphes.

EXERCICE 12 (Jordan-Hölder)
Soit A un groupe. On dit qu’une suite (A 0 , . . . , A n ) de sous-groupes de A est une suite de
composition si A 0 = {e}, A n = A et si A i −1 est un sous-groupe distingué de A i pour tout
i ∈ {1, . . . , n} ; L’entier n est appelé sa longueur.
1 Soit (A 0 , . . . , A n ) une suite de composition de A . Démontrer que les propriétés suivantes sont
équivalentes :
(i) Pour tout i ∈ {1, . . . , n}, le groupe quotient A i /A i −1 est simple ;
(ii) Pour tout i ∈ {1, . . . , n}, A i −1 est un sous-groupe distingué maximal de A i ;
(iii) Il n’existe pas de suite de composition (B 0 , . . . , B m ) de A et d’application f : {0, . . . , n} →
{0, . . . , m} telle que A i = B f (i ) pour tout i .
Si elles sont vérifiées, on dit que la suite (A 0 , . . . , A n ) est une suite de Jordan-Hölder.
2 On suppose que A est fini. Démontrer qu’il possède une suite de Jordan-Hölder.
3 Soit n un entier ; décrire toutes les suites de Jordan-Hölder du groupe Z/nZ.

3. Ce résultat est dû à G. F RATTINI (1885) lorsque G est fini, et à B. H. N EUMANN (1937) en général.

3
4 Soit (A 0 , . . . , A n ) et (B 0 , . . . , B m ) des suites de Jordan-Hölder de A . On pose f (0) = 0 ; pour
i ∈ {1, . . . , n}, soit f (i ) le plus petit entier j tel que A i −1 · (A i ∩ B j ) = A i . Démontrer que f est
une bijection de {0, . . . , n} sur {0, . . . , m} (en particulier, n = m ) et que pour tout i ∈ {1, . . . , n},
les groupes A i /A i −1 et B f (i ) /B f (i )−1 sont isomorphes.

EXERCICE 13
Soit Q le groupe quaternionique d’ordre 8.
1 Démontrer que tout sous-groupe de Q est distingué, bien que ce groupe ne soit pas commu-
tatif.
2 Quels sont les sous-groupes caractéristiques de Q ?

EXERCICE 14
Identifier les groupes engendrés par générateurs et relations suivants : 〈x | x n 〉 (pour n ∈ N) ;
〈x, y | x y x −1 y −1 〉 ; 〈i , j | j i j i −1 , i j i j −1 〉.

EXERCICE 15
Soit G le groupe défini par l’ensemble générateur {x 1 , . . . , x n } et les relations x i2 (pour 1 6 i 6
n ), x i x j x i−1 x −1
j
(pour 1 6 i , j 6 n et j − i > 2), (x i x i +1 )3 . Démontrer qu’il existe un unique
homomorphisme de groupes ϕ de G dans Sn+1 qui applique x i sur la transposition (i i +1),
pour tout i ∈ {1, . . . , n}. Démontrer que ϕ est surjectif. Soit H le sous-groupe de G engendré
par x 1 , . . . , x n−1 . Démontrer que l’on a G/H = {H , x n H , x n−1 x n H , . . . , x 1 . . . x n H }. En déduire
que par récurrence sur n que Card(G) 6 n!, puis que ϕ est un isomorphisme.

EXERCICE 16
Démontrer qu’un groupe libre est sans torsion.

EXERCICE 17
Soit n un entier. Démontrer que l’ensemble des homomorphismes du groupe libre F n dans
le groupe Z/2Z est fini et calculer son cardinal. En déduire que si m et n sont des entiers
distincts, les groupes F m et F n ne sont pas isomorphes.

EXERCICE 18
Soit G un groupe, soit N un sous-groupe distingué de N ; on suppose que G/N est isomorphe
à un groupe libre. Démontrer qu’il existe un sous-groupe F de G tel que G = F · N et F ∩ N =
{e}.

EXERCICE 19 (« Ping-pong », Felix Klein)


Soit G un groupe opérant dans un ensemble E et soit a, b des éléments de G . On suppose
qu’il existe des parties A, B de E , non vides, telles que A 6⊂ B , et telles que a n · A ⊂ B et
b n · B ⊂ A pour tout entier n ∈ Z tel que n 6= 0. Soit ϕ : F 2 → G l’homomorphisme canonique
du groupe libre sur {a, b} dans G qui applique a et b sur a et b respectivement.

4
1 Soit m ∈ M 0 (a, b) un mot réduit débutant et finissant par a ou a −1 . Démontrer que l’on a
ϕ(m) · B ⊂ A et en déduire que ϕ(m) 6= e .
2 Démontrer que ϕ est injectif.

EXERCICE 20
On fait opérer GL(2, C) sur C2 de façon usuelle. Soit A (resp. B ) l’ensemble des couples (x, y) ∈
C2 tels que |x| < |y| (resp. |x| > |y|). Soit u et v des nombres complexes tels que |u| > 2 et
|v| > 2 ; on pose a = 10 u1 et b = v1 01 .
¡ ¢ ¡ ¢

1 Démontrer que a · A ⊂ B et b · B ⊂ A .
2 Démontrer que l’unique homomorphisme de F (a, b) dans GL(2, C) qui applique a et b sur a
et b respectivement est injectif.

EXERCICE 21 (Jeu de taquin (4) )


Le jeu de taquin, inventé dans les années 1870 et traditionnellement attribué à Sam Loyd,
consiste en 15 pièces carrées placées à l’intérieur d’une boîte 4×4 ; il reste donc une case vide
et chaque étape du jeu consiste à faire coulisser une des pièces vers la case vide. Le problème
initial était, partant de l’agencement

1 2 3 4

5 6 7 8

9 10 11 12

13 15 14

de retrouver l’agencement initial

1 2 3 4

5 6 7 8

9 10 11 12

13 14 15

dans lesquels les cases 14 et 15 ont retrouvées leur place.


1 On considère un état du jeu comme une permutation d’un ensemble à 16 éléments,
{1, 2, . . . , 15, }, où  représente la case vide. Démontrer que chaque étape du jeu consiste

4. Cet exercice est issu de la présentation de Michel Coste, [Link]


docs/[Link] .

5
à multiplier la permutation précédente par une transposition. Évaluer la parité du nombre
d’étapes effectuées en fonction de la position finale de la case vide. Que pensez-vous du
problème posé par Sam Loyd ?
2 Pour analyser le jeu plus précisément, et notamment déterminer l’ensemble des configura-
tions qui permettent de remettre le puzzle dans son état initial, on décide de numéroter les
pièces comme suit :

4 3 2 1

5 6 7 8

12 11 10 9

13 14 15 16

Une état du puzzle est alors la suite des 15 numéros des cases, lorsqu’on les lit comme dans la
configuration précédente, et en omettant la case vide.
Vérifier que la position de la case vide n’a pas d’importance.
3 On considère ces suites comme des permutations de l’ensemble à 15 éléments, {1, . . . , 15}.
Démontrer qu’une étape du jeu consiste à multiplier la permutation précédente par un cycle
de longueur impaire. En déduire que seules les permutations paires permettent de ranger le
puzzle dans son état initial.
4 Soit i un entier tel que 1 6 i 6 13. Trouver une suite d’étapes du jeu qui revient à multiplier
une permutation à droite par le 3-cycle (i i + 1 i + 1).
5 Soit n un entier ; démontrer que les permutations de la forme (i i +1 i +2), pour 1 6 i 6 n −2,
engendrent le groupe An .
6 Démontrer que les permutations qui permettent de ranger le puzzle dans son état initial sont
exactement les permutations paires.

EXERCICE 22
Soit A un groupe et soit B un sous-groupe de A .
aB a −1 ; démontrer que N est un sous-groupe distingué de A .
T
1 On pose N =
a∈A
2 On suppose que B est d’indice fini dans A . Démontrer que N est d’indice fini dans A .
3 On suppose que A est un groupe fini et que l’indice de B dans A est égal au plus petit facteur
premier de Card(A) (par exemple, que (A : B ) = 2). Démontrer que B est un sous-groupe
distingué de A .

EXERCICE 23
Déterminer « tous » les groupes abéliens de cardinal 6 100.

6
EXERCICE 24
1 Déduire du théorème de structure des groupes abéliens finis qu’un sous-groupe fini du groupe
multiplicatif d’un corps commutatif est cyclique.
2 Observer que le groupe quaternionique d’ordre 8 est un sous-groupe fini du corps H des qua-
ternions mais n’est pas cyclique.

EXERCICE 25
Soit n un entier.
1 Soit σ ∈ Sn . Déterminer l’ordre de σ et sa signature en fonction de son type.
2 Quels sont les ordres des éléments de S5 ?
3 Quel est le plus petit entier n tel que Sn contienne un élément d’ordre 12 ? deux éléments
d’ordre 12 qui ne soient pas conjugués l’un de l’autre ?

EXERCICE 26
Soit n un entier.
1 Soit π = (m 1 , . . . , m r ) une partition de n ; pour tout i > 1, soit p i le nombre d’indices j tel que
P
m j = i . Vérifier que i p i = n .
2 Combien y a-t-il de permutations de type π ?
3 Soit σ ∈ Sn une permutation de type π et soit Zσ son centralisateur. Démontrer que
n
p i !i p i .
Q
Card(Zσ ) =
i =1

EXERCICE 27
1 Faire la liste des différentes classes de conjugaison du groupe A5 et, pour chacune d’entre
elles, calculer leur cardinal.
2 Démontrer que {e} est la seule partie de A5 vérifiant les propriétés suivantes : elle contient e ,
elle est une réunion de classes de conjugaisons, et son cardinal divise celui de A5 .
3 En déduire que le groupe A5 est simple.
4 Soit n > 6 et soit N un sous-groupe distingué de An tel que N 6= {e}. Soit g un élément de
N {1} ; trouver un élément h ∈ An tel que [g , h] 6= e mais [g , h] fixe un élément de {1, . . . , n}.
En déduire par récurrence que N = An .

EXERCICE 28
Soit n un entier > 5.
1 Soit A un sous-groupe distingué de Sn . Démontrer que A = {e}, A = An ou A = Sn .
2 Soit A un sous-groupe de Sn et soit a = (Sn : A). Déduire de l’action par translations à
gauche de Sn sur l’ensemble Sn /A des classes à droite modulo A un homomorphisme
de Sn dans S(Sn /A). En déduire l’alternative : soit A = An , soit A = Sn , soit a > n .

7
3 Soit A un sous-groupe de Sn tel que (Sn : A) = n . Démontrer que l’homomorphisme de la
question précédente induit un isomorphisme de groupes de A sur le fixateur de la classe A
dans S(Sn /A). En particulier, A est isomorphe à Sn−1 .

EXERCICE 29
Soit n un entier tel que n > 7.
1 Soit τ une transposition. Quel est l’ordre de ϕ(τ) ? Quel est le cardinal du centralisateur
de ϕ(τ) ? En utilisant alors la formule de l’exercice , démontrer que ϕ(τ) est une transposition.
2 (suite) Pour i ∈ {2, . . . , n}, soit τi la transposition (1 i ). Démontrer qu’il existe une suite
(a 1 , . . . , a n ) d’entiers deux à deux distincts tels que ϕ(τi ) = (a 1 a i ). En déduire que ϕ est un
automorphisme intérieur.
3 (suite) Conclure que l’homomorphisme canonique Int : Sn → Aut(Sn ) est un isomorphisme.

EXERCICE 30
Soit A un groupe fini et soit p un nombre premier qui divise son cardinal. On note X l’en-
semble des (a 1 , . . . , a p ) ∈ A p tels que a 1 . . . a p = e . Soit σ : X → X l’application donnée par
σ(a 1 , . . . , a p ) = (a 2 , . . . , a p , a 1 ).
1 Démontrer que σ induit une permutation de X .
2 Démontrer que les orbites de σ ont pour cardinal 1 ou p .
3 Démontrer que l’ensemble des orbites de cardinal 1 est de cardinal divisible par p . En déduire
qu’il existe un élément a ∈ A tel que a p = e .

EXERCICE 31
Soit p un nombre premier et soit n un entier naturel.
1 On suppose que que n < 2p ; déterminer les p -sous-groupes de Sylow de Sn .
2 On suppose que p est impair et que 2p 6 n < p 2 . Décrire un p -sous-groupe de Sylow de Sn .
Démontrer en particulier qu’ils sont commutatifs.
3 Décrire un p -sous-groupe de Sylow de Sp 2 ; observer qu’il n’est pas commutatif.

EXERCICE 32
Soit G un groupe fini de cardinal 60. Si p est un nombre premier, on note σp le nombre
de p -sous-groupes de Sylow de G . On suppose dans la suite que σ5 6= 1 ; le but de l’exercice
est de prouver que G est simple. On raisonne par l’absurde en considérant un sous-groupe
distingué H de G , distinct de {e} et de G .
1 Quel peut être le cardinal de H ?
2 Démontrer que σ2 ∈ {1, 3, 5, 15}, σ3 ∈ {1, 4, 10} et σ5 = 6. Combien G contient-il d’éléments
d’ordre 5 ?
3 On suppose que Card(H ) est multiple de 5. Démontrer que Card(H ) = 30. Observer que H
possède 20 éléments d’ordre 3 et en déduire que H possède un unique 5-sous-groupe de
Sylow. Pourquoi cette assertion est-elle absurde ?

8
4 On suppose que Card(H ) 6 4. Prouver que G/H possède un unique sous-groupe d’ordre 5.
En déduire que G possède un sous-groupe distingué H 0 , distinct de G mais dont le cardinal
est multiple de 5. En déduire une contradiction.
5 On suppose que Card(H ) = 6 ou 12. Si H possède un unique 3-sous-groupe de Sylow, dé-
montrer que c’est un sous-groupe distingué de G et en déduire une contradiction. Sinon, dé-
montrer que H possède un unique 2-sous-groupe de Sylow et en déduire encore une contra-
diction.

EXERCICE 33
Soit G un groupe simple de cardinal 60.
1 Soit A un sous-groupe de G . Démontrer que (G : A) > 5. (Faire opérer G dans G/A .) Si (G :
A) = 5, démontrer que G est isomorphe à A5 .
2 Si p est un nombre premier, on note σp le nombre de p -sous-groupes de Sylow de G . Dé-
montrer que σ2 ∈ {5, 15}, σ3 = 10 et σ5 = 6.
3 Si σ2 = 5, démontrer que G est isomorphe à A5 . (Faire opérer G dans l’ensemble de ses 5-
sous-groupes de Sylow.)
4 On suppose que σ2 = 15. Démontrer que G possède 24 éléments d’ordre 5. En déduire
qu’il existe deux sous-groupes de 2-Sylow de G , P et Q , tels que Card(P ∩ Q) = 2. Soit
N = NG (P ∩ Q). Prouver que (G : N ) = 5 puis que G est isomorphe à A5 , ce qui contredit
l’hypothèse σ2 = 15.

EXERCICE 34 (Argument de Frattini)


1 Soit A un groupe opérant dans un ensemble X . Soit B un sous-groupe de A tel que l’opéra-
tion de B dans X déduite de celle de A soit transitive. Démontrer que pour tout x ∈ X , on a
A = B · Ax .
2 Soit A un groupe, soit G un sous-groupe fini de A et soit S un p -sous-groupe de Sylow de G .
Démontrer que A = G · N A (S).
3 Soit G un groupe fini, soit S un p -sous-groupe de Sylow de G et soit H un sous-groupe de G
contenant NG (S). Démontrer que H = NG (H ).

EXERCICE 35
1 Soit G un groupe fini, soit p un nombre premier ; on suppose que le nombre de p -sous-
groupes de Sylow de G n’est pas congru à 1 modulo p 2 . Démontrer qu’il existe deux p -sous-
groupes de Sylow P et Q de G tels que (P : P ∩Q) = (Q : P ∩Q) = p .
2 Soit G un groupe fini d’ordre 1053. Démontrer qu’il existe deux 3-sous-groupes de Sylow
de G , P et Q , tels que Card(P ∩ Q) = 33 . Soit N = NG (P ∩ Q). Démontrer que P et Q sont des
sous-groupes de N . En déduire que N = G et que G n’est pas simple.

9
EXERCICE 36 (Groupes nilpotents)
Soit A un groupe.
On définit par récurrence une suite (A n ) de sous-groupes distingués de A comme suit : A 0 =
{e} et, si A n est défini, A n+1 est l’unique sous-groupe de A contenant A n tel que A n+1 /A n
soit le centr de A/A n .
On définit par récurrence une suite (A n ) de sous-groupes de A en posant A 0 = A et, si A n est
défini, A n+1 est le sous-groupe de A engendré par [A, A n ].
1 Démontrer que pour tout entier n , A n et A n sont des sous-groupes caractéristiques de A .
2 Démontrer que A m = {e} si et seulement si A m = A . S’il existe un tel entier m , on dit que A
est un groupe nilpotent.
3 On supose que {e} = A m ( A m−1 . Démontrer que A n−1 ⊂ A m−n ⊂ A n pour tout entier n ∈
{1, . . . , m}.
4 On suppose que A est un p -groupe. Démontrer que A est nilpotent.

EXERCICE 37
Soit p et q des nombres premiers tels que p < q , soit G un groupe fini de cardinal pq . Soit P
un p -sous-groupe de Sylow de G , soit Q un q -sous-groupe de Sylow de G .
1 Démontrer que P et Q sont des groupes cycliques, de même que le groupe Aut(Q) des auto-
morphismes de Q .
2 Démontrer que Q est un sous-groupe distingué de G . En déduire que G est un produit semi-
direct de P et Q .
3 On suppose que p ne divise pas q − 1. Démontrer que G est isomorphe à Z/pqZ.
4 On suppose que p divise q − 1. Démontrer qu’il existe un groupe non commutatif de cardi-
nal pq , et que deux tels groupes sont isomorphes.

EXERCICE 38
1 Soit A un groupe et soit B une partie de A . Soit M A (B ) l’ensemble des a ∈ A tels que
Int(a)(B ) ⊂ B . Démontrer que M A (B ) est un sous-monoïde de A .
2 On pose A = GL(2, Q) et on prend pour B le sous-groupe des matrices de la forme 10 n1 , avec
¡ ¢

a ∈ Z. Soit a la matrice 20 01 . Démontrer que a appartient à M A (B ) mais pas a −1 . En déduire


¡ ¢

que M A (B ) n’est pas un sous-groupe de A .

10

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