2 - Présentation
2 - Présentation
RESPONSABLE DE
SÉCURITÉ LASER
A PROPOS D'OPTECH
DEPUIS 2002
Optech est un Centre collégial de transfert
technologique (CCTT), incorporé en un organisme
sans but lucratif. + 1200 projets novateurs
Nous œuvrons en recherche appliquée en optique
photonique et aidons les entreprises à réaliser + 400 entreprises
leurs activités de recherche et de développement
de produits et de procédés.
Illumination et imagerie
Nous vous assistons dans votre démarche de financement afin
d'identifier et d'obtenir les programmes de subvention les plus
Métrologie optique pertinents à votre plan de développement. Nous sommes
reconnus comme centre de recherche public, ce qui permet aux
entreprises de déposer des demandes de crédits RS&DE
bonifiés.
Microsystèmes
LA SÉCURITÉ LASER
J’ai deux yeux,
Résumé en quelques mots….
tant mieux!
Se préoccuper de la sécurité
laser…
© Télé-Québec
ACCIDENTS LASER
Les personnes les plus sujettes aux accidents
laser ne sont pas les personnes les moins bien
informées
Ces personnes sont plus à même d’être exposées
Accoutumance survenant après de nombreuses
années d’expérience
1954: MASER (Microwave Amplification by Stimulated Emission of Radiation) (Charles Townes, J. P. Gordon et H.
J. Zeiger)
Theodore Gordon
Maiman Gould
Taille de l’image sur la rétine: env. 20μm Taille de l’image sur la rétine: env. 340μm
Toute la puissance entre dans l’œil à 5m Fraction de la puissance qui entre dans l’œil
à 5m:
𝐴𝑝𝑢𝑝𝑖𝑙𝑙𝑒 0,385 × 10−4 𝑚2
= = 1.23 × 10−7
𝐴𝑠𝑝ℎè𝑟𝑒 5𝑚 4𝜋52 𝑚2
1 L’émission laser
Un laser ? Comment ça marche ?
4 Mesures de protection
L’aménagement, les mesures administratives, le calcul des degrés de
protection nécessaires
1. INTRODUCTION
Rappels Généraux
Notions mathématiques
• logarithmes
Constante Valeur
• fonctions exponentielles
π 3.1416…
e 2.718…
2024-10-11 17
Partie 1
Caractéristiques de l’émission laser
1. INTRODUCTION
d) Applications
LA LUMIÈRE….
Ça s’appelle la longueur d’onde. C’est donc une oscillation qui peut être
caractérisée par la distance entre deux
crêtes (ou deux creux).
m o e mono- -khrôma
(un seul) (couleur)
onven onne e
• très directionnel
• cohérent
Émis dans toutes les directions et
provient de points distribués dans
l’espace
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4823059
Cela permet des irradiances extrêmement
élevées
Le faisceau diverge très faiblement et les
distances de propagation peuvent être très
grandes
La lumière ...
1. INTRODUCTION
a. Caractéristiques de l’émission laser
Représentation de la lumière
Transmission
diffuse
E : énergie
h : constante de Planck
c : vitesse de la lumière
λ : ong e d’onde
La lumière se comporte….
…comme une particule
ℎ𝑐
𝐸=
𝜆
C’est le fait que chaque photon ait une énergie bien
déterminée qui conditionne l’interaction entre la lumière
et la matière:
- pour qu’un photon soit absorbé, il faut que son énergie
corresponde à des niveaux accessible par les
molécules ou atomes d’un matériau (ou tissu
biologique!)
- pour qu’une réaction chimique soit initée, il faut que E : énergie
chaque photon ait une énergie suffisante h : constante de Planck
c : vitesse de la lumière
λ : ong e d’onde
1. INTRODUCTION
a. Caractéristiques de l’émission laser
Interaction lumière/matière
Énergie
Dans les milieux naturels: émission spontanée vs. émission stimulée → compétition
Pour faire un laser…
Trois éléments sont essentiels pour fabriquer
un laser.
1 Un milieu de gain
C’est le milieu dans lequel l’amplification de la lumière a
lieu
2 Un pompage
C’est l’apport d’énergie pour la
production de lumière
Miroir Miroir
(cavité résonnante) (cavité résonnante,
pas 100%)
1. INTRODUCTION
a. Caractéristiques de l’émission laser
Niveaude
Temps e vie
citécourt EE
Niveaude
Temps e vie
cité long EE
Pour faire un laser, ça prend:
Transition
1. Un milieu de gain de pompe
Largeur de l’émission :
10-12m à 10-6m
Durée de l’émission:
10-15s à 109s
Fréquence de répétition:
CW à GHz
Donc! Pas vraiment de « one size fits all » pour
Puissance: l’implémentation physique des protections laser….
qques µW à >PW Mais les principes sont les mêmes pour tous les lasers!
1. INTRODUCTION
c. Technologies des lasers
Lasers continus :
Puissance
moyenne
(Pavg)
Lasers déclenchés
Déclenchement actif: électro-optique, acousto-optique, prisme tournant
Déclenchement passif: absorbant saturable
1. INTRODUCTION
c. Technologies des lasers
Source: optique-ingenieur.org
Attention à cette fausse croyance…
• Ce qui blesse, ce n’est pas que le milieu de gain soit un YAG ou de l’alexandrite ou autre.
Ce qui blesse, c’est la concentration de puissance ou d’énergie, et la longueur d’onde.
Irradiance:
Puissance de
rayonnement reçu par
unité de surface de
l'objet éclairé.
-OQLF
Émittance W/m2
(Flux émis par unité de surface)
Irradiance E W/m2
(Flux reçu par unité de surface)
Exposition énergétique H J/m2
(Énergie reçue par unité de surface)
Le faisceau diverge
naturellement avec la distance
sur l’axe de propagation
2
4Φ −4𝑟2
𝐸 𝑟 = 2𝑒 𝑎
𝜋𝑎
0
Er
utilise le diamètre défini à 1/e plutôt que a a 1diam
e 37 tre à 1 e
diamètre à 1 e
φ = divergence
du faisceau
a = diamètre de
l’ouverture
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique
2
Le diamètre du faisceau (a) varie avec la 2𝜆𝑧
distance de propagation 𝑎𝑧2 = 𝑎02 1+
𝜋𝑎02
2𝜆𝑧
Ce qui peut être simplifié → 𝑎≃
𝜋𝑎0
z = distance
λ = longueur d’onde
a0 = est le diamètre au col
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique f
2𝜆 2𝜆𝑀2
𝜙= 𝜙=
La divergence devient: 𝜋𝑎0 𝜋𝑎0
2𝜆 2𝑀2 𝜆
Semi-diamètre au 𝑎0 = 𝑎0 =
point d’étranglement: 𝜋𝜙 𝜋𝜙𝑀
2 2
2𝜆𝑧 2𝑀2 𝜆𝑧
Semi-diamètre au point z: 𝑎𝑧2 = 𝑎02 1+ 2
𝑎𝑀 (𝑧) = 2
𝑎0𝑀 1+
𝜋𝑎02 𝜋𝑎02
Diamètre du faisceau
a0 = diamètre initial du faisceau
𝑎 = 𝑧𝜙 + 𝑎0 φ = divergence du faisceau
z = distance
2
𝑧𝜙 + 𝑎0 S = surface du disque à la
𝑆=𝜋 distance z
2
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique
𝐿 𝐴
𝛼= Ω=
𝑟 𝑟2
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique
𝑑2Φ Φ Φ 𝜃𝑅
𝐿= 2 ≃ ≃
𝑑 𝐺 𝑆𝑒 cos 𝜃𝑒 𝑑Ω𝑒 𝑆 cos 𝜃 𝑆𝑟 cos 𝜃𝑅 𝑑𝑆𝑅
𝑒 𝑒
𝑧2
Anglais: radiance
Français: luminance énergétique
Étendue géométrique Cette quantité est indépendante de la
distance
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique Réflexion spéculaire
Réflexion diffuse
Attention, les propriétés des matériaux dépendent du domaine de
longeurs d’ondes considéré: un matériau diffusant le visible peut
provoquer une réflexion parfaitement spéculaire dans l’infrarouge (taille
des défauts vs λ)
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique
Transmission, réflexion, absorption somme de l’énergie à une λ donnée
Coefficients de Fresnel
n1, n2 = indices de réfraction des
milieux de part et d’autre
d’une interface
Attention ! Expression modifiée pour une incidence non normale: différence en polarisation et
changement dans l’expression des coefficients
Attention! Coefficients de réflexion et transmission varient bcp avec λ pour les empilements de
couches diélectriques
Loi de Beer-Lambert
σ = coefficient d’extinction, généralement de
l’absorption (peut inclure aussi diffusion)
z = épaisseur (distance)
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique Réflexion spéculaire
L = Radiance;
Réflexion diffuse
R = coeff. de réflexion;
E = éclairement sur la surface
1. INTRODUCTION
b. Rappels d’optique
1
𝑓=
𝑇
L’énergie Q d’une impulsion de durée τ: Puissance
moyenne
𝑄 = Φ0 ⋅ τ (Pavg)
Cas de la vision d’une source étendue par Cas d’une focalisation sur la rétine ou une
l’oeil cible
Cas de l’utilisation d’une jumelle ou d’un Cas de l’utilisation d’un laser pour
instrument grossissant illuminer un objet vu au microscope
Pupille virtuelle de l’oeil est multipliée par L’énergie récupérée dépend de l’angle de
le rapport des pupilles d’entrée et de diffusion et l’ouverture de l’optique
sortie→Le risque est augmenté!
1. INTRODUCTION
c. Technologies des lasers
Puissance Laser
1 mW (CW) Pointeur
5 mW (CW) Lecteur CD
100 mW (CW) Graveur CD
1-20 W (CW) Micro-machinage
30-100 W (CW) Lasers chirurgicaux
100 -3000 W (CW) coupe industrielle
700 TW (pulsé) Fusion nucléaire
1.3 PW (pulsé) Record en puissance
1. INTRODUCTION
c. Technologies des lasers
A. Effets thermiques
B. Effets photochimiques
C. Effet photoablatif
D. Effet électromécanique
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes
Électromécanique Onde de choc provoquée par la création d’un lasers pulsés <10-9s
plasma suite à l’absorption de l’énergie dans un (effets
très petit volume thermiques ou
multiphotons)
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes
Effet thermique
Restitution sous forme de chaleur de l’énergie absorbée par rayonnement
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes
Effet thermique
Influence de la T° atteinte, mais également de la durée
T° (°C) Effets
45 Vasodilatation, dommage endothélial
50 Disparition activité enzymatique
60 Dénaturation des protéines et collagène, dénaturation ▪ traitement de la cellulite
80 Perméabilisation des membranes ▪ traitement des angiomes
▪ enlèvement des verrues
100 Vaporisation
>100 Volatilisation des composantes organiques
>150 Carbonisation
>300 Fusion
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes
Effet photochimique
Énergie absorbée provoque des réactions chimiques
O O
hν O
+ O
O O
O O
O
O
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes
Effet photochimique
• Certaines réactions chimiques sont produites dans le corps par la lumière non, ce n’est
pas de la photosynthèse...synthèse de vitamine D, mécanisme de la vision, ...)
• Traitement médical (photochimiothérapie, traitement de l’hyperbilirubinemie)
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes
Effet photoablatif
Énergie absorbée provoque la rupture de liaisons moléculaires et l’éjection de fragments
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes
...et en industrie...
• Découpe laser
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes
Effet photomécanique
Onde de choc provoquée par la création d’un plasma suite à l’absorption de l’énergie dans un très
petit volume
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes
Effet photomécanique
• Chirurgie (encore!)
▪ Plusieurs applications en opthalmologie: ouverture du
volet de la cornée pour la correction de la vision,
traitement du glaucome (iridotomie), section de brides
vitréennes)
▪ Destruction des calculs rénaux
• Industrie
© Curtis-Wright surface technology
▪ Inspection non destructive (NDT)
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes
2. RISQUES
a. Faisceau – i. Mécanismes
Absorption
UV-C : couche cornée
UV-B: épiderme
UV-A: épiderme, derme
isible: jusqu’au tissu sous-cutané
IR-A : jusqu’au tissu sous-cutané
IR-B: épiderme, derme
IR-C: couche cornée de l’épiderme
• Paramètres physiologiques
- Pigmentation
- Vascularisation
- Surface exposée
2. RISQUES
a. Faisceau – iii. Effets cutanés
- Brûlures:
- Érythème (rougeur due à une congestion des tissus)
- Phlyctène (séparation derme/épiderme avec formation de
liquide...ampoule, cloque)
- La brûlure peut survenir dès 45°-50°C
- Carbonisation des tissus
- Volatilisation des tissus
- Effets à long terme peu connus, peu documentés et pas tenus
en compte dans les normes d’exposition
2. RISQUES
a. Faisceau – iii. Effets cutanés
Effets thermiques – Utilisation du laser pour coaguler les vaisseaux responsables de
l’angiome
2. RISQUES
a. Faisceau – iii. Effets cutanés
Nature des atteintes
Source: Human
N Engl J Medfactors in lighting
2012; 366:e25
2. RISQUES
a. Faisceau – iii. Effets cutanés
Pozner JN, Cohen JL, Burns J, et al. State of laser resurfacing 2021: A
roundtable discussion. Dermatological Reviews. 2021; 2: 34–46.
https://doi.org/10.1002/der2.62
2. RISQUES
a. Faisceau – iii. Effets cutanés
élange d’effets
Bistouri laser
2. RISQUES
a. Faisceau – iv. Effets oculaires
Anatomie
Source: Bioinformatics.org
LES RISQUES POSÉS PAR LES SOURCES OPTIQUES
Visible et proche IR
UV et
proches (et bleu)
IR lointains
(400-1400m)
Les visibles et l’IR proche
sont transmis et
focalisés jusqu’au fond
de l’œil!
Source: Bioinformatics.org
2. RISQUES
a. Faisceau – iv. Effets oculaires
• Réflexe de fermeture de la paupière (réflexe palpébral): 150-300ms (les normes considèrent 250ms).
• Diam. de pupille: max. 7mm, habituellement 1 à 4mm
• Aberrations chromatiques
• Focus limitant
• Peu de données
- Visible, forte énergie
Myosis (paralysie en position « fermée »)
Nécrose, oedème
Migration de pigments
Sayed MS, Ko MJ, Ko AC, Lee WW. Ocular
damage secondary to lights and lasers: How to
avoid and treat if necessary. World J
Ophthalmol 2014; 4(1): 1-6
2. RISQUES
a. Faisceau – iv. Effets oculaires
Cristallin
- Objet de la partie 3
2. RISQUES
b. Risques connexes
Risques associés à l’utilisation des lasers mais n’étant pas directement dus à l’exposition
au faisceau laser
i. Rayonnements connexes
ii. Risques électriques
iii. Risques chimiques et cryogéniques
iv. Incendies
v. Autres
2. RISQUES
b. Risques connexes – i. Rayonnements connexes
MW/RF Pompage
Les radiations peuvent également provenir de l’environnement de travail dans lequel les
lasers sont utilisés
• Travail avec de la fibre
• Adhésifs
• Tests non destructifs
• Éclairage d’appoint à DEL
• ...
2. RISQUES
b. Risques connexes – i. Rayonnements connexes
La nature des effets du rayonnement UV, visible et infrarouge est la même que pour les
risques posés par le faisceau laser
- Une norme définit les valeurs limites à ne pas dépasser
Objet de la partie 3
2. RISQUES
b. Risques connexes – i. Rayonnements connexes
Rayonnements X
• Rayonnement ionisant peut être généré qd on frappe des cibles avec des
puissances crêtes élevées.
• Effets possibles
- Brûlure, oedème
- Effets cancérigènes
2. RISQUES
b. Risques connexes – i. Rayonnements connexes
Rayonnements RF et MW
Certains lasers fonctionnent par excitation RF
Seules certaines fréquences sont réservées au domaine
scientifique
Effets:
Thermiques: augmentation localisée de la température due à l’absorption des
rayonnements
Non-thermiques: stimulation électrique de structures biologiques (tissus nerveux et
musculaires)
Les effets prouvés sont principalement de nature thermique, et de stimulation
nerveuse
Paramètres de l’exposition
Débit d’absorption spécifique d’énergie W kg
Gradient du champ électrique
Durée
Fréquence du rayonnement
Les mesures des expositions en milieu de travail (reliées au travail
avec les lasers) sont généralement sous les limites
2. RISQUES
b. Risques connexes – ii. Risques électriques
Alimentation électrique des lasers: très souvent haute tension
Certains types d’alimentation batteries, condensateurs de grande capacité peuvent
rester chargées même lorsque l’appareil n’est pas sous tension
Danger d’électrisation
Fibrillation (130mA)
Brûlûres
Dommages musculaires
Dommages dépendent des points d’entrée et de sortie
Risques électriques également reliés à des risques d’incendie!!
2. RISQUES
b. Risques connexes – iii. Risques chimiques
source: radiant-dyes.com
2. RISQUES
b. Risques connexes – iii. Risques chimiques
Risques reliés à la cavité laser – Lasers à colorants
Solvants
- Inflammables et toxiques
- Conséquences:
Cécité (méthanol – atteinte du nerf optique)
Irritation des yeux et voies respiratoires (dioxanne)
Cancérigène (di- et trichlorométhane)
Perméation de la peau (DMSO - dimethyl sulfoxide)
2. RISQUES
b. Risques connexes – iii. Risques chimiques
Risques reliés à la cavité laser
Lasers excimères
- Composés de gaz halogènes fortement réactifs (ArF, XeCl, KrF,...).
Le fluor contenu dans ces gaz peut réagir pour faire du HF (très
toxique, très irritant)
2. RISQUES
b. Risques connexes – iii. Risques chimiques
Risques reliés à la cavité laser
- Hypoxie: même si les gaz ne sont pas toxiques, il peuvent fuir dans la pièce et
remplacer graduellement l’oxygène
dangereux si O2<18%
2. RISQUES
b. Risques connexes – iii. Risques chimiques
Tous les lasers à gaz
Attention également dans ce cas aux risques posés par le travail avec des gaz comprimés
2. RISQUES
b. Risques connexes – iii. Risques chimiques
Risques posés par les lasers
Risques cryogéniques
- Certains lasers ont des composantes refroidies à l’a ote liquide
Risque d’engelures
Risque d’hypoxie
Réaction de l’air sous l’action du laser Générés lors du traitement des matériaux
• ormation d’o one O3) par des sources UV • Gaz générés par la substance travaillée
intenses • Dégradation des contaminants de surface
• Oxydes d’a otes créés NOx) lors de • Dégagement de particules nocives
l’ionisation de l’air par des sources très • particules <1μm pénétrant très profondément dans les poumons
puissantes • irritation yeux, voies respiratoires
• exposition chronique: silicose, amiantose, etc.
• allergies (métaux tels que nickel et chrome)
Énergie
Triangle du feu
pyramide d’incendie
Comburant Combustible
2. RISQUES
c. Accidents
En cas d’accident !
• Arrêter l’exposition!
• Fermer les yeux
• Faire le 911
- Préciser la partie du corps atteinte
- Identifier le laser (classe, énergie, longueur d’onde, rayon direct ou réflexion)
• Mettre des compresses stériles sur chacun des deux yeux
• Mettre plusieurs compresses pour empêcher la lumière de pénétrer. Les fixer avec une bande
de gaze
• Traiter l’état de choc, s’allonger en maintenant la tête plus haute que le reste du corps en tout
temps
2. RISQUES
c. Accidents – ii. Mesures d’urgence
En cas d’accident !
• Transmettre les informations suivantes à l’équipe d’urgence
- Préciser la partie du corps atteinte
- Identifier le laser (classe, énergie, longueur d’onde, rayon direct ou réflexion)
• Quelle que soit l’importance de l’accident, aller à l’hôpital dans les heures qui suivent il faut que
ce soit un centre où les ophtalmologues comprennent les blessures dues aux lasers)
a) Règlementation canadienne
b) Normes de référence
i. Rôle du responsable de sécurité laser
Les normes en elles-mêmes n’ont pas force de loi: elles représentent un consensus scientifique sur des données de référence
destinées à régler un problème commun et répétitif par ex. l’utilisation, la production et l’échange de biens
Le gouvernement fédéral décide des domaines de compétence qui sont laissés aux provinces.
Code canadien du travail (fédéral)
Code criminel (fédéral)
Plusieurs autres lois touchant à des risques spécifiques (Loi sur les produits dangereux, Règlement sur les dispositifs émettant des radiations)
(fédéral)
Au Québec, la Loi sur la Santé et Sécurité au Travail indique qu’un employeur doit assurer la sécurité de ses travailleurs, mais les
moyens pour y parvenir ne sont pas précisés
Loi sur la santé et sécurité au travail
Loi sur les accidents du travail est les maladies professionnelles
...
Dans d’autres pays Europe surtout , les limites d’exposition, la surveillance biologique, les obligations de formation des travailleurs,
sont inclus dans des décrets, directives et règlements
Au Canada, le Règlement canadien sur la santé et la sécurité du travail (Article 10.26(2)) fait référence à la norme américaine ANSI
Z136.1 et ses révisions successives s’applique aux entreprises fédérales
3. RÉGLEMENTATION ET NORMES
a. Réglementation
Droits Obligations
Travailleurs • Conditions de travail préservant la santé et la • Prise de mesures nécessaires pour la protection de sa
sécurité santé et celle des autres travailleurs
• Information et conseil en SST • Participation active à l’élimination des risques au travail
• Formation et supervision adéquates • Connaissance du programme de prévention
• Accès à des services de santé préventifs • Collaboration avec le comité SST
• Droit de refus • Se soumettre aux examens médicaux exigés
Effets
Exposition
biologiques
Risques! réelle à la
dus à la
radiation
radiation laser
laser
3. NORMES
b. Normes de référence – ii. Émission maximale permise
• Cette donnée est nécessaire pour calculer les échelons des protections nécessaires (lunettes ou écrans)
3. NORMES
b. Normes de référence – ii. Émission maximale permise
Attention! Même si les EMP garantissent la sécurité biologique, être soumis à un tel
rayonnement peut être très désagréable
3. NORMES
Classification des lasers 1M Sans danger sauf si vu à travers un
collecteur optique
1 1C
Destiné au contact avec la peau, sans
Classe Sans danger danger à cause de moyens
d’ingénierie
À cause de la puissance émise ou de mécanismes incontournables
2M Sans danger (si aversion) sauf si
2
vu à travers un collecteur optique
Classe Sans danger si respect du réflexe d’aversion
Seuls les lasers visibles peuvent être ainsi classés
Le risque
Classe
3R Faible risque de blessures augmente
Entraîne des blessures sous certaines conditions, probabilités faibles
Classe
4 Classe la plus dangereuse
3. NORMES
Deux catégories bien distinctes
• Mesures de protection
• Formation des employés
• Présence d’un responsable de sécurité laser désigné
3. NORMES
b. Normes de référence – iii.Classification
Objectif: Savoir, juste en regardant la classe, quels dangers sont reliés à un laser
3. NORMES
b. Normes de référence – ii. Exposition maximale permise
Source étendue
si <min. Ce n’est pas ici la divergence du faisceau! C’est la dimension angulaire sous tendue par la
source telle que vue au niveau de la cornée
Si le calcul est fait comme pour une source ponctuelle, les résultats seront très conservateurs (donc
sécurité est quand même assurée)
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
Notion de diaphragme limite
Pour comparer les caractéristiques du faisceau avec les limites pour savoir s’ils posent des
risques, on considère l’énergie ou la puissance pouvant être collectée par une ouverture
d’un diamètre bien défini.
Temps d’exposition
Règle 1: aucune impulsion dans le
train d’impulsion ne doit dépasser la
limite pour une impulsion seule
3. NORMES
b. Normes de référence – ii. Exposition maximale permise
Temps d’exposition
Règle 2: nulle part dans le train
d’impulsion l’exposition cumulative ne
doit dépasser la limite permise pour ce
temps (où ce temps est inférieur ou égal
à T)
Si les impulsions sont toutes de même
amplitudes et de périodes égales, ça
revient à vérifier la puissance moyenne
Sinon, il faut vérifier les différentes
combinaisons
Exposition maximale permise ! À ce chapitre, les normes IEC et ANSI diffèrent!
Tma
Lasers à impulsions
x
Règle 3: Pour les longueurs d’onde à risque rétinien tmin ou Ti
(400nm-1400nm) les limites d’une impulsion unique
doivent être corrigées par un facteur tenant compte du
fait qu’il y a n>1 impulsions dans un train d’impulsions
tmin ou Ti Tma
x
ANSI IEC
Si τ<tmin CP = 1 Si τ<tmin Si Tmax <0.25 C5 = 1
Confidentiel
Exposition maximale permise ! À ce chapitre, les normes IEC et ANSI diffèrent!
Tma
Lasers à impulsions
x
Règle 3: Pour les longueurs d’onde à risque rétinien tmin ou Ti
(400nm-1400nm) les limites d’une impulsion unique
doivent être corrigées par un facteur tenant compte du
fait qu’il y a n>1 impulsions dans un train d’impulsions
tmin ou Ti Tma
x
ANSI IEC
Si τ>tmin α ≤ 5 mrad CP = 1 Si τ>tmin α ≤ 5 mrad C5 = 1
5mrad < α ≤ αmaxmrad CP = n-0.25 pour n≤40 5mrad < α ≤αmaxmrad CP = n-0.25 pour n≤40
CP = 0.4 pour n>40 CP = 0.4 pour n>40
αmaxmrad< α ≤100mrad CP = n-0.25 pour n≤625 αmaxmrad< α ≤100mrad C5 = n-0.25 pour n≤625
CP = 0.2 pour n>625 C5 = 0.2 pour n>625
Confidentiel
3. NORMES
b. Normes de référence – ii. Exposition maximale permise
Définitions des coefficients utilisés dans les tableaux de la norme ANSI Z136.1 (les
coefficients sont similaires dans la norme CEI 60825-1)
Coefficient Définition
CA Facteur de correction en IR-A tenant compte de l’absorption des pigments de mélanine dans la peau et la
rétine
CB Facteur de correction dans le visible à cause du danger photochimique qui diminue en fonction de
CC Facteur de correction entre 1150 et 1400nm à cause de l’absorption partielle de la lumière dans l’oeil avant la
rétine (le danger est donc moindre)
CE Facteur de correction pour le fait que la source est étendue
CG Facteur de correction pour le risque photochimique des sources étendues
CP Facteur de correction pour le nombre d’impulsions (lasers pulsés)
3. NORMES
b. Normes de référence – ii. Exposition maximale permise
Définitions des coefficients utilisés dans les tableaux de la norme ANSI Z136.1
(les coefficients sont similaires dans la norme CEI 60825-1) - suite
Coefficient Définition
α Dimension angulaire de la source
αmin Dimension angulaire sous laquelle la source peut être considérée comme ponctuelle
αmax Dimension angulaire au-delà de laquelle la limite d’exposition n’est pas modifiée
T1 Temps d’exposition à partir duquel les effets photochimiques sont plus importants que les effets thermiques
calculé à partir de la longueur d’onde
T2 Temps d’exposition au delà duquel les E P dues aux effets thermiques sont exprimées en irradiance constante
calculé à partir de l’angle apparent de la source
Tmax Temps d’exposition maximal
tmin Temps sous lequel il n’y a pas de transfert de chaleur entre le tissu affecté et les tissus environnants (donc
incidence sur dommages thermiques)
3. NORMES
b. Normes de référence – ii. Exposition maximale permise
DNRO: distance nominale de risque oculaire (NOHD – nominal ocular hazard distance)
- Distance au-delà de laquelle l’éclairement tombe sous l’E P (cornée)
Ces distances sont très grandes
Pratiquement impossible à l’intérieur
ZRO
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
4Φ
𝐸𝐸𝑀𝑃 − 𝑎0
𝑅𝐷𝑁𝑅𝑂 =
𝜙
La DNRO est généralement de l’ordre de centaines de mètres, allant même jusqu’à des
kilomètres
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
𝑅Φ cos 𝜃
𝑧𝐷𝑁𝑅𝑂 =
𝜋𝐸𝐸𝑀𝑃
4Φ
𝑝𝑒 𝐸𝐸𝑀𝑃 − 𝑎0
𝑅𝐷𝑁𝑅𝑂 =
𝑝𝑠 𝜙
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
5 x l’EMP Classe 3B
Classe 4
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
Pour effectuer la classification, il faut comparer l’émission du laser avec l’E P
l est nécessaire de définir une base de temps pour le calcul de l’E P
Ne dépasse pas l’EMP
Début Vision intentionnelle t = 30 000s (env. 8h) Classe 1
Dépasse l’EMP
5 x l’EMP Classe 3B
Classe 4
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
Pour effectuer la classification, il faut comparer l’émission du laser avec l’E P
l est nécessaire de définir une base de temps pour le calcul de l’E P
Ne dépasse pas l’EMP
Début Vision intentionnelle t = 30 000s (env. 8h) Classe 1
Dépasse l’EMP
5 x l’EMP Classe 3B
0.5W pour T > 0,25s, 0,125J pour T < 0,25s
(Attention, légèrement différent dans le visible)
Dépasse 5 x l’EMP
Tout le reste Classe 4
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
1 1M 2 2M 3R 3B 4
Visible
<1mW <5mW
(400 à 700nm)
calcul de
Toutes autres λ l’E P
5X le calcul <0.5W
Classe 1M
• de 302,5 à 4000nm
• Aucun danger si utilisation normale
• Danger si à travers un collecteur optique
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
Lasers présentant un faible risque où la protection est basée sur une réflexe d’aversion
de 0.25s (400nm à 700nm)
Classe 2:
de 400 à 700nm
Pour des sources continues, max. 1 mW
Aucun danger si utilisation normale (grâce aux réflexes)
Classe 2M:
Danger si à travers un collecteur optique
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
Classe 3R:
de 302,5 à 106 nm
de 400 à 700 nm → < 5 mW
Autres longueurs d’onde → < 5 fois la limite de la classe 1
Lésions rétiniennes après courte exposition, même sans collecteur optique
Classe 3B:
Danger si exposition directe ou réflexion spéculaire
Pas de danger par réflexion diffuse lorsque l’oeil est à plus de 13 cm de l’écran et regarde pendant
t < 10sec.
Classe 4:
Danger pour l’oeil ou la peau si exposition directe, réflexion spéculaire ou diffuse
Danger d’incendie
3. NORMES
b. Normes de référence – iii. Classification
Classes 1 1M 2 2M 3R 3B 4
Durée (temps
Intensité du champ Intensité du champ
Densité de pendant lequel la
Fréquence (MHz) électrique: valeur magnétique: valeur
puissance (W/m2) moyenne est
efficace (V/m) efficace (A/m)
calculée) (min)
a) esures d’ingénierie
b) Mesures administratives
- Analyse de risque
Classes 1 à 3R Classes 3B et 4
Obturateur
Avertissement d’émission
Sécurité de balayage
• Doit être clairement identifiée par une affiche sur chacune des
entrées
Zone laser contrôlée: lieu dans lequel le rayonnement est susceptible de dépasser l’E P.
• Peinture matte ou très peu de brillance (-15%), mais claire
- réflexions spéculaires
4. PROTECTION
a. Mesures d’ingénierie
▪ à partir de la classe 3R
• Les méthodes de protection doivent • Les méthodes de protection • L’accès à la one doit être réservée
être physiques (capotages, écrans) physiques sont privilégiées, mais au personnel y ayant réellement
elles peuvent être accompagnées affaire
• Aucune émission de rayonnement de méthodes organisationnelles
au-delà de l’E P tolérée • Il est possible que le personnel
• Le fabricant doit fournir les doive porter des EPI
Zone d’exclusion totale informations de DNRO et la manière
d’utiliser les mesures • Le fabricant doit fournir les
Les dangers sont tels qu’aucune personne ne organisationnelles renseignements sur la façon de
doit se trouver dans la zone travailler dans la zone de danger
laser
4. PROTECTION
a. Mesures d’ingénierie
Zone laser contrôlée
Exemple de tubes de protection
• L’usager devrait avoir une vue d’ensemble de l’expérience
• Traitement antireflets des optiques
• Élimination des surfaces réfléchissantes
• Pas de cables ou de fiches électriques au niveau du sol
• Trajet du faisceau enclos au maximum
• Aération si usinage ou génération de produits toxiques (voir
tableau G.1 de la norme ANSI Z136.1)
4. PROTECTION
a. Mesures d’ingénierie
Zone laser contrôlée
• à partir de la classe 3B
▪ Interlocks sur capot ouvrable de laser (valable aussi pour les appareils de classe <3B mais qui deviennent 3B ou +
quand le capot est ouvert
▪ Restrictions de circulation dans la zone laser
▪ Si laser pulsé <0.1Hz, signal audible de déclenchement du tir
▪ Obturateur de faisceau
• À partir de la classe 4
▪ Obturateur de faisceau actionnable à distance
4.PROTECTION
4. PROTECTION
b. Mesures administratives
▪ Contrôle de l’accès des personnes
▪ Signalisation
Les mesures administratives sont des ▪ Procédures d’utilisation normalisées
mesures organisationnelles mises en
place pour protéger les utilisateurs ▪ Formation des utilisateurs
▪ Registre laser, registre d’accident
▪ Audits
Classes 1 1M 2 2M 3R 3B 4
Formation du personnel ✓ ✓ ✓ ✓ ✓ ✓
Programme de sécurité laser Logbook. Peut contenir des listes de vérification de sécurité au
Contrôle du personnel autorisé démarrage/fermeture de l’appareil
Registres d’utilisation laser Permet d’avoir toujours le portrait actuel de l’état des appareils/outils et
Registres de maintenance d’éviter les défaillances
Registres de formation N’est surtout pas une façon de mettre de la pression sur les travailleurs.
Permet de s’assurer que les connaissances et meilleures pratiques restent à
Réalisation d’audits jour.
Analyses de risque Permet aussi de recueillir de l’information auprès des travailleurs.
Registre laser Base sur laquelle on s’appuie pour écrire les ITN, pour concevoir les audits, et pour procéder à
l’élimination graduelle des risques. S’appuie sur une évaluation qualitative et quantitative
(calculs de DNRO, de densité de puissance, etc.)
MOYENS ADMINISTRATIFS DE PROTECTION
Certains documents sont utilisés
Doivent être basées sur les instructions du fabricant chaque jour par les travailleurs
et les analyses préablables des risques.
Doivent être révisées après toute modification au • Instructions de travail normalisées
processus ou appareil ou après une période définie.
• Registres d’utilisation laser
Doit tenir compte des opérations normales et des
autres phases (alignement, production dégradée). • Limitations de puissance
Objectif: garantir la sécurité, mais aussi la qualité du
travail.
2024-10-11 232
Moyens administratifs de protection
Exemple de registre d’utilisation
Confidentiel
4. PROTECTION
b. Mesures administratives
Pratiques de travail:
• Stabiliser le montage en
Mesurant la puissance (énergie) en différents points de contrôle
Évitant de fixer temporairement les composants (gommette ou ruban adhésif)
• Ne pas diriger volontairement le faisceau vers une personne
• Ne jamais garder volontairement l’oeil dans le faisceau (même lors de l’alignement)
• Observer les mesures de prévention électrique
• Porter des vêtements de protection (et même de la crème protectrice dans le cas des UV)
• Utilisation de puits (beam dumps)
• Atténuer au maximum le faisceau (directement sur le laser, ou par filtres et diaphragme) chaque fois
que l’émission maximale n’est pas nécessaire
4. PROTECTION
b. Mesures administratives
Pratiques de travail:
Si l’appareil est équipé d’un laser de visée, ne pas tirer si on ne voit pas celui-ci
Observer toutes les mesures de précaution mécaniques
• Port de lunettes et gants lors de la manipulation/fusion/clive/etc. de la fibre
• Utiliser des contenants à déchets piquants
4. PROTECTION
b. Mesures administratives
Pratiques de travail – en phase de réglage
• Utiliser la puissance minimale
• Réduire le nombre de personnes présentes
• Utiliser un faisceau laser visible auxiliaire et colinéaire
• Prévenir et maîtriser les réflexions et transmissions parasites
4. PROTECTION
b. Mesures administratives
Pratiques de travail – environnement de travail
l arrive fréquemment! que l’utilisation des lasers n’ait pas lieu dans un beau labo
individuel confiné.
Il faut donc tenir compte du public qui sera exposé (public général? autres
travailleurs? de même que de l’impact d’une exposition, même si le faisceau n’est
pas assez puissant pour causer des blessures.
Par ex. un conducteur de chariot élevateur sur un chantier où on utilise des niveaux laser, ou un
pilote d’avion qui est incommodé par des plaisantins (interdit!)
Protection oculaire ✓ ✓
Protection cutanée ✓ ✓
Vêtements de protection ✓ ✓
• Les normes EN 207 et EN 208 définissent les • Norme EN 207 :180 nm à 106 nm
échelons pour des protections en utilisation • Protection individuelle de l’œil. iltres et
normale et en phase de réglage respectivement protecteurs de l’œil contre les
• La norme ANS Z136.7 est l’équivalent rayonnements laser (lunettes de
protection laser) (2010)
• l est recommandé l’emploi de lunettes CE qui
assurent une tenue au flux des EP . l faut s’assurer • Norme EN 208 :400 nm à 700 nm
que ces lunettes sont conformes à ces normes • Protection individuelle de l’œil. Lunettes de
(marquage L, LB, R RB) protection pour les travaux de réglage sur les
systèmes laser (lunettes de réglage laser)
(2010)
4. PROTECTION
c. Équipement de protection individuelle
• Critères de choix
• Protection
• Ergonomie
• Lunettes doivent:
• Éviter les fuites latérales
• Atténuer et résister à l’énergie incidente
• Permettre une vision correcte de l’environnement de travail
• Être confortables, solides, ventilées
• Possiblement aussi permettre le port de lunettes de prescription
dessous
• Avoir une indication indélébile (souvent gravée ou en relief)
pour la densité optique
4. PROTECTION
c. Équipement de protection individuelle
où H0 (ou E0) est le niveau d’exposition prévu pour l’oeil non protégé
Analyse du risque
• Combinaison des limites d’utilisation, de l’identification des phénomènes dangereux et de
l’estimation du risque
• Une partie de cette analyse est qualitative, une partie est quantitative
Zones:
• Source laser
• Chemin optique
• Zone de processus
• Environnement du processus
4. PROTECTION
d. Analyse de risque
Cette évaluation peut se faire par
- Mesures
- Calculs théoriques
- Simulations
Zones:
• Source laser
• Chemin optique
• Zone de processus
• Environnement du processus
4. PROTECTION
d. Analyse de risque
prod. troubl. entretien réglages prog.
Cette évaluation peut se faire par
• Mesures
• Calculs théoriques laser 1/0 1/1 1/1 1/1 0/1
• Simulations
chemin optique 1/0 1/1 1/1 1/1 0/1
Zones:
zone processus 1/0 1/0 1/0 1/0 0/1
• Source laser
• Chemin optique environnement 1/0 1/0 1/0 1/0 0/0
• Zone de processus
• Environnement du processus
Phases: 0 ou 1: niveau de risque
• Production 0 ou 1 : probabilité
• Production dégradée (troubleshooting)
• Entretien et maintenance
• Réglages
• Programmation/mise en place de processus/travail expérimental
Analyse de risques
Il ne suffit pas toujours de faire une analyse de risque simple.
Pour les lasers de très hautes puissances et toutes sortes d’autres circonstances , il vaut mieux faire une analyse des
modes de défaillance et de leurs effets – AMDE
• ême genre d’analyse que dans les industries où la sécurité est le critère le plus important
(ex. aéronautique)
Confidentiel
Facteurs externes modifiant le
danger
Des facteurs externes peuvent générer des
défaillances matérielles ou modifier les
conditions d’exposition au danger laser
• la température
• l’humidité
• les chocs ou vibrations
• les vapeurs, poussières et gaz venant de
l’environnement
• les perturbations électromagnétiques ou
radioélectriques
• l’interruption et les variations du réseau
électrique
• mauvaise intégration/compatibilité
matérielle ou logicielle
ANALYSE DE RISQUE
Laser bloque le chemin de
l’évacuation en cas d’incendie
Où est l’extraction de
vapeurs/fumées/particules ?
Chiffons (imbibés?)
Y a-t-il des lunettes disponibles?
Bouts de métal
Risques résiduels:
• Les mains du travailleur sont à
risque
• Les matériaux du bâtiment
pourraient encore représenter un
risque d’incendies
Formation!!!
4. PROTECTION Plan
P
d. Analyse de risque
Do
Adjust
A D
C Check
4. PROTECTION Planifier
Identifier les situations à
P
d. Analyse de risque risque
Planifier les aménagements
Réaliser
C R
Commander le matériel de
protection
Rédiger les procédures de
travail
Corriger Faire des cycles de test
Mettre en place les
changements nécessaires
V
(aménagements,
procédures, etc.) Vérifier
Réaliser des audits
CONCLUSION ET TOUR DE TABLE
ous sente vous plus en mesure d’assurer votre sécurité et celle d’autrui?
Les lasers sont des dispositifs très utiles et dangereux
Livres
Laser safety management Laser safety
Ken Barat Roy Anderson et Karl Schulmeister
CRC Press (2006), 267 pages. Taylor and Francis (2003), 474 pages.
Normes
ANSI Z136 – toute la série
IEC 60825-1 – Classification des matériels et exigences
IEC 60825-5 – Liste de contrôle du fabricant relative à la CEI 60825-1
IEC 60825-13 – Measurements for classification of laser products
CAN/CSA-E60825-1:15 – Classification des matériels et exigences (adaptation
canadienne)