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Economie Monetaire

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ECONOMIE MONETAIRE

Dr. Akrassi Kouamé


evrardakrassi@[Link]
Introduction
▪ Définitions de la monnaie

Monnaie = moyen de paiement accepté par tous au sein


d’un espace géographique donné et qui est utilisé pour
effectuer des transactions sur biens et services, ou pour
régler définitivement des dettes issues de l’échange.
Introduction
▪ Définitions de la monnaie

Selon Aristode, « La monnaie est un bien qui est à la fois


moyen de paiement, unité de compte et réserve de valeur ».
Introduction

▪ Définitions de la monnaie

Selon Raymond Barre, «La monnaie est un bien d'échange


généralement accepté au sein d'une communauté de paiement».
Introduction
▪ Définitions de la monnaie

André Chaîneau « La monnaie est constituée par l’ensemble


des moyens de paiement c’est-à-dire l’ensemble des actifs
acceptés partout, par tous et en tout temps pour les
règlements des dettes issues de l’échange ».
Introduction

▪ Synthèse définitions de la monnaie

La monnaie est un bien économique.


Son utilité et sa rareté lui confèrent de la valeur.
Introduction
▪ Synthèse définitions de la monnaie

C’est un bien qui émerge des échanges par le biais de la coutume


ou de la loi. Elle privilégie aussi son détenteur car elle ouvre la
possibilité de choix.

« Avec la monnaie, on acquiert de l’indéterminé » Emile JAMES.


Introduction

• Objectif général
Ce cours vise à présenter les bases de l’économie monétaire. Il
détaille le rôle de la monnaie, les théories de demande de
monnaies et les mécanismes de création monétaire.
Introduction
• Objectifs spécifiques
- Se familiariser avec les concepts de monnaie, monnaie au
sens large, base monétaire et monnaie bancaire, marché
monétaire
- Comprendre les interactions entre les sphères réelles et
financières de l'économie
Introduction

• Objectifs spécifiques
- Mobiliser des outils théoriques simples et pratiques
d’analyse de la demande de monnaie.
- Comprendre les fondements de la politique monétaire,
- Discuter les conditions d’efficacité de la politique
monétaire.
Sommaire
• Partie 1 : Notion de monnaie
(Définition, formes, fonctions et agrégats monétaires)

• Partie 2 : Demande de monnaie


(Approches classique, keynésienne et contemporaine)

• Partie 3 : Création monétaire et offre de monnaie


(Aperçu du système financier, Processus de création)
Partie 1 : NOTION DE MONNAIE

• Différentes formes de monnaie

• Fonctions de la monnaie

• Agrégats monétaires
Chapitre 1 : Formes de monnaie
- Monnaie marchandise;

- Monnaie métallique;

- Monnaie fiduciaire;

- Monnaie scripturale;

- Monnaie électronique.
Chapitre 2 : Fonctions de la monnaie

• Intermédiaire d’échanges;

• Unité de compte;

• Réserve de valeur.
Chapitre 3 : Agrégats monétaires et Masse
Monétaire (MM)
1. Définition de la masse monétaire (MM)

• MM = Ensemble des moyens de paiement qui circulent dans


un pays à un moment donné (monnaie en circulation);
• MM = Total des moyens de paiements émis par le système
bancaire + total des encaisses détenues par les particuliers, les
entreprises ou les administrations.
Chapitre 3 : Agrégats monétaires et Masse
Monétaire (MM)
2. Définition Agrégats monétaires

• Agrégat monétaire = mesure comptable de la monnaie en


circulation;
•Agrégats monétaires = indicateurs statistiques qui regroupent
dans des ensembles homogènes les moyens de paiement
détenus par les agents sur le territoire national.
Chapitre 3 : Agrégats monétaires et Masse
Monétaire (MM)
2. Définition Agrégats monétaires

•Pour comptabiliser la masse monétaire sont construits des


agrégats emboîtés, du plus liquide au moins liquide.

•On distingue trois (3) principaux agrégats : M1, M2, M3.


Chapitre 3 : Agrégats monétaires et Masse
Monétaire (MM)
2. Agrégats monétaires

M1

M2

M3
Chapitre 3 : Agrégats monétaires et Masse
Monétaire (MM)
Chapitre 3 : Agrégats monétaires et Masse
Monétaire (MM)
Chapitre 3 : Agrégats monétaires et Masse
Monétaire (MM)
Chapitre 3 : Agrégats monétaires et Masse
Monétaire (MM)
▪ Notions Epargne liquide et Placement liquide

M3 = M2 + Epargne à court terme (ELCT)

M3 = M1 + Placement à court terme (PLCT)

D’où PLCT = DQM + ELCT


Chapitre 3 : Agrégats monétaires et Masse
Monétaire (MM)
L’intérêt principal de ces agrégats est de « résumer » en quelque
sorte une information complexe et d’attirer l’attention des
responsables publics (ou de l’opinion publique) sur les évolutions
dangereuses (inflation) ou au contraire satisfaisantes (croissance)
des comportements des agents économiques.
Chapitre 3 : Agrégats monétaires et Masse
Monétaire (MM)
Il s’agit donc de mesurer afin de prédire un niveau d’activité donné qui
correspondrait à un certain niveau de monnaie en circulation.

Si ce niveau augmente régulièrement, c’est sans doute qu’il existe un certain


équilibre dans les comportements des agents économiques.

S’il y’a un déséquilibre entre quantité de monnaie et activité économique, il faut


réagir contre les comportements qui pourraient accentuer ces déséquilibres
économiques dangereux (inflation).
Chapitre 3 : Agrégats monétaires et Masse
Monétaire (MM)

▪ Base monétaire (BM)

Nouvel agrégat publié par la Banque centrale

BM = Monnaie fiduciaire (MF) + Réserves (R)


Chapitre 3 : Agrégats monétaires et Masse
Monétaire (MM)
▪ Taux de liquidité de l’économie (TLE)

On définit la liquidité de l’économie comme le total des encaisses des


ménages et des entreprises non financières (Agrégats M3).

- Une économie très liquide conduit à des tensions inflationnistes ;

- Au contraire, une économie qui manque de liquidité conduit à des


tensions déflationnistes.
Chapitre 3 : Agrégats monétaires et Masse
Monétaire (MM)
▪ Taux de liquidité de l’économie (TLE)

TLE = rapport entre le total des encaisses détenues par les agents non
financiers et une grandeur représentative du niveau de l’activité éco.

TLE = M1/PIB ou M2/PIB ou M3/PIB.


Chapitre 3 : Agrégats monétaires et Masse
Monétaire (MM)
▪ Notion de circulation de la monnaie

L’étude de la masse monétaire pour être complète, doit inclure celle


de la circulation de la monnaie. La monnaie n’a d’importance dans
l’économie que parce qu’elle facilite les échanges en circulation.
Chapitre 3 : Agrégats monétaires et Masse
Monétaire (MM)
▪ Notion de circulation de la monnaie

La monnaie circule quand elle change de détenteur ou quand elle passe d’une
encaisse à une autre. La circulation, c’est donc le nombre de changements de mains
que subissent les unités monétaires pendant une période de temps donnée.

Il est donc nécessaire de connaitre sa vitesse de circulation afin d’analyser et de


prévoir son incidence sur le « moteur » de l’économie.
Partie 2 : DEMANDE DE MONNAIE

Pourquoi la monnaie, en tant que bien


économique, fait-elle l’objet d’une demande
spéciale par les agents économiques non
financiers (entreprises, ménages)?
Partie 2 : DEMANDE DE MONNAIE

La recherche de la solution à cette question


nous conduira à analyser les théories de
demande de monnaie. Les développements
théoriques relatifs à cette question ne font pas
l’unanimité chez les économistes.
Partie 2 : DEMANDE DE MONNAIE

Trois grandes approches de la demande de monnaie :

• Analyse Classique : caractère transactionnel de la monnaie.

• Analyse keynésienne : notion de préférence pour la liquidité.

• Approche contemporaine : approfondissements de l’analyse


keynésienne (Baumol et Tobin) et théorie friedmanienne.
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie
L’idée de départ est que les agents détiennent de la
monnaie pour acheter des biens ou des services. Plus on
aura des besoins de transaction, plus on va détenir de la
monnaie en quantité. C’est la logique de la théorie
quantitative.
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie

La quantité de monnaie présente dans l’économie est


étroitement liée au nombre d’unités monétaires
échangées dans le cadre des transactions.
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie

1. Théorie quantitative de la monnaie

La théorie quantitative de la monnaie est l’approche


la plus ancienne de la demande de monnaie.
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie
Origines de la théorie
Au départ, la théorie quantitative n’est pas une théorie de la
demande de monnaie. Les origines de cette théorie remontent
au XVIème siècle avec l’apparition de vrais problèmes
monétaires.
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie
Origines de la théorie

La théorie trouve l’un de ses plus anciens fondements avec


Jean Bodin, mercantiliste français (XVIè siècle) qui
énonce que la hausse du niveau général des prix s'explique
par un gonflement de la masse monétaire.
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie
Origines de la théorie

La thèse est ensuite reprise par les classiques David


Ricardo et John Stuart Mill sous l'appellation de
"théorie dichotomique" ou "dichotomique classique"

(la monnaie n’est qu’un voile).


Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie
Origines de la théorie

Les néoclassiques Fisher et Pigou enrichissent la théorie


quantitative de la monnaie. Irving Fisher, dans Le
pouvoir d'achat de la monnaie (1911), énonce l'équation
de la théorie telle qu’elle est appréhendée aujourd’hui.
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie
Formulation mathématique

Fonction de demande de monnaie (Md) = fonction


croissante du niveau d’activité de l’économie i.e. du niveau
général des prix (P) et du volume de transaction (T).
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie
Formulation mathématique

Fonction de demande de monnaie (Md) = fonction


décroissante de la vitesse de circulation de la
monnaie (V).
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie

Formulation mathématique

La formule de cette fonction s’écrit comme suit:

Md= P.T/ V
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie
Formulation mathématique

A l’équilibre sur le marché monétaire, Mo = Md

Ou encore Mo = Md = P.T/ V

Mo.V = P.T.
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie
Application : Supposons une économie qui produit un seul
bien, le pain. Au cours d’une année, 100 pains sont vendus au
prix de 150 Francs CFA l’unité. La masse monétaire s’établit
à 7500 Francs CFA. Calculer la valeur totale des transactions.
Donner la valeur de la vitesse de la monnaie. Interprétez !
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie
Réponse

La valeur totale des transactions (PT) est égale à (150


FCFA/pain) x (100 pains/année).

Donc PT = 15000 FCFA/année. Ainsi V = (PT/M) = (15000


FCFA/année) /7500 FCFA = 2 fois/an.
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie
Interprétation

Pour qu’une valeur annuelle de transactions de 15000 FCFA


puisse se réaliser chaque année, il faut que chaque Franc CFA
change (en moyenne) 2 fois de propriétaire par an.
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie

Telle que présentée, l’équation quantitative de la


monnaie que nous venons de la présenter est toujours
vérifiée, c’est une identité. Elle exprime une tautologie.
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie
En pratique, il est difficile de mesurer le volume des
transactions (T). Pour résoudre ce problème, il est approximé
par le revenu (Y) étant donné que ces deux variables sont
intimement liées. Plus le revenu est élevé, plus le volume des
transactions est élevé et vice versa.
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie

L’équation quantitative de la monnaie devient alors :

MV = PY

où Y est mesuré par le PIB réel.

V = PY/M
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie

Ainsi, toute augmentation de la quantité de


monnaie offerte (Mo) entraîne une augmentation
des prix (P).
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie
Enjeux : Les variations de la masse monétaire se
répercutent entièrement sur le niveau des prix. Donc le
taux de croissance du niveau des prix est égal à celui de la
masse monétaire. L'inflation est ainsi un phénomène
strictement monétaire.
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie
Eriger l’équation quantitative en théorie nécessite la prise en
compte de trois hypothèses :

• l’offre de monnaie (M) est exogène ;

• la vitesse de circulation (V) de la monnaie est constante ;

• le volume de production (T) est donnée.


Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie
Si V=cste et T=cste et en posant a=V/T alors MV=PT peut se
réécrire comme suit : P = aM.

Le niveau général des prix (P) est proportionnel à la masse


monétaire (M) et la causalité va de M vers P.
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie

2. Approf. néoclassiques (Marshall et Pigou)

La formulation de la théorie quantitative de la


monnaie de Marshall et Pigou est encore appelée
équation de Cambridge.
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie

Contributions de Marshall et Pigou

Transformation de l’équation de Fisher (MV=PT) en une


fonction de demande de monnaie liée au revenu :

M/P = k.Y
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie

Contributions de Marshall et Pigou

Avec cette formulation, on obtient une demande


d’encaisse réelle de la part des agents économiques.
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie
Synthèse

Sujet central = montrer que la quantité de monnaie en


circulation varie avec le niveau général des prix avec des
hypothèses bien déterminées. Or, ces hypothèses sont
relativement discutables et peu vérifiées.
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie

Synthèse

Cette théorie est une des premières explications de


l’inflation et c’est pour cela qu’elle a une portée non
négligeable.
Chapitre 4 : Analyse classique de la demande
de monnaie
Critiques (Keynes)

• La demande de monnaie obéit à trois types de motivations.

•La neutralité de la monnaie revient à considérer que les


agents, à court terme comme à long terme, font une
évaluation précise du prix de la monnaie (taux d’intérêt).
Chapitre 5 : Approche keynésienne de la
demande de monnaie
Keynes considère que la théorie quantitative est valable,
qu’elle va s’appliquer, mais dans une situation particulière, le
plein emploi.

En situation de sous-emploi, un mécanisme quantitativiste ne


s’applique pas et les ajustements économiques vont se faire
par les quantités et non par les prix.
Chapitre 5 : Approche keynésienne de la
demande de monnaie
Par ailleurs, Keynes considère que la fonction de demande de
la monnaie en terme réel chez les classiques reste incomplète.

Le taux d’intérêt nominal est un autre déterminant de la


demande de monnaie en terme réel.
Chapitre 5 : Approche keynésienne de la
demande de monnaie
Keynes distingue trois motifs de détention de
la monnaie :

✓ motif de transaction ;

✓ motif de précaution ;

✓ motif de spéculation.
Chapitre 5 : Approche keynésienne de la
demande de monnaie
Il existe donc deux types d’encaisses :

• actives (encaisses de transaction);

• oisives ou thésaurisées (encaisses de précaution ou de


spéculation).
Chapitre 5 : Approche keynésienne de la
demande de monnaie
1. Motif de transactions

La monnaie est détenue comme une encaisse disponible à tout


moment pour effectuer, sans coût de transformation, des
transactions.

Cette demande de monnaie dépend essentiellement du niveau


d’activité (et donc du revenu global Y) et des habitudes de paiement.
Chapitre 5 : Approche keynésienne de la
demande de monnaie

Plus le revenu est élevé, plus le volume des transactions à


effectuer est élevé, plus la demande d’encaisses monétaires
pour assurer ce volume de transaction est élevé.
Chapitre 5 : Approche keynésienne de la
demande de monnaie

Donc la demande de monnaie pour motif de transaction est


une fonction croissante du revenu.

Mt = M1(Y) avec M1’(Y) > 0


Chapitre 5 : Approche keynésienne de la
demande de monnaie
Demande de monnaie transactionnelle
Chapitre 5 : Approche keynésienne de la
demande de monnaie
2. Motif de précaution

La monnaie peut être détenue en vue de faire face à


des dépenses futures imprévisibles.

Ce motif n’aurait pas existé si les flux des dépenses


futures étaient prévus de manière certaine.
Chapitre 5 : Approche keynésienne de la
demande de monnaie
Ainsi, pour un degré d’incertitude donné sur les revenus
et les dépenses et pour un degré de confiance donné dans
les prévisions relatives à l’avenir, la demande de monnaie
de précaution est fonction du revenu :

Mp = M1(Y) avec M1’(Y) > 0


Chapitre 5 : Approche keynésienne de la
demande de monnaie
3. Motif de spéculation

Les agents économiques détiennent de la monnaie comme une


alternative à la détention d’actifs financiers. Or la détention de la
monnaie a un coût : la renonciation aux intérêts puisque le
rendement nominal de la monnaie est nul.
Chapitre 5 : Approche keynésienne de la
demande de monnaie
On peut définir la demande de monnaie pour motif de
spéculation (….) comme étant les encaisses monétaires que
les agents économiques choisissent de détenir plutôt que
d’acquérir des titres financiers dans l’attente de variations
favorables du taux d’intérêt ou des cours des titres.
Chapitre 5 : Approche keynésienne de la
demande de monnaie
On peut définir la demande de monnaie pour motif de
spéculation (….) comme étant les encaisses monétaires que
les agents économiques choisissent de détenir plutôt que
d’acquérir des titres financiers dans l’attente de variations
favorables du taux d’intérêt ou des cours des titres.
Chapitre 5 : Approche keynésienne de la
demande de monnaie
Lorsque le taux d’intérêt diminue, la rémunération des titres
diminue (le coût d’opportunité de la détention de la monnaie
diminue), ceci va inciter les agents économiques à détenir
plus de monnaie et moins de titres financiers.
Chapitre 5 : Approche keynésienne de la
demande de monnaie
L’encaisse de spéculation correspond donc à une épargne
conservée sous forme monétaire, compte tenu du niveau des
taux d’intérêt. Dès lors, l’encaisse de spéculation dépend de la
préférence pour la liquidité (choix de l’agent pour la monnaie
ou un substitut étroit de la monnaie).
Chapitre 5 : Approche keynésienne de la
demande de monnaie
Ainsi la demande de monnaie pour motif de
spéculation se présente comme une fonction
décroissante du taux d’intérêt.

Ms = M2(i) avec M2’(i) < 0


Chapitre 5 : Approche keynésienne de la
demande de monnaie
Keynes souligne deux particularités à cette fonction :

▪ Il existe imax au-delà duquel la demande de monnaie spéculative


est nulle. La préférence pour la liquidité est nulle alors que celle
pour les titres est totale.

▪ Il existe imin en deçà duquel la demande de monnaie spéculative


est infinie. La préférence pour la liquidité est totale alors que celle
pour les titres est nulle : trappe à liquidité.
Chapitre 5 : Approche keynésienne de la
demande de monnaie
Demande de monnaie spéculative
Chapitre 5 : Approche keynésienne de la
demande de monnaie
Chapitre 5 : Approche keynésienne de la
demande de monnaie
Demande globale de monnaie
Chapitre 6 : Approfondissements

Deux principaux auteurs se sont illustrés à la suite


des travaux classiques et keynésiens. Il s’agit de :

- William J. BAUMOL

- Milton Friedman.
Chapitre 6 : Approfondissements

1. Reformulation de l’encaisse transactionnelle (Baumol)

La demande de monnaie à des fins de transactions


dépend aussi du taux d’intérêt.
Chapitre 6 : Approfondissements

1. Reformulation de l’encaisse transactionnelle (Baumol)

L’ agent économique détient la monnaie pour éviter


d’être à cours de liquidité pouvant entraîner des
désagréments (taux d’intérêt supplémentaire, pénalités
ou manque d’occasion d’achat imprévu).
Chapitre 6 : Approfondissements

1. Reformulation de l’encaisse transactionnelle (Baumol)

La détention de la monnaie entraîne un coût appelé le


coût d’opportunité matérialisé par le taux d’intérêt
auquel on renonce en détenant de la monnaie. Ce coût
d’opportunité est le taux d’intérêt du marché.
Chapitre 6 : Approfondissements
2. Théorie friedmanienne de la demande de monnaie

Les agents ont un patrimoine et la monnaie est un actif


patrimonial parmi d’autres. La monnaie est une des composantes
du portefeuille. On va la détenir car elle a une certaine utilité,
sachant qu’on va comparer cette utilité avec celle des autres
composantes du portefeuille.
Chapitre 6 : Approfondissements
2. Théorie friedmanienne de la demande de monnaie

Les agents ont un patrimoine et la monnaie est un actif


patrimonial parmi d’autres. La monnaie est une des composantes
du portefeuille. On va la détenir car elle a une certaine utilité,
sachant qu’on va comparer cette utilité avec celle des autres
composantes du portefeuille.
Chapitre 6 : Approfondissements

2. Théorie friedmanienne de la demande de monnaie

Cette utilité est fonction du service rendu par la monnaie


(possibilité de dépenser, d’échanger).
Chapitre 6 : Approfondissements
2. Théorie friedmanienne de la demande de monnaie

La monnaie est substituable aux autres biens et la décision de sa


demande va provenir de la confrontation entre l’utilité de la
dernière unité de monnaie détenue et le rendement marginal des
actifs concurrents.
Partie 3 : CREATION MONETAIRE ET OFFRE
DE MONNAIE
Offre de monnaie (M0) = donnée exogène créée
pour les besoins de cette économie.

Qui crée la monnaie? Comment cette monnaie est-


elle créée ?
Partie 3 : CREATION MONETAIRE ET OFFRE
DE MONNAIE

Plan de la partie :

- Aperçu du système financier en CI ;

- Principes de la création monétaire.


Chapitre 7 : Système monétaire (UEMOA)

Exposé
Chapitre 8 : Création Monétaire

Le processus de création monétaire est principalement


l’œuvre des banques commerciales, du Trésor et de la
Banque Centrale. Les banques commerciales sont
caractérisées par ce pouvoir de création monétaire ; c’est ce
qui les distingue des autres institutions financières.
Chapitre 8 : Création Monétaire

Comment les banques commerciales créent de la


nouvelle monnaie ?

Comment la création de monnaie est faite par le


Trésor Public et par la Banque Centrale?
Chapitre 8 : Création Monétaire
- La grande partie de la monnaie en circulation (plus de 90 %
de la MM) est constituée par la monnaie scripturale, créée
par les banques commerciales (banques de second rang).

- La plupart des instruments de la politique monétaire n’ont


d’effet que sur les banques commerciales.
Chapitre 8 : Création Monétaire

Une banque commerciale crée de la monnaie


lorsqu’elle acquiert deux types de créances :

- les créances sur l’économie ;

- les créances sur l’extérieur.


Chapitre 8 : Création Monétaire
- Accord d’un financement à un ANFR = création de la
monnaie, en l’occurrence de la monnaie scripturale ;

- Achats de titres publics (bon du trésor) = création… ;

- Monétisation des créances sur l’étranger = création…


Chapitre 8 : Création Monétaire
Bilan monétaire d’une banque commerciale

Actifs Passifs
-Créances sur l’extérieur -Dépôts à vue
-Créances sur le trésor public -Actifs liquides (billets, pièces)
-Créances sur l’économie
Chapitre 8 : Création Monétaire

- Remboursement de crédit arrivé à échéance =


Destruction de monnaie.

- Quantité de monnaie en circulation = résultat du


processus de création et de destruction de monnaie.
Chapitre 8 : Création Monétaire

Si cette quantité de monnaie augmente, c’est que les


opérations de création de monnaie l’emportent sur
les opérations de destructions de monnaie.
Chapitre 8 : Création Monétaire
Capacité de prêter d’une banque

- Détention d’avoirs en monnaie centrale au-delà de ce qui lui


est nécessaire pour assurer la conversion de sa monnaie
scripturale en monnaie centrale ;

- Assurance d’un refinancement par la banque centrale en cas


de besoin.
Chapitre 8 : Création Monétaire
Capacité de prêter d’une banque

Exemple : une banque doit détenir 10% de ses dépôts


en monnaie centrale (réserves obligatoires : RO). Si en
fait elle détient 20%, cette banque détient des
réserves excédentaires qu’elle sera désireuse de prêter
aux agents non financiers.
Chapitre 8 : Création Monétaire
Considérons le bilan initial suivant
Chapitre 8 : Création Monétaire
Si la banque prête se réserves excédentaires, le bilan devient:
Chapitre 8 : Création Monétaire
De la règle « Les prêts font les dépôts »

La banque ne prête pas des avoirs monétaires déposés chez


elle. Elle a le pouvoir de créer la monnaie dont elle a besoin
pour ses opérations de crédit. La banque, par ces opérations
de crédit, monétise des créances qui ne sont pas de la
monnaie. En un mot, elle offre de la nouvelle monnaie.
Chapitre 8 : Création Monétaire

De la règle « Les prêts font les dépôts »

Si cette monnaie nouvellement créée reste dans le


circuit de la banque alors elle va accroître ses
dépôts d’un montant égal.
Chapitre 8 : Création Monétaire

De la règle « Les prêts font les dépôts »

Si une partie quitte le circuit de la banque,


l’augmentation des dépôts ne sera qu’une fraction
de la monnaie créée lors des prêts.
Chapitre 8 : Création Monétaire

De la règle « Les prêts font les dépôts »

La maxime « les prêts font les dépôts » doit être


précisée, « les prêts font les dépôts d’un montant
moindre en règle générale ».
Chapitre 8 : Création Monétaire
Notion de multiplicateur de crédit

Deux possibilités de fuites sont envisagées :

- Monnaie nouvelle créée est convertie en monnaie centrale


(taux de préférence pour la liquidité ou taux de fuite en
billet): b = billets / M1.
Chapitre 8 : Création Monétaire
Notion de multiplicateur de crédit

Deux possibilités de fuites sont envisagées :

- Dépôt d’uns fraction des dépôts restant en monnaie


centrale (Réserves obligatoires): RO = r * Dépôts.
Chapitre 8 : Création Monétaire
Exemple
- Taux de réserves obligatoires (r = 10%) ;
- Taux de fuite en billets (b = 50%) ;
- Réserve excédentaire initiale (RE = 100).
TAF: Analyser le processus de création monétaire.
Chapitre 8 : Création Monétaire
Chapitre 8 : Création Monétaire

Notion de multiplicateur de crédit

On définit ainsi le multiplicateur de crédit :

Total crédit (TC) = k * RE,

Avec k = 1 / (b + r – rb).
Chapitre 8 : Création Monétaire
Notion de multiplicateur de crédit

La valeur du multiplicateur est un indicateur de l’aisance


monétaire des banques. Lorsque sa valeur est élevée, cela
signifie qu’elles ne souffrent que peu des fuites en monnaie
centrale.
Chapitre 8 : Création Monétaire
Notion de multiplicateur de crédit

La distribution de crédits et la création de monnaie sont


d’autant plus importantes que les agents économiques
utilisent la monnaie scripturale et non pas les billets, et que
la banque centrale maintient un faible taux de réserves
obligatoires.
Chapitre 8 : Création Monétaire

Limites à la création monétaire

✓ Contrainte de la demande de crédit

✓ Besoins des banques en billets

✓ Contrôle de la Banque centrale.


Chapitre 8 : Création Monétaire

Création de monnaie (Trésor Public) et (Banque Centrale)

Le Trésor et la Banque Centrale créent deux catégories de


monnaie : de la monnaie fiduciaire et de la monnaie scripturale.
Chapitre 8 : Création Monétaire

Trésor Public = « Banquier » de l’Etat.

Il gère les finances publiques, collecte des


recettes, règle des dépenses de l’Etat.
Chapitre 8 : Création Monétaire

Le Trésor public crée de la monnaie fiduciaire, la


monnaie divisionnaire, puisqu’il a le monopole de
fabrication des pièces de monnaie.
Chapitre 8 : Création Monétaire

Il crée également de la monnaie scripturale par


l’intermédiaire des comptes courants. Ainsi, lorsqu’il
crédite le compte courant d’un fonctionnaire ou
fournisseur de l’Etat, il crée sa propre monnaie.
Chapitre 8 : Création Monétaire

Le paiement d’impôts, de taxes, d’amendes par un


ANFR au Trésor et la souscription aux bons du Trésor
correspondent à une destruction de monnaie.
Chapitre 8 : Création Monétaire

La Banque centrale crée de la monnaie : la monnaie


fiduciaire et la monnaie scripturale, qui sont les deux
composantes de la monnaie banque centrale (MBC).
Chapitre 8 : Création Monétaire

La création de monnaie est rendue possible par la


monétisation (transformation en moyens de paiement)
de certains actifs ; c’est-à-dire l’achat par la Banque
centrale de ces actifs (bons du trésor notamment).
Chapitre 8 : Création Monétaire
Bilan simplifié de la Banque centrale
ACTIF PASSIF
- Avoirs en or et en argent - Monnaie fiduciaire

- Concours aux contreparties


du secteur financier

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