MATHS
2024-2025
G. BERTOCCHI
6GT-3
1
1. Les fonc+ons exponen+elles
1.1. La fonc*on réciproque
Déf : une fonc*on f fait correspondre à tout réel x de son domaine un réel y. Réciproquement, il existe
une fonc*on retour nommée g(x) qui va consister à réaliser une symétrie axiale y = x.
Pour trouver ce>e fonc?on réciproque : 1) on permute l’axe des x avec l’axe des y
2) on isole y
Ex : f(x) = 2x + 3
y = 2x + 3
x = 2y + 3 è Si c’est une fonc-on, alors on la note f-1 (x)
!"#
y= $
!"#
èy= est la réciproque de f(x) = 2x + 3
$
Pour que ceAe fonc*on soit bien la réciproque, il faut vérifier que : !𝒇!𝟏 ∘ 𝒇(𝒙)' = 𝒙 = (𝒇 ∘ 𝒇!𝟏 (𝒙))
1.2. La fonc*on bijec*ve
Déf : Fonc*on qui associe un seul élément UNIQUE à un autre élément unique.
Pour rendre une fonc*on bijec*ve lorsqu’elle ne l’est pas, il faut restreindre le domaine de sorte à ce
qu’une seule valeur de et une sorte valeur de 𝒚 ∈ 𝒊𝒎𝒇 .
Ex : f(x) = x2 – 4 avec 𝒙 ∈ [𝟎; + ∞[
y = x2 – 4 avec 𝒙 ∈ [𝟎; + ∞[
x = y2 – 4 avec 𝒚 ∈ [𝟎; + ∞[
y2 = x + 4 avec 𝑦 ∈ [0; + ∞[
y = √𝑥 + 4 = 𝑓 !" (𝑥) (on prend la racine carrée posi:ve car 𝑦 ∈ [0; + ∞[ )
***=> il s’agit de la restric?on
• √𝑥 # = 𝑥 𝑠𝑖 𝑥 ≥ 0
• √𝑥 # = − 𝑥 𝑠𝑖 𝑥 < 0
• √𝑥 # = |𝑥|
A retenir
• rela*on réciproque de f en permutant x et y.
Dans un repère orthonormé, le graphique d'une fonc?on f et de sa rela?on réciproque sont
images l'un de l'autre par une symétrie orthogonale d'axe y = x.
• Une fonc?on f à variable réelle est une bijec?on de domf dans imf si, à chaque valeur de 𝑥 ∈
𝑑𝑜𝑚𝑓 correspond une et une seule valeur de 𝑦 ∈ 𝑖𝑚𝑓 . et vice versa.
• Pour qu'une fonc?on soit bijec?ve, il faut qu'elle soit strictement croissante ou strictement
décroissante (= strictement monotone).
2
• La rela?on réciproque d'une fonc?on f est elle-même une fonc?on ssi f est une bijec?on de domf
dans imf.
Dans ce cas, on note 𝑓 !" (𝑥) ce>e réciproque et on a que :
- Dom f = imf-1
- Imf = dom f-1
- 3𝒇!𝟏 ∘ 𝒇(𝒙)6 = 𝒙 = 7𝒇 ∘ 𝒇!𝟏 (𝒙)8
1.3. La fonc*on exponen*elle
Déf : On appelle fonc?on exponen?elle réelle de base a toute fonc?on du type :
𝑓 ∶ ℝ → ℝ ∶ 𝑥 → 𝑎$
où 𝑎 ∈ ℝ% & ∖ {1} est la base et 𝒙 ∈ ℝ
Remarques :
1) 𝑎 ∈ ℝ% & ∖ {1} CAR :
• f(x) = 1x est la fct constante f(x) = 1
• f(x) = 0x n’est pas définie dans ℝ% !
• Si a est néga?f, l’expression ax n’a pas de sens pour certaines valeurs de x
Ex : a = - 2
(-2)3 = - 8 è ok
!
mais (−2)" = √−2 è∄
2) Si les fct exponen?elles possèdent les mêmes propriétés que les puissances :
• Si a,b ∈ ℝ% & ∖ {1} , x et t ∈ ℝ
• 𝑎 $ . 𝑎' = 𝑎 $&' • (𝑎𝑏)$ = 𝑎 $ . 𝑏 $
• (𝑎 $ )' = 𝑎 $.' *# * $
• = ! '
+# +
*# $!'
• *$
=𝑎
Les pièges :
fonc?on puissance fonc?on exponen?elle
Exposant = fixe
Base = variable x3 Base = fixe
3x Exposant = variable
3
Par*cularités des fct exponen*elles :
• les graphiques des fonc?ons exponen?elles y=ax è points (0,1) et (1,a)
• quelle que soit la base 𝒂 ∈ ℝ𝟎 & ∖ {𝟏} et quel que soit le réel x : ax>0
• Si a > 1 , y = ax est une fonc?on croissante et son graphique admet une asymptote horizontale
è 𝐴𝐻!- ≡ 𝑦 = 0
• Si 0 < a < 1, y = a est une fonc?on décroissante et son graphique admet une asymptote horizontale
è 𝐴𝐻&- ≡ 𝑦 = 0
• Toutes les fonc*ons exponen*elles sont des bijec*ons et leurs réciproques respec*ves seront donc
des fonc*ons.
De plus, quelle que soit la base 𝒂 ∈ ℝ𝟎 & ∖ {𝟏} et quels que soient les réels x et t ∈ ℝ , on a les
équivalences suivantes:
• ax = at → x=t
• si a > 1 , ax < at → x < t et ax > at → x > t
car ax est une fonc?on croissante
• si 0 < a < 1, ax < a → x > t et ax >at → x < t
car ax est une fonc?on décroissante.
1.4. Le nombre e (L. Euler)
Déf : e, est un nombre irra*onnel, càd un décimal illimité non-périodique (qui ne peut donc s’écrire sous
forme de frac?on)
1 .
𝑒 = lim Q1 + T
.→- 𝑛
e = 2,718281828459…
2. Les fonc+ons logarithmes
2.1. Le logarithme décimal
Déf : On appelle le logarithme décimal, l’exposant de la puissance à laquelle il faut élever 10 pour trouver
ce réel x, d’un réel strictement posi*f, et est noté log x.
Ce>e fonc?on logarithme décimal est donc la fonc?on réciproque de la fonc?on exponen?elle en base 10.
𝑦 = log 𝑥 ↔ 100 = 𝑥
Ex : log 100 = 2 car log 102 , x = 2
Log 0,001 = -3 car log 10-3 et x = 3
4
2.2. Le logarithme népérien
Déf : La fonc*on logarithme en base e est la fonc*on réciproque de la fonc*on exponen*elle en base e.
Elle est appelée le logarithme népérien, noté ln x.
𝑦 = ln 𝑥 ↔ 𝑒0 = 𝑥
Ex : ln e = 1 car = e
e1
ln e3 = 3 car e3 = e
ln √𝑒 = ½ car e1/2 = √𝑒
2.3. Le logarithme en base a
Déf : Le logarithme en base a (d’un réel strictement posi?f), est l’exposant de la puissance à laquelle il faut
élever a pour retrouver ce réel, et est noté loga x .
La fonc*on logarithme en base a est la fonc*on réciproque de la fonc*on exponen*elle en base a.
𝑦 = log * 𝑥 ↔ 𝑎0 = 𝑥
Remarques :
o SEULS LES NOMBRES STRICTEMENT POSITIFS ONT UN LOGARITHME, EN TOUTE BASE
o Log en n’importe quelle base de 1 = 0
2.4. Propriétés algébriques des logarithmes
Si : 𝑎 ∈ ℝ% & ∖ {1}, 𝑥 et 𝑡 ∈ ℝ% & ∖ {1}, 𝑛 ∈ ℝ& :
logarithme d’un produit
def le logarithme d’un produit de deux réel posi:fs strictement posi:fs est égal à la somme des logarithmes de
ces réels.
formule log * (𝑥. 𝑡) = log 𝑥 + log 𝑡
logarithme d’un quo:ent
def le logarithme d’un quo:ent de deux réel posi:fs strictement posi:fs est égal à la différence des logarithmes
de ces réels.
formule 𝑥
log * = log 𝑥 − log 𝑡
𝑡
logarithme d’une puissance
def le logarithme d’une puissance d’un réel posi:fs strictement posi:fs est égal au produit de cePe puissance par
son logarithme.
formule log * 𝑥 . = 𝑛. log * 𝑥
!!! è 10 log x = log 10x = x
à log + (𝑥) = log + (𝑦) => 𝑥 = 𝑦
123 $
à log * 𝑥 =
123 *
è Les formules peuvent être adaptée aux fonc?on ln x aussi (juste remplacer le log par ln)