Control e Vector I El
Control e Vector I El
1a Sept 2020
But du cours :
– Comprendre le principe du contrôle vectoriel (FOC Field Oriented Flux) en partant de zéro,
– Aborder les éléments techniques nécessaires pour la commande.
En particulier :
– Comment est générer le couple dans une machine synchrone à pôles lisses ?
– Qu'est ce qu'un moment magnétique ?
– Comment peut on créer un champ tournant en triphasé, en diphasé ?
– Qu'est ce que la transformée de Clark, de Park ?
– Comment les démontre-t-on, à quoi servent-elles ?
– Qu'est ce qu'une commande scalaire, une commande vectorielle ? Quelle architecture pour quelle
commande ?
– Quelle est la relation courant / tension dans une machine synchrone en triphasé, dans le repère
tournant dq ?
– Quel est le modèle de la machine dans le repère tournant dq ?
– Quel correcteur simple peut on mettre en place ?
Thierry Rocacher,
GEI
INSA Toulouse
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Rev 1.1a Sept 2020
1. Généralité
Une spire parcourue par un courant et un aimant peuvent être équivalents, c'est à dire produire le même effet
magnétique. La grandeur qui permet de comparer les deux est appelé le moment magnétique. C'est une
grandeur vectorielle notée M⃗.
Ce dernier s'aligne dans le sens du champ magnétique pour un aimant, et dans le sens de la surface orientée
pour une spire alimentée en courant :
Lignes de
champs B
S N
S i N
M M
Fig 1.1 : moment magnétique pour un aimant et une spire alimentée en courant
Pour une spire alimentée en courant (orienté), alors on peut définir son vecteur surface ⃗
S .
– sa norme vaut la surface de la spire,
– sa direction est perpendiculaire à la surface de la spire,
– son sens est donné par la règle du tire bouchon.
Surface S
i
S S
u u M
Fig 1.2a : spire orientée en perspective Fig 1.2b : spire orientée en coupe Fig 1.2c : moment magnétique équivalent
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Supposons un champ magnétique crée par une gros aimant ou une spire parcourue par un courant continu,
peu importe. Considérons aussi, plusieurs éléments mobiles suivant un axe vertical, petits aimants, ou petites
spires alimentée.
La figure 1.3 nécessite des explications au niveau des lignes de champ. Elles sont uniquement engendrées
par l'aimant central. Tous les autres éléments devraient influencer ces lignes. Autrement dit, pour lire cette
figure, il faut considérer que les lignes de champ sont correctes en l'absence de tous les éléments ajoutés.
M1 Observation :
Tous les éléments vont se mettre à
M2 M3 tourner de telle sorte que chaque
moment s'aligne avec les lignes de
S N champ principales.
On peut aussi dire que chaque
élément cherche le flux maximum.
Ainsi, les éléments sont soumis à un
M5
M4 couple tel que :
⃗ ⃗ ∧⃗
Γ= M B
La figure 1.4 montre la même scène mais en vue de dessus afin de bien observer les couples exercés
(vecteurs représentés en vert) :
M1
Cette représentation des lignes de
champ, qui ne montre pas le champ
résultat (uniquement le champ
B1 B2 principal) permet de bien identifier
M3
les vecteurs ⃗ et ⃗
M B pour
M2
déterminer le couple.
S N B3
B5
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M1
L'aimant dévie les lignes de champ existantes pour donner
un champ résultant déformé. Ces lignes de champs
viennent traverser l'aimant du sud vers le nord.
Le couple imposé, ⃗ Γ1 = M⃗ 1∧B ⃗ 1 tend à faire tourner
l'aimant. C'est cohérent avec une vue plus empiriste
consistant à imaginer que les lignes de champ cherchent à
Fig 1.5 : déformation des lignes de champ au reprendre leur place. On peut voir aussi ces lignes comme
voisinage de l'aimant 1 des élastiques tendus qui contribuent à ramener l'aimant
dans l'axe par leurs tensions. Le flux est alors maximum.
M1
B2 M2
B1
La figure 1.5 montre donc une
« tension », une instabilité, un aimant B3
qui cherche à retrouver son point de S N
repos. M3
La figure 1.6 correspond à la situation
de la figure 1.4 mais à l'instant où tous B5
les moments magnétiques se sont M5
alignés (comme l'aiguille d'une
boussole le fait en visant le pôle nord
terrestre, qui est en fait un pôle SUD du
M4
point de vue magnétique).
B4
Cette expérience glisse doucement vers la physique de la machine synchrone. La figure ci-dessous illustre
cette manipulation :
Fig 1.7b : Aimant
Bsp mobile en rotation sur
son axe vertical i
i Bsp Mouvement
naturel de
Msp Ma
Ma l'aimant
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i
Sur cette figure, en vert, Γ ⃗ a∧ ⃗
⃗=M B Sp =M a⋅B sp⋅sin( ξ) e⃗z
Bsp
S
N
W
La spire attire en permanence l'aimant. Les lignes de champs Ma
Le principe de l'auto-pilotage est de contrôler en permanence cet angle x . L'idéal, étant de le garder à sa
valeur maximale, p/2, de manière à minimiser le courant i dans la spire pour un couple donné.
Msp
S
N
Cette écriture est plus adaptée pour exprimer le couple moteur dans une machine synchrone à aimant
permanent.
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La PMSM (Pemanent Magnet Synchronous Machine) contient un rotor à aimant permanent bipolaire, c'est à
dire un pôle Nord et un pôle Sud. Il existe des machines multipolaires (plusieurs pôles nord et sud) nous en
parlerons à la fin du document.
Le dispositif de la figure 1.10 n'est qu'une petite manipulation pour faire tourner un petit aimant sans espoir
d'appliquer un couple sérieux. L'aimant qui se trouve au rotor doit être pris dans un circuit magnétique pour
produire le maximum d'induction :
Ainsi, même si l'architecture est plus complexe que sur la figure 1.10, le même principe s'applique :
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Par nature, les grandeurs vectorielles présentées dans le tableau sont des grandeurs « spatiales », c'est à dire
que leur coordonnées sont x, y, z dans un repère cartésien.
Les grandeurs scalaires peuvent avoir une représentation complexe en régime sinusoïdal. La représentation
de Fresnel permet d'illustrer une tension ou un courant sous la forme de vecteur, dit « tournants ». Dans [1],
l'auteur parle de vecteur temporel.
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Attention :
– la représentation de Fresnel est une « photo » à l'instant t = 0 du vecteur temporel,
– le lecteur peut imaginer la situation à un instant autre : le vecteur temporel se déplace alors dans le
sens trigonométrique à la vitesse angulaire w,
– en même temps, la grandeur scalaire (la vraie, la seule!) est lisible sur l'axe des abscisses,
– le diagramme aide à construire des sommes de tensions ou de courants instantanées, c'est son
principal intérêt. C'est une loi des mailles représentée sous une forme vectorielle.
– le repère abscisses et ordonnées du diagramme de Fresnel n'est pas un repère d'espace. L'axe des
'x' est la partie réelle du vecteur temporel, l'axe 'y' la partie imaginaire.
– un courant, une tension ne tourne pas dans l'espace x, y z, de la machine, ni même un flux !!
Cette représentation vectorielle, le diagramme de Fresnel, qui exploite des vecteurs temporels, ne doit pas
être confondue avec un tracé de vraies grandeurs vectorielles, comme le champs magnétique, le moment
magnétique en particulier.
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Dans cette partie, nous allons étudier la machine synchrone à pôles lisses, mais en occultant complètement le
rotor aimanté. Ce dernier sera simplement là pour fermer les lignes de champs. Il est passif (non aimanté). Le
moment magnétique sera étudié en considérant un stator triphasé (comportant 3 bobines) et en considérant
aussi un stator diphasé (comportant 2 bobines). Puis une correspondance entre les deux dispositions sera
étudiée (transformation de Clark). Enfin on abordera la transformée de Park.
Fig 2.1 : bobinage triphasé simple avec le cicuit magnétique (stator + rotor)
Lorsqu'un courant continu parcourt une bobine, il crée un champ magnétique à répartition sinusoïdale (cf fig
2.2).
ia
+
Ba
ua
Sud
Nord
2p
Fig 2.2 Répartition sinusoïdale du champ dans l'entrefer dû au courant continu ia.
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Chaque bobine crée un moment magnétique de valeur M⃗ x =i x⋅n⋅S⃗x =n⋅i x⋅S x⋅⃗
u x , Sx étant la surface de
chaque spire composant la bobine.
Le moment résultant des 3 bobines est la somme de chacun des moments. On obtient alors :
⃗ =n⋅S (ia⋅u⃗a +ib⋅u⃗b +i c⋅u⃗c ) étant entendu que la surface S est la même pour les 3
M
bobinages.
Faisons une construction vectorielle en considérant i a = I, ib = ic = -I/2. Pour cela nous allons préciser le
repère de construction. Il se fait selon les 3 axes a, b et c. Il est fixe. L'angle trigonométrique correspond à
l'angle mécanique q (cf fig 2.1 et 2.2).
+
+
ub
n.S.icuc
ub
ua
Stator, uc
ua M
Repère n.S.iaua
Spatial uc
Stator,
fixe Repère n.S.ibbub
Spatial
fixe
Fig 2.3 a : Repère spatial lié au stator à 3 vecteurs, Fig 2.3 b : Tracé dans le repère spatial lié au
les vecteurs unitaires des surfaces orientées de stator des 3 moments magnétiques et du
chacune des 3 bobines. moment résultant pour 3 valeurs de courant.
( ) ()
ub n⋅S⋅i a ia
qM En effet, le vecteur ⃗ n⋅S⋅i =n⋅S⋅ i
M peut
b b
ua
n.S.iaua n⋅S⋅i c ic
uc
Stator, n.S.icuc avoir une infinité de valeurs pour les coordonnées
Repère
Spatial {ia,ib,ic}.
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Nous savons maintenant, qu'en appliquant un jeu de courant tel que ia +ib +i c =0 , nous obtenons dans le
stator un moment magnétique résultant M ⃗ dont on peut parfaitement connaître l'intensité et l'angle par
rapport à l'axe de la bobine a, que nous appellerons qM (cf fig 2.3.c). Il s'agit d'un angle mécanique.
2π 4π 2π
̂
ia = I⋅cos(ω⋅t ) , ib = ̂I⋅cos(ω⋅t − ) et ic = Î⋅cos (ω⋅t− )= ̂I⋅cos(ω⋅t + ) .
3 3 3
Remarquons que le moment magnétique de chacune des bobines est pulsant sur chacun des axes.
Avant de procéder au calcul, précisons les coordonnées de chaque vecteur u⃗i dans la base (⃗i , ⃗j) :
( ) ( )( )
2π 4π 2π
cos() cos ( ) cos( )
()
u⃗a = 1
0
, u⃗b=
sin(
3
2π
)
, u⃗c =
sin (
3 =
4π
) −sin (
3
2π
)
.
3 3 3
Pour la composante Mx :
2π 2π 2π 2π
M x =n⋅S⋅̂I [cos (ω⋅t )+cos(ω⋅t− )⋅cos( )+cos(ω⋅t+ )⋅cos ( )]
3 3 3 3
2π 2π 2π
M x =n⋅S⋅̂I [cos (ω⋅t )+cos( )(cos (ω⋅t − )+cos (ω⋅t+ ))]
3 3 3
2 2π 1
M x =n⋅S⋅̂I [cos (ω⋅t )+2⋅cos ( )cos(ω⋅t )]=n⋅S⋅̂I [cos(ω⋅t )+2⋅ cos(ω⋅t )] d'où
3 4
3
M x = ⋅n⋅S⋅Î⋅cos(ω⋅t )
2
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Pour la composante My :
2π 2π 2π 2π
M y =n⋅S⋅̂I [cos(ω⋅t− )⋅sin ( )−cos(ω⋅t+ )⋅sin ( )]
3 3 3 3
2π 2π 2π
M y =n⋅S⋅̂I⋅sin( )[cos(ω⋅t− )−cos(ω⋅t+ )]
3 3 3
2π 2π ̂ sin 2 ( 2 π )⋅sin (ω⋅t )
M y =n⋅S⋅̂I⋅sin( )⋅2⋅sin ( ) sin(ω⋅t)=n⋅S⋅I⋅2
3 3 3
3
M y = ⋅n⋅S⋅Î⋅sin(ω⋅t )
2
3
On reconnaît là un vecteur dont le module est ∣M ∣= ⋅n⋅S⋅Î (2.2)
2
et l'angle θM (t )=ω⋅t .
Nous savons maintenant, qu'en appliquant un jeu de courant tel que ia +ib +i c =0 , nous obtenons dans le
stator un moment magnétique résultant M ⃗ dont on peut parfaitement connaître l'intensité et l'angle par
rapport à l'axe de la bobine a, l'angle qM (cf fig 2.3.c).
Ce sont précisément ces deux grandeurs que l'on veut contrôler. Il aurait été bien plus simple d'avoir une
base orthonormale. Pour cela, il aurait fallu disposer dans le stator deux bobinages. L'un repérée a
concordante avec la bobine a, l'autre b. Il s'agit de la base orthonormée utilisée dans le paragraphe
précédent.
Le but ici, va d'être de reproduire exactement le même moment magnétique à partir de deux bobines logées
suivants les axes a et b, puis d'établir la correspondance entre les deux repères.
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Les deux configurations équivalentes sont représentées ci-dessous. Les bobinages a et b comportent un
nombre de spires égal à n' , pas forcément égal au nombre de spires n des bobinages triphasés a,b et c. La
surface de bobinage S est la même.
+ +
ia ia
Nord Sud
ub ua ib ub
Sud
Nord
ib uc Référence ua Référence
fixe
fixe
ic
Nord
Sud
Référence Référence
fixe fixe
Si des courants ia et ib traversent respectivement les enroulements a et b, alors ces derniers produisent un
moment magnétique M ⃗ tel que (éq. 2.2):
(
⃗ n '⋅S⋅i α
M
n '⋅S⋅iβ ) soit ⃗ =n '⋅S⋅(i α⋅u⃗α +iβ⋅u⃗β)
M (2.3)
( )
n⋅S⋅i a
Dans le repère abc, ⃗
M n⋅S⋅i b soit ⃗ =n⋅S (ia⋅u⃗a +ib⋅u⃗b +i c⋅u⃗c )
M (2.4)
n⋅S⋅i c
En écrivant les coordonnées des vecteurs u⃗i dans le repère ab, on obtient :
( ) ( )( )
2π 4π 2π
cos(
) cos ( ) cos( )
u⃗a = 1
0() , u
⃗ b =
sin(
3
2π
)
, u
⃗ c =
sin (
3 =
4π
) −sin (
3
2π
)
, soit
3 3 3
l'équation 2.4 donne alors
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n '⋅S⋅i β =n⋅S ( √ i b− √ i c ) ,
3 3
2 2
Soit :
n 1 1
iα = (i a− i b − ic )
n' 2 2
n √3
( i b − √ i c)
3
iβ=
n' 2 2
On introduit une troisième équation afin d'obtenir un système matriciel inversible :
1
(i +i +i )=i h=0 , ih étant la composante homopolaire.
3 a b c
[ ]
1 1
1 − −
2 2
[] []
iα ia
n √3 −√ 3
iβ = 0 ib L'introduction de la composante homopolaire est mathématiquement
n' 2 2
ih ic
1 1 1
3 3 3
obligatoire pour pouvoir inverser la matrice, et physiquement, on voit bien que si on impose uniquement a et
b, il est impossible de produire les 3 courants a, b, et c car il y a une inconnue de trop.
En pratique on fixera toujours ih = 0.
Reste ce facteur n/n'. Il s'agit du ratio entre les nombres de spires dans les deux repères. Selon la valeur que
l'on va choisir, les ratios de courants ne seront pas les mêmes.
3
Le moment crée en triphasé a pour module M = ⋅n⋅S⋅Î (cf éq. 2.2)
2
Le moment crée en diphasé a pour module M =n '⋅S⋅Îα . Le moment produit est bien entendu le même
(c'est le but du changement de repère). Si l'on souhaite avoir égalité des courants maximum dans deux
repères, alors nous obtenons :
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3
M =n '⋅S⋅Îα=n '⋅S⋅̂I ce qui impose M = ⋅n⋅S⋅̂I =n '⋅S⋅̂I
2
n 2
On en déduit : =
n' 3
Ce choix de ratio dans le nombre de spires, donne l'égalité des courants lors du passage d'un repère à l'autre.
[ ]
1 1
1 − −
2 2
[] []
iα 2 ia
iβ = 0
√3 −√ 3
ib Cette transformation est appelée transformée de Clark.
3 2 2
ih ic
1 1 1
2 2 2
La composante homopolaire reste inchangée.
La transformation qui a été présentée et qui permet de changer de repère (abc triphasé vers ab diphasé)
permet d'obtenir le même moment magnétique dans les deux machines (l'une réelle, l'autre qui pourrait l'être
aussi, mais qui est souvent une vue de l'esprit puisque les machines sont quasiment toutes triphasées).
Cette transformation s'applique à toutes les autres grandeurs scalaires, en particulier aux tensions et
aux flux.
La transformation de Clark, permet le passage d'un repère triphasé à un repère diphasé en conservant les
amplitudes des grandeurs courant, tension et flux. Le ratio de spires n/n' = 2/3 permet ce réglage [2].
Exemple d'utilisation :
On dispose d'une machine triphasée. On souhaite créer un moment magnétique statorique de module M et
orienté d'un angle qM = 30° dans la machine. On ne sait pas trop quel courant i a, ib et ic imposer (difficile à
calculer).
On imagine que la machine est diphasée. Et on impose un jeu de courant i a et ib que l'on voudrait voir
circuler dans les enroulements diphasée (fictifs). Ces courants doivent donner le moment magnétique voulu.
̂I⋅√ 3 ̂I
̂
iα = I⋅cos (θ M )= Et iβ= ̂I⋅sin (θM )= . La valeur de Î ne peut être connue que si l'on connaît
2 2
[][ ]
iα 8.66
n et S. Prenons 10A pour l'exemple, iβ = 5
ih 0
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[ ][ ] [ ][ ]
1 0 1 1 0 1
[] []
ia 1 √3 ia 1 √3
− 1 iα − 1 8.66
ib = 2 2 iβ ce qui donne ib = 2 2 5
ic 1 √ 3 i ic 1 √ 3 0
− − 1 h − − 1
2 2 2 2
[][ ]
ia 8.66
soit ib = 0 ,
ic −8.66
c'est presque le cas de la figure 2.3.c, l'angle dans la figure est légèrement inférieur à 30°.
On voit bien ici l'intérêt de la matrice de Clark inverse : il est difficile (pas impossible!) de déterminer les
courants triphasés directement à partir de la donnée d'un angle du moment magnétique. Par contre c'est
immédiat en coordonnées cartésiennes donc dans le repère ab. La matrice inverse permet d'obtenir en
suivant les 3 valeurs de courants ia, ib, ic dans le système triphasé.
D'où l'idée de trouver un troisième repère, encore plus fictif que le diphasé statique : un repère diphasé
tournant. Il s'agit en fait d'imaginer un stator qui tourne en phase avec le rotor. Ce dernier tourne à la
vitesse qui correspond à un régime permanent. Le rotor aimanté tournant à la même vitesse. L'axe d
correspond à l'axe du moment magnétique du rotor. L'angle x entre le champ magnétique du rotor et le
moment magnétique est alors constant. L'asservissement de l'angle x se fait en agissant sur des grandeurs
continues et non plus sinusoïdales.
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Sur la figure ci-dessous, on représente le stator tournant à W. Le rotor est encore non représenté. On définit
l'angle θ=̂ u⃗α , u⃗d . Il représente la rotation angulaire du stator fictif tournant dq par rapport au stator
diphasé statique ab, c'est à dire l'angle entre le rotor et le stator diphasé statique ab.
W
Référence
Référence fixe W
fixe W
ia M id M
W
qM = W.t + ub
uq
=q+
ib ub ud q= W.t
iq ua
ua Référence W Référence
fixe
fixe
W
Référence
fixe
Référence
fixe Fig 2.5a Fig 2.5b
Fig 2.5a et b : Modification de repère. Equivalence entre un repère diphasé à stator fixe, et un repère diphasé à
stator tournant à W.
Bien que pour l'instant, le rotor n'apparaisse pas explicitement, il est entendu qu'il tourne avec le stator
tournant dq (figure 2.5b). L'angle de repérage du moment magnétique M⃗ est maintenant l'angle
θM =Ωt+ξ , où ξ est l'angle entre u⃗d (vecteur unitaire de la surface de bobinage d) ou encore
B⃗r (vecteur champ magnétique rotorique ) et le moment magnétique statorique M ⃗ . Cet angle est
constant en régime permanent, c'est ce que l'on souhaite.
Remarquons qu'à t = 0, les vecteurs unitaires de surface des bobines a, a, et d sont alignés.
Comme pour le changement triphasé – diphasé de la partie 2.3, il faut écrire l'égalité des deux vecteurs
⃗ dans les deux référentiels pour en déduire la matrice de transformation. Les bobinages ont le même
M
nombre de spires, n', et la même surface S.
(
⃗ n '⋅S⋅i α
M
n '⋅S⋅iβ ) αβ
soit M
(
⃗ n'⋅S⋅i d
⃗ =n '⋅S⋅(i α⋅u⃗α +iβ⋅u⃗β) et M
n'⋅S⋅i q )
dq
soit ⃗ =n '⋅S⋅(i d⋅u⃗d +iq⋅u⃗q )
M
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(
u⃗d cos (Ωt )
sin(Ωt ) )
αβ
et
(
u⃗q −sin (Ωt)
cos(Ωt ) ) αβ
donc
⃗ =n '⋅S⋅(i d⋅u⃗d +iq⋅u⃗q )=n '⋅S⋅[i d⋅(cos(Ωt ) u⃗α+id⋅sin (Ω t) u⃗β )+(−i q⋅sin (Ωt ) u⃗α+i q⋅cos(Ωt))⋅u⃗β]
M
on en déduit dans la base ab : :
M
(
⃗ =n '⋅S i d cos(Ωt )−i q sin (Ωt)
i d sin(Ωt )+i q cos(Ωt) ) à identifier à
(
⃗ n'⋅S⋅i α
M
n'⋅S⋅iβ )
Mis sous la forme matricielle :
[][
iα = cos(Ωt ) −sin (Ωt ) i d
iβ sin (Ωt ) cos(Ωt) i q ][ ] la transformée inverse est
[][
id
iq
=
cos(Ωt ) sin(Ωt ) i α
−sin (Ωt ) cos (Ωt ) iβ ][ ]
Rappelons la transformée de Clark :
[ ][ ]
1 1
1 − −
2 2
[]
iα ia
2 √3 −√ 3
iβ = 0 ib
3 2 2
ih ic
1 1 1
2 2 2
Dans l'esprit d'obtenir id, iq en fonction de ia, ib et ic, on peut supprimer la composante homopolaire :
[ ][ ]
1 1
1 − − ia
iα = 2 2 2
[]
iβ 3
0
√3 i
−√ 3 b
ic
on obtient donc
2 2
[ ][ ]
1 1
1 − − ia
[][
iq ][ ] [
i d = cos(Ωt ) sin(Ωt ) i α = 2⋅ cos(Ωt ) sin (Ωt ) ⋅
−sin (Ωt ) cos (Ωt ) iβ 3 −sin(Ωt ) cos(Ωt )
0
] √3
2
2 2
i
−√ 3 b
2 ic
soit,
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Rev 1.1a Sept 2020
[ ][ ]
1 3 1 3
cos(Ωt)− cos(Ωt)+ √ sin(Ωt ) − cos(Ωt )− √ sin (Ωt ) ia
[]
i d = 2⋅
iq 3
−sin (Ωt )
1
2
2
√3
2
sin (Ωt )+ cos(Ω t)
2
1
2
2
√3
2
ib
sin(Ωt )− cos(Ωt ) i c
2
1 √3 2π
Si l'on se rappelle que les coefficients − et proviennent des cosinus et sinus de l'angle ,
2 2 3
et si on note q= W.t (cf figure 2.5), la matrice gagne à être écrite sous la forme :
[ ][ ]
2π 2π
cos(θ) cos(θ− ) cos(θ+ ) ia
[]
i d = 2⋅ 3
3
3
3
i
i q 3 −sin (θ) −sin (θ− 2 π ) −sin(θ+ 2π ) b
ic
[ ][ ]
cos (θ) −sin (θ)
[]
ia 2π 2π
cos(θ− ) −sin(θ− ) i d
ib = 3 3
ic 2π 2π i q
cos(θ+ ) −sin(θ+ )
3 3
Dans ces notations, la composante homopolaire a disparu. Cette forme est adaptée pour construire
rapidement les grandeurs diphasées tournantes à partir du triphasé et inversement.
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Rev 1.1a Sept 2020
Dans cette partie, nous balayons rapidement les grands principes de commandes. Dans un premier temps
nous rappelons comment se crée le couple dans la machine synchrone, puis nous faisons un point sur les
sources d'énergie (commande en courant). Ensuite les divers grands principes de commandes sont présentés
sans entrer dans le détail théorique. On comprend comment les transformées sont utilisées, notamment la
transformée de Park.
3.1. Généralités
La figure 1.10 montre de manière simple le principe de la machine synchrone : entraîner un rotor aimanté
(aimant ou rotor ferromagnétique bobiné) grâce à un champ qui va l'attirer en permanence.
Ce champ sera crée par un système de courant triphasés ia, ib ic. On ne parlera pas de champ magnétique,
mais de moment magnétique statorique, plus adapté aux bobines parcourues par des courants. Par ailleurs,
si l'on connaît le champ magnétique produit par le rotor, le couple s'écrit directement par le moment
magnétique :
Γ= B⃗r ∧ M
⃗ ⃗ = B r⋅M⋅sin (ξ) e⃗z comme cela a été vu au chapitre 1.2, (éq. 1.1).
L'objectif de la commande vectorielle est de maintenir le plus directement possible l'angle x à p/2 et de
contrôler l'intensité du moment magnétique statorique M.
Pour produire les courants triphasés nous supposons que nous avons à
i = ia
disposition 3 sources de courant I a, Ib et Ic contrôlées par 3 scalaires i a, ib et ic ia = Îa.sin(wt)
Ia
(synthétisables par un micro-contrôleur par exemple).
NB : dans la réalité la commande se fait par des sources de tensions. Pour Fig 3.1 : source de
renverser le type de source et passer en courant, on construit un asservissement courant contrôlée
en courant (une boucle de courant). L'architecture classique est la suivante :
+ ua
ia u = ua i = ia
S
correcteur
- Ua S Ia
iames
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L'équivalence n'est vraie que si la régulation de courant est capable d'obtenir i a = iames à tout instant.
Dans ce chapitre 3, pour simplifier, on notera les sources d'énergie comme étant des sources de courant
idéales (figure 3.1).
La commande la plus simple est alors une commande en courant depuis un réseau triphasé :
ph. a
ph. b
ia = Î.cos(wt) ph. c
MS Commentaires :
ib = Î.cos(wt - 2p/3) i = ia i = ib i = ic
ic = Î.cos(wt - 4p/3) Ia Ib Ic Le double cercle identifie la
machine synchrone (MS) dont les
seuls accès pour l'instant sont les 3
lignes de phases a, b et c.
Fig 3.3 : alimentation en courant triphasée directe, commandes triphasées
Deux gros inconvénients dans ce type de commande. D'une part, il faut 3 asservissements (en fait deux
suffisent, car le troisième courant s'obtient à partir des deux autres) qui vont peiner à asservir une consigne
sinusoïdales de courant. D'autre part, l'angle x n'est pas contrôlé. C'est une commande en boucle ouverte. La
machine peut donc décrocher.
Pour régler le problème du décrochage, il est possible de récupérer l'information position du rotor.
Techniquement, on peut réaliser cette opération avec un codeur incrémental fixé sur l'axe de rotation du
moteur.
Le disque contient une série d'alternances transparentes et opaques. Deux
ensembles de LED et photo-diodes sont légèrement décalées et sont en
regard sur ces alternances. Lorsque le disque tourne, des signaux carrés A et
B sont produits en déphasage de 90°. Ainsi le sens peut être discriminé.
Egalement, il existe une raie spéciale et unique, l'index qui rend la mesure
d'angle absolue. Ce dernier doit absolument être aligné avec le vecteur
surface S⃗a . Ce codeur, associé à une logique de décodage est capable de
Fig 3.4 : un codeur incrémental produire un nombre de 0 à 359 signé. Il est donc à tout instant possible de
connaître l'angle θ=̂u⃗α , u⃗d (fig 2.5b). Cet élément est essentiel et
commun à tous les procédés de commande de la machine synchrone.
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Très bien décrite dans [5], on peut en extraire le principe général en considérant 3 sources de courants
idéales. La figure 3.5 illustre le principe.
i = ia i = ib i = ic MS
Ia Ib Ic
Codeur
incrémental
Calcul des courants
ia Î.cos( + ) Canaux A, B
ib Î.cos( - 2p/3 + ) Décodage Index I
Î.cos( - 4p/3 + )
ic
µC
Î
L'obtention de l'angle (angle du rotor par rapport à la surface orientée a) se fait par un périphérique
spécialisé d'un micro-contrôleur (en jaune). Ensuite le calcul des 3 courants est fait logiciellement. Pour une
plus grande vitesse d'exécution, les calculs sont déjà fait dans une table en cosinus logée en ROM. Les 3
consignes de courants sont alors établies via la
donnée de l'angle (que l'on choisira logiquement
égal à +p/2) et l'amplitude maximum des n.S.icuc
sinusoïdes, Î.
M qM
Ci-contre, on observe la représentation vectorielle ub
rotor
associée à ce mode de fonctionnement (l'angle Br q
n'est pas du tout optimal sur la figure).
uc ua n.S.iaua
Stator,
Le jeu de courant triphasé appliqué est par n.S.icuc Repère
construction déphasé en avance par rapport à Spatial
l'angle du rotor. Il faut bien se rappeler que l'angle
du moment magnétique M ⃗ , M = t + , est
égal à la phase du courant de référence i a ,
ia = Î⋅cos(θM )= Î⋅cos(ω t +ξ) .
Fig 3.6 : représentation vectorielle dans la commande abc
Le problème du décrochage est donc résolu. Par contre, il reste un problème qui n'apparaît pas sur la figure
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3.5 : chaque source de courant (ou au moins deux) doit être un asservissement. La figure suivante est un
synoptique plus complet de la commande abc :
+ va iames
ia correcteur MS
- vc v =va v = vb v = vc ibmes Codeur
- incrémental
Va Vb Vc
- vb
+ correcteur
ib
-
Canaux A, B
Index I
Calcul des courants
ia
ib Î.cos( + )
Î.cos( - 2p/3 + ) Décodage
ic Î.cos( - 4p/3 + )
µC
Î
Explication :
On suppose que x = p/2. Le moteur étant à l'arrêt, un angle ( ̂ u⃗α , u⃗d ) est obtenu. Si Î vaut 0, les
consignes ia, ib, ic sont nulles. Les deux correcteurs génèrent donc les tensions v a, vb et vc de manière à
garantir des courants effectifs iames, ibmes, icmes nuls. Le couple est donc nul. Le moteur est libre.
Lorsqu'une valeur de courant non nul Î est appliqué, un jeu de trois valeurs de courants (devenant des
consignes pour les asservissements) est produit, qui doivent positionner ⃗ tel que
M
θ M =̂ ⃗ =θ+ π . Les deux asservissements doivent permettre d'obtenir effectivement les courants
u⃗α , M
2
voulus.
Ce faisant, un couple est appliqué, le rotor tourne, évolue, un nouveau triplet de consigne de courant est
élaboré (visant une nouvelle position pour M ⃗ . Le système va donc accélérer jusqu'à trouver une vitesse
d'équilibre (couple résistant compensant le couple moteur).
Nous voyons bien le point faible de cette commande : les correcteurs doivent réagir vite et bien sur des
consignes qui sont des sinusoïdes dont la fréquence va croître linéairement (accélération constante)
ressemblant à une rampe FM. La conception des correcteurs est difficile.
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Avec la commande vectorielle, on utilise comme consigne non plus Î et , mais id et iq. Le schéma avec une
commande directe en courant est le suivant :
i = ia i = ib i = ic MS
Ia Ib Ic
Codeur
incrémental
Calcul des courants
ia
ib Park -1 Décodage
Canaux A, B
Index I
ic
µC
Id Iq
Le repère dq tourne à par rapport à ab. Le moment magnétique statorique aussi. Il est alors tout naturel de
fixer le repère dq (donc le rotor) et de raisonner dans ce repère que l'on considère maintenant fixe : les divers
⃗ , B⃗r sont maintenant FIXES. Il n'y a plus de notion de vitesse .
vecteurs u⃗d , u⃗q , M
q
La donnée de id et iq fixe donc le moment magnétique M ⃗
n'.S.iquq M
avec des coordonnées cartésiennes et non plus polaire. La
transformée de Park inverse, permet de retrouver les courant
statoriques triphasés exactement comme dans la commande abc.
ud Br
Notons que le calcul est un peu plus long :
d
[ ][ ]
ud
cos(θ) −sin(θ)
n'.S.idud
[]
ia 2π 2π
2 cos(θ− ) −sin(θ− ) id Repère
i b = 3⋅ 3 3 Spatial
ic 2π 2π i q fixe /
cos(θ+ ) −sin(θ+ ) rotor
3 3
Fig 3.9 : représentation vectorielle dans le
repère dq lié au rotor
Ce calcul demande :
– 3 lectures de tables,
– 6 multiplications,
– 3 additions.
NB : le coefficient 2/3 sera avantageusement intégré dans les tables cosinus et sinus.
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Voyons maintenant comment cela se passe au niveau des boucles de courants. Le grand changement réside
dans le courant de retour des asservissements. Ce ne sont plus i ames, ibmes et icmes qui vont être contre-
réactionnés mais idmes et iqmes. Ces deux informations de retours ne sont bien sûr pas mesurées directement. On
passe par la transformée de Park pour les reconstruire à partir de i ames, ibmes et icmes.
NB : le courant ic n'est pas mesuré, il se déduit de i a et ib (calcul que l'on suppose inclus dans le bloc de calcul
de la transformée de Park de la figure ci-dessous).
ibmes iames
+ vd va
id correcteur
-1
MS
-
+ vq Park vb v =va v = vb v = vc
vc Va Vb Vc
iq correcteur
-
Régulation grandeurs
statiques (non sinus)
idmes Codeur
incrémental
Park
iqmes
A,B, I
Décodage
µC
Fig 3.10 : commande vectorielle, attaque du moteur en tension, présence des asservissements dq
Explications :
Logiquement, la consigne en courant direct doit être nulle, ce qui garantira un angle x optimal de p/2. La
transformée de Park sur les courants mesurés permet d'obtenir les deux grandeurs i dmes et iqmes, quelque soit
l'angle du rotor par rapport au stator. Ces grandeurs sont comparées aux deux consignes statiques (i d, iq).
Les deux correcteurs élaborent les grandeurs statiques (v d, vq). La transformée de Park inverse (qui se
généralise à toutes les grandeurs scalaires, tension, flux, courant) donne les 3 tensions triphasées.
L'intérêt du contrôle vectoriel, réside dans la simplification des correcteurs d et q, qui travaillent sur des
régimes permanents statiques et non plus sinusoïdaux. Ainsi, un simple PI garantit une erreur nulle dans la
régulation des deux grandeurs id et iq permettant ainsi un contrôle bien plus efficace du moment magnétique
statorique vis à vis du champ rotorique. Par ailleurs les transitoires sont également plus simple à maîtriser.
Le chapitre suivant porte sur la modélisation de la machine, en particulier, comment établir le modèle entre
tension et courant dans la commande abc, mais surtout dans la commande dq.
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Le principe général de la commande scalaire abc et vectorielle et maintenant compris. Il nous reste une étape
qui consiste à opérer les régulations de courant. Dans ce chapitre, nous allons donc étudier la relation qui
existe entre tension et courant au niveau des divers enroulements.
De manière très générale, une bobine x (ensemble de spires) parcourue par un courant dans une machine
synchrone voit sa tension dépendre de plusieurs paramètres :
– la résistance r de la bobine,
– la variation de flux qui lui même peut se décomposer en 3 parties :
– le flux propre : Φ p = L⋅i x , ix étant le courant de la bobine étudiée x.
– le flux causé par les mutuelles Φ M =Σ M xy⋅i y , y identifiant les autres bobines dans
l'environnement magnétique du moteur (par exemple y= b et c pour un stator triphasé),
– le flux causé par la rotation de l'amant du rotor, Φ rx = B⃗ r⋅S⃗x , S⃗x étant la surface
orientée de la bobine étudiée.
On peut donc écrire, quelque soit le système étudié que la relation entre le courant i x dans la bobine x et la
tension vx à ses bornes est (convention récepteur) :
di x di d Φ rx
v x =r⋅i x +L +Σ M xy y + (4.1)
dt dt dt
Dans ce qui suit, nous nous limitons toujours à une machine synchrone à aimant permanent, bipolaire, pôles
lisses.
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La part de flux dans la bobine a provenant du rotor est donc : Φ ra= B r⋅n⋅S⋅cos(θ) (4.2) , où repère
l'angle du rotor par rapport à phase a, comme d'habitude.
Bb ia
La figure 4.2 montre les champs B ⃗b et B⃗c dont le sens est normalisé
vis à vis des sens respectifs des courant i b et ic. Chacun d'eux produit donc a
un flux dans la bobine a :
Φ ab= B⃗b⋅S⃗a et Φ ac = B⃗c⋅S⃗a que l'on peut sommer et écrire : ib -a
sa
Les modules des champs Bb et Bc sont proportionnels aux courant ib et ic. Fig 4.2: bobinage triphasé et
Appelons K le coefficient de proportionnalité, on obtient inductances mutuelles
En remarquant que le système de courant est forcément équilibré, ia =−(i b+ic ) on en déduit donc
Φ ab+Φ ac =−M⋅i a (4.3)
di a d Φ ra
v a =r⋅i a+( L−M ) + (4.4)
dt dt
où va est la tension aux bornes de la bobine a,
ia le courant qui la traverse.
et Φ r =B r⋅n⋅S⋅cos(θ)
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Pour exprimer la relation courant tension au niveau de la phase b, on redessine le schéma de la figure 4.1
mais en se focalisant sur la bobine b, ce qui donne la
figure ci-contre. M +
2p/3-
La symétrie de l'ensemble amène sans calcul à dire que le Br
flux propre et les flux mutuels pour la bobine b ont sb
ub
exactement la même expression que pour la bobine a. q
La seule chose qui est modifée (à position de rotor
ua
inchangée bien évidemment par rapport à la figure 4.1), Stator,
c'est le flux rotorique vu par la phase b, Φ rb . ib uc Repère
Spatial
2π
Φ rb= B r⋅n⋅S⋅cos( −θ) que nous écrirons plus
3
volontiers :
2π Fig 4.3 : représentation des éléments de l'espace
Φ rb= B r⋅n⋅S⋅cos(θ− ) qui influent sur la modélisatio i/u de la bobine b
3
En notant Φ̂ r =B r⋅n⋅S , on peut écrire les équations complètes de la machine synchrone en triphasé :
Lois régissant les tension et courant des 3 phases a,b et c en régime quelconque :
di a d Φ ra
v a =r⋅i a+( L−M ) + , Φ ra= Φ̂ r⋅cos(θ) ,
dt dt
di b d Φ rb 2π
v b =r⋅i b+( L−M ) + , Φ rb= Φ̂ r⋅cos(θ− ) ,
dt dt 3
di c d Φ rc 4π
v c =r⋅i c +( L− M ) + , Φ rc =Φ̂ r⋅cos(θ− ) . (4.5)
dt dt 3
en considrant θ=̂ S⃗a , B⃗r , angle répérant le rotor par rapport à l'axe de la bobine a (comme
toujours depuis le début du document).
NB : L-M est appelée l'inductance cyclique, souvent notée Lcy = L-M
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Cette partie n'est pas fondamentale pour la compréhension de la commande vectorielle, mais tellement
utilisée historiquement qu'il convient d'en parler.
Il s'agit d'un fonctionnement en régime purement sinusoïdal. Ce cas d'étude est tout à fait adapté si l'on
considère une machine (moteur ou alternateur) qui tourne à une fréquence fixe. Typiquement, les
applications de production d'électricité sont concernées, où les alternateurs (production) et moteurs
(pompage d'eau pour la remonter vers un barrage) tournent à fréquence fixe, 50Hz.
Le chapitre 2.2 nous a appris que lorsque la machine est attaquée en triphasée (machine bipolaire), alors la
vitesse de rotation mécanique est égale à la pulsation électrique .
Attention ! : dans cette partie, nous allons manipuler uniquement des grandeurs scalaires, et non plus des
vecteurs. Ces grandeurs sont i x, ux, Fx. La notion de référence spatiale ( S⃗a ) n'a plus de sens. Par
convention classique, nous prenons le courant i a pour référence des grandeurs scalaires. Nous pouvons
écrire :
̂
ia = I⋅cos(ω t)
dθ
Le flux de la bobine a s'écrit Φ ra= Φ̂ r⋅cos(θ) . Nous savons que =Ω=ω . Nous en déduisons
dt
θ=ω⋅t+ γ , soit Φ ra= Φ̂ r⋅cos(ω⋅t+γ) , γ étant pour l'instant une constante d'intégration.
̂
Si par ailleurs nous écrivons v a = V⋅cos(ω t+φ) nous avons tous les éléments qui régissent le
fonctionnement électrique de la machine :
̂
ia = I⋅cos(ω t) ̂
v a = V⋅cos(ω t+φ) Φ ra= Φ̂ r⋅cos(ω⋅t+γ)
2π 2π 2π
ib = ̂I⋅cos(ω t− ) ̂
v b =V⋅cos (ω t− ) Φ rb= Φ̂ r⋅cos(ω⋅t +γ− )
3 3 3
4π 4π 4π
ic = Î⋅cos (ω t− ) ̂
v c = V⋅cos(ω t− ) Φ rc =Φ̂ r⋅cos(ω⋅t+ γ− )
3 3 3
On se rend bien compte que chacune des phases met en jeu les mêmes grandeurs déphasées de 2p/3.
Il est donc inutile de travailler sur les 3 phases, l'étude de la phase a suffit.
La représentation de Fresnel (cf 1.3) consiste à manipuler des vecteurs que nous appellerons vecteurs
⃗ ou B⃗r ). Pour cela nous
temporels [1] pour éviter toute confusion avec un vecteur de l'espace ( M
passons à la représentation complexe de chaque élément :
ia = Î⋅cos(ω t ) → ia = Î⋅cos(ω t )
→ v a = V̂ e
̂ (ω t+φ)
v a = V⋅cos(ω t+φ)
Φ ra= Φ̂ r⋅cos(ω⋅t+γ) → Φ ra= Φ̂ r e(ω⋅t+γ )
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di a d Φ ra di a
La relation 4.5 donne v a =r⋅i a+( L−M ) + soit v a =r⋅i a+( L−M ) +e a avec ea la
dt dt dt
d Φra
force contre-électromotrice causée par l'induction du rotor : ea= . Cette grandeur directement
dt
issue du flux à travers la bobine est la quatrième grandeur scalaire importante.
Traçons les divers vecteurs temporels dans le diagramme de Fresnel (Re, Im), figure 4.4:
Im
va Im
Diagramme va
temporel, jLcyw.ia
Fresnel
t=0 Diagramme
ea r.ia
temporel,
Fresnel ea
t=0
ia Re
g ia Re
g
Fra
Fra
Fig 4.4 : représentation des 4 grandeurs
scalaires dans le plan complexe de Fresnel Fig 4.5 : diagramme de Ben Eschemburg
Sur la figure 4.5 on montre le diagramme de Ben Eschemburg. Il s'agit de la loi des mailles exprimée par
l'équation (4.5) de manière complexe.
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Dans cette partie, nous allons chercher à relier v d et vq à id et iq de la même manière qu'en triphasé (eq 4.5).
Pour cela nous allons utiliser les transformations de Park (directe et inverse). Une fois le modèle obtenu, on
va pouvoir concevoir les régulateurs PI de la commande vectorielle ( fig 3.10).
[ ][ ] [ ]
2π 2π
cos(θ) cos(θ− ) cos(θ+ )
3 3
[]
id ia ia
2 2π 2π
=
iq 3 ⋅ −sin (θ) −sin (θ− ) −sin(θ+ ) ib =[ P ] ib
3 3
ih 1 1 1 ic ic
2 2 2
[ ][ ]
cos (θ) −sin (θ) 1
[] []
ia 2π 2π i id
cos(θ− ) −sin(θ− ) 1 d −1
ib = 3 3 i q =[ P ] i q
ic 2π 2π
cos(θ+ ) −sin(θ+ ) 1 i h ih
3 3
[ ] [][ ] [] [ ]
va ia L M M i
d a d Φra
vb =r⋅ ib + M L M ⋅ + Φ
dt i b dt Φ rb
vc ic M M L ic rc
Pour simplifier les calculs, nous avons tout intérêt ici à cumuler les flux, à savoir regrouper les flux d'auto-
induction, de mutuelle induction, et le flux rotorique, nous obtenons alors (voir [7]) :
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[] [] [ ]
va ia
d Φa
vb =r⋅ +
ib dt Φ b où Φ a =Φ ra + L⋅i a +M⋅i b+M⋅i c
vc ic Φc
[] []
vd id
[]
d Φd
[ P ]−1 v q =r⋅[ P ]−1 i q + ([ P ]−1 Φ q ) , en multipliant tout par [P] :
dt
vh ih Φh
[] [] [ ] []
vd id id
[] []
d Φd d Φd d Φd
−1 −1
vq =r iq +[ P ]⋅[ ([ P ] Φ )]=r iq +[ P ]⋅ [ P ] Φ + Φq
dt q
dt q
dt
vh ih Φh ih Φh Φh
[ ]
0 −1 0
d −1 dθ
Il est aisé de démontrer que [ P ]⋅ [ P ] = 1 0 0 (cf annexe)
dt dt
0 0 0
on obtient donc :
[] [] [ ][ ] [ ]
vd id 0 −1 0 Φ d
dθ d Φd
vq =r iq + 1 0 0 Φq + Φ (4.6)
dt dt Φq
vh ih 0 0 0 Φ h h
dθ d Φd
v d =r⋅i d − Φq + (4.7) et
dt dt
dθ d Φq
v q =r⋅iq + Φd + (4.8) , avec Φ d = Ld⋅i d + Φ̂ r puisque le bobinage d est dans le
dt dt
sens du rotor aimanté, et Φ q = L ⋅i
q q
Par ailleurs, on montre [7] que Ld = Lq = L-M=Lcy (inductance cyclique de la machine synchrone, rotor à
pôles lisses).
dθ
En posant ω= les expressions 4.7 et 4.8 peuvent se mettre sous la forme :
dt
d id
v d =r⋅i d −ω Lq iq + L d (4.8) et
dt
d iq
v q =r⋅iq +ω L d i d +ω Φ̂ r+ L q (4.9)
dt
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Interprétation :
Ces deux expressions contiennent chacune un terme qui les rendent interdépendantes. Il s'agit du terme
−ω L q i q pour la tension v d , et +ω L d id pour la tension v q . Le terme ω Φ̂ r rappelle
complètement la fem d'une machine à courant continu (E = K F.W). Ces 3 termes ne sont pas évidents à
comprendre du point de vue physique puisque dans le repère dq, il n'y a pas de rotation (figure 4.6 et 4.7). Il
d −1
faut juste noter que ces termes proviennent du calcul [ P ]⋅ [ P ] .
dt
id
On rencontre souvent le schéma suivant pour illustrer les
inductances dq, qui allège l'écriture :
rotor uq Br
iq
iq ud vq
Repère rotor Br id
Spatial uq
Rotorique vd
dq ud
d id di
p (t )=( r⋅i d −ω L q i q+ L d )i d +(r⋅iq +ω L d id +ω Φ̂ r + Lq q ) iq
dt dt
On en déduit :
d id di
p (t )=r⋅(i 2d +i 2q )+ω i d i q ( Ld − L q )+ω Φ̂ r iq + L d id + L q q i q
dt dt
(1) (2) (3) (4)
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Afin de rendre les équations 4.8 et 4.9 indépendantes, nous allons introduire deux grandeurs, ed et eq telles
que [3] :
e d =−ω Lq iq et e q =ω L d i d +ω Φ̂ r soit encore :
e d =−ω Φ q et e q =ω Φ d .
L'objectif maintenant est d'exprimer i d(p) et iq(p) en fonction de v d(p) et vq(p) en vue d'une régulation des
deux courants dont les points d'entrées sont les tensions.
En appliquant les transformées de Laplace aux équations précédentes, on obtient :
r−1 r−1
F d ( p)= F q ( p )=
L et L nous obtenons le schéma bloc ci-après :
(1+ d ⋅p) (1+ q⋅p)
r r
ed(p) eq(p)
+ - -
vd(p) Fd(p) id(p) vq(p) + Fq(p) iq(p)
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Maintenant que nous avons obtenu les modèles de la machine à pôles lisses, on peut mettre en place une
régulation des deux courants id et iq.
Rappelons le contexte donné par la figure 3.7 reproduite ci-dessous :
ibmes iames
+ vd va
id correcteur
-1
MS
-
+ vq Park vb v =va v = vb v = vc
vc Va Vb Vc
iq correcteur
-
Régulation grandeurs
statiques (non sinus)
idmes Codeur
incrémental
Park
iqmes
A,B, I
Décodage
µC
Il s'agit donc de réaliser les correcteurs qui élaborent v d et vq (région verte foncée de la figure ci-dessus).
ed(p)
idConsigne(p) vd(p) -
+ + Fd(p) id(p)
Cd(p)
-
idmes(p)
Fmes(p)
La fonction de transfert F mes(p) représente l'ensemble de la mesure du courant. Il faut rappeler que celle-ci
n'est pas triviale. En effet le filtrage se fait à deux niveaux. L'un est matériel (anti-repliement, réduction du
bruit). Il se fait dans le repère triphasé abc. L'autre, optionnel, est numérique en sortie de la transformée de
Park pour réduire encore le bruit.
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On suppose ici, comme pour la machine à courant continu, que la tension e d (resp eq) est une perturbation
lente vis à vis de la dynamique de boucle. C'est une approximation grandement simplificatrice.
La stratégie est alors assez classique : on élabore une correction du type proportionnel intégral pour obtenir
une erreur nulle en régime permanent. Souvent le pôle dominant de la boucle (p = -r/L d) est compensé par le
zéro du PI.
A faire ...
digression sur la détection synchrone : passage alpha béta vers dq. ?? intéressant pour le filtrage ?
6. Machine multipolaire
Next document :
– mettre en place un procédé de mesure de courant (hard et soft) ADC et PWM synchro, 2 ADC.
Penser plus globalement le soft.
– essayer la transfo de park. Ou au moins penser sa mise en place
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ANNEXE
[ ] [ ]
cos(θ) −sin (θ) 1 −sin (θ) −cos(θ) 0
2π 2π 2π 2π
cos (θ− ) −sin (θ− ) 1 d d θ −sin (θ− ) −cos(θ− ) 0
[ P ]−1= 3 3 , [ P ]−1= 3 3
dt dt
2π 2π 2π 2π
cos (θ+ ) −sin (θ+ ) 1 −sin (θ+ ) −cos(θ+ ) 0
3 3 3 3
et
[ ]
2π 2π
cos(θ) cos(θ−) cos(θ+ )
3 3
2 2π 2π
[ P ]= ⋅ −sin (θ) −sin (θ− ) −sin(θ+ )
3 3 3
1 1 1
2 2 2
la somme des cosinus ou sinus déphasés de 2p/3 donne 0. Donc le résultat du produit donne forcément :
[ ]
x y 0
d −1 2dθ
[ P ]⋅ [ P ] = z t 0
dt 3 dt
0 0 0
2π 2π 2π 2π
x =−[cos(θ)sin (θ)+cos(θ− ) sin(θ− )+cos (θ+ )sin(θ+ )]
3 3 3 3
1 1 4π 1 4π
x =−[ sin(2 θ)+ sin (2θ− )+ sin(2 θ+ )]=0
2 2 3 2 3
2π 2π 2π 2π
y=−[cos(θ) cos(θ)+cos(θ− ) cos(θ− )+cos(θ+ )cos(θ+ )]
3 3 3 3
1 1 1 4π 1 1 4 π 1 −3
y=−[ cos(2 θ)+ + cos(2 θ− )+ + cos(2θ+ )+ ]=
2 2 2 3 2 2 3 2 2
2π 2π 2π 2π
z =[sin (θ)sin(θ)+sin (θ− )sin (θ− )+sin(θ+ )sin (θ+ )]
3 3 3 3
−1 1 1 4π 1 1 4π 1 3
z =[ cos(2 θ)+ − cos( 2 θ− )+ − cos(2 θ+ )+ ]=
2 2 2 3 2 2 3 2 2
2π 2π 2π 2π
t=+[cos(θ)sin (θ)+cos(θ− )sin (θ− )+cos(θ+ ) sin(θ+ )]=− x=0 donc
3 3 3 3
[ ]
0 −1 0
d −1 dθ
[ P ]⋅ [ P ] = 1 0 0
dt dt
0 0 0
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Rev 1.1a Sept 2020
7. Bibliographie
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