Memoire Final Rse
Memoire Final Rse
UNIVERSITE DE DOUALA
ECOLE SUPERIEURE DES SCIENCES
ECONOMIQUES ET COMMERCIALES
THEME :
CONTRIBUTION DES SALARIÉS A LA MISE EN
PLACE D’UNE DÉMARCHE DE RESPONSABILITÉ
SOCIÉTALE DES ENTREPRISES : CAS DU PORT
AUTONOME DE DOUALA
Sous l’encadrement
Académique de : Professionnel de :
Pr NDOUMBE BEROCK Bernard M. AKOA ARNOLD
Maitre de conférence à l’ESSEC de Chef de la Cellule Coopération au Port
L’université de Douala Autonome de Douala
DÉDICACE
Ma mère
REMERCIEMENTS
La réalisation de ce travail a été une activité de longue haleine en ce sens qu’il est la
résultante conjuguée de plusieurs efforts. Nous avons bénéficié d’une aide variée et appréciable
depuis notre entrée à l’ESSEC de Douala jusqu’à notre stage académique au Port Autonome de
Douala. Il est donc important pour nous de témoigner notre profonde gratitude à l’endroit de
toutes les personnes qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce travail. C’est ainsi
que nous adressons nos vifs remerciements à :
A notre encadreur académique Professeur NDOUMBE BEROCK ISAAC, pour sa
disponibilité, sa rigueur scientifique et son encadrement. Ce travail n’aurait pas pu être
possible sans ses précieux conseils et ses connaissances qu’il a bien voulu nous transmettre ;
A notre encadreur professionnel Monsieur AKOA ARNOLD, pour son encadrement, sa
disponibilité, et sa confiance tout au long de ce travail de recherche. Ses précieux conseils,
son expertise et son soutien inébranlable ont été d’une aide inestimable et ont grandement
contribué à l’aboutissement de ce projet ;
A l’ensemble du corps professoral et administratif de l’ESSEC, pour la qualité de la
formation reçue tout au long de notre cursus académique ;
A Madame MOUKOKO THÉRÈSE, Chef de la Cellule du Développement Durable et des
Relations avec les Communautés Riveraines du Port Autonome de Douala pour avoir accepté
que notre stage se déroule au sein de son service et sans qui ce travail n’aurait pas eu lieu ;
A l’ensemble du personnel de la Cellule du Développement Durable et des Relations avec les
Communautés Riveraines du Port Autonome de Douala pour leur professionnalisme, leur
disponibilité, leur participation au cours de cette étude, leurs précieux conseils et
l’encadrement multiforme ;
A mes grands-parents Monsieur et Madame EVINA, pour leur amour, leur soutien
inconditionnel à tous les niveaux ; recevez ma profonde reconnaissance ;
A Dr EVENGUE EVINA Fabrice, pour tout ce qu’il n’a cessé de faire dans ma vie jusqu’à
ce jour, qu’il reçoive en ces quelques lignes, ma profonde gratitude et mon éternel
reconnaissance ;
A mes oncles, mes tantes, frères, sœurs et amis pour leur amour, leurs encouragements et leur
soutien multiformr, qu’ils reçoivent en ces quelques lignes, mes sincères remerciements ;
A tous ceux et celles que je n’ai pas pu citer ici, mais qui ont participé d’une
manière ou d’une autre à la réalisation de ce travail, qu’ils reçoivent toute ma
gratitude.
AVANT-PROPOS
Dans un objectif de faire correspondre les notions théoriques apprises pendant les
cours en organisations, les étudiants inscrits dans cette école doivent présenter et soutenir en
fin de formation, un mémoire contribuant partiellement à l’obtention de leur Master
Professionnel (MPRO), et dont le thème porte sur un problème rencontré en entreprise. Dans
ce sens, notre travail a porté sur la « contribution des salariés dans la mise en place d’une
démarche de responsabilité sociétale au sein d’une entreprise : cas du Port Autonome de
Douala ». Le thème qui a découlé des différentes observations faites lors de notre stage. En
effet, nous avons fait ce constat général selon lequel les entreprises mènent des actions dans le
but de devenir socialement responsable, mais que les actions y afférentes sont menées sans
une véritable implication des salariés qui constituent pourtant un élément clé dans le
management d’une entreprise. En optant pour ce thème, nous avons voulu comprendre
comment les entreprises intègrent les parties prenantes dans la mise en place de leur démarche
RSE et plus précisément les salariés en tant que l’une des parties prenantes essentielles de
l’entreprise. Notre souhait est que ce travail aide les entreprises à améliorer leur démarche
RSE en particulier le Port Autonome de Douala au sein duquel nous avons effectué notre
stage académique. Ce travail pourra également constituer une aide aux chercheurs et aux
étudiants qui s’intéresseront à l’implémentation d’une démarche RSE dans leurs travaux.
RÉSUMÉ
L’objectif de ce mémoire est de montrer que les salariés contribuent à la mise en place
d’une démarche RSE et ont un rôle fondamental à jouer dans la réussite de celle-ci. Pour
mener à bien ce travail, une question centrale nous a guidés tout au long de notre recherche
celle de saisir : « comment les salariés contribuent-ils à la mise en place d’une démarche
RSE au sein du Port Autonome de Douala ? ». Afin de répondre à cette question, nous
avons opté pour une méthode qualitative. La collecte des données s’est faite par triangulation
(l’analyse documentaire, les observations participantes et enfin des entretiens semi directif)
des sources d’informations auprès de 30 salariés appartenant à une entreprise au Cameroun
(PORT AUTONOME DE DOUALA). Nous avons eu recours au logiciel EXCEL, STATA 17
et TAGCROWD pour analyser ces données. Les résultats obtenus révèlent que malgré sa
taille (près de 1500 salariés), cette entreprise rencontre des difficultés à faire adhérer ses
collaborateurs à son processus de mise en place de sa démarche RSE.
ABSTRACT
The objective of this research thesis is to show how employees contribute to the
implementation of a CSR approach and have a fundamental role to play in its success. To
carry out this work, a central question guided us throughout our research: «how do employees
contribute to the implementation of a CSR approach within Port Authority of Douala? ». To
answer this question, we opted for a qualitative method. The data was collected by
triangulation (documentary analysis, participating observations and finally semi-structured
interviews) of information sources from 30 employees belonging to a company in Cameroon
(PORT AUTHORITY OF DOUALA). We used EXCEL, STATA 17 and TAGCROWD to
analyze this data. The results show that, despite its size (around 1500 employees), this
company faces difficulties in getting its employees to adhere to its CSR approach
ABRÉVIATIONS
RH : Ressources Humaines
SOMMAIRE
DÉDICACE ....................................................................................................................................... I
REMERCIEMENTS ........................................................................................................................ II
AVANT-PROPOS .......................................................................................................................... III
RÉSUMÉ ........................................................................................................................................ IV
ABSTRACT ..................................................................................................................................... V
ABRÉVIATIONS .......................................................................................................................... VI
LISTE DES TABLEAUX ............................................................................................................. VII
LISTE DES FIGURES ................................................................................................................. VIII
SOMMAIRE .................................................................................................................................. IX
INTRODUCTION GENERALE ....................................................................................................... 1
PREMIERE PARTIE : APPROCHE CONCEPTUELLE ET THÉORIQUE DE LA
RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE DES ENTREPRISES ................................................................ 5
CHAPITRE I : ÉCLAIRAGE AUTOUR DU CONCEPT DE LA RESPONSABILITÉ
SOCIÉTALE DES ENTREPRISES .................................................................................................. 6
SECTION 1 : NOTION DE RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE DES ENTREPRISES ............. 6
SECTION II : LES MOTIVATIONS ET LES ÉTAPES DE LA MISE EN PLACE D’UNE
DÉMARCHE DE RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE DES ENTREPRISES ........................... 19
CHAPITRE II : APPORT DES PARTIES PRENANTES DANS LA MISE EN PLACE D’UNE
DÉMARCHE DE RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE DANS LES ENTREPRISES .................... 25
SECTION I : IDENTIFICATION DES PARTIES PRENANTES ET LEUR RÔLE DANS LA
DÉMARCHE RESPONSABLE................................................................................................. 25
SECTION II : APPORT SPÉCIFIQUE DES SALARIÉS DANS LA MISE EN P................... 31
DEUXIEME PARTIE : INVESTIGATION EMPIRIQUE DE LA CONTRIBUTION DES
SALARIÉS DANS LE PROCESSUS D’IMPLEMENTATION DE LA DÉMARCHE DE
RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE AU PORT AUTONOME DE DOUALA ............................... 38
CHAPITRE III : CHAMP D’INVESTIGATION EMPIRIQUE ET MÉTHODOLOGIE
ADOPTÉE ....................................................................................................................................... 39
SECTION I : PRÉSENTATION DU CADRE D’INVESTIGATION EMPIRIQUE : PORT
AUTONOME DE DOUALA ..................................................................................................... 39
SECTION II : MÉTHODOLOGIE ADOPTÉE ......................................................................... 58
CHAPITRE IV : ANALYSE DES RESULTATS EMPIRIQUES ET PRECONISATIONS
MANAGERIALES .......................................................................................................................... 74
SECTION I : RESULTATS DE NOTRE ETUDES DE CAS .................................................... 74
SECTION II : IMPLICATIONS MANAGERIALES ................................................................. 80
CONCLUSION GENERALE ......................................................................................................... 88
REFERENCES BIBIOGRAPHIQUES ........................................................................................... 91
ANNEXES ...................................................................................................................................... 94
TABLE DES MATIERES............................................................................................................. 108
INTRODUCTION GENERALE
Tout le monde se dit responsable, mais qui est le plus crédible ? L’idée de
responsabiliser les entreprises ne date pas d’hier. En effet, elle a émergé dès le début du
19ème siècle dans les pays fonctionnant avec un style de paternalisme d’entreprise où le patron
est la clé centrale et agit comme un père vis-à-vis de ses ouvriers. Bien que l’objectif ultime
de toute entreprise est de maximiser son profit, les plus performantes aujourd’hui ne sont plus
celles qui réalisent les meilleurs résultats financiers, mais celles qui minimisent l’impact
négatif sur leur environnement et prennent en considération les intérêts de leur parties
prenantes. C’est dans ce sens que le concept de la Responsabilité Sociale des Entreprises
(RSE) est apparu et est devenu un sujet de réflexion pour certains chercheurs (Aguinis &
Glavas, 2012) et qui renvoie au rôle sociétal de l’entreprise, dépassant ses objectifs
économiques. L’entreprise dispose ainsi d’un rôle à la fois économique et sociétal et doit
donc tenir compte des conséquences de ses activités sur le reste de la société (Bowen, 1953,
Gond, 2006). Porter & Kramer ont montré dans leurs ouvrages que la mise en place d’une
démarche RSE présente à son rôle un avantage compétitif significatif sur le marché, et
influence les comportements des différentes parties prenantes à savoir les clients, les
fournisseurs, les actionnaires etc. (Barnett et al. (2007). Les entreprises ont des relations avec
plusieurs acteurs (clients, fournisseurs, employés, gouvernement etc.) et c’est la raison pour
laquelle elles doivent faire attention à cette notion très particulière.
Les crises financières de 1929 et des subprimes, les fraudes, le corona virus (COVID-
19), plus récemment, par exemple ont largement participé à la prise de conscience des
entreprises. En effet, face à ces événements imprévus et défavorables, les entreprises sont
devenues de plus en plus inquiètes et ont été confrontées à une situation délicate, entre leurs
volontés d’assurer la pérennité de l’activité, et leur responsabilité de protection de leurs
salariés. Ainsi la responsabilité sociale des entreprises est devenue à la fois un enjeu externe
(les clients et parties prenantes) et interne (les collaborateurs et leur engagement, le
recrutement, etc.). Impliquer les différentes parties prenantes est donc la base d'une stratégie
RSE à long terme.
La mise en œuvre d’une démarche RSE devient indispensable pour les entreprises
grâce aux avantages qu’elles peuvent en tirer que ce soit pour elles ou pour ses parties
prenantes. Plus précisément les activités RSE permettent d’accroître la bonne volonté des
clients et de renforcer l’engagement des employés.
Nonobstant ces travaux enrichissants et pertinents, nous avons constaté dans nos
recherches que très peu d’études se sont intéressées à l’apport des salariés dans la démarche
RSE à l’exception des travaux de Jonas Mozalia portant sur l’apport des parties prenantes.
La démarche RSE dans les organisations fait l’objet d’une réflexion (Cheynel, 2010)
où elles doivent prendre en considération leurs parties prenantes, le tissu social et
l’environnement avec lequel elle a des relations. Si nous partons du contexte camerounais,
nous pouvons affirmer que le Cameroun est un terrain vierge mais riche et fécond pour
implémenter la démarche RSE à travers le cadre réglementaire qui encourage sa mise en
œuvre ainsi que les pressions institutionnelles.
C’est fort de ce qui précède que nous avons formulé notre question de recherche
comme suite : Comment les salariés contribuent-ils à la mise en place d’une démarche RSE au
sein d’une entreprise ? De cette question centrale, découle les questions subsidiaires qui
suivent : Quels sont les outils et les moyens d’implication que les entreprises utilisent pour
impliquer leurs parties prenantes dans la mise en place une démarche RSE ? Quel est l’apport
spécifique des salariés dans la réussite d’une telle démarche ?
Notre objectif principal dans ce travail est de montrer que les salariés ont un rôle
fondamental à jouer dans la mise en place d’une démarche RSE. De cet objectif, découle les
objectifs secondaires suivantes :
Identifier les outils que les entreprises utilisent pour impliquer l’ensemble de
leurs parties prenantes à leur démarche RSE
Identifier les moyens que les entreprises utilisent pour impliquer les salariés dans
- Sur le plan théorique : il répond aux préoccupations actuelles des entreprises qui
s’engagent dans la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE) ;
- Sur le plan académique : ce travail pourra constituer un guide pour les futurs
travaux dans le domaine de la ‘’RSE participative’’ dans la mesure où ce domaine
semble vierge dans le contexte camerounais. Aussi étant donné que la notion de
RSE, est indispensable à la pérennité de toute entreprise, ce travail pourra
également servir de piste de réflexion pour les recherches qui s’intéresseront au
développement durable de l’entreprise.
- Sur le plan managérial : cette étude fait une analyse sur l’implication des parties
prenantes, plus précisément des salariés dans le processus d’implémentation d’une
démarche RSE afin de rendre celle-ci plus pertinente. Elle permettra aux
entreprises de se doter d’outils pouvant permettre une implication optimale des
salariés dans la démarche RSE et de comprendre l’importance de communiquer en
interne sur ces actions RSE afin de pouvoir atteindre ses objectifs.
Notre travail est organisé autour de deux grandes parties : La première porte sur l’approche
théorique de la notion RSE et la deuxième sur les études empiriques de la contribution des
salariés dans la mise en place d’une démarche RSE et des perspectives d’amélioration pour
les entreprises.
Pour ce qui est de la partie théorique, nous allons essayer de nous focaliser sur la notion de la
Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), qui comportera une explication du concept de
la RSE et une revue de la littérature en ce sujet ainsi que les motivations de mettre en place
cette démarche. L’étude sur l’apport des parties prenantes et plus précisément les salariés dans
la mise en place d’une démarche RSE clôturera cette partie. La partie empirique quant à elle,
abordera d’une part la méthodologie à suivre et les questions de recherche, et d’une autre
part, la discussion des résultats et formulation de certaines recommandations managériales.
Dans un contexte où la plupart des entreprises s’intéressent de plus en plus aux valeurs
et aux préoccupations de la société, chacune d’entre elle, qu’importe la taille a désormais le
souci d’intégrer la RSE dans son système de management. C’est pour cette raison qu’il est
important de mettre en place une démarche RSE efficace au sein des entreprises et
d’impliquer l’ensemble des acteurs à ladite démarche.
Dans cette première partie qui porte sur l’approche conceptuelle et théorique de la
RSE, nous allons dans un premier temps faire un état des lieux de la RSE de façon générale
afin de mieux comprendre d’où elle vient et les motivations d’intégration de celle-ci dans les
entreprises. En second lieu, nous nous intéresserons à l’apport des parties prenantes dans la
mise en place d’une démarche RSE, plus précisément au rôle primordial des salariés dans le
processus de mise en place de cette démarche.
Le DD se base sur des principes fondamentaux à savoir la solidarité entre les pays, les
peuples, les générations, les membres d’une société , la précaution dans les décisions afin de
limiter les catastrophes dans la présence des risques qui nuisent à la santé ou
l’environnement ,la participation de chacun, quelle que soit sa profession ou son statut social,
afin d’assurer la réussite de projets durables et finalement la responsabilité de chaque citoyen
pour que celui qui abîme, dégrade et pollue répare .
Biodiversité
Enjeux environnementaux Déchets
Eau
Sur le plan environnemental, le DD Energie
s’occupe principalement de la gestion de Pollution chimique
l’utilisation des ressources naturelles. Réchauffement climatique
Ressources naturelles etc.
2.1.1. Origine
Rien n’est le fruit du hasard même pour la RSE, elle a été le produit de plusieurs
changements et critiques, qui ont été un terrain favorable pour qu’elle apparaisse, elle
s’inscrive dans une recherche de solution à la problématique du DD dans la modification d’un
nouveau management qui est trop gaspilleur, et dans la volonté d’une autre gouvernance
d’entreprise. Les chercheurs ne se sont pas mis d’accord quant à la date de son existence ; en
effet, les premiers ouvrages appartenant au champ académique « Business and Society »
traitent la RSE dès les années 1950 alors que d’autres montrent que l’idée de Responsabilité
Sociale remonte à la fin du 19ème siècle dans les milieux des affaires, dans un contexte de
bouleversements sur le plan économique et politique au sein de la société américaine.
La RSE a été la pierre angulaire sur laquelle plusieurs travaux ont été développés pour
donner naissance à de nouveaux concepts dont nous citons ceux de Frederick (1994 ; 1998), et
de Madrakhimova (2013). Frederick (1994 ;1998) développe quatre phases majeures
allant du concept du « Corporate Social Responsability » (RSE1) qui est centré sur les
obligations ou les principes de la RSE. Ces principes sont en nombre de cinq :
- Le respect des règles du jeu qui gouvernent le marché est la base de la RSE ;
Nous assistons dans un deuxième lieu à une vision basée sur un processus d’action
venant en réponse aux pressions sociétales ou la réceptivité sociétale « Corporate Social
Responsiveness » (RSE2). Ce concept se situe dans une perspective action et met en valeur
l’action de réponse. Le passage à (RSE3) ou « Corporate Social Rectitude » a été émergé pour
dresser un cadre normatif d’une théorie généralisée sur l’éthique. Finalement la (RSE4) ou «
cosmos, religion, sciences » mobilise les notions de Cosmos, de Science et de Religion pour
donner naissance à une approche capable de confronter les crises actuelles de l’humanité.
Comme la figure le montre, il existe deux domaines, celui du comportement RSE qui
englobe l’ensemble des outils normatifs permettant d’encadrer les pratiques concrètes de la
RSE dans l’entreprise alors que le deuxième domaine, celui de communication RSE, regroupe
les différents outils normatifs et guides dans le but de diffusion d’information sur ses
pratiques.
Pour le comportement RSE nous nous intéressons à quelques normes à savoir la norme
ISO26000, la norme SA8000 et le Global Compact, en tant que des référentiels internationaux
qui orientent toutes les entreprises et organisations qui souhaitent s’engager sur le vrai chemin
du DD et de la RSE.
La norme ISO26000 : Elle a été élaborée par un groupe de travail d’experts de plus
de 99 pays et de 42 organisations internationales (consommateurs, pouvoirs publics, ONG…).
Elle date depuis 2010. C’est un référentiel établi par l’ISO (International organization for
standardization) en matière de la responsabilité sociétale. Elle vise trois principaux objectifs à
savoir : Fournir les lignes directrices (recommandations) de la RSE, définir ses modalités
d’intégration dans toute organisation et finalement aller au-delà de l’application de la loi. Elle
contient 7 articles qui sont résumés dans la figure ci-dessous :
La norme SA8000 : a été révisée en 2001, 2004,2008 et 2014. Selon Sartor (2016),
elle est la plus connue en termes d’entreprises certifiées. C’est une norme volontaire, désignée
par « Social Accountability International (SAI) » en 1997, établissant les exigences à être
rencontrées par les organisations, incluant la mise en œuvre et l’amélioration des droits des
travailleurs, les conditions des lieux, de travail et un système de management efficace.
- Le Global Compact : Appelé, en français, Pacte Mondial, le Global Compact a été lancé, en
janvier 2000, il a pour objectif d’unir la force des marchés à l'autorité des idéaux individuels
afin de responsabiliser les entreprises, et il s’articule autour de dix principes que l’on regroupe
par catégories (Droits de l’homme, Droit du travail, Environnement et Lutte contre la
corruption).
- Le référentiel GRI : établi en 1997 dans le but d’élaborer et de diffuser les lignes directrices
permettant aux entreprises de produire des rapports en matière d’environnement, d’économie
et de social, utile et pertinent pour le lecteur et pour l’organisation elle-même. Plusieurs
acteurs participent à cette initiative à savoir les ONG, les universités, les experts du DD et les
cabinets de consultants. Il propose un référentiel d'indicateurs permettant de mesurer
l'avancement des programmes de développement durable des entreprises.
- Le reporting RSE (reporting extra financier) : Introduit par la loi NRE en 2001, le
reporting RSE (ou rapport extra-financier) concernait tout d’abord les sociétés cotées
en bourse. En 2012, suite à la loi « Grenelle II », l’application s’est élargie aux
sociétés non cotées (bilan ou CA de 100 millions d’euros minimum et nombre moyen
de salariés permanents d’au moins de 500). Les informations que ce rapport doit
mentionner concernent :L’emploi ,l’organisation du temps de travail ,les relations
sociales ,la santé et la sécurité, la formation, l’égalité de traitement, la politique
générale en matière environnementale ,la pollution et gestion des déchets ,l’utilisation
durable des ressources ,le changement climatique, la protection de la biodiversité
,l’impact territorial, économique et social de l’activité ,les relations entretenues avec
les personnes ou organisations intéressées par l’activité (associations, établissements
d’enseignement etc.) et la sous-traitance et les fournisseurs.
2.2.1. Définitions
Considéré comme « un concept qui signifie quelque chose, mais pas toujours la même chose
pour tout le monde » (Votaw et Sethi, 1973), la RSE connaît depuis la publication de
l’ouvrage de Bowen dans les années 50, une nouvelle vague de définitions et de débats
chaque décennie. En fonction des chercheurs, des cultures et même des perceptions des uns et
Bowen (1956) « La responsabilité sociale des entreprises renvoie à l’obligation, pour les
hommes d’affaires, de mettre en œuvre les politiques, de prendre les
décisions et de suivre les lignes de conduites qui répondent aux objectifs
et aux valeurs considérées comme désirables par notre société »
Chamberlain « action que l’on attend de la part de la direction d’entreprise et des
(1953) syndicats en respect de leurs partisans dans une situation donnée (actions
qui peuvent être ou qui sont demandées) comme situation de droit,
qu’elles soient légales ou non légales »
Davis (1960) La responsabilité sociale des entreprises renvoie aux « décisions et
actions prises pour des raisons qui dépassent l’intérêt économique et
technique direct de la firme »
Friedman (1962) « Rien n’est plus dangereux pour les fondements de notre société que
l’idée d’une responsabilité sociale des entreprises autre que de générer un
profit maximum pour les actionnaires »
McGuire (1963) « L’idée de responsabilité sociale suppose que l’entreprise n’a pas
seulement les obligations légales ou économiques, mais qu’elle possède
également des responsabilités envers la société, lesquelles vont au-delà
de ces obligations ».
Backman (1975) « La responsabilité sociale renvoie aux objectifs ou aux raisons qui
donnent une âme aux affaires plutôt que la recherche de la performance
économique ».
Ackerman et « Par expression responsabilité sociale, on entend l’obligation d’assumer
Bauer (1976) quelque chose. Or, une approche en termes de sensibilités
(Responsiveness) est plus juste car elle permet de répondre à la demande
sociale plutôt que de décider de quoi faire ».
Hay, Gray and « La responsabilité sociale de l’entreprise pousse les entreprises à prendre
Gates (1976) des décisions et à s’engager dans des domaines variés tels que : les
problèmes de pollution…les problèmes de pauvreté et de discrimination
raciale… et d’autres problèmes sociaux »
Carroll (1979) « La responsabilité sociale de l’entreprise englobe les attentes
économiques, légales, éthiques et discrétionnaires que la société a envers
des organisations à un moment donné »
Jones (1980) « La responsabilité sociale de l’entreprise est l’idée selon laquelle les
entreprises ont une obligation envers les acteurs sociétaux autres que les
actionnaires et au-delà des prescriptions légales ou contractuelles ».
Wood (1991) « l’idée de base de la responsabilité sociale est que l’entreprise et la
société sont entremêlées plutôt que des entités distinctes ; ainsi, la société
a certaines attentes par rapport au comportement et résultats spécifiques
des entreprises »
Livre Vert de « Être socialement responsable signifie non seulement satisfaire
l’UE (2001) pleinement aux obligations juridiques applicables mais aussi aller au-delà
et investir d’avantage dans le capital humain, l’environnement et les
relations avec les parties prenantes ».
Triomphe (2002) « La responsabilité sociale de l’entreprise consiste à prendre, de manière
volontaire, des responsabilités qui vont au-delà de la loi et des
règlements ».
Gond et Igalens « La responsabilité sociale renvoie à la nature des interactions entre
(2003) l’entreprise et la société, et formalise l’idée selon laquelle l’entreprise, du
fait qu’elle agisse dans un environnement qui est à la fois social, politique
et écologique et doit assumer un ensemble de responsabilités au-delà de
ses obligations purement légales et économiques ».
Banque mondiale La Banque mondiale définissait la responsabilité sociale de l’entreprise
(2004) (RSE) comme ‘’l’engagement (ou l’obligation) pour le monde des
affaires de contribuer au développement économique durable, en
travaillant avec les salariés, leurs familles, la communauté locale et la
société au sens large pour améliorer la qualité de vie, de façon bonne
pour le développement et pour les affaires’’
Pasquero (2005) Nous entendons par ‘’responsabilité sociale de l’entreprise’’ ‘’l’ensemble
des obligations ; légales ou volontaires, qu’une entreprise doit assumer
afin de passer pour un modèle imitable et de bonne citoyenneté dans un
milieu donné ‘’
Boidin (2008) On peut cependant délimiter ce terme en distinguant deux façons de le
définir. La première conception de la RSE est positive : cette dernière y
est présentée comme la façon dont les acteurs économiques (et en
particulier les entreprises) appréhendent et engagent leur responsabilité
dans différents domaines. La seconde perspective est normative : la RSE
y est vue comme un but à atteindre à travers la prescription d’actions, de
méthodes, de référentiels.
La norme ISO Responsabilité d’une organisation pour les impacts de ses décisions et de
26000 (2010) ses activités sur la société et sur l’environnement par un comportement
transparent et éthique qui :
- contribue au développement durable y compris à la santé et au bien-être
de la société
- prend en compte les attentes des parties prenantes
- respecte les lois en vigueur et est compatible avec les normes
internationales et est
- est intégré dans l’ensemble de l’organisation mis en œuvre dans ses
relations.
Les recherches présentées précédemment, ont montré qu’il n’existe pas une définition
unifiée de ce concept. Cependant, tous les chercheurs sont d’accord pour dire que le concept
de la RSE, est entrain de définir de nouvelles règles économiques, sociales, écologiques.
Toutefois, il est difficile de choisir une définition de la RSE pour notre recherche, à
cause, d’une part, du nombre considérable de définitions souvent contradictoires, et d’autre
part, de la difficulté de trouver une nouvelle définition, au risque d’ajouter à la confusion
préexistante des définitions. Nous proposons dans cette recherche une définition de la
responsabilité, issue d’une synthèse de la revue de la littérature discutée ci-dessus. Les
différentes définitions de la RSE semblent converger sur quatre critères :
(1) La RSE est un engagement volontaire (unilatéral, multilatéral, etc.). En effet, étant
donné que chaque entreprise est sensée respecter la réglementation, l’objectif annoncé
par la RSE est d’aller au-delà des exigences réglementaires.
(2) La RSE n’est pas et ne devrait pas être séparée du profit, de la stratégie et des
opérations commerciales puisqu’il s’agit d’intégrer les préoccupations de la société,
dans les stratégies et les opérations.
(3) La RSE couvre les objectifs sociaux ou environnementaux, ou les deux en même
temps.
(4) La RSE consiste à valoriser la relation et les interactions de l’entreprise avec ses
parties prenantes internes et externes (employés, fournisseurs, clients, ONG, autorités
publiques, actionnaires, etc.)
interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire » cela explique la vaste
utilisation de cette définition dans la littérature.
Il est à rappeler que le concept de RSE est apparu dans un contexte de transformation du
capitalisme américain qui est le fondement de plusieurs facteurs. En effet, pour des raisons
idéologiques, il y’a eu apparition des grands « trusts » qui ont exprimé leurs abus vis-à-vis du
comportement des grandes entreprises sur le plan économique et social. Le 20ème siècle a
donné naissance aux différents mouvements syndicaux et de réforme de l’entreprise.
En ce qui concerne les raisons éthiques, elles reposent sur des piliers religieux
(Epstein, 2002) qui remontent aux protestants. Pour eux, une entreprise qui veut se montrer
responsable doit être loyale envers les parties avec lesquelles elle agit, faire une charité et être
honnête afin de contribuer au bien-être social.
Quant aux raisons pragmatiques, elles sont liées aux pressions exercées par les
autorités (mouvements antimondialisations, les ONG, les consommateurs, les investisseurs,
médias …) à travers les réglementations afin de réduire les dégâts causés par le capitalisme
sur l’environnement socioéconomique après la deuxième guerre mondiale.
Dans cette section, nous exposerons les motivations d’engagement des entreprises
dans une démarche RSE et par la suite les étapes de la mise en place d’une démarche RSE au
sein d’une entreprise.
1. Les motivations de la mise en place d’une démarche sociétale dans les entreprises
Les principes de la théorie classique se sont développés dans les années 50, 60 et
ceci jusqu’aux années 80. La pensée qui implique que l’entreprise doit avoir des
responsabilités vis-à-vis de son environnement était largement critiquée (Levitt, 1958 ;
Friedman, 1962). Selon Friedman (1970), l’entreprise a des préoccupations économiques
pures. De plus, les managers ont des responsabilités envers les propriétaires des entreprises,
ces derniers doivent mener leur travail qui concerne la production de l’argent autant que
possible tout en se conformant aux règles de base de la société. Étant donné qu’elle unit
plusieurs personnes, son but principal est la création de richesse dans l’optique d’enrichir
davantage ses actionnaires. Dans la même vision, Levitt (1958) insiste sur le fait que
La théorie néo-institutionnelle
La mise en place d’une démarche RSE vient en réponse aux différentes pressions
exercées par ces acteurs, en conséquence, à travers son comportement stratégique
responsable ,l’entreprise génère plusieurs avantages (moins de pollution, amélioration de
l’engagement et la satisfaction des salariés par leur implication , satisfaction des clients par
des produits de qualités , plus de transparence et de traçabilité ,investissement responsable et
durable pour les actionnaires ,lutte contre la corruption et blanchiment d’argent, engagement
contre la pauvreté …) ce qui crée des relations durables basées sur la confiance et la
collaboration (Sharma and Vredenburg (1998 ).
Toutefois , il est primordial de citer les autres bienfaits que la RSE procure pour
l’entreprise, en effet la raison d’être de toute entité est de maximiser son profit ,la littérature
montre que la relation entre la responsabilité sociétale et la performance financière n’est pas
assez [Link] y’a ceux qui considèrent que la RSE génère des coûts et conduit à la mal
utilisation de ses ressources alors que certains travaux suggèrent un lien positif dans le sens
ou lorsque l’entreprise prend en compte les intérêts de ses parties prenantes (Mercedes
Rodriguez-Fernandez(2015)) ,elle améliore leurs satisfaction et leurs engagement et par
conséquence augmente leurs rendements et leurs productivités . Selon (Reichheld et al. 2000)
« loyalty is inextricably linked to the creation of value ». XuanBai (2015) a étudié l’influence
de la RSE sur la performance de l’entreprise en introduisant la compétence marketing comme
intermédiaire et a trouvé que la compétence marketing intervient pleinement dans les effets
de toutes les activités de RSE sur la performance des entreprises.
L’autre apport de la RSE réside dans sa capacité à réduire les coûts (électricité,
consommation du papier bureau, consommation des ressources au travail…) et à devenir un
outil de gestion de risques. En effet en adoptant un business model responsable, l’entreprise
dispose de processus lui permettant d’identifier les différents risques (fournisseurs,
employés…).
L’entreprise est invitée à dresser, un premier état des lieux des actions favorables à la RSE
qu’elle a déjà mises en place sans nécessairement les relier à une stratégie RSE globale et
cohérente. Celui-ci devra par la suite être complété par un diagnostic plus approfondi destiné à
identifier et prioriser les enjeux principaux de l’organisation au regard de l’ensemble des
finalités du développement durable.
Plus formellement, le Comité 21 par exemple, préconise que l’engagement dans la RSE se
traduise par la rédaction d’un document officiel tel qu’une charte ou un courrier qui précise les
valeurs et lesengagements de l’entreprise sur le développement durable. Ce travail de synthèse
permet à l’entreprise de donner un cadre à son engagement. Il s’agit aussi d’un document de
valorisation et d'un outil pédagogique auprès de l’ensemble de ses parties prenantes internes et
externes.
L’impact des activités de l’entreprise sur le territoire local, national voire international
Les actions menées par l’entreprise sur le développement durable et leur efficacité ;
Ces analyses doivent faire l’objet d’un rapport synthétique, partagé avec l’ensemble des
parties prenantes (internes/externes), par exemple dans le cadre du comité des parties
prenantes.
Une fois le diagnostic établi, l’entreprise dispose de données factuelles lui apportant
une lecture fine de son niveau en matière de RSE. L’agilité de la démarche résulte dans la
capacité de l’organisation à prioriser les enjeux de son engagement. Le test de matérialité est
un outil de plus en plus utilisé pour parvenir à cartographier ses enjeux et ses parties
prenantes.
Sur la base du diagnostic, l'équipe dirigeante identifie les défis à relever et définit les
axes à investir.
Ces engagements s’appuient généralement sur des objectifs chiffrés, et des échéances
à court, moyen et long terme. Dans la mesure du possible, ces axes doivent être mobilisateurs
et compréhensibles par tous.
En collaboration avec les équipes et les parties prenantes, des propositions d’actions
peuvent ensuite être formulées. Toutefois, il faut éviter le catalogue de bonnes intentions ou
les plans "pharaoniques", dont la réalisation serait irréaliste par ailleurs. Même si certaines
actions doivent s’inscrire dans la durée, la politique RSE doit également produire des effets à
court terme, condition de la mobilisation des équipes à long terme.
Chaque action fera l’objet d’un cahier des charges précisant : Les objectifs attendus :
Une fois le plan d’actions structuré, l’enjeu est de le diffuser au sein de l’organisation
de façon simple, transparente et facile d’accès. Cette promotion permettra à chaque
collaborateur de se sentir impliqué et d’agir. Il est donc indispensable de construire un plan
d’actions accessible et pédagogique tant dans la forme que sur le fond, sans quoi le
changement peut ne pas être intégré et compris par les salariés.
Afin de diffuser le plan d’actions, l’entreprise peut s’appuyer sur les correspondants
RSE préalablement définis dont le rôle sera d’expliquer aux autres salariés les différentes
actions et les moyens de leur mise en œuvre.
Pour qu’une démarche RSE soit efficace et s’inscrive dans la durée, il est nécessaire
que les chefs d’entreprise prennent conscience et s’engagent pour la RSE. Mais, il apparaît
tout autant nécessaire que les salariés soient associés dans toutes les étapes de la démarche
RSE, de sa conception à sa mise en œuvre et à son évaluation. Si l’engagement et le soutien
de la direction et de l’encadrement sont indispensables à l’initiation et au portage de la
démarche, la participation des salariés l’est tout autant pour rendre effective et efficace une
politique d’entreprise responsable voulue et/ou soutenue par un chef d’entreprise. L’ensemble
des acteurs internes de l’entreprise devront à terme s’impliquer de façon à ce que le travail
soit tourné vers l’exécution des objectifs qui répondront à une telle démarche.
Dans ce deuxième chapitre, il sera question d’une part de mettre en lumière le rôle de
toutes les parties prenantes dans la mise en place d’une démarche RSE au sein d’une
entreprise et de manière spécifique celui des salariés.
Quelles sont les parties prenantes d’une entreprise ? Quel peut-être leur rôle dans la démarche
RSE ? Telles sont les questions auxquelles nous tenterons de répondre dans cette section.
D’après Donaldson & Preston (1997). Clarkson (1995) , on distingue les parties
prenantes primaires et les parties prenantes secondaires en fonction de leur importance, de
leur degré de priorité pour l’entreprise.
2. Les étapes d’intégration des parties prenantes et leur rôle dans la démarche RSE
Nous présenterons dans un premier temps les étapes d’intégration des parties prenantes et
puis dans un second, le rôle de celles-ci dans la démarche RSE.
mieux maîtriser les risques qui menacent l’entreprise. Afin de mieux comprendre les attentes
des parties prenantes, il est, avant tout, nécessaire de construire une matrice de
matérialité qui est l’outil indispensable lorsque l’on parle de dialogue entre entreprise et
parties prenantes. Cette dernière permet de hiérarchiser les enjeux économiques, financiers,
environnementaux et sociaux propres à l’entreprise afin de les mettre en relation avec les
différentes perspectives des parties prenantes. Ainsi, en travaillant en collaboration avec
toutes les parties prenantes, on sort de la logique purement financière et on sert les intérêts de
tous. Cette co-construction permet ainsi à l’entreprise de valoriser la dimension sociale de sa
stratégie RSE à travers la communication interne et externe et donc de bénéficier d’une
meilleure réputation auprès de ses collaborateurs, interlocuteurs et consommateurs. De plus,
en impliquant ses parties prenantes dans des engagements à action positive, l’entreprise
accroît la motivation des individus à participer à des projets. Ils se sentent alors d’autant plus
concernés et sont plus enclins à accepter le changement, qui est le fruit d’une concertation.
Ainsi, l’entreprise gagne en performance et en productivité ce qui lui permet d’augmenter, de
manière significative, ses chances de réussite.
2.1.2. La mobilisation
L’entreprise doit sans cesse encourager les initiatives et la prise de responsabilités chez
ses parties prenantes, qu’elles soient externes ou internes à l’entreprise. Il faut toujours
solliciter leur implication et collecter leurs avis grâce à des enquêtes, des sondages et des
interviews. Cela peut aussi être grandement bénéfique pour l’entreprise en termes
d’innovation.
Par exemple, on peut organiser des réunions de concertation avec ses principaux
fournisseurs pour échanger à propos d’une politique d’achats responsables ou encore
envisager de mettre en place une nouvelle charte en accord avec eux, en prenant en compte
leurs contraintes ainsi que celles de l’entreprise. On fait alors des fournisseurs des partenaires
investis dans sa stratégie RSE avec qui on coconstruit une nouvelle politique.
Il est aussi intéressant de mettre en place un panel parties prenantes comme l’ont fait
des groupes comme Carrefour, Lafarge, Areva ou encore même EDF. Ces panels consistent à
réunir, plusieurs fois par an, l’entreprise et ses parties prenantes afin d’échanger sur les
problématiques RSE. L’entreprise va alors en profiter pour recueillir des conseils, attentes et
critiques de la part de ses parties prenantes (appelées ici panélistes) sur sa stratégie
Développement Durable. Par exemple, Lafarge fait appel à son panel pour qu’il donne son
avis, chaque année, sur la dernière version de leur rapport RSE. Areva, quant à lui, organise
des rencontres avec des parties prenantes à l’international, afin de récolter les points de vue
d’autres cultures.
2.1.3. La communication
Pour terminer, il est primordial de rendre des comptes à ses parties prenantes, il faut leur
donner un suivi de la démarche RSE avec des indicateurs de performance. La communication
doit être adaptée pour chaque type de partie prenante et elle doit seulement prendre en compte
les informations qui les intéressent. L’entreprise, pour rendre les indicateurs plus accessibles,
peut faire des ratios par collaborateur ou par client et elle peut même afficher
des équivalences qui sont souvent plus parlantes. L’attention des parties prenantes est ainsi
retenue et elles se sentent d’autant plus concernées. Dans un second temps, il est essentiel de
communiquer ses résultats de manière concrète à travers le rapport RSE afin que les parties
prenantes réalisent l’impact de leur implication dans la stratégie de l’entreprise et qu’elles y
voient aussi les bénéfices pour eux. Si cela est possible, il est très important de récompenser
les parties prenantes les plus engagées.
2.2. Le rôle des parties prenantes dans la mise en place d’une démarche de
responsabilité sociétale des entreprises
Les parties prenantes de manière générale, ont un rôle déterminant à jouer dans la mise en
place d’une démarche RSE au sein d’une entreprise.
2.2.1. Les instigateurs de la politique RSE
Nouvelles réglementations, évolution des besoins, prise de conscience, besoin de
transparence, réponse à un « bad buzz » environnemental ou simple quête de sens, nombreux
sont les facteurs permettant aux différentes parties prenantes de pousser les entreprises à
devenir des entreprises durables.
Les partenaires sociaux, les ONG ou les associations agissent en tant que mécanisme de
surveillance, veillant au respect des engagements. En s'associant avec, les entreprises
bénéficient de leur expertise pour établir des actions RSE pertinentes et utiles favorisant la
culture de la responsabilité.
De plus, 81 % des salariés estiment s'épanouir dans leur entreprise lorsqu'il existe une
fonction ou un service RSE. Ces derniers sont donc plus enclins à porter la démarche RSE
tant en interne qu'en externe et à devenir des ambassadeurs de marque employeur. Par
exemple, ils peuvent recommander leur employeur à d'autres talents, s'investir dans la
politique RSE ou proposer des initiatives auprès de la direction.
Pour conclure, on peut dire que les parties prenantes sont essentielles à la mise en place
d’une bonne stratégie RSE. Le dialogue et la concertation sont au cœur d’une démarche
responsable et chacun, peu importe sa place dans la chaine de valeur, peut apporter des idées
nouvelles et permettre à l’entreprise d’évoluer. Pour faire adhérer les parties prenantes à sa
stratégie RSE, il est indispensable de les intégrer dans le processus de décisions en les
informant, en échangeant et en communiquant avec elles.
Cette section a pour objectif d’étudier l’effet de l’implication des salaries dans une
démarche RSE au sein des entreprises. Mais avant d’y arriver, il serait intéressant de justifier
le choix des employés comme objet d’étude car ce choix n’est pas arbitraire.
A partir de cette définition, force est de constater que la RSE est intimement liée à
plusieurs notions à savoir : l’éthique, la gouvernance, les relations avec les parties prenantes
etc. Nous avons choisi les employés qui sont au cœur des parties prenantes, « différentes
des autres » (Najoua Tahri, 2014), et sont perçues comme le pion de l’entreprise (Aguinis &
Glavas, 2012) puisque sa pérennité repose sur l’interaction mutuelle entre le coté économique
et le côté social des relations humaines .Autrement dit, l’entreprise doit se préoccuper de ses
employés car ce sont eux qui détiennent et apportent des compétences rares , inimitables et
nécessaires ainsi que le savoir-faire dont elle a besoin pour assurer son fonctionnement d’une
part et pour être compétitive d’autre part . Aussi selon Story et Neves (2015) l’employé agit
tout comme son organisation le traite, de ce fait, il peut agir de manière positive ou négative
ce qui peut avoir des répercussions sur la performance économique de l’entreprise et sur sa
réputation qui sont les clés du succès de toute organisation. C’est pour ces raisons qu’il est
primordial pour l’entreprise de faire attention à ses attitudes envers ses employés et de
prendre en compte leurs attentes et intérêts.
communication publique. Si les salariés ne sont informés qu’à la fin du processus pour la
validation du rapport RSE voire via la communication externe de l’entreprise, les
conséquences pour la démarche risquent d’être peu concluantes (sujet non approprié par
les salariés, absence de mobilisation par la suite, etc.). Il est donc primordial que les
salariés soient informés et impliqués en amont de ces étapes. Anticiper permet de réduire
les risques par l’implication de tous dans un projet qui évalue, au préalable de son
déploiement, les conséquences sur les parties prenantes de l’entreprise.
RSE. Ce modèle coopératif, par ses caractéristiques, place les salariés au centre de la
gouvernance et fait de la durabilité de l’entreprise un objectif central. Les salariés sont en
effet les sociétaires majoritaires, les résultats sont répartis équitablement et une partie
mise en réserve systématiquement au titre des fonds propres impartageables. Ces
éléments apparaissent comme des leviers sources de motivation et de performance,
favorisantla mobilisation des salariés vis-à-vis d’un projet d’entreprise dont ils sont aussi
moteurs.
Les récents travaux sur la RSE ont montré que les chefs d’entreprise ressentent un manque
de ressources aussi bien temporelles, humaines (qualitativement et quantitativement) que
financières pour amorcer une démarche RSE (ces freins varient en fonction notamment de la
taille, voir tableau ci-dessous). Beaucoup de TPE-PME par exemple, souvent dépourvues de
fonctions « ressources humaines » et plus encore de fonctions RSE, ne se trouvent pas dans
un contexte propice au déploiement de démarches RSE. Ainsi, s’engager volontairement dans
la RSE se traduit bien souvent par un investissement humain et financier qui peut impliquer
des coûts supplémentaires à court terme. À plus long terme, les études montrent qu’un tel
investissement peut avoir un impact positif, étant notamment source d’innovation sociale et
de développement économique.
Source : Baromètre RSE des PME (2013) par l’Observatoire des achats
responsables, CCI France, CGPME, Médiation inter-entreprises
Parmi les obstacles identifiés à l’implication des salariés, peu sont spécifiques aux TPE-
PME-ETI si ce n’est leurs ressources plus limitées pour mettre en œuvre une démarche de
RSE. Or, les seuls convictions et engagement de l’employeur dans la RSE et son souhait de la
décliner pour son entreprise, son activité sectorielle, son territoire ne suffisent pas toujours à
mobiliser ses salariés. L’audition de Jean-Paul Raillard (Coop Fr) aura montré qu’au sein des
entreprises coopératives comme les SCOP, l’engagement associatif des salariés a tendance à
être plus important que dans d’autres types d’entreprises. Ce système montre en réalité que
les salariés peuvent aussi être porteurs d’un projet d’entreprise, à condition notamment qu’ils
y trouvent du sens et que leur engagement soit source de reconnaissance et de bien-être. Ces
enjeux sont primordiaux pour comprendre et répondre au déficit de mobilisation auquel
peuvent être confrontés certains chefs d’entreprise.
À la question de savoir comment mobiliser les salariés dans la démarche RSE, nous
pensons qu’il existe plusieurs actions qui peuvent être envisagé :
Une grande partie des collaborateurs soutient les actions RSE dans leur entreprise.
Mais pour les engager jusqu’au bout dans un tel projet, il faut leur donner envie d’aller plus
loin. En cela, l’information est la première étape à suivre pour les sensibiliser et les rendre
encore plus acteurs.
En effet, avant que chacun puisse s’impliquer dans la stratégie, il est essentiel que
chacun bénéficie de la même information pour avoir une base de réflexion commune. Cette
phase d’information consiste à fournir aux salariés des premiers éléments concrets, inspirant
et marquants pouvant alimenter une réflexion et permettant une compréhension des enjeux.
Pour être efficace, cette sensibilisation doit s’inscrire dans la durée. Pour les nouvelles
recrues, un « parcours développement durable » peut être proposé lors de l’intégration :
projection d’actions pilotes, explications sur les pratiques internes, présentation de la démarche
RSE del’entreprise dans le livret d’accueil…
Pour impliquer pleinement les salariés dans la démarche RSE, il faut mettre à leur
disposition les outils les moyens et les outils d’agir. A ce stade, ils connaissent les enjeux et
les objectifs, mais ils ne savent pas forcément comment mettre en œuvre les actions RSE de la
société. Ainsi, la formation sur le développement durable doit traiter trois sujets RSE
distincts:
La stratégie RSE
L’impact du projet RSE
Les comportements à adopter pour la mise en œuvre de cette stratégie
Transformer les collaborateurs sur la RSE
Bien que les trois étapes précédentes soient essentielles, la sensibilisation et
l’éducation restent théoriques. De son côté, la transformation consiste à passer de la théorie
à la pratique en ancrant concrètement les outils et les apports dans le quotidien. À ce stade,
tout est réuni pour pouvoir coconstruire des indicateurs et élaborer un plan d’action commun.
Pour obtenir les résultats positifs, il faut mobiliser les salariés formés et encourager les
initiatives de solidarité.
La mobilisation
Il ne faut pas laisser les collaborateurs livrés à eux-mêmes au lendemain d’un
apprentissage passif. Les mobiliser à agir pour le développement durable, est indispensable.
Ainsi, ils sont plus impliqués dans le projet RSE en entreprise et de manière plus concrète. Ils
deviennent réellement acteurs de la démarche RSE, permettant ainsi sa réussite. D’ailleurs, ils
doivent comprendre que la somme de leurs forces apporte une valeur ajoutée aux actions
menées.
Toujours dans le cadre de la mobilisation, il faut inciter les salariés à mettre leur
savoir-faire au service de la communauté, quelle que soit l’action solidaire en entreprise.
Les actions RSE à mettre en place doivent quand même être en cohérence avec le secteur
d’activités de la société pour garantir leur continuité. Par ailleurs, les jeux, les défis et les
évènements d’entreprise nourrissent le sentiment d’appartenance au groupe. C’est idéal pour
fédérer autour du projet RSE et fidéliser les collaborateurs par la même occasion.
Le suivi
Afin qu’une stratégie RSE soit viable sur le long terme, il faut rendre des comptes à
tous les acteurs, à savoir les collaborateurs. Montrez que leurs efforts paient et que le
changement a été positif et le sera encore. La communication est cruciale à chaque étape
de la démarche RSE. Vous devez établir un suivi clair en prouvant l’avancée des actions
RSE et surtout en valorisant chaque objectif atteint. Pour ce faire, il faut fournir des
indicateurs pertinents et accessibles à tous les collaborateurs.
Intégrer ses collaborateurs dans sa démarche RSE peut être vertueux à plusieurs
niveaux :
La RSE va peu à peu devenir essentielle voire obligatoire pour l’ensemble des
entreprises. La responsabilité sociale et environnementale (ou sociétale) signifie que
l’entreprise doit prendre en compte les préoccupations sociales, environnementales et
économiques pour l’ensemble de ses activités. Comme nous venons de voir dans ce chapitre,
Les employés sont largement concernés par la démarche RSE. En tenant compte de leurs
attentes et en les tenant informés sur le suivi de la RSE, l’entreprise ne peut qu’en tirer des
bénéfices.
Le but principal de notre travail est de pouvoir résoudre ou encore proposer des
solutions aux problèmes que rencontrent l’entreprise étudiée en interne comme en externe.
Dans ce chapitre il sera question pour nous de présenter cette entreprise et la démarche
méthodologique utilisée pour le recueil des données.
Le Port Autonome de Douala (PAD) est une société publique dotée d’une personnalité
juridique et une autonomie financière. Il assure la gestion, la promotion et le marketing du
Port de Douala qui est situé dans la ville de Douala dans l’estuaire du Wouri, à 50 km de la
mer. La ville de Douala qui donne naissance au Port de Douala, une zone d’activité
commerciale depuis le 19ème siècle où des travaux ont été menés pour permettre le commerce
entre les habitants des côtes et les commerçants de Hambourg et de Brême.
Après la capitulation des Allemands, les premiers objectifs des Français devenus
désormais maîtres, étendirent le chemin de fer et équipèrent le Port de Douala. Les travaux
d’extension se sont arrêtés en 1922. Ils ont parallèlement organisé des activités centrées sur
les services spécialisés des ports et des voies navigables intérieures dans le cadre des travaux
publics coloniaux. Cela a marqué le début de la mise en place lente mais sûre des institutions
sous administration française.
À l’indépendance en 1960, cette structure est devenue la Direction des Ports et Voies
Navigables du Ministère des Transports. Ce dernier devient plus tard l’Autorité Nationale
des Ports du Cameroun (ONPC) en vertu de la loi fédérale de 1971. Cette organisation a
fonctionné pendant près de 30 ans avant de subir des réformes sous la base des discussions de
la table ronde de 1977.
Tous les partenaires engagés dans les activités portuaires ont ensuite été invités à
réfléchir à des solutions concrètes afin de répondre aux exigences de l’atmosphère à l’époque.
Précisément, il s’agissait, de relever les défis de la faible demande des services portuaires. Les
résolutions prises au cours de ces délibérations, renforcées par les recommandations du
comité FAL, ont contribué à définir la politique gouvernementale dans ce sens. De là est née
désormais la loi du 24 décembre 1988 décrivant les nouveaux défis du secteur portuaire.
Bien que mise en place, la réforme portuaire a comme principaux points la loi
d’orientation, 8 décrets d’application définissant la nouvelle disposition des ports
camerounais. C’est ainsi que l’Autorité Portuaire de Douala, prend de l’envol en tant qu’un
établissement Para-Public, qui a pour mission la gestion de la coordination des services
disponibles à Douala-Bonaberi. Le PAD se donne aussi pour vision de faire du Port de Douala
un port attractif, compétitif, et performant : un pôle de référence du Golfe de Guinée.
POLITIQUE ECONOMIQUE
Environnement politique
En effet, une entreprise exportatrice comme le PAD, pourrait être touchée par des
changements de politique commerciale entre les pays. Si l’un de ces pays impose
soudainement des droits de douane plus élevés sur les importations de produits, cela peut
entraîner une augmentation des coûts pour cette entreprise exportatrice.
Par conséquent, elle doit développer des stratégies d'adaptation pour atténuer les
risques potentiels associés à ces changements.
Environnement économique
Les facteurs économiques comprennent : les taux d’intérêt, les taux de change,
l’inflation, la croissance économique, le niveau de chômage, etc.
Environnement social
Les tendances culturelles, les changements démographiques, les attitudes et les valeurs
des consommateurs sont également essentiels à prendre en compte.
Le PAD doit être attentive aux préférences et aux comportements de sa clientèle pour
s’adapter et rester compétitive.
Environnement technologique
Environnement écologique
Le PAD par exemple, doit tenir compte des préoccupations environnementales, en utilisant
des matériaux écologiques et en réduisant les déchets
Environnement Légal
La spécialisation du travail s’opère entre les individus membre d’un même service ou entre
les services de l’entreprise. Cette spécialisation de tâches, plus ou moins importante selon les
entreprises. Elle peut être soit verticale (hauteur de l’organigramme) ou horizontale (largeur d
l’organigramme). Au Port Autonome de Douala, la spécialisation de travail est d’avantage
horizontale, avec des divisions de travail selon différents critères, notamment par fonction à la
Direction Générale et par projet dans les différentes circonscriptions. La spécialisation du
travail favorise l’expertise par la répétitivité des tâches et l’amélioration de la productivité.
Toutefois, cette répétitivité reste risquée car pouvant engendrer les souffrances
physiques comme psychiques liées à des cadences élevées et déconnectées de toute
connaissance ergonomique.
L’exercice du pouvoir de décision dans une entreprise peut être soit centralisé quand
les décisions sont prises par le sommet stratégique, ou décentralisé quand ce pouvoir est
reparti.
Mintzberg (1982) définit les mécanismes de coordination comme étant << les moyens
fondamentaux par lesquels les organisations peuvent coordonner leur travail >>. Il en a
distingué au total six (06).
- Ajustement mutuel :
- Supervision directe :
Ici la coordination de travail se fait par la hiérarchie : une personne donne des ordres à
des subordonnées et contrôle la bonne exécution du travail.
Selon ce mécanisme, les résultats à atteindre sont spécifiés précisément par des indicateurs
de performance (exemple : la progression du chiffre d’affaires). Le choix des moyens est
laissé à l’appréciation de celui qui doit atteindre les objectifs.
Ces modes de coordination ne sont pas exclusifs les uns des autres et sont
complémentaires, même si, selon Mintzberg, les entreprises ont tendance à favoriser un
mécanisme plutôt qu’un autre à un moment donné de leur existence.
[Link] de l’organisation
Pour lui, toute organisation est composée de différentes parties. Aussi, chaque
organisation est configurée par six composantes de base :
- Le centre opérationnel :
- Le sommet stratégique :
- La ligne hiérarchique :
Elle est composée des managers qui assurent l lien entre le sommet stratégique et le
centre opérationnel : ils sont investis de l’autorité formelle. Par exemple : directeur d’usine,
chefs d’ateliers…
- Technostructure :
Située en dehors de ligne hiérarchique elle est composée des spécialistes qui
analysent, organisent le travail et contrôlent les autres (service comptabilité, formation,
GRH…)
- Support logistique :
- Idéologie :
Cette partie est la moins visible de l’organisation désigne l’ensemble des valeurs ou
culture qui guident les actions des membres de l’entreprise. Il s’agit des éléments culturels,
comme des croyances, des valeurs de traditions, des comportements, partagés par les
membres de l’organisation.
Suivant les travaux de Mintzberg, le tableau ci-dessus présente les composants de base
de la structure du Port Autonome de Douala :
L’effectif total du PAD est de 1300 personnes, réparties entre les différentes
composantes.
David Ulrich (1997) a défini le modèle de rôles RH le plus couramment utilisé sur le
marché. Le modèle est bien connu pour produire principalement les aspects des ressources
humaines à plus forte valeur ajoutée.
- Partenaire stratégique
- Agents de changement
- Champion des employés
- Expert administratif
Le partenaire stratégique
Il concerne l’alignement des activités et des initiatives RH avec la stratégie
L’agent de changement
L’expert administratif
Il change au fil des temps. Au début, il s’agissait simplement d’assurer la qualité
maximale possible des services fournis, mais aujourd’hui l’accent est mis sur la possibilité de
fournir un service de qualité aux coûts les plus bas possibles pour l’organisation.
Le champion des employés
C’est un rôle très important des Ressources Humaines. Le défenseur des employés sait
ce dont les employés ont besoin et la GRH devrait le savoir. Le défenseur des salariés est
capable de prendre soin de l’intérêt des employés et de les protéger pendant le processus de
changement dans l’organisation.
Il est à annoter que tous les rôles RH définis par Dave Ulrich sont essentiels au succès
de l’ensemble de la fonction RH.
vision et la stratégie d’une organisation. Cette approche exige du Port Autonome de Douala
de déplacer la finalité de ses actions du niveau de la recherche exclusive du profit, vers des
stratégies plus globales et plus complexes, nécessitant, des investissements importants sur le
plan humain, social, et environnemental ». Mot du Directeur General du PAD, Monsieur
Cyrus NGO’O lors de son discours qui portait sur le thème « RSE : Y ALLER
SERIEUSEMENT, RÉSOLUMENT », Janvier 2020.
Ces mesures se résument entre autres en un système de management du PAD basé sur
une politique et une stratégie tenant compte du concept des 3 P à savoir : Performance
économique, Performance Sociétale et Performance environnementale.
Ayant à sa tête un (01) chef de cellule, deux (02) chargés d’études et trois (03) chargés
d’études assistants, la CDDRCR, a pour mission d’établir un canal de communication
privilégié et permanent entre le Port Autonome de Douala et les communautés riveraines du
Port, de faire progresser les aspects environnementaux, sociaux/sociétaux et de faire évoluer
la stratégie de développement durable et de responsabilité sociétale du PAD.
Comme son nom l’indique, il est chargé de la consolidation des relations entre le Port
Autonome de Douala et de ses communautés riveraines. Il est Constitué des chefs SAWA ou
leurs représentants qui servent de courroie de transmission entre le PAD et les riverains. En
retour, le PAD contribue aux différents microprojets sollicités par les communautés
notamment la construction des écoles, des hôpitaux, des salles de fête etc.
Validée par le comité RSE en Décembre 2020, elle a été actualisée le 25 Août 2021. Sa
révision entre en droite ligne des évolutions RSE connues à l’échelle mondiale et s’appuie sur
les 07 questions centrales tel que contenu dans la norme ISO 26000 (Voir annexe). En effet, le
PAD s’engage à :
4.3. Analyse des actions RSE du Port Autonome de Douala en fonction des 7
questions centrales d’ISO 260000
Elle propose sept (07) lignes directrices pour mener une démarche RSE efficace : la
gouvernance de l’organisation, les droits de l’homme, les relations et conditions de travail,
l’environnement, la loyauté des pratiques, les questions relatives aux consommateurs et les
communautés et développement local.
Sur ces sept (07) questions centrales de la norme Iso 26000, nous proposons le tableau
ci-après afin de faire une présentation détaillée des activités RSE du PAD.
Tableau N° 10: Analyse des actions RSE du PAD sur la base des sept (07) questions
centrales D’ISO 26000
Au vu de tout ce qui précède, nous pouvons dire que le Port Autonome de Douala,
essaye tant bien que mal de respecter l’ensemble des dispositions prescrites par le référentiel
ISO 26000 ce qui leur a valu une reconnaissance niveau avancé ISO 26000 : 2010.
1. APPROCHE METHOLOGIQUE
L'approche quantitative
- Collecte de données :
- Analyse statistique :
L'analyse statistique est au cœur de l'approche quantitative. Elle permet de traiter les
données recueillies en utilisant des méthodes statistiques adaptées. Bryman (2016) souligne
que l'analyse statistique permet de dégager des tendances, des corrélations et d'identifier des
relations causales entre les variables étudiées.
- Objectivité et généralisation :
Une caractéristique clé de l'approche quantitative est son objectivité. Les chercheurs
s'efforcent d'éliminer les biais et de garantir l'impartialité dans la collecte et l'analyse des
données. Selon Merriam (2009), l'approche quantitative permet également la généralisation
des résultats à une population plus large, ce qui renforce la validité externe de l'étude.
- Tests d'hypothèses :
L'approche quantitative est souvent utilisée pour tester des hypothèses de recherche.
Les chercheurs formulent des hypothèses spécifiques sur les relations entre les variables, puis
utilisent des tests statistiques pour déterminer si ces hypothèses sont soutenues par les
données. Denzin et Lincoln (2011) soulignent que l'approche quantitative permet de tirer des
conclusions basées sur des preuves solides et vérifiables.
- Avantages et limites :
L’approche quantitative est alors une méthodologie puissante et objective qui permet
d'explorer les relations entre les variables de manière rigoureuse. Elle est largement utilisée
dans les études sociales, économiques et scientifiques, mais il est essentiel de reconnaître ses
limites et de considérer d'autres approches complémentaires, telles que l'approche qualitative,
pour obtenir une compréhension globale et approfondie des phénomènes étudiés.
L'approche qualitative
- Analyse interprétative :
Une caractéristique clé de l'approche qualitative est son analyse interprétative. Les
chercheurs cherchent à comprendre les perspectives des participants et à interpréter les
significations qu'ils attribuent à leurs expériences. Denzin et Lincoln (2018) mettent en
évidence que l'analyse qualitative est souvent un processus itératif et inductif, qui implique la
recherche de schémas et de thèmes émergents à partir des données.
- Profondeur et contexte :
- Flexibilité et souplesse :
- Validité et généralisation :
- Avantages et limites :
Verbales
- Rappel du problème
Notre sujet s’intitule : « Contribution des salariés dans la mise en place d’une
démarche RSE au Port Autonome de Douala », pour mieux appréhender ce thème,
nous avons formulé notre question de recherche qui constitue la pierre angulaire de notre
travail comme suite : « comment les salariés contribuent-ils à la mise en place d’une
démarche RSE au sein d’une entreprise ? » De cette question centrale, découle les
questions subsidiaires qui suivent :
- Quels sont les outils et les moyens d’implication que les entreprises utilisent pour
impliquer leurs parties prenantes à leur démarche RSE ?
- Quel est le rôle des parties prenantes dans la démarche RSE d’une organisation ?
- Quel est l’apport des salariés dans la réussite d’une démarche RSE au sein d’une
l’entreprise ?
Montrer que la prise en considération des parties prenantes dans l’entreprise constitue
un facteur déterminant pour toute démarche de changement de l’entreprise ;
Identifier le rôle capital que jouent les salariés dans le processus d’implémentation
d’une démarche RSE ;
Identifier les leviers et outils d’implication des salariés dans les démarches
RSE.
Le thème étant propre à une réalité et un contexte donné, Creswell (2013) souligne
que les méthodes de collecte de données de l’approche qualitative permettent d'obtenir des
données riches en informations contextuelles, ce qui facilite une compréhension approfondie
des phénomènes étudiés. D’où le choix de cette approche qui nous permettra d’entrer en
profondeur de notre thème afin de mieux comprendre comment les entreprises intègrent les
salariés dans leurs démarches RSE. Pour Charmaz (2014), cette méthodologie permet de saisir
les aspects subjectifs et émotionnels des expériences des participants, ce qui contribue à une
connaissance holistique du sujet.
Pour collecter les données dans une recherche, il existe une multitude d’outils qui sont
choisies en fonction de l’objet d’étude et de l’approche méthodologique utilisée.
perspectives des participants et les significations qu'ils attribuent à leurs expériences. Voici
une présentation des principaux outils de collecte de données :
- Entretiens semi-structurés :
- Observations participantes :
- Focus groups :
Les focus groups sont des discussions de groupe dirigées par un modérateur, réunissant
plusieurs participants ayant des expériences et des perspectives similaires. Krueger et Casey
(2015) expliquent que cette méthode encourage les échanges entre les participants, facilitant
l'émergence de points de vue différents et de nouvelles idées.
Analyse de documents :
Le journal de bord est un outil de collecte de données qui permet aux participants de
consigner leurs expériences, leurs pensées et leurs émotions sur une période donnée. Cette
méthode est utile pour comprendre les processus et les changements dans le temps. Reis
(1993) a souligné l'importance des journaux de bord dans la recherche qualitative.
Méthodes visuelles :
La phase de collecte de données est une phase importante dans un travail de recherche.
Ayant opté pour une démarche qualitative, nous avons fait le choix d’utiliser des entretiens
semi-directifs comme principale source de collecte de données primaires. Cette collecte a
permis de rassembler le matériau empirique sur lequel nous avons fondé notre recherche, ceci
après avoir vérifié l’existence de données disponibles (Baumard et al., 2007, p.228). Notre
guide entretient est composé d’une introduction, des questions regroupes en trois thèmes, et
une conclusion.
Le guide d’entretien que nous avons élaboré pour notre recherche est structuré en
tenant compte des différents thèmes retenus et correspondant aux besoins en informations qui
nous permettront d’atteindre les objectifs poursuivis par notre étude. (Voir annexe).
Ainsi, notre guide comprend dix-huit questions ouvertes reparties sur trois
thèmes qui portent sur les points suivants :
Thème 2 : Contribution des salariés dans la mise en œuvre d’une démarche RSE
Il est difficile voire même impossible d’étudier tout le monde, raison pour laquelle
l’échantillon est d’une grande importance. Miles Huberman (1994) affirme : « peu importe ce
que vous ferez, vous ne réussirez jamais à étudier tout le monde, partout et dans toutes leurs
activités ». L’auteur préconise ainsi l’importance du ciblage dans la collecte de données, il
faut une cible qui correspond exactement aux attentes formulées dans l’étude. Notre sujet
ayant des termes techniques comme « RSE », « Implication ou contribution », il est réservé
à une cible bien précise, notre objectif étant de savoir comment l’entreprise intègre les
salariés dans leur démarche RSE. A cet effet, nous avons privilégié lors de nos entretiens les
cadres, parce que, bien que la RSE soit une affaire de tout le monde, ceux sont les cadres qui
sont pour la plupart du temps capable de mieux comprendre le concept, ses enjeux pour
l’entreprise et ceux sont eux qui sont chargés d’impulser cette vision du top management aux
autres collaborateurs. C’est ainsi que nous avons optés pour 30 répondants au total soit, 15
cadres, 08 agents de maitrises et 07 ouvriers.
nin d’études
assistant
11 Fémi Marié 40-45 BEPC Employé de Ouvrier 08 ans 12 ans
nin bureau
12 Masc Célibataire 30-35 Bac+5 Chef bureau Cadre 05 ans 08 ans
ulin hygiène
qualité et
maintenanc
e hospitalier
13 Masc Célibataire 30-35 Bac+2 Secrétaire Agent de 01 an 06 ans
ulin division des maitrise
communicat
ions et des
relations
publiques
14 Fémi Marié 25-30 Bac+2 Contrôleur Agent de 03 ans 05 ans
nin No2/Port de maitrise
pêche
15 Masc Marié 30-35 Bac+5 Cadre Cadre 02 ans 09 ans
ulin technique
16 Masc Marié 30-35 Bac+5 Chargé Cadre 04 ans 09 ans
ulin d’études No
2 Division
du suivi et
de la
relance
17 Fémi Marié 40-45 Bac Standardiste Ouvrier 07 ans 15 ans
nin
18 Fémi Célibataire 25-30 Bac+2 Employé de Agent de 03 ans 03 ans
nin bureau maîtrise
19 Masc Marié 35-40 Bac+5 Chargé Cadre 06 mois 11 ans
ulin d’études No
1/
CDDRCR
20 Masc Célibataire 30-35 Bac+4 Chargé Agent de 02 ans 04 ans
ulin d’études maitrise
Assistant No
3/ Division
de la
Communica
tion et des
relations
publiques
21 Fémi Marié 40-45 Bac+5 Chef Cadre 05 ans 19 ans
nin service
formation
22 Fémi Célibataire 20-25 Probato Standardiste Ouvrier 01 an 01 an
nin ire
23 Fémi Célibataire 35-40 Bac Agent de Ouvrier 03 ans 10 ans
nin terminal
24 Fémi Marié 30-35 Bac+2 Contrôleur Agent de 02 ans 05 ans
nin No 3 maîtrise
Terminal à
véhicules/S
4
25 Masc Marié 40-45 Bac+5 Cadre Cadre 03 mois 08 ans
ulin administrati
f
26 Fémi Célibataire 25-30 BEPC Surveillant Ouvrier 05 ans 05 ans
nin de port
27 Masc Marié 40-45 Bac+5 Chargé Cadre 08 ans 21ans
ulin d’études No
1/
CDDRCR
28 Fémi Marié 35-40 Bac Employé de Ouvrier 09 mois 09 mois
nin bureau
Tableau N° 13 : Genre
53% de notre échantillon d’étude représente les personnes de sexe féminin et 47% est le
pourcentage des personnes de sexe féminin.
L’analyse de notre échantillon sur la partie de la situation matrimoniale nous renseigne sur le
fait que 70% des répondants sont mariés.
Employé de bureau
10% Chargé d’études
13%
Contrôleur
10% Chargé d’études
assistant
Chef de service Chef de bureau 7%
10% 10%
De ce graphe, il ressort que 13% de notre échantillon sont des Chargés d’études et 13% aussi
sont des cadres ; 10% sont respectivement chef de bureau, chef de service, contrôleurs et
employés de bureau. Seuls 03% sont des secrétaires et des inspecteurs assistants.
7 8
23% 27%
15
50%
Du graphe ci-dessus, il ressort que 50% du personnel interrogé sont des Cadres, 27% des
agents de maitrise et 23% des ouvriers.
Durant l'enquête tel que susmentionné, nous avons interrogés 30 salariés. Ainsi, au
cours de l'exercice nous avons fait plusieurs observations notamment :
► La surprise des personnes interrogés par rapport au choix du sujet, qu’ils trouvaient assez
originale et pertinent
► La qualité des questions meublant l'entretien qu'ils trouvaient porteuses de sens et utiles à
la compréhension de la RSE et l’enjeu pour l’entreprise.
► La longueur du guide d'entretien, qu'ils trouvaient volumineux compte tenu des
contraintes professionnelles qui sont les leurs.
► La méfiance compte tenu de la crainte de la diffusion des réponses qu'ils proposent dans le
cadre de ce travail de recherche.
► La difficulté de rencontrer les répondants dans un cadre favorisant un entretien.
► Et pour certains, le refus pour des mobiles non connus.
A la suite de l'étape du recueillement des données qualitatives, place à l'analyse qui s'effectue
de la manière suivante :
- Pré-analyse
Suite aux entretiens réalisés auprès des salariés du PAD, les réponses ont été retranscrites et
figurent en annexe de ce travail. Les objectifs sont définis en adéquation avec les questions de
recherche et portent au-travers d'une lecture croisée sur la compréhension ou la description du
phénomène de la contribution de la marque employeur à l'attractivité organisationnelle.
- Analyse thématique
Une fois la pré-analyse effectuée, nous passons directement à l'analyse du contenu des
entretiens. En effet, l'analyse des contenus est une procédure systématique dirigée par des
règles précises (Evrard, Pras et Roux, 2009). Compte tenu des objectifs de recherche, nous
avons opté pour une analyse de contenu manuel. Nous découpons le corpus en thèmes, puis
une grille de codage est élaborée. L'analyse thématique de contenu renvoie à l'opération qui
consiste à transformer le texte multiforme et varié d'un entretien en une analyse unique et
originale de son contenu autour de ses thèmes et sous-thèmes, au moyen d'un code. L'analyse
de contenu est un décodage de l'information apportée par les entretiens : c'est l'opération vitale
et cruciale sans laquelle il n'y a pas d'utilisation possible de l'information.
Quand on dit analyse de contenu on pense à la méthode, au code et au classement. A cet effet,
quatre étapes sont nécessaires pour mener à bien l'analyse thématique de contenu :
Parvenus au terme de ce chapitre durant lequel il fallait revenir sur le cadre empirique, ensuite
faire ressortir la démarche méthodologique adoptée. Ainsi, dans le cadre de ce travail,
méthodologique qualitative, une démarche inductive et le guide d'entretien nous a permis
d’analyser nos données via le logiciel STATA, EXCEL et TAGCROWD pour les graphes et
les nuages de mots.
EMPIRIQUES ET PRECONISATIONS
MANAGERIALES
Après avoir collecté les données, nous avons collectés des données relatives à
l’implication des salariés dans la mise en place d’une démarche RSE, place à la présentation
des résultats et les recommandations managériales. Dans la première section du premier
chapitre, nous allons présenter et analyser les résultats obtenus. Dans la seconde
section nous ferons des propositions dans le cadre de notre étude.
Cette section consiste à la présentation des résultats du Port Autonome de Douala. Nous avons
utilisé comme outil de collecte de données un guide d’entretien semi directif qui a été soumis
aux employés du Port Autonome de Douala dans le but de comprendre comment l’entreprise
en question procède-t-elle pour impliquer l’ensemble de son personnel dans la mise en place
de sa démarche RSE. Les résultats des entretiens que nous avons effectués sur le terrain seront
présentés selon les thèmes de notre guide d’entretien.
5
1 1 1 1 1 1 1 1 2
Il est question ici de savoir si le personnel du PAD connait la RSE. D’après les résultats issus
des verbatims et illustrés par le graphe ci-dessus, on constate que, la définition de la RSE par les
répondants n’est pas uniforme. Il ressort de ce graphe que 50% des répondants connaissent la
définition de la RSE tel que l’affirme R 7 « Selon moi, la RSE est la prise en compte volontaire
par les entreprises , des préoccupations sociales et environnementales dans leurs activités et
dans leurs interactions avec les parties prenantes aussi bien en interne qu’en externe » tandis
que les 50 % restants ne savent pas de quoi il s’agit comme le déclare le R11 « Hummmm ma
fille, je sais que c’est quoi ? C’est pour les gens qui ont beaucoup fréquenté comme vous ».
À la question de savoir, la dernière fois que ces employés ont entendu parler de la
RSE, les résultats sont les suivants :
Tableau N° 15 : Dernière fois que les employés ont entendu parler de la RSE
En effet, Il ressort que 40% des répondants ont entendu parler de RSE pour la dernière
fois il y a moins de 06 mois tandis que 50% d’entre eux ne se souviennent pas de la dernière
fois qu’ils en ont entendu parler. Cependant, 10% d’entre eux affirment ne jamais en avoir
entendu parler.
1.2. Connaissance sur les pratiques RSE mises en place au sein de leur entreprise
Pour ce qui est de l’appréciation des pratiques RSE mises en place au sein de leur
entreprise, plus de la moitié des répondants soit 53%, ont affirmé ne pas pouvoir se
prononcer car n’ayant aucune réelle connaissance des pratiques RSE de leur entreprise
comme le démontre les affirmations suivantes : « Comme je l’ai dit, je n’ai aucune
connaissance ou information sur les pratiques RSE de mon entreprise. Je ne sais pas s’il y’en
a ou quelles pourraient être ces pratiques » ou encore, « Les amateurs diront que ces pratiques
RSE sont bonnes, il y’a une charte, il y’a des fonds disponibles pour, mais pour nous qui en
savons un peu plus sur le concept nous savons qu’il y ‘a encore beaucoup à faire, beaucoup
même mais bon je n’en dirai pas plus pour m’éviter des ennuis >>. Cependant, 41% d’entre
eux affirment que les pratiques mises en place sont bonnes contre 6% qui estiment qu’elles
sont insuffisantes comme le démontre le graphe ci-dessous.
13
41%
17
53%
2
6%
1.3. Les freins à la mise en œuvre des pratiques RSE au sein de l’entreprise
2 2
1 1 1
Comme freins à la mise en œuvre des RSE en entreprises, il est cité l’absence de formation en
matière de RSE (06 occ), l’absence de ressources humaines qualifiées qui ont des
connaissances en RSE(02 occ), le fait que les employés ne se sentent pas concernés par la
RSE (02 occ), l’absence d’une démarche RSE qui soit clairement établie (02 occ), l’absence
de communication sur les différentes actions réalisées en interne et en externe (01 occ).
Interrogé sur de savoir les pratiques RSE qu’ils souhaiteraient voir mises en œuvre au sein de
leur entreprise, certains pensent qu’un accent devrait être mis sur la communication des
actions menées << La communication RSE, on a tendance à la négliger mais je vous assure
elle est très importante >> tel que le suggère le R 13, ensuite la formation telle que suggérer
par le R 07 << Il y’a un gros soucis de formation, nous devons commencer par là, former les
salariés sans distinction de leur catégorie socio professionnelle, former les points focaux RSE,
en gros sensibiliser tout le monde >> et la nomination des responsables qualifiés telle que
proposée par le R 29 <<Je vais resumer ma suggestion en une seule phrase et je me limiterai
là, mettre les personnes qu’il faut à la place qu’il faut… >>
On peut donc conclure ici que, les salariés en matière de RSE proposent que, la création
d’une cellule dédiée à la RSE, la formation de tout le personnel en matière de RSE, la
nomination de responsables qualifiés en la matière et une forte communication auprès de
toutes les parties des RSE.
À la question de savoir que diraient-ils au Directeur Général du PAD en matière de RSE s’ils
venaient à le rencontrer un jour, plusieurs salariés soit 17 /30 répondants n’ont pas souhaité
se prononcer sur cette question. Mais Parmi les réponses obtenues, il en ressort les
suggestions ci-après : une meilleure communication au sujet des activités RSE, une
formation des agents, l’implication de tous les agents, la nomination de responsables
qualifiés aux postes correspondants et la sensibilisation interne et externe.
5; 17%
ne sais pas
13; 43%
non
oui
12; 40%
Le but ici était celui de savoir, si les employés pensent pouvoir faire quelque chose pour
améliorer la démarche RSE actuelle et d’après les résultats, il ressort qu’au niveau individuel,
43% des répondants affirment pouvoir faire quelque chose pour améliorer la RSE au sein de
l’entreprise contre 40% qui affirment ne pouvoir rien faire dans ce sens.
7 8
23% 27%
15
50%
Du graphe ci-dessus, il ressort que 50% du personnel interrogé sont des Cadres, 27% des
agents de maitrise et 23% des ouvriers.
Au cours de notre investigation, nous avons pu ressortir et identifier diverses failles qui
représentent des problèmes majeurs pour cette entreprise : PORT AUTONOME DE
DOUALA. Parmi ces problèmes, nous pouvons citer entre autres :
- Bien que cette entreprise soit entre autres avancé en matière de RSE, elle rencontre
tout de même quelques difficultés. On constate premièrement que, en dehors des
cadres, la plupart des employés ne sont pas capables de donner la définition exacte de
la RSE.
- Aussi, l’on constate également que plus de 50% de l’échantillon a entendu parler de la
RSE en interne pour la dernière fois il y’a moins de 6 mois et il y’a même d’autres qui
n’ont jamais entendu parler, ce qui démontre à suffisance que la communication en
matière de RSE est faible.
- Un autre constat est visible, au niveau de l’appréciation des pratiques RSE au sein de
l’entreprise, plus de la moitié de l’échantillon, c’est-à-dire 53 % ont affirmé ne pas
pouvoir se prononcer à propos parce que n’ayant aucune information sur ces pratiques.
Une autre fois, le problème de communication interne en matière de RSE est flagrant.
Ce constat démontre que la RSE n’est pas encore suffisamment pris au sérieux au sein
de cette entreprise. Pour remédier à ce problème, il serait peut-être judicieux pour les
responsables de créer une cellule ou département RSE distinct des communautés
riveraines, de recruter un personnel qualifié en RSE ou encore de former une équipe
en RSE afin de permettre une meilleure implémentation de la RSE au sein de
l’entreprise aussi bien en interne qu’en externe.
- Aussi, d’après les informations recueillis de nos différents entretiens, nous notons
d’autres problèmes en dehors de ceux qui ont été mentionné plus haut il s’agit des
difficultés à embarquer les collaborateurs dans leurs activités, l’absente ou
l’insuffisante sensibilisation des employés en matière de RSE, la non-implication des
employés dans la démarche RSE, l’absence de démarche RSE qui soit clairement
établie et le fait que toutes les actions RSE qui sont mises en place sont uniquement en
faveur des riverains comme l’affirmait certains répondants.
Prévoir un rendez-vous
formalisé une ou deux fois par
an pour informer les salariés et
échanger avec eux sur les
avancés de la politique RSE.
[Link] scientifiques
Ce travail de recherche en effet nous a permis de faire un état des lieux de la revue de
la littérature sur la communication sur la contribution des salariés dans la mise en place d’une
démarche RSE au sein d’une entreprise. En effet, pendant ce travail, nous avons constaté que,
dans le contexte camerounais, il n’y a pas encore à notre connaissance de recherche sur ce
sujet. A travers cette étude, nous mettons en lumière les travaux sur cette problématique qui
reste actuelle dans un contexte de prise de conscience progressive des entreprises et de
l’importance de la RSE. Ce travail pourra alors servir de jalons pour les prochaines recherches
dans ce domaine.
[Link] Académiques
[Link] Managériales
3. Limites et perspectives
Il est question de décrire les observations faites pendant les résultats de recherche
notamment sur le plan méthodologique, échantillonnage et contextuel et ressortir les
perspectives pour d'éventuelles recherches futures sur des thématiques similaires.
3.1. Limites
être modifiées lors de la retranscription. Ainsi, les conclusions générales faites par la logique
peuvent être remises en cause. Aussi, les données analysées au-travers d'une approche
méthodologique qualitative peuvent aussi être faites avec l'approche méthodologique
quantitative afin d'avoir des données davantage mesurables.
4. Perspectives
La mise sur pied d’un plan de communication RSE dans une entreprise ;
CONCLUSION GENERALE
Bien que ce concept impose aux entreprises des contraintes qui sont parfois lourdes en
termes de budget, de conciliation entre sa raison d’être (création de richesse) et ses
responsabilités économiques (efficience), environnementales (précaution) et sociétales
(équité), elle apporte bien d’avantages à savoir une meilleure réputation, une bonne maîtrise
des risques et de l’incertitude, une réduction des coûts, une amélioration des revenus et une
meilleure valorisation des ressources internes etc. Les entreprises en s’interrogeant sur des
questions environnementales et sociales, seront en mesure d’innover au niveau des produits
mais également d’apporter des innovations sociales.
Ce travail de recherche vise à étudier le rôle des salariés dans la mise en place d’une
démarche RSE. En effet, pour qu’une stratégie RSE réussisse en externe, il faudra tout
d’abord convaincre les parties internes. De plus, la mise en place d’actions RSE orientées aux
employés apportent pleins de gains aux entreprises car si les collaborateurs ressentent que leur
entreprise est responsable, c’est qu’elle leur accorde une place très importante, ce qui leur
donnent l’envie de s’investir plus et de donner de leur mieux. Il s’agit d’une stratégie Win-
Win.
Notre méthodologie se résume comme suit. D’abord, nous avons formulé des
hypothèses à valider, établi une enquête comportant les mesures RSE dans un premier lieu et
les mesures de satisfaction des employés dans un second lieu. Puis nous avons effectué le tri à
plat afin de comprendre le comportement du personnel au sein du Port Autonome de Douala.
Nous avons constaté dès lors leur consentement en ce qui concerne les pratiques d’ordre
économique et celles de gouvernance et une vision moins claire quant aux pratiques sociales
et environnementales. Ensuite nous avons procédé à une analyse en composantes
principales afin d’avoir un nombre restreint de facteurs représentant une combinaison linaire
d’items fortement corrélés.
Après avoir élaboré notre protocole d’entretien, nous avons limités notre échantillon à
30 personnes. Nous avons par la suite recueilli les données et les analyser à l’aide des trois
logiciels suivants : Stata, Excel et Tagcrowd .
Ces résultats nous ont amenés à décortiquer les hypothèses initiales en sous
hypothèses sous-jacentes que nous avons essayé de les vérifier en faisant une régression
linéaire. A cet égard, malgré le contexte très particulier de notre pays dans le sens où la RSE
n’est encore qu’à ses débuts, les résultats démontrent que les parties prenantes, surtout les
salariés ont un rôle fondamental à jouer dans la mise en place et au déploiement d’une
démarche RSE. En effet, nous avons validé toutes les hypothèses.
Ce travail a donc permis de confirmer encore une fois l’impact de la contribution des
parties prenantes dans la construction d’une démarche RSE, de détecter et d’identifier les
pistes d’amélioration formulées sous forme de recommandations parmi lesquels,
l’implication des salariés en amont possible dans la démarche RSE, les sensibiliser sur les
enjeux de la RSE, les former aussi bien en matière de RSE qu’en communication RSE afin
que cette démarche soit pertinente.
Pour conclure, nous espérons, qu’à travers ce travail, apporter un éclairage sur le rôle
des employés dans la construction d’une démarche RSE en entreprise. Toutefois, il ne faut pas
omettre que la mise en place d’une stratégie RSE exige la mise en œuvre d’un changement
culturel au sein des entreprises car la RSE suppose une délégation de plus en plus accrue, ce
qui renforce la cohésion du personnel et son appartenance aux projets stratégiques de
l’entreprise.
Ainsi, pour que cette stratégie réussisse, voici quelques points clés qui peuvent être
résumées comme suit : Tout d’abord, il faut lister et classifier les enjeux de la RSE. Ensuite, il
faut identifier les parties prenantes, à savoir les collaborateurs dont leur engagement et leur
Puis, il est inévitable de consulter ces parties afin de prioriser enjeux relatifs à une
telle démarche RSE. En outre, il faudrait passer à l’analyse de matérialité ainsi qu’à la
validation etla mise en route des actions à mettre en place.
Ce travail comporte, bien évidemment comme tout travail, des limites. La première
étant liée à la taille de l’échantillon, qui malgré le respect des normes (entre 5 et 10
observations par items), reste insuffisante pour effectuer d’autres analyses, telle que l’analyse
confirmatoire.
La deuxième limite est relative au choix de notre échantillon interrogé. Il serait plus
intéressant d’élargir notre champ d’investigation tout en tenant compte du personnel des
différents points de vente répartis dans la zone portuaire.
Pour des recherches futures, nous pouvons suggérer de mener des études sur
l’importance de la mise en place d’une démarche RSE au sein d’une entreprise.
REFERENCES BIBIOGRAPHIQUES
• Brunet, S.&Vienne, G.(2016). « L’implication des salariés dans les démarches RSE
dans les TPE-PME-ETI », Rapport du sous-groupe de travail au sein du groupe de travail
« La RSE, levier de compétitivité et de mise en œuvre du développement durable, en
particulier pour les TPE-PME » (GT1).
• Cohen, L., Manion, L., & Morrison, K. (2018). Research methods in education.
Routledge.
• Dave Ulrich, 1999, “The Next Agenda for Adding Value and Delivering Results”,
Harvard Business School Press, pp 281.
• Domoa, D. (2019). « Pratiques RSE et motivation des salariés en côte d’Ivoire », Revue
gestion 2000, Vol 36, pp :17-41
validation d'une échelle de mesure », Revue de gestion des ressources humaines, p. 3- 19.
• Imbs,P.,& Lalao,L.R .(2013), « Opérationnaliser la RSE dans les PME : quelles pratiques
de GRH socialement responsables ? », Revue management et avenir, pages 35- 55
• Makati., & Benabdelhadi, A. (2020), « D’une responsabilité globale vers la perception des
pratiques RSE par les employés », revue de littérature et liens théoriques, Revue du
contrôle, de la comptabilité et de l’audit, Vol 4- n°2, pp :627-648
ANNEXES
5. D’après vous, quels sont les freins à la mise en œuvre des pratiques RSE au sein de votre
entreprise ?
3) Niveau d’études :
4) Quelle est votre fonction dans l’entreprise ?
5) Quelle est votre catégorie socio-professionnelle ?
6) Combien d’années d’ancienneté avez-vous au sein de cette entreprise et dans ce poste de
travail ?
23 J‘en entends parler tout le temps en fait, donc je ne saurai définir exactement le
concept
24 Comme je vous ai répondu à la première question, je n’ai jamais entendu parler
ni de près ni de loin donc je suis confuse sincèrement, j’attends-moi la fin de
votre entretien pour que vous m’en dites plus sur ce sujet parce qu’il m’a l’air
intéressant vu qu’on vous a permis de nous interroger sur ça
25 C’est un concept que j’aime bien, je fais des recherches tout le temps dessus, la
première fois qu’on m’a parlé de ça c’était lors d’une discussion avec mes
collègues, je ne savais pas de quoi il s’agissait mais quand ils m’ont expliqué,
j’ai fait moult recherches à ce sujet et depuis je ne m’en passe plus
26 Si je ne connais pas la définition de quelque chose, c’est que je n’ai jamais
entendu parler de ça
27 La semaine dernière à CNN c’est une chaine télé, le titre de l’émission c’est <<
Micro Trottoir >> Je vous explique le concept, on interroge les gens dans la rue
sur des sujets spécifiques et ce jour précisément, c’était la RSE qui était à
l’honneur
28 Je ne me souviens pas avoir entendu parler de ça un jour
29 À mon avis, ça fait longtemps même le contexte je ne sais plus
30 J’en entends parler régulièrement dans le cadre de mon travail, étant donné que
je suis en service dans la Cellule qui est en charge de ça
Q3 : Avez-vous déjà entendu parler de la RSE au sein de votre entreprise ? Dans quel
contexte ?
1 Oui je pense mais le contexte, j’ai oublié
2 Non
3 Oui bien évidemment lors de la dernière réunion du comité RSE
4 Oui j’entends parler tout le temps. Nous sommes quand même la cellule en
charge de la RSE au PAD Riiiiiirrreee
5 Il y’a environ trois mois comme je vous ai dit tout à l’heure lors d’une
discussion y afférente dans notre bureau
6 Non si j’ai bonne mémoire
7 Oui bien sûr dans le cadre des réunions que l’on tient souvent avec la Cellule
du Développement Durable
8 Oui déjà ! Mais le contexte j’ai oublié
9 Bien évidemment et tous les jours je dirai sans vouloir abuser. Dans le cadre de
mon travail, parce que c’est moi qui suis chargée de traiter la plupart des
demandes liées à la RSE
10 Non
11 Non aucune idée
12 Oui lors des PAD Awards comme je vous disais tantôt
13 Dans l’entreprise non donc le contexte je ne saurai vous en dire plus
14 Oui sans doute mais je ne me souviens pas du contexte
15 Oui mais ne me demandez pas le contexte je suis déjà vieille
16 Oui, lors des PAD AWARDS qui se sont tenus dernièrement
17 Entendu parler dans cette entreprise non pas vraiment hein mais il y’a des
affiches RSE, ou non on appelle plutôt ça des chartes, qui sont accrochées un
peu de partout dans pratiquement tous les services du PAD.
18 Je n’ai pas encore entendu qu’on a parlé de ça ici c’est que au moins la
définition je sais ou alors je n’étais pas là lorsqu’on l’a fait
19 Oui bien sûr comment ne pas ? l’on mène quand même plusieurs activités dans
ce sens
20 Oui mais le contexte j’ai oublié
21 Bien sûr que oui, on en parle régulièrement vous savez ?
22 Oui vous ne pouvez pas être en poste à la Direction des Communications et des
relations publiques et vous n’entendez pas parler de ça
23 Oui Madame mais je ne me souviens pas du contexte
24 Non pas encore
25 Oui mais malheureusement c’est un sujet qui revêt d’une importance capitale
de nos jours, mais dont on n’entend pas réellement parler pourtant nous avons
une cellule qui est chargée de la vulgarisation de celui-ci.
26 Non, non, non et je vous ai déjà dit pourquoi
27 Oui j’en ai entendu parler quelques fois en interne mais je pense qu’on devrait
en faire plus sur la communication, d’autant que nous avons tous les moyens
requis pour le faire
28 Non du moins pas que je sache
29 Oui avant on entendait souvent parler surtout lors des rentrées scolaires mais
depuis silence radio, je ne sais même pas si le service qui était responsable de
ça existe même encore
30 Oui bien sûr c’est une évidence
Q4 : Comment trouvez-vous les pratiques RSE qui sont mises en place dans votre
entreprise ?
1 Ah je pense que ça permet à l’entreprise de réduire son impact
environnemental et favorise aussi le développement des communautés locales
2 Je n’ai jamais entendu parler des pratiquer RSE au sein de mon entreprise,
donc je ne sais pas quels pourraient être les objectifs liés à cela
3 Les objectifs visés par notre entreprise à travers les pratiques RSE sont de
contribuer de manière positive à la société et à l’environnement. Nous
souhaitons améliorer notre image de marque en tant qu’entreprise responsable,
attirer et fidéliser les talents, renforcer la confiance de nos clients, et jouer un
rôle actif dans le développement durable de notre communauté locale
4 En tant que l’un des responsables du service RSE, nous mettons en œuvre un
certain nombre de pratiques RSE dans notre entreprise. Cela inclut la mise en
place de programmes de recyclage et de réduction des déchets, la promotion
d’une culture d’entreprise inclusive et diversifiée, la sensibilisation de nos
employés aux enjeux sociaux et environnementaux, ainsi que le soutien à des
projets communautaires locaux.
5 En dehors des dons aux communautés riveraines je ne sais pas si on a d’autres
pratiques RSE au sein de notre entreprise. Je vais me renseigner tout de même
6 Je ne suis pas sûre de savoir ce que nous mettons en œuvre en tant que
pratiques RSE dans notre entreprise.
7 Les objectifs de notre entreprise à travers les pratiques RSE sont variés. Ils
incluent la réduction de notre empreinte environnementale, l’amélioration des
conditions de travail pour nos employés, la promotion de l’égalité et de la
diversité, le soutien aux initiatives locales et communautaires, ainsi que la
transparence et la responsabilité que nous avons envers nos parties prenantes.
8 Nos objectifs pourraient inclure des aspects tels que, l’amélioration de notre
image de marque, la satisfaction des parties prenantes et peut-être des
hein, parce que parler des pratiques RSE c’est un peu trop je pense
28 Je ne sais pas de quoi il s’agit désolée !
29 Si nous avons obtenu le label ISO 26000, c’est que nous sommes avancés déjà
en matière de RSE, vous ne pensez pas ?
30 Pour ma part, ça va, on aide des gens c’est le plus important.
Q5 : D’après vous, quels sont les freins à la mise en œuvre des pratiques RSE au sein de
votre entreprise ?
01 Je pense que le premier frein à l’émergence de la RSE dans notre entreprise est
l’absence de formation en matière de RSE, à l’issue de votre enquête vous-
même vous allez vous rendre compte que la majorité des salariés ne savent
même pas ce que c’est, une comme moi par exemple
02 Si au moins je savais ce que c’était j’allais pouvoir répondre
03 Pour ma part, le principal frein de la mise en œuvre des pratiques RSE au sein
de notre organisation, c’est le manque de ressources humaines qualifiées qui
ont des connaissances en la matière du coup les actions RSE n’ont pas la même
portée, en interne comme en externe
04 Il y’a un sérieux problème d’adhésion des employés, malgré tout ce que nous
faisons à notre niveau, ceux-ci ne se sentent pas concernés par la démarche
RSE
05 En ce qui me concerne, je pense qu’il y’a une certaine combine entre les parties
prenantes. Toutes les actions RSE qui sont mises en place sont uniquement en
faveur des riverains et pourtant il en existe plusieurs
06 Rien à signaler
07 L’un des freins à l’émergence de la RSE c’est la sensibilisation. Nous ne
sensibilisons pas assez nos parties prenantes, surtout externes comme les
clients, les cimenteries pour ne citer qu’elles qui passent leur temps à polluer
l’espace portuaire et on ne nous accuse pour rien
08 Si on me pose cette question mille fois, je répondrai toujours et toujours la
formation. Les employés ne sont pas formés, ils ne savent pas ce que c’est, ni
comment participer à ladite décharge
09 Aucune information à ce sujet
10 Je ne sais pas
11 Non je ne connais rien oh
12 Si je commence à énumérer on ne va pas arriver ma belle, mieux on laisse ma
belle
13 Je dirai sans hésiter la formation des employés sur ce concept encore nouveau
pour la plupart d’entre nous
14 Hmmm, quand toi-même tu vois, quels sont les problèmes liés à la RSE ici ou
alors tu ne vois (en riant)
15 Absence de communication sur les différentes actions réalisées en interne et en
externe
16 Je ne sais pas quoi vous dire
17 Rien à signaler à ce sujet
18 Ma fille je ne sais pas
19 Il y’a plusieurs freins à l’émergence de la RSE ici au PAD mais, je dirai que
celui le plus fragrant est celui de l’implication des salariés dans ladite
démarche et vous devez comprendre pourquoi. En effet, les salariés sont
considérés comme étant ambassadeurs de la démarche
20 Ah est-ce que ça me concerne ?
DÉDICACE..................................................................................................................................... I
REMERCIEMENTS .....................................................................................................................II
AVANT-PROPOS ....................................................................................................................... III
RÉSUMÉ ...................................................................................................................................... IV
ABSTRACT ................................................................................................................................... V
ABRÉVIATIONS ........................................................................................................................ VI
LISTE DES TABLEAUX .......................................................................................................... VII
LISTE DES FIGURES............................................................................................................. VIII
SOMMAIRE ................................................................................................................................ IX
INTRODUCTION GENERALE .................................................................................................. 1
PREMIERE PARTIE : APPROCHE CONCEPTUELLE ET THÉORIQUE DE LA
RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE DES ENTREPRISES ......................................................... 5
CHAPITRE I : ÉCLAIRAGE AUTOUR DU CONCEPT DE LA RESPONSABILITÉ
SOCIÉTALE DES ENTREPRISES ............................................................................................. 6
[Link]………….. ................................................................................................................... 9
2.2.1.Définitions………… ............................................................................................................. 14
1. Les motivations de la mise en place d’une démarche sociétale dans les entreprises ................ 19
2. Les étapes de la mise en place d’une démarche de responsabilité sociétale en entreprise ........ 21
CHAPITRE II : APPORT DES PARTIES PRENANTES DANS LA MISE EN PLACE
D’UNE DÉMARCHE DE RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE DANS LES
ENTREPRISES………. ............................................................................................................... 25
2. Les étapes d’intégration des parties prenantes et leur rôle dans la démarche RSE ................... 26
[Link] étapes d’intégration des parties prenantes à sa stratégie RSE ........................................... 26
[Link] rôle des parties prenantes dans la mise en place d’une démarche de responsabilité
sociétale des entreprises………… ................................................................................................. 29
2. Les clés d’implication des salariés dans la démarche de Responsabilité Sociétale des
entreprises………........................................................................................................................... 31
3. Les freins et les obstacles à l’implication des salariés ............................................................... 33
4. Les outils et les effets de la mobilisation des salariés dans la démarche de Responsabilité
Sociétale des Entreprises ................................................................................................................ 34
[Link] outils d’implication des salariés dans la démarche de Responsabilité Sociétale des
Entreprises…………. ..................................................................................................................... 34
[Link] effets de l’implication des salariés dans la démarche de Responsabilité Sociétale pour
une entreprise………… ................................................................................................................. 36
[Link] comité de consolidation en charge des relations entre les communautés riveraines et
le Port de Douala-Bonaberi ............................................................................................................ 53
[Link] des actions RSE du Port Autonome de Douala en fonction des 7 questions
centrales d’ISO 260000………. ..................................................................................................... 53
[Link] freins à la mise en œuvre des pratiques RSE au sein de l’entreprise ................................ 77
4. Perspectives……….. ................................................................................................................. 87