Materiaux Composites A Base de Fibres de Chanvre
Materiaux Composites A Base de Fibres de Chanvre
Mémoire présenté
à la Faculté des études supérieures de l'Université Laval
dans le cadre du programme de maîtrise en génie chimique
pour l'obtention du grade de maître es sciences ([Link].)
2011
Les résultats obtenus indiquent que la farine de chanvre se comporte plutôt bien par rapport
aux fibres. De plus, la pression de vapeur lors du traitement thermomécanique ne fait
aucune différence sur les propriétés du matériau composite. Aussi, l'ajout d'agent couplant
fait une différence dans les propriétés mécaniques des matériaux composites alors que le
meilleur agent couplant a été le Dupont WPC-576D. Finalement, le moment d'ajouter
l'agent couplant (au prétraitement ou dans l'extrudeuse) ne fait aucune différence sur les
propriétés des matériaux composites.
11
Avant-Propos
Tout d'abord, je tiens à remercier le CERMA pour le soutient technique et matériel. Sans
les appareils et le personnel relié au CERMA, je n'aurais pas été en mesure d'effectuer ce
travail de maîtrise.
De plus, j'aimerais remercier le professeur Denis Rodrigue, mon directeur de maîtrise, sans
qui il m'aurait été difficile d'effectuer ce travail de recherche. Ses conseils et son soutien
tout au long de mon cheminement m'ont été très utiles.
Finalement, un merci tout spécial à M. Yann Giroux pour le temps qu'il m'a accordé. Sans
son aide, j'aurais eu de la difficulté à alimenter ma fibre dans l'extrudeuse. De plus, grâce à
sa patience et à sa joie de vivre, les journées d'extrusion et les autres journées plus difficiles
au laboratoire ont rapidement passé.
Ill
Tableau A.5 : Tableau des propriétés mécaniques pour les composites avec les fibres
4 et 9 125
Tableau A.6 : Tableau des propriétés mécaniques pour les composites avec les fibres
5 et 10 126
Tableau A.7 : Tableau des propriétés mécaniques pour les composites avec la fibre
11 126
VIH
Figure A.8 : De gauche à droite et de haut en bas : Granule des composites à 20% en
concentration des fibres la, lb, le, 2, 3,4, 5, 6a, 6b, 6c, 7, 8, 9, 10 et 11 114
Figure A.9 : Figure de la perte de masse en fonction de la température pour les fibres
1 et 6 115
Figure A. 10 : Figure de la perte de masse en fonction de la température pour les
fibres 2 et 7 115
Figure A. 11 : Figure de la perte de masse en fonction de la température pour les
fibres 3 et 8 116
Figure A.12 : Figure de la perte de masse en fonction de la température pour les
fibres 4 et 9 116
Figure A.13 : Figure de la perte de masse en fonction de la température pour les
fibres 5 et 10 117
Figure A. 14 : Figure de la dérivée de la perte de masse en fonction de la température
pour les fibres 1 et 6 117
Figure A. 15 : Figure de la dérivée de la perte de masse en fonction de la température
pour les fibres 2 et 7 118
Figure A. 16 : Figure de la dérivée de la perte de masse en fonction de la température
pour les fibres 3 et 8 118
Figure A.17 : Figure de la dérivée de la perte de masse en fonction de la température
pour les fibres 4 et 9 119
Figure A.18: Figure de la dérivée de la perte de masse en fonction de la température
pour les fibres 1 et 10 119
Figure A.19 : De gauche à droite : Photographie des cassures des composites à une
concentration de 0% en fibre 12a, 12b et 12c 120
Figure A.20 : De gauche à droite : Photographie des cassures des composites à une
concentration de 10% en fibre la, lb, le, 2, 3,4, 5, 6a, 6b, 6c, 7, 8, 9, 10 et 11 121
Figure A.21 : De gauche à droite : Photographie des cassures des composites à une
concentration de 20% en fibre la, lb, le, 2, 3,4, 5, 6a, 6b, 6c, 7, 8, 9, 10 et 11 122
Figure A.22 : De gauche à droite : Photographie des cassures des composites à une
concentration de 40% en fibre la, lb, le, 2, 3,4, 5, 6a, 6b, 6c, 7, 8, 9, 10 et 11 123
1. Introduction
1.1. Mise en contexte
1.1.1. Matériaux composites
Tout d'abord, un matériau composite est un assemblage d'au moins deux matériaux non
miscibles, mais pouvant se combiner. Le nouveau matériau ainsi constitué possède des
propriétés que les éléments seuls ne possèdent pas (1). En combinant deux phases
différentes, par exemple un polymère tel que le polypropylene et de la fibre de verre, il
est possible de créer un matériau beaucoup plus intéressant du point de vue mécanique
que le polypropylene seul, mais à un coût moindre que la fibre de verre seule. Le
matériau ajouté, souvent sous forme de fibre, est appelé le renfort, tandis que le matériau
présent en plus grande quantité et qui assure la cohésion dans la structure est appelé la
matrice. Dans l'exemple précédent, le polypropylene est la matrice et la fibre de verre est
le renfort. Les matrices les plus communes sont les polymères thermoplastiques,
thermodurcissables ou élastomères (les caoutchoucs) (2,3,4). Il existe également des
matrices de type céramique ou métallique, mais celles-ci ne sont pas incluses dans ce
rapport (1,5). Les renforts les plus utilisés sont les fibres de verre et de carbone, bien que
les fibres naturelles gagnent en popularité (6). Les matériaux composites sont utilisés
dans de nombreux domaines tels que le transport, le bâtiment, l'aérospatiale et dans les
sports et les loisirs (1).
Les premiers matériaux composites créés par l'homme furent sans doute à base de bois.
Un des tout premiers composites est l'arc traditionnel mongol qui date d'environ 2000
ans av. J.-C. (7). L'âme de l'arc est en bois et contrecollée de tendon au dos et de corne
sur la face interne. Durant le moyen-âge, un matériau composite populaire pour la
construction, le torchis, fut utilisé pour ses propriétés isolantes et son faible coût (8). En
1823, Charles Macintosh créa l'imperméable en imprégnant du caoutchouc sur du tissu
(9). Par la suite, en 1892, Hennebique déposa un brevet sur un matériau très semblable au
béton armé d'aujourd'hui (10).
Outre les fibres d'origines artificielles ou synthétiques, c'est-à-dire celles créées par
l'homme, il y a plusieurs types de fibres d'origine naturelle (11). Comme mentionnées
plus tôt, les fibres naturelles ont sans aucun doute été les premières à être utilisées par
l'homme. Pourquoi peut-il être intéressant d'utiliser des fibres naturelles? Tout d'abord,
les impacts environnementaux des fibres naturelles sont beaucoup moindres que les fibres
artificielles. Ces fibres sont biodégradables et renouvelables. Par la suite, il peut être
important de valoriser une ressource locale dans certains pays. Finalement, les fibres
naturelles peuvent permettre d'atteindre des propriétés mécaniques intéressantes, tout en
réduisant de façon significative le coût des composites. Il est important de spécifier que le
terme « fibre naturelle » regroupe autant les fibres d'origine végétale (cellulose), animale
(protéine) ou minérale (6,11). Les fibres naturelles les plus intéressantes à utiliser sont
celles qui possèdent déjà à la base une propriété de renfort ou de support. Un autre point
intéressant à mentionner est que, de par la très grande différence entre les fibres
naturelles, les propriétés mécaniques varient énormément d'une fibre à l'autre. Les fibres
d'origine animale les plus intéressantes sont sans doute les soies (11). De par leur
structure complexe, les soies possèdent d'excellentes propriétés de résistance à
l'allongement que peu de fibres artificielles peuvent se vanter d'approcher. Pour ce qui est
des fibres naturelles d'origine végétale, la fibre de chanvre est un exemple de fibre très
intéressante (11). Une limitation majeure dans le domaine des fibres est la température
maximale de mise en forme. Bien que les technologies pour mettre en forme les
matériaux composites soient souvent les mêmes (extrusion, injection, compression), une
température maximale de l'ordre de 200 à 230°C ne doit pas être dépassée, puisqu'à ces
températures commence la dégradation des fibres (12). Finalement, un autre aspect non
négligeable des fibres naturelles est leur décomposition. En les jumelant à un polymère
biodégradable, il serait possible de créer des matériaux composites « verts » ayant peu
d'impact sur l'environnement: 100% recyclable. La Figure 1 présente un organigramme
de la classification des différentes fibres naturelles.
Natural
Inorganic Organic
I
Minorai
r
Saad
7
• Akonatm •
««WI
muACt\
Fibre de
1,7 - 4000 230 - 240 1,4-1,8
carbone
Tableau 3 : Propriétés mécaniques de différentes fibres naturelles et de la fibre de verre
(16).
Fibre
Propriété Fibre de
Chanvre Jute Ramie Coir Sisal Lin Coton
verre
Masse volumique
2,55 1,48 1,46 1,5 1,25 1,33 1,4 1,51
(g/cm3)
Dleau 4 : Comparaison entre les fibres naturelles et les fi jres de verre (16).
Fibre Naturelle Fibre de verre
En résumé, les fibres naturelles sont moins dispendieuses et sont moins dommageables
pour l'environnement que les fibres artificielles (17). D'un point de vue purement
mécanique, les fibres artificielles sont intéressantes puisque leurs propriétés en flexion,
en traction et en impact sont pratiquement toujours supérieures aux autres fibres.
Cependant, dans certaines applications, comme par exemple en emballage, le but est
d'avoir un matériau assez résistant mais pas nécessairement le meilleur; i.e. d'avoir des
propriétés mécaniques suffisantes tout en réduisant les coûts. C'est dans ce domaine que
les fibres naturelles peuvent être beaucoup plus intéressantes que les fibres artificielles,
puisqu'elles sont moins dispendieuses. Il y a également tous les aspects
environnementaux dont il faut tenir compte. Les fibres naturelles ont habituellement un
bilan net de CO2 moins important que les fibres artificielles (17). Elles consomment
moins d'énergie, sont biodégradables et endommagent habituellement moins les appareils
de mise en forme que la fibre de verre ou de carbone (6). Un dernier point de
comparaison est la densité des fibres naturelles habituellement plus faible que celle des
fibres artificielles. Ce facteur pourrait être un élément clé dans le domaine du transport,
où la réduction de poids signifie une réduction de coût énergétique, donc une économie
d'argent.
Pour ce qui est de la température, il existe deux problèmes: ne pas transmettre assez de
chaleur au mélange ou ne pas retirer assez d'énergie du système. Pour la fibre naturelle, si
trop de chaleur est alimentée au système, il serait possible de se retrouver avec un
mauvais mélange si la fibre est partiellement ou totalement dégradée. Il existe trois
façons de contrôler la température dans une extrudeuse. Tout d'abord, une bonne
conception des vis peut aider à réguler la température. Des sections de mélange et un
minimum de sections de cisaillement avec des sections de refroidissement peuvent aider
grandement la fibre naturelle à ne pas trop se dégrader. Par la suite, il est possible
d'ajouter des lubrifiants au mélange afin d'abaisser le cisaillement. Finalement, avec un
profil de température et un bon système de refroidissement, il est possible de contrôler de
façon plus uniforme la température du composite et de prévenir la dégradation de la fibre.
Le quatrième problème des fibres naturelles se produit lorsque les fibres sont chauffées. Il
y a une libération de composés volatils. Lorsque le composite arrive à la filière, le
changement de pression vers l'air libre peut modifier la forme et la grosseur du composite
(phénomène de moussage). C'est pourquoi il est important d'utiliser une zone de dégazage
afin de retirer les composés volatils avant la filière.
Finalement, le dernier problème est au niveau des équipements auxiliaires tels que les
bassins de refroidissement. En effet, si la filière est de forme complexe, il sera plus
difficile de travailler avec le produit final. Ou encore, si un profil de température de
refroidissement complexe doit être respecté, ceci limite le choix des procédés de
refroidissement disponibles.
Bref, il est important de connaître les limitations actuelles des procédés de mise en forme
et d'identifier les goulots d'étranglement afin de produire un composite de la meilleure
qualité possible.
10
Glass Monomer
Production Production
i GFRP
I
Glass Fiber Polymer
Component
Production Production
Production
1 r
Component Use
i
Component End
of Life
Management
-Land Filling
- Incineration
-Recycling
Figure 5 : Cycle de vie d'un matériau composite à base de fibre artificielle (17).
11
♦ i
Natural Fiber
GFRP Polymer
Extraction &
Component Production
Processing
4 Production
/
f
Compatibilizer
Production I Component Use
♦
Component E nd
of Life
Management
Land Filling
Incineration
Composting
Figure 6 : Cycle de vie d'un matériau composite à base de fibre naturelle (17).
Composite à
Masse du Réduction de
Pièce Matériau Masse (g) base de fibre
composite (g) poids (%)
naturelle
Panneau
Chanvre -
latéral ABS 1125 820 27
Époxy
d'automobile
Panneau
Fibre de verre
isolant 3500 Chanvre - PP 2600 26
-PP
d'automobile
Les fibres de chanvre seront alimentées dans une extrudeuse bi-vis avec un alimentateur
développé spécialement pour ce type de fibre. La fibre de chanvre sera alors mélangée
avec un polyethylene de haute densité seul ou avec des agents couplant. Des
concentrations de fibres de 10%, 20% et de 40% en poids seront créées. Suite au procédé
d'extrusion, le composite sera mis sous forme de granule afin de servir ultérieurement
dans une presse à compression. Les granules ainsi obtenus seront moulés sous forme de
plaques rectangulaires qui seront par la suite découpées afin de respecter les dimensions
des différents tests mécaniques.
Les essais mécaniques sélectionnés afin de qualifier et de quantifier les composites sont
l'impact entaillé de type Charpy, la flexion à trois points et la traction. De plus, des essais
afin de déterminer la masse volumique des composites seront également effectués. De
cinq à dix échantillons de chaque composite seront testés pour chaque propriété
mécanique afin de déterminer les moyennes et les écarts-types.
Finalement, une analyse statistique des données permettra de classifier les composites
produits en trois groupes selon une analyse de type Tukey. Les composites du groupe A
posséderont des propriétés mécaniques significativement supérieures à ceux du groupe C.
Les composites du groupe B ne posséderont statistiquement aucune différence
significative, tandis que ceux du groupe C seront significativement inférieurs aux
composites du groupe A.
17
2. Revue de littérature
2.1. Fibre de chanvre
Plusieurs types de fibres naturelles d'origine végétale sont utilisés dans le monde des
matériaux composites. Les fibres les plus usuelles sont: chanvre, lin, jute, kenaf, sisal,
ramie et palmier. Cette section portera principalement sur la fibre de chanvre comme
renfort (31 à 58).
2.1.1. Plante
La variété de chanvre développée pour sa fibre est le Cannabis sativa L., aussi appelée
chanvre industriel. Cette variété possède une très faible teneur en THC A 9
tétrahydroxycannabinol (moins de 0,2%). Le chanvre fait partie de la famille des
Cannabinacées. Elle est une plante à croissance rapide qui peut atteindre environ 3 m de
hauteur en quatre ou cinq mois. Le système de racines du chanvre est très développé
autour d'une racine pivotante qui peut atteindre jusqu'à 2,5 mètres. Grâce à ce système
radiculaire, le chanvre prévient l'érosion des sols. La tige principale du chanvre a environ
1 à 3 cm de diamètre. Elle est très rarement ramifiée, creuse et cannelée. La morphologie
finale du chanvre est très dépendante de l'espèce et de l'environnement. La Figure 7
présente l'aspect général de la plante.
2.1.2. Culture
La culture du chanvre est peu exigeante. Elle nécessite peu d'engrais (80 à 110 kg
d'azote/ha), nécessite peu d'eau (environ 450 mm/an) et ne nécessite aucun pesticide en
Europe. En effet, si la levée de la plante se fait dans de bonnes conditions, le chanvre
couvre très rapidement le sol, étouffant ainsi ses adversaires. De par sa nature, le chanvre
est une « mauvaise » herbe et c'est pourquoi il est facile à cultiver. Un rendement
d'environ 0,5 à 1,2 tonne de fibre par hectare est considéré comme satisfaisant. Voici les
étapes de la récolte habituelle du chanvre. Tout d'abord, la récolte du chènevis s'effectue
à l'aide d'une moissonneuse-batteuse. Par la suite, on effectue le fauchage, puis le
séchage en andain. Ensuite se trouvent le pressage et le stockage de la paille. Avant de
récolter les pailles, il faut passer par la période de rouissage. Le rouissage est un procédé
biologique qui sépare la fibre des autres constituants du chanvre. Pendant cette période, le
taux d'humidité augmente ce qui entraine certaines bactéries ou certains champignons à
20
Spinning Spinnng
2.1.3. Historique
Le chanvre côtoie l'homme depuis l'époque néolithique. Ce fut sans doute une des
premières plantes domestiquées par l'homme pour ses fibres. Les premières utilisations
des fibres par l'homme furent pour se vêtir et les graines du chanvre, très riches en acides
gras polyinsaturés, étaient consommées. Par la suite, le chanvre fut utilisé pour produire
du papier. En effet, le plus vieux morceau de papier est daté entre 140 et 87 avant J.-C. et
était un mélange d'écorces de mûrier et de fibres de chanvre. La première bible imprimée
par Gutenberg l'aurait été sur du papier de chanvre. Au moyen-âge, la fibre de chanvre
servait principalement à se vêtir. Les vêtements royaux occidentaux étaient un mélange
de fibres de chanvre et de lin. Les voiles et les cordages des navires à voiles étaient
initialement constitués de fibres de chanvre. Au début du 20e siècle, le coton a
progressivement remplacé le chanvre dans l'industrie du textile, réduisant grandement les
superficies cultivées (de 176000 ha en France au milieu du 19e siècle à 700 ha en 1960).
Le chanvre a connu un regain de popularité avec les guerres. Ses fibres résistantes
21
Les matrices des matériaux composites sont le plus souvent constituées de polymère. Ces
polymères sont divisés en trois principales catégories : les thermoplastiques, les
thermodurcissables et les élastomères. Les thermoplastiques comprennent entre autres le
polyethylene, le polypropylene et le polystyrène. Pour les thermodurcissables, de bons
24
Dans l'article de Mutjé et coll.(133), des composites à base de polypropylene ont été
préparés. Afin de visualiser l'effet des agents couplant, plusieurs tests mécaniques ont été
effectués. Les résultats sont présentés au Tableau 15. La conclusion la plus évidente est
que l'ajout d'agent couplant est encore une fois nécessaire afin d'obtenir des propriétés
mécaniques intéressantes. En effet, sans l'ajout d'agent couplant, la fibre ne présente pas
une bonne adhésion avec le polymère. C'est pourquoi les propriétés mécaniques sont
moins élevées. L'ajout du copolymère d'anhydride maléique greffé sur le polypropylene
25
permet de faire le pont entre les fibres et la matrice et de créer des liens covalents plus
forts, se reflétant dans les propriétés mécaniques.
Teneur en
agent couplant 0 4 0 4 0 4 0 4 0 4 0 4
(% massique)
Teneur en fibre
(% massique)
27,6 1,1 ± 9,3 ± 40,2 1,1 ± **
0
±0,5 0,1 0,2 ±1 0,1
29,5 33,3 2,1 ± 2,1 ± 3,4 ± 3,6 ± 53,1 61,3 3 ± 3,1 ± 16,1 16,3
20
±0,7 ±0,4 0,2 0,2 0,1 0,2 ±0,8 ±0,3 0,1 0,2 ±1,5 ±1
32,9 43,4 2,6 ± 2,6 ± 3,1 ± 3,7 ± 58,9 71,8 3,8 ± 3,8 ± 12,7 15,8
30
±0,5 ± 1,0 0,2 0,2 0,1 0,2 ±0,7 ±1,1 0,2 0,1 ±0,7 ±1,4
32,8 48,8 3,5 ± 3,5 ± 2,9 ± 3,7 ± 58,6 80,2 4,3 ± 4,5 ± 12 ± 17,4
40
±0,9 ±1,8 0,1 0,1 0,1 0,1 ±0,4 ±2,7 0,2 0,2 0,7 ±1,4
Un autre point de comparaison intéressant pour les composites est l'effet de la taille
(longueur et diamètre) et de la concentration des fibres sur les propriétés mécaniques.
C'est ce qu'ont fait Mechraoui et coll.(155) en plus de tester deux différents agents
couplant. Tout d'abord, plus les fibres sont longues, plus elles sont capables d'absorber de
l'énergie avant de se rompre. C'est pourquoi les propriétés mécaniques sont supérieures.
Dans la majorité des composites, il est intéressant d'avoir le maximum de fibres plus
longues afin d'obtenir les meilleures propriétés mécaniques possible, mais ceci diminue
généralement la facilité de mise en œuvre. Les deux agents couplant utilisés sont des
copolymères d'anhydride maléique et de polypropylene. Le Licomont AR 504 est sous
forme de cire, tandis que l'Epolene E-43 est sous forme de granule. Les résultats tendent
vers le fait que l'ajout d'agent couplant sous forme de cire améliore davantage les
propriétés mécaniques, puisque la cire est plus facile à disperser dans la matrice et
26
recouvre mieux les fibres. Les Tableaux 16 à 18 présentent les résultats obtenus selon la
teneur en fibre et en agent couplant pour les propriétés en tension et en flexion des
composites produits.
Epolene E-43 803 ± 98 873 ± 23 898 ± 24 881 ±77 875 ±31 843 ± 53
Lors de la récolte du chanvre, il est important de laisser la fibre se détacher des autres
composantes de la tige de la plante lors de la période de rouissage. De plus, il existe
différentes techniques pour aider à la séparation de la fibre. Li et coll.(156) se sont
attardés sur quelques-unes de ces techniques. Tout d'abord, ils ont comparé la fibre non
traitée avec la fibre qui a été laissée dans un sac de plastique pendant une et deux
semaines. Ils ont également utilisé trois sortes de champignons pour aider à la
décomposition et à la modification de la fibre (Tableau 19). En laissant le temps à la fibre
de se modifier, le pourcentage de pectine à l'intérieure de celle-ci diminue, ce qui favorise
le détachement des fibres structurelles intéressantes du reste de la tige de la plante de
chanvre. La fibre non traitée est la plus résistante selon leurs résultats (Tableau 20).
Cependant, elle semble posséder une moins bonne affinité pour la matrice. C'est
pourquoi ce composite possède la résistance à la traction la plus faible. Encore une fois,
cela prouve qu'il est important de modifier la surface de la fibre afin d'augmenter la
compatibilité avec la matrice. Il devient alors important de sélectionner le bon type de
traitement afin d'optimiser les propriétés des composites.
Traitement Description
Tableau 20 : Impact des traitements de la fibre sur les propriétés en traction des
composites (156).
Module de
Module de
traction du
Traitement traction des
composite
fibres (MPa)
(MPa)
Vierge 666 35,46
Rouissage 1 402 37,54
Rouissage 2 342 43,69
D2B 498 42,42
Pyc 512 43,98
[Link] 410 45,33
(n-D
L J
co
(1)
Avec l'augmentation de la concentration de chanvre à l'intérieur du composite, une
augmentation de la limite d'élasticité a été mesurée. De plus, l'effet de l'agent couplant se
fait sentir à deux niveaux. Le premier effet est qu'il augmente le caractère plastique de la
matrice et le second est qu'il améliore l'adhésion entre la fibre et la matrice. Les Tableaux
21 et 22, ainsi que la Figure 10, présentent l'effet de la composition sur la viscosité du
mélange. Il faut mentionner que la viscosité du matériel influence la facilité de mise en
forme dans les procédés de moulage de pièces. Donc, un paramètre important à connaître
et à contrôler.
29
♦ PPH30MAPP
O PPH30
A PPH20MAPP
A PPH20
■ PPH10MAPP
□ PPH10
5 • PPMAPP
*SJ
Mitt D
o pp
■. „ p5s * *
• •
• • 2 " ■ □ fi
8 ; . n
e
o
Frequency (rad/s)
Figure 10 : Viscosité des composites PPchanvre (157).
30
Bien qu'il soit intéressant d'ajouter un agent couplant du type MAPP (copolymère
d'anhydride maléique et de polypropylene), il existe un optimum. En effet, si la quantité
d'agents couplants n'est pas assez élevée (recouvrement partiel de la surface des fibres),
peu d'effets seront observés sur le matériau composite. Au contraire, si trop d'agents
couplants sont ajoutés, aucune amélioration notable ne sera observée après que la totalité
de la surface des fibres soit recouverte. Il est même possible d'obtenir une baisse des
propriétés mécaniques à forte concentration, car les molécules en surplus d'agents
couplants peuvent agir comme plastifiants ou lubrifiants dans la matrice. Dans un
composite de type fibre de chanvre et polypropylene, des tests mécaniques ont été
effectués afin de vérifier l'effet de l'agent couplant (158). L'optimum de concentration de
l'agent couplant se situe entre 2 et 4% comme le montre le Tableau 23. En effet, trop
d'agents couplants accentuent l'effet « plastifiant » de la matrice, tandis qu'avoir une trop
faible concentration d'agent couplant ne permet pas à l'ensemble de la fibre de profiter de
son effet d'amélioration de la compatibilité entre le renfort et la matrice.
31
Tableau 23 : Effet de Tt igent d'agent couplant sur les propriétés mécaniques d'un matériau
composite (158).
Teneur en Élongat ion à la
MAPP Module de traction rup ture
Module de Young
fibre (%
massique) (%) (MPa) Écart-type Écart-type (MPa) Écart-type
(%)
0 0 27,56 0,5 9,28 0,21 1135 58
20 0 29,51 0,65 3,43 0,08 2133 59
20 2 30,73 0,54 3,31 0,06 2052 59
20 4 33,32 0,38 3,63 0,19 2143 150
20 6 34,68 0,41 3,96 0,08 2146 92
20 8 36,25 0,9 3,91 0,05 2162 51
30 0 32,86 0,45 3,11 0,09 2618 208
30 2 37,21 1,04 3,13 0,2 2658 81
30 4 43,43 0,99 3,72 0,21 2605 152
30 6 42,36 1,54 3,52 0,25 2598 84
30 8 39,8 0,92 3,36 0,16 2627 113
40 0 32,84 0,88 2,82 0,17 3498 281
40 2 44,08 1,46 3,45 0,17 3491 183
40 4 48,81 1,83 3,74 ,10 3504 100
40 6 8,68 1,11 3,72 0,23 3470 129
40 8 46,20 2,04 3,45 0,19 3554 98
Vilaseca et coll.(162) a comparé la fibre de chanvre avec la fibre de verre comme renfort
dans le polystyrène. La fibre de chanvre a été traitée avec un agent hydrophobe le AKD,
pour rendre la fibre hydrophobe. Les différences dans les propriétés mécaniques entre la
fibre de chanvre et celle de verre sont assez élevées à basse concentration (voir Tableau
24). Cependant, avec l'augmentation de la concentration de la fibre, les différences sont
moins importantes. Un point intéressant soulevé par les auteurs est le fait que les
propriétés mécaniques du composite avec du chanvre sont moins élevées, mais que la
densité finale est aussi plus faible que le composite avec de la fibre de verre. Pour pallier
cette différence mécanique, il est possible d'augmenter la teneur en fibres de chanvre dans
32
7,5 38,9 ± 0,7 2,26 ± 0,08 49,0 ± 0,8 73,1 ±0,4 3045 ±12 17,6 ±0,7
15 39,9 ± 0,7 2,12 ±0,09 47,4 ± 0,5 75,3 ± 0,6 3554 ±19 13,1 ±0,6
22,5 40,4 ± 0,6 1,92 ±0,06 43,4 ± 0,7 76,7 ± 0,8 4226 ±19 12,7 ±0,6
7,5 43,3 ± 0,7 2,96 ± 0,09 86,7 ±1,0 80,5 ± 0,6 3107±17 20,1 ±0,9
15 46,0 ± 0,4 2,72 ± 0,08 82,0 ± 0,9 84,9 ± 0,6 3596 ±21 16,2 ±0,5
22,5 46,9 ± 0,8 2,18 ±0,08 64,2 ± 0,6 87,2 ± 0,3 4503 ± 29 14,8 ±0,9
rétention d'eau sur les propriétés mécaniques. Les échantillons ont été trempés jusqu'à
saturation des composites. Les Tableaux 25 et 26 montrent la nature hydrophile de la
fibre de chanvre, car une plus grande quantité d'eau a été absorbée par les composites
possédants des concentrations plus élevées en chanvre. De plus, les composites
possédants davantage de fibres de verre ont gardé des propriétés mécaniques plus élevées
après saturation d'eau. La fibre naturelle a tendance à absorber de l'eau, ce qui risque de
faire gonfler la fibre et d'endommager la matrice l'entourant.
Ces polymères sont souvent d'origine naturelle ou des composés naturels polymerises par
l'homme. Hu et Lim ont créé un matériau composite à base du polymère d'acide
polylactique ou PLA (186). Souvent, ces polymères sont dispendieux. En y incorporant
de la fibre naturelle, ces matériaux deviennent plus facilement disponibles pour des
applications dans la vie de tous les jours. Le fait d'incorporer de la fibre de chanvre dans
le PLA permet d'augmenter ses propriétés mécaniques. En effet les propriétés
mécaniques du PLA sont présentées au Tableau 27. La concentration optimale de fibres
dans le composite semble se situer à environ 40% (voir Tableau 28). En effet, en
augmentant la concentration, il n'y a plus assez de matrice pour recouvrir toutes les fibres
et les propriétés mécaniques sont plus faibles. Sous une concentration de 40%, l'effet des
fibres est moins important et c'est majoritairement la matrice qui donne les propriétés
mécaniques au composite. De plus, les auteurs ont testé de la fibre avec et sans traitement
alcalin. Encore une fois, le fait de modifier la surface de la fibre de chanvre améliore la
compatibilité du composite.
flexion, traction,
Polypropylene chanvre aucun aucun (88)
impact
flexion, traction,
Polypropylene chanvre, lin aucun aucun (89)
impact
flexion, traction,
Polypropylene chanvre, lin, kenaf aucun aucun (92)
impact
Orevac
Polypropylene chanvre et blé NaOH traction, flexion (96)
CA100
chanvre et fibre flexion, traction,
Polypropylene aucun MAPP (102)
de verre impact
traction et
Polypropylene chanvre aucun aucun (143)
absorption d'eau
traitement
Polypropylene chanvre MAPP traction (147)
enzymatique
traitement
Polypropylene chanvre MAPP traction (148)
enzymatique
traction et rigidité
Polypropylene chanvre et sisal aucun aucun (149)
après recyclage
Polypropylene chanvre aucun aucun TGA et rayon X (150)
flexion, traction,
Polypropylene chanvre et basalte aucun aucun (151)
impact
flexion, traction,
Polypropylene chanvre AKD aucun (152)
impact
Chanvre et fibre
Polypropylene aucun MAPP traction (163)
de verre
Chanvre et fibre Orevac absorption d'eau,
Polypropylene aucun (164)
de verre CA100 traction, flexion
comparaison des
propriétés de
banane, chanvre anhydride
Polystyrène aucun surface et du (159)
et agave maléique
volume selon le
traitement
banane, chanvre anhydride
Polystyrène aucun absorption d'eau (160)
et agave maléique
banane, chanvre anhydride flexion, traction,
Polystyrène aucun (161)
et agave maléique impact
flexion, traction,
Polystyrène chanvre AKD aucun (162)
impact
coton, chanvre,
PLA aucun aucun traction, impact (165)
kenaf
traitement
traction, flexion,
PLA chanvre enzymatique aucun (166)
impact
et NaOH
traitement
PVA miscanthus aucun flexion (85)
thermique
anhydride résistance
PHB chanvre et lin aucun (168)
maléique thermique
39
explosion de
vapeur et traction, flexion,
PHB chanvre aucun (169)
traitement impact
enzymatique
Emulsion
chanvre aucun aucun traction, flexion (170)
d'amidon
Résine à base
d'huile chanvre aucun aucun flexion (171)
végétale
test de dureté et
SEVA-C et SCA chanvre aucun aucun (172)
traction
anhydride
CAB chanvre NaOH rayon-X, traction (174)
maléique
chanvre et
CAP aucun aucun TGA et fatigue (175)
henequen
3. Méthodologie
3.1 Matériel
3.1.1. Fibre
Les fibres de chanvre séchées ont été fournies par Stemergy (Ontario, Canada). Le
chanvre a été d'abord traité par Stemergy pour retirer les branches, l'écorce, ainsi que les
autres contaminants.
3.1.2. Polymère
[Link]. Polyethylene pour la matrice
Le polymère utilisé pour la matrice des matériaux composites est un polyethylene de
haute densité (PEHD), le Dow 1245 ON Health. Ce polymère a une masse volumique de
950 kg/m3 et un indice de viscosité de 12 g/10 min avec une température de fusion de
l'ordre de 129°C. Ce polymère a été acheté de PolyOne (Mississauga, Ontario). Ce
polyethylene possède théoriquement une résistance à l'impact de 273 kJ/m2 selon la
procédure ASTM D1822. Sa contrainte maximale est de 23,4 MPa et son elongation à la
rupture est de 600% selon la procédure ASTM D638. La fiche technique de ce polymère
est présentée en annexe 1.
volumique du Surpass est de 0,932 g/cm3 avec un indice de viscosité de 150 g/10 min.
Son point de fusion est de 98°C. Ce polyethylene possède théoriquement un module de
traction de 700 MPa et un module de flexion de 580 MPa. Le troisième polyethylene
sélection est l'Epolene C-26 qui possède un indice de viscosité de 8 g/10 min avec un
poids moléculaire de 65000 g/mole. Les fiches techniques de ces polymères sont
présentées en annexe 2.
[Link]. Microscopie
Le microscope pour les photos des fractures des échantillons d'impact est un stéréo-
microscope de marque Olympus et de modèle SZ-PT 126x.
[Link]. Extrudeuse
L'extrudeuse utilisée pour le mélange du polymère et de la fibre de chanvre est une
extrudeuse bi-vis corotative de marque Leistritz et de modèle ZSE-27 (L/D - 40).
[Link]. Granulateur
Le granulateur utilisé pour transformer l'extrudât en granule est de marque Conair et de
modèle model 304. Il a été opéré à des vitesses variant entre 1.20 et 4.50.
42
[Link].1. Traction
Les essais mécaniques de traction ont été réalisés sur l'appareil de marque Instron 5565.
Au total, cinq échantillons de composite taillés en os de chien selon la norme ASTM
D638 type V. La vitesse de déplacement utilisée est de l'ordre de 1 mm/min afin d'avoir
suffisamment de points pour les composites les plus fragiles à une concentration de 40%
de fibres.
[Link].2. Flexion
Les essais mécaniques de flexion ont été réalisés sur l'appareil de marque Instron 5565.
Au total, cinq échantillons rectangulaires de dimension 10 mm par 100 mm de composite
ont été étirés jusqu'à la rupture à température ambiante. La vitesse de déplacement
utilisée est de l'ordre de 1 mm/min afin d'avoir suffisamment de points pour les
composites plus fragiles à une concentration de 40% de fibres.
3.2. Méthode
Le mélange fibre-polymère était alimenté à la main vis-à-vis la section 1 tel qu'illustré sur
la Figure 11. Lorsque tout était prêt, de la vapeur est injectée dans le raffineur afin de
commencer le traitement sur la fibre. Ensuite, des vis d'Archimède amènent le mélange
vers des disques munis de lames tel qu'illustré en 2 sur la Figure 11. Ces disques
réduisent de façon significative le diamètre des fibres de chanvre. Par la suite s'ensuit le
processus de séchage des fibres le long du séchoir tubulaire qui est représenté en 3.
Finalement, les fibres sont récoltées dans des sacs, après avoir passé dans un cyclone. Le
raffineur a été opéré à une pression de vapeur de 5 bars pour atteindre une température de
160°C et à une pression de 9,5 bars pour atteindre les 180°C. Les taux d'humidité de la
fibre à certaines étapes du raffinage sont illustrés au Tableau 30. Finalement, les
conditions de traitement de la fibre sont illustrées au Tableau 31 qui identifie aussi le
code de la fibre qui sera retenue tout au long du rapport.
Il est important de noter que l'échantillon 11 n'as pas été raffiné dans l'usine pilote de
Forintek. La fibre a seulement été broyée très finement dans le broyeur Thomas-Wiley.
De plus, l'échantillon 12 ne contient aucune fibre de chanvre, il comporte seulement la
matrice polymère.
Dans les Figures 12 et 13, on présente les fibres après le traitement. Les autres fibres sont
présentées en annexe 3. C'est sous cet aspect que le chanvre a été utilisé comme renfort
dans le matériau composite. Visuellement il semble ne pas y avoir beaucoup de
différence entre les fibres naturelles. Cependant, une différence se remarque au niveau de
la farine de chanvre.
et est sous instance de brevet. C'est pourquoi aucun détail ne sera donné sur cet
alimentateur et que son image est masquée dans la Figure 14. Le polymère, ainsi que les
agents couplant, sont alimentés dans la zone 1 de l'extrudeuse et la fibre dans la zone 4.
On utilise un bassin d'eau avant d'entrer dans le granulateur.
-
r .
; $
Configuration de la vis
Voir annex e
10-7-2-3-3-4-2-5-1-5-3-2-4-4-3-4-1-1-1-1-1
10 9 8 6 1
I i i i
! ! !
5 4 3 2 7
0 0 Q I H fil
i
ï * i*
I I I
Ï i ; i
Ï i
[Link]. Procédé
Les Figures 17 et 18 présentent l'aspect des granules de composites après le procédé
d'extrusion. Les autres composites créés sont présentés en annexe 4. Ce sont ces granules
qui seront moulées en plaques qui seront ensuite découpées dans les différentes
dimensions requises pour les essais mécaniques.
49
Le nombre d'échantillons requis pour chaque essai mécanique, ainsi que la norme ASTM
retenue pour les comparaisons, sont présentés au Tableau 33. La norme est respectée dans
la majorité des composites, sauf pour quelques échantillons dont l'épaisseur excédait
légèrement celle prescrite dans les normes ASTM.
50
4. Résultats
4.1. Fibre
4.1.1. Analyse avant le procédé de mise en œuvre
Tel que présenté dans la section méthodologie, les fibres de chanvre ont subi un
traitement de type thermomécanique. Une analyse complète de la dimension et de la taille
des fibres a été effectuée et on présente les résultats dans les Figures 19 à 22.
700 -
m Fibre 1
ul
1
600 -
■ Fibre 2
500 -
■ Fibre 3
400
TJ ■ Fibre 4
Il i l
-Q
E
300 -
o 200 -
z
JUI ■ Fibre 5
■ Fibre 6
100 -
0 - ■ É
■ ■ h M -
■ Fibre 7
■ Fibre 8
■ Fibre 9
& <t> ** **
L
■ Fibre 10
Groupe de diamètre (mm)
Figure 19 : Diamètre des fibres utilisées.
52
6000 -
Fibre 1
Fibre 2
Fibre 3
Fibre 4
Fibre 5
Fibre 6
Fibre 7
Fibre 8
Fibre 9
<5 7,5 10 12,5 15 17,5 20 22,5 25 >25
Fibre 10
Groupe de longueur (mm)
25000
Fibre 1
20000 Fibre 2
15000 Fibre 3
XJ
01 Fibre 4
■| 10000
Fibre 5
o
Z
Fibre 6
5000
Fibre 7
Fibre 8
Fibre 9
Fibre 10
Groupe de Rapport L/D
Fibre 1
Fibre 2
Fibre 3
Fibre 4
Fibre 5
Fibre 6
Fibre 7
Fibre 8
V ♦
<b< ♦ ♦ Fibre 9
Fibre 10
Groupe de surface (mm2)
À partir des Figures 1922, certaines conclusions peuvent être tirées sur les fibres de
chanvre utilisées. Tout d'abord, le diamètre moyen pour l'ensemble des fibres semble se
situe aux environs de 1 mm. L'espace entre les disques munis de lames lors de l'étape du
raffinage était à peu près cette largeur, ce qui explique que leur diamètre moyen soit de
l'ordre de 1 mm. Par la suite, pour les longueurs des fibres, il y a deux extrêmes: soit les
fibres sont très petites (moins de 5 mm de longueur) ou soit elles sont très longues (plus
de 25 mm de longueur). La texture observée des fibres est justement une partie très fine,
similaire à de la farine, avec de longues fibres enchevêtrées (voir Figures 12 et 13). La
tendance observée sur la Figure 21 du rapport L/D va dans la même direction que la
longueur, puisque le diamètre est pratiquement constant à 1 mm, seule la longueur
influence le rapport L/D. Finalement, pour la surface, une grande distribution est
observée. Ceci s'explique par le fait que les fibres de chanvre ne sont pas uniformes à
l'origine.
Malheureusement, les résultats de l'analyse de fibres par extraction ont été impossibles à
obtenir. En effet, la structure des fibres après extraction ne se prêtait pas à une analyse de
par leur consistance et leur agglomération telle qu'illustrée à la figure 23. Une analyse
finale des fibres après transformation n'est donc pas disponible. Cependant, nous croyons
54
que le traitement thermomécanique a fragilisé les fibres qui ont été presque totalement
réduites en farine lors de l'extrusion à cause du profil très agressif des vis. Ceci sera
d'ailleurs confirmé lors des analyses de Tukey qui seront abordées plus en détail dans la
section 5.
O
o
/ 3
(U
(fl
(fl 2,5
CO
E
ra 2
Ol
■o
1,5
>
k.
0)
1
0,5
eu 2,5
ro
2
eu HDPE
XJ
1,5 — • -Epolene
•QJ
Q
Dupont
1
0,5
0 .^^^_^_>.
200 400 600 800
Température (°C)
Figure 27 Dérivée de la perte de masse en fonction de la température pour les polymères
utilisés.
Les analyses de dégradation thermique ont aussi été effectuées sur la fibre avant le
procédé d'extrusion. Pour les échantillons 1 à 10, il ne semble pas y avoir de différence
majeure entre chacun. Cette similarité va également se répercuter sur les propriétés
mécaniques des composites qui seront présentées plus loin. Une différence s'observe dans
le cas de l'échantillon 11 (farine de chanvre). En effet, l'apparence physique est
grandement différente des fibres de chanvre tel qu'illustré dans la méthodologie du
présent rapport. De plus, l'analyse de la fibre seule ne permet pas vraiment de déterminer
si un agent couplant ou un traitement est supérieur à un autre.
plus rugueuses et d'avantage de fibres sont visibles à l'interface. Ceci indique une
orientation plus aléatoire des fibres avec beaucoup plus de possibilités d'interaction fibre-
fibre ce qui accroit les propriétés mécaniques.
Figure 28 : Surface typique des matériaux composites pour 10, 20 et 40% de fibres
(échantillon 10).
1
0,98
sr °' 9 6
jï 0,94
M
1,05 l Fibre la
1,04 l Fibre l b
l Fibre le
m 1,03
E l Fibre 2
1,02 l Fibre 3
l Fibre 4
<U 1,01 :
Fibre 5
Ê 1 l Fibre 6a
3
O 0,99 \ Fibre 6b
>
tu Fibre 6c
VI 0,98
VI
Fibre 7
ns
0,97 Fibre 8
5
0,96 Fibre 9
Fibre 10
0,95
Fibre 11
10% Fibre
U r
■ Fibre la
■ Fibre l b
■ Fibre l c
■ Fibre 2
■ Fibre 3
■ Fibre 4
■ Fibre 5
■ Fibre 6a
■ Fibre 6b
■ Fibre 6c
■ Fibre 7
■ Fibre 8
■ Fibre 9
■ Fibre 10
Fibre 11
20% Fibre
1,2
Fibre la
1,18
Fibre l b
1,16 Fibre lc
u Fibre 2
â<u 1,14
1,12
Fibre 3
Fibre 4
3
a Fibre 5
Ë 1,1
3 Fibre 6a
O 1,08 Fibre 6b
>
(D
VI
VI
1,06 Fibre 6c
« Fibre 7
S 1,04
Fibre 8
1,02 Fibre 9
1 Fibre 10
Fibre 11
40% Fibre
Le premier point de comparaison est d'observer si la teneur en fibres dans les composites
a un effet sur la masse volumique des composites. Pour la matrice seule, la moyenne de la
masse volumique est d'environ 0,966 g/cm3, tandis qu'à 10% de charge en fibres la
moyenne est de l'ordre de 1,017 g/cm3. E lle grimpe ensuite à 1,060 g/cm3 pour 20% et à
1,119 g/cm3 pour 40% de fibre. La teneur en fibres possède donc un effet sur la masse
60
4.2.2. Flexion
Les Figures 32 à 35 présentent les valeurs des modules de flexion pour chaque
concentration de fibres dans les composites.
0,8 p
0,78 :
1 °' 76
2. 0,74 E
.1 0,72
x Fibre 12a
ë 0,7
« Fibre 12b
M/
Fibre 12c
■§ 0,66
o
2
0,64
0,62
0,6
0% fibre
Fibre la
Fibre l b
Fibre l c
Fibre 2
Fibre 3
Fibre 4
Fibre 5
Fibre 6a
Fibre 6b
Fibre 6c
Fibre 7
Fibre 8
Fibre 9
Fibre 10
Fibre 11
10% Fibre
l Fibre la
l Fibre l b
l Fibre lc
I Fibre 2
i Fibre 3
l Fibre 4
l Fibre 5
I Fibre 6a
i Fibre 6b
i Fibre 6c
l Fibre 7
i Fibre 8
Fibre 9
Fibre 10
Fibre 11
20% Fibre
2,7 Fibre la
Fibre l b
~ 2,5 Fibre l c
m
a. Fibre 2
O 2,3 Fibre 3
•2 2,1 Fibre 4
Fibre 5
<U 1,9 Fibre 6a
■2 17 Fibre 6b
ÉL*
3 X
>' Fibre 6c
TJ
9
S 1 c:
1,5 Fibre 7
Fibre 8
1,3 Fibre 9
1,1 K Fibre 10
Fibre 11
40% Fibre
4.2.3. Traction
[Link]. Module de traction
Les Figures 36 à 39 présentent les valeurs des modules de traction pour chaque
concentration de fibres dans les composites.
63
370
Fibre 12a
Fibre 12b
Fibre 12c
0% fibre
400
■ Fibre la
■ Fibre l b
■ Fibre l c
■ Fibre 2
■ Fibre 3
■ Fibre 4
■ Fibre 5
■ Fibre 6a
■ Fibre 6b
■ Fibre 6c
■ Fibre 7
■ Fibre 8
■ Fibre 9
■ Fibre 10
Fibre 11
10% Fibre
Fibre la
Fibre l b
Fibre lc
Fibre 2
Fibre 3
Fibre 4
Fibre 5
Fibre 6a
Fibre 6b
Fibre 6c
Fibre 7
Fibre 8
Fibre 9
Fibre 10
Fibre 11
20% Fibre
590 Fibre la
i Fibre l b
S. 540 Fibre lc
2 l Fibre 2
i Fibre 3
V
u 490
t Fibre 4
Fibre 5
ai l Fibre 6a
"° 440 Fibre 6b
(u
TJ Fibre 6c
O
Fibre 7
390
Fibre 8
Fibre 9
340 Fibre 10
Fibre 11
40% Fibre
Tout comme pour la masse volumique, le module de traction augmente avec l'ajout de
fibres. La fibre aide donc la matrice polymère à résister à une contrainte en traction.
L'amélioration des propriétés mécaniques est significative, puisque pour une valeur de
40% en fibres, le module augmente d'environ 150 MPa. Similairement aux modules de
flexion, les fibres sont reconnues pour avoir de meilleure résistance en traction que les
65
24,5
Q. 24
(U
ra 23,5
E
Fibre 12a
ra
E Fibre 12b
u 23
*>
c Fibre 12c
2
+■»
o 22,5
u
22
0% fibre
22
Fibre la
21 Fibre lb
ra Fibre lc
2 20 Fibre 2
ai Fibre 3
"S 19 Fibre 4
S 18 Fibre 5
E Fibre 6a
CD
Fibre 6b
*? 17
Fibre 6c
S 16 Fibre 7
Fibre 8
15 Fibre 9
Fibre 10
14
Fibre 11
10% Fibre
Fibre la
Fibre l b
ra Fibre lc
o. Fibre 2
_OJ
Fibre 3
ro
E Fibre 4
'S Fibre 5
ro
E Fibre 6a
01 Fibre 6b
Fibre 6c
o Fibre 7
u Fibre 8
Fibre 9
Fibre 10
Fibre 11
20% Fibre
23
■ Fibre la
21 ■ Fibre l b
ro
Q. ■ Fibre lc
S 19 ■ Fibre 2
_çy ■ Fibre 3
ro 17
E ■ Fibre 4
"S
ro 15 ■ Fibre 5
E ■ Fibre 6a
eu
c 13 ■ Fibre 6b
'rwo ■ Fibre 6c
4"
C 11 ■ Fibre 7
O
u ■ Fibre 8
■ Fibre 9
Fibre 10
. _ „ . _.. ■ Fibre 11
40% Fibre
Figure 44 : Contrainte maximale pour les composites avec 40% de fibres.
Fibre 12a
Fibre 12b
Fibre 12c
0% fibre
37
Fibre la
i Fibre l b
32 Fibre lc
Fibre 2
Fibre 3
c 27 Fibre 4
o
'■5 Fibre 5
ro
M Fibre 6a
§ 22 Fibre 6b
Fibre 6c
Fibre 7
17
Fibre 8
Fibre 9
12 Fibre 10
Fibre 11
10% Fibre
25
Fibre la
23
Fibre l b
21 Fibre lc
19 Fibre 2
_
* Fibre 3
17 Fibre 4
T Fibre 5
o
c Fibre 6a
13
Fibre 6b
HU
11 Fibre 6c
Fibre 7
Fibre 8
Fibre 9
Fibre 10
Fibre 11
20% Fibre
8
Fibre la
Fibre l b
7
Fibre lc
Fibre 2
6 Fibre 3
Ec Fibre 4
o Fibre 5
5
"■s
(0 Fibre 6a
QO
C Fibre 6b
o
UJ 4 Fibre 6c
Fibre 7
3 Fibre 8
Fibre 9
2 Fibre 10
Fibre 11
40% Fibre
des molécules et se brise plus rapidement. C'est pour cette raison que les valeurs passent
d'environ 22% pour 10% de fibres à seulement 4% pour 40% de fibres. Finalement, tout
comme les autres propriétés mécaniques, il est difficile de déterminer quelle fibre
possède les meilleures valeurs, c'est pour cette raison qu'une analyse de type Tukey sera
effectuée.
4.2.4. Impact
Les Figures 48 à 51 présentent les valeurs de la résistance à l'impact pour chaque
concentration de fibres dans les composites.
4 r
3,9 ~:
*—M
_'
[| 3,8 :
S 37
t» „ .
g. 3,6
Fibre 12a
1 3,5
<• . . Fibre 12b
ai 3,4 ;
u
■
Fibre 12c
c
« 3,3
—
.
ai 3,2
oe
3,1
3
0% fibre
Fibre la
Fibre l b
Fibre lc
Fibre 2
Fibre 3
Fibre 4
Fibre 5
Fibre 6a
Fibre 6b
Fibre 6c
Fibre 7
Fibre 8
Fibre 9
Fibre 10
Fibre 11
10% Fibre
i Fibre la
l Fibre l b
Fibre lc
i Fibre 2
Fibre 3
Fibre 4
Fibre 5
Fibre 6a
Fibre 6b
Fibre 6c
Fibre 7
Fibre 8
Fibre 9
Fibre 10
Fibre 11
20% Fibre
■ Fibre la
■ Fibre l b
4,5
,E ■ Fibre lc
a ■ Fibre 2
5 ■ Fibre 3
ro ■ Fibre 4
Q.
îE 3,5 ■ Fibre 5
•ro ■ Fibre 6a
eg ■ Fibre 6b
u
C
ro ■ Fibre 6c
VI
"vi ■ Fibre 7
Ol
CC
2,5 ■ Fibre 8
■ Fibre 9
■ Fibre 10
Fibre 11
40% Fibre
tf 1,2
E :
^ 1,15 :
Ol
3
O" i 1~J i
Ë 1,1
_3
y ^
Z 1,05 h &
VI
VI
o Fibre 6b
ro
1
■ rzn ■
"^ D Fibre 9
2 1
#H
0,95
'
■ i l i ■ i i
0,9
10 20 30 40
Charge de fibre (% massique)
ro 2,1
Q.
(£ 1,9 ;
co ■
1 rri i
'5 1,7 i l i
eu
li
eu 1,5 1W1
* 1 i f ■
TJ ;
_0J
3 1,3
TJ
O
1,1 : i m ■
2 O Fibre l b
0,9 : D Fibre 2
0,7 <§H
■
0,5 i i i i i i i
10 20 30 40
Charge de fibre (% massique)
Figure 54 : Variation du module de flexion selon la concentration en fibres.
74
S
£
o 500
ts
HH
2 450
Hi*
HH
]| 400
3
o Fibre l a
| 350 <h
D Fibre 5
300
-i J l l I i
250 ■ 1 1 i i l L_
10 20 30 40
200
Charge de fibre (% massique)
Figure 55 : Variation du module de traction selon la concentration en fibres.
ro
a.
25
S
CJ
M !$H
ro 21
E
x 19
ro O Fibre 3
F
e u 1/
4-" D Fibre 8
C HÊ5H
'ro
15 HH
i -
4->
C 13
O
u 11
9
7
5
0 10 20 30 40
Charge de fibre (% massique)
Figure 56 : Variation de la contrainte maximale selon la concentration en fibres.
75
30 1
i 1700 £
L ri m
25 eu
:
;
HH
NH
1 1600
oo
fc
E O Fibre 3 *>
o 20
u 1500 jjj
VI
eu J D Fibre 8 AU
TJ
15 1400 |
tfîl o
ro " 1300 S"
M
C 10 eu
O TJ
'UJ 1200 c
i ITT11 ■
o
5
îioo a
c
i i i i i ■ i i i 1
o
0 1000 HU
10 20 30 40
Charge de fibre (% massique)
Figure 57 : Variation de l'élongation à la rupture selon la concentration en fibres.
2
t i 4,5 O Fibre 11
ro
Q. D Fibre 2
E „ H H
ro <H HE3H
eu
u 3,5
c
ro
KH
Q£1
VI
•eu
ce
2,5
' ■ ■ I l l l l I l_ _l l i_
10 20 30 40
Charge de fibre (% massique)
Figure 58 : Variation de la résistance à l'impact selon la concentration en fibres.
Ces figures ne sont que quelques exemples permettant de comparer les résultats
expérimentaux. Comme les variations semblent linéaires, il est intéressant de faire des
régressions afin d'obtenir la pente et l'ordonnée à l'origine de ces données. Ceci permet
d'avoir une idée plus quantitative des variations des propriétés mécaniques selon la
76
y = mx + b (2)
Tableau 37 : Variation (%) des propriétés par rapport au polymère vierge (0%)
Propriété 10% 20% 40%
Masse v o l u m i q u e (%) 4 8 16
F l e x i o n (%) 42 84 167
I m p a c t (%) -5 -10 -20
M o d u l e d e t r a c t i o n (%) 15 30 60
C o n t r a i n t e m a x i m a l e (%) -13 -26 -51
E l o n g a t i o n à la r u p t u r e (%) -21 -43 -86
chanvre, soit la masse volumique des parois cellulaires est de l'ordre de 1,3 à 1,4 g/cm3. Il
est donc normal que la masse volumique du composite augmente légèrement en fonction
de la concentration de la fibre, puisque le composite est comprimé, ce qui élimine les
lumens des cellules qui sont responsables de la faible masse volumique des fibres. Cette
augmentation de masse volumique peut se traduire sur les propriétés mécaniques, mais
cet effet est difficile à saisir.
Pour ce qui est des propriétés mécaniques en flexion, le module augmente de façon
importante en fonction de la teneur en fibres dans le composite. Pour 20% de fibres, le
module a pratiquement doublé. Cette augmentation peut s'expliquer de la façon suivante.
Lors du procédé d'extrusion, les fibres s'alignent dans la direction d'extrusion pour
ensuite être granulées. De par ces granules, des plaques ont été moulées. Les fibres
étaient encore principalement alignées dans la même direction. Cette direction est
perpendiculaire à la contrainte en flexion appliquée. Les fibres ont ainsi aidé le composite
à résister à cette contrainte. Plus la concentration de fibres augmente dans le composite,
plus il y a des fibres qui supportent les contraintes. C'est pour cette raison que le module
augmente.
Pour la résistance à l'impact, l'effet direct est difficile à cerner. En effet, en moyenne les
composites sont moins résistants à un impact que le polymère vierge. Cette perte de
résistance vient du fait que les matériaux polymères ont une bonne capacité d'absorber de
l'énergie, de se déformer de façon non permanente avant de se rompre. En ajoutant de la
fibre, le caractère plastique du composite devient moins apparent. La fibre nuit à la
déformation élastique. Le composite peut donc moins se déformer et moins absorber
d'énergie avant de se rompre. Il est ainsi plus rigide et sa résistance à l'impact diminue.
Pour les propriétés de traction, l'effet du module est différent des effets de la contrainte
maximale et de l'élongation à la rupture. Pour le module, l'effet est similaire à la flexion.
Les fibres s'alignent cette fois parallèlement à la contrainte en traction et imposent une
certaine résistance puisqu'elles sont plus rigides que le polymère. C'est pour cette raison
que le module augmente de façon significative avec la concentration de fibres. Tandis
que pour la contrainte maximale et l'élongation à la rupture, c'est le contraire qui est
78
observé. Ces deux propriétés mécaniques sont surtout associées au polymère plutôt
qu'aux fibres. En effet, les fibres possèdent un module élastique très faible, c'est-à-dire
que la déformation est très vite permanente. En incorporant les fibres dans le polymère, la
déformation élastique se produit plus rapidement, c'est pourquoi la valeur de ce module
chute avec la concentration des fibres. Pour ce qui est de l'élongation, l'effet est similaire.
En effet, les fibres ne peuvent pas beaucoup s'étirer avant de se rompre. C'est surtout la
matrice qui guide cette caractéristique, c'est pourquoi l'élongation avant la rupture chute
rapidement avec la concentration de fibres.
Telles que présentées dans les résultats, la majorité des propriétés mécaniques des fibres
sont similaires si l'écart-type est inclus. Il est donc impératif de déterminer une façon
quantitative d'analyser l'effet des fibres en ne gardant que les différences significatives.
Cette analyse se fera selon la méthode de Tukey.
Le test de Tukey s'articule autour d'une mesure connue sous le nom de "Studentized
range satistic" qui sera abrégé par Q. Pour tout couple de comparaisons dans k
échantillons, il y a la valeur inférieure désignée par ML et la valeur supérieure désignée
par Ms. La distribution de Student peut être calculée de la façon suivante:
<? = T ^ (3)
V
p/s
»*>.., = 0 . . , ^ (4)
Finalement, tout ce qu'il reste à faire est de comparer la valeur de Q d'un groupe à la
valeur critique de [Link]- Si la valeur de Q est plus importante, la différence entre les
deux échantillons est significative et si la valeur de Q est plus faible, la différence n'est
pas significative.
Les valeurs utilisées pour la comparaison dans ce travail sont un seuil de détection de 1%,
un nombre de degrés de liberté de 5 et un nombre d'échantillons de 15 (il y a 15 types de
fibres à comparer). La valeur critique de [Link] utilisée est de 11,22. Par la suite, les
résultats peuvent être regroupés en trois groupes distincts. Le groupe A représente les
échantillons dont les différences sont significativement supérieures, le groupe B ceux qui
n'ont aucune différence significative avec aucune autre valeur et le groupe C qui regroupe
les échantillons qui sont significativement plus faibles que ceux du groupe A. On discute
des résultats au Chapitre 5.
80
5. Discussion
Afin de poursuivre l'analyse des résultats, les groupes formés selon l'analyse de Tukey
sont présentés au Tableau 38 pour chaque caractéristique et pour chaque concentration de
fibres dans le composite.
En général, un des buts recherchés par l'ajout de fibres est de maintenir de bonnes
propriétés mécaniques tout en diminuant sensiblement le coût du composite puisque la
fibre naturelle coûte habituellement beaucoup moins que le polymère. C'est pourquoi
l'emphase sera surtout faite pour les composites à plus haute concentration de fibres.
5.1.1. Flexion
Tout d'abord, la fibre la moins efficace à faible concentration pour la résistance à une
contrainte en flexion est la fibre 11. Les fibres ne sont probablement pas assez longues
pour offrir une bonne résistance, tandis qu'à une concentration de 40% il semble y en
avoir assez pour opposer une résistance à la flexion. Une étude similaire a été menée par
Mechraoui et coll.(155) où la taille des fibres était variée et les fibres plus courtes et plus
petites offraient des propriétés mécaniques plus faibles. En effet, à cette concentration,
les interactions fibre-fibre sont beaucoup plus élevées. La fibre la plus intéressante pour
des propriétés uniquement en flexion est sans aucun doute la 6b puisqu'elle se classe dans
le groupe A pour les concentrations de 20 et de 40%. Les fibres les moins intéressantes
sont probablement la 3 et la 7 puisqu'elles se classent dans le groupe C pour une
concentration de 40%. Tout comme mentionné plus haut, il est intéressant de travailler à
des concentrations plus élevées de fibres afin de diminuer les coûts au maximum.
Cependant, ces résultats ne demeurent valides que dans les conditions utilisées. Ces
résultats pourraient être différents à l'extérieur de ces plages de valeurs.
5.1.2. Impact
Pour ce qui est des propriétés d'impact, l'analyse est un peu plus complexe. Il ne s'agit pas
seulement de trouver une fibre qui, une fois alignée perpendiculaire à la contrainte,
augmentera la résistance du composite à cette contrainte. Il doit y avoir un compromis
entre ductilité et rigidité (188). En effet, le polymère vierge possède une bonne capacité à
absorber l'énergie. Les composites trop rigides ne posséderont pas une bonne résistance à
l'impact puisqu'ils sont très fragiles. C'est le cas pour la fibre 10, qui est sans aucun doute
la moins résistante à l'impact. Les fibres les plus intéressantes sont la la et la 3, puisqu'à
82
concentration plus élevée en fibres, elle résiste mieux à un impact. Outre la fibre 10, les
fibres 6b, 4 et 5 ne sont également pas très intéressantes. Tout comme c'est le cas pour la
flexion, les résultats ne demeurent valides que dans les conditions utilisées. Ces résultats
pourraient être différents à l'extérieur de ces plages de valeurs.
5.1.3. Traction
Pour les propriétés du composite en traction, il existe deux façons différentes d'analyser
les résultats. La première concerne le module et la seconde la contrainte maximale et
l'élongation maximale à la rupture. Dans le cas du module, l'ajout de fibres devrait
théoriquement augmenter cette résistance (189), tandis que pour les deux autres
propriétés, c'est plutôt le caractère plastique du composite qui prédomine. En ajoutant des
fibres dans le composite, l'élongation maximale et la contrainte maximale diminuent (16).
Globalement, la meilleure fibre en traction est sans aucun doute la fibre lc. Cette fibre
semble posséder d'excellentes propriétés élastiques en plus d'avoir un module de traction
supérieur à la moyenne pour la concentration de 40% de fibres. La fibre 9 et la 11
semblent également posséder de très bonnes propriétés en traction. Les fibres les moins
intéressantes en traction sont les fibres 2, 3 et 8. C'est surtout l'aspect élastique qui nuit
grandement à ces fibres. Encore une fois, tout comme la flexion et l'impact, les résultats
demeurent valides que pour les conditions utilisées.
Dans la majorité des cas, ce ne sera pas une seule et unique propriété mécanique qui sera
souhaitée, mais plutôt un ensemble. Par exemple, dans le domaine de l'emballage, il peut
y avoir autant des contraintes en flexion qu'en impact. C'est pour cette raison qu'il est
intéressant de trouver quelle fibre est en moyenne la meilleure. Suite au classement des
Tableaux 39 et 40, les trois meilleures fibres seraient: lc, 11 et 9. Les huit fibres les
moins performantes seraient: 3, 4, 7, 8, lb, 6b, 2 et 5. Les fibres dans la moyenne sont
donc: la, 10, 6a et 6c.
À première vue, cette analyse conduit au fait que la majorité des fibres de chanvre ne
possède pas de propriétés intéressantes, puisque plus de la moitié des fibres se retrouvent
dans le groupe C, ce qui signifie qu'elles sont statistiquement moins intéressantes.
Seulement trois fibres sortent de la moyenne, dont deux avec le même agent couplant.
Ceci est donc un indice que le traitement de la fibre fait une différence sur les propriétés
mécaniques. Ceci est maintenant élaboré plus en détail.
pour qu'elle soit largement supérieure à la farine. Cependant, aucune fibre n'est très
largement supérieure à la farine de chanvre, c'est pour cette raison que nous croyons que
les fibres de chanvre ont été réduites en fine poussière semblable à la farine de chanvre
lors de la mise en forme. Encore une fois, cette conclusion est valide dans les conditions
utilisées. Si la mise en forme des composites avait été moins agressive, il est probable
que les fibres auraient été supérieures en termes de propriétés mécaniques à la farine.
dégradation des fibres durant les procédés se trouve à diminuer cet effet. Le type d'agent
couplant peut aussi faire une différence cependant (155).
6. Conclusions et recommandations
6.1 Conclusions
Un matériau composite à matrice de polyethylene de haute densité avec comme renfort
de la fibre naturelle de chanvre a été produit. Au total, une quinzaine de combinaisons
différentes de traitement ont été réalisées. Tout d'abord, la fibre de chanvre a été traitée
de façon thermomécanique à l'usine pilote de Forintek. Par la suite, les paramètres
d'extrusion optimum ont été déterminés. Ces paramètres sont: un profil de température de
165, 168, 170, 175, 175, 175, 175, 175, 175 et 185°C, une vitesse de rotation des vis
entre 95 RPM et 150 RPM pour des concentrations en fibres de 40% à 0%, ainsi qu'un
débit de polyethylene entre 3 et 12 kg/h. Par la suite, des plaques ont été moulées par
compression avec une température de 160°C et une pression de 2,27 tonnes métriques
(5000 livres) pendant une vingtaine de minutes. Ces plaques ont été utilisées pour
découper les échantillons nécessaires pour les différents tests mécaniques. Par la suite, les
matériaux composites ont été caractérisés de façon mécanique en flexion, traction et
impact. De plus, des mesures de masses volumiques ont été effectuées. Suite à cette
caractérisation mécanique, une analyse de Tukey a été effectuée. Selon cette analyse, les
trois meilleurs traitements de fibre sont ceux des fibres lc, 9 et 11, soit la fibre vierge
traitée à basse pression de vapeur à laquelle on a ajouté l'agent couplant Dupont durant
l'extrusion, la fibre traitée à haute pression de vapeur où l'agent couplant Dupont a été
ajouté durant le traitement et la farine de chanvre. En effet, ces trois fibres sont
significativement supérieures aux 12 autres. Selon les résultats obtenus, les conclusions
suivantes sont possibles. L'état initial du chanvre (farine ou fibre) ne fait pas de
différence dans les caractéristiques mécaniques outre la facilité de mise en œuvre de la
farine de chanvre par rapport à la fibre. La pression de vapeur utilisée lors du traitement
thermomécanique de la fibre ne fait aucune différence significative dans les
caractéristiques mécaniques. L'ajout d'agent couplant augmente significativement les
propriétés mécaniques des composites. L'agent couplant le plus efficace est le Dupont
WPC-576. Finalement, le moment d'ajouter l'agent couplant ne conduit pas à une
différence significative dans les propriétés mécaniques du composite. Les objectifs de ce
travail ont donc été atteints avec comme matériaux composites les plus prometteurs: lc, 9
88
et 11. Globalement, la fibre 11 semble le meilleur choix, puisque la farine de chanvre est
beaucoup plus facile à mettre en œuvre que la fibre de chanvre.
6.2. Recommandations
Suite aux résultats obtenus lors de cette étude, plusieurs recommandations peuvent être
formulées pour une suite éventuelle des travaux.
Par la suite, pour des propriétés mécaniques presque similaires, il est beaucoup plus facile
de travailler avec la farine de chanvre qu'avec la fibre de chanvre. En effet, la farine peut
s'alimenter avec les alimentateurs conventionnels pour les poudres. Il est donc beaucoup
plus facile de contrôler le procédé de mise en œuvre et de s'assurer d'avoir des propriétés
mécaniques constantes. La farine de chanvre est du groupe A, donc elle possède des
propriétés mécaniques significativement supérieures à bien des fibres de chanvre testées.
Il serait donc intéressant de refaire l'ensemble des traitements et d'utiliser tous les agents
couplant sur la farine de chanvre afin de trouver le composite optimal.
Il serait également profitable de comparer les résultats de la fibre de chanvre avec d'autre
type de fibres naturelles, par exemple le lin ou la fibre de bois afin de mieux évaluer les
qualités de la fibre de chanvre par rapport à ce qui se trouve sur le marché.
89
7. Bibliographie
1. Matériau composite. Dans Wikipedia. Récupéré le 11 avril 2010 de:
[Link] composite
2. Thermoplastique. Dans Wikipedia. Récupéré le 28 novembre 2010 de :
[Link]
3. Thermodurcissable. Dans Wikipedia. Récupéré le 28 novembre 2010 de :
[Link]
4. Élastomère. Dans Wikipedia. Récupéré le 28 novembre 2010 de :
[Link]
5. Composites à matrice métallique. Dans Wikipedia. Récupéré le 28 novembre
2010 de :
[Link]
e
6. Robert, R. F. (2005). Bast and other plant fibres. Cambridge, Angleterre :
Woodhead Publishing Limited in association with The Textile Institute.
7. Arc. Dans Wikipedia. Récupéré le 28 novembre 2010 de
[Link] [Link]/wiki/Arc_(arme)
8. Torchis. Dans Wikipedia. Récupéré le 28 novembre 2010 de
[Link]
9. Charles Macintosh. Dans Wikipedia. Récupéré le 28 novembre 2010 de :
[Link]
10. François Hennebique. Dans Wikipedia. Récupéré le 28 novembre 2010 de :
[Link]
11. Baley, C. (2005). Fibres naturelles de renfort pour matériaux composites.
Récupéré de : [Link]
[Link]
12. Ouajai, S., Shanks, R.A. (2005). Composition, structure and thermal
degradation of hemp cellulose after chemical treatments, Polym. Degrad.
Stabil., 89, 327-335
13. Klyosov, A.A. (2007). Wood-Plastic Composites. New Jersey, Wiley-
Interscience.
14. Mwaikambo, L.Y., Ansell, M. P. (2006). Mechanical properties of alkali
treated plant fibres and their potential as reinforcement materials. J. Mater.
Sci., 41, 2483-2496.
15. Kalia, S., Kaith, B.S., Kaur, I. (2009). Pretreatments of natural fibers and their
application as reinforcing material in polymer composites - A review. Polym.
Eng. Sci., 49, 1253-1272.
16. Wambua, P., Ivens, J., Verpoest, I. (2003). Natural fibres: can they replace
glass in fibre reinforced plastics? Comp. Sci. Tech., 63, 1259-1264.
91
17. Joshi, S.V., Drzal, L.T., Mohanty, A.K., Arora, S. (2003). Are natural fiber
composites environmentally superior to glass fiber reinforced composites?
Composites Part A: Appl. Sci. Manuf, 35, 371-376.
18. Pietak, A., Korte, S., Tan, E., Downard, A., Staiger, M.P. (2007). Atomic force
microscopy characterization of the surface wettability of natural fibres, Appl.
Surf. Sci., 253, 3627-3635.
19. Wambua, P., Vangrimde, B., Lomov, S., Verpoest, I. (2007). The response of
natural fibre composites to ballistic impact by fragment simulating projectiles,
Comp. Struc, 77, 232-340.
20. Grishanov, S.A., Harwood, R.J., Booth, I. (2006). A method of estimating the
single flax fibre fineness using data from the LaserScan system, Ind. Crops
Prod., 23, 273-287.
21. Munder, F., Furll, C , Hempel, H. (2004). Results of an advanced technology
for decortication of hemp, flax and linseed, Mol. Cryst. Liq. Cryst., 418, 893-
907.
22. Eichhorn, S.J., Young, R.J. (2001). The Young's modulus of a microcrystalline
cellulose, Cellulose, 8, 197-207.
23. deJong, E., van Roekel, G.J., Snijder, M.H.B., Zhang, Y. (1999). Towards
industrial applications of bast fibre pulps, Pulp & Paper Canada, 100, 19-22.
24. Kohler, R., Duck, R., Ausperger, B., Alex, R. (2003). A numeric model for the
kinetics of water vapor sorption on cellulosic reinforcement fibers, Comp.
Interfi, 10, 255-257
25. Gelica, S., Monica, M., Neagoe, D. (2003). Research for the determination of
water absorption in composites - resin and textile fibres, Materiale Plastice,
40, 93-95.
26. Mishra, S., Naik, J.B. (1998). Absorption of steam and water at ambient
temperature in wood polymer composites prepared from agro-waste and
novolac, J. Appl. Polym. Sci., 68, 1417-1421.
27. Mishra, S., Naik, J.B. (1998). Absorption of water at ambient temperature and
steam in wood-polymer composites prepared from agrowaste and polystyrene,
J. Appl. Polym. Sci., 68, 681-686.
28. D'Orazio, L., Martuscelli, E., Orsello, G., Riva, F., Scala, G., Taglialatela, A.
(2000). Nature, origin and technology of natural fibres of textile artefacts
recovered in the ancient cities around Vesuvius, J. Arch. Sci., 27, 745-754.
29. Hanawalt, K. (2002). Natural fibre extrusion. Plast. Add. Comp., November,
22-25.
30. Leonard, Y.M., Ansell, M.P. (2001). Chemical modification of hemp, sisal,
jute and kapok fibers by alkalization. J. Appl. Polym. Sci., 84, 2222-2234.
31. Institut technique du chanvre (2008). Récupéré de
[Link]
92
microscopy (SEM) and polarized light microscopy (PLM). Ind. Crops Prod.,
24, 181-185.
47. van der Werf, H.M.G., Turunen, L. (2008). The environmental impacts of the
production of hemp and flax textile yarn. Ind. Crops Prod., 27, 1-10.
48. Randall Fortenbery, T., Bennett, M. Opportunities for commercial hemp
production. Rev. Agri. Econ., 26(1), 97-117.
49. Ebskamp, M.J.M. (2002). Engineering flax and hemp for an alternative to
cotton. TRENDS in Biotech., 20(6), 229-230.
50. Nilsson, T., Gustafsson, P.J. (2007). Influence of dislocations and plasticity on
the tensile behaviour of flax and hemp fibres, Composites Part A : Appl. Sci.
Manufi, 38, 1722-1728.
51. Norton, A.J., Bennet, S.J., Hugues, M., Dimmock, J.P.R.E., Wright, D.,
Newman, G. Harris, I.M., Edwards-Jones, G. (2006). Determining the physical
properties of flax fibre for industrial applications : the influence of agronomic
practice, Ann. Appl. Biol, 149, 15-25.
52. Peetla, P., Schenzel, K.C, Dipenbrock, W. (2006). Determination of
mechanical strength properties of hemp fibers using near-infrared Fourier
transform Raman microspectroscopy, Appl. Spec, 60, 682-691.
53. Tserki, V. Matzinos, P., Zafeiropoulos, N.E., Panayiotou, C. (2006).
Development of biodegradable composites with treated and compatibilized
lignocellulosic fibers, J. Appl. Polym. Sci., 100, 4703-4710.
54. Gulati, D. Sain, M. (2006). Surface characteristics of untreated and modified
hemp fibers, Polym. Eng. Sci., 46, 269-273.
55. Thygesen, L.G., Hoffrneyer, P. (2005). Image analysis for the quantification of
dislocation in hemp fibres, Ind. Crops Prod., 21, 173-184.
56. Mankowski, J., (2003). The effect of some agronomic factors on the amount
and quality of homomorphic fibre, Fibres & Text. East. Eur., 11, 20-25.
57. Hobson, R.N., Hepworth, D.G., Bruce, D.M. (2001). Quality of fibre separated
from unretted hemp stems by decortication, J. Agri. Eng. Res., 78, 153-158.
58. Stepanov, G.S. (1998). The genetics of the formation of composite flowers and
gland hairs in main sexual types of hemp, Genetika, 34, 635-643.
59. Le Troëdec, M., Peyratout, C.S., Smith, A., Chotard, T. (2008). Influence of
various chemical treatments on the interactions between hemp fibres and a lime
matric. J. Eur. Ceram. Soc, 29, 1861-1868.
60. Le Troëdec, M., Sedan, D., Peyratout, C , Bonnet, J.P., Smith, A.,
Guinebretierre, R., Gloaguen, V., Krausz, P. (2008). Influence of various
chemical treatments on the composition and structure of hemp fibres.
Composites Part A: Appl. Sci. Manufi, 29, 514-522.
94
61. Garcia-Jaldon, C , Dupeyre, D., Vignon, M.R. (1998). Fibres from semi-retted
hemp bundles by steam explosion treatment. Biomass Bioenergy, 14(3), 251-
260.
62. Pejic, B.M., Kostic, M.M., Skundric, P.D., Praskalo, J.Z. (2008). The effects of
hemicelluloses and lignin removal on water uptake behavior of hemp fibers.
Biores. Tech., 99. 7152-7159.
63. Tserki, V., Zafeiropoulos, N.E., Simon, F., Panayioutou, C. (2005). A study of
the effect of acetylation and propionylation surface treatments on natural
fibres. Composites Part A: Appl. Sci. Manufi, 36, 1110-1118.
64. Sgriccia, N., Hawley, M.C, Misra, M. (2008). Characterization of natural fiber
surface and natural fiber composites. Composites: Part A, 39, 1632-1637.
65. Mwaikambo, L.Y., Ansell, M.P. (1999). The effect of chemical treatment on
the properties of hemp, sisal, jute and kapok for composite reinforcement. Die
Angew. Makromol. Chem., 272, 108-116.
66. Korte, S., Staiger, M.P. (2008). Effect of processing route on the composition
and properties of hemp fibre. (2008). Fibers Polym., 9(5), 593-603.
67. Thomsen, A.B., Thygesen, A., Bohn, V., Nielsen, K.D., Pallesen, B.,
Jorgensen, M.S. (2006). Effects of chemical-physical pre-treatment processes
on hemp fibres for reinforcement of composites and for textiles. Ind. Crops
Prod., 24, 113-118.
68. Vignon, M.R., Garcia-Jaldon, C , Dupeyre, D. (1995). Steam explosion of
woody hemp chenevotte. Int. J. Biol. Macromol., 17(6), 395-404.
69. Mawaikambo, L.Y., Ansell. M.P. (2001). Chemical modification of hemp,
sisal, jute and kapok fibers by alkalization. J. Appl. Polym. Sci., 84, 2222-2234.
70. Qu. L.-J., Zhu, S.-F., Liu, M.-J., Wang, S.-Y. (2005). The mechanism and
technology parameters optimization of alkali-H202 one-bath cooking and
bleaching of hemp. J. Appl. Polym. Sci., 97, 2279-2285.
71. Feng, X.-X., Chen, J.-Y., Zhang, H.-P. (2007). Effect of high temperature
alkali cooking on the constituents, structure and thermal degradation of hemp
fiber. J. Appl. Polym. Sci., 108, 4058-4064.
72. Ouajai, S., Shanks, R.A. (2004). Morphology and structure of hemp fibre after
bioscouring. Macromol. Biosci., 5, 124-134.
73. Kovur, S.K. Schenzel, K, Diepenbrock, W. (2008). Orientation dependent FT
Raman microscpectroscopy on hemp fibers. Macromol. Symp., 265, 205-210.
74. Bismarck, A., Aranberri-Askargorta, I., Springer, J., Lampke, T., Wielage, B.,
Stamboulis, A., Shenderovich. I., Limbach, H.H. (2002). Surface
characterization of flax, hemp and cellulose fibers; surface properties and the
water uptake behavior. Polym. Comp., 23(5), 872-894.
95
75. Westenbroek, A.P.H., van Roekel, G.J., de Jong, E., Weikert, G., Westerterp,
K.R. (1999). Compressibility of hemp bast fibres. Nordic Pulp Paper Res. J.,
14(4), 336-344.
76. Kunanopparat, T., Menut, P., Morel, M.-H., Guilbert, S. (2008). Plasticized
wheat gluten reinforcement with natural fibers : effect of thermal treatment on
the fiber/matrix adhesion. Composites : Part A, 39, 1787-1792.
11. Gulati, D., Sain, M. (2006). Fungal-modification of natural fibers : A novel
method of treating natural fibers for composite reinforcement, J. Polym. Env.,
14, 347-352.
78. Kozlowski, R., Batog, J., Konczewicz, W., Mackiewicz-Talarczyk, M.,
Muzyczek, M., Sedelnik, N., Tanska, B. (2006). Enzymes in bast fibrous plant
processing, Biotech. Lett., 28, 761-765.
79. Sain, M., Panthapulakkal, S. (2006). Bioprocess preparation of wheat straw
fibers and their characterization, Ind. Crops Prod., 23, 1-8.
80. Thielemans, W., Wool, R.P. (2005). Kraft lignin as fiber treatment for natural
fiber-reinforced composites, Polym. Comp., 26, 695-705.
81. Martins, M.A., Kiyohara, P.K., Joekes, I. (2004). Scanning electron
microscopy study of raw and chemically modified sisal fibers, J. Appl. Polym.
Sci., 94, 2333-2340.
82. Aziz, S.H., Ansell, M.P. (2004). The effect of alkalization and fibre alignment
on the mechanical and thermal properties of kenaf and hemp bast fibre
composites: part 2 - cashew nut shell liquid matrix, Comp. Sci. Tech., 64, 1231-
1238.
83. Hepworth, D.G., Hobson, R.N., Bruce, D.M., Farrent, J.W. (2000). The use of
unretted hemp fibre in composite manufacture, Composites Part A : Appl. Sci.
Manufi, 31, 1279-1283.
84. Zuluaga, R., Ramirez, M., Gutierrez, I., Ganan, P. (2004). Biological extraction
of banana fibers from crop waste - influence on fiber properties, lng. Quim.,
26, 23-29.
85. Kirwan, K., Johnson, RM., Jacobs, D.K., Smith, G.F., Shepherd, L., Tucker, N.
(2007). Enhancing properties of dissolution compounded Miscanthus giganteus
reinforced polymer composite systems - Part 1. Improving flexural rigidity,
Ind. Crops Prod., 26, 14-27.
86. Sgriccia, N., Hawley, M.C. (2007). Thermal, morphological, and electrical
characterization of microwave processed natural fiber composites, Comp. Sci.
Tech., 67, 1986-1991.
87. Behzad, T., Sain, M. (2007). Finite element modeling of polymer curing in
natural fiber reinforced composites, Comp. Sci. Tech., 67, 1666-1673.
96
88. Vallejo, M.E., Canigueral, N., Mendez, J.A., Vilaseca, F., Corrales, F., Lopez,
A., Mutje, P. (2006). Benefit from hemp straw as filler/reinforcement for
composite materials, Afinidad, 63, 354-361.
89. Taha, I., Ziegmann, G. (2006). A comparison of mechanical properties of
natural fiber filled biodegradable and polyolefin polymers, J. Comp. Mater.,
40, 1933-1946.
90. Holbery, J., Houston, D. (2006). Natural-fiber-reinforced polymer composites
applications in automotive, J. Mater., 58, 80-86.
91. Facca, A.G., Kortschot, M.T., Yan, N. (2006). Predicting the elastic modulus
of natural fibre reinforced thermoplastics, Composites Part A : Appl. Sci.
Manufi, 37, 1660-1671.
92. Kaczmar, J.W., Pach, J., Kozlowski, R. (2006). Application of natural fibers as
the fillers for polymer composites, Polimery, 51, 722-726.
93. Mussig, J., Schmehl, M., von Buttlar, H.B., Schonfeld, U. Arndt, K. (2006).
Exterior components based on renewable resources produced with SMC
technology - Considering a bus component as example, Ind. Crops Prod., 24,
132-145.
94. Roulson, D., Sain, M., Couturier, M. (2006). Resin transfer molding of hemp
fiber composites : optimization of the process and mechanical properties of the
materials, Comp. Sci. Tech., 66, 895-906.
95. Badri, K.H., Amin, K.A.M., Othman, Z., Manaf, H.A., Khalid, N.K. (2006).
Effect of filler-to-matrix blending ratio on the mechanical strength of palm-
based biocomposites boards, Polym. Int., 55, 190-195.
96. Panthapulakkal, S., Zereshkian, A., Sain, M. (2006). Preparation and
characterization of wheat straw fibers for reinforcing application in injection
moded thermoplastic composites, Biores. Tech., 97, 265-272.
97. Ozturk, S. (2005). The effect of fibre content on the mechanical properties of
hemp and basalt fibre reinforced phenol formaldehyde composites, J. Mater.
Sci., 40, 4585-4592.
98. Bhatnagar, A., Sain, M. (2005). Processing of cellulose nanofiber-reinforced
composites, J. Reinf Plast. Comp., 24, 1259-1268.
99. Steller, R.T. (2005). Rheological behavior of polymer melts with natural fibers,
J. Appl. Polym. Sci., 97, 1401-1409.
100. Mehta, G., Mohanty, A.K., Thayer, K., Misra, M., Drzal, L.T. (2005). Novel
biocomposites sheet molding compounds for low cost housing panel
applications,/. Polym. Env., 13, 169-175.
101. Burgueno, R., Quagliate, M.J., Mohanty, A.K., Mehta, G., Drzal, L.T., Misra,
M. (2005). Hybrid biofiber-based composites for structural cellular plates,
Composites Part A - Appl. Sci. Manufi, 36, 581-593.
97
102. Sain, M., Suhara, P., Law, S., Bouilloux, A. (2005). Interface modification and
mechanical properties of natural fiber-polyolefin composite products, J. Reinf.
Plast. Comp., 24, 121-130.
103. Burgueno, R., Quagliate, M.J., Mohanty, A.K., Mehta, G., Drzal, L.T., Misra,
M. (2005). Hierarchical cellular designs for load-bearing biocomposite beams
and plates, Mater. Sci. Eng. A- Struc. Mater. Prop. Microstruc. Proc, 390,
178-187.
104. Ferreira, J.M., Silva, H., Costa, J.D., Richardson, A. (2005). Stress analysis of
lap joints involving natural fibre reinforced interface layers, Composites Part
B- Eng., 36, 1-7.
105. Romao, C , Vieira, P., Peito, F., Marques, A.T., Esteves, J.L. (2004). single
filament mechanical characterisation of hemp fibre for reinforcing composites
materials, Mol. Cryst. Liq. Cryst., 418, 815-827.
106. Naik, J.B., Mishra, S. (2004). Studies on electrical properties of wood polymer
composites based on agro-waste and novolac, Polym. Plast. Tech. Eng., 1085-
1091.
107. Dweib, M.A., Hu, B., O'Donnell, A., Shenton, H.W., Wool, R.P. (2004). All
natural composite sandwich beams for structural applications, Comp. Struc,
63, 147-157.
108. O'Donnell, A., Dweib, M.A., Wool, R.P. (2004). Natural fiber composites with
plant oil-based resin, Comp. Sci. Tech., 64, 1135-1145.
109. Burgueno, R. Quagliate, M.J., Mohanty, A.K., Mehta, G., Drzal, L.T., Misra,
M. (2004). Load-bearing natural fiber composite cellular beams and panels,
Composites Part A : Appl. Sci. Manufi, 35, 645-656.
110. Mehta, G., Mohanty, A.K., Misra, M., Drzal, L.T. (2004). Biobased resin as a
toughening agent for biocomposites, Green Chem., 6, 254-258.
111. Rouison, D., Sain, M., Couturier, M. (2004). Resin transfer molding of natural
fiber reinforced composites : cure simulation, Comp. Sci. Tech., 64, 629-644.
112. Mishra, S., Naik, J.B., Patil, Y.P. (2004). Studies on swelling properties of
wood/polymer composites based on agro-waste and novolac, Adv. Polym.
Tech., 23, 46-50.
113. Hautala, M., Pasila, A., Pirila, J., (2004). Use of hemp and flax in composite
manufacture : a search for new production methods, Composites Part A- Appl.
Sci. Manufi, 35, 11-16.
114. Wielage, B., Lampke, T., Utschick, H., Soergel, F. (2003). Processing of
natural-fibre reinforced polymers and the resulting, J. Mater. Proc. Tech., 139,
140-146.
115. Pervaiz, M., Sain, M.M. (2003). Sheet-molded polyolefin natural fiber
composites for automotive applications, Macromol. Mater. Eng., 288 553-557.
98
141. Li, Y., Pickering, K.L. (2008). Hemp fibre reinforced composites using
chelator and enzyme treatments. Comp. Sci. Tech., 68, 3293-3298.
142. Bledzki, A.K., Fink, H.-P., Specht, K., (2004). Unidirectional hemp and flax
EP- and PP-composites : influence of defined fiber treatments. J. Appl. Polym.
Sci., 93, 2150-2156.
143. Hargitai, K., Racz, I, Anandjiwala, R. (2006). Development of hemp fibre - PP
nonwoven composites. Macromol. Symp., 239, 201-208.
144. Mechraoui, A., Riedl, B., Rodrigue, D. (2008). Compression moulding of
polypropylene foams and their properties, Cell. Polym., 27, 217-233.
145. Silva, H., Costa, J.D., Ferreira, J.M., Richardson, M. (2004). Residual strength
in adhesive joints with a natural fibber reinforcement interface layer. Mater.
Sci. Forum, 455-456, 472-475.
146. Pickering, K.L., Priest, M., Watts, T., Beckermann, G., Alam, S.N. (2003).
Feasibility study for NZ hemp fibre composites, J. Adv. Mater., 37(3), 15-20.
147. Li, Y., Pickering, K.L., Farrell, R.L. (2009). Determination of interfacial shear
strength of white rot fungi treated hemp fibre reinforced polypropylene. Comp.
Sci. Tech., 69, 1165-1171.
148. Li, Y., Pickering, K.L. (2009). The effect of chelator and white rot fungi
treatments on long hemp fibre-reinforced composites, Comp. Sci. Tech., 69,
1265-1270.
149. Bourmand, A., Baley, C (2009). Rigidity analysis of polypropylene/vegetal
fibre composites after recycling, Polym. Degrad. Stabil, 94, 297-305.
150. Masirek, R., Kulinski, Z., Chionna, D., Piorkowska, E., Pracella, M. (2007).
Composites of poly(L-lactide) with hemp fibers: morphology and thermal and
mechanical properties, J. Appl. Polym. Sci., 105, 255-268.
151. Czigany, T. (2006). Special manufacturing and characteristics of basalt fiber
reinforced hybrid polypropylene composites : Mechanical properties and
acoustic emission study, Comp. Sci. Tech., 66, 3210-3220.
152. Mutje, P., Girones, J., Lopez, A., Llop, M.F., Vilaseca, F. (2006). Hemp
strands : PP composites by injection molding: Effect of low cost physico-
chemical treatments, J. Reinf Plast. Comp., 25, 313-327.
153. Paukszta, D., Borysiak, S. (2005). Structure of isotactic polypropylene in
composites with natural fibres obtained in various processing methods, Fibres
Text. East. Eur., 13, 107-109.
154. Li, H.J., Sain, M.M. (2003). High stiffness natural fiber-reinforced hybrid
polypropylene composites, Polym. Plast. Tech. Eng., 42, 853-862.
155. Mechraoui, A., Riedl, B., Rodrigue, D. (2007). The effect of fibre and coupling
agent content on the mechanical properties of hemp/polypropylene composites,
Comp. Interfi, 14(7-9), 837-848.
101
156. Li, Y., Pickering, K.L., Farrell, R.L. (2009). Analysis of green hemp fibre
reinforced composites using bag retting and white rot fungal treatments,
Industrial Crops & Products, 29, 420-426.
157. Twite-Kabamba, E., Mechraoui, A., Rodrigue, D. (2009). Rheological
properties of polypropylene/hemp fiber composites, Polym. Comp., 30, 1401-
1407.
158. Mutjé, P., Lopez, A., Valejos, M.E., Lopez, J.P., Vilaseca, F. (2005). Full
exploitation of Cannabis sativa as reinforcement/filler of thermoplastic
composite materials, Composites Part A : Appl. Sci. Manufi, 38, 369-377.
159. Naik, J.B., Mishra, S. (2007). Esterification effect of maleic anhydride on
surface and volume resistivity of natural fiber/polystyrene composites, Polym.
Plast. Tech. Eng., 46, 537-540.
160. Naik, J.B., Mishra, S. (2006). The compatibilizing effect of maleic anhydride
on swelling properties of plant-fiber-reinforced polystyrene composites, Polym.
Plast. Tech. Eng., 45, 923-927.
161. Mishra, S., Naik, J.B. (2005). Effect of treatment of maleic anhydride on
mechanical properties of natural fiber: Polystyrene composites, Polym. Plast.
Tech. Eng., 44, 663-675.
162. Vilaseca, F., Lopez, A., Laura, X., Pelach, M.A., Mutje, P. (2004). Hemp
strands as reinforcement of polystyrene composites, Chem. Eng. Res. Des., 82
(all), 1425-1431.
163. Panthapulakkal, S., Sain, M. (2006). Injection-molded short hemp fiber/glass
fiber-reinforced polypropylene hybrid composites - mechanical, water
absorption and thermal properties, J. Appl. Polym. Sci., 103, 2432-2441.
164. Panthapulakkal, S., Sain, M. (2007). Studies on the water absorption properties
of short hemp-glass fiber hybrid polypropylene composites, J. Comp. Mater.,
41(15), 1871-1883.
165. Graupner, N., Herrmann, A.S., Mussig, J. (2009). Natural and man-made
cellulose fibre-reinforced poly(lactic acid) (PLA) composites : An overview
about mechanical characteristics and application areas, Composites Part A, 40,
810-821.
166. Ouajai, S., Shanks, R.A. (2009). Biocomposites of cellulose acetate butyrate
with modified hemp cellulose fibres, Macromol. Mater. Eng., 294, 213-221.
167. Graupner, N. (2009). Improvement of the mechanical properties of
biodegradable hemp fiber reinforced poly(lactic acid) (PLA) composites by the
admixture of man-made cellulose fibers, J. Comp. Mater., 43, 689-702.
168. Lee, G.S. Choi, S.-S., Park, W.H., Cho, D. (2003). Characterization of surface
modified flax fibers and their biocomposites with PHB, Macromol. Symp., 197,
89-99.
102
183. Richardson, M.O.W., Zhang, Z.Y. (2000). Experimental investigation and flow
visualisation of the resin transfer mould filling process for non-woven hemp
reinforced phenolic composites, Composites Part A : Appl. Sci. Manufi, 31,
1303-1310.
184. Riedel, U., Nickel, J. (1999). Natural fibre-reinforced biopolymers as
construction materials - new discoveries, Ang. Makromol. Chem., 272, 34-40.
185. Hepworth, D.G., Bruce, D.M. (2000), The mechanical properties of a
composite manufactured from non-fibrous vegetable tissue and PVA,
Composites Part A- Appl. Sci. Manufi, 31, 283-285.
186. Hu, R., Lim, J.-K. (2007). Fabrication and mechanical properties of completely
biodegradble hemp fiber reinforced polylactic acid composites, J. Comp.
Mater., 41(13), 1655-1669.
187. Lowry, R. (2008). Concepts and Applications of Inferential Statistics, Online
Statistic Textbook, [Link]
188. Yuanjian, T., Isaac, D.H. (2007). Impact and fatigue behaviour of hemp fibre
composites, Comp. Sci. Tech., 67, 3300-3307.
189. Yamamoto, T., Medina, L., Schledjewski, R. (2005). Tensile properties of
natural fibre reinforced thermoset composites, Adv. Comp. Lett., 14(1), 29-34.
104
c Gravity 0950s?cr!r^^^ ^ A S T T T D T S ^ ^ ^
Melt Mass-Flow Rate (MFR) (190-02 16 kg) 12 ç/10mm ASTM D1238
Environmental Stress-Cracking Resistance ASTM D1693
50 C 100% Igepal. F50 6 00 hr
ial Value Unit Test Method
Tensile Strength ASTM 0638
Yield 234 MPa
13 8 MPa
Tensile Elongation ASTM D638
Yield 3.0%
Braak 600%
Flexural Modulus - 2% Secant 807 MPa ASTM D790B
Nominal Value Unrt
Tensile Impact Strength 3 ASTM D1822
Nominal Value Und
Durometer Hardness (Shore D) ASTM D2240
Test Method
DeftëdiênTempèràtùrêÛnder Load
045MPa. Unannealed 561 C
Bhttleness Temperature «-76.1-C ASTM D746
Vicat Softening Temperature 127 "C ASTM 01525
Melting Temperature (DSC) 129-C Internal Method
Peak CrystaHgation Temperature (DSC) 115 X Internal Method
Additional Information
Plaque molded and tested tn accordanœ w * ASTM D4976
Notes
1
These materials have been tested according to Dew's btocompatibnly protocol, wNch ts based on U S P XXIII Class VI guidelines (Test results
relate to resins and not to finished products Manufacturers of mectcal devices, equipment and packaging are responsible for determining the
suitability of resins for their intended use. )
2
Typical properties these are not to be consfrued as specifications
3
Type S
Epolene C-26
Surpass IFs-932-R
107
Epolene® C15
Low Density Polyethylene
WestJake Chemical Corporation
[Link] Prospector
Epolene C15 is a branched low density polyethylene homopdymer with low odor and marjum molecular weight. It is useful as a base polymer for
adhetives and coatings, color concentrate dispersions, and to provide kjbncrry in rubber compounding. Coalings produced with Epolene C15
gajajj high gloss, low moisture vapor transmisaon rates, grease resistance, and good heat seal a '
Commercial: Active
Afhca & Middle East • Europe North America
AsiaPacKk • Latin America South America
Good Heat Seal • High Gloss
Features Good Thermal Stability • Homopotymer
• Low Moisture Vapor Medium Molecular Weight
Grease Resistant
Transmission
Adhesives • Coating Appticalons
Automotive Applications • Color Concentrates Construction Applications
Bulking Materials • Compounding Packaging
Melt Viscosity
190'C 1800mPas
125Ç 8950mPa s
Notes
1
Typical properties: these are not to be consfued as specifications.
1
Molecular weight measured via Gel Permeeton Chromatography (GPC) using polystyrene standards
3
Needle under 100g load for 5s. tenths of mm
Epolene® C26
Low Density Polyethylene
WestJake Chemical Corporation
A I DES Prospector
Epolene C10 isa branched low density polyethylene homopofymer with low odor and medium molecular weight It is useful as a base polymer for
adhesive» and coatings, color concentrate dispersions and to provida kibnaty in rubber compounding. Coatings produced with Epolene C10
exhibit high gloss, low moisture vapor transmission rates, grease resistance, and good heat seal aoaty
Notes
1
Typical properties: these are not to be construed as spécifications.
2
Molecular weight measured via Gel Permeation Chromatography (GPC} using polystyrene standards
3
Needle under 100g load for 5s tenths of mm
SURPASS® IFs932R
Linear Low Density Polyethylene afllDES Prospector
NOVA Chemicals
Specific Gravity
Melt MassFlow Rate (MFR) ( 19Q'C/2. 16 kg)
Notes
1
Typtcai properties these are not to be construed as soeaficabons
2
50mm/min
fall
Copy»** • » « DCS T*eM M . * * • • I M H S M M H i 30ÏT4MB271HH
Tt» m+grmmi USSjaflontwa « h a r t aaa ■ M E M b» (OE S ftan tha producer of tie mat
i a « a Howfjew. M a n w » M p a H l fcr the data aajaaj and keonpty ancottraga* thai upon I
110
Figure A.4 : De gauche à droite et de haut en bas: Granule des composites à 10% en
concentration des fibres la, lb, lc, 2, 3, 4, 5, 6a, 6b, 6c, 7, 8, 9, 10 et 11.
112
Figure A.5 : De gauche à droite: Granule des composites à 0% en concentration des fibres
12a, 12b et 12c.
Figure A.6 : De gauche à droite: Granule d'agent couplant Dupont WPC-576 et Epolene
C-26.
113
Figure A.7 : De gauche à droite et de haut en bas: Granule des composites à 20% en
concentration des fibres la, lb, lc, 2, 3, 4, 5, 6a, 6b, 6c, 7, 8, 9, 10 et 11.
114
Figure A.8 : De gauche à droite et de haut en bas: Granule des composites à 20% en
concentration des fibres la, lb, lc, 2, 3, 4, 5, 6a, 6b, 6c, 7, 8, 9, 10 et 11.
115
Fibre 1
Fibre 6
Fibre 2
Fibre 7
Fibre 3
Fibre 8
— — Fibre 4
Fibre 9
— — Fibre 5
Fibre 10
5? 3 r Fibre 1
0) -
(A 2,5 -
ro .
E -
ro Fibre 6
2
a> -
■o
1,5 -
> .
■_ -
o 1 -
0,5
0
200 400 600
Temperature (°C)
£ 3
Fibre 2
0)
(A
tf) 2,5 -
ro ^
E -
ro 2
0) Fibre 7
TJ
1,5
>
i_
OJ 1
Q
0,5
0
200 400 600
Temperature (°C)
Figure A. 15 : Figure de la dérivée de la perte de masse en fonction de la température pour
les fibres 2 et 7.
g
^5 3
Fibre 3
OJ
(A
(A 2,5
ro
E
J2 2 -
O) - Fibre 8
TJ
1,5
>
*c
0
-
■
Q 1
0,5
0
200 400 600
Temperature (°C)
Figure A. 16 : Figure de la dérivée de la perte de masse en fonction de la température pour
les fibres 3 et 8.
119
O
o
a* 3 — — Fibre 4
(U
(A
(A 2,5
ro
E
ro 2
■ Fibre 9
a>
TJ
1,5
>
a.
0)
1
a
0,5
0
200 400 600
Temperature (°C)
Figure A.17: Figure de la dérivée de la perte de masse en fonction de la température pour
fibres 4 et 9.
O
o
^5 3 - Fibre 1
9 -
(A
(A 2,5 -
ro
E
ro 2 ■Fibre 10
a>
TJ 1,5
>
i_
9
1
a
0,5
0
200 400 600
Temperature (°C)
Figure A.18 : Figure de la dérivée de la perte de masse en fonction de la température pour
les fibres 1 et 10.
120
Figure A.19 : De gauche à droite: Photographie des cassures des composites à une
concentration de 0% en fibre 12a, 12b et 12c.
121
Figure A.20 : De gauche à droite: Photographie des cassures des composites à une
concentration de 10% en fibre la, lb, lc, 2, 3, 4, 5, 6a, 6b, 6c, 7, 8, 9, 10 et 11.
122
Figure A.21 : De gauche à droite: Photographie des cassures des composites à une
concentration de 20% en fibre la, lb, lc, 2, 3, 4, 5, 6a, 6b, 6c, 7, 8, 9, 10 et 11.
123
Figure A.22 : De gauche à droite: Photographie des cassures des composites à une
concentration de 40% en fibre la, lb, lc, 2, 3, 4, 5, 6a, 6b, 6c, 7, 8, 9, 10 et 11.
fN 9
£
3 3
a
3 a
3
CM O r^ LO N CM ■» o 01 CO CO o
re LO CM o •» r r
re L0 CM o n CM r
rce 0^
rce o^
0 0
s
re +i H +H ■H ■H ■H re ■H ■n H •H •HH
Ë h CM CM r Ë co LO
LO 01
S CN
LO
S CM
CM
O
r* •» S CM
•*
c
CM"
CN
CN
LO §3
0 • 0 a
tt re tt re
ro EX ■S LO CD O) CO !5 £X
r
a CJ O
"
r O CJ r
i
CM
O
LO
r
< so
T—
O
T
sf
T
E ItJ re
E co
n Q
S 5 ?
c ac
H H +1 •H H H ■H ■H •H ■H
■H ■H
2
10
O
LO
CO
co
m CO
CO
CO
co
0)
O
c
0
r
CD
N
CO
1" LO
LO
CJ uc *~
T r T
~
T
o •* 01
LO
r 00
en o
0
O
LO s •> <t
t T
~
00
t
0 CO
co
CM 5 S CO
CM 8
t/J
3
•o
0
1
H
f
m
•H
S
+i
CM
sf
H
01
r
+1
r
C)
H
r
00
CJ
3
TJ
0
S
i ■H
O
4H
l
■H
0)
oo
■H •H
CN
■H
e
« Ï
ir fN S CM
co T CO ro CM
CO CO CN
CO
C0
3 oo LO H 00 r^ 01
oo
oq
S CJ
8
(N L0 CN L0 L0
Gf X
L
c
(N rH CM H rN d
X
s rN H rH H H
'S oo
i 1 rs +l H
00
+1
L0
H
IN
+i
r^
H
00 00
_ÇJ
■Ji
i +1
oo
H
1
+1
LO
H
m
+1
r>
■H
<ï
_o r HJ
2
1 3 rH
C0
rH 3 rH S IN
rH
UO
rH
n
CM
H
H
LO
r^
o'
a
IH IN
o CJ
CJ 00 m m L0 r v r n tu rv
<* CO
* m ro
.4) >
ea
8 O O o o o o" > 8 o o" O d o d
c
C/3
on
CJ
tt
15
î 1 +1 H +i +i +i ■H
tt
ro
+1
o
H
r^
+1 H +i +1
4—i
ôô £ HOL35» ai
L0
C) Sm rN r~
LO
L0
<ct
f^
m 'ôô a
■3!
■o
Je
rH
m
L0
L0
L0
LO 88
<? m m m <* ri O £ ro m co"
o «*■
• »i
sr <J m m m r H n
m Or H (M CN
m rH
00
IN S <T
CM
L0
rH (N
ai
H
a
o
o
o
00 B
n C) n C) O
o d O d o d
O
CJ
0
0)
n o
o o"
O
O
O o
d o d
O
CJ n +1 H +1 H +i ■H 00 h. 1 +i H +1 H +1 H
CJ e
a 3
O
s
•|5
en
in
rH
Sm S
rH
LO
rN rH
LO
(N
rN
rH
rN 3
O
c
■UJ S
rH
LO
rH
m
LO
(N
5
rH
CJ1 H
cn L0
r^ ( N
00 C
O O' O O o O
Q.
O O o O O O
oo
ro r_ co
00
u
3
O
01
o
r
O
CO
o r
o CJ
3
co
o
O
v
o o o o o
3 s L0
O S
CT" c
c 0 o o o 0
</) 2* 3
O O O
co
O
"3 0
X T3
CO
Q. +1 ■H +1 H +1 •H
0
X
g ai 0
3
13 Q. H ■H ■H ■H •H ■H
a 01 0
a u. S
CJ
LL S O 3
CO
r^ ST S CO
LO u cri S
CO
CO o
CO
C0 8
CJ
"" r
•" o ~ •" CJ O
3
c/> oo «
3
CO N
C)
LO CM
r
O (D oo
0
J
n
(M
01
CN
TT in CO
IM
■<»
CJ
* l cr o
o 8
O
8
O ^
8
CJ
g U
8
O
O J=j
O
8
Cl
CJ o O
CJ n
•c 13
o o o o co o •c h
3
1 n O n o n o
c R C S
3 o 0
> i
+1 ■H +1
o
■H H H
o
0
> i H
n
H
s
HH
(1)
•H
ai
H •H
%
M io 1
■ï
co § 0)
LO
CO
ai
T—
CD
CO
sU)II)
ai
LO
CN O
CM CM
oo oo
O T— O O r
re o o o o o r"
Sre
CJ CJ
T3
S
3 v 3 u
3 rt 3
_o _ÇJ
H .er £
x> s ao
X
CT!
f
'
e
B Ji
6
O
8 o
■f
O O
CM S
H
a
j! s o o o
r CM §
$ r j ^ m ^
x
c
3
rt a 3
rt
_o A
e co co co C0 00 <D
_o
D CN CM CM 1 r^ S
s X
IL
Xi
rt
IL
rt f
H
LT,
s e
3
2
a a
3 3
L. r CM 01 CN LO q LO o q q CN CM co q o o LO rv 01
s
■H
■re
re 4H
«■
H ■H ■H •H H ■H +1 ■H H •H ■H ■H •H + +i H ■H H f' •H
2 co CM « q 00 CO Ë c r m
S
LO
01 CO O CO co 01 CM rv m ai
LO" s* ■»" d d d
CM CM d d co" d 8 CM <*" d d a
co o
r
f
Sd d
c
0 0 0 0
tt re
E tt re
t
<* a q q o o 2
CJ
LC
re M
ro
LO
o" d
CO
d d
CM
CM CM" CN CM'
CO
d d r d
co
CM' d
h x N
CJ
0)
T
CM
C)
L0
O
CM
CO
m
r
E CO re ro
E
X S
c
1 ai
c
Q
5
L© ■H ■H ■H •H ■H ■H +1 •H T ■H M ■H +! •H U ■H + H +1 ■H •H H H
H
CT5
vO ic LO"
co
S
01
d
r
•*' ro
01
CO
en
q L0
d
CM q 0)
d d
LO Ol
r."
co r
d
m
CM"
CO
d i0
O
s
r
oo
O
t
CO
01
rv
01
CD
CO
r r r r CM r
0 r r uc
o
X
CO
T=
CM 8 £ S rv
sr S co
rv
L0
CO
CD
co
O
CO
CD
co
CO
CM
m
co S in
co
co
co
CD
5 co S CD
CD s tî
3
O 3 co
■H
i
■H ■n ■H ■H ■H ■H
1
•H +1 +1 •H +1 +i ■H +i ■H +1 +1 +1 H H +1 H
TJ XJ
0 0
i§
01 rv co LO N IV OO | v 01
S
CM
a S
cô 8 CM
CO S co
LO in
r
CO
O
CO î 01
CO
01
co
T—
t
CO
5 S
CO
r
• f
in
8 co
T
oo oo
91
LO ro 00 rv LO q rH q rH rv O ri q CM 01 r o 8
%r ro en ■et rv VT
0 d d H rH d ro" IN CM rN H" IN IN rt (N ro" o" rt" u .H rH o rH ^H rH
X c X c
re
•X
oo ti
1 l +1 H +1 H
r»
+1
CO
H
rH
+1
<o
•H
LD
H
rN
•H
01
+I
rN
■H
00
+1
00
■H H
rt <*
H +i
a*
■H
01
ÎHC
00 '3i 1 +1 H
rH LO
+i H
rH
+1
L0
H
co rt" rt
01
<D rv CTl LO
d JU rH
2 d Ol 01 2 ro"
s IN
2 rH 2 co"
IN
(N
S 2 d (N
rH
IN
rH
d v>"
rH
CJ
r^ CM rH ri rH
o rt
CJ CJ LO ■Lf (N t LO ro
>
0)
o
(N ro ro rN LO
o c
t
o
tl
rv
8
LO
rH
O
o
rH
O
rv
rt
O
(N
(N
O
d d d d o" d d d d d d d o" d
8
LD
ro
O
rv
(N
O
ro
O
LD
IN
O
rN
rN
O S
IN
O
3 rt rt
o S ro
o
IN
rH
O
o" d
S E ai
rv
rH
n
rt
TH
o
rv
rH
O
00
rH
n
n d n d n d
fv
rH
O
IN
(N
C)
o"
d o
CJ
oo
L.
0)
1 +1 ■H +i H +1 ■H +1 ■H +i HH +l HH +1 H +1 ■H +1 H CJ 0
c
~l +i ■H +i
^ +i M
c o
_CJ
L
•111
rH
(N
LO
IN
rN
rN
rv
ro
en
LO
oo
rN
rN
00 8
en
ro
rN L0
ro
m
rv 8 o ro
rv
en
UO
oo
3
CJ
'LU
00
IN
rH 2 m
rH
TH
<
•H
(N
CM
rH
S
rH
rH rH ri rN rH ri rN rN rH rH rH CM rN
3 rH
O d d d
O d d d d d d o" d d d o" d o" rt o" d d d C
O O O
c in co o
d
fv r*
oo co CM O CN Iv CN
oo co N 01
CJ c o o
LO
O o r
CO
o S o o O
LO
O
r
o
CO
r
LO
O
CJ
3 c t)
O
ro
r
n
r
o
O
O
U
O
T
n
3 0 o o O o o
o o o O O o o o O o o
0 3
o o O" 0 3 co
CT CD
X Q. ri ■H +1 H +1 H
'E X •D
a. +1 •H •H ■H ■H +1 +! ■H +1 •K +1 •H ■H ■H +1 ■ « H M
'E ai
& ai 0
rt S |v ro r
8
T
s
LL
o LL S co CM
5
CO m
q
IV CM O
q m q q
rv CO
t: o Ol CD
o fv
CJ
E
co
o" ° 01
d 1
m
r
in
r
01
d d d
0)
T T CJ O
*
* ■
w r T
00 ai CM LO 0) CD | v co co o 01 eo co oo e T CO |v ai •rt C0
CN CO 3 C) r IM T
CJ 3 CM co T o CM T CM cô CM CM co CJ
8
CM
çr CJ
8 oo 8 oO 8 oo 8 8
O U
H—»
CJ cr
O
O 8
o
o 8 o
o 8
o
o
o
o
o
o 8 H—I
CJ
O
o
O O
o
•c Ë d d d d d
d d d d d d d d d d d d d "C Ê
3
"1
C
co O co n
G.
CL
O 3
HH •H +i ■H +i ■H +i ■H +i ■H +i •H +i ■H +i ■ « ■H •ti O
0
> £ ,_ +1 •H ■H H +1 H
1 CD 00
8 1
ai
i
CD
m 8
CO CM r s
?! ai
en
CO
ro
01
m fv
T
LO
L0
1
co co r lO
oo
t
CM
S co o CM m m CO
CD CM CM oo in T
q q q q q q q q rT o
o T o W
Sre
o r CJ
CJ
a
3
I q
o
3 «
rt re8 rt 3
_CJ 3 JL) cr a»
S
1 .2"
'in
a
£.
.0
c
o o o
r 8 o
CM 8 <* So O O
r
o o o
r CM 8 o
CM §
o
§
X
rt
S c o
8 o
1
o
r
o
CM §
E 1 » " ■ «
c
13
H 55
S? LT>
3 3 a
rt S 0 rt
_CJ
ce 0 co n o ro II u
S CD £ ro
CD S 0
LO S ^3
CD £ JÇJ A
LL
^ ^ ^f 01 0) ai
X LL
X
rt rt
E H
S ?
3 3
a a
3
3
m rv
tf •tf cn CO 0) tf O
re co O O CO r o re CM T r
•re re
c os c oN
0 0
■s
re re
•H •M H M ■H •H E H H H
CD
CN ro o CO
rv £ CO O
â
CJ
CN ai tf 8 f
S
01
CN 8 d
c c
0 e 0 0
tt re tt re
5 £ E
r X rv r r~ ■tf Iv co r x m tf tf
rs o t r O O T
ro o o o
£ CO
E n"
n
ii ? S 5
c c
H ■H ■H ■H ■H ■H ro H H ■H
2 i
r CD 00 0) ai L0 ai c r CO m
0 |v eo CD iv en tf 0 IV N CD
* ■ "
o u *"
T
r~ ai O
CN
co
CN
^ S N
CM 5 CD
0
*~ * tf 0 CD
O 3
XI
0 ï ■H ■H
rv en
■H ■H ■H
en
■H 3
T!
0
Q.
i:
H ■H •H
1
CO 01 LO O
O IN ai S
à 8 tf
CN CO
en CO
9 tf CO LO
oo O ai CO o rN 01 rv rH O
CJ
LH
8 IN rH rH rH rH d
0
0 rH CM' IN
CJ
X c c
i
Ui
H ■H H ■H H ■H +1 ■H +1
'X î fl s£
oo rH LO Ul
rv m CN
c 'iri
i en (N en
— 1
■41
n <T (N IN
JO •» rH d rsl
ir rH rH rH rH
LL rH rH rH
CJ
CJ 01 rv LA IN tf vf rH CJ (C UO rv L0
> 0
IN
o d O d O d eu O
d d d
c >
C
tt
1 1 co
oo +i H H H +1 •H re +1 ■H +1
Cél A4
O eo
a 'in rv m •tf rH
8 eu roa '51 Je
SS§
LJ
£ ■0 (N rv ro r H q E Lf
•m —
'ÔÔ Lt ro m IN ro rsT IN* ro m ro
O
m tf m ro LO IN o
O. rH rv in
Q. rN I N r H r H rH rH (N rN
E ai
O O O O O O y n S O
O O o d o d O (t o d O
o L
o H ■H +1 ■H +1 ■H •y. i +i ■H +1
CJ ai
c m LA rH tf cn rv JJ c IN m
oo
3
CJ
O
rsi
rH
00
rH
U)
rH
IN
rH
rH
rH
5 L.
3
■LU m
TH g L0
rH
O d O d O o' O O O O
O.
oo r |v ai
CJ S LO O S o g 00 o 8 m
01
3 c ai n O n O n o H
c 0 o d o
0 3 co
çr X XI £ ■H ■H H ■H ■H ■H ri.0
3
XI £ ■H H •H
U V) | v tf .ac? u
x! 0 13
'E LL E
co S s S •tf
r
00
2 m
co
CO
0)
CJ T
CJ o <U d *~
OO
0 co cn en «t in T E ai co
Cl
fv
r
a
Ifl
o * (N
CN IM
CJ ÇJ o o eu u O
LJ o o n 8 o 8 8 8 O
CJ
£ n o o o o o NU £ n o r>
'C 'C S
c 0 •H •H H •H H H 0 •H •H •H
o >
Cl
à
ro 2 in
i
CM S LO CN r
tf
co
O
en
CO
O
CN
c >
N 1 in
o
oo
o
o
m
S
o s r O O t—
r/3
eu ?re
o
r T
o
r
T3
3 8 3 o
rt 3 rt 3
<U 0" 9 .2* il
eu
X o o
rt 8 ■sl
O O
CN § X M g O
8
O
tf
E Hrt = u
■o
NO * t^
<
3 S in LO LO
O O o
3
rt £
_CJ r r r
r
eu
X IL U.
rt X
E ca
H