LE TRAVAIL :
_ Les trois places importantes du travail :
- L’integration sociale : desir de reconnaissance par autrui
- Valeur
- Droit
_ Etymologie : « tripalium » : instrument de torture
Servitude ≠ Element de libération
Ambivalence
PREMIERE PARTIE :
Représentation du travail Gréco- Représentation Judéo-Chrétienne :
Latine :
Attache la spiritualité de l’Homme a la nécessite Savoir relire la Genèse :
matériel (travail manuelle)
Subvenir à ses besoins biologiques Dieu créer l’homme pour agir sur la terre et
la cultive
Homme libre ne travaille pas Travail : pas un châtiment, mais les
difficultés et la peine du travail sont une
conséquence humaine
Aristote : ouvriers « instruments vivants » Théorie chrétienne : travail n’est pas un
ayant une fonction précise. Pour lui, mal ou une fatalité mais une activité
« abolition de l’esclavage est possible que si nouvelle prévue pour l’Homme
les instruments fonctionneront seule »
Travailler n’est donc pas agir
Appartient au domaine de la poesis et non pas Le travail : une vocation
du praxis
Poesis : domaine de la production ou Pas seulement un gain de nature financière
l’esclave produit une chose utilise mais ou matérielle
étranger a lui-même, ne participe pas à
l’accomplissement de sa nature
Praxis : domaine de l’action sociale et Utile à la vie biologique mais aussi a la
politique, liberté de l’Homme, participer réalisation de soie
aux affaires politique, agir sur sa nature
d’Homme
Travail : « Labor », non pas un « opus » ou Saint Paul : « si quelqu’un ne veut point
« otium » : travailler qu’il ne mange pas » : donne une
valeur morale, travailler = impératif morale
Labor : caractère fatiguant du travail Homme : crée a l’image de Dieu, travailler =
action du créateur de l’univers
Opus : activité créatrice issu de la liberté de Le travail est aussi intellectuel et
l’Homme (ex : œuvre théâtrale) artistique et devient une forme de praxis :
en travaillant, l’Homme se produit aussi lui-
même
Otium : temps libre pour penser et créer Le travail ne dégrade pas la dignité de
(ex : loisir) l’Homme, mais la révèle
Aristote : artisan ne connait pas la vie d’un Max Weber dans L’Ethique protestante de
homme libre car il a un temps « pris » l’esprit du capitalisme : « travail constitue le
(contraire de l’otium) but de la vie », place le travail et la foi
religieuse au même plan
DEUXIEME PARTIE : Travailler pour être homme :
1 – Travail et conscience de soi :
- Hegel : travail est une étape nécessaire pour prendre conscience de son identité humaine et
personnel. La phénoménologie de l’esprit : le valet en travaillant se libère et n’est pas
comparable à l’esclave de l’antiquité
- Maitre : connait que les choses déjà transformée dans le but de les détruire et consommer, il se
rapporte à la nature que par le désir
- Esclave : se rapporte à la nature par le travail. Il ne détruit pas mais transforme une chose en
une autre : par cette extériorisation, il prend conscience en lui. En travaillant, il se libère
complètement et devient maitre de lui
2 – Travail fait l’essence de l’Homme :
Marx : travailler fait la grandeur de l’Homme
Différence avec l’animal :
- l’homme travail avant même de produire quelque chose dans le projet, il utilise des facultés
spirituelles comme l’imagination. « Projeter, c’est déjà travailler »
- L’homme echoue et possède une volonté a surmonter ses échecs
3 – L’importance d’ouvrer et d’agir pour être libre :
Hannah Arendt dans Conditions de l’Homme moderne : distinguer le travail de l’œuvre et l’action
- Travail : authentique activité, ne devant pas nuire a d’autre activité plus nobles comme l’œuvre
et l’action
- Le travail du corps est différent de l’œuvre des mains (produits qui dures, pas vite détruits)
- Une société est civilisée si elle reconnait une différence entre ces deux
- Si le travail prend le dessous, les individus vont oublier d’autre points importants comme
penser, créer, agir socialement et politiquement
- Travailler : viser son intérêt propre, pas de dimension politique
- Action : sommet de la hiérarchie des activités de la « Vita active » car cela nous fait prendre
conscience de la pluralité et donc la recherche du bien public
TROISIEME PARTIE : Travail et société (dimension sociale) :
Division naturelle : différence biologique, âge, sexe,
taille…
La division du travail :
répartition des taches
Division technique : après la 1ere
Division sociale : société industrielle, « travail en miette » pour
comprend trois classes (les produire plus
dirigeants, les guerriers et les
Pour Marx, cela va mener a une aliénation
agriculteurs).
Pour Platon, seule la troisième
classe travaille
Le travail devenu processus d’aliénation :
a- Définition « aliénation » : appartenir à un autre que soi, dépossède de lui-même, devenir
l’esclave d’un autre
b- Société « capitaliste » selon Marx : relations sociales réduites a des purs échanges
économiques et la recherche de la richesse et supérieur à celle du Bien Commun.
La priorité de l’Homme est la recherche individualisme du profit, ce qui mène à une aliénation
qui engendre des inégalités entre les Hommes
≠ Pour Smith : avantage collectif dans la poursuite de l’intérêt personnel l’enrichissement
personnel est également un moyen d’atteindre un bien commun : l’enrichissement de la Nation
c- Travail devenu une marchandise :
Pour Marx, le travail devient aliénant quand il est réduit a une simple marchandise, ayant une
valeur d’échange, mais pas reconnue pour son véritable rapport : le travail humain investi dans
la production
Fétichisme des marchandises : exploitation et aliénation des travailleurs, leur travail est invisible
dans la valeur de marche des produits
Rousseau dans L’Emile ou l’éducation : le travail n’est plus une vocation mais une simple
marchandise comme le prend en compte le personnage « Emile ». L’Homme devient juste une
« force de travail »
Pendant que le capitaliste « capitaliste » s’enrichit, le travailleur survie
d- Expressions concrètes de l’aliénation :
1 – Le « travail en miettes » :
Marx, Le Capital : le travail en
miettes est contre-nature
L’homme n’est plus Il ne développe aucune Il doit juste utiliser ses forces
maître de l’objet a potentialité de sa nature, physiques : devient imbécile. Il
produire, c’est l’esclave pas de prise de conscience vit juste biologiquement, il se
de soi dépossède
2 – La production la plus-value : le propriétaire, pour augmenter son capital, va faire sur-travailler
l’ouvrier (grignotant de son temps de pause …). Son travail est non-payer et son temps vole produit de
l’argent
e- L’argent : Marx ne critique pas l’existence de l’argent, mais le fait qu’il peut aliéner les individus
dans une société capitaliste.
Aliénation : quand l’argent n’est plus un simple moyen d’échange, mais ou l’accumulation du
capital devient un principal objectif « La mauvaise chrématistique d’Aristote », individu devient
esclave de cette accumulation
4- Travail et loisir : Y’aurait-il une vie après le travail ?
A- Le développement de la société des loisirs :
1936 : les premiers conges payer les Français commencent à découvrir qu’il y a une vie a cote du
travail
1938 : avènement de l’individu-roi le temps des vacances et aussi le temps qui permet d’être soi
Engagement individuel : engagement dans des
associations. Le don de temps aux autres donne un
sentiment de liberté de l’individu et contredit le fait
que la société devient de plus en plus individualiste
Le “Temps en soi” : le temps libre est Vie domestique : travail pour soi, domestique,
consacré à trois choses : artistiques ….
Le travail non-rémunérer, par choix libre et est une
source d’épanouissement (passion pour un sport)
Divertissement : se reposer, décharger
Pour Aristote, le divertissement n’est pas un loisir car il
n’as pas recours a la réflexion, la création ou l’action
politique
Pour Jean Viard : aujourd’hui, ce n’est pas le travail qui
est aliénant mais le divertissement
L’ARGENT :
Nécessite de l’argent Danger que l’argent devienne une valeur
Moyen artificielle qui permet les échanges « Mauvaise chrématistique » : argent devient une fin
en société et n’est pas qu’un moyen, (en vue d’enrichissement
sans fin)
Plan anthropologique Argent fait perdre aux hommes le sens moral des
valeurs
L’argent est bien nécessaire pour la Benjamin Constant : viser l’enrichissement est
survie biologique et pour permettre devenu l’activité la plus valorise
l’action morale (Kant : conduite Péguy : l’Homme a élevé une puissance
morale) matérielle a l’état de valeur.
Or, la valeur est attache au domaine de l’esprit
(Le Beau, Le Vrai…) et non pas à la matière
L’argent satisfait les besoins et les Adam Smith : danger que l’argent sort du
désirs domaine
économique (ex : marche de l’art, de l’éducation)
La nécessité de l’argent montre la « Réussite scolaire » : attente a une réussite
condition physique et mortelle de économique et non pas a d’autre valeur
l’Homme, et le rappel qu’il fait importantes comme la culture
partie de la nature évitant l’orgueil Argent : valeur qui détermine les professions
Plan Historique : Argent pervertit les relations sociales :
Argent : agent non négligeable du Hypocrisie des gens car les relations
progrès humain sont dominer par l’aspect financier,
relations artificielles
Distorsion de l’identité et des
aspirations personnelles
Montesquieu : commerce et Argent fait croire a la personne qu’il
échange ont rendu possible la peut tout avoir
démocratie et la paix Les hommes ne s’unissent que par ce
qui les désunis : l’argent
L’éthique de l’argent :
Faire un usage vertueux de l’argent (Aristote) : permettre au sujet de maitriser ses
désirs. L’argent n’est ni bon ni mal en soi, mais c’est l’usage qui le définit
Conserver sa liberté : argent doit rester neutre moralement. Il ne doit pas être absolu sinon
on ne peut pas posséder une identité et être heureux