TD de Pétrologie L1...
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Licence 1 Agroforesterie
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Cycle évolutif des roches (Schumann, 1989)
On voit donc que le magma constitue la source primitive de la formation de toutes les roches.
Si la composition initiale du magma est importante, les conditions de température et de pression
sont fondamentales lors de la cristallisation des minéraux.
De même, les phénomènes de recristallisation, de transformation d’un minéral à un autre lors
du métamorphisme dépendent étroitement de ces conditions.
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CHAPITRE I : ROCHES MAGMATIQUES
Les roches magmatiques ou roches ignées (anciennement, roches éruptives), se forment
quand un magma se refroidit et se solidifie, avec ou sans cristallisation complète des minéraux
le composant. Cette solidification peut se produire :
• en profondeur, cas des roches magmatiques plutoniques (dites « intrusives ») ;
• à la surface, cas des roches magmatiques volcaniques (dites « extrusives » ou « effusives »).
Dans tous les cas, les roches magmatiques sont qualifiées d'endogènes car formées en
profondeur.
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La viscosité d'un magma dépend de :
• sa température (plus c'est chaud, plus c'est fluide)
• la teneur en eau qui facilite l'hydrolyse de la silice et donc la fluidification du magma
• la teneur en gaz (plus il y a de gaz plus c'est fluide). Cette caractéristique est à l'origine de
la nature explosive ou effusive des volcans.
• l'acidité du magma (plus le magma est basique, c'est dire de moins en moins riche en silice,
plus il est fluide).
• la présence de Na, Ca, Mg, Fe qui permettent la formation de petites chaînes et renforcent
donc la fluidité.
Tableau de comparaison entre le magma granitique et le magma basaltique
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Bien entendu, des magmas intermédiaires à ceux décrits ci-dessus existent. Ceux-ci du fait de
vitesse de remontée moyenne donnent lieu à des roches dites intermédiaires ou filoniennes.
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1.4. Notion de texture et de structure des roches
On appelle Texture, le mode d’agencement des minéraux dans une roche par contre la structure
est l’architecture de la roche dans son ensemble, c’est-à-dire l’ensemble des caractères
mégastructures d’une roche, ces caractères sont mieux observables en affleurement qu’en
échantillon à plus forte raison en lame mince. En d’autres termes c’est l’aspect général de la
roche sur le terrain.
L’étude de la texture apporte des renseignements d’une importance capitale sur le mode de
cristallisation des roches, et elle fournit en outre des informations précieuses pour leur
classification.
Plus le temps de refroidissement sera long, plus les cristaux auront le temps de se développer.
Ainsi les magmas qui refroidissent en profondeur, lentement, donnent des roches riches en gros
cristaux. La taille et l'abondance de ces cristaux déterminent des textures différentes.
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1.4.3. Texture microlitique
La roche n'est pas entièrement cristallisée. On trouve quelques gros cristaux, beaucoup de petits
invisibles à l'œil nu qui sont contenus dans un verre. Le verre correspond à la phase liquide d'un
magma ayant solidifiée très rapidement sans pouvoir former des minéraux. C'est donc un
mélange d'espèces minérales non cristallisées. Les roches possédant cette texture se sont
généralement formées près de la surface terrestre.
La cristallisation donne naissance à des cristaux microscopiques fins et allongés appelés
microlites qui sont généralement des feldspaths, au milieu d’une pâte vitreuse amorphe. Elle
caractérise les roches volcaniques Ex : les basaltes
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On remarque que deux noms figurent dans le triangle. Le premier désigne la roche grenue
(plutonique) alors que le second celui entre parenthèses désigne la roche volcanique
correspondante du point de vue chimique.
Exemple : le granite (rhyolite).
LES GRANITOÏDES
Les granitoïdes contiennent 20 à 60 % de quartz. Exemple : granite, pegmatite, granodiorite,
microgranite, rhyolite …
Les granitoïdes grenus
Les granites : Ce sont les roches grenues les mieux représentées dans l’écorce terrestre. Un
granite contient généralement en plus de quartz, feldspaths alcalins et plagioclase, des micas
qui peuvent être : la biotite : granite à biotite (cela signifie que le granite contient en plus des
minéraux cardinaux, une proportion importante de biotite) la muscovite : granite à muscovite.
Biotite + muscovite : granite à 2 micas.
Les amphiboles peuvent également être présentes seules ou avec la biotite : granite à amphibole,
à biotite et amphibole.
Les pegmatites : les minéraux sont de très grandes tailles. Les minéraux les plus courants des
pegmatites sont le quartz, les feldspaths alcalins, la muscovite. Les minéraux accessoires y sont
très fréquents et souvent abondants et bien cristallisés. Les pegmatites forment des filons ou des
amas autour ou dans les granites.
Les granodiorites : Ces roches ont une constitution voisine de celle du granite. Leur teneur en
silice peut être aussi forte que celle de bien de granites vrais. Le quartz y est moins abondant
que dans les granites. Les feldspaths potassiques sont peu abondants. Les plagioclases sont
largement dominants. On y trouve généralement les amphiboles et accessoirement la biotite.
Les granodiorites sont un peu plus sombres que les granites.
Les granitoïdes microgrenus
Les microgranites :
Ce sont des granites refroidis trop vite pour pouvoir bien cristalliser. D’où la taille plus faible
des cristaux. Leur composition est celle des granites.
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Les rhyolites :
Ce sont des roches partiellement cristallisées (texture microlitique) ou vitreuse. Les rhyolites
sont des laves qui, à leur arrivée à la surface, sont très visqueuses et, de ce fait, ne forment pas
de coulées mais des dômes ou des aiguilles (types montagne Pelée à la Martinique).
LES SYÉNITOÏDES
Les syénitoïdes peuvent être définies comme des granites avec peu ou sans quartz, riches en
feldspaths alcalins. Ils contiennent généralement :
- 0 à 20 % de quartz
- 35 à 100 % de feldspaths alcalins
Exemples : syénites, monzonites et trachytes.
Les syénitoïdes grenues
Les Syénites : La syénite est une roche grenue dont les minéraux essentiels se réduisent à deux
: feldspaths alcalins (orthose) et amphiboles. L’orthose donne souvent une coloration rose qui
tranche avec l’amphibole.
Les monzonites : Ce sont des roches à proportions de feldspath potassique et plagioclase égales.
Les syénitoïdes microlitiques
Les trachytes : Ce sont des roches grises rarement jaunâtres ou roses dont les phénocristaux
sont constitués de la sanidine (forme de feldspath alcalin à haute température), de la biotite et
de l’amphibole, mais jamais de quartz.
LES DIORITOÏDES
Ils sont constitués de :
- 0 à 20 % de quartz
- 0 à 35 % de feldspaths alcalins
- 65 à 100 % de plagioclases.
Exemple : diorite et andésite, gabbro et basalte.
Les dioritoïdes grenus
Les Diorites : Ce sont des roches grenues riches en plagioclase acide à équilibre de silice (60
%), avec peu de feldspath potassique et contenant généralement de l’amphibole et parfois un
peu de pyroxène. Ce sont des roches massives nettement plus sombre que les granites.
Les Gabbros : Ce sont des roches grenues très sombres, massives composées de plagioclase
calcique (anorthite) que sodique avec généralement du pyroxène et parfois de l’olivine.
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Les dioritoïdes microlitiques
Les basaltes : Ce sont des laves les mieux représentées dans les produits volcaniques. Les
basaltes sont des roches gris foncé à noires, massives où l’on peut fréquemment distinguer des
phénocristaux de pyroxène et d’olivine.
Les dolérites : de forme intermédiaire à texture doléritique réalisée uniquement dans les
dolérites. Ce sont des roches à composition de basalte qui se sont refroidies dans des gîtes
souterrains de faible profondeur. Les plagioclases forment de grands cristaux rectangulaires très
allongés ou lattes, visibles à l’œil nu ou à la loupe.
Diagramme de STRECKEISEN
1.5.2. Classification basée sur l’indice de coloration
La couleur des roches éruptives est fonction de l’importance des minéraux clairs (blancs) ou
foncés (sombres ou colorés).
• les minéraux blancs : quartz et autres formes de la silice (calcédoine), feldspaths (orthose,
microcline et plagioclases), feldspathoïdes (leucite et néphéline), muscovite (mica blanc).
• les minéraux colorés : pyroxènes (augite, hypersthène), amphiboles (hornblende), biotite
(mica noir), péridots (olivine).
Ainsi on dira d’une roche claire qu’elle est leucocrate et d’une roche foncée qu’elle est
mélanocrate. Une roche à couleur intermédiaire sera dite mésocrate.
On distingue donc :
Les roches leucocrates : constituées de 0 à 35 % de minéraux colorés.
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Les roches mésocrates : 35 à 65 % de minéraux sombres (colorés).
Les roches mélanocrates : 65 à 90 % de minéraux colorés (sombres).
Les roches holomélanocrates : 90 à 100 % de minéraux colorés.
Le diagramme ci-dessous permet de déterminer la couleur de la roche et de trouver les différents
minéraux sombres qu’on pourrait leur associer.
1.5.3. Classification basée sur la teneur en silice : notion d’acidité et de basicité d’une
roche
Les notions d’acidité et de basicité en géologie diffèrent de celles de la chimie qui elles sont
basées sur le pH. En géologie le système utilisé pour classer les roches magmatiques est
fonction de la teneur en silice (SiO2).
Ce système nous permet donc de distinguer les roches acides et les roches basiques. Ainsi une
roche sera acide lorsqu’elle est riche en silice et relativement pauvre en ferromagnésiens. Elle
est basique si au contraire, elle est relativement pauvre en silice et riche en ferromagnésiens.
On distingue ainsi en fonction de la teneur en silice :
Les roches acides : % de SiO2 > 66 %
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Les roches intermédiaires : 52 %< % de SiO2 < 66 %.
Les roches basiques : 52 %> % de SiO2 > 45 %.
Les roches ultrabasiques : % de SiO2 < 45 %.
L’assemblage ultramafique /ultrabasique donne lieu à une roche particulière, composée
presqu’exclusivement d’olivine, avec un peu de pyroxène, une roche très peu abondante à la
surface même de la terre, la péridotite. Cette dernière constitue principalement le manteau.
L’assemblage mafique/basique donne des basaltes ou des gabbros, des roches qui sont riches
en pyroxènes et en feldspaths plagioclases calciques, avec quelques fois une petite quantité
d’olivine ou d’amphiboles.
L’assemblage intermédiaire constitue les andésites et les diorites. Ce sont des roches
composées d’amphiboles et de feldspaths plagioclases dont le contenu en calcium et sodium est
intermédiaire entre les deux pôles, avec un peu de quartz et de biotite.
L’assemblage acide fournit des rhyolites et des granites dont la composition principale est le
quartz, le feldspath sodique et le feldspath potassique, avec un peu de micas comme la biotite
et la muscovite.
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EXERCICES D’APPLICATION
1- Déterminer les pourcentages en minéraux cardinaux des roches représentées par les
points sur la figure 1.a. Donner pour chaque point le groupe et l’éventuel nom de la
roche éruptive à laquelle il appartient
.
2- a. Placer sur le diagramme de Streckeisen suivant les échantillons dont la composition est:
A : 25 % Q, 45 % Fk et 30 % Plagio
B : 10 % Q, 5 % Fk et 85 % Plagio
C : 10 % Q, 80 % Fk et 10 % Plagio
D : 40 % Q, 5 % Fk et 55 % Plagio.
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b. Donner leur groupe et si possible leur nom.
3- Déterminer en utilisant le diagramme de Streckeisen, les roches dont les compositions
minéralogiques sont représentées dans le tableau suivant.
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CHAPITRE II : ROCHES SEDIMENTAIRES
Les roches sédimentaires sont simplement composées de particules sédimentaires consolidées
ou non. Ces particules qui peuvent aller de gros blocs à des molécules dissoutes dans l’eau sont
produites par l’altération et l’érosion de roches ou de sols préexistants.
Toutes les étapes de formation de cette famille de roches se déroule à la surface de l’écorce
terrestre, c’est pourquoi les sédimentaires appartienne au grand groupe des roches exogènes.
Leur formation dépend de l’action de deux groupes d’agents :
- les agents d’altération physique
- les agents d’altération chimique
On obtient des sédiments meubles qui vont s’accumuler sur de grandes superficies pour donner
avec le temps, les roches sédimentaires solidifiées. Cette transformation est le résultat d’une
série de processus connu sous le nom de diagenèse
- Les roches sédimentaires proviennent également de l’action des êtres vivants.
2.1.1. L’altération
La destruction de la roche mère peut se faire par deux mécanismes : l’altération physique
(mécanique) et l’altération chimique.
L’altération physique ou mécanique se traduit par une fragmentation, une dislocation et une
brisure de la roche ou de ses éléments constitutifs ; mais dans ce cas, il n’y a pas de modification
de l’identité des minéraux.
Dans le cas d’une altération chimique, il se produit une modification de l’identité des minéraux
due à des réactions chimiques (hydrolyse, oxydation, sulfatation…).
2.1.2. Le transport
Les produits d’altération sont transportés vers les lieux de sédimentation sous trois formes :
- Fragments et débris de roches appelés détritus (ex : galets, blocs, graviers...) ;
- Substances dissoutes (poudre, boues, particules fines) ; il s’agit des ions basiques mobiles (Ca,
Mg, Na).
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- Ions non transportables qui demeurent sur place ; le transport se fait par le vent, l’eau et la
pesanteur.
2.1.3. L’accumulation
Les produits transportés après destruction de la roche mère sont accumulés dans des endroits
appropriés appelés bassin de sédimentation (plaine, dépression, fonds marins…).
L’environnement dans lequel s’accumulent ces produits joue un rôle important dans la texture,
la structure et dans le tri de ces éléments.
2.1.4. La diagenèse
C’est la transformation des sédiments en roche. Cette transformation peut être une induration,
une compaction (ou lithification) et une cimentation.
Les facteurs de la diagenèse sont de trois ordres :
- les êtres vivants ;
- L’eau ;
- Les facteurs physiques.
Parmi les êtres vivants on trouve les bactéries et micro-organismes divers. Ceux-ci jouent un
rôle important dans la formation des calcaires et des minéraux de fer (sulfures et oxydes).
D’autres organismes font précipiter le calcaire pour fabriquer leur carapace.
L’eau agit par lessivage et mobilisation des produits. Elle transporte les éléments les plus légers
(Ca, Mg, Na) en laissant en place les éléments qu’elle ne peut pas transporter (Fe, Mn, Al).
L’eau joue également un rôle dans la cimentation des sédiments par son retrait des roches.
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Etapes de formation des roches sédimentaires
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classification des roches détritiques en fonction de la taille. Elles sont divisées en trois groupes
en fonction de la taille des éléments : les Rudites, les Arénites et les Lutites.
Classification des roches détritiques
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Le Silex est un mélange de quartz sous forme de concrétion et de calcaires ou de marnes.
- Les roches organiques
Ce sont des roches qui proviennent de la décomposition des matières organiques végétales ou
animales. Ces matières organiques emprisonnées dans les roches sont facilement détruites par
oxydation et se transforment en gaz (CO2, H20, NH4 etc.) Cette transformation est le résultat de
l'action de bactéries et des moisissures à l'air libre.
Lorsque l'oxygène est absente, la flore bactérienne change et devient anaérobie, c'est à dire,
capable d'emprunter l'oxygène nécessaire à son métabolisme directement à la matière,
organique. Cela se produit lorsque les restes des organismes sont recouverts d'une tranche plus
ou moins épaisse d'eau. Les matières organiques (C, H ,0 et N) évoluent alors vers des corps ne
contenant plus que C et H qui constituent les combustibles minéraux.
Il y a des roches solides connues sous le nom d’ensemble de charbon.
On classe les charbons en fonction de leur concentration en charbon (C). Ainsi nous
distinguons : la tourbe (%C=55%) ; la lignite ou charbon brun (55%<%C<70%) ; la houille
(70%<%C<85% et l’anthracite (92 à 95% de C).
On a aussi les roches liquides et gazeuses : Pétrole et gaz naturel.
- Les roches phosphatées
Elles résultent de l'accumulation du phosphore (P) sous forme de phosphate. Le minéral le plus
fréquent est l'apatite Ca5(P04)3(OH,F,Cl), souvent en agrégats.
Le phosphore est concentré par des organismes microscopiques (Dinoflagellés), d'autres de
grande taille (requins). Le phosphore est un élément abondant dans les os des vertébrés. Le reste
de la roche est généralement carbonaté. Le terme générique conseillé pour ces roches est la
phosphatite. Il existe des roches phosphatées particulières dont :
- le guano, formé par la réaction des roches d’iles océaniques avec les déjections d'oiseaux de
mer
- les phosphorites des grottes ayant une origine comparable mais dérivées des déjections de
chauves-souris.
Les roches phosphatées sont la matière première de l'Industrie des engrais, d'où leur rôle
économique considérable
- Les roches salines
Ce sont les résidus d'évaporation soit d'eau de mer, soit de lacs salés. On les appelle aussi
évaporites.
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Exemples:
- Sel gemme ou halite (NaCI)
- Gypse (CaS04, 2H20)
- Sylvite (KCI).
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CHAPITRE III : ROCHES METAMORPHIQUES
Ce terme a une origine grecque et signifie littéralement « changement de forme ». Le
métamorphisme est l’ensemble des transformations minéralogiques, texturales et structurales
qui se produisent au sein d’une roche lorsqu’elle est placée dans de nouvelles conditions de
pression et température différentes de celles qui ont présidé à sa formation.
Les roches sédimentaires, ignées et métamorphiques sont stables dans les conditions physico-
chimiques où elles se sont formées. Placées dans d’autres conditions, elles perdent leur stabilité
et tendent vers de nouveaux assemblages minéralogiques, et un nouvel ordre structural adapté
aux conditions nouvelles. La roche se transforme d’où le nom de roches métamorphiques.
3.1.1. La température
La température détermine les zones de stabilité des minéraux. Elle augmente avec la profondeur
suivant le gradient géothermique dont la valeur moyenne est de 30°C/km près de la surface.
Dans les zones où s’installe le métamorphisme régional (-12000 m à -27000 m), cette montée
de la température entraîne les modifications telles que: la disparition de la matière organique,
la décomposition des carbonates avec dégagement de CO2, la déshydratation des minéraux, la
recristallisation etc.
3.1.2. La pression
La pression lithostatique en un point est due au poids des roches sus-jacentes, c'est-à-dire la
profondeur multipliée par la densité des roches sus-jacentes moins la pression des fluides
interstitiels. L’augmentation de la pression entraine une déformation élastique par compression
et provoque l’apparition de certaines structures telles que la schistosité.
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Le métamorphisme régional ou thermodynamique
Le métamorphisme de contact ou thermique
Le métamorphisme dynamique ou cataclastique
Le métamorphisme de choc
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3.2.4. Le métamorphisme de choc
Ce type de métamorphisme est produit par les impacts des grandes météorites qui font
apparaître la coésite et la stishovite (forme de très haute pression de la silice), ainsi qu’une pâte
vitreuse indiquant que les conditions de fusion ont été atteintes. Les exemples d’impacts de
météorites sont connus aux Etats-Unis avec le Meteor crater, en Allemagne avec le Riess, au
Ghana (le lac Bosumtwi).
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argileuse. La schistosité marque l’aplatissement de la roche. Elle est caractéristique des schistes
et des ardoises. On distingue deux grands types de schistosité :
• la schistosité non pénétrative ou espacée, lorsque les plans de schistosité sont séparés de
quelques millimètres ou plus.
• la schistosité pénétrative lorsqu’elle concerne toute la masse de la roche, c’est le cas du
phyllade ou de l’ardoise.
Les plans de schistosité reflètent souvent le fait que des micas sont réorientés. Ils ont cristallisé
ou recristallisé à plat sur ces plans. A ce titre, la schistosité est souvent caractéristique des roches
métamorphiques par la venue de minéraux de néoformation.
- La foliation
La foliation est une structuration en plans caractéristiques des roches métamorphiques. La
foliation est caractérisée par une alternance de bandes sombres et de bandes claires. Cette
structure est marquée par l’orientation préférentielle de minéraux visibles à l’œil nu le plus
souvent les minéraux ferromagnésiens.
Contrairement à la schistosité affectant ces mêmes roches métamorphiques, le caractère
spécifique de la foliation est la différence potentielle de minéralogie des différents feuillets. Il
y’a le plus souvent une différenciation pétrographique nette aboutissant à l’alternance de
feuillets de composition minéralogique différent (feuillets clairs quartzo-feldspathiques et
foncés ferromagnésiens) dans les roches métamorphiques. La foliation est caractéristique du
métamorphisme de haut degré (le gneiss).
Remarque : une roche peut recristalliser sans acquérir une schistosité ou une foliation. Il n’ya
pas d’orientation préférentielle des minéraux. Cette structure se rencontre dans le
métamorphisme de contact et le très faible degré du métamorphisme régional. Dans ces
domaines, la texture de la roche magmatique originelle ou la stratification de la roche
sédimentaire originelle reste visible. Une telle structure est dite équante.
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Un faciès métamorphique est l’ensemble des minéraux qui caractérisent un domaine de pression
et de température (domaine P-T). On distingue trois principaux faciès qui sont :
- le faciès schistes verts (épizone)
- le faciès amphibolites (mésozone)
- le faciès granulites (catazone)
Une roche ignée qui se métamorphose à une température supérieure à 275°C, cristallise dans le
faciès des schistes verts, nommé ainsi d’après la couleur de ses minéraux symptomatiques (la
séricite, la chlorite, l’épidote). Au-dessus de 450°C environ, l’amphibole domine la minéralogie
des roches du faciès des amphibolites (l’amphibole, biotite, muscovite). A une température
dépassant 750°C, l’apparition de pyroxène indique l’origine du faciès des granulites nommé
ainsi en raison de la texture granuleuse et grossière des roches.
Faciès métamorphiques
Schistes verts Amphibolite Granulite
Chlorite Amphibole Pyroxène
Epidote Biotite Feldspath
Séricite Muscovite Quartz
Roches métamorphiques concernées
Schistes Micaschiste Gneiss
Chloritoschistes Gneiss Granulite
Sericitoschistes Amphibolite Marbre
Micaschistes Marbre Quartzite
Roches vertes Quartzite Migmatite
Faible degré Moyen degré Fort degré
Epizone Mésozone Catazone
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Les différents faciès métamorphiques
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3.5.1. Classification faisant appel à l’origine du matériel
• Matériel d’origine exogène
Si la roche affectée est une pélite et selon le degré de métamorphisme dans le cadre d’un
métamorphisme régional, on obtiendra successivement un schiste, un micaschiste, un gneiss et
une anatexite.
Dans le cadre d’un métamorphisme de contact on obtient une cornéenne qui est une roche
massive de teinte très sombre, à la texture équante et avec des grains très fins. Si la roche
affectée est carbonatée ; on obtient des cipolins ou du marbre si le calcaire originel est pur.
• Matériel d’origine endogène
En partant du granite on obtient un orthogneiss, en partant du gabbro on obtient une
orthoamphibolite. Finalement lorsque l’origine du matériel est connue (on utilise les préfixes
para ou ortho pour distinguer les roches).
Séquences
Pélitique Granitique
Argile Granite
F.S Verts Schistes
F. Amphibolite Micaschistes Gneiss (para) Gneiss (ortho)
F. Granulite Granulite Granulite
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3.6. Critères de description des roches métamorphiques
Outre les critères communs aux autres roches étudiées qui sont entre autres l’aspect, la couleur,
l’origine, la famille et le nom, il faut ajouter la structure, la paragenèse et le faciès
métamorphique.
- L’aspect (massif, vacuolaire ….)
- La couleur (grise, verte…..)
- La structure (équante, schiteuse, folliée). La structure peut être foliée (foliation), schisteuse
(schistosité) ou équante (non orientée).
- La paragenèse. On précise la paragenèse minérale de la roche étudiée c’est à dire l’ensemble
des minéraux en équilibre stable dans les conditions de pression et de température.
- Le faciès métamorphique. La roche est caractéristique d’un faciès métamorphique qu’il faut
préciser.
- Origine: Ortho ou para
- Famille: roche métamorphique
- Nom : Gneiss, migmatite ; marbre, schiste……
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