Évaluation de Projets: Guide Méthodologique
Évaluation de Projets: Guide Méthodologique
Présentation de la matière
Tout projet, en tant que solution proposée face à un besoin humain, doit passer par
un processus d'analyse et d'évaluation qui le conduise à la décision finale de le
réaliser ou non, que ce soit mo-mentanément ou définitivement.
Est-il possible de couvrir les dépenses du projet avec les entrées produites
par son évolution ?
Il est possible de répondre à ces questions clés et à plusieurs autres pour la mise en
place et le démarrage d'un projet dès l'application de l'évaluation comme un outil
méthodologique et d'analyse.
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Evaluation du projet
Qu'est-ce qu'on évalue ? Quels aspects du projet présentent un intérêt pour la mesure ?
Pourquoi évalue-t-on ? À partir de quel point de vue et pour quel utilisateur évalue-t-on ?
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Evaluation du projet
présentée dans le projet final ne doit pas modifier la décision prise au sujet de
l'investissement, à condition que les calculs réalisés dans l'avant-projet soient
fiables et aient bien été évalués1.
Pour finir et afin de nous aventurer dans l'essence de la matière, il est important
d'envisager l'évaluation de projets comme un outil qui favorise, à partir des
informations qu'il nous fournit, la prise des décisions les plus pertinentes relatives à
une stratégie d'investissement proposé.
Objectifs de la matière
Cette matière a pour objectif de développer chez l'étudiant les notions et les
connaissances nécessaires pour l'impliquer de manière efficace dans le
développement de l'évaluation de projets de diverses implications.
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Evaluation du projet
Contribution et résultat
Chapitre Objectif spécifique Résumé du chapitre
obtenu
Comprendre le concept
de projet
d'investissement et sa
classification. Connaissances de
Faire la différence entre base sur la
projets lucratifs et non Concepts de base de signification de
lucratifs. projet l'évaluation de
d'investissement,
1 Comprendre projets.
l'évaluation et ses
l'importance de la Distinction entre les
étapes, selon le type
réalisation d'une différents types de
de projets.
évaluation appropriée. projets à évaluer.
Identifier les étapes
d'évaluation d'un projet
d'investissement.
Connaître les
principaux indicateurs
de rentabilité qui
facilitent la prise de
décisions lors de
l'évaluation des projets Indicateurs de Connaissance des
à but lucratif. rentabilité VAN, TRI indicateurs de
et PRI, leurs
3 Connaître les critères rentabilité VAN, TRI
avantages, et PRI.
d'utilisation, les
inconvénients et les
avantages et les
modes de calcul.
inconvénients de
chaque indicateur,
surtout la VAN et le
TRI.
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Evaluation du projet
méthodes pour
l'évaluation du risque.
Comprendre les
concepts de projet
Compréhension des
d'investissement public
Concepts de projets concepts d'évaluation
et social.
d'investissement appliqués à l'analyse
Connaître les contenus
5 public et social et leur de projets
de l'évaluation de ce
distinction des projets d'investissement
type de projets.
privés à but lucratif. public et social.
Relier l'évaluation
sociale et économique.
OBJECTIFS
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Evaluation du projet
Un projet, de manière générale, peut être défini comme une idée qui cherche à
résoudre un pro-blème donné ou bien à saisir une occasion. Dans les deux cas, on
recherche un résultat pour répo-ndre à une nécessité humaine - propre ou de tiers-
de manière efficace et sûre.
Un projet d'investissement est une solution qui n'est faisable que par l'application de
valeurs économiques destinées au financement des ressources nécessaires pour sa
mise en place. Lesdites valeurs peuvent être fournies soit par une source de
financement interne (par apport de capital de la même organisation) soit par des
sources de financement externes (comme les banques, etc.).
3. Selon l'activité.
4. Selon la taille.
5. Selon la finalité.
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Evaluation du projet
a) Projets nouveaux : ce sont ceux qui sont établis au début d'une nouvelle activité
dans une organisation ou entreprise ou au commencement d'une nouvelle
entreprise.
b) Projets d'activité en marche : ce sont ceux qui renvoient, par exemple, à une
extension des installations fixes, des gammes de produits dans une industrie ou à la
substitution d'actifs au sein d'une entreprise ou organisation qui fonctionne déjà.
Les projets peuvent être classés, de la manière suivante, selon le produit qu'il
génèrent :
Les projets s'identifient selon le secteur d'activité dans lequel ils sont développés.
Ainsi, il peut y avoir des projets agricoles, de la pêche, miniers, industriels,
énergétiques, touristiques, hôteliers, sociaux, etc.
Les projets peuvent être considérés comme petits, moyens ou grand en fonction de
l'investissement impliqué. Il faut tenir compte du fait que le montant de référence
dépend du type d'activité dans lequel le projet est développé. En d'autres termes, les
montants d'investissement sont différents selon l'activité ou la rubrique, par
conséquent, ce qui est approprié pour un grand projet dans un secteur peut être petit
pour un autre secteur. Ainsi, par exemple, un projet dans le secteur énergétique
demandera plus d'investissements qu'un projet du secteur de l'industrie textile.
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Evaluation du projet
Dans cette classification, nous devons tenir compte de l'origine et de l'objet de l'idée
du projet, car nous rencontrerons des projets simples et individuels comme les
petites start-ups ou services professionnels à petite échelle, ou des projets
complexes et corporatifs, comme les start-ups productives ou de services à grande
échelle.
L'évaluation des variables déterminant les coûts et bénéfices associés au projet sera
différente selon qu'il s'agisse de l'évaluation de projets d'investissement privé, social
ou public, présentant clairement si on poursuit ou non un but lucratif.
a) Projets d'investissement privé : ils ont pour but de parvenir à une viabilité
économique et financière, permettant de récupérer l'investissement en capital réalisé
par l'entreprise - par le biais du financement lui-même ou par endettement- au cours
de la mise en œuvre du projet.
a) Projets indépendants : sont ceux qui ne sont pas souvent liés entre eux. Les
recettes et sorties pour les mener à bien simultanément sont égales à la somme des
recettes et des sorties des deux projets exécutés indépendamment. Par exemple, si
on peut acheter deux terrains et on a assez de capital pour le faire,alors rien ne nous
empêche de le faire.
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Evaluation du projet
b) Projets mutuellement exclusifs : sont ceux qui ne peuvent pas être entrepris
conjoin-tement, il faut donc opter pour l'un d'entre eux. Par exemple, si on a besoin
d'un moteur, il faut choisir entre un qui fonctionne à l'essence et l'autre au pétrole
(différents équipements pour un même processus). Ou dans si on possède un
terrain, on doit choisir entre l'utiliser ou le louer (dif-férentes utilisations pour un
même terrain).
Une fois le projet évalué, celui-ci peut être mis en œuvre, reformulé ou simplement
être rejeté. Indépendamment de son résultat, l'évaluation permet de connaître les
incidences qu'aurait le fait de mener à bien le projet, d'identifier les risques, de
comprendre les différentes options qu'il offre, de connaître sa rentabilité économique
ou sa relation investissement-impact social, et d'identifier ses faiblesses et ses
atouts.
C'est une analyse ex ante, c'est-à-dire, qui est réalisée avant d'engager un
investissement, pré-cisément pour déterminer s'il convient ou non de le faire. Par
conséquent, c'est une technique prospective vu qu'elle implique une tentative de
contrôle du futur. Pour cela, ses conclusions sont conjecturales, sujettes à
l'apparition d'hypothèses données, mais cela ne signifie pas qu'elles soient
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Evaluation du projet
arbitraires. Au contraire, l'évaluation se fait pour obtenir une conjecture fondée sur le
futur et non pas des visions trop subjectives.
C'est le concept de la valeur actuelle nette, qui est le critère central de décision,
comme nous le verrons plus loin. La mise à jour consiste à déduire des flux futurs les
intérêts que ces flux auraient produits s'ils s'étaient produits aujourd'hui : c'est-à-dire
une opération inverse de calcul des intérêts par capital investi.
L'évaluation est une instance nécessaire pour l'identification des projets permettant
d'atteindre les objectifs fixés. Toutefois, ceci n'implique pas que l'argent investi soit
exempt de tout type de risques, car on travaille toujours dans des schémas futurs
incertains.
Une évaluation correcte permet de réduire l'incertitude (à envisager le risque qu'il lui
est associé), à estimer raisonnablement la rentabilité et les gains, à évaluer la
relation entre l'investissement et le résultat escompté, à définir la structure optimale
d'investissement, à sélectionner correctement les sources de financement, à
identifier les points forts et faiblesses du projet et à concevoir une stratégie qui
exploite les possibilités et réduit les menaces auxquelles celui-ci est confronté.
En dépit de cela, rien ne garantit que les résultats soient obtenus comme ils ont été
calculés, car il n'est pas possible de prévoir avec précision tous les facteurs fortuits
qui peuvent affecter di-rectement ou indirectement un investissement.
Une bonne évaluation ex ante ne garantit pas la réussite du projet, mais évite
d'entreprendre de mauvais projets et aide à identifier les détails critiques (positifs et
négatifs) qui serviront dans sa mise en place.
L'évaluation devient encore plus nécessaire s'il s'agit d'évaluer différentes options
pour la réalisa-tion d'un même objectif, ou si dans le même projet il existe des
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Evaluation du projet
Tout entrepreneur, lorsqu'il évalue les effets d'un investissement futur, doit être
optimiste en surévaluant les bénéfices et en minimisant les coûts. Les techniques de
l'évaluation luttent contre cette tendance ; un évaluateur externe peut agir avec plus
d'objectivité que l'investisseur lorsqu'il s'agit de détecter les aspects critiques et
risqués du projet afin de les prendre en compte dans la prise de décision.
Les projets peuvent être évalués dans différentes instances, dans un processus
intégré essen-tiellement en trois étapes :
a) Profil.
b) Pré-faisabilité ou avant-projet.
c) Faisabilité.
a) Profil
Dans cette étape, naît l'idée qui donnera naissance au projet, elle correspond au
niveau d'étude initiale et s'élabore à partir des simples informations existantes. De
manière générale, on peut la définir comme une estimation rapide et préliminaire des
dépenses qu'elle occasionnera et des revenus qu'elle produira ou des bénéfices
qu'engendrera le projet.
De même, dans cette étape il est question d'effectuer des études au niveau macro
afin de déterminer, dans les grandes lignes, si le projet sera économiquement
faisable en tant qu'alternative d'investissement. Si on recherche la rentabilité, on peut
inclure la participation d'analystes de marketing, d'économistes et d'autres disciplines
relatives à l'activité en question.
On identifie également la durée du projet dans la ligne horizontale de temps, qui est
divisée en périodes (généralement annuelles).
Le délai prévu pour l'étude, bien qu'il ne détermine pas la finalisation du projet, car ce
dernier peut se faire sur une durée illimitée dépendant de son niveau de durabilité,
est essentiel pour l'étude et l'évaluation du projet. Il a pour but de déterminer une
limite temporelle qui nous permet de relier le projet à un paramètre de temps
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Evaluation du projet
comparable aux autres projets alternatifs et établir une limite permettant de calculer
ensuite les indicateurs nécessaires pour l'évaluation correspondante.
Dans l'étude de profil, il est question de déterminer s'il y a une raison justifiant
l'abandon de l'idée avant l'allocation des ressources, qui peuvent être d'une ampleur
significative, pour ensuite calculer la rentabilité ou la relation investissement-impact à
des niveaux plus avancés de l'étude, comme la pré-faisabilité et la faisabilité.
Dans un profil, on distingue quatre concepts fondamentaux, qui seront tout d'abord
estimés pour donner au projet une approximation par rapport aux dépenses et aux
revenus qu'il engendrera.
Flux de trésorerie (FT) ou Cash Flow (CF) : ce sont des flux qui résultent de
la soustraction des dépenses des recettes générées dans chaque période.
Valeur résiduelle (VR) : c'est la valeur économique estimée de tous les actifs
à la fin de l'horizon de planification du projet.
b) Pré-faisabilité ou avant-projet
Cette analyse progresse sur les profils, avec des informations plus précises afin de
réduire les risques et d'améliorer la qualité de la décision. Ce niveau demande plus
de temps et de ressources que le précédent et exige une interaction entre la
préparation technique du projet et son évaluation.
Alternatives de localisation.
Sondages de marché.
Taille.
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Evaluation du projet
Cette étude est effectuée par un professionnel ayant une large connaissance du
secteur dans lequel on développera le projet, l'objectif final étant de déterminer si
l'idée est faisable et peut produire de bons résultats ; si elle est favorable, on il sera
question d'avancer encore plus dans l'étude par l'étape de faisabilité suivante.
c) Faisabilité
Cette dernière étape vise à une plus grande profondeur quant à l'étude réalisée à
l'étape immédiatement antérieure et c'est ici que l'on atteint l'approbation finale du
projet, son ajournement ou la réalisation d'ajustements minimaux.
Ici on définit enfin le Projet d'investissement définitif, qui est une proposition
d'investissement pour la production de biens ou services analysée au fil du temps,
élaborée et formulée dans les phases technique ou physique, économique et
financière avec évaluation des résultats, selon le cas, pour l'entreprise (taux de
rendement interne - TRI), les bailleurs de fonds (taux d'endettement total), les
investisseurs (taux de rendement interne pour l'investisseur), le fisc (coût fiscal
prévu), la communauté (impact social et l'environnement (impact écologique).
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Evaluation du projet
Point de vue fiscal : on détermine les bénéfices (taux et impôts que le fisc
encaisse) et les coûts (subventions et promotions offertes) qu'implique le
projet. C'est l'analyse réalisée par le fisc pour définir les bénéfices.
Point de vue social : dans le cas des projets à buts non lucratifs, on évalue la
relation entre le mon-tant de l'investissement et l'impact social qu'on peut
atteindre.
OBJECTIFS
Construire le flux de trésorerie économique, de financement net et financier pour une bonne
évaluation.
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Evaluation du projet
Au niveau conceptuel, le flux de trésorerie (cashflow) indique les entrées moins les
sorties effectives de fonds d'une entreprise. Dans l'évaluation des projets, les
prévisions d'entrées et de sorties de fonds sont utilisées dans le but de constituer le
flux de trésorerie et connaître la rentabilité qui pourrait être obtenue grâce à
l'investissement, ou définir les contributions nécessaires pour soutenir l'activité si les
revenus ne couvrent pas les dépenses ou n'est pas censé avoir de revenus.
Prévision de trésorerie : Dans ce cas, on utilise les flux de trésorerie cumulés, car ce
qu'on souhaite découvrir c'est la position de la trésorerie à chaque période de temps
pour déterminer l'excédent ou le déficit correspondant.
Évaluation des investissements : Les flux de trésorerie nets sont utilisés dans ce cas
parce qu'il est question de déterminer si les fonds qui devraient être générés
compenseront les décaissements prévus.
a) Acquisition d'actifs.
b) Frais de pré-exploitation.
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Evaluation du projet
d) Fonds de roulement.
a) Acquisition d'actifs
Il s'agit des décaissements effectués pour l'acquisition des actifs nécessaires pour le
lancement et l'exécution de l'activité. Ces actifs peuvent être :
Intangibles : ce sont des actifs qu'on identifie comme non corporels, à l'instar des :
connaissances scientifiques ou technologiques, conception et la mise en œuvre de
nouveaux processus ou sys-tèmes, brevets, marques déposées. Bien qu'ils soient
intangibles, ils constituent aussi une valeur à prendre en compte.
b) Frais de pré-exploitation
Frais d'organisation : ce sont les frais juridiques et administratifs qui doivent être
engagés pour la constitution de l'entreprise ou de l'organisation, tels que l'acte officiel
ou les licences d'exploitati-on, etc.
Il s'agit des dépenses découlant d'un excédent dans les coûts de production
variables au cours de la période de démarrage. Dans le cas des projets productifs,
cette période va du moment où la première unité de matière première entre dans le
système productif et au moment où tout le système atteint finalement l'état du régime
pour lequel il a été conçu.
Il convient de préciser que les frais de démarrage sont des valeurs qui doivent être
capitalisées dans le cadre de l'investissement initial du projet (généralement dans le
cadre des investissements en actif fixe comme valeur appelée « charges différées »),
puisqu'elles seront utilisées non seulement pour la première année du projet, mais
aussi pour l'ensemble du projet en question.
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Evaluation du projet
d) Fonds de roulement
Le fonds de roulement (CT) est composé par les ressources nécessaires pour que
les activités opérationnelles de l'entreprise puissent avoir lieu, pour un certain niveau
d'activité. Généralement, au début d'une affaire, les décaissements se produisent
avant les recettes, créant la nécessité d'une somme d'argent initiale permettant le
fonctionnement.
Le CT initial constitue seulement une partie des investissements à long terme, c'est-
à-dire une partie des actifs courants nécessaires pour assurer l'opération du projet
au cours de sa vie utile. Toutefois, l'importance de son estimation réside dans un
besoin immédiat, le court terme étant le seul investissement à effectuer.
Les composants les plus habituels du capital de travail sont les suivants :
Crédits par ventes : c'est le financement à court terme accordé aux clients.
Crédits de fournisseurs : ils sont une source de financement, fournie par les
fournisseurs et qui permet de réduire les besoins d'investissement en fonds de
roulement (matières premières, marchandises, matériaux, etc).
Il convient de mentionner que si le CT est mal calculé et qu'un montant inférieur est
établi, des problèmes de liquidité seraient générés par le fait que les liquidités
nécessaires pour couvrir les opérations de l'activité ne seraient pas disponibles, ce
qui est très critique, surtout au début du projet. D'autre part, si l'erreur de calcul
surestime le montant de CT nécessaire, le problème serait moins important, car cela
générerait simplement des excédents de trésorerie et l'ajustement serait plus simple
et moins problématique pour la gestion.
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Evaluation du projet
Il convient de noter que cette méthode est une forme de calcul simplifiée et que,
dans certains cas, les résultats peuvent être irréalistes ; il est donc conseillé
d'analyser les données du secteur et des entreprises similaires.
Lorsqu'il n'est pas possible de déterminer directement les jours d'écart, on peut
effectuer le calcul à partir des données financières. Il est possible d'obtenir ces
données à partir d'états financiers antérieurs (s'ils existent) ou d'entreprises
similaires du secteur. La période de décalage est le temps qui s'écoule entre le
paiement aux fournisseurs et le recouvrement auprès des clients.
Cette méthode suppose qu'il n'y a pas de variations dans le prix et dans les quantités
des intrants nécessaires pour l'opération, c'est pourquoi on considère que ce qui est
initialement placé n'est pas retiré tant que la société n'est pas liquidée (il s'agit d'un
investissement permanent).
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Evaluation du projet
a) Recettes d'exploitation.
b) Dépenses d'exploitation.
a) Recettes d'exploitation
Sont considérées comme des recettes les mouvements effectifs d'argent et non
celles arrivées à échéance. Ces recettes sont obtenues principalement à partir des
sources suivantes :
Dans le cas des projets sociaux, étant donné que les recettes ne correspondent ni à
une vente ni à un avantage économique, mais plutôt à un impact social positif, les
recettes prévues ici sont liées à l'apport de capital des organismes chargés de la
réalisation du projet en question.
Pour cela, il existe différentes méthodes d'estimation des ventes, parmi lesquelles on
peut citer :
Méthodes subjectives : ce sont celles basées sur des enquêtes externes, des
études de marché, des enquêtes auprès des collaborateurs internes, l'analyse des
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Evaluation du projet
b) Dépenses d'exploitation
b) Frais d'opération.
c) Paiements d'impôts.
Coûts indirects de fabrication (CIF) : ils incluent tous les autres coûts et dépenses
de fabrication qui sont indépendants du niveau de production. Par exemple : La main-
d'œuvre indirecte (qui ne participe pas directement à la transformation des matières
premières en produits finis, comme le personnel de surveillance, les chefs de service,
le personnel de contrôle), les matières indirectes (éléments auxiliaires utilisés dans
l'élaboration du produit et qui ne s'identifie pas directement avec lui), les dépenses
indirectes (comme l'électricité, la location de locaux, les frais de sécurité) et les frais
d'entretien (entretien de l'équipement dans l'usine pour réparation ou prévention ;
ceci est considéré comme un pourcentage du coût d'achat des équipements, mais ne
doit pas ajouter de valeur comptable aux actifs de l'entreprise).
b) Frais d'opération
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Evaluation du projet
c) Paiements d'impôts
Il existe un certain nombre d'impôts, directs et indirects, que l'entreprise doit payer
pour ses activités quotidiennes. Les plus importants ; dans la plupart des systèmes
fiscaux en Amérique latine, sont les suivants :3
Autres impôts.
• Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) : dans le cadre de ses opérations, l'entreprise
perçoit et paie la TVA. La TVA payée à l'achat est déductible de la TVA générée sur
les ventes, de sorte que l'entre-prise ne paie au fisc que la taxe sur la valeur que
l'entreprise « ajoute » aux intrants qu'elle achète pour la production. La déduction
pour la TVA payée est connue sous le nom d'abattement fiscal pour TVA.
Lorsque, pendant une période donnée, la TVA des dépenses est supérieure à la TVA
des revenus, comme c'est le cas par exemple au cours de l' 0 de tout projet
d'investissement, où, bien qu'il n'y ait pas de ventes, la plupart des investissements
nécessaires ont déjà été réalisés, alors un abattement fiscal sera disponible et sera
utilisé au cours de la période suivante. Voir l'exemple n°2 de l'annexe du chapitre 2.
• Impôt sur le revenu (ou impôt sur les bénéfices) : le paiement de l'impôt sur le
revenu effectué dans le flux de trésorerie économique (FCE) n'est pas égal au
montant indiqué dans l'état de résultat. Le montant enregistré dans le FCE est dérivé
d'un nouveau calcul de l'impôt sur le revenu provenant du bénéfice d'exploitation
(UAIT). Cela est dû au fait qu'on évalue la qualité du projet en dehors de sa structure
de financement, autrement dit, on suppose que la dette est nulle, de sorte que les
dépenses financières ne sont pas prises en compte. Voir l'exemple n°3 de l'annexe
du chapitre 2.
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Evaluation du projet
1 Il est fait mention de la fabrication de produits, mais les mêmes concepts s'appliqueraient dans le
cas des services.
2 Les paiements au personnel doivent envisager le versement total associé à ces derniers, pas
des États d'Amérique latine sont prises en compte. Pour plus d'informations sur les différentes taxes
qui composent le système fiscal de chaque économie, vous pouvez consulter le Ministère de
l'Économie et des Finances du pays qui vous intéresse. >
Dans le cas des actifs fixes, cette valeur sera le solde restant, après déduction de sa
valeur initiale, du total des amortissements cumulés pendant la vie utile du projet, et
elle est considérée comme un flux positif pour ce dernier, puisque dans le flux de
trésorerie, elle est perçue comme un recouvrement partiel de l'investissement initial
réalisé.
Il existe trois méthodes pour déterminer la valeur résiduelle d'un projet : deux d'entre
elles éva-luent les actifs et la troisième le projet par sa capacité à générer des flux de
trésorerie futurs.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 22
Evaluation du projet
c) Valeur économique : il s'agit de l'évaluation des flux que le projet générera après
l'horizon de planification établi.
Les concepts essentiels pour comprendre les trois méthodes mentionnées sont les
suivants. Il convient de noter que les possibles erreurs de calcul de la valeur
résiduelle sont diluées parce que cette valeur se produit à la fin de l'horizon de
planification.
Cette méthode est fondée sur la détermination de la valeur nette comptable des
actifs de l'affaire à la fin de sa vie utile, c'est-à-dire la valeur d'achat de chacun des
actifs moins son amortissement cumulé.
Il ne faut pas confondre la vie utile du projet avec la vie utile des actifs acquis pour
son fonction-nement, car les deux ne coïncideront pas toujours. Un autre
inconvénient de ce type se produit lorsque, la valeur comptable attribuée aux actifs
est nulle et qu'ils pourraient encore fonctionner, du fait que c'est la vie utile du bien
d'usage ou du capital défini de manière théorique et comptable qui est prise en
compte.
Outre les actifs, il est important d'inclure la valeur du stock de fonds de roulement
dans la liquida-tion de l'entreprise. Le fonds de roulement n'est ni amorti ni déprécié,
il est plutôt maintenu dans le temps et peut être entièrement récupéré à la fin de la
vie utile. En d'autres termes, la valeur de liquidation du CT est égale à la somme des
investissements en fonds de roulement tout au long de la durée de vie du projet. Le
fonds de roulement, aussi bien pour cette méthode que pour la méthode
commerciale, est un montant à ajouter à la valeur résiduelle calculée, de façon à
obtenir la valeur résiduelle totale.
On sait que les valeurs comptables ne reflètent pas généralement la valeur réelle
que des actifs à la fin de la période d'évaluation. Pour cette raison, la méthode
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Evaluation du projet
Dans ce cas, la question qui se pose est la suivante : comment déterminer la valeur
exacte de ces actifs à l'avenir ? Bien qu'il n'y ait pas de réponse précise, un certain
nombre d'alternatives sont présentées. Par exemple, il est proposé d'étudier les
projets ayant des caractéristiques similaires au projet actuel et de recueillir les
données historiques sur leur vie utile et la valeur de leurs actifs pour estimer la valeur
des actifs du projet actuel. L'inconvénient de cette solution réside dans le fait que
chaque projet obéit à ses propres circonstances (technologie, gouvernement,
aspects juridiques, etc.), qui ne seraient pas partagées avec un autre projet.
Un autre point critique, qui complique l'application de cette méthode, est la présence
d'un grand nombre et d'une diversité d'actifs dans les projets, ainsi la difficulté de
calculer la valeur marchande des actifs augmente encore plus. Pour cette raison, il
convient de limiter l'application de cette méthode aux projets qui ne nécessitent que
l'évaluation d'un petit nombre d'actifs (par exemple : les projets de remplacement
partiel ou d'extension).
Cette méthode est considérée comme correcte d'un point de vue conceptuel, mais
est la plus difficile à appliquer. Pour obtenir la valeur résiduelle, les flux de trésorerie
futurs du projet doivent être estimés après la fin de l'horizon de planification.
Il faut tenir compte du fait que si l'actualisation des flux est plus appropriée pour
estimer la valeur résiduelle, il est difficile d'estimer les flux futurs, surtout lorsque
l'échéance du projet est trop longue.
La valeur résiduelle d'un projet en cours pourrait être calculée comme la valeur
actuelle d'un flux de trésorerie moyen à perpétuité :
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Evaluation du projet
Où :
i = taux d'actualisation.
Puisqu'il ne serait pas logique que le projet ait une vie utile infinie sans
investissement supplémentaire (tel que celui nécessaire pour couvrir l'usure des
équipements), il convient d'utiliser un artifice pour envisager un montant pour les
réinvestissements, afin de ne pas surestimer la valeur résiduelle :
Où :
D= Amortissement annuel
Le flux de trésorerie d'un projet doit être construit pour un certain nombre d'années
(horizon de planification), en fonction de la durée de vie utile du projet, et cela
dépend de la capacité du projet à générer un bénéfice économique plus élevé (si on
recherche une rente économique) que celui qui pourrait être obtenu dans une autre
activité de même risque.
Il n'est pas facile de calculer a priori la durée de vie utile du projet et il faut donc
utiliser une vie utile préétablie par le concepteur. Il n'y a pas non plus de règles fixes
pour déterminer le nombre d'années à prendre en compte dans l'horizon de
planification d'un projet. Par conséquent, la vie utile préétablie dépendra de l'activité
et de ses caractéristiques (dynamique du secteur où elle est développée). En
général, plus l'horizon s'élargit, plus l'évaluation devient complète, mais il y a un point
où il n'est pas approprié d'essayer de prévoir plus d'années, car les information
supplémentaires ne sont pas compensées par les coûts de l'analyse nécessaire.
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Evaluation du projet
La durée pour laquelle un contrat, une concession, une franchise ou autre élément
similaire est obtenu ;
Le nombre d'années pendant lesquelles le prêt bancaire finançant le projet doit être
remboursé ;
Certains évaluateurs estiment qu'il n'est pas approprié d'utiliser des horizons
inférieurs à 7 ans, fondés sur leur expérience pratique et non sur un critère
technique, tandis que d'autres considè-rent que des horizons de 10 à 12 ans
devraient être utilisés dans le cas de projets commerciaux et industriels à durée de
vie indéterminée.
En outre, il convient de garder à l'esprit qu'un projet devra constamment être évalué
en tenant compte du « moment jusqu'où » il sera approprié de le maintenir, car
théoriquement, un projet devrait être abandonné lorsque sa valeur d'abandon est
supérieur à la valeur actuelle des flux de trésorerie escomptés, c'est-à-dire lorsque le
coût du retrait de l'activité est supérieur aux bénéfices futurs prévus.
Pour évaluer les projets d'investissement, il faut construire trois flux de trésorerie qui
permettent de définir correctement les vertus du projet :
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Evaluation du projet
Le flux de financement net, qui indique les revenus et les dépenses du projet
en cas d'obtention de tout type de financement externe, de manière totale ou
partielle.
a) Acquisition d'actifs.
Dépenses pour
b) Frais de pré-exploitation.
investissements
c) Frais de mise en œuvre.
([Link].1)
d) Fonds de roulement.
a) Crédits obtenus.
b) Amortissement du principal.
Flux de
c) Dépenses financières.
financement net
d) Bouclier fiscal des dépenses
([Link])
financières.
e) Avantage fiscal.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 27
Evaluation du projet
La valeur de liquidation des actifs à la fin de la vie utile définie pour le projet.
Le FCE est composé des trois éléments suivants, à l'intérieur desquels sont classées
les informations à propos du projet :
Remboursement du crédit.
Avantage fiscal.
Par conséquent, l'évaluation privée des projets peut être divisée en deux parties :
économique et financière.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 28
Evaluation du projet
Selon ces concepts, l'évaluation financière privée peut être analysée de deux façons,
du point de vue de l'investisseur ou du prestataire (institution financière), bien qu'il ne
s'agisse pas d'évalua-tions différentes. Ce qui se passe, c'est que l'investisseur est
intéressé par le retour sur investissement qu'il apporte (FCF), mais pas sur le total
requis d'investissement. En revanche, l'institution financière est intéressée par la
capacité de paiement de l'investisseur, en ce qui concerne le paiement des intérêts
et le remboursement du principal (FCE).
Dans certains cas, les flux de trésorerie générés par un projet sont calculés sur la
base du bénéfice de la manière suivante :
C'est un critère assez général, vu l'existence des trois types de flux de trésorerie
expliqués ci-dessus : le flux économique (FCE), le flux de financement net (FFN) et
le flux financier (FCF).
Cette méthode d'estimation des flux de trésorerie est connue sous le nom de
méthode indirecte, puisque le flux de trésorerie est calculé sur la base du bénéfice
correspondant et après certains ajustements. Il convient de noter que cette méthode
suppose que les recouvrements soient effectués la période où les ventes ont débuté
(même année). Il en est de même pour les paiements. Dans la mesure où cette
hypothèse n'est pas vérifiée, l'approximation de la méthode indirecte sera moins
précise.
UN = Bénéfice net.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 29
Evaluation du projet
FCE = UAIT - taxes (recalculées sur l'UAIT) + amortissement - variation dans [Link] -
variation dans [Link].
Il faut également tenir compte du fait que, s'il existe un solde de crédit d'impôt de la
période pré-cédente, il doit être ajouté au flux de trésorerie de la période en cours.
Par exemple, le crédit d'impôt de la période zéro (découlant des acquisitions initiales
d'actifs) est utilisé dans la première période, de sorte que cette quantité (valeur du
crédit d'impôt) doit être ajoutée à la valeur du flux de trésorerie calculée par cette
méthode.
Il faut garder à l'esprit que l'amortissement, bien qu'il ne s'agisse pas d'un
décaissement d'argent, est une dépense déductible aux fins du paiement de l'impôt
sur le revenu, de sorte qu'il génère une économie pour le bouclier fiscal qu'il
provoque. En raison de l'amortissement, même un projet avec des pertes pourrait
générer des flux de trésorerie positifs.
Un exemple simple est donné dans l'exemple n°5 de l'annexe du chapitre 2 pour
expliquer com-ment les flux de trésorerie sont construits.
Annexe
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 30
Evaluation du projet
On trouvera ci-dessous les résultats correspondant à une opération uniforme et, par
la suite, les résultats correspondant à une opération saisonnière, pour laquelle la
nécessité d'investissements supplémentaires en CT peut être appréciée afin que
l'opération se poursuive.
Fonctionnement uniforme
Période 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Total des recettes 0 0 0 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100
Sorties
Entrées 0 50 50 50 50 50 50 50 50 50 50 50 50
Autres 0 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25
Flux cumulé 0 -75 -150 -125 -100 -75 -50 -25 0 25 50 75 100
Le tableau suivant montre à quoi ressemblerait le flux de trésorerie, compte tenu des
investisse-ments nécessaires en CT au cours des périodes considérées :
Période 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
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Evaluation du projet
Total des recettes 0 0 0 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100
Investissement en CT 0 75 75
Fonctionnement saisonnier
Période 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Total des recettes 0 0 0 100 100 100 250 100 100 100 100 100 100
Sorties
Entrées 0 50 50 50 125 50 50 50 50 50 50 0 0
Autres 0 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25
Flux cumulé 0 -75 -150 -125 -175 -150 25 50 75 100 125 200 275
Période 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Total des recettes 0 0 0 100 100 100 250 100 100 100 100 100 100
Investissement en CT 0 75 75 -25 50
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 32
Evaluation du projet
Une autre forme de calcul (pour la même méthode) consiste à déterminer les
dépenses qui seraient engagées jusqu'à la date du premier recouvrement. Le
montant calculé correspondrait au besoin de financement, en supposant que le
montant à percevoir serait suffisant pour financer les opérations ultérieures.
L'entreprise « ABC » prévoit de produire 1 000 bonbons par période pendant quatre
ans, et on estime qu'ils doivent être vendus à une valeur de 2 UM c/u pour obtenir un
rendement raisonnable. Pour la production, 80 kg de sucre sont nécessaires, pour un
prix total de 1 190 UM (TVA de 19 % incluse). De ce nombre, 190 UM correspondent
au paiement de la TVA par le vendeur de sucre au fisc. En vendant les 1 000
bonbons, vous obtiendrez un revenu total, TVA comprise, de 2 380 UM.
L'impôt généré par le revenu est de 380 UM, cependant, sur le paiement dû à l'État
pour le concept de TVA. Les 190 UM qui ont été payés pour les intrants sont déduits
et on obtient comme TVA nette payable pour la période : 190 UM.
En outre, la TVA payée sur l'investissement initial du projet doit être prise en compte.
Par exemple, si pour le projet de bonbons vous avez investi dans une machine dont
le prix était de 2 975 UM (TVA comprise) et que vous envisagez de vendre l'actif lors
de la liquidation de l'affaire à 952 UM (TVA comprise), vous pouvez développer le
module de TVA suivant :
Période 0 1 2 3 4 Liq.
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Evaluation du projet
Intérêts (300)
Impôts (210)
Les impôts à enregistrer dans le FCE seraient alors calculés comme suit :
Exemple n°4 - Calcul du bouclier fiscal qui génère les charges financières
On constate que l'impôt payé, dans le cas de la prise en compte des frais financiers,
est plus faible. Les charges financières, et en général toutes les autres1, ont un effet
fiscal, car elles contribuent à la réduction des paiements d'impôts (épargne = 165 -
120 = 45), ce qui équivaudrait à dire que les charges financières n'auraient été que
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Evaluation du projet
de 105 (150 - 45) et que le taux d'intérêt effectif (TEA) n'aurait donc été que de 10,5
%, soit :
Un exemple simple est montré pour expliquer comment les flux de trésorerie sont
construits.
Hypothèses de base :
2. L'investissement pour l'année zéro s'élève à 20 000 UM, hors TVA (qui sera de
19 % dans l'exemple). L'investissement se compose des éléments suivants.
Équipement -3 000 0
1 Le terrain n'a pas de TVA : on considèrera que le CT a une TVA, puisqu'elle est utilisée pour l'achat
de matières premières.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 35
Evaluation du projet
5. Les coûts de fabrication des produits vendus (CFPV) pour les années 1 et 2, hors
TVA, s'élèvent respectivement à 7 000 et 13 000 UM et comportent les éléments
suivants :
• TEA= 20 %.
• Il sera payé par annuités annuelles constantes, pendant deux ans (sans délai de
grâce2).
Solution
Tableau 1
Module de recettes
Période 0 1 2 Liquidation
Tableau 2
Période 0 1 2 Liquidation
Tableau 3
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 37
Evaluation du projet
Période 0 1 2 Liquidation
Tableau 4
Module de la TVA
Période 0 1 2 Liquidation
Tableau 5
Remboursement du prêt
0 12 000 0 0 0 12 000
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 38
Evaluation du projet
Tableau 6
État de résultats
Période 1 2
Recettes
CFPV 30 000 60 000
Coûts de fonctionnement amortissement -7 000 -13 000
-6 500 -6 500
-3 500 -3 500
Tableau 7
Période 0 1 2 Liquidation
0
Entrées -23 420 35 700 71 400 19 255
Coûts d'investissement -4 165
CFPV -7 570 -13 950
Coût de fonctionnement 1) -6 690 -6 690
Paiement de TVA -855 -10 260
Paiement de ir 2) -6 500 -18 500 -2 755
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 39
Evaluation du projet
FCE' = UAIT - impôts (recalculés sur l'UAIT) + amortissement - [Link] - [Link] + crédit d'impôt (période
précédente)
OBJECTIFS
Connaître les principaux indicateurs de rentabilité qui facilitent la prise de décisions lors de
l'évaluation des projets à but lucratif.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 40
Evaluation du projet
Connaître les critères d'utilisation, les avantages et les inconvénients de chaque indicateur,
surtout la VAN et le TRI.
Bien que le flux de trésorerie soit un élément très important pour l'évaluation des
projets d'inves-tissement, il n'est pas suffisant pour déterminer si un projet est
approprié ou non. Il peut y avoir des projets qui génèrent des flux de trésorerie
positifs, mais qui ne soient pas appropriés.
Pour cette raison, afin d'évaluer un investissement, il faut utiliser divers indicateurs
ou critères pour déterminer s'il est approprié de le réaliser. Chacun des indicateurs
présente des avantages et des inconvénients ; il est donc recommandé à
l'investisseur d'en utiliser deux ou plus avant de prendre une décision concernant
l'investissement qu'il évalue.
Dans la plupart des cas, deux éléments sont nécessaires pour le calcul des
indicateurs de rentabili-té : le flux de trésorerie net prévu et le taux d'actualisation.
Un investisseur peut utiliser différents types de financement pour obtenir les fonds
nécessaires à ses projets d'investissement. Il existe généralement deux sources
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Evaluation du projet
générales utilisées par l'investisseur pour se doter des ressources nécessaires : les
ressources ou capitaux propres et les ressources ou prêts de tiers, lorsque les
premiers sont rares ou insuffisants.
Parmi les capitaux propres ou les sources internes, on distingue les émissions
d'actions et les bé-néfices retenus sur chaque période. Le coût d'utilisation des
capitaux propres correspond au coût d'opportunité de l'actionnaire (c'est-à-dire celui
qu'il ne gagne pas parce qu'il ne l'a pas investi dans un projet alternatif de même
niveau de risque).
Les sources externes ou de tierces incluent les crédits de fournisseurs, les prêts
bancaires à court et à long terme, l'émission d'obligations et le crédit-bail ou leasing.
Le coût des fonds de tiers correspond à l'intérêt des prêts corrigés par leur effet
fiscal, puisque les intérêts sont déductibles d'impôts (les intérêts diminuent la base
imposable et donc le montant des impôts).
Il convient de mentionner qu'il n'est pas possible de généraliser ce qui est le mieux
pour une entreprise : avoir un pourcentage d'endettement plus élevé que la
contribution des actionnaires, ou vice versa. La seule chose que l'on peut dire à cet
égard, c'est que chaque forme de financement a ses avantages et ses inconvénients,
et que sa composition au sein de toute entreprise obéit à sa situation et à sa
structure. Il est clair que chaque projet peut avoir de multiples sources de
financement qui, si elles sont correctement évaluées, conduiront à une combinaison
optimale de financement.
Coût d'opportunité.
Taux d'actualisation.
Dans l'évaluation des projets, ce coût d'opportunité prend la forme d'un taux d'intérêt,
qui sert de référence pour l'évaluation du projet en question.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 42
Evaluation du projet
C'est l'une des variables avec le plus d'impact sur le résultat de l'évaluation d'un
projet d'inves-tissement car, même lorsque les autres variables ont correctement été
estimées, l'utilisation d'un taux d'actualisation inapproprié peut entraîner une
mauvaise décision.
Il est entendu que toute analyse d'investissement exige la connaissance du coût des
investisseurs pour l'obtention de fonds (coût des capitaux propres), du taux d'intérêt
qui doit être payé lors du prêt (coût de la dette) et du coût total des opérations de
financement (coût du capital pondéré).
Pour une analyse plus détaillée de la structure du taux d'actualisation, voir TAUX
D'ACTUALISATION dans l'annexe du chapitre 3.
Il est important de tenir compte du fait que les méthodes présentées ci-dessous sont
quantitatives ; il faut donc veiller à ne pas négliger le jugement objectif et rationnel
lors de l'évaluation, de la comparaison et du classement des alternatives
d'investissement.
Dans certains cas, des facteurs qualitatifs tels que l'urgence du projet, les
réglementations légales, les exigences stratégiques ou les pressions
professionnelles peuvent être si importants dans la réalisation d'un projet qu'on
pourrait négliger les critères éminemment financiers.
Les indicateurs suivants sont considérés dans le présent chapitre comme des
critères d'évaluation de l'opportunité d'un projet.
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Evaluation du projet
La valeur actuelle nette (VAN) emmène au présent les flux de trésorerie futurs du
projet, à un taux d'actualisation donné, en tenant compte de l'importance de l'effet du
temps sur ces flux de trésorerie. Son calcul consiste à trouver la différence entre les
recettes et les dépenses du projet, qui sont actuellement mises à jour.
Le taux utilisé pour actualiser les flux ne doit pas être inférieur au taux qu'on
obtiendrait pour un investissement spéculatif à faible risque (par exemple, le taux
d'intérêt le plus élevé payé par les entreprises du système financier national), plus un
pourcentage compensant le risque lié à la réalisation du projet.
VAN inférieure à Il ne faut pas réaliser le projet. La valeur indique ce que l'investisseur arrête de
0 gagner par rapport à sa meilleure alternative.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 44
Evaluation du projet
Les profils de la valeur actuelle nette montrent les valeurs de l'indicateur pour
différents taux d'actualisation. Pour représenter la VAN, il est nécessaire de
l'exprimer comme une fonction du taux d'intérêt (i) :
VAN = f (i)
La relation notée est inverse au taux d'intérêt, c'est-à-dire qu'à mesure que le taux
augmente, la VAN diminue et vice versa.
Ci-dessous se trouvent deux profils de la VAN, qui ont été construits avec la structure
de flux sui-vante :
0 -4 000 -4 000
1 200 1 000
2 200 1 000
3 200 1 000
4 200 1 000
5 500 300
6 500 300
7 1 000 100
8 1 000 100
9 1 000 100
10 1 000 100
Lorsque les flux les plus élevés se trouvent au début de l'horizon, le profil a une
pente plus faible, de sorte que la courbe est moins « raide » (profil B dans l'exemple).
L'inverse se produit lorsque les flux les plus importants se trouvent à la fin de
l'horizon : la pente est meilleure et la courbe semble plus « raide » (profil A dans
l'exemple). En effet, lorsque ces flux sont éloignés, ils seront plus sensibles aux
variations du taux d'actualisation.
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Evaluation du projet
Avantages Inconvénients
1
On considère que l'objectif de maximisation de la richesse de l'actionnaire coïncide avec la
maximisation de la valeur de l'entreprise. On ne s'appesantira pas sur les différences qui pourraient
exister entre ces deux objectifs dans certaines circonstances.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 46
Evaluation du projet
Il s'agit d'un pourcentage qui indique le rendement périodique moyen généré par les
fonds qui restent investis dans le projet.
Le TRI est le taux d'actualisation grâce auquel la valeur actuelle des flux de recettes
est égale à la valeur actuelle des flux de dépenses d'un projet d'investissement. C'est
donc le taux qui rend la VAN égale à zéro.
Il convient de souligner que le TRI ne concerne que les fonds qui restent investis
dans le projet ; cette réitération est importante car il est nécessaire de distinguer les
fonds qui restent investis dans le projet des flux que l'investisseur pourrait retirer
périodiquement, puisque ces derniers peuvent être investis à un taux qui ne coïncide
pas nécessairement avec le TRI.
D'un point de vue mathématique, le TRI est le taux d'intérêt grâce auquel la VAN est
égale à zéro. Pour un cas de calcul du TRI, voir l'exemple n°2 dans l'annexe du
chapitre 3.
Le critère de décision pour le TRI consiste à accepter un projet dont le TRI est
supérieur au coût d'opportunité en capital (COK), ainsi nous avons :
TRI supérieur Il est conseillé d'investir. La rentabilité du projet est supérieure à celle de la
au COK meilleure alternative d'investissement.
TRI égal au Peu importe qu'on choisisse le projet ou qu'on investisse dans la meilleure
COK alternative. En d'autres termes, leur rentabilité est la même.
TRI inférieur au Il ne faut pas réaliser le projet. La rentabilité du projet est inférieure à la
COK meilleure alternative d'investissement.
Bien que le critère de décision soit simple, il faut garder à l'esprit que ce processus
n'est automati-que que si le COK est connu.
Pour un cas de calcul du TRI, voir l'exemple n°3 dans l'annexe du chapitre 3.
Avantages Inconvénients
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 47
Evaluation du projet
C'est un indicateur de facilité d'interprétation : seul Il ne tient pas compte de l'évolution du marché
le TRI est comparé au COK pour déterminer la financier.
pertinence d'un projet.
Il ne peut pas être utilisé pour évaluer des
Il indique directement la rentabilité du projet ou, en projets mutuellement exclusifs, s'ils ont:
d'autres termes, le pourcentage de bénéfice que
l'investisseur obtient pour chaque unité monétaire des montants d'investissement
attribuée à l'entreprise. significativement différents ;
une répartition différente des
bénéfices ;
des taux de rendement multiples
Comme nous l'avons déjà vu, ces flux de trésorerie escomptés se développent tout
au long de la vie utile du projet à partir de la somme algébrique des soldes attendus
pour chaque exercice (soldes annuels).
Dans tout flux de soldes cumulés, nous trouverons alors un moment ou un instant où
ces derniers changent de signes, c'est-à-dire le moment où les recettes du projet
permettent de couvrir ses dépenses.
C'est ce moment que nous appelons PRI, c'est-à-dire le temps écoulé entre le
moment où l'inves-tissement est effectif et le moment où les revenus du projet
permettent de récupérer la totalité de ses dépenses.
Le résultat de cette formule sera défini par le nombre d'années + les jours
nécessaires pour récu-pérer l'investissement nécessaire. Voir l'exemple n°4 dans
l'annexe du chapitre 3.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 48
Evaluation du projet
a) Elle ne tient pas compte de la valeur de l'argent dans le temps (voir l'exemple n°5
de l'an-nexe du chapitre 3).
Même avec le critère de la PRI ajustée, les flux de trésorerie après le retour sur
investissement ne sont pas pris en compte. L'inconvénient de cette non-
considération est une déficience même de la définition de l'indicateur PRI, raison
pour laquelle elle ne peut être corrigée. Pour cette raison, la PRI ne peut pas être
utilisé comme indicateur principal, mais comme indicateur complémentaire de la VAN
et du TRI. Voir l'exemple n°7 de l'annexe du chapitre 3.
Il convient également de noter que la PRI peut être considérée comme un indicateur
de « liquidi-té » du projet, car une PRI faible indique que le projet génère des flux de
trésorerie qui compensent plus vite l'investissement qu'un autre projet dont la PRI est
plus élevée.
Des contradictions peuvent survenir entre les résultats obtenus dans le calcul de la
VAN et du TRI, dans les cas de :
b) Différences d'échelle.
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Evaluation du projet
Dans la plupart des projets, les investissements ont lieu au début de leur vie
économique et les flux positifs se produisent plus tard. Dans les cas où tous les flux
négatifs se produisent dans les premières années du projet et les flux positifs
consécutivement, jusqu'à la fin du projet, il n'y a qu'un seul changement de signe
dans l'équation correspondant au calcul du TRI, et donc un seul TRI est obtenu. Ce
type de projet est appelé normal ou conventionnel.
Par conséquent, dans les projets non conventionnels, le TRI ne peut pas être utilisé
comme un indicateur de rentabilité valable.
Ce problème se pose lorsque les projets évalués, qu'on souhaite comparer, ont des
mon-tants d'investissement très différents.
Dans ce cas, nous trouvons des projets dans lesquels le retrait des bénéfices est
effectué de différente manière tout au long de leur durée de vie utile. Ainsi, dans
cette classification, nous trouverons, par exemple, des projets dans lesquels il est
possible de commencer à retirer les bé-néfices presque immédiatement après
l'investissement initial, alors que dans d'autres cas, les bénéfices peuvent être
obtenus peut-être après la fin du projet.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 50
Evaluation du projet
Comme mentionné ci-dessus, pour prendre une décision appropriée, il faut analyser
un investissement à l'aide de deux ou plusieurs indicateurs. Habituellement, on utilise
ceux qui ont précédemment été développés : la VAN et le TRI. Cependant, ceux-ci
présentent certaines caractéristiques qui doivent être prises en compte pour
l'analyse, en -évitant la simple symbolique- qui conduirait à une contradiction entre
les deux indicateurs.
Le critère du TRI a comme avantage sur la VAN, que grâce à lui on obtient la
rentabilité du projet (mesure directe) ; en revanche, la VAN nous dit dans quelle
mesure la valeur ou la richesse de l'investisseur sera augmentée en actualisant les
flux de trésorerie à un taux de référence, qu'il faudra estimer au préalable et dont le
calcul pourrait ne pas être facile dans la pratique. Toutefois, le TRI ne tient pas
compte du réinvestissement des flux qui sont retirés du projet.
Par conséquent, la VAN est considérée comme le meilleur indicateur et devrait être
utilisée en cas de divergences entre les deux.
Annexe
Taux d'actualisation
Coût de la dette
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Evaluation du projet
Ces sources offrent des conditions de crédit différentes, des taux d'intérêt différents,
des délais, des périodes de grâce ou autres.
Lors du calcul du coût de la dette, il faut prendre en compte toutes les conditions de
crédit, car souvent seules les conditions principales (délais et taux d'intérêt) sont
évaluées. Par exemple, lorsqu'on a recours au crédit direct du fournisseur, on
pourrait être désavantagé si on ne considère que la majoration des prix que ces
agents effectuent comme garantie du prêt, puisqu'il pourrait y avoir d'autres
exigences qui ne peuvent être observées ou quantifiées à « simple vue » qui
affectent le coût réel de la dette à long terme.
Ce financement par des tiers implique un prêt d'un montant principal déterminé, un
engagement à effectuer des paiements périodiques d'intérêts et le remboursement
du capital conformément à un plan convenu.
Étant donné que l'intérêt sur l'emprunt est déduit du revenu et permet des paiements
d'impôt moins élevés lorsqu'il est endetté, il est possible d'inclure cet effet fiscal
directement dans le taux.
Kd (1-t)
où :
Les coûts financiers qu'une entreprise a dû supporter pour lever des fonds dans le
passé impliquent des coûts irrécupérables et ne sont donc pas pertinents pour le
calcul du coût du capital.
Dans le cas d'une société déficitaire, et qui ne paie donc pas d'impôts, le coût de la
dette de l'année en cours (avec les pertes) est entièrement Kd sans correction fiscale
(1-t).
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Evaluation du projet
Dans l'évaluation d'un projet, les capitaux propres sont considérés comme cette
partie de l'inves-tissement financée par des ressources appartenant aux
actionnaires.
Les ressources propres, dans une entreprise constituée, peuvent provenir des fonds
générés par la rétention des bénéfices (par le non-paiement de dividendes) ou
peuvent provenir de nouvelles contributions des partenaires.
D'une manière générale, on peut dire que l'investisseur affectera ses ressources
disponibles au projet si le retour sur investissement escompté l'emporte sur les
résultats qui pourraient être obtenus s'il allouait ces ressources à une autre
alternative d'investissement de même risque. Par conséquent, le coût du capital
propre (ke) comporte une composante explicite qui renvoie à d'autres applications
possibles des fonds de l'investisseur.
Ainsi, le coût du capital est un concept de coût d'opportunité qui englobe à la fois les
taux de ren-dement escomptés dans d'autres investissements et l'opportunité de
consommation actuelle.
Comme on travaille avec les rendements futurs, il est impossible d'observer la valeur
du coût du capital, par conséquent l'évaluation devra être basée sur des estimations
du capital.
Ces estimations seront faites à l'aide de certaines méthodes qui seront expliquées
plus loin. Dans la mesure où les hypothèses sur lesquelles ces méthodes sont
fondées sont correctes et que les inputs sont adéquats, le résultat obtenu sera
meilleur, le coût du capital calculé étant plus fiable.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 53
Evaluation du projet
aux dividendes escomptés (D) sont reçus. Dans ce cas, l'investisseur n'a pas besoin
d'estimer le prix de vente de l'action, il doit plutôt d'estimer le remboursement des
dividendes futurs. Ensuite, le ke serait estimé à partir de l'équation suivante :
Il est possible de simplifier le calcul en supposant une perpétuité dans laquelle les
dividendes sont constants, le coût du capital serait alors calculé de la manière
suivante :
Il convient de noter que les dividendes ne sont souvent pas constants et varient dans
le temps. Une autre façon de calculer le coût des capitaux propres est de considérer
que les dividendes augmentent à un taux constant g ; dans ce cas, le calcul du coût
du capital serait :
où :
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 54
Evaluation du projet
où :
UN = bénéfice net.
Cette méthode considère que le rendement exigé par l'investisseur est basé sur un
taux de rendement sûr pris comme référence, auquel s'ajoute une prime
supplémentaire pour le risque du projet à réaliser. Le coût du capital propre peut
alors être calculé en utilisant le taux sans risque rf plus une prime de risque rp. C'est-
à-dire :
Ke = rf + rp
Le taux utilisé comme taux sans risque est généralement le taux des documents
d'investissement placés sur le marché des capitaux par les gouvernements.
c) Modèle d'évaluation des actifs de capital (CAPM) pour déterminer le coût des
capitaux propres
les investisseurs sont peu enclins à prendre des risques. En d'autres termes,
à la même rentabilité, les investisseurs achètent l'actif avec le risque le plus
faible ;
il existe un taux sans risque auquel l'investisseur peut placer ses fonds ;
le marché est efficace et équilibré. L'information est gratuite et atteint tous les
investisseurs au même moment. Les coûts de transaction sont insignifiants ;
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Evaluation du projet
Une fois que les prémisses du modèle ont été satisfaites, on peut comprendre
pourquoi le CAPM indique que le rendement attendu de tout investissement devrait
être égal au taux sans risque plus une prime pour le risque assumé :
ke = rf + β (rm - rf)
Où :
Ainsi, le risque total associé aux investissements peut être divisé en deux : non
systématique et systématique.
Le risque systématique est un risque qui ne peut être éliminé par des décisions de
diversification et qui est lié aux fluctuations qui affectent l'économie toute entière ou
le marché boursier en général. Voici des exemples de risque systématique : les
variations générales des taux d'intérêt, les augmentations unitaires du prix du
pétrole, les variations dans le risque pays, la tendance à la baisse des prix
internationaux des commodities (produits de base), etc. En dépit du fait que des
événements tels que ceux mentionnés ci-dessus auront un impact sur toutes les
entreprises, elles ne seront pas toutes affectées de la même manière.
En conclusion des deux types de risques présentés, on peut dire que le seul risque
dont un inves-tisseur devrait s'inquiéter est le risque systématique d'un
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Evaluation du projet
se fonde sur l'hypothèse que tous les investisseurs ont la même opinion sur la
répartition des rentabilités ;
présuppose l'existence d'un actif sans risque, ce qui n'est pas le cas en
réalité ;
entraîne le calcul bêta à faire face aux limitations qui peuvent fausser les
résultats.
Comme résultat des limites conceptuelles du CAPM, ainsi que des résultats
empiriques obtenus, les chercheurs ont été amenés à développer des modèles
alternatifs d'équilibre du marché des capitaux et par conséquent l'évaluation des
actifs financiers.
Bien que ce modèle soit largement accepté par les investisseurs des pays à fort
développement économique, son applicabilité dans les pays moins développés fait
l'objet de nombreux débats, parce que :
Dans ce cas, il est conseillé d'utiliser d'autres méthodes moins systématiques pour
déterminer le coût des capitaux propres.
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Evaluation du projet
Bien qu'un coût ait été défini pour chacune des sources de financement (propre ou
par endette-ment), un coût moyen pondéré de ces sources doit être déterminé pour
l'évaluation du projet.
Une fois que le coût de la dette kd a été défini, la rentabilité requise sur le capital
propre ke doit être calculé à un taux d'actualisation pondéré (ko) ou WACC1, qui
intègre les deux facteurs dans la proportionnalité appropriée.
Comme son nom l'indique, le coût pondéré du capital est une moyenne des coûts
relatifs de cha-cune des sources de financement utilisées par l'entreprise, qui sont
pondérés en fonction de la proportion de ces ressources au sein de la structure
dette-capital définie. En fonction de cela, le ko est calculé de la manière suivante :
où :
D = valeur de la dette.
C = valeur du capital.2
Pour évaluer l'investissement total, le FCE3 est mis à jour au taux d'actualisation Ko
(WACC).
Une fois le taux d'actualisation défini pour une entreprise, tous les projets présentant
les mêmes caractéristiques de risque seront évalués à l'aide de ce taux, à moins que
les caractéristiques du projet à évaluer soient très différentes. Lors de l'analyse, il
faut garder à l'esprit que lors de l'évaluation d'un projet d'investissement individuel, le
coût du capital de l'entreprise pourrait ne pas représenter le coût d'opportunité du
nouveau projet, puisqu'il pourrait présenter un risque plus ou moins élevé.
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Evaluation du projet
Période 0 1 2 3 4 5
Faut-il investir les 200 UM à 10% dans des projets alternatifs ou dans
l'investissement proposé, dont le flux de trésorerie est défini dans le tableau ci-
dessus ?
Période 0 1 2 3 4 5
On peut voir que pour obtenir les flux fournis par l'investissement suggéré, il faudrait
investir 251,53 UM, à un rendement de 10 %. Mais selon la proposition initiale, il ne
faut investir que 200 UM, de sorte que si ces 200 UM sont placés dans
l'investissement proposé au lieu des 10 % habituels, on obtiendrait un supplément de
251,53-200= 51,53 UM (à un rendement de 10 %). Ensuite, on conclut qu'il convient
d'effectuer l'investissement proposé, puisqu'il procure un gain supplémentaire par
rapport aux 10 % normalement gagnés.
La valeur de 51,53 UM calculée est ce qu'on appelle la VAN et est la valeur actuelle
des flux nets générés par l'investissement. La VAN indique combien de bénéfices
supplémentaires6 l'investis-seur obtient en réalisant le projet, c'est-à-dire qu'elle
mesure dans la monnaie actuelle, de combien l'investisseur est plus riche s'il fait
l'investissement proposé au lieu de placer son argent dans l'activité qui a comme
rentabilité le taux d'actualisation utilisé (dans notre cas 10 %).
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 59
Evaluation du projet
où :
= investissement initial.
i= taux d'actualisation.
Dans l'exemple précédent, il a été conclu que lorsqu'on obtenait la valeur de 51,53
(positive), il convenait de choisir l'investissement proposé puisqu'un gain
supplémentaire serait obtenu.
Période 0 1 2
On considère que la rentabilité des fonds qui restent investis dans le projet est de 17
%.
Ainsi, les 10 000 investis initialement deviennent 11 700 (10 000 x 1,17). De ce
montant, on retire 6 700, ce qui porte le solde à 5 000. Ce montant est à nouveau
investi à 17 %, obtenant ainsi 5 850, soit le montant retiré à la fin du projet.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 60
Evaluation du projet
Les fonds retirés peuvent être investis à un autre taux qui, dans la plupart des cas,
ne coïncide pas avec le TRI. Par conséquent, le rendement du placement initial ne
coïncidera qu'avec le TRI si les fonds retirés sont réinvestis à un taux égal au TRI.
Ainsi, les 6 700 retirés à la fin de la première période devront être réinvestis à 17 %,
soit 7 839. Le total à la fin de la période 2 serait de 13 689 (7 839 + 5 850).
I = 17 %
D'un point de vue mathématique, le TRI est le taux d'intérêt qui rend la VAN égale à
zéro. Dans le graphique du profil de VAN, le TRI sera le taux pour lequel la courbe
coupe l'axe horizontal (VAN = 0).
où :
= Investissement initial
Période 0 1 2 3 4
TRI= 21,94 %
Si le coût du capital est de 10 %, il convient alors d'accepter le projet, car le TRI est
supérieur au coût d'opportunité du capital.
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Evaluation du projet
Les flux prévus des deux projets (A et B) sont présentés ci-dessous, quel est le
meilleur projet ?
0 (1 000) (1 000)
1 0 200
2 0 200
3 0 200
4 0 200
5 1 000 200
Solution
Dans les deux cas, l'investissement est récupéré en 5 ans, mais on préfèrerait B à A,
car dans le cas de B, les flux sont récupérés plus tôt.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 62
Evaluation du projet
Deux projets peuvent avoir la même période de récupération, mais l'un peut être plus
avantageux que l'autre à l'avenir.
Ci-dessous se trouvent les flux prévus de deux projets (A et B), quel est le meilleur
projet ?
0 (800) (800)
1 0 200
2 0 200
3 400 200
4 400 200
7-10 1 000 0
Solution
Dans les deux cas, l'investissement est recouvré en 4 ans, mais il est clair que A est
meilleur que B à long terme.
FT1=FT2=....=FT10=34 250
Taux d'actualisation : 12 %
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Evaluation du projet
Période 0 1 2 3 4 5 6 7
Flux (150 000) 34 250 34 250 34 250 34 250 34 250 34 250 34 250
Investissement
(150 000) (119 420) (92 116) (67 737) (45 971) (26 536) (9 184) 6 304
à récupérer
Même avec le critère du PR ajusté, les flux de trésorerie après le retour sur
investissement ne sont pas pris en compte. L'inconvénient de leur non-considération
est une déficience de la définition de l'indicateur PR. C'est pourquoi le PR ne peut
être utilisé comme indicateur principal, mais comme indicateur complémentaire de la
VAN et du TRI.
Il est possible d'investir dans un projet dont les flux nets varient considérablement
d'une période à l'autre.
Période 0 1 2
TRI 1= 25 %.
TRI 2= 400 %.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 64
Evaluation du projet
figure, il y a deux valeurs qui coupent l'axe horizontal et rendent la VAN du projet
égale à zéro.
Dans le cas de plusieurs TRI, aucun n'est valide8, de sorte qu'il serait nécessaire
d'utiliser la VAN pour prendre une décision.
D'autres exemples pour lesquels l'utilisation du TRI n'est pas valide sont présentés
ci-après. Le taux d'actualisation utilisé est de 10 %.
Dans ce cas, on peut observer qu'il y a trois changements de signe, par conséquent,
il y a trois solutions quand on considère l'équation du TRI. On n'obtient qu'une seule
vraie solution, les deux autres doivent être imaginaires.
Période 0 1 2 3 4 5
B -100 45 60 30 10 25
Solution
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Evaluation du projet
C'est pourquoi le projet B serait choisi. Toutefois, lorsqu'on calcule la VAN, on obtient
VAN (A)=327 et VAN(B)=35, ce qui nous ferait choisir A. Dans ce cas, on note que
les deux critères ne correspondent pas.
En effet, les montants d'investissement sont très différents, ce qui signifie que même
si la rentabilité des fonds qui restent en B est supérieure, leur valeur est plus faible et
ils génèrent moins de richesse pour l'actionnaire.
Par conséquent, on ne peut comparer les rendements si on travaille sur des bases
très différentes, car la conclusion serait incorrecte. Par exemple, gagner 10 % de
1 000 (100) n'est pas la même chose que gagner 20 % de 100 (20). On peut noter
que si la rentabilité est plus élevée, le bénéfice, lui, est plus faible. Dans de telles
situations, il convient d'utiliser la VAN.
Il peut être utile d'analyser le projet progressif (A - B) pour vérifier ce qui précède :
Période 0 1 2 3 4 5
B -100 45 60 30 10 25
Période 0 1 2 3
B -3 000 0 0 5 500
Solution
Lorsque vous calculez le TRI, vous obtenez : TRI (A) = 24 % et TRI (B) = 22 %. Si la
VAN est calculée, on obtient : VAN (A) = 976 et VAN (B) = 1 132. On peut observer
que là encore les critères ne coïn-cident pas.
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Evaluation du projet
Dans ce cas, on note que bien que les investissements soient les mêmes, les
bénéfices obtenus du projet (et probablement réinvestis à un taux inférieur) sont
différents, de sorte que la rentabilité des 3 000 investis dans A est affectée, puisque
les 200 et 2 500 sont probablement investis à un taux inférieur, ce qui n'est pas le
cas de B, puisque les 3 000 investis génèrent la rentabilité donnée par le TRI.
Ainsi, la rentabilité des 3 000 investis dans A peut être calculée comme suit, en
considérant que les flux retirés sont investis au coût du capital :
5 292 = 3 000(1+i)3
i = 21 %
Ainsi, on peut voir que la rentabilité des 3 000 investis dans A est inférieure à celles
des 3 000 in-vestis dans B, de sorte que maintenant, en comparant les taux de
rentabilité des fonds investis, B serait également choisi, en tenant compte du fait que
ce projet bloque la possibilité d'obtenir des bénéfices jusqu'à la dernière année.
financement.
4 En indiquant qu'il s'agit du taux obtenu pour les investissements réalisés, on suppose que, dans des
ajustement.
6 Il s'agit d'un bénéfice supplémentaire parce que, comme cela a été démontré, l'investisseur obtient le
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 67
Evaluation du projet
OBJECTIFS
4.1. Introduction
Un projet, de manière générale, peut être défini comme une idée qui cherche à
résoudre un pro-blème donné ou bien à saisir une occasion. Dans les deux cas, on
recherche un résultat pour répo-ndre à une nécessité humaine - propre ou de tiers-
de manière efficace et sûre.
Les montants estimés peuvent ne pas être vrais, soit en raison d'erreurs dans la
préparation des projections, soit en raison d'événements externes imprévisibles, tels
que :
Toute variation dans les flux réels par opposition aux flux prévus générera un
changement dans les flux de trésorerie et aura donc un effet positif ou négatif sur le
comportement des indicateurs de rentabilité.
Avant de prendre une décision, l'investisseur devrait identifier les imprévus associés
aux flux du projet et les incorporer dans l'évaluation du projet.
Les risques et incertitudes qui affectent un projet sont étroitement liés au degré
d'information disponible, qui dépend des contraintes techniques (accessibilité à
l'information) et économiques (relation coût-bénéfice) ; plus il y a d'information
disponible, moindre est le degré de risque et d'incertitude.
Risque
Une situation de risque est une situation dans laquelle la variable estimée peut
prendre des valeurs différentes et on dispose de l'information nécessaire pour
connaître ces valeurs et leurs probabilités d'occurrence. En d'autres termes, le
risque implique la possibilité de connaître la distribution de probabilités de la
variable estimée.
Incertitude
Une situation d'incertitude est une situation dans laquelle les valeurs que la
variable pourrait prendre et/ou la distribution de probabilités de cette variable
estimée sont inconnues.
Pour passer d'une situation d'incertitude à une situation de risque, il faut augmenter
l'information disponible, principalement par l'approfondissement de la recherche sur
les données qui composent les flux du projet, afin de pouvoir déterminer les valeurs
que la variable pourrait prendre.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 69
Evaluation du projet
Exemple n°1
L'entreprise « ABC » prévoit d'investir 6 000 UM dans un projet qui générerait des
bénéfices de 10 000 UM à la fin de l'année. L'entreprise utilisait un COK de 8 % pour
tous ses projets, mais cette fois on a observé que le niveau de risque de
l'investissement est plus élevé que celui des investis-sements précédents, on a donc
décidé d'ajouter 2 % au COK initial.
Solution
Étant donné que le niveau de risque perçu est plus élevé, ce risque supplémentaire
est pris en compte en augmentant le taux d'actualisation habituellement utilisé.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 70
Evaluation du projet
Les flux doivent être corrigés de telle sorte que les flux incertains soient compensés
par des flux sûrs.
Exemple n°2
Solution
Ce qu'il faut faire dans ce cas c'est calculer la valeur prévue des recettes, c'est-à-dire
ce qui se produirait si l'affaire se répétait plusieurs fois dans le cadre du schéma
exposé.
Le résultat du calcul de la valeur prévue des recettes indique que le revenu moyen
pondéré de l'investissement dans le projet s'élèverait à 14 000 UM. Ce résultat est
incertain, mais l'investisseur (l'entreprise « XYZ ») peut juger, en fonction de son
degré d'aversion au risque, que cette valeur attendue de 14 000 UM correspond à un
équivalent sûr de, par exemple, 12 000 UM ; ensuite cette valeur doit être amenée
au taux d'actualisation actuel (sans risque), pour obtenir une valeur actuelle de :
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 71
Evaluation du projet
Il existe différentes façons de traiter le risque inhérent aux projets lors de leur
évaluation. Le ta-bleau suivant présente certaines des méthodes les plus
couramment utilisées à cette fin :
Outils Méthodes
a) Valeur prévue
1. Mesures statistiques
b) Variance
a) Univariable
2. Analyse de sensibilité
b) Multivariable
a) Déterministes
4. Arbres de décision
b) Probabilistes
Lorsque le facteur de risque est présent dans l'évaluation d'un projet, l'un des
objectifs à atteindre est de maximiser la valeur prévue de la VAN (ou tout autre
indicateur de rentabilité utilisé).
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 72
Evaluation du projet
b) Utilisation de la variance
Bien que le critère de décision ci-dessus (la valeur prévue) semble correct, ce n'est
pas toujours le cas. Comme on le sait, la valeur prévue (ou moyenne ou rendement
moyen) mesure la valeur à laquelle une variable aléatoire tendra lorsque la même
expérience est répétée plusieurs fois. Étant donné que le projet à l'étude ne sera pas
répété plusieurs fois, il faut une mesure pour déterminer le niveau de risque impliqué.
Comme le risque d'un projet est associé à la variabilité des flux de trésorerie nets
estimés dans chaque période, en connaissant la dispersion des flux de trésorerie
moyens, il est possible de déterminer l'écart des données par rapport à la moyenne
et le niveau de risque selon lequel la VAN réelle s'écarte de la VAN prévue.
Il convient de préciser que, tout comme la valeur prévue tient compte du rendement
moyen et laisse le risque de côté, l'écart-type n'est qu'un écart moyen absolu du
risque qui ne tient pas compte des niveaux de rendement, de sorte qu'il n'est pas
approprié de prendre une décision finale fondée uniquement sur l'écart-type.
Pour déterminer le risque associé au projet, il faut d'abord calculer l'écart-type des
flux de trésorerie, puis l'écart-type de la VAN avec ces données. Voir Formules de
calcul et l'exemple n°4 de l'annexe du chapitre 4.
Il y a des situations dans lesquelles les projets sont évalués (avec des estimations
basées sur des variables) dont les résultats ne sont pas tout à fait certains, n'ont pas
de probabilités d'occurrence définies et ne permettent pas de déterminer des
probabilités subjectives de manière cohérente. Dans ces cas, il faut identifier l'impact
de chaque variable sur la rentabilité prévue du projet.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 73
Evaluation du projet
Actifs fixes
Pour effectuer l'analyse de sensibilité, quatre étapes de base doivent être suivies :
Identifier les deux ou trois variables auxquelles la VAN est la plus sensible.
Une fois que les variables critiques ou pertinentes sont connues et que le degré de
sensibilité du projet à ces variables est connu, il convient d'élaborer des plans
d'urgence pour minimiser le risque présent dans le projet.
L'analyse de sensibilité peut être classée comme univariable, si seules les variations
d'une variable sont analysées, ou multivariable, si des variations de deux ou plus
sont introduites simultanément.
a) Analyse univariable
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 74
Evaluation du projet
changement dans le quantité vendue entraînera non seulement une diminution des
recettes, mais aussi de certains coûts.
b) Analyse multivariable
Il est possible d'attribuer une probabilité d'occurrence à chaque scénario2 ; dans ces
cas, la VAN de chaque scénario proposé doit être calculée, puis une probabilité
d'occurrence est attribuée à chaque VAN et la VAN prévue du projet (E(VAN)) est
calculée.
Une analyse de sensibilité est effectuée pour mettre en évidence la marginalité d'un
projet. Il s'agit de la valeur minimale ou maximale qu'une variable donnée peut
adopter pour maintenir la rentabilité du projet, c'est-à-dire pour maintenir la VAN
positive.
L'un des problèmes de cette méthode d'analyse est qu'elle est souvent utilisée
comme prétexte pour ignorer ou calculer avec précision certaines variables pour
lesquelles on dispose d'informa-tions suffisantes.
Un deuxième problème réside dans le fait que les résultats et les procédures de cette
méthode peuvent être ambigus. Par exemple : Qu'est-ce qu'on appelle optimiste et
qu'est-ce qu'on appelle pessimiste ? Ce type de considération est très subjectif, de
sorte que les résultats obtenus par l'évaluateur peuvent ne pas être corrects pour
l'investisseur si les deux n'ont pas le même degré de subjectivité, c'est-à-dire si l'un
considère quelque chose comme optimiste, tandis que l'autre la considère
pessimiste. Pour cette raison, il convient de préciser que l'analyse de sensibilité est
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 75
Evaluation du projet
une méthode de mesure du risque d'un projet et que l'évaluateur n'agit qu'en tant que
conseiller de l'investisseur qui, en fin de compte, doit prendre les décisions.
1 Pour estimer la sensibilité de la VAN à une variable, il suffit de modifier l'amplitude de la variable de
+/- 10 % de sa valeur initialement prévue et d'analyser dans quelle mesure la VAN varie avec la
variable. Une autre analyse est obtenue en calculant la valeur extrême de la variable, en gardant tout
le reste constant, ce qui rend la VAN égale à zéro. Il est recommandé d'utiliser une feuille de calcul
électronique pour l'analyse de sensibilité.
2 S'il existe un moyen de déterminer ces probabilités, avec un certain degré de certitude, il est
fortement recommandé de le faire parce que cela permettrait d'effectuer une analyse plus approfondie
et plus exhaustive.
Le modèle de simulation de Monte Carlo1 peut être défini comme une méthode de
tests statistiques, car il s'agit d'une technique de simulation de situations incertaines
qui permet de définir des valeurs attendues pour des variables inconnues.
Cette méthode est similaire à l'analyse de sensibilité dans la mesure où elle implique
des change-ments pour toutes les variables sélectionnées par l'évaluateur. Ces
changements se produisent tous simultanément et avec leurs résultats, on obtient les
différentes variations de la VAN qui se produisent à cause des changements dans
les probabilités d'occurrence des variables sélectionnées.
Pour réaliser la simulation de Monte Carlo, les variables critiques ou pertinentes sont
d'abord dé-terminées, regroupées en trois grandes catégories :
Variables de marché.
Variables d'investissement.
Variables de coûts.
Les variables de marché peuvent être divisées en quatre sous-catégories : prix, taille
totale du marché, part de marché du projet et croissance du projet dans le marché.
Les variables d'investis-sement peuvent être subdivisées en coûts d'investissement,
vie utile et valeur de rachat. Les variables de coûts peuvent être subdivisées en
coûts fixes et coûts variables.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 76
Evaluation du projet
Une fois que chaque variable a une distribution de probabilité donnée, on effectue
des simulations qui doivent combiner tous les résultats possibles des variables
étudiées en fonction de leur probabilité d'occurrence. Il faut réaliser cette simulation à
l'aide d'un support informatique, qui générera des nombres aléatoires pour prendre
en compte toutes les combinaisons possibles dans les différentes variables
présentées par le projet.
1Initialement présenté de manière formelle par HERTZ dans un article de la Harvard Business
Review.
L'utilité des arbres de décision réside dans le fait qu'ils permettent de décomposer un
problème important et difficile en plusieurs petits problèmes, simplifiant ainsi son
traitement. Son objectif est de choisir la meilleure stratégie de développement pour le
projet.
Pour ce faire, on choisit la voie menant à la rentabilité la plus élevée (VAN la plus
élevée ou tout autre indicateur de rentabilité jugé pertinent pour le projet évalué).
L'arbre montre toutes les combinaisons possibles d'événements et, par le calcul de la
VAN (ou autre indicateur de rentabilité), il permet de comparer les résultats
escomptés afin de choisir parmi les stratégies d'investissement alternatives.
Ils permettent une analyse globale du projet et un examen de toutes les stratégies
possibles pour sa mise en uvre.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 77
Evaluation du projet
Ils permettent une évaluation continue de la décision initiale, face aux changements
des conditions internes et/ou externes du projet.
Ils peuvent rendre la prise en compte de toutes les variables impliquées complexe,
situation dans laquelle elle échouerait en tant qu'outil de prise de décision.
Annexe
où :
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 78
Evaluation du projet
Ensuite, à partir des flux de trésorerie moyens, la valeur prévue de la VAN est
déterminée à l'aide de l'équation suivante :
où :
n= nombre de périodes.
r= taux d'actualisation.
Ci-après nous avons deux tableaux, dont chacun présente les flux de trésorerie pour
les périodes 1 et 2 et les probabilités associées à chaque flux, selon le scénario
correspondant :
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 79
Evaluation du projet
Solution
Tout d'abord, il faut trouver les flux de trésorerie prévus du projet 1 (élaboration et
conditionne-ment du jus de mangue) :
Compte tenu de cette approche, l'entreprise « ABC » devrait choisir le projet 1 pour
l'élaboration et le conditionnement du jus de mangue, car la VAN escomptée est plus
élevée.
Pour déterminer le risque associé au projet, il faut d'abord calculer l'écart-type des
flux de trésorerie, puis l'écart-type de la VAN avec ces données. Pour effectuer ces
calculs on utilise les équations suivantes :
où :
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 80
Evaluation du projet
• Équation pour le calcul de l'écart type de la VAN, lorsque les flux de trésorerie sont
indépendants les uns des autres :1
où :
n= nombre de périodes
r= taux d'actualisation
• Équation pour calculer l'écart-type de la VAN, lorsque les flux de trésorerie sont
parfaitement corrélés :2
où :
n= nombre de périodes
r= taux d'actualisation
Continuant avec le même exemple, l'entreprise « ABC » découvre que, dans les
deux options d'investissement qu'elle évalue (Mangues et Oranges), le flux de
trésorerie de la période 2 (FT2) dépend du résultat obtenu dans le flux de trésorerie
de la période 1 (FT1), et conclut donc que les flux de trésorerie sont parfaitement
corrélés dans chaque cas.
Solution
On peut alors constater que la moindre variabilité des résultats offerts par le projet 2
signifie qu'il représente un risque moindre pour l'entreprise « ABC ».
Ce coefficient est une mesure relative du risque, qui mesure le degré de dispersion
par unité de rendement escompté. Ainsi, il faudra sélectionner les projets ayant un
coefficient de variabilité plus faible :
où :
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 82
Evaluation du projet
Dans ce cas, en remplaçant les données précédemment trouvées dans l'équation ci-
dessus, le coefficient de variabilité sera égal à :
CV 0,83 0,59
La durée de vie utile estimée du chariot à glaces est de 2 ans, après quoi il pourrait
être vendu à 1004 UM. Il faudrait définir le salaire de la personne qui sera chargée de
le conduire dans les rues de la ville et de faire les ventes, ce qui représenterait 600
UM par mois. Le coût de la glace a été estimé à 70 % de la valeur de vente unitaire,
soit 2 UM pour le seul type de glace qui serait vendu : les esquimaux à la mangue.
On estime que 18 000 glaces pourraient être vendues la première année et 21 600 la
deuxième année.
Solution
Période 0 1 2
Valeur de vente 2 2
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Evaluation du projet
UO 3 350 5 510
I.G.V. crédit 95
VAN 5 327
Une étape décisive lors du débit de l'analyse de sensibilité consiste à déterminer les
variables critiques. Afin d'éviter d'analyser inutilement toutes les variables qui
composent les flux de trésorerie, il est conseillé de visualiser les données et de
trouver les variables qui représentent les valeurs les plus élevées et/ou les plus
importantes dans la configuration des flux, et de vérifier la probabilité de leur
modification (à la suite d'actions de l'entreprise ou à cause de situations à court
terme).
Dans ce cas, après analyse des différentes variables, on pourrait établir que la seule
variable criti-que serait5 le coût de la glace (pourcentage par rapport à la valeur de
vente), puisque pour les autres variables, un changement très important est
nécessaire pour que la valeur VAN devienne négative. Par exemple, la valeur de
vente devrait diminuer de 38 % pour que la VAN soit négative, tout comme le
paiement du travailleur devrait augmenter de 61 %.
Nous devons indiquer qu'il n'est pas nécessaire d'analyser toutes les variables, mais
plutôt les plus importantes dans la structure des recettes et dépenses.
Ci-dessous se trouve la variation maximale que le coût de la glace pourrait subir pour
que le projet soit encore rentable.
Analyse univariable
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 84
Evaluation du projet
La variation maximale qui pourrait se produire, indépendamment, dans chaque variable critique 1, de
sorte que la VAN du projet soit égale à zéro.
1 Dans la feuille de calcul électronique : Une fois la sensibilité de la première variable critique trouvée,
on copie les données et on les colle sous forme de valeurs sur une feuille blanche pour restaurer les
données d'origine et passer à l'analyse de la deuxième variable critique. Effectuer la même procédure
s'il ya plus de deux variables critiques.
Probabilité d'occurrence 30 % 50 % 20 %
L'entreprise veut connaître la valeur VAN prévue des flux, en se fondant sur ces
scénarios et leurs probabilités d'occurrence.
Solution
Tout d'abord, chaque scénario doit être construit de manière indépendante, les
variations indi-quées pour chacun d'eux étant réalisées séparément.
Pour construire les scénarios, on introduit d'abord les variations indiquées dans le
scénario opti-miste et on obtient une VAN. Ensuite, il faut restaurer les données
originales et introduire les variations indiquées pour le scénario pessimiste, obtenant
ainsi une autre VAN. Comme rien ne change dans le scénario probable, on utilise la
VAN trouvée à l'origine :
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 85
Evaluation du projet
Probabilité d'occurrence 20 % 50 % 30 %
Après avoir appliqué l'analyse de sensibilité multivariable, on sait que la valeur VAN
prévue des flux du projet est de 3 504 ; en considérant l'écart, nous observons que
cette valeur (CV= 1,59) est élevée et qu'il ne serait donc pas conseillé de démarrer le
projet.
1 Les flux de trésorerie sont indépendants les uns des autres lorsque la valeur prise par l'un d'entre
eux dans la période (i) ne dépend pas des valeurs prises par les flux dans les périodes précédentes.
Lorsque cela se produit, la covariance est égale à zéro.
2 Les flux de trésorerie sont parfaitement corrélés lorsque l'écart d'un flux de trésorerie au cours d'une
période donnée signifie l'écart des flux futurs de la même manière. Dans ce cas, le coefficient de
corrélation entre deux flux de périodes différentes est égal à un.
3 Le degré d'aversion au risque est représenté par la courbe de bénéfice ou d'indifférence de
l'investisseur.
4 C'est la valeur nette qui sera obtenue de la vente.
5 On vous recommande de vous arrêter à ce point et d'élucider les raisons qui convertissent les
variables consignées en variables critiques. Si votre critère indique qu'une autre variable pourrait être
significative, nous vous invitons à effectuer une nouvelle analyse de sensibilité dans cette perspective.
OBJECTIFS
L'évaluation des variables déterminant les coûts et bénéfices liés à l'évaluation des
projets d'investissement social ou public est fondamentalement différente de celle
des projets d'investissement privé puisqu'ils ne sont pas destinés à des buts lucratifs.
Ces projets ont aussi pour but la protection sociale, par conséquent c'est la
rentabilité sociale qui importe le plus et non la rentabilité économique. L'investisseur
tient compte de l'impact que le projet génère sur l'amélioration de la communauté
bénéficiaire ou bien sur le territoire où il est réalisé.
Même si ces projets ne visent pas la rentabilité économique, ils doivent obtenir une
utilisation efficace des ressources. Sinon, on peut perdre le coût monétaire réel du
projet de vue et tomber dans des situations de gaspillage d'heures de travail, de
main d'uvre, d'intrants, etc. uniquement parce que les fonds pour leur réalisation sont
assurés indépendamment des bénéfices qui seront obtenus.
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Evaluation du projet
Le but ultime des projets d'investissement social est d'avoir un impact sur le bien-
être des desti-nataires. La priorité de ces projets n'est pas une rentabilité
économique, mais il est important d'évaluer la durabilité du projet, surtout après sa
réalisation. Comme exemples de cette catégorie nous avons les investissements
dans des projets de responsabilité sociale d'entreprises et d'orga-nisations à but non
lucratif, telles que celles du secteur tertiaire, les organisations de la société civile ou
non gouvernementales.
La particularité des projets d'investissement public réside dans le sujet sur qui
reposent les déci-sions relatives au projet ; l'État étant l'investisseur de ressources
pour leur exécution. Ils n'ont pas de but lucratif, mais cherchent à être bénéfique à
toute la société. Dans cette catégorie, nous pouvons retrouver les projets
d'infrastructure de services publics, d'éducation, de soins de santé, d'alphabétisation,
de développement culturel, de préservation des ressources naturelles, etc.
a) Rentabilité sociale
Pour calculer ce type de rentabilité, il faut établir un bilan économique dans lequel on
estime l'argent que l'entreprise économisera ou perdra avec l'exécution du projet. S'il
est socialement rentable mais économiquement non rentable, le déficit monétaire
qu'il génère sera compensé par les impôts (si l'État est le promoteur) ou par la
contribution des citoyens (si le promoteur est une ONG ou une organisation de
quartier). Cette dépense générale implique plus d'épargne dans les dépenses
individuelles.
b) Impact social
L'impact social renvoie aux résultats que l'évaluation proposée s'attend à obtenir,
dans la communauté en général, après l'application du projet.
Sur le plan conceptuel, on peut dire que l'étude des impacts va bien au-delà de
l'étude de la portée des effets prévus et des résultats escomptés, compte tenu de la
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Evaluation du projet
Les impacts sociaux peuvent être des changements concrets et facilement visibles,
tout comme des modifications dans les résultats de différents processus impliquant la
société dans son ensemble. Par exemple, la construction d'un nouveau pont signifie
un changement concret par la simple apparition d'une nouvelle structure, qui
changera le type de mobilisation d'un certain nombre de personnes qui traversent ce
pont. Toutefois, en même temps, elle génèrera des changements dans le flux de
véhicules, la réduction des temps de voyage, les économies de carburant, en
modifiant les processus complexes qui définissent la dynamique du transport en
général.
Les résultats finaux d'une évaluation d'impact social positif au niveau de l'objectif et
du but du programme impliquent une amélioration perceptible, et autant que possible
durable dans le temps, dans les conditions proposées pour améliorer la population
cible. Cela doit correspondre clairement à la définition du problème à l'origine du
projet.
Le résultat final d'un projet avec un impact social positif doit se traduire par un
bénéfice obtenu par la population desservie. En général, ces projets visent à obtenir
des bénéfices à moyen et long terme, mais peuvent aussi avoir pour objectif la
simple résolution d'un problème qui exige une attention imminente et des effets
immédiats, comme l'aide aux victimes d'une catastrophe naturelle.
c) Prix sociaux
L'évaluation sociale des projets se fait sur la base des prix sociaux. Le prix social
d'un bien, d'un service, d'un intrant ou d'un facteur de production est égal au prix du
marché corrigé par un facteur d'ajustement qui représente les distorsions du marché
pertinent. Les distorsions sont causées par des impôts spécifiques ou par l'existence
d'imperfections du marché.
Le prix social ou valeur tutélaire, également appelé prix du marché non faussé, est
une mesure monétaire du changement dans le bien-être communautaire, à cause
d'un changement dans la disponibilité des biens finaux ou des facteurs de
production. Autrement dit, c'est la valeur de la contribution aux objectifs
socioéconomiques d'un changement marginal du bien ou du fac-teur.
L'évaluation des biens par les agents individuels peut différer de la valeur sociale de
ces biens en raison de la présence de distorsions de marché, ce qui produit des
différences entre les prix du marché et les prix sociaux.
Pour certains biens existants, il n'y a pas de prix explicite, ce qui ne signifie pas que
ces biens manquent de valeur et que cette valeur ne leur est pas indirectement
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Evaluation du projet
attribuée par le mar-ché. Par exemple, un parc public urbain n'a pas de prix de
marché explicite parce qu'il n'est pas sujet à transaction. Cependant, il est possible
d'observer que les maisons situées dans les environs du parc ont une valeur plus
élevée sur le marché immobilier en raison de leur emplacement, évalué en termes de
qualité environnementale ou de beauté du paysage. Cette valeur tutélaire attribuée
aux propriétés est le prix social du parc.
C'est-à-dire les biens qui n'ont pas de prix du marché. Leurs prix sociaux sont
représentés par les valeurs tutélaires qui peuvent être déduites de la variation de la
valeur (surévaluation ou dépréciation) des prix d'autres biens influencés par l'effet de
ces actifs intangibles (la beauté du paysage ou la qualité environnementale dans
l'exemple du parc, ou les valeurs négatives de la décharge).
Cette façon d'évaluer les projets sociaux, dans une relation coût-bénéfice, exprimant
l'évaluation des coûts et bénéfices en termes de prix sociaux, n'est rien de plus que
l'application du critère d'optimisation sociale de Kaldor-Hicks, qui associe l'efficacité
économique à la maximisation de la richesse sociale. Les décisions de dépenses
publiques et en particulier les investissements publics (comme les routes, les
hôpitaux, les écoles) sont ou devraient être évaluées en fonction de ce critère.
Parmi les effets multiples que tout projet d'investissement génère, l'évaluation privée
exploite ceux qui sont pertinents du point de vue de l'actionnaire ou de l'investisseur.
En revanche, l'évaluation sociale tente de mesurer et d'évaluer tous les effets.
L'évaluation sociale inclut dans son analyse les effets qui ne sont pas pertinents pour
le secteur privé et exclut ceux d'une grande pertinence pour l'évaluation privée.
Parmi ces derniers figurent les impôts, car il s'agit de transferts de ressources entre
acteurs (du producteur ou du consomma-teur à l'État) et non de création de richesse.
Nous parlons de l'évaluation sociale des projets parce que l'objectif est d'analyser le
projet du point de vue de la société dans son ensemble, c'est-à-dire d'évaluer quel
sera l'impact du projet au niveau collectif et d'établir s'il est « socialement viable ».
Ce paramètre est défini par la relation entre les bénéficiaires et les personnes
affectées, et non par le rapport coût-bénéfice économique qui régit les projets
d'investissement privé.
L'évaluation des bénéfices et des coûts privés se fonde sur les prix du marché, mais
dans l'évalua-tion sociale, on utilise les prix sociaux ou les valeurs tutélaires. Il n'est
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Evaluation du projet
pas possible d'établir des valeurs universellement acceptées pour certains biens ou
effets, mais il est possible de fixer un prix pour ceux qui sont mesurables et
évaluables.
Comme synthèse comparative entre les critères et les paramètres entre l'évaluation
privée et l'évaluation sociale des projets, nous avons :
L'orientation est celle de l'investisseur ou de L'orientation est celle de la société dans son
l'actionnaire. ensemble.
Sert les intérêts des investisseurs et, Sert les intérêts de la société en général et des
indirectement, ceux des consommateurs. bénéficiaires directs en particulier.
Les coûts et les bénéfices sont supportés par Une partie des coûts et des bénéfices est supportée
l'actionnaire ou l'investisseur. par des tiers (externalités, effets indirects).
Ne tient compte que des effets directs du Tient également compte des effets externes à la
projet. zone directe du projet.
La viabilité financière et économique est La viabilité économique est évaluée aux prix
évaluée aux prix du marché. sociaux.
Donne la priorité aux aspects financiers. Se concentre sur les aspects économiques.
Les impôts sont pris en compte. Les impôts ne sont pas pris en compte.
Les données quantitatives couramment Les données qualitatives relatives au projet sont
utilisées sont évaluées. quantifiées.
Le marché est le principal déterminant de la Le marché impose des limites, mais n'est pas
viabilité. décisif.
Bien que l'objectif des projets d'investissement social ou public ne soit pas d'obtenir
un rendement monétaire, des effets économiques positifs et négatifs peuvent être
reconnus pour les différents acteurs impliqués, et doivent être pris en compte lors de
l'évaluation de leur viabilité sociale.
économique dans un autre secteur. Tout cela doit être pris en compte lors de
l'évaluation des impacts, avec un niveau de détail proportionnel à la taille du projet.
a) Effets micro
Ce sont les effets que le projet génère directement sur l'objectif qu'il poursuit, dérivés
directement de la réalisation du projet, étroitement liés au but de sa constitution et
aux problèmes qu'il cherche à éliminer. L'identification, la délimitation et l'évaluation
de ces effets sont indispensables lors de l'évaluation de la viabilité sociale, car ce
sont les paramètres de base par lesquels le rapport coût-bénéfice sera régi. En
d'autres termes, c'est ce qui est attendu du projet, les impacts et les bénéfices
attendus qui sont directement liés au problème qu'on cherche à résoudre.
Un exemple d'effets directs peut être la fourniture de services médicaux par l'État à la
population à faible revenu (bénéfices directs) et la rémunération des professionnels
qui s'occupent de cette population (coûts directs).
b) Effets macro
Ce sont les effets qui ne sont pas directement liés à la réalisation du projet, de sorte
que leur évaluation et leur reconnaissance impliquent une vision macro qui dépasse
les limites du pro-blème qu'on essaie de résoudre. L'identification, la délimitation et
l'évaluation des effets macroé-conomiques peuvent être très complexes, parfois
impraticables, en raison de la nature de la plupart de ces effets, qui sont difficiles à
évaluer. Quoi qu'il en soit, il faut tenir compte du fait que leur évaluation n'implique
pas seulement la quantification de données subjectives ; en cas d'analyse de marges
difficiles à évaluer, il est nécessaire de recourir, au moins, à l'utilisation de données
obtenues dans le cadre de projets similaires et de critères d'évaluation généraux
(étroitement liés au bon sens de l'évaluateur).
Dans le cadre des effets macro, il est possible de faire une distinction :
Par exemple, si le problème abordé est le manque d'accès aux médicaments dans la
population à faible revenu, un effet secondaire du projet sera l'amélioration de
l'activité et de l'emploi dans l'industrie pharmaceutique.
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Evaluation du projet
• Intangibles : effets qui peuvent être identifiés mais qui, en raison de leur
intangibilité, sont difficiles à mesurer.
Par exemple : les effets sur les flux migratoires de la population qui sont difficiles à
évaluer.
L'évaluation économique des projets publics et sociaux ne doit pas être fondée sur
l'analyse de la relation entre les dépenses et les recettes (le cas échéant) de l'entité
de gestion du projet. On risquerait que le projet soit considéré comme souhaitable
simplement parce que les recettes provenant des contributions en capital de l'État ou
de l'organisation qui le parraine s'assurent que toutes les dépenses soient couvertes,
sans mesurer si le projet permet d'obtenir les bénéfices escomptés. Ce qui doit être
mesuré, c'est le bénéfice escompté, pour les bénéficiaires et la société dans son
ensemble, à travers le projet et la relation avec les coûts de sa réalisation
L'approche sociale est fondamentalement une méthode agrégée puisque l'impact net
(positif ou négatif) du projet sur la société résulte de la somme des impacts (positifs
et négatifs) qui atteignent chacun des acteurs. Par conséquent, si cette somme est
positive, le projet est socialement adéquat, même si certains acteurs peuvent être
lésés par le projet.
Les comportements individuels sont pertinents pour déterminer les préférences entre
les situations avec le projet et les situations sans projet, mais la décision finale doit
être prise sur la base du bénéfice pour toute la société et non pour des individus
particuliers.
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Evaluation du projet
5.5.1. Fonds
L'utilisation des fonds n'est pas perçue comme une perte, mais comme un
investissement qui se traduit par les améliorations escomptées. Les projets peuvent
recevoir des subventions, allocations et aides des citoyens, ainsi que des avantages
fiscaux et des facilités de gestion.
5.5.2. Limites
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Evaluation du projet
Impacts : tels que les bénéfices escomptés ou les impacts environnementaux. Lors
de la comparaison des impacts positifs et négatifs, il est recommandé d'élaborer un
critère unifié pour déterminer de quel côté « penche la balance » et si ceux-ci
justifient les coûts de réalisation du projet.
La subjectivité du sens que peut avoir le « bien-être général » pour différents acteurs
peut varier dans le temps et dans l'espace, en fonction de nombreux facteurs
sociaux, culturels, politiques ou économiques. Il est du devoir de l'évaluateur d'utiliser
un critère impartial et objectif pour déter-miner « le bien-être général », en
abandonnant ce qui est dans l'intérêt du secteur auquel il appartient et dans son
propre intérêt. Ceci est d'autant plus important dans le cas de projets qui partent du
même État, car, en raison du volume d'investissement et de leurs impacts, toute
interprétation erronée est plus grave au niveau macroéconomique et le contrôle est
plus difficile.
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Evaluation du projet
La plupart des dépenses publiques ne sont pas allouées sur la base de critères
économiques. Ce-pendant, on utilise des analyses économiques qui impliquent de :
Mesurer les bénéfices et les coûts économiques : les coûts économiques du projet
par rapport aux bénéfices économiques (ou quantifiés) que les personnes obtiendront
Étant donné qu'il n'est pas possible de mesurer tous les coûts et bénéfices, la
décision finale sera également conditionnée par des facteurs politiques et
d'évaluations particulières des personnes concernées.
Il y aura des projets à haut rendement social mesuré générant en même temps
d'autres bénéfices qu'on ne peut mesurer (amélioration de la qualité du paysage, par
exemple). D'autres projets auront des rendements sociaux négatifs qui génèrent
également des coûts intangibles et sont donc socialement non viables.
Voici les cas qui exigent un niveau d'analyse plus élevé de la part de l'évaluateur :
Lorsqu'un projet a un rendement social positif et génère, en même temps, des coûts
économiques ou sociaux intangibles.
Il s'agit d'une comparaison entre les bénéfices sociaux et les prix sociaux, établissant
ce que la société est prête à payer en échange d'une certaine amélioration globale.
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Evaluation du projet
Le rapport bénéfice/coût (B/C) est défini comme le rapport entre la valeur des
bénéfices pour les utilisateurs et le coût de la fourniture de ces bénéfices.
Souvent, la valeur des bénéfices peut être mesurée en économies par les utilisateurs
du projet, c'est-à-dire les prix qu'ils ne paient plus pour les bénéfices résultant de
l'application du projet.
Bien que la comparaison directe entre les coûts et les bénéfices du projet soit le
système le plus largement utilisé, il est très utile d'incorporer les dommages par
rapport aux améliorations, c'est-à-dire le rapport dommages/bénéfices (on s'attend à
ce que les bénéfices soient supérieurs aux dommages). Les actions qui sont
bénéfiques pour de nombreuses personnes peuvent aussi avoir un impact sur les
autres. Par conséquent, l'intégration de ces facteurs, dans la mesure du possible
pour l'évaluateur, contribue à une approximation encore plus réaliste des coûts réels
La relation entre les coûts et bénéfices d'un projet d'investissement public ou social
est obtenue par la mesure statistique des effets qui seront générés par la
suppression du problème sur lequel on agit, ainsi que son application et/ou sa
construction. Comme déjà mentionné, pour une évaluation correcte, il faut l'utilisation
des indicateurs existants ainsi que l'élaboration de paramètres adaptés aux
circonstances spécifiques de l'action (de préférence quantifiés, pour faciliter la
comparaison).
Les bénéfices et les coûts sont des effets du projet et il faut rechercher des
indicateurs appropriés pour chacun d'entre eux.
Dans les projets d'investissement social et public, les indicateurs à utiliser sont plutôt
de nature subjective. Le défi de l'évaluateur est précisément de trouver le moyen le
plus objectif de quantifier les indicateurs les plus proches des évaluations
qualitatives. La combinaison de diverses données statistiques est nécessaire à
l'élaboration d'une approche globale de ces questions. Ces données peuvent être
disponibles ou doivent être créées sur la base d'estimations et d'approximations.
Par exemple, pour savoir si l'investissement dans une autoroute convient à l'État, il
faut estimer les bénéfices pour les usagers, les heures/main d'œuvre qui seront
économisées et leur valeur économique, la quantité de carburant économisée. Pour
quantifier ces indicateurs, nous devrons nous baser sur des données telles que le
débit horaire des véhicules dans les rues à proximité du projet, le revenu moyen des
automobilistes, le temps perdu par les usagers à cause de la congestion, la quantité
de carburant supplémentaire consommée par chaque voiture à cause des retards, le
prix du carburant, etc.
Il convient de préciser qu'il est beaucoup plus facile pour l'État d'accéder à ce type
de données, ainsi que de créer les sources nécessaires à la collecte et à l'analyse de
ces informations.
Plus les difficultés nuisent l’homme plus les difficultés le rendent encore plus fort. Page 97
Evaluation du projet
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