Étude de panneaux solaires et stockage
Étude de panneaux solaires et stockage
UNIVERSITÉ DU QUÉBEC
MÉMOIRE PRÉSENTÉ À
L’ÉCOLE DE TECHNOLOGIE SUPÉRIEURE
PAR
Vincent BENAMARA
LE 27 AOÛT 2012
Je remercie mes amis Rémi, Colas, Romain et Thibault pour tous les moments partagés au
Québec avec eux ainsi que tous mes colocataires.
Mes remerciements vont également à mes parents et mes deux frères qui m’ont toujours
soutenu.
ÉTUDE ET SIMULATION D’UN PANNEAU SOLAIRE RACCORDÉ AU RÉSEAU
AVEC PÉRIPHÉRIQUE DE STOCKAGE
VINCENT BENAMARA
RÉSUMÉ
Ce mémoire met en œuvre par simulation l’utilisation de l’énergie solaire extraite des
panneaux photovoltaïques raccordé au réseau électrique via des convertisseurs, ainsi qu’à un
périphérique de stockage et une charge. Dans un premier temps, ce mémoire présente une
étude comparative des différentes technologies d’accumulateurs, puis de celle des
convertisseurs DC-DC existants permettant de charger la batterie. L’objectif est d’identifier
le périphérique de stockage dans son ensemble le plus approprié à ce type d’application. La
deuxième partie est consacrée aux panneaux PV, son fonctionnement, sa topologie, ses
caractéristiques et sa modélisation sont déterminés, en prenant en compte la technique du
MPPT perturbation et observation, et la synthèse du convertisseur élévateur et sa commande.
VINCENT BENAMARA
ABSTRACT
This thesis implements simulation scheme using solar energy extracted by photovoltaic
panels, which are connected to the grid, a storage device and a load. In a first step, we present
a comparative study of different technologies of batteries. Then a study of different DC-DC
converters which can supply the battery is completed. The objective is to identify the most
appropriate storage device for this type of application. The second part is devoted to PV
panels. Its operation, its topology, its characteristics and modeling are determined; the
Perturb and Observe MPPT method is also explained. At last the synthesis of the boost
converter and its control is completed.
The efficiency of power converters and the facility of their controls allow us to make the link
between the energy created and the electrical grid. The overall installation established using
the software Matlab / Simulink. Several simulations are performed each time with a different
control for the inverter: indirect, simple non-linear, with a multi-variable filter, with a notch
filter and finally without filter. The advantage of these commands is to compensate the
harmonic currents and the reactive power generated, in order to obtain disturbance free grid.
Finally a conclusion about the performance of each of them.
Page
INTRODUCTION ...................................................................................................................27
CONCLUSION GÉNÉRALE................................................................................................153
Page
Tableau 3.1 Comparatif des différents types de matériau utilisé pour synthétiser un module
PV (Source : Système solaire- Hors série spécial recherche solaire, juillet
2006) ..........................................................................................................79
Page
Figure 1.2 Modèle du circuit équivalent de la batterie utilisé dans Matlab/Simulink .............35
Figure 2.5 États de charge de la batterie pour Vbatt =250V et 350V ........................................52
Figure 2.6 États de charge de la batterie pour Vbatt = 500V et 650V .......................................53
Figure 2.8 Schéma du montage du convertisseur quand l’interrupteur est passant .................54
Figure 2.9 Schéma du montage du convertisseur quand l’interrupteur est bloqué ..................56
Figure 2.11 Résultat de simulation avec Buck pour Vbatt=250 et 350V ..................................58
Figure 2.12 Résultat de simulation avec Buck pour Vbatt=500 et 650V ..................................59
Figure 2.14 Schéma du montage du convertisseur Sepic lorsque l’interrupteur est passant ...60
Figure 2.16 Résultat de simulation avec Sepic pour Vbatt =250 et 350V .................................65
Figure 2.17 Résultat de simulation avec Sépic pour Vbatt =500 et 650V .................................65
Figure 2.20 Résultat de simulation avec Boost-Buck pour Vbatt =250 et 350V .......................68
XVIII
Figure 2.21 Résultat de simulation avec Boost-Buck pour Vbatt =500 et 650V .......................68
Figure 2.23 Résultat de simulation avec Buck-Boost pour Vbatt =250 et 350V .......................70
Figure 2.24 Résultat de simulation avec Buck-Boost pour Vbatt =500 et 650V .......................70
Figure 2.26 Résultat de simulation avec Buck-Boost modifié pour Vbatt =250 et 350V..........72
Figure 2.27 Résultat de simulation avec Buck-Boost modifié pour Vbatt =500 et 650V..........72
Figure 3.1 Évolution graphique de la puissance émise par les PV dans le monde (source :
www.pro-recyclage.com) ...........................................................................75
Figure 3.4 Courbe V-I et P-V des modules PV avec variation de la température ...................83
Figure 3.5 Courbe V-I et P-V des modules PV avec variation de l’ensoleillement ................84
Figure 4.7 Diagramme de Bode du filtre pour différentes fréquences de coupures ..............102
Figure 4.8 Zoom du diagramme de Bode du filtre pour différentes fréquences de coupures103
Figure 4.9 Courant du réseau en régime permanent pour fc =15Hz, 25Hz et 65Hz...............104
XIX
Figure 4.24 Réponse en régime dynamique avec variation de la charge de la batterie .........123
Figure 4.34 Réponse en régime dynamique avec variation de la charge de la batterie .........130
Figure 4.45 Réponse en régime dynamique avec variation de la charge de la batterie .........138
Figure 4.55 Réponse en régime dynamique avec variation de la charge de la batterie .........145
Figure 4.62 Simulation en régime dynamique avec variation de la charge de la batterie .....149
LISTE DES ABRÉVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES
AC alternative
DC continue
NiCd nickel-cadmium
Li-ion lithium-ion
Li-Po lithium-polymère
Pb plomb
PV photovoltaïque
UNITÉS DE BASE
Temps Tension
Min Minute V Volt
ms Milliseconde V Tension totalisées au réseau V
s Seconde Tension dans le bus continu DC, V
Tensions de sortie, V
Longueur Tension d’entrée
Mètre Tension de sortie
Λ longueur d’onde Tension nominale de la batterie
h constante de Planck Tension de la batterie
Tension de source maximale
Densité
Densité de l’air, kg/ Courant
Ampère
Aire Courant de court-circuit d’une
Mètre carré cellule
Courant totalisés au réseau, A
UNITÉS MÉCANIQUES Courant maximum de source, A
Angle Courant dans le bus DC, A
Radian Maximum du courant de source
Degrés Courant de source mesuré
Angle de transformation de PARK, Courant actif de la charge NL
rad Courant réactif de la charge NL
Courant harmonique de la charge
NL
Force Courant de la diode
N Newton Courant de la bobine
Courant du filtre actif
Vitesse
/ Radian par seconte
/ Mètre par seconde Q Capacité de la batterie (Ah)
C Célérité de la lumière B Capacité exponentielle (Ah)
Signaux
x
αβ Signaux d’entrée du FMV
UNITÉS ÉLECTRIQUES
Puissance
x̂
αβ Signaux de sortie du FMV
Watt Entrée
Kilowatt / Loi de commande
MW Mégawatt
GW Gigawatt
Puissance maximum du panneau, W Résistance
Puissance totale disponible, W Ω Ohm
Puissance active, W Résistance en série, Ω
Puissance réactive, W Résistance en parallèle, Ω
XXVI
Inductance
Henry
Inductance en série, H
Inductance en parallèle, H
Capacité
Condensateur du bus continu, farad
RATIO
Rendement.
Coefficient de puissance, sans unité
Nombre de cellule PV en série
Nombre de cellule PV en parallèle
Fonction séquentielle dépendante de n
et de k
Matrice de PARK
G Gain multiplicateur, sans unité
AUTRE
Durant les trois dernières décennies, les énergies renouvelables ont proliféré à la surface de
notre planète. Cette tendance s’est progressivement accélérée, notamment à la suite de la
signature du protocole de Kyoto, qui impose à de nombreux pays à limiter leur émission de
gaz à effet de serre. La technologie photovoltaïque est en train de subir un essor sans
précèdent. En effet, la production d’énergie solaire dans le monde a été multipliée par 20 en
dix ans. Des efforts sont en cours pour améliorer la compétitivité des panneaux solaires, aussi
bien au niveau du rendement que du coût. Les matériaux utilisés à la fabrication sont en
évolution, avec des panneaux possédant un rendement de plus en plus important. Le
principal inconvénient de l’énergie solaire est qu’elle varie irrémédiablement en fonction des
conditions climatiques. En hiver, ou la nuit, ou par temps pluvieux par exemple, la puissance
fournie par les panneaux est sensiblement réduite. Ce problème doit être pallié par
l’installation d’un périphérique de stockage, de type accumulateur, qui aura pour rôle
d’alimenter le réseau pendant ces périodes
Le premier chapitre présente donc sur l’étude des différents types d’accumulateurs existants,
afin de choisir le mieux approprié à notre application et ainsi solutionner le problème
d’intermittence de fonctionnement du panneau.
On étudie ensuite dans le deuxième chapitre les convertisseurs DC-DC capable d’alimenter la
batterie d’accumulateur. Nous comparerons par simulation (Matlab) les différentes plages de
fonctionnement du Buck, Boost, Sepic, Boost-Buck et Buck-Boost, et la stratégie de
commande de chacun sera déterminée. Nous choisirons ensuite la meilleure topologie pour la
suite de l’étude.
CHAPITRE 1
1.1 Introduction
Les panneaux solaires permettent de générer de la puissance le jour et cette puissance est
considérée comme intermittente, car elle ne fonctionne pas la nuit, ou lorsque les conditions
climatiques sont inappropriées. Pour que le réseau reçoive de l’énergie en tout temps, notre
montage nécessite d’intégrer un système de stockage qui va emmagasiner l’énergie délivrée
par les panneaux, quand ces derniers génèrent plus d’énergie que le réseau ou la charge en a
besoin. Cette énergie ainsi stockée pourra être envoyée au réseau au moment ou alimenter
une charge à un moment adéquat.
La batterie est un périphérique de stockage qui répond à nos attentes, elle est utilisée dans de
nombreux domaines et elle est en plein essor. Grâce à cela, de nombreux effort sont fourni
pour améliorer son fonctionnement.
Ce chapitre porte donc sur l’étude des différents types de batteries existantes et la
comparaison de leurs caractéristiques, afin de déterminer quel type est la plus appropriée
pour notre utilisation.
Afin de procéder à l’étude des caractéristiques de la batterie, nous nous sommes inspirés des
travaux réalisés par Dekkiche (2008).
30
Lorsque la batterie est totalement chargée, la tension à vide équivaut environ à la tension
idéale.
La tension nominale est un paramètre important, elle représente la tension que la batterie doit
recevoir en sorte qu’elle fonctionne correctement. Cette tension diffère en fonction des
différents types de batteries, puisqu’elle déterminée par le potentiel de la réaction chimique
de chaque élément du couple oxydant/réducteur utilisé. Cette tension peut avoir une valeur de
6V, 12V, 24V, 48V…
Comme son nom l’indique, cette tension correspond à la valeur de la tension une fois la
batterie complètement déchargé. Elle représente donc la valeur minimum que la tension doit
avoir pour ne pas endommager la batterie.
1.2.5 La capacité
t
Q = Ib (t )dt (1.1)
t0
Le taux de décharge correspond au temps que la batterie met pour se décharger dans son
intégralité. Par exemple, si on a un courant de décharge de 10A et une batterie de 50Ah, le
taux de décharge sera égal à 5A/h. On le notera alors C/5.
Cette caractéristique est exprimée en pourcentage, elle représente l’énergie maximale qui
peut être extraite de la batterie sans pour autant endommager celle-ci, ce qui permet de
retarder au maximum sa durée de vie.
1.2.10 Énergie
Elle s’exprime généralement en joule, mais peut aussi s’exprimer en watt/heure. Elle est régit
par l’équation :
t
E = v1 (t )ib (t )dt (1.2)
t0
L’état de charge, souvent simplifié par l’acronyme SOC (state-of-charge), est une
niveau de charge de la batterie. Être capable d’estimer l’état de charge permet d’éviter les
décharges profonde ou les charges excessives qui abîmeront les batteries. Cette observation à
de vie. L’état de charge peut être défini par la capacité disponible exprimée en fonction de la
qu’électrique.
densimètre. Plus la densité de l’électrolyte sera grande, plus l’état de charge sera élevé. Pour
33
effectuer la mesure, il faut enlever l’électrolyte. Cette manipulation n’est pas possible sur
toutes les batteries. Il y a également au préalable une longue période de stabilisation pour
La méthode électrique la plus utilisée est celle de l’intégration du courant. Il existe un lien
I
t0
b (τ )dτ
(1.4)
SOC(t ) = SOC0 −
Q
SO C 0 : État de charge initiale,
t
I
t0
b (τ ) dτ : Charge délivrée par la batterie à l’instant t,
Une autre méthode pour la détermination de SOC consiste à se baser sur la mesure du
courant et de la tension, et ainsi estimer la tension à vide. Il existe une relation linéaire
V0 (t ) − a (1.5)
SOC (t ) =
b
Avec :
a : étant la tension lorsque SOC ( t ) = 0%
b : est obtenue à partir de la valeur a et V0 (t ) lorsque SOC (t ) = 100% .
34
L’estimation de l’état de charge est essentiel à la gestion de l’énergie car elle permet
Ib Rv
Vc Vt (t ) = Vc − Rv Ib (t )
Q (1.6)
Rv = Ri + K t
Q − I dt
0 b
modèle générique paramétré pour représenter les types les plus populaires de piles
rechargeables. Le circuit équivalent est présenté ci-dessous :
0
I batt
Vc Vt
Q
Vc = V0 − K + A exp(− B.it )
Q − it
Avec :
• Vc : Tension d’entrée (V);
• Vt : Tension constante (V);
• K : Tension de polarisation (V);
• Q : Capacité de la batterie (Ah);
• A : Tension exponentielle (V);
• B : Capacité exponentielle (Ah).
ont une réaction chimique réversible peuvent donc être rechargés, ils sont plus voués à une
utilisation industrielle. Nous allons donc comparer les différents accumulateurs secondaires
afin de déterminer lequel est le mieux approprié à notre application.
Nous nous sommes inspirés des travaux réalisés par Dekkiche en 2008 pour l’étude des types
d’accumulateurs existant. La différence entre les accumulateurs réside dans la nature
chimique utilisée dans leur couple oxydant-réducteur. En effet les plus utilisé sont :
• l’accumulateur Pb (au plomb);
• l’accumulateur Li-ion et Li-Po (aux ions de lithium et lithium polymère);
• l’accumulateur NiMH (aux hydrures métalliques de nickel);
• l’accumulateur Ni-Cd (au nickel cadmium).
De nouvelles sortes d’accumulateurs devraient voir le jour sur le marché industriel dans un
avenir proche, comme l’accumulateur à base de brome (avec comme couple : sodium-brome,
zinc-brome, vanadium-brome…), où l’accumulateur Li-air. Ces prototypes sont encore au
stade de la recherche.
Nous allons définir les différents accumulateurs et dresser ensuite un tableau comparatif.
1.4.1 Accumulateur Pb
Le premier accumulateur secondaire Inventé en 1859 par Gustave Planté confère à l’homme
une bonne maîtrise de cette technologie. Peu coûteuse, elle est souvent utilisée, notamment
pour les systèmes automobiles fonctionnant à des températures ambiantes et elle n’est pas
sensible à l’effet mémoire. Néanmoins, cette technologie est assez polluante, le nombre de
cycle est assez bas (500 environ) et son énergie est limitée, en témoigne ce tableau
récapitulatif (Larminie, 2006):
37
Cet accumulateur, plus récent que celui au plomb, possèdent de nombreux avantages. En
effet, il a la capacité de réaliser un grand nombre de cycle de charge/décharge, sa résistance
interne très faible, ce qui minimise les pertes de puissances, son stockage est simple, adapté à
différents niveau de charge, et sa charge est très rapide (60% de la capacité de charge totale
en 20 minutes).
Ces avantages technologiques par rapport aux batteries de plomb se répercutent fatalement
sur le coût du produit, qui est 3 fois supérieur à ce dernier. Aussi le caractère polluant du
cadmium est un inconvénient de taille pour ce modèle. Il possède également une faible
densité énergétique et se décharge assez rapidement, et est sensible à l’effet mémoire. Les
caractéristiques de cette batterie son résumé dans le tableau (Larminie, 2006) :
38
Cet accumulateur, contrairement aux deux précèdent, n’est pas polluant (absence de
cadmium et de plomb). Il peut emmagasiner plus d’énergie que le Ni-Cd et est peu sensible à
l’effet mémoire. Il a dans sa globalité de meilleures performances que le Ni-Cd, même si son
autodécharge est plus handicapante et sa durée de vie plus courte en nombre de cycle.
(Dekkiche, 2008). Il détecte difficilement la fin de charge et ne supporte pas le dépassement
de charge. Les caractéristiques de cette batterie son résumé dans le tableau (Larminie, 2006) :
39
Il ne présente aucun effet mémoire et une faible autodécharge. Bien qu’il ne nécessite pas de
maintenance, sa durée de vie est faible. Paradoxalement, il possède un nombre correct de
cycle de vie. Cela veut dire que ce modèle s’use même si il n’est pas utilisé (vieillissement,
usure, corrosion…). Des efforts pour pallier ce manque de durée de vie sont en train d’être
réalisé, notamment en changeant la structure de l’électrode. L’amélioration des performances
de ce modèle est en plein essor.
Son avantage primordial est sa haute densité d’énergie (grand potentiel électrochimique). Le
lithium étant un métal très léger, son poids est également un avantage.
La principale faiblesse de ce modèle réside dans son aspect sécuritaire: la surchauffe peut
entraîner l’explosion. Pour assurer la sécurité, la batterie doit être munie d’un système de
protection. L’autre moyen développé est de modifier le couple, en utilisant un accumulateur
Li-Polymère, mais malgré son avantage sécuritaire cet accumulateur n’est pas suffisamment
40
1.5 Conclusion
Nous avons choisi de comparer les batteries Pb, Ni-Cd, NiMH et Li-ion car ce sont celle qui
sont les plus utilisé dans l’industrie. Voici un tableau comparatif de ces 4 technologies :
41
On constate que la batterie lithium-ion possède une énergie massique et volumique plus élevé
que les autres. Aussi, elle possède un très bon rendement charge/décharge, qui est très
important pour notre application. Sa résistance interne et son pourcentage d’autodécharge par
mois est très faible, cela constitue deux autres avantages de poids. C’est pour toutes ces
raisons que nous avons choisi d’utiliser la batterie Li-ion pour notre application, même si son
coût peut-être est plus élevé que les autres.
CHAPITRE 2
2.1 Introduction
Dans ce chapitre est présentée une comparaison des différentes alimentations à découpage
existantes pour chargeur de batterie, et déterminer quel convertisseur est le mieux adapté à
notre application. Cette technologie possède de nombreux avantages (Esme, 2008) :
• Pertes magnétiques ;
• Pertes par courant de Foucault ;
• Pertes dans les composants passifs ;
• Pertes par commutation dans les interrupteurs de puissance.
Malgré ses pertes, les alimentations à découpage ont un rendement compris entre 65% et
90%, alors que les alimentations linéaire atteignent entre 35% et 55%. A travers la
commande de convertisseur, on impose des courants de référence pour charger la batterie.
Nous allons également faire varier la tension nominale de la batterie afin de voir quel type de
convertisseur est le plus adapté et le plus robuste.
44
Ce convertisseur DC-DC est une alimentation à découpage élévateur qui permet d’augmenter
la tension de sortie. Dans la figure 2.1 est représenté le schéma du Boost alimentant une
batterie.
Modélisation de la batterie :
Le modèle de la batterie utilisé est assimilé à une source de tension continue munie d’une
résistance en série. Elle est de type Li-ion, le circuit équivalent de la batterie est schématisé
ci-dessous (Dekkiche, 2008) :
Ib Rv
V0 Vc (t ) = V0 − Rv I b (t )
Q t (2.1)
Vc (t ) = V0 − Rv Ib − K t + A exp( − B Ib dt )
Q − Ib dt 0
0
t (2.2)
Vc = V0 + A exp( − B I dt )
0 b
Et la résistance variable :
Q (2.3)
Rv = Ri + K t
Q − I dt
0 b
Nous allons à présent établir les équations relatives au Boost afin d’en extraire la loi de
commande (Yao, 2010), (Mitchell, 1999). Ce convertisseur est composé d’un interrupteur et
d’une diode pouvant chacun être passant ou bloqué. Lorsque l’on ferme l’interrupteur, la
tension Vin est entièrement aux bornes de l’inductance.
di (2.4)
Vin = L L
dt
diL 1 (2.5)
= V
dt L in
dvc 1 (2.6)
0 = −C + (vc − V )
dt R 0
dvc 1 (2.7)
= ( vc − V )
dt RC 0
diL 1 (2.10)
0 0 i
L L 0 V
in
dt =
1 +
dvc 0 v V
1 0
dt RC c 0 −
RC
di (2.11)
Vin = L L + vc
dt
diL 1 1 (2.12)
= − vc + Vin
dt L L
dvc 1 (2.13)
iL = C + (vc − V0 )
dt R
dvc 1 1 (2.14)
= iL + ( − vc + V0 )
dt C RC
48
.
X = A X +B U
2 2 (2.15)
diL 1 1 (2.16)
0 − i 0 V
dt = L L L in
+
dvC 1 1 vC
0
1 V0
−
dt C RC RC
. (2.17)
X = A X + BU
Aussi :
A = A .d + A . (1 − d ) (2.18)
1 2
B = B .d + B . (1 − d )
1 2
1
0 0 0 −
L
A=
1 .d + .(1 − d ) (2.19)
0 1 1
RC −
C RC
Et:
1 1
L 0 L 0
B= .d + . (1 − d ) (2.20)
0 1 0 1
−
RC RC
49
On obtient donc :
(1 − d )
0 −
L (2.21)
A=
1 − d −
1
C RC
Et :
1
L 0
B= (2.22)
0 1
RC
dvc 1 − d 1 1 (2.24)
= iL − vc + V
dt L RC RC 0
di (2.25)
L L = −(1 − d )vc + Vin
dt
Dimensionnement du régulateur PI :
On utilise un correcteur proportionnel intégral (PI) pour réguler le courant, la nouvelle entrée
u (qui représente la sortie du régulateur) et elle est définie comme :
diL (2.26)
u=L
dt
50
u = L .s.iL (2.27)
Soit G la fonction de transfert du courant en boucle ouverte, elle est définie comme :
i 1 (2.28)
G= L =
u sL
Ki
Ui
s
ε Up + u
K
+
Figure 2.3 Schéma du régulateur PI
K (2.29)
C ( s) = K + i
s
La fonction de transfert en boucle fermée du correcteur associé au système est donnée par :
51
K + Ki K + Ki (2.30)
= =
∗ +K Ki +2 +
+ +
=2 − (2.31)
Et :
Ki = (2.32)
diL (2.33)
L = −(1 − d )vc + Vin = u
dt
u − Vin (2.34)
d = 1+
vc
On utilise ensuite la technique de modulation PWM pour générer les impulsions de gâchette
pour contrôler l’interrupteur du convertisseur. Le schéma de commande est donné à la figure
2.4:
I Lréf u u − V in
+1
vc
IL
Figure 2.4 Commande du convertisseur Boost
52
A partir d’une source de tension d’entrée Vin, pour valider par simulation de la capacité du
convertisseur Boost de réguler le courant d’entrée à des courants désirés, on impose plusieurs
courants de références de 20A, à 30A et enfin à 40A. Le contrôle de ce courant offre la
capacité à l’utilisateur de contrôler la vitesse de la recharge de la batterie, paramètre
important dans de nombreuses applications, comme par exemple les voitures solaires. Quatre
simulations sont effectués, on modifie pour chaque simulation la tension nominale de la
batterie Lithium Ion utilisée avec comme valeur : Vbatt=250 V, Vbatt=350 V, Vbatt=500 V,
Vbatt=650 V. Le but de cette modification va nous permettre de choisir le bon convertisseur
insensible à ces variations de la tension nominale de la batterie. Vin, la tension d’entrée est
maintenue à 500V. Les composants du boost ont pour valeur : L=5mH, C = 1500μF. Les
résultats de simulation sont représentés dans les figures ci-dessous.
Cette simulation nous permet donc de mettre en évidence que le convertisseur Boost est un
convertisseur élévateur de tension, et qu’il fonctionne également lorsque la tension nominale
de la batterie est égale ou supérieure à celle de la tension d’entrée Vin. Pour des tensions
nominales de la batterie supérieures à la tension d’entrée, le courant d’entrée est parfaitement
régulé.
54
Nous allons, de la même manière que pour le Boost, modéliser la commande permettant de
contrôler le Buck. (Mitchell, 1999):
(2.35)
= +
1 1 (2.36)
= −
1 (2.37)
= + ( − )
1 1 (2.38)
= − ( − )
. (2.39)
X = A1 X + BU
1
Avec :
V
U = in
V0 (2.40)
i
X = L
vc
diL 1 1
0 − i 0 V
dt L L in (2.41)
= L+
dvc 1 1 vc 1 V0
dt C − 0
RC RC
(2.42)
0= +
1 (2.43)
=−
1 (2.44)
= − ( − )
1 1 (2.45)
= − ( − )
. (2.46)
X = A2 X + BU
2
57
diL 1
dt 0 − 0 0
L iL Vin
1
= + (2.47)
dvC 1 1 vC 0 V0
− RC
dt C RC
. (2.48)
X = A X + BU
Avec :
1 (2.49)
0 − 0
= =
1 1 1
− 0
diL (2.50)
L = −vc + dVin
dt
Et :
C
dv c 1
= iL + ( v0 − vc )
(2.51)
dt R
I Lréf u u + v c
V i n
IL
Les résultats de simulation avec le convertisseur Buck sont donnés dans les figures ci-
dessous :
Le convertisseur Sepic (single ended primary inductor converter) a été mis au point par
Slobodan Cuk vers la fin des années 1970. Sa topologie, associée à un accumulateur est
montrée à la figure ci-dessous :
Figure 2.14 Schéma du montage du convertisseur Sepic lorsque l’interrupteur est passant
61
di (2.53)
vin = vL1 = L1 L
dt
di Liv (2.54)
= in
dt L
1
Et :
diL2 (2.55)
vL2 = vc = L2
dt
diL 2 vc (2.56)
=
dt L2
dvc (2.57)
ic = −i = C
L2 dt
dvc i (2.58)
= − L2
dt C
dv v (2.59)
i = −iR 0 = Co o = − o
c0 dt Ro
. (2.61)
X = A X +BU
1 1
62
0 0 0 0
1 1
iL1 0 0 0 iL1
L L1
d iL 2 2 iL2
= 1 + 0 v
dt vc 0 − 0 0 vc in (2.62)
C 0
v v
0 1 0 0
0 0 0 −
R C
0 0
di (2.63)
vin = v + v + vo = L Li + v + vo
L1 C 1 dt C
diLi v v v (2.64)
= in − c − o
dt L L L
1 1 1
di (2.65)
v = −vo = L L2
L2 2 dt
di
L 2 = vo (2.66)
dt L
2
dvc (2.67)
ic = −i = C
L1 dt
dvo v (2.69)
ico = io − iro = Co = iL1 + iL2 − o
dt Ro
63
1 1
0 0 − −
L L
1 1 1
iL1 1 iL1
0 0 0 − L1
d iL 2 L
2 iL 2 + v (2.72)
= vc 0 in
dt vc 1
0 0 0 v 0
v
0 C 0
1 1 1 0
0 −
C0 C
0
R C
0 0
Le modèle d’état moyen, on utilise les deux modèles d’état précèdent en les jumelant dans les
proportions adéquates :
X = AX + BU (2.73)
−
(1 − d ) −
(1 − d )
0 0
L1 L1 1
iL1 d (1 − d ) iL1 L
0 0 −
L2 iL 2 + 0 v
1
d iL 2 L2
= (2.74)
dt vc 1 − d −d vc in
0 0 0
v0 C C v0 0
1 − d
1− d 1
0 −
C0 C0 R0C0
dv v
C 0 + 0 = (1 − d )( i + i ) = u
0 dt R L1 L2 vo
0 (2.75)
di
( )
L L1 = vin − (1 − d ) vc + v = u L1
1 dt 0
uvo (2.76)
iL1 = − iL2
(1− d )
u L1 − vin (2.77)
d= +1
vc + v
0
I Lréf u u L 1 − V in
+ 1
vc + V
0
IL
Les résultats de simulation avec le convertisseur Sépic sont donnés dans les figures ci-
dessous :
65
Figure 2.16 Résultat de simulation avec Sepic pour Vbatt =250 et 350V
Figure 2.17 Résultat de simulation avec Sépic pour Vbatt =500 et 650V
66
On constate que pour toutes les valeurs de Vbatt le courant est régulé et la batterie est
alimentée. En effet, la topologie du convertisseur Sépic lui confère la fonctionnalité
d’élévateur et d’abaisseur de tension. Cette propriété lui offre un avantage sur les deux autres
convertisseurs (Boost et Buck) précédemment étudié.
u − Vin (2.78)
d = 1+
vc
67
ILréf u u − V in
+1
vc
IL
Figure 2.20 Résultat de simulation avec Boost-Buck pour Vbatt =250 et 350V
Figure 2.21 Résultat de simulation avec Boost-Buck pour Vbatt =500 et 650V
69
−u + Vin (2.79)
d = 1−
vc
Le schéma de commande est le même que celui utilisé précédemment. Les résultats de
simulation sont donnés dans les figures ci-dessous.
70
Figure 2.23 Résultat de simulation avec Buck-Boost pour Vbatt =250 et 350V
Figure 2.24 Résultat de simulation avec Buck-Boost pour Vbatt =500 et 650V
71
Les résultats de simulation avec ce dernier convertisseur sont donnés dans les figures ci-
dessous.
72
Figure 2.26 Résultat de simulation avec Buck-Boost modifié pour Vbatt =250 et 350V
Figure 2.27 Résultat de simulation avec Buck-Boost modifié pour Vbatt =500 et 650V
73
2.8 Conclusion
Ces convertisseurs pourraient aidés les batteries à stocker une quantité d’énergie souhaitée et
de la restituer ensuite à un réseau à la vitesse voulue. Il peut s’avérer très utile de stocker une
puissance provenant d’énergies renouvelables, comme de la puissance provenant des
panneaux solaires ou des éoliennes. L’adaptabilité des alimentations à découpage peuvent
s’avérer appropriés pour charger ou décharger une batterie, notamment grâce à la diversité
des topologies existantes. Aussi, la simplicité de leurs commandes leur confère un avantage
prépondérant. On dresse récapitulatif des convertisseurs utilisé pour savoir à quel tension ils
sont fonctionnel :
CHAPITRE 3
3.1 Généralités
Figure 3.1 Évolution graphique de la puissance émise par les PV dans le monde (source :
www.pro-recyclage.com)
76
Le soleil possède l’avantage d’être une source d’énergie inépuisable. Le but de ce mémoire
est d’optimiser au maximum une de ces énergies renouvelable, en l’occurrence les panneaux
photovoltaiques, dans le but de rendre leurs utilisations plus fréquentes au détriment d’autres
énergies (comme les énergies nucléaires qui représentent, par exemple, 80% des énergies
produites par la France).
Les énergies renouvelables n’occupent pas encore une place prépondérante, car certains
paramètres ont besoin d’être améliorés dans le but de rendre ces énergies plus compétitives.
En effet, l’intérêt pour les énergies renouvelables est récent : depuis le choc pétrolier de 1973
et l’augmentation du prix des hydrocarbures. Cela explique l’essor de ces énergies dans les
pays industrialisés, qui utilisaient auparavant des sources d’énergies facilement exploitables
sur leurs territoires respectifs (pétrole aux Etats Unis, charbon en Grande-Bretagne…). De
nombreux progrès restent donc à faire, car les techniques utilisées sont encore jeune. En
revanche leur autonomie constitue d’hors et déjà un avantage financier, n’ayant pas besoin
d’être raccordé à un réseau. Malgré cela, cette technologie reste encore trop couteuse et
possède un rendement encore insuffisant pour permettre une augmentation de son
industrialisation. Ces insuffisances tendent tout de même à s’améliorer. En 20 ans, le prix des
modules photovaoltaique a diminué sensiblement, comme le montre le graphique :
Aussi, on recense 2 milliards de personnes qui n’ont pas d’accès à l’électricité. Dans ces
régions isolées, les énergies renouvelables permettraient la production d’électricité locale.
Les panneaux photovoltaïques peuvent être placés sur le toit des maisons à proximité des
zones jusqu’à présent défavorisés. Cela permet donc de fournir de l’électricité directement
aux particuliers, sans qu’il soit nécessaire de créer des réseaux coûteux de transport d’énergie
jusqu’à ces endroits du globe. Mais ces zones sont souvent situées dans pays en voie de
développement, qui n’ont pas les moyens de financer de telles infrastructures.
Le rayonnement émis par le soleil est porteur de photons qui transportent une énergie .
Ces photons sont absorbés dans un matériau semi-conducteur, qui va en réponse générer une
tension électrique. Cette énergie dépend de trois caractéristiques :
• la célérité de la lumière c;
• la longueur d’onde λ ;
• la constante de Planck h.
h et c étant des constantes, on peut affirmer que l’énergie transportée par un photon est
inversement proportionnel à sa longueur d’onde. Comme le montre la relation :
c (3.1)
E ph = h
λ
Les matériaux semi-conducteurs, en absorbant les photons, produisent des électrons ainsi que
des trous, tous deux étant porteur de charge. Le rayonnement solaire doit alors provoquer un
déplacement d’électron d’un conducteur à l’autre. Pour que le phénomène opère, une
différence de potentiel doit apparaitre aux deux bornes du dispositif. Cela a pour effet de
constituer l’équivalent d’une pile. Le matériau devient donc photoconducteur. Il est un dipôle
passif puisque, si on applique une tension aux bornes du matériau, le courant va circuler.
78
L’effet photovoltaïque a été découvert en 1839 par Alexandre Edmond Becquerel. C’est
seulement environ un siècle plus tard, en 1916, que Robert Millikan sera le premier à
produire de l'électricité avec une cellule solaire. Mais cette découverte n’est à l’époque
qu’anecdotique au vu du rendement énergétique pour transformer la lumière du soleil en
énergie. C’est l’industrie spatiale que remettra ce phénomène au-devant de la scène, dans les
années 50. Les panneaux solaires étant le seul moyen non nucléaire d’alimenter des satellites
en énergies. Le choc pétrolier dans les années 70, la découverte de la méthode pour trouver
le MPPT (conséquence des recherches dans le domaine spatial) ainsi que les efforts consentis
pour réduire le coût des panneaux, ont favorisé la commercialisation de cette énergie
renouvelable. En 1973, la première maison alimentée par des cellules photovoltaïques est
construite. Aujourd’hui, des centrales solaires sont en construction dans le monde entier.
3.2 La jonction PN
Une cellule photovoltaïque est assimilable à une diode photosensible, son fonctionnement est
basé sur les propriétés des matériaux semi-conducteurs. La cellule photovoltaïque permet la
conversion directe de l'énergie lumineuse en énergie électrique. Son principe de
fonctionnement repose sur l'effet photovoltaïque. Une cellule est constituée de deux couches
minces d'un semi-conducteur. Ces deux couches sont dopées différemment (pour la couche
N, apport d'électrons périphériques; pour la couche P, qui a un déficit d'électrons). Ces deux
couches présentent ainsi une différence de potentiel. L'énergie des photons lumineux captés
par les électrons périphériques (couche N) leur permet de franchir la barrière de potentiel et
d'engendrer un courant électrique continu. Pour effectuer la collecte de ce courant, des
électrodes sont déposées par sérigraphie sur les deux couches de semi-conducteur.
L'électrode supérieure est une grille permettant le passage des rayons lumineux. Une couche
antireflet est ensuite déposée sur cette électrode afin d'accroître la quantité de lumière
absorbée. Le matériau le plus répandu dans les cellules solaires est le silicium. Il existe
plusieurs types de cellules solaires :
79
Tableau 3.1 Comparatif des différents types de matériau utilisé pour synthétiser un module
PV (Source : Système solaire- Hors série spécial recherche solaire, juillet 2006)
On voit également grâce à ce tableau qu’il y a une différence entre le rendement du module
en laboratoire et en extérieur. On constate donc que les deux technologies principalement
utilisé, le silicium monocristallin et poly cristallin, possède un rendement et un prix différent.
En effet, le monocristallin a un rendement surfacique plus élevé et naturellement un prix plus
élevé que le poly cristallin.
Une cellule photovoltaïque peut être assimilée au circuit électrique équivalent (Chin, 2011) :
(3.2)
= −1 = −1
= + (3.3)
81
= − (3.5)
Et :
+ (3.6)
= =
(3.7)
= − − = − −1 − −
Une cellule photovoltaïque seule ne peut pas fournir suffisamment de puissance afin
d'alimenter une charge ou le réseau électrique. Il convient donc d'associer ces cellules entres
elles dans le but de fournir plus de puissance. Une association en série augmentera la tension
de sortie du panneau solaire tandis qu'une association en parallèles augmentera le courant
fournit à la charge. Il est alors nécessaire d'introduire deux nouveaux paramètres Np et Ns
représentant respectivement le nombre de cellules en parallèles et en série. L’expression de
I devient :
(3.8)
= − −1 − −
82
Avec :
• Isc : Courant de court-circuit d’une cellule;
• Rp : Résistance caractérisant les pertes par recombinaison des porteurs dues aux défauts
structurales du matériau;
• Rs : Résistance caractérisant les pertes par effets Joule dans le semi-conducteur et les
pertes à travers les grilles de collectes et les mauvais contactes ohmiques de la cellule.
vpv + Rs I PV
Ns Np
vT v R I (3.9)
I PV = I sct − N p I 0 s (e − 1) − PV − S PV
RP RP
Avec :
T
qEG 0 1 1
( − ) (3.9)
β k Tr T
I os = I or ( ) 3 − e − 1)
Tt
Et :
TR étant la température de référence (=298.18 K), EG0 (=1.12 eV), la largeur de bande du
silicium, β le facteur d’idéalité (=1740), Ios le courant de saturation inverse de la cellule, Ior le
courant de saturation de la cellule.
83
Bien que le rendement occupe une place primordiale dans le choix des cellules, il n’est pas
le seul indicateur de performance pour une cellule. En effet, la température et également le
niveau d’éclairage peuvent affecter les performances du panneau. Afin de bien distinguer la
modification de la valeur du courant et de la tension du panneau dû à un changement de
température, on trace les courbes caractéristiques IpvVpv et PpvVpv suivantes grâce aux
équations (3.9), (3.10), (3.11) et sachant également que :
vpv + Rs I PV
Ns Np
vT v RI (3.11)
PPV = I PV .vPV = I sct − N p I 0 s (e − 1) − PV − S PV .v
RP RP PV
Figure 3.4 Courbe V-I et P-V des modules PV avec variation de la température
84
On observe que pour des températures élevées, la puissance produite par le panneau diminue.
Les caractéristiques du panneau en fonction de l’ensoleillement G=600, 800 puis 1000W/m2
sont représentées dans la figure ci-dessous.
Figure 3.5 Courbe V-I et P-V des modules PV avec variation de l’ensoleillement
Le MPPT (Maximum Power Point Tracking) est un principe permettant de suivre le point de
puissance maximale d'un générateur électrique non linéaire. Les premières utilisations du
MPPT datent de 1968.
Le MPPT est le point clé du montage. Il s’agit d’un genre de contrôleur qui va forcer le
générateur à travailler à sa puissance maximale (MPP). En effet, cette opération permet
d’obtenir le meilleur rendement de puissance de la cellule. Il existe différentes méthodes pour
obtenir ce point. Les algorithmes de programmation de contrôleurs MPPT sont relativement
85
simples, du fait des limitations technologiques dans les microprocesseurs disponibles. Il peut
donc être facilement implémenté sur un ordinateur ou un microprocesseur.
Cette méthode est très souvent exploitée et citée par de nombreux auteurs (Abdelsalam,
2011),(Qin, 2011). Elle utilise une méthode itérative, qui repose sur un procédé
algorithmique utilisé dans le but d’aller chercher la puissance maximale. Ce procédé se base
sur le calcul d’une valeur actuelle de la puissance et de la valeur précédente. Un algorithme
permet de faire la comparaison des deux puissances aux différents points successifs situés sur
la courbe. Si : °2 − °1 > 0 , on ajoute un pas de tension. Si la différence °2 −
°1 < 0. A partir de ce changement, on réduit la tension du panneau d’un pas. Dans le
tableau ci-dessous est résumé le fonctionnement de l’algorithme P&O.
86
Cette opération peut être synthétisée à l’aide du logiciel Matlab, comme on le voit
ici l’algorithme est synthétisé par le code suivant :
V0 i0
P0
V1 i1
Si i1V1 > P0 Si i1V1 > P0
V0 = V1 +Δ V0 = V1 − Δ V0 =V1 −Δ V0 = V1 +Δ
La méthode basée sur la conductance incrémental est également très utilisée. Cet algorithme
est basé, comme le précédent, sur une considération de la dérivée de la puissance par rapport
à la tension. Effectivement, nous savons qu’au point de puissance maximale, cette dérivée est
égale à zéro. Dans l’équation :
(3.12)
=0 ↔ =0↔ +
(3.13)
=−
U n , In
dU=0
dI/dU=-I/U dI=0
U r =U r - ΔU U r =U r + ΔU U r =U r - ΔU U r =U r + ΔU
U b =U n , Ib =In
Il existe une autre méthode pour modéliser ce MPPT sous matlab/simulink sans utiliser la
fonction embedded, en utilisant le montage suivant :
I PV dl
×
1 dl
z ÷
dV
ε
V PV
dV D
1 =0 K.Ts
z
Ki z −1
D
I 1e−6
0
÷ I
V V on / off
0
3.6 Conclusions
CHAPITRE 4
• un panneau photovoltaïque;
• un convertisseur Boost avec sa commande;
• un onduleur également muni de sa commande;
• le réseau triphasé;
• une charge linéaire;
• une charge non linéaire;
• une charge monophasée.
Une validation par simulation est utilisée pour tester le comportement du système. Des
perturbations sont également rajoutées pour aussi tester la réaction du système à la variation
de la charge, à la variation de l’ensoleillement, de la charge et de la décharge de la batterie.
92
I PV
On utilise la même commande pour ce convertisseur qu’au chapitre 2.2.2. On rappelle la loi
de commande puis son schéma :
u − Vin (4.1)
d =1
vc
I Lréf u u − V in
+1
vc
IL
On va tout d’abord utiliser les lois de Kirchhoff pour chaque phase au point de raccordement
de l’onduleur :
di
v1 = Lc 1 + R ci1 + V1M + VMN
dt
di (4.2)
v2 = Lc 2 + R ci2 + V2M + VMN
dt
di
v3 = Lc 3 + R ci3 + V3M + VMN
dt
On suppose que les tensions sont équilibrées et que la composante homopolaire est nulle.
Après simplification, les systèmes d’équations deviennent:
di1
Lc = − R ci c1 − d n1Vdc + v1
dt
di
L c 2 = − R c i 2 − d n 2 Vdc + v 2 (4.3)
dt
di
L c 3 = − R c i3 − d n 3 Vdc + v3
dt
dV (4.4)
C =i
dt
95
On donne à présent la représentation d’état du filtre actif dans le plan `abc` dans le système
des courants sans tenir compte de l’absence de la composante homopolaire :
di
L = −R i − d V + V
dt
di
L = −R i − d V + V (4.5)
dt
dV 1 1
= (2d + d )i + (d + 2d )i
dt C C
Une transformation du modèle du filtre dans le plan stationnaire d-q est utilisée pour faciliter
l’implantation et réduire le temps de calcul. En posant la troisième équation du modèle,
donnée par la relation (4.5) sous la forme suivante :
i
dv 1
C dc = d i + d i + d i = d d d i (4.6)
dc dt n1 1 n2 2 n2 3 n1 n2 n3 2
i3
En se basant sur la relation (4.15) pour effectuer le passage du plan abc au plan dqo.
Ou P : Transformation de Park
2 cosθ (4.8)
Cdq123 = cos( θ − 2π / 3 ) cos( θ − 4π / 3 )
3 − sinθ − sin( θ − 2π / 3 ) − sin( θ − 4π / 3 )
dV d i d i d i (4.9)
= + +
dt C C C
dV d i d i (4.10)
= +
dt C C
Nous utilisons le même développement de passage du plan abc au plan dq sur les deux autres
équations du modèle, on obtient:
di
L = −R i + L ωi − V d +V
dt
di
L = −R i − L ωi − V d +V (4.11)
dt
dV
C =d i +d i
dt
di
L = −R i + L ωi − V d +V
dt
di
L = −R i − L ωi − V d +V (4.12)
dt
dV
C =d i +d i
dt
97
Afin de réaliser un bon suivi des consignes, on doit avoir des boucles des courants sur les
axes d et q assez rapides. Les deux premières équations différentielles du modèle (4.3) établi
sont récrites sous la forme suivante:
di (4.13)
L + R i = L ωi − V d +v
dt
di (4.14)
L + R i = −L ωi − V d +v
dt
Ces équations représentent les dynamiques des courants i et i du filtre actif, ils sont
couplées et non linéaire.
Entrée équivalente
On introduit des nouvelles entrées équivalentes. Cette action permet, à travers la commande,
de résoudre le problème de couplage et non linéarité par l’introduction des nouvelles entrées
équivalentes
.
u = L ωi − V d +v (4.15)
u = −L ωi − V d +v (4.16)
De cette façon, les courants i et i peuvent être commandés indépendamment l’un de l’autre
en agissant sur les entrées u et u . Pour une réponse dynamique plus rapide et pour annuler
98
l’erreur en régime permanent des régulateur de type PI sont utilisés. Les régulateurs PI ont
les expressions suivantes :
(4.17)
ud =Kp + Ki dt
(4.18)
uq =Kp + Ki dt
i* i K p s + Ki 1 i
s Lc s + Rc
Gi ( s )
+
( ) ( ) (4.19)
= ∗ = .
∗( ) ( ) ( + )
+ +
= 2ξw L − R et =L w (4.20)
ξ = √2 2
99
v + L ωi − u (4.21)
d =
V
v − L ωi − u (4.22)
d =
V
L’analyse de la boucle de tension est basée sur l’équation (4.12), on définit u comme étant
l’entrée équivalente.
dvdc (4.23)
udc = Cdc = dndid + dnqiq
dt
Où
V : L’erreur de tensionV ,
V * : la référence de tension Vdc.
100
Kpv + Kiv
( ) +
2
∗ =2 = (4.25)
( ) +2 + Kpv Kiv
+ +
Kpv = 2 (4.26)
Et :
Kiv = (4.27)
Dans l’objectif de réguler la tension du bus DC et de compenser les pertes dans les éléments
dissipatifs du filtre, un courant actif de référence i est ajouté à la référence du courant i .
On a :
− − (4.28)
= =
≈ =0 (4.29)
Et :
101
(4.30)
3
≈ =
2
Où :
V : La valeur maximale de la tension de source.
(4.31)
2
≈
3
Les courants de la charge non linéaire i , , , sont mesurés et transformés au plan synchrone
d-q qui tourne à la fréquence fondamentale ω, les courants i , i de la charge non linéaire
peuvent être écrits sous forme suivante :
= + (4.32)
La composante I est l’image du courant fondamental en phase avec la tension dans le plan
«abc» (puissance active). D’autre part la composante I est l’image du courant en
quadratique avec la tension dans le plan «abc» (puissance réactive). Le courant I avec
signe négative sera utilisé au complet comme référence du courant réactif, et le courant
comme référence du curant harmonique, de cette façon les harmoniques et la puissance
réactive seront compensées. Un filtre passe haut Figure 4.6, est utilisé pour extraire la
composante harmonique(−i ).
∗ (4.33)
=− +
102
∗
=− (4.34)
icd −icdh
s + 2ζω s (4.35)
H (s) =
s + 2ζω s + ω 2
2
En traçant son diagramme de Bode pour des fréquences de coupure différentes, avec fc=15
Hz, puis 65 Hz, on obtient :
Figure 4.8 Zoom du diagramme de Bode du filtre pour différentes fréquences de coupures
On remarque que pour une fréquence supérieure à 60 Hz, le lieu de la profération des
courants harmoniques, donc supérieur à w=377 rd/s, que :
• pour une fréquence de coupure f= 15 Hz, le module en dB est presque nul, ce qui
démontre qu’il n’y a aucune modification d’amplitude entre l’entrée et la sortie du
filtre passe haut, de plus la phase est aussi nulle, ce qui démontre aussi qu’il n’y a
aucun déphasage entre l’entrée et la sortie du filtre passe haut;
• pour une fréquence de coupure f= 65 Hz, le module en dB est environ 2 dB, ce qui
démontre qu’il y a modification d’amplitude entre l’entrée et la sortie du filtre passe
haut, de plus la phase n’est pas nulle, ce qui démontre aussi qu’il y a un déphasage
entre l’entrée et la sortie du filtre passe haut.
Figure 4.9 Courant du réseau en régime permanent pour fc =15Hz, 25Hz et 65Hz
On constate que, plus la fréquence est grande, plus le courant du réseau est perturbé.
La Figure 4.10, montre le schéma bloc de la commande dq. Les courants fournis par le filtre
actifs sont contrôlés dans le plan d-q en utilisant une stratégie de commande équivalente basé
sur d-q synchrone. A partir des courants de charge, les références harmoniques i , i sont
extraites. Le courant de référence i sur l’axe d. Un régulateur de type PI est utilisé pour les
boucles des courants (boucles internes) dans le but de forcer les courants du filtre à suivre
rapidement leurs références. Pour la boucle externe (boucle de tension) un régulateur de type
PI est utilisé aussi pour ramener la tension continu Vdc à une valeur de consigne et l’erreur
compensée à la sortie du régulateur est ajoutée à la référence du courant suivant l’axe d.
105
Vdc udc 3 V
dc
udc
Vdc* 2 Vˆ
Gv ( s)
Vdc i fq
i d*
dnd
ica icd −icdh ud V d + L f wi fd − ud
La méthode utilisée pour modéliser ce filtre a été inspiré des travaux réalisés par Karimi-
Ghartemani en 2006. On note u un signal comprenant une composante sinusoïdale u0 et une
composante indésirable u1 tel que :
u ( t ) = u 0 ( t ) + u1 ( t ) (4.36)
Dans laquelle :
u 0 ( t ) = A0 sin( w 0 t + d0 ) (4.37)
106
Le signal indésirable est peut être assimilé au bruit, aux perturbations transitoires et aux
composantes sinusoïdale d’une fréquence différente de w0 (fréquence centrale). On souhaite
obtenir une estimation de u0(t), désigné par y(t), à partir du signal u(t). L’erreur des
moindres carrés entre le signal d’entrée u(t) et la sortie y(t) est minimisée par une méthode
appelée descente de gradient. C'est le point de départ de divers algorithmes adaptatifs tels que
la méthode linéaire des moindres carrés. La fonction cost est défini par :
1 2 1 (4.38)
J (t , Q ) = [u (t ) - y (t , Q ) ] @ e 2 (t , Q )
2 2
¶ (4.39)
Q&(t ) = - k J (t , Q )
¶Q
Supposons que la fréquence centrale w0 est fixé et considérons que y ( t ) = A sin(f ( t )) comme
une estimation de u0(t), ou f ( t ) = w 0 t + d (t ) . Si on prend Q = [A, d ] , on obtiendra les
Il a été observé que, sans cette disposition, l'amplitude estimée peut converger vers des
valeurs positives ou négatives de la même valeur absolue en fonction de la phase initiale du
signal d'entrée. En considérant cette modification et la fait que f&= d&+ w 0 , on obtient
l’ensemble suivant d’équation :
Ce système proposé n'est pas entièrement adaptatif dans le sens où elle ne peut pas tenir
compte des variations de la fréquence d'entrée lorsqu’elles sont importantes. Nous allons
alors présenter un système plus général capable de suivre et d’estimer des variations de
fréquence plus importante. Pour s’adapter aux importantes variations de la fréquence, le
signal de sortie peut être défini comme :
t
(4.43)
y = A(t ) sin( ò w(t ) d t + d(t ))
0
108
respecte que w = t. En d’autres termes, un ensemble variant dans le temps d'équations dans
lesquels la variable t, le temps, est explicitement présente. On peut alors écrire :
Un tel système variable dans le temps a été observée à être instable et par conséquent
pratiquement n'a aucune valeur. Une méthode heuristique permet de résoudre ce problème en
ignorant t et en l'absorbant dans le paramètre de taille d'échelon.
Cela se justifie à partir du moment où : d'une part, t est toujours positif, tout comme le
paramètre de taille d'échelon, et d'autre part, la solution souhaitée pour les équations est d'être
périodique, qui implique un caractère périodique pour t. Pour absorber dans le paramètre k, il
faut le remplacer par sa valeur moyenne pendant une période, défini par T / 2 = p / w .
Comme il a été expliqué précédemment, k2 absorbe A et t, on obtient alors (Karimi-
Ghartemani, 2004) :
df d é
t ù dd dw (4.47)
= êêò w(t )d t + d(t )úú= w + = w + k3
dt dt êë 0 ûú dt dt
109
A (t ) = k1e(t ) sin φ (t )
ω (t ) = k2 e(t ) cos φ (t )
φ(t ) = ω (t ) + k k e(t ) cos φ (t )
2 3 (4.48)
y (t ) = A(t ) sin φ (t )
u(t )
e (t ) ω ω ω
k2
k3 ω0 φ
cos
s in
A y (t )
k1
Nous allons donc intégrer ce filtre à la commande non linéaire simple proposé en utilisant
comme signal d’entrée les courants de la charge du système global. On constatera dans nos
simulations que la commande de l’onduleur ne compense pas complètement les courants.
D’où la nécessité d’introduire la composante inverse dans la commande, afin de corriger
cette imperfection. On va donc capter les courants d’entrée et réaliser une transformation
inverse avant de les injecter au niveau de la sortie. La composante inverse du courant de
charge est régit par l’équation :
I inv = I La + a 2 I Lb + aI Lc (4.49)
Son principe de base s’appuie sur les travaux de Song Hong-Scok. Le principal objectif de
cette stratégie de commande est d’améliorer la performance de la commande non linéaire en
utilisant un filtre multi-variable (FMV). Ce filtre a pour action d’extraire la composante
fondamentale directe de signaux d’entrée, que ce soit une tension ou une courant,
directement selon les axes d/q. Il peut également servir à isoler un harmonique de rang
particulier, qu’il soit direct ou inverse (Gaillard, 2010). Song Hong-Scok a présenté dans son
doctorat une méthode pour récupérer la fonction de transfert de l’intégration du signal de
référence synchrone, qui est exprimé par l’équation (Ben habib, 2007):
x (4.51)
αβ ( s ) s + jω
H (s) = =
xˆ (s) s 2 + ω 2
αβ
Cette fonction de transfert permet de mettre en évidence que le signal d’entrée est en phase
avec le signal de sortie, grâce à l’intégration de l’amplitude signal est en phase avec le signal
d'entrée, avec un effet de l'intégration de son ampleur. On ajoute ensuite dans la fonction de
transfert précédente deux constantes k1 et k2, et on obtient l’équation suivante :
xαβ ( s) ( s + k1 ) + jω c
H ( s) = =k (4.52)
2 2 2
xˆαβ ( s) ( s + k1 ) +ωc
x (4.53)
αβ ( s) ( s + K ) + j.ωc
H ( s) = = K.
xˆ ( s)
αβ ( s + K )2 + ωc2
Avec :
wf la pulsation de la composante fondamentale du signal d’entrée, n : le rang de la
composante du signal à filtrer, ε : une constante égale à ± 1 (composante directe ( ε = 1) ou
inverse ( ε = -1), K : une constante positive, x : les signaux d’entrée du FMV et x̂ : les
αβ αβ
signaux de sortie du FMV.
ωc = ε .n.ω f (4.54)
xα ( s) xβ ( s)
On trace le diagramme de Bode de la fonction de transfert et à partir
xˆα ( s) xˆβ ( s)
directement de simulink en utilisant ‘linear control design’ pour 3 valeurs différentes pour
113
On voit que plus le paramètre k est élevé, plus l’amplitude et la phase restent égale à zéro. On
cherche la valeur de k qui nous donne un déphase et un module en dB nul à la fréquence du
réseau électrique, f= 60 Hz ou w=377 rd/s, les valeurs retenus sont ceux supérieur à 15000.
La figure suivante montre, pour différente valeur de K dans la fonction de transfert, le THDi
du réseau :
On conclut de cette figure que lorsque l’on augmente la valeur de K, on diminue le taux de
distorsion harmonique au réseau. Réalisons à présent un tableau récapitulant cette courbe :
On voit que le THDi du réseau lorsque l’on augmente la valeur de K, et qu’il reste inférieur à
5% à partir de K=10000.
K .( s + K ) K .ωc (4.55)
xˆα ( s ) = xα ( s ) − x ( s)
( s + K ) 2 + ωc2 ( s + K ) 2 + ωc2
β
K .ωc K .( s + K ) (4.56)
xˆ ( s ) = xα ( s ) + x (s)
β 2 2
( s + K ) + ωc ( s + K ) 2 + ωc2
β
K ω (4.57)
xˆα ( s ) = [ xα ( s ) − xˆα ( s )] − c xˆ ( s )
s s β
K ω (4.58)
xˆ ( s ) = [ x ( s ) − xˆ ( s )] + c xˆα ( s )
β s β β s
xα − 1 x̂α
+ K + s
−
ωc
ωc
x + 1 x̂
β +− K + s β
Nous allons donc intégrer ce filtre à la commande non linéaire simple proposé en utilisant
comme signaux d’entrée les courants de la charge du système global.
116
Dans le but d’éviter l’utilisation du filtre passe haut traditionnel pour extraire les
harmoniques de courant cité dans la commande non linéaire simple, une commande non
linéaire est proposée. Cette commande est basée sur l’utilisation de la séquence positive du
courant de charge. L’onduleur a la capacité théorique de compenser toutes les harmoniques
de courants indésirables, ainsi que les courants de charge de charge de déséquilibre, et la
puissance réactive consommée par les charges.
di
Lc cd = Lcωicq − dnd vdc + vd
dt
dicq
Lc = − Lcωicd − dnq vdc + vq (4.59)
dt
dv v
Cdc dc + dc = dnd icd + dnqicq
dt Rdc
On sait que:
On obtient alors:
di di
Lc sd = Lc Ld − Lcω iLq + Lcω isq − d nd vdc + vd
dt dt
diq diLq
Lc = Lc + Lcω iLd − Lcω isd − d nq vdc + vq (4.61)
dt dt
dv v
Cdc dc + dc = d nd icd + d nq icq
dt Rdc
117
di
−ud + Lc Ld + Lcωisq − LcωiLq − dnd vdc + vd
dnd = dt
vdc
diLq (4.62)
−uq + Lc − Lcωisd + LcωiLd − dnq vdc + vq
dnq = dt
vdc
La dérivée temporelle n'est pas inhérente à la loi de commande parce ILd est une sinusoïdale
pure et représente une séquence positive, donc la dérivée temporelle est nulle. Maximum
d'extraction de charge de courant positif : utilisation de Fortescue matrice, la séquence
positive du courant de charge est donnée par:
iL1
1
i L2 a 1
3
a
2
iL3
Pour maintenir Vdc égale à sa référence et de compenser les pertes dans le déposant actif,
cela se fait en agissant sur l'Id du composant actif courant (Hamadi, 2010).
dv v (4.63)
Cdc dc + dc = dnd icd + dnqicq
dt Rdc
118
Le courant actif est représenté par la composante dnd. Par conséquent, l'effort de contrôle est
la suivante:
u u v 2 vdc (4.64)
id0 = dc = dc dc = u
dnd dnd vdc 3 Vˆ dc
sin θ
sin(θ− 2π)
3
4π
sin(θ− )
3
I PV
a) b)
Figure 4.23 Spectre harmonique a) courant du réseau, b) courant de la charge
122
• Le courant du réseau est en phase avec la tension, donc du courant fournie une partie de
la puissance à la batterie et à la charge. En revanche, avec ensolleilement, le courant est
opposition de phase avec la tension, il reçoit alors de la puissance;
• Vdc est correctement régulé;
• on observe un courant de 40A généré par le panneau, en ayant fixé G=800W/m²;
• les courbes de puissances confirme que la charge est bien alimenté à 5000W, d’abord en
intégralité par le réseau, puis lorsque le panneau fournit 6000W dans ses conditions
conditions d’ensolleilement. Il peut alors également alimenter en même temps le réseau à
hauteur de 1000W;
• on observe un TDH au réseau de 0.93%.
Pour cette deuxième simulation, on utilise le même montage que précèdemment, pour
conférer au système de sotckage de pallier aux variations de la puissances émises par le
panneau solaire du au conditions climatiques. À t=0s, on fixe l’ensolleillement à G=
800W/m2. En revanche, on fait varier le courant de la batterie. En effet, à travers la
commande du convertisseur DC-DC, on impose de t=0 à t=0.1s un courant de charge de la
batterie Iin = 20A, puis de se décharger de t=0.1 à 0.3s avec Iin = -20A , avant de revenir après
t=0.3s à Iin = 20A . On observe les même courbe de puissances, courant et tension que pour la
première simulation. Voici les résultats obtenus :
123
On remarque que :
• le courant dans l’onduleur augmente pendant la periode T=0.1 à 0.3s, car la batterie se
décharge. Cela se traduit par une opposition de phase entre le courant et la tension du
réseau, qui indique que le réseau reçoit de la puissance;
• cela ce confirme avec les courbes des puissances, ou celle de l’onduleur est négative
lorsque la batterie absorbe du courant, puis positive lorsque la batterie se décharge;
• la tension au bus DC est régulé, et le courant dans le panneau est constant à 40A;
• la charge est elle, correctement alimenté à hauteur de 5000W;
• les courbes relatives à la batterie indique lorsque le courant imposé par la consigne est
négatif, la batterie se charge, losrqu’elle est est négative, elle se décharge. La tension est
abaissé lorsque la courant augmente et inversement.
Pour cette troisième simulation, on utilise le même montage que la deuxième, à détail près :
on fait varier la charge déséquilibré. Cette opération à pour but d’analyser la réaction du
125
montage face à cette modification. On peut imaginer que la charge soit une ville à alimenter,
et que celle-ci nécessite plus ou moins d’énergie. Le système doit s’adapter à ces variations.
Dans cette simulation, on note que c’est le panneau et le réseau qui alimente la charge
comme en témoigne la courbe de puissance. Lorsque l’on augmente la puissance de la
charge, à T=0.1s, le courant dans le réseau augmente, car la puissance du réseau. Avec un
ensoleillement de G=800W/m², le panneau n’est pas en mesure d’aider le réseau à aliemtner
la charge.
Pour cette quatrième simulation, on utilise le même montage que la deuxième, à détail près :
on fait varier l’ensoleillement. À t= 0s, G=600W/m2, À t= 0.1s, G=800W/m2, À t= 0.3s,
G=1000W/m2. Les autres paramètres (charge, charge de la batterie) sont constants. On
observe les mêmes courbes de puissances, courant et tension que pour la première
simulation. Voici les résultats obtenus :
127
• lorsque l’on augmente l’ensoleillement, le courant du réseau diminue. Cela est normal,
car cette augmentation engendre l’augmentation du courant du panneau, passant de 25A
à 40A, puis à 50A;
• cette explication ce confirme par les courbes de puissances, celle du réseau diminue, celle
de l’onduleur augmente, et celle de charge est constante.
•
a) b)
Figure 4.33 Spectre harmonique : a) courant du réseau, b) charge
On constate que :
revanche, avec ensolleilement, le courant est opposition de phase avec la tension, il reçoit
alors du courant;
• le Vdc est correctement régulé;
• on obtserve un courant de 40A généré par le panneau, en ayant fixé G=800W/m²;
• les courbes de puissances confirme que la charge est bien alimenté à 5000W, d’abord en
intégralité par le réseau, puis lorsque le panneau fournit 6000W dans ses conditions
conditions d’ensolleilement. Il peut alors également alimenter en même temps le réseau à
hauteur de 1000W;
• le THDi au réseau est de 1.20% en régime permanent.
• le courant dans l’onduleur augmente pendant la periode T=0.1 à 0.3s, car la batterie se
décharge. Cela se traduit par une opposition de phase entre le courant et la tension du
réseau, qui indique que le réseau reçoit de la puissance;
132
• cela ce confirme avec les courbes des puissances, ou celle de l’onduleur est négative
lorsque la batterie absorbe du courant, puis positive lorsque la batterie se décharge;
• la tension au bus DC est régulé, et le courant dans le panneau est constant à 40A;
• la charge est elle, correctement alimenté à hauteur de 5000W;
• les courbes relatives à la batterie indique lorsque le courant imposé par la consigne est
négatif, la batterie se charge, losrqu’elle est est négative, elle se décharge. La tension est
abaissé lorsque la courant augmente et inversement.
Lorsque l’on augmente l’ensoleillement, le courant du réseau diminue. Cela est normal, car
cette augmentation engendre l’augmentation du courant du panneau, passant de 25A à 40A,
puis à 50A. Cette explication se confirme par les courbes de puissances, celle du réseau
diminue, celle de l’onduleur augmente, et celle de charge est constante.
Lorsque la charge est équilibrée, il n’y a pas d’anomalie au niveau du courant du réseau. En
l’occurrence, la charge est déséquilibrée. La commande de l’onduleur ne compense pas
correctement les courants. D’où la nécessité d’introduire la composante inverse dans la
136
commande, afin de corriger cette imperfection. En ajoutant cet élément, on obtient les
résultats escomptés :
Les courbes de puissances confirme que la charge est bien alimenté à 5000W, d’abord en
intégralité par le réseau, puis lorsque le panneau fournit 6000W dans ses conditions
conditions d’ensolleilement. Il peut alors également alimenter en même temps le réseau à
hauteur de 1000W.
le courant dans l’onduleur augmente pendant la periode T=0.1 à 0.3s, car la batterie se
décharge. Cela se traduit par une opposition de phase entre le courant et la tension du réseau,
qui indique que le réseau reçoit de la puissance.
La puissance de l’onduleur est négative lorsque la batterie absorbe du courant, puis positive
lorsque la batterie se décharge.
les courbes relatives à la batterie indique lorsque le courant imposé par la consigne est
négatif, la batterie se charge, losrqu’elle est est négative, elle se décharge.
Lorsque l’on augmente l’ensoleillement, le courant du réseau diminue. Cela est normal, car
cette augmentation engendre l’augmentation du courant du panneau, passant de 25A à 40A,
puis à 50A.
a) b)
Figure 4.54 Spectre harmonique : a) du courant du réseau, b) du courant de la charge
les courbes de puissances confirme que la charge est bien alimenté à 5000W, d’abord en
intégralité par le réseau, puis lorsque le panneau fournit 6000W dans ses conditions
conditions d’ensolleilement. Il peut alors également alimenter en même temps le réseau à
hauteur de 1000W. On observe en régime permanent un THDi de 1.48% au réseau.
Le courant dans l’onduleur augmente pendant la periode T=0.1 à 0.3s, car la batterie se
décharge. Cela se traduit par une opposition de phase entre le courant et la tension du réseau,
qui indique que le réseau reçoit de la puissance.
On réalise une dernière simulation afin de comparer de plus près les performances des
différentes commandes quant à la régulation du bus continu. On simule pour chaque
commande, le système global sans le panneau, ni la batterie, avec une variation de charge
passant de 4000W à 5000W entre T=0.1s et 0.2s. Voici ce que l’on obtient, en groupant les
courbes pour chacune des commandes sur une même figure :
Notons finalement que c’est la commande non linéaire sans filtre qui obtient la meilleure
régulation, suivi de la commande non linéaire simple (filtre passe haut), et ensuite par la
commande avec filtre FMV. La commande non linéaire avec filtre Notch a le moins bon
résultat.
150
4.6 Conclusion
Voici un tableau récapitulatif des performances des différentes simulations pour les
différentes commandes utilisées pour l’onduleur :
TDHi au réseau
sans le panneau, 1.43% 1.61% 1.7% 1.33%
ni la batterie
Temps de
régulation du Vdc 0.025 s 0.05 s 0.07 s 0.015 s
avec variation de
la charge
Dépassement du
Vdc avec variation 0.6 % 1% 0.8 % 0.2 %
de la charge
La commande non linéaire sans filtre permet la meilleure correction du TDHi. La commande
avec le filtre Notch obtient le plus mauvais TDHi. En observant les temps de la régulation du
Vdc, on s’aperçoit que la commande sans filtre est plus rapide et la commande Notch est la
plus lente. En récapitulatif, la commande non linéaire sans filtre est la meilleure. En
deuxième, on choisira la commande non linéaire simple. On note que la commande avec le
filtre Notch possède le moins bon résultat pour le dépassement du Vdc, et que le filtre FMV
possède les moins bons résultats pour la vitesse de régulation du Vdc ainsi que pour le TDHi.
On classe finalement le filtre Notch troisième et le filtre FMV quatrième. Concernant la
151
qualité du réseau électrique, on a donc trouvé, pour chaque commande utilisée pour
l’onduleur, un taux de distorsion harmonique inférieure à 5%, respectant ainsi la norme
IEEE519-1992, on peut donc considérer que les quatre commandes synthétisée présentent
des résultats acceptables.
CONCLUSION GÉNÉRALE
Au cours de ce projet de recherche, nous avons présenté une étude sur l’utilisation des
panneaux photovoltaïques, son raccordement au réseau électrique et à une charge.
L’exploitation d’un périphérique de stockage a également été insérée dans le montage, qui a
été réalisé par simulation via Matlab. L’étude d’ensemble de l’énergie solaire a été effectuée,
avec l’utilisation comme interface d’un convertisseur élévateur muni d’une commande à
régulateur PI, et la méthode de MPPT mise en œuvre est P&O. On a d’abord choisi la
batterie comme périphérique de stockage, puis étudié les différents modèles afin d’utiliser la
mieux approprié à notre application. Plusieurs convertisseurs pouvant être utilisés pour
commander la batterie à se charger ou à se décharger ont été étudié puis simulés. Il s’agit des
alimentations à découpage suivante : le convertisseur Boost, Buck, Sepic, Buck-Boost,
Boost-Buck. Enfin, nous avons connecté le système photovoltaïque et son périphérique de
stockage au réseau et à une charge non linéaire déséquilibrée. L’onduleur, permettant de
délivrer des tensions et des courants alternatifs à partir d'une source d'énergie électrique
continue, va jouer le rôle d’interface entre le panneau et le réseau. Sa commande a une
importance capitale car l’onduleur joue le rôle de filtre et permet de compenser les courants
qui polluent le réseau. Plusieurs commandes ont été étudiées, modélisées et simulées.
D’abord la commande non linéaire simple avec un filtre passe haut traditionnel. On a ensuite
remplacé ce dernier par un filtre multi-variable puis, dans une autre simulation, par un filtre
Notch. Enfin, nous avons utilisé une commande non linéaire sans filtre. Nous avons obtenus
au cours de nos simulations les résultats escomptés, prouvant les performances de chacune
des commandes.
Nous pouvons donc affirmer que cette topologie globale peut constituer une alternative
intéressante pour l’utilisation de l’énergie solaire, notamment grâce à sa simplicité, et
également ses performances et sa vitesse. Il s’avère qu’au cours de nos simulations, la
commande non linéaire sans filtre a obtenu les meilleures performances. Nous
recommandons donc celle-ci.
154
La topologie présentée dans le projet de recherche est très intéressante lorsque les systèmes
sont utilisés pour charger la batterie du véhicule hybride.
Abdelsalam. 2011. « High-Performance Adaptive Perturb and Observe MPPT Technique for
Photovoltaic-Based Microgrids », Texas A.M Electricity, Doha, Qatar.
Azzoug, Yamina. 2008. « Commande de la charge d'une batterie dans une installation
photovoltaique ». Mémoire de maîtrise en génie électrique, Trois-Rivières, 80 p.
M.C. Benhabib, S. Saadate. 2005. « A new robust experimentally validated phase locked
loop for power electronic control », EPE journal, vol.15, no3, pp.36-48.
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Groupe de recherche en électrotechnique et électronique, Nancy, IEEE.
Chin. 2011. « Fuzzy Logic Based MPPT for Photovoltaic Modules Influenced by
Solar Irradiation and Cell Temperature». 13th international UKsim
conference on modelling and simulation, University Malaysia Sab., Malaysia.
Dürr, M., Cruden, S. & McDonald, J.R. 2006. Dynamic model of a lead acid battery use in a
domestic fuel cell system. Journal of Power Sources, Volume 161, Numéro 2, p
1400-1411
Gaillard, Arnaud. 2010. «Système éolien basé sur une MADA : contribution à l’étude de la
qualité de l’énergie électrique et de la continuité de service». Mémoire de thèse en
génie électrique, Nancy, 187 p.
Hamadi, Abdelhamid. 2010. « Contribution à l’étude des filtres hybrides de puissance utilisés
pour améliorer la qualité de l’énergie dans le réseau électrique de distribution ».
Mémoire de thèse en génie électrique, Montréal, 196 p.
Jaya Deepti, V. Ramanarayanan. 2006. « State of Charge of Lead Acid Battery » In India
International conference On Power Electronics, 2006, p 89-93. Bangalore, India:
Electrical Engineering, Indian institute of science
Karimi Ghartemani, Mokhtari. 2006. « Extraction of Harmonics and Reactive Current for
Power Quality Enhancement » Tehran, IEEE ISIE.
Larminie, J. & Lowry, L. 2006. Electric Vehicle Technology Explained, John Wiley & Sons
Inc, 314 p.
Mitchell, Daniel. 1999. « Dc-dc switching regulator analysis » Livre de la bibliothèque ETS
p.60
M. Mojiri and A. R. Bakhshai. 2004 “An adaptive notch filter for frequency estimation of a
periodic signal,” IEEE Trans. Autom. Control, vol. 49, no. 2, pp. 314–318.
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simple feedback » . Thèse en genie électrique, Université du Massachusetts, p.11.