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Cours Échangeurs de Chaleur: Master Ii Energetique

Heat exchanger

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COURS

ÉCHANGEURS DE CHALEUR

MASTER II ENERGETIQUE

1
Chapitre 1

Introduction

Dans l’industrie en général, l’échangeur de chaleur est un appareil clé pour toute politique de
maîtrise de l’énergie. C’est un instrument qui permet de contrôler la température d’un système
en échangeant de la chaleur entre deux milieux fluides. Il est connu qu’une grande part de
l’énergie thermique utilisée dans les procédés industriels transite au moins une fois par un
échangeur de chaleur (aussi bien dans les procédés eux mêmes que dans les systèmes de
récupération d’énergie thermique). Cet appareil est indispensable dans de nombreuses
applications courantes comme le chauffage, la climatisation, la réfrigération, le
refroidissement dans un système électronique, ou dans tout procès en génie des procédés. On
utilise les échangeurs de chaleur dans tous les secteurs de l’industrie (chimique, pétrochimique,
électronique, sidérurgique, en agroalimentaire ou dans la récupération de l’énergie, etc..), dans le
transport (automobile, maritime, aéronautique, ferroviaire…) ainsi que dans le secteur du bâtiment
(chauffage, climatisation). L’échangeur de chaleur est un appareil qui permet le transfert de chaleur
entre deux milieux généralement fluides. On utilise un échangeur de chaleur pour le stockage de la
chaleur ou pour produire de l’énergie mécanique ou électrique à partir de l’énergie thermique. Dans
un échangeur classique, le fluide chaud transfère une partie de son énergie thermique (enthalpie) au
fluide froid. Le transfert de chaleur se fait à travers une membrane conductrice sans qu’il y ait
contact direct entre les deux fluides. C’est principalement ce type d’échangeur qui servira de base
pour donner les définitions et les paramètres nécessaires à son dimensionnement mais également
pour l’établir les lois qui décrivent les phénomènes de transfert de chaleur. D’autres types
d’échangeurs existent dans l’industrie et seront cités brièvement dans ce cours.

Définitions générales

En général, un échangeur de chaleur est un appareil thermique qui permet de transférer de


la chaleur d’un milieu chaud (appelé en thermodynamique source de chaleur) vers un milieu plus
froid (appelé puits). Ces deux sources sont généralement des milieux fluides (liquide ou gaz), mais un
des deux milieux peut être solide (cas du refroidissement en électronique).

Dans tout échangeur, les deux fluides s’échangent de la chaleur à travers une paroi
conductrice séparant les deux fluides ou entre une surface du solide en contact avec le fluide. Il
existe également dans l’industrie, des échangeurs où les deux fluides sont en contact direct. Dans ce
cas, les fluides s’échangent de la chaleur par contact. C’est le cas par exemple d’une tour de
refroidissent où l’air en contact avec l’eau se refroidit tout en s’humidifiant (Fig. 1.a et 1.b). Les deux
fluides (l’eau et l’air) s’échangent alors de la chaleur par brassage.

2
Fig.a : Niagara WSAC Alfa Laval peut être utilisé pour le Fig.b : Système de refroidissement et de refroidissement
des liquides et des gaz ainsi que pour la condensation. et de condensation en boucle fermée : Niagara Wet
Surface Air Coolers (WSAC®)

Le choix d'un échangeur de chaleur pour une application donnée dépend de nombreux paramètres :
le domaine de température et de pression des deux fluides, les propriétés physiques et la corrosivité
de ces fluides, l’encrassement des parois et sa maintenance et le souci d’encombrement. Il est clair
que ce que l’on recherche dans l’industrie est le fait de disposer d'un échangeur bien adapté aux
besoins, bien dimensionné pour une meilleure efficacité et un gain d'énergie.

Deux grandes classes d’échangeurs peuvent alors être distinguées :

– les récupérateurs

Par ce terme, nous désignons les échangeurs dans lesquels la chaleur est instantanément transmise
d’un fluide chaud à un fluide froid. On néglige donc l’inertie thermique des parois d’échanges ;

– les régénérateurs

Ce sont les échangeurs dans lesquels on utilise l’inertie thermique pour stocker la chaleur avant
qu’elle soit transférée au milieu froid. Ce stockage peut être réalisé en utilisant la chaleur sensible
d’un milieu, sa chaleur latente ou encore une réaction thermochimique réversible.

Les échangeurs à contact direct n’entrent dans aucune des catégories ci-dessus. Ce sont des
échangeurs qui n’utilisent pas de paroi d’échange pour séparer deux fluides. Les fluides sont donc
non miscibles.

Une nouvelle classe d’échangeurs est devenue un sujet d’étude important : il s’agit des échangeurs-
réacteurs qui combinent à la fois les avantages d’un échangeur de chaleur classique et celles d’un
réacteur chimique. Ils ne feront pas l’objet dans cette partie du cours.

Dans ce qui suit, nous nous intéresserons dans le détail à l’échangeur-récupérateur en régime
stationnaire, ce qui nous permet de définir les grandeurs caractéristiques et de donner les éléments
nécessaires au dimensionnement thermique.

3
CARACTÉRISTIQUES GÉOMÉTRIQUES DES ÉCHANGEURS

Avant de développer la théorie des échangeurs et d’exposer les méthodes de calcul des
échangeurs, il est utile de revenir sur la présentation de manière succincte des principales
dispositions géométriques qui existent dans l’industrie car ce sont elles (les géométries) qui
conditionnent la nature des écoulements de fluides et les bilans thermiques associés.

1.1. – Echangeurs à fluides séparés : les grandes familles

Dans ce chapitre nous ne considérons que les échangeurs à fluides séparés, où le transfert de
chaleur s’effectue à travers une paroi matérielle qui sépare les deux fluides, ce qui exclut donc
les échangeurs dits « à contact direct» où les deux fluides sont en contact l’un avec l’autre.
Deux grandes familles dominent alors dans ces appareils: les échangeurs tubulaires qui sont
référencés dans le classement TEMA (Tubular Exchanger Manufactured Association) et les
échangeurs à plaques et joints (voir en annexe 1) de la société Alfa Laval pour une gamme
d’applications industrielles très polyvalente.

1.1.1. – Échangeurs tubulaires


Les échangeurs tubulaires sont constitués de tubes dont la paroi latérale forme la surface
d’échange. On peut les trouver sous trois formes :
- un tube unique (serpentin),
- deux tubes coaxiaux (échangeurs bitubes),
- un faisceau de tubes contenu dans une enveloppe appelée calandre.
Pour les échangeurs à faisceau de tubes et calandre, on peut citer parmi les dispositions les
plus courantes, le faisceau rectiligne (fig. 1.1) et le faisceau en U (ou « en épingle ») fig. 1.2).
L’implantation de chicanes transversales permet d’allonger le trajet du fluide dans la calandre,
et d’augmenter le flux échangé.

Il n’y a pas de règles générales pour fixer la disposition relative des circuits chaud et froid.
On convient de faire circuler le fluide chaud dans les tubes et le fluide froid dans la
calandre si on veut limiter les déperditions thermiques ; de même, la circulation en tubes
sera recommandée s’il s’agit d’un fluide agressif.

Fig. 1.1 – Schéma d’un échangeur tubulaire à chicanes (m = module)

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Fig. 1.2. – Schéma d’un échangeur tubulaire à faisceau en U (en épingle)

Les matériaux utilisés pour la réalisation des tubes sont le plus souvent métalliques (acier,
laiton…) pour leur bonne conductivité thermique. Pour les fluides à haute température, on
utilise plutôt les céramiques. Les tubes en plastique (généralement des microcanaux) sont
également utilisés, soit en faisceaux, soit intégrés dans des plaques minces qui leur servent de
raidisseurs.

Fig.1.3: Shell & Tube Heat Exchanger : Delta Engineering 2013 : [Link]

Fig.1.4 : CALEOS : Échangeurs à faisceau tubulaire – THERMOFIN : [Link]

5
1.1.2. – Échangeurs à plaques
Les échangeurs de la deuxième famille sont constitués par un empilement de plaques munies
de joints d’étanchéité à leur périphérie; les fluides s’écoulent entre ces plaques dans des
canaux plats où la circulation peut être soit diagonale (Fig.1.5a) soit latérale (Fig.1.5b) et la
figure 1.6. Il y a alternance du fluide froid et du fluide chaud d’un canal au suivant comme
l’indique la figure 1.7.

Fig. 1.5a : Schéma de circulation diagonale

Fig. 1.5b : Schéma de circulation latérale

Fig.1.6 : Échangeur à plaques et joints. AZwatt - [Link]

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Fig.1.7 : Schéma de alternance des deux fluides

1.2. – Disposition des écoulements


Dans les échangeurs à fluides séparés, les modes de circulation des fluides peuvent se scinder
en deux grandes catégories :
 les vecteurs vitesses des écoulements sont approximativement parallèles :
- s’ils sont de même sens, les écoulements sont « co-courant ».
- s’ils sont de sens contraire, les écoulements sont « à contre-courant ».
 les vecteurs vitesses sont en moyenne perpendiculaires l’un à l’autre : il s’agit cette
fois de « courants croisés » (Fig. 1.8).
Dans ce dernier cas, l’un des fluides peut être « brassé » (ou mélangé) : sa veine est
subdivisée en un certain nombre de chemins qui s’entrecroisent (par exemple lorsque
l’écoulement est perpendiculaire à un faisceau de tubes). Le brassage a pour effet
d’homogénéiser les températures et d’augmenter le transfert de chaleur.

Fig. 1.8 – Schéma d’échangeur tubulaire à courants croisés

1.3. – Structures des échangeurs


On peut citer deux structures essentielles qui sont à la base de la conception des échangeurs :
- structure « à modules »
- structure « à passes ».

1.3.1. – Échangeurs à modules

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Un échangeur à modules est constitué de plusieurs cellules élémentaires identiques, et il se
caractérise donc par une périodicité géométrique. On peut alors se limiter à l’étude d’une
seule cellule, l’assemblage de plusieurs modules permettant de reconstituer tout l’appareil.
Parmi les principaux modèles d’échangeurs modulaires, citons les appareils à méandres
(Fig.1.9), les appareils à faisceau de tubes et chicanes (Fig.1.10), les appareils à spirales
(Fig.1.11) et les échangeurs à plaques (Fig.1.12).

Fig.1.9 : Schéma de l’appareil à méandre (m : module)

Fig.1.10 : Schéma d’un appareil à faisceau tubes (m : module)

Fig.1.11 : Schéma d’un appareil à spirales (m : module)

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Fig. 1.12 : Echangeur à plaques : [Link]

1.3.2. – Échangeurs à passes


On désigne par « passe » une traversée (passage) de l’échangeur par l’un des fluides. Parmi
les échangeurs à passes, la famille la plus représentative regroupe les modèles de type P-N (P
passes côté calandre et N passes côté tubes). Ce sont en général des appareils à faisceau de
tubes et calandre, dans lesquels chacun des deux fluides traverse une ou plusieurs fois le
volume d’échange (Fig.1.13a). Le fluide qui circule dans la calandre (donc à l’extérieur des
tubes) passe P fois dans le volume d’échange, et le fluide contenu dans les tubes le traverse N
fois (c’est-à-dire qu’il effectue N/2 aller-retour) (Fig.1.13b). On dit que l’échangeur est à P
passes côté calandre et à N passes côté tubes.

Fig.1.13.a : Appareils à faisceau de tubes et calandre Fig.1.13.a : Schéma de circulation des


deux fluides

A titre d’exemple, la figure 1.14 représente un schéma d’échangeur 2-4.

Figure 1.14 : Schéma d’un échangeur 2-4


9
Le modèle P-N le plus courant est l’échangeur 1-N : le fluide situé côté calandre ne traverse
celle-ci qu’une fois, tandis que le fluide qui circule dans les tubes la traverse N fois (Fig.1.15).

Fig. 1.15 : Schéma d’un échangeur 1-N

La notion de passe s’applique également à d’autres modèles, et en particulier aux échangeurs


à plaques dans lesquels on rencontre des configurations mono-passe (avec distributions en U,
Fig.1.16a ou en Z, Fig.1.16b) ou multi-passes (ex. Fig.1.17 avec trois passes sur chaque
fluide). D’un point de vue thermique, on notera que la distribution en U est meilleure que la
distribution en Z.

Fig. 1.16a : circulation mono-passe en U

Fig. 1.16b : circulation mono-passe en Z

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1ère passe 2ème passe 3ème passe

Fig.1.17 : Circulation multi-passes (ici trois passes)

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ANNEXE 1
Les différents types d’échangeurs tubulaires sont référencés dans la norme TEMA. Les
possibilités sont diverse et variées, horizontal, vertical, tubes en U, tubes rectilignes etc.…

Exemple classement TEMA : [Link]

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Normes des Echangeurs Tubulaires – Labbe : [Link]

13
Norme TEMA- Echangeur tubulaire : [Link]

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