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2012/2013
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Sommaire
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INTRODUCTION
L’Administration des Douanes s’est engagée dans un processus soutenu de
modernisation et de simplification des procédures de dédouanement pour répondre
aux exigences de la libéralisation des échanges commerciaux, de l’avènement de la
mondialisation, et leurs conséquences au plan national.
Ainsi l’Administration des douanes a mis en œuvre une politique répondant aux
exigences du monde moderne, est devenue un véritable agent dynamique au service
de l’économie nationale, à travers le partenariat développé avec les opérateurs
économiques et la promotion des exportations et de l’investissement.
En effet, de tout temps, la Douane a disposé de mécanismes spécialement conçus en
vue de promouvoir les activités exportatrices ou de faciliter le développement des
activités liées au commerce international.
Ces mécanismes, aujourd’hui modernisés et mieux utilisés, permettent à la Douane
d’affirmer sa vocation économique.
En raison de la nature même du domaine d’action de la Douane et des moyens
qu’elle peut mettre en œuvre, cette formation, vise les objectifs ci-après :
Initier les partenaires économiques aux diverses prestations et nouveaux produits
mis à leur disposition par l’Administration des Douanes.
Veiller au respect par les utilisateurs des diverses réglementations auxquelles sont
assujetties les marchandises qui franchissent les bureaux douaniers.
Rappeler le contexte nouveau dans lequel s’exerce aujourd’hui la mission de la
Douane et les innovations introduites dans le circuit de dédouanement.
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L’entreprise qui réalise des opérations d’achat ou de vente à l’extérieur, doit se
soumettre à un certain nombre d’obligations de nature déclarative ou fiscale, puis
elle se doit de connaître et d’utiliser au mieux toutes les facilités offertes et mises
en place par la Douane : procédures et régimes douaniers, conditions dans
lesquelles doit être réalisée la déclaration, puis les éléments spécifiques qu’elle
comporte et qui sont déterminants pour l’établissement ultérieur des droits et taxes
à payer.
Préalablement à l’opération de dédouanement d’une marchandise, il y’ a l’étape
de préparation de l’opération commerciale.
En quoi consiste cette étape ?
Il s’agit pour le déclarant d’ :
Exploiter (étudier) le dossier commercial présenté par l’importateur de la
marchandise ou l’exportateur ;
Identifier tous les éléments lui permettant d’établir la déclaration en détail et de
choisir le régime douanier, en fonction de l’usage que l'opérateur économique souhaite
réserver à sa marchandise. Le régime douanier est le statut juridique que la
marchandise recevra à l'issue de son dédouanement. A travers le régime, la douane
sera fixée sur :
La fiscalité engendrée par le choix du régime douanier sous lequel sont
placées les marchandises : Si les droits et/ou taxes, déterminés en fonction de
l'espèce, de la valeur et de l'origine, sont exigibles ou non ;
La formalité requise pour le dédouanement des marchandises
considérées ;
Le contrôle du commerce extérieur et de change.
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En principe, toute importation doit faire l’objet de la souscription d’un titre
d’importation qui permet le passage en douane de la marchandise et son règlement
financier (engagement d’importation ou certificat d’importation ou déclaration
préalable à l’importation ou demande de franchise douanière)
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1- Avant l’arrivée du navire transporteur des marchandises :
Retrait par le destinataire des marchandises des documents y relatifs (généralement
reçus par le canal bancaire), dont notamment :
Le titre de transport (connaissement original pour les marchandises transportées par
la voie maritime par Exemple). En cas d’absence du connaissement original, la
banque domiciliataire du dossier délivre une lettre de garantie bancaire au
propriétaire de la marchandise ;
Les Factures ;
Tous documents prévus par le contrat commercial (certificat d’origine, certificat
vétérinaire, certificat sanitaire, etc.…).
2- Dès l’arrivée du navire transporteur des marchandises :
Le Transporteur achemine directement les marchandises vers un bureau de douane
géographiquement et légalement compétent pour y être déclarées.
Après débarquement, les marchandises sont prises en charge par le dépositaire
jusqu'à leur remise au porteur du connaissement.
Depuis le déchargement jusqu'à la prise en charge, le transporteur est considéré
comme responsable des marchandises.
Le débarquement des marchandises ne constitue pas une mise en douane, laquelle
ne commence qu’après le dépôt de la déclaration sommaire.
3 - Circuit de dépôt de la déclaration sommaire :
a- Dépôt auprès de la douane par le transporteur ou son représentant (consignataire de
navires ou agent maritime) de la déclaration sommaire (dans les 24 heures qui suivent
l’arrivée du navire).
b- Lorsque des marchandises arrivent en groupe c’est à dire qu’une même remorque
fait l’objet d’un seul connaissement couvrant des marchandises expédiées ensemble mais
pour des destinataires différents, le titre de transport mentionne comme destinataire un
représentant du transporteur ou de l’expéditeur qui n’est pas le destinataire final des
marchandises. Dans ce cas, le destinataire mentionné sur le titre de transport doit procéder au
dépotage qui n’est rien d’autre que le dégroupage d’une même expédition en plusieurs lots
distincts devant être déclarés et réceptionnés chacun par un importateur différent.
Il en résulte la création de «sous connaissements » reprenant chacun un des lots
concernant un destinataire en particulier. Ce dégroupage se traduit par :
Le dépôt auprès de la douane d’un détail de la déclaration sommaire qui va se
substituer aux lignes correspondantes de la déclaration sommaire initiale.
L’établissement au profit de chacun des destinataires de «contre bons » qui sont
la reproduction des sous connaissements ainsi créés et qui leur permettront le
dédouanement et l’enlèvement des marchandises correspondantes.
c- Visas du titre de transport.
1) Visa « bon à délivrer » :
Le dépositaire garde, dans ses magasins, les marchandises jusqu’à ce qu’elles
soient remises à leurs propriétaires, à l’appui du connaissement qui est
délivré directement soit par la banque soit par un représentant.
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Le propriétaire se rend chez la compagnie de navigation ou chez le
consignataire pour réclamer la marchandise. A l’arrivée de cette dernière, le
consignataire remet un «bon à délivrer» au porteur du connaissement suivi
de la signature de la compagnie de navigation.
Muni de l’original du titre de transport le désignant comme destinataire des
marchandises, celui-ci doit se présenter au représentant du transporteur
pour lui remettre cet original et en recevoir une copie revêtue du visa «bon
à délivrer ».
Dans la pratique, trois «bons à délivrer » sont remis au dépositaire qui va
attester sur l’exemplaire «bon à délivrer» en possession du propriétaire,
l’arrivée réelle de la marchandise.
Dans le cas des groupages, il reçoit un « contre bon » couvrant les seules
marchandises dont il est destinataire et qui est également revêtu du visa
«bon à délivrer ». La remise du bon à délivrer par le transporteur au
destinataire dépend du contrat commercial passé entre le client et son
fournisseur.
Le visa « Bon à délivrer » signifie que le détenteur du document est en règle
vis à vis de l’expéditeur des marchandises et du transporteur et qu’il est donc
en droit de procéder au dédouanement des marchandises reprises sur le
document et à leur enlèvement.
2) Visa MARSA MAROC : A ce stade de l’opération, on sait seulement que :
Le destinataire désigné est en règle vis à vis de l’expéditeur de la marchandise et
du transporteur.
La marchandise doit, en principe, être arrivée par un navire déterminé, à une
date déterminée, sous un numéro de connaissement déterminé.
C’est MARSA MAROC, en tant que manutentionnaire, en tant que
réceptionnaire et en tant que gardien dépositaire, qui est en mesure
d’attester que les marchandises sont effectivement arrivées, débarquées et
déposées en un lieu déterminé de l’enceinte portuaire.
Cela se fait à travers l’apposition sur le titre de transport détenu par le
destinataire (et déjà revêtu du visa «bon à délivrer ») d’un second visa
reprenant les informations suivantes :
Navire transporteur ;
Date d’arrivée ;
Consistance de l’arrivage : nombre, nature et marques des colis ;
Numéro du connaissement ;
Localisation précise de la marchandise dans l’enceinte portuaire (terre-plein,
magasin, travée, etc.….).
A l’aide de ce document, le propriétaire de la marchandise entamera les
formalités de dédouanement ou se fera représenter par un transitaire.
Section 3 - Etablissement de la déclaration en détail des marchandises.
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Article 65 du CDII stipule que : « Toutes les marchandises importées ou présentées à
l’exportation doivent faire l’objet d’une déclaration en détail leur assignant un
régime douanier. »
De cet article découle une double obligation :
Une obligation de déclarer en détail ;
Une obligation de choisir un régime douanier.
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(Sur la totalité de la marchandise objet de la déclaration.
2. informations relatives à chacun des articles de la déclaration (cases 28à 37)
3. autres renseignements que le déclarant doit ou estime devoir fournir (case 38)
4. liquidation des droits et taxes (case b & c.)
5. signataires de la déclaration et des engagements contenus dans la déclaration (Cases
39,40 et 41)
6. cases à servir par la douane : recto a à e et verso f à h.
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- La définition de l’origine des marchandises et les justifications de celle-ci sont
traitées par les articles 16 à 18 inclus du Code des Douanes.
- Deux types de définitions sont à retenir pour l’origine :
De nature législative nationale, mais elle n’est pas appliquée pour tous les cas ;
Des définitions de nature conventionnelle entre pays qui ont d’autres principes
qui définissent l’origine. Exemple (relations EU/Maroc).
La justification de l’origine se fait par la présentation d’un certificat d’origine. La
forme du certificat d’origine n’est pas immuable, c’est une forme libre mais, tout
certificat doit comporter obligatoirement certaines indications notamment :
l’origine, l’expéditeur, tous les éléments de reconnaissance d’un lot de
marchandise (espèce, quantité, nombre et marques des colis, poids net et
brut.).
c) la valeur :
L’indication de la valeur des marchandises étant un des éléments obligatoires de la
déclaration en détail, le déclarant va établir la valeur déclarée totale et la valeur par article
en épuisant les informations contenues dans les factures et tous les autres documents
nécessaires.
A l’importation, la valeur à déclarer est la valeur CAF des marchandises, augmentée
des frais de chargement, de déchargement, d’aconage et de désarrimage de ces
marchandises livrées au bureau d’importation.
Généralités.
La valeur en douane désigne la valeur à retenir pour l’application du tarif
douanier en vigueur. Elle sert à asseoir le montant :
Des droits de douanes
A établir les statistiques du commerce extérieur…
Pour la détermination de la valeur en douane des marchandises importées, telle
qu’elle résulte des dispositions de l’article 20 du CDII, est le prix effectivement payé ou à
payer, augmenté des éléments supportés par l’acheteur et qui n’ont pas été intégrés dans
le prix facturé conformément aux dispositions de l’article 20 ter du CDII, notamment :
(Le coût des contenants et emballage ;
(Les frais de transport ;
(Le coût de l’assurance ;
(Les frais de chargement, de déchargement et de manutention connexes ou
transport des marchandises.
(La valeur en douane constitue l’assiette pour le calcul du montant des droits et
taxes à l’importation.
(Les justificatifs :
(La facture n’a pas une forme précise, mais doit obligatoirement comporter
certaines indications telles que la nature de la marchandise, quantité, unité de
facturation et le montant global.
(Les notes de frais d’assurance et d’aconage (frais de déchargement).
(Facture de fret : note de frais, contrat d’assurance, contrat de transport ou tout
autre document qui pourrait justifier le fret.
(Contrat d’achat : détermine les conditions de livraison (Cf. incoterms).
A l’exportation la valeur à déclarer est la valeur FOB des produits.
Dans le cas de l’exportation par voie terrestre la valeur à déclarer est la valeur franco
frontière.
(Situations particulières
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(A titre d’exemple : Absence de vente dans les cas de :
Livraisons gratuites : cadeaux, échantillons, articles publicitaires,
Régime commercial de la consignation,
D’importation par des intermédiaires, des succursales,
Contrat de location, de crédit-bail, de prêt.
Les marchandises ne sont pas réputées avoir fait l’objet d’une vente
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La valeur déclarée est exprimée en monnaie nationale.
VALEUR EN DOUANE
A travers les différents INCOTERMS que nous venons d’étudier, nous avons pu
comprendre qu’en fonction de l’incoterm utilisé dans le contrat commercial, certains
frais sont inclus dans le prix de vente facturé par le vendeur tandis que d’autres
restent à la charge de l’acheteur.
Cet élément est essentiel pour la détermination de la valeur en douane de la
marchandise au moment de son dédouanement à l’importation.
Il faut en effet rappeler que la valeur en douane à l’importation (appelée aussi
valeur imposable ou valeur taxable) n’est pas seulement le prix de la marchandise
elle-même.
La valeur en douane à l’importation d’une marchandise (ou valeur imposable ou
valeur taxable) est constituée par la valeur de la marchandise elle-même majorée
des frais supportés pour son acheminement jusqu’au bureau des douanes où il est
procédé à son dédouanement.
Donc, si une marchandise a été achetée FOB Hong Kong, la valeur à déclarer en
douane doit inclure le prix mentionné sur la facture, majoré des frais de transport
jusqu’au port marocain de débarquement, des frais d’assurance et des frais de
débarquement et de manutention.
Si, en revanche, une marchandise a été achetée CIF Casablanca, cela veut dire que le
prix facturé payé au fournisseur inclut déjà les frais de transport et d’assurance.
Dans ce cas, pour obtenir la valeur à déclarer en douane, il suffit d’ajouter les frais
de débarquement et de manutention.
RÉPARTITION DES FRAIS
Abstraction faite des aspects valeur en douane qui nous intéresse particulièrement
dans le cadre de cette formation, nous avons pu constater que les incoterms
permettent de déterminer avec précision les frais qui sont à la charge de chacune
des parties au contrat commercial: vendeur et acheteur.
RESPONSABILITÉ
Par ailleurs, chacun des incoterms fixe les responsabilités de chacun des partenaires
dans la transaction internationale et donc la prise en charge des risques encourus
par la marchandise.
Dans une vente FOB, tous les risques, toutes les détériorations que pourrait subir la
marchandise jusqu’ ’à sa mise à bord du navire transporteur, sont assumés par le
fournisseur.
Toujours dans le domaine de la responsabilité, nous constatons l’existence d’une
chaîne ininterrompue de la responsabilité de la marchandise entre les divers
intervenants: Vendeur; Chargeur; Transporteur; Acheteur.
A aucun moment la marchandise n’est sous la responsabilité de personne.
Cet élément est très important, notamment en cas de dommage subi par la
marchandise.
Section 4- Les étapes de dédouanement.
La procédure de dédouanement des marchandises est mise en mouvement par le
dépôt obligatoire de la déclaration en détail.
A - Opérations successives de dédouanement à l’import :
Dépôt physique de la déclaration en détail et sa validation, sélectivité
automatique de la DED et cotation automatique de l’inspecteur vérificateur.
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Contrôle documentaire (A/C OU V/P).
Vérification des marchandises.
Liquidation des droits et taxes, Ordonnancement et Acquittement des droits et
taxes.
Délivrance de la main levée.
Apurement de la Déclaration sommaire.
Enlèvement de la marchandise.
Contrôle différé et archives.
En résumé :
Toutes les marchandises à caractère commercial importées sur le territoire assujetti
doivent faire l’objet d’une déclaration en détail leur assignant un régime douanier.
Cette déclaration doit être déposée par voie informatique via le système de la
douane.
Pour l'accès au système informatique de la douane aux fins de saisie, signature et
validation des énonciations de la déclaration, l'administration attribue aux intéressés
et à leur demande, un code d'identification.
Le déclarant procède à la saisie et à l’édition de la déclaration en détail.
La saisie de la déclaration en détail consiste en une transmission des énonciations
que doit comporter la dite déclaration au système de l’administration selon la
procédure tracée par le « guide informatique de l’utilisateur » publié par l’ADII.
Cette transmission s’effectue à partir de terminaux appartenant aux déclarants. Au
plus tard, le jour suivant celui de l'enregistrement de la déclaration en détail, le
déclarant doit remettre, contre décharge, au bureau des douanes concerné une
copie écrite de la déclaration dans les conditions réglementaires (énonciations,
formes, nombre d'exemplaires). Ce délai est porté à 5 jours pour les opérations
réalisées sous RED, et à 15 jours pour les cessions.
La copie écrite de la déclaration en détail doit être accompagnée des documents
annexes dont notamment les factures, les certificats d’origine, les titres de
propriétés ou de transport, les listes de colisage, et tous autres documents exigés
par l’administration des douanes pour l’application des différentes législations non
douanières.
L’enregistrement de la déclaration signifie que la douane l’a reconnu recevable, et
c’est ce qui se fait automatiquement par le système informatique, cependant, cette
recevabilité ne concerne que l’aspect formel de cette dernière.
L’enregistrement de la déclaration par le système informatique a pour effet
juridique de lier le déclarant à l’administration des douanes, ainsi, il doit
obligatoirement honorer ses engagements et payer les droits et taxes calculés selon
les modalités et les règles en vigueur à cette date.
La vérification est traduite par l’ensemble des mesures légales et réglementaires
prises par l’administration des douanes pour s’assurer que la déclaration est
correctement établie, que les documents justificatifs sont réguliers et que les
marchandises sont conformes aux indications figurant sur la déclaration et les
documents. Une fois la déclaration est admise conforme elle est transmise au
receveur qui procédera à la liquidation et l’acquittement des droits et taxes.
Le fait générateur de la créance du trésor publique est l’enregistrement de la déclaration en
détail, c’est donc la date prise en compte pour l’application des taux des droits et taxes
exigibles pour cette marchandise.
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Les droits et taxes liquidés dus sont payables en espèces ou par tout autre moyen de
paiement ayant le pouvoir libératoire par le déclarant ou toute autre personne
agissant pour son compte.
Les marchandises présentées à l’importation sont enlevées après paiement ou
garantie des droits et taxes et accomplissement, le cas échéant, des autres
formalités que l’administration a la charge d’observer dans le cadre du concours aux
autres services.
L’imputation douanière : consiste en l’annotation du titre d’importation, des
éléments suivants :
Désignation du bureau de douane ;
Numéro et date d’enregistrement de la DUM ;
Quantité et valeur déclarées ou reconnues par le service ;
L’émargement de l’inspecteur vérificateur assorti de son cachet individuel.
Après utilisation, les titres d’importation dûment imputés, sont adressés comme suit :
L’exemplaire original remis à l’importateur avec la main levée ;
L’exemplaire de contrôle transmis à l’office des changes après la dernière imputation.
LES DOCUMENTS A ANNEXER À LA DECLARATION EN DETAIL :
- La DUM ne remplace pas les documents qui doivent être fournis pour la
réalisation d’une opération de dédouanement.
L’article 8 de l’AMF 1319 – 77 ne donne pas une énumération précise des
documents qui doivent être annexés à la déclaration en détail.
1/ - Les documents à annexer à la déclaration en détail pour l’application des droits et
taxes sont :
La facture : concernant la marchandise déclarée en détail à l’importation ;
Les bons de franchise s’il y a lieu ;
La note de colisage.
2/ - Les documents à annexer à la déclaration en détail pour l’application des
différentes législations dans le cadre du concours aux autres services :
Les documents requis dépendent de chaque type d’opération envisagée.
3/ Les documents à annexer à la déclaration en détail pour l’application de la
réglementation du commerce extérieur et de change :
Les titres d’Importation: Engagement d’Importation, Certificat d’Importation,
Déclaration Préalable d’Importation et DFD.
4/ - Autres documents :
- titre de transport (connaissement, lettre de transport aérien ou lettre de voiture),
- Certificat d’origine ou attestation de provenance.
-Enfin, les notes de détail qui indiquent, par colis, le poids, le nombre et l’espèce des
marchandises, ce qui contribue à faciliter la vérification. La non remise de ces
documents au bureau des douanes concerné dans les délais prévus ne doit pas lever la
responsabilité du déclarant ; Celui-ci demeure engagé par les termes de la déclaration
en détail saisie par ses soins.
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- La taxation MARSSA MAROC :
Elle se fait sur la base du bon à délivrer ou du bon à taxer comportant le visa du
magasinier.
Le visa renseigne le service de taxation sur :
Le poids et la valeur de la marchandise et la durée de séjour de la marchandise au port.
Il s'agit ici pour MARSA MAROC de facturer les différentes prestations qu'il fournit aux
usagers.
Dans l'ensemble, MARSSA MAROC applique 3 catégories de taxes : l'aconage, la taxe ad
valorem et la taxe de magasinage.
Les taxes d'aconage sont relatives aux frais d'embarquement et de débarquement des
marchandises dans les 2 sens.
La taxe ad valorem, la valeur servant de base de perception est celle admise par les
services des douanes.
Taxes de magasinage : s'appliquent au séjour de marchandises dans les magasins et les
terres pleins dans l'enceinte du port.
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Vérification et annotation des EUR 1(pour les exportations autres que par
remorques, cette opération est effectuée après visite) ;
Classement des DUM suivant les fiches de chargements déposés par Les
transporteurs (en cas de groupage) ;
Contrôle documentaire (A/C ou V/P) ;
Visite physique ;
Autorisation d’embarquement (BAE).
Plombage des remorques ou conteneurs ;
Délivrance des BAC (pour les conteneurs) ;
Transmission des BAE au service ecor export ;
Embarquement des marchandises et retour du BAE à l’arrondissement export ;
Visas des documents ;
Transmission des DUM aux archives après contrôle différé
1- DEFINITION :
2- OBJECTIFS :
3- PRINCIPES DE BASE :
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Le principe de base du schéma de dématérialisation repose sur la mise en œuvre de
message électronique en remplacement des documents papiers exigés actuellement et la
mise en place de liaisons entre les différents acteurs du circuit de dédouanement.
Les documents de la DUM et les certificats exigés peuvent être communiqués par les
organismes concernés (ODEP, RAM, banques, laboratoire national, administrations, etc.…)
directement aux services des douanes en utilisant un vaste système d’échange de données
informatisées (EDI).
Le circuit dématérialisé totalement se base sur l’anticipation de l’opération et l’adhésion
des partenaires intervenant dans le processus de dédouanement.
Avant même l’arrivée de la marchandise et à partir d’un poste de travail connecté au
système informatique de l’ADII, le déclarant procède à la saisie des énonciations de sa
déclaration en détail. Il peut alors, effectuer des simulations sur la base des éléments déclarés
pour établir un devis estimatif des droits et taxes à engager et le comparer avec le solde de
son crédit d’enlèvement. Sur la base de ces éléments d’appréciation, il pourra signer
électroniquement sa déclaration et engager la procédure de dédouanement.
La signature électronique de la déclaration déclenche le processus de sélectivité. Le
déclarant peut alors consulter sur écran, à partir de son bureau, le résultat de la sélection.
Dans le cas d’une admission pour conforme, le système liquide éventuellement les droits
et taxes exigibles, impute le crédit d’enlèvement du montant dû et délivre
automatiquement la mainlevée au déclarant qui procède à son édition et se présente à
l’arrondissement concerné pour authentification et visa de ce document et dépôt de la
déclaration. Il est alors autorisé à enlever sa marchandise.
A la sortie de l’enceinte douanière, l’agent écoreur (douanier) vérifie au niveau de son
écran que la marchandise présentée à la sortie a bien été autorisée à quitter l’enceinte
douanière.
3-1- LES REALISATIONS :
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En attendant la concrétisation de ces préalables pour lesquels la douane œuvre déjà
en compagnie de différents partenaires, l’ADII a déjà mis en pratique ce circuit
dématérialisé pour certaines opérations répondant à des critères déterminés.
3-3- LES BENEFICIAIRES :
Le bénéfice de ce nouveau mode de dédouanement est accordé aux opérateurs
économiques remplissant les conditions suivantes :
Conclure une convention avec l'ADII;
Disposer d'un crédit d'enlèvement pour couvrir les droits et taxes exigibles sur les
importations effectuées sous le régime du droit commun;
Bénéficier de l'une des formes de cautions suivantes agréées par l'ADII et
garantissant les importations effectuées sous RED :
La caution globale ;
L'engagement des entreprises exportatrices ou
La dispense de caution (cas des donneurs d'ordre).
Par ailleurs, afin d'alléger davantage les formalités, les opérations initiées dans ce
cadre, bénéficient des mesures d'assouplissement suivantes :
Les importations effectuées sont admises pour conformes sauf contrôle
aléatoire ;
La mainlevée est éditée directement chez le bénéficiaire ;L’enlèvement est
autorisé sur présentation de La mainlevée éditée et du titre de propriété ;
La régularisation de l'opération intervient, sous huitaine, par le dépôt d'une
déclaration en détail réglementaire accompagnée des documents requis.
4- DESCRIPTION DU SCHEMA :
Le processus global pourra donc être visualisé comme suit :
Acquisition de la déclaration sommaire :
Le transporteur procède chez lui à l’établissement de la déclaration sommaire (DS) et à
son envoi par EDI à la Douane ainsi qu’à l’ODEP.
Acquisition de la déclaration en détail :
Le déclarant procède à l’établissement de sa déclaration en détail qui sera envoyée par
EDI :
- à la Douane ;
- à la banque qui cautionne l’opération dans le cas d’une importation sous RED ;
- aux autorités publiques de contrôle, s’il y a lieu, pour l’établissement et l’envoi à la
douane (par EDI) des certificats ou permis requis dans le cadre du concours aux autres
services.
NB : - Les documents annexés à la DUM (facture, connaissement, certificat d’origine,
etc.) seront adressés à la douane en utilisant le même procédé.
- De même, le déclarant envoie le titre d’importation à la banque et ensuite à la douane en
prévision de l’imputation des titres.
Traitement de la déclaration en détail :
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Délivrance de la mainlevée et enlèvement des marchandises :
Le système informatique recevra par EDI les confirmations de caution effectuées par
les banques (importations sous RED) et les autorisations délivrées par les organismes
de contrôle.
En parallèle, le déclarant pourra s’acquitter du montant des droits et taxes
éventuellement liquidés en effectuant un paiement électronique à partir de son
bureau.
Ainsi, l’adoption par l’administration du paiement électronique comme moyen de
paiement supplémentaire offrira à l’opérateur économique la possibilité de
s’acquitter des droits et taxes sans se déplacer et d’obtenir immédiatement la main
levée définitive.
Dès confirmation du paiement par la banque (via des échanges basés sur EDI), le
système procède, le cas échéant, aux vérifications nécessaires relatives à la
réception de toutes les informations qui conditionnent la délivrance de la mainlevée.
Cette dernière sera alors automatiquement délivrée au déclarant et une copie
adressée par EDI à l’ODEP.
Le système procédera ainsi à l’apurement automatique de la DS et à l’imputation du
titre d’importation qui sera notifiée de manière électronique au déclarant et à
l’office de changes.
Le déclarant pourra à ce stade se présenter directement aux magasins pour enlever
sa marchandise. Les informations concernant le bon de sortie auront été transmises
au préalable par EDI aux services des douanes. La solution adoptée pour la
réalisation de la première étape de ce projet « l’édition de la mainlevée chez
l’opérateur » s’appliquera dans un cadre conventionnel aux opérations
d’importation admises pour conforme relatives à une catégorie de produits bien
déterminés, non soumis à une réglementation particulière et dont l’acquittement
des droits et taxes éventuels est garanti par un crédit d’enlèvement.
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Les deux principaux régimes douaniers sont le régime de «mise à la consommation » et
celui de «l’exportation en simple sortie ».
A- Mise à la consommation.
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En effet, les RED permettent l’importation, en suspension des droits et taxes, de
marchandises, sous le régime :
Les droits et taxes ainsi suspendus sont garantis par une caution au profit de
l’administration.
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La finalité économique des RED peut se résumer dans les points ci-après :
La promotion des exportations et partant de l’économie nationale.
L’amélioration de la compétitivité des entreprises nationales tant sur le marché
intérieur qu’à l’exportation.
Permettre l’approvisionnement des entreprises en matières premières, demi-
produits et matériels d’équipement aux meilleures conditions.
Neutraliser les distorsions tarifaires pouvant exister.
En vertu des dispositions de l’article 114 du CDII les régimes économiques en
douane comprennent : Les régimes suspensifs et Le drawback.
1) .Les régimes suspensifs : « L’article 114 – 2° du CDII ».
Ils permettent le stockage, la transformation, l’utilisation ou la circulation de
marchandises aussi bien à l’importation qu’à l’exportation, en suspension des droits de
douane, des taxes intérieures de consommation et de tous autres droits et taxes dont elles
sont passibles ainsi que les prohibitions et les restrictions d’entrée ou de sortie. A l’exclusion
des prohibitions visées à l’article 115 du CDII, jusqu’au parfait accomplissement des
engagements pris et dans les délais légaux impartis.
Les régimes suspensifs sont :
Entrepôt de douane ou entrepôt de stockage ;
Entrepôt industriel franc ;
Admission temporaire pour perfectionnement actif ;
Transformation sous douane ;
Exportation temporaire pour perfectionnement passif ;
Admission temporaire ;
Exportation temporaire ;
Transit ;
Traits communs à tous les régimes
Autorisation de placement sous un régime économique délivrée par l’autorité
douanière :
Elle décrit le cadre dans lequel s’effectueront les opérations.
Délais de séjour :
constitution d’une caution pendant toute la durée de l’opération.
2). Le drawback : « L’article 114 – 3° du CDII ».
CAUTIONS EN REGIMES ECONOMIQUES EN DOUANE
1. Bases juridiques :
En vertu des dispositions de l’article 116 du code des douanes et impôts
indirects,les marchandises placées sous l’un des régimes économiques en
douane font l’objet d’un acquit à caution qui comporte, outre la déclaration
détaillée des marchandises, l’engagement solidaire du soumissionnaire et
d’une caution de satisfaire aux prescriptions des lois,règlements et décisions
propres au régime douanier suspensif au bénéfice duquel ces marchandises
sont déclarées ; l’acquit à caution étant un acte public et authentique dont
les énonciations font foi jusqu’à inscription de faux.
En outre, ce même article 116 stipule que la caution lorsqu’elle est exigée,
peut être remplacée soit par une consignation dont le montant ne peut
22
excéder celui des droits et taxes exigibles, soit par toute autre garantie
agréée par le ministre chargé des finances.
Sur la base des dispositions ci-dessus, plusieurs modes de cautionnement ont été
mis en place dans le but, essentiellement, de contribuer à alléger les charges
financières des entreprises exportatrices marocaines et, partant, améliorer la
compétitivité de celles-ci à l’international.
2. Les différents modes de cautionnement:
Les diverses formes de garantie actuellement en vigueur sont au nombre de six (6).
23
La consignation des droits et taxes exigibles
Lorsque l’entreprise n’est pas en mesure de fournir une quelconque autre forme de
garantie, il lui est possible de déposer en consignation à la caisse du receveur des
douanes une somme représentant les droits et taxes exigibles.
Bien entendu, la somme consignée par l’entreprise lui est remboursée dès qu’elle
aura accompli les engagements pris dans le cadre du régime suspensif qu’elle a
choisi, l’accomplissement de ces engagements étant attesté par la délivrance d’un
certificat de décharge.
Il faut cependant signaler que la consignation des droits est un mode garantie peu
satisfaisant, en ce qu’il oblige l’entreprise à une immobilisation de trésorerie
pendant toute la durée de vie du compte de régime suspensif.
C’est pourquoi la consignation des droits constitue une solution extrême, à laquelle
très peu d’entreprises ont recours.
La caution bancaire
Pendant longtemps, la production d’une caution bancaire a été le seul mode de
cautionnement des opérations engagées sous un régime suspensif.
Ce mode de cautionnement est passé par plusieurs étapes.
1ère étape : La caution bancaire couvrait aussi bien les droits et taxes que les
pénalités encourues.
Les banques cautions prenaient donc les sécurités maximales en estimant, à juste
raison d’ailleurs, que leurs clients pouvaient commettre un abus du régime.
Ce risque, que les banques cautions considéraient comme important, avait plusieurs
conséquences négatives sur le plan du recours aux régimes suspensifs et donc sur le
développement des exportations, sur le niveau de l’investissement, sur la création
d’emplois, etc.
Dans ce cas, la caution pouvait être amenée à payer à la place de son client
défaillant, les droits et taxes exigibles et une amende égale à 5 fois la valeur de la
marchandise.
1) La banque caution demandait à ses clients des garanties en rapport avec les
risques qu’elle estimait prendre et que bien souvent ils ne pouvaient pas produire.
2) En second lieu, l’opérateur économique atteignait bien vite le plafond de la ligne
de cautionnement dont il disposait auprès de sa banque.
3) De plus, la banque percevait des frais de caution proportionnels aux risques
qu’elle prenait.
La première évolution intervenue a consisté à limiter la couverture de l’engagement
de la caution aux seuls droits et taxes exigibles, ce qui va réduire les montants
garantis et donc les frais de caution.
Cette limitation de la couverture de la caution bancaire s’est faite par une loi.
La caution mixte
La seconde évolution en matière de caution bancaire a été l’introduction du
cautionnement mixte.
Dans cette formule, la banque caution ne garantit plus que 20 % des droits et taxes
tandis que les 80 % restants (et les pénalités) sont garantis par l’entreprise elle-
même.
La caution globale
La 3ème évolution en matière de caution bancaire a été l’introduction de la caution
globale.
Dans cette formule, l’administration et l’entreprise conviennent d’une somme
calculée sur la base de la valeur des marchandises importées annuellement, de la
24
fiscalité dont elles sont passibles et du rythme de rotation des stocks.
La valeur ainsi dégagée représente l’encours annuel en droits et taxes que
l’entreprise pourrait avoir à payer.
En conséquence, l’entreprise est invitée à produire uns soumission cautionnée par
une banque, qui porte sur le montant arrêté d’un commun accord avec
l’administration.
La soumission cautionnée ainsi souscrite couvre toutes les opérations sous régimes
suspensifs, évitant ainsi à l’entreprise de recourir à l’occasion de chaque opération, à
l’accord préalable de sa banque.
Le cautionnement sur engagement des entreprises ou caution personnelle.
Ce mode de cautionnement est en fait une dispense de caution accordée aux
entreprises qui remplissent les conditions suivantes:
1) Réaliser un CA brut à l’exportation d’au moins 10 MDH.
2) S’engager à régulariser au moins 75 % des quantités placées sous régime
suspensif dans un délai maximum de 12 mois.
3) Tenir une comptabilité matières des marchandises sous régimes suspensifs.
La caution des donneurs d’ordres étrangers
Le coût élevé de la main d’œuvre dans les pays développés a favorisé la
délocalisation des fabrications vers les pays en développement ou émergents, soit à
travers les délocalisations des unités de production elles mêmes, soit à travers la
sous-traitance.
Dans le cas de la sous-traitance, des entreprises étrangères envoient au Maroc des
matières et fournitures qui restent leur propriété, en vue de les faire transformer
par des entreprises marocaines.
Ces matières et fournitures sont importées temporairement au Maroc sous un
régime suspensif.
Dans ce cas de figure, nous sommes sûrs que le donneur d’ordre étranger prendra
lui-même toutes les dispositions nécessaires pour s’assurer du retour de ses
marchandises après transformation.
A partir de ce constat, l’administration des douanes est sûre de ne prendre aucun
risque en acceptant la caution du donneur d’ordre étranger.
Le cautionnement par les donneurs d’ordres étrangers est autorisé sur simple
demande de ceux-ci adressée à l’administration des douanes, soit directement soit
par l’intermédiaire des entreprises sous traitantes.
En pratique, cela se traduit par une dispense de caution pour l’entreprise marocaine
importatrice de matières et fournitures, sous un régime suspensif, pour
transformation et réexportation.
Après avoir examiné les principes généraux régissant les régimes économiques en
douane, nous allons à présent étudier ces régimes un à un.
B. LES DIFFERENTS RED
1. Les régimes suspensifs
1.1 Les entrepôts de douane ou entrepôts de stockage.
a) .Définition
C’est un régime permettant de placer des marchandises, pour une durée
déterminée, dans des locaux soumis au contrôle de l’administration des douanes. Il peut s’agir
de locaux appartenant à une ville, une municipalité ou à un organisme public tel que l’office
des foires et expositions de Casablanca (OFEC) comme il peut s’agir de locaux appartenant à
des personnes physiques ou morales.
25
Le recours à ce régime se justifie par le fait que dans de nombreux cas, l’opérateur
économique ne sait pas à l’avance la destination qui sera réservée à une marchandise : par
exemple admission temporaire en vue d’une exportation ultérieure ou bien mise à la
consommation sur le marché local.
b) Catégories d’entrepôts de stockage
Entrepôt public : Concédé à une ville ou une chambre de commerce quand il
répond à des besoins généraux ;
Entrepôt privé :
Banal : concédé à des personnes physiques ou morales pour y entreposer des
marchandises leur appartenant ou appartenant à des tiers ;
Particulier : Concédé à des personnes physiques ou morales pour leurs besoins exclusifs.
1.2 L’entrepôt industriel franc.
C’est un régime qui combine les avantages de plusieurs régimes suspensifs. En
ce sens, l’entreprise qui bénéficie de ce régime est érigée en une espèce de zone franche. Elle
peut recevoir des machines en suspension de droits et taxes pour une utilisation temporaire
(c’est l’équivalent du régime de l’admission temporaire), des matières premières et
fournitures pour les transformer (c’est l’équivalent de l’admission temporaire pour
perfectionnement actif), entreposer les produits fabriqués en attendant leur exportation ou
leur mise à la consommation sur le marché local (c’est l’équivalent de l’entrepôt).
1.3 L’admission temporaire et l’admission temporaire pour perfectionnement actif.
a. L’admission temporaire :
C’est un régime permettant d’importer des marchandises pour les utiliser et les
réexporter en l’état où elles ont été importées, sans aucune transformation. La réexportation
doit être réalisée dans un délai déterminé fixé par la loi.
Exemples :
Des emballages vides devant contenir des produits marocains exportés : conserves,
agrumes, chemises, etc.
Des machines devant réaliser des travaux déterminés, ce qui ne justifie pas leur
acquisition définitive.
Des marchandises importées temporairement pour être exposées dans une foire ou un
salon ou pour faire l’objet d’une démonstration ou d’essais.
b .L’admission temporaire pour perfectionnement actif :
Ce régime permet l’importation de matières premières et demi-produits destinés à subir
une transformation au Maroc avant d’être réexportés. C’est le cas, par exemple, pour du tissu
importé pour servir à la fabrication d’articles d’habillement qui seront exportés
ultérieurement.
Les avantages de ce régime sont multiples en ce que les entreprises exportatrices
peuvent s’approvisionner en matières premières, demi-produits, accessoires et emballages
nécessaires à leurs activités sans avoir à payer les droits et taxes d’importation.
Ce régime a également permis le développement d’activités de sous-traitance en
partenariat avec les grandes centrales d’achat Européennes (CARREFOUR, LA REDOUTE, etc.)
qui envoient les matières, les accessoires et les emballages sans paiement et qui restent donc
leur propriété.
L’entreprise marocaine se charge de réaliser la fabrication et ne facture que la main
d’œuvre et son bénéfice. Cette option est particulièrement intéressante pour les PME qui ne
disposent pas des fonds suffisants pour acheter les matières qui leur sont nécessaires.
26
Ce régime permet également l’intégration de plusieurs activités en ce sens que
l’entreprise n’est pas tenue d’exporter elle-même les marchandises qu’elle a obtenues après
transformation.
Il lui est possible de céder ces marchandises à d’autres industriels pour d’autres
transformations : Coton en masse Fil Tissu Teinture Confection d’articles
d’habillement Commercialisation à l’étranger par une dernière entreprise.
Enfin ce régime est possible également pour des marchandises qui disparaissent en cours
de fabrication mais qui restent nécessaires à cette fabrication (produits de teinture par
exemple).
1.4 L’exportation temporaire et l’exportation temporaire pour perfectionnement passif.
Ces régimes fonctionnent selon le même principe et pour les mêmes raisons que les
régimes de l’admission temporaire et de l’admission temporaire pour perfectionnement actif
avec cette différence qu’ils sont utilisés à l’exportation tandis que les seconds fonctionnent à
l’importation.
a).L’exportation temporaire.
C’est un régime qui permet d’exporter des marchandises devant séjourner
temporairement à l’étranger avant d’être réimportées, sans avoir subi de transformation.
Dans ces cas, la problématique qui se posait à l’opérateur était qu’il ne pouvait rapatrier la
contre valeur de ces marchandises (puisqu’elles ne sont pas vendues) et il ne pouvait accepter
de payer les droits et taxes au moment de la réimportation (puisque ce sont des marchandises
qui séjournaient déjà au Maroc parce qu’elles y ont été obtenues ou bien elles avaient été
précédemment importées et avaient déjà payé, au moment de l’importation, les droits et
taxes exigibles).
Le régime de l’exportation temporaire répond à cette problématique.
Exemples :
Emballages exportés vides pour être importés pleins de produits étrangers (supports
de fil adaptés à des machines, citernes spéciales pour des gaz ou des produits
chimiques par exemple).
Le coût de ces emballages justifie leur utilisation plusieurs fois.
Machines et engins exportés temporairement pour la réalisation de travaux à
l’étranger (par exemple l’exportation par l’ONDA d’engins pour la réalisation des
travaux de construction des aéroports de GAZA et de SYRTE en Libye).
Marchandises exportées temporairement pour participer à des foires et expositions.
b).L’exportation temporaire pour perfectionnement passif.
Dans certains cas, des travaux ou des transformations ou des compléments de
main d’œuvre sur des marchandises ne peuvent être réalisés au Maroc ou ne peuvent l’être
que moyennant des investissements que ne justifient pas l’étroitesse du marché ou les petites
séries de fabrication.
Ce régime permet l’exportation des marchandises qui subiront à l’étranger les
transformations nécessaires et seront réimportées avec paiement des droits de douane non
pas sur la totalité de la valeur de ces marchandises mais uniquement sur la valorisation
acquise à l’étranger.
Exemples :
Exportation de moteurs et machines pour réparation à l’étranger.
Exportation de déchets et copeaux de laiton, de cuivre, d’argent, etc. devant être
transformés en plaques, feuilles, bandes, barres, etc.
1.5 Le transit.
27
C’est un régime qui permet l’acheminement des marchandises entre deux
bureaux douaniers, les formalités douanières pouvant se faire au bureau de destination.
1.6 La transformation sous douane.
C’est une variante du régime de l’admission temporaire pour perfectionnement
actif, avec la différence majeure que les marchandises obtenues après transformation sont
destinées au marché local.
Ce régime trouve sa raison d’être dans les cas où un produit fini est moins
fortement taxé à l’importation que les matières premières et/ou demi-produits nécessaires à
sa fabrication.
Ce régime s’applique à des marchandises destinées au marché NAT. Il est
strictement Limité à quelques opérations et à des marchandises limitativement énumérées.
Il permet de bénéficier d’un traitement tarifaire plus avantageux à l’importation
des marchandises soumises à des droits de douane plus élevés que les produits finis, issus de
leur transformation ; les produits obtenus seront taxés à leur droits propres, inférieurs à ceux
des marchandises importées.
Exemple :
Les films en matière plastique pour abris de serres destinés à l’équipement des
exploitations agricoles sont taxés à l’importation à 2,5% tandis que les granulés de
polyéthylène nécessaires à leur fabrication sont taxés à 17,5%.
Dans cette situation, aucune entreprise n’aurait intérêt à fabriquer des films pour abris
serres parce qu’elle ne pourrait pas être compétitive face à la concurrence constituée par les
films importés de l’étranger qui sont moins fortement taxés.
Le régime de la transformation sous douane permet de rétablir les conditions
d’une égalité de la pression fiscale entre les importations et les fabrications locales.
Le fabricant d’abris serres peut importer, sous le régime de l’ATPA, les granulés qui lui sont
nécessaires et, lorsqu’il aura fabriqué le film, il pourra le mettre à la consommation en ne
payant que le droit applicable au film, c’est à dire 2,5% (au lieu des 17,5% qui s’appliquent aux
granulés importés initialement).
2. Le drawback.
C’est un régime de remboursement forfaitaire des droits et taxes acquittés à
l’importation des matières premières et demi-produits utilisés pour la fabrication des
marchandises exportées.
Ce régime a connu une grande évolution dans la mesure où le remboursement
des droits et taxes ne s’applique plus seulement aux matières premières exportées mais
également aux produits contenus dans les marchandises exportées ou consommées au cours
de leur production. C’est ainsi que même les produits énergétiques consommés pour
l’obtention des marchandises exportées peuvent donner lieu au remboursement de la fiscalité
qu’ils ont supportée.
C’est ce qui a permis le développement des exportations de certains produits
gros consommateurs de produits énergétiques tels que les ciments ou les produits
céramiques.
28
instrument de promotion des exportations que constitue les RED et accompagner l’entreprise
dans son action à l’internationale ; des mesures ont été prises : A titre d’exemples :
Institution des contrôles de cohérence et de vraisemblance des éléments déclarés à
l’apurement par rapport à ceux pris en charge au moment de la souscription ;
Ouverture automatique des comptes à apurer par le SI ;
Edition automatique des fiches d’imputation ;
La mise en place des nouveaux modes de cautionnement ;
La gestion des cautions par procédé informatique.
La finalité de la gestion des comptes est double et concerne aussi bien
l’intérêt de l’Etat que celui de l’opérateur économique. En effet, elle tend :
A préserver les intérêts du trésor et éviter les abus ou les dérapages ;
A offrir à l’opérateur économique la possibilité de se désengager le plus
rapidement possible de ses charges financières ou autres.
L’organisation actuelle du service au niveau de la gestion des comptes est
fortement dépendante du système informatique.
Une grande partie des tâches de contrôle et de vérification des données, de
calculs et d ‘éditions sont effectuées automatiquement.
2- OUVERTURE DES COMPTES ET VERIFICATION DES DONNEES:
Un compte sous RED est un compte ouvert :
pour un opérateur donné,
auprès d'un bureau de douane donné,
au titre d'une opération donnée, sous un régime économique "d'ouverture de
compte",
Pour une durée de validité donnée (liée en particulier au code régime mais pouvant
être individualisée par opération).
Chaque opération sous régimes économiques suspensifs donne lieu à
l’ouverture automatique du compte à la signature de la déclaration sur la
base des énonciations de la déclaration saisie ou transmise par le déclarant.
Les régimes économiques suspensifs permettent aux entreprises de
disposer de leurs marchandises sans avoir acquitté au préalable les droits et
taxes exigibles ou sans avoir obéi aux prohibitions et restrictions
d’importation et d’exportation.
Cependant, ces droits et taxes et ces prohibitions et restrictions ne sont que
suspendus jusqu’à l’accomplissement des engagements souscrits par
l’entreprise, dans les conditions suivantes :
Les engagements pris sont garantis par une caution ;
Les engagements doivent être exécutés dans les délais fixés par le CDII;
Les entreprises s’engagent à régulariser les comptes souscrits conformément à la
réglementation en vigueur.
Ces engagements pris par le soumissionnaire justifient que les marchandises placées
sous un des régimes suspensifs doivent être couvertes par un acquit à caution
(ARTICLE 116 DU CDII).
L’acquit à caution comporte 2 parties :
Une partie déclarative en détail des marchandises constituée par les informations
relatives à ces marchandises, contenues dans les différentes Cases de la DUM ;
29
Une partie engagement de respecter les obligations spécifiques à chacun des régimes
suspensifs « case 39 » de la DUM, lequel engagement doit être garanti « case 40 » de
la DUM.
L’acquit à caution comporte donc la désignation détaillée de marchandises à propos
desquelles des engagements précis sont pris et les services douaniers sont chargés
d’en surveiller l’exécution. C’est le rôle de la gestion des comptes.
Tout acquit à caution doit être accompagné de divers documents (titre de transport,
facture, note de colis age, titre de change, certificat d’origine, et décisions
administratives etc.…).
La vérification et le contrôle des données de la DUM sont effectués au niveau des
étapes du circuit de dédouanement (enregistrement, dépôt et visite).
Vérification de la validité des cautions produites :
Lorsque l’opération est couverte par une caution bancaire, la déclaration doit être
présentée au préalable aux services de la recette pour validation de la caution. Après
vérification, le receveur annote la DUM de son agrément.
En ce qui concerne les autres formes de cautionnement (caution de l’entreprise,
caution d’un donneur d’ordres étranger, caution mixte, caution d’une société
d’assurance).Les services douaniers disposent d’un accès informatique leur
permettant de vérifier que la caution mentionnée dans la « case 40 » de la DUM est
acceptable, c’est à dire que le soumissionnaire est autorisé par une décision de
l’administration à couvrir son opération par la caution mentionnée dans sa
déclaration (les références de la décision et son contenu sont affichés sur l’écran de
l’agent qui traite l’opération).
En cas d’absence de caution ou de décision dispensant le bénéficiaire, les droits et
taxes doivent être consignés.
Après acceptation de la caution présentée, le service procède à la validation du
dépôt physique de la déclaration. Les éléments déclarés sont retenus ou rectifiés en
fonction des résultats des vérifications effectuées. Le service valide alors la
reconnaissance de la déclaration.
Les services douaniers et l’entreprise soumissionnaire peuvent donc éditer un «
SOMMIER D’OUVERTURE » qui reprend l’essentiel des éléments contenus dans la
déclaration ainsi que les éléments pour lesquels l’entreprise est engagée :
Espèce tarifaire retenue ;
Quantité retenue ;
Valeur retenue.
Abstraction faite de ce qui a été déclaré initialement et qui figure dans la
déclaration en douane enregistrée, ce sont les espèces tarifaires, les quantités et les
valeurs figurant dans le sommier d’ouverture du compte qui doivent servir de base
au soumissionnaire pour l’apurement de son compte parce que se sont ces éléments
qui ont été reconnus après les vérifications opérées par les services douaniers.
Un sommier d’ouverture d’un compte de régime suspensif se présente comme
indiqué à « l’annexe 1 ».
3 - GESTION DES APUREMENTS :
Un compte de régime suspensif peut donner lieu à sa régularisation totale
par un seul apurement ou bien par plusieurs apurements partiels successifs.
Exemples :
Une machine peut être exportée temporairement pour réaliser des
travaux à l’étranger « code de régime douanier 078 ».
30
Lorsque cette machine est réimportée « code de régime douanier 052 » cela apure
en totalité le compte d’exportation temporaire souscrit sous « le code 078 ».
Des tapis peuvent être exportés temporairement pour une exposition à l’étranger
« code de régime douanier 078 ».
Une partie de ces tapis a pu être vendue lors de l’exposition à l’étranger et doit donc
faire l’objet d’une régularisation par le dépôt à posteriori d’une déclaration
d’exportation définitive « régime 068 ».
La partie de tapis non vendue doit être réimportée « régime 052 »
L’opération d’apurement d’un compte de régime suspensif est matérialisée par
une fiche d’imputation ou plusieurs qui contient les indications nécessaires à celle-ci.
Dans tous les cas ou une opération est réalisée en apurement d’un compte de régime
Suspensif, il doit être joint à la déclaration en douane une fiche d’imputation qui
contient les indications suivantes :
Compte(s) à apurer, avec :
Code de bureau de souscription ;
Code du régime douanier ;
N° et date du compte.
N° de nomenclature à apurer.
Quantité à apurer avec l’indication du taux de déchets si la fabrication a entraîné
des déchets
Valeur à apurer.
Au moment de l’établissement des fiches d’imputation par le
déclarant, le système informatique procède automatiquement à un certain
nombre de contrôle :
Contrôle que les n°s de comptes mentionnés sont corrects et que ces comptes
ont bien été souscrits auprès des bureaux des douanes indiqués, aux dates
indiquées ;
Contrôle que l’opération en cours de réalisation permet l’apurement du compte
dont les n°s sont mentionnés :
Contrôle que les n°s de nomenclature demandés en apurement appartiennent
bien aux comptes mentionnés ;
Contrôle que l’unité d’apurement correspond à l’unité prise en charge au
moment de l’ouverture du compte ;
Contrôle que le solde du compte à apurer est au moins égal à la quantité
demandée en apurement ;
Calcul automatique de la valeur à apurer sur la base de la quantité demandée en
apurement et de la valeur unitaire.
A ce stade de l’opération nous avons donc une déclaration d’apurement qui est
enregistrée accompagnée des fiches d’imputation contenant les informations
relatives aux comptes, aux quantités et aux valeurs à apurer.
Avant que les apurements demandés ne puissent être pris en considération et
entraîner l’établissement de certificats de décharges partiels ou définitifs, il faut
que l’opération d’apurement soit effectivement réalisée :
1) Il faut que l’opération qui devrait entraîner les apurements demandés soit
effectivement réalisée.
Pour une déclaration d’exportation qui doit se traduire par la présentation
physique de la marchandise, il faut que l’exportation effective soit constatée à
travers la certification par les services douaniers que la marchandise
correspondante a été embarquée. Cela se fait par l’apposition de la mention « VU
31
EMBARQUER »sur l’exemplaire n° 2 BAE de la DUM et sur la fiche d’imputation qui
y est annexée.
Pour une déclaration de cession ou toute déclaration d’apurement (dans ce cas,
l’opération d’apurement a lieu sur la base uniquement de documents, sans la
présentation physique de la marchandise correspondante), il faut le visa par les
services douaniers des fiches d’imputation présentées par le déclarent.
2) Il faut que les espèces tarifaires, les quantités et valeurs demandées en
apurement correspondent à ce qui est effectivement exporté ou, cédé.
Le contrôle auquel doivent procéder les services douaniers (documentaire ou
physique ou par examen d’échantillon) vise à s’assurer que les quantités
demandées en apurement sont correctes et, si elles ne le sont pas, les quantités
demandées en apurement sont redressées en conséquence (en plus, bien entendu
des poursuites contentieuses éventuelles).
Avant de procéder à la validation et à la délivrance des certificats de décharge
partiels ou définitifs des comptes, certaines vérifications doivent être opérées pour
garantir l’applicabilité et la validité des imputations demandées, telles que :
Un compte ne peut être apuré en dehors des délais réglementaires ;
Une cession ne peut être admise hors du délai réglementaire.
L’élément de l’espèce doit coïncider entre apurement et ouverture ;
La valeur des quantités à imputer doit être proportionnelle à celle prise en charge à
l’ouverture ;
Les modalités d’apurement (taux de déchet, taux d’apurement et quantités à apurer).
Les diverses régularisations qui interviennent au titre de chaque compte sont
comptabilisées pour permettre de délivrer :
Des décharges partielles des engagements pris sont délivrées sur les fiches
d’imputation elles-mêmes. Ils sont délivrés sur le corps même des fiches d’imputation
dûment visées, revêtus de la mention «certificat de décharge partiel » et visés par
l’agent en charge de cette tâche.
Des décharges définitives des comptes une fois qu’ils sont totalement apurés.
Lorsque les comptes sont totalement déchargés, les sommiers d’apurement
édités comportent automatiquement le n° des certificats de décharge établi.
Les certificats de décharge sont établis automatiquement en deux exemplaires
dont l’un est remis au soumissionnaire et l’autre est gardé dans le dossier du compte
qu’il apure. Ou bien, Ils sont édités chez l’opérateur à charge pour lui de les présenter
à l’agent habilité à authentifier ces certificats de décharge. « L’annexe 3 ».
Le Dépôt par les soumissionnaires auprès du service des certificats de
décharge. Après visualisation sur écran, ces certificats de décharge
sont visés séance tenante et délivrés aux intéressés (soumissionnaires ou
mandataires) contre décharge, après leur enregistrement sur un registre ad hoc
Ci-joint un exemple du sommier après diverses régularisations partielles.
L’entête du sommier contenant l’identification du compte, du soumissionnaire et
de la caution n’a pas été reproduit parce qu’il s’agit des mêmes données que le
sommier d’ouverture. « L’annexe 2 ».
Quel que soit le type de sommier considéré, les imputations y seront reportées
minutieusement en face des rubriques (espèces) correspondantes sous la forme :
Références de la DUM d’apurement (d’où provient l’imputation ) ;
Espèce ;
Quantité brute ;
Taux de déchet, s’il y en a ;
32
Quantité nette ;
Valeur.
Le solde devra être dégagé à la prise en charge de chaque imputation et ce,
pour déceler les positions soldées et éventuellement, constater l’apurement total
du compte.
4 - TENUE DES ECHEANCIERS :
Le suivi des échéances de comptes de régimes suspensifs est assuré par un
bureau relevant du service de la gestion des comptes.
Pour comprendre l’utilité des interventions de ce bureau, il faut partir d’une
époque relativement récente où l’on considérait que l’opérateur disposait d’un
délai légal pour la régularisation des comptes souscrits. En partant de ce principe,
on estimait qu’avant la péremption du délai légal, il ne fallait pas s’adresser à
l’opérateur. En conséquence, on considérait qu’il fallait attendre que le délai légal
soit échu pour constater la non régularisation dans les délais, procéder à la
régularisation d’office des comptes échus en exigeant le paiement des droits et
taxes et des pénalités.
Dans le cadre du rapprochement entre l’administration et les entreprises et
pour les aider dans la gestion de leurs comptes, les services douaniers ont
commencé depuis quelques années à les informer régulièrement de la situation de
leurs comptes et de leurs échéances.
La durée de séjour des marchandises sous régimes économiques étant fixée par
voie législative et réglementaire, les services de douanes doivent assurer le suivi et
la régularisation des comptes pris en charge.
Les services douaniers doivent donc surveiller avec l’intérêt requis, le respect
de ces échéances et veiller à ce que les marchandises admises sous les régimes
suspensifs ont bien reçu la destination envisagée.
Cette tache est gérée par le système informatique.
Le service doit avoir à sa disposition, pour chaque régime et dans l’ordre
chronologique de leur enregistrement, la liste des comptes ouverts :
De repérer, les comptes, qui non soldés, ont atteint l’échéance ;
De retrouver ceux qui, n’ayant pas été régularisés après leur échéance, doivent
être retenus au contentieux ;
De détecter les admissions temporaires pour lesquelles les redevances
trimestrielles doivent être liquidées et ordonnancées.
Plusieurs actions doivent alors être entreprises :
Etablissement ou édition des états périodiques trois mois à l’avance faisant
apparaître les comptes non régularisés dans les délais initiaux afin d’en aviser les
soumissionnaires concernés.
Etablissement ou édition des situations des comptes échus et non régularisés ;
Suivi des échéanciers des délais de validation des cautions engagées.
C’est le rôle du bureau des échéanciers qui doit donc suivre la situation des
échéances de milliers de comptes et aviser les soumissionnaires concernés.
5- LIQUIDATION ET ORDONNANCEMENT DES DROITS ET TAXES ET DES
AMENDES :
5-1- liquidation et ordonnancement des droits et taxes et les amendes.
A l’échéance des comptes en RED, les droits et taxes et les pénalités y
afférentes deviennent exigibles. Cependant, pour l’ATPA, cette liquidation
n’intervient qu’après écoulement du «délai de grâce de 6 mois ».
33
5-2 - CONTENTIEUX :
Au terme de l'échéance d’un compte, si le redevable n'a pas honoré les
engagements souscrits dans le cadre du régime économique, le service engage la
procédure contentieuse.
Deux situations peuvent en découler :
Soit le règlement du litige par voie transactionnelle ;
Soit le règlement du litige par voie judiciaire.
35
2-Taxe sur la valeur ajoutée :
Sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée à l’importation les biens d’équipements,
matériels et outillages à inscrire dans un compte d’immobilisation et ouvrant droit à
déduction.
Au plan pratique, pour bénéficier de cette exonération, l’importateur est tenu de
produire auprès du bureau d’importation un engagement établi sur les imprimés des modèles
671/96 « annexe V - 5 pages 615/616 » et 671 bis/96 , par lequel il s’engage à inscrire dans un
compte d’immobilisation le bien importé.
Taux réduit de la TVA à 10% : minoterie, les exploitants avicoles directement ou
par l’intermédiaire d’une entreprise de crédit bail … est/ sont tenu de produire auprès du
bureau d’importation un engagement établi sur les imprimés des modèles 672/97 et 672
bis/97.
2- Investissements d’envergure " conventionnel " :
a- Base légale :
- Article 7-1 de la loi de finances n° 12-98 pour l’année budgétaire 1998-1999 promulguée
par le dahir n°1-98-116 du 28 septembre 1998 (B.O n° 4627 bis du 5 octobre 1998).
- Article 9de la loi de finances n° 25-00 pour la période du 1er juillet au 31 décembre 2000.
- Article 5 de la loi de finances n° 55-00 pour l’année 2001.
b- Champ d’application :
Conclusion :
Le nouvel environnement impliquera pour la douane de trouver le juste équilibre
entre facilitation et contrôle ce qui exige une continuelle adaptation des méthodes
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d’intervention dans un monde où la dématérialisation des transactions et des
documents sera une réalité, où les nouvelles technologies permettent d’entrer dans
un univers à « zéro papier ».
Sur ce plan, d’autres innovations qui s’appuient sur les Nouvelles Technologies de
l’Information et de la Communication sont inscrites dans le programme d’action de
l’Administration des Douanes et Impôts Indirects. Elles commencent par le
développement de l’échange des données avec ses auxiliaires par procédé
électronique, touchent à davantage de simplification et de rapprochement de la
Douane de ses partenaires et usagers, à l’ouverture de possibilités de paiement par
EDI et de fonctionnalités de consultation à distance, ou encore, à la facilité de l’accès
à l’information et à l’intégration de la réglementation dans le système automatisé de
gestion des opérations de dédouanement.
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