Le système nerveux
Le système nerveux est, comme tous les autres organes, composé d’une infinité de
cellules de formes et de fonctions spéciales. Ces cellules, hautement différenciées, portent le
nom de cellules nerveuses ou neurones.
I- LE TISSU NERVEUX
A- Le neurone
Figure 1 : Le neurone
Le neurone est la cellule spécialisée du système nerveux. Sa complexité est stupéfiante !
C’est une cellule formée de deux parties :
1) Le corps cellulaire : il renferme le noyau, le cytoplasme et les organites communs
aux cellules. Sa forme reste assez variable et sa taille oscille entre de 4 à 130 µm.
Le regroupement des corps cellulaires dans le système nerveux central (SNC) est appelé
noyau.
Le regroupement des corps cellulaires dans le système nerveux périphérique (SNP)
est appelé ganglion.
2) Les prolongements cytoplasmiques qui permettent d’établir un contact entre
les cellules :
- L’axone : de calibre invariable, il n’en existe qu’un par neurone. Sa taille est variable
selon les cellules. Il se termine par des ramifications irrégulières. Il représente la structure
conductrice du neurone, car il produit et transmet les influx nerveux.
L’influx nerveux ne peut être transmis que du corps cellulaire à l’axone.
- Les dendrites : prolongements implantés sur le corps cellulaire et qui se terminent
par des arborisations fines, courtes, disposées irrégulièrement. Leur nombre varie d’une
cellule à l’autre. Elles représentent la structure réceptrice du neurone.
La transmission de l’influx nerveux ne peut se faire que de la dendrite vers le corps
cellulaire.
B- Les cellules gliales
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Les cellules gliales ou gliocytes forment la névroglie qui est un tissu de soutien des
neurones. Elles sont aussi chargées du contrôle de la nutrition des neurones.
C- Notion de fibres nerveuses
Figure 2 : Le nerf
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Une fibre nerveuse est l’ensemble d’un prolongement et de ses enveloppes. Il y a
deux types d’enveloppes :
- La gaine de myéline formée d’une substance riche en lipides servant d’isolant
« électrique ». Sa présence accélère la conduction de l’influx nerveux. Elle ne se trouve que
sur l’axone.
- La gaine de Schwann formée par de très petites cellules spéciales
Par rapport à ces enveloppes, il existe deux types de fibres :
- Les fibres myélinisées : elles possèdent les deux types de gaines. (aspect blanc nacré)
Leur regroupement forme la substance blanche.
- Les fibres amyéliniques : elles ne possèdent pas de gaine de myéline. (aspect
grisâtre). Leur regroupement forme la substance grise.
Un tractus ou un faisceau est une association de fibres dans le SNC
Un nerf est une association de fibres nerveuses dans le SNP. Cette association se fait
grâce à un gainage par du tissu conjonctif :
- L’endonèvre emballe l’axone d’un neurone
- Le périnèvre emballe un ensemble d’axone ce qui forme un fascicule
- L’épinèvre emballe un ensemble de fascicule
Il existe 3 types de nerfs :
- Les nerfs sensitifs : ils permettent de ressentir les diverses sensations. Ils conduisent
l’influx nerveux d’un organe vers un centre nerveux
- Les nerfs moteurs : ils permettent de mettre en œuvre une réponse à une sensation,
un mouvement. Ils conduisent donc l’influx nerveux du centre nerveux vers l’organe
effecteur de la réponse comportementale.
- Les nerfs mixtes : ils assurent les deux fonctions précédentes.
D- Les connexions entre cellules nerveuses
Figure 3 : La transmission synaptique
Les neurones s’articulent par l’intermédiaire de structures appelées synapses, il en existe
plusieurs types :
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1) Selon la cellule après le neurone
- Les synapses neuro-neuroniques, s’articulent entre deux neurones
- Les synapses neuro-musculaires ou plaque motrice, s’articulent entre un neurone et
une cellule musculaire
2) Selon le mode de communication
- Les synapses électriques. Elles ont pour rôle de synchroniser l’activité de plusieurs
neurones
- Les synapses chimiques. Les terminaisons de l’axone sécrètent une substance
chimique appelée neurotransmetteur capable d’exciter ou d’inhiber les cellules après la
synapse. Les transmetteurs sont captés par des récepteurs présents sur la membrane
cellulaire de l’élément après synapse.
Quelques neurotransmetteurs :
Nom Actions Remarques
Les gaz neurotoxiques et certains insecticides
excitation des muscles prolongent ses effets
squelettiques Les toxines botuliniques et les barbituriques
Acétylcholine
excitation ou inhibition des muscles inhibent sa libération
viscéraux Le curare, les venins de serpent empêchent
son action après synapse
Les amphétamines favorisent sa libération
excitation ou inhibition pour Les antidépresseurs tricycliques et la cocaïne
Noradrénaline procurer une sensation de bien empêchent son retrait synaptique
être La diminution de sa concentration dans
l’encéphale entraîne une dépression
Les amphétamines favorisent sa libération
La cocaïne bloque son recaptage
excitation ou inhibition pour
Sa concentration est insuffisante dans la
Dopamine procurer une sensation de bien
maladie de Parkinson
être
Un excès de concentration pourrait
déclencher une schizophrénie
action inhibitrice sur la
Le LSD bloque son activité
transmission des influx nerveux
Sérotonine Les médicaments (Prozac) bloquent son
intervention dans le sommeil,
recaptage ce qui soulagent l’anxiété
l’appétit, l’humeur, les nausées,…
excitation ou inhibition pour
ATP
procurer une sensation de douleur
L’alcool augmente l’effet inhibiteur
action inhibitrice sur la
GABA Les anxiolytiques (Valium) bloquent sa
transmission des influx nerveux
fabrication ce qui provoque des convulsions
S’il est libéré en excès, il produit une excito-
toxicité : les neurones sont excités jusqu’à la
Intervention dans l’apprentissage
Glutamate mort. Cet état est provoqué lors d’une
et la mémoire
ischémie (manque d’oxygène)
Cela peut se traduire par un AVC
action inhibitrice pour atténuer la La morphine, l’héroïne et la méthadone ont
Endorphine
douleur « opiacés naturels » des effets similaires
Tachykinine ou action excitatrice qui intervient La morphine, l’héroïne et la méthadone
substance P dans la transmission de la douleur inhibent son action
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Un neurone peut avoir jusqu’à plus de 10 000 connexions avec d’autres neurones.
E- Physiologie du neurone
Il existe plusieurs milliards de neurones dans tout le système nerveux. Toutes ces cellules
hautement spécialisées possèdent les propriétés suivantes :
1) Longévité extrême : Cette cellule peut vivre et fonctionner de manière optimale
durant plus de 100 ans si elle est correctement nourrie
2) Amitotique : Cette cellule ne se divise pas.
3) Vitesse du métabolisme élevée : Cette cellule consomme beaucoup d’énergie
pour maintenir sa structure complexe.
Le neurone est la cellule la plus sensible à l’interruption de la circulation artérielle.
4) L’excitabilité : capacité de la cellule à recevoir une information de type mécanique,
thermique, chimique, électrique. A l’état normal, l’excitant de la fibre nerveuse est l’influx
nerveux, c’est-à-dire un signal électrique appelé potentiel d’action qui possède un seuil de
déclenchement et répond à la loi du tout ou rien.
Ce sont les successions de potentiels d’action qui déterminent le travail du nerf en fonction
des besoins de l’organisme.
5) La conductibilité : capacité de la cellule à transmettre une information. Cette
transmission se fait sous la forme d’un influx nerveux qui est un « courant électrique » qui
progresse très rapidement (jusqu’à 100 mètres par seconde). Cet influx ne diminue pas
d’intensité au cours de sa transmission. La transmission de l’influx nerveux est polarisée, il
va des dendrites au corps cellulaire et du corps cellulaire vers l’axone.
II- ORGANISATION DU SYSTÈME NERVEUX
Le système nerveux comprend deux parties différentes : le système nerveux cérébro-
spinal et le système nerveux végétatif
A- Le système nerveux cérébro-spinal
Cette partie du système nerveux est chargée des fonctions de relation avec le monde
extérieur. Cela nous permet de penser, d’agir, d’entendre, voir, sentir,… Il agit sous
l’influence de la volonté.
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1) Le système nerveux central (SNC)
Figure 4 : Le système nerveux central
Le système nerveux central est l’ensemble des centres de régulation et d’intégration. Il
est formé par :
- Des centres nerveux où sont regroupés des neurones. C’est au niveau de la matière
grise que s’élabore l’activité nerveuse volontaire.
- Des voies associatives entre les centres nerveux. Elles appartiennent à la matière
blanche.
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a) L’encéphale
Figure 5 : L'encéphale
Appelé à tort « cerveau », l’encéphale se situe dans la boîte crânienne, protégé par les os
du crâne. Il consomme 25% du dioxygène de l’organisme pour fonctionner. Sa masse est
d’environ 1,6 kg chez l’homme et 1,45 Kg chez la femme. Il est composé de 4 éléments :
(1) Les hémisphères cérébraux droit et gauche
Ils occupent la plus grande place de l’encéphale (≈83 %).
Ils couvrent le diencéphale et le sommet du tronc cérébral.
Chaque hémisphère est constitué de 5 lobes :
lobe frontal + lobe pariétal + lobe occipital + lobe temporal + lobe insulaire
L’hémisphère gauche est analytique =
maîtrise des habiletés du langage, des mathématiques et de la logique
L’hémisphère droit est holistique, synthétique =
maîtrise des habiletés spatio-visuelles, de l’intuition, de l’émotion et des arts
Le tissu nerveux des hémisphères cérébraux se divise en trois régions :
1) Le cortex cérébral (composé de substance grise) c’est le siège de l’esprit conscient. Il
ne renferme ni faisceaux, ni tractus. Il représente 40 % de la masse de l’encéphale. Il fait 2 à
4 mm d’épaisseur. Il renferme des aires fonctionnelles. Ces aires ont un emplacement
identique d’un individu à l’autre. Ces aires rendent les sensations conscientes.
Aires motrices : Aire primaire motrice / Aire motrice du langage
Aires sensitives : Aires visuelles / Aires auditives / Aires olfactives / Aire gustative / Aire
de l’équilibre
Aires associatives : Aire du langage écrit et parlé / Aire gnosique
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La connaissance des zones permet de comprendre les lésions cérébrales accidentelles (perte
de la vue, de la parole,…)
2) La substance blanche cérébrale. Elle permet l’échange d’informations entre les aires
corticales par des faisceaux de fibres
3) Les noyaux basaux ou noyaux gris centraux, sont au cœur de la substance blanche
mais composé de substance grise. Ils agissent sur l’activité motrice volontaire et
involontaire. Les atteintes de ces noyaux peuvent avoir une double conséquence :
- soit un excès de mouvement = Chorée de Huntington qui est une maladie hyperkinétique
- soit un manque de mouvement = Maladie de Parkinson qui est une maladie hypokinétique
(2) Le diencéphale
Cette région est recouverte par les hémisphères cérébraux. Elle est composée par
trois structures paires :
1) Le thalamus, (80 % du diencéphale). C’est la porte d’entrée du cortex cérébral. Il
intervient dans les fonctions sensitives, agit sur l’hypothalamus, régule la conscience et la
vigilance, la motricité, l’apprentissage, la mémoire,…
2) L’hypothalamus, c’est le plus grand centre végétatif de l’organisme. Il est en liaison
directe avec l’hypophyse. Ses rôles sont multiples
3) L’épithalamus, (partie postérieure du diencéphale).
Il porte à son extrémité le corps pinéal, responsable de la sécrétion de mélatonine qui est
considéré comme le messager du sommeil.
(3) Le tronc cérébral
Le tronc cérébral renferme les centres nerveux produisant les comportements
automatiques et immuables, nécessaire à la survie.
Les voies nerveuses s’inversent au niveau du tronc cérébral.
Il fait la jonction entre l’encéphale et la moelle épinière. On y distingue trois régions :
1) Le mésencéphale (pédoncules à l’avant) : suppression des sensations douloureuses,
perception de la peur, gestion de la réaction de fuite ou de lutte, réaction réflexe aux sons
2) Le pont, (région proéminente du tronc cérébral) : relai entre le cortex cérébral et le
cervelet.
3) Le bulbe rachidien, (partie inférieure du tronc cérébral reliée à la moelle épinière) :
rôle important dans le maintien de l’homéostasie de l’organisme. C’est de là que partent les
12 paires de nerfs crâniens. Il renferme des centres de commande très importants :
Le centre cardiovasculaire
Le centre respiratoire
Les autres centres :
(4) Le cervelet
Situé en arrière du cerveau, il joue un rôle essentiel dans l’équilibre et la
coordination des mouvements.
Il régule également le tonus musculaire.
LES MENINGES :
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C’est un système de protection du système nerveux (cerveau et moelle épinière). Ce
sont trois enveloppes (de l’intérieur à l’extérieur):
1) La méninge interne ou pie-mère, elle est très fine. Elle permet de vasculariser le
cerveau.
2) La méninge moyenne ou arachnoïde, elle adhère à la dure-mère. C’est un système
pneumatique.
Entre les deux feuilles de l’arachnoïde, se trouve le liquide céphalo-rachidien LCR, ce qui
forme un coussin hydraulique protecteur des chocs. En flottant dans le liquide céphalo-
rachidien, l’encéphale qui est gélatineux perd 97 % de sa masse. Ce qui lui évite de
s’effondrer sur lui-même. Ce liquide est incolore, c’est lui qui est prélevé lors d’une ponction
lombaire pour diagnostiquer la méningite.
3) La méninge externe ou dure-mère, elle est très épaisse et très résistante. Elle est
accolée à la paroi osseuse.
b) La moelle épinière
Figure 6 : La moelle épinière
C’est un organe très fragile protégé par le canal rachidien de la colonne vertébrale.
Elle s’étend de la base du crâne jusqu’à la hauteur de la 2ème lombaire, soit environ 45 cm
de long pour 1 cm de large.
De la moelle épinière part 31 paires de racines. Les parties postérieure et antérieure des
racines fusionnent pour donner un nerf rachidien.
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La substance grise occupe une position centrale (forme de papillon) et la substance
blanche occupe la partie périphérique.
Son rôle est double :
- Contrôle des réflexes. La moelle épinière se place entre la voie sensitive qui capte la
stimulation et la voie motrice qui commande la réponse comportementale.
- Transmission des influx nerveux vers les centres supérieurs. Il existe des voies
sensitives et des voies motrices.
2) Le système nerveux périphérique (SNP)
Figure 7 : Le système nerveux périphérique
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Le système nerveux périphérique regroupe les lignes de communication entre le système
nerveux central et l’organisme
Les organes périphériques sont reliés au système nerveux central par deux types de
nerfs :
- 12 paires de nerfs crâniens :
3 n. sensitifs + 5 n. moteurs + 4 [Link]
- 31 paires de nerfs rachidiens mixtes
8 n. cervicaux + 12 n. dorsaux + 5 n. lombaires + 5 n. sacrés + 1 [Link]
Ils se détachent de la moelle épinière par les racines antérieures (fibres motrices) et les
racines postérieures (fibres sensitives).
Les branches antérieurs des nerfs rachidiens voisins s’unissent et constituent des plexus.
Le plexus cervical (union 4 premiers n. cervicaux)
Le plexus brachial (union 4 derniers n. cervicaux + 1er n.f dorsal)
Les nerfs dorsaux (union 11 derniers n. dorsaux)
Le plexus lombaire (union des 4 premiers n. lombaires)
Le plexus sacré (union 5ème n. lombaire + 3 premiers [Link]és)
Le plexus honteux (union 4ème n. sacré + n. voisins)
Le plexus sacro-coccygien (union 5ème n. sacré + n. coccygien)
B- Le système nerveux végétatif ou autonome
Il est chargé de l’entretien de la vie en maintenant constant le milieu intérieur. Il est
soustrait à l’influence de notre volonté.
Il gère la circulation sanguine, la respiration, la digestion,…
Les nerfs comportent des fibres sensitives mais aussi motrices. Anatomiquement on
distingue :
- Le système nerveux orthosympathique qui accélère les fonctions végétatives.
Il mobilise l’organisme dans les situations d’urgence.
- Le système nerveux parasympathique qui ralentit les fonctions végétatives.
Il participe à la conservation de l’énergie et l’accomplissement des tâches habituels
Action sympathique Action parasympathique
Viscères
(NORADRENALINE) (ACETYLCHOLINE)
Œil Myosis (constriction pupillaire)/
Mydriase (dilatation pupillaire)
Accommodation
Glandes Sécrétion d’une salive peu abondante, Sécrétion d’une salive abondante, fluide
salivaires riche en enzymes et pauvre en enzyme
Vaisseaux Vasoconstriction / hypertension Vasodilatation / hypotension
Peau Sudation / horripilation Pas d’action
Cœur Accélération (tachycardie) Ralentissement (bradycardie)
Bronches Dilatation = bronchodilatateur Constriction = Bronchoconstricteur
Tube digestif Diminution du péristaltisme / fermeture Augmentation du péristaltisme /
des sphincters ouverture des sphincters
Glandes Sécrétion d’adrénaline par la médullo-
Sécrétion du pancréas exocrine
surrénale
Actions
Contraction de la rate Stimulation des voies biliaires
diverses
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III- LES ACTIVITÉS DU SYSTÈME NERVEUX
Le système nerveux préside au fonctionnement de tous les systèmes du corps humain.
Il faut distinguer deux types d’actes assurés par le cerveau :
- L’acte volontaire
- L’acte involontaire c’est un réflexe ! C’est un acte stéréotypé qui est le plus souvent
inconscient.
A- L’acte volontaire
Il se déroule en trois étapes :
1) La phase d’initiation = recueil d’informations sensorielles : changements de
l’environnement intérieur et extérieur
2) La phase de programmation ou intégration : traitement des informations
sensorielles reçues pour élaborer une action à entreprendre en réponse au stimulus
3) La phase d’exécution = réponse motrice : activation des organes effecteurs de la
réponse comportementale
B- Les réflexes
Figure 8 : Le réflexe médullaire
Les réflexes ont pour objectif de :
- nous protéger des dangers rapidement
- laisser la place aux actes volontaires sans nous encombrer d’actes automatiques
- maintenir l’équilibre du corps
Il existe des réflexes innés (dès la naissance) : succion, réflexes myotatiques, flexion,
réflexes cutanés, réflexes cornées, réflexes pupillaires, réflexes plantaires,…
Il existe des réflexes acquis (que l’on a appris) : marche, lecture,… ATTENTION, ils sont
utilisés dans l’embrigadement des individus
Un arc réflexe est composé (1) stimulation ou excitation sensitive (2) organe sensitif
ou récepteur (3) voie sensitive qui conduit l’influx nerveux sensitif (4) moelle épinière qui
traite l’information reçue et élabore une réponse comportementale adéquate (5) voie
motrice qui conduit l’influx nerveux moteur (6) organe effecteur qui réalise rapidement la
réponse commandée par la moelle épinière.
C- Le contrôle et la surveillance du système nerveux
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Il existe plusieurs méthodes de contrôle du bon fonctionnement de notre système
nerveux :
- Dès la naissance : le test des réflexes archaïques, innés chez l’enfant : le test de la
marche
- A l’âge adulte : le test des réflexes innés de l’adulte : le réflexe rotulien
- L’électroencéphalogramme (E.E.G) : examen indolore qui permet d’enregistrer la
présence d’une activité cérébrale
Figure 9 : Le système nerveux
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