Electron I Que
Electron I Que
- LE CLASSEUR -
Copyright © 2010 Amaury Graillat.
Préface :
Après les cours de français et d'histoire, [Link] vous présente les cours d'électronique-
physique. Ils sont prévus pour vous permettre de réviser (presque) librement, puisqu'ils sont distribués
sous GNU Free Documentation License, si elle n'est pas distribuée avec ce fichier vous pouvez la
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Bonne révisions !
COM
A
+
R
R R R I =I1I2I3
I1 I2 I3
II. LA TENSION :
La tension (U en volt) ou potentiel aux bornes d'un circuit ou d'un composant, est la
différence de potentiels entre ses bornes.
A
On note UAB différence de potentiels entre le potentiel en A (V A) et
+ le potentiel en B (VB). Cette valeur peut être négative.
R UAB V
UAB=VA−VB
COM
B
III. LOI D'ADDITIVITÉ :
Dans un circuit la tension aux bornes d'un ensemble de dipôles en série
est égale à la somme des tensions aux bornes des dipôles qui le
C A compose.
B UCA=UCBUBA
D −UAB=UAD−UBC UDC
C
V. CONVENTIONS :
Par convention, les tensions aux bornes des récepteurs doivent être fléchés dans le
sens inverse du courant. Et la tensions aux bornes du générateur doit être fléchée dans le même
sens que le courant (de la borne + vers la borne - ). Une autre convenions qui doit être respectée
dans le schéma industrielles est celle de placer les potentiels haut et les tensions basses en bas
(masse, 0v).
La caractéristique courant en fonction de la tension d'un Dipôle Passif passe par l'origine :
i : courant (A)
La caractéristique de cette résistance passe par
l'origine (0V : 0A), ce qui prouve qu'il s'agit d'un
dipôle passif (quand il n'est pas branché à un
générateur, 0v, il ne génère pas de courant).
Cette résistance est aussi un Dipôle Passif
Linéaire car sa caractéristique
u : tension (v) courant=f(tension) est une droit. Une ampoule
et une diode, par exemple, ne sont pas
linéaires.
Caractéristique d'une Résistance
I. LOI D'OHM :
Reprenons la caractéristique d'une Résistance (au dessus), nous avons vu qu'il s'agissait d'un
Dipôle Passif Linéaire, c'est-à-dire que son coefficient directeur est une constante. Pour un
conducteur ohmique (résistance), ce coefficient directeur est appelé valeur de la résistance, il se
mesure en Ohm (Ω).
D'où la formule U =R.I . La tension (V) est égal à l'intensité (A) multipliée par la valeur de la
résistance (Ω). Il existe aussi une unité utilisée en courant alternatif : le siemens qui est
1
l'inverse de la résistance : G= .
R
1. En série :
Des dipôles sont en série lorsqu'ils sont traversés par le même courant (il n'y a pas
de nœuds).
Lorsqu'on associe plusieurs résistances en série, leurs
R1
valeurs s'ajoutent. La caractéristiques de ces deux
résistances serra une droite passant par l'origine. La
+ R2 résistance équivalente d'une association série est :
Req=R1R2 ...Rn .
2. En parallèle :
Des dipôles sont en parallèles lorsqu'ils sont soumis à la même tension.
3. Diviseur de tension :
Un diviseur de tension permet de calculer la tension aux bornes d'une résistance
en série avec d'autres résistances.
R2
I (A)
I0
Caractéristique d'un DAL.
Nous allons vois maintenant comment trouver le modèle équivalent de Thévenin d'un dipôle actif
linéaire.
Pour trouver la tension à vide (U0) on branche un voltmètre (résistance infinie) aux bornes du DAL.
La résistance interne du dipôle (R0) est la coefficient directeur de la droite pour le trouver il faut
mesurer un autre (ou plusieurs) point. Pour cela il faut brancher un rhéostat (résistance variable) à
ses bornes et mesurer le courant qui y circule et la tension à ses bornes. Voir Caractéristique d'un
DAL plus haut dans le cours.
I (A)
I0
2. Par le calcul :
Cette méthode ne fonctionne que si tout les dipôles sont linéaires.
Calcul de U0 : U0 représente la tension à vide vu par les
R1 R2 bornes du DAL. La résistance R2 n'était pas traversée par un
E courant (le DAL est à vide), la tension aux bornes du DAL se
+
R3 résume au diviseur de tension entre le générateur, R1 et R3 :
R3 . E
U0= R3.
DAL R1R3
Il faut ensuite calculer R0 (la résistance interne), c'est la résistance vu entre les bornes du DAL
lorsque le générateur de tension E est éteint (remplacé par un fil) :
2. Association en parallèle :
On dit que des dipôles sont en parallèles quand leurs bornes de mêmes signes sont reliés
entre elles.
Pour calculer le modèle équivalent de Thévenin d'une association parallèle on utilise le théorème de
superposition : La tension résultante aux bornes de plusieurs générateurs en parallèles est égale à
la somme de la tension aux bornes de chaque générateur lorsque les autres sont remplacés par des
fils.
Nous avons donc deux résistances en parallèles. Le calcul est donc simple:
1 1 1 R1.R2
= Req=
R1 R2 Req R1 R2 R1R2
Conclusion :
Cette association de dipôles actifs est équivalent au Modèle Équivalent de Thévenin :
Eeq Req
+
= +
(Signal périodique) = (Composante continue) + (Composante alternative)
2. Valeur moyenne :
On mesure la valeur moyenne d'une tension à l'aide d'un voltmètre en position DC.
Calcul : (uniquement pour des tensions rectangulaires)
aire sous la courbe
u =
T
6v 36v
1v → 1v
0v 0v
0,5s 1s 1s
Nous allons voir maintenant comment faire des calcules (loi des nœud, mailles, loi
d'ohm...) avec des signaux sinusoïdaux de même fréquence.
I. REPRÉSENTATION COMPLEXE :
La grandeur alternative (tension ou courant) peut être représentée sous une forme
complexe dite algébrique : U = [U ; Ф] U (ou une autre lettre MAJUSCULE) représente la
Û
valeur efficace de la grandeur (soit U= ) et Ф sa phase à l'origine (à t=0).
2
La formule est donc : [Link] [Link] (j² = -1, c'est la partie imaginaire
équivalence au i en mathématique).
On peut ainsi calculer facilement l'impédance d'un circuit avec deux règles simples :
• Les impédances des composants en série s'additionnent
• On fais l'inverse de la somme des impédances (les admittances) des composants en
parallèles.
L'impédance peut être comparé à la résistance en courant continu et peut être trouvée par la relation :
U = Z.I
soit Z =
[ U
I
; u/ i
] : le module est le quotient de U par I et l'argument est le décalage de la
2. Fréquence de résonance :
On parle de fréquence de résonance lorsque l'effet de la bobine et du
condensateur s'annule. À cette fréquence le courant et la tension sont en phase, c'est-à-
dire qu'il n'y a pas de décalage entre eux.
1
Fréquence de résonance pour L et C en série : f0 = . Il est très facile de
2 LC
1
retrouver cette formule avec l'équation Lw− =0 .
C
t
t
La quantité d'électricité (charge) reçu par le condensateur proportionnelle à la tension à ses bornes.
Le coefficient de proportionnalité s'appelle capacité elle est notée C.
Qt =[Link] t avec Q en coulomb, C en Farad et Uc en volt.
Temps de charge :
Cette formule nous permet de calculer
lim Uc − lim Uc le temps de charge (sous tension
t1= . ln
t ∞ t t0
lim Uc − lim Uc
= . ln
Ucmax−Uct0
Uc max−Uct1 contante) entre la tension au moment
t0 et celle au moment t1. On peut noter
t ∞ t t1 qu'il n'y a jamais de discontinuité dans
la tension d'un condensateur c'est-à-
dire que le condensateur met un certain temps pour se charger ou se décharger, il passe ainsi par
toutes les valeurs de tension entre 0 et sa charge complète. Pour calculer les temps de charge il faut
ainsi utiliser les limites :
lim Uc
On prend la tension maximale : Ucmax= c'est à dire la tension quand le transistor a été
t ∞
lim Uc
chargé un temps infini (très grand). Uct0= correspond à la tension au moment t0, et
t t0
Uct1= lim Uc à la tension au moment t1.
t t1
En parallèle : Qeq=C1C2...Cn
1 1 1 1
En série : = ... (Utilise pour augmenter la tension)
Ceq C1 C2 Cn
Note : Les formules sont inversées comparées à celles utilisées pour les résistances.
Nœud : IE = IC + IB;
I. RÉGIME DE SATURATION :
Le transistor est saturé lorsque le courant de base est tel que la tension |VCE|=|VCEsat|=0,2v (0v
parfait) et |IC| = |ICsat| Le transistor fonctionne alors comme un interrupteur fermé entre le collecteur et
l'émetteur.
I C = β min . I B ; Β : gain en courant du transistor (variable suivant les modèles).
IB = 0;
Rε
ε
Ze+
Ve+ Aε Vs
Ze-
Ve -
5. Relations fondamentales :
=Ve −Ve =Ud
−
Vs=A .= A.Ve −Ve −
7. Caractéristique de transfère :
Vs
+Vcc
ε = Ve+ - Ve-
-Vcc
R2 Ve=Ve−=0
Ve.R2Vs.R1
R1 Ve−= =0
- |>ꝏ R1 R2
Ve + Vs Vs=
−R2
−Ve=−[Link]
R1
A est le coefficient d'amplification définit par R1 et R2.
Us
Il y a un déphasage de =
Ue 2
c. Amplificateur non-inverseur :
R2
R1R2
Vs= .Ve= [Link]
R1 R1
- |>ꝏ
+ Vs
Ve
d. Soustracteur non-inverseur :
R3 R1
- |>ꝏ Ve= . V2
V1 R1R2
R2 + Vs.R4V1.R1
Vs Ve−=
V2 R2R3
R1 R1
.V2−V1=Vs
R4
e. Additionneur inverseur :
R1 R3 V1 V2
Vs=−R3 =−V1V2
V1
|>ꝏ R1 R2
-
V2 R2 +
Vs Us
Il y a un déphasage de =
Ue 2
Roffset
Technique de calcule : Pour un montage linéaire, la tension sur la broche Ve+ est égale à la tension
Ve-. Il faut donc calculer l'une des deux, et la mettre en équation avec la seconde. Il faut souvent
utiliser des diviseurs de tensions ou la loi de superposition.
AI =
Puissance fournit à la charge
=
u
i
Uc. Ic. cos
2. Amplification en tension :
Av=
Usmax Us
=
Uemax Ue [
; Us− Ue ;
]
Av est le module de l'amplification en tension, l'argument est le déphasage de Us par rapport à Ve.
Le gain en tension s'obtient avec : Gv=20 log Av (en dB)
3. Bande passante :
La bande passante à -3bB d'un quadripôle linéaire est l'intervalle de fréquence Δf pour lequel:
Gmax−3dBGGmax
Ce qui correspond, pour un signal sinusoïdale, à une amplification de tension divisée par 2 . On
appel fréquence de coupure quand G=Gmax−3dB .
G Zc
Us
G
Quadripôle linéaire
1. Circuit d'entrée :
Le dipôle d'entrée est égal à un dipôle passif linéaire. L'impédance complexe en entrée est
de Zc = Ue / Ie
2. Circuit de sortie :
Le dipôle de sortie équivaux à un dipôle actif linéaire, il est composé :
D'une source de tension commandée par la tension d'entrée : Es = Av . Us
Une impédance de sortie : Zs
L'équation relative du circuit : Us = Es – Zy . Is
Le comparateur ne fonctionne correctement qu'avec des tensions d'entrées comprises entre Usat+ et
Usat-. Les valeurs de saturations dépendent de l'alimentation de l'amplificateur.
Us
Usat +
- |>ꝏ
Uref ε +
Us Uref
Ue
Usat-
Ici le montage n'est pas inverseur car la tension d'entrée Ue est prise sur la broche non inverseuse de
l'AOP.
S1 S
S2
fig. 1 fig. 2
Usat-
Ue
Smin Smax
Formules complémentaires :
R1
Largeur de cycle : .Usat −Usat −
=U1−U2=
R2
UAU2 R1 R2 −
Milieu du cycle : Uc= = . Uref −Usat Usat
2 R2
Nous allons calculer le temps entre t1 et t2. Ici = R.C . Au début de ce temps la tension aux
bornes du condensateur est de Ub- , à la fin, elle vaut Ub+ :
Améliorations :
Pour pouvoir change le rapport cyclique on peut ajouter une résistance
variable aiguillée par des diodes. Cette méthode est avantageuse car elle
change le rapport cyclique sans changer la période :
R
R
Rapport cyclique : = =
' RR '
On peut modifier la tension de sortie grâce à deux diodes Zener en tête bêche − méthode que nous
ne verront pas ici.
R /Q 1 0 0 1
1 1 Indéterminé
Le R signifie reset, il met la sortie Q à 0. Le S, set la met à 1. Un niveau bas sur les deux
entrées conserve l'état de sortie. Un 1 sur les deux entrées produit des niveaux indéterminés.
Il existe aussi des bascules RST avec une entrée d'activation T en plus qui permet, au niveau bas de
de conserver les niveaux de sorties (Qn-1).
Clear 1 ↑ 1 0
Le D signifie data et le H horloge, il s'agit alors d'un composant synchrones. Le > (et l'absence
de rond) devant l'entrée horloge nous indique qu'elle est active sur le front montant. Nous voyons
dans le tableau qu'à chaque front montant la porte recopie le niveau de l'entrée D dans la sortie le
reste du temps il conserve la valeur.
IV. LES BASCULES JK :
Preset
H J K Q /Q
J Q
-1
↑ 0 0 Qn /Qn-1
>H ↑ 0 1 0 1
↑ 1 0 1 0
K /Q
↑ 1 1 inverser
Clear
Inverse les sorties Q et /Q au front d'horloge lorsque J et K sont à un. Si J et K sont à 0 on
conserve les niveaux. Si seul J est à 1 on met Q à 1 en revanche si seul K est à 1 on génère un
niveau bas sur Q (toujours au front d'horloge).
Argument :
Numérateur : 1 ; Dénominateur : 1+jRCω
b f
art T =arg 1−arg 1 jRC =atan =−arctan RC −arctan = Us
a 1 f0 Ue
1 1 1
∥Tr∥= = =
1²1² 2
Transmittance à la fréquence de coupure (f = f0) :
1²
f
f0
²
3. Passe bande :
R L Pour une fréquence tendant vers l'infini le condensateur agit comme
R1 un interrupteur ouvert et la bobine comme un fil. La sortie étant aux bornes
Ue C US de la bobine (donc d'un fil) donc : Us = 0.
Pour une fréquence tendant vers 0 Hz, le condensateur agit comme un fil et
la bobine comme un interrupteur ouvert. Us est aux bornes du condensateur
(donc d'un fil), donc Us = 0.
Fréquences de coupures :
f0 f0
FCB= −1sqrd 14Q 0 ² FCH = 1sqrd 14Q0²
2Q 0 2Q0
Bande passante :
F0
BP =FCH − FCB= Q0 : facteur de qualité et ω0 : pulsation d'accord
Q0
Filtre sélectif :
C'est une filtre passe bande (il a la même forme normalisé) qui sélectionne une petite bande
passante par rapport à f0 :
BP << f0 et Q0 >> 1
BP BP
f0 est alors la fréquence centrale de la bande passante : FCH = f0 FCB= f0−
2 2
R2 −R2
−1 −1 −1 −1 R1 R1
T= = = = . =
R1 R1.Y2 1 R1 R2 1 j R2 .C
R1 jCw jR1.C
R2 R2 R2 R1
dUc
condensateur : i=C. avec Vs=−U C
dt
d −Vs
donc on en déduit la tension d'entrée : Ve=RC.
dt
−Vs
et, réciproquement, la fonction de transfère : Us=∫ . dt
RC
EN RÉGIME SINUSOÏDALE :
La méthode est la même que pour n'importe quel montage à base d'AOp : Régime linéaire :
Us. ZrZc . Ue
=0 Us . ZrZc . Ue=0 Us . Zr=−Zc . Ue
Ve+ = Ve- : Zr Zc
−Zc −1 −1 1
Transmittance : T= = = → ∣T∣=
Zr Zr . Yc jRC RC
C
&1 i &2
Rp
Uc
Us
U1
R
Ue
U2
État stable :
Ue
A l'état stable le condensateur est soit totalement chargé soit totalement
déchargé, le courant qui le traverse est nul on a alors : U2 = 0; donc Us =
Us VDD;
Dans ce montage Ue est au niveau haut. On a donc U1 = 0; Uc = U1 – U2 = 0;
U1
État instable :
Uc Le passage à l'état instable se fait lorsque Ue passe au niveau bas. Dans ce
cas U1 passe au niveau haut et Uc commence à se charger positivement vers
U2 VDD à travers R.
Comme Rp est très grande, la tension U2 aux bornes de R est l'image du
courant dans i. Donc Vs = 0;
stable instable U2 = U1 – UC = VCC – UC : Lorsque U2 < VSS/2 Us passe au niveau haut.
Ce monostable n'est pas redéclenchable car la tension sur Ue n'a aucune influence tant que Us=0;