Monnaie et création monétaire
20 Les fonctions et les formes de la monnaie. . . . . . . . . . . . . ❒ 45
21 Le rôle du crédit bancaire dans la création monétaire . . . ❒ 47
22 Le rôle de la Banque centrale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ❒ 49
23 Les effets des interventions de la Banque centrale . . . . . ❒ 51
24 QUIZ EXPRESS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ❒ 53
25 FLASHCARDS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ❒ 55
Sociologie
La socialisation
26 Des comportements liés à l’environnement social
et culturel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ❒ 57
27 L’enfance : une période de socialisation décisive . . . . . . . ❒ 59
28 Des conditions de socialisation différentes selon
les familles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ❒ 61
29 Une socialisation au cours de la vie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . ❒ 63
30 La socialisation n’est pas un simple conditionnement. . . ❒ 65
La construction et l’évolution des liens sociaux
31 Des liens sociaux diversifiés. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ❒ 67
32 Les professions et catégories socioprofessionnelles . . . . ❒ 69
33 Individualisation et évolution des formes de la solidarité. ❒ 71
34 De nouvelles sociabilités numériques. . . . . . . . . . . . . . . . . ❒ 73
35 La fragilisation des liens sociaux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ❒ 75
36 QUIZ EXPRESS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ❒ 77
37 FLASHCARDS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ❒ 79
Efforcez-vous de répondre aux questions par
RÉPONSES vous-même avant de consulter les réponses,
puis révisez régulièrement pour bien mémoriser.
2 1
À travers la socialisation, nos Les comportements humains
parents nous transmettent ne sont pas les mêmes partout
principalement des normes et dans le monde car ils sont
des valeurs. influencés par la culture
du pays, et de l’époque.
4 3
3 instances de socialisation à Les mécanismes conscients
l’âge adulte : relèvent de l’éducation
1. l’entreprise tandis que les mécanismes
2. les associations inconscients reposent sur
3. le couple. une transmission involontaire
(imitation, interaction).
6 5
La nomenclature des PCS sert Au sein des groupes primaires,
à décrire la structure sociale, les individus se connaissent,
à montrer ses évolutions dans se rencontrent, nouent des
le temps, à mettre en évidence relations stables, les liens sont
des inégalités économiques, forts. Au sein des groupes
sociales, culturelles. secondaires, c’est l’inverse.
8 7
La pauvreté peut favoriser l’ex- La sociabilité numérique ren-
clusion en conduisant les indi- force les liens à distance, forts
vidus à rompre avec la société, et faibles, et conduit souvent à
en perdant leurs capacités à développer des liens concrets.
consommer, à se loger, à se soi-
gner, à avoir une sociabilité…
80
Le contrôle social,
garant du respect des règles
38
OK
Au cours de la socialisation, les individus intègrent
un ensemble de normes, qui peuvent être sociales
ou juridiques. Le respect de ces règles est favorisé
par le contrôle social, dont les formes sont diverses.
I Des règles de formes variées
1 Les normes sociales
► Les normes sociales sont l’ensemble Mot clé
des règles et des usages socialement Une norme est une règle, un
prescrits caractérisant les pratiques usage de la vie en société que
d’une collectivité ou d’un groupe. les individus doivent intégrer
Leur intériorisation garantit à l’indi- et respecter. Elle peut être de
vidu son intégration sociale et assure nature juridique ou sociale.
la cohésion du groupe ou de la société.
► Ces normes peuvent se présenter sous la forme de conduites
« allant de soi » (règles de politesse) ou de prescriptions, voire d’obli-
gations sociales (la virginité des jeunes filles au mariage il y a quelques
décennies).
2 Les normes juridiques
► Les normes juridiques sont liées aux règles légales (lois, règlements
édictés par les pouvoirs publics). Leur respect est donc une obligation
inscrite dans la loi. Par exemple, depuis 2004, le port de signes religieux
distinctifs à l’école est interdit dans l’enceinte des établissements scolaires
publics ; ce rappel à la loi est inscrit dans chaque règlement intérieur.
► Les normes juridiques sont donc explicitées et codifiées par le droit
et sont associées à des sanctions pénales en cas de non-respect. Cela
peut aller par exemple de l’amende à l’emprisonnement.
II Diverses formes de contrôle social
1 Un contrôle social extérieur ou intériorisé
► Le contrôle social est réalisé par le groupe ou par les autorités qui
rappellent l’individu à l’ordre. C’est le cas des groupes de pairs dans la
cour d’école qui dictent et s’assurent que chacun des élèves se conforme
81
Les déterminants du vote 48
OK
Si voter apparaît comme un acte purement individuel,
l’étude des déterminants du vote par la sociologie
électorale montre que les comportements électoraux
répondent à des logiques complexes : le vote peut
également être considéré comme un acte collectif.
I Le vote, un acte collectif
1 La sociologie électorale
► À l’origine de la sociologie électorale, on trouve les travaux d’André
Siegfried en France au début du XXe siècle. Son approche est qualifiée
d’« écologique » car elle établit des relations entre l’environnement de
l’électeur et son vote. Une autre approche « historique » insiste sur le
rôle des événements historiques (la Révolution française par exemple).
► À partir des années 1940, la sociologie électorale se développe aux
États-Unis, notamment en introduisant la méthode d’enquêtes par
interviews. Au début des années 1960, des sociologues américains pro-
posent un modèle en établissant des corrélations entre comportement
électoral et caractéristiques sociologiques des électeurs.
2 Les variables du comportement électoral
► Depuis les années 1960, les études sur Mot clé
le comportement électoral se sont multi- Le comportement électo-
pliées. On peut l’expliquer par la demande ral désigne le choix d’un
sociale émanant des acteurs politiques électeur lors d’une élec-
(élus, partis politiques) et des médias, avec tion (voter ou non, voter
la multiplication des sondages en période pour tel ou tel parti).
électorale. Ces études ont permis de mettre
en évidence des variables lourdes du com-
portement électoral.
► Parmi ces variables, on distingue :
• les variables démographiques (âge, sexe) ;
• les variables socio-économiques (catégorie socioprofessionnelle) ;
• les variables culturelles (instruction, appartenance religieuse). Ces
dernières apparaissent comme les plus prédictives.
101
II Le vote, un acte individuel
1 L’approche économique du comportement électoral
► La sociologie électorale distingue trois approches théoriques du
comportement électoral. Les deux premières (écologique, psychosocio-
logique) font du vote un acte collectif. Une troisième, l’approche écono-
mique, insiste sur le caractère individualiste du vote.
► Dans le modèle économique, l’électeur se conduit comme un homo
œconomicus : il veut maximiser l’utilité de son vote et raisonne en fonc-
tion du coût et des bénéfices associés à celui-ci. Cette théorie postule que
les électeurs agissent, avant tout, en fonction de leurs intérêts individuels.
2 Les facteurs conjoncturels du vote
► Des facteurs conjoncturels peuvent influencer le choix des électeurs
à court terme. C’est le cas du « vote sur enjeu ». Ce dernier recouvre
des choix électoraux qui dépendent principalement de problèmes qui
jouent un rôle important dans le débat politique à un moment donné.
► L’électeur peut adopter un compor- Mot clé
tement de stratège, notamment dans le L’élection présidentielle
cadre du scrutin majoritaire à deux tours en France est un scrutin
comme l’élection présidentielle. L’électeur majoritaire à deux tours :
stratège est un électeur qui renonce à voter seuls les deux candidats
pour son candidat préféré et en choisit un arrivés en tête au premier
autre de manière à accroître l’efficacité de tour peuvent se présenter
son vote. Cette stratégie consiste à voter au second tour.
« utile » pour le candidat qui a le plus de
chance de l’emporter au second tour.
L’ESSENTIEL
Un acte collectif
◗ pour les tenants d’une approche écologique
ou psychosociologique
◗ variables démographiques, socio-économiques,
culturelles
Les déterminants
du vote
Un acte individuel
◗ pour les tenants d’une approche économique
◗ intérêts individuels, facteurs conjoncturels
(débat politique, électeur stratège)
102
II … qui frappent inégalement les individus
1 Des inégalités d’exposition au risque
► Face à la maladie, les populations à risque sont les personnes âgées
et les personnes fragilisées par des modes de vie qui peuvent favoriser
l’apparition de problèmes de santé.
► Les actifs sont inégalement exposés Mot clé
au risque de perte d’emploi : les non Selon l’Insee, le taux de
qualifiés et les jeunes connaissent les chômage est le pourcentage
taux de chômage les plus élevés. des chômeurs dans la population
► Les ouvriers de sexe masculin sont active. Les chômeurs sont
plus exposés au risque d’accident du des actifs sans emploi
travail : leurs conditions de travail à la recherche d’un emploi.
sont dangereuses ou pénibles.
2 Des attitudes différenciées face au risque
► La majorité des individus a une aversion au risque : ils sont prêts à
payer pour être assurés et se montrent prudents, à l’inverse des indivi-
dus dits neutres au risque. L’aversion au risque augmente avec l’âge.
Face au risque, les hommes et les femmes ont des comporte-
ments différents, qui sont le résultat d’une socialisation différenciée.
FICHE 28 Les conduites à risque (usage du tabac, excès de vitesse…)
sont en effet valorisées chez les hommes car associées de manière sté-
réotypée à des comportements virils.
► Malgré le développement de l’État-providence, on assiste parado-
xalement à un sentiment d’insécurité croissant. Les individus déve-
loppent une aversion au risque.
L’ESSENTIEL
◗ maladie
◗ accident
◗ vieillesse
Les risques ◗ perte d’emploi
économiques
et sociaux
◗ effets différenciés selon les individus
◗ inégalités d’exposition
◗ inégalités de comportement
110
La vie d’une entreprise et les
étapes de son développement
56
OK
Les entreprises connaissent au cours de leur existence
de nombreuses évolutions que l’on peut schématiser
par un cycle de vie et qui s’expliquent notamment par
des décisions stratégiques dès la création de l’entreprise.
I Le cycle de vie de l’entreprise
1 De la création à la maturité
► Dans la phase de création, l’entreprise Mot clé
rassemble les différentes ressources finan- Le statut juridique
cières et humaines dont elle a besoin. détermine les règles
Durant cette phase, les entrepreneurs se de droit qui encadrent
consacrent principalement au dévelop- la création de l’entreprise,
pement des produits et/ou services. Il est la fiscalité, les formalités
obligatoire de doter l’entreprise d’un statut comptables et adminis-
juridique lors de sa création. tratives mais aussi les
► L’étape suivante est une phase de déve- prises de décision au sein
loppement de l’entreprise avec une crois- de l’entreprise.
sance des ventes et des effectifs.
► La phase de maturité correspond à une période d’optimisation de
l’entreprise. Les produits et/ou services que l’entreprise propose ont
atteint leur seuil de maturité. L’entreprise est rentable mais a besoin de
s’adapter aux nouvelles tendances du marché.
2 Poursuite du développement ou déclin
► Pour éviter un déclin (dû à des erreurs Chiffres clés
stratégiques ou à une forte concurrence • 600 000 créations
par exemple), l’entreprise doit engager une d’entreprises par an
nouvelle dynamique en s’appuyant sur le • 60 000 défaillances
développement de nouveaux produits ou d’entreprises par an
par l’entrée sur de nouveaux marchés. • Âge moyen des
► L’entreprise, en cas d’échec, peut créateurs d’entreprises
connaître des pertes financières, faire fail- individuelles : 36 ans
lite ou encore être rachetée par une autre
entreprise.
117