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Cours de Calculs Topometriques

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UNION-DISCIPLINE-TRAVAIL

Ecole de la Géomatique et du Territoire

COURS DE
CALCULS
TOPOMETRIQUES

Enseignant : M. GRAMBOUTE Moustapha

Ingénieur Géomètre-Topographe Année Académique :2024-2025


GENERALITES
I- INTRODUCTION

La topométrie signifie l’ensemble des techniques permettant d’obtenir des


éléments métriques indispensables à la réalisation d’un plan à grande échelle.
Ces éléments planimétriques et altimétriques nécessitent différentes mesures sur
le terrain et le plus souvent de nombreux calculs. Ceci constitue une part
importante de l’activité du géomètre qu’on peut décomposer en 3 catégories
d’opérations :

 Les levés ;
 La phase calcul (dépouillement et calcul proprement dit) ;
 Le report permettant d’aboutir au plan.

Ensuite, souvent peuvent se greffer des opérations supplémentaires telles que :

 Etude de surface ;
 Implantation sur le terrain d’un projet approuvé (bâtiment, lotissement).

Ce qui implique de nombreux calculs. Il est nécessaire d’effectuer des calculs


rapides en faisant des contrôles nécessaires pour être sûr de ces résultats. Les
documents peuvent être utilisés ou repris par d’autres personnes, d’où
l’importance d’agir avec ordre ou méthode.

1- Unités de mesures linéaires

Les unités utilisées en topométrie sont : les sous- multiples du mètre et les
multiples du mètre.

Exercice : faire un exposé sur le mètre (histoire, l’étalon de mesure de


distance actuel…)

2- Les unités angulaires

Les grades ou gon sont des décimales

Les degrés sont des valeurs sexagésimales : c’est-à-dire de 60 en 60.

Les unités sont : le grade, le radian et le degré.

Pour les calculs d’erreurs l’unité utilisée est le radian

Exemple : 42°,6567 : degré décimaux

42°39’24’’ : degré sexagésimaux


 Les relations degré, radian, grade

π rad =180° =200 grad

 De degré en grade on utilise

 De grade en degré : on utilise

180°× = 200 grad.

II- PRESENTATION GENERALE DES CALCULS

Dans le but de se contrôler, un schéma général des calculs est nécessaire. Il est
souvent nécessaire de revenir à des calculs intermédiaires, pour cela il est
important d’avoir un tableau pour les calculs.

DONNEES FORMULES CALCULS INTERMEDIAIRES RESULTATS


CHAPITRE I :
PROBLEME D’ORIENTATION
ET CALCUL DE DISTANCE
I- RESOLUTION DES DIFFERENTS TRIANGLES

Résoudre un triangle c’est déterminer tous les éléments manquant du triangle


c’est-à-dire les côtés, les angles et la superficie (surface).

1- Le triangle rectangle

c
b

C a B
2- Les triangles quelconques

1erCas
A

b c

C a B
Données : a, et

Le théorème des sinus

2eCas

b c

C a B

Données : c, b et
Si tg  0 alors

Théorème d’Alkachi : a2 = b2 +c2 – 2bc cos Â

3- Triangles avec trois (3) côtés connus

b c

C a B

Soit a + b + c = 2P (P est le ½ périmètre)


II- LES DIFFERENTES ORIENTATIONS

Il existe trois (3) Nord :

Le nord de la représentation, le nord magnétique et le nord géographique.

Le nord géographique est l’axe parallèle au pôle nord et tangent au méridien.

Le nord magnétique est caractérisé par une aiguille aimantée.

L’angle formé par le nord magnétique et le nord géographique est la déclinaison


magnétique.

L’angle formé par le nord magnétique et la direction considérée est appelé


Azimut magnétique.

L’angle formé par le nord géographique et la direction considéré est appelé


Azimut géographique.

Nord de la représentation
Y
N.G N.M

d B
G =V
A

G: Gisement de la direction AB

: Convergence des méridiens

: Déclinaison magnétique
1- Gisement d’une direction

Le gisement d’une direction est l’angle compris entre le nord de la


représentation et la direction considérée. Il est compté positivement à partir des
Y positifs dans le sens des aiguilles d’une montre et varie de 0 à 400 gr.

Y
Y

G=V

A
O X

 0 

300gr 100gr


200gr 
Quadrant ∆X ∆Y
G
∆X ΔY G
Quadrant

I + +
II + -
III - -
IV - +

Exercice d’application

points X (m) Y (m)


A 789050,55 313030,90
B 786786,62 315309,88
C 786450,78 313065,25
D 791757,90 311665,23

Calculer les gisements : AB, BC, CD, BA et CB

Résolution de l’exercice

direction ∆X ∆Y G
AB -2263,93 2278,98 -49,7891 350,2109
BC -335,84 -2244,63 09,4549 209,4549
CD 5307,12 -1400,02 -83,5800 116,42
BA 2263,93 -2278,98 -49,7891 150,2109
CB 335,84 2244,63 09,4549 09,4549

Remarque : entre GAB et GBA il y à +ou – 200 gr


2. Le G0 d’une station

Le G0 d’une station est le gisement de la graduation zéro (0) du limbe. A


chaque station on a un GO donné.

lB
G B
300gr G0
lC

lD
200gr 100gr
C

A B

GSA G0A= GSA – lA

GSB G0B= GSB – lB


S
GSC G0C= GSC – lC

D GSD G0D= GSD – lD


C
CHAPITRE II : CALCUL
D’UN CANEVAS
PLANIMETRIQUE
I- CALCULER LES COORDONNEES D’UN POINT DETERMINE
PAR INTERSECTION

1- Définition et principe

L’intersection planimétrique est le procédé topographique qui consiste à


déterminer un point en le visant d’au moins deux points connus en coordonnées
rectangulaires.

NB : les deux points connus constituent une condition nécessaire mais pas
suffisante en topométrie. En pratique il faut stationner un 3ème point
obligatoirement pour un contrôle.

2- Calcul des coordonnées par les formules simples

A B

Calculer le gisement AB

Calculer la distance AB
Si les résultats concordent alors les coordonnées de M sont la moyenne des
coordonnées calculées.

Exercice d’application

Soit deux (2) points connus de coordonnées respectives

Calculer les coordonnées du point M par la méthode des formules simples.

Résolution

6225,033m
3- Calcul des coordonnées par la méthode de HATT

I K H
A

B
1. AK = AH – KH 1 miles = 1.6km
2. AK = AI + IK
1er Cas

2eCas
AI = XB XA

1erCas = 2eCas
Exercice d’application

+ XA

4- Calcul des coordonnées par la formule globale

M
Exo d’application

gr

gr

gr
Exo d’application

Points X(m) Y(m) G0 (gr) Lecture sur M


A 545623,89 337162,72 4,8184 61,2390
B 547474,03 333290,47 78,3200 298,7048
C 550314,32 335425,71 328,3481 398,0461
D 546132,12 340056,61 397,2331 207,2630

Calculer les coordonnées de M en utilisant dans chaque cas les points AB et CD

1erCas : par la formule simple

2eCas : par la formule globale

3eCas : par la formule de Hatt.

II- CALCUL DES COORDONNEES D’UN POINT DETERMINE PAR


RELEVEMENT

1- Principe

Le relèvement est l’opération topographique permettant de déterminer les


coordonnées d’un point inconnu en stationnant ce point et viser au moins trois
(3) points connus. Soit ce point M à déterminer et A, B et C trois (3) points
connus visibles de M. on stationne M on mesure l’angle et l’angle
On sait que le lieu géométrique d’où l’on voit un côté AB sous un angle est
un arc de cercle passant par A et B appelé arc capable relatif au côté AB et
d’angle .

Le point M se trouve aussi sur l’arc capable d’angle relatif à BC, il est
également sur l’arc capable d’angle relatif à CA.

2- Méthode géométrique (relèvement italien)

Le cercle passant par M, A et C coupe la droite (MB) au point I, la


détermination des coordonnées de I permet de calculer les coordonnées de M en
ramenant le problème à un simple calcul d’intersection.

1) Calcul du gisement
2) Calcul de
3) Calcul de

4) Calcul de =

5)
6)
7)
8)
9)
10) Calcul de

Le relèvement se calcule actuellement par des méthodes numériques. Car la


méthode précédente comporte une certaine ambiguïté.

Cette ambiguïté est le fait de la position du point B par rapport au cercle passant
par les points A, C et M. il peut avoir confusion dans les calculs du gisement de
IB si le point B est à l’extérieure ou à l’intérieur du cercle.

Cependant la méthode est toujours utilisée par le calcul des relèvements doubles.

3- Méthodes numériques

A B

C
Calcul des coefficients

La formule est valable quelque soit le cas de figure. Il suffit de tourner dans le
sens des gisements. Pour la détermination des points approchés, il suffit
d’utiliser une des combinaisons qui permet une meilleur détermination (droites
formant des angles compris entre 30gr et 150gr) on se contrôle en calculant les
différents G0 sur l’ensemble des points utilisés dans le relèvement.

station Point Visé X(m) Y(m) Lecture Az


A 703890,25 327571,22 0,0203
B 708212,69 323942,80 57,2850
M
C 699539,00 316471,33 163,8416
D 693919,27 323852,31 246,1038

Calculer les coordonnées du point M

Résolution : relèvement italien


-Méthode numérique
Calculer par la méthode numérique en utilisant A, B et D ; A, C et D ; B, C
et D. (à faire chez vous)
II. CALCULER LES COORDONNEES DES POINTS DETERMINES
PAR RELEVEMENT DOUBLE B
A

I J
M P

D
C
Soit M un point dont on veut déterminer les coordonnées. De M on ne peut voir
que deux points A, D connus. Nous choisissons un point P situé à une distance
donnée de M et pouvant viser deux (2) points connus également B, C. la droite
MP en se prolongeant va couper les deux (2) cercles, l’un passant par A, D, M
au point I et l’autre passant par P, B et C au point J.

+ La solution du problème est obtenue par l’application du relèvement italien.

1- Calcul de I

2- Calcul des coordonnées de J

3- Les coordonnées de M et P

Les points I, M, P et J sont alignés. Nous connaissons les coordonnées de I et J.


cela nous permet de calculer le GIJ.
a- Calcul des coordonnées de M

b- Calcul des coordonnées de P

II. CALCUL D’UN EXCENTREMENT

Dans les travaux de canevas il arrive souvent que l’on ne puisse pas stationner
tous les points. Si par exemple un repère n’est pas stationnable, nous effectuons
la station sur un point voisin du repère connu en coordonnées.
Toutes les observations qui devraient êtes faites à partir du repère seront faites à
partir du point voisin excentré et on apporte à toutes les visées les corrections
nécessaires pour les ramener au centre du repère où elles auraient dû être faites.

Cette opération s’appelle la réduction des observations au repère.

lA

R α
R : repère connu en coordonnées

S : station excentrée

r : distance (S, R)

DA : distance (R, A)

1- Calcul de α

Si nous considérons le triangle RSA nous avons les relations des sinus qui
donnent

(est très petit)

2. Précision à conserver sur les éléments de l’excentrement

Les éléments de l’excentrement sont r, Di et ( ). Pour calculer l’erreur sur


α, cela revient à différentier la formule de .
Si nous nous mettons dans le cas le plus défavorable c.-à-d. que l’erreur sur α
devient une erreur systématique. Alors nous avons l’erreur sur α qui est la
somme des erreurs sur r, Di et

Chaque erreur agit au 1/3

a-Calcul de l’erreur

b-Calcul de l’erreur de
c- Calcul de l’erreur

Exercice

Lecture
Station Point visé Distance
azimutales
A 0,0000 2450 m
B 48,6245 3300 m
S C 178,2433 2805 m
D 287,1564 4260 m
E 325,4475 1800 m
repère 025,1239

1) Réduire ce tour d’horizon au repère à l’origine O au point A


2) Déterminer les précisions à conserver sur les éléments de
l’excentrement si .

Résolution
1) αA=r*sin(l’-lo)/(Di)
Leccture corrigéeA =400- αA
Lecture corrigée B=48,6245+ αB
On a 400-399,9840=0,016
Tr ramené à 0 (B, C, D, E) = Lecture corrigée i+ 0,016

points Lectures Az (gr) α (gr) Lectures (gr) Tour ram à OA


A 0,0000 -0,0160 399,9840 0,0000
B 48,6245 0,0111 48,6356 48,6516
C 178,2433 0,0244 178,2677 178,2837
D 287,1564 -0,0198 287,1366 287,1526
E 325,4475 -0,0566 325,3909 325,4069

2)

Points dr (cm) dDi (m) [d (li – l0)] (gr)


A ±2 ±30,65 ±0,3318
B ±2,9 ±59,26 ±0,4423
±1,3 ±23,00 ±0,4732
C
D ±1,6 ±43,07 ±0,9481
E ±0,6 ±06,39 ±44,26
La précision à conserver pour la mesure de r est 0.6

( Comme dr ne varie pas, alors on prend sa petite valeur qui est 0,6 )
CHAPITRE III : CALCUL ET
COMPENSATION D’UN
CHEMINEMENT OU D’UNE
POLYGONALE
I- DEFINITIONS

Un cheminement est une succession de rayonnement.

Lorsque le cheminement se referme autour d’une zone donnée, l’on parle de


polygonale.

Tous les points du cheminement sont stationnés, les observations angulaires et


linéaires sont réciproques. On distingue plusieurs sortes de cheminements.

1- Cheminement encadré

C’est un cheminement qui part d’un point connu en coordonnées avec une
référence connue (gisement de la direction de cette référence) pour se refermer
sur un point connu en coordonnées et une direction connue également.

2- Cheminement bouclé ou fermé

C’est un cheminement qui a le point de départ et la référence de départ


confondus avec le point d’arrivé et la référence d’arrivée.

3- Cheminement en antenne

C’est un cheminement qui part d’un point connu avec une référence connue
pour aboutir à un point à déterminer. C’est un cheminement à éviter.

4- Un point nodal

Dans un réseau de cheminement, le point nodal est la rencontre de trois (3) ou


plusieurs cheminements.

II- CALCULS

On détermine de proche en proche les coordonnées de tous les sommets qui


constituent le cheminement. On fait donc intervenir le gisement de référence
(départ), les angles des sommets qui sont les angles de gauches et les distances
entre sommets.
1- Calcul d’un cheminement encadré
a- Fermeture angulaire

F
R
1 3
B
A 2 n

Soit n le nombre de côté d’un cheminement. Nous avons n-1 nouveaux


sommets et n+1 angles à observer.

GBF connu

GBF calculé (observé) fa = GBF observé – GBF connu

GA1 = GAR + 0

G12 = G1A + 1 = GA1 + 200 + 1

G12 = GAR + 0 + 200 + 1

G12 = GAR + 200 + 0 + 1

G23 = G12 + 200 + 2

G23 = GAR + 2200 + 0 + 1+ 2

 GBF obs = GAR + (n-1)200 +

Donc fa = [GAR + (n-1)200 + ] - GBF connu

fa = fermeture angulaire

n = nombre de sommet

b. Calcul de la tolérance
A chaque angle on commet une erreur qui est

. Si

 sur i sera : F = ±

T= ± avec n = nombre de côté.

Si la fermeture est inférieure à la tolérance par comparaison, cela veut dire que
les écarts commis pendant nos observations sont acceptables.

faT ; on peut compenser, ce qui consiste à partager ces écarts sur nos
observations.

La compensation doit être l’opposé de notre fermeture.

C = -fa Ci =

c. Fermeture planimétrique
L’étude des erreurs des fermetures planimétriques se fait sur un cheminement
considéré rectiligne.

Nous distinguons deux (2) erreurs de fermeture planimétrique qui sont :

L’erreur longitudinale et l’erreur transversale.

b.1- Erreur longitudinale

L’erreur longitudinale provient des erreurs commises sur les distances.

B’’

R
l1 l l3 l
dL= dl1 + dl2 + dl3 + dl2 4 +……+ dln 4 B’
B
A 1 2 3 4 B’
Si

Alors

b.2- Erreur transversale.

l1 l2 l3
d1 1 d2 2 d3 3 d4 4

Supposons que l’erreur commise sur le premier sommet est et que les
côtés sont égaux.

Si

On a :


avec d.n = D

Avec n nombre de dIStance et D la SOmme deS dIS tanceS

b.3- Erreur planimétrique

Tp =

b.4- Fermeture planimétrique (FP =R)

XB=Xobs

Fx=Xobs - Xconnu

Fy=Yobs - Yconnu

R=

La fermeture planimétrique est la résultante des composantes Fx et Fy.


b- Compensation planimétrique

Avant de penser à compenser planimétriquement notre cheminement, il est


nécessaire de comparer la fermeture planimétrique à la tolérance planimétrique.

R TP

R T

- Variation des coordonnées

- Les corrections apportées à x et y

avec D =

D=distance totale

Application

Soit un cheminement partant d’un point A de coordonnées

Avec le gisement de départ GAR=334,4708gr et se fermant sur le point B de


coordonnées

Avec le gisement d’arrivé GBF=302,2907gr


R
F
1 3

A 2 B

Points
station Lectures angulaires di
visés
R 0,0000
A
1 393,3289
349,801
A 0,0000
1
2 216,0327
262,028
1 314,2728
2
3 127,2820
255,812
2 227,3315
3
B 39,2629
553,204
3 266,4697
B
F 0,0000

Questions

1) Rendre ce cheminement encadré réversible c.-à-d. compenser les


gisements.
2) Calculer les coordonnées compensées de ce cheminement sachant que
= ± 3mgr et que toutes les distances ont été mesurées avec

d. Cacul d’un cheminement fermé

a- fermeture angulaire

appareil

Somme alphatheo=(n-2)x200 avec n=nombre de coté


angle

travail

n : nombre de sommets

T= T=

1ercas

Si fa < T : compensation des angles. (Rendre réversible le cheminement)

2ecas

Si fa > T : le travail n’est pas acceptable.

b- Fermeture planimétrique

xconnu , yconnu xobservé , yobservé

Fx et Fy

Fx = xobservé - xconnu

Fy= yobservé - yconnu

FP =

La tolérance (T) : T=

Application
S2
51,85m 100,06 69,09m
S1 197,37 S3
102,02

77,91m 87,08m

102,70
S6 199,86 S4

78,33m 97,96 53,25m

S5

Les distances ont été mesurées avec une erreur relative de 3cm/100m

Calculer le cheminement avec sachant que les coordonnées du point S1


sont X = 100,00m ; Y = 200.00m et le gisement 1-2 est égal à100g.

III- TRANFORMATION DES COORDONNEES D’UN SYSTEME


LOCAL A UN SYSTEME GENERAL

Cette opération s’effectue par une translation et une rotation. L’angle de


rotation est l’angle que fait l’axe de Y (ordonnée positive) avec l’axe de X (axe
des abscisses locales)
Xp= 1+2+3

Yp=4+5-6

Avec avec

Avec avec
Cas général

Pour déterminer V il suffit de connaitre 2 pts dans les deux systèmes.

: Gisement dans le système général

: Gisement dans le système local

Application

Point Système général (m) Système local (m)

X=784975,34 x=5608,87
A
Y=306219,95 y=8234,40
X=785021,43 x=5315,16
B
Y=299708,66 y=1729,46
Calculer les coordonnées des points 1, 2 et 3 dans le système général.

 Méthode d’Helmert

Il faut connaitre toujours les coordonnées de deux (2) points au moins dans les
deux systèmes.
Chapitre IV :
CALCUL DE SURFACE
INTRODUCTION
C’est l’une des opérations la plus importante du géomètre.
Elles vont servir à la vente des parcelles, à l’évaluation de l’impôt foncier et aux
partages des terres.
Plusieurs procédés sont à la disposition du géomètre pour sa détermination en
particulier les méthodes numériques.
I- DECOMPOSITION EN FIGURES GEOMETRIQUES SIMPLES

Soit un polygone dont on veut déterminer la superficie. La première solution est


la décomposition de ce polygone en figures géométriques simples qui sont :
Triangle, rectangle, trapèze, carré (rare).

Triangle: Trapèze:

Rectangle: Carré:

70,35 m 176,0324 38,96 m

C
87,1931 1 127,5583 E

59,83 m
78,43 m
3
51,47 m
2 31,92 m
110,0560
99,1602

B A
98,18 m
Triangle 1
2S1= 70, 35 × 51,47sin (87, 1931)
S1 = 1773, 9465m²
Triangle 3
2S3 = 38,96m × 31,92sin (127, 5583)
S3 = 564,4462m²

II- PAR COORDONNEES RECTANGULAIRES


S3= S1+S2 – S4
Application
Pts X(m) Y(m)

A 198,183 0,000
B 100,000 0,000
C 91,904 50,829
D 162,188 47,790
E 197,762 31,917

S= 4684,3800 m²

III- PAR COORDONNEES POLAIRES

O S1=S12
S2=S23
S3=S13
1
l3
d1
l1 L2
S

d2
2S1= d 1× d 2×Sin (l 2 – l1S) 2

2S2= d2× d3×Sin (l3 – l2)


2S3= d1× d3×Sin (l3 – l1) d3
S= S1+ S2 – S3
3
2S = d1× d2×Sin (l2 – l1) + d2× d3×Sin (l3 – l2) – d1× d3×Sin (l3 – l1)
2S = d1× d2×Sin (l2 – l1) + d2× d3×Sin (l3 – l2) + d1× d3×Sin (l1 – l3)

La formule est valable quelque soit la parcelle et quelque soit la position de la


station à l’intérieur comme à l’extérieur du polygone.

Inconvénients :

* Il est très rare de voir d’une station tous les points ou tous les sommets de la
parcelle.

* Le rayonnement n’offre aucun contrôle.

* Si les distances sont longues le chainage perd en précision.

Avantages :

* L’utilisation des formules simples.

Cependant il est déconseillé de l’utiliser pour le foncier et le cadastre.

IV- PAR LA METHODE DE POLYGONALE (méthode de SARRON)

Soit la parcelle 1234 parcourue dans le sens des gisements, on a les angles
dirigés , , … à partir des côtés a, b, et c.

Un angle dirigé est un angle de gauche ±200gr.


Cette méthode permet de calculer les surfaces, mais aussi utiliser pour la
division des surfaces.
b

S2

a c

S1

2S1= a × ha 2S2= b × hb
ha= 3’’3’+ 3’4

Sin (200 - )=

hb= [Link]

3’’.3’= 2.2’= [Link]

3’4= [Link]

ha= [Link] + [Link]

2S1= a × ([Link] + [Link] )

2S2= b × [Link]
2S= a × ([Link] + [Link] ) + b × [Link]

 2S=

Si n est le nombre de sommets, la formule prend en compte n – 1 côtés et n – 2


angles.

D
c
70,35 176,0324 38,96
d
C E
87,1931 127,5583

51,47 31,92
b 110,0560 99,1602
B 98,18 A
a

2S=
S= 4684,4300 m²

EXERCICE

1 a = 51,85 2

102,025 100,065
f? b = 69,08

6 199,865
197,375 3

e = 78,35 c = 87,07
97,965 102,705

5 d = 53,24 4

1- Calculer S avec SARRON


S=16670 ,36931m²
2- Calculer le côté f
F=77,90m
 QUELQUES SURFACES

α α b
R R
b
a

a
S= S=
S= S=

S= S=

V- SURFACES DELIMITEES PAR DES LIGNES COURBES.


1- Formule de SIMPSON
On subdivise cette surface en n parties égales (n doit être pair) la superficie est
S1AGS2.
Soit la superficie S1ABb. On suppose AB comme une parabole d’équation
y= a+bx+cx²
B

A G

Y0 Y1 Y2 Yn -1 Yn

d d d
S1 b S2
y= a+bx+cx²

S=

S= 2ad + +

3S= 6ad + 6bd² + 8

3S= d (6a + 6bd + 8 )

3S= d (a + 4a+ 4bd + 4 + a + 2bd + 4cd²)

3S= d (a + 4 (a+ bd + ) + a + 2bd + 4cd²)

 3S= d (y0+4y1+y2)

S= (y0+4y1+y2)

S=

S=
Application

d= 20m

y0= 30 y5= 90 y10= 77


y1= 40 y6= 105 y11= 65
y2= 51 y7= 100 y12= 50
y3= 75 y8= 95
y4= 86 y9= 85

Calculer la surface S

S=18186,6667m²

2- Formule de PONCELET

Y0 Y1 Y2 Yn -1 Yn

d d d
S1 S2
Demo

S1=1/2(yo+y2)*2d+1/2(y2+y4)*2d+1/2(y4+y6)*2d+…+1/2(yn-2+yn)*2d

S1=2d(y1+ y3+…+yn-1) car 1/2(yo+y2)=y1

S2=1/2(y1+y3)*2d+1/2(y3+y5)*2d+…+1/2(yn-3+yn-1)*2d+d{1/2(yo+y1+yn-1+yn)}

S2=2d[(y3+y5+…+yn-3)+1/4(yo+3y1)+1/4(3yn-1+yn)]

S2=2d[(y3+y5+…+yn-3)+y1+1/4(yo-y1)+yn-1+1/4(yn-yn-1)]

(S1+S2)=2d[(y1+2y3+2y5+2yn-3+…+yn-1 +y1+1/4(yo-y1)+yn-1+1/4(3yn-yn-1)]

S=1/2(S1+S2)=d[2(y1+y3+…+yn-1)+1/4(yo+yn)-1/4(y1+yn-1)]

VI- REDRESSEMENT DE LIMITES

On se propose de redresser la limite ABCDE en IJ. IA étant connu il reste à


calculer EJ (x). Un croquis à l’échelle permet de se rendre compte de la position
de J par rapport à E de telle manière que les superficies échangées soient égales.
On choisit comme sens de parcours celui des gisements et on applique la méthode
de SARRON. Les superficies au-dessus de la ligne IJ auront des valeurs positives
alors que les superficies en dessous sont parcourues dans le sens contraire. Elles
seront donc négatives.

Application
A
+ D

x
a= 14,05
b=47,45
I J
d=84,95

-
B c=40,70 C

2S=absinab+acsinac+adsinad+axsinax=

+bcsinbc+bdsinbd+bxsinbx=

+cdsincd+cxsincx=

+dxsindx=

*ac-- >=124.36gr ; ad=66,77g ; ax=209,22g ; bd319,38g ; bx=61,83g ; cx=84,86g

X=36,19m en valeur absolue


Chapitre V :
LES DIVISIONS DE
SURFACES
INTRODUCTION

Le géomètre est souvent amené à diviser des parcelles selon des superficies
connues. De nombreux cas existent. Les plus fréquents rencontrés seront
présentés ci-dessous.

I- LIMITE DIVISOIRE PASSANT PAR UN SOMMET

1- Cas d’un triangle

S1 S2 S3

C Q P B

Soit le triangle ABC de superficie connue S à partager en 3 parcelles S1, S2 et S3.

Les superficies sont proportionnelles à leur base sur BC selon leur rapport k1, k2
et k3.

Alors on calcul CQ, CP

Une autre solution est de calculer la hauteur du triangle ABC. C’est aussi la
hauteur commune des 3 triangles de superficies S1, S2 et S3. Il suffit par la suite
de calculer CQ, CP et PB comme contrôle en fonction de h, S1 et S2.
2- Cas d’un quadrilatère

S1 S3
D B
S2

P Q

Une fois les hauteurs h1, h3 déterminées, ces données sont les mêmes que
précédemment et le problème est ramené au cas du triangle. On calcule DP et
BQ en fonction de S1 et S3 connaissant les hauteurs h1 et h3

3- Cas d’autres figures polygonales

A B
x
S1 P
y
F C
S2

E D
Au départ il est nécessaire d’établir un graphique à l’échelle choisie pour se
rendre compte de la position du point P et c’est en fonction de P qu’on applique
la méthode de SARRON pour l’implantation de ce point.

II- LIMITE DIVISOIRE PASSANT PAR UN POINT SITUE SUR UN


COTE
1- Cas d’un triangle

S1 Q
S2

S3

B M C

Soit M situé sur BC et la superficie totale à partager en S1, S2 et S3. On connait


BM et CM, on peut calculer CQ en fonction de S3, CM et .

On retombe dans le cas précédant des figures polygones pour calculer AP.

2- Cas d’un quadrilatère


A P B

S’2
S1 S2
S’1

D M C
On décompose le quadrilatère ADMP en deux triangles ADM et AMP. Pour le
triangle ADM les éléments connus sont AD, DM et l’angle D d’où la superficie
S’1, la distance AM et l’angle A1 à calculer.

- Pour le triangle AMP, les éléments connus sont :


, le côté AM et l’angle d’où le côté AP et MP à
calculer.

3- Cas d’autres figures polygonales

B C

S1
P

A D
M S2

F E

On utilise la formule de SARRON pour déterminer les côtés CP et DP.


III- LIMITE DIVISOIRE PARALLELE A UN COTE

1- Cas d’un triangle


A

C B

Soit le triangle ABC de superficie connue à diviser en superficie S1, S2 et S3. Il


suffit de calculer AP1, AQ1 AQ2 sans oublier que P1Q1 // P2Q2
2- Le cas d’un quadrilatère

A B
S2
b1
P Q
S1 h1

D a C

Soit le quadrilatère ABCD de superficie S à diviser. S1, S2 connue. La superficie


S1 est déterminée par le trapèze de base a, b1 et par la hauteur h1.

Si nous prolongeons DA et CB qui vont se couper en un point E.

2S(DCE)= 2S(PQE)=

2S1=2S(DCE) - 2S(PQE)

2S1 


3- Cas d’autres figures polygonales

A B

S1
F C
P // Q
S2

//
E D

Soit le polygone ABCDEF de superficie S à diviser en superficie S1 et S2.

Appliquons la méthode de SARRON et la combinaison des autres méthodes.

IV- LIMITE DIVISOIRE PERPENDICULAIRE A UN COTE


1- Cas d’un triangle
A

P
S2

S1
C Q B

Soit un triangle ABC de superficie connue à diviser en 2 superficies S1 et S2.


2- Pour le quadrilatère

A P B

S1 S2 E

D Q C

Soit le quadrilatère ABCD de superficie S connue à diviser en 2 superficies S1 et


S2.

La solution de ce problème passe par la résolution du triangle.

3- Cas d’autres figures polygonales

A B

F C
P
E D

Soit le polygone ABCDEF de superficie S à diviser en 2 superficies S1 et S2

La solution de ce problème passe par l’utilisation de la méthode de SARRON et


la combinaison d’autres méthodes.
V- LIMITES DIVISOIRES DANS UN ILOT

A/2

Soit l’ilot suivant à partager en lots successifs. Par les limites parallèles aux
différents alignements.

1- Pan coupé
On considère le plan coupé régulier ABC (AB = AC), M est le milieu de BC,
AM est la bissectrice de l’angle A.


2- Le lot d’angle

S0=SADEF – SABC

Les lots successifs sont les lots égaux EFGH et EDIH de superficies respectives
S1y1 et S1y1

Les lots égaux GHKL et HIJK sont de superficie S2.

D’où

Exercice d’application
Soit le polygone représenté par la figure ci-après. Cette parcelle est définie dans
le système YOX par les coordonnées de ses sommets. On veut la partager en 3
superficies égales de telle sorte que les limites nouvelles soient perpendiculaires
au côté (AF).

S1=4368,45
M
C
N Pts X(m) Y(m)
S2=4368,45 A 31,56 87,42
D’ B 62,73 126,76
C 104,46 151,64
P
D 155,92 143,27
S3=4368,45 D E 187,08 62,86
F 112,27 12,37
Q F
E

1. Calculer la superficie totale de la parcelle et déduire la superficie de chaque lot.


2. Calculer les coordonnées du point D’(pied de la perpendiculaire abaissée de D
sur AF).
3. Calculer les longueurs MN, ND, DQ et PQ

4. Calculer les coordonnées des points M, N, P, Q et contrôler les superficies.

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