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FORMATION

RESPONSABLE DE
SÉCURITÉ LASER
A PROPOS D'OPTECH
DEPUIS 2002
Optech est un Centre collégial de transfert
technologique (CCTT), incorporé en un organisme
sans but lucratif. + 1200 projets novateurs
Nous œuvrons en recherche appliquée en optique
photonique et aidons les entreprises à réaliser + 400 entreprises
leurs activités de recherche et de développement
de produits et de procédés.

Ces projets ont contribué de façon dynamique au


NOTRE OBJECTIF développement du savoir et de la richesse pour les
PME, la communauté collégiale, la société et
l’économie du Québec.
Supporter les entreprises dans leurs
démarches d’innovations, grâce aux
technologies de l’optique et de la photonique
et ce, à toutes les phases de développement.
Quatre expertises principales Recherche et développement

Nous aidons à identifier les programmes de subvention d’aide à


Fibres optiques
l’innovation les plus adéquats afin de soutenir les différentes
phases de votre R&D.

Illumination et imagerie
Nous vous assistons dans votre démarche de financement afin
d'identifier et d'obtenir les programmes de subvention les plus
Métrologie optique pertinents à votre plan de développement. Nous sommes
reconnus comme centre de recherche public, ce qui permet aux
entreprises de déposer des demandes de crédits RS&DE
bonifiés.
Microsystèmes
LA SÉCURITÉ LASER
J’ai deux yeux,
Résumé en quelques mots….
tant mieux!
Se préoccuper de la sécurité
laser…

C’est protéger un des sens qui


est le plus significatif pour nous

© Télé-Québec
ACCIDENTS LASER
Les personnes les plus sujettes aux accidents
laser ne sont pas les personnes les moins bien
informées
Ces personnes sont plus à même d’être exposées
Accoutumance survenant après de nombreuses
années d’expérience

Au Québec, la CNESST ne tient pas de statistique


différenciée à propos des expositions laser
En 2018, 51 dossiers d’indemnisation ont été ouverts à la
CNESST pour l’exposition à des rayonnements
Ceci représente 0,1% de tous les dossiers de la CNESST cette
Source: www.rli.com (Rockwell Laser Industries, Inc.)
année-là 14 mai 2004
ACCIDENTS - ET DANS LA POPULATION GÉNÉRALE?
Selon Statistiques Canada (données de 2014)
Selon des analystes, le marché a doublé entre 2009
et 2014
Une grande part du marché (en
nombre, pas en $) est constitué
48% des canadiens ont révélé avoir utilisé ou de produits tels que:
été exposés à un laser en 2014 - scanner laser (commerces)
- pointeurs laser
- niveaux laser
Près de la moitié des personnes exposées l’ont été à
1, 2…+ - industrie du divertissement
plus d’un type de laser - lasers cosmétiques

0,5 % Environ 1% des canadiens ayant été exposés aux


lasers ont subi un inconfort ou une blessure
ET DONC, POURQUOI SE FORMER?

Argument d’ordre moral Argument d’ordre juridique


UN LASER…QU’EST-CE QUE C’EST FINALEMENT?
Lumière cohérente vs. incohérente

C’est un dispositif qui émet de la


lumière1…de façon très
particulière!

1Ilfaut lire les petits caractères! Par lumière on entend


toute radiation électromagnétique dont la longueur
d’onde va de 180nm à 1mm
By 彭嘉傑 - Own work, CC BY 2.5,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=60733412
1. INTRODUCTION
a. Caractéristiques de l’émission laser

1917: Théorie émission stimulée (Albert Einstein)

1954: MASER (Microwave Amplification by Stimulated Emission of Radiation) (Charles Townes, J. P. Gordon et H.
J. Zeiger)

1958: LASER (Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation)

Theodore Gordon
Maiman Gould

1965: Première application industrielle

1982: apparition des disques compacts (CD)


COMMENT L’EXPOSITION À UN LASER SE COMPARE-T-
ELLE À CELLE DES SOURCES CONVENTIONNELLES ?

Pointeur laser de 1mW Ampoule 100W (dépolie)

Taille de l’image sur la rétine: env. 20μm Taille de l’image sur la rétine: env. 340μm

Toute la puissance entre dans l’œil à 5m Fraction de la puissance qui entre dans l’œil
à 5m:
𝐴𝑝𝑢𝑝𝑖𝑙𝑙𝑒 0,385 × 10−4 𝑚2
= = 1.23 × 10−7
𝐴𝑠𝑝ℎè𝑟𝑒 5𝑚 4𝜋52 𝑚2

Irradiance à la rétine: Irradiance à la rétine:


1 × 10−3𝑊 100𝑊 × 1,23 × 10−7
= 𝟑, 𝟏𝟖 × 𝟏𝟎𝟔 𝑾/𝒎𝟐 2 = 𝟏𝟑𝟓 𝑾/𝒎𝟐
𝜋 10 × 10−6𝑚 2
340
𝜋 × 10−6
2
OBJECTIFS

• Sensibiliser aux risques posés par l’utilisation des lasers dans un


environnement de travail

• Résumer le contexte normatif et réglementaire

• Enseigner les méthodes de calcul des expositions aux laser

• Enseigner des méthodes de travail pour l’analyse des risques et la mise en


place de mesures de sécurité adéquates
PLAN DE LA FORMATION
L’information est organisée logiquement pour référence future: pour des raisons
pédagogiques, elle ne sera pas donnée dans cet ordre

1 L’émission laser
Un laser ? Comment ça marche ?

2 Les risques posés par les lasers


Quelles sont les conséquences de l’exposition au rayonnement laser ? Est-ce que
ce sont les seuls risques ?

3 Contexte normatif et réglementaire


Quels sont les lois et règlements ici au Canada/Québec ? Quelles sont les normes
régissant le travail avec les lasers ?

4 Mesures de protection
L’aménagement, les mesures administratives, le calcul des degrés de
protection nécessaires
1. INTRODUCTION
Rappels Généraux

Qté Notation scientifique préfixe


1 000 000 000 000 1012 tera (T-)
1 000 000 000 109 giga (G-)
1 000 000 106 mega (M-)
1 000 103 kilo (k-)
1 100
0,001 10-3 milli (m-)
0,000 001 10-6 micro (μ-)
0,000 000 001 10-9 nano (n-)
0,000 000 000 001 10-12 pico (p-)
0,000 000 000 000 001 10-15 femto (f-)
1. INTRODUCTION
Rappels Généraux

Notions mathématiques

• logarithmes
Constante Valeur
• fonctions exponentielles
π 3.1416…
e 2.718…

2024-10-11 17
Partie 1
Caractéristiques de l’émission laser
1. INTRODUCTION

a) Rappels sur les caractéristiques de l’émission laser

b) Rappels de radiométrie et d’optique

c) Technologies des lasers

d) Applications
LA LUMIÈRE….

Par Benjamin ABEL — Travail personnel, CC BY-SA 3.0,


La lumière est une onde.
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=22016632

Ça s’appelle la longueur d’onde. C’est donc une oscillation qui peut être
caractérisée par la distance entre deux
crêtes (ou deux creux).

Notre œil perçoit cette quantité comme


étant la couleur.
La lumière se comporte….
…comme une onde Nd:YAG (1064nm)
Diodes laser (UV-VIS-NIR) CO2 (10 600nm)

280 315nm 315 400nm


A

180 280nm 400 700nm 700 1400nm 1400nm 1mm


C S NR R R

100 1000 10000


Excimères (UV) Longueur d onde nm
1. INTRODUCTION
a. Caractéristiques de l’émission laser

Laser : Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation


Appareil émettant un faisceau de rayonnement spatialement et temporellement
cohérent.

Lumière incohérente vs cohérente


1. INTRODUCTION
a. Caractéristiques de l’émission laser Une infinité de couleurs différentes

Même la radiation de même couleur et


même direction n’est pas en phase Le laser est:
• monochromatique

m o e mono- -khrôma
(un seul) (couleur)
onven onne e
• très directionnel
• cohérent
Émis dans toutes les directions et
provient de points distribués dans
l’espace

Une seule couleur


La radiation semble provenir d’un
a e point très petit dans l’espace

Toute la radiation est émise en phase


(même lorsqu’elle n’est pas émise au même
moment)
DIFFÉRENCE ENTRE UNE SOURCE ORDINAIRE ET UN LASER

Ce sont ces caractéristiques


différentes qui font du laser un outil
extraordinaire
m o e
onven onne e
• Possibilité de focaliser l’énergie en un très
petit point → haute densité d’énergie
(W/m2 ou J/m2)
• Propagation sur des mètres (ou km!!)
• Une seule longueur d’onde = interaction
bien maîtrisée avec les matériaux
a e
L’ÉMISSION LASER
Dangers de la lumière cohérente

Par European Southern Observatory — http://www.eso.org/public/images/eso0607a/, CC BY 4.0,


Les caractéristiques de cohérence
spatiale et temporelle déterminent la
propagation du faisceau

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4823059
Cela permet des irradiances extrêmement
élevées
Le faisceau diverge très faiblement et les
distances de propagation peuvent être très
grandes
La lumière ...
1. INTRODUCTION
a. Caractéristiques de l’émission laser

Représentation de la lumière

Représentation sous forme de rayon lumineux (optique


géométrique – suffit pour la plupart des phénomènes de la
vie quotidienne)
La lumière voyage en ligne droite dans un milieu homogène
ex. l’air → ombres

La lumière change de direction lorsqu’elle change de milieu


(ex. lentilles)

Certains phénomènes ne peuvent être compris qu’en


considérant la nature physique fondamentale de la lumière
(ex. iridescence des bulles de savon)
« … a thread of light, a particle a wave… »
1. INTRODUCTION - L. Cohen
a. Caractéristiques de l’émission laser

La lumière se comporte comme….


Une onde Une particule
La lumière se comporte…
…comme une onde

By Bautsch - Own work, CC0,


https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=551565
18

Interférence Dispersion Diffraction


INTERACTION LUMIÈRE-MATIÈRE
En interagissant avec la matière, qu’elle soit biologique ou pas, la lumière peut être:

Transmission
diffuse

La lumière peut ensuite être


réémise à d’autres longueurs
d’onde (fluorescence, effet
Transmise Réfléchie Absorbée
Raman, etc.) ou générer des
phénomènes qui créeront un Diffusée
effet thérapeutique ou une
blessure (élévation de la
Réflexion
température, ablation, etc.) diffuse
1. INTRODUCTION
a. Caractéristiques de l’émission laser

Lumière incohérente Lumière cohérente

Photons émis de façon aléatoire Cohérence: caractère de vibrations


présentant une différence de phase
constante dans le temps et dans
(Sources étendues spectralement et l’espace
spatialement) permet l’interférence de deux ondes

(Photons émis par émission stimulée – les


lasers! – sont cohérents)
La lumière se comporte….
…comme une particule

• Le photon est le vecteur de la force électromagnétique


• L’énergie de chaque photon est reliée à sa longueur
d’onde
ℎ𝑐
𝐸=
𝜆

E : énergie
h : constante de Planck
c : vitesse de la lumière
λ : ong e d’onde
La lumière se comporte….
…comme une particule
ℎ𝑐
𝐸=
𝜆
C’est le fait que chaque photon ait une énergie bien
déterminée qui conditionne l’interaction entre la lumière
et la matière:
- pour qu’un photon soit absorbé, il faut que son énergie
corresponde à des niveaux accessible par les
molécules ou atomes d’un matériau (ou tissu
biologique!)
- pour qu’une réaction chimique soit initée, il faut que E : énergie
chaque photon ait une énergie suffisante h : constante de Planck
c : vitesse de la lumière
λ : ong e d’onde
1. INTRODUCTION
a. Caractéristiques de l’émission laser
Interaction lumière/matière

Énergie

avant après avant après avant après


niveau
excité
niveau
fondamental

absorption émission spontanée émission stimulée

Dans les milieux naturels: émission spontanée vs. émission stimulée → compétition
Pour faire un laser…
Trois éléments sont essentiels pour fabriquer
un laser.

1 Un milieu de gain
C’est le milieu dans lequel l’amplification de la lumière a
lieu

2 Un pompage
C’est l’apport d’énergie pour la
production de lumière

D’autres dangers peuvent provenir de la nature de ces


éléments 3 Une cavité
• Dangers électriques
résonnante
Pour garder l’énergie à l’intérieur
• Dangers chimiques et maximiser la probabilité
d’émission stimulée
• Objet du module 7
Milieu de gain (solide, liquide ou
gazeux)

Miroir Miroir
(cavité résonnante) (cavité résonnante,
pas 100%)
1. INTRODUCTION
a. Caractéristiques de l’émission laser
Niveaude
Temps e vie
citécourt EE

Niveaude
Temps e vie
cité long EE
Pour faire un laser, ça prend:
Transition
1. Un milieu de gain de pompe

2. Une excitation (pompage) Transition


laser

3. Une cavité résonnante


Niveau fondamental EE
1. INTRODUCTION
a. Caractéristiques de l’émission laser

Les caractéristiques les plus importantes du


faisceau laser, du point de vue de la sécurité, Les sources laser sont le plus souvent
sont les suivantes:
des sources ponctuelles dont l’image
Puissance ou énergie du faisceau est un point sur la rétine).
Divergence (faible, mais pas nulle!)
Diamètre initial du faisceau
Longueur d’onde couleur!
φ = divergence
du faisceau
a = diamètre de
l’ouverture
1. INTRODUCTION

!! Très grande variété des propriétés !!


Longueurs d’onde laser:
de 180nm à 1mm

Largeur de l’émission :
10-12m à 10-6m

Durée de l’émission:
10-15s à 109s

Fréquence de répétition:
CW à GHz
Donc! Pas vraiment de « one size fits all » pour
Puissance: l’implémentation physique des protections laser….
qques µW à >PW Mais les principes sont les mêmes pour tous les lasers!
1. INTRODUCTION
c. Technologies des lasers

Lasers continus :

On dit aussi « à émission entretenue »


Le laser est pompé et émet de la lumière
en continu

Le laser doit émettre pendant t > 0.25s pour être


considéré comme continu dans le domaine de la © Meredith instruments
sécurité laser
Laser à impulsions: laser relaxé
1. INTRODUCTION La compétition entre modes pouvant
c. Technologies des lasers osciller impose ce type d'émission.
Vérifiée surtout dans les lasers à
solide ou à liquide
Laser à impulsions:
Laser émettant des impulsions de
lumière.
l peut s’agir d’une seule impulsion ou
d’un train d’impulsions successives
Puissance
crête (P0)

Puissance
moyenne
(Pavg)

0 0.001 0.002 0.003 0.004 0.005 0.006 0.007 0.008


Durée de l’impulsion dépend du type de pompage et du temps
Temps de relaxation des états

Durée: de 10μs à 10ms


Fréquence: 1 à 100Hz
1. INTRODUCTION
c. Technologies des lasers

Lasers déclenchés
Déclenchement actif: électro-optique, acousto-optique, prisme tournant
Déclenchement passif: absorbant saturable
1. INTRODUCTION
c. Technologies des lasers

Lasers à modes couplés

Couplage actif ou passif


Les modes longitudinaux de la cavité sont en phase avec la variation
de la courbe de gain

Source: optique-ingenieur.org
Attention à cette fausse croyance…
• Ce qui blesse, ce n’est pas que le milieu de gain soit un YAG ou de l’alexandrite ou autre.
Ce qui blesse, c’est la concentration de puissance ou d’énergie, et la longueur d’onde.

• Concentrez-vous sur les paramètres du faisceau! (Puissance ou énergie, longueur


d’onde, durée d’impulsion ou d’exposition, divergence .
→ Ce sont ces paramètres qui vont conditionner l’ampleur et le type de
blessures

Irradiance:
Puissance de
rayonnement reçu par
unité de surface de
l'objet éclairé.
-OQLF

Irradiance faible Irradiance


élevée
1. INTRODUCTION
b. Rappels de radiométrie/photométrie

Quantité Symbole Unité

Énergie Q Joule (J)

Flux ou puissance Φ Watt (W) = J/s


(énergie émise ou reçue par unité de temps)
Intensité I W/sr
(Flux lumineux émis par unité d’angle solide)

Luminance énergétique L W/sr.m2


(Flux émis par unité de surface et d’angle solide)

Émittance W/m2
(Flux émis par unité de surface)
Irradiance E W/m2
(Flux reçu par unité de surface)
Exposition énergétique H J/m2
(Énergie reçue par unité de surface)
Le faisceau diverge
naturellement avec la distance
sur l’axe de propagation

…cependant, cette divergence


est très, très, faible…

…sauf si on la modifie par des


lentilles, des fibres optiques ou
la géométrie de la surface
réflexion.
1. INTRODUCTION Dans le plan normal à l’axe de propagation,
b. Rappels d’optique le faisceau laser possède une distribution
gaussienne d’irradiance

2
4Φ −4𝑟2
𝐸 𝑟 = 2𝑒 𝑎
𝜋𝑎
0

r est le rayon à partir du centre du faisceau


Φ est la puissance totale du faisceau
Er

E(r) est l’irradiance , E0 = 4/a2 est l’irradiance


maximale (au centre)
r a est le diamètre où E = E0/e
0
Attention ! Ceci est pour un faisceau idéal
Er

Dans le cas d’un faisceau réel et non idéal, un


facteur de qualité (M2 modifie l’expression des
r quantités
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique

Dans le domaine de la sécurité laser, on

Er
utilise le diamètre défini à 1/e plutôt que a a 1diam
e 37 tre à 1 e
diamètre à 1 e

le rayon à 1/e2 utilisé couramment pour


les données techniques de produit. 1e 2
ra
0 13.5 on à 1 e2

La raison est simple: avec le diamètre ainsi défini, 𝑑1/𝑒2


𝑑1/𝑒 = = 2𝜔𝑜
l’irradiance au centre du faisceau est égale à la 2
puissance totale du faisceau divisée par ce 𝜙1/𝑒2
diamètre. → c’est donc l’évaluation la plus 𝜙1/𝑒 =
2
= 2𝜃1/𝑒 2
sécuritaire.
𝑑50% = 0,6 ⋅ 𝑑1/𝑒 2 𝜙50% = 0,6 ⋅ 𝜙1/𝑒 2
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique

La source laser est proche de la limite physique de la diffraction.


une distance approchant l’infini, la propagation est près de celle donnée purement par la
diffraction:

φ = divergence
du faisceau
a = diamètre de
l’ouverture
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique

Propagation du faisceau gaussien

Longueur de Rayleigh zR longueur à l’intérieur


de laquelle le rayon du faisceau passe de a0 à 𝜋𝑎02
√2a0)
𝑧𝑅 =
2𝜆 λ = longueur d’onde
a0 = est le diamètre au col
2𝜆
La divergence du faisceau  𝜙=
𝜋𝑎0
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique

Propagation du faisceau gaussien

a0 est le diamètre au point d’étranglement, là


où l’énergie est la plus concentrée col, ou
waist)

2
Le diamètre du faisceau (a) varie avec la 2𝜆𝑧
distance de propagation 𝑎𝑧2 = 𝑎02 1+
𝜋𝑎02
2𝜆𝑧
Ce qui peut être simplifié → 𝑎≃
𝜋𝑎0
z = distance
λ = longueur d’onde
a0 = est le diamètre au col
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique f

Propagation d’un faisceau parfaitement gaussien à s s


travers une optique parfaite
Rappel d’optique
géométrique

Dans le cas d’un faisceau gaussien, la taille de 𝑎𝑓 = 𝑓𝜙


l’image formée dépend uniquement de la
divergence du faisceau et de la longueur focale de f = longueur focale de la lentille
l’optique: φ = divergence du faisceau

Et la position du nouveau col (qui correspond à


l’image en optique géométrique est donnée par:

s = distance entre l’objet et la lentille


s” = distance entre l’image et la lentille
zR = longueur de Rayleigh
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique
Lorsqu’un faisceau pas parfaitement gaussien se propage, les quantités sont
modifiées par un facteur de qualité M2

2𝜆 2𝜆𝑀2
𝜙= 𝜙=
La divergence devient: 𝜋𝑎0 𝜋𝑎0

2𝜆 2𝑀2 𝜆
Semi-diamètre au 𝑎0 = 𝑎0 =
point d’étranglement: 𝜋𝜙 𝜋𝜙𝑀

2 2
2𝜆𝑧 2𝑀2 𝜆𝑧
Semi-diamètre au point z: 𝑎𝑧2 = 𝑎02 1+ 2
𝑎𝑀 (𝑧) = 2
𝑎0𝑀 1+
𝜋𝑎02 𝜋𝑎02

Et les distances objet/image:


1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique

Dimensions d’un faisceau laser en champ lointain


(Approximation linéaire issue de la diffraction)

Diamètre du faisceau
a0 = diamètre initial du faisceau
𝑎 = 𝑧𝜙 + 𝑎0 φ = divergence du faisceau
z = distance

Surface du disque éclairé par le faisceau φ

2
𝑧𝜙 + 𝑎0 S = surface du disque à la
𝑆=𝜋 distance z
2
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique

Éclairement énergétique reçu Exposition énergétique


par une surface:
𝑑Φ Φ W 𝑑Q Q J
𝐸= ≃ 𝐻= ≃
𝑑𝑆𝑟 𝑆𝑟 m2 𝑑𝑆𝑟 𝑆𝑟 m2

Anglais: irradiance Anglais: radiant exposure


Français: irradiance ou Français: exposition énergétique
éclairement énergétique
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique

Angle Angle solide


Rapport de la longueur d’un arc de cercle Rapport de l’aire d’une calotte sphérique à
à sa circonférence l’aire totale de cette sphère

𝐿 𝐴
𝛼= Ω=
𝑟 𝑟2
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique

Luminance énergétique d’une source :


puissance émise par unité de surface dans
un élément d’angle solide 𝑑𝑆𝑒
Attention, la puissance peut varier en
fonction de la position et de la direction➔
P(r,θ) 𝜃𝑒 𝑑Ω𝑒

𝑑2Φ Φ Φ 𝜃𝑅
𝐿= 2 ≃ ≃
𝑑 𝐺 𝑆𝑒 cos 𝜃𝑒 𝑑Ω𝑒 𝑆 cos 𝜃 𝑆𝑟 cos 𝜃𝑅 𝑑𝑆𝑅
𝑒 𝑒
𝑧2
Anglais: radiance
Français: luminance énergétique
Étendue géométrique Cette quantité est indépendante de la
distance
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique Réflexion spéculaire

La réflexion peut être:


• Spéculaire (miroirs, liquides, vitres, etc.)
• Ou diffuse (tissus, murs, etc.)

Réflexion diffuse
Attention, les propriétés des matériaux dépendent du domaine de
longeurs d’ondes considéré: un matériau diffusant le visible peut
provoquer une réflexion parfaitement spéculaire dans l’infrarouge (taille
des défauts vs λ)
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique
Transmission, réflexion, absorption somme de l’énergie à une λ donnée

Coefficients de Fresnel
n1, n2 = indices de réfraction des
milieux de part et d’autre
d’une interface

Attention ! Expression modifiée pour une incidence non normale: différence en polarisation et
changement dans l’expression des coefficients
Attention! Coefficients de réflexion et transmission varient bcp avec λ pour les empilements de
couches diélectriques

Loi de Beer-Lambert
σ = coefficient d’extinction, généralement de
l’absorption (peut inclure aussi diffusion)
z = épaisseur (distance)
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique Réflexion spéculaire

Une surface parfaitement diffusante (réflexion


lambertienne) présente une luminance égale dans
toutes les directions. Cette luminance est calculée:

L = Radiance;
Réflexion diffuse
R = coeff. de réflexion;
E = éclairement sur la surface
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique

L’éclairement reçu en un point dépend de la luminance de la source et


de l’angle solide qu’elle sous-tend par rapport à ce point
L = Radiance;
Ω = angle solide sous-tendu par
le faisceau;

 = angle entre la normale de la surface


et la direction de l’oeil
S = surface éclairée par le faisceau laser
z = distance entre l’œil et la surface

À une incidence normale, les 3 équations précédentes se simplifient pour donner..



E = Éclairement au niveau de l’oeil
R = coeff. de réflexion de la surface 
 = puissance totale du laser
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique
Pour les lasers à impulsions, il faut distinguer la puissance crête (Φ0), quand le laser émet, de la
puissance moyenne incluant le temps d’arrêt (Φavg).
Puissance
τ
Rappel: relation entre la fréquence (f) et la période (T) crête (P0)

1
𝑓=
𝑇
L’énergie Q d’une impulsion de durée τ: Puissance
moyenne

𝑄 = Φ0 ⋅ τ (Pavg)

0 0.001 0.002 0.003 0.004 0.005 0.006 0.007 0.008


Temps
Puissance moyenne (Φavg): 𝑄 T
Φ𝑎𝑣𝑔 = 𝑄 ⋅ 𝑓 =
𝑇 La puissance crête peut être
Φavg = puissance moyenne du laser τ = durée de l’impulsion plusieurs ordres de grandeurs au-
Φ0 = puissance crête du laser f = cadence de tir (repetition rate)
Q = énergie de l’impulsion T = période entre deux tirs delà de la puissance moyenne
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique

Quatre cas à considérer dans le cadre de


l’approximation paraxiale

1. Système focal, objet à distance finie

2. Système focal, objet à distance infinie

3. Système afocal, objet à distance infinie

4. Système focal, image à distance finie


1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique

Système focal, objet à distance finie Système focal, objet à distance


infinie

Cas de la vision d’une source étendue par Cas d’une focalisation sur la rétine ou une
l’oeil cible

Si faisceau plus petit que pupille, φ est


celui de la divergence laser, sinon φ est
donné par le système optique
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique

Système afocal, objet à distance Système focal, image à


finie distance infinie

Cas de l’utilisation d’une jumelle ou d’un Cas de l’utilisation d’un laser pour
instrument grossissant illuminer un objet vu au microscope

Pupille virtuelle de l’oeil est multipliée par L’énergie récupérée dépend de l’angle de
le rapport des pupilles d’entrée et de diffusion et l’ouverture de l’optique
sortie→Le risque est augmenté!
1. INTRODUCTION
c. Technologies des lasers

Puissance Laser

1 mW (CW) Pointeur
5 mW (CW) Lecteur CD
100 mW (CW) Graveur CD
1-20 W (CW) Micro-machinage
30-100 W (CW) Lasers chirurgicaux
100 -3000 W (CW) coupe industrielle
700 TW (pulsé) Fusion nucléaire
1.3 PW (pulsé) Record en puissance
1. INTRODUCTION
c. Technologies des lasers

Différents milieux amplificateurs


Gaz (HeNe, Ar+, Kr+, CO2,...)
Colorants (milieu liquide, colorants organiques)
Vapeurs de métal (vapeurs de cuivre, etc.)
À fibre (fibres dopées)
Solides (TiSa;YAG, ....)
Semi-conducteurs
Lasers à électrons libres
Différents principes de pompage
pompées par lampes flash
pompées électriquement
pompées par d’autres lasers
1. INTRODUCTION
Type de laser Milieu de gain Particules excitables Commentaire/usages
Diodes laser Semi-conducteur Électrons-trous Très, très très répandus, de moins en moins chers, de
plus en plus puissants
Laser Helium-Néon Gaz hélium-néon Atomes de néon LE laser classique de démonstration
Laser à rubis Rubis Ions chrome Le premier laser était de ce type. Découpage
Laser argon Argon Ions argon
Laser à excimères Mélange de gaz rare et Groupement de deux atomes Beaucoup utilisé en chirurgie
halogène
Laser CO2 Mélange gazeux Molécules de CO2 Beaucoup utilisé en usinage
Laser Nd-YAG Grenat d’aluminium et Ions néodyme Très polyvalent, possibilité de doubler ou quadrupler les
yttrium fréquences pour différentes λ
Laser à fibre Verre dopé Ions dopants Souvent utilisés dans les télécom
Laser à colorants Colorant dans un solvant Molécules de colorant De moins en moins utilisés

Laser titane-saphir Cristal de saphir dopé au Ion titane Laser accordable


titane
Laser femtoseconde Plusieurs types Plusieurs types Caractérisés par leurs impulsions ultra-brèves
1. INTRODUCTION
d. applications

Physique Chimie Médecine


Spectroscopie atomique ou Photochimie Ophtalmologie (recoudre une
moléculaire rétine endommagée, rectifier le
Commande de réactions
Astrophysique (interférométrie) front d'onde de la cornée,
chimiques
réaliser l'opération post-
Physique nucléaire (séparation cataracte)
isotopique, détermination de
structure hyper-fine) Bistouri

Holographie Photothérapie du cancer

Applications industrielles Télécommunications


Soudure et découpage
Navigation par gyroscopes
Alignement de haute précision
Mesure de distances par
réflexion
Lecture (CD, codes-barres)
Partie 2
Risques liés au travail avec les lasers
2. RISQUES LIÉS AUX LASERS

a) Risques dus aux faisceaux b) Risques associés aux


lasers lasers
i. écanismes d’action i. Rayonnements connexes
ii. Paramètres physiques de ii. Risques électriques
l’exposition iii. Risques chimiques
iii. Effets cutanés iv. Incendies
iv. Effets oculaires
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes

La lumière peut avoir des conséquence bénéfiques ou néfastes sur la santé,


après une exposition aigüe ou chronique, et ces effets peuvent être ressentis
immédiatement ou à long terme

A. Effets thermiques
B. Effets photochimiques
C. Effet photoablatif
D. Effet électromécanique
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes

Effet Description Longueurs Durée


d’onde
Thermique Restitution sous forme de chaleur de l’énergie visible 10-6s à 10s
absorbée par rayonnement infrarouge
Photochimique Énergie absorbée provoque des réactions UV >10s
chimiques in vivo visible
Photoablatif Énergie absorbée provoque la rupture de liaisons UV <10-8s
moléculaires et l’éjection de fragments

Électromécanique Onde de choc provoquée par la création d’un lasers pulsés <10-9s
plasma suite à l’absorption de l’énergie dans un (effets
très petit volume thermiques ou
multiphotons)
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes

Effet thermique
Restitution sous forme de chaleur de l’énergie absorbée par rayonnement
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes
Effet thermique
Influence de la T° atteinte, mais également de la durée
T° (°C) Effets
45 Vasodilatation, dommage endothélial
50 Disparition activité enzymatique
60 Dénaturation des protéines et collagène, dénaturation ▪ traitement de la cellulite
80 Perméabilisation des membranes ▪ traitement des angiomes
▪ enlèvement des verrues
100 Vaporisation
>100 Volatilisation des composantes organiques
>150 Carbonisation
>300 Fusion
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes

Effet photochimique
Énergie absorbée provoque des réactions chimiques

O O
hν O
+ O
O O
O O
O
O
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes

Effet photochimique
• Certaines réactions chimiques sont produites dans le corps par la lumière non, ce n’est
pas de la photosynthèse...synthèse de vitamine D, mécanisme de la vision, ...)
• Traitement médical (photochimiothérapie, traitement de l’hyperbilirubinemie)
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes
Effet photoablatif
Énergie absorbée provoque la rupture de liaisons moléculaires et l’éjection de fragments
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes

Effet photoablatif est très utile en médecine


(chirurgie, etc)
• Correction de la vision
• Chirurgie cardio-vasculaire

...et en industrie...
• Découpe laser
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes

Effet photomécanique
Onde de choc provoquée par la création d’un plasma suite à l’absorption de l’énergie dans un très
petit volume
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes

Effet photomécanique

• Chirurgie (encore!)
▪ Plusieurs applications en opthalmologie: ouverture du
volet de la cornée pour la correction de la vision,
traitement du glaucome (iridotomie), section de brides
vitréennes)
▪ Destruction des calculs rénaux

• Industrie
© Curtis-Wright surface technology
▪ Inspection non destructive (NDT)
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes

Les dommages causés dépendent donc de la


longueur d’onde, de l’éclairement énergétique, et
de la durée de l’exposition
2. RISQUES
a. Faisceau – ii. Paramètres
UV-C → 100-280nm
Longueur d’onde
UV-B → 280-315nm
distinguons 7 bandes différentes
UV-A → 315-400nm
Durée de l’exposition
CW ou impulsions Visible → 400-700nm
durées d’impulsion IR-A → 700-1400nm
fréquence IR-B → 1400-3000nm
Énergie (puissance) IR-C → 3000nm-1mm
en CW → puissance
en impulsionnel → énergie UV-B UV-A

UV-C Visible IR-A IR-B IR-C

0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500


Longueur d'onde
2. RISQUES
a. Faisceau – iii. Effets cutanés

Lasers utilisés en dermatologie


Cellulite
Traitement du psoriasis et vitiligo
Traitement des angiomes
Enlèvement des verrues
Épilation laser © Andrea Catton laser clinic, UK
Enlèvement des tatouages
Les traitements ou lésions peuvent résulter d’un mélange d’effets
Par exemple pour enlever les tatouages, il y a un mélange d’effets thermiques, photoablatifs et
photomécaniques
2. RISQUES
a. Faisceau – iii. Effets cutanés

Plusieurs molécules absorbent


l’énergie

• Eau, mélanine, hémoglobine sont les


principales molécules absorbantes
• La peau réfléchit entre 300 et
1500nm
▪ La pigmentation influence cette réflexion
dans le bleu et le vert
• La peau réfléchit très peu dans l’
et l’ R lointains
2. RISQUES
a. Faisceau – iii. Effets cutanés

Absorption
UV-C : couche cornée
UV-B: épiderme
UV-A: épiderme, derme
isible: jusqu’au tissu sous-cutané
IR-A : jusqu’au tissu sous-cutané
IR-B: épiderme, derme
IR-C: couche cornée de l’épiderme

Dépend de la nature des tissus et de


la loi de Beer-Lambert
2. RISQUES
a. Faisceau – iii. Effets cutanés

• Paramètres physiologiques
- Pigmentation
- Vascularisation
- Surface exposée
2. RISQUES
a. Faisceau – iii. Effets cutanés

Nature des atteintes


Lésions d’origine thermique

- Brûlures:
- Érythème (rougeur due à une congestion des tissus)
- Phlyctène (séparation derme/épiderme avec formation de
liquide...ampoule, cloque)
- La brûlure peut survenir dès 45°-50°C
- Carbonisation des tissus
- Volatilisation des tissus
- Effets à long terme peu connus, peu documentés et pas tenus
en compte dans les normes d’exposition
2. RISQUES
a. Faisceau – iii. Effets cutanés
Effets thermiques – Utilisation du laser pour coaguler les vaisseaux responsables de
l’angiome
2. RISQUES
a. Faisceau – iii. Effets cutanés
Nature des atteintes

Lésions d’origine photochimique


- Exposition aigüe:
Érythème (apparaît qques heures après), phlyctène
Kératose (épaississement de la couche cornée)
Allergie (en présence de photosensibilisateur)
- Long terme:
Tumeurs, plus part. mélanomes
Vieillissement prématuré
Doses cumulatives à vie...

Source: Human
N Engl J Medfactors in lighting
2012; 366:e25
2. RISQUES
a. Faisceau – iii. Effets cutanés

Nature des atteintes


Lésions d’origine photoablative
- Ablation des tissus sans transfert de chaleur aux tissus environnants
- Utilisé pour le lissage des cicatrices ou des rides

Pozner JN, Cohen JL, Burns J, et al. State of laser resurfacing 2021: A
roundtable discussion. Dermatological Reviews. 2021; 2: 34–46.
https://doi.org/10.1002/der2.62
2. RISQUES
a. Faisceau – iii. Effets cutanés
élange d’effets
Bistouri laser
2. RISQUES
a. Faisceau – iv. Effets oculaires
Anatomie

Source: Bioinformatics.org
LES RISQUES POSÉS PAR LES SOURCES OPTIQUES

Visible et proche IR
UV et
proches (et bleu)
IR lointains
(400-1400m)
Les visibles et l’IR proche
sont transmis et
focalisés jusqu’au fond
de l’œil!

Source: Bioinformatics.org
2. RISQUES
a. Faisceau – iv. Effets oculaires

écanismes de protection de l’œil

• Réflexe de fermeture de la paupière (réflexe palpébral): 150-300ms (les normes considèrent 250ms).
• Diam. de pupille: max. 7mm, habituellement 1 à 4mm
• Aberrations chromatiques
• Focus limitant

Ces mécanismes sont dérisoires pour vous


protéger face aux dommages que peuvent
causer les lasers
2. RISQUES
a. Faisceau – iv. Effets oculaires
Cornée
• Structures sont semblables à celles de la peau, Absorption de la cornée en fonction de λ
mais très peu vascularisées
• Composée de longues fibres de collagène
2. RISQUES
a. Faisceau – iv. Effets oculaires
Cornée – nature des atteintes

• Ultraviolet lointain (bandes B ou C), faibles flux


ou énergies de pulse
- Dommages à l’épithélium
• Photokératites
• Conjonctivite
• Rougeur, douleur
• Larmoiement, sensation de corps étranger dans
l’oeil
Peut être dû aux lasers, mais également à la
• Photophobie lumière des arcs à souder (flash du soudeur)
• Latence de 6 à 12h, mais se répare en 24-48h et à la réflexion du soleil sur la neige (cécité
des neiges): question de dose (irradiance X
temps)
2. RISQUES
a. Faisceau – iv. Effets oculaires
Cornée – nature des atteintes

• Ultraviolet lointain (bandes B ou C), flux ou puissances


élevées
- Dommages à la membrane de Bowman et le stroma
• Néovascularisation
• Voile sub-épithélial
• Perte de transparence Voile sub-
• Photoablation de la cornée épithélial
• Cicatrice opaque ou Haze
2. RISQUES
a. Faisceau – iv. Effets oculaires
Cornée
• Infrarouge lointain (bandes B ou C), faibles flux ou énergies
- Dommage à l’épithélium
- Brûlure
- Le réflexe d’aversion joue un rôle à cause de l’augmentation
de la température des structures de l’œil

• Infrarouge lointain (bandes B ou C), flux ou énergies élevées


même que pour l’
2. RISQUES
a. Faisceau – iv. Effets oculaires
Iris

• Peu de données
- Visible, forte énergie
Myosis (paralysie en position « fermée »)
Nécrose, oedème
Migration de pigments
Sayed MS, Ko MJ, Ko AC, Lee WW. Ocular
damage secondary to lights and lasers: How to
avoid and treat if necessary. World J
Ophthalmol 2014; 4(1): 1-6
2. RISQUES
a. Faisceau – iv. Effets oculaires
Cristallin

• UV et IR proches (bande A), exposition chronique ou


aiguë
- Cataractes ! Absorption du cristallin en fonction de λ
2. RISQUES
a. Faisceau – iv. Effets oculaires
Rétine

• Env. 500µm d’épaisseur


• Nourrie par la choroïde, protégée par la
sclérotique
• Bâtonnets: vision des formes
• Cônes: vision de la couleur
• La concentration de ces deux
photorécepteurs varie spatialement
2. RISQUES
a. Faisceau – iv. Effets oculaires macula
Rétine
parafovéa
perifovéa 2mm
fovéa
2. RISQUES
a. Faisceau – iv. Effets oculaires
Rétine

Vision photopique Vision scotopique


(jour) (nuit)
Conditions Luminance élevée Faible luminance
d’éclairement
Récepteurs Cônes Bâtonnets
sollicités
Location Macula et fovéa Rétine
périphérique
(truc d’astro!)
Résolution Meilleure acuité
Source: Human factors in lighting
2. RISQUES
a. Faisceau – iv. Effets oculaires
Rétine
Lésions sont provoquées par :

- Action photochimique sur les


photorécepteurs

- Absorption par les pigments de


l’épithélium et la choroïde et
augmentation de la température
2. RISQUES
a. Faisceau – iv. Effets oculaires
Rétine
Mécanisme Conséquence
UV-A Lésions photorécepteurs Perte de sensibilité
Baisse de l’acuité
Visible – bleu Lésions photorécepteurs de la Baisse de l’acuité
macula scotome central
Visible et IR-A Lésions épithélium et Oedème
photorécepteurs Brûlure
Baisse acuité
Scotome
Réduction sensibilité chromatique
Dépigmentation
Hémorragie
2. RISQUES
a. Faisceau – iv. Effets oculaires
Rétine
- Localisation des défauts est très importante pour définir les
dommages causés
- Taille du dommage (dû entre autres au mouvement des yeux)
- Guérison: limitée à impossible
- ême une exposition hors du centre d’acuité visuelle peut avoir de
graves conséquences: décollement de la rétine

Perforation de la rétine Décollement de la rétine


associée à un laser
2. RISQUES
a. Faisceau – iv. Effets oculaires
2. RISQUES
a. Faisceau
2. RISQUES
a. Faisceau

Des normes définissent les valeurs limites d’exposition


(EMP – exposition maximale permise) pour la peau et les
yeux

- Objet de la partie 3
2. RISQUES
b. Risques connexes
Risques associés à l’utilisation des lasers mais n’étant pas directement dus à l’exposition
au faisceau laser

i. Rayonnements connexes
ii. Risques électriques
iii. Risques chimiques et cryogéniques
iv. Incendies
v. Autres
2. RISQUES
b. Risques connexes – i. Rayonnements connexes

Les rayonnements connexes peuvent provenir de


- Pompage du laser
RF, rayonnement optique, rayons X (tubes à décharge)
Attention : peut être du rayonnement incohérent ou cohérent
(pompage par un laser)
- Interaction avec des matériaux (absorption/réémission,
plasma)
UV Soudage, découpe, etc. (génération de plasma)

Rayonnement de pompage pouvant fuir, soudage, découpe


Visible/IR
(génération de plasma)

MW/RF Pompage

Pompage (tubes à décharge), alimentation électrique,


Rayonnement X
interaction entre puissances crêtes très élevées et matériaux
2. RISQUES
b. Risques connexes – i. Rayonnements connexes

Les radiations peuvent également provenir de l’environnement de travail dans lequel les
lasers sont utilisés
• Travail avec de la fibre
• Adhésifs
• Tests non destructifs
• Éclairage d’appoint à DEL
• ...
2. RISQUES
b. Risques connexes – i. Rayonnements connexes

Rayonnements UV, visible, IR

La nature des effets du rayonnement UV, visible et infrarouge est la même que pour les
risques posés par le faisceau laser
- Une norme définit les valeurs limites à ne pas dépasser
Objet de la partie 3
2. RISQUES
b. Risques connexes – i. Rayonnements connexes

Rayonnements X

• Alimentation électrique de certains lasers

• Déclenchement des lampes flash (vide + haute tension)

• Rayonnement ionisant peut être généré qd on frappe des cibles avec des
puissances crêtes élevées.

• Exposition significative à partir de 15kV

• Effets possibles
- Brûlure, oedème

- Effets cancérigènes
2. RISQUES
b. Risques connexes – i. Rayonnements connexes

Rayonnements RF et MW
Certains lasers fonctionnent par excitation RF
Seules certaines fréquences sont réservées au domaine
scientifique
Effets:
Thermiques: augmentation localisée de la température due à l’absorption des
rayonnements
Non-thermiques: stimulation électrique de structures biologiques (tissus nerveux et
musculaires)
Les effets prouvés sont principalement de nature thermique, et de stimulation
nerveuse
Paramètres de l’exposition
Débit d’absorption spécifique d’énergie W kg
Gradient du champ électrique
Durée
Fréquence du rayonnement
Les mesures des expositions en milieu de travail (reliées au travail
avec les lasers) sont généralement sous les limites
2. RISQUES
b. Risques connexes – ii. Risques électriques
Alimentation électrique des lasers: très souvent haute tension
Certains types d’alimentation batteries, condensateurs de grande capacité peuvent
rester chargées même lorsque l’appareil n’est pas sous tension
Danger d’électrisation
Fibrillation (130mA)
Brûlûres
Dommages musculaires
Dommages dépendent des points d’entrée et de sortie
Risques électriques également reliés à des risques d’incendie!!
2. RISQUES
b. Risques connexes – iii. Risques chimiques

Travail avec les lasers peut être relié à plusieurs produits


toxiques

- Peuvent être inhérents au fonctionnement des lasers


- Gaz dans les cavités laser (gaz initiaux peuvent être
toxiques, mais également les produits de la réaction laser)

- Ou être reliés au travail qui est fait avec le laser


2. RISQUES
b. Risques connexes – iii. Risques chimiques
Risques reliés à la cavité laser – Lasers à colorants
Ces substances peuvent être très toxiques
Aussi bien les solvants que les colorants et leurs produits de décomposition
Colorants:
Molécules organiques complexes: se dégradent en produisant CO2, CO, NOx, HF, ...
Allergènes
Cancérigènes (Rhodamine)
Mutagènes et tératogènes (Coumarine, Rhodamine, DCM, Pyridine, Crésyl violet)

source: radiant-dyes.com
2. RISQUES
b. Risques connexes – iii. Risques chimiques
Risques reliés à la cavité laser – Lasers à colorants

Solvants
- Inflammables et toxiques
- Conséquences:
Cécité (méthanol – atteinte du nerf optique)
Irritation des yeux et voies respiratoires (dioxanne)
Cancérigène (di- et trichlorométhane)
Perméation de la peau (DMSO - dimethyl sulfoxide)
2. RISQUES
b. Risques connexes – iii. Risques chimiques
Risques reliés à la cavité laser

Lasers excimères
- Composés de gaz halogènes fortement réactifs (ArF, XeCl, KrF,...).
Le fluor contenu dans ces gaz peut réagir pour faire du HF (très
toxique, très irritant)
2. RISQUES
b. Risques connexes – iii. Risques chimiques
Risques reliés à la cavité laser

Autres lasers à gaz (He, Ne, Ar, CO2, ...)


- Toxicité des gaz
Lasers à CO2 peuvent dégager du CO, dont la toxicité est aiguë

- Hypoxie: même si les gaz ne sont pas toxiques, il peuvent fuir dans la pièce et
remplacer graduellement l’oxygène
dangereux si O2<18%
2. RISQUES
b. Risques connexes – iii. Risques chimiques
Tous les lasers à gaz
Attention également dans ce cas aux risques posés par le travail avec des gaz comprimés
2. RISQUES
b. Risques connexes – iii. Risques chimiques
Risques posés par les lasers

Risques cryogéniques
- Certains lasers ont des composantes refroidies à l’a ote liquide
Risque d’engelures

Risque d’hypoxie

- Plusieurs détecteurs aussi sont refroidis à l’a ote liquide


2. RISQUES Les particules et les substances générées
par le traitement des matériaux constituent
b. Risques connexes – iii. Risques chimiques
un risque important.
• L’extraction est nécessaire!

Réaction de l’air sous l’action du laser Générés lors du traitement des matériaux

• ormation d’o one O3) par des sources UV • Gaz générés par la substance travaillée
intenses • Dégradation des contaminants de surface
• Oxydes d’a otes créés NOx) lors de • Dégagement de particules nocives
l’ionisation de l’air par des sources très • particules <1μm pénétrant très profondément dans les poumons
puissantes • irritation yeux, voies respiratoires
• exposition chronique: silicose, amiantose, etc.
• allergies (métaux tels que nickel et chrome)

Peuvent être générés par les


opérations normales ou par
accident !
2. RISQUES
b. Risques connexes – iv. Risques d’incendiesCCC

Puissance de qques W/cm2


- Inflammation de papiers, tissus, matières plastiques, bois

Gaz et solvants (colorants)


- Souvent inflammables, d’où potentiel d’explosion
- Enrichissement de l’atmosphère en oxygène réactions chimiques dans le
laser ou autour)
2. RISQUES
b. Risques connexes – iv. Risques d’incendies

Énergie
Triangle du feu
pyramide d’incendie

Comburant Combustible
2. RISQUES
c. Accidents

i. Statistiques sur les accidents (vu en introduction)


ii. esures d’urgence
iii. Surveillance médicale
2. RISQUES
c. Accidents – i, Statistiques
Situations fréquentes dans lesquelles des accidents surviennent
• Pendant les opérations d’alignement
• Négliger de porter les protections oculaires pertinentes
• Port des mauvaises protections oculaires
• Accidents électriques
• Mauvaise remise en service suite à une opération de maintenance
• ris d’équipement software, hardware
• Facteurs humains (stress, etc.)
2. RISQUES
c. Accidents – ii. Mesures d’urgence

En cas d’accident !

• Arrêter l’exposition!
• Fermer les yeux
• Faire le 911
- Préciser la partie du corps atteinte
- Identifier le laser (classe, énergie, longueur d’onde, rayon direct ou réflexion)
• Mettre des compresses stériles sur chacun des deux yeux
• Mettre plusieurs compresses pour empêcher la lumière de pénétrer. Les fixer avec une bande
de gaze
• Traiter l’état de choc, s’allonger en maintenant la tête plus haute que le reste du corps en tout
temps
2. RISQUES
c. Accidents – ii. Mesures d’urgence
En cas d’accident !
• Transmettre les informations suivantes à l’équipe d’urgence
- Préciser la partie du corps atteinte
- Identifier le laser (classe, énergie, longueur d’onde, rayon direct ou réflexion)
• Quelle que soit l’importance de l’accident, aller à l’hôpital dans les heures qui suivent il faut que
ce soit un centre où les ophtalmologues comprennent les blessures dues aux lasers)

▪ Subir par la suite un examen du fond de l’œil


• Acuité visuelle en champ proche et lointain
• Évaluation de l’étendue du champ de vision à l’aide
d’une grille d’Amsler
• Évaluation de la discrimination des couleurs
• Examen du fond de l’œil vérification des opacités,
décolorations de la rétine, etc.)
Partie 3
Réglementations et normes
3. RÉGLEMENTATION ET NORMES

a) Règlementation canadienne

b) Normes de référence
i. Rôle du responsable de sécurité laser

ii. Exposition maximale permise

iii. Classification des lasers et limites d’émission


accessibles
3. RÉGLEMENTATION ET NORMES
a. Réglementation

Les normes en elles-mêmes n’ont pas force de loi: elles représentent un consensus scientifique sur des données de référence
destinées à régler un problème commun et répétitif par ex. l’utilisation, la production et l’échange de biens
Le gouvernement fédéral décide des domaines de compétence qui sont laissés aux provinces.
Code canadien du travail (fédéral)
Code criminel (fédéral)
Plusieurs autres lois touchant à des risques spécifiques (Loi sur les produits dangereux, Règlement sur les dispositifs émettant des radiations)
(fédéral)
Au Québec, la Loi sur la Santé et Sécurité au Travail indique qu’un employeur doit assurer la sécurité de ses travailleurs, mais les
moyens pour y parvenir ne sont pas précisés
Loi sur la santé et sécurité au travail
Loi sur les accidents du travail est les maladies professionnelles
...
Dans d’autres pays Europe surtout , les limites d’exposition, la surveillance biologique, les obligations de formation des travailleurs,
sont inclus dans des décrets, directives et règlements
Au Canada, le Règlement canadien sur la santé et la sécurité du travail (Article 10.26(2)) fait référence à la norme américaine ANSI
Z136.1 et ses révisions successives s’applique aux entreprises fédérales
3. RÉGLEMENTATION ET NORMES
a. Réglementation

Droits Obligations

Travailleurs • Conditions de travail préservant la santé et la • Prise de mesures nécessaires pour la protection de sa
sécurité santé et celle des autres travailleurs
• Information et conseil en SST • Participation active à l’élimination des risques au travail
• Formation et supervision adéquates • Connaissance du programme de prévention
• Accès à des services de santé préventifs • Collaboration avec le comité SST
• Droit de refus • Se soumettre aux examens médicaux exigés

Employeurs • Recevoir la formation pertinente • Identification contrôle et élimination des dangers


• Obtenir des conseils et du soutien • Acquisition d’équipement, outils et méthodes de travail
sécuritaires et renforcement de leur utilisation par les
travailleurs
• Informer les travailleurs des risques
• Fournir la formation aux travailleurs
• Supervision adéquate des travailleurs
• Administration des premiers soins sur le lieu de travail
• Établissement d’un programme de prévention
3. RÉGLEMENTATION ET NORMES
b. Normes de référence

Les Normes sont composées de plusieurs volets


• Certaines normes s’adressent aux fabricants, certaines s’adressent aux utilisateurs

• Le contenu des normes couvre

• Les limites d’exposition sécuritaires


• ne classification des lasers en fonction du degré de dangerosité qu’ils représentent
• Les lignes directrices pour le travail sécuritaire avec les lasers
• …et plus
OBJECTIFS DES NORMES
Elles sont là pour nous aider !
Définissent…
… les limites d’exposition
Norme américaine ANSI Z136.1
Orientée utilisateur … des classes pour évaluer le danger des
lasers
Norme internationale IEC 60825-1
(et son adoption canadienne CSA E60825-1) …prescriptions pour les mesures
Orientée fabricant expérimentales

…les mesures de contrôle


Ces deux normes sont
généralement harmonisées …les obligations de formation
3. RÉGLEMENTATION ET NORMES
b. Normes de référence
Normes internationales

Normes de la Commission électrotechnique internationale


• CEI 60825-1: Sécurité du rayonnement des appareils à laser: classification des matériels et exigences
• CEI 60825-2: Sécurité des appareils à laser, sécurité des systèmes de télécommunications par fibres optiques
• CEI 60825-3: Guidance for laser displays and shows
• CEI 60825-4: Protection laser
• CEI 60825-5: Liste de contrôle du fabricant relative à la CEI60825-1
• CEI 60825-8: Guidelines for the safe use of laser beams on humans
• CEI 60825-13: Measurements for classification of laser products
• CEI 60825-14: Guide de l’utilisateur (rapport technique)
• CEI 62471: Sécurité photobiologique des lampes et appareils utilisant des lampes
• EN 207-A2: Filtres et protection de l’oeil contre les rayonnements laser
• EN 208-A1: Protection de l’oeil pour le travail de réglage sur les lasers et systèmes à laser
3. RÉGLEMENTATION ET NORMES
b. Normes de référence
Normes américaines
• ANSI Z136.1 American National Standard for safe use of lasers
• ANSI Z136.2 - Safe Use of Optical Fiber Communication Systems Utilizing Laser Diode and LED Sources
• ANSI Z136.3 - Safe Use of Lasers in Health Care
• ANSI Z136.4 - Recommended Practice for Laser Safety Measurements for Hazard Evaluations
• ANSI Z136.5 American National Standard for safe use of lasers in educational institutions
• ANSI Z136.6 - Safe Use of Lasers Outdoors
• ANSI Z136.7 - Testing and Labeling of Laser Protective Equipment
• ANSI Z136.8 - Safe Use of Lasers in Research, Development, or Testing
• ANSI Z136.9 - Safe Use of Lasers in Manufacturing Environments
• FDA 21CF 1040 Performance standards for light-emitting products (FLPPS – Federal Laser Products Performance
Standards)

Et plusieurs autres régissant des domaines particuliers d’application (normes verticales


ISO ou ANSI, Santé Canada, etc.)
3. NORMES
b. Normes de référence

Autres guides de limites d’exposition ou de bonnes pratiques en


milieu de travail, autres lois
• Code 6 de Santé Canada: Limites d’exposition humaine à l’énergie
électromagnétique radioélectrique dans la gamme de frequences de
3kHz à 300GHz
• Lois sur la sûreté et la règlementation nucléaires (fédéral)
• SIMDUT
Responsable de sécurité laser (LSO)

Ses responsabilités sont:

• l’évaluation des risques et la mise en place du programme


de sécurité laser
• choisir les EPI et les éléments de signalisation
• dispenser les formations et information au personnel
• vérifier l’application des mesures de prévention et de
protection
• enquêter sur les accidents s’il y a lieu
3. NORMES
b. Normes de référence – i. Rôle du responsable de sécurité laser
La formation doit comprendre Annexe E d’ANS Z136.1
1, 1M, 2, 2M, 3B et +4 RSL
3R
Comparaison lumière cohérente/incohérente X X X
Explications des risques possibles (optiques collectrices, outrepasser réflexe aversion) X X X
Notions fondamentales de l’opération laser X X
Effets des radiations sur le corps X X
Réflexions spéculaires/diffuses X X
Autres dangers des lasers X X
Classification des lasers X X
Mesures de controle X X
RCR si exposé à HT X X
Notions plus avancées sur les lasers types de lasers, longueurs d’onde, pulses, modes, X
énergie/puissance)
Notions de base de radiométrie X
Calculs de toutes les quantités permettant de planifier la sécurité laser (EMP, OD, etc.) X
3. NORMES

Effets
Exposition
biologiques
Risques! réelle à la
dus à la
radiation
radiation laser
laser
3. NORMES
b. Normes de référence – ii. Émission maximale permise

EMP: Exposition Maximale Permise (MPE – maximum permissible exposure)


• Niveau maximal de rayonnement auquel les personnes peuvent être exposées sans subir de dommage
immédiat ou à long terme

• Déterminées à partir de paramètres physiques et physiologiques

• Issues de travaux scientifiques expérimentaux

• Se rapporte aux personnes

• 2 tableaux distincts → peau et yeux

• Cette donnée est nécessaire pour calculer les échelons des protections nécessaires (lunettes ou écrans)
3. NORMES
b. Normes de référence – ii. Émission maximale permise

EMP fonction de:


• Longueur d’onde
• Durée d’impulsion Temps d’exposition
• Tissu exposé
• Dimension de l’image sur la rétine

Dans le visible et l’infrarouge proche


• Très dangereux pour les yeux
• Les EMP pour les yeux sont les plus faibles et varient beaucoup en fonction de .
• Les EMP pour la peau sont constantes pour tout le spectre

Dans les autres bandes (UV-B/C, IR-B/C)


• Les EMP pour les yeux et la peau sont semblables (peau et cornée réagissent de façon similaire pour ces
.)

Attention! Même si les EMP garantissent la sécurité biologique, être soumis à un tel
rayonnement peut être très désagréable
3. NORMES
Classification des lasers 1M Sans danger sauf si vu à travers un
collecteur optique

1 1C
Destiné au contact avec la peau, sans
Classe Sans danger danger à cause de moyens
d’ingénierie
À cause de la puissance émise ou de mécanismes incontournables
2M Sans danger (si aversion) sauf si

2
vu à travers un collecteur optique
Classe Sans danger si respect du réflexe d’aversion
Seuls les lasers visibles peuvent être ainsi classés
Le risque
Classe
3R Faible risque de blessures augmente
Entraîne des blessures sous certaines conditions, probabilités faibles

Classe 3B Risque de blessures aux yeux et à la peau


Faisceau direct ou réfléchi

Classe
4 Classe la plus dangereuse
3. NORMES
Deux catégories bien distinctes

Tout ce qui est classe 1 à 3R suppose un traitement bien différent de ce qui


est de classe 3B/4

• Mesures de protection
• Formation des employés
• Présence d’un responsable de sécurité laser désigné
3. NORMES
b. Normes de référence – iii.Classification

LEA: Limite d’Émission Accessible (AEL – accessible emission limit)

• Émission maximale à laquelle l’utilisateur peut réellement accéder permise


dans une classe particulière
• Se rapporte aux lasers
• Cette limite pour chaque classe est définie par rapport à l’E P

Objectif: Savoir, juste en regardant la classe, quels dangers sont reliés à un laser
3. NORMES
b. Normes de référence – ii. Exposition maximale permise

Structure ANSI Z136.1 CEI 60825-1


Oeil Tableau 7.b
(400 à 700nm)
ponctuel Tableau A.1
Tableau 7.c Tableau 7.a
(700 à 1400nm) (180 à 400nm)
Tableau 7.e Tableau 7.d
(400 à 700nm) (1400nm à 1mm)
étendue Tableau A.2
Tableau 7.f
(700 à 1400)
Peau Tableau 9.a
(180 à 400nm)
Tableau 9.b
Tableau A.5
(400 à 1400nm)
Tableau 9.c
(1400nm à 1mm)
3. NORMES
La démarche de calcul en sécurité laser
Il faut connaître:
1. Calculer l’EMP a. La longueur d’onde
b. Le temps d’exposition hypothèses!
c. L’étendue de la source

Il faut connaître ou calculer:


2. Calculer l’exposition réelle a. La divergence du faisceau
b. La taille du faisceau à une distance donnée (et/ou le
diaphragme limite)
c. Les réflexions s’il y a lieu

3. Mettre en relation ces quantités Permet de connaître:


a. Le rapport entre l’exposition réelle et l’exposition
pour évaluer le risque permise (combien de fois dépasse-t-on l’E P??
b. Le degré de protection des lunettes nécessaires (lié au
ratio calculé précédemment)
c. La distance à laquelle le risque devient acceptable
d. La classe d’un laser donné
3. NORMES
b. Normes de référence – ii. Exposition maximale permise

Quantités nécessaires pour faire les calculs d’E P


• Longueur d’onde
• Base de temps (durée d’exposition, longueur du pulse ou autre si classification)
• cas continu: calcul de l’éclairement énergétique (W/m2)
• cas pulsé: calcul de l’exposition énergétique (J/m2) → attention aux pulses répétés: plusieurs
casdistincts
• Étendue de la source
3. NORMES
b. Normes de référence – ii. Exposition maximale permise

Attention à ne pas confondre a φ


diamètre apparent de la
source (α) avec le diamètre α
(a) ou la divergence (φ) du
faisceau

Anglais: angular subtense


Français: diamètre apparent Le diamètre apparent est égal ou inférieur à la
divergence
3. NORMES
b. Normes de référence – ii. Exposition maximale permise

Source étendue

si <min. Ce n’est pas ici la divergence du faisceau! C’est la dimension angulaire sous tendue par la
source telle que vue au niveau de la cornée

Si le calcul est fait comme pour une source ponctuelle, les résultats seront très conservateurs (donc
sécurité est quand même assurée)
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
Notion de diaphragme limite
Pour comparer les caractéristiques du faisceau avec les limites pour savoir s’ils posent des
risques, on considère l’énergie ou la puissance pouvant être collectée par une ouverture
d’un diamètre bien défini.

→ Il s’agit d’un diamètre minimum qui varie selon λ et t


3. NORMES
b. Normes de référence – ii. Exposition maximale permise
Temps d’exposition

Pour les lasers continus, TMax égale le temps maximum prévisible


- Pour la rétine, pour lasers dans le visible, ça n’excède généralement pas 0.25s (réflexe
d’aversion)
- Pour la rétine, pour les lasers dans le proche IR, ça n’excède généralement pas 10s
(mouvements naturels – clignements, etc.) (T2 pour les sources étendues)
- Pour l’exposition des yeux à un rayonnement diffus ou pour l’exposition de la peau, il faut
évaluer le temps d’exposition

Pour les lasers pulsés


- Si impulsion unique: durée de l’impulsion
- Si impulsions répétées, 3 règles à suivre (choisir l’E P la plus contraignante)
3. NORMES
b. Normes de référence – ii. Exposition maximale permise
Temps d’exposition
Pour les lasers pulsés → si impulsions répétées, 3 règles à suivre
3. NORMES
b. Normes de référence – ii. Exposition maximale permise

Temps d’exposition
Règle 1: aucune impulsion dans le
train d’impulsion ne doit dépasser la
limite pour une impulsion seule
3. NORMES
b. Normes de référence – ii. Exposition maximale permise

Temps d’exposition
Règle 2: nulle part dans le train
d’impulsion l’exposition cumulative ne
doit dépasser la limite permise pour ce
temps (où ce temps est inférieur ou égal
à T)
Si les impulsions sont toutes de même
amplitudes et de périodes égales, ça
revient à vérifier la puissance moyenne
Sinon, il faut vérifier les différentes
combinaisons
Exposition maximale permise ! À ce chapitre, les normes IEC et ANSI diffèrent!

Tma
Lasers à impulsions
x
Règle 3: Pour les longueurs d’onde à risque rétinien tmin ou Ti
(400nm-1400nm) les limites d’une impulsion unique
doivent être corrigées par un facteur tenant compte du
fait qu’il y a n>1 impulsions dans un train d’impulsions

tmin ou Ti Tma
x

ANSI IEC
Si τ<tmin CP = 1 Si τ<tmin Si Tmax <0.25 C5 = 1

Si Tmax >0.25 Si N≤600; C5 = 1


Si N>600; 0.4≤C5<5N-0.25

Confidentiel
Exposition maximale permise ! À ce chapitre, les normes IEC et ANSI diffèrent!

Tma
Lasers à impulsions
x
Règle 3: Pour les longueurs d’onde à risque rétinien tmin ou Ti
(400nm-1400nm) les limites d’une impulsion unique
doivent être corrigées par un facteur tenant compte du
fait qu’il y a n>1 impulsions dans un train d’impulsions

tmin ou Ti Tma
x

ANSI IEC
Si τ>tmin α ≤ 5 mrad CP = 1 Si τ>tmin α ≤ 5 mrad C5 = 1
5mrad < α ≤ αmaxmrad CP = n-0.25 pour n≤40 5mrad < α ≤αmaxmrad CP = n-0.25 pour n≤40
CP = 0.4 pour n>40 CP = 0.4 pour n>40
αmaxmrad< α ≤100mrad CP = n-0.25 pour n≤625 αmaxmrad< α ≤100mrad C5 = n-0.25 pour n≤625
CP = 0.2 pour n>625 C5 = 0.2 pour n>625

α > 100 mrad CP = 1 α > 100 mrad C5 = 1

Confidentiel
3. NORMES
b. Normes de référence – ii. Exposition maximale permise

Définitions des coefficients utilisés dans les tableaux de la norme ANSI Z136.1 (les
coefficients sont similaires dans la norme CEI 60825-1)

Coefficient Définition
CA Facteur de correction en IR-A tenant compte de l’absorption des pigments de mélanine dans la peau et la
rétine
CB Facteur de correction dans le visible à cause du danger photochimique qui diminue en fonction de 
CC Facteur de correction entre 1150 et 1400nm à cause de l’absorption partielle de la lumière dans l’oeil avant la
rétine (le danger est donc moindre)
CE Facteur de correction pour le fait que la source est étendue
CG Facteur de correction pour le risque photochimique des sources étendues
CP Facteur de correction pour le nombre d’impulsions (lasers pulsés)
3. NORMES
b. Normes de référence – ii. Exposition maximale permise
Définitions des coefficients utilisés dans les tableaux de la norme ANSI Z136.1
(les coefficients sont similaires dans la norme CEI 60825-1) - suite
Coefficient Définition
α Dimension angulaire de la source
αmin Dimension angulaire sous laquelle la source peut être considérée comme ponctuelle
αmax Dimension angulaire au-delà de laquelle la limite d’exposition n’est pas modifiée
T1 Temps d’exposition à partir duquel les effets photochimiques sont plus importants que les effets thermiques
calculé à partir de la longueur d’onde
T2 Temps d’exposition au delà duquel les E P dues aux effets thermiques sont exprimées en irradiance constante
calculé à partir de l’angle apparent de la source
Tmax Temps d’exposition maximal

tmin Temps sous lequel il n’y a pas de transfert de chaleur entre le tissu affecté et les tissus environnants (donc
incidence sur dommages thermiques)
3. NORMES
b. Normes de référence – ii. Exposition maximale permise

DNRO: distance nominale de risque oculaire (NOHD – nominal ocular hazard distance)
- Distance au-delà de laquelle l’éclairement tombe sous l’E P (cornée)
Ces distances sont très grandes
Pratiquement impossible à l’intérieur

ZRO: zone de risque oculaire (NHZ- nominal hazard zone


- Région à l’intérieur de laquelle il existe un risque oculaire

ZRO
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification

Calcul de la DNRO cas d’une vision directe ou de réflexions spéculaires


𝐸𝐸𝑀𝑃 − 𝑎0
𝑅𝐷𝑁𝑅𝑂 =
𝜙

La DNRO est généralement de l’ordre de centaines de mètres, allant même jusqu’à des
kilomètres
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification

Calcul de la DNRO cas d’une réflexion diffuse

𝑅Φ cos 𝜃
𝑧𝐷𝑁𝑅𝑂 =
𝜋𝐸𝐸𝑀𝑃

La DNRO est dans ce cas réduite en général sous le mètre


3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification

Calcul de la DNRO cas d’utilisation d’un appareil grossissant


𝑝𝑒 𝐸𝐸𝑀𝑃 − 𝑎0
𝑅𝐷𝑁𝑅𝑂 =
𝑝𝑠 𝜙
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification

Calcul de la DNRO cas d’une focalisation par une optique de focale f

* Attention, dans ce cas


𝑓𝑜 4Φ
𝑧𝐷𝑁𝑅𝑂 = le z est la distance après
𝑎0 𝜋𝐸𝐸𝑀𝑃 le point focal
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification

Les fabricants classent leurs lasers eux-même (auto-certification) parmi 7 classes


Classe 1, 1M, 2, 2M, 3R, 3B, 4 → → Danger croissant
Si un laser peut émettre plusieurs λ,
Il est classé selon la plus dangereuse des radiations qu’il peut émettre si ces longueurs d’onde
ne sont pas émises simultanément
Si les λ sont émises simultanément, un calcul fractionnel est fait
Pour une source ponctuelle vue à travers une optique collectrice:
La mesure (ou calcul) devrait être faite pour la distance qui représente le plus grand danger
oculaire (mais pas à moins de 2m)
Pour une source ponctuelle mais très divergente,
La mesure (ou calcul) doit être faite à la distance présentant le plus grand danger oculaire
(mais pas à moins de 10cm)
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
Les fabricants classent leurs lasers eux-même (auto-
certification) parmi 7 classes
Classe 1, 1M, 2, 2M, 3R, 3B, 4 → → Danger croissant

Classification des sources étendues


Attention! Il s’agit d’un probl me vraiment complexe! L’émission accessible
doit être déterminée à la position la plus restrictive!

Il faut tenir compte du diamètre apparent de la source (α) mais aussi de


l’accomodation de l’œil à ces différentes et pour une source fortement
divergente, l’irradiance à la pupille varie dans l’espace → cartographie du
risque dans l’espace mesures ou simulation

Classification des sources non-circulaires


Le diamètre apparent des sources non-circulaires est la moyenne
géométrique des dimensions
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
Les fabricants classent leurs lasers eux-même (auto-certification) parmi 7 classes
Classe 1, 1M, 2, 2M, 3R, 3B, 4 → → Danger croissant
Classification des sources multiples
Une règle semblable à celle des impulsions multiples est utilisée: il faut vérifier pour chaque source
individuelle, puis pour un ensemble de sources (et toutes les combinaisons de sous-ensembles)
Classification des sources à balayage
Pour ANSI Z136.1 → équivalent d’une source pulsée.
Pour IEC 60825-1 → peut être l’équivalent d’une source étendue (balayage sur la rétine)
Dans le cas des sources à balayage, si un arrêt du balayage survient, il faut utiliser le temps de détection de
ce défaut comme base de temps pour la classification.
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
Pour effectuer la classification, il faut comparer l’émission du laser avec l’E P
l est nécessaire de définir une base de temps pour le calcul de l’E P
Ne dépasse pas l’EMP
Début Vision intentionnelle t = 30 000s (env. 8h) Classe 1
Dépasse l’EMP

Vision non-intentionnelle t = 100s Ne dépasse pas l’EMP


Dépasse l’EMP
Classe 2

Ne dépasse pas l’EMP


λ = 400-700nm t = 0,25s Classe 3R
Dépasse l’EMP

5 x l’EMP Classe 3B

Classe 4
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
Pour effectuer la classification, il faut comparer l’émission du laser avec l’E P
l est nécessaire de définir une base de temps pour le calcul de l’E P
Ne dépasse pas l’EMP
Début Vision intentionnelle t = 30 000s (env. 8h) Classe 1
Dépasse l’EMP

Vision non-intentionnelle t = 100s Ne dépasse pas l’EMP


Dépasse l’EMP
Classe 2

Ne dépasse pas l’EMP


λ = 400-700nm t = 0,25s Classe 3R
Dépasse l’EMP

5 x l’EMP Classe 3B

Classe 4
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
Pour effectuer la classification, il faut comparer l’émission du laser avec l’E P
l est nécessaire de définir une base de temps pour le calcul de l’E P
Ne dépasse pas l’EMP
Début Vision intentionnelle t = 30 000s (env. 8h) Classe 1
Dépasse l’EMP

Vision non-intentionnelle t = 100s Ne dépasse pas l’EMP


Dépasse l’EMP
Classe 2

Ne dépasse pas l’EMP


λ = 400-700nm t = 0,25s Classe 3R
Dépasse l’EMP

5 x l’EMP Classe 3B
0.5W pour T > 0,25s, 0,125J pour T < 0,25s
(Attention, légèrement différent dans le visible)
Dépasse 5 x l’EMP
Tout le reste Classe 4
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification

(Truc utile) : processus de


classification des lasers: Figure B.1 de
CEI 60825-1 (organigramme)
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
L’exposition due à un laser est comparée aux valeurs de l’E P afin de classer les lasers

1 1M 2 2M 3R 3B 4

Visible
<1mW <5mW
(400 à 700nm)
calcul de
Toutes autres λ l’E P
5X le calcul <0.5W

Pulsé <105J/m2 >105J/m2


3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification

La classification est une autodéclaration par le


fabricant
Certaines dispositions dispensent de classifier les
lasers:
ente uniquement à d’autres fabricant pour être intégrés dans un
système complet→ c’est alors à ce fabricant de réaliser la
classification du produit fini
Réalisation d’un prototype
3. NORMES
Ces exigences incluent:
b. Normes de référence – iii. Classification
Verrouillages de sécurité (sur les capots
amovibles, disponibilité de connecteurs pour
Attention! Le laser ne peut réellement être certaines classes)
classifié que quand toutes les exigences Commande à clef
de mécanismes de protection sont en Sécurité de balayage
place Obturateur
Étiquetage
l ne suffit donc pas de faire les calculs d’émission
accessible et d’E P!!! Protection contre les dangers connexes
(électriques, etc.)
Renseignements à fournir à l’utilisateur

L’utilisation de la CEI 60825-5: Liste de contrôle du


fabricant relative à la CEI 60825-1 permet d’éviter quoi
que ce soit
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
Classe 1:
• Lasers à sécurité oculaire de 180nm à 1mm intrinsèquement sans
danger en raison de leur conception technique ou de la façon dont
ils sont utilisés
(ex. lecteur CD, pointeur laser)

• Aucun danger même si vu à travers un collecteur optique

Classe 1M
•  de 302,5 à 4000nm
• Aucun danger si utilisation normale
• Danger si à travers un collecteur optique
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
Lasers présentant un faible risque où la protection est basée sur une réflexe d’aversion
de 0.25s (400nm à 700nm)
Classe 2:
 de 400 à 700nm
Pour des sources continues, max. 1 mW
Aucun danger si utilisation normale (grâce aux réflexes)
Classe 2M:
Danger si à travers un collecteur optique
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
Classe 3R:
 de 302,5 à 106 nm
 de 400 à 700 nm → < 5 mW
Autres longueurs d’onde → < 5 fois la limite de la classe 1
Lésions rétiniennes après courte exposition, même sans collecteur optique
Classe 3B:
Danger si exposition directe ou réflexion spéculaire
Pas de danger par réflexion diffuse lorsque l’oeil est à plus de 13 cm de l’écran et regarde pendant
t < 10sec.
Classe 4:
Danger pour l’oeil ou la peau si exposition directe, réflexion spéculaire ou diffuse
Danger d’incendie
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
Classes 1 1M 2 2M 3R 3B 4

Vision à l’aide d’optique


collectrice
Vision directe du faisceau *
Vision des réflexions diffuses +
Peau
Incendies

* pas dangereux si 400nm<λ<700 et t <0.25s


+Danger si temps >10s et distance<13cm
3. RÉGLEMENTATION ET NORMES
Expositions aux RF
Limites recommandées par santé Canada. Établi à un niveau qui est inférieur (facteur 10) au seuil où il y
a une possibilité d’effets néfastes.

Durée (temps
Intensité du champ Intensité du champ
Densité de pendant lequel la
Fréquence (MHz) électrique: valeur magnétique: valeur
puissance (W/m2) moyenne est
efficace (V/m) efficace (A/m)
calculée) (min)

0,003 - 1 600 4,9 6


1 - 10 600/f 4,9/f 6
10 - 30 60 4,9/f 6
30 - 300 60 0,163 10* 6
300 - 1500 3,54 f 0,5 0.0094 f 0,5 f /30 6
1500 - 15000 137 0,364 50 6
15000 – 150000 137 0,364 50 616000/ f 1,2
150000 - 300000 0,354 f 0,5 9,4 x10-4 f 0,5 3,33 x10-4 f 616000/ f 1,2
Partie 4
Mesures de prévention et moyens
de protections
4. MESURES DE PRÉVENTION ET MOYENS DE PROTECTION

a) esures d’ingénierie

b) Mesures administratives
- Analyse de risque

c) Équipements de protection personnelle


Vous êtes responsables de votre
propre sécurité

MAIS AUSSI DE CELLE DES


AUTRES
LE PROBLÈME AVEC L’ÉVALUATION DU RISQUE LASER….

Difficile de dire, juste en regardant l’objet, quelle est


l’ampleur du risque.

Le laser, c’est de la lumière, et ça se comporte comme


tel → propagation loin du site d’utilisation
9mm, 1W, 82$ chez un
fournisseur optique
4. MESURES DE PRÉVENTION ET MOYENS DE PROTECTION

Les mesures de protection et contrôle sont


proportionnelles aux dangers représentés par la classe
4. PROTECTION
a. Mesures d’ingénierie

▪ Dispositif de verrouillage (interlock)


Ce sont des mesures qui visent à
restreindre matériellement les dangers ▪ Aménagement
auxquels les utilisateurs sont exposés. • Zone laser contrôlée
• Signalisation dans la zone
• Bloqueurs ou filtres de faisceau

Une mesure de contrôle d’ingénierie est toujours à


préférer à une mesure administrative ou un
équipement de protection personnel
3. NORMES
b. Normes de référence – iii.Classification

Mesures de protection d’ingénierie selon la classe


Classes 1 1M 2 2M 3R 3B 4
Clef ✓ ✓
Obturateur ✓ ✓ ✓
Interlock ✓ ✓
Interlocks sur les capots amovibles ✓ si 3B ou 4 à l’intérieur ✓ ✓
Rideaux de confinement ✓ ✓
Signalisation pour matérialiser la zone ✓ ✓
Analyse de la zone de risque ✓ ✓
Signal en fonction ✓ ✓ ✓
Mise à la terre ✓ ✓ ✓ ✓ ✓ ✓ ✓
Contrôle des accès ✓

✓ = obligatoire ✓ = fortement recommandé


4. PROTECTION
a. Mesures d’ingénierie
Les lasers de classe 3B et 4 devraient tous avoir une
connexion électrique permettant de relier un
dispositif de verrouillage.
Le dispositif de verrouillage (interlock)
Dans plusieurs cas cette technique n’est pas
arrête l’émission laser. applicable.
Peut simplement bloquer le faisceau ou Premièrement, ça prend une installation assez
interrompre carrément l’alimentation permanente.
électrique.
Ensuite, l’interruption brusque de l’émission peut
Peut être relié à la porte, à la fermeture causer des dommages matériels au laser ou au reste
d’un rideau, un bouton d’urgence. du montage.
Finalement, le montage laser ne devrait jamais être
fait de telle sorte qu’il soit possible d’être exposé à
des niveaux excédant l’E P dès l’entrée.
ÉQUIPEMENTS DU LASER

Classes 1 à 3R Classes 3B et 4

Parfois présent Souvent réellement une clef,


Commande à même si pas mais peut aussi prendre la
clef obligatoire forme d’un code numérique,
d’un mot de passe
informatisé ou autre

Sur les capots Branchement pour le


Verrouillage ouvrables ou panneaux verrouillage doit être
(interlock) d’accès (si classe 3R, disponible (peut être relié à un
3B ou 4 à l’intérieur) dispositif externe)
ÉQUIPEMENTS DU LASER

Obturateur

Dispositif qui interrompt physiquement le faisceau


sans que l’émission laser soit interrompue

Avertissement d’émission

Signal lumineux indiquant que le laser est prêt à


émettre
ÉQUIPEMENTS DU LASER

Sécurité de balayage

Pour les appareils qui balayent (typique du marquage ou de la découpe), dispositif à


sécurité positive qui cesse l’exposition en cas d’arrêt du balayage

Fenêtres d’observation sécuritaires

Fenêtres permettant de voir le travail, mais


contenant la protection oculaire nécessaire pour
que les travailleurs n’aient pas à porter leurs
lunettes de protection
4. PROTECTION
a. Mesures d’ingénierie

Zone laser contrôlée: lieu dans lequel le rayonnement est


susceptible de dépasser l’E P.

• L’accès à cette one est réservé au personnel affecté aux tâches


avec le laser et dument formé

• Doit être clairement identifiée par une affiche sur chacune des
entrées

• Les EPI doivent être disponibles avant d’entrer dans la zone

• La zone doit être surveillée


4. PROTECTION
a. Mesures d’ingénierie

Zone laser contrôlée: lieu dans lequel le rayonnement est


susceptible de dépasser l’E P.

• Peut être confinée (dans une pièce) ou ouverte, mais


dans ce cas la zone doit être matérialisée par des
panneaux

• Doit être identifiée par:


- un signal lumineux (classes 3R, 3B et 4)
visible et fiable
- une affiche “Danger laser” prescription
dans la norme ANSI Z136.1, figures 1a, 1b et
1c) avec des consignes de sécurité
4. PROTECTION
a. Mesures d’ingénierie

Zone laser contrôlée: lieu dans lequel le rayonnement est susceptible de dépasser l’E P.
• Peinture matte ou très peu de brillance (-15%), mais claire

• S’assurer d’un minimum d’éclairage contraction de la pupille

• Matériaux peu ou pas inflammable

• Écran bloquant les fenêtres extérieures pour éviter:


- sortie incontrôlée du faisceau

- réflexions spéculaires
4. PROTECTION
a. Mesures d’ingénierie

Zone laser contrôlée

• L’accès à cette one est réservé au


personnel affecté aux tâches avec le
laser et dument formé

• Protection des accès


• Zone tampon: sas ou rideau
• iltrage d’accès
4. PROTECTION
a. Mesures d’ingénierie
Zone laser contrôlée

• Privilégier les protections collectives

• Séparer physiquement les installations laser

▪ à partir de la classe 3R

• Hauteur du faisceau différente de la hauteur des yeux d’une personne assise ou


debout idéalement on devrait s’asseoir plus haut)

• Direction du faisceau principal loin des bureaux et des accès


AMÉNAGEMENT
Classes 3B et 4
Classes 1M et +
Rideaux de confinement
Signalisation
Analyse et établissement d’une zone laser
contrôlée
Accès contrôlés

• Symbole risque laser


• Classe
• Énoncés de risque
• EPI
• Puissance
• Contact responsable
AMÉNAGEMENT
Zone à accès non restreint Zone à accès restreint Zone à accès contrôlé
et non contrôlé
Toutes les personnes, y compris le Zone inaccessible au public, mais peut Zone où les personnes autorisées qui
public, peuvent avoir accès à la zone être accessible à d’autres observateurs ont reçu une formation (sécurité laser
ou un personnel non formé + entretien) peuvent avoir accès au
rayonnement
Ex.: montages de démonstration Ex.: atelier Ex.: local où se produit de la soudure manuelle, ou
zone temporaire d’entretien d’un appareil

• Les méthodes de protection doivent • Les méthodes de protection • L’accès à la one doit être réservée
être physiques (capotages, écrans) physiques sont privilégiées, mais au personnel y ayant réellement
elles peuvent être accompagnées affaire
• Aucune émission de rayonnement de méthodes organisationnelles
au-delà de l’E P tolérée • Il est possible que le personnel
• Le fabricant doit fournir les doive porter des EPI
Zone d’exclusion totale informations de DNRO et la manière
d’utiliser les mesures • Le fabricant doit fournir les
Les dangers sont tels qu’aucune personne ne organisationnelles renseignements sur la façon de
doit se trouver dans la zone travailler dans la zone de danger
laser
4. PROTECTION
a. Mesures d’ingénierie
Zone laser contrôlée
Exemple de tubes de protection
• L’usager devrait avoir une vue d’ensemble de l’expérience
• Traitement antireflets des optiques
• Élimination des surfaces réfléchissantes
• Pas de cables ou de fiches électriques au niveau du sol
• Trajet du faisceau enclos au maximum
• Aération si usinage ou génération de produits toxiques (voir
tableau G.1 de la norme ANSI Z136.1)
4. PROTECTION
a. Mesures d’ingénierie
Zone laser contrôlée

• à partir de la classe 3B
▪ Interlocks sur capot ouvrable de laser (valable aussi pour les appareils de classe <3B mais qui deviennent 3B ou +
quand le capot est ouvert
▪ Restrictions de circulation dans la zone laser
▪ Si laser pulsé <0.1Hz, signal audible de déclenchement du tir
▪ Obturateur de faisceau
• À partir de la classe 4
▪ Obturateur de faisceau actionnable à distance
4.PROTECTION
4. PROTECTION
b. Mesures administratives
▪ Contrôle de l’accès des personnes
▪ Signalisation
Les mesures administratives sont des ▪ Procédures d’utilisation normalisées
mesures organisationnelles mises en
place pour protéger les utilisateurs ▪ Formation des utilisateurs
▪ Registre laser, registre d’accident
▪ Audits

Ne sont efficaces que si elles sont mises


en pratique par tout le monde
3. NORMES
b. Normes de référence – iii.Classification

Mesures de protection administratives selon la classe

Classes 1 1M 2 2M 3R 3B 4

Instructions normalisées d’opération ✓ ✓

Formation du personnel ✓ ✓ ✓ ✓ ✓ ✓

Définir le personnel autorisé ✓ ✓

Limiter la puissance Selon jugement


du LSO

✓ = obligatoire ✓ = fortement recommandé


MOYENS ADMINISTRATIFS DE PROTECTION
Certains documents sont Fait partie du programme de sécurité général de
utilisés pour l’administration l’entreprise.

Programme de sécurité laser Logbook. Peut contenir des listes de vérification de sécurité au
Contrôle du personnel autorisé démarrage/fermeture de l’appareil

Registres d’utilisation laser Permet d’avoir toujours le portrait actuel de l’état des appareils/outils et
Registres de maintenance d’éviter les défaillances

Registres de formation N’est surtout pas une façon de mettre de la pression sur les travailleurs.
Permet de s’assurer que les connaissances et meilleures pratiques restent à
Réalisation d’audits jour.
Analyses de risque Permet aussi de recueillir de l’information auprès des travailleurs.

Registre laser Base sur laquelle on s’appuie pour écrire les ITN, pour concevoir les audits, et pour procéder à
l’élimination graduelle des risques. S’appuie sur une évaluation qualitative et quantitative
(calculs de DNRO, de densité de puissance, etc.)
MOYENS ADMINISTRATIFS DE PROTECTION
Certains documents sont utilisés
Doivent être basées sur les instructions du fabricant chaque jour par les travailleurs
et les analyses préablables des risques.
Doivent être révisées après toute modification au • Instructions de travail normalisées
processus ou appareil ou après une période définie.
• Registres d’utilisation laser
Doit tenir compte des opérations normales et des
autres phases (alignement, production dégradée). • Limitations de puissance
Objectif: garantir la sécurité, mais aussi la qualité du
travail.

Tout travail doit être réalisé à une puissance ne


dépassant pas celle qui est strictement nécessaire
pour produire l’effet recherché
La signature par le travailleur l’engage à respecter
les mesures de protection qui y sont consignées.
Les listes de vérification sont utiles pour ne rien
oublier.
4. PROTECTION
b. Mesures administratives
L’accès à des installations laser ne devrait être permis qu’aux employés ou
étudiants pour qui c’est réellement nécessaire et qui ont été dûment formés à
propos des risques posés par ces systèmes laser (et à leur fonctionnement le
cas échéant).

• Carte magnétique, clef.


• Gestion des accès informatiques.
• Suppose que le lieu de travail est organisé pour que tout le monde n’ait pas besoin
d’y circuler.
4. PROTECTION
b. Mesures administratives
Sur le laser lui-même → signalisation

• lèche indiquant l’ouverture émettant la


radiation
• Avertissement du danger, description
du risque
• Longueur d’onde toutes les λ si plus
qu’une
• Classe du laser
• Puissance (CW) ou durée du pulse et
énergie de pulse
4. PROTECTION
b. Mesures administratives Devrait contenir
Procédures d’utilisation normalisées SOP) • Information générale:
• Doit être basé sur une évaluation préalable des • Lieu d’utilisation du laser, contact du LSO
risques. • Description du laser
• Doit faire l’objet d’une révision si la nature du • Longueur d’onde, puissance, etc.
travail change ou après une période définie
(habituellement un an), selon ce qui survient en • Description du travail à faire
premier • Analyse des risques
• Doit tenir compte des opérations normales et des • Appareils de protection personnelle à porter
autres phases (alignement, production dégradée)
• Autres mesures de sécurité associées
• interlock, contrôle des accès
• Risques connexes
• Électrisation, utilisation de produits toxiques,
génération de particules
• arche à suivre en cas d’accident
4. PROTECTION
b. Mesures administratives
Registre laser
• Permet de faire l’inventaire des risques dans un milieu de travail
• Devrait contenir les informations suivantes:
• Type de laser
• # de modèle et de série, nom du fabricant (pour pouvoir retrouver les données techniques au besoin)
• Classe du laser
• Paramètres physiques du faisceau
• Informations optionnelles
• Application
• Photos
• Lieu d’utilisation et d’entreposage
LOGBOOK

La raison d’être du logbook est de :


• conserver les informations sur l’utilisation du laser,
• consigner tout commentaire pertinent sur l’état du laser écart aux performances
attendues, nature du travail fait ex. opérations de maintenance, etc)
• offrir des listes de vérification au démarrage et à la fermeture

2024-10-11 232
Moyens administratifs de protection
Exemple de registre d’utilisation

Les documents utilisés dans le cadre de


la gestion de la sécurité laser n’ont pas
à être très longs, ni très compliqués.
Exemple d’ITN

Confidentiel
4. PROTECTION
b. Mesures administratives

Pratiques de travail:

• Stabiliser le montage en
Mesurant la puissance (énergie) en différents points de contrôle
Évitant de fixer temporairement les composants (gommette ou ruban adhésif)
• Ne pas diriger volontairement le faisceau vers une personne
• Ne jamais garder volontairement l’oeil dans le faisceau (même lors de l’alignement)
• Observer les mesures de prévention électrique
• Porter des vêtements de protection (et même de la crème protectrice dans le cas des UV)
• Utilisation de puits (beam dumps)
• Atténuer au maximum le faisceau (directement sur le laser, ou par filtres et diaphragme) chaque fois
que l’émission maximale n’est pas nécessaire
4. PROTECTION
b. Mesures administratives
Pratiques de travail:

• Enlever les bagues, montres, ceintures


• Couvrir si possible les surfaces métalliques qui n’ont pas de
fini diffusant
• Utiliser des instruments dont le fini est adéquat
• Toujours mettre le laser en mode « standby » quand son
utilisation immédiate n’est pas nécessaire
• Ne pas laisser fonctionner sans surveillance un laser qui
pose des risques d’incendie ou non confiné et accessible
facilement
4. PROTECTION
b. Méthodes de travail
Pratiques de travail:
Avant le 1er tir,
ise en route de la verrine à l’accès si non automatique
érification du bon fonctionnement de l’appareil cf maintenance) et des accessoires (fibres, lentilles)
Choix des paramètres optimums de fonctionnement

Avant tout tir,


aîtrise de la propagation et de la focalisation du faisceau laser laser de visée et système de focalisation …
Vérification des paramètres (durée, puissance ou énergie) est impérative
Vérification du port de lunettes des participants
4. PROTECTION
b. Mesures administratives
Pratiques de travail – utilisation de fibre optique
Pour toute interventions sur le système : arrêter l’émission laser
Ne jamais regarder le bout de la fibre
Toute fibre déconnectée doit être rapidement reconnectée à son module de destination il peut s’agir d’un module
de dépannage de type puits (beam dump))
S’assurer de ne pas imposer à la fibre un rayon de courbure trop serré
• bris catastrophique
• fuite de puissance

Ne pas excéder la limite en puissance spécifiée par le fabricant de la fibre


• bris
• fibre fuse

Si l’appareil est équipé d’un laser de visée, ne pas tirer si on ne voit pas celui-ci
Observer toutes les mesures de précaution mécaniques
• Port de lunettes et gants lors de la manipulation/fusion/clive/etc. de la fibre
• Utiliser des contenants à déchets piquants
4. PROTECTION
b. Mesures administratives
Pratiques de travail – en phase de réglage
• Utiliser la puissance minimale
• Réduire le nombre de personnes présentes
• Utiliser un faisceau laser visible auxiliaire et colinéaire
• Prévenir et maîtriser les réflexions et transmissions parasites
4. PROTECTION
b. Mesures administratives
Pratiques de travail – environnement de travail
l arrive fréquemment! que l’utilisation des lasers n’ait pas lieu dans un beau labo
individuel confiné.
Il faut donc tenir compte du public qui sera exposé (public général? autres
travailleurs? de même que de l’impact d’une exposition, même si le faisceau n’est
pas assez puissant pour causer des blessures.
Par ex. un conducteur de chariot élevateur sur un chantier où on utilise des niveaux laser, ou un
pilote d’avion qui est incommodé par des plaisantins (interdit!)

On définit des seuils d’interférence visuelle selon trois grades:


Sans laser : aucune interférence avec les tâches (50 nW/cm2)
Critique : le niveau d’illumination est asse élevé pour entraver les tâches critiques 5μW/cm2)
Sensible : le niveau d’illumination est asse élevé pour entraver des tâches sensibles 100 μW/cm2)
4. PROTECTION
b. Mesures administratives
Pratiques de travail – réalisation d’audits voir document associé
Des audits réguliers devraient être effectués pour chaque installation laser.
• à l’installation
• après des événements majeurs (pannes, incidents, etc)
• périodiquement

L’évaluation devrait porter sur :


• Les dispositifs physiques de contrôle (interlocks, panneaux de protection, etc.)
• Les pratiques de travail des usagers
• L’équipement de protection individuel
4. PROTECTION
c. Équipement de protection individuelle

Mesures de protection selon la classe (EPP)


Classes 1 1M 2 2M 3R 3B 4

Protection oculaire ✓ ✓

Protection cutanée ✓ ✓

Vêtements de protection ✓ ✓

✓ = obligatoire ✓ = fortement recommandé


4. PROTECTION
c. Équipement de protection individuelle

Dans la mesure du possible, une protection


collective devrait toujours être préférée à
une protection individuelle

Objectif du port de lunettes:


Atténuer suffisament le faisceau pour qu’en cas
d’accident ou d’incident…
…l’exposition de l’oeil soit inférieure à
l’Exposition Maximale Permise (EMP)
4. PROTECTION
c. Équipement de protection individuelle

• Les normes EN 207 et EN 208 définissent les • Norme EN 207 :180 nm à 106 nm
échelons pour des protections en utilisation • Protection individuelle de l’œil. iltres et
normale et en phase de réglage respectivement protecteurs de l’œil contre les
• La norme ANS Z136.7 est l’équivalent rayonnements laser (lunettes de
protection laser) (2010)
• l est recommandé l’emploi de lunettes CE qui
assurent une tenue au flux des EP . l faut s’assurer • Norme EN 208 :400 nm à 700 nm
que ces lunettes sont conformes à ces normes • Protection individuelle de l’œil. Lunettes de
(marquage L, LB, R RB) protection pour les travaux de réglage sur les
systèmes laser (lunettes de réglage laser)
(2010)
4. PROTECTION
c. Équipement de protection individuelle

• Critères de choix
• Protection
• Ergonomie

• Lunettes doivent:
• Éviter les fuites latérales
• Atténuer et résister à l’énergie incidente
• Permettre une vision correcte de l’environnement de travail
• Être confortables, solides, ventilées
• Possiblement aussi permettre le port de lunettes de prescription
dessous
• Avoir une indication indélébile (souvent gravée ou en relief)
pour la densité optique
4. PROTECTION
c. Équipement de protection individuelle

La densité optique nécessaire est donnée par la formule suivante:

où H0 (ou E0) est le niveau d’exposition prévu pour l’oeil non protégé

Critères de choix pour la protection offerte par des lunettes


• Transmission spectrale
• Tenue au flux
Les lunettes EN207 protègent pendant 5 secondes
4. PROTECTION
c. Équipement de protection individuelle

Technologies des protecteurs


• Absorption • Réflexion
Filtre de polymères dans lequels sont dissous Un traitement multi-couches ou un dopage
des colorants ou pigments. Le matériau de verres minéraux est déposé sur une ou
absorbe sur une plage spectrale. deux faces du filtre.
4. PROTECTION
c. Équipement de protection individuelle

Technologies des protecteurs


Absorption Réflexion
Filtre de polymères dans lequels sont dissous des colorants Un traitement multi-couches ou un dopage de
ou pigments. Le matériau absorbe sur une plage spectrale. verres minéraux est déposé sur une ou deux faces
du filtre.
• Résistant au vieillissement mécanique et aux rayures
• Une fraction importante du faisceau est
• L’impact d’un faisceau puissant ou énergique peut réfléchie
provoquer la saturation de l’absorbant et un
blanchiment • Fragile aux rayures et aux chocs
• Possibilité de ne bloquer que la longueur
• Les faisceaux de haute énergie détruisent le polymère d’onde du laser
• On peut aussi utiliser des lunettes en verre minéral, • Réflexion dépend de l’angle
mais elles peuvent éclater sous l’impact
4. PROTECTION
c. Équipement de protection individuelle

Technologies des protecteurs


• Faible transparence des lunettes sur l’ensemble du spectre visible si la  à
filtrer est dans le visible (surtout celles qui fonctionnent par absorption)
• Transparence fonction de la densité optique
• UV et IR lointain: moins de problèmes de transparence
4. PROTECTION
c. Équipement de protection individuelle

Norme EN 207: Protection en conditions normales d’utilisation

Conditions Type Durée Nombre


de test d’impulsion (s) d’impulsions
D Laser continu >0.25 1
I Laser relaxé 10-6 à 0.25 100
R Laser déclenché 10-9 à 10-6 100
M Laser à modes <10-9 100
bloqués
4. PROTECTION
c. Équipement de protection individuelle

N° Trans- Densité d’énergie pour tester l’effet de protection


d’échelle mission et la stabilité au rayonnement
180 nm à 315 nm 315 nm à 1400nm 1400nm à 106nm
W/m 2 J/m2 W/m2 W/m 2 J/m2 J/m2 W/m2 J/m2 W/m2
D I, R M D I, R M D I, R M
LB1 10-1 0,01 3 102 3 1011 10 2 0,05 1.5 10-3 104 10 3 1012
LB2 10-2 0,1 3 103 3 1012 103 0,5 1.5 10-2 105 104 1013
LB3 10-3 1 3 104 3 1013 10 4 5 0.15 106 10 5 1014
LB4 10-4 10 3 105 3 1014 10 5 50 1.5 107 106 1015
LB5 10-5 100 3 106 3 1015 106 500 15 108 10 7 1016
LB6 10-6 103 3 107 3 1016 10 7 5 10 3 1.5 102 109 108 1017
LB7 10-7 104 3 108 3 1017 108 5 104 1.5 103 1010 109 1018
LB8 10-8 10 5 3 109 3 1018 10 9 5 10 5 1.5 104 1011 10 10 1019
LB9 10-9 106 3 1010 3 1019 1010 5 106 1.5 105 1012 1011 1020
LB10 10-10 107 3 1011 3 1020 1011 5 107 1.5 106 1013 1012 1021

Norme EN 207: Protection en conditions normalesd’utilisation


4. PROTECTION
c. Équipement de protection individuelle
Correction à apporter à H0 dans le cas d’impulsions répétitives
Durée >1ns et λ > 400nm

Longueur d’onde (nm) T fp_max (kHz)


400 < λ <1050 18µs 55
1050 < λ <1400 50µs 20
1400 < λ <1500 1ms 1
1500 < λ <1800 10 -
1800 < λ <2600 1ms 1
2600 < λ <1mm 100ns 100
4. PROTECTION
c. Équipement de protection individuelle

• Calcul de l’exposition énergétique ou l’éclairement le plus


élevé susceptible de se produire
• Trouver dans le tableau la valeur de l’exposition énergétique
ou éclairement immédiatement supérieure.
• Cela donne la valeur d’échelon
4. PROTECTION
c. Équipement de protection individuelle

• Durée <1ns et 400<λ<1400nm


idem que précédemment (utiliser les chiffres pour laser M), mais pas
de limitation de fréquence
• Durée <1ns et λ>1400nm
Calcul de l’éclairement crête pour une seule impulsion pas de facteur
correctif)
• Durée <1ns et λ>1400nm
Calcul de l’éclairement crête pour une seule impulsion pas de facteur
correctif et l’éclairement moyen. La plus restrictive de ces deux valeurs
est utilisée
4. PROTECTION
c. Équipement de protection individuelle

Si utilisation par plusieurs personnes


• Rangement dans une armoire accessible hors de la zone laser
• Instructions de port et de rangement
• Si le laser est déplaçable, les lunettes doivent le suivre

Contrôle des lunettes de protection


• Contrôler visuellement les lunettes toutes les fois qu’elles sont utilisées
Égratignures
Impacts
Saturation
Délaminage
4. PROTECTION
c. Équipement de protection individuelle

Norme EN 208: Protection en conditions de réglage


Utilisable pour les lasers tels que 400 nm 700 nm
Faisceau limité derrière le protecteur à la classe 2: pour pouvoir voir le faisceau
No d’échelle Transmission Puissance / énergie max Tenue au flux
Laser impul. Laser impul.
CW ou t >2x10-4 s Laser CW – 10s
10-9 s<t< 2 10-4 s – 100 impul.
(W) (W/m²)
(J) (J/m²)
RB1 10-2 < t(λ)  10-1 0,01 2 10-6 104 2

RB2 10-3 < t(λ)  10-2 0,1 2 10-5 105 20

RB3 10-4 < t(λ)  10-3 1 2 10-4 106 200

RB4 10-5 < t(λ) 10-4 10 2 10-3 107 2000

RB5 10-5 < t(λ)  10-4 100 2 10-2 108 20000


4. PROTECTION
c. Équipement de protection individuelle

Identification des lunettes


de protection
4. PROTECTION
c. Équipement de protection individuelle

Normes EN207, EN208


Sur le côté de la lunette…
ex.: 1 2 3 4 5 6
DI 1060 L8 NAJAEL CE EN207

1. Type de laser (D continu, I pulsé, R impulsions géantes, M impulsions à modes couplés)


2. Longueur d’onde filtrée
3. Numéro d’échelon – Degré de protection (L1-L10)
4. Nom du fabricant
5. Marque de certification
6. Référence à la norme concernée (pas obligatoire)
4. PROTECTION
d. Analyse de risque
Risque
• Combinaison de la probabilité d’un dommage et sa gravité

Analyse du risque
• Combinaison des limites d’utilisation, de l’identification des phénomènes dangereux et de
l’estimation du risque
• Une partie de cette analyse est qualitative, une partie est quantitative

N.B: L’identification et l’analyse des risques sont de nouvelles obligations pour


les entreprises de 10 employés et plus dans le cadre de la LMRSST!
4. PROTECTION
d. Analyse de risque
Évaluation du risque:
Cette évaluation peut se faire par 1. Que peut-il arriver et dans quelles
• Mesures circonstances?
• Calculs théoriques 2. Quelles sont les conséquences
• Simulations possibles?
3. Quelle est la probabilité?
Zones: 4. Le risque est-il maîtrisé efficacement
• Source laser ou faut-il prendre d’autres mesures?
• Chemin optique
• Zone de processus
• Environnement du processus
Phases:
• Production
• Production dégradée (troubleshooting)
• Entretien et maintenance
• Réglages
• Programmation/mise en place de processus/travail expérimental
4. PROTECTION
d. Analyse de risque
Cette évaluation peut se faire par
- Mesures
- Calculs théoriques
- Simulations

Zones:
• Source laser
• Chemin optique
• Zone de processus
• Environnement du processus
4. PROTECTION
d. Analyse de risque
Cette évaluation peut se faire par
- Mesures
- Calculs théoriques
- Simulations

Zones:
• Source laser
• Chemin optique
• Zone de processus
• Environnement du processus
4. PROTECTION
d. Analyse de risque
prod. troubl. entretien réglages prog.
Cette évaluation peut se faire par
• Mesures
• Calculs théoriques laser 1/0 1/1 1/1 1/1 0/1
• Simulations
chemin optique 1/0 1/1 1/1 1/1 0/1
Zones:
zone processus 1/0 1/0 1/0 1/0 0/1
• Source laser
• Chemin optique environnement 1/0 1/0 1/0 1/0 0/0
• Zone de processus
• Environnement du processus
Phases: 0 ou 1: niveau de risque
• Production 0 ou 1 : probabilité
• Production dégradée (troubleshooting)
• Entretien et maintenance
• Réglages
• Programmation/mise en place de processus/travail expérimental
Analyse de risques
Il ne suffit pas toujours de faire une analyse de risque simple.
Pour les lasers de très hautes puissances et toutes sortes d’autres circonstances , il vaut mieux faire une analyse des
modes de défaillance et de leurs effets – AMDE

Item Mode de Effet de la Sévérité Causes Fréquence Action Sévérité après


défaillance défaillance initiale potentielles corrective mitigation
Éléments Fonte Optique transmet Élevée Utilisation Faible Se procurer de Faible
optiques mauvaise irradiance trop nouveaux
direction forte miroirs
(incendie)
Faisceau Arrêt de la Incendie Élevée Bug Moyenne Ajouter un Moyenne
platine de informatique circuit de
translation détection de
mouvement

• ême genre d’analyse que dans les industries où la sécurité est le critère le plus important
(ex. aéronautique)
Confidentiel
Facteurs externes modifiant le
danger
Des facteurs externes peuvent générer des
défaillances matérielles ou modifier les
conditions d’exposition au danger laser
• la température
• l’humidité
• les chocs ou vibrations
• les vapeurs, poussières et gaz venant de
l’environnement
• les perturbations électromagnétiques ou
radioélectriques
• l’interruption et les variations du réseau
électrique
• mauvaise intégration/compatibilité
matérielle ou logicielle
ANALYSE DE RISQUE
Laser bloque le chemin de
l’évacuation en cas d’incendie

Porte sans signalisation

Où est l’extraction de
vapeurs/fumées/particules ?
Chiffons (imbibés?)
Y a-t-il des lunettes disponibles?

Bouts de métal

Exposition possible dès Les mains du travailleur


Autre poste de travail l’ouverture de la porte sont à risque
ANALYSE DE RISQUE
Changements
• Direction de travail
• Retrait de la seconde station de travail
• Ajout d’un sas
• Relier l’ouverture de la porte au verrouillage
de sécurité
• Ajout d’extraction
• Ajout de signalisation sur la porte
• Ajout de boîte à lunettes avant l’entrée dans
la zone
• Ménage (élimination des chiffons et des
retailles de métaux)

Risques résiduels:
• Les mains du travailleur sont à
risque
• Les matériaux du bâtiment
pourraient encore représenter un
risque d’incendies
Formation!!!
4. PROTECTION Plan

P
d. Analyse de risque

Do

Adjust
A D
C Check
4. PROTECTION Planifier
Identifier les situations à

P
d. Analyse de risque risque
Planifier les aménagements

Réaliser

C R
Commander le matériel de
protection
Rédiger les procédures de
travail
Corriger Faire des cycles de test
Mettre en place les
changements nécessaires

V
(aménagements,
procédures, etc.) Vérifier
Réaliser des audits
CONCLUSION ET TOUR DE TABLE

ous sente vous plus en mesure d’assurer votre sécurité et celle d’autrui?
Les lasers sont des dispositifs très utiles et dangereux

Mais ce danger se gère.


La connaissance de ce danger, la mise en place et le respect de règles d’utilisation et le matériel de
protection sont les outils pour y arriver.

Objectif: zéro accident!


QUESTIONNAIRE DE SATISFACTION

5mn pour répondre à un court questionnaire


de satisfaction !

Lien du questionnaire envoyé dans le clavardage

Optech fait aussi des formations sur mesure et des audits


d’installations laser dans les entreprises
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Livres
Laser safety management Laser safety
Ken Barat Roy Anderson et Karl Schulmeister
CRC Press (2006), 267 pages. Taylor and Francis (2003), 474 pages.

Normes
ANSI Z136 – toute la série
IEC 60825-1 – Classification des matériels et exigences
IEC 60825-5 – Liste de contrôle du fabricant relative à la CEI 60825-1
IEC 60825-13 – Measurements for classification of laser products
CAN/CSA-E60825-1:15 – Classification des matériels et exigences (adaptation
canadienne)

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