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Introduction Generale

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INTRODUCTION GENERALE

La politique de développement de toute nation est de s’assurer du bien-être de leurs


concitoyens. Pour cela, les travailleurs organisent de façon concertée des manifestations pour
réclamer le respect de leurs droits et la sauvegarde de leur emploi. On pourrait croire dans
cette configuration que la réussite politique se fait au détriment du social.
Alors que la croissance économique est liée en parti au niveau du Produit intérieur brut (PIB)
par habitant. Le défi du chômage auquel sont confrontées les nations africaines poussent leurs
gouvernants à accorder une nouvelle attention aux Petites et Moyennes Entreprises (PME).
Les études sont en effet nombreuses, qui montrent que la solution pourrait venir de la capacité
des PME à créer des emplois. Nous observons dans pratiquement tous les pays, la création des
structures en charge des PME. En Côte d’Ivoire, selon les statistiques basées sur des
observations récentes du Ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME 1,
en 2012 la Direction Générale des Impôts de Côte d’Ivoire recensait quelques 44 560 PME
(dont 25 340 micro-entreprises), soit 98% des entreprises recensées, largement représentées
dans tous les secteurs d’activités. Les PME ont contribué à :
- hauteur de 20 % en moyenne à la formation du PIB ;
- environ 23 % de la population active
En outre, les PME ont :
- réalisé 17 à 18 % de la valeur ajoutée totale ;
- constitué pour 20 à 23 % de la masse salariale et ;
- réalisé 12 % des investissements cumulés..
Si leurs atouts sont indéniables, la contribution des PME reste largement en-deçà des
potentialités socio-économiques de la Côte d’Ivoire avec un taux de mortalité élevé ces
dernières années. Les causes de ce triste constat sont nombreuses et non exhaustives :
- persistance des problèmes de financement ;
- accès très limité aux marchés publics ;
- une fiscalité encore contraignante pour les PME ;
- le manque de stratégie globale qui puisse guider leur travail et permettre aux PME de
bénéficier d’un appui technique et financier performant.
- etc.
De toutes les causes, l’absence de financement ou le financement insuffisant semble trouver
une place de choix dans le subconscient collectif. C’est pourquoi, il est nécessaire de se
1
http://www.commerce.gouv.ci/fichier/ROLEDESPMEDANSLECONOMIEIVOIRIENNE.pdf
pencher sur les rapports des PME ivoiriennes au financement. L’offre dans ce domaine est
variée et se démultiplie autant qu’elle se complexifie.
En effet, les modes de financement des entreprises ivoiriennes ont connu une profonde
évolution. À côté des instruments traditionnels permettant de procurer des crédits ou de
renforcer les fonds propres des entreprises, plusieurs nouveaux instruments originaux et
complexes ont fait leurs apparitions dans la plupart des pays en voie de développement et
particulièrement en Côte d’Ivoire.
Face aux nombreux modes de financement dont les entreprises disposent, elles cherchent à
déterminer la meilleure stratégie de financement. L’entreprise peut réinvestir la majeure partie
de ses bénéfices tout comme les verser en dividendes. En cas de besoins de fonds
supplémentaires, elle peut soit émettre d’autres actions, soit emprunter.
Ces nouveaux modes de financement peuvent procurer aux entreprises de nouvelles sources
de financement et leur offrir un meilleur financement du fonds de roulement et une meilleure
couverture des risques.
Les réformes économiques, juridiques et financières adoptées par l’Union Monétaire Ouest
Africaine (UMOA) et endossées par la Côte d’Ivoire ont ainsi pour objectif de doter
l’ensemble des acteurs économiques et financiers d’un environnement moderne, libéral,
transparent, opportun et permettant une insertion dans le processus de mondialisation de
l’économie (voir annexes 2 et 3).
Dans un environnement marqué par l’ouverture de l’économie ivoirienne à la compétition
internationale, l’amélioration des performances des entreprises aussi bien sur les plans
technique et organisationnel que sur le plan financier est inéluctable. Dans ce cadre, le marché
boursier est l’un des nouveaux instruments efficace de financement des entreprises. Il est à
même de constituer une source de financement complémentaire sinon une alternative
permettant aux entreprises de répondre à leurs besoins financiers, de s’insérer dans un
processus de développement et de modernisation et partant de faire face à la concurrence
internationale. C’est dans ce sens que la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a
procédé au lancement officiel de son troisième compartiment dédié aux Petites et Moyennes
Entreprises (PME) et aux entreprisses à fort potentiel de croissance, le mardi 19 décembre
2017 à son Siège à Abidjan.
Malgré la disponibilité de ces nombreuses sources de financement, les défaillances
d’entreprises qui affectent particulièrement les PME (qui représentent 90% du tissu
économique ivoirien) sont en croissance en Côte d’Ivoire. Il se pose donc le problème crucial
de la détection de ces défaillances.
Pour répondre à cette problématique, les dirigeants de ces entreprises doivent procéder à une
analyse permanente permettant de prendre conscience des points forts d’une part et des
faiblesses d’autre part. Ce qui impulse une recherche des solutions appropriées aux problèmes
posés pour le développement et l’évolution de l’entreprise particulièrement les PME. Comme
toutes les opérations de l’entreprise se traduisent en flux financiers, leur bonne gestion est une
nécessité si non elle se prête à la liquidation. Plus encore les finances laissent un trait dans
toutes les activités de l’institution. Ainsi leur bonne gestion conditionne la survie de
l’organisation. L’analyse financière reste un instrument de suivi, d’évaluation et de contrôle
de gestion qui permet aux dirigeants de l’organisation de prendre des décisions à des
moments opportuns et de répondre aux besoins de survie.
Pour Lavuar (2008)2, cette analyse cherche les conditions de l’équilibre financier de
l’entreprise et mesure la rentabilité des capitaux investis, l’étude de la rentabilité des
investissements et la mise en œuvre des projets d’investissement. Ceci implique une maîtrise
constante de ses sources de financement sans risque de rupture pour son équilibre financier.
Cet équilibre préconise que les emplois fixes soient financés par les capitaux permanents,
entrainant le fait que l’exploitation qui concerne le court terme pourraient être soutenue par
les dettes à court terme.
La recherche de l’équilibre financier de l’entreprise se fait avec un souci permanent
d’amélioration constante de la rentabilité de l’entreprise. Cette rentabilité une fois maximisée
répondra au besoin poursuivi par la théorie financière néoclassique à savoir, la maximisation à
long terme de bénéfice des actionnaires. L’on réalise que dans les entreprise africaines, cette
structures n’est pas toujours respectée ce qui amenuisent dans une certaine mesure la richesse
des actionnaires (bénéfice). Ne faudra-t-il pas aussi fustigé une trésorerie nette négative
augmentant les problèmes de liquidité susceptible de propulser l’entreprise à la faillite.
C’est le cas notamment des entreprises ivoiriennes particulièrement les PME qui malgré des
investissements importants les ressources stables pour leur financement s’avère insuffisantes.
Ce qui suscite un questionnement quant à leur structure financière.
En effet, quel est l’impact de la structure financière des PME ivoiriennes sur leur performance
financière ? De cette question principale découle les questions secondaires à savoir :
- Quel est l’impact du financement par autofinancement (capitaux propres) sur la
performance financière des PME ?

2
R. LAVUAR cite par UMUHOZA Valentine (2008), Analyse de la performance financière de la CAMERWA,
Mémoire inédit, ULK- Kigali, p 2.
- Quel est l’impact du financement par emprunt (capitaux empruntés) sur la
performance financière des PME ?
- Quel est l’impact des deux modes de financements (capitaux propres et capitaux
empruntés) sur la performance financière des PME ?

Par définition, les hypothèses sont des propositions de réponses aux différentes questions de
recherche. Elle tend à formuler une relation entre des faits significatifs même plus au moins
précise, elle aide à sélectionner les faits observés. Ceux-ci rassemblés, elle permet de les
interpréter, c’est-à-dire de leur donner une signification. Une fois vérifiée, elle constituera un
élément possible de la théorie.
Ainsi, pour répondre à nos questions de recherches, nous avons formulé les hypothèses
suivantes :
- Hypothèse générale : la structure financière des PME ivoiriennes impacte
significativement leur performance financière.
A partir de cette hypothèse générale, nous avons formulé des hypothèses secondaires comme
suit :
- Le financement par capitaux propres (autofinancement) a un impact significatif sur la
performance financière des PME ivoiriennes.
- Le financement par endettement (capitaux empruntés) a un impact significatif sur la
performance financière des PME ivoiriennes.
- La combinaison des deux modes de financements (capitaux propres et capitaux
empruntés) impacte significativement la performance financière des PME ivoiriennes.

Afin de vérifier nos hypothèses de recherche, nous sommes fixés un ensemble d’objectifs
dont le principal est d’analyser l’impact de la structure financière sur performance financière
des PME ivoiriennes.
De cet objectif principal découle les sous-objectifs suivants :
- Analyser l’impact du financement par capitaux propres (autofinancement) sur la
performance financière des PME ivoiriennes.
- Analyser l’impact du financement par endettement (capitaux empruntés) sur la
performance financière des PME ivoiriennes.
- Analyser l’impact de la combinaison des deux modes de financements (capitaux
propres et capitaux empruntés) sur la performance financière des PME ivoiriennes.
Compte tenu de l’importance des entreprises étudiées et leur contribution dans l’économie
ivoirienne, notre travail de recherche présente plusieurs intérêts. Il peut être résumé en trois
intérêts qui sont : les intérêts personnel, scientifique et managérial.

Au plan personnel, ce mémoire au-delà du parchemin, nous permettra d’acquérir des


connaissances pratiques dans le domaine de la finance d’entreprise. En outre, il constitue un
grand moment d’exercice et de contact avec la réalité du terrain dans la mise à contribution de
nos connaissances initiales renforcées durant les mois de formation passés dans cette
prestigieuse institution qu’est le groupe HEC .

C’est une affirmation du renforcement réel de nos capacités intellectuelles et de ce fait une
aspiration légitime à plus de responsabilité.

Au plan théorique, notre objectif en choisissant ce thème est d’analyser l’impact de la


structure financière sur la performance financière des PME ivoiriennes. Cette étude est utile
pour la communauté scientifique étant donné qu’elle lui permettra de mieux comprendre le
choix de la structure financière et la situation des PME ivoiriennes. En outre, elle permettra
d’enrichir les écrits sur le thème.

Au plan pratique, cette étude pourra être bénéfique pour les entreprises ivoiriennes. Étant
donné que l'étude permettra l’analyse de l’impact de la structure financière sur la performance
financière des PME ivoiriennes. Ce qui permettra désormais aux dirigeants des PME de
mieux faire leur choix concernant le mode de financement de leurs entreprises. De plus, cette
étude permettra le développement des PME et à long terme leur pérennité.

La méthodologie est un ensemble des règles et des principes qui conduisent à la connaissance
objective. Elle aide à atteindre un objectif précis et bien déterminé.
Son choix obéit au but à atteindre et surtout à la matière à étudier. Compte tenu de cette
analyse, nous avons opté pour une méthodologie mixte c’est-à-dire une étude qualitative
exploratoire et une étude quantitative. Cette démarche est justifiée par le fait que nous voulons
nous adresser à un nombre important de dirigeant de PME ivoiriennes afin de mieux
comprendre le phénomène étudié.
Après avoir présenté succinctement notre méthodologie de recherche, nous allons présenter le
canevas de travail c’est-à-dire le plan du mémoire. Outre l’introduction et la conclusion, notre
étude s’articule autour de deux parties comprenant chacune deux chapitres.
La première partie est consacrée au cadre théorique comprenant les chapitres suivants :
- Le chapitre I traite des généralités sur la structure financière et la performance des
entreprises ;
- Le chapitre II porte sur la présentation de notre terrain d’étude qui est la PME.
Quant à la deuxième partie, elle porte essentiellement sur la phase empirique de l’étude qui
comprend aussi deux chapitres. Ce sont :
- Le chapitre III, qui concerne la démarche méthodologique de la recherche ; et

- Le chapitre IV, relatif à la présentation des résultats.

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