Audit Fiscal 2011: Analyse et Recommandations
Audit Fiscal 2011: Analyse et Recommandations
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Audit Fiscal 2011
PLAN DU RAPPORT
I- Contexte et objectifs de la mission
1. Contexte et Objectifs
2. Risques
3. Contraintes
III- Finalisation :
1. Forces/Faiblesses ; Opportunités/Menaces ;
2. Choix Fiscaux
IV. Recommandations
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INTRODUCTION
Dans le présent rapport nous allons essayer de mener une mission d’audit fiscal
pour la société CCFA-Maroc Sarl en respectant la démarche définie.
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L’audit fiscal n’échappera pas à cette règle. En effet, l’existence d’un autocontrôle sur
l’activité de l’auditeur fiscal constituera un cadre général de référence lui permettant
de conduire sa mission d’une manière satisfaisante en utilisant les techniques les plus
adaptées.
Sans prétendre à une définition de normes pour la mission, nous nous proposons
dans ce rapport d’audit de poser certaines questions suscitant des réponses quant à
l’intérêt de la normalisation de la conduite d’une mission d’audit fiscal en faisant
notamment aux standards actuellement utilisées en matière d’audit comptable.
La diversité des missions d’audit fiscal peut également se traduire dans la nature des
missions demandées par l’entreprise et qui peuvent également s’apprécier par
rapport aux facteurs suivants :
o Evaluer les risques fiscaux encourus par l'entreprise en matière d'IS, Patente,
TVA et autres impôts
o Optimiser la gestion fiscale de l'entreprise.
o Vérifier que l entreprise n’est pas exposée à des risques fiscaux qu’elle n’a pas
identifiés.
o Vérifier que compte tenu de la structure juridique existante de l’entreprise, la
charge fiscale est minimum.
o Rechercher si une modification des structures juridiques existantes ne
permettrait pas de diminuer la charge fiscale.
o Faire le point sur l'environnement fiscal de l'entreprise.
o Cerner les choix fiscaux opérés par l'entreprise et intégrer les critères fiscaux
pour éclairer ses décisions
2. Risques
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Risque Inhérent: lié à l'existence d'erreurs significatives dans les états financiers
relatifs aux déclarations fiscales (audités) d'une entreprise, dues, ces erreurs, à
l'environnement externe de l'entreprise (cela en supposant que les procédures de
contrôle interne ne soient pas opérationnelles).
Risque de Non Contrôle: lié à l'existence d'erreurs significatives dans les états
financiers relatifs aux déclarations fiscales (audités) d'une entreprise, dues, ces
erreurs, à l'environnement interne de l'entreprise : cela dit ces erreurs seraient dues
aux procédures de contrôle interne inefficaces ou inexistantes.
Risque de Non Détection: lié à l'existence d'erreurs significatives dans les états
financiers relatifs aux déclarations fiscales (audités) d'une entreprise, dues à
l'incapacité de l'auditeur à les détecter (cela en supposant que l'environnement
externe et l'environnement interne de l'entreprise aient fonctionné comme il le faut
pour empêcher l'insertion d'erreurs dans les états financiers).
Le risque d'audit est alors l'ensemble des erreurs pouvant exister dans les états
financiers et pouvant émaner de ces trois composantes, de l'une ou de l'autre ou des
trois en même temps.
3- quand le risque est estimé fort, cela veut dire que les états financiers à auditer
comporteraient beaucoup d'erreurs, et vice-versa si le risque est estimé faible
5- à ce stade, l'auditeur planifie ses travaux de vérification, leur étendue, leur timing,
l'équipe intervenante...
3. Contraintes
L’Audit fiscal couvre un champ spécifique qui croise droit et comptabilité, et ne peut
donc être réalisé qu’en faisant appel à une technique spécifique permettant d’analyser
en profondeur les questions fiscales en assurant un lien étroit avec les domaines
juridique et comptable.
l'auditeur fiscal doit se fonder sur les différents travaux réalisés lors du contrôle de la
régularité pour analyser les moyens mis en place au sein de l'entreprise pour capter
l'information fiscale, puis inspecter le mode de traitement de cette information. Il doit
aussi évaluer à travers les outils traditionnels de l'audit, l'existence ou l'absence de
définition des tâches, des objectifs et directifs de travaux fixés au service fiscal ou à
défaut aux personnes chargées des questions fiscales.
Une autre contrainte réside dans la probabilité d’existence d’erreurs fiscales au niveau
des comptes de l’entreprise .cette probabilité est de plus en plus importante eu égard à
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D’autre part, l’éventualité de mise en œuvre par l’administration du contrôle fiscal qui
devient de plus en plus probable compte tenu du fait que celle-ci renforce de plus en
plus sa fonction de contrôle notamment par la nouvelle réorganisation de
l’administration fiscale, l’exercice des contrôles sur pièces dits également contrôles
« de cabinet » qui montent en puissance et également la consolidation des moyens
matériels et humains des services de contrôle.
Lettre de mission
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La lettre de mission permet de définir les obligations réciproques des parties afin de
pouvoir s’y référer en cas de litige
Des termes de la lettre de mission, il sera possible de définir avec précision l’objectif
assigné à l’auditeur, la périodicité des contrôles, les critères de contrôle, l’étendue
des travaux à réaliser dans le temps (exercices à contrôler) et également dans
l’espace (impôts, activités, entités juridiques)
La lettre de mission est un doucement contractuel qui formalise le mandat donné par
la direction générale au cabinet d’audit. Il a aussi une fonction d’information des
auditeurs de la nature, date, lieu…. De la mission d’audit
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Lettre de mission
De : M. Directeur général de la société CCAF-Maroc
A : Cabinet KPMG
Monsieur,
Dans le but d’optimiser la charge fiscale et de prévenir et réduire le risque fiscal, nous
demandons votre collaboration pour mener une mission d’audit fiscal de notre Société CCAF-
Maroc Sarl.
Nous tenons à vous informer que nous opérons dans le conseil, le négoce, la prospection et
le développement des opérations immobilières au capital de 100 000 Dhs.
Dans l’attente de vous recevoir, veuillez accepter, monsieur, nos hautes salutations.
Directeur général
Les règles générales devraient s’appliquer d’une façon personnelle à l’auditeur fiscal. Elles
concernent son indépendance, sa compétence et son intégrité.
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Indépendance : l’auditeur fiscal doit être et paraître impartial dans son jugement.
Cette indépendance devrait s’apprécier aussi bien sur le plan matériel que sur le plan
moral. L’indépendance matérielle exige que l’auditeur ne soit pas dans une situation
de dépendance qui risque de compromettre son objectivité, tel que par exemple le
fait d’être en relation d’affaires avec le client ou encore d’avoir un lien quelconque
avec l’audité qui pourrait restreindre sa liberté. L’indépendance morale par contre,
permettra de s’assurer que l’auditeur fiscal fait preuve d’honnêteté et d’intégrité
dans son comportement en écartant toute possibilité de subir des pressions externes
l’amenant à modifier son jugement.
Compétence : ce critère revêt une grande importance pour l’audit fiscal, du fait qu’il
va conditionner le développement de ce type de missions. en effet, le succès de
l’audit fiscal auprès des entreprises marocaines dépendra en premier lieu d’un
niveau minimum de qualité que seule la compétence des intervenants dans ce
domaine pourrait garantir. En matière d’audit fiscal, cette exigence se pose avec
beaucoup d’acuité étant donné que l’auditeur fiscal doit maitriser non seulement la
fiscalité, mis également les techniques d’audit, ce qui présuppose qu’il est maitre de
la matière comptable, informatique, financière, juridique et d’une manière générale
tout ce qui a trait au management des entreprises.
Secret professionnel : l’auditeur fiscal est amené tout au long de ses missions à
prendre connaissance d’informations confidentielles ou de risques importants dont
la divulgation pourrait causer des préjudices à l’entreprise auditée. Il détient
également toutes les conclusions relatives à la situation fiscale de l’entreprise,
conclusions qui, si elles arrivent à tomber entre les mains de tierces personnes,
pourraient être utilisées contre elle.
La cohérence des déclarations est très importante, car elle constitue le premier élément sur lequel
reposera l’inspecteur fiscal pour opérer des redressements ou encore pour programmer un contrôle
fiscal.
Que les déclarations sont cohérentes compte tenu de la connaissance générale qu’il a de
l’entreprise, de son secteur d’activité et du contexte économique ;
Que les déclarations souscrites sont cohérentes entre elles et qu’il n’existe pas de
contradictions flagrantes entre ces déclarations ;
Que ces déclarations concordent avec les données de la comptabilité ;
Que les déclarations sont servies conformément aux prescriptions de la loi ;
Que toute l’information nécessaire à la préparation des déclarations est conservée en vue de
répondre à postériori à toute demande de justification.
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La phase de prise de connaissance générale est une phase commune à toutes les missions
d’audit. Elle a pour objectif de permettre à l’auditeur fiscal de s’imprégner des spécificités fiscales
de l’entreprise et de recueillir tous les éléments susceptibles de l’aider dans le cadre de
l’orientation de ses travaux.
Moyens humains
Effectif Pas d’information
Distribution
Clients Clients de la société
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Ainsi, nous constatons que la phase de prise de connaissance générale implique une charge
importante de travail pour l’auditeur fiscal et constitue de ce fait, un investissement qui sera
rentabilisé au niveau de la planification de la mission et également pour les travaux qui seront
exécutés sur les exercices futurs.
Le déroulement de cette phase pourrait amplement être facilité par l’existence de différentes
missions d’audit dont les conclusions constitueront une aide précieuse pour l’auditeur fiscal.
E effet, dans le cadre de cette phase de prise de connaissance générale, l’auditeur fiscal pourrait
prendre connaissance du dossier de l’audit comptable et du commissariat aux comptes qui
constituent une source importante d’informations et qui peuvent lui permettre de tirer des
conclusions notamment, sur le respect des principes comptables, dont l’inobservation peut motiver
le rejet de la comptabilité par l’administration fiscale.
Cette phase est également complétée par un examen analytique global consistant à analyser les états
financiers de la société et des déclarations fiscales et également des informations non financières
L’étude des états de synthèse permet non seulement de se familiariser avec l’activité de l’entreprise,
mais également d’attirer l’attention sur les postes dans lesquels des erreurs importantes pour l’audit
fiscal son susceptibles de se produire
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Dans le cadre de cette phase, l’auditeur fiscal va s’interroger sur l’aptitude de sécurités
relevées à limiter le risque fiscal et à mettre en évidence les anomalies génératrices de
risque fiscal.
Cette phase s’achèvera donc par une synthèse sur les forces et faiblesses du système
observé afin d’orienter les travaux lors de la phase suivante.
A l’issue de ces travaux sur le contrôle interne spécifique au domaine fiscal, l’auditeur
peut établir un rapport de recommandations sur le contrôle interne, destiné à
sensibiliser l’entreprise sur les faiblesses de son système et les actions à envisager pour
pallier à ces insuffisances.
Afin de donner une orientation pratique à notre travail, nous dressons ci-après un
questionnaire de contrôle interne permettant de servir comme guide à l’auditeur fiscal.
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Etant bien entendu que les composantes du questionnaire proposé ne sont données
qu’à titre indicatif et qu’elles nécessitent une adaptation pour chaque cas d’espèces.
Chacune des questions devrait faire l’objet de recherches approfondies dont les
résultats seront consignés dans des feuilles de travail correctement indexées et
comportant des conclusions.
Ré Contrôles
f
OUI NON Observations
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Un organigramme
Existe-t-il un plan de la société n’est
comptable professionnel pas fourni d’où
spécifique à l’entreprise ? l’impossibilité de
L’entreprise est elle vérifier l’existence
soumise à un régime d’un service fiscal.
particulier au regard de la
TVA : convention signée
avec l’administration ?
Existe-t-il au sein de
l’entreprise un service
fiscal ?
Si oui quelle est son
organisation et quel
est le profil des
responsables de ce
service ?
Quelle est sa position
dans
l’organigramme ?
Si non, quelles sont
les personnes qui
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prennent en charge
les problèmes fiscaux
de l’entreprise et
quel est leur niveau
de qualification ?
Est-ce que toutes les
questions d’ordre fiscal
sont soumises à l’avis
préalable d’un spécialiste
fiscal avant leur
comptabilisation ?
Est-ce que le service fiscal
ou son équivalent dans
l’entreprise est
systématiquement
informé de toutes les
opérations et conventions
à incidence fiscale ?
Existe-t-il des schémas
d’écritures comptables
permettant de s’assurer
que toutes les opérations
pouvant être à l’origine de
conflit avec
l’administration sont
soigneusement conservés
par l’entreprise ?
Existe-t-il au sein de la
société des procédures
permettant de s’assurer
que les obligations
comptables édictées par
l’administration fiscale
sont respectées ?
Les comptes impôts et
taxes sont ils Fusion avec la
régulièrement analysés et société GRUAS
rapprochés avec les MAROC
déclarations fiscales ?
L’entreprise a-t-elle payé
au cours de l’exercice des Augmentation des
amendes, pénalités et charges de
majorations de retard ? l’exercice 2009 de
Existe-t-il des contrôles 24% par rapport à
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L’absence d’un service d’audit interne au sein de la société, ne permet pas un bon
contrôle des procédures existantes susceptible d’induire une mauvaise gestion
fiscale.
PROGRAMME DE VERIFICATION
Client : Code :
Exercice : Fait par : Date :
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Ce questionnaire comporte des questions fermées qui appellent des réponses par
OUI ou par NON. Une réponse négative devrait alerter l’auditeur sur l’existence d’une
irrégularité fiscale.
Il est bien entendu conçu dans une approche standard qui ne peut prétendre à
l’exhaustivité car certaines entreprises peuvent avoir des spécificités qui imposent
une adaptation des questions soulevées.
Ces contrôles ont pour objectif de déceler des erreurs ou irrégularités qui ne peuvent
être appréhendées à l’occasion du contrôle par questionnaire.
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Il s’agit dans ce cas pour l’auditeur, de vérifier dans quelle mesure l’entreprise
s’acquitte correctement des différentes déclarations requises en portant une
attention particulière sur les points suivants :
Le non respect des délais peut coûter cher à l’entreprise. C’est pour cette raison là
que l’auditeur est amené à examiner l’agenda fiscal de l’entreprise en vérifiant si les
déclarations ont été déposées dans les délais et dans le cas contraire apprécier
l’incidence fiscale des ces infractions en terme d’amendes, pénalités et majorations
de retard ou encore en terme de privation de certains avantages dont l’octroi est
conditionné par le dépôt de déclarations ou demandes dans les délais.
La cohérence des déclarations est très importante, car elle constitue le premier
élément sur lequel reposera l’inspecteur fiscal pour opérer des redressements ou
encore pour programmer un contrôle fiscal.
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Intitulés Base Montant Montant Oui Non Réf Observations
I.RESULTAT NET COMPTABLE
Bénéfice net
Perte nette 203 223,0 T n°2 &
3 3
II. REINTEGRATIONS FISCALES 19 600,00
Frais généraux n’incombant pas à la société 1
Frais généraux non déductibles 2
Rémunérations ne correspondant pas à un 3
service effectif 4
Impôt sur les sociétés et PSN/IS 5
Autres impôts non déductibles 6
Majorations & pénalités de retard sur impôts 7
et taxes 8
Amendes pénales 9
Excédent d’amortissements non déductibles 10
Amortissement des véhicules de tourisme non
déductibles
Excédent redevance crédit-bail afférente à des 11
véhicules de tourisme dont la valeur d’origine 12
est supérieure à 200.000 Dhs 13 19 600,00
Provisions non déductibles 14
Intérêts excédentaires des comptes courants 15
d’associés 16
Dons non déductibles
Cadeaux publicitaires dont la valeur excède
100 Dhs
Profits latents de change
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Divers
III.DEDUCTIONS FISCALES
Provisions réglementées 17
Provisions non déductibles antérieurement 18
taxées et réintégrées dans le résultat fiscal de
l’exercice 19
Abattement sur les plus values de cession de
biens immobilisés 20
Exonération 100% de la plus value sur cession
de biens immobilisés 21
Abattement de 100% sur les produits de 22
participation 23
Dégrèvements sur impôts non déductibles
Déductions diverses
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DIFFERES
VIII. CUMUL DES DEFICITS FISCAUX RESTANT A 26 314 695,5
REPORTER 4
Exercice 2006
Exercice 2007 162 499,8
Exercice 2008 1
Exercice 2009 152 195,7
3
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Finalisation
1. Forces/Faiblesses ; Opportunités/Menaces
FORCES Faiblesses
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Opportunités Menaces
Diminution des charges patronales Augmentation du taux
Les barrières à l’entrée condition liée à d’imposition
l’exercice de l’activité Changement des règles de
Diminution du taux d’imposition déductibilités de la TVA
Diminution du taux de la TVA Augmentation des charges
patronales
Perte des clients
Augmentation du niveau de la
concurrence
2. Choix Fiscaux
La société avait un résultat déficitaire, donc elle ne payera pas l’IS mais la Cotisation
Minimale avec un minimum de 1500Dh
IV. Recommandations
Observations par rapport aux zones de risques potentiels détectés :
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CONCLUSION GENERALE
Pour récapituler, nous avons essayé tout au long de ce rapport de présenter la démarche d’audit
fiscal appliquée à la société CCFA-Maroc
Nous avons proposé quelques recommandations qu’on espère que la société pourra les appliquer
avec l’aide d’un consultant.
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