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Probabilités Analyse 2025

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[0]

Université Pédagogique Nationale


ECOLE D’APPLICATION (Edap/Upn)

C.T. Péguy BASAMBOMBO M.

Cours de Probabilités et Analyse


(4ème Sciences)

Document en cours de relecture

2024 - 2025
[1]

CONTENU DU COURS
Probabilités

Analyse

Chap.1. Ensemble ℂ des nombres complexes

Chap.2. Fonctions Exponentielles et Logarithmiques

Chap.3. Fonctions hyperboliques

Chap.4. Développement d’une fonction par taylor et mac-laurin

Chap.5. Différentielles

Chap.6. Intégrales

BIBLIOGRAPHIE

1. J. VAN NOYEN, Algèbre, Ed. Centre de Recherches Pédagogique,


Kinshasa 1978

2. OSMANOV H et KHELIFATI S, Brochure d’exercices d’analyse


mathématique I, Bruxelles 2012

3. M. POCHART, Exercices de Géométrie Analytique et Analyse, Kinshasa


1981

4. J. KAPENGA & E. Van ISEGHEN s.j, Algèbre – Analyse 6, Ed. CEREDIP –


CRP, Kinshasa 1994

5. D. MPAKASA et cie, Maitriser les Maths 6 scientifiques et techniques,


Ed. LOYOLA, Kinshasa 2010

6. P. BASAMBOMBO et F. MUNKULA, 802 exercices résolus


Algèbre/Analyse, CAP, Kinshasa 2018
[2]

NOTIONS DE PROBABILITES

1. NOTIONS

* en lançant un dé non truqué on s“attend à l’apparition, sur la face supérieure,


d’un des nombres 1,2,3,4,5 ou 6. De même en jetant une pièce de monnaie en
l’air, il y a apparition de pile ou de face après sa chute.

* D’une urne opaque contenant 10 billes vertes, 15 jaunes et 7 rouges, on tire au


hasard une bille qui peut être verte, jaune ou rouge.

* en lançant simultanement deux dés non truqués, l’un rouge 𝐷𝑟 et l’autre blanc
𝐷𝑏 , on lit et on représente les nombres apparaissant sur leurs faces supérieures
dans le tableau ci-dessous :

1 2 3 4 5 6
1 (1,1) (1,2) (1,3) (1,4) (1,5) (1,6)
2 (2,1) (2,2) (2,3) (2,4) (2,5) (2,6)
3 (3,1) (3,2) (3,3) (3,4) (3,5) (3,6)
4 (4,1) (4,2) (4,3) (4,4) (4,5) (4,6)
5 (5,1) (5,2) (5,3) (5,4) (5,5) (5,6)
6 (6,1) (6,2) (6,3) (6,4) (6,5) (6,6)

En considérant les situations décrites ci-dessus on constate que :

- L’apparition d’un des nombres 1,2,3,4,5 ou 6 ; de pile ou face sont des


phénomènes dont on ne peut prédire la réalisation ;
- Le tirage de l’urne d’une bile verte, jaune ou rouge est une opération
hasardeuse ;
- Dans le lancement de deux dés, le fait que la somme des nombres
présentés par les faces supérieures soit égale à 9 est un souhait douteux

Ces différents faits ou phénomènes ne se réalisent que par simple


hasard. Ils sont dits aléatoires et relèvent du domaine scientifique appelé
probabilité. Elle cherche à évaluer le nombre des chances de réalisation d’un
phénomène aléatoire ou fortuit.

2. DEFINITIONS

2.1. Epreuves
Une épreuve est une expérience aléatoire.

Exemples :
- Lancer un dé ou une pièce de monnaie,
- tirer une bille d’une urne,
- jeter deux dés
[3]

2.2. Evénements
Un événement est un résultat ou une éventualité d’une épreuve. On le
notera par les lettres majuscules 𝐴, 𝐵, 𝐶, 𝐷, …

Exemples :
Obtenir sur une face 5 ou pile, tirer une bille rouge, obtenir la somme 9

2.3. Cas favorables


Le nombre de cas favorables d’un événement est le nombre de fois de
sa réalisation. On le note par 𝑛

Exemples :
Les possibilités d’obtenir 5 en jetant un dé (il y a une possibilité), pile
en jetant une pièce de monnaie (il y a une possibilité), une bille rouge
dans une urne (il y a 7 possibilités) et la somme 9 en jetant deux dés
(il y a 4 possibilités) sont des cas favorables à un événement.

2.4. Cas possible


Le nombre de cas possibles ou probables d’une épreuve est le nombre
de ses événements possibles. On le note 𝑁

Exemples :
l’obtention de 1,2,3,4,5,6 en jetant un dé, l’apparition de pile ou face en
jetant une pièce de monnaie et les couples obtenus en jetant deux dés
sont des cas possibles d’une épreuve.

2.5. Ensemble fondamental


L’ensemble fondamental est l’ensemble de tous les événements
possibles d’une épreuve. Il est aussi appelé univers ou catégorie d’épreuves. On
le désigne par Ω

Exemples :
Ω = {1,2,3,4,5,6} (lancement d’un dé une fois)
Ω = {𝑝, 𝑓} (lancement d’une pièce de monnaie une fois)

Remarques
- Un événement A est une partie de l’univers
- Un événement qui est un singleton est appelé événement élémentaire

2.6. Arbre pondéré ou arbre de probabilité


Un arbre pondéré permet de représenter la succession de deux
épreuves. Une branche relie deux événements successifs. Sur chaque branche, on
note la probabilité correspondante. Un chemin es tune suite de branches, il
représente l'intersection des événements rencontrés sur ce chemin.
[4]

3. LOI DE PROBABILITE

1. Soit Ω un univers fini de 𝑛 éventualités 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 , … , 𝑥𝑛 . Définir une loi de


probabilité 𝑝 sur Ω revient à associer à chaque éventualité 𝑥𝑖 (𝑖 = 1,2, … , 𝑛) un
nombre positif 𝑝𝑖 tel que la somme des 𝑝𝑖 soit égale à 1.

2. Soit Ω un univers fini et A un événement de Ω. La probabilité d’un événement


𝐴 est la somme des probabilités des résultats ou des éventualités ou des
événements élémentaires qui constituent 𝐴.

Une probabilité 𝑝 sur Ω est donc une application qui, à chaque


événement 𝐴 de Ω fait correspondre le réel 𝑝(𝐴) tel que 0 ≤ 𝑝(𝐴) ≤ 1

Ainsi, si 𝐴 = {𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 , … , 𝑥𝑛 } (𝑘 ≤ 𝑛),


𝑘

𝑝(𝐴) = ∑ 𝑝({𝑥𝑖 })
𝑖=1

Remarques
- Pour tout événement 𝐴, 0 ≤ 𝑝(A) ≤ 1
- Si 𝑝(𝐴) = 1, l'événement 𝐴 est dit certain. Il est toujours réalisable. 𝐴 = 𝛺

Exemple
En lançant deux dés, la probabilité pour que la somme de deux nombres
obtenus soit inférieur à 13 est 100%. L'événement est certain

- Si 𝑝(𝐴) = 0, l'événement 𝐴 est dit impossible ou irréalisable. A = ∅

Exemple
𝐴 : "apparition de 7" lors du lancement d'un dé et 𝐵 : "la somme des deux
chiffres vaut 13" en jetant deux dés

4. EVÉNEMENT ÉQUIPROBABLES – FORMULE DE LAPLACE

1. la probabilité sur un univers Ω est parfaitement déterminée dès qu'on connais


la probabilité des événements élémentaires. Lorsque des événements
élémentaires ont la même chance de réalisation, on dit qu'ils sont équiprobable
ou également réalisables

Dans ce cas, la loi de probabilité est dite équirépartie et la probabilité d'un


1
résultat 𝑥𝑖 est 𝑝𝑖 = avec 𝑛 le nombre d'éventualités dans Ω.
𝑛

Exemple et contre-exemple

 Les événements 𝐴 :"obtenir pile" et 𝐵 :"obtenir face" lors du lancement


d'une pièce de monnaie sont équiprobable
[5]

 Les apparitions d'un des chiffres 1,2,3,4,5,6 lors du lancement d'un dé


constituent des événements équiprobables
 Les événements 𝐴 :"obtenir la somme 3", 𝐵 :"obtenir la somme 4" et 𝐶 :"
obtenir la somme 7" lors du lancement de deux dés, ne sont pas
équiprobables parce que :
2 3 6
𝑝(𝐴) = = 5% , 𝑝(𝐵) = = 8% et 𝑝(𝐶) = = 33% ,
36 36 36
2. Soit Ω un univers fini et 𝐴 un événement de Ω. Lorsque les résultats de 𝐴 sont
équiprobables, la probabilité de l'événement 𝐴 est le réel P(A) défin par :

𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑠 𝑓𝑎𝑣𝑜𝑟𝑎𝑏𝑙𝑒𝑠 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑 ′ é𝑙é𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝐴


𝑝(𝐴) = ou 𝑝(𝐴) =
𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑠 𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒𝑠 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒𝑑 ′ é𝑙é𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 Ω
𝑛
ou encore 𝑝(𝐴) =
𝑁

N.B. La probabilité est souvent exprimée en poucentage

Exercices voir page 153

5. PROBABILITÉS ET OPÉRATIONS SUR LES ÉVÉNEMENTS

Soit Ω un univers fini, 𝐴 et 𝐵 deux événements de Ω.

1. Les événements 𝐴 et 𝐵 sont dit incompatibles lorsque 𝐴 ∩ 𝐵 = ∅. Dans ce cas

𝑃(𝐴 ∪ 𝐵) = 𝑃(𝐴) + 𝑃(𝐵)


1
Exemple : En jétant un dé, la probabilité d'obtenir 5 ou 6 est
3

1 1
En effet, soit 𝐴 :"apparition de 5", 𝑃(𝐴) = et 𝐵 :"apparition de 6", 𝑃(𝐵) =
6 6

1 1 2 1
𝐴 ∪ 𝐵 :"apparition de 5 ou 6" : 𝑃(𝐴 ∪ 𝐵) = 𝑃(𝐴) + 𝑃(𝐵) = + = = ou 33%
6 6 6 3

2. L'événement 𝐴 et 𝐵 noté 𝐴 ∩ 𝐵 est réalisé lorsque les deux événements A et B


se réalisent simultanément. Dans ce cas :

𝑃(𝐴 ∪ 𝐵) = 𝑃(𝐴) + 𝑃(𝐵) − 𝑃(𝐴 ∩ 𝐵 )

Exemple : Considérons un jeu de 52 cartes où il y a 4 dames, 13 piques et 1 dame


de pique.
4 13
Soit D : "tirer une dame", 𝑃(𝐷) = ; P : "tirer une pique", 𝑃(𝑃) =
52 52
1
𝐷 ∩ 𝑃 : "tirer une dame de pique", 𝑃(𝐷 ∩ 𝑃 ) = et 𝐷 ∪ 𝑃 :"tirer une dame ou
52
une pique"
[6]

La probabilité de tirer une dame ou une pique dans un jeu de 52 cartes bien
mêlées est :
4 13 1 4
𝑃(𝐷 ∪ 𝑃) = + − = soit 31%
52 52 52 13

3. L'événement complémentaire ou contraire de 𝐴 est noté 𝐴̅. Il se produit


lorsque 𝐴 n'est pas réalisé. Dans ce cas 𝑃(𝐴̅) = 1 − 𝑃(𝐴)

Exemple
L'univers Ω es tun ensemble composé de 3 garçons et 5 filles. L'événement G
"appeler un garçon" a pour événement contraire 𝐺̅ :"appeler une fille"
3 3 5
𝑃(𝐺) = et 𝑃(𝐺̅ ) = 1 − =
8 8 8

4. Si les événements 𝐴1 , 𝐴2 , … , 𝐴𝑛 constituent une partition de Ω alors

𝑃(𝐴1 ) + 𝑃(𝐴2 ) + … , 𝑃(𝐴𝑛 ) = 1

5. Les événements 𝐴 et 𝐵 sont dits indépendants si la réalisation ou la non


réalisation de l'un n'influence pas celle de l'autre. Dans ce cas

𝑃(𝐴 ∩ 𝐵) = 𝑃(𝐴) + 𝑃(𝐵)

6. PROBABILITÉ CONDITIONNELLE

Soit Ω un univers, 𝐴 et 𝐵 deux événements quelconques de Ω. On note


par 𝑃(𝐵 ∖ 𝐴), la probabilité pour que l'événement 𝐵 se réalise sachant que
l'événement 𝐴 s'est déja réalisé. Ainsi :

𝑃(𝐵 ∩ 𝐴)
𝑃(𝐵 ∖ 𝐴) = ,𝐴 ≠ ∅
𝑃(𝐴)

De même, la probabilité pour que l'événement 𝐴 se réalise sachant que


𝑃(𝐴∩𝐵)
l'événement B s'est déjà réalisé est : 𝑃(𝐴 ∖ 𝐵) = ,𝐵 ≠ ∅
𝑃(𝐵)

Exemple

Pemori a effectué un sondage auprès de 200 personnes. Les résultats obtenus


sont repris dans le tableau ci-dessous

Réponses à la Personnes interrogées Sommes


question posée Hommes Femmes
Oui (O) 52 64 116
Non (N) 36 25 61
Sans réponse (SR) 12 11 23
totaux 100 100 200
[7]

 La probabilité pour que la réponse soit oui si la personne intérrogée est


une femme est
64
𝑃(𝑂 ∩ 𝐹 ) 200 16
𝑃(𝑂 ∖ 𝐹 ) = = = soit 64%
𝑃(𝐹) 100 25
200
 La probabilité pour qu'un homme ne donne pas de réponse est
12
𝑃(𝑆𝑅 ∩ 𝐻) 200 3
𝑃(𝑆𝑅 ∖ 𝐻) = = = soit 12%
𝑃(𝐻) 100 25
200
 La probabilité pour que la réponse d'une femme soit non est
25
𝑃(𝑁 ∩ 𝐹 ) 200 1
𝑃(𝑁 ∖ 𝐹 ) = = = soit 25%
𝑃(𝐹) 100 4
200
 La probabilité pour qu'une réponse négative soit celle d'un homme est
36
𝑃(𝐻 ∩ 𝑁) 200 36
𝑃(𝐻 ∖ 𝑁) = = = soit 59%
𝑃(𝑁) 61 61
200
Remarque
Si A et B sont deux événements indépendants alors

𝑃(𝐵 ∖ 𝐴) = 𝑃(𝐵) et 𝑃(𝐴 ∖ 𝐵) = 𝑃(𝐴)

En effet,
𝑃(𝐵 ∩ 𝐴) 𝑃(𝐵)𝑃(𝐴)
𝑃(𝐵 ∖ 𝐴) = = = 𝑃(𝐵)
𝑃(𝐴) 𝑃(𝐴)

7. PROBABILITÉ COMPOSÉE – PROBABILITÉ TOTALE

7.1 Probabilité composée


Soit 𝑃(𝐴) la probabilité de l'événement 𝐴 et 𝑃(𝐵 ∖ 𝐴) la probabilité
conditionnelle de l'événement 𝐵. La probabilité de 𝐴 ∩ 𝐵 est

𝑃(𝐴 ∩ 𝐵) = 𝑃(𝐴)𝑃(𝐵 ∖ 𝐴)
𝑃(𝐴 ∩ 𝐵) est appelé probabilité composée des événements A et B.

Si 𝐴 et 𝐵 sont deux événements indépendants de Ω

𝑃(𝐴 ∩ 𝐵) = 𝑃(𝐴)𝑃(𝐵)
Exemple
On jette deux fois un dé. On examine la probabilité d'obtenir le couple (4,5).
1 1
Soit A :"obtenir 4", 𝑃(𝐴) = et B :"obtenir 5", 𝑃(𝐵) =
6 6

11 1
𝐴 ∩ 𝐵 :"obtenir 4 et 5, 𝑃(𝐴 ∩ 𝐵) = 𝑃(𝐴)𝑃(𝐵) = = soit 2,7%
66 36
[8]

7.1 Probabilité totale


Soit Ω un univers, 𝐴1 , 𝐴2 , … , 𝐴𝑘 des événements constituant une
partition de Ω. La probabilité de tout événement Z de Ω est définie par :

𝑝(𝐴) = 𝑝(𝐴 ∩ 𝐴1 ) + 𝑝(𝐴 ∩ 𝐴2 ) + ⋯ + 𝑝(𝐴 ∩ 𝐴𝑘 )

= 𝑝(𝐴 ∖ 𝐴1 )𝑝(𝐴1 ) + 𝑝(𝐴 ∖ 𝐴2 )𝑝(𝐴2 ) + ⋯ + 𝑝(𝐴 ∖ 𝐴𝑘 )𝑝(𝐴𝑘 )

8. LOI BINÔMIALE OU ALTERNATIVES REPÉTÉES

Notion
- Une urne contient des boules rouges, noires et vertes. Vouloir tirer une
"boule rouge" est un succès. Tirer une "boule autre que rouge" est un échec
- Une maman s'attend à accoucher d'une fille (succès). Accoucher d'un
garçon est un échec pour elle
De telles expériences s'appellent épreuves de Bernoulli

8.1. Définition
On appelle épreuve de Bernoulli, une expérience dont on ne retient
que deux résultats contraires : succès et échec.

Théorème
Si l'on répète 𝑛 fois, dans les mêmes conditions, une épreuve de Bernoulli, la
probabilité d'avoir 𝑘 succès est donnée par :

𝑃𝑘 = 𝐶𝑛𝑘 𝑝𝑘 𝑞 𝑛−𝑘

où 𝑝 désigne la probalité de succès lors d'une épreuve et 𝑞 = 1 − 𝑝 la probabilité


d'échec lors de cette même épreuve.

Note La loi binomiale est d'une grande importance en Biologie, notamment dans
les lois de Mendel qui sont basées sur le hasard.

Exemple
1
1) A la naissance, la probabilité d'avoir un garçon est et celle d'avoir une
2
1
fille est également . Pour un jeune couple qui veut avoir 7 enfants, la
2
probabilité d'avoir 4 garçons et 3 filles est :
1 4 1 3 35
𝑃𝑘 = 𝐶𝑛𝑘 𝑝𝑘 𝑞 𝑛−𝑘 = 𝐶74 ( ) ( ) = soit 27%
2 2 128

2) Dans une urene contenant 4 boules rouges, 5 boules noires et 7 boules


4 1
vertes, la probabilité de tirer une boule rouge est =
16 4
En tirant 5 fois, avec remise, la probalité d'obtenir 3 boules rouges est
1 3 3 2
𝑃𝑘 = 𝐶𝑛𝑘 𝑝𝑘 𝑞 𝑛−𝑘 = 𝐶53 ( ) ( ) = 0,087 soit 8,7%
4 4
[9]

CHAP.1. ENSEMBLE ℂ DES NOMBRES COMPLEXES


Introduction
Dans l’ensemble ℝ des réels, les équations de la forme 𝑥² + 𝑎 = 0
(𝑎 > 0) n’ont pas de solution. Nous allons construire un nouvel ensemble dans
lequel, quelque soit 𝑎 réel, l’équation 𝑥² + 𝑎 = 0 admet toujours au moins une
solution.

1. DÉFINITION

Nous appelerons ensemble des nombres complexes que nous


noterons ℂ, l’ensemble ℝ x ℝ muni de deux lois de compositions + et x telles que
: ∀ (𝑎, 𝑏) ∈ ℝ2 , ∀(𝑎′ , 𝑏 ′ ) ∈ ℝ² ;
(𝑎, 𝑏) + (𝑎′ , 𝑏 ′ ) = (𝑎 + 𝑎′ , 𝑏 + 𝑏′)
(𝑎, 𝑏)(𝑎′ , 𝑏 ′ ) = (𝑎𝑎′ − 𝑏𝑏 ′ , 𝑎𝑏 ′ + 𝑎′𝑏)

Exemple: calculer dans ℂ


(3,5) + (1, −2) = (3 + 1, 5 − 2) = (4,3)
(3,5)(1, −2) = [3.1 − 5(−2), 3(−2) + 1.2] = (13, −4)

1.2. Identification de ℝ à un sous-ensemble de ℂ

Désignons pas ℂ′ l’ensemble des nombres complexes de la forme


𝑧 = (𝑎, 0) et définissons l’application 𝑓 par : 𝑓 ∶ ℝ → ℂ′ ∶ 𝑎 ⟼ 𝑓(𝑎) = (𝑎, 0)

On vérifie sans douleur que 𝑓 est un isomorphisme de ℝ sur ℂ′ . Elle permet donc
d’identifier chaque nombre réel 𝑎 à un nombre complexe (𝑎, 0).

On peut donc écrire, ∀𝑎 ∈ ℝ, 𝑎 = (𝑎, 0)

1.3. Forme algébrique d’un nombre complexe

Désignons par 𝑖 le nombre complexe (0,1). On a :

𝑖² = (0,1)(0,1) = (0.0 − 1.1,0.1 + 1.0) = (−1,0).

D’où 𝑖² = −1

ATTENTION !!! Ne jamais écrire 𝑖 = √−1

En effet, on sait que √𝑎√𝑏 = √𝑎𝑏


√−1√−1 = √(−1)(−1)
𝑖² = √(−1)(−1)
𝑖 2 = √1
𝑖² = 1 contradiction
[10]

Si (𝑎, 𝑏) ∈ ℂ alors (𝑎, 𝑏) = (𝑎, 0) + (0, 𝑏)


= (𝑎, 0) + (𝑏, 0)(0,1)
= 𝑎 + 𝑏𝑖

Tout nombre complexe (𝑎, 𝑏) s’écrira sous la forme algébrique ou cartésienne

𝑧 = 𝑎 + 𝑏𝑖

- 𝑎 est dit la partie réelle de 𝑧 ; on note 𝑅𝑒(𝑧) = 𝑎.


- 𝑏 est dit la partie imaginaire de z ; on note 𝐼𝑚(𝑧) = 𝑏
- si 𝑎 = 0 alors 𝑧 = 𝑏𝑖 et il est dit imaginaire pur. On note 𝑖ℝ l’ensemble des
imaginaires purs
- si 𝑏 = 0 alors 𝑧 = 𝑎 et il est dit réel pur.

Attention!! Il n’y a pas d’ordre sur ℂ. il ne faut donc jamais comparer deux
nombres complexes

Remarque

(ℂ, +, x) est un corps commutatif

Exemple: voir exercice 1

1.4. Egalité de deux nombres complexes

Soient deux nombres complexes 𝑧 = 𝑎 + 𝑏𝑖 et 𝑧 ′ = 𝑎′ + 𝑏′𝑖


𝑧 = 𝑧′ ⟺ {𝑎 = 𝑎′
𝑏 = 𝑏′
1.5. Nombres complexes conjugués

1.5.1. Définition
Soit 𝑧 = 𝑎 + 𝑏𝑖 un nombre complexe. On appelle nombre complexe
conjugué de 𝑧, et on note 𝑧̅, le nombre complexe 𝑧̅ = 𝑎 − 𝑏𝑖

Exemples :
̅̅̅̅̅̅
1 + 𝑖 = 1 − 𝑖, ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅ ̅ = −4𝑖, ̅̅̅̅
−2 − 3𝑖 = −2 + 3𝑖, 4𝑖 −2 = −2,

1.5.2. Propriétés

Soit 𝑧 = 𝑎 + 𝑏𝑖 et 𝑧′ = 𝑎′ + 𝑏′𝑖 deux nombres complexes. On a :

°) ̅̅̅̅̅̅̅̅ ̅
𝑧 + 𝑧′ = 𝑧̅ + 𝑧′ ̅̅̅̅ = 𝑧̅𝑧̅′
°) 𝑧𝑧′ °) 𝑧𝑧̅ = 𝑎² + 𝑏²
1 𝑧̅
°) 𝑧 + 𝑧̅ = 2𝑅𝑒(𝑧) °) 𝑧 − 𝑧̅ = 2𝐼𝑚(𝑧) °) = (𝑧 ≠ 0)
𝑧 𝑎²+𝑏²
̅̅̅̅̅
𝑧 𝑧̅ ̅̅̅̅
1 1
°) ( ) = ̅ °) ( ) = °) 𝑧̅̅ = 𝑧
𝑧′ 𝑧′ 𝑧 𝑧̅
[11]

1.6. Opérations dans ℂ

Il n’y a aucune règle de calcul à retenir. On calcule dans ℂ comme dans


tout autre corps commutatif. Il suffit seulement de connaître les puissances
successives de 𝑖

1.6.1. Opérations fondamentales

Soit 𝑧 = 𝑎 + 𝑏𝑖 et 𝑧′ = 𝑎′ + 𝑏′𝑖 deux nombres complexes. On a :

 𝑧 + 𝑧 ′ = (𝑎 + 𝑏𝑖) + (𝑎′ + 𝑏′𝑖) = (𝑎 + 𝑎′) + (𝑏 + 𝑏′)𝑖


 𝑧 𝑧 ′ = (𝑎 + 𝑏𝑖 )(𝑎′ + 𝑏 ′ 𝑖 ) = (𝑎𝑎′– 𝑏𝑏′) + (𝑎𝑏′ + 𝑏𝑎′)𝑖.
𝑧 𝑎+𝑏𝑖 (𝑎+𝑏𝑖)(𝑎’−𝑏’𝑖) (𝑎+𝑏𝑖)(𝑎’−𝑏’𝑖)
 = = (𝑎’+𝑏’𝑖)(𝑎’−𝑏’𝑖) = (on multiplie les termes de la
𝑧’ 𝑎’+𝑏’𝑖 (𝑎′ )2 +(𝑏′ )2

fraction par le conjugué du dénominateur avec 𝑧 ≠ 0)

1.6.2. Puissances de 𝒊

Sachant que 𝑖² = −1, on a :


∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑖 4𝑛 = 1, 𝑖 4𝑛+1 = 𝑖, 𝑖 4𝑛+2 = −1, 𝑖 4𝑛+3 = −𝑖

Exemple : voir exercices 2, 3, 4, 5 et 6

1.7. Module d’un nombre complexe

1.7.1. Définition
Soit 𝑧 = 𝑎 + 𝑏𝑖 un nombre complexe. On appelle module de z, et on
note |z|, le nombre réel positif ou nul tel que √z𝑧̅.

Donc |z| = √𝑎2 + 𝑏²

Exemple : |2 − 3𝑖 | = √2² + (−3)² = √13 , |5𝑖 | = √5² = 5

1.7.2. Propriétés

Soit 𝑧 = 𝑎 + 𝑏𝑖 et 𝑧′ = 𝑎′ + 𝑏′𝑖 deux nombres complexes avec 𝑧′ ≠ 0.

P1 : (|𝑧| = 0) ⇔ (𝑧 = 0)
P2 : |𝑧𝑧’| = |𝑧||𝑧’|
P3 : |𝑧 + 𝑧’| ≤ |𝑧| + |𝑧’|
z |z|
P4 : | | = |z′|
z′
P5 : |𝑧| = | − 𝑧|=|𝑧̅|
[12]

1.8. Forme trigonométrique et exponentielle d’un nombre complexe


1.8.1. Représentation géométrique des nombres complexes

A chaque nombre complexe 𝑧 = 𝑎 + 𝑏𝑖 correspond le couple (𝑎, 𝑏) de


2
ℝ et dans un plan rapporté à un repère (0,𝑖⃗, 𝑗⃗ ), un point 𝑀(𝑎, 𝑏) est appelé
point-image de 𝑧 et 𝑧 = 𝑎 + 𝑏𝑖 est appelé affixe de 𝑀.

- la distance ̅̅̅̅
0𝑀 = √𝑎² + 𝑏² est le module de 𝑧
- l’axe 0𝑥 de repère (0,𝑖⃗) est l’ensemble des nombres complexes de la forme
𝑎 + 0. 𝑖 , on l‘appelle axe réel
- l’axe 0𝑦 de repère (0,𝑗⃗) est l’ensemble des nombres complexes de la forme
0 + 𝑏𝑖 , on l‘appelle axe imaginaire
- le plan x0y est appelé plan complexe ou plan de Gauss
- les points-images respectifs de 𝑧 et 𝑧̅ sont symétrique par rapport à l’axe réel et
de même −𝑧̅ et −𝑧
- les points-images respectifs de 𝑧 et −𝑧̅ sont symétrique par rapport à l’axe
imaginaire et de même 𝑧̅ et −𝑧
- les points-images respectifs de 𝑧 et −𝑧 sont symétrique par rapport à l’origine
du repère et de même 𝑧̅ et −𝑧̅

1.8.2. Forme trigonométrique d’un nombre complexe

1.8.2.1. Arguments d’un nombre complexe non nul

Soient z un nombre complexe non nul et M son point-image dans le


plan complexe orienté.

̅̅̅̅̅ est non nul et l’angle (X, OM


Le vecteur OM ̅̅̅̅̅) est donc défini.
[13]

a) Définition

On appelle l’argument de 𝑧, qu’on note 𝐴𝑟𝑔(𝑧), toute mesure 𝜃 en


radians de l’angle orienté (X, ̅̅̅̅̅
OM).
̅̅̅̅̅) + 2kπ, k ∈ ℤ
On note donc : 𝐴𝑟𝑔(𝑧) = ∠(X, OM

b) Remarques

 Un angle est représenté par un couple de deux vecteurs non nuls. On ne


peut donc définir un argument du nombre complexe nul
 Tout nombre complexe z non nul a une infinité d’arguments. Si 𝜃 et 𝜃′ sont
deux arguments, on a : 𝜃 ′ = 𝜃 + 2𝑘𝜋, k ∈ ℤ
 L’argument principal est celui des arguments qui est supérieur ou égal à
zéro et inférieur à 2𝜋

Exemple : voir exercice 7

1.8.2.2. Forme trigonométrique d’un nombre complexe non nul

Soient 𝑧 un nombre complexe non nul. Désignons par 𝑟 son module et


par 𝜃 l’un de ses arguments. On a :
𝑟 = ̅̅̅̅̅
OM et 𝜃 = ∠(X, ̅̅̅̅̅
OM)
𝑎 𝑏
𝑎 = 𝑟 cos 𝜃 ou cos 𝜃 = et 𝑏 = 𝑟 sin 𝜃 ou sin 𝜃 = avec 𝑟 = √𝑎2 + 𝑏 2
𝑟 𝑟

D’où 𝑧 = 𝑎 + 𝑏𝑖 = 𝑟 cos 𝜃 + 𝑖𝑟 sin 𝜃

Et donc 𝑧 = 𝑟(cos 𝜃 + 𝑖sin 𝜃)

c’est la forme trigonométrique d’un nombre complexe non nul

Ainsi le nombre complexe est déterminé par son module et son argument. On
écrit parfois :

*) 𝑧 = (𝑟, 𝜃) c’est la forme polaire de 𝑧 ou


*) 𝑧 = 𝑟𝑒 𝑖𝜃 c’est la forme exponentielle du complexe 𝑧

Note :
𝑏
 on peut donc déterminer 𝜃 par la formule 𝑡𝑔𝜃 = à condition de tenir
𝑎
compte des signes de 𝑎 et de 𝑏 pour fixer 𝜃
 Le conjugué de z est 𝑧̅ = 𝑟𝑒 −𝑖𝜃

Exemple : voir exercice 8


[14]

1.8.2.3. Opérations

Soient 𝑧1 = 𝑟1 (cos 𝜃1 + 𝑖 sin 𝜃1 ) et 𝑧2 = 𝑟2 (cos 𝜃2 + 𝑖 sin 𝜃2 ) deux


nombres complexes

a) Egalité 𝑧1 = 𝑧2
𝑟1 = 𝑟2
𝑧1 = 𝑧2 ⟺ {𝜃 = 𝜃 + 2𝑘𝜋 , 𝑘 ∈ ℤ
1 2

b) Produit 𝒛𝟏 𝒛𝟐

𝑧1 𝑧2 = 𝑟1 (cos 𝜃1 + 𝑖 sin 𝜃1 )𝑟2 (cos 𝜃2 + 𝑖 sin 𝜃2 )


= 𝑟1 𝑟2 (cos 𝜃1 cos 𝜃2 + cos 𝜃1 𝑖 sin 𝜃2 + 𝑖 cos 𝜃2 sin 𝜃1 − sin 𝜃1 sin 𝜃2 )
= 𝑟1 𝑟2 [(cos 𝜃1 cos 𝜃2 − sin 𝜃1 sin 𝜃2 ) + 𝑖 (cos 𝜃1 sin 𝜃2 +cos 𝜃2 sin 𝜃1 )]

𝑧1 𝑧2 = 𝑟1 𝑟2 [cos(𝜃1 + 𝜃2 ) + 𝑖 sin(𝜃1 + 𝜃2 )]

Exemple : voir exercice 9


𝒛𝟏
c) Quotient
𝒛𝟐
𝑧1 𝑟1
On a de même, = [cos(𝜃1 − 𝜃2 ) + 𝑖 sin(𝜃1 − 𝜃2 )]
𝑧2 𝑟2

Exemple : voir exercice 10

d) Puissance

Soit un nombre complexe non nul 𝑧 = 𝑟(cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃) et 𝑛 un entier.


On a :

𝑧 𝑛 = 𝑧. 𝑧. 𝑧 … 𝑧 (𝑛 facteurs)
= 𝑟(cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃) 𝑟(cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃) … 𝑟(cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃)
= 𝑟 𝑛 [cos(𝜃 + 𝜃 + ⋯ + 𝜃) + 𝑖 sin(𝜃 + 𝜃 + ⋯ + 𝜃)]
= 𝑟 𝑛 (cos 𝑛𝜃 + 𝑖 sin 𝑛𝜃)

D’où 𝑧 𝑛 = 𝑟 𝑛 (cos 𝑛𝜃 + 𝑖 sin 𝑛𝜃)

Ainsi, [𝑟(cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃)]𝑛 = 𝑟 𝑛 (cos 𝑛𝜃 + 𝑖 sin 𝑛𝜃)

Si 𝑟 = 1, (cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃)𝑛 = (cos 𝑛𝜃 + 𝑖 sin 𝑛𝜃) (1)

La relation (1) est connue sous le nom de la formule de MOIVRE

Exemple : voir exercices 11 et 12


[15]

Application de la formule de MOIVRE

a) Calcul de 𝐜𝐨𝐬 𝒏𝒙 𝐞𝐭 𝐬𝐢𝐧 𝒏𝒙 (𝑥 ∈ ℝ)

La combinaison de la formule de Moivre et celle du Binôme de Newton


permet d’exprimer des expressions du type cos nx et sin nx en fonction des
nombres cos x et sin x

Exemple : voir exercice 13

b) Formules d’Euler

*) Forme exponentielle et polaire d’un nombre complexe non nul

Soit 𝑧 = 𝑎 + 𝑏𝑖 un nombre complexe non nul. Ce nombre s’écrit sous


la forme trigonométrique 𝑧 = 𝑟(cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃 )

On écrit parfois 𝑧 = (𝑟, 𝜃) ; c’est la forme polaire de 𝑧.

En posant 𝑒 𝜃𝑖 = cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃 , 𝑧 = 𝑟𝑒 𝜃𝑖 ; c’est la forme exponentielle de 𝑧.

Le conjugué de z dans ce cas est : 𝑧̅ = 𝑟𝑒 −𝜃𝑖 avec 𝑒 −𝜃𝑖 = cos 𝜃 − 𝑖 sin 𝜃

Exemple : voir exercice 14

Propriétés
Si 𝑧 = 𝑟𝑒𝜃𝑖 et 𝑧′ = 𝑟′𝑒𝜃′𝑖 deux nombres complexes. On :
1 1 1
*) 𝑧𝑧′ = (𝑟𝑒𝜃𝑖 )(𝑟′𝑒𝜃′𝑖 ) = 𝑟𝑟′𝑒(𝜃+𝜃′)𝑖 *) = = 𝑒 −𝜃𝑖
𝑧 𝑟𝑒 𝜃𝑖 𝑟

𝑛
*) 𝑧 𝑛 = (𝑟𝑒𝜃𝑖 ) = 𝑟 𝑛 𝑒𝑛𝜃𝑖 *) 𝑧̅ = 𝑟𝑒 −𝜃𝑖
𝑛
La formule de Moivre se réduit à l’égalité (𝑒𝜃𝑖 ) = 𝑒𝑛𝜃𝑖 et aussi

𝑟 = 𝑟′
𝑟𝑒𝜃𝑖 = 𝑟′𝑒𝜃′𝑖 ⟺ { ′
𝜃 = 𝜃 + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ
*) Formules d’Euler

Par définition du nombre complexe 𝑒 𝜃𝑖 , on a les égalités :

𝑒 𝜃𝑖 = cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃 (1) et 𝑒 −𝜃𝑖 = cos 𝜃 − 𝑖 sin 𝜃 (2)


𝑒 𝜃𝑖 +𝑒 −𝜃𝑖
(1) + (2) : 2 cos 𝜃 = 𝑒 𝜃𝑖 + 𝑒 −𝜃𝑖 ⟹ cos 𝜃 =
2

𝑒 𝜃𝑖 −𝑒 −𝜃𝑖
(1) − (2) : 2𝑖 sin 𝜃 = 𝑒 𝜃𝑖 − 𝑒 −𝜃𝑖 ⟹ sin 𝜃 =
2𝑖
[16]

Plus généralement,

𝑒 𝑖𝑛𝑥 = cos 𝑛𝑥 + 𝑖 sin 𝑛𝑥 et 𝑒 −𝑖𝑛𝑥 = cos 𝑛𝑥 − 𝑖 sin 𝑛𝑥


𝑒 𝑖𝑛𝑥 +𝑒 −𝑖𝑛𝑥 𝑒𝑖𝑛𝑥 −𝑒−𝑖𝑛𝑥
On a : cos 𝑛𝑥 = et sin 𝑛𝑥 =
2 2𝑖

𝑒 𝑖𝑥 +𝑒 −𝑖𝑥 𝑒𝑖𝑥 −𝑒−𝑖𝑥


Ainsi, cos 𝑥 = et sin 𝑥 =
2 2𝑖

Application: linéarisation des polynômes trigonométriques

Dans certains problèmes, comme le calcul de certaines primitives


(intégrales) par exemple, il s’avère utile de transformer un polynôme en cos 𝑥 et
sin 𝑥 en une somme de cosinus et de sinus multiples de 𝑥.

Exemple : voir exercice 15

1.9. Résolution d‘équations dans ℂ

1.9.1. Extraction des racines carrées

Méthode algébrique
Chercher la racine carrée du nombre complexe 𝑧 = 𝑎 + 𝑏𝑖, c’est
trouver un nombre complexe 𝑥 + 𝑦𝑖 tel que :

𝑎 + 𝑏𝑖 = (𝑥 + 𝑦𝑖)² ou 𝑎 + 𝑏𝑖 = 𝑥² − 𝑦 2 + 2𝑖𝑥𝑦

Par égalité de deux nombres complexes, on écrit :

𝑎 = 𝑥² − 𝑦² 𝑎² = (𝑥 2 − 𝑦 2 )² 𝑎² = 𝑥 4 − 2𝑥 2 𝑦 2 + 𝑦 4 (1)
{ ⟺{ ⟺{
𝑏 = 2𝑥𝑦 𝑏² = 4𝑥²𝑦² 𝑏² = 4𝑥²𝑦² (2)

(1) + (2) ⟹ 𝑥 4 + 2𝑥 2 𝑦 2 + 𝑦 4 = 𝑎2 + 𝑏 2
⟹ (𝑥 2 + 𝑦 2 )² = 𝑎2 + 𝑏 2
⟹ 𝑥 2 + 𝑦 2 = √𝑎2 + 𝑏 2

𝑥² − 𝑦 2 = 𝑎 (3)
Ainsi on a : { 2
𝑥 + 𝑦 2 = √𝑎2 + 𝑏 2 (4)

1
(3) + (4) ⟹ 2𝑥 2 = 𝑎 + √𝑎2 + 𝑏 2 ⟹ 𝑥 = ±√ (𝑎 + √𝑎2 + 𝑏 2 )
2

1
(4) − (3) ⟹ 2𝑦 2 = −𝑎 + √𝑎2 + 𝑏 2 ⟹ 𝑦 = ±√ (−𝑎 + √𝑎2 + 𝑏 2 )
2

N.B.
- si 𝑏 > 0, 𝑥 et 𝑦 ont les mêmes signes et les racines carrées s’écrivent ±𝑥 ± 𝑦𝑖
- si 𝑏 < 0, 𝑥 et 𝑦 ont les mêmes signes et les racines carrées s’écrivent ±𝑥 ∓ 𝑦𝑖
[17]

Il est clair que dans chaque cas, le nombre complexe 𝑧 = 𝑎 + 𝑏𝑖 admet deux
racines carrées opposées

Exemple : voir exercice 16

1.9.2. Racines 𝒏𝒊è𝒎𝒆 d’un nombre complexe

1.9.2.1. Définition
On appelle racine 𝑛ième d’un nombre complexe 𝑧, tout nombre
complexe 𝑧 ′ tel que 𝑧 ′ 𝑛 = 𝑧

1.9.2.2. Calcul de la racine nième

Si 𝑧 ′ = 𝑟 ′ (cos 𝜃 ′ + 𝑖 sin 𝜃 ′ ) est l’une des racines de 𝑧 = 𝑟(cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃)


alors on a :
𝑧 ′ 𝑛 = 𝑧 ⟺ [𝑟 ′ (cos 𝜃 ′ + 𝑖 sin 𝜃 ′ )]𝑛 = 𝑟(cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃)
𝑟 ′ 𝑛 (cos 𝑛𝜃 ′ + 𝑖 sin 𝑛𝜃 ′ ) = 𝑟(cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃)
𝑛
𝑟 ′ = √𝑟
𝑟′ 𝑛 = 𝑟
⟹{ ′ ⟺ { ′ 𝜃 + 2𝑘𝜋
𝑛𝜃 = 𝜃 + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ 𝜃 = ,𝑘 ∈ ℤ
𝑛
les racines 𝑛𝑖𝑒𝑚𝑒 de 𝑧 = 𝑎 + 𝑏𝑖 sont donc :
𝑛 𝜃+2𝑘𝜋 𝜃+2𝑘𝜋
𝑧𝑘 = √𝑟 [cos ( ) + 𝑖 sin ( )] avec 𝑘 = 0,1,2, … , 𝑛 − 1
𝑛 𝑛

Remarque : Dans le plan complexe, les points-images de ces racines se trouvent


𝑛
sur un cercle centré à l’origine et de rayon √|𝑧|. Elles constituent
les 𝑛 sommets d’un polygone régulier (𝑛 ≥ 3) et sont symétriques
par rapport à l’origine (si 𝑛 = 2)

Exemple : voir exercice 17

Cas particulier : Racines 𝒏𝒊è𝒎𝒆 de l’unité


cos 𝜃 = 0
On sait que 𝑧 = 1 + 0𝑖 et { ⟹ 𝜃 = 0 ;𝑟 = 1
sin 𝜃 = 0
Les racines 𝑛𝑖è𝑚𝑒 de l’unité sont donc :
2𝑘𝜋 2𝑘𝜋
𝑧𝑘 = cos + 𝑖 sin avec 𝑘 = 0,1,2, … , 𝑛 − 1
𝑛 𝑛

Exemple : voir exercice 18


[18]

1.9.3. Equations du second degré


1.9.3.1. Equations à coefficients réels

Soit à résoudre l’équation 𝑎𝑧² + 𝑏𝑧 + 𝑐 = 0 avec 𝑎 ∈ ℝ∗ et 𝑏, 𝑐 ∈ ℝ.


Trois cas possibles :
 Si Δ > 0 , l’équation admet deux racines réelles distinctes données par les
formules suivantes :
−b + √Δ −b − √Δ
𝑧1 = et 𝑧2 =
2a 2a
 Si Δ = 0 alors l’équation possède une racine double réelle :
−b
𝑧1 = 𝑧2 =
2a
 Si Δ < 0 alors l’équation admet deux racines complexes conjuguées :
−b + i√|Δ| −b − i√|Δ|
𝑧1 = et 𝑧2 =
2a 2a

Exemple : voir exercice 19

1.9.3.2. Equations à coefficients complexes

La résolution se fait comme pour toute équation du second degré à


coefficients réels tout en restant très attentif quant à l’extraction de la racine
carrée d’un nombre complexe.

Exemple : voir exercice 20

Remarque : Les équations de la forme 𝑎𝑧 2𝑛 + 𝑏𝑧 𝑛 + 𝑐 = 0 (équation binôme) se


ramènent aussi bien dans leur forme que dans leur résolution aux
équation du second degré
Résolution
 On pose 𝑡 = 𝑧 𝑛 (1)
 On porte (1) dans (𝛼) et on obtient l’équation du second degré en 𝑡 :
𝑎𝑡 2 + 𝑏𝑡 + 𝑐 = 0 (2) que l’on résout
 On revient à l’équation binôme 𝒕 = 𝒛𝒏 pour tirer les racines 𝑧𝑘

Exemple : voir exercice 21

1.9.4. Équation de la forme 𝒂𝒛 + 𝒃𝒛̅ + 𝒄 = 𝟎 (𝟏)

Résolution
 On cherche le conjugué de chaque terme de l’équation (1), soit 𝑎𝑧
̅̅̅ +
̅̅̅
𝑏𝑧̅ + 𝑐̅ = 0 ⟺ 𝑏̅𝑧 + 𝑎̅𝑧̅ + 𝑐̅ = 0
𝑎𝑧 + 𝑏𝑧̅ + 𝑐 = 0
 Résoudre le système { ̅
𝑏𝑧 + 𝑎̅𝑧̅ + 𝑐̅ = 0
Exemple : voir exercice 22
[19]

CHAP.2. FONCTIONS EXPONENTIELLES ET LOGARITHMIQUES


1. FONCTION EXPONENTIELLE

1.1. Nombre e

1.1.1. Définition
1 𝑚
Soit à calculer le binôme (1 + ) lorsque 𝑚 prend successivement
𝑚
les valeurs 1, 2, 3, … , 10, 100, 1000, … on a :
1 1 1 5
𝑚 = 1, (1 + ) = (1 + 1)1 = 2 𝑚 = 5, (1 + ) = 2,488 …
1 5
1 2 1 10
𝑚 = 2, (1 + ) = 2,25 … 𝑚 = 10, (1 + ) = 2,593 …
2 10
1 3 1 100
𝑚 = 3, (1 + ) = 2,37037 … 𝑚 = 100, (1 + ) = 2,704 …
3 100
1 4
𝑚 = 4, (1 + ) = 2,441406 …
4

On constate que lorsque 𝑚 croît indéfinitivement, le binôme tend vers


2,7182818…
1 𝑚
D’où lim (1 + ) = 2,7182818 … (1)
𝑚⟶∞ 𝑚

Cette limite est notée 𝑒 = 2,7182818 …

Note :
*) le nombre 𝑒 est irrationnel et transcendant
1 𝑚
∗) lim (1 + ) = e
𝑚⟶∞ 𝑚
1 1
En posant = ℎ ⟹ 𝑚 = et si ℎ ⟶ 0, (1) s’écrit :
𝑚 ℎ
1
lim (1 + ℎ)ℎ = e
ℎ⟶0

1.2. Fonction exponentielle

1.2.1. Définition
Soit 𝑎 un réel strictement positif et différent de 1. On appelle fonction
exponentielle de base 𝑎, la fonction notée 𝑒𝑥𝑝𝑎 définie par :

𝑒𝑥𝑝𝑎 ∶ ℝ ⟶ ℝ∗+
𝑥 ⟼ 𝑒𝑥𝑝𝑎 (𝑥 ) = 𝑎 𝑥

On écrit : 𝑦 = 𝑒𝑥𝑝𝑎 (𝑥 ) ou 𝑦 = 𝑎 𝑥

1 𝑥
Exemple : 𝑦 = 2𝑥 , 𝑦 = ( )
2
[20]

Propriétés

∀𝑥, 𝑦 ∈ ℝ, on a ∶
1
∗) 𝑎 𝑥 𝑎 𝑦 = 𝑎 𝑥+𝑦 ∗) 𝑎−𝑥 = ∗) 𝑎 𝑥 > 0 ∗) 𝑎1 = 𝑎
𝑎𝑥
𝑎𝑥
∗) = 𝑎 𝑥−𝑦 ∗) (𝑎 𝑥 )𝑛 = 𝑎𝑛𝑥 ∗) 𝑎0 = 1
𝑎𝑦

Étude de la fonction 𝑒𝑥𝑝𝑎


* la fonction 𝑦 = 𝑎 𝑥 est définie et continue sur ℝ
* si 𝑎 > 1, 𝑦 = 𝑎 𝑥 est croissante et on a : ∀𝑥, 𝑦 ∈ ℝ, 𝑥 ≤ 𝑦 ⟺ 𝑎 𝑥 ≤ 𝑎 𝑦
* si 0 < 𝑎 < 1, 𝑦 = 𝑎 𝑥 est décroissante et ∀𝑥, 𝑦 ∈ ℝ, 𝑥 ≤ 𝑦 ⟺ 𝑎 𝑥 ≥ 𝑎 𝑦
* la fonction 𝑦 = 𝑎 𝑥 est strictement positive ; ∀𝑥 ∈ ℝ, 𝑎 𝑥 > 0
1 𝑥
* les graphiques de 𝑦 = 𝑎 𝑥 et 𝑦 = ( ) sont symétriques par rapport à l’axe des
𝑎
ordonnées et admettent l’axe 0𝑥 comme asymptote horizontale
* le graphique de 𝑦 = 𝑎 𝑥 passe par les points (0,1) et (1, 𝑎)
* 𝑦 = 𝑎 𝑥 est une fonction bijective de ℝ dans ℝ∗+

Limites aux bornes du domaine de définition


∗ si 𝑎 > 1, lim 𝑎 𝑥 = +∞ et lim 𝑎 𝑥 = 0
𝑥→+∞ 𝑥→−∞
𝑥
∗ si 0 < 𝑎 < 1, lim 𝑎 = +∞ et lim 𝑎 𝑥 = 0
𝑥→−∞ 𝑥→+∞

Conséquence : Dans tous les deux cas, le graphique de 𝑦 = 𝑎 𝑥 admet l’axe


0𝑥 comme asymptote horizontale

Exemple : voir exercice 23

1.3. Fonction logarithmique

1.3.1. Définition
Soit 𝑎 un réel strictement positif et différent de 1. On appelle fonction
logarithme de base 𝑎, la fonction notée log 𝑎 définie par :

log 𝑎 ∶ ℝ∗+ ⟶ ℝ
𝑥 ⟼ log 𝑎 (𝑥 ) = 𝑦
Exemple : y = log 4 𝑥 ; y = log 1 𝑥
2

1.3.2. Propriétés

∀𝑥, 𝑦 ∈ ℝ∗+ , on a ∶
∗) log 𝑎 𝑥𝑦 = log 𝑎 𝑥 + log 𝑎 𝑦 ∗) log 𝑎 𝑥 𝑛 = 𝑛log 𝑎 𝑥, ∀𝑛 ∈ ℝ
𝑥 𝑛 1
∗) log 𝑎 = log 𝑎 𝑥 − log 𝑎 𝑦 ∗) log 𝑎 √𝑥 = log 𝑎 𝑥
𝑦 𝑛

Attention !! log 𝑎 𝑥 𝑛 ≠ (log 𝑎 𝑥 )𝑛 et (log 𝑎 𝑥 )𝑛 = log 𝑛𝑎 𝑥


[21]

1.3.3. Étude de la fonction 𝐥𝐨𝐠 𝒂

* la fonction log 𝑎 est définie, continue et strictement monotone sur ℝ∗+


* si 𝑎 > 1, log 𝑎 est strictement croissante sur ℝ∗+ et on a :
∀𝑥, 𝑦 ∈ ℝ∗+ , 𝑥 < 𝑦 ⟺ log 𝑎 𝑥 < log 𝑎 𝑦
* si 0 < 𝑎 < 1, log 𝑎 est strictement décroissante sur ℝ∗+ et on a :
∀𝑥, 𝑦 ∈ ℝ∗+ , 𝑥 < 𝑦 ⟺ log 𝑎 𝑥 > log 𝑎 𝑦
* les graphiques de 𝑦 = log 𝑎 et 𝑦 = log 1 sont symétriques par rapport à l’axe des
𝑎
abscisses
* le graphique de 𝑦 = log 𝑎 𝑥 passe par les points (1,0) et (𝑎, 1)
* 𝑦 = log 𝑎 𝑥 est une fonction bijective sur ℝ∗+

Limites aux bornes du domaine de définition


∗ si 𝑎 > 1, lim+ log 𝑎 𝑥 = −∞ et lim log 𝑎 𝑥 = +∞
𝑥→0 𝑥→+∞
∗ si 0 < 𝑎 < 1, lim+ log 𝑎 𝑥 = +∞ et lim log 𝑎 𝑥 = −∞
𝑥→0 𝑥→+∞

Conséquence : Dans tous les deux cas, le graphique de 𝑦 = log 𝑎 𝑥 admet


l’axe 0𝑦 comme asymptote verticale
Cas particuliers
* si 𝑎 = 𝑒, la fonction 𝑦 = log 𝑎 𝑥 se note 𝑦 = ln 𝑥 ou 𝑦 = Log 𝑥 et s’appelle
fonction logarithmique népérien ou naturel
* si 𝑎 = 10, la fonction 𝑦 = log10 𝑥 se note 𝑦 = log 𝑥 et s’appelle fonction
logarithmique décimal ou Briggsien

Exemple : voir exercice 24

1.3.4. Systèmes logarithmiques

Retenons que ∀ 𝑥 ∈ ℝ∗+ , 𝑎log𝑎𝑥 = 𝑥 et log 𝑎 𝑎 𝑥 = 𝑥

Passage d’un système à un autre

Le passage de la base 𝑎 à la base 𝑏 est donnée par la relation


1
log 𝑎 𝑁 = log 𝑏 𝑁 (1)
log 𝑏 𝑎
1
Le nombre , indépendant de N, est appelé module du système de base
log𝑏 𝑎
𝑎 envers le système de base 𝑏.

Exemple : voir exercice 25


[22]

Remarques
1
- Si 𝑏 = 𝑁, (1) devient log 𝑎 𝑏 = log 𝑏 𝑏 on retient que :
log𝑏 𝑎
1
log 𝑎 𝑏 =
log𝑏 𝑎
Exemple :
1 1
log 2 5 = , ln 10 = log 𝑒 10 =
log 5 2 log 𝑒

1
- Si 𝑏 = 10 , (1) devient log 𝑎 𝑁 = log 𝑁 on retient que :
log 𝑎

log 𝑁
log 𝑎 𝑁 =
log 𝑎
log 5
Exemple : log 3 5 =
log 3

1 ln 𝑁
- Si 𝑏 = 𝑒, (1) devient log 𝑎 𝑁 = log 𝑒 𝑁 = on retient que :
log𝑒 𝑎 ln 𝑎

ln 𝑁
log 𝑎 𝑁 =
ln 𝑎
ln 5
Exemple : log 3 5 =
ln 3

1 1 1
∗) log 𝑎𝑛 𝑏 = = = log 𝑎 𝑏
log𝑏 𝑎𝑛 𝑛log𝑏 𝑎 𝑛

On retient que
1
log 𝑎𝑛 𝑏 = log 𝑎 𝑏
𝑛

Exemple : voir exercice 26

3.4. Equations exponentielles

3.4.1. Définition : On appelle équation exponentielle, toute équation dans laquelle


l‘ (ou les) inconnue(s) figurent (nt) en exposant.

3.4.2. Résolutions

1) Equation du type 𝒂𝒙 = 𝒃

1er cas : l’équation se ramène à une égalité de deux puissances d’un même
nombre strictement positif et différent de 1

Exemple : voir exercice 27


[23]

2e cas : l’équation se ramène à une équation du type 𝑎 𝑥 = 𝑏, 𝑏 n’étant pas une


puissance de 𝑎. On introduit le logarithme de base 𝑎 dans les deux
membres
𝑥
On a : 𝑎 𝑥 = 𝑏 ⇔ log 𝑎𝑎 = log 𝑎 𝑏 ⇔ 𝑥 = log 𝑎 𝑏

Exemples : voir exercice 28 et 29

3.5. Equations logarithmiques

3.5.1. Définition : On appelle équation logarithmique, toute équation dans


laquelle l‘ (les) inconnue (s) intervient (interviennent) dans
l’expression d’un logarithme

3.5.2. Résolution
Avant de résoudre une équation logarithmique, il est très prudent de
définir d’abord les conditions d’existence

Exemples : voir exercice 30

3.6. Domaine de définition des fonctions exponentielles et logarithmiques

Il n’y a pas de règle générale pour déterminer le domaine de définition


d’une fonction logarithmique ou exponentielle. Il suffit seulement de déterminer,
par un raisonnement logique, les conditions d’existence de l’expression donnée.

Exemples : voir exercice 31


3.7. Inéquations logarithmiques

Pour résoudre une inéquation logarithmique :


- On pose les conditions d’existence des solutions
- On résout l’inéquation en tenant compte de la base de la fonction
logarithme donnée
* si 𝑎 > 1, log 𝑎 est strictement croissante sur ℝ∗+ et on a :
∀𝑥, 𝑦 ∈ ℝ∗+ , 𝑥 < 𝑦 ⟺ log 𝑎 𝑥 < log 𝑎 𝑦
* si 0 < 𝑎 < 1, log 𝑎 est strictement décroissante sur ℝ∗+ et on a :
∀𝑥, 𝑦 ∈ ℝ∗+ , 𝑥 < 𝑦 ⟺ log 𝑎 𝑥 > log 𝑎 𝑦
Exemples : voir exercice 32

3.8. Inéquations exponentielles

Pour résoudre une inéquation exponentielle, il faut tenir compte de la base.


* si 𝑎 > 1, 𝑦 = 𝑎 𝑥 est croissante et on a : ∀𝑥, 𝑦 ∈ ℝ, 𝑥 ≤ 𝑦 ⟺ 𝑎 𝑥 ≤ 𝑎 𝑦
* si 0 < 𝑎 < 1, 𝑦 = 𝑎 𝑥 est décroissante et ∀𝑥, 𝑦 ∈ ℝ, 𝑥 ≤ 𝑦 ⟺ 𝑎 𝑥 ≥ 𝑎 𝑦

Exemple : voir exercice 33


[24]

3.9. Systèmes d’équations logarithmiques et exponentielles

Exemples de résolution : voir exercice 34

3.10. Dérivées des fonctions logarithmiques et exponentielles

Rappel: Fonction dérivée

On appelle fonction dérivée de f ou dérivée de 𝑓 que l’on note 𝑓 ′ , la


fonction définie par :
𝑓 (𝑥 + ℎ) − 𝑓(𝑥)
𝑓 ′ (𝑥) = lim
ℎ⟶0 ℎ

3.10.1. Dérivée de 𝒚 = 𝐥𝐨𝐠 𝒂 𝒙

log 𝑎 (𝑥 + ℎ) − log 𝑎 𝑥
On a pour 𝑥 ∈ ℝ+ ′
∗ , (log 𝑎 𝑥 ) = lim
ℎ⟶0 ℎ
𝑥+ℎ
log 𝑎 ( )
= lim 𝑥
ℎ⟶0 ℎ
1 𝑥+ℎ
= lim lim log 𝑎 ( )
ℎ⟶0 ℎ ℎ⟶0 𝑥
1 𝑥 𝑥+ℎ
= lim . log 𝑎 ( )
ℎ⟶0 ℎ 𝑥 𝑥
1 𝑥 𝑥+ℎ
= lim . log 𝑎 ( )
𝑥 ℎ⟶0 ℎ 𝑥
𝑥
1 𝑥+ℎ ℎ
= lim . log 𝑎 ( )
𝑥 ℎ⟶0 𝑥
𝑥
1 ℎ ℎ
= lim . log 𝑎 (1 + ) (1)
𝑥 ℎ⟶0 𝑥
𝑥
Posons = 𝑡 ; Pour ℎ ⟶ 0, 𝑡 ⟶ +∞

1 ℎ 𝑡
)′
(1)s’écrit (log 𝑎 𝑥 = lim . log 𝑎 (1 + )
𝑥 𝑡⟶+∞ 𝑡ℎ
1 1 𝑡
= . log 𝑎 lim (1 + )
𝑥 𝑡⟶+∞ 𝑡

1 𝑡
On sait que lim (1 + ) = 𝑒
𝑡⟶+∞ 𝑡
[25]

D’où
1 1 𝑡 1 1
(log 𝑎 𝑥 )′ = . log 𝑎 lim (1 + ) = . log 𝑎 𝑒 =
𝑥 𝑡⟶+∞ 𝑡 𝑥 𝑥 ln 𝑎
1
On retient que (log 𝑎 𝑥 )′ =
𝑥 ln 𝑎

1 1
En particulier, (ln 𝑥 )′ = (log 𝑒 𝑥 )′ = =
𝑥 ln 𝑒 𝑥

Remarque: si 𝑢 = 𝑢(𝑥) es tune fonction de 𝑥 alors



𝑢′ ′
𝑢′
(log 𝑎 𝑢) = et (ln 𝑢) =
𝑢 ln 𝑢 𝑢

Exemple : voir exercice 35

3.10.2. Dérivée de 𝒚 = 𝒂𝒙

On a : 𝑦 = 𝑎 𝑥 ⟺ ln 𝑦 = ln 𝑎 𝑥

𝑦 ′ = (𝑎 𝑥 )′ ⟺ (ln 𝑦)′ = (ln 𝑎 𝑥 )′


𝑦′
⟺ = (𝑥 ln 𝑎)′
𝑦
𝑦′
⟺ = ln 𝑎 ⟹ 𝑦 ′ = 𝑦 ln 𝑎
𝑦

D’où ∀𝑥 ∈ ℝ, (𝑎 𝑥 )′ = 𝑎 𝑥 ln 𝑎

En particulier, (𝑒 𝑥 )′ = 𝑒 𝑥 ln 𝑒 = 𝑒 𝑥

Remarque : si 𝑢 = 𝑢(𝑥) es tune fonction de 𝑥 alors

(𝑎𝑢 )′ = 𝑢′ 𝑎𝑢 ln 𝑎 et (𝑒 𝑢 )′ = 𝑢′ 𝑒 𝑢

3.10.3. Dérivée de la fonction [𝒖(𝒙)]𝒗(𝒙)

Soient 𝑢 = 𝑢(𝑥) et 𝑣 = 𝑣(𝑥) des fonctions non constantes. La fonctions


[𝑢(𝑥)]𝑣(𝑥) n’est ni exponentielle, ni logarithmique. Pour la dérivée si 𝑢(𝑥) > 0 et
𝑣(𝑥 ) > 0 ∶
𝑣(𝑥)
- On transforme la fonction [𝑢(𝑥)]𝑣(𝑥) = 𝑒 ln[𝑢(𝑥)]
- On applique une des propriétés de logarithme 𝑒 𝑣(𝑥) ln[𝑢(𝑥)]
- On dérive cette fonction exponentielle

Exemples : voir exercice 36


[26]

3.11. Limites des fonctions logarithmiques et exponentielles

Les règles de calcul des limites étudiées restent valables pour les
fonctions logarithmiques et exponentielles. Cependant, nous allons ajouter
d’autres formes d’indétermination dites indétermination exponentielles : 00 ∞0 ,
1∞ et ∞∞

3.11.1. Exemples : voir exercice 37


𝟎 ∞
3.11.2. Formes , ∞ − ∞ , 𝟎. ∞ 𝐞𝐭
𝟎 ∞

Exemple : voir exercice 38

3.11.3. Formes 𝟎𝟎 , ∞𝟎 ∞ , 𝟏∞ 𝐞𝐭 ∞∞

Pour lever l’indétermination exponentielle 𝑦 = 𝑢(𝑥)𝑣(𝑥) lorsque 𝑥


tend vers 𝑥0 , on remplace l’étude de la limite de la fonction 𝑦 = 𝑢(𝑥)𝑣(𝑥) par celle
de la fonction ln 𝑦 = ln 𝑢(𝑥)𝑣(𝑥)

Exemple : voir exercice 39

3.11.4. indétermination 𝟏∞ ∶ cas particulier

On peut calculer aussi la limite d’une fonction qui présente une


indétermination de la forme 𝟏∞ en procédant comme suit :

- Si 𝑎, 𝑏, 𝑐, 𝑚 et 𝑝 sont des nombres réels tels que 𝑎 ≠ 0 et 𝑚 ≠ 0, alors :


𝑎𝑥 + 𝑏 𝑚𝑥+𝑝 𝑚(𝑏−𝑐)
lim ( ) =𝑒 𝑎
𝑥→+∞ 𝑎𝑥 + 𝑐

conséquences
1 𝑥
∗) lim (1 + ) = 𝑒
𝑥⟶+∞ 𝑥
𝑏
∗) lim (1 + 𝑎𝑥 )𝑥 = 𝑒 𝑎𝑏
𝑥⟶0

Exemples : voir exercice 40

- Si 𝑢 et 𝑣 sont des fonctions en 𝑥, alors :


lim 𝑣(𝑥)[𝑢(𝑥)−1]
lim (𝑢(𝑥))𝑣(𝑥) = 𝑒 𝑥→𝑎
𝑥→𝑎

Exemples : voir exercice 41


[27]

CHAP.3. LES FONCTIONS HYPERBOLIQUES


1. Définitions
On définit trois fonctions sur ℝ par :
𝑒 𝑥 +𝑒 −𝑥
ch 𝑥 = (cosinus hyperbolique ; 𝑐ℎ 𝑥 ≥ 1)
2
𝑒 𝑥 −𝑒 −𝑥
sh 𝑥 = (sinus hyperbolique)
2
𝑠ℎ 𝑥
th 𝑥 = (tangente hyperbolique)
𝑐ℎ 𝑥

Remarques
1
 On utilise parfois coth 𝑥 = (cotangente hyperbolique)
th 𝑥
 Le nom cosinus hyperbolique et sinus hyperbolique ne sont pas un hasard.
On se souvient des formules d’Euler pour le cosinus et sinus classiques
(dits aussi «circulaires») :
𝑒 𝑖𝑥 + 𝑒 −𝑖𝑥 𝑒 𝑖𝑥 − 𝑒 −𝑖𝑥
cos 𝑥 = et sin 𝑥 =
2 2𝑖
Graphiques
[28]

Remarque
La courbe du cosinus hyperbolique est appelée chainette. Elle
correspond en effet à la position d’équilibre d’un fil inextensible suspendu par
deux de ses points.

2. Trigonométrie hyperbolique

Dans la suite, 𝑥 et 𝑦 désigneront deux réels

2.1. Premières formules

Fonctions circulaires Fonctions hyperboliques


cos 𝑥 + 𝑖 sin 𝑥 = 𝑒 𝑖𝑥 ch 𝑥 + sh 𝑥 = 𝑒 𝑥
cos 𝑥 − 𝑖 sin 𝑥 = 𝑒 −𝑖𝑥 ch 𝑥 − sh 𝑥 = 𝑒 −𝑥
cos² 𝑥 + sin² 𝑥 = 1 ch² 𝑥 − sh² 𝑥 = 1
1
1 − th2 𝑥 = par suite − 1 < th 𝑥 < 1
ch2 𝑥
2.2. Formules d’addition

ch(𝑥 + 𝑦) = ch 𝑥 ch 𝑦 + sh 𝑥 sh 𝑦
ch(𝑥 − 𝑦) = ch 𝑥 ch 𝑦 − sh 𝑥 sh 𝑦
ch(2𝑥 ) = ch² 𝑥 + sh²𝑥 = 1 + 2sh² 𝑥 = 2ch² 𝑥 − 1
ch 2𝑥+1
ch² 𝑥 =
2
sh(𝑥 + 𝑦) = sh 𝑥 ch 𝑦 + ch 𝑥 sh 𝑦
sh(2𝑥 ) = 2ch 𝑥 sh 𝑥
sh(𝑥 − 𝑦) = sh 𝑥 ch 𝑦 − ch 𝑥 sh 𝑦
ch 2𝑥−1
sh² 𝑥 =
2

En passant par le quotient, on obtient :


th 𝑥+th 𝑦 th 𝑥−th 𝑦 2th 𝑥
tg (𝑥 + 𝑦) = tg (𝑥 − 𝑦) = tg (2𝑥 ) =
1+th 𝑥 th 𝑦 1−th 𝑥 th 𝑦 1+th² 𝑥

2.3. Transformation de produits en sommes

Ces formules résultent des précédentes


1
ch 𝑥 ch 𝑦 = [ch (𝑥 + 𝑦) + ch(𝑥 − 𝑦)]
2
1
sh 𝑥 sh 𝑦 = [ch (𝑥 + 𝑦) − ch(𝑥 − 𝑦)]
2
1
sh 𝑥 ch 𝑦 = [sh (𝑥 + 𝑦) + sh(𝑥 − 𝑦)]
2
[29]

2.4. Transformation de sommes en produits

En posant 𝑝 = 𝑥 + 𝑦 et 𝑞 = 𝑥 − 𝑦, il vient alors :


𝑝+𝑞 𝑝−𝑞
ch 𝑝 + ch 𝑞 = 2ch ch
2 2
𝑝+𝑞 𝑝−𝑞
sh 𝑝 + sh 𝑞 = 2sh ch
2 2
𝑝+𝑞 𝑝−𝑞
ch 𝑝 − ch 𝑞 = 2sh sh
2 2

Changement de variable
𝑥 2𝑡
En posant 𝑡 = th , on obtient immédiatement th 𝑥 =
2 1+𝑡²

𝑥 𝑥
𝑥 𝑥 ch² +sh²
2 2
De plus ch 𝑥 = ch² + sh² = 𝑥 𝑥
2 2 ch² −sh²
2 2

𝑥
1+th² 1+𝑡²
2
Donc ch 𝑥 = 𝑥 =
1−th² 1−𝑡²
2

2𝑡
De ces deux résultats, on déduit : sh 𝑥 =
1−𝑡²

2.5. Fonctions hyperboliques réciproques

Proposition

- La fonction 𝑥 → sh 𝑥 est une bijection de 𝑅 dans 𝑅. Sa bijection réciproque


est notée 𝑎𝑟𝑔sh 𝑥. Donc :

sh [𝑎𝑟𝑔sh (𝑥)] = 𝑥 𝑎𝑟𝑔sh [sh (𝑥)] = 𝑥, ∀𝑥 ∈ ℝ

- La fonction 𝑥 → ch 𝑥 est une bijection de [0, +∞[ dans [1, +∞[. Sa bijection
réciproque est notée 𝑎𝑟𝑔ch 𝑥. Donc :

ch [𝑎𝑟𝑔ch (𝑥)] = 𝑥, ∀𝑥 ∈ [1, +∞[

𝑎𝑟𝑔ch [ch (𝑥)] = 𝑥, ∀𝑥 ∈ [0, +∞[


[30]

2.6. Expression logarithmique

Les fonctions hyperboliques inverses peuvent s’exprimer à l’aide des


fonctions usuelles :

Proposition
𝑎𝑟𝑔ch (𝑥 ) = ln (𝑥 + √𝑥² − 1) pour 𝑥 ≥ 1
𝑎𝑟𝑔sh (𝑥) = ln (𝑥 + √𝑥² + 1) pour 𝑥 ∈ ℝ
1 1+𝑥
𝑎𝑟𝑔th (𝑥 ) = ln ( )
2 1−𝑥

2.7. Dérivées des fonctions hyperboliques


(sh 𝑥 )′ = ch 𝑥
(ch 𝑥 )′ = sh 𝑥
1
(th 𝑥 )′ = 1 − th2 𝑥 =
ch² 𝑥

2.8. Dérivées des fonctions hyperboliques réciproques


1
(𝑎𝑟𝑔sh 𝑥)′ =
√𝑥²+1
1
(𝑎𝑟𝑔ch 𝑥 )′ =
√𝑥²−1
1
(𝑎𝑟𝑔th 𝑥 )′ =
1−𝑥²
[31]

Chap. 4.

DÉVELOPPEMENT D’UNE FONCTION PAR TAYLOR ET MAC-LAURIN

Une fonction quelconque 𝑓 étant donnée, on peut se poser la question de


savoir dans quelle mesure elle peut être approchée par un polynôme avec une
bonne précision au voisinage d’un point donné.

Considérons une fonction 𝑓 admettant dans l’intervalle [𝑎, 𝑏], des dérivées
continues jusqu’à l’ordre (𝑛 + 1) inclus. Nous savons qu’il est possible
d’exprimer la fonction 𝑓 donnée sous forme d’un polynôme 𝑃𝑛 de degré 𝑛 de
puissances de 𝑥 − 𝑥0

Formule de Taylor d’ordre 𝒏 au voisinage de 𝒙𝟎

Considérons le polynôme cherché sous la forme :

𝑃𝑛 (𝑥 ) = 𝑎0 + 𝑎1 (𝑥 − 𝑥0 ) + 𝑎2 (𝑥 − 𝑥0 )² + 𝑎3 (𝑥 − 𝑥0 )3 + ⋯ + 𝑎𝑛 (𝑥 − 𝑥0 )𝑛 (1)

𝑃(𝑥0 ) = 𝑓(𝑥0 )
𝑃1′ (𝑥0 ) = 𝑓′(𝑥0 )
et tel que 𝑃2′′ (𝑥0 ) = 𝑓′′(𝑥0 ) (2), les coefficients 𝑎0 , 𝑎1 , 𝑎2 , … , 𝑎𝑛 étant

(𝑛)
𝑃𝑛 (𝑥0 ) = 𝑓 𝑛 (𝑥0 )}
inconnus.

On peut s’attendre naturellement à ce que ce polynôme soit dans un certain sens


proche de la fonction 𝑓. Pour déterminer les coefficients 𝑎0 , 𝑎1 , 𝑎2 , … , 𝑎𝑛 ,
calculons les dérivées successives de 𝑃𝑛 (𝑥 ) en 𝑥0 en tenant compte des égalités
(2). On a :

𝑃𝑛 (𝑥 ) = 𝑎0 + 𝑎1 (𝑥 − 𝑥0 ) + 𝑎2 (𝑥 − 𝑥0 )² + 𝑎3 (𝑥 − 𝑥0 )3 + 𝑎4 (𝑥 − 𝑥0 )4 + ⋯ + 𝑎𝑛 (𝑥 − 𝑥0 )𝑛
𝑃1′ (𝑥 ) = 𝑎1 + 2𝑎2 (𝑥 − 𝑥0 ) + 3𝑎3 (𝑥 − 𝑥0 )2 + 4𝑎4 (𝑥 − 𝑥0 )3 + ⋯ + 𝑛𝑎𝑛 (𝑥 − 𝑥0 )𝑛−1
𝑃2′′ (𝑥 ) = 2𝑎2 + 3.2𝑎3 (𝑥 − 𝑥0 ) + 4. 3𝑎3 (𝑥 − 𝑥0 )² + ⋯ + 𝑛(𝑛 − 1)𝑎𝑛 (𝑥 − 𝑥0 )𝑛−2

(𝑛)
𝑃𝑛 (𝑥 ) = 𝑛(𝑛 − 1)(𝑛 − 2)(𝑛 − 3) … 4.3.2.1. 𝑎𝑛 = 𝑛! 𝑎𝑛

D’où, en vertu des égalités (2), on trouve :


𝑎0 = 𝑓(𝑥0 )
𝑃(𝑥0 ) = 𝑓(𝑥0 ) = 0! 𝑎0 = 𝑎0 𝑓 ′ (𝑥0 )
𝑎1 =
𝑃1′ (𝑥0 ) = 𝑓 ′ (𝑥0 ) = 1! 𝑎1 = 𝑎1 1!
′′ ( )
′′ ( )
𝑃2 𝑥0 = 𝑓 ′′ (𝑥0 ) = 𝑛! 𝑎𝑛 = 2! 𝑎2 ⟹ 𝑎 = 𝑓 𝑥0
2
⋮ 2!
(𝑛) ⋮
𝑃𝑛 (𝑥0 ) = 𝑓 𝑛 (𝑥0 ) = 𝑛! 𝑎𝑛 } 𝑓 𝑛 (𝑥0 )
𝑎𝑛 =
𝑛! }
[32]

Remplaçant les coefficients 𝑎0 , 𝑎1 , 𝑎2 , … , 𝑎𝑛 , dans (1), on obtient :


𝑓′ (𝑥0 ) 𝑓′′ (𝑥0 ) 𝑓𝑛 (𝑥0 )
𝑃𝑛 (𝑥 ) = 𝑓(𝑥0 ) + (𝑥 − 𝑥0 ) + (𝑥 − 𝑥0 )² + ⋯ + (𝑥 − 𝑥0 )𝑛 (3)
1! 2! 𝑛!

Soit 𝑅𝑛 (𝑥) = 𝑓(𝑥 ) − 𝑃𝑛 (𝑥 ) la différence entre la fonction 𝑓 et le polynôme.


Alors 𝑓(𝑥 ) = 𝑃𝑛 (𝑥 ) + 𝑅𝑛 (𝑥)
Donc
𝑓′ (𝑥0 ) 𝑓′′ (𝑥0 ) 𝑓𝑛 (𝑥0 )
𝑓(𝑥 ) = 𝑓 (𝑥0 ) + (𝑥 − 𝑥0 ) + (𝑥 − 𝑥0 )² + ⋯ + (𝑥 − 𝑥0 )𝑛 +𝑅𝑛 (𝑥)
1! 2! 𝑛! (4)
La relation (4) s’appelle formule de Taylor1 d’ordre 𝒏 correspondant à la
fonction 𝑓 au voisinage de 𝑥0 . (On dit que l’on a développé la fonction 𝑓 en série
de Taylor au voisinage de 𝑥0 ou suivant les puissances 𝑥 − 𝑥0 ).
𝑅𝑛 (𝑥) s’appelle reste de Taylor ou reste de Lagrange2 d’ordre 𝑛

Calcul du reste 𝑅𝑛 (𝑥) : C’est l’erreur commise en approchant 𝑓 par 𝑃𝑛 au


voisinage de 𝑥0
(𝑥−𝑥0 )𝑛+1
𝑅𝑛 (𝑥 ) = (𝑛+1)!
𝑓 (𝑛+1) (𝑥0 + 𝜃𝑥) où 0 < 𝜃 < 1

Si 𝑥0 = 0, la formule de Taylor s’écrit


𝑓′ (𝑥0 ) 𝑓′′ (𝑥0 ) 𝑓𝑛 (𝑥0 ) 𝑥 𝑛+1
𝑓(𝑥 ) = 𝑓 (𝑥0 ) + 𝑥+ 𝑥² + ⋯ + 𝑥 𝑛 + (𝑛+1)! 𝑓 (𝑛+1) (𝜃𝑥)
1! 2! 𝑛!

et est appelée formule de Mac-Laurin3 d’ordre 𝒏 ou développement de la fonction


𝑓 suivant les puissances de 𝑥 au voisinage de 0. Son reste est donc :
𝑥 𝑛+1
𝑅𝑛 (𝑥 ) = (𝑛+1)! 𝑓 (𝑛+1) (𝜃𝑥) où 0 < 𝜃 < 1
Exemples : voir exercice 42
Remarques
𝑥 𝑛+1
- si 𝑓 (𝑛+1) est bornée, alors 𝑅𝑛 (𝑥 ) ≤ 𝑘 (𝑛+1)!
- si 𝑓 est une fonction polynôme, alors 𝑅𝑛 (𝑥 ) = 0
- pour calculer 𝑓(𝑎) avec 𝑛 décimales exactes, on doit majorer la valeur absolue
du reste par 10−𝑚 (𝑚 ≥ 𝑛). Dans la formule de Mac-Laurin, on obtient une
valeur approchée du reste en remplaçant 𝜃 par 0 ou par 1 selon qu’il se retrouve
au dénominateur ou numérateur.
- les formules des fonctions trigonométriques sont valables si les angles sont
exprimés en radians.

1
Taylor Brook (1685 – 1731). Il publia en 1715 la formule qui porte son nom et signala le cas particulier pour
x=0. Il appliqua la mathématique à la physique des vibrations pour étudier les fréquences.
2 Lagrange, comte Joseph Louis de. Mathématicien français, 1736-1813. Il s’intéressa particulièrement aux
équations et au calcul différentiel
33
Mac Laurin Collin, mathématicien écossais, 1698-1746. Eminent disciple de Newton.
[33]

Chap. 5. DIFFÉRENTIELLES
1. DÉFINITION

Soit (𝐶) la courbe représentative de la fonction 𝑓 et (𝑡𝑔) la tangente à


(𝐶) au point 𝑃

On sait que ∆𝑦 = 𝑓(𝑥 + ∆𝑥 ) − 𝑓(𝑥) et ∆𝑥 = (𝑥 + ∆𝑥 ) − 𝑥

On observe aussi que 𝑓′(𝑥) est la pente de la tangente en 𝑃(𝑥, 𝑓(𝑥 ))


𝑦𝑄 − 𝑦𝑃 𝑑𝑦
𝑓 ′ (𝑥 ) = =
𝑥𝑄 − 𝑥𝑃 ∆𝑥

D'où 𝑑𝑦 = 𝑓 ′ (𝑥 )∆𝑥

Si 𝑦 = 𝑥, alors 𝑑𝑦 = (𝑥)′ ∆𝑥 = ∆𝑥 autrement dit 𝑑𝑥 = ∆𝑥 et 𝑑𝑦 = 𝑓 ′ (𝑥 )𝑑𝑥


𝑑𝑦
Une autre notation de la dérivée de 𝑦 = 𝑓(𝑥) par rapport à 𝑥 est : 𝑦 ′ =
𝑑𝑥

𝑑𝑦
En calcul différentiel, 𝑓 ′ (𝑥) =
𝑑𝑥

2. OPÉRATIONS SUR LES DIFFÉRENTIELLES

Si 𝑓 et 𝑔 sont des fonctions dérivables dans un intervalle 𝐼 de , alors

 𝑑(𝑓 + 𝑔) = 𝑑𝑓 + 𝑑𝑔 𝑑(𝑓 ∙ 𝑔) = 𝑔 ∙ 𝑑𝑓 + 𝑓 ∙ 𝑑𝑔
𝑓 𝑔∙𝑑𝑓−𝑓∙𝑑𝑔
 𝑑(𝛼𝑓) = 𝛼 ∙ 𝑑𝑓, ∀𝛼 ∈ ℝ 𝑑( ) = ,𝑔 ≠ 0
𝑔 𝑔²

Exemple : voir exercice 44


[34]

Chap. 6. INTÉGRALES
1. PRIMITIVES D'UNE FONCTION

1.1 Définition
𝑓 étant définie sur un intervalle 𝐼, une fonction 𝐹, définie sur 𝐼 , est une
primitive de 𝑓 sur 𝐼, si elle est dérivable sur 𝐼 et si
∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝐹 ′ (𝑥 ) = 𝑓(𝑥)
Trouver une primitive est donc l’opération inverse de calculer la
fonction dérivée.

𝑥4 𝑥4
Exemple : Une primitive de la fonction 𝑓(𝑥) = 𝑥 3 est 𝐹(𝑥) = car ( ) = 𝑥 3 .
4 4
𝑥4 𝑥4
De même aussi 𝐹 (𝑥 ) = + 1, 𝐹 (𝑥 ) = − 7, …
4 4

1.2. Théorème
Deux primitives de 𝑓 diffèrent d'une constante, c'est-à-dire que, si 𝐹
est une primitive de 𝑓 sur un intervalle 𝐼 , toutes les primitives de 𝑓 sur 𝐼 sont de
la forme : 𝑥 ⟼ 𝐹(𝑥) + 𝐶 où C est une constante quelconque.

Le calcul d'intégrales de fonctions continues se ramène donc à la


recherche de primitives.

Notations
On notera une primitive de 𝑓 par ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 ou ∫ 𝑓(𝑥 )𝑑𝑥 ou
∫ 𝑓 (𝑢)𝑑𝑢 … (les lettres 𝑡, 𝑥, 𝑢, . .. sont des lettres dites muettes, c’est-à-dire
interchangeables). On peut même noter une primitive simplement par ∫ 𝑓

Attention !!!
∫ 𝑓 (𝑡)𝑑𝑡 désigne une fonction de 𝐼 dans ℝ alors que l’intégrale
𝑏
∫𝑎 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 désigne un nombre réel.

1.3. Proposition
Pour tous réels 𝛼, 𝛽 on a :
∫(𝛼𝑓(𝑡) + 𝛽𝑔(𝑡))𝑑𝑡 = 𝛼 ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 + 𝛽 ∫ 𝑔(𝑡)𝑑𝑡

2. INTÉGRALE INDÉFINIE

2.1. Définition
Toute expression de la forme 𝐹(𝑥) + 𝐶 où 𝐹 est une primitive de 𝑓 sur
l’intervalle 𝐼 est appelé intégrale indéfinie de la fonction 𝑓 sur 𝐼.

On la note ∫ 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥
[35]

Donc ∫ 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥 = 𝐹 (𝑥 ) + 𝐶 si 𝐹 ′ (𝑥 ) = 𝑓 (𝑥 ), ∀𝑥 ∈ 𝐼

∫ : symbole d’intégration ou signe intégrale ou somme (introduit par


Leibnitz en 1675)
𝑓(𝑥) : s’appelle intégrante
C : constante d’intégration
𝑑𝑥 : indique que 𝑥 est la variable d’intégration

Note : Une variable d’intégration peut avoir une forme simple 𝑥, 𝑡, 𝑢, … ou une
forme complexe : 𝑥², cos 𝑥 , ln 𝑥 , …

2.2. Interprétation géométrique


Une intégrale indéfinie représente une famille de fonctions et,
géométriquement, une famille de courbes

Exemple : ∀𝑥 ∈ ℝ, ∫ 2𝑥𝑑𝑥 = 𝑥² + 𝐶 (famille de paraboles)

Théorème (Relation primitive-intégrale)


Soit 𝑓 ∶ [𝑎, 𝑏] → ℝ une fonction continue. La fonction 𝐹 ∶ [𝑎, 𝑏] →
ℝ définie par :
𝑥
∫ 𝐹 (𝑡)𝑑𝑡
𝑎
est une primitive de 𝑓. Elle est même l’unique primitive de 𝑓 qui s’annule en 𝑎.

Exemples
𝑥
∗) ∫a cos 𝑡 dt = [sin 𝑡]𝑎𝑥 = sin 𝑥 − sin 𝑎
1
∗) ∫0 𝑒 𝑥 d𝑥 = [𝑒 𝑥 ]10 = 𝑒 1 − 𝑒 0 = 𝑒 − 1

Conséquent : Pour une primitive F quelconque de 𝑓 :


𝑏
∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 = [F(𝑡)]𝑏𝑎 = F(𝑏) − F(𝑎)
𝑎

3. PROPRIÉTÉS DE L’INTÉGRALE

𝑓 et 𝑔 sont des fonctions de R dans R, continues par morceaux sur les


intervalles considérés.

3.1 Invariance
𝑏
L'intégrale ∫𝑎 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥 ne change pas si l'on modifie la valeur de 𝑓 sur
[𝑎, 𝑏] en un nombre fini de points.
[36]

3.2. Relation de Chasles


Soient 𝑎 < 𝑐 < 𝑏. Si 𝑓 est intégrable sur [𝑎, 𝑐] et [𝑐, 𝑏], alors 𝑓 est
intégrable sur [𝑎, 𝑏]. Et on a :
𝑏 𝑐 𝑏
∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = ∫ 𝑓(𝑥 )𝑑𝑥 + ∫ 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥
𝑎 𝑎 𝑐
Pour s’autoriser des bornes sans se préoccuper de l’ordre on définit :
𝑎 𝑏 𝑎
∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = 0 et pour 𝑎 < 𝑏, ∫ 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥 = − ∫ 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥
𝑎 𝑎 𝑏

3.3 Positivité de l’intégrale

* si 𝑎 ≤ 𝑏, et si 𝑓 ≤ 𝑔 sur [𝑎, 𝑏], alors


𝑏 𝑏
∫ 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥 ≤ ∫ 𝑔(𝑥 )𝑑𝑥
𝑎 𝑎

* En particulier, l’intégrale d’une fonction positive est positive :


𝑏
si 𝑓 ≥ 0 alors ∫ 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥 ≥ 0
𝑎

3.4. Linéarité de l’intégrale

Soient 𝑓, 𝑔 deux fonctions intégrables sur [𝑎, 𝑏].

*) 𝑓 + 𝑔 est une fonction intégrable et


𝑏 𝑏 𝑏
∫ (𝑓 + 𝑔)(𝑥 )𝑑𝑥 = ∫ 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥 + ∫ 𝑔(𝑥 )𝑑𝑥
𝑎 𝑎 𝑎

*) Pour tout réel 𝛼, 𝛼𝑓 est intégrable et on a


𝑏 𝑏
∫ 𝛼𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = 𝛼 ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
𝑎 𝑎

Par ces deux premiers points nous avons la linéarité de l’intégrale :


pour tous réels : pour tout 𝛼, 𝛽 ∈ ℝ, on a :
𝑏 𝑏 𝑏
∫ (𝛼𝑓(𝑥) + 𝛽𝑔(𝑥))𝑑𝑥 = 𝛼 ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 + 𝛽 ∫ 𝑔(𝑥)𝑑𝑥
𝑎 𝑎 𝑎

*) 𝑓𝑔 est une fonction intégrable sur [𝑎, 𝑏] mais en général


𝑏 𝑏 𝑏
∫ (𝑓𝑔)(𝑥 )𝑑𝑥 ≠ ∫ 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥 ∫ 𝑔(𝑥 )𝑑𝑥
𝑎 𝑎 𝑎
[37]

4. INTÉGRALE D'UNE FONCTION À VALEURS COMPLEXES

Soit 𝑡 → 𝜑(𝑡) = 𝑓(𝑡) + 𝑖𝑔(𝑡) une fonction de 𝑅 dans 𝐶, définie sur


[𝑎, 𝑏]. 𝜑 est continue par morceaux sur [𝑎, 𝑏] si, et seulement si, 𝑓 et 𝑔 le sont.

L'intégrale de 𝜑 sur [𝑎, 𝑏] est alors définie par :


𝑏 𝑏 𝑏
∫ 𝜑(𝑡)𝑑𝑡 = ∫ 𝑓 (𝑡)𝑑𝑡 + 𝑖 ∫ 𝑔(𝑡)𝑑𝑡
𝑎 𝑎 𝑎

Toutes les propriétés de l'intégrale d'une fonction continue par


morceaux, à valeurs réelles, qui ont encore un sens, sont prolongées, soit :
linéarité, relation de Chasles, majoration du module de l'intégrale :
𝑏 𝑏
|∫ 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥 | ≤ ∫ |𝑓(𝑥 )|𝑑𝑥
𝑎 𝑎

N'oubliez pas qu'il n'y a pas de relation d'ordre dans 𝐶, ce qui fait que 𝑓 ≥ 0 ou
𝑓 ≤ 𝑔, n'aurait pas de sens.

5. TECHNIQUE POUR INTÉGRER

Nos efforts doivent concourir dans le sens à mettre l’intégrante sous


la forme d’une des intégrales immédiates principalement sous la forme 𝑥 𝑛
𝑥 𝑛+1
sachant que ∫ 𝑥 𝑛 𝑑𝑥 = + 𝐶 (𝑛 ≠ −1)
𝑛+1

Un certain nombre des formules ci-dessous découlent immédiatement


des formules courantes de dérivation.

Des valeurs absolues apparaissent dans certaines formules. Par


exemples, on écrit :

du du ln u + C si u > 0
∫ = ln|u| + C ou ∫ ={
u u ( )
ln −u + C si u < 0

5.1. Intégrales indéfinies immédiates


𝑑𝑥
∫ 𝑎𝑑𝑥 = 𝑎𝑥 + 𝐶 ∫ 1+𝑥² = 𝐴𝑟𝑐 𝑡𝑔 𝑥 + 𝐶
𝑑𝑥 1 𝑥
∫ 𝑑𝑥 = 𝑥 + 𝐶 ∫ 𝑎²+𝑥² = 𝑎 𝐴𝑟𝑐 𝑡𝑔 +𝐶
𝑎
𝑑𝑥 𝑑𝑥
∫ = ln|𝑥 | + 𝐶 ∫ − 1+𝑥² = 𝐴𝑟𝑐 𝑐𝑜𝑡𝑔 𝑥 + 𝐶
𝑥
∫ 𝑒 𝑑𝑥 = 𝑒 𝑥 + 𝐶
𝑥 𝑑𝑥 1
∫ − 𝑎²+𝑥² = 𝑎 𝐴𝑟𝑐 𝑐𝑜𝑡𝑔
𝑥
+𝐶
𝑎
𝑎𝑥 𝑑𝑥 1 1+𝑥
∫ 𝑎 𝑥 𝑑𝑥 = ln 𝑎 + 𝐶 (𝑎 > 0 𝑒𝑡 𝑎 ≠ 1) ∫ 1−𝑥² = 2 ln |1−𝑥| + 𝐶
𝑑𝑥 1 𝑎+𝑥
∫ sin 𝑥 𝑑𝑥 = − cos 𝑥 + 𝐶 ∫ 𝑎²−𝑥² = 2𝑎 ln |𝑎−𝑥| + 𝐶
[38]

𝑑𝑥 1 1−𝑥
∫ cos 𝑥 𝑑𝑥 = sin 𝑥 + 𝐶 ∫ 𝑥²−1 = 2 ln |1+𝑥| + 𝐶
𝑑𝑥 1 𝑥−𝑎
∫ 𝑡𝑔 𝑥 𝑑𝑥 = − ln|cos 𝑥 | + 𝐶 ∫ 𝑥²−𝑎² = 2𝑎 ln |𝑥+𝑎| + 𝐶
𝑑𝑥
∫ 𝑐𝑜𝑡𝑔 𝑥 𝑑𝑥 = ln|sin 𝑥 | + 𝐶 ∫√ = 𝐴𝑟𝑐 sin 𝑥 + 𝐶
1−𝑥²
1 𝑑𝑥 𝑥
∫ cos² 𝑥 𝑑𝑥 = 𝑡𝑔 𝑥 + 𝐶 ∫√ = 𝐴𝑟𝑐 sin |𝑎| + 𝐶
𝑎²−𝑥²
1 𝑑𝑥
∫ sin² 𝑥 𝑑𝑥 = −𝑐𝑜𝑡𝑔 𝑥 + 𝐶 ∫−√ = 𝐴𝑟𝑐 cos 𝑥 + 𝐶
1−𝑥²
1 𝑑𝑥 𝑥
∫ cos 𝑥 𝑑𝑥 = ln|sec 𝑥 + 𝑡𝑔 𝑥 | + 𝐶 ∫−√ = 𝐴𝑟𝑐 cos |𝑎| + 𝐶
𝑎²−𝑥²
1 𝑑𝑥
∫ sin 𝑥 𝑑𝑥 = ln|cosec 𝑥 − 𝑐𝑜𝑡𝑔 𝑥 | + 𝐶 ∫√ = ln |𝑥 + √𝑥² + 1| + 𝐶
𝑥²+1
𝑓′ (𝑥) 𝑑𝑥
∫ 𝑑𝑥 = ln|𝑓(𝑥)| + 𝐶 ∫√ = ln |𝑥 + √𝑥² + 𝑎²| + 𝐶
𝑓(𝑥) 𝑥²+𝑎²
𝑓′ (𝑥) 𝑑𝑥
∫ 2√𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = √𝑓(𝑥) +𝐶 ∫√ = ln |𝑥 + √𝑥² − 1| + 𝐶
𝑥²−1
1 𝑑𝑥
∫ 𝑓 ′ (𝑥)[𝑓(𝑥)]𝑛 𝑑𝑥 = 𝑛+1 [𝑓(𝑥)]𝑛+1 + 𝐶 ∫√ = ln |𝑥 + √𝑥² − 𝑎²| + 𝐶
𝑥²−𝑎²
𝑥 𝑎²
∫ √𝑥² + 𝑎²𝑑𝑥 = 2 √𝑥² + 𝑎² + 2
ln |𝑥 + √𝑥² + 𝑎²| + 𝐶
𝑥 𝑎² 𝑥
∫ √𝑎² − 𝑥²𝑑𝑥 = 2 √𝑎² − 𝑥² + 2
𝐴𝑟𝑐 sin + 𝐶
𝑎

5.2. Méthodes d’intégration

1°) Intégration par substitution ou changement de variable


Il est très souvent possible de remplacer 𝑥 par une variable auxiliaire
𝑡, par exemple, liée à 𝑥 en posant 𝑥 = 𝜑(𝑡) où 𝑢 est une fonction dérivable d’où
𝑑𝑥 = 𝜑′(𝑡)𝑑𝑡. Alors
𝜑(𝑏) 𝑏
∫ 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥 = ∫ 𝑓(𝜑(𝑡))𝜑 ′ (𝑡)𝑑𝑡
𝜑(𝑎) 𝑎

N.B. il n’existe pas de règle générale permettant de faire adéquatement le


changement de variable.

Exemples : voir exercice 45

Remarque
Les formules des différentielles usuelles peuvent suggérer la variable
qui conduit à une intégrale immédiate. Parfois, il faut d’abord transformer la
fonction.

Exemple : voir exercice 46


[39]

Important
Le succès de l’intégration dépend en grande partie de notre habileté à
trouver le changement de variable qui simplifiera les calculs et cette habilité ne
s’acquiert qu’à force de travailler

2°) Intégration par parties


Soit 𝑢 et 𝑣 deux fonctions de classe 𝐶 1 sur un intervalle 𝐼, et 𝑎 et 𝑏 des
réels de 𝐼, On a :

𝑑 (𝑢𝑣) = 𝑢𝑑𝑣 + 𝑣𝑑𝑢 ⟹ 𝑢𝑑𝑣 = 𝑑(𝑢𝑣) − 𝑣𝑑𝑢

Par intégration de deux membres, on obtient :


𝑏 𝑏
∫ 𝑢𝑑𝑣 = [𝑢𝑣]𝑏𝑎 − ∫ 𝑣𝑑𝑢
𝑎 𝑎

Si l’on omet les bornes, la formule d’intégration par parties pour les
primitives est la même mais sans les bornes :

∫ 𝑢𝑑𝑣 = 𝑢𝑣 − ∫ 𝑣𝑑𝑢 (1)


(1) s’appelle formule d’intégration par parties. Elle exprime ∫ 𝑢𝑑𝑣 en fonction de
∫ 𝑣𝑑𝑢. Cela suppose que ∫ 𝑣𝑑𝑢 soit une intégrale plus simple à calculer que
∫ 𝑢𝑑𝑣.

Pour appliquer la formule (1), il faut faire un choix judicieux de 𝑢 et de 𝑑𝑣

Exemples : voir exercice 47

Quelques indications
L’intégration par parties est généralement utilisée lorsqu’il s’agit de :

 Un produit d’un polynôme en 𝑥 par une fonction exponentielle


∫ 𝑃𝑛 (𝑥)𝑒 𝑎𝑥+𝑏 𝑑𝑥
On pose 𝑢 = 𝑃𝑛 (𝑥) et 𝑑𝑣 = 𝑒 𝑎𝑥+𝑏 𝑑𝑥
 Un produit d’une fonction sinus ou cosinus par une fonction exponentielle
∫ 𝑒 𝑎𝑥+𝑏 sin(𝑐𝑥 + 𝑑) 𝑑𝑥 ou ∫ 𝑒 𝑎𝑥+𝑏 cos(𝑐𝑥 + 𝑑) 𝑑𝑥
On pose 𝑢 = 𝑒 𝑎𝑥+𝑏 et 𝑑𝑣 = sin(𝑐𝑥 + 𝑑) 𝑑𝑥 ou 𝑑𝑣 = cos(𝑐𝑥 + 𝑑) 𝑑𝑥
 Un produit d’un polynôme par une fonction sinus ou cosinus
∫ 𝑃𝑛 (𝑥) sin(𝑐𝑥 + 𝑑) 𝑑𝑥 ou ∫ 𝑃𝑛 (𝑥) cos(𝑐𝑥 + 𝑑) 𝑑𝑥
On pose 𝑢 = 𝑃𝑛 (𝑥) et 𝑑𝑣 = sin(𝑐𝑥 + 𝑑) 𝑑𝑥 ou 𝑑𝑣 = cos(𝑐𝑥 + 𝑑) 𝑑𝑥
[40]

 Un produit d’un polynôme par une fonction exponentielle


∫ 𝑃𝑛 (𝑥) ln|𝑎𝑥 + 𝑏| 𝑑𝑥
On pose 𝑢 = ln|𝑎𝑥 + 𝑏| et 𝑑𝑣 = 𝑃𝑛 (𝑥 )
 Certaines fonctions trigonométriques inverses et hyperboliques inverses
 Certaines fonctions irrationnelles : ∫ 𝐴𝑟𝑐 sin 𝑥𝑑𝑥 , ∫ 𝐴𝑟𝑔 sh 𝑥𝑑𝑥 ,…

3°) Intégration des fractions rationnelles

Marche
- On dégage la partie entière de la fraction et on l’intègre immédiatement
- On décompose la fraction en éléments simples dans R[X] qu’on intègre
𝑨
A. Intégrale du type ∫ (𝒂𝒙+𝒃)𝒏 𝒅𝒙

𝐴 𝐴
1er cas : 𝑛 = 1, on a :∫ 𝑑𝑥 = ln|𝑎𝑥 + 𝑏| + 𝐶
𝑎𝑥+𝑏 𝑎

8 8
Exemple : ∫ 𝑑𝑥 = ln|3𝑥 + 5| + 𝐶
3𝑥+5 3

𝐴 𝐴
2è cas : 𝑛 ≠ 1, on a : ∫ (𝑎𝑥+𝑏)𝑛 𝑑𝑥 = − +𝐶
𝑎(𝑛−1)(𝑎𝑥+𝑏)𝑛−1

5 5 5
Exemple : ∫ (4𝑥−3)4 𝑑𝑥 = − +𝐶 =− +𝐶
4(4−1)(4𝑥−3)4−1 12(4𝑥−3)3

𝑨𝒙+𝑩
B. Intégrale du type ∫ (𝒂𝒙²+𝒃𝒙+𝒄)𝒏 𝒅𝒙 avec 𝒃² − 𝟒𝒂𝒄 < 𝟎

𝑏 2
1er cas : 𝑛 = 1, on écrit 𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐 = 𝑎 [(𝑥 + ) + 𝑘²]
2𝑎

Exemple : voir exercice 48


𝐴𝑥+𝐵
2è cas : 𝑛 ≠ 1, l’intégrale ∫ (𝑎𝑥²+𝑏𝑥+𝑐)𝑛 𝑑𝑥 se ramène à la forme

𝐴𝑥 + 𝑁 𝐴𝑡 𝑁
∫ 𝑑𝑡 = ∫ 𝑑𝑡 + ∫ 𝑑𝑡
(𝑡² + 𝑘²)𝑛 (𝑡² + 𝑘²)𝑛 (𝑡² + 𝑘²)𝑛

 Le premier terme s’intègre en posant 𝑢 = 𝑡² + 𝑘² ⇒ 𝑑𝑢 = 2𝑡𝑑𝑡


 Le second terme est à calculer par changement de variable
trigonométrique où à l’aide de la formule de récurrence suivante :
𝑑𝑡 1 1 𝑑𝑡
∫ 𝑛
= [ 𝑛−1
+ (2𝑛 − 3) ∫ ]
(𝑡² + 𝑘²) 2(𝑛 − 1)𝑘² (𝑡² + 𝑘²) (𝑡² + 𝑘²)𝑛−1

Exemple : voir exercice 49


[41]

4°) Intégration des fonctions irrationnelles


Nous nous contenterons d’étudier les fonctions irrationnelles dont les
intégrales sont à ramener par des changements de variable à celles des fonctions
rationnelles
𝒎 𝒓
1er cas : la fonction à intégrer est du type 𝑹(𝒙, 𝒙 𝒏 , … , 𝒙𝒔 ) où R est une fonction
𝒎 𝒓
rationnelle par rapport à 𝒙 𝒏 , … , 𝒙𝒔

Marche
On pose 𝑥 = 𝑡 𝑘 ⇒ 𝑑𝑥 = 𝑘𝑡 𝑘−1 𝑑𝑡 avec 𝑘 le dénominateur commun de
𝑚 𝑟
,…,
𝑛 𝑠

Exemple : voir exercice 50


𝒎 𝒓
𝒂𝒙+𝒃 𝒏 𝒂𝒙+𝒃 𝒔
2e cas : la fonction à intégrer est du type 𝑹(𝒙, ( ) ,…,( ))
𝒄𝒙+𝒅 𝒄𝒙+𝒅

Marche
𝑎𝑥+𝑏 𝑚 𝑟
On pose = 𝑡 𝑘 avec 𝑘 le dénominateur commun de ,…,
𝑐𝑥+𝑑 𝑛 𝑠

De cette égalité, on explicite 𝑥 et on détermine sa différentielle 𝑑𝑥

Exemple : voir exercice 51

3e cas : l’intégrale contient la fonction √𝒂𝒙² + 𝒃𝒙 + 𝒄 et éventuellement des


puissances entières de 𝒙. cette intégrale peut-être rendue rationnelle
par les changements de variable suivants :

*) si 𝑎 > 0, on pose √𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐 = 𝑡 ± √𝑎𝑥


*) si 𝑎 < 0 et α, β les racines du trinôme, on a :

√𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐 = √𝑎(𝑥 − 𝛼)(𝑥 − 𝛽) et on pose 𝑥 − 𝛼 = (𝑥 − 𝛽 )𝑡² (substitution


d’Euler)

Exemples : voir exercice 52

5°) Intégration par substitution trigonométrique

Intégration des fonctions contenant une expression du type :

𝑎 𝑎
a) √𝒂² + 𝒃²𝒙² on pose : 𝑥 = 𝑡𝑔 𝑡 ou 𝑥 = 𝑐𝑜𝑡𝑔 𝑡
𝑏 𝑏

on obtient √𝑎² + 𝑏²𝑥² = 𝑎 𝑠é𝑐 𝑡 ou 𝑎 𝑐𝑜𝑠é𝑐 𝑡


[42]

𝑎 𝑎
b) √𝒂² − 𝒃²𝒙² on pose : 𝑥 = sin 𝑡 ou 𝑥 = cos 𝑡
𝑏 𝑏

on obtient √𝑎² − 𝑏²𝑥² = 𝑎 cos 𝑡 ou 𝑎 sin 𝑡

𝑎 𝑎
c) √𝒃²𝒙² − 𝒂² on pose : 𝑥 = séc 𝑡 ou 𝑥 = coséc 𝑡
𝑏 𝑏

on obtient √𝑏²𝑥² − 𝑎² = 𝑎 tg 𝑡 ou 𝑎 cotg 𝑡

Exemple : voir exercice 53

6°) Intégrale de la forme ∫ 𝑹(𝒔𝒊𝒏 𝒙 𝒄𝒐𝒔 𝒙)𝒅𝒙


R devient une fonction rationnelle dès que l’on a posé :
𝑥 𝑥 2𝑑𝑡
𝑡 = 𝑡𝑔 ⇒ = 𝐴𝑟𝑐 𝑡𝑔 𝑡 ou 𝑥 = 2𝐴𝑟𝑐 𝑡𝑔 𝑡 et 𝑑𝑥 =
2 2 1+𝑡²
2𝑡 1−𝑡²
sin 𝑥 = , cos 𝑥 =
1+𝑡² 1+𝑡²

𝑑𝑥
Exemple : Calculer ∫
1+cos 𝑥
𝑥 2𝑑𝑡
On pose : 𝑡 = 𝑡𝑔 ⇒ 𝑑𝑥 =
2 1+𝑡²
𝑑𝑥 𝑥
D’où ∫ = ∫ 𝑑𝑡 = 𝑡 + 𝐶 = 𝑡𝑔 +𝐶
1+cos 𝑥 2

7°) Intégration des fonctions trigonométriques

a. Intégration des fonctions produits en 𝐬𝐢𝐧 𝒎𝒙 ou 𝐜𝐨𝐬 𝒏𝒙


On utilise les transformations trigonométriques de Simpson :
1
∫ sin 𝑚𝑥 cos 𝑛𝑥 𝑑𝑥 = 2 ∫[sin(𝑚 − 𝑛)𝑥 + sin(𝑚 + 𝑛)𝑥 𝑑𝑥 ]
1
∫ sin 𝑚𝑥 sin 𝑛𝑥 𝑑𝑥 = 2 ∫[cos(𝑚 − 𝑛)𝑥 − cos(𝑚 + 𝑛)𝑥 𝑑𝑥 ]
1
∫ cos 𝑚𝑥 cos 𝑛𝑥 𝑑𝑥 = 2 ∫[cos(𝑚 − 𝑛)𝑥 + cos(𝑚 + 𝑛)𝑥 𝑑𝑥 ]

Exemple : voir 54

b. Intégration des fonctions produits 𝒄𝒐𝒔𝒏 𝒙 𝐞𝐭 𝒔𝒊𝒏𝒎 𝒙

1er cas : 𝑛 et 𝑚 sont pairs

On a : 𝑐𝑜𝑠 𝑛 𝑥 ⋅ 𝑠𝑖𝑛𝑚 𝑥 = 𝑐𝑜𝑠 2𝑝 𝑥 ⋅ 𝑠𝑖𝑛2𝑞 𝑥


1+𝑐𝑜𝑠2𝑥 𝑝 1−𝑐𝑜𝑠2𝑥 𝑞
=( ) ( )
2 2
1
= (1 + 𝑐𝑜𝑠2𝑥 )𝑝 (1 − 𝑐𝑜𝑠2𝑥 )𝑞
2𝑝+𝑞

Exemple : voir exercice 55


[43]

2e cas : un des entiers naturels est impair.

Supposons 𝑛 est impair c’est-à-dire 𝑛 = 2𝑝 + 1

On aura : 𝑐𝑜𝑠 𝑛 𝑥 ⋅ 𝑠𝑖𝑛𝑚 𝑥 = (𝑐𝑜𝑠²𝑥 )𝑝 𝑐𝑜𝑠𝑥 ⋅ 𝑠𝑖𝑛𝑚 𝑥 = (1 − 𝑠𝑖𝑛2 𝑥)𝑝 𝑠𝑖𝑛𝑚 𝑥𝑐𝑜𝑠𝑥

D’où ∫ 𝑐𝑜𝑠 𝑛 𝑥 ⋅ 𝑠𝑖𝑛𝑚 𝑥𝑑𝑥 = ∫(1 − 𝑠𝑖𝑛2 𝑥 )𝑝 𝑠𝑖𝑛𝑚 𝑥𝑑(𝑠𝑖𝑛𝑥)

Exemple : voir exercice 56

3e cas : 𝑛 et 𝑚 sont impairs


Ces cas se ramènent aux cas précédents

Exemple : voir exercice 57

c. Intégration des fonctions puissances 𝒄𝒐𝒔𝒏 𝒙 𝐞𝐭 𝒔𝒊𝒏𝒏 𝒙


On utilise les transformations suivantes :
𝑛 = 2𝑝 + 1 (𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟) et 2𝑛 = 𝑝 (𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑖𝑟)

𝑐𝑜𝑠 2𝑝+1 𝑥 = 𝑐𝑜𝑠 2𝑝 𝑥𝑐𝑜𝑠𝑥 = (1 − 𝑠𝑖𝑛2 𝑥)𝑝 𝑐𝑜𝑠𝑥


𝑛
*) 𝑐𝑜𝑠 𝑥 = { 1
𝑐𝑜𝑠 2𝑝 𝑥 = (𝑐𝑜𝑠 2 𝑥 )𝑝 = 𝑝 (1 + 𝑐𝑜𝑠2𝑥 )𝑝
2

𝑠𝑖𝑛2𝑝+1 𝑥 = 𝑠𝑖𝑛2𝑝 𝑥𝑠𝑖𝑛𝑥 = (1 − 𝑐𝑜𝑠 2 𝑥 )𝑝 𝑠𝑖𝑛𝑥


𝑛
*) 𝑠𝑖𝑛 𝑥 = { 1
𝑠𝑖𝑛2𝑝 𝑥 = (𝑠𝑖𝑛2 𝑥 )𝑝 = 𝑝 (1 − 𝑐𝑜𝑠2𝑥 )𝑝
2

Exemple : voir exercice 58

𝑐𝑜𝑠 𝑛 𝑥 𝑠𝑖𝑛𝑛 𝑥
d. Intégration des fonctions quotients et
𝑠𝑖𝑛𝑚 𝑥 𝑐𝑜𝑠 𝑚 𝑥

1er cas : 𝑛 est impair (𝑛 = 2𝑝 + 1)

On a :
𝑐𝑜𝑠 𝑛 𝑥 (1−𝑠𝑖𝑛2 𝑥)𝑝
*) ∫ 𝑑𝑥 = ∫ 𝑐𝑜𝑠𝑥𝑑𝑥
𝑠𝑖𝑛𝑚 𝑥 𝑠𝑖𝑛𝑚 𝑥

On pose 𝑡 = 𝑠𝑖𝑛𝑥 ⟹ 𝑑𝑡 = 𝑐𝑜𝑠𝑥𝑑𝑥


(1−𝑠𝑖𝑛2 𝑥)𝑝 (1−𝑡²)𝑝
D’où ∫ 𝑐𝑜𝑠𝑥𝑑𝑥 = ∫ 𝑑𝑡
𝑠𝑖𝑛𝑚 𝑥 𝑡𝑚

𝑠𝑖𝑛𝑛 𝑥 (1−𝑐𝑜𝑠²𝑥)𝑝
*) ∫ 𝑑𝑥 = ∫ 𝑠𝑖𝑛𝑥𝑑𝑥
𝑐𝑜𝑠 𝑚 𝑥 𝑐𝑜𝑠 𝑚 𝑥

On pose 𝑡 = 𝑐𝑜𝑠𝑥 ⟹ 𝑑𝑡 = −𝑠𝑖𝑛𝑥𝑑𝑥


(1−𝑐𝑜𝑠²𝑥)𝑝 (1−𝑡²)𝑝
D’où ∫ 𝑠𝑖𝑛𝑥𝑑𝑥 = − ∫ 𝑑𝑡
𝑐𝑜𝑠 𝑚 𝑥 𝑡𝑚

Exemples : voir exercice 59


[44]

2e cas : 𝑛 est pair (𝑛 = 2𝑝)

On a :
𝑐𝑜𝑠 𝑛 𝑥 (1−𝑠𝑖𝑛2 𝑥)𝑝
*) ∫ 𝑑𝑥 = ∫ 𝑑𝑥
𝑠𝑖𝑛𝑚 𝑥 𝑠𝑖𝑛𝑚 𝑥

𝑠𝑖𝑛𝑛 𝑥 (1−𝑐𝑜𝑠²𝑥)𝑝
*) ∫ 𝑑𝑥 = ∫ 𝑑𝑥
𝑐𝑜𝑠 𝑚 𝑥 𝑐𝑜𝑠 𝑚 𝑥

Exemples : voir exercice 60

e. Intégration de 𝒕𝒈𝒏 𝒙 et 𝒄𝒐𝒕𝒈𝒏 𝒙


Les intégrales des fonctions 𝑡𝑔𝑛 𝑥 et 𝑐𝑜𝑡𝑔𝑛 𝑥 peuvent être ramenées à
celles des fonctions quotients

5.6. Intégrales généralisées ou intégrales impropres

Nous parlerons dans ce paragraphe d’une intégrale spéciale appelée


intégrale généralisée ou intégrale impropre. Il s’agit des intégrales de la forme
𝑏
∫𝑎 𝑓(𝑥 )𝑑𝑥 où la fonction 𝑓 admet au moins un point de discontinuité dans
l’intervalle [𝑎, 𝑏], soit 𝑎 = −∞ ou 𝑏 = +∞

5.6.1. Calcul des intégrales impropres


+∞ 𝑏
∗) ∫ 𝑓(𝑥 )𝑑𝑥 = lim ∫ 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥
𝑏→+∞ 𝑎
𝑎

𝑏 𝑏
∗) ∫ 𝑓(𝑥 )𝑑𝑥 = lim ∫ 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥
𝑎→−∞ 𝑎
−∞

+∞ 𝑐 +∞
∗) ∫ 𝑓(𝑥 )𝑑𝑥 = ∫ 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥 + ∫ 𝑓(𝑥 )𝑑𝑥
−∞ −∞ 𝑐

𝑐 𝑏
= lim ∫ 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥 + lim ∫ 𝑓(𝑥 )𝑑𝑥
𝑎→−∞ 𝑎 𝑏→+∞ 𝑐

Remarque
Lorsqu’une intégrale donne une valeur k finie alors on dit qu’elle
converge vers k sinon, elle diverge.

Exemples : voir exercice 61


𝒃
5.6.2. Intégrale du type ∫𝒂 𝒇(𝒙)𝒅𝒙 où 𝒇 est continue sur [𝒂, 𝒃[ ou sur ]𝒂, 𝒃]

*) Si 𝑓 est continue sur [𝑎, 𝑏[, on définit


𝑏 𝑏−𝑡
∫ 𝑓(𝑥 )𝑑𝑥 = lim+ ∫ 𝑓(𝑥 )𝑑𝑥 si cette limite existe
𝑎 𝑡→0 𝑎
[45]

*) Si 𝑓 est continue sur ]𝑎, 𝑏], on définit


𝑏 𝑏
∫ 𝑓(𝑥 )𝑑𝑥 = lim+ ∫ 𝑓(𝑥 )𝑑𝑥 si cette limite existe
𝑎 𝑡→0 𝑎+𝑡

*) Si 𝑓 est continue sur [𝑎, 𝑏]excepté au point 𝑐 ∈ [𝑎, 𝑏], on définit


𝑏 𝑐 𝑏
∫ 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥 = ∫ 𝑓(𝑥 )𝑑𝑥 + ∫ 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥
𝑎 𝑎 𝑐
𝑐−𝑡 𝑏
= lim+ ∫ 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥 + lim+ ∫ 𝑓(𝑥 )𝑑𝑥
𝑡→0 𝑎 𝑡→0 𝑐+𝑡
si chacune de ces limites existe

Exemple : voir exercice 62

6.7. APPLICATIONS DES INTÉGRALES DÉFINIES

6.7.1. Aire de la surface d’une courbe : quadrature

Soit 𝑓 une fonction continue et positive dans l’intervalle [𝑎, 𝑏]

𝑏
L’intégrale 𝑆 = ∫𝑎 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥 représente l’aire de la surface limitée par la
courbe d’équation 𝑦 = 𝑓(𝑥), l’axe 0𝑥 (𝑦 = 0) et les droites d’équations
𝑥 = 𝑎 et 𝑥 = 𝑏

Exemples : voir exercice 63

Aire du domaine limité par une courbe 𝒙 = 𝒇(𝒚), l’axe 𝟎𝒚 (𝒙 = 𝟎) et les droites
𝒚 = 𝒂 et 𝒚 = 𝒃
𝑏 𝑏
𝑆 = ∫ 𝑥𝑑𝑦 = ∫ 𝑓(𝑦)𝑑𝑦
𝑎 𝑎

Exemple : voir exercice 64

Aire du domaine limité par une courbe continue et négative dans l’intervalle [𝒂, 𝒃]
Si 𝑓 est une fonction continue et négative dans l’intervalle [𝑎, 𝑏],
l’intégrale est égale à l’opposé de l’aire S’ de la surface limitée par la courbe
d’équation 𝑦 = 𝑓(𝑥), l’axe 0𝑥 (𝑦 = 0) et les droites d’équations 𝑥 = 𝑎 et 𝑥 = 𝑏
[46]

𝑏
𝑆 ′ = − ∫𝑎 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥

Exemple : voir exercice 65

Aire du domaine limité par une courbe de signe quelconque dans l’intervalle
[𝒂, 𝒃]
Dans le cas d’une fonction 𝑓 de signe quelconque dans l’intervalle
[𝑎, 𝑏], on détermine d’abord les intervalles dans lequel 𝑓 > 0 et ensuite les
intervalles dans lequel 𝑓 < 0. On calcule chaque aire. L’aire du domaine
dans [𝑎, 𝑏], est la somme de leurs valeurs absolues

𝑐 𝑏
𝑆’ = − ∫ 𝑓(𝑥 )𝑑𝑥 et 𝑆’’ = ∫ 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥
𝑎 𝑐
d’où
𝑆 = |𝑆′| + |𝑆′′|

Exemples : voir exercice 66

Aire du domaine limité par les courbes 𝒚 = 𝒇(𝒙), 𝒚 = 𝒈(𝒙) et les droites 𝒙 = 𝒂 et
𝒙=𝒃
Si 𝑦 = 𝑓(𝑥) est l’équation de la courbe supérieure dans l’intervalle
[𝑎, 𝑏], l’aire à calculer est :
𝑏 𝑏 𝑏
𝑆 = ∫ 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥 − ∫ 𝑔(𝑥)𝑑𝑥 = ∫ [𝑓(𝑥 ) − 𝑔(𝑥)]𝑑𝑥
𝑎 𝑎 𝑎

Il est impérieux de représenter graphiquement le domaine enfin de pouvoir


déterminer la courbe supérieure à la courbe inférieure.

Exemples : voir exercice 67


[47]

Aire du domaine limité par les courbes 𝒙 = 𝒇(𝒚), 𝒙 = 𝒈(𝒚) et les droites 𝒚 = 𝒂 et
𝒚=𝒃
Si 𝑥 = 𝑓(𝑦) est l’équation de la courbe supérieure par rapport à l’axe des
ordonnées dans l’intervalle [𝑎, 𝑏] et si 𝑥 = 𝑔(𝑦) est la courbe inférieure dans le
même intervalle, l’aire à calculer est :
𝑏 𝑏 𝑏
𝑆 = ∫ 𝑓 (𝑦)𝑑𝑦 − ∫ 𝑔(𝑦)𝑑𝑦 = ∫ [𝑓 (𝑦) − 𝑔(𝑦)]𝑑𝑦
𝑎 𝑎 𝑎
Exemples : voir exercice 68

Aire d’une surface en coordonnées paramétriques

Soit la fonction f d’équations paramétriques :

𝑥 = 𝑥(𝑡)
𝑓(𝑡) = { 𝑎≤𝑡≤𝑏
𝑦 = 𝑦(𝑡)

L’aire de la surface limitée par un arc de 𝑓 est :


𝒃
𝑨 = ∫ 𝒚(𝒕)𝒙′ (𝒕)𝒅𝒕
𝒂
Exemple : voir exercice 69

6.7.2. Volume d’un solide de révolution : cubature

Solide de révolution : Un solide de révolution est engendré par la rotation d’une


surface plane autour d’une droite, appelée axe de révolution et située dans le
même plan.

Volume engendré par la rotation de la surface limité par la courbe d’équation 𝒚 =


𝒇(𝒙), l’axe des 𝒙 et les droites d’équations 𝒙 = 𝒂 et 𝒙 = 𝒃 autour de 𝟎𝒙

𝒃
𝑽 = 𝝅 ∫ [𝒇(𝒙)]𝟐 𝒅𝒙
𝒂

Exemples : voir exercice 70

Volume engendré par la rotation de la surface limité par la courbe d’équation 𝒙 =


𝒇(𝒚), l’axe des 𝒚 et les droites d’équations 𝒚 = 𝒂 et 𝒚 = 𝒃 autour de 𝟎𝒚
𝒃
𝑽 = 𝝅 ∫ [𝒇(𝒚)]𝟐 𝒅𝒚
𝒂
Exemple : voir exercice 71
[48]

Volume engendré par la rotation autour de l’axe 𝒙 = 𝜶, de la surface limité par la


courbe d’équation 𝒙 = 𝒇(𝒚), l’axe 𝒙 = 𝜶 et les droites d’équations 𝒚 = 𝒂 et 𝒚 =
𝒃
𝒃
𝑽 = 𝝅 ∫ [𝜶 − 𝒇(𝒚)]𝟐 𝒅𝒚
𝒂
Exemple : voir exercice 72

Remarques
Si 𝑦 = 𝑓(𝑥) et 𝑦 = 𝑔(𝑥) sont deux courbes telles que 𝑓(𝑥) ≥ 𝑔(𝑥) alors :

* le volume d’un solide engendré par la révolution de la surface limitée par les
courbes 𝑦 = 𝑓(𝑥) , 𝑦 = 𝑔(𝑥) et les droites 𝑥 = 𝑎 et 𝑥 = 𝑏 est :
𝑏
𝑉 = 𝜋 ∫ {[𝑓(𝑥)]2 − [𝑔(𝑥)]2 } 𝑑𝑥
𝑎
* le volume d’un solide engendré par la révolution de la surface limitée par les
courbes 𝑥 = 𝑓(𝑦) , 𝑥 = 𝑔(𝑦) et les droites 𝑦 = 𝑎 et 𝑦 = 𝑏 est :
𝑏
𝑉 = 𝜋 ∫ {[𝑓(𝑦)]2 − [𝑔(𝑦)]2 } 𝑑𝑥
𝑎
Exemples : voir exercice 73
[49]

EXERCICES D’ANALYSE
CHAP.1. ENSEMBLE ℂ DES NOMBRES COMPLEXES

1. Donner la forme algébrique (cartésienne) de nombres complexes suivants :


1
a) 𝑧 = (1,0) b) 𝑧 = (0, −5) c) 𝑧 = (−1, −1) d) 𝑧 = ( , 5)
2

2) Trouver le conjugué de chaque nombre complexe donné :


−5
1 − 5𝑖 b) c) −1 d) −5𝑖 e) 1 − 𝑖 f) – 𝑖
4𝑖

3) 𝑖 82 + 𝑖 73 =
1. −1 + 𝑖 2.−1 − 𝑖 3. −2𝑖 4. 2𝑖 5. 0

4) Dans ℂ, l’expression 𝑖 100 + 𝑖 90 + 𝑖 63 vaut :


1. 3 2.−1 3. 2 − 𝑖 4. 𝑖 5. – 𝑖

5). Soit 𝑧 le nombre complexe 3 − 4𝑖, son inverse est :


3 4 1 1 3 4
1. + 𝑖 2. − 𝑖 3. 3 + 4𝑖 4. −3 + 4𝑖 5. + 𝑖
5 25 3 4 25 25

6). Mettre sous la forme cartésienne le nombre complexe z


a) 𝑧 = (𝑖 − 1)(2 + 𝑖 ) c) 𝑧 = (2 + 3𝑖)² − (3 + 4𝑖)(2 + 3𝑖)²
3 2+3𝑖
b) 𝑧 = (1 + 𝑖 √3) d) 𝑧 =
5−2𝑖

7) Représenter géométriquement les nombres complexes suivants:


a) 1 + 𝑖 b)−4 − 2𝑖 c) −1 + 2𝑖 d) −1 + 𝑖 e) – 𝑖

8) Déterminer la forme trigonométrique des nombres complexes suivants : a)


𝑧 = 1 + √3𝑖 b) 𝑧 = 1 + 𝑖 c) 𝑧 = √3 − 𝑖

9) Soient 𝑧1 = 1 + 𝑖 et 𝑧2 = 1 + 𝑖 √3. Trouver le module et l’argument du produit


𝑧1 𝑧2 et écrire 𝑧1 𝑧2 sous sa forme trigonométrique

𝜋 𝜋 𝜋 𝜋 𝑧1
10) Soient 𝑧1 = √2 (cos 4 + 𝑖 sin 4 ) et 𝑧2 = 2 (cos 3 + 𝑖 sin 3 ) . Calculer
𝑧2

11) Ecrire (1 + 𝑖 )6 sous sa forme exponentielle

12) Trouver la forme trigonométrique des nombres suivants :


(1−𝑖)3
a) (1 + 𝑖 √3)7 b) 𝑖 3 (1 + 𝑖)2 c)
4(1+𝑖)4

13) Déterminer cos 2x et sin2 x ; cos 4x et sin 4x


[50]

14) Trouver la forme trigonométrique, polaire et exponentielle du complexe


𝑧 =1+𝑖

15) Linéariser le polynôme


a) 𝑝(𝑥 ) = cos 3 𝑥 c) 𝑝(𝑥 ) = sin3 𝑥 e) 𝑝(𝑥 ) = sin2 𝑥 cos 2 𝑥
b) 𝑝(𝑥 ) = cos 2 𝑥 d) 𝑝(𝑥 ) = cos 3 𝑥 sin3 𝑥

16) Déterminer les racines carrées de 𝑧 = 3 + 4𝑖 , 𝑧 = 3 − 4𝑖

17) Déterminer les racines cubiques de 𝑧 = 1 + 𝑖√3

18) Calculer la racine cubique de 1

19) Soit à résoudre


a) −𝑧 2 + 𝑧 + 2 = 0 b) 𝑧² + 4𝑧 + 4 = 0 c) 4𝑧² − 4𝑧 + 5 = 0

20) Soit à résoudre


a) 𝑖𝑧² + 2𝑧 − 𝑖 = 0 b) 𝑧² + 3𝑖𝑧 − 3 + 𝑖 = 0

21) Résoudre 𝑧 4 + (1 − 2𝑖 )𝑧² − 2𝑖 = 0

22) Résoudre 𝑖𝑧 + (1 − 𝑖 )𝑧̅ − (2 + 𝑖) = 0

CHAP.2. FONCTIONS EXPONENTIELLES ET LOGARITHMIQUES

1 𝑥
23) Représenter graphiquement les fonctions 𝑦 = 2𝑥 ou 𝑦 = ( )
2
24) Représenter graphiquement les fonctions y = log 2 𝑥 ; y = log 1 𝑥
2

25) a) Exprimer log 12 dans la base 𝑒


b) Exprimer ln 15 dans la base 10
c) Exprimer log 18 dans la base 5

26) Trouver la valeur de chacune des expressions suivantes :


1 1 log1 5
𝑎) log 2 (log 37 49) − log 24 + log √2 𝑏) (log 49 81) 4
64 32

Simplifier
log1 𝑥+log9 𝑥 1
3 3log3 𝑥 log3 27
a) b) (3 )
log1 𝑥−log3 𝑥
9

27) Soit à résoudre


1
a) 2𝑥 = 8 c) 5𝑥 =
625
b) 32𝑥+1 = 81 d) 3 𝑥²−3𝑥−4
= 27
[51]

28) Soit à résoudre


a) 2𝑥 = 5 b) 9𝑥 + 5 = 2. 3𝑥+1

29) Résoudre les équations suivantes :


5 𝑥²−2𝑥 4 2𝑥−2 1
a) ( ) =( ) d) 𝑒 𝑥 + =9
4 5 𝑒 𝑥 −7
𝑥+1 3𝑥−1
b) √3 = √9 e) 2. 𝑒 3𝑥 − 9. 𝑒 2𝑥 − 2. 𝑒 𝑥 + 9 = 0

1 29
c) √5𝑥 + √ =
5𝑥 10

30) Résoudre les équations suivantes :


a) log 6 (𝑥 2 − 5𝑥 ) = 1 c) log 2 (2𝑥 − 5)log32 + log 3 2𝑥−3 = 1
b) log 2 (log 𝑥 81) = 2 d) 𝑥 log𝑥7 = 𝑥 − 2
e) 2 ln(2𝑥 − 1) − ln(3𝑥 − 2𝑥 2 ) = ln(4𝑥 − 3) − ln 𝑥

31) Déterminer le domaine de définition des fonctions suivantes :


𝑒𝑥 ln 𝑥−1 ln 𝑥−1 ln(𝑥−1)
a) 𝑓 (𝑥 ) = ln b) 𝑓(𝑥 ) = c) 𝑓 (𝑥 ) = √ d) 𝑓(𝑥 ) = √
1−𝑒 𝑥 ln 𝑥+1 ln 𝑥+1 ln(𝑥+1)

32) Soit à résoudre :


1
a) ln(2 − 𝑥) > ln 𝑥 e) log 1 (4 − 𝑥 2 ) + log 1 𝑥 < log 3 𝑥
2 3 3

b) log 1 (𝑥 − 1) < log 1 (2𝑥 + 3) f) log 1 (𝑥² − 9) < 1


2 4 2

c) ln(2𝑒 − 𝑥 ) + 2 ln(𝑥 + 𝑒) ≥ 3 + 2 ln 2 g) 2 ln² 𝑥 − 7 ln 𝑥 + 5 ≤ 0


1
d) 2 log 1 𝑥 + log 1 3 <
2 2 16

33) Soit à résoudre


1 2𝑥−4 1 𝑥
a) ( ) > 2 b) 52𝑥 ≥ 4 c) 𝑒 𝑥²−4 ≥ 1 d) (0,125)𝑥−8 ≥ ( )
3 64
1
1 𝑥²−3 1
e) 10𝑥 − (2. 10𝑥 − 3) > 10 f) 𝑒 1−2𝑥 >3 g) ( ) <
3 9

34) Résoudre
2𝑥 = 3𝑦 log x + log y = 1 − log 5
a. Le système { e. Le système { 9
3𝑥 = 2𝑦 log 2x = log y + log
4
1 1 1
log e + log y e =
b. Le système { 2 ∙ 2 = 632
𝑦
𝑥
f. Le système { x 4
2𝑥 ∙ 2𝑦 = √32 log e xy = 16
𝑥 + 2𝑦 = 1 16 ∙ 2𝑥 = 4𝑥−𝑦
c. Le système { 𝑥 g. Le système {
2 = 3𝑦 5 ∙ 252𝑥−1 = 52𝑥−1
[52]

𝑒 𝑥+1 ∙ 𝑒 𝑦−2 = 2
d. Le système {
ln 𝑥 + ln 𝑦 = ln(𝑥 − 1) + ln(𝑦 + 1)

h. Le système d’inéquations 0 < log 1 x < 2 est vérifiée si


4
1
1. 0 < x < 1 3. <x<1 5. 1 < x < 16
16
1 1
2. 0 < x < 4. x >
16 16

35)

36) Calculer les dérivées des fonctions suivantes :


a) 𝑦 = 𝑥 sin 𝑥 b) 𝑦 = (𝑥²)𝑥

37) Exercice

a). On donne la fonction 𝑓: 𝑥 ⟼ log10 𝑥. La proposition fausse est


𝑓 (𝑥 )
1. lim+ 𝑓(𝑥) = −∞ 3. lim 𝑓 (𝑥 ) = −∞ 5. lim =0
𝑥→0 𝑥→−∞ 𝑥→∞ 𝑥
2. lim 𝑓(𝑥) = 0 4. lim 𝑥𝑓(𝑥) = +∞
𝑥→1 𝑥→+∞

b). Soit la fonction f(x) = e2x + 3ex − 2. La limite pour x → −∞ vaut :


1. +∞ 2.−∞ 3. 0 4. 2 5. −2
3𝑥−1
c). La fonction 𝑓 est définie dans 𝑅 par 𝑓(𝑥) = 𝑒 2𝑥 + La limite lorsque 𝑥 tend
6𝑥+3
vers −∞ de 𝑓 (𝑥 ) est :
1
1. −∞ 2.−1 3. 4. 1 5. +∞
2

2𝑥 + 3
𝑑). lim [ln ( )] =
𝑥→∞ 𝑥−1
1. −∞ 2. 2 3. +∞ 4. ln 2 5. 0

38) Calculer les limites suivantes :


𝑥² ln cos 𝑥 𝑒 𝑎𝑥 − 𝑒 𝑏𝑥
𝑎) lim 𝑏) lim 𝑐). lim
𝑥→0 𝑥 − ln(1 + 𝑥) 𝑥→0 𝑥² 𝑥→0 𝑡𝑔 𝑥

𝑒 𝑥 −𝑒 𝑠𝑖𝑛 𝑥
d). La limite, quand x tend vers 0, de la fonction 𝑓(𝑥) = est :
𝑥−𝑠𝑖𝑛 𝑥
1
1. 0 2. 1 3. −∞ 4. +∞ 5.
2
π²
1 (arc sin x)² −
16
e). La limite lorsque x tend vers de la fonction est :
√2 2x²−1
𝜋 𝜋 𝜋
1. 2. 3. 4. 𝜋 5. 0
4 3 2
[53]

1 1
𝑓) lim ( 𝑥 − )=
𝑥→0 𝑒 − 1 𝑥
1 1 2 2
1. 2.− 3. 4. 0 5. −
2 2 3 3

2 4
𝑔) lim ( − )=
𝑥→0 1 − cos 𝑥 𝑥²
1 1 1 1
1. 2. 0 3. − 4. 5. −
3 3 6 6

ℎ) lim [ln(2𝑥 + 1) − ln(𝑥 + 2)] =


𝑥→∞
1
1. 𝑒 2. 2 3. 1 4. ln 2 5. 0

𝑖) lim 𝑥𝑒 3−𝑥 =
𝑥→∞
1. 0 2.−∞ 3. +∞ 4. 𝑒 3 5. 𝑒 −3

𝐴𝑟𝑐 𝑡𝑔 𝑥
𝑗) lim . ln(1 + 𝑡𝑔 𝑥) =
𝑥→0 𝑥2
1 1
1. 1 2. 3. 0 4. − 5. −1
2 2

39) Calculer les limites des fonctions suivantes :


𝑥 𝑥 𝑥
1
2𝑥
1 √2 + √4
𝑎) lim 𝑥 3 ln 𝑥 𝑏) lim (𝑒 + 3𝑥 )𝑥 𝑐) lim ( )
𝑥→0 𝑥→∞ 𝑥→∞ 2
>

40) Calculer :
2𝑥 + 3 4𝑥+5 1 𝑥+3 5𝑥 − 7 −2𝑥+1
𝑎) lim ( ) 𝑐) lim (1 + ) 𝑏) lim ( )
𝑥→+∞ 2𝑥 + 7 𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→+∞ 5𝑥 − 2

4
3 4𝑥 3 3𝑥
𝑑) lim (1 + ) 𝑒) lim (1 + 𝑥)
𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→0 2
41) Calculer :
𝑥² 1
𝑥² + 1 1 + tg 𝑥 sin 𝑥
1) lim ( ) 2) lim ( )
𝑥→∞ 𝑥² − 1 𝑥→0 1 + sin 𝑥

Chap. 4. DÉVELOPPEMENT D’UNE FONCTION PAR TAYLOR ET MAC-LAURIN

42) 1) Les premiers termes du développement de 𝑓(𝑥) = 𝑥𝑒 𝑥+1 sont


𝑥3 𝑥4
1. 𝑥𝑒 + 𝑥²𝑒 + 𝑥 3 𝑒 + 𝑥 4 𝑒 4. 𝑒𝑥 + 𝑒𝑥² + 𝑒 +𝑒
2! 3!
𝑥² 𝑥3 𝑥4
2. 𝑒𝑥 + 𝑒 +𝑒 +𝑒 5. Aucune bonne réponse
2! 3! 4!
𝑥3 𝑥4
3. 𝑥 + 𝑥² + +
3! 4!
[54]

2) Les trois premiers termes non nuls du développement en série de Mac-Laurin


de la fonction définie par 𝑥 sin 𝑥 sont :
𝑥4 𝑥6 𝑥3 𝑥² 𝑥4 𝑥6
1. 𝑥² − + 3. 𝑥 + 𝑥² + 5. − +
6 120 3 2 24 120
𝑥3 𝑥5 𝑥4 𝑥6
2. 𝑥 − + 4. 𝑥² + +
2 24 4 6

43) Exercice

a) Calculer par la formule de Mac-Laurin 3√1,1 + 0,321 avec trois décimales


exactes
1. 1,353 2. 1,351 3. 1,348 4. 1,347 5. 1,345

b). Dans le développement en série de Mac-Laurin de la fonction 𝑓 définie par


𝑓(𝑥 ) = ln(1 − 𝑥) où −1 < 𝑥 < 1, lorsqu’on considère les trois premiers
2
termes non nuls, on obtient : ln(1 − 𝑥) = 𝑔(𝑥 ). Calculer 𝑔 (− )
3
43 47 5 44 33
1. 2. 3. 4. 5.
192 162 12 81 64

c). Dans le développement de la fonction 𝑓(𝑥 ) = 𝑒 −𝑥 + 𝑒 −2𝑥 par la formule de


Mac-Laurin lorsqu’on considère les quatre premiers termes, on obtient un
polynôme de la forme 𝑓(𝑥 ) = 2 + 𝑎𝑥 + 𝑏𝑥² + 𝑐𝑥 3 . Calculer 𝑎 + 𝑏 + 𝑐 =
11 4 2 1 7
1. − 2. − 3. − 4. 5.
3 3 3 2 3

d). On donne la fonction 𝑓 (𝑥 ) = ln(𝑒 + 2𝑥 ). Déterminer le développement de 𝑓


selon Mac-Laurin d’ordre 3. Soit 𝑝(𝑥 ) = 𝑎0 + 𝑎1 𝑥 + 𝑎2 𝑥² + 𝑎3 𝑥 3 la partie
régulière de ce développement. Alors ln 𝑎3 − ln(−𝑎2 ) + 𝑎0 =
3 2 4 1
1. ln 2. ln 3. ln 2 4. ln 5. ln
4 3 3 2

1
e). Le développement de l’expression par la formule de Mac-Laurin est une
1−2𝑥
suite dont les quatre premiers termes forment le polynôme
𝑓 (𝑥 ) = 𝑎 + 𝑏𝑥 + 𝑐𝑥² + 𝑑𝑥 3 . 𝑓(𝑥 ) = 0 si 𝑥 =
2 1 1 2
1. 2. − 3. 4. − 5. −1
3 2 2 3

f). La valeur approchée de (2,0003)5 , à moins de 10−3 près, est :


1. 32,012 2. 32,024 3. 32,015 4. 32,243 5. 32,240

Chap. 5. DIFFÉRENTIELLES
44) Exercice
1 𝑑𝑦
a). ln 𝑦 = . Calculer =
ln 𝑥 𝑑𝑥
𝑦 𝑥 𝑥 𝑦 ln 𝑥 𝑦
1. − ln2 𝑥 2. ln 𝑥 3. − ln2 𝑦 4. 5. −
𝑥 𝑦 𝑦 𝑥 ln 𝑦 𝑥 ln² 𝑥
[55]

𝑥
b). Si ln 𝑦 = , alors 𝑑𝑦 =
𝑦
𝑥
𝑦 𝑥+𝑦 𝑦
1. 𝑑𝑥 2. 𝑦 𝑑𝑥 3. 𝑑𝑥 4. 𝑒 𝑦 𝑑𝑥 5. 𝑑𝑥
𝑥+𝑦 𝑥 𝑥

c). La fonction implicite 𝑥 + 𝑦 = 𝑒 𝑥+𝑦 a pour différentielle 𝑑𝑦. 𝑑𝑦 =


1−𝑒 𝑥+𝑦 𝑒 𝑥−𝑦 −𝑒 𝑥+𝑦
1. −𝑑𝑥 3. 5.
1+𝑒 𝑥+𝑦 𝑒 𝑥+𝑦 +𝑒 𝑥−𝑦
−1+𝑒 𝑥+𝑦
2. 𝑑𝑥 4.
1+𝑒 𝑥+𝑦

𝑑𝑦
d). On donne 𝑦 = 𝑥 2𝑥 . Calculer =
𝑑𝑥
2𝑥 2𝑥 𝑥 2𝑥
1. 3. 2 − 𝑥 2𝑥 5.
𝑥 ln 𝑥
2𝑥
2. 2𝑥 ln 𝑥 4. 𝑥 (2 ln 𝑥 + 2)

45) Calculer les intégrales suivantes :


1
1 𝑥𝑑𝑥
a) ∫(7𝑥 + 3)²𝑑𝑥 b) ∫ (3𝑡+4)5 𝑑𝑡 c) ∫02
√(1−𝑥²)3

46) Calculer les intégrales suivantes :

𝑒 𝐴𝑟𝑐 sin 𝑥 sin 𝑥


a) ∫ 𝑑𝑥 b) ∫ 𝑑𝑥
√1−𝑥² 𝑐𝑜𝑠 𝑛 𝑥

47) Soit à intégrer :


𝑒
a) ∫(𝑥 + 1)𝑒 𝑥 𝑑𝑥 b) ∫1 𝑥 ln 𝑥 𝑑𝑥

8𝑥+12
48) calculer ∫ 𝑑𝑥
4𝑥²+4𝑥+9

𝑥+1
49) calculer ∫ (𝑥²+4𝑥+8)2 𝑑𝑥

√𝑥
50) calculer 𝐼 = ∫ 4 𝑑𝑥
√𝑥 3 +1

√𝑥+4
51) calculer 𝐼 = ∫ 𝑑𝑥
𝑥

52) soit à calculer


𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑥
a) 𝐼 = ∫ b) 𝐽 = ∫ c) ∫
√𝑥²+𝑥+1 √−𝑥²+𝑥+6 √𝑥²+𝑐

53) Soit à calculer


𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑥
a) ∫ b) ∫ c) ∫
√𝑎²−𝑏²𝑥² (4−𝑥 2 )√4−𝑥² √(4+𝑥²)3

54) Soit à calculer


a) ∫ sin 3𝑥 cos 2𝑥 𝑑𝑥 b) ∫ sin 5𝑥 sin 8𝑥 𝑑𝑥 c) ∫ cos 7𝑥 cos 9𝑥 𝑑𝑥
[56]

55) calculer ∫ 𝑐𝑜𝑠 4 𝑥𝑠𝑖𝑛2 𝑥𝑑𝑥

56) calculer ∫ 𝑐𝑜𝑠 2 𝑥𝑠𝑖𝑛3 𝑥𝑑𝑥

57) calculer ∫ 𝑐𝑜𝑠 5 𝑥𝑠𝑖𝑛3 𝑥𝑑𝑥

58) soit à calculer

a) ∫ 𝑐𝑜𝑠 3 𝑥 𝑑𝑥 b) ∫ 𝑠𝑖𝑛5 𝑥 𝑑𝑥 c) ∫ 𝑐𝑜𝑠 4 𝑥 𝑑𝑥 d) ∫ 𝑠𝑖𝑛6 𝑥 𝑑𝑥

59) Soit à intégrer :


𝑐𝑜𝑠 3 𝑥 𝑠𝑖𝑛5 𝑥
a) ∫ 𝑑𝑥 b) ∫ 𝑑𝑥
𝑠𝑖𝑛2 𝑥 𝑐𝑜𝑠 3 𝑥

60) Soit à intégrer :


𝑠𝑖𝑛²𝑥 𝑐𝑜𝑠 4 𝑥
a) ∫ 𝑑𝑥 b) ∫ 𝑑𝑥
𝑐𝑜𝑠 4 𝑥 𝑠𝑖𝑛²𝑥

61) Soit à intégrer :


+∞ 0 +∞
1 3𝑥
𝑑𝑥
a) ∫ 𝑑𝑥 b) ∫ 𝑒 𝑑𝑥 c) ∫
2 𝑥3 −∞ −∞ 1 + 𝑥²
4 𝑑𝑥
62) Calculer ∫0 3
√𝑥−1

63) Exercices

a). L’aire du triangle formé par la droite d’équation 𝑦 + 𝑥 − 4 = 0 et les axes de


coordonnées vaut :
1. 8 2. 32 3. 16 4. 4 5. 2

b). On donne l’hyperbole d’équation 𝑥𝑦 = 1. Sur sa courbe 𝐶, on considère les


points A et B d’abscisses respectifs 1 et 2. L’aire du secteur hyperbolique limité
par OA, OB et C vaut
1 3
1. ln 2 2. 2 ln 3 3. ln 4. ln 5. 2 ln 2
2 2

c). L’aire de la surface limitée par la courbe d’équation 𝑦 = 𝑒 −𝑥 , les axes 0𝑥 et 0𝑦


et la droite d’équation 𝑥 = 2 ln 3 vaut :
8 1 5
1. −8 2. 3. − 4. 5. 10
9 9 6

d). L’aire 𝑆 de l’ensemble des points 𝑀 du plan limité par la courbe d’équation
𝑦 = −𝑥 2 − 𝑥 + 2 et l’axe des abscisses est égale à :
21 17 9 32 19
1. 2. 3. 4. 5.
2 3 2 3 2
[57]

64) Exercices

a). L’aire du domaine limite par la parabole d’équation 𝑦 = 𝑥 2 , l’axe 𝑂𝑦 et les


droites d’équation 𝑦 = 0 et 𝑦 = 4 vaut
1 16 3
1. 2. 3. 4. 16 5. 3
3 3 2

b). L’aire du domaine limite par la parabole d’équation 𝑥 = 8 + 2𝑦 − 𝑦 2 , l’axe 𝑂𝑦


et les droites d’équation 𝑦 = −1 et 𝑦 = 3 vaut
92 3 91 3 16
1. 2. 3. 4. 5.
3 16 16 92 3

c). L’aire de la surface comprise entre la courbe d’équation 𝑦 = 𝑥 3 , l’axe des 𝑦 et


la droite 𝑦 = 1 vaut :
1 2 𝜋 1 3
1. 2. 3. 4. 5.
4 3 4 3 4

65) L’aire A est déterminée par la courbe d’équation 𝑦 = 𝑥 2 − 3𝑥, l’axe des 𝑥 et
les droites d’équation 𝑥 = 0 et 𝑥 − 3 = 0 vaut :
9 9
1. 9 2. 3. 4 4. 5. 2
4 2

66) Exercices

a). L’aire limitée par la droite d’équation 2𝑥 + 3𝑦 − 6 = 0, l’axe 𝑂𝑥 et les droites


d’équation 𝑥 = 1 et 𝑥 = 4 vaut :
1 2 3 5
1. 2. 3. 4. 3 5.
3 3 2 3

b). L’aire A est déterminée par la courbe d’équation 𝑦 = 𝑥 2 − 9𝑥, l’axe des 𝑥 et
les verticales 𝑥 + 3 = 0 et 𝑥 − 4 = 0 vaut :
213 215 217 121 199
1. 2. 3. 4. 5.
4 4 4 4 4

67) Calculer l’aire de la surface comprise entre la parabole d’équation


𝑦 = −3𝑥 2 + 6𝑥 et la droite d’équation 𝑦 = 3𝑥
1 1 2 4
1. 2. 3. 4. 1 5.
3 2 3 3

68) Exercices

𝑦2 4
a). Calculer l’aire du domaine limité par la parabole 𝑥 = , l’hyperbole 𝑥 = et
2 𝑦
les droites 𝑦 = 1 et 𝑦 = 3
4 4
1. 2 3. 4 ln 5. 2 + 4 ln
3 3
4 4
2. 2 − 4 ln 4. 4 + 2 ln
3 3
[58]

b). Calculer l’aire du domaine limité par les courbes 𝑥 = 6𝑦 − 𝑦 2 et 𝑥 = 𝑦 2 − 2𝑦


et les droites 𝑦 = 1 et 𝑦 = 3

69) L’aire de la surface limitée par une arcade de cycloïde d’équations


1
𝑥 = (𝑡 − sin 𝑡)
2
paramétriques : { 1 et l’axe 0𝑥 (0 ≤ 𝑡 ≤ 2𝜋) vaut :
𝑦 = (1 − cos 𝑡)
2
𝜋 𝜋 𝜋 𝜋 𝜋
1. 2. 2 3. 4 4. 16 5. 3
3 3 3 3 4

70) Exercice

a). Déterminer le volume du solide de révolution engendré par rotation autour


de l’axe des 𝑥 de la surface limitée par la courbe d’équation 𝑦 = 𝑥 2 + 2 et les
droites 𝑥 = −2 et 𝑥 = 2

b). Trouver le volume du solide engendré par la révolution de la surface limitée


par les droites 𝑦 = 3𝑥, 𝑥 = 1 et 𝑥 = 2
1. 𝜋 2. 16𝜋 3. 8𝜋 4. 32𝜋 5. 64𝜋

c). Le volume de révolution engendré par la rotation autour de l’axe 0𝑥 de la


3
courbe 𝑦 = √16 − 𝑥 2 vaut :
4
1. 4𝜋 2. 12𝜋 3. 16𝜋 4. 24𝜋 5. 48𝜋

71) Déterminer le volume du solide engendré par la rotation autour de l’axe des
𝑦 de la région du plan comprise entre l’axe des 𝑦, la courbe d’équation
𝑦 = 𝑥 3 et les droites 𝑦 = 1 et 𝑦 = 6

72) Calculer le volume engendré par la rotation autour de l’axe 𝑥 = 4 de la


surface limitée par la parabole d’équation 𝑦 2 = 4𝑥 et la droite 𝑥 = 4

73) Exercices

a). On considère la surface limitée par les courbes d’équations 𝑦 = −𝑥 2 + 2𝑥 et


𝑦 = 𝑥 2 . Déterminer le volume du solide de révolution engendré par la rotation
de cette surface autour de l’axe des 𝑥 :
𝜋 3𝜋 9𝜋 14𝜋 4𝜋
1. 2. 3. 4. 5.
3 5 10 15 3

b). Le volume limité par la surface engendrée par l’arc d’hyperbole d’équation
𝑥𝑦 = 4 limité par la droite d’équation 𝑥 + 𝑦 = 5 en tournant autour de 0𝑥
vaut :
4𝜋𝑎3 𝜋 𝜋
1. 3. (𝑒 3 − 2) 5. (𝑒 2 − 1)
15 2 8
3𝜋𝑎4
2. 4. 12𝜋
17
[59]

Probabilité

1. Une urne contient 15 boules vertes, 5 boules jaunes et 3 boules bleues. Quelle
est la probabilité de sortir :
- Une boule jaune
- Une boule bleue
- Soit une boule noire soit une boule blanche

2. Un sachet contient 2 bonbons à la menthe, 3 à l'orange et 5 au citron. On tire,


au hasard, un bonbon du sachet et on définit les événements suivants :
A l'événement :"le bobon est à la menthe"
B l'événement :"le bobon est à l'orange"
C l'événement :"le bobon est au citron"
1) Déterminer les probabilités 𝑝(𝐴), 𝑝(𝐵) 𝑒𝑡 𝑝(𝐶)
2) Représente l'expérience par un arbre pondéré et associer sur chaque
branche la probabilité associée.

3. Calculer la probabilité d'amener une somme égale à 7 en jetant deux dés l'un
rouge et l'autre bleu ?

4. Un sac opaque contient les boules représentées ci-dessous. Un nombre de


points est indiqué sur chacune d'elles. On tire au hasard une boule et on lit le
nombre de points.
3 1
1
2 3 2
4 1 1 2

1) Dessiner l'arbre des possibles par les probabilités données sous formes
fractionnaire et décimale
2) Calculer la probabilité de l'événement A :"obtenir au moins 2 points"

5. Un joueur de tennis a droit à deux tentatives pour réussir sa mise en jeu. Mbala
réussit sa première balle de service dans 65% des cas. Quand elle échoue, elle
réussit la seconde dans 80% des cas. Quelle est la probabilité pour qu'elle
commette une double faute c'est à dire qu'elle échoue deux fois de suite ?

6. on donne l'arbre pondéré ci-dessous


0,65 B

A
0,28

0,12
[60]

On demande :
1) De completer cet arbre pondéré
2) Déterminer 𝑝(𝐴 ∩ 𝐵), 𝑝(𝐵), 𝑝(𝐴 ∪ 𝐵), 𝑝𝐵 (𝐴)

7. Dans une urne, il y a 5 boules rouges "R", 2 boules bleues "B" et une boule verte
"V", indiscernables au toucher. On tire successivement et sans remise deux
boules. On veut déterminer la probabilité de tirer deux boules de la même
couleur.
1) Représenter sur un arbre tous les possibles en indiquant sur les branches
correspondantes la probalité de tirer deux boules de chaque tirage lors
des deux tirages
2) En déduire la probabilité d'avoir le couple (R,R), (B,B) et (V,V)
3) En déduire la probabilité de tirer deux boules de même couleur

8. Dans une urne se trouvent 2 boules blanches et 3 boules noires. On tire


successivement deux boules sans remise. Calculer et comparer les
probabilités des deux événements suivants :
 "tirer deux boules de même couleur"
 "tirer deux boules de couleurs différentes"

9. Une firme veut engager deux personnes. Il y a 4 candidats féminins et 2


candidats masculins. Chacun d'eux a la même chance d'être retenu. Quelle est
la probabilité d'engager :
- 2 hommes
- 2 femmes
- 2 personnes de même sexe
- 2 personnes de sexes différents

10. Une urne contient 5 boules indiscernables au toucher : 2 bleues "B" et 3


rouges "R". on dispose également de deux sacs contenant des jetons : l'un est
bleu et contient 1 jeton bleu "b" et 3 jetons rouges "r", l'autre est rouge et
contient 2 jetons bleus "b" et 2 jetons rouges "r". on extrait une boule de l'urne,
puis on tire un jeton dans le sac qui est de la même couleur que la boule tirée.
1) Combien y a-t-il d'issues possibles ?
2) A l'aide d'un arbre pondéré, détermine la probabilité de chacune de ses
issues
3) Déterminer la probabilité d'événement A :"la boule et jeton extraits sont de
la même couleur"

11. Une urne contient 2 boules rouges, 3 boules jaunes et 2 boules noires. On tire
simultanement et au hasard 3 boules de l'urne. Quelle est la probabilité des
événements suivants :
1) A :"tirer 3 boules de même couleur"
[61]

2) B :" tirer 3 boules de couleurs deux à deux distinctes" (tricolore)


3) C :"tirer au moins une jaune"

12. Dans une classe de 30 élèves, 20 étudient l'anglais et 15 étudient l'espagnol.


De plus, 8 étudient les deux langues. Pour un élève donné, on note A
l'événement :"l'élève étudie l'anglais" et E l'événement :"l'élève étudie
l'espagnol". On choisit un élève au hasard dans la classe.
1) Représenter les données dans un diagramme de venn
2) Que représente l'événement 𝐴 ∩ 𝐸 ? Donner sa probabilité
3) Que représente l'événement 𝐴 ∪ 𝐸 ? Donner sa probabilité
4) Quelle est la probabilité que l'élève choisi n'apprenne ni l'anglais ni
l'espagnol ?
5) Quel est l'événement contraire de A ? Calculer sa probabilité

13. On tire avec remise deux cartes d'un jeu de 52 cartes. Quelle est la probabilité
pour que :
1) La deuxième carte soit un roi si la première es tune pique ?
2) La deuxième carte soit une pique si la première es tun roi ?

14. Un jury est composé de 5 membres dont les noms sont tirés au sort parmi
ceux d'une liste comportant 10 hommes et 7 femmes. Calculer la probabilité
pour que le jury :
1) comprenne 3 hommes et 2 femmes
2) ne comporte aucune femme
3) Comprenne au moins une femme

15. Un couple est composé d'un mâle aux yeux rouges de race pure et d'une
femelle aux yeux bleus de race pure. Le caractère rouge étant recessif, quelle
est la probabilité d'obtenir un individu aux yeux bleus en seconde génération?

16. Un couple est tel que l'homme est albinos et la femme hétérozygote pour ce
même caractère. Quelle sera la probabilité d'obtenir deux enfants albinos et
trois normaux ?

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