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Analyse des Eaux Usées et Traitement

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Sofiane Benouis
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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA


RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE 8 MAI 1945-GUELMA
Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie et des Sciences de la Terre et
l’Univers
Laboratoire de Biologie, Eau et Environnement
Département d’Ecologie et Génie de l’Environnement

THESE
Présentée en vue de l’obtention du diplôme de
Doctorat 3ème cycle en Sciences Biologiques

Option : Santé, Eau et Environnement

Etude physico-chimique et microbiologique des


eaux usées et évaluation du traitement d’épuration
Présentée par :
TABET Mouna
Devant le jury :
Présidente : D. BENDJEDOU Prof Université de Guelma
Directeur de thèse : D. E. BENOUARETH Prof Université de Guelma
Examinateur : A. G. DJAHOUDI Prof Université d’Annaba
Examinatrice: D. GACEMI-KIRANE Prof Université d’Annaba
Examinatrice : L. KARA-CHAOUI Prof Université d’Annaba
Examinatrice : L. SOUIKI M.C.A Université de Guelma

Année Universitaire : 2014/2015


DEDICACES

A mes très chers parents


Aucune dédicace aussi parfaite et douce soit-elle, ne saurait exprimer toute ma
reconnaissance et tout l’amour que je vous porte. Ce travail représente le fruit de
votre soutien, vos sacrifices, et vos encouragements. Jamais il n’aurait vu le jour
sans les conseils que vous avez consentis pour mon éducation. Que Dieu vous
protège et vous accorde une longue vie pleine de santé et de bonheur ;
Je dédie ce travail
A mes très chères soeurs : Souhila, Sabrina, Lamia et Sara
A mes très chers frères : Kamel et Abdelhak
A mon cher frère Ahmed pour son extrême serviabilité et compréhension
A mes belles soeurs
Aux anges de ma maison : mes nièces et mes neveux
A mon oncle SENADELA Toufik et sa femme Wahida
A ma chère amie MOUMENE Sara
A tous ceux qui me sont chers
REMERCIEMENTS

Je tiens tout d’abord à remercier mon Directeur de thèse, le Professeur D. E.


BENOUARETH, qui a dirigé ce travail, ça ne sera jamais suffisant pour lui
exprimer ma grande reconnaissance pour la confiance qu’il m’a accordée pour
faire avancer ce travail, pour sa patience, sa gentillesse, et son esprit responsable,
critique et rigoureux.
Je tiens à remercier Mme D. BENDJEDOU pour avoir accepté de présider le
Jury de ma thèse. Je remercie vivement Mr A.G. Jahoudi, Mme D. GACEMI-
KIRANE, Mme L. Kara-Chaoui et Mme L. Souiki de bien vouloir accepter de
juger mon travail.
Je tiens à remercier Mr KONUK Muhsin, Mr LIMAN Recep et Mr TAHAR
Ali pour leur extrême aide dans l’analyse statistiques des résultats obtenus
durant cette étude et dans la rédaction de l’article.
Je remercie ma collègue ABDA Ahlem pour son aide au cours de toute la période
de mon travail de thèse.
Merci à Mme KHALLEF Messaouda, pour son aide au cours de la réalisation
de la partie pratique de ma thèse.
Je remercie également Mr HOUHAMDI Moussa, responsable du laboratoire de
recherche Biologie, Eau et Environnement pour son aide et serviabilité, je
remercie infiniment Mlle ABBAS Leila pour son extrême aide.
Je remercie également les personnes qui ont gravité autour de ce travail :
Messieurs BOUJAHEM Faycel et KEBIECHE Hacene
Responsables de la station d’épuration des eaux usées de la ville de Guelma et de
la direction de la santé respectivement, je vous dois le meilleur accueil que vous
m’avez réservé dans vos laboratoires, et la mise à ma disposition tous les moyens
pour me permettre de réaliser mes recherches dans les meilleures conditions. Vous
m’avez tant aidé et supporté au moment où j’en avais le plus besoin. Aucun mot
ne pourrait exprimer mes remerciements et ma vive gratitude, et que le présent
travail soit un faible témoignage de ma très haute reconnaissance et mon profond
respect. Merci pour tout.
Je tiens à remercier l'ensemble du personnel du laboratoire de la station
d’épuration des eaux usées de la ville de Guelma, de la direction de santé et de
l’Université 08 Mai 1945, Guelma.
Je remercie très sincèrement Mr HILALI Abd Erraouf, professeur de la faculté
des Sciences et Techniques de Settat qui m’a reçu au cours d’un stage effectué à
l'Université de Hassan II, Maroc.
Merci à Monsieur BOUJAHEM Hocine, pour son extrême serviabilité et son
aide, aux messieurs HENAD Salim, RAHIMI Hamza, BENDJAZIA Amar,
CHAHAT ISMAIN, MEFTEH Rabie, BOUCHIBRIN Walid,
Je remercie tous mes collègues et ami(e)s de près ou de loin, particulièrement,
GUERROUI Yacine et BENSOUILH Taki Eddine pour leur extrême
serviabilité et leur aide, TALBI Ismahen pour son soutien moral, LAYADA
Samiha, MOUMENE Meriem, BERGAL Amira et BOUGUENOUN Imen
A toutes les personnes citées et les autres que j’aurais pu oublier, MERCI !!!
Liste des tableaux

Tableau I : L’effet des virus des eaux usées 7


Tableau II : Les bactéries pathogènes dans les eaux usées 7
Tableau III : Les parasites pathogènes dans les eaux usées 9
Tableau IV : Recommandations microbiologiques révisées de l’OMS pour le 24
traitement des eaux usées avant utilisation en agriculture
Tableau V : Concentrations maximales d'éléments à l'état de trace 25
recommandées pour les eaux d'irrigation
Tableau VI : Les caractères génétiques des souches bactériennes du test d’Ames 28
Tableau VII : Caractères génétiques des souches TA98 et TA100. 47
Tableau VIII : Les valeurs limites des paramètres de rejet dans un milieu récepteur 57
et de rejet pour l’irrigation
Tableau IX : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification 59
appliquée à la température des eaux usées prélevées.
Tableau X : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification 60
appliquée au pH des eaux usées.
Tableau XI : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification 61
appliquée à la conductivité des eaux usées.
Tableau XII : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification 63
appliquée à la DCO des eaux usées.
Tableau XIII Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification 64
appliquée à la DBO5 des eaux usées.
Tableau XIV : rapport de biodégradabilité et MO des échantillons des eaux usées 64
testés
Tableau XV : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification 66
appliquée aux MES des eaux usées.
Tableau XVI : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification 67
appliquée au NO2- des eaux usées.
Tableau XVII : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification 68
appliquée au NO3- des eaux usées.
Tableau XVIII : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification 70
appliquée au NH4+ des eaux usées.
Tableau XIX : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification 71
appliquée au PO4-3 des eaux usées.
Tableau XX : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification 72
appliquée au Cd des eaux usées.
Tableau XXI : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification 73
appliquée au Pb des eaux usées.
Tableau XXII : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification 74
appliquée au Cu des eaux usées.
Tableau XXIII : Origine de la contamination fécale des eaux usées brutes prélevées. 80
Tableau XXIV : Résultats d’abattement des bactéries fécales 81
Tableau XXV : Résultats de l’identification des espèces bactériennes. 84
Tableau XXVI : Résultats du test de mutagénèse (test d’Ames). 87
Tableau XXVII : Résultats de la longueur des racines d’Allium cepa. 90
Tableau XXVIII : L’effet des eaux usées sur l’IM des racines d’Allium cepa 92
Tableau XXIX : Pourcentage des phases mitotiques des racines d’Allium cepa 93
Tableau XXX : Pourcentage des AC détectées dans les racines d’Allium cepa 95
Tableau XXXI : Fréquence des MNx dans les lymphocytes humains traités par 97
différentes concentrations d’eaux usées
Tableau XXXII : IP des lymphocytes humains traités par différentes concentrations 98
des eaux usées
Listes des figures

Figure 01 : Aspects de réutilisation des eaux usées dans les différentes régions du 17
monde
Figure 02 : Classification des métaux lourds en fonction des risques et de l’intérêt 21
agronomique
Figure 03 : Principe du test d’Ames 30
Figure 04 : Mécanisme de formation des MNx 34
Figure 05 : Prétraitement 38
Figure 06 : Décanteur primaire 38
Figure 07 : Bassin d’aération 39
Figure 08 : Clarificateur 40
Figure 09 : Bassin de désinfection 40
Figure 10 : Localisation du site d’étude 41
Figure 11 : Protocole du test de mutagenèse (test d’Ames) 51
Figure 12 : Variation de la température des différents échantillons des eaux usées 58
Figure 13 : Variation des valeurs du pH des différents échantillons des eaux usées 59
Figure 14 : Variation des valeurs de la conductivité des différents échantillons des 61
eaux usées
Figure 15 : Variation des valeurs de la DCO des différents échantillons des eaux 62
usées
Figure 16 : Variation des valeurs de la DBO5 des différents échantillons des eaux 63
usées
Figure 17 : Variation des valeurs des MES des différents échantillons des eaux 65
usées
Figure 18 : Variation des valeurs de NO2- des différents échantillons des eaux usées 66
Figure 19 : Variation des valeurs de NO3- des différents échantillons des eaux usées 68
+
Figure 20 : Variation des valeurs de NH4 des différents échantillons des eaux usées 69
Figure 21 : Variation des valeurs de PO4-3 des différents échantillons des eaux usées 70
Figure 22 : Variation du taux de Cd dans les différents échantillons des eaux usées 71
Figure 23 : Variation du taux de Pb dans les différents échantillons des eaux usées 72
Figure 24 : Variation du taux du Cu dans les différents échantillons des eaux usées 73
Figure 25 : Résultats du dénombrement des GT à 22°C 75
Figure 26 : Résultats du dénombrement des GT à 37°C 76
Figure 27 : Résultats du dénombrement des CT 77
Figure 28 : Résultats du dénombrement des CF 78
Figure 29 : Résultats du dénombrement des SF 79
Figure 30 : Résultats du dénombrement des streptocoques du groupe D 79
Figure 31 : Résultats du dénombrement des ASR 80
Figure 32 : Résultats du dénombrement des Staphylocoques 82
Figure 33 : Résultats du dénombrement des levures 82
Figure 34 : Réclamation de l’histidine 85
Figure 35 : l’effet des UV sur les souches d’Ames et la souche sauvage 86
Figure 36 : Effet de l’ampicilline et du CV sur les souches d’Ames (TA100/TA98) 86
Figure 37 : AC détectées dans les racines d’Allium cepa 96
Figure 38 : IP et la fréquence des MN des lymphocytes traités pendant Avril 2012 99
Figure 39 : IP et la fréquence des MN des lymphocytes traités pendant Juillet 2012 99
Figure 40 : IP et la fréquence des MN des lymphocytes traités pendant Novembre 99
2012
Figure 41 : IP et la fréquence des MN des lymphocytes traités pendant Février 2013 100
Figure 42 : IP et la fréquence des MN des lymphocytes traités pendant Avril 2013 100
Figure 43 : Cellules lymphocytaires examinées 101
Liste des abréviations

2AA : 2-aminoanthracene.

2AF : 2-aminofluorene.

AC : Aberrations chromosomiques.

ADN : Acide désoxyribonucléique.

ASR : Anaérobie sulfito-réducteur.

BCPL : Bouillon Lactosé au Pourpre de Bromocrésole.

Cd : Cadmium.

CEAEQ : Centre d’Expertise en Analyse Environnementale du Québec.

CF : Coliformes fécaux.

CT : Coliformes totaux.

CV : Cristal Violet.

DBO5 : Demande biologique en oxygène.

DCO : Demande chimique en oxygène.

DO : Densité optique.

FAO : Food and agriculture organization.

FAO : Food and Agriculture Organization.

GN : Gélose nutritive.

GNAB : Gélose nutritive alcaline biliée.

GT : Germes totaux.

H2S: Hydrogène sulfuré.


HAP : hydrocarbures aromatiques polycyclique.

His : Histidine.

ICP-MS : Inductively Coupled Plasma- Mass Spectrometry.

IM : Indice mitotique.

IP : Indice de prolifération.

JORA : Journal Officiel de la République Algérienne.

MES : Matière en suspension.

MMS: Méthyle méthane sulfonate.

MNx : Micronoyaux.

NPD : 4-nitro-o-phenylenediamine.

NPP : Nombre le plus probable.

OMS : Organisation Mondiale de la santé.

PAT : Perturbation anaphase-télophase.

Pb : Plomb.

pH : Potentiel d’hydrogène.

S. typhimurium : Salmonella typhimurium.

SA : sodium azide.

SF : Streptocoques fécaux.

SS : Salmonella-Shigelle.

STEP: Station d’épuration.

TGEA : Glucose Tryptone Extrait Agar.


UFC : Unité formant colonie.

USEPA : United States Environnemental Protection Agency.

UV : Ultra-violet.

VF : Viande Foie.
Sommaire

Introduction 1
Partie bibliographique
Chapitre I : Généralités sur les eaux usées
1. Définition d’une eau usée 3
2. Origine des eaux usées 3
2.1. Les eaux usées domestiques 3
2.2. Les eaux usées industrielles 4
2.3. Les eaux agricoles 5
2.4. Les eaux pluviales 5
3. Composition des eaux usées 5
3.1. Microorganismes 5
3.1.1. Les virus 6
3.1.2. Les bactéries 6
3.1.3. Les champignons 6
3.1.4. Les protozoaires 8
3.1.5. Les helminthes 8
3.2. Les éléments traces 9
3.2.1. Les métaux lourds 10
3.2.2. Eléments toxiques organiques 10
3.3. Substances nutritives 10
4. Caractéristiques des eaux usées 11
4.1. Les paramètres physicochimiques 11
4.1.1. La température 11
4.1.2. Le potentiel d'Hydrogène (pH) 11
4.1.3. La turbidité 11
4.1.4. Les matières en suspension 12
4.1.5. La conductivité électrique 12
4.1.6. La demande biologique en oxygène (DBO5) 12
4.1.7. La demande chimique en oxygène (DCO) 12
4.1.8. La biodégradabilité 13
5. Procédés du traitement des eaux usées 13
5.1. Procédés de désinfections 15
5.1.1. Les traitements chimiques de désinfection 15
5.1.2. Les traitements physiques de désinfection par les ultraviolets 15
Chapitre II : Réutilisation des eaux usées épurées
1. La réutilisation des eaux usées épurées 17
1.1.Bilan mondial 17
1.2.Réutilisation des eaux usées traitées en Algérie 18
1.2.1. La réutilisation indirecte 18
1.2.2. La réutilisation directe 18
1.3. Avantages de la réutilisation des eaux usées épurées 18
1.4.Risques liés à la réutilisation des eaux usées 19
1.4.1. Risque microbiologique 19
1.4.2. Risque chimique 20
1.4.2.1. Métaux lourds 20
1.4.2.2. Micropolluants organiques 21
1.4.3. Risque environnemental 21
1.5. Les différentes réglementations dans le monde 22
1.5.1. Les recommandations de l’OMS 22
1.5.2. Les recommandations de l’USEPA 23
1.5.3. Directives de la FAO 24
Chapitre III : Tests de génotoxicité
1. Tests de génotoxicité et de mutagénicité 26
1.1.Test d’Ames 27
1.1.1. Protocole expérimental 28
1.1.2. Avantages et inconvénients 29
1.2.Test des aberrations chromosomiques dans les racines 31
1.2.1. Test des aberrations chromosomiques dans les racines d’Allium cepa 31
1.2.1.1. Présentation générale d’Allium 31
1.2.1.2. Les critères de génotoxicité déterminés sur Allium cepa 31
1.2.1.3. Avantages de l’utilisation de la plante Allium cepa dans les tests de 32
génotoxicité
1.3.Test des micronoyaux 32
1.3.1. Mécanisme de formation des micronoyaux 33
1.3.2. Principe du test des micronoyaux 34
1.3.3. Avantages et Inconvénients 34
Partie expérimentale
Chapitre IV : Matériel et méthodes
1. Description de la station d’épuration des eaux usées de la ville de Guelma 36
1.1. Localisation 36
1.2. Etapes du traitement d’épuration 36
1.2.1. Prétraitement 37
1.2.1.1. Dégrillage 37
1.2.1.2. Dessablage 37
1.2.1.3. Dégraissage-Déshuilage 37
1.2.2. Le traitement primaire (décantation primaire) 38
1.2.3. Traitement secondaire (biologique) 39
1.2.4. Décantation secondaire 39
1.2.5. Désinfection 40
2. Modalités de Prélèvement 40
3. Méthodes analytiques 42
3.1. Méthodes d’analyses physicochimiques et microbiologiques 42
3.1.1. Paramètres physicochimiques 42
3.1.1.1. Paramètres in situ 42
3.1.1.2. Mesure de la demande chimique en oxygène 42
3.1.1.3. Mesure de la demande biologique en oxygène 42
3.1.1.4. Mesure des matières en suspension 42
3.1.1.5. Dosage des Orthophosphates 42
3.1.1.6. Dosage des nitrates (NO3-) 43
3.1.1.7. Dosage de nitrites (NO2-) 43
3.1.1.8. Dosage de l’ammonium (NH4+) 43
3.1.1.9. Dosage des métaux lourds 43
a. Principe de fonctionnement de l’ICP-MS 43
b. Préparation des échantillons, des solutions étalons et des blancs pour les éléments 44
traces
3.1.2. Paramètres microbiologiques 44
3.1.2.1. Dénombrement 44
a. Dénombrement des germes totaux 45
b. Dénombrement des indicateurs de contamination fécale 45
b.1. Recherche et dénombrement des coliformes totaux et fécaux 45
b.2. Dénombrement des streptocoques fécaux 45
b.3. Dénombrement des anaérobies sulfito-réducteurs 45
b.4. Abattement des bactéries fécales 45
c. Dénombrement des staphylocoques et des levures 46
3.1.2.2. Isolement des microorganismes 46
3.1.2.3. Purification 46
3.1.2.4. Identification 46
3.2. Tests de génotoxicité des eaux usées 47
3.2.1. Test d’Ames 47
a. Matériel biologique 47
b. Activation des souches bactériennes 48
b.1. La préculture de nuit 48
b.2. Le réisolement des souches tests 48
b.3. Le stockage des souches 48
c. Vérification des caractères génétiques 48
c.1. La culture 48
c.2. Réclamation de l’Histidine 48
c.3. La sensibilité aux UV 49
c.4. La résistance à l’ampicilline et la sensibilité au cristal violet 49
d. Mesure de la mutagénicité des échantillons des eaux usées 49
d.1. Procédure 50
3.2.2. Test des aberrations chromosomiques 51
a. Matériel végétal et conditions de culture 51
b. Traitement des bulbes 52
c. Fixation et coloration des extrémités racinaires 52
d. Examen des cellules des extrémités racinaires 52
3.2.3. Test de micronoyaux 53
a. Matériel biologique 53
b. Prélèvement sanguin 53
c. Mise en culture des cellules lymphocytaires 53
d. Blocage de la division cellulaire 53
e. Traitement cytologique 54
f. Etalement des lames 54
g. Lecture des résultats 54
3.3. Analyses statistiques des résultats 55
Chapitre V : Résultats et discussion
1. Resultats des Analyses physicochimiques 56
1.1.Paramètres physicochimiques 56
1.1.1. Température 58
1.1.2. pH 59
1.1.3. Conductivité 60
1.1.4. Demande chimique de l’oxygène 61
1.1.5. Demande biologique de l’oxygène 63
1.1.6. Matières en suspension 64
1.1.7. Nitrates (NO2-) 66
1.1.8. Nitrates (NO3-) 67
1.1.9. Ammonium (NH4+) 68
1.1.10. Orthophosphates (PO4 -3) 70
1.1.11. Métaux lourds 71
1.2.Paramètres bactériologiques 74
1.2.1. Dénombrement 74
1.2.1.1.Recherche et dénombrement des GT 75
1.2.1.2. Recherche et dénombrement des coliformes totaux et fécaux 76
1.2.1.3. Recherche et dénombrement des streptocoques fécaux 78
1.2.1.4. Détermination de l’origine de la contamination fécale 79
1.2.1.5. Recherche et dénombrement des anaérobies sulfito-réducteurs 80
1.2.1.6. Abattement des bactéries fécales 81
1.2.1.7. Recherche et dénombrement des staphylocoques 81
1.2.1.8. Recherche et dénombrement des levures 82
1.2.2. Identification des espèces bactériennes 83
2. Résultats des tests de génotoxicité 85
2.1. Test d’Ames 85
2.1.1. Confirmation des caractères génétiques 85
2.1.1.1. Réclamation de l’histidine 85
2.1.1.2. Sensibilité aux UV 85
2.1.1.3. La résistance à l’ampicilline et la sensibilité au Cristal violet 86
2.1.2. Résultats du test d’Ames 87
2.2. Test d’Allium 89
2.2.1. Longueur des racines 89
2.2.2. L’indice mitotique 90
2.2.3. Les aberrations chromosomiques 93
2.3. Test de micronoyaux 96
Conclusion 102
Références bibliographiques 104
Annexes 118

Résumés
Introduction

Introduction

L'eau ne peut être considérée comme un simple produit commercial, elle doit être
classée comme un patrimoine universel et donc protégée, défendue et traitée comme tel. Elle
est une ressource vitale pour l’homme ; elle l’est également pour ses activités agricoles,
économiques et la qualité de son environnement en dépend étroitement. Cependant, elle est le
réceptacle universel de tout type de pollution (Eddabra, 2011).

Bien qu’apparemment inépuisable, l’eau est très inégalement répartie sur la planète.
Tous les pays auront, à court ou à long terme, à faire face au problème de sa raréfaction. La
mobilisation des eaux superficielles a été de tous les temps une préoccupation majeure des
pouvoirs publics (Devaux, 1999 ; Ecosse, 2001).

Pour répondre à cette situation d’épuisement des ressources naturelles et à la


protection de l’environnement. Le recours à l'épuration des eaux usées urbaines, souvent
chargées en éléments nutritifs tels que l’azote et le phosphore, représenterait une source d’eau
et d’engrais additionnelle renouvelable et fiable pour l’agriculture d’une part et d’autre part,
permettrait d’atténuer la pression sur les ressources conventionnelles plus adaptées à
l’alimentation en eau potable des populations (Mohammed Said, 2012).

L’introduction de micropolluants organiques et inorganiques dans l’environnement


aquatique par les eaux usées représente un problème majeur pour la préservation des
ressources en eau potable comme pour la protection des écosystèmes aquatiques (Jolibois et
al., 2009). Certains de ces micropolluants tels que les métaux lourds et les composés
organiques possèdent un pouvoir mutagène, ils peuvent être assimilés par les espèces
aquatiques et se transmettent à l’Homme et ceci à travers la chaîne alimentaire. Ces
mutagènes environnementaux peuvent être un facteur de risque majeur pour la santé humaine
et peuvent causer de nombreuses maladies telle que le cancer, l'athérosclérose, les maladies
cardio-vasculaires et le vieillissement prématuré (Gana et al., 2008 ; Radić et al., 2010). Bien
que les eaux usées soient traitées en station d’épuration, les procédés employés ne sont pas
toujours suffisamment efficaces pour éliminer tous les composés génotoxiques. Des études
ont ainsi démontré qu’une activité génotoxique pouvait être détectée dans des effluents des
stations d’épuration au moyen du test d’Ames (Jolibois et al., 2009) ou au moyen d’un autre
test de génotoxicité comme le test umuC (Ono et al., 1996).

1
Introduction

En effet, la détermination de la composition chimique et le potentiel génotoxique des


eaux usées est essentielle pour la protection de l'environnement et la santé humaine. À ce
stade des tests biologiques rapides et peu onéreux peuvent détecter un large éventail de
substances qui sont responsables des dommages génétiques et souvent considérés comme
cause principale de la mutagenicité cellulaire (Jolibois et al., 2009).

La présente étude a pour but d’évaluer les traitements effectués au niveau de la station
d’épuration (STEP) de la ville de Guelma (Nord-Est d’Algérie) et à sa capacité d’éliminer les
composés génotoxiques éventuellement présents dans les influents, en étudiant les principaux
paramètres physicochimiques, paramètres microbiologiques et en évaluant la génotoxicité et
ceci à l’aide de trois tests biologiques, le test de fluctuation d’Ames (Jolibois et Guerebet,
2005), Allium test (Tabrez et Ahmed, 2011) et le test de micronoyaux (MNx).

Ce travail comporte deux parties principales :

I. La partie bibliographique avec trois chapitres qui traitent les eaux usées, leur réutilisation et
enfin les tests biologiques utilisés.

II. La partie expérimentale avec deux chapitres :

- Le premier chapitre porte sur la description du site d’étude ainsi que le matériel et les
méthodes d’analyse utilisées.

- Le deuxième chapitre sera consacré à la présentation des résultats obtenus ainsi que leur
discussion.

Une conclusion générale clôturera ce travail où sont récapitulés les principaux résultats
obtenus.

2
Chapitre I Généralités sur les eaux usées

Les eaux usées sont des milieux extrêmement complexes, altérées par les activités
anthropiques à la suite d’un usage domestique, industriel, artisanal, agricole ou autres. Elles
sont considérées comme polluées et doivent être donc traitées avant toute réutilisation ou
injection dans les milieux naturels récepteurs (Selghi, 2001). C'est pourquoi, dans un souci de
respect de ces différents milieux naturels récepteurs, des traitements d’abattement ou
d’élimination de ces polluants sont effectués sur tous les effluents urbains ou industriels. Ces
traitements peuvent être réalisés de manière collective dans une station d’épuration ou de
manière individuelle également par des procédés intensifs ou extensifs (Paulsrud et
Haraldsen, 1993).
La dépollution des eaux usées urbaines nécessite une succession d'étapes faisant appel à
des traitements physiques, physicochimiques et biologiques. En dehors des plus gros déchets
présents dans les eaux usées, l'épuration doit permettre, au minimum, d'éliminer la majeure
partie de la pollution carbonée. Le traitement des eaux usées est une alternative susceptible de
résoudre les différents problèmes de pollution des milieux aquatiques récepteurs.
Ce chapitre présente l’origine des eaux usées, leur composition, les paramètres
caractéristiques de ces eaux et enfin les différents types de procédés du traitement des eaux
usées.

1. Définition d’une eau usée


« La pollution de l’eau s’entend comme, une modification défavorable ou nocive des
propriétés physicochimiques et biologiques, produite directement ou indirectement par les
activités humaines, les rendant impropres à l’utilisation normale établit ». Les eaux usées sont
toutes les eaux des activités domestiques, agricoles et industrielles chargées en substances
toxiques qui parviennent dans les canalisations d'assainissement. Les eaux usées englobent
également les eaux de pluies et leur charge polluante, elles engendrent au milieu récepteur
toutes sortes de pollution et de nuisance (Dugniolle, 1980 ; Glanic et Benneton, 1989).

2. Origine des eaux usées


Suivant l'origine et la qualité des substances polluantes, on distingue quatre catégories
d'eaux usées :

2.1. Les eaux usées domestiques


Les eaux usées d’origine domestique sont issues de l’utilisation de l’eau (potable dans la
majorité des cas) par les particuliers pour satisfaire tous les usages ménagers.

3
Chapitre I Généralités sur les eaux usées

Lorsque les habitations sont en zone d’assainissement collectif, les eaux domestiques se
retrouvent dans les égouts. On distingue généralement deux « types » d’eaux usées
domestiques qui arrivent toutes deux dans le réseau d’assainissement :

- Les eaux vannes, qui correspondent aux eaux de toilettes ;


- Les eaux grises qui correspondent à tous les autres usages : lave-linge, lave-vaisselle,
douche/bain, etc…

La composition des eaux usées d’origine domestique peut être extrêmement variable, et
dépend de trois facteurs :

- La composition originelle de l’eau potable, qui elle-même dépend de la composition de l’eau


utilisée pour produire l’eau potable, de la qualité du traitement de cette eau, des normes
sanitaires du pays concerné, de la nature des canalisations, etc… ;
- Les diverses utilisations par les particuliers qui peuvent apporter un nombre quasi infini de
polluants : tous les produits d’entretien, lessives mais aussi, solvants, peintures, mercure de
thermomètre, colle, etc… ;
- Les utilisateurs eux-mêmes qui vont rejeter de la matière organique dans les égouts (urines
et fèces) ; la matière organique est le polluant majoritaire des eaux domestiques. Ce type de
rejets apporte également des micro-organismes et des contaminants divers (médicaments
etc…) (Baumont et al., 2009).

2.2. Les eaux usées industrielles


Elles sont très différentes des eaux usées domestiques. Leurs caractéristiques varient
d'une industrie à l'autre. En plus des matières organiques, azotées ou phosphorées, elles sont
chargées en différentes substances chimiques organiques et métalliques. Selon leur origine
industrielle elles peuvent également contenir :
- des graisses (industries agroalimentaires, équarrissage) ;
- des hydrocarbures (raffineries) ;
- des métaux (traitements de surface, métallurgie) ;
- des acides, des bases et divers produits chimiques (industries chimiques divers,
tanneries) ;
- de l'eau chaude (circuit de refroidissement des centrales thermiques) ;
- des matières radioactives (centrales nucléaires, traitement des déchets radioactifs).

4
Chapitre I Généralités sur les eaux usées

Avant d'être rejetées dans les réseaux de collecte, les eaux usées industrielles doivent faire
l'objet d'un traitement. Elles ne sont mélangées aux eaux domestiques que lorsqu'elles ne
présentent plus de danger pour les réseaux de collecte et ne perturbent pas le fonctionnement
des stations d’épurations (Mohammed Said, 2012).

2.3. Les eaux agricoles


L'agriculture est une source de pollution des eaux non négligeable car elle apporte les
engrais et les pesticides. Elle est la cause essentielle des pollutions diffuses. Les eaux
agricoles issues de terres cultivées chargées d'engrais nitratés et phosphatés, sous une forme
ionique ou en quantité telle, qu'ils ne seraient pas finalement retenus par le sol et assimilés par
les plantes, conduisent par ruissellement à un enrichissement en matières azotées ou
phosphatées des nappes les plus superficielles et des eaux des cours d'eau (Mohammed Said,
2012).

2.4. Les eaux pluviales


Les eaux de pluie ruissellent dans les rues où sont accumulées polluants
atmosphériques, poussières, détritus, suies de combustion et hydrocarbures rejetés par les
véhicules. Les eaux de pluies, collectées normalement à la fois avec les eaux usées puis
déversées dans la canalisation d’assainissement et acheminées vers une station d’épuration,
sont souvent drainées directement dans les rivières entrainant ainsi une pollution intense du
milieu aquatique (Mohammed Said, 2012).

3. Composition des eaux usées


La composition des eaux usées est extrêmement variable en fonction de leur origine
(industrielle, domestique, etc…). Elles peuvent contenir de nombreuses substances, sous
forme solide ou dissoute, ainsi que de nombreux micro-organismes. En fonction de leurs
caractéristiques physiques, chimiques, biologiques et du danger sanitaire qu’elles
représentent, ces substances peuvent être classées en quatre groupes : les micro-organismes,
les matières en suspension, les éléments traces minéraux ou organiques, et les substances
nutritives (Belaid, 2010).

3.1. Microorganismes
Les eaux usées contiennent tous les microorganismes excrétés avec les matières fécales.
Cette flore entérique normale est accompagnée d'organismes pathogènes. Ces
microorganismes sont : les bactéries, les champignons, les virus, les protozoaires et les
helminthes (Belaid, 2010).

5
Chapitre I Généralités sur les eaux usées

3.1.1. Les virus


Les virus sont des parasites intracellulaires obligatoires qui ne peuvent se multiplier que
dans une cellule hôte. On estime leur concentration dans les eaux usées urbaines comprise
entre 103 et 104 particules par litre. Leur isolement et leur dénombrement dans les eaux usées
restent difficiles, ce qui conduit vraisemblablement à une sous-estimation de leur nombre réel.
Les virus entériques sont ceux qui se multiplient dans le trajet intestinal. Parmi les virus
entériques humains les plus nombreux il faut citer les entérovirus, les rotavirus, les retrovirus,
les adénovirus et le virus de l'Hépatite A (Tab. I). Il semble que les virus soient plus résistants
dans l'environnement que les bactéries (Belaid, 2010). Aulicino et al. (1996), ont constaté que,
au cours de processus de traitement des eaux usées, les virus sont plus difficiles à éliminer
que les bactéries classiques couramment utilisées comme indicateurs de la qualité
bactériologique des eaux. De plus les auteurs ont détecté plusieurs virus dans les milieux
récepteurs recevant des effluents traités tels que les rivières et les étangs. D’autre part, Blanc
et Nasser (1996), ont constaté que les virus sont plus persistants, à température ambiante, dans
un sol irrigué par des eaux usées traitées que certains autres bactériophages.

3.1.2. Les bactéries


Les bactéries sont les microorganismes les plus communément rencontrés dans les eaux
usées (Tab. II). Les eaux usées urbaines contiennent environ 106 à 107 bactéries/100 ml dont
la plupart sont Proteus et Entérobactéries, 103 à 104 streptocoques et 102 à 103 Clostridiums.
La concentration en bactéries pathogènes est de l'ordre de 104 UFC/l. Parmi les plus détectées
sont retrouvées, les Salmonelles, dont celles responsables de la typhoïde, des paratyphoïdes et
des troubles intestinaux (Belaid, 2010).
3.1.3. Les champignons
Les champignons constituent un groupe d’organismes extrêmement vaste (de l’ordre d’
1.5 millions d’espèces dont 69000 identifiées) et très diversifié. On les rencontre dans de
multiples habitats terrestres ou aquatiques. La majorité de ces microorganismes sont
saprophytes, d’autres au contraire sont parasites de l’homme, des animaux et des plantes.
Dotés de propriétés lytiques importantes, qui en font des agents de dégradation dangereux
mais parfois des alliés utiles (production d’enzymes), les champignons jouent un rôle
important dans l’équilibre biologique (Belaid, 2010).

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Chapitre I Généralités sur les eaux usées

Tableau I : L’effet des virus des eaux usées (Baumont et al., 2009).
Nombre pour un Voies de contamination
Agent pathogène Symptômes, maladie
litre d’eau usée principales
Virus de l’hépatite A Hépatite A Ingestion
Virus de l’hépatite E
Ingestion
Rotavirus Vomissement, diarrhée 400 à 85 000

Virus de Norwalk Vomissement, diarrhée Ingestion


Maladie respiratoire,
Adénovirus conjonctivite, vomissement, Ingestion
diarrhée
Astrovirus Vomissement, diarrhée Ingestion
Calicivirus Vomissement, diarrhée Ingestion
Coronavirus Vomissement, diarrhée Ingestion / inhalation
Affection respiratoire
Réovirus Ingestion
bénigne et diarrhée
Entérovirus :
Poliovirus Paralysie, méningite, fièvre 182 à 492 000 Ingestion
Méningite, fièvre,
Coxsackie A pharyngite, Ingestion
maladie respiratoire
Myocardite, anomalie
congénitale du cœur
(si contamination pendant
Coxsackie B Ingestion
la grossesse), éruption
cutanée, fièvre, méningite
maladie respiratoire
Méningite, encéphalite,
Echovirus maladie respiratoire, Ingestion
rash, diarrhée, fièvre

Tableau II : Les bactéries pathogènes dans les eaux usées (Baumont et al., 2009).
Nombre pour un Voies de contamination
Agent pathogène Syptomes, maladie
litre d’eau usée principales
Typhoïde, paratyphoïde,
Salmonella 23 à 80 000 Ingestion
salmonellose
Shigella Dysenterie bacillaire 10 à 10 000 Ingestion
E. coli Gastro-entérite Ingestion
Yersinia Gastro-entérite Ingestion
Campylobacter Gastro-entérite 37 000 Ingestion
Vibrio Choléra Cholera 100 à 100 000 Ingestion
Leptospira Leptospirose Cutanée/Inhalation/Ingestion
Legionella Légionellose Inhalation
Mycobacterium Tuberculose Inhalation

7
Chapitre I Généralités sur les eaux usées

3.1.4. Les protozoaires


Au cours de leur cycle vital, les protozoaires passent par une forme de résistance, les
kystes, qui peuvent être véhiculés par les eaux résiduaires (Tab. III). Ces parasites sont très
persistants. Ainsi, selon les conditions du milieu, ces organismes peuvent survivre plusieurs
semaines voir
même plusieurs années (Campos, 2008). Plusieurs protozoaires pathogènes ont été identifiés
dans les eaux usées (Gennaccaro et al., 2003). Parmi les plus importants du point de vue
sanitaire, il faut citer Entamoeba histolytica, responsable de la dysenterie amibienne, Giardia
lamblia et Cryptosporidium parvum. En revanche, 10 à 30 kystes, est une dose suffisante pour
causer des troubles sanitaires (Campos, 2008).

3.1.5. Les helminthes


Les helminthes sont des parasites intestinaux, fréquemment rencontrés dans les eaux
résiduaires. Dans les eaux usées urbaines, le nombre d'œufs d'helminthes peut être évalué
entre 10 et 103 germes/l. Beaucoup de ces helminthes ont des cycles de vie complexes
comprenant un passage obligé par un hôte intermédiaire (Toze, 2006). Le stade infectieux de
certains helminthes est l'organisme adulte ou larve, alors que pour d'autres, ce sont les oeufs.
Les oeufs et les larves sont résistants dans l'environnement et le risque lié à leur présence est à
considérer pour le traitement et la réutilisation des eaux résiduaires. En effet, la persistance de
ces organismes à différentes conditions environnementales ainsi que leur résistance à la
désinfection permet leur reproduction, ce qui constitue leur risque potentiel (Campos, 2008).
Les helminthes pathogènes rencontrés dans les eaux usées sont : Ascaris lumbricades,
Oxyuris vermicularis, Trichuris trichuria, Taenia saginata (Tab. III). L'analyse des risques
sanitaires liés aux agents pathogènes susceptibles d'être transportés par les eaux usées est le
fondement des recommandations proposées par l'Organisation Mondiale de la Santé en 1989
(OMS, 1989).

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Chapitre I Généralités sur les eaux usées

Tableau III : Les parasites pathogènes dans les eaux usées (Baumont et al., 2009).
Nombre pour Voies de contamination
Organisme Symptômes, maladie
un litre Principales
Protozoaires
Entamoeba histolytica Dysenterie amibienne 4 Ingestion
Diarrhée,
Giardia lamblia 125 à 100 000 Ingestion
malabsorption
Diarrhée bénigne,
Balantidium coli 28-52 Ingestion
ulcère du colon
Cryptosporidium Diarrhée 0,3 à 122 Ingestion

Toxoplasmose :
Toxoplasma gondii Inhalation / Ingestion
ganglions, faible fièvre

Diarrhée, légère fièvre,


Cyclospora Ingestion
perte de poids
Microsporidium Diarrhée Ingestion
Helminthes
Ascaridiase : diarrhée,
Ascaris troubles 5 à 111 Ingestion
nerveux
Ancylostoma Anémie 6 à 188 Ingestion / Cutanée
Necator Anémie Cutanée
Diarrhée, douleurs Ingestion de viande
Tænia
musculaires mal cuite
Diarrhée, douleur
Trichuris 10 à 41 Ingestion
abdominale
Fièvre, douleur
Toxocora Ingestion
abdominale
Diarrhée, douleur
Strongyloïdes Cutanée
abdominale, nausée

3.2. Les éléments traces


Dont les effets sanitaires à long terme sont moins connus, notamment leur implication
potentielle dans la survenue de cancers. Les trois voies de contamination que l’on retrouve
classiquement sont :

- La contamination par ingestion : c’est la plus commune. D’une part, il y a l’ingestion


directe, lorsqu’il y a consommation d’eau. Celle-ci peut être volontaire lors de la
consommation d’eau potable, ou involontaire, par exemple « boire la tasse » en natation.
D’autre part, il y a l’ingestion indirecte, par exemple quand les eaux épurées sont utilisées
pour irriguer des cultures dont les produits sont ensuite consommés ;

9
Chapitre I Généralités sur les eaux usées

- La contamination par inhalation : elle est moins importante et n’est pas possible pour tous
les polluants. Elle se produit lors de la formation d’aérosols, dans le cas de l’irrigation par
aspersion ou de l’utilisation d’un karcher ;
- La contamination par voie cutanée : un simple contact peut entraîner une contamination,
souvent grâce à des microcoupures sur la peau. Seule la bactérie Leptospira est vraiment
concernée par ce mode de transmission (Baumont et al., 2009).

3.2.1. Les métaux lourds


Les métaux lourds que l’on trouve dans les eaux usées urbaines sont extrêmement
nombreux ; les plus abondants (de l’ordre de quelques μg/l) sont le fer, le zinc, le cuivre (Cu)
et le plomb (Pb). Les autres métaux (manganèse, aluminium, chrome, arsenic, sélénium,
mercure, cadmium (Cd), molybdène, nickel, etc…) sont présents à l’état de traces. Leur
origine est multiple : ils proviennent « des produits consommés au sens large par la
population, de la corrosion des matériaux des réseaux de distribution d’eau et
d’assainissement, des eaux pluviales dans le cas de réseau unitaire, des activités de service
(santé, automobile) et éventuellement de rejets industriels » (Baumont et al., 2009).

3.2.2. Eléments toxiques organiques


Les eaux usées contiennent des composés chimiques toxiques très persistants et qui ont
une grande lipophylicité. Parmi ces composés, on peut citer les hydrocarbures polycycliques
aromatiques (HAP), les alkyl-phénols, chlorophénols, phtalates, les pesticides et les résidus
pharmaceutiques actifs. Certains composés ont un pouvoir de perturber le système
endocrinien tels que les HAP et les alkylphénols (Belgiorno et al., 2007). En effet plusieurs
environnements aquatiques ont été pollués par ces composés en plus des autres substances
pharmaceutiques dont la principale source est les eaux usées. Il s'est avéré que les stations
d'épuration sont des sources potentielles de ces produits toxiques (Belaid, 2010).
3.3. Substances nutritives
Les nutriments se trouvent en grande quantité dans l'eau usée, et constituent un
paramètre de qualité important pour la valorisation de ces eaux en agriculture et en gestion
des paysages (Hamoda, 2004). Les éléments les plus fréquents dans les eaux usées sont
l’azote, le phosphore et parfois le potassium, le zinc et le soufre. Ces éléments se trouvent en
quantités appréciables, mais en proportions très variables que ce soit, dans les eaux usées
épurées ou brutes (Belaid, 2010).

10
Chapitre I Généralités sur les eaux usées

4. Caractéristiques des eaux usées


Les normes de rejet des eaux usées, fixent des indicateurs de qualité physicochimique et
biologique. Ce potentiel de pollution généralement exprimés en mg/l, est quantifié et apprécié
par une série d’analyses. Certains de ces paramètres sont indicateurs de modifications que
cette eau sera susceptible d’apporter aux milieux naturels récepteurs. Pour les eaux usées
domestiques, industrielles et les effluents naturels, on peut retenir les analyses suivantes :

4.1. Les paramètres physicochimiques


Ils résultent de l'introduction dans un milieu des substances conduisant à son altération,
se traduisant généralement par des modifications des caractéristiques physicochimiques du
milieu récepteur. La mesure de ces paramètres se fait au niveau des rejets, à l’entrée et à la
sortie des usines de traitement et dans les milieux naturels.

4.1.1. La température
La température est un facteur écologique important des milieux aqueux. Son élévation
peut perturber fortement la vie aquatique (pollution thermique). Elle joue un rôle important
dans la nitrification et la dénitrification biologique. La nitrification est optimale pour des
températures variant de 28 à 32°C par contre, elle est fortement diminuée pour des
températures de 12 à 15°C et elle s’arrête pour des températures inférieures à 5°C (Rodier,
2005).

4.1.2. Le potentiel d'Hydrogène (pH)


Les organismes sont très sensibles aux variations du pH, et un développement correct de
la faune et de la flore aquatique n'est possible que si sa valeur est comprise entre 6 et 9.
L'influence du pH se fait également ressentir par le rôle qu'il exerce sur les autres éléments
comme les ions des métaux dont il peut diminuer ou augmenter leur mobilité en solution
biodisponible et donc leur toxicité.

Le pH joue un rôle important dans l’épuration d’un effluent et le développement


bactérien. La nitrification optimale ne se fait qu’à des valeurs de pH comprises entre 7,5 et 9
(Rodier, 2005).

4.1.3. La turbidité
La turbidité est inversement proportionnelle à la transparence de l'eau, elle est de loin le
paramètre de pollution indiquant la présence de la matière organique ou minérale sous forme

11
Chapitre I Généralités sur les eaux usées

colloïdale en suspension dans les eaux usées. Elle varie suivant les matières en suspension
(MES) présentes dans l'eau (Mohammed Said, 2012).

4.1.4. Les matières en suspension (MES)


Elles représentent, la fraction constituée par l’ensemble des particules, organiques ou
minérales, non dissoutes de la pollution. Elles constituent un paramètre important qui marque
bien le degré de pollution d’un effluent urbain ou même industriel (Mohammed Said, 2012).

4.1.5. La conductivité électrique


La conductivité est la propriété que possède une eau à favoriser le passage d’un courant
électrique. Elle fournit une indication précise sur la teneur en sels dissous (salinité de l’eau).
La mesure de la conductivité permet d’évaluer la minéralisation globale de l’eau (Rodier,
2009). Sa mesure est utile car au-delà de la valeur limite de la salinité correspondant à une
conductivité de 2500 µSm/cm, la prolifération de microorganismes peut être réduite d’où une
baisse du rendement épuratoire (Mohammed Said, 2012).

4.1.6. La demande biologique en oxygène (DBO5)


La DBO5 comme étant la quantité d'oxygène consommée par les bactéries, à 20°C à
l'obscurité et pendant 5 jours d'incubation d'un échantillon préalablement ensemencé, temps
qui assure l'oxydation biologique d'une fraction de matière organique carbonée. Ce paramètre
mesure la quantité d'oxygène nécessaire à la destruction des matières organiques grâce aux
phénomènes d'oxydation par voie aérobie. Pour la mesurer, on prend comme référence la
quantité d'oxygène consommée au bout de 5 jours ; c'est la DBO5 (Mohammed Said, 2012).
Elle se résume à la réaction chimique suivante :

Substrat + microorganisme + O2 → CO2 + H2O + énergie + biomasse

4.1.7. La demande chimique en oxygène (DCO)


La DCO est la mesure de la quantité d’oxygène nécessaire pour la dégradation chimique
de toute la matière organique biodégradable ou non contenue dans les eaux à l’aide du
bichromate de potassium à 150°C. Elle est exprimée en mg O2/l. La valeur du rapport
DCO/DBO5 indique le coefficient de biodégradabilité d’un effluent, il permet aussi de définir
son origine (Suschka et Ferreira, 1986). Généralement la valeur de la DCO est :

 DCO = 1.5 à 2 fois DBO5


 DCO = 1 à 10 fois DBO5

12
Chapitre I Généralités sur les eaux usées

 DCO > 2.5 fois DBO5

Pour les eaux usées urbaines ; Pour tout l’ensemble des eaux résiduaires ; Pour les eaux
usées industrielles. La relation empirique de la matière organique (MO) en fonction de la
DBO5 et la DCO est donnée par l’équation suivante : MO = (2 DBO5 + DCO)/3.

4.1.8. La biodégradabilité

La biodégradabilité traduit l’aptitude d’un effluent à être décomposé ou oxydé par les
microorganismes qui interviennent dans le processus d’épuration biologique des eaux.
La biodégradabilité est exprimée par un coefficient K, tel que, K=DCO /DBO5 :

- Si k < 1,5 : cela signifie que les matières oxydables sont constituées en grande partie de
matières fortement biodégradable ;
- Si 1,5 < K< 2,5 : cela signifie que les matières oxydables sont moyennement
biodégradables.
- Si 2,5 < K< 3 : les matières oxydables sont peu biodégradables.
- Si K> 3 : les matières oxydables sont non biodégradables.

Un coefficient K très élevé traduit la présence dans l’eau d’éléments inhibiteur de la


croissance bactérienne, tels que, les sels métalliques, les détergents, les phénols, les
hydrocarbures etc… La valeur du coefficient K détermine le choix de la filière de traitement à
adopter, si l’effluent est biodégradable on applique un traitement biologique, sinon on
applique un traitement physicochimique (Mohammed Said, 2012).

5. Procédés du traitement des eaux usées


Il existe différents types de traitement, mais le choix des procédés de traitement doit
être adéquat du point de vue climatique, des applications attendues et du coût
d’investissement (Werther et Ogada, 1999). Ces procédés nécessitent un ensemble cohérent
de traitements effectués après des prétraitements tels que le dégrillage, le dessablage et le
dégraissage. On distingue les procédés intensifs dont les boues activées, les disques
biologiques et les lits bactériens et les procédés extensifs dont le lagunage et l’infiltration-
percolation.
- Les boues activées dont le principe consiste à favoriser le développement des bactéries
épuratrices dans un bassin brassé et aéré, alimenté en eau à épurer. La qualité microbiologique
du rejet et les rendements épuratoires peuvent atteindre des niveaux très élevés. Il est habituel

13
Chapitre I Généralités sur les eaux usées

d’obtenir des rendements d’élimination de la matière organique supérieurs à 95% (Duchène et


Vanier, 2002).
- Le lagunage naturel où la dégradation de la pollution est assurée par des bactéries
épuratrices en suspension dans l’eau. Le procédé permet d’obtenir des rendements
d’élimination de la pollution organique de l’ordre de 70 à 80 % et un très bon abattement de la
pollution bactériologique (Alexandre et al., 1997).
- Le filtre en terre ou le sol, généralement reconstitué (pouzzolane ou sable), constitue un
support sur lequel se fixent les bactéries épuratrices. L’aération du massif filtrant,
indispensable à un bon fonctionnement, est assurée grâce aux principes de l’alimentation par
bâchées (à-coups hydrauliques à fort débit après un stockage temporaire), la ré-oxygénation
du massif filtrant se fait par effet d’aspiration de l’air avec l’eau qui s’infiltre, et de
l’alternance de phases d’alimentation et de repos (Wanko et al., 2005).
- L'infiltration-percolation sur sable est un traitement biologique par fixation naturelle des
bactéries sur les grains du sable (Eddabera, 2011). Après une décantation anaérobie des eaux
usées, celles-ci sont déversées et étalées sur les lits du sable, les eaux sont d’abord
débarrassées des matières en suspension par filtration superficielle, puis leur matière
organique est dégradée et leurs composés azotés sont oxydés sous forme de nitrates par les
bactéries qui colonisent le sable. Les phénomènes physiques, chimiques et biologiques mis en
jeu pour l'épuration par le système infiltration-percolation sont :
- La filtration et la sédimentation des particules au niveau des pores du sol ;
- L'échange ionique, l'adsorption et la précipitation de sels dissous ;
- La biodégradation de la matière organique.
- Le fonctionnement du système est basé sur la succession de périodes d'inondation et
de dessiccation, ces dernières étant destinées à éviter la prolifération d'algues et à
maintenir des conditions aérobies dans le sol pour permettre l'oxydation de la matière
organique et entretenir une capacité d'infiltration élevée. En effet, les dépôts
accumulés dans les pores, entravant l'aération du sol et favorisant la prolifération de
bactéries anaérobies, peuvent entraîner un colmatage limitant fortement le
fonctionnement du système (Eddabera, 2011).

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Chapitre I Généralités sur les eaux usées

5.1. Procédés de désinfections


A l’issue des procédés décrits précédemment, les eaux sont normalement rejetées dans
le milieu naturel. Dans le cadre d’une réutilisation, les eaux usées nécessitent des traitements
supplémentaires, essentiellement pour éliminer les microorganismes qui pourraient poser des
problèmes sanitaires. Ce ne sont pas des traitements d’épuration classiques ; par contre ils
sont fréquemment utilisés dans les usines de production d’eau potable. On peut donc supposer
qu’ils constituent l’aménagement technique minimum d’une station d’épuration en vue d’une
réutilisation (Mohammed Said, 2012).

5.1.1. Les traitements chimiques de désinfection


- Le chlore est un oxydant puissant qui réagit à la fois avec des molécules réduites et
organiques, et avec les microorganismes. Les traitements de purification et de clarification en
amont ont une très grande importance pour permettre une bonne efficacité du traitement, et
éviter d’avoir à utiliser trop de chlore. D’autant plus que le coût de la déchloration, qui permet
de limiter considérablement l’effet toxique de certains produits dérivés formés lors du
traitement, est élevé (Monarca et al., 2000 ; Mohammed Said, 2012).
- L’ozone est un procédé de désinfection utilisé aux États-Unis, en Afrique du Sud et au
Moyen-Orient essentiellement. Il permet l’élimination des bactéries, des virus et des
protozoaires. C’est le seul procédé vraiment efficace contre les virus (Lazarova, 2003). Les
tests de toxicité effectués sur des poissons, des crustacés et des algues n’ont pas permis de
mettre en évidence une quelconque toxicité (Cauchi, 1996). On peut également utiliser l’acide
péracétique, le dioxyde de chlore et les ferrates (Mohammed Said, 2012).

5.1.2. Les traitements physiques de désinfection par les ultraviolets (UV)


Le traitement par rayons ultraviolets utilise des lampes à mercure disposées
parallèlement ou perpendiculairement au flux d’eau. Leur rayonnement s’attaque directement
aux microorganismes. Ce traitement est très simple à mettre en œuvre, car il n’y a ni stockage,
ni manipulation de substances chimiques et les caractéristiques chimiques de l’effluent ne
sont pas modifiées. La durée d’exposition nécessaire est très courte (20 à 30 seconde).
L’efficacité du traitement dépend essentiellement de deux paramètres :

 Les lampes, doivent être remplacées régulièrement : elles sont usées au bout d’un an et
demi. De plus, elles doivent être nettoyées car elles ont tendance à s’encrasser ;
 La qualité de l’effluent, dont les MES et certaines molécules dissoutes absorbent les
UV, ce qui diminue l’efficacité des lampes.

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Chapitre I Généralités sur les eaux usées

Les désinfections utilisant des produits chimiques (chlore, ozone, etc…) sont efficaces,
sauf contre Cryptosporidium. Il a été montré que des kystes de Cryptosporidium pouvaient
résister à des traitements à pH = 11,2, à la chloration et à d’autres traitements chimiques
(Rose et al., 1999). Cependant, la plus grande partie des kystes de Cryptosporidium sont
éliminés pendant les phases primaires de décantation et coagulation/floculation. Par ailleurs,
il faut trouver l’équilibre entre le risque posé par les désinfectants en eux-mêmes, et le risque
lié aux microorganismes pathogènes (Asano, 1998). C’est essentiellement le cas pour le
chlore dont l’utilisation crée des dérivés halogénés potentiellement cancérigènes. Pour les
ultraviolets, ce problème ne se pose pas. Leur action sur les virus et les coliformes fécaux est
bonne. Seules les formes de résistances, comme les oeufs d’helminthes, ne sont pas trop
affectées (Cauchi et al, 1996). Le traitement aux rayons UV est plus économique et pose
moins de problèmes de toxicité que le chlore. Il est beaucoup utilisé aux États-Unis et au
Canada (Mohammed Said, 2012).

16
Chapitre II Réutilisation des eaux usées épurées

Devant l'augmentation des besoins en eau, la multiplication démographique,


l'amélioration du niveau de vie des populations et la rareté des précipitations dans les zones
arides et semi-arides; la réutilisation des eaux usées constitue une solution incontournable
pour faire face à la pénurie en eau. Les eaux usées sont recyclées depuis longtemps dans les
zones arides comme la Namibie, où elles s’avèrent même être la ressource la plus fiable
(Wintgens et al., 2005).
Ce chapitre présente un bilan mondial de la réutilisation des eaux usées épurées, la
situation de la réutilisation de ces eaux en Algérie, les avantages et les risques liés à ce type
de réutilisation et enfin les différentes réglementations mondiales pour l’usage de ces eaux.

1. La réutilisation des eaux usées épurées


1.1. Bilan mondial
La réutilisation des eaux usées est répandue dans le monde entier avec plusieurs types
de valorisation. Il existe des milliers de projets utilisant des eaux usées (Bixio et al., 2008),
mais dans la plupart des cas, les eaux usées sont utilisées à l'état brut ou après un traitement
minimal, et pratiquement aucune mesure n'est prise pour protéger la santé (OMS, 1989).
Bixio et al., (2005) ont classés les différents types de réutilisation selon 4 catégories
(1) usage agricole, (2) usage urbain et périurbain et recharge des nappes,(3) usage industriel,
(4) usages mixte. Sur le plan mondial, la réutilisation des eaux usées traitées pour
l'agriculture, l'industrie et les usages domestiques couvrent respectivement 70 %, 20 %, 10 %
de leur demande en eau (Ecosse, 2001). Cependant, ces proportions varient selon les régions
dans le monde (Fig. 01).

Figure 01 : Aspects de réutilisation des eaux usées dans les différentes régions du monde
(Bixio et al., 2005).

17
Chapitre II Réutilisation des eaux usées épurées

1.2. Réutilisation des eaux usées traitées en Algérie


Actuellement l’Algérie se penche vers cette technique et sa réutilisation en agriculture.
Ceci nécessite dans un premier temps d'identifier et de quantifier les volumes d'eaux usées
rejetés par les agglomérations à travers le pays. Le volume d’eaux usées rejetées annuellement
par les agglomérations dépassant 20.000 habitants est estimé à 58 300 m3 par an. La
réutilisation des eaux usées pour l’irrigation concerne en priorité les zones déficitaires en eau
naturelle qui devient de plus en plus rare (Yazid, 2014).
Un vaste programme consiste à réutiliser les eaux usées épurées en aménageant des
périmètres à l’aval de chaque station d’épuration et lagune. Le potentiel de cette ressource est
estimé à 750 millions de m³ et atteindra le volume de 1,5 milliards de m³ à l’horizon 2020
(Tamrabet, 2011). Le nombre de STEP en cours d’étude et de réalisation est de 12 pour
l’irrigation de plus de 8 000 hectares (ha) de terres agricoles.
Le potentiel de la réutilisation des eaux usées traitées à des fins agricoles évolue d’une
manière significative et le nombre de stations concernées sera de 25 STEP à l’horizon 2014
(ONA, 2011).

1.2.1. La réutilisation indirecte


Elle se fait après passage de l’eau dans le milieu naturel (oued, rivière, lac, barrage
etc...). Sur les 75 stations d’épuration exploitées en Algérie à travers les 43 wilayas, 14
seulement sont concernées par la réutilisation des eaux usées épurées en agriculture. A la fin
de 2011, le volume réutilisé est estimé à 17 millions de m3 par an pour ces 14 STEP et plus de
10 000 ha de superficie agricoles sont irrigués (ONA, 2011).

1.2.2. La réutilisation directe


La mobilisation des eaux usées épurées est très faible actuellement, le seul ouvrage
existant est celui situé à l’aval de la station d’épuration de Bordj Bou Arreridj d’une capacité
de 2 500 m3/jour destiné à l’irrigation d’un périmètre de 100 hectares de superficie. Selon le
programme 2009-2013, ce volume sera de 554 512 m3/jour (Benbraika, 2013).

1.3. Avantages de la réutilisation des eaux usées épurées

La réutilisation des eaux usées permet de fournir des quantités d'eau supplémentaires et
d'assurer l'équilibre du cycle naturel de l'eau et une protection de l'environnement (Ouanouki,
2009). Elle constitue en outre, une alternative aux rejets dans les milieux récepteurs qui
peuvent présenter des capacités d'absorption limitées. Par ailleurs, le contenu de ces eaux en
fertilisants, notamment l'azote, le potassium et le phosphore incite les agriculteurs à les

18
Chapitre II Réutilisation des eaux usées épurées

utiliser. L'utilisation des eaux usées traitées peut également prévenir l'eutrophisation et éviter
la croissance des algues dans les étendues d'eau fermées, telles que lacs et étangs (Yazid,
2014).

1.4. Risques liés à la réutilisation des eaux usées


Les eaux usées sont soumises à diverses sources de contaminants, limitant ainsi
leur potentiel de réutilisation (BRGM, 2010). Elles peuvent contenir un grand éventail
de constituants biologiques, organiques et inorganiques, dont certains peuvent être
nocifs pour la santé et la sécurité des êtres humains en fonction de leur concentration et
de la durée d’exposition (US NRC, 2012). Cependant, le niveau de préoccupation va surtout
varier en fonction de l’usage qui est fait des eaux usées traitées, et donc des risques de contact
entre ceux-ci et la population (US NRC, 2012). Les risques liés à la réutilisation des eaux
usées sont :
 Le risque microbiologique ;
 Le risque chimique ;
 Le risque environnemental.

1.4.1. Risque microbiologique


La plus grande préoccupation associée à la réutilisation des eaux usées, même traitées,
est la transmission potentielle de maladies infectieuses, essentiellement, les pathogènes
entériques. Les fèces des personnes et des animaux infectés représentent la source principale
des pathogènes présents dans les eaux usées. De ce fait, la nature et la concentration des
microorganismes pathogènes des eaux usées dépendent de la santé des populations sources
(Tamrabet et al,. 2003). Dans le cas de l’agriculture, il est prouvé depuis longtemps que les
micro-organismes pathogènes des animaux ne peuvent ni pénétrer ni survivre à l’intérieur des
plantes (Sheikh et al., 1999). Les micro-organismes se retrouvent donc à la surface des plantes
et sur le sol. Les feuilles et la plante créent un environnement frais, humide et à l’abri du
soleil. Il peut donc y avoir une contamination pendant la croissance des plantes ou la récolte.
Les pathogènes survivent plus longtemps sur le sol que sur les plantes (Asano, 1998).
Le mode d’irrigation a une influence directe sur le risque : ainsi, l’irrigation souterraine ou
gravitaire peut nuire à la qualité des eaux souterraines et de surface. Des contaminations
directes peuvent avoir lieu lors de la maintenance du système d’irrigation. L’irrigation par
aspersion crée des aérosols contaminants qui peuvent être transportés sur de longues
distances. Alors que l’irrigation gravitaire à la raie et par inondation exposent les travailleurs
à des hauts risques sanitaires, notamment lorsque le travail de la terre se fait sans protection
19
Chapitre II Réutilisation des eaux usées épurées

(Peasey et al., 2000). Les nouvelles recommandations de l'OMS ont prévu des niveaux de
risque selon la technique d'irrigation et les types des cultures (OMS, 2006).

1.4.2. Risque chimique


Il est lié aux éléments traces. La seule voie de contamination préoccupante pour les
éléments traces est la consommation des plantes cultivées, dans lesquelles ils s’accumulent.
L’accumulation des micropolluants dans les plantes est plus problématique, quoique certains
de ces micropolluants soient d’intérêt en tant que facteurs de croissance des végétaux. Le
compromis entre le risque sanitaire et l’intérêt agronomique doit être trouvé (Baumont et al.,
2004).

1.4.2.1. Métaux lourds


Ils constituent, le problème principal pour la réutilisation des eaux usées traitées.
A faibles concentrations, les métaux sont des éléments essentiels et indispensables pour les
êtres vivants comme constituant et cofacteur de différentes enzymes, ils interviennent
également dans diverses voies métaboliques comme catalyseurs (Fig. 02). Cependant, à des
concentrations plus importantes que celles nécessaires à un développement optimal, les
métaux inhibent la croissance et plusieurs processus cellulaires incluant la photosynthèse, la
respiration, l’activité enzymatique mais également la synthèse de pigments et de protéines. La
division cellulaire peut, également, être affectée. Les éléments métalliques surveillés sont le
fer, le chrome, le zinc, le nickel, qui sont utiles au monde vivant en très faible quantité. Les
métaux lourds ont un fort caractère bioaccumulatif et ont la particularité de ne pouvoir être
éliminés. Ils changent simplement de forme (Cauchi et al., 1996). Les métaux lourds non
indispensables au développement des végétaux, et qui sont dangereux d’un point de vue
sanitaire sont l’arsenic, le nickel, et le Cd. Le nickel est peu toxique, mais il s’accumule
facilement dans les tissus végétaux. Le Cd est le polluant non organique le plus préoccupant.
Il est parfois présent à des concentrations importantes dans les eaux usées et il est très mobile
dans le sol. Il s’accumule dans les plantes à de fortes concentrations engendrant la
phytotoxicité (Gupta et al., 2007). Il peut s’accumuler dans l’organisme et provoquer de
graves intoxications (Yang et al., 2008). L’OMS (1997) préconise un apport alimentaire
moyen de 0.057 à 0.071 mg/j/individu. La FAO (2000) fixe comme un taux maximal dans les
aliments de 0.1 mg/kg pour les légumes et 0.05 mg/kg pour les céréales et leurs dérivés
(Eddabra, 2010).

20
Chapitre II Réutilisation des eaux usées épurées

Figure 02: Classification des métaux lourds en fonction des risques et de l’intérêt agronomique
(Tamrabet et al,. 2003).

1.4.2.2. Micropolluants organiques


Le risque posé par les effets à long terme des micropolluants organiques est encore très
peu étudié ainsi que celui d’apparition de nouvelles substances toxiques (Garban et al., 2003).
L’existence de tels risques potentiels ne conduit, cependant, pas à une interdiction de
l’utilisation d’eaux usées épurées pour l’irrigation (Jiries et al., 2002). La plupart des éléments
traces sont peu solubles, et le traitement des eaux usées par décantation les élimine
efficacement. On les retrouve plutôt dans les boues que dans les eaux usées épurées (Cauchi,
1996). Les concentrations infimes dans les effluents d’origine urbaine et leur absorption
limitée par les végétaux réduisent le risque sanitaire dans le cas d’une réutilisation agricole
(Cauchi, 1996). Le problème des pesticides et des métaux lourds est plus préoccupant dans le
cas du recyclage des boues (Miquel, 2003).
1.4.3. Risque environnemental
Il réside dans la dégradation de la qualité des sols, des eaux souterraines et de surface.
Les sols qui ont une bonne capacité de rétention assurent une bonne assimilation par les
plantes et un étalement de la pollution dans le temps. La capacité d’épuration des sols est
assurée par la fixation des substances polluantes (adsorption, précipitation), par la

21
Chapitre II Réutilisation des eaux usées épurées

transformation des molécules organiques par des micro-organismes et par l’exportation par
les végétaux. Les sols ayant une perméabilité interstitielle (gravier, sable) permettent une
bonne épuration à l’inverse des sols fissurés (calcaire, dolomies, granit, etc.). Les nappes
libres sont les plus exposées à la contamination, non seulement parce qu’elles ne bénéficient
pas d’une protection naturelle vers la surface, mais encore parce qu’elles sont en général peu
profondes. Les nappes captives sont plus protégées mais peuvent être éventuellement
contaminées par des forages ou un autre aquifère pollué. La réutilisation des eaux usées
épurées peut donc être remise en cause dans des zones qui cumulent ces facteurs de risque.
Les bactéries, les protozoaires et les helminthes sont très rapidement éliminés, par les
phénomènes d’adsorption et de compétition trophiques selon les mêmes processus des
traitements par percolation/infiltration. Seuls les virus posent des problèmes. Asano (1998)
mentionne qu’au-delà de 3 m de profondeur, la quasi-totalité des virus est éliminée. D’après
le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France, les nitrates et les dérivés halogénés sont
les plus préoccupants, parce qu’ils migrent en profondeur. Les eaux provenant de puits de
moins de 30 m de profondeur sont plus polluées par l’azote que les eaux plus profondes
(Froese, 1998). Les rejets directs d’eaux épurées posent des problèmes d’eutrophisation des
cours d’eau, de qualité de l’eau destinée à la production d’eau potable et de contamination
microbiologique des zones de conchyliculture. C’est pourquoi une réutilisation des eaux usées
épurées est quasiment toujours préférable à un rejet direct dans le milieu (Tamrabet et al,.
2003).

1.5. Les différentes réglementations dans le monde


1.5.1. Les recommandations de l’OMS
Les recommandations de l’OMS sont source d’inspiration pour de nombreux pays à
travers le monde. Ces recommandations (Health guidelines for the use of wastewater in
agriculture and aquaculture) ou « Recommandations sanitaires pour l’utilisation des eaux
usées en agriculture et en aquaculture » (1989) sont les seules à l’échelle internationale (Tab.
IV). Elles ne concernent que l’usage agricole et sont ciblées sur des paramètres exclusivement
microbiologiques.
En 2000, elles ont été révisées, en intégrant les résultats de nouvelles études
épidémiologiques (Blumenthal et al., 2000). Les modifications ont essentiellement porté sur la
norme “ œufs d’helminthes ” qui pour certaines catégories est passée de 1 à 0,1 oeuf/L. Ces
recommandations sont destinées à une utilisation internationale et sont donc adaptées aux

22
Chapitre II Réutilisation des eaux usées épurées

pays en voie de développement. Elles représentent la limite au-delà de laquelle la santé


publique n’est plus assurée (Belaid, 2010).
L’OMS a publié en 2006 de nouvelles lignes directrices sur l’utilisation des eaux usées
(WHO guidelines for the safe use of wastewater, excreta and greywater), qui tiennent compte
des situations locales et privilégient les moyens à prendre pour réduire au minimum les
risques sanitaires posés par ces eaux. L’approche innove surtout parce qu’elle encourage
l’adoption de mesures relativement simples pour protéger la santé à tous les maillons de la
chaîne alimentaire. Il s’agit d’une approche à barrières multiples qui cherche à protéger la
santé des consommateurs avant que les aliments irrigués au moyen d’eaux usées n’atteignent
leur assiette. Cette approche peut inclure la combinaison des éléments suivants: le traitement
des eaux usées, la restriction des cultures, les techniques d'irrigation, le contrôle de
l'exposition aux EU ainsi que le lavage, la désinfection et la cuisson des produits (OMS,
2006).

1.5.2. Les recommandations de l’USEPA


L’USEPA (United States Environnemental Protection Agency) a publié en 1992, en
collaboration avec l’USAID (United States Agency of International Development), ses
propres recommandations sur la REUE, intitulées “Guidelines for Water Reuse” (USEPA,
1992). Contrairement à l’OMS, ces normes ne sont pas basées sur des études
épidémiologiques et une estimation du risque, mais sur un objectif de zéro pathogène dans les
eaux réutilisées. Les normes microbiologiques sont donc beaucoup plus strictes. Ces normes
concernent tous les usages envisageables des eaux usées épurées (usage urbain, agricole,
industriel, recharge de nappe, etc.) ce qui en fait un outil important. Précisons que chaque État
américain peut lui même fixer ses propres recommandations, en s’inspirant plus ou moins de
celles de l’USEPA.
Les recommandations de l’USEPA portent sur plusieurs paramètres notamment : le pH,
la DBO5, la turbidité ou les MES et les coliformes fécaux (CF). Il faut retenir que seul le
facteur “ CF ” permet de juger de la qualité microbiologique. Le pH est toujours fixé entre 6
et 9. La turbidité ne doit pas dépasser en général 2 NTU. La DBO5 maximale est fixée soit à
10 mg/L, soit à 30 mg/L, selon les usages.

Les CF doivent être soit en concentration inférieure à 200 CF/100 mL (pour l’irrigation
avec restriction, les usages paysagers, industriels et environnementaux), soit à un niveau de
non détectabilité (pour l’irrigation sans restriction, la baignade et la réutilisation indirecte
pour l’eau potable).

23
Chapitre II Réutilisation des eaux usées épurées

Tableau IV: Recommandations microbiologiques révisées de l’OMS pour le traitement des eaux
usées avant utilisation en agriculture (Blumenthal et al., 2000).
Nématodes Coliformes Procédé de traitement
Intestinaux intestinaux susceptible d’assurer la
Conditions de
Catégorie Groupe exposé (nombre d’ouef nombre par qualité
réutilisation
par litre-moyenne 100ml moyenne microbiologique
aréthmique géomitrique voulue
Une série de bassins de
Irrigation de
stabilisation conçue de
culture destinée à Ouvriers
manière à obtenir la
être consommée agricoles,
A ≤1 ≤1000 qualité microbiologique
crue, de terrain de consommateurs,
voulue ou tout autre
sport, des jardins public
procédé de traitement
publicsd
équivalent
Irrigation des ≤1
Rétention en bassins de
cultures céréales,
stabilisation pendant 8-
industrielles et Aucune norme
Ouvriers 10 jours au tout autre
B fourragères des n’est
agricoles procédés d’élimination
pâturages et des recommandée
des helminthes et des
plantations
coliformes intestinaux
d’arbres
Irrigation
Traitement préalable en
localisée de la
fonction de la technique
catégorie B, si les
C Néant Sans objet Sans objet d’irrigation mais au
ouvriers agricole
moins sédimentation
et le public ne
primaire
sont pas exposés
a
Dans certains cas, il faut tenir compte des conditions locales épidémiologiques, socio-culturelles et
environnementales et modifier les directives en conséquence.
b
Espèces Ascaris et Trichuris et ankylostomes.
c
Pendant la période d’irrigation.
d
Une directive plus stricte (≤200 coliformes intestinaux par 100ml) est justifiée pour les pelouses avec lesquelles
le public peut avoir un contact direct, comme les pelouses d’hôtels.
d
Dans le cas des arbres fruitiers. L’irrigation doit cesser deux semaines avant la cueillette et les fruits tombés ne
doivent jamais être ramassés. Il faut éviter l’irrigation par aspersion.

1.5.3. Directives de la FAO


La FAO établit en 1974 des directives concernant la qualité physicochimique et
d’éléments traces métalliques de l’eau d’irrigation dans lesquelles l’accent était mis sur
l’influence à long terme de la qualité de l’eau, sur la production agricole, sur les conditions du

24
Chapitre II Réutilisation des eaux usées épurées

sol et les techniques culturales (Ayers et Westcot, 1988). Ces directives générales sont
présentées dans le tableau V.

Tableau V : Concentrations maximales d'éléments à l'état de trace recommandées pour les eaux
d'irrigation (Pescod, 1992; Ayers and Westcot, 1994).
Concentration
Elément maximale Observation
mg/l
Peut provoquer la stérilité des sols acides pH ˂ 5.5, mais les sols sodiques
Aluminium 5.0
précipiterons l’ion et éliminerons la toxicité à pH ˃7.0
Arsenic 0.1 La toxicité à l’égard des plantes varie de 12 mg/l pour le Sudan à 0.05 mg/l pour le riz
La toxicité vis-à-vis des cultures varie de 5 mg/l pour le chou à 0.5 mg/l pour le
Béryllium 0.1
haricot
Toxique pour les haricots, les betteraves et les navets à des faibles concentrations (0.1
mg/l dans la solution nutritive). Des limites prudentes sont recommandées en raison
Cadmium 1.0
des possibilités des concentrations dans les sols et les végétaux, dangereuses pour
l’Homme
Cobalt 0.05 Toxique pour la tomate à 0.1 mg/l dans la solution nutritive
N’est en général pas considéré comme un élément essentiel pour la croissance, en
Chrome 0.1 raison d’un manque d’information sur ses effets toxiques, on recommande des limites
prudentes
Cuivre 0.2 Toxique pour un certain nombre de plantes à partir des concentrations de 0.1à 1 mg/l
Pas toxique pour les plantes dans les sols aérés, mais peut contribuer à l’acidification
des sols et à la baisse de la disponibilité du phosphore et de molybdène essentiels,
Fer 5.0
peut provoquer en aspersion haute, Des dépôts peu esthétiques sur les plantes,
l’équipement et les bâtiments
Toléré par les cultures jusqu’à 5mg/l, mobile dans le sol, toxique pour les agrumes à
Lithium 2.5
des concentrations faibles 0.075 mg/l agit comme le bore
Toxique pour un certain nombre de plantes à partir de quelques dixièmes de mg/l à
Manganèse 0.2
qques mg/l mais en général dans les sols acides
Non toxiques pour les cultures à des concentrations normales dans le sol et l’eau peut
Molybdène 0.01 être toxique pour le bétail lorsque le fourrage pousse sur des sols à forte concentration
de molybdène disponible
Toxique pour un certain nombre de plante à partir de concentration variant de 0.5 à
Nickel 0.2
1.0 mg/l, toxicité réduite avec un pH neutre et alcalin
Plomb 5.0 Peut inhiber la croissance des cellules végétale
Toxique pour les cultures à des concentrations aussi faibles que 0.025 mg/l et toxique
Sélénium 0.02 pour le bétail si le fourrage est cultivé sur des sols avec un niveau relativement élevé
de sélénium apporté, essentiel aux animaux mais à des concentrations très basses
Etain Exclu efficacement pour les plantes ; tolérance spécifique inconnue
Vanadium 0.1 Toxique vis-à-vis de nombreux végétaux à des concertations faibles

25
Chapitre III Tests de génotoxicité

Si la performance des méthodes analytiques actuelles s’est sensiblement accrue ces


dernières années, la détection simultanée dans des échantillons de tous les contaminants
présents s’avère irréalisable. En outre, ces méthodes d’analyse se limitent à la détection des
seuls flux de polluants sans évaluer l’effet de ces pollutions sur les organismes. De ce constat
sont nés différents outils biologiques tels que les tests de génotoxicité pour surveiller la
qualité des eaux et détecter d’éventuelles pollutions.
Dans ce chapitre, on va présenter les différents tests de génotoxicité choisis dans cette
étude, leurs principes, les avantages et les inconvénients de leurs utilisations.

1. Tests de génotoxicité et de mutagénicité


Les tests de génotoxicité et de mutagénicité ont pour but de mettre en évidence
l’induction de modifications (dommages à l’acide désoxyribonucléique (ADN), mutations,
transformations cellulaires in vitro etc…) considérées comme plus ou moins prédictives d’un
potentiel mutagène et donc cancérogène. Les tests les plus fréquemment utilisés sont les tests
d’Ames, la mesure des adduits à l’ADN, les tests des comètes, des micronoyaux (MNx), et le
test des aberrations chromosomiques (AC). Parmi ces tests, il faut distinguer ceux qui
permettent de mesurer le potentiel génotoxique de ceux qui mesurent le pouvoir mutagène
d’une substance (Tarantini, 2009).
Le pouvoir génotoxique d’une substance correspond à sa capacité à altérer le matériel
génétique d’une cellule en se fixant de manière covalente à l’ADN, en produisant des espèces
réactives de l’oxygène qui peuvent générer des dommages au niveau de l’ADN (oxydation de
bases, cassures de brins d’ADN etc…) ou encore en inhibant les systèmes de réparation. Le
test des comètes et la mesure des adduits à l’ADN permettent de détecter ces lésions dites
primaires à l’ADN. D’autres modifications touchent les chromosomes, en entrainant soit des
anomalies de structures, et on parle alors de mutations chromosomiques, soit des anomalies
de nombres, ce sont les mutations génomiques. Le test des MNx et la mesure des aberrations
chromosomiques permettent de mesurer ce type d’anomalies. Le pouvoir mutagène d’une
substance correspond à sa capacité à générer des mutations, c'est à- dire des transformations
permanentes du nombre ou de la structure des gènes. Ces mutations peuvent altérer la
séquence d’un gène par la modification d’un ou plusieurs nucléotides (additions, délétions,
substitutions de nucléotides etc…). On parle alors de mutations géniques. Ce type
d’anomalies peut être en mis en évidence par le test d’Ames (Tarantini, 2009).

26
Chapitre III Tests de génotoxicité

1.1. Test d’Ames


Le test d’Ames fut décrit en 1973 par Bruce Ames. Ce test consiste à examiner si une
substance toxique est capable d’induire des mutations sur l’opéron histidine (His-) chez une
bactérie : Salmonella typhimurium (S. typhimurium) (Cheriot, 2007).
Les souches de S. typhimurium utilisées sont porteuses d’une mutation sur l’un des
gènes gouvernant pour la synthèse de l’aminoacide histidine. Cette mutation (His-) rend les
souches incapables de se développer sur milieu de culture dépourvu d’histidine (souches
auxotrophes). Avec une fréquence propre à chaque souche, ces mutations (His-) peuvent
reverser spontanément vers (His+) (souches prototrophes). Les bactéries porteuses de cette
mutation, peuvent alors pousser sur milieu dépourvu de cet acide aminé. La fréquence de ces
mutations peut être considérablement augmentée en exposant les bactéries à un agent
mutagène. Le test d’Ames permet de quantifier l’induction de ces mutations reverses His+
(Cheriot, 2007).
Les souches bactériennes de nature génétique différente utilisées sont porteuses de
mutations His- différentes qui permettent de tester des agents mutagènes variés (Tab.VI). En
plus de ces mutations spécifiques sur l'opéron His, ces souches possèdent des caractères
génétiques qui permettent d'augmenter leur sensibilité à l'agression génotoxique (Mortelmans
et Zeiger, 2000).

 Mutation his D 3052 : mutation dans TA1538 et TA98, ces bactéries sont déficientes à
l’enzyme histidinol déshydrogénase. La TA1538 et sa dérivée r-factor TA98, détectent des
mutagènes de type « frameshift ». Cette mutation à la séquence (CGCGCGCG), est
reversée par le frameshift (GCGCGCGC-) mutagènes tel que 2-nitrosofluorène et le
daunomycin ce qui conduit à la restauration du cadre de lecture correct pour la synthèse de
l’histidine.
 Mutation his G 46 : mutation présente dans TA100 et TA1535, ces bactéries sont
déficientes à la première enzyme qui entre dans la synthèse de l’histidine. Elle est
déterminée par la séquence -GGG- CCC-La TA1535 et sa dérivée r-factor TA100, détectent
les mutagènes qui causent des substituants des paires de base.
 Mutation his C 3076 : C’est une mutation frameshift dans TA1537, elle n’est pas séquencée
mais il est connu qu’elle contient une cytosine de plus dans une série d’au moins 4
cytosines.

27
Chapitre III Tests de génotoxicité

 Mutation rfa : cette mutation cause la perte partielle des polysaccharides à la surface de la
barrière cellulaire de la bactérie ce qui augmente sa perméabilité aux grandes molécules
qui sont incapables de pénétrer dans la cellule normale.
 Mutation uvrB : c’est une délétion du gène codant pour le système de réparation « excision
resynthèse », conférant une augmentation de la sensibilité à la détection des mutagènes.
Pour des raisons techniques la délétion du gène uvrB s’étend jusqu’au gène biotine et par
conséquent, la bactérie est aussi auxotrophe à la biotine pour croître.
 Plasmide pKM 101 : Ce plasmide porte le gène de résistance à l’ampicilline, il est présent
dans les souches TA98 et TA100. ces souches portant le facteur de résistance se reversent
par des mutagènes qui sont faiblement détectés par les autres souches. pKM 101 qui
contient deux gènes amplifiant le processus SOS de réparation responsable de la
mutagenèse induite.

Tableau VI : Les caractères génétiques des souches bactériennes du test d’Ames (Mortelmans et
Zeiger, 2000).
Mutations additionnelles Types de
Souches Gènes affectés
Réparation LPS plasmide mutation
TA 1535 His G46 uvrB- rfa - substitution
TA1537 HisC3076 uvrB- rfa - frameshift
TA1538 His D3052 uvrB- rfa - frameshift
His O1242
TA97 uvrB- rfa PKM101 frameshift
His D6610
TA98 His D3052 uvrB- rfa PKM101 frameshift
TA100 His G46 uvrB- rfa PKM101 substitution
PKM101
TA102 His G428 + rfa substitution
(pAQ1)

1.1.1. Protocole expérimental


Ce test consiste à réaliser une série de mélange de la souche bactérienne et de quantités
croissantes de la substance à tester et à les étaler sur un milieu gélosé ou seul les révertants
His+ pourront se développer. Certains agents mutagènes n’agissant que sur des bactéries en
croissance, des traces d’histidine sont ajoutées au milieu de culture afin de permettre deux à
trois cycles de division de bactéries. Après incubation 48h à 72h à 37° C, les révertants His +
apparaissant sous forme de colonies sont dénombrées (Mortelmans et Zeiger, 2000).

28
Chapitre III Tests de génotoxicité

Une substance peut ne pas être mutagène sous sa forme primitive, mais peut agir par
l’intermédiaire de l’un ou de plusieurs de ses métabolites. Dans le test d’Ames cette
métabolisation est assurée en ajoutant au mélange souche/substance un activateur métabolique
appelé S9Mix (homogénat de foie de rat contenant les enzymes plus du NADPH).
Lors de chaque essai, des contrôles doivent être réalisé pour chacune des souches
utilisées :
- Taux de réversion spontanée ;
- Absence de réponse du solvant utilisé témoin négatif ;
- Réponse à des mutagène de référence avec et sans S9Mix (témoin positif)
(Cheriot, 2007).

Les techniques disponibles pour effectuer le test d'Ames sont :

* Le spot-test : Qui est un pré-test. Le produit en solution est déposé sous forme de goutte sur
le milieu minimal préalablement ensemencé avec la souche. Cette technique permet d'évaluer
rapidement les doses à tester par les autres techniques.

* La méthode standard : Le mélange produit-bactéries est étalé directement sur boîte de


Pétri. C'est la méthode de référence.

* La méthode avec pré-incubation en milieu liquide : Les bactéries sont placées en contact
avec le produit en milieu liquide. Cette méthode permet de détecter certains produits qui sont
négatifs par la méthode standard (30-90minutes) (Mortelmans et Zeiger, 2000).

1.1.2. Avantages et inconvénients


Le succès du test d'Ames vient de sa simplicité d'exécution et de son coût modique. De
plus, ce test est rapide (48h) et sensible. Il donne une réponse quantitative permettant des
études comparatives. Sa souplesse dans les différents protocoles lui permet de s'adapter à des
échantillons variés. Son pouvoir prédictif (mutagènes qui sont cancérigènes) est de 70-90 %
selon les études. De par sa simplicité et son faible coût de revient, le test d'Ames est le plus
utilisé des tests de Toxicologie Génétique. Parmi tous les tests disponibles, sa banque de
données est certainement la plus importante. Enfin, il a été validé dans de nombreux pays.
Cependant, le test d'Ames est un test bactérien. Il représente une simulation
approximative de ce qui peut se passer chez l'homme (métabolisme, système de réparation de
l'ADN, systèmes de toxification, conditions d'exposition et de diffusion des produits dans
l'organisme cible).

29
Chapitre III Tests de génotoxicité

La présence d'histidine dans des échantillons biologiques peut induire de fausses


réponses positives et certains produits bactéricides (antibiotiques) peuvent induire des fausses
réponses négatives. La sensibilité (cancérigènes qui sont mutagènes) est de 40-50%. Les
souches bactériennes sont génétiquement instables. Ce test exige un équipement de
laboratoire qui est propre à un laboratoire de bactériologie. Ceci peut être un investissement
initial important pour un laboratoire non équipé (Mortelmans et Zeiger, 2000).

Figure 03 : Principe du test d’Ames (Mortelmans et Zeiger, 2000).

30
Chapitre III Tests de génotoxicité

1.2. Test des aberrations chromosomiques dans les racines


Le test des AC consiste à examiner au microscope optique et déceler des anomalies
telles que des cassures de chromosomes avec ou sans délétion, des modifications de structures
et d’appariements, des erreurs survenues en cours de mitose (échanges entre chromatides
sœurs etc...). Cet examen se fait au cours de la métaphase de la mitose. La fréquence des
aberrations est évaluée sur 200 mitoses par lames de microscope. L’augmentation de la
fréquence des aberrations chromosomiques est prédictive de la survenue de cancers
(Tarantini, 2009).

1.2.1. Test des aberrations chromosomiques dans les racines d’Allium cepa
1.2.1.1. Présentation générale d’Allium
Allium cepa (2n=16), l’oignon, fait partie de la famille des alliacées. Cette plante est
cultivée dans de trois nombreux pays pour son usage alimentaire. Le caryotype présente cinq
paires de chromosomes (de 8 à 16 m) avec des centromères situés de façon médiane à
submédiane, deux paires dans lesquelles les centromères sont submédians et une paire de
chromosomes satellites (Cotelle, 1999).
Différentes variétés d’oignon peuvent être utilisées dont notamment une variété à petits
bulbes, une variété américaine à gros bulbes jaunes et une troisième variété mexicaine à petits
bulbes appelés, en France, oignon blanc printaniers. Allium cepa permet l’évaluation de divers
critères de toxicité et de génotoxicité. Pour ce qui est de la toxicité, l’élongation racinaire
d’Allium cepa est très souvent déterminée en parallèle avec les études de génotoxicté. Ce
critère présente une bien meilleure répétabilité et une plus grande facilité de mesure (les
racines d’Allium poussent de façon très homogène et forment un ensemble de racines de
longueur égale (Cotelle, 1999).

1.2.1.2. Les critères de génotoxicité déterminés sur Allium cepa


Allium cepa est utilisé depuis longtemps dans les études sur les chromosomes et en
particulier sur les effets des rayons X (Marshak, 1937) mais c’est levan qui fut, en 1938, le
premier scientifique à évaluer les effets du traitement d’Allium cepa à un produit chimique, à
savoir la colchicine, la modification du comportement mitotique due à la colchicine fut
baptisé c-mitose qui se traduit d’Allium cepa ont surtout été utilisées pour évaluer le nombre
d’AC. Ce critère s’est avéré très sensible pour détecter le potentiel génotoxique de produits
chimiques (Fiskesjo, 1988), métaux (Borboa et De la Torre, 2006), produits phytosanitaires
ou autres substances organiques.

31
Chapitre III Tests de génotoxicité

D’autres critères ont aussi été étudiés dans les racines d’Allium cepa : les échanges de
chromatides sœurs, la formation des MNx etc...(Cotelle, 1999).

1.2.1.3. Avantages de l’utilisation de la plante Allium cepa dans les tests de génotoxicité
Selon nombreux auteurs, les tests de génotoxicité sur plantes devraient davantage être
intégrés dans les études écotoxicologiques en complémentarité avec d’autres tests ou en tant
que première étape de la détection de la génotoxicité potentielle des substances chimiques et
des matrices complexes (Grant, 1994). Les avantages de l’utilisation des plantes supérieures
dans ce type de tests sont :
 Le nombre et la structure des chromosomes de certaines plantes supérieures. Les
anomalies mitotiques sont faciles à détecter lorsque les chromosomes sont longs et
en nombre réduit. Par exemple: Allium cepa (2n = 16), offrent d’excellents
systèmes de cytogénicité et permettent la détection des aberrations
chromosomiques lors de la méiose et de la mitose ainsi que l’endommagement de
l’ADN (Grant, 1999).
 Le cycle de développement très court de certaines espèces (Arabidopsis).
 Evaluation aisée de la génotoxicité des polluants chimiques utilisés purs ou en
mélange.
 Evaluation de la pollution des sols. En effet, ces plantes participent au transfert des
composés polluants le long de la chaîne alimentaire.
 La facilité de manipulation (Cotelle, 1999).
1.3. Test des micronoyaux
Le test de MN est pratiqué in vivo chez des mammifères en vue de détecter des lésions
des chromosomes ou de l'appareil mitotique d’érythroblastes résultant de l'action d’une
substance d’essai. Il est basé sur l’analyse d’érythrocytes prélevés dans la moelle osseuse
et/ou dans les cellules du sang périphérique d’animaux, généralement des rongeurs. Le test de
MN a pour but de détecter des substances qui engendrent des lésions cytogénétiques et des
MNx dans lesquels il reste des fragments de chromosomes ou des chromosomes entiers.
Lorsqu'un érythroblaste de moelle osseuse se transforme en érythrocyte polychromatique, le
noyau principal est expulsé et chaque micronoyau qui s’est formé peut subsister dans le
cytoplasme par ailleurs anucléé. La visualisation des MNx est facilitée par l’absence du noyau
principal.

32
Chapitre III Tests de génotoxicité

Un accroissement de la fréquence des MNx dans les érythrocytes polychromatiques des


animaux traités est le signe d’une lésion chromosomique (Schmid, 1997).

1.3.1. Mécanisme de formation des micronoyaux


Les MN sont de petites entités nucléaires qui peuvent être constituées :

- De chromosomes entiers, perdus au cours de la mitose précédente. Ils représentent alors la


conséquence d’une altération des structures cellulaires impliquées dans la disjonction, la
ségrégation et la migration des chromosomes. Les divers systèmes protéiques impliqués sont
représentés par l’appareil mitotique, constitué de diverses catégories de microtubules gérant
l’alignement des chromosomes sur la plaque métaphasique puis la migration des
chromosomes à l’anaphase, les centrosomes, à partir desquels se structure l’ensemble des
microtubules, et les kinétochores (Fenech et al., 2005). La formation de ces micronoyaux est
consécutive à l’action d’agents aneugènes.

-De fragments chromosomiques acentriques. Ils représentent alors la conséquence d’une


cassure double brin non réparée de la molécule d’ADN, l’extrémité du bras chromosomique
cassé n’étant plus rattachable au fuseau mitotique, faute de centromère. Les cassures double
brin qui résultent de ces modifications représentent des lésions primaires de l’ADN
particulièrement sévères car difficilement réparables. La non réparation d’une cassure double
brin peut mener à un réarrangement asymétrique des chromosomes donnant un chromosome
dicentrique et un fragment acentrique (Mateuca et al., 2006). Les centromères des
chromosomes dicentriques sont tirés aux pôles opposés de la cellule en anaphase formant un
pont nucléoplasmique entre les deux cellules filles et un fragment acentrique qui formera un
MN (Thomas et al., 2003 ; Fenech, 2005). Ces MNx peuvent être directement induits par des
agents génotoxiques dits clastogènes, les plus connus d’entre eux étant les rayonnements
ionisants et les composés chimiques, tels que la bléomycine, considérés comme des agents
radiomimétiques. Ces deux types de contenu correspondent à des mécanismes de formation
fondamentalement différents. En conséquence, les MNx témoignent de la survenue
d’événements aneugènes et/ou clastogènes.

La Figure 04 représente schématiquement les mécanismes de formation des MNx après


blocage en cytodiérèse. Le dénombrement des cellules micronucléées au sein de la population
de cellules binucléées permet de ne quantifier que les anomalies chromosomiques de nombre
et/ou de structure qui n’ont pas empêché la cellule de se diviser.

33
Chapitre III Tests de génotoxicité

Figure 04 : Mécanisme de formation des MNx (Darolles, 2010).

1.3.2. Principe du test des micronoyaux


Ce test est susceptible d’être mis en œuvre sur toutes les cellules eucaryotes capable
d’effectuer une division cellulaire en culture (cellules vésicales, endobuccales, fibroblastes,
kératinocytes, etc…). Il est surtout actuellement appliqué aux lymphocytes en culture utilisés
comme « cellules modèles » : il consiste alors à dénombrer les MNx présents dans les
lymphocytes binucléés obtenus par blocage de la division cytoplasmique par de la
cytochalasine B (inhibiteur de la polymérisation des filaments d’actine) après une division
nucléaire complète (Fenech et Morley, 1985 ; OCDE, 2007). Cette méthode permet de
distinguer les cellules mononucléées, qui ne se sont pas divisées, et les cellules binucléées,
qui ont réalisées une division nucléaire complète.

1.3.3. Avantages et Inconvénients


Ce test présente un certain nombre d’avantages :

 Mise en évidence des mutations chromosomiques et/ou génomiques ;


 Détection à la fois des substances clastogènes et aneugènes et ne met en évidence que les
mutations non létales pour la cellule ;

34
Chapitre III Tests de génotoxicité

 Associable à une étude de la qualité du matériel génétique contenu dans le MN (présence


ou non de centromères, type de chromosome altéré, nature exacte de l’altération) par
hybridation " in situ " fluorescente ce qui apporte des éléments mécanistiques
fondamentaux à l’interprétation des résultats.

Comme il présente certains inconvénients :

 Des résultats variables en raison de facteurs de confusion, tels le tabac qui augmente le
nombre de MNx, ou les médicaments comme les rétinoïdes qui les diminuent, mais aussi
des différences de qualité dans les protocoles de préparations (Darolles, 2010).

35
Chapitre IV Matériel et méthodes

Les eaux usées constituent un milieu complexe dans lequel il est presque impossible
d’identifier, et plus encore de doser, tous les composés potentiellement toxiques, en raison de
leur nombre élevé et de la faible concentration à laquelle ils sont généralement présents. Bien
que ces eaux soient traitées en STEP, les procédés employés ne sont pas toujours
suffisamment efficaces pour éliminer tous les polluants notamment les composés
génotoxiques (Ono et al., 1996 et Jolibois et al., 2009).
L’objectif de notre travail pratique est d’évaluer l’efficacité du traitement d’épuration de
la STEP de la ville de Guelma. Cette étude est composée de deux parties :
 La première partie concerne la caractérisation physicochimique et
microbiologique des échantillons des eaux usées prélevés de la STEP de la
ville de Guelma.
 La deuxième partie sera consacré à l’évaluation de la génotoxicité des
échantillons d’eaux usées et ceci par différents tests biologiques.

1. Description de la STEP des eaux usées de la ville de Guelma


1.1. Localisation
La STEP de Guelma est située sur la route nationale N°21, pont Héliopolis prés d’Oued
Seybouse. Elle est fonctionnelle depuis le 18 Février 2008 à raison d’un traitement d’environ
32000 m3/jour au temps sec et 43000 m3/jour au temps de pluie.
La station est implantée sur un terrain agricole de 7.8 hectares avec une capacité
de 200000 équivalent / habitant. Elle utilise le procédé de culture libre (boue activée) comme
procédé d’épuration. Les eaux usées urbaines de la ville de Guelma sont collectées sur deux
bassins versant par un ensemble de réseaux d’assainissement existant. La STEP est alimentée
par 02 conduites de refoulement :
 SR1 : alimentée par Oued El Maiz, avec un débit de 1575 m³/h.
 SR2 : alimentée par Oued Skhoun, avec un débit de 1125 m³/h.

1.2. Etapes du traitement d’épuration


L’épuration des eaux usées dans la STEP de la ville de Guelma consiste à un
prétraitement (dégrillage, dessablage et déshuilage), un traitement primaire par décantation,
des traitements biologiques secondaires par boues activées et un traitement tertiaire par
chloration.

36
Chapitre IV Matériel et méthodes

1.2.1. Prétraitement
Les dispositifs de prétraitement sont présents dans toutes les stations d’épuration, quels
que soient les procédés mis en œuvre en aval (Fig. 05). Le prétraitement comporte une
succession d’opérations physiques ou mécaniques destinées à séparer les eaux usées des
matières volumineuses, en suspension ou flottantes, qu’elles véhiculent, (ONA, 2011).
Ces opérations consistent aux :

1.2.1.1. Dégrillage
Il consiste à faire passer les eaux usées à travers d’une grille dont les barreaux, plus au
moins espacés, retiennent les éléments les plus grossiers: L’effluent passe pour cela entre les
barreaux métalliques dont le nettoyage se fait soit automatiquement, soit manuellement,
l’espacement de barreaux varie de 6 à 100 mm et sont placés verticalement ou inclinés de 60 à
80° sur l’horizontale.
Le nettoyage de la grille est généralement mécanique, il est réalisé par un râteau
solidaire d’un chariot qui se déplace de bas en haut le long d’une crémaillère ou entrainé par
deux câbles. Après nettoyage des grilles, les déchets sont évacués avec les ordures ménagères.
(ONA, 2011).

1.2.1.2. Dessablage
Réalisé par décantation, le dessablage vise à éliminer les sables et les graviers.
L’écoulement de l’eau à une vitesse réduite dans un bassin appelé « dessableur » entraine leur
dépôt au fond de l’ouvrage. Ces particules sont ensuite aspirées par une pompe. Les sables
récupéré sont essorés, puis lavés avant d’être envoyés en décharge, soit réutilisés, selon
la qualité du lavage (ONA, 2011).

1.2.1.3. Dégraissage-Déshuilage
Les opérations dégraissage-déshuilage consistent à séparer de l’effluent brut, les huiles
et les graisses par flottation. Ces derniers étant des produits de densité légèrement inférieure à
l’eau. L’injection des micros bulle d’air permet d’accélérer la flottation des graisses. Souvent
ces opérations sont combinées dans un même ouvrage où la réduction de vitesse dépose les
sables et laisse flotter les graisses. On enlève ainsi de l’eau les éléments grossiers et les sables
de dimension supérieure à 200 microns ainsi que 80 à 90 % des graisses et matières flottantes
(ONA, 2011).

37
Chapitre IV Matériel et méthodes

Figure 05: Prétraitement (ONA, 2012).

1.2.2. Le traitement primaire (décantation primaire)


Après les prétraitements, il reste dans l’eau une charge polluante dissoute et des
matières en suspension. Les traitements primaires ne portent que sur les matières décantables
(décantation primaire).
Dans ce cas, la séparation qui s’effectue par gravité ne concerne que les particules
de diamètre supérieur à 100 micromètre, celle de diamètre inférieur à 100 micromètres
ne décantent pas, mais seront entrainées vers les unités ultérieures de traitement.
Les bassins de décantation sont des bassins à ciel ouvert, le plus souvent cylindriques,
l’effluent brut arrive par un point central, les matières décantables en suspension dans l’eau
vont se séparer de l’effluent et se déposer au fond du bassin ou elles seront raclées par un pont
radial tournant et les eaux de surface seront déversées (Fig. 06). Les matières décantables
ainsi obtenues par séparation de l’effluent appelées les boues primaires, seront récupérées et
orientées vers le traitement des boues (ONA, 2011).

Figure 06 : Décanteur primaire (ONA, 2012).

38
Chapitre IV Matériel et méthodes

1.2.3. Traitement secondaire (biologique)


Les traitements secondaires recouvrent les techniques d’élimination des matières
polluantes solubles (carbone, azote et phosphore). Dans la majorité des cas, l’élimination
des polluants carboné et azoté s’appuie sur des procédés de nature biologique. Le traitement
biologique par «culture libre » est actuellement la technique utilisée pour l’épuration des eaux
usées de la station de Guelma (Fig. 07). Le terme « culture libre » regroupe les procédés où
l’on provoque pour le développement d’une culture bactérienne dispersée sous forme de flocs
au sein du liquide à traiter.
Le principe général de ce procédé consiste à accélérer le processus d’oxydation
naturelle de la matière organique qui survient dans les milieux récepteurs. Il est
principalement mis en œuvre par la technique des boues activées. Cette technique consiste à
mettre en contact les eaux usées avec un mélange riche en bactéries par brassage pour
dégrader la matière organique en suspension ou dissoute. Il y a une aération importante pour
permettre l’activité des bactéries et la dégradation de ces matières, suivies d’une décantation à
partir de laquelle on renvoie les boues riches en bactéries vers le bassin d’aération (ONA,
2011).

Figure 07 : Bassin d’aération (ONA, 2012).

1.2.4. Décantation secondaire


Une décantation permet de recueillir sous forme de boues les matières agglomérées
par les bactéries (les boues plus denses que l’eau, tombent au fond du bassin ou elles sont
raclées). Un clarificateur (Fig. 08) permet de séparer par décantation l’eau épurée déversant.
Tandis que les boues (secondaire) dont une partie sont évacuées vers le traitement
des boues, et l’autre sont recyclées pour maintenir une masse biologique suffisante pour
l’épuration (ONA, 2011).

39
Chapitre IV Matériel et méthodes

Figure 08: Clarificateur (ONA, 2012).

1.2.5. Désinfection
Après la récupération des eaux clarifiées, ces dernières seront envoyées vers un bassin
rectangulaire formé des chicanes afin de recevoir des doses de Javel qui sont préparés dans
deux cuves de préparations de Javel à partir de l’hypochlorite de calcium (Fig. 09), cette
javellisation permet de détruire les germes avant le rejet. Un contrôleur de chlore est installé à
la sortie du bassin pour pouvoir contrôler le taux du chlore résiduel (ONA, 2011).

Figure 09: Bassin de désinfection (ONA, 2012).

2. Modalités de Prélèvement
Au niveau de la STEP de la ville de Guelma, des prélèvements instantanés sont réalisés
après chaque niveau du traitement pour les paramètres physicochimiques et au niveau de trois
points : entrée de la station, sortie du clarificateur et la sortie de la station et ceci pour les
paramètres microbiologiques, génotoxiques et le dosage des métaux lourds. Les points de
prélèvement des eaux usées sont représentés dans la figure 10.

40
Chapitre IV Matériel et méthodes

Les prélèvements des eaux usées ont été réalisés durant les périodes suivantes : Avril
2012 (P1), Juillet 2012 (P2), Novembre 2012 (P3), Février 2013 (P4) et Avril 2013 (P5). Les
flacons contenant les échantillons d’eaux usées à analyser sont transportés dans des conditions
isothermes à 4°C. Les échantillons d’eau destinés à des analyses d’ions métalliques sont
acidifiés à l’acide nitrique concentré 65% (Rodier, 2009)

Figure 10 : Localisation du site d’étude (latitude 36°28'45,67" N, longitude 7°26'30,8" E).


(A) localisation de la station d’épuration de la ville de Guelma, (B) points de prélèvement (S1, S2, S3, S4 et S5).

41
Chapitre IV Matériel et méthodes

3. Méthodes analytiques
3.1. Méthodes d’analyses physicochimiques et microbiologiques
3.1.1. Paramètres physicochimiques
3.1.1.1. Paramètres in situ
Le pH, la température et la conductivité électrique sont déterminés à l'aide d'un multi-
paramètre analyser Type Eutech instrument.

3.1.1.2. Mesure de la demande chimique de l’oxygène


Le principe de mesure de la DCO consiste à faire bouillir à reflux pendant 2 heures, une
prise de l’échantillon, en milieu acide, en présence d’une quantité de bichromate de potassium
(oxydant), de sulfate d’argent (jouant le rôle d’un catalyseur d’oxydation) et de sulfate de
mercure II (permettant de complexer les ions chlorures). On dose ensuite l’excès de
bichromate de potassium. La méthode appliquée est celle de la norme française (NF T 90-
101).

3.1.1.3. Mesure de la demande biologique de l’oxygène


Le principe de mesure de la DBO5 consiste à déterminer la quantité d’oxygène
consommée au bout de cinq jours d’incubation, dans les conditions d’essai, à 20°C dans une
solution diluée de l’échantillon. Pour déterminer la DBO5, deux mesures de l’oxygène dissout
doivent être effectuées :

 A l’instant t=0, au moment d’incubation


 A l’instant t=5jours, après 5jours

La DBO5 est déterminée par la méthode respiratoire à l'aide d'un DBO-mètre INOLAB
selon la technique décrite par NFT 90-103.

3.1.1.4. Mesure des matières en suspension


Les MES sont déterminées par filtration d'un volume d'eau usée sur filtre cellulosique
(de 0,45 μm) selon la méthode (NFT 90-105).

3.1.1.5. Dosage des Orthophosphates


La concentration des orthophosphates est déterminée par la méthode colorimétrique par
formation en milieu acide d’un complexe avec le molybdate d’ammonium et le tartrate double
d’antimoine et de potassium selon la méthode ISO 6878.

42
Chapitre IV Matériel et méthodes

3.1.1.6. Dosage des nitrates (NO3-)


Le dosage des nitrates est déterminé par la méthode photométrique au salicylate de
sodium (NFT 90-012).

3.1.1.7. Dosage des nitrites (NO2-)


Les nitrites sont déterminés par spectrométrie d’absorption moléculaire selon la
méthode (ISO 5667).

3.1.1.8. Dosage de l’ammonium (NH4+)


La détermination de l’azote ammoniacal (NH4+) est effectuée par colorimétrie suite à
une catalyse en milieu alcalin par une solution de nitroprussiate de sodium selon la méthode
ISO 7150.

3.1.1.9. Dosage des métaux lourds


Les niveaux de Cd, de Cu et de Pb sont déterminés par ICP-MS (inductively Coupled
Plasma- Mass Spectrometry). Cette technique permet une analyse multi-éléments rapide et
précise d’échantillons en solution. Elle possède des limites de détection très basses, varient
selon les éléments et les matrices.

a. Principe de fonctionnement de l’ICP-MS


L'analyse des échantillons par ICP-MS est divisée en quatre étapes:

 (1) Introduction-nébulisation ;
 (2) Ionisation ;
 (3) Séparation en masse et charge ;
 (4) Détection.

Une pompe périlstatique permet l’introduction de l’échantillon dans une chambre de


vaporisation où le nébuliseur le transforme en un aérosol liquide composé de
microgouttelettes de quelques μm à l'aide d'argon. L'aérosol ainsi formé est envoyé dans une
torche à plasma d'argon (15 l.min-1) à très haute température (entre 6000 et 10.000 °C),
suffisante pour vaporiser, dissocier, atomiser et ioniser complètement la plupart des éléments.
La partie détection s'effectue grâce à un multiplicateur d'électron à dynodes discrètes. Les ions
aspirés dans les ouvertures de deux cônes en Nickel pur, sont focalisés par un système de
lentilles électrostatiques vers le quadripôle. Le spectromètre de masse quadripôlaire les sépare
sous l’influence de 4 barreaux soumis à des variations de potentiels selon leur rapport
masse/charge. Un analyseur multi-canaux enregistre les signaux électriques produits.

43
Chapitre IV Matériel et méthodes

Le signal se traduit en nombre de coups (nombre d'impulsions), une interface


informatique assure le transfert des données afin qu'elles soient traitées. Les nombres de
coups sont convertis en concentrations grâce à l’utilisation de deux types de calibrations :
externe (solutions étalons) et interne. Les étalons internes utilisés pour corriger la dérive
instrumentale sont le bismuth et l’indium (Rabiet, 2006).

b. Préparation des échantillons, des solutions étalons et des blancs pour les éléments
traces
Chaque échantillon destiné à l’analyse des éléments traces est préparé de la façon
suivante :

- 9.65 ml d’échantillon ;
- 0.25 ml de HNO3 ;
- 0.1 ml d’une solution de Bsmuthi-Indium à 1 mg/l (étalon interne).

Selon les niveaux de concentration, l’échantillon est dilué afin de se trouver dans la
gamme de la droite de calibration. Un blanc analytique est systématiquement passé en début
de chaque série analytique pour évaluer le bruit de fond de l’appareil. Il est préparé de la
même manière et au même moment que les échantillons avec de l’eau ultrapure et les mêmes
réactifs. Il est systématiquement soustrait des valeurs mesurées pour chaque échantillon
(Rabiet, 2006).

3.1.2. Paramètres microbiologiques


Les analyses microbiologiques des eaux usées ont porté dans un premier temps sur le
dénombrement de la flore mésophile aérobie totale, des coliformes totaux (CT), des
coliformes (CF), des streptocoques fécaux (SF), des anaérobies sulfito-réducteurs (ASR), des
staphylocoques et des levures. Dans un second temps, l’isolement, la purification et
l’identification de bactéries pathogènes ont été réalisés.

3.1.2.1. Dénombrement
L’analyse microbiologique des échantillons a été réalisée dès réception au laboratoire,
afin d’éviter toute modification éventuelle de la concentration microbienne initiale. Une série
de dilutions dans de l'eau distillée stérile est réalisée. Seules les dilutions 10-2 et 10-3 sont
utilisées pour le dénombrement des germes totaux (GT) et les indicateurs de contamination
fécale (CF et SF).

44
Chapitre IV Matériel et méthodes

a. Dénombrement des germes totaux


La recherche et le dénombrement des germes revivifiables se réalise sur milieu Glucose
Tryptone Extrait Agar (TGEA) à deux températures différentes afin de cibler à la fois les
microorganismes à tendance psychrophiles soit à 22°C et ceux franchement mésophiles soit à
37°C (Rodier, 2009).

b. Dénombrement des indicateurs de contamination fécale


La recherche et le dénombrement des CF et des SF ont été effectués selon la méthode
de dénombrement en milieu liquide par détermination du nombre le plus probable (NPP). Les
résultats de dénombrement sont déterminés à partir de la table de Mac Grady (Rodier, 2009).
b.1. Recherche et dénombrement des coliformes totaux et fécaux
La colimétrie consiste à déceler et dénombrer les germes coliformes dont les CF, Elle se
réalise en deux étapes :

 La recherche présomptive des coliformes sur milieu Bouillon lactosé au pourpre de


bromocrésole (BCPL).
 La recherche confirmative des CF sur milieu Schubert (Abouelouafa, 2002).

b.2. Dénombrement des streptocoques fécaux


Les SF sont dénombrés en milieu liquide à l'aide de deux bouillons de culture (milieu de
Rothe et le milieu Eva-Litsky). Cette méthode fait appel à deux tests consécutifs à savoir: test
de présomption suivi du test de confirmation (Abouelouafa, 2002).

b.3. Dénombrement des anaérobies sulfito-réducteurs


Les ASR se présentent sous forme de bactéries Gram positif, se développant en 24 à 48
heures sur une gélose viande foie (VF) en donnant des colonies typiques réduisant le sulfite
de sodium (Na2SO3) qui se trouve dans le milieu, en sulfure qui en présence de Fe2+ donne
FeS (sulfure de fer) de couleur noire. Les spores des ASR constituent généralement des
indices de contamination ancienne (Eddabra., 2011).

b.4. Abattement des bactéries fécales


L’abattement des différents types d’indicateurs de contamination fécale a été étudié sur
la STEP de la ville de Guelma. L’abattement considéré par cette étude est la différence des
concentrations entre l’entrée et la sortie de la STEP. Il est exprimé en pourcentage (Eddabra,
2011). On le calcule selon la formule suivante :

45
Chapitre IV Matériel et méthodes

 Abattement = ((E – S) / E) x 100


 E : Concentration à l’entrée de la station.
 S : Concentration à la sortie de la station

c. Dénombrement des staphylocoques et des levures


Le dénombrement des staphylocoques et des levures s’effectue par étalement en
surface, Un faible volume d’échantillon est réparti avec un étaleur stérile (pipette Pasteur
repliée « en râteau » sur la surface d’une gélose sélective en boite de Pétri (Abouelouafa,
2002 ; Rodier, 2009).

3.1.2.2. Isolement des microorganismes

Les géloses employées sont : Hektoen, Salmonelles-Schigelles (SS), Chapman,


Citrimide, Gélose nutritive alcaline biliée (GNAB) et Gélose nutritive (GN).
L’ensemencement par stries sur boites de Pétri est pratiqué le plus souvent dans un but
d’isolement. L’inoculum est prélevé directement à partir de l’eau à analyser est déposé sur un
point périphérique de la gélose puis disséminé par stries sur toute la surface. Les boites sont
codées puis incubées à 37°C pendant 24-48 heures (Aissam, 2003).

3.1.2.3. Purification
Une fois isolées, les souches sont purifiées par repiquages successifs sur le milieu
d'isolement convenable (Aissam, 2003).

3.1.2.4. Identification
Les colonies de bactéries isolées et purifiées sont ensemencées sur des milieux de
culture sélectifs (Hektoen, SS, Chapman, GNAB et Citrimide). Ensuite, l’identification est
effectuée par le système des plaques Api 20 E, Api 20 NE et Api Staph (Biomérieux, France).
Elle est basée sur l’assimilation de 12 sources de carbone et l’utilisation de 8 tests
biochimiques par des bactéries à Gram-négatif entériques et non entériques. L’identification
se fait par le logiciel API WEB (Aissam, 2003).

46
Chapitre IV Matériel et méthodes

3.2. Tests de génotoxicité des eaux usées


L’activité mutagène et génotoxique des échantillons des eaux usées prélevés à partir de
différents sites choisis durant notre étude a été réalisée par plusieurs tests de génotoxicité.

3.2.1. Test d’Ames


Tous les échantillons des eaux usées utilisés pour le test d’Ames ont été immédiatement
filtrés sur filtre 0,45 μm en acétate de cellulose afin d’éliminer les particules susceptibles de
perturber les mesures puis congelés à – 25 °C dans l’attente de la mise en œuvre du test
(Jolibois et al., 2009).

a. Matériel biologique
Deux souches bactériennes de nature génétique différente S. typhimurium (TA98 et
TA100) sont utilisées pour cette étude, ces souches ont été obtenues à partir du département
de Biologie, (Turquie). Elles sont porteuses de mutations His- différentes qui permettent de
tester des agents mutagènes variés. En plus des mutations spécifiques sur l'opéron His, ces
souches possèdent des caractères génétiques qui permettent d'augmenter leur sensibilité à
l'agression génotoxique. Les caractéristiques génotypiques de ces deux souches sont résumées
dans le tableau VII.

Tableau VII : Caractères génétiques des souches TA98 et TA100.


Défaut de la membrane
Souche Génotype Nature de la mutation plasmide
lipolysaccharidique
TA98 HisD3052 Mutation par délétion Rfa pKM101
TA100 HisG 46 Mutation par substitution de bases Rfa pKM101

Ces deux souches portent la mutation rfa qui affecte la structure de la membrane externe
lipolysaccharidique et augmente la perméabilité des souches aux molécules de masses
moléculaires élevées.
De plus, l’introduction du plasmide pKM101 dans ces souches augmente leur sensibilité
aux mutations induites par une exposition aux UV et aux produits chimiques tout en leur
conférant une résistance à l’ampicilline, ce qui permet de détecter facilement la présence du
plasmide. Une mutation par délétion du gène de la biotine rend les souches TA98 et TA100
biotine-dépendantes, et la mutation dans le gène uvrB-biotine dans ces souches bloque le
processus de réparation par excision-synthèse des lésions de l’ADN. La souche TA98 donne
des informations sur des mutations portant sur la séquence de l’ADN tandis que la souche
TA100 détecte les mutagènes qui causent des substitutions de pairs de bases (Cheriot, 2007).
47
Chapitre IV Matériel et méthodes

L’intégrité génétique et le taux de mutation spontané des souches de S. typhimurium ont


été vérifiés selon le protocole publié par Mortelmans et Zeiger (2000) et ceci avant
l’utilisation de ces colonies comme matériel biologique.

b. Activation des souches bactériennes


b.1. La préculture de nuit
A partir des souches conservées dans une gélose sélective Master black, des colonies
bien isolées sont inoculées dans 5ml de bouillon nutritif. L’incubation se fait à 37°C avec
agitation dans un bain Marie pendant 16 h. A côté des souches tests, on utilise un témoin qui
est la souche S. typhimurium sauvage dans les mêmes conditions.

b.2. Le réisolement des souches tests


A partir de la culture de nuit des souches et avec une anse de platine faire des stries dans
des boites contenant du milieu Master Black et incuber à 37°C pendant 48h-72h. Les boites
sont ensuite placées dans un réfrigérateur et serviront comme source de bactéries pour des
tests ultérieurs. Cette conservation dura jusqu’à 2 mois.

b.3. Le stockage des souches


Le stockage se fait dans des ependorffs de 1,2ml. 1ml de la culture bactérienne est
mélangé au 90l de glycérol, la conservation se fait à -80°C. Le mélange est à renouveler
chaque 6 mois.

c. Vérification des caractères génétiques


c.1. La culture
Le but de cette culture est d’arriver à la phase exponentielle de croissance c’est à dire
2.109 et qui correspond à une densité optique (DO= 0,4) à une longueur d’onde égale à 650
nm. A partir de la culture de nuit, on prélève 20l quand dilue dans 5ml de bouillon nutritif.
On les incube à nouveau à 37° pendant 2 heures avec agitation (Maron et Ames, 1983).

c.2. Réclamation de l’Histidine


La mutation his- rend les bactéries auxotrophes à cet acide aminé dans un milieu sélectif
contenant obligatoirement la biotine. Avec un écouvillon ou une anse de platine faire un seul
strie de chaque souche sur :

 Des boites de contrôle contenant uniquement 100l d’une solution


(0,5mM) stérile de biotine par boite appliquée à la surface de la gélose
minimale agar, avec un râteau.

48
Chapitre IV Matériel et méthodes

 Des boites his / biotine.

L’incubation se fait à 37°C pendant 24h (Maron et Ames, 1983).

c.3. La sensibilité aux UV


Le but de ce test est de vérifier l’existence de la mutation uvrB. Les souches testées et la
bactérie sauvage sont déposées en stries sur des boites de gélose nutritive. La moitié de la
boite est couvrit par une plaque en verre ensuite irradier par une lampe à UV à une distance de
30 cm et ceci pendant 8 secondes. L’incubation dura 24h à 37°C (Maron et Ames, 1983).

c.4. La résistance à l’ampicilline et la sensibilité au cristal violet (CV)


Il faut s’assurer de la résistance à l’ampicilline pour vérifier la présence du plasmide
pKM101 chez la TA98 et TA100 qui est instable. La sensibilité au CV est le résultat de la
mutation rfa. Ces deux caractéristiques sont testées simultanément. On prépare 3 disques de
papier Whatman, chaque disque est déposé sur boite de gélose nutritive imbibé de 10l
d’une des solutions suivantes :
 Solution à 1mg/ml de CV ;
 Solution à 10 mg/ml d’ampicilline ;
 L’eau distillée stérile est utilisée comme témoin.

L’incubation se fait à 37°C pendant 24h (Maron et Ames, 1983).

d. Mesure de la mutagénicité des échantillons des eaux usées

Le protocole utilisé est adapté de Maron et Ames (1983) avec une pré-incubation de
25 min à 37 °C. La pré-incubation est utilisée pour permettre un contact plus étroit entre les
souches et les composés à tester. Certains composés ne sont mutagènes qu’après activation
métabolique ou au contraire sont inactivés lors de leur métabolisation. Il est donc important
de tester le pouvoir mutagène des composés chimiques en présence et en l’absence
d’activation métabolique. Les bactéries ne possédant pas de système d’oxydation
métabolique, une source exogène d’origine mammifère d’activation métabolique doit être
ajoutée lors du contact entre les bactéries et les mutagènes potentiels. Pour cela, un système
d’oxydation métabolique extrait de rongeurs a été introduit dans le test d’Ames (Mortelmans
et Zeiger, 2000). Ce système d’activation métabolique est composé du surnageant après
centrifugation (9000 g) de foie de rats préalablement traités à l’Aroclor 1254 (fraction
microsomale notée S9). Dans le test, le S9 est ajouté en présence de NADP et de cofacteurs
nécessaires à l’oxydation (Maron et Ames, 1983). L’utilisation de composés chimiques dont
49
Chapitre IV Matériel et méthodes

l’activité mutagénique est connue (contrôles positifs), spécifiques des souches utilisées et des
conditions de test permettent de confirmer la spécificité, les propriétés de réversion des
souches ainsi que l’efficacité du système d’activation métabolique. Pour les deux souches
utilisées (TA98 et TA100), le 4-nitro-o-phenylenediamine (NPD), 2-aminofluorene (2AF),
sodium azide (SA) et 2-aminoanthracene (2AA) ont été utilisés comme contrôles positifs sans
et avec activation métabolique respectivement. Le contrôle négatif a été réalisé avec de l’eau
distillée stérile (Cheriot, 2007).

d.1. Procédure
Pour un test standard de mutagénicité, les différentes substances mélangées sont :

 En absence d’activation métabolique :


 100 μl de la culture de nuit (TA100 ou TA98).
 100 μl de l’échantillon à tester (échantillon d’eau usée).

 En présence d’activation métabolique :


 100 μl de la culture de nuit (TA100 ou TA98).
 50µl de l’échantillon à tester.
 500µl de S9 Mix.

Ce mélange est ensuite incubé pendant 25 min à 37 °C puis 2 ml de « top Agar » et 200
μl de la solution histidine-biotine sont ajoutés juste avant dépôt sur les boîtes de Pétri. Les
boîtes de Pétri sont ensuite incubées à 37 °C pendant 48 h (Mortelmans et Zeiger, 2000 ;
Cheriot, 2007).

50
Chapitre IV Matériel et méthodes

Figure 11 : Protocole du test de mutagenèse (test d’Ames) (Mortelmans et Zeiger, 2000).

3.2.2. Test des aberrations chromosomiques


Cet essai est basé sur la détection des AC dans les racines d’Allium cepa, le protocole de
ce test est inspiré de celui de Fiskesjö (1985).

a. Matériel végétal et conditions de culture

Le matériel végétal utilisé dans ce travail est la plante Allium cepa. Les bulbes de l'oignon
A. cepa (2n = 16) ont été achetés auprès d’un supermarché turc et sont cultivées dans de l’eau
distillée pendant 48h à l’obscurité.

51
Chapitre IV Matériel et méthodes

b. Traitement des bulbes


Il s’agit de placer les bulbes germés dans des tubes à essai contenant l’échantillon à
tester de façons à ce que seules les racines soient immergées. Le Methyl methanesulfonate
(MMS) est utilisée comme contrôle positif et l’eau distillée comme contrôle négatif. La durée
de l’exposition est de 24h. Afin de limiter la variabilité intra-individuelle, cinq réplicas par
échantillon ont été réalisés mais seuls les 5 organismes présentant la plus forte croissance
racinaires sont conservés pour les critères étudiés.

c. Fixation et coloration des extrémités racinaires


Les racines sont nettoyées à l’eau distillée et les deux derniers centimètres sont
prélevés et fixés à 4°C pendant une durée minimale d’une nuit dans un mélange éthanol/acide
acétique glacial (3v :1v) préparé ex-temporairement. Ce mélange appelé solution de Carnoy
est très instable. Il peut se produire une estérification s’il n’est pas préparé au moment de
l’utilisation.
L’éthanol a pour effet de précipiter et dénaturer les protéines, de dissoudre certains
lipides et de durcie les tissus. L’acide acétique est un bon fixateur des chromosomes, il
précipite les protéines du noyau.
Les extrémités racinaires peuvent ensuite être conservées à long terme dans de l’éthanol
à 70% pour une observation différée ou bien être hydrolysées dans le cas d’une observation
immédiate. Les extrémités racinaires sont alors placées dans de l’eau distillée pendant 10 min,
hydrolysées dans HCL 1N pendant 8 min et à nouveau transférées dans de l’eau distillée
pendant 5 min, changer l’eau distillée 3fois (5min/fois). Les racines sont ensuite colorées à
l’obscurité avec le réactif Feulgen pendant 20min à 25min. après la coloration, les racines
sont ensuite transférées dans de l’eau distillée pendant 2min.
Il s’agit ensuite de poser les racines sur les lames et couper la partie claire de la partie
foncée et cette dernière est coupée en très petits morceaux. Mettre sur chaque racine une
goutte de 45% d’acide acétique glacial couvrir par une lamelle, appuyer par papier filtre.
Après cette étape, utiliser le vernis à ongle transparent pour fermer les lamelles et éviter
l’évaporation de l’eau (Liman et al., 2010).

d. Examen des cellules des extrémités racinaires


L’observation des cellules racinaires a été effectuée au microscope optique
(objectif×960). L’indice mitotique (IM) et la fréquence des AC ont été déterminés selon
Saxena et al. (2005) et Liman et al. (2010). Pour le l’IM, les différentes phases de mitose ont

52
Chapitre IV Matériel et méthodes

été comptées dans un total de 5000 cellules (1000 cellules / lame) et exprimées en
pourcentage. Pour les AC, 100 cellules par lame étaient examinées.

3.2.3. Test de micronoyaux


Ce test a été réalisé durant un stage au sein du laboratoire de cytogénitique au Maroc, ce
test consiste à mettre en évidence des anomalies chromosomiques de nombre et/ou de
structure par la détermination et le dénombrement, au sein d’une population cellulaire en
interphase, de cellules présentant une ou plusieurs entités nucléaires indépendantes du noyau
principal (Carine, 2010).

a. Matériel biologique
Le modèle cellulaire utilisé est les lymphocytes du sang périphérique humain
(Amahdar, 2009).

b. Prélèvement sanguin
Les prélèvements ont été réalisés par ponction veineuse sur tubes héparine-lithium, sur
des donneurs volontaires qui répondent aux critères suivants : des hommes en bonne santé,
non-fumeurs, non drogueur et ils ne prennent pas des médicaments (Carine, 2010).

c. Mise en culture des cellules lymphocytaires


A partir de chaque échantillon de sang prélevé, 0,5 ml de sang total ont été mis en
culture dans des tubes stériles dans : 4,5 ml de Milieu RPMI (RPMI 1640 medium 1X, sans
glutamine) supplémenté avec 20 % de sérum de veau fœtal (SVF), 1 % d’antibiotiques
(Pénicilline 10 000 U.ml-1 et Streptomycine 10000 μg.ml-1), 1 % de L-Glutamine et 1 % de
Phytohémagglutinine, agent mitogène spécifique des lymphocytes. Des concentrations
croissantes des échantillons des eaux usées filtrés sur membrane 0,22 µm (0,3ml, 0,6ml et
0,9ml) sont ajoutés au mélange. Les tubes sont inclinés et incubées dans un bain Marie
pendant 72h à 37°C (Amahdar, 2009).

d. Blocage de la division cellulaire


Après 44h de la culture, 0,1 ml de la cytochalasine B est ajouté dans chaque tube.
Après une homogénéisation manuelle, les tubes sont remis au bain marie à 37°C pendant 28
heures (Amahdar, 2009).

53
Chapitre IV Matériel et méthodes

e. Traitement cytologique
 Choc hypotonique
Après une culture de 72h, les tubes sont centrifugés pendant 8 min à 800 tours/minute.
Le surnageant est éliminé par aspiration à la pipette pasteur en laissant quelques gouttes du
milieu au-dessus du culot, ce dernier est remis en suspension dans la solution hypotonique
(chlorure de potassium à 0,075m). L’homogénéisation se fait à l’aide d’un vortex (Amahdar,
2009).

 Fixation

Une fois le choc hypotonique effectué, les tubes sont centrifugés à 800t/minutes,
pendant 8 minutes. Le surnageant est éliminé et le culot est remis en suspension en ajoutant le
fixateur (3 volumes de méthanol pour 1 volume d’acide acétique) goutte à goutte jusqu’à ce
que la suspension devienne noire puis on complète jusqu’à 5 ml avec le fixateur, tout en
homogénéisant au vortex (Amahdar, 2009).

f. Etalement des lames


L’étalement se fait à l’aide d’une pipette pasteur sur des lames codées, propres et
dégraissées.

g. Lecture des résultats


La lecture est effectuée au microscope optique (Objectifx960). Pour l’indice de
prolifération (IP), les cellules mononuclées, binuclées, trinuclées et les tétranuclées ont été
comptées. Seuls les lymphocytes binuclés entourés d’un cytoplasme bien délimité sont
observés pour la détection des MNx (Amahdar, 2009).

 Indice de prolifération cellulaire


L’IP est une mesure indirecte de la durée du cycle cellulaire. Il dépend du taux de
cellules mononucléées, binucléées, trinucléées et tetranucléées. Il est défini par la formule
suivante (Glouib et al., 2006) :

IP = (1×N1) + (2×N2) + (3×N3) + (4×N4)/1000 cellules examinées avec :

N1: nombre de cellules mononucléées;


N2: nombre de cellules binucléées ;
N3 : nombre de cellules trinucléées ;
N4 : nombre de cellules tétranucléées.

54
Chapitre IV Matériel et méthodes

3.3. Analyses statistiques des résultats


L’analyse statistique des paramètres physicochimiques et le test de MN a été réalisée
par le logiciel MINITAB 16, en utilisant le test de comparaison à un facteur ANOVA. Les
résultats du test d'Ames ont été analysés statistiquement en utilisant SPSS pour Windows, et
pour cela, le test de Mann-Whitney a été réalisé. Les données de la longueur des racines, IM
et AC ont été exprimés en pourcentages et les niveaux de signification dans les différents
groupes de traitement ont été analysés par les tests de gamme multiple de Duncan en utilisant
l'analyse d'une manière de la variance (ANOVA).

55
Chapitre V Résultats et discussion

Ce chapitre présente les résultats et la discussion des analyses physicochimiques et


microbiologiques effectuées durant notre étude suivis de l’ensemble des résultats relatifs aux
tests de génotoxicité sur cellules procaryotiques (test d’Ames) et eucaryotiques (Allium test et
test de MN) réalisés sur les échantillons des eaux usées prélevés à partir de différents sites
choisis.

1. Résultats des Analyses physicochimiques et microbiologiques


1.1. Paramètres physicochimiques
Avant que les eaux usées soient rejetées dans le milieu naturel, elles doivent
impérativement obéir à des normes établies pour protéger les milieux récepteurs contre tout
type de pollution.
Pour cela, elles sont acheminées vers une station d’épuration où elles subissent
plusieurs phases de traitement en fonction du flux de leur charge polluante et de la sensibilité
du milieu aquatique récepteur, les valeurs guides sont consignées dans l’annexe III.

Les résultats des paramètres physicochimiques des eaux usées prélevées sont présentés
dans le tableau VIII.

56
Chapitre V Résultats et discussion

Tableau VIII : Propriétés physicochimiques des eaux usées prélevées.

Paramètre Avril 2012 Juillet 2012 Novembre 2012 Février 2013 Avril 2013
S1 7.63±0.20* 7.43±0.05 7.52±0.02* 7.73±0.14 7.66±0.2
S2 7.16±0.15* 7.21±0.21 7.24±0.21* 7.70±0.17 7.30±0.5
pH±SD S3 7.03±0.05* 7.14±0.12 7.05±0.05* 7.45±0.21 7.40±0.36
S4 7.00±0.10* 7.11±0.12 7.15±0.05* 7.40±0.26 7.40±0.3
S5 7.06±0.15* 7.27±0.06 7.24±0.04* 7.53±0.05 7.43±0.32
S1 16.60±0.65* 24.33±0.57*** 16.9±0.17 11.9±0.17* 20.93±1
S2 17.16±0.15* 21.30±0.60*** 16.13±1.2 11.9±0.17* 20.96±0.05
T°C±SD S3 17.33±0.66* 20.10±0.10*** 16.23±0.49 12.43±0.46* 20.66±0.57
S4 17.46±0.55* 20.43±0.51*** 15.93±0.95 12.33±0.28* 20.33±0.57
S5 16.13±0.23* 24.66±0.40*** 15.46±0.28 11.46±0.56* 21.03±0.057
S1 1.27±0.09 1.21±0.02* 1.28±0.15* 1.37±0.18 1.62±0.15***
S2 1.20±0.01 1.23±0.03* 1.52±0.06* 1.39±0.04 1.31±0.08***
Condonctivité
S3 1.26±0.03 1.13±0.02* 1.21±0.10* 1.38±0.09 1.21±0.06***
ms/cm±SD
S4 1.20±0.03 1.05±0.03* 1.26±0.03* 1.25±0.03 1.22±0.01***
S5 1.18±0.02 1.10±0.1* 1.19±0.06* 1.28±0.02 1.17±0.07***
S1 435.7±40.10*** 440.3±62.30*** 333.5±149.30 * 455.83±11.060*** 429.90±20.60***
S2 43±6.08*** 62.33±6.81*** 249.3±44* 359.7±36.2 *** 337.30±33.3***
DCO
S3 32±1.00*** 24.67±5.03*** 188±58.6* 321.30±18.70*** 77.67±16.77***
mg/l±SD
S4 7.93±2.76*** 28.33±2.89*** 58.00±8.54* 56.67±4.93*** 43.33±2.52***
S5 1.80±0.26*** 27.33±2.52*** 11.07±3.41* 35.69±2.55*** 29.26±1.55***
S1 247.67±16.17*** 214 ± 4.58*** 247±52,70*** 279.96±10.76 *** 220±11.36 ***
S2 37.67±3.21 *** 15.67 ± 4.04*** 37±7*** 148±20.7 *** 122.33±2.08***
DBO5
S3 15±5.00 *** 11.66 ± 1.52*** 14.33±5.13*** 32.67±8.74*** 24.00±3.61***
mg/l±SD
S4 18±2.65*** 11 ± 3*** 9.66±1.15*** 19.67±5.51*** 26.00±1.00***
S5 17.50±0.86*** 9.66 ±1.15 *** 12.66±1.52*** 16.87±2.73*** 20.53±2.34 ***
S1 349.3±27.2 *** 273±42.8*** 202.3±73.3*** 223.33±11.37*** 519.30±18.00 ***
S2 42.00±2.00*** 43.33±2.89*** 69±1*** 70.30±19.50*** 234.00±2.00***
MES
S3 17.00±1.00*** 26.67±2.08*** 45.33±3.21*** 38.00±2.65*** 50.33±9.50 ***
mg/l±SD
S4 10.67±2.31*** 14.67±3.06*** 25.33±2.31*** 21.00±2*** 25.00±3***
S5 3.83±1.76 *** 9.33±4.73*** 11.33±2.08*** 15.00±3*** 11.00±3***
S1 3.10±3.38 2.033±0.89*** 1.00±1 49.00±2*** 1.60±0.1
S2 0.25±0.02 0.16±0.07*** 0.50±0.1 12.00±4*** 1.16±0.35
NO2-
S3 0.03±0.05 0.06±0.11*** 1.00±0.2 9.00±1*** 5.00±3
mg/l±SD
S4 1.78±0.20 0.07±0.02*** 1.50±0.20 7.33±3.51*** 4.4±0.10
S5 0.83±0.57 0.14±0.21*** 0.40±0.34 2.50 *** 4.00±3
S1 4.00±20.00*** 3.83±1.25*** 1.20±0.10*** 5.20±0.10* 2.00±1.00*
S2 3.46±0.25*** 3.70±0.20*** 6.70±0.30*** 5.00±2.00* 1.2±0.00*
NO3-
S3 2.00±10.00*** 2.40±0.40*** 3.00±1.00*** 10.00±4.00* 8.67±3.51*
mg/l±SD
S4 1.30±0.20*** 10.00±20.00*** 4.00±1.00*** 10.70±0.10* 5.00±3.00*
S5 16.00±20.00*** 13.83±0.76*** 11.33±0.57*** 12.10±0.30* 10.33±3.06*
S1 47.20±7.54*** 33.67±3.21*** 55.49±5.28*** 41.67±6.66*** 24.19±1.83***
S2 32.40±0.40*** 15.00±30.00*** 27.45±0.55*** 29.00±4.00 *** 20,33±2.52***
NH4+
S3 26.40±0.40*** 1.30±0.30*** 1.32±0.77*** 10.00±4.00*** 14.00±50***
mg/l±SD
S4 5.20±0.10*** 0.79±0.29*** 0.92±0,00*** 3.20±0,00*** 10.3±0.70***
S5 3.33±0.57*** 1.30±0.60*** 1.87±1.44*** 2.83±0.28*** 2.53±1.62***
S1 0.83±0.76 1.16±0.35* 1.76±0.03*** 0.10±0.01*** 0.12±0.02
S2 0.03±0.05 0.6±0.30* 1.20±0.10*** 0.08±0.02*** 0.10±0.01
PO4-3
S3 0.02±0.01 0.33±0.15* 1±0.50*** 0.03±0.01*** 0.09±0.03
mg/l±SD
S4 0.02±0.02 1.03±0.05* 0.46±0.20*** 0.03±0.02*** 0.07±0.01
S5 0.46±0.45 0.72±0.23* 0.22±0.00*** 0.01±0.005*** 0,22±0.36
*
Résultat significatif, ** résultat très significatif, *** résultat hautement significatif, p≤0,05, SD : écart type, S1 :
entrée de la station, S2 : sortie du décanteur, S3 : sortie du bassin d’aération, S4 : sortie du clarificateur et S5 :
sortie de la station.

57
Chapitre V Résultats et discussion

1.1.1. Température
La température est un facteur abiotique important. Sa mesure est nécessaire, étant donné
le rôle qu’elle joue dans la solubilité des gaz, dans la dissociation des sels dissous et dans la
détermination du pH (Who, 1987). L’augmentation de ce paramètre favorise l’auto-épuration
et accroît la vitesse de sédimentation, ce qui présente un intérêt dans les stations d’épuration.
Par ailleurs, avec la température les réactions chimiques et biochimiques s’accélèrent (Rodier,
1996).
La figure 12 représente les variations saisonnières de la température au niveau de
chaque site de prélèvement.
Durant cette étude, Les valeurs moyennes de la température varient entre 11,467±
0,569 °C et 24,333± 0,577 °C avec une légère différence entre les sites d’étude. Les fortes
valeurs de la température ont été enregistrées pendant Juillet 2012 tandis que les plus faibles
valeurs ont été détectées pendant Février 2013. Ces résultats mettent en évidence une
différence saisonnière de la température entre les périodes d’étude. Les valeurs moyennes de
la température détectées durant notre étude sont inférieures à la valeur limite des rejets directs
dans le milieu récepteur (JORA, 2006), et également elles sont inférieures à 35°C, considérée
comme valeur limite indicative pour les eaux destinées à l'irrigation des cultures.

30

25
Température°C

20
S1
15 S2
S3
10
S4
5 S5
0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 12 : Variation de la température des différents échantillons des eaux usées.

Les résultats de l’analyse statistique de la comparaison des moyennes de la température


des cinq sites sont présentés dans le tableau IX.
L’examen des résultats de l’analyse de la variance montre qu’il existe des différences
significatives entre les moyennes de la température des cinq sites sauf pour les périodes

58
Chapitre V Résultats et discussion

suivantes : Novembre 2012 et Avril 2013 où il n’existe pas de différences entre les moyennes
de ce paramètre.

Tableau IX : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification appliquée à la


température des eaux usées prélevées.

Période ddl SCE CM Fobs P


P1 4 3,749 0,937 3,74 0,041*
P2 4 56,913 14,228 62,40 0,000***
P3 4 3,247 0,812 1,50 0,275 ns
P4 4 1,809 0,452 3,33 0,05*
P5 4 1,004 0,251 0,74 0,584 ns
ddl: degrés de liberté, SCE : somme des carrés des écarts, CM : carré moyen, Fobs : valeur observée de F de
Fisher, P : probabilité de mettre en évidence des différences significatives, P≤α = 0,05: (*) ; différences
significatives, P≤α = 0,001: (***) ; différences très hautement significatives, P˃ α =0,05 (ns) : différences non
significatives.

1.1.2. pH
Le pH influence la plupart des mécanismes chimiques et biologiques dans les eaux. Ce
paramètre est un élément important pour l’interprétation de la corrosion dans les canalisations
des installations de l’épuration (Eddabra, 2011). La figure 13 représente les valeurs du pH
obtenues durant cette étude. Les valeurs du pH des échantillons d'eau prélevés étaient neutres
et variées entre 7,000 ± 0,100 et 7,736 ± 0,148, ces résultats sont en accord avec ceux obtenus
par El Guamri et Belghity (2006). Ces valeurs sont également proches de celles des normes
algériennes de la qualité des eaux destinées à l’irrigation (FAO, 2003). De même, ces valeurs
sont généralement comprises entre 6,5 et 8,5 considérées comme valeurs limites de rejets
directs dans le milieu récepteur (JORA, 2006).

7,8
7,6
7,4 S1
pH 7,2 S2
7 S3
6,8 S4

6,6 S5
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 13 : Variation des valeurs du pH des différents échantillons des eaux usées.

59
Chapitre V Résultats et discussion

Les résultats de l’analyse statistique de la comparaison des moyennes du pH des cinq


sites sont présentés dans le tableau X.
L’examen des résultats de l’analyse de la variance montre qu’il existe des différences
significatives entre les moyennes du pH des cinq sites sauf pour les périodes Juillet 2012,
Février 2013 et Avril 2013 où il n’existe pas de différences entre les moyennes de ce
paramètre, ceci est probablement dû à l’absence systématique de déversements fortement
acides ou alcalins durant ces périodes (Tamrabet, 2011).

Tableau X : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification appliquée au pH des


eaux usées.
Période ddl SCE CM Fobs P
P1 4 0,8173 0,2043 9,89 0,002*
P2 4 0,1958 0,0489 2,94 0,076 ns
P3 4 0,3659 0,0915 8,43 0,003*
P4 4 0,2652 0,0663 1,93 0,182 ns
P5 4 0,223 0,056 0,45 0,770 ns
ddl: degrés de liberté, SCE : somme des carrés des écarts, CM : carré moyen, Fobs : valeur observée de F de
Fisher, P : probabilité de mettre en évidence des différences significatives, P≤α = 0,05: ( *) ; différences
significatives, P˃ α =0,05(ns) : différences non significatives.

1.1.3. Conductivité
La valeur de la conductivité électrique est probablement l'une des plus simples et des
plus importantes pour le contrôle de la qualité des eaux usées. Elle traduit le degré de
minéralisation globale, et renseigne sur le taux de salinité (Eddabra, 2011). Les résultats
obtenus de la conductivité électrique des échantillons des eaux prélevés sont présentés dans
la figure 14.

D'une manière générale, les valeurs moyennes de la conductivité détectées varient entre
1,05±0,03 ms/cm et 1,620±0,158 ms/cm. Ces résultats mettent en évidence une forte
minéralisation due principalement à la charge organique (Chafai, 1996 ; Yazid, 2014). La
comparaison des valeurs de la conductivité électrique au niveau des eaux usées analysées avec
les normes de qualité des eaux destinées à l'irrigation permet de déduire que ces eaux usées
sont acceptables pour l'irrigation (FAO, 2003).

60
Chapitre V Résultats et discussion

1,8
1,6
Conductivitéms/cm 1,4
1,2
S1
1
S2
0,8
S3
0,6
0,4 S4

0,2 S5
0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 14 : Variation des valeurs de la conductivité des différents échantillons des eaux usées.

Les résultats de l’analyse statistique de la comparaison des moyennes de la conductivité


des cinq sites sont présentés dans le tableau XI.
L’examen des résultats de l’analyse de la variance montre qu’il existe des différences
significatives entre les moyennes de la conductivité des cinq sites sauf pour les périodes
Avril 2012 et Février 2013 où il n’existe pas de différences entre les moyennes de ce
paramètre.

Tableau XI : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification appliquée à la


conductivité des eaux usées.
Période ddl SCE CM Fobs P
P1 4 0,01820 0,00455 1,73 0,220 ns
P2 4 0,06544 0,01636 5,82 0,011**
P3 4 0,20537 0,05134 5,89 0,011**
P4 4 0,04509 0,01127 1,19 0,371 ns
P5 4 0,40116 0,10029 12,00 0,001***
ddl: degrés de liberté, SCE : somme des carrés des écarts, CM : carré moyen, Fobs : valeur observée de F de
Fisher, P : probabilité de mettre en évidence des différences significatives, P≤α = 0,01: (**) ; différences
hautement significatives, P≤α = 0,001: (***) ; différences très hautement significatives, P˃ α =0,05 : (ns) ;
différences non significatives.

1.1.4. Demande chimique en oxygène


La DCO correspond à la quantité d'oxygène qui a été consommée par voie chimique
pour oxyder l'ensemble des matières oxydables présentes dans l'eau. La DCO est
particulièrement indiquée pour mesurer la pollution d'un effluent industriel (Rodier, 2005).

61
Chapitre V Résultats et discussion

La figure 15 représente les résultats obtenus de la DCO des échantillons des eaux usées
prélevés. Les plus fortes concentrations de la DCO ont été enregistrées au niveau du S1 avec
des valeurs moyennes 435.7±40.10 mg/l, 440.3±62.30 mg/l, 333.5±149.30 mg/l,
455.83±11.060 mg/l et 429.90±20.60 mg/l pendant Avril 2012, Juillet 2012, Novembre 2012,
Février 2013 et Avril 2013 respectivement. Une diminution significative a été enregistrée au
niveau des autres stades du traitement d’épuration. Les valeurs obtenues au S5 sont comprises
entre 1.800±0.265 mg/l et 35,69±2,55 mg/l. Elles sont inférieures aux normes fixées par
l’OMS pour les eaux destinées à l’irrigation et restent dans les normes fixées à 120 mg/l
considérée comme valeur limite de rejet direct pour les stations d'épuration.

500
450
400
350
300 S1
DCO 250
S2
mg/l
200 S3
150
S4
100
S5
50
0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 15 : Variation des valeurs de la DCO des différents échantillons des eaux usées.

Les résultats de l’analyse statistique de la comparaison des moyennes de la DCO sont


présentés dans le tableau XII.
L’examen des résultats de l’analyse de la variance montre qu’il existe des différences
hautement significatives entre les moyennes de la DCO des cinq sites et ceci quelle que soit la
période d’étude.

62
Chapitre V Résultats et discussion

Tableau XII : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification appliquée à la DCO


des eaux usées.
Période ddl SCE CM Fobs P
P1 4 415744 103936 314,57 0,000***
P2 4 395878 98970 124,75 0,000***
P3 4 213367 53342 9,61 0,002**
P4 4 428095 107024 295,02 0,000***
P5 4 417088 104272 286,65 0,000***
ddl: degrés de liberté, SCE : somme des carrés des écarts, CM : carré moyen, Fobs : valeur observée de F de
Fisher, P : probabilité de mettre en évidence des différences significatives, P≤α = 0,001: ( ***) ; différences très
hautement significatives.

1.1.5. Demande biologique en oxygène


La DBO exprime la quantité d'oxygène nécessaire à la destruction ou à la dégradation
des matières organiques d'une eau par les microorganismes du milieu. Ce paramètre est un
bon indicateur de la teneur en matière organique biodégradable d'une eau au cours des
procédés d'autoépuration (Rejsek, 2002).
La figure 16 représente les résultats obtenus de la DBO5 des échantillons des eaux usées
prélevés. Les valeurs maximales des concentrations de la DBO5 ont été détectées à l’entrée de
la station 247.67±16.17 mg/l, 214±4.58 mg/l, 247±52,70 mg/l, 279.96±10.76 mg/l et
220±11.36 mg/l avec une diminution très significative de celles-ci au niveau des autres sites et
ceci quelle que soit la période d’étude.
Les valeurs des DBO5 obtenues à la sortie de la station oscillent entre 9.667±1.155 et
20,53±2,34 mg/l. La valeur maximale enregistrée dans les eaux usées traitées indique que le
traitement biologique effectué sur l’eau usée est acceptable selon la norme de la FAO qui
exige une DBO5 inférieure à 25 mg/l.

300

250

200
S1
DBO5 150
S2
mg/l
S3
100
S4
50 S5
0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 16 : Variation des valeurs de la DBO5 des différents échantillons des eaux usées.

63
Chapitre V Résultats et discussion

Les résultats de l’analyse statistique de la comparaison des moyennes de la DBO5 des


cinq sites sont présentés dans les tableaux XIII.
L’examen des résultats de l’analyse de la variance montre qu’il existe des différences
très hautement significatives entre les moyennes de la DBO5 des cinq sites et ceci quelle que
soit la période d’étude.

Tableau XIII : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification appliquée à la


DBO5 des eaux usées.
Période ddl SCE CM Fobs P
P1 4 123168,0 30792,0 505,75 0,000***
P2 4 97989,6 24497,4 2449,74 0,000***
P3 4 126816 31704 55,54 0,000***
P4 4 157763 39441 300,25 0,000***
P5 4 92841,9 23210,5 759,57 0,000***
ddl: degrés de liberté, SCE : somme des carrés des écarts, CM : carré moyen, Fobs : valeur observée de F de
Fisher, P : probabilité de mettre en évidence des différences significatives, P≤α = 0,001: ( ***) ; différences très
hautement significatives.

Le rapport de biodégradabilité DCO/DBO5 des eaux usées brutes est compris entre 1,35
et 2,05 (Tab. XIV), ce rapport se trouve dans l’intervalle (2-2,5), qui selon Rodier (2009)
caractérise les eaux usées urbaines, ce qui indique que la matière oxydable (MO = 1/3 DCO +
2/3 DBO5) de ces eaux est facilement dégradable (El Guamri et Belghyti, 2006 ; Tamrabet,
2011). Les résultats obtenus du rapport des eaux usées traitées indiquent que ces eaux
possèdent une bonne biodégradabilité (Tamrabet, 2011).

Tableau XIV : Rapport de biodégradabilité et MO des échantillons des eaux usées testés.
DCO/DBO5 MO
Sites
P1 P2 P3 P4 P5 P1 P2 P3 P4 P5
Site1 1.75 2.05 1.35 1.62 1.95 310,34 298,4 275,8 338,5 289,6
Site5 0.1 2.82 0.87 2.11 1.42 12,26 15,55 12,13 23,14 23,44

1.1.6. Matières en suspension


Les MES, représentent l'ensemble des particules minérales et organiques contenues dans
les eaux usées (N’diaye et al., 2011). L’abondance des MES dans l’eau favorise la réduction
de la luminosité et abaisse la production biologique du fait, en particulier, d’une chute de
l’oxygène dissous consécutive à une réduction des phénomènes de photosynthèse (CREPA,
2007).

64
Chapitre V Résultats et discussion

La figure 17 illustre la quantité des MES dans les eaux usées prélevées. Les résultats
obtenus montrent que les eaux usées brutes sont caractérisées par des concentrations
moyennes en MES assez élevées : 349.3±27.2 mg/l, 273±42.8 mg/l, 202.3±73.3 mg/l,
223.33±11.37 mg/l et 519.30±18.00 mg/l et ceci pendant Avril 2012, Juillet 2012, Novembre
2012, Février 2013 et Avril 2013 respectivement.
Ces résultats sont liés souvent à la charge importante en matières organiques des eaux
usées urbaines qui arrivent à la station, ces résultats se concordent avec ceux obtenus par El
Guamri et Belghity (2006), étude réalisée au Maroc sur les eaux usées brutes de la commune
urbaine de Saknia. La diminution observée des MES aux niveaux des autres stades du
traitement est due au système d’épuration utilisée dans la STEP. Les teneurs en MES
enregistrées dans les eaux traitées sont en accord avec les normes de la FAO fixées à un
maximum de 30 mg/l.

600

500

400
S1
MES 300
S2
mg/l
S3
200
S4
100 S5
0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 17 : Variation des valeurs des MES des différents échantillons des eaux usées.

Les résultats de l’analyse statistique de la comparaison des moyennes des MES des
cinq sites sont présentés dans le tableau XV. Ces résultats montrent qu’il existe des
différences très hautement significatives les moyennes des MES des cinq sites et ceci quelle
que soit la période d’études.

65
Chapitre V Résultats et discussion

Tableau XV : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification appliquée aux MES


des eaux usées.
Période ddl SCE CM Fobs P
P1 4 265373 66343 439,50 0,000***
P2 4 151447 37862 101,11 0,000***
P3 4 70669 17667 16,38 0,000***
P4 4 89696 22424 211,68 0,000***
P5 4 560204 140051 840,98 0,000***
ddl: degrés de liberté, SCE : somme des carrés des écarts, CM : carré moyen, Fobs : valeur observée de F de
Fisher, P : probabilité de mettre en évidence des différences significatives, P≤α = 0,001: ( ***) ; différences très
hautement significatives.

1.1.6. Nitrites (NO2-)


Les nitrites représentent la forme la moins oxygénée et la moins stable des composés
azotés. Leur présence est due, soit à l’oxydation bactérienne de l’ammoniaque, soit à la
réduction des nitrates (Rejsek, 2002).
La figure 18 représente la variation des concentrations des nitrites dans les échantillons
des eaux usées prélevés. Les plus fortes concentrations des nitrites ont été détectées au niveau
du site S1, ces valeurs sont : 3.10±3.38 mg/l, 2.033±0.89 mg/l, 1.00±1 mg/l, 49.00±2 mg/l et
1.60±0.1 mg/l et ceci pendant Avril 2012, Juillet 2012, Novembre 2012, Février 2013 et Avril
2013 respectivement.
Les teneurs en nitrite enregistrées au niveau du site S5 varient de 0.147±0.219 à 4,00
±3,00 mg/l. les valeurs observées pendant Avril 2012, Juillet 2012, Novembre 2012 et Février
2013 sont inférieurs aux normes fixées par la FAO (3 mg/l), tandis que la valeur maximale
détectée dans ce site pendant Avril 2013 dépasse légèrement cette norme.

60

50

40
S1
NO2- 30
S2
mg/l
20 S3
S4
10
S5
0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 18 : Variation des valeurs de NO2- des différents échantillons des eaux usées.

66
Chapitre V Résultats et discussion

Les résultats de l’analyse statistique de la comparaison des moyennes de NO2- des cinq
sites sont présentés dans le tableau XVI.
L’examen des résultats de l’analyse de la variance montre qu’il existe des différences
significatives entre les moyennes de NO2-des cinq sites sauf pour les périodes Avril 2012 et
Février 2013 et Avril 2013 où il n’existe pas de différences entre les moyennes de ce
paramètre.

Tableau XVI : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification appliquée au NO2-


des eaux usées.
Période ddl SCE CM Fobs P
P1 4 19,04 4,76 2,02 0,168 ns
P2 4 8,879 2,220 12,74 0,001***
P3 4 2,364 0,591 2,44 0,115 ns
P4 4 4234,07 1058,52 158,78 0,000***
P5 4 36,03 9,01 2,48 0,111 ns
ddl: degrés de liberté, SCE : somme des carrés des écarts, CM : carré moyen, Fobs : valeur observée de F de
Fisher, P : probabilité de mettre en évidence des différences significatives, P≤α = 0,001: ( ***) ; différences très
hautement significatives, P˃ α =0,05 : (ns) ; différences non significatives.

1.1.7. Nitrates (NO3-)


Les nitrates constituent la forme oxydée finale de l’azote. Leur présence dans l’eau
atteste d’une bonne récupération en cas de pollution organique. L’activité humaine est
indubitable dès que l’on observe des concentrations dépassant 12 mg/l (Bremond et Perrodon,
1979).
La figure 19 illustre la variation des concentrations des nitrates dans les échantillons des
eaux usées prélevés. Les plus fortes concentrations en nitrates ont été enregistrées au niveau
du site S5 avec des valeurs moyennes : 16.00±20.00 mg/l, 13.83±0.76 mg/l, 11.33±0.57 mg/l,
12.10±0.30 mg/l et 10.33±3.06 mg/l pendant Avril 2012, Juillet 2012, Novembre 2012,
Février 2013 et Avril 2013 respectivement. L’augmentation dans les teneurs en nitrates durant
cette étude peut être expliqué par le métabolisme des composés azotés, transformation de
l’ammoniaque en nitrate (Bengoumi et al., 2004 ; Khalid et al., 2011 ; Yazid, 2014).
Cependant, ces teneurs dans les eaux usées traitées ne dépassent pas la norme fixée par
l’OMS pour l’utilisation des eaux usées en irrigation.

67
Chapitre V Résultats et discussion

18
16
14
12
S1
NO3 10
-
S2
mg/l 8
S3
6
4 S4

2 S5
0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 19 : Variation des valeurs de NO3- des différents échantillons des eaux usées.

Les résultats de l’analyse statistique de la comparaison des moyennes de NO3- des cinq
sites sont présentés dans le tableau XVII.
L’examen des résultats de l’analyse de la variance montre qu’il existe des différences
hautement significatives entre les moyennes de NO3- des cinq sites et ceci quelle que soit la
période d’étude.

Tableau XVII : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification appliquée


au NO3- des eaux usées.
Période ddl SCE CM Fobs P
P1 4 439,25 109,81 60,31 0,000***
P2 4 292,40 73,10 57,41 0,000***
P3 4 186,411 46,603 95,76 0,000***
P4 4 129,42 32,35 8,04 0,004**
P5 4 193,08 48,27 7,62 0,004**
ddl: degrés de liberté, SCE : somme des carrés des écarts, CM : carré moyen, Fobs : valeur observée de F de
Fisher, P : probabilité de mettre en évidence des différences significatives, P≤α = 0,001: ( ***) ; différences très
hautement significatives.

1.1.8. Ammonium (NH4+)


L’ammonium est la forme d’azote la plus toxique. Sa présence dans l’eau est liée soit
aux rejets urbains et industriels, soit par réduction des formes azotées (nitrates et nitrites) en
conditions réduites (Debieche, 2002).
La figure 20 représente la variation des concentrations de l’ammonium dans les
échantillons des eaux usées prélevés. Les teneurs les plus élevées de l’azote ammoniacal ont
été détectées au niveau du site S1, ces valeurs sont : 47.20±7.54 mg/l, 33.67±3.21 mg/l,

68
Chapitre V Résultats et discussion

55.49±5.28 mg/l, 41.67±6.66 mg/l et 24.19±1.83 mg/l pour l’ammonium et ceci pendant Avril
2012, Juillet 2012, Novembre 2012, Février 2013 et Avril 2013 respectivement.
Les résultats obtenus de l’ammoniaque dans les eaux usées traitées varient entre 1.300±
0.600 et 3.333 ±0.577 mg/l. Ces valeurs sont inférieures à la norme des eaux d’irrigation
recommandées par la FAO qui exige des teneurs <3 mg/l (FAO, 2003). Certains auteurs
comme Ayers et Westcot (1985) trouvent que ces teneurs en ammoniaque sont inclues dans la
gamme habituelle d’une eau destinée à l’irrigation (0-5 mg/l). L’évaluation de la qualité d’une
eau est en rapport avec l’évaluation quantitative de sa charge en matière azotées. L’azote joue
un rôle primordial dans le métabolisme des plantes (Skiredje, 2005).

60

50

40
S1
NH4+ 30
S2
mg/l
S3
20
S4
10 S5
0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 20 : Variation des valeurs de NH4+ des différents échantillons des eaux usées.

Les résultats de l’analyse statistique de la comparaison des moyennes de NH4+ des


cinq sites sont présentés dans le tableau XVIII.

L’examen des résultats de l’analyse de la variance montre qu’il existe des différences
très hautement significatives entre les moyennes de NH4+ des cinq sites et ceci quelle que soit
la période d’étude.

69
Chapitre V Résultats et discussion

Tableau XVIII : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification appliquée au NH4+


des eaux usées.
Période ddl SCE CM Fobs P
P1 4 4167,4 1041,9 90,46 0,000***
P2 4 2461,41 615,35 154,83 0,000***
P3 4 6970,22 1742,55 282,43 0,000***
P4 4 3576,0 894,0 58,50 0,000***
P5 4 866,22 216,56 28,64 0,000***
ddl: degrés de liberté, SCE : somme des carrés des écarts, CM : carré moyen, Fobs : valeur observée de F de
Fisher, P : probabilité de mettre en évidence des différences significatives, P≤α = 0,001: ( ***) ; différences très
hautement significatives.

1.1.9. Orthophosphates (PO4-3)


La grande partie du phosphore organique provient des détergents, des déchets du
métabolisme des protéines et de son élimination sous forme de phosphates dans les urines par
l'homme (N’diaye et al., 2011).
La figure 21 représente les résultats des orthophosphates détectées dans les échantillons
des eaux usées prélevés durant cette étude. Les plus fortes concentrations détectées sont :
0.83±0.76 mg/l, 1.16±0.35 mg/l, 1.76±0.03 mg/l et 0.10±0.01 mg/l pendant Avril 2012, Juillet
2012, Novembre 2012 et Février 2013 respectivement et ceci au niveau du site S1 et
0,22±0.36 mg/l au niveau du site S5. Les teneurs obtenues des orthophosphates dans les eaux
usées traitées ne dépassent pas la valeur limite acceptable d’un rejet direct dans le milieu
récepteur (2 mg/l) (JORA, 2006).

2
1,8
1,6
1,4
1,2 S1
PO4-3 1
S2
mg/l
0,8 S3
0,6
S4
0,4
S5
0,2
0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 21 : Variation des valeurs de PO4-3 des différents échantillons des eaux usées.

70
Chapitre V Résultats et discussion

Les résultats de l’analyse statistique de la comparaison des moyennes de PO4-3 des cinq
sites sont présentés dans le tableau XIX.
L’examen des résultats de l’analyse de la variance montre qu’il existe des différences
significatives entre les moyennes de PO4-3 des cinq sites sauf pour les périodes : Avril 2012 et
Avril 2013.

Tableau XIX : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification appliquée au PO4-3


des eaux usées.
Période ddl SCE CM Fobs P
P1 4 1,608 0,402 2,54 0,105 ns
P2 4 1,3356 0,3339 5,64 0,012**
P3 4 4,4898 1,1224 18,45 0,000***
P4 4 0,017640 0,004410 17,76 0,000***
P5 4 0,0455 0,0114 0,42 0,792 ns
ddl: degrés de liberté, SCE : somme des carrés des écarts, CM : carré moyen, Fobs : valeur observée de F de
Fisher, P : probabilité de mettre en évidence des différences significatives, P≤α = 0,001: ( ***) ; différences très
hautement significatives, P˃ α =0,05 : (ns) ; différences non significatives.

1.1.10. Métaux lourds


La figure 22 représente les concentrations du Cd détectées durant notre étude. Les plus
fortes concentrations ont été enregistrées au S1 avec des valeurs moyennes : 0.30± 0.10 µg/l,
0.596±0.004 µg/l, 1.824±0.000 µg/l et 1.36±0.01µg/l, Les faibles concentrations ont été
détectées à la sortie de la station avec des valeurs moyennes 0.10±0.00 µg/l, 0.273±0.046,
1.63±0.01µg/l et 0.480±0.00µg/l et ceci pendant Avril 2012, Juillet 2012, Novembre 2012 et
Février 2013 respectivement. Pendant Avril 2013 aucune trace du Cd n’a été détectée.

2
1,8
1,6
1,4
1,2
Cd µg/l

1 S1
0,8 S4
0,6
0,4 S5
0,2
0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 22 : Variation du taux du Cd dans les différents échantillons des eaux usées.

71
Chapitre V Résultats et discussion

Les résultats de l’analyse statistique de la comparaison des moyennes de Cd des cinq


sites sont présentés dans le tableau XX. L’examen des résultats de l’analyse de la variance
montre qu’il existe des différences significatives entre les moyennes de Cd des cinq sites sauf
pour le mois de Juillet 2012.

Tableau XX: Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification appliquée au Cd des


eaux usées.

période ddl SCE CM Fobs P


P1 2 0,06020 0,03010 9,03 0,016**
P2 2 0,0596 0,0298 2,06 0,209 ns
P3 2 0,19486 0,09743 39,18 0,000***
P4 2 0,238050 0,119025 176,33 0,000***
P5 / / / / /
ddl: degrés de liberté, SCE : somme des carrés des écarts, CM : carré moyen, Fobs : valeur observée de F de
Fisher, P : probabilité de mettre en évidence des différences significatives, P≤α = 0,01: ( **) ; différences
hautement significatives, P≤α = 0,001: (***) ; différences très hautement significatives, P˃ α =0,05 : (ns) ;
différences non significatives.

La figure 23 représente les concentrations du Pb dans les échantillons des eaux usées
prélevées. Les plus fortes concentrations ont été enregistrées au site1 avec des valeurs
moyennes : 2.13±0.03µg/l, 16.96±1.96µg/l, 4.34±0.34µg/l et 3.10±0.90µg/l pendant
Avril2012, Novembre 2012, Février 2013 et Avril2013 respectivement. Aucune trace du Pb
n’a été détectée à la sortie de la station sauf pendant Novembre 2012 avec une valeur
moyenne de 3.38±0.28µg/l.

18
16
14
12
Pb µg/l

10
S1
8
6 S4
4 S5
2
0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 23 : Variation du taux du Pb dans les différents échantillons des eaux usées.

72
Chapitre V Résultats et discussion

Les résultats de l’analyse statistique de la comparaison des moyennes de Pb des cinq


sites sont présentés dans le tableau XXI.
L’examen des résultats de l’analyse de la variance montre qu’il existe des différences
hautement significatives entre les moyennes de Pb des cinq sites et ceci quelle que soit la
période d’étude.

Tableau XXI : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification appliquée au Pb des


eaux usées.
période ddl SCE CM Fobs P
P1 2 9,073800 4,536900 15123,00 0,000***
P2 2 8366,54 4183,27 487,77 0,000***
P3 / / / / /
P4 2 37,6712 18,8356 488,81 0,000***
P5 2 15,065 7,532 27,68 0,001***
ddl: degrés de liberté, SCE : somme des carrés des écarts, CM : carré moyen, Fobs : valeur observée de F de
Fisher, P : probabilité de mettre en évidence des différences significatives, P≤α = 0,001: ( ***) ; différences très
hautement significatives.

La figure 24 représente les concentrations du Cu détectées dans les eaux usées testées.
Les plus fortes concentrations ont été enregistrées au S1 avec des valeurs moyennes :
2.16±0.16µg/l, 2.143±0.957µg/l, 4.181±0.581µ/l, 3.123±0.077 et 2.181±0.181µg/l, Les
faibles concentrations ont été détectées à la sortie de la station avec des valeurs moyennes :
0.10±0.10µg/l, 0.106± 0.011µg/l, 0.536±0.164µg/l, 0.078±0.135µg/l et 0.106±0.110µg/l et
ceci pendant Avril2012, Juillet 2012, Novembre 2012, Février 2013 et Avril 2013
respectivement.

3
Cu µg/l

S1
2
S4
1 S5

0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 24 : Variation du taux du Cu dans les différents échantillons des eaux usées.

73
Chapitre V Résultats et discussion

Les résultats de l’analyse statistique de la comparaison des moyennes de Cu des cinq


sites sont présentés dans le tableau XXII.
L’examen des résultats de l’analyse de la variance montre qu’il existe des différences
hautement significatives entre les moyennes de Cu des cinq sites et ceci quelle que soit la
période d’étude, ceci est justifié par la concentration du Cu dans les boues activées au cours
du traitement des eaux usées (Amir, 2010).

Tableau XXII : Résultats de l'analyse de la variance à un critère de classification appliquée au Cu des


eaux usées.
période ddl SCE CM Fobs P
P1 2 8,4056 4,2028 300,20 0,000***
P2 2 20,634 10,317 73,75 0,000***
P3 2 8,096 4,048 13,22 0,006**
P4 2 14,0438 7,0219 229,52 0,000***
P5 2 8,7178 4,3589 274,18 0,000***
ddl: degrés de liberté, SCE : somme des carrés des écarts, CM : carré moyen, Fobs : valeur observée de F de
Fisher, P : probabilité de mettre en évidence des différences significatives, P≤α = 0,05: ( *) ; différences
significatives, P≤α = 0,01: (**) ; différences hautement significatives, P≤α = 0,001: ( ***) ; différences très
hautement significatives, P˃ α =0,05 : différences non significatives.

La présence des métaux lourds dans les échantillons d’eaux est un indicateur des
activités anthropiques (Mico et al., 2006; Owensand Niemeyer, 2006). Les résultats obtenus
ont montré que les rejets urbains notamment d’origine domestique et hospitalière constituent
une source de cette pollution (Dieter et Reimann, 1989). La diminution du taux des métaux
lourds au niveau du S4 indique que ces composés se concentrent dans les boues activées
(Jolibois et al., 2009) et ceci due à une rétention par adsorption sur la matière organique, à la
formation de complexe insoluble entre cette dernière et la fraction minérale et à la
précipitation d’hydroxydes métalliques (Amir, 2010).

1.2. Paramètres bactériologiques


1.2.1. Dénombrement
Les résultats du dénombrement obtenus durant notre période d’étude montrent que les
concentrations en GT, CT, CF et en SF enregistrées au niveau des échantillons d’eaux sont
très importantes et varient respectivement entre l’entrée de la station, sortie du clarificateur et
la sortie de la station.

74
Chapitre V Résultats et discussion

1.2.1.1. Recherche et dénombrement des germes totaux


La flore mésophile aérobie totale est utilisée comme un indicateur de pollution globale.
Cependant le dénombrement de ces germes nous donne une idée sur la charge en
microorganismes dans les eaux usées traitées, il est également utilisé comme indicateur
d’efficacité de traitement biologique (Fagrouch, 2010).
Les résultats du dénombrement des GT à 22°C et à 37°C des eaux usées prélevées sont
présentés dans les figures 25 et 26. Les plus fortes concentrations des GT à 22°C ont été
enregistrées au niveau du site S1 avec des valeurs comprises entre 10000 UFC/ml et 110000
UFC/ml tandis que les plus faibles concentrations ont été détectées au niveau du site S5, Ces
valeurs varient entre 20 UFC/ml et 4900 UFC/ml.
Les teneurs les plus élevées des GT à 37°C ont été détectées au niveau du site S1 avec
un nombre compris entre 10000 UFC/ml et 50000 UFC/ml, les plus faibles teneurs ont été
enregistrées dans les eaux usées traitées avec des valeurs moyennes comprises entre 10
UFC/ml et 2080 UFC/ml.
Les résultats obtenus ont révélé une diminution de ces germes aux niveaux des sites 4 et
5 par rapport au S1 et ceci pendant toute la période d’étude. Cette diminution peut être due au
système épuratif de la STEP. Cette constatation sur l’effet d’épuration des stations de
traitement est en accord avec les observations d’Eddabra (2011) au Maroc.

120000

100000
GT à 22°C UFC/ml

80000

60000 S1
S4
40000 S5

20000

0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 25 : Résultats du dénombrement des GT à 22°C.

75
Chapitre V Résultats et discussion

100000
90000
80000
GT à 37°C UFC/ml 70000
60000
50000 S1
40000 S4
30000 S5
20000
10000
0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 26 : Résultats du dénombrement des GT à 37°C.

1.2.1.2. Recherche et dénombrement des coliformes totaux et fécaux


Les CT sont utilisés comme indicateurs de la qualité microbienne de l’eau, ils peuvent
être indirectement associés à une pollution d’origine fécale (Archibald, 2000).
La figure 27 représente les résultats du dénombrement des CT. Les teneurs les plus
élevées de ces germes ont été détectées au niveau du site S1 avec des valeurs comprises entre
24000 UFC/100ml et 240000 UFC/100ml, les valeurs minimales ont été obtenus dans les eaux
usées traitées et elles varient entre 7000 UFC/100ml et 11000 UFC/100ml. Les fortes
concentrations détectées au S1 montrent que les eaux brutes sont très chargées par les
matières fécales humaines et animales. La diminution observée au niveau des sites S4 et S5
est due aux processus d’épuration utilisés au niveau de la STEP (George, 1997 ; Eddabra,
2011).

76
Chapitre V Résultats et discussion

250000

200000

CF UFC/100ml 150000
S1
100000 S4
S5
50000

0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 27 : Résultats du dénombrement des CT.

La figure 28 illustre les résultats des CF dans les différents échantillons. Les fortes
concentrations de ces germes ont été détectées au niveau du site S1 avec des valeurs
comprises entre 7000 UFC/100ml et 92000 UFC/100ml, les valeurs minimales ont été
enregistrée dans les eaux usées traitées et elles varient entre 1000 UFC/100ml et 5000
UFC/100ml.
L’élimination des CF dans la STEP est due à la combinaison de plusieurs conditions qui
leur sont défavorables et qui sont plus accentuées en été :

- La température du milieu à une action directe sur la survie des microorganismes (Mara,
1980), la vitesse d’élimination des bactéries augmenterait, selon Pearson et al., (1987) et
Olukanni et Ducoste (2011), avec la température par augmentation de leur activité
métabolique.
- Le rayonnement UV peut avoir une action directe sur l’élimination des germes indicateurs
par leur action photochimique, induisant des dommages dans le matériel génétique des
cellules, et empêchant ainsi leur reproduction (El Hachemi, 2005).

Les teneurs obtenues des CF dans les eaux usées traitées dépassent la concentration
limite (1000germes/100 ml) recommandée par l’OMS pour la réutilisation de ces eaux traitées
en irrigation (OMS, 1989).

77
Chapitre V Résultats et discussion

100000
90000
80000
70000
CF UFC/100ml

60000
50000 S1
40000 S4
30000 S5
20000
10000
0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 28 : Résultats du dénombrement des CF.

1.2.1.3. Recherche et dénombrement des streptocoques fécaux


Les streptocoques sont susceptibles de contaminer les eaux d’approvisionnement, ils
sont typiques des déjections animales. Ils peuvent parfois être présents chez l’homme ou dans
les végétaux (Bitton, 1999).
La figure 29 représente les résultats du dénombrement des SF des eaux usées prélevées.
Les valeurs maximales de ces germes détectées sont comprises entre 18000 UFC/100ml et
240000 UFC/100ml au niveau du S1. Alors que les concentrations les moins élevées ont été
enregistrées dans les eaux traitées. La forte concentration de streptocoques enregistrée au
niveau du S1 traduit la résistance de ces germes dans le milieu aquatique contenant des rejets
finaux (Gleeson et Gray, 1997). La diminution détectée de ces germes dans le S4 et S5 est
due au système d’épuration (George, 1997 ; Eddabra, 2011).
La figure 30 illustre les résultats obtenus des streptocoques du groupe D. Une
élimination de ces germes a été détectée à la sortie de la station et ceci pendant toute la
période d’étude. Ceci est le résultat du traitement d’épuration (Eddabra, 2011).

78
Chapitre V Résultats et discussion

250000

200000
SF UFC/100ml
150000
S1
100000 S4
S5
50000

0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 29 : Résultats du dénombrement des SF.

45000
40000
Streptocoques du groupe D

35000
30000
25000 S1
20000 S4
15000
S5
10000
5000
0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 30 : Résultats du dénombrement des streptocoques du groupe D.

1.2.1.4. Détermination de l’origine de la contamination fécale


L’origine de la contamination fécale est déterminée par le rapport quantitatif R= CF/SF.
Selon les critères définis par Borrego et Romero (1982), la contamination est d’origine
animale si le rapport R est inférieur à 0,7, elle est d’origine humaine si R est supérieur à 4.
L’origine de la contamination est mixte à prédominance animale si R est compris entre 0,7 et
1. Cette origine est incertaine si R est compris entre 1 et 2 et l’origine est dite mixte à
prédominance humaine si R se situe entre 2 et 4 (Eddabra, 2011).

Les valeurs obtenues des rapports CF/SF sont présentées dans le tableau XXIII. Les
résultats obtenus ont montré que l’origine de la contamination fécale est animale et ceci

79
Chapitre V Résultats et discussion

pendant le mois de Novembre 2012 et le mois d’Avril 2013, elle est d’origine incertaine
pendant Février 2013, elle est mixte à prédominance animale et ceci pendant le mois d’Avril
2012, tandis que pendant Juillet 2012, elle est à prédominance humaine.

Tableau XXIII : Origine de la contamination fécale des eaux usées brutes prélevées.
Période CF/SF Origine de la contamination
P1 0,12 Origine mixte à prédominance animale
P2 3,83 Origine mixte à prédominance humaine
P3 0,59 Origine animale
P4 1,94 Origine incertaine
P5 0,08 Origine animale

1.2.1.5. Recherche et dénombrement des anaérobie sulfito-réducteurs


Ces germes sont souvent considérés comme des témoins de pollution fécale. La forme
spore, beaucoup plus résistante que les formes végétatives des coliformes fécaux et des
streptocoques fécaux, permettrait ainsi de déceler une pollution fécale ancienne ou
intermittente (Rodier, 2009).
La figure 31 représente les résultats du dénombrement des ASR dans les échantillons
d’eaux usées. Les valeurs maximales de ces germes sont détectées dans les eaux brutes et ceci
quelle que soit la période d’étude. Une diminution observée dans le nombre de ces germes
aux sites 4 et 5 est due au processus du traitement utilisé dans la STEP. La présence des ASR
indique la présence de sulfite de fer, qui provoque l’apparition des mauvaises odeurs et peut
être à l’origine de la corrosion des conduites (Rodier, 2005).

500
450
400
350
ASR UFC/20ml

300
250 S1
200 S4
150 S5
100
50
0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 31 : Résultats du dénombrement des ASR.

80
Chapitre V Résultats et discussion

1.2.1.6. Abattement des bactéries fécales


Les résultats des abattements enregistrés sont présentés dans le tableau XXIV. Ils sont
de l’ordre de 92,39% à 97,08% pour les CT, de 62,5% à 94,56% pour les CF, de 44,44% à
87,03% pour les SF et de l’ordre de 68,75% à 91,3% pour les ASR. Les taux d’abattement
pour les CT enregistrés, concordent avec les valeurs trouvées dans la littérature et qui
montrent que les procédés biologiques permettent de réduire l'abondance des coliformes de 3
à 4 unités logarithmiques. Il est de l’ordre de 90% pour les boues activées, de 99% pour les
boues activées en aération prolongée et pour les réacteurs à culture fixe (Audic, 1990), et de
99,9% pour le lagunage (George et al., 1997).

Tableau XXIV : Résultats d’abattement des bactéries fécales.

Période Abattement des CT Abattement des CF Abattement des SF Abattement des ASR

P1 97,08% 85,71% 87,03% 75%


P2 95,41% 94,56% 92,91% 75%
P3 95,62% 76,92% 63,63% 90%
P4 92,39% 85,71% 44,44% 68,75%
P5 95,83% 62,5% 86,95% 91,3%

1.2.1.7. Recherche et dénombrement des staphylocoques


La figure 32 représente les résultats du dénombrement des staphylocoques. La présence
de ces germes dans les rejets est significative des déchets humains, salive, crachat et
sécrétions nasales (CEAERQ, 2012). Les valeurs maximales de ces germes ont été
enregistrées au niveau du S1 avec des valeurs comprises entre 26 UFC/ml et 150 UFC/ml,
tandis que les valeurs minimales ont été enregistrées dans les eaux usées traitées, ces valeurs
varient entre 3 UFC/ml et 26 UFC/ml. Une diminution a été enregistrée au niveau des sites 4
et 5, suite au processus du traitement d’épuration des eaux usées.

81
Chapitre V Résultats et discussion

160

140

Staphylocoques UFC/ml
120

100

80 S1
S4
60
S5
40

20

0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 32 : Résultats du dénombrement des Staphylocoques.

1.2.1.8. Recherche et dénombrement des levures


La figure 33 représente les résultats du dénombrement des levures. Les teneurs les plus
élevées de ces germes ont été détectées au niveau du S1 avec un nombre compris entre 15
UFC/ml et 74 UFC/ml tandis que les teneurs les plus faibles ont été enregistrées au niveau du
site S5 avec des valeurs moyennes comprises entre 2 UFC/ml et 10 UFC/ml. Les résultats
obtenus ont révélé une diminution de la teneur de ces germes au niveau des sites 4 et 5 et ceci
par la concentration de ces germes dans les boues activées (Feix et Wiart, 1998).

80

70

60
Levures UFC/ml

50

40 S1
S4
30
S5
20

10

0
P1 P2 P3 P4 P5
Période

Figure 33 : Résultats du dénombrement des levures.

82
Chapitre V Résultats et discussion

1.2.2. Identification des espèces bactériennes


La recherche des germes pathogènes est souvent justifiée par une présence de germes
totaux en nombre très élevé.
Les résultats de l’identification des germes pathogènes sont présentés dans le tableau
XXV. La majorité des espèces identifiées sont des bactéries à Gram négatif, les résultats de
l’identification par les galeries Api 20E et Api 20NE ont montré la dominance de ce type de
bactéries dans les échantillons des eaux usées et ceci pendant cette étude. Les résultats
obtenus ont montré que les eaux usées brutes sont très chargées par les bactéries pathogènes
notamment : Klebsiella pneumoniae, Pseudomonas aerogenosa, Staphylococcus aureus,
Salmonella spp, Shigella spp. La détection de certaines espèces pathogènes à la sortie de la
STEP est due probablement à la résistance de ces espèces au processus du traitement. Les
résultats obtenus peuvent s’expliquer par le fait que le traitement biologique utilisé dans la
STEP favorise la croissance bactérienne pour dégrader la pollution carbonée ou azotée. De
plus, l’eau usée est considérée comme le milieu optimal pour la prolifération microbienne
(Ounoki, 2014).

83
Chapitre V Résultats et discussion

Tableau XXV : Résultats de l’identification des espèces bactériennes.


Période S1 S4 S5
Providencia rettgeri
Citrobacter freundii
Providencia stuartti
Pantoea spp4
Klebsiella pneumoniae Pseudomonas aeruginosa
Pseudomonas luteola
Raoultella terrigena Providencia stuartii
Klebsiella pneumonie
P1 Pasteurella pneumotropica Pseudomonas fluorescens
Pseudomonas
ochrobactrum anthropi Aeromonas salmonicida
aerogenosa
Sthaphylococcus aureus
Providencia stuartii
Pseudomonas fluorescens
Echerichia.coli
Pseudomonas aerogenosa
Pseudomonas stuartii
Aeromonas hydrophila
Providencia rettgeri
Staphylococcus aureus Pantoa spp
Proteus mirabilis
P2 Aeromonas solmonicida Providencia stuartii
Klesbsiella pneumonie
Pseudomonas luteola Pseudomonas fluorescens
Staphylococcus saprophyticus
Salmonnella spp
Enterobacter sakazakii
Citrobacter freundii
Pseudomonas aerogenosa
Pseodomonas putida
Staphylococcus haemolyticus Staphylococcus xylosus
Staphylococcus aureus
P3 Pseudomonas luteola Pseudomonas luteola
Staphylococcus xylosus
Pseudomans putida Pseudomonas fluorescens
Citrobacter frendii
Salmonnela spp
Providencia stuartti
Klesbsiella pneumonie
Cedecea lapagei Pseudomonas putida
Staphylococcus xylosus
Aeromonas hydrophila Pantoa spp1
P4 Shigella spp
Staphylococcus xylosus Citrobacter freundii
Enterobacter sakazakii
Citrobacter freundii
Echerichia.coli
Aeromona hydrophila
Serratia odoribera Aeromonas hydrophila
Pasteurela pneumotropica
P5 Pseodomona flurescens Citrobacter kanseri
Citrobacter kanseri
Staphylococcus xylosus Providencia rettegi
Echerichia.coli

84
Chapitre V Résultats et discussion

2. Résultats des tests de génotoxicité


2.1. Test d’Ames
2.1.1. Confirmation des caractères génétiques
Les résultats des caractères génétiques des souches TA98 et TA100 sont présentés dans
les figures (34, 35 et 36).

2.1.1.1. Réclamation de l’histidine


Après l’incubation, les deux souches poussent seulement sur les boites contenant le
mélange his/biotine et non pas sur les boites contenant uniquement la biotine.
Ce résultat confirme que les souches sont auxotrophes à l’histidine donc elles possèdent
la Mutation his G 46 chez la souche TA100 et la mutation his D3052 chez la souche TA98.
La réversion de cette mutation, est d’ailleurs à la base des tests utilisés pour l’évaluation du
pouvoir mutagène des substances chimiques (Maron et Ames, 1983 ; Mortelmans et Zeiger,
2000).

1
TA98 TA100

2
TA98 TA100

Figure 34 : Réclamation de l’histidine. (1) : Sans histidine et (2) : Avec histidine.

2.1.1.2. Sensibilité aux UV


Après l’incubation, les souches poussent uniquement dans la partie cachée par la
plaque de verre tandis que la souche S. typhimirium sauvage pousse tout au long de la boite
même dans la partie exposée aux UV grâce à l’activité du système de réparation par excision
(uvrA, uvrB et uvrC). Ces résultats se concordent avec les travaux d’Ames (1983). Ces
résultats confirment que les deux souches TA98 et TA100 sont porteuses de la mutation uvrB

85
Chapitre V Résultats et discussion

ce qui confère une augmentation de la sensibilité des souches à la détection des mutagènes.
Même constatation dans les travaux de Mortelmans et Zeiger (2000).

Figure 35 : Effet des UV sur les souches d’Ames et la souche sauvage. (1) : TA98, (2) : TA100 et
(3) : S. typhimurium sauvage.

2.1.1.3. La résistance à l’ampicilline et la sensibilité au CV

Les résultats de la résistance à l’ampicilline et la sensibilité au CV sont présentés dans


les figures suivantes :

CV AMP

AMP E.D
E.D CV
TA98
TA100

Figure 36 : Effet de l’Ampicilline et du CV sur les souches d’Ames (TA100/TA98).

On observe après l’incubation, une poussée des souches d’Ames autour des disques
imbibés par l’Ampicilline et l’eau distillée et des zones claires autour des disques imbibés par
le CV, ce dernier a traversé la membrane de ces souches d’où la formation de la zone
d’inhibition. Ces résultats confirment que les deux souches sont porteuses à la fois du
plasmide pKM101 qui confère à la souche le pouvoir de résistance à l’ampicilline et de la
mutation Rfa, mutation qui permet d’augmenter la perméabilité des deux souches TA98 et

86
Chapitre V Résultats et discussion

TA100 aux grandes molécules qui sont incapables de pénétrer dans la cellule normale. Ces
résultats concordent avec ceux obtenus par les travaux de Mortelmans et Zeiger (2000).

2.1.2. Résultats du test d’Ames


Les résultats obtenus du test d’Ames durant notre étude sont présentés dans le tableau
XXVI.

Tableau XXVI : Résultats du test de mutagénèse (test d’Ames).


Nombre de révertants His+ moyenne ± SD*
Traitement
TA98 TA100
-S9 +S9 -S9 +S9
S1 96,33±7,37*m 120,33±11,5*m 111±10,14 140,33±5,5*
P1 S4 3236,66±161,58*m 3372±197,61*m 3416,3±212,6*m 3348,33±238,76*m
S5 5279±281,02*m 4316,33±196,01*m 3520,33±170,11*m 3113,33±100,16*m
S1 265±24,51*m 86,33±11,86*m 367,33±11,84*m 99,66±3,51
*m *m *m
P2 S4 248±18,33 248,33±9,5 252±9,5 357,33±19,65*m
S5 226,33±14,22*m 229,66±8,96*m 565±8,96*m 543,33±17*m
S1 527±31,09*m 490,66±8,32*m 790±36,05*m 696,66±25,16*m
P3 S4 226,66±23,15*m 244,66±32,33*m 233±29,1*m 260±33,06*m
S5 534,66±31,06*m 551,66±42,52*m 463±50,58*m 436,66±35,11*m
S1 966,66±25,73*m 946,33±55,59*m 1192±13,85*m 906,33±37,28*m
P4 S4 169,33±16,28*m 496,33±50,4*m 97,33±7,5 95±7,81
*m *m *m
S5 218,66±21,38 289,66±45,72 1005,33±51,63 1013,66±80,37*m
S1 642,33±39,92*m 582,33±29,56*m 1246,66±76,74*m 871,66±24,66*m
P5 S4 152,33±15,5*m 165,66±18,44*m 89,66±5,68* 94±8,71
S5 94,00±6*m 94,33±10,21*m 128,33±23,86 241,66±20,20*m
Contrôle négatif 23,33±5,85 25,66±3,78 107,33±6,42 101±3,6
SA-10cp µg/plate 1876.2±109.34*
2AA-5cp µg/plate 2384.2±102.32*
2AF-200cp
986.6±71.15*
µg/plate
NPD-
cp
1485.4±134.61*
200 µg/plate
*
Résultat significatif (p≤0,05) (test Mann whitney), m : mutagène, SA: Sodium azide, 2AA: 2-aminoanthracene,
2AF: 2-aminofluorene, NPD: 4-nitro-o-phenylenediamine, cp : contrôle positif, SD : écart type.

87
Chapitre V Résultats et discussion

L’évaluation des résultats du test d'Ames a été effectuée selon Mortelmans et Zeiger
(2000), un potentiel mutagène est supposé, si la fréquence de révertants obtenus est le double
(2 fois plus) que le nombre de révertants du contrôle négatif (Liman et al., 2010).
Les valeurs moyennes du nombre de révertants du contrôle négatif obtenues sont : 23,33
± 9,7 pour TA98 et 107,33 ± 6,42 pour TA100 et ceci en absence de l’activation métabolique
S9 mix. Par contre, en présence de S9mix, ces valeurs sont : 25,66 ± 3,78 et 101 ± 3,6,
respectivement. Selon Mortelmans et Zeiger (2000), ce nombre de révertants spontanés est
trouvé dans les valeurs normales pour les deux souches étudiées.
Le résultat de la présente étude a montré que tous les échantillons d'eau ont été trouvés
être mutagènes pour S. typhimurium TA98 avec ou sans activation métabolique. D'autre part,
tous les échantillons d'eau sauf ceux prélevés du S1 en Avril 2012, S1 en Juillet 2012 et S4 en
Avril 2013 avec S9 Mix, S4 en Février 2013, et S4 et S5 en Avril 2013 sans S9 Mix ont été
trouvés être mutagènes pour S. typhimurium TA100 avec ou sans S9 mix. L'utilisation de
l'activation métabolique avec des souches TA98 et TA100 ne favorise pas la concentration de
mutagènes pour la plupart des échantillons. Ces résultats sont en accord avec ceux de
Hartmann et al. (1999) qui a montré que la génotoxicité des eaux usées hospitalières avec le
test UmuC était indépendante de l'utilisation d'une activation métabolique S9. De même,
White et Rasmussen (1998) indiquaient que les composés génotoxiques dans les eaux de
surface et les déchets municipaux sont principalement à action directe, c'est à dire le S9 ne
amplifie pas la réponse (Gupta et al., 2009). Cependant, une réponse positive a été observée
au niveau du site S5 pour la souche TA100, pour le mois d’Avril 2013.
La variabilité des réponses obtenues au niveau des sites et pendant toute la période
d’étude par le test d’Ames en présence et en absence d’activation métabolique (positivité
relevée avec des souches de sensibilité différente, différences de proportion et d’intensité des
réponses positives) tend à montrer une grande diversité des composés responsables de cette
génotoxicité (Jolibois et al., 2009). Les échantillons des eaux usées induisent un décalage du
cadre de lecture (Frameshifts) et une substitution dans les paires de base car les deux souches
TA 98 et TA100 sont utilisées pour détecter ces deux mutations respectivement (Mortelmans
et Zeiger, 2000). Comme déjà signalé, la présence de métaux lourds dans les échantillons
testés comme le Cd qui est capable d'induire des lésions de l'ADN et des mutations telles que
des mutations ponctuelles, délétions et insertion des bases, réarrangements et substitution de
base (Castano and Becerril, 2004), par ailleurs le plomb et le cuivre peuvent induire des
dommages oxydatifs dans l’ADN (Tabrez et Ahmed, 2011 ; Ben Salem et al., 2014) ainsi que
l’interaction entre ces métaux pourrait conduire à un effet génotoxique (Castano and Becerril,

88
Chapitre V Résultats et discussion

2004). Cependant, La recherche d’un lien de causalité entre la présence d’un ou de plusieurs
composés chimiques dans les eaux usées et la génotoxicité observée est une tâche
concrètement impossible. Les composés génotoxiques potentiellement présents dans les eaux
usées sont multiples et variés, et la plupart d’entre eux n’ont, à de rares exceptions près,
jamais été identifiés dans les eaux usées ou les eaux de surface. Dans notre étude, les eaux
traitées par la station d’épuration sont exclusivement d’origine urbaine (domestique et
hospitalière) et leur génotoxicité est difficilement explicable, même si les excrétas humains
(urines et fèces) ont pu être incriminés par certains auteurs (Jolibois et al., 2009). En effet, des
études précédentes ont montré que les eaux usées hospitalières de Rouen présentaient une
activité génotoxique par le test d’Ames (Abdil et al., 2013). À titre d’exemple, parmi les
nombreuses molécules utilisées dans un hôpital et susceptibles d’être rejetés dans les eaux
usées via les excrétas des patients, on peut citer la ciprofloxacine, identifiée par Hartmann et
al. (1999) comme une source de génotoxicité des eaux usées hospitalières allemandes. En
effet, les échantillons prélevés à partir du site S5 présentaient un fort pouvoir mutagène et ceci
peut être dû à la formation des sous-produits chlorés formés par l’interaction du chlore utilisé
lors du traitement avec la matière organique (Zidane et al., 2011). L’augmentation observée
dans le nombre de révertants au niveau du site S5 notamment pendant Novembre 2012 et
Février 2013, indiquent que les eaux usées traitées par le chlore présentent un effet
génotoxique. Ces résultats sont en accord avec ceux observés par Monarca et al., (2000).

2.2. Test d’Allium


Plusieurs études ont été menées en utilisant le test Allium cepa pour évaluer la
génotoxicité des échantillons environnementaux, comme l'eau et les sols pollués et la plupart
d'entre eux ont montré des résultats positifs. En ce qui concerne la pollution de l'eau, Smaka-
Kincl et al. (1996) ont montré que l’essai Allium cepa est un test sensible pour évaluer la
qualité de l'eau et ceci dans une étude visant à évaluer le potentiel génotoxique des effluents
municipaux et des eaux de surface (Smaka et al., 1996 ; Leme et Marin-Morale, 2009).
La caractérisation de la cytotoxicité et de la génotoxicité des eaux usées prélevées a été
surveillée par l'analyse de la longueur des racines, l’IM et par la fréquence des AC
respectivement.

2.2.1. Longueur des racines


Les résultats de la longueur des racines exposées aux échantillons des eaux usées sont
présentés dans le tableau (XXVII).

89
Chapitre V Résultats et discussion

Les racines d’Allium cepa exposées au contrôle négatif avaient une longueur moyenne
de 3.3±0.67 cm. Une diminution dans la longueur des racines a été observée pour tous les
échantillons des eaux usées notamment pour ceux prélevées à partir des sites S1 et S5 et ceci
pendant toute la période d’étude. Des réductions significatives de la longueur des racines ont
été enregistrées dans Allium cepa exposé aux échantillons des eaux usées prélevés du S4
(3.2±0.27cm) durant le mois de Novembre 2012, (3.2±0.27cm) durant le mois d’Avril 2012,
(2.64±0.21cm) durant le mois d’Avril 2013 et concernant le S5, une différence significative a
été observée durant le mois de Novembre 2012 avec une valeur de (2.5±0.7 cm). L’inhibition
de la croissance des racines détectée au cours de cette étude est associée à l’activité
méristématique apicale et à l’allongement de la cellule au cours de la différenciation (Liman
et al., 2010).

Tableau XXVII : Résultats de la longueur des racines d’Allium cepa.


Moyenne de la longueur ± SD
Traitement Avril 2012 Juillet 2012 Novembre2012 Février 2013 Avril 2013
Moyenne±SD Moyenne±SD Moyenne±SD Moyenne±SD Moyenne±SD
S1 2±0.35a 3±0.35a 1.7±0.44a 2.04±0.08a 2.04±0.28a
S4 3.2±0.27b 3.34±0.32a 3.2±0.27b 2.2±0.27a 2.64±0.21b
S5 2.5±0.7a 2.9±0.22a 2.5±0.7c 1.84±0.23a 1.74±0.25a
Contrôle négatif 3.3±0.67b 3.3±0.67a 3.3±0.67b 3.3±0.67b 3.3±0.67c
MMS*** 1.1±0.22c 1.1±0.22b 1.1±0.22a 1.1±0.22c 1.1±0.22d
*
les moyennes qui ont la même lettre ne diffèrent pas statistiquement à p≤0.05, SD : écart type.
2.2.2. L’indice mitotique
Les résultats de l’IM des racines d’Allium cepa et du pourcentage des phases mitotiques
sont présentés dans les tableaux XXVIII et XXIX.
L’IM, caractérisé par le nombre total des divisions des cellules dans le cycle cellulaire,
a été utilisé en tant que paramètre à évaluer la cytotoxicité de plusieurs substances. Le niveau
de cytotoxoicité d’une substance peut être déterminé par l'augmentation ou la diminution du
IM (Fernandes et al., 2007, Leme et Marin-Morale, 2009).
Une diminution dans l’IM a été enregistrée pour tous les échantillons d’eaux des
différents sites et pendant toute la période d’étude et ceci par rapport au IM du contrôle
négatif (p≤0.05). La valeur maximale de l’IM a été enregistrée pour le contrôle négatif
(20.82±1.07) tandis que la valeur minimale (6.81±0.89) a été obtenue pour le contrôle positif
MMS. Ces valeurs pour les eaux usées sont 18.16±1.51 au S4 pendant Avril 2013 et
9.31±1.12 au S1 pendant Avril 2012. La diminution de l’IM a montré des résultats

90
Chapitre V Résultats et discussion

statistiquement significatifs (à p ≤0.05) sauf pour les échantillons prélevés à partir du site1
durant les cinq prélèvements, du site4 durant le mois de Février 2013 et ceux prélevés du site
5 le mois du Juillet 2012.
Tous les échantillons des eaux usées testés pendant ce travail ont provoqué un
changement dans le pourcentage des phases mitotiques et ceci par comparaison au contrôle
négatif. Les valeurs du pourcentage des phases mitotiques du contrôle négatif étaient
74.64±5.02% pour la prophase, 7.51±3.51% pour la métaphase, 7.31±2.21% pour l’anaphase
et 10.53±3.65% pour la télophase. Une diminution dans la prophase a été enregistrée ainsi que
dans l’anaphase et ceci pour tous les sites durant ces périodes : Avril 2012, Février 2013 et
Avril 2013, pour les sites 1 et 5 durant le mois de Novembre 2012, pour les sites 1 et 4 durant
le mois de Juillet 2012 et pour les sites 4 et 5 et ceci durant le mois d’Avril 2013.Une
augmentation significative a été observée pour la télophase pendant toute la période du travail
sauf pour le site 1 durant les mois d’Avril 2012 et de Juillet 2012, pour le site 5 durant Juillet
2012 et Novembre 2012 et pour le site 4 durant le mois de Février.
Dans notre étude, la diminution de l’IM indique que la croissance et le développement
des organismes exposés ont été affectés par les composés des échantillons testés (El Shahaby
et al., 2003, Liman et al., 2010). Les métaux lourds tels que le cadmium et le cuivre, à titre
individuel ou en combinaison avec d'autres métaux, peuvent exercer un effet inhibiteur
puissant sur la division cellulaire ( Knasmuller et al., 1998 ; Rank et Nielsen, 1998 ; Unyayar
et al., 2006 ) ainsi que la présence de nitrate, nitrite, ammonium et du phosphate peut causer
la diminution du MI (Radić et al., 2010) .
La diminution significative de l'activité mitotique indique un effet mito-dépressif de
métaux lourds, pourrait interférer avec le développement normal de la mitose, ce qui empêche
un certain nombre de cellules de pénétrer dans la prophase et en bloquant le cycle de la mitose
durant l'interphase (Yıldız et al., 2009). Cette constatation est détectée dans notre étude par la
diminution du pourcentage de la prophase.

91
Chapitre V Résultats et discussion

Tableau XXVIII : Effet des eaux usées sur l’IM des racines d’Allium cepa.

Traitement NCC IM± SD*

S1 5286 9.31±1.12a
P1 S4 5212 13.06±1.19b
S5 5509 13.71±1.13b
S1 5238 13.47±1.42a
P2 S4 5391 16.83±1.9b
S5 5253 14.05±0.53a
S1 5556 14.28±0.8a
P3 S4 5245 15.99±1.39b
S5 5196 16.45±1.22b
S1 5150 14.71±1.04ab
P4 S4 5253 15.13±1.17a
S5 5306 13.51±1.24b
S1 5131 15.33±0.78a
P5 S4 5192 18.16±1.51b
S5 5225 17.92±0.76b
Contrôle négatif 5183 20.82±1.07c
MMS 5194 6.81±0.89d
*
les moyennes qui possèdent la même lettre ne diffèrent pas statistiquement à p≤0.05, NCC : nombre de cellules
comptées, SD : écart type.

92
Chapitre V Résultats et discussion

Tableau XXIX : Pourcentage des phases mitotiques des racines d’Allium cepa.
Phases mitotiques (%) ± SD*
Traitement NCC
Prophase Métaphase Anaphase Télophase
S1 5286 58.29±5.21a 8.45±2.41a 11.34±2.3a 21.95±4.35a
P1
S4 5212 49.72±3.16b 7.29±1.93a 4.98±0.74b 37.99±2.37b
S5 5509 47.12±2.72b 6.65±3.4a 5.02±2.07b 41.19±4.16b
Contrôle négatif 5183 74.64±5.02c 7.51±3.51a 7.31±2.21b 10.53±3.65c
MMS 5194 57.6±5.65a 13.84±3.8b 8.63±3.56ab 19.9±4.85a
S1 5238 45.22±3.9a 12.82±1.99a 6.9±1.76a 35.04±2.63a
P2
S4 5391 46.85±2.51a 6.61±1.75b 5.74±1.35a 40.79±4.45b
S5 5253 45.96±1.52a 10.36±1.79ab 7.25±2.17a 36.43±1.66ab
Contrôle négatif 5183 74.64±5.02b 7.51±3.51b 7.31±2.21a 10.53±3.65c
MMS 5194 57.6±5.65c 13.84±3.8a 8.63±3.56a 19.9±4.85d
S1 5556 45.91±2.76a 11.21±1.25ab 5.8±1.68a 37.07±3.67a
P3
S4 5245 46.39±2.94a 9.17±2.23ab 7.86±1.5a 36.57±3.83a
S5 5196 54.37±3.39b 9.67±1.16ab 6.19±1.44a 29.75±4.03c
Contrôle négatif 5183 74.64±5.02c 7.51±3.51a 7.31±2.21a 10.53±3.65d
MMS 5194 57.6±5.65b 13.84±3.8b 8.63±3.56a 19.9±4.85e
S1 5150 50.45±3.35a 4.17±2.65a 3.48±1.75a 41.89±2.82ab
P4 S4 5253 49.91±4.88a 9.43±2.63ab 3.1±1.36a 37.55±4.38a
S5 5306 41.79±1.9b 7.65±2.08a 6.27±1.33ab 44.27±2.95b
Contrôle négatif 5183 74.64±5.02c 7.51±3.51a 7.31±2.21b 10.53±3.65c
MMS 5194 57.6±5.65d 13.84±3.8b 8.63±3.56b 19.9±4.85d
S1 5131 37.83±1.14a 8.67±1.42a 3.67±1.16a 49.81±1.24a
P5
S4 5192 46.47±1.76b 6.58±1.76a 2.72±1.47a 44.21±3.09b
S5 5225 43.72±3.23b 5.89±2.01a 3.75±1.15a 46.63±2.59ab
Contrôle négatif 5183 74.64±5.02c 7.51±3.51a 7.31±2.21b 10.53±3.65c
MMS 5194 57.6±5.65d 13.84±6.8b 8.63±3.56b 19.9±4.85d
*
les moyennes qui possèdent la même lettre ne diffèrent pas statistiquement à p≤0.05, SD : Ecart type, NCC :
nombre de cellules comptées, SD : écart type.

2.2.3. Les aberrations chromosomiques


Les résultats des AC détectées dans les racines d’Allium cepa sont présentés dans le
tableau XXX.
Les AC sont caractérisés par le changement soit dans le nombre total de chromosomes
ou de la structure chromosomique qui se produisent en raison de l’exposition à des agents

93
Chapitre V Résultats et discussion

chimiques ou physiques. Pour évaluer les différentes anomalies chromosomiques. Plusieurs


types d’AC sont considérés à différents stades du cycle cellulaire (prophase, métaphase,
anaphase et télophase). Les AC ont été regroupés en deux types, les aberrations
clastogéniques et physiologiques. Les aberrations clastogéniques comprennent les ponts
chromosomiques, la rupture chromosomique alors que les aberrations physiologiques
comprennent chromosome retardataire et la condensation des chromosomes (Lemes et Mari-
Morale, 2009 ; Khanna et Sharma, 2013).
Le pourcentage le plus élevé des anomalies chromosomique a été détecté pour le MMS
avec une valeur moyenne de : 7.38±0.61 % et le plus faible pourcentage observé était pour le
contrôle négatif avec une valeur moyenne de : 3.66±0.65 %.
Durant notre étude, l’anomalie la plus fréquente est la présence des ponts
chromosomiques. Les autres aberrations : Condensation des chromosomes, perturbation
anaphase-télophase (PAT) et chromosome vagabond sont observées avec des valeurs
légèrement différentes à celles du contrôle négatif. L’effet des échantillons des eaux usées sur
les racines était significatif et ceci pour le S5 durant Juillet 2012, Février 2013 et pour le S4 et
le S5 durant le mois d’Avril 2013. L’observation de ces AC dans les racines traitées par les
eaux usées peut être due à la présence des métaux lourds dans ces échantillons. Ces résultats
sont en accord avec des études qui ont montré que les métaux lourds (Nickel, Aluminium,
Manganèse, Lithium, Cu et Cd) peuvent induire des AC (Lemes et Mari-Morale, 2009).
Ainsi, le Cd connu par son effet génotoxique dans les plantes, Borboa et de La Torre (1996)
ont montré des effets clastogènes et aneugènes dans Allium cepa comme une conséquence de
l'exposition au Cd (Monteiro et al., 2010). Les ponts chromosomiques peuvent se produire
au cours de la translocation de l’inégalité d’échange de chromatides ou en raison de la
présence du chromosome dicentrique ou de la rupture de la fusion des chromosomes et des
chromatides. Ces ponts provoquent des mutations chromosomiques (El-Ghamery et al., 2000 ;
Luo et al., 2004), l’apparition de cette aberration dans la présente étude peut être due à la
présence de métaux lourds dans les échantillons et ces résultats sont en accords avec ceux
obtenus par Borboa et de La Torre (1996) qui ont observé l’apparition de ponts
chromosomiques lors de l’ana-télophase de cellules méristématiques sur des racines d’Allium
cepa exposées durant 20h à une concentration de 3.10-5M de Cd(NO3)2. Egalement, le cuivre
peut provoquer des ponts chromosomiques (Foltete, 2010). Les autres AC observées, PAT et
chromosome vagabond pourraient se produire par l’effet des échantillons des eaux usées sur
la formation des microtubules, Ce dysfonctionnement peut survenir en raison de l'inhibition
de la polymérisation de la tubuline (Liman et al., 2010). L’anomalie condensation des

94
Chapitre V Résultats et discussion

chromosomes est considérée comme un signe d'effets toxiques irréversible sur les
chromosomes menant probablement à la mort cellulaire. La condensation des chromosomes a
été rapporté chez les racines d’Allium après traitement avec divers métaux lourds tels que le
Cu (Michael et al., 2009 ; Radić et al., 2010).

Tableau XXX : Pourcentage des AC détectées dans les racines d’Allium cepa.
Anaphase-Telophase Anomalies %
Traitement
NCC PAT V C PC AT± SD*
S1 568 2.68 0.85 0.9 1.04 5.47±1.09a
P1 S4 547 1.49 0.91 0.17 1.81 4.38±0.61bc
S5 576 1.05 0.31 - 3.66 5.02±0.36ac
Contrôle négatif 546 1.47 0.73 0.92 0.54 3.66±0.65b
****
MMS- 586 4.21 0.7 0.84 1.63 7.38±0.61d
S1 658 0.6 0.62 0.13 1.84 3.19±0.1a
P2 S4 552 0.72 0.56 0.36 1.62 3.26±0.51a
S5 591 1.14 0.49 0.92 1,73 4.6±1.23b
Contrôle négatif 546 1.47 0.73 0.92 0.54 3.66±0.65ab
MMS-**** 586 4.21 0.7 0.84 1.63 7.38±0.61d
S1 611 1.05 1.15 - 1.8 4±0.96a
P3 S4 535 0.18 0.19 1.1 1.7 3.17±0.39a
S5 541 1.47 0.35 0.76 1.11 3.88±0.3a
Contrôle négatif 546 1.47 0.73 0.92 0.54 3.66±0.65a
****
MMS- 586 4.21 0.7 0.84 1.63 7.38±0.61b
S1 583 0.53 0.33 1.02 1.2 3.08±0.26a
P4 S4 557 0.55 0.54 1.24 0.91 3.24±0.55a
S5 641 0.44 1.11 1.55 1.23 4.32±0.42b
Contrôle négatif 546 1.47 0.73 0.92 0.54 3.66±0.65ab
****
MMS- 586 4.21 0.7 0.84 1.63 7.38±0.61c
S1 592 0.34 - 2.17 1.88 4.39±0.48a
P5 S4 575 - 0.3 1.31 1.53 3.13±0.39b
S5 521 0.19 0.2 1.72 1.34 3.45±0.43b
Contrôle négatif 546 1.47 0.73 0.92 0.54 3.66±0.65b
****
MMS- 586 4.21 0.7 0.84 1.63 7.38±0.61c
*
les moyennes qui possèdent la même lettre ne diffèrent pas statistiquement à p≤0.05, NCC : nombre de cellules
comptées, SD : écart type, PAT: Perturbation Anaphase-Telophase, V: Vagabond, C: Condensation des
chromosomes, PC : Pont chromosomique, AT: Anomalies Totales.

95
Chapitre V Résultats et discussion

Figure 37 : Aberrations chromosomiques détectées dans les racines d’Allium cepa. (a) : chromosome
vagabond, (b) : condensation des chromosomes, (c) : PAT et (d) : ponts chromosomiques.

2.3. Test de micronoyaux


Les résultats du test de micronoyaux sont résumés dans les tableaux XXXI et XXXII.
Dans notre étude, seulement les cellules binucléées avec un micronoyau sont comptabilisées
parce qu’aucune cellule binucléé avec 2 ou plusieurs MNX n’a été observée.
Cette étude, réalisée in vitro sur lymphocytes humains avait pour but de comparer les
effets génotoxiques de différents volumes d’eaux usées prélevées, et ceci en utilisant le test de
numération des MNx sur des lymphocytes humains in vitro. Avec cette méthode, les effets
cytotoxiques des échantillons testés ont pu être évalués.
Les résultats obtenus ont montré que la plupart des échantillons testés induisent la
formation de MN dans les cellules binucléées mais avec une différence dans sa fréquence. La
valeur maximale de la fréquence de MN a été enregistrée au niveau du S1 (0,048± 0,01) et
ceci pour le volume 0,9 ml pendant le mois d’Avril 2012 tandis que la valeur minimale
(0,002± 0,001) a été obtenue au niveau du S1 et ceci pour le volume 0,3ml pendant Juillet
2012.
La formation de MN est affectée par la concentration des eaux usées testées. En effet, la
fréquence de MN augmente avec le volume des échantillons testés et ceci pour la plupart des
échantillons d’eaux usées. Ainsi, la fréquence de MN détectée dans les lymphocytes traités
par les échantillons d’eaux prélevés du S1 et du S5 est plus élevé par à rapport à celle

96
Chapitre V Résultats et discussion

enregistré au niveau du S4. Des différences significatives (P≤0,05) dans la fréquence de MN a


été enregistrée pendant Avril 2012 et Juillet 2012, et ceci en comparant avec la fréquence
obtenue pour le contrôle négatif (0,01±0,001).
La détection de MN dans la présente étude est due à la présence des métaux lourds dans
les eaux usées testées, ces résultats sont en accords avec ceux cités par Seoane et Dulout
(2001) et Migliore et al. (2002). Les connaissances actuelles sur les mécanismes de
génotoxicité des métaux suggèrent que plusieurs mécanismes pourraient expliquer leur
potentiel génotoxique. Leur action principale semble être la formation accrue d'espèces
réactives de l'oxygène menant à la peroxydation lipidique, la formation d'adduits à l’ADN et
l'interférence avec les mécanismes de réparation et / ou de réplication de l'ADN (El Asslouj,
2009 ; Darolles, 2010).
Tableau XXXI : Fréquence des MNx dans les lymphocytes humains traités par différentes
concentrations d’eaux usées.
P1 P2 P3 P4 P5
Site
Moyenne±SD Moyenne±SD Moyenne±SD Moyenne±SD Moyenne±SD
0,3ml 0** 0,002±0,001** 0,013±0,01 ns 0,014±0,01ns 0,007±0,001ns
S1 0,6ml 0,0109± 0,01** 0,005±0,002** 0,02±0,01 ns 0,0218±0,01ns 0,0102±0,01ns
0,9ml 0,048±0,01** 0,009± 0,001** 0,02±0,01 ns 0,0284±0,01ns 0,029± 0,01ns
0,3ml 0,02± 0,02** 00,000000** 0,004±0,001 ns 0,0108±0,01ns 0,04±0,02ns
S4 0,6ml 0,011± 0,01** 0,011±0,01** 0,012±0,01 ns 0,0119±0,01ns 0,007±0,002ns
0,9ml 0,02± 0,02** 0,004± 0,002** 0,015±0,01 ns / 0,016± 0,01ns
0,3ml 0,013± 0,01** 0,016± 0,01** 0 ns 0,013±0,01ns 0,012± 0,01ns
S5 0,6ml 0,008±0,001** 0,017± 0,01** 0,014±0,01 ns 0,013±0,01 ns 0,023±0,02ns
0,9ml 0,01± 0,01** 0,02±0,01** 0,02±0,01 ns 0,024±0,01ns 0,022± 0,02ns
CN 0,01±0,001** 0,01±0,001** 0,01±0,001 ns 0,01±0,001ns 0,01±0,001ns
SD : écart type, *Résultat significatif, **
résultat très significatif, ***
résultat hautement significatif, p≤0,05, CN :
contrôle négatif.

Avec l’utilisation de la cytochalasine B dans le test de numération des MNx, une


estimation de la prolifération cellulaire est possible et traduit, in vitro, la cytotoxicité des
produits étudiés. Durant notre étude, Une diminution dans l’IP a été enregistrée pour tous les
différents sites et pendant toute la période d’étude sauf pour les échantillons prélevés du S1 et
du S4 (0,3ml) pendant Juillet 2012 et du S1 (0,3ml) et ceci par rapport au IP du contrôle
négatif. La valeur la plus élevée a été obtenue pour les échantillons prélevés à partir du S1
(0,3ml) durant Juillet 2012 et la valeur la plus faible a été observée au S1 (0,9ml) durant Avril

97
Chapitre V Résultats et discussion

2012. La diminution de l’IP a montré des résultats statistiquement significatifs (P≤0,05) sauf
pour les échantillons prélevés pendant Novembre 2012, Par conséquent, ces résultats
indiquent l'effet inhibiteur des polluants des eaux usées sur la prolifération des lymphocytes
(El Asslouj, 2009).
Les résultats obtenus ont montré l’existence d’une corrélation inverse entre l’IP et le
taux des MN et ceci pour la plupart des échantillons testés. En effet lorsque le taux MN
augmente, la vitesse de la division cellulaire est retardée, ceci est probablement dû à
l'activation des points de contrôle du cycle cellulaire les checkpoint G1/S et G2/M en réponse
aux lésions induites au niveau de l’ADN (Glouib et al., 2006) (Fig. 38, 39, 40, 41 et 42).

Tableau XXXII : IP des lymphocytes humains traités par différentes concentrations des eaux usées.
P1 P2 P3 P4 P5
Site
moyenne±SD moyenne±SD moyenne±SD moyenne±SD moyenne±SD
0,3ml 1,193±0,1** 1,89±0,1** 1,464 ±0,4 ns 1,187± 0,1*** 1,305±0,1**
S1 0,6ml 0,939±0,1** 1,691± 0,3** 1,388±0,3 ns 1,235± 0,2*** 1,322±0,3**
0,9ml 1,041±0,02** 1,745±0,2** 1,269± 0,2 ns 1,2± 0,2*** 1,088±0,01**
0,3ml 1,109± 0,1** 1,841±0,1** 1,24± 0,2 ns 1,197± 0,1*** 1,025± 0,02**
S4 0,6ml 1,098±0,01** 1,095± 0,01** 1,21± 0,2 ns 1,181± 0,1*** 1,148±0,1**
0,9ml 1,042±0,02** 1,251±0,2** 1,197±0,1 ns / 1,06± 0,02**
0,3ml 1,152±0,10** 1,392± 0,3** 1,197± 0,1 ns 1,365±0,3*** 1,088±0,01**
S5 0,6ml 1,244± 0,10** 1,497 ±0,2** 1,373±0,3 ns 1,164± 0,1*** 1,085±0,01**
0,9ml 1,119± 0,1** 1,278 ±0,2** 1,323±0,3 ns 1,132± 0,1*** 1,048±0,02**
CN 1,40±0,2** 1,4±0,2** 1,40±0,2 ns 1,40±0,2*** 1,40±0,2**
SD : Ecart type, *résultat significatif, **
résultat très significatif, ***
résultat hautement significatif, p≤0,05, CN :
contrôle négatif.

98
Chapitre V Résultats et discussion

0,035
1,6

1,5 0,030

1,4 0,025

1,3
0,020

MN
IP

1,2
0,015
1,1
0,010
1,0

0,9 0,005

0,8 0,000
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Echantillon Echantillon

Figure 38 : IP et la fréquence des MNx des lymphocytes traités pendant Avril 2012. (1, 2 et 3) : S1
(0,3ml, 0,6ml et 0,9ml), (4, 5 et 6) : S4 (0, 3ml, 0,6ml et 0,9ml), (7,8 et 9) : S5 (0, 3ml, 0,6ml et 0,9ml), (10) :
Contrôle négatif.

0,04
2,0

1,8 0,03

1,6
0,02
MN
IP

1,4

0,01
1,2

0,00
1,0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Echantillon Echantillon

Figure 39 : IP et la fréquence des MNx des lymphocytes traités pendant Juillet 2012. (1, 2 et 3) : S1
(0,3ml, 0,6ml et 0,9ml), (4, 5 et 6) : S4 (0, 3ml, 0,6ml et 0,9ml), (7,8 et 9) : S5 (0, 3ml, 0,6ml et 0,9ml) et (10) :
Contrôle négatif.

1,9 0,06

1,8
0,05
1,7

1,6 0,04

1,5
0,03
MN
IP

1,4

1,3 0,02

1,2
0,01
1,1

1,0 0,00

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Echantillon Echantillon

Figure 40 : IP et la fréquence des MNx des lymphocytes traités pendant Novembre 2012. (1, 2 et 3) : S1
(0, 3ml, 0,6ml et 0,9ml), (4, 5 et 6) : S4 (0,3ml, 0,6ml et 0,9ml), (7,8 et 9) : S5 (0, 3ml, 0,6ml et 0,9ml) et (10) :
Contrôle négatif.

99
Chapitre V Résultats et discussion

1,8

1,6 0,025

1,4
0,020
1,2

1,0 0,015
IP

MN
0,8
0,010
0,6

0,4
0,005
0,2

0,0 0,000

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Echantillon Echantillon

Figure 41 : IP et la fréquence des MNx des lymphocytes traités pendant Février 2013. (1, 2 et
3) : S1 (0,3ml, 0,6ml et 0,9ml), (4, 5 et 6) : S4 (0,3ml, 0,6ml et 0,9ml), (7,8 et 9) : S5 (0,3ml, 0,6ml et 0,9ml) et
(10) : Contrôle négatif.

1,7
0,06

1,6
0,05
1,5
0,04
1,4
MN
IP

0,03
1,3

0,02
1,2

1,1 0,01

1,0 0,00
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Echantillon Echantillon

Figure 42 : IP et la fréquence des MNx des lymphocytes traités pendant Avril 2013. (1, 2 et 3) : S1
(0,3ml, 0,6ml et 0,9ml), (4, 5 et 6) : S4 (0,3ml, 0,6ml et 0,9ml), (7,8 et 9) : S5 (0, 3ml, 0,6ml et 0,9ml) et (10) :
Contrôle négatif.

100
Chapitre V Résultats et discussion

Figure 43 : Cellules lymphocytaires examinées. (a) : cellule mononuclée, (b) : cellule binucléé, (c) : cellule
trinuclée, (d) : cellule tétranuclée et (e) : cellule binuclée avec MN.

101
Conclusion générale

CONCLUSION GENERALE

L’Algérie est classée dans la catégorie des pays pauvres en ressources hydriques au
regard du seuil de rareté fixé par la banque mondiale à 1000 m3/habitant/an. La forte
croissance démographique, l’urbanisation massive et le développement des activités
industrielles ont généré une production importante d’eaux usées qui peuvent constituer une
ressource en eau non négligeable suite à son recyclage.
Ce travail de thèse qui entre dans le cadre de l’évaluation de l’efficacité du traitement
d’épuration des eaux usées urbaines de la ville de Guelma avait plusieurs objectifs. Le
premier était l’étude de l’évolution des différents paramètres de qualité physicochimique et
microbiologique au niveau des différents sites choisis.
Les résultats des paramètres physicochimiques ont montré que les échantillons d’eaux
usées sont pollués par de nombreux micropolluants organiques et inorganiques. La diminution
significative dans les niveaux des paramètres étudiés (DCO, DBO5, MES, NO2-, NH4+ et
PO4-3) est le résultat du traitement d’épuration notamment au niveau du bassin d’aération où il
y a une dégradation de la matière organique par les microorganismes, sauf pour les nitrates et
ceci peut être expliqué par l’oxydation bactérienne de l’ammonium. La diminution
significative des métaux lourds (Cd, Pb et Cu) mesurés durant cette étude est due à la
concentration de ceux-ci dans les boues activées. Les résultats d’analyses obtenus dans les
eaux usées traitées au cours de cette étude présentent des valeurs qui sont en grande partie
conformes aux normes internationales d’une eau d’irrigation.
Les résultats microbiologiques démontrent que les eaux usées brutes de la STEP sont
fortement chargées en bactéries. Cependant le traitement de ces eaux a permis un abattement
compris entre 44,44% et 97,08% pour la charge des coliformes fécaux, des entérocoques et
des spores des bactéries sulfito-réductrices entre l’entrée et la sortie de la station. La détection
des espèces pathogènes dans les eaux usées traitées est probablement liée à la résistance de
ces espèces au processus d’épuration.
Le second objectif de cette étude était l’évaluation de l’effet génotoxique des eaux usées
et ceci avec l’utilisation de différents tests biologiques. Nos résultats ont montré que les eaux
usées testées dans notre étude possèdent un caractère génotoxique qui est clairement visible
par les trois tests biologiques utilisés : test d’Ames, le test des aberrations chromosomiques
dans les racines d’Allium cepa et le test de micronoyaux sur des lymphocytes humains et ceci
pour les trois types d’eau testée : eau brute, eau clarifiée et eau traitée mais avec une
différence dans l’intensité des réponses.

102
Conclusion générale

La génotoxcité détectée dans les eaux traitées peut être due aux produits chimiques
présents dans ces eaux usées qui résistent au traitement et persistent dans les effluents de la
station d’épuration et également l’utilisation du chlore au cours du traitement tertiaire peut
causer la formation des sous-produits de chloration, qui peuvent provoquer des dommages
dans l’ADN. Des études complémentaires doivent être prises dans le domaine d'analyse afin
d'essayer d'identifier et de quantifier les composés responsables de cette génotoxicté.
Les résultats obtenus permettent d’affirmer que les eaux usées épurées de la station de
Guelma peuvent être valorisées, leurs caractéristiques physicochimiques leur confèrent un
potentiel d’utilisation. Cependant, les résultats obtenus des paramètres microbiologiques et
génotoxiques ont montré l’inefficacité du traitement d’épuration de ces eaux, ce qui nécessite
un traitement plus poussé par la station d’épuration de la ville de Guelma.
Dans cette étude, les essais conduits en matière de valorisation des eaux usées épurées au
niveau de la STEP de Guelma sont encore limités, Des connaissances supplémentaires sont
donc nécessaires pour éclairer les décisions publiques en matière de réglementations
(traitements des eaux, irrigations, modes de suivis et de contrôle de la qualité des eaux, de
l'efficacité des traitements et des risques de recontamination pendant le stockage ou le
transport des eaux usées traitées). C’est pour cette raison que nous recommandons :
- De caractériser dans un ou plusieurs contextes de réutilisation d'eaux usées, le devenir des
pathogènes à la surface des végétaux (évaluer la qualité sanitaire des cultures irriguées) et
dans le sol suite à un ou plusieurs apports d'eau usée recyclée ;
- De déterminer les concentrations des nutriments et la détermination de leurs valeurs
technologiques et nutritionnelles ;
- De déterminer le taux des autres micropolluants organiques et inorganiques dans les eaux
et les végétaux irrigués ;
- et d’adapter un traitement d’épuration capable d’éliminer les effets génotoxiques des eaux
usées tel que les UV et l’utilisation des microfiltres.

103
Références bibliographiques

Références bibliographiques

Abdel-Massih R. M., Melki P. N., Afif C., et Daoud Z. (2013). Detection of genotoxicity in
hospital wastewater of a developing country using SOS chromotest and Ames fluctuation test.
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Annexes

Annexe I

Préparation des solutions des tests de génotoxicité


Solution CV (1g/ml)
C.V…………………………………………………………………………......................0.1 g
L’eau distillé stériles …………………………………………………………...................10 ml
Solution d’ampicilline (10mg/ml)
Amp……………………………………………………………………………………..…….1g
H2o distillé ………………………………………………………………………………100 ml
Gélose minimale agar
Agar…………………………………………………………………………………….……15g
H2o distillé………………………………………………………………………………..930ml
VOGEL-BONNERE(V.B)……………………………………………………………..…20 ml
Glucose 40%........................................................................................................................50 ml
Milieu histidine/ biotine
Agar …………………………………………………………………………………………15g
H2o distillé………………………………………………………………………………...9.4ml
50×V.B……………………………………………………………………………………..20ml
40% glucose ……………………………………………………………………………….50ml
Histidine………………………………………………………………...100mg (2g/400ml H2o)
Biotine…………………………………………………………………………..…………….6g
Solution biotine
Biotine………………………………………………………………………….…….....0.0013g
H2o distillé………………………………………………………………………….………100g
Master Black (HBA)
Agar …………………………………………………………………………………………15g
Glucose……………………………………………………………………..………………20%
B.V×50………………………………………………………………………..……………20ml
Histidine……………………………………………………………………….…………...10ml
Biotine (0.5Mm)…………………………………………………………………………….6ml
H2o distillé………………………………………………………………………………..860ml
(0.8/0.02 NaoH) Amp………………………………………………………...................3150µl
Annexes

Solution de Glucose
Glucose (C6H12O6) ……………………………………………………………….…………20g
H2o distillé………………………………………………………………………………..100ml

Milieu VOGEL- BONNERE (50×)

Magnesium sulfate (MgSO4H2O)……………………………………………….................10 g


Citric acid monohydrate………………………………………………………………….. 100 g
Potassium phosphate, dibasic, anhydrous (K2HPO4) ……………………………………500 g
Sodium ammonium phosphate (Na2NH2PO44H2O)………………………………….….175 g
H2Odistille ……………………………………………………………………………….670ml
Solution d’histidine
Histidine……………………………………………………………………………….……0.5g
H2O …………………………………………………………………………………...….100ml
Solution biotine
Biotine ……………………………………………………………………………….…0.0013g
H2O ……..……………………………………………………………………………..…100ml
Solution NaOH/Amp
NaOH ……………………………………………………………………………………0.002g
Amp…………………………………………………………………………………….…...0.8g
H2O distillé…………………………………………………………………….…………100ml
Colorant Feulgen
Fushine basique……………………………………………………………………..……..0,25g
H2O distillée…………………………………...…………………………………...………50ml
HCl..........................................................................................................................................5ml
K2S2O5....................................................................................................................................0,5g
Solution Carnoy
Acide Acétique glacial………………………………………………………….……………1V
Ethanol100%………………………………...…………………………………….…………3V
Solution Ethanol 70%
H2O Distillée………………..……………………………………………………….……….1V
Ethanol100%………………………………...……………………………………..………70ml
Annexes

Solution d’acide acétique glacial 45%


Utilisé durant la préparation des lames
Acide Acétique glacial……………………………………………………………..………45ml
H2O Distillée………………………………...….…………………………………...……..55ml
Solution HCl 1N
Utilisé durant la préparation des lames
HCl……………………………………….……………………………………….…….8,172ml
H2O Distillée…………..…………………...…...…………………………………...……100ml
Milieu Ham F10
Milieu de culture préparé RPMI 1640 ……………………………………………...……500ml
Sérum de veau fœtal SVF15% ……………………………………………………….……75ml
Phytohémagglutine (PHA)1%…..………………………………………………...….10ml/5mg
Antibiotiques……………………………………………………………………………..3,96ml
Cytochalasine B
Cyto B……………………………………………………………………………...……….1mg
DMSO…………….……………………………………………………………...……….0, 5ml
RPMI………………………………………………………………………………………6,165
Conservation à -20°C
KCl
KCl………………………………………………………………………………………….5,6g
H2O…………………………………………………………………………..………….1000ml
Colorant Giemsa5%
Giemsa…………………………………………………………………...………………….5ml
H2O…………………………….…………………………………………………………..95ml
Annexes

Annexe II
Méthodes d’analyses physicochimiques
1. Détermination des MES
1.1. Principe
L’eau est filtrée et le poids de matières retenues par le filtre est déterminé par pesée
différentielle.
1.2. Matériel
- Dispositif de filtration sous vide ou sous pression (rampe).
- Membranes de filtration.
1.3. Mode opératoire
- mettre les membranes filtrantes dans une étuve à 105°C pendant 20 min.
- laisser refroidir dans le dessiccateur.
- ensuite les peser soit P1 : poids des membranes avant filtration.
- placer les membranes dans la rampe à filtration et faire passer 200 ml d’eau à analyser
à travers.
- Rendre les membranes à l’étuve (à 105°C) afin de les sécher pendant 20 min.
- Les laisser refroidir au dessiccateur puis les peser une 2ème fois. Soit P2 = poids des
membranes après filtration.
1.4. Expression des résultats
MES (mg/l) = (P2-P1) x 5 x 1000.
2. Dosage des nitrates NO3−
2.1. Méthode au salicylate de sodium
2.1.1. Principe
En présence de salicylate de sodium, les nitrates donnent du paranitrosalicylate de
sodium, coloré en jaune et susceptible d’un dosage colorimétrique.
2.1.2. Réactifs
- Solution de salicylate de sodium à 0.5% (renouveler toutes les 24 heures): 0.5 gr de
salicylate de sodium dans 100 ml d'eau distillée.
- Solution d’hydroxyde de sodium 30%: 30 gr de NaOH dans 100ml d'eau distillée.
- H2SO4 concentré.
- Tartrate double de sodium et de potassium.
- Hydroxyde de sodium NaOH …………………………………………………………. 400 g.
-Tartrate de sodium et de potassium ……………………………………………………... 60 g.
Annexes

-Eau distillée ……………………………….. …………………………………….qsp 1000 ml.


Laisser refroidir avant de compléter à 1000 cc. Cette solution doit être conservée dans
un flacon de polyéthylène.
- solution mère d'azote d'origine nitrique à 1000 mg/l
-Nitrate de potassium anhydre ………………………………………………………... 0.722 g.
-Eau distillée …………………………………………………………………………. 1000 ml.
-Chloroforme ….………………………………………………………………………….. 1ml.
- Solution fille d'azote d'origine nitrique à 5 mg/l.

2.1.3. Mode opératoire

- Prendre 10 ml de l'échantillon à analyser.


-Ajouter 2 à 3 gouttes de NaOH à 30%.
-Ajouter 1 ml de salicylate de sodium.
-Evaporer à sec au bain marie ou à l'étuve 75-88°C.
- Reprendre le résidu avec 2 ml H2SO4 laissé reposer 10 mn.
- Ajouter 15 ml d'eau distillée.
-Ajouter 15 ml de tartrate double de sodium et de potassium puis passer au spectrophotomètre
au 415 nm.
2.1.4. Expression des résultats
Le résultat est donné directement en mg/l à une longueur d'onde de 415 nm.
3. Dosage des ions nitrites
3.1. Principe
Les ions nitrites réagissent en milieu acide (PH = 1.9) avec la sulfamilade en formant
sel de diazonium (diazotation) qui forme avec le N-(1-naphyl)-éthylènediamine-
dichlorohydraté un colorant azoïque rouge.^ max. = 543 nm.
3.2. Réactifs
- Solution de nettoyage : Solution d'acide chlorhydrique (à d=1.12g = 25%).
- Solution du réactif (réactif mixte):
20g de Sulfamide, (C6H8N2O2S) à dissoudre dans un mélange de 50ml d'acide phosphorique
(d=1.71 g/ml = 85% de masse) et 250ml d'eau distillée.
Dans cette solution dissoudre 1g de N-(l-naphtyl)-éthylènediamine-dichlorohydraté
(C12H16Cl2N2), Compléter avec de l'eau distillée dans une fiole jaugée à un volume de 500ml,
cette solution est stable pendant un mois si elle est gardée à l'obscurité (bouteille en verre
marron bien fermée) et 4°C.
Annexes

- Solution d'acide phosphorique :


Dans une fiole jaugée de 250 ml, dissoudre 25ml d'acide phosphorique (d = 1.71 g/ml
= 85% en masse) dans 150ml d'eau distillée. Après refroidissement à la température ambiante,
on complète à l'eau distillée à 250ml.
- Solution standard de 100 mg/l
Dissoudre 0.4926 g ± 0.0002 de nitrites de sodium (NaNO2), sécher pendant 2 heures à
105°C dans 750 ml d'eau distillée compléter à 1l. 1ml = 100 gr = 0.1 mg de NO2-N. Cette
solution est stable pendant 1 mois à l'obscurité et à 4°C.
3.3. Mode opératoire
- Prendre 50 ml d'eau à analyser
- Ajouter 1 ml du réactif mixte ; l'apparition de la coloration rose après 10minutes indique la
présence des NO2-.
3.4. Expression des résultats
Le résultat est donné directement en mg/l à une longueur d'onde de 543nm.
4. Dosage de l'ammonium
4.1. Principe
Mesurage spectrométrique du composé bleu formé par réaction de l'ammonium avec
les ions salicylate et hypochlorite en présence de nitrosopentacyanoferrate (III) de sodium
(nitroprussiate de sodium).
4.2. Réactifs
1. Eau exempte d'ammonium
2. Réactif coloré (RII): Peser 13g + ou – 1g de salicylate de sodium, 13g + ou – 1g de
citrate trisadique dihydraté et 0.097g de sodium nitropentacyanoferrate (III) dihydraté
à dissoudre dans 100ml d'eau distillée. Conserver dans un récipient en verre brun.
Cette solution est stable pendant 2 semaines.
3. Dichloroisocyanurate de sodium : prendre 3.2g d'hydroxyde de sodium dans 50ml
d'eau distillée, + 0.2g + ou – 0.002g de dichloroisocyanurate dihydraté. Dissoudre
dans 100 ml d'eau distillée. Conserver dans un récipient en verre brun.
4. utions étalons : Chlorures d'ammonium (NH4)2SO4 ou le sulfate d'Ammonium.
4.3. Mode opératoire :
- Prendre 40 ml d'eau à analyser
- Ajouter 4 ml du réactif I
- Ajouter 4 ml du réactif II et ajuster à 50 ml avec H2O distillée et attendre 1h.30
L'apparition de la coloration verdâtre indique la présence de : NH4+.
Annexes

4.4. Expression des résultats :


Le résultat est donné directement en mg/l.
5. Dosage de la DCO
5.1. Principe :

Cette détermination comprend deux étapes :

1ère étape : oxydation chimique des matières réductrices contenues dans l’eau, par excès de
dichromate de potassium.

Cette oxydation se réalise en milieu sulfurique (H2SO4), en présence de sulfate


d’argent (Ag2SO4) à ébullition à reflux pendant 2h dans un ballon ou dans un tube muni d’un
réfrigérant. Les conditions d’oxydation à chaud et en milieu sulfurique permettent également
d’oxyder de nombreux constituants organiques et elle permet aussi l’oxydation de constituants
minéraux réduit comme les sulfites, chlorures.

Dans le cas de chlorures :

6Cl- + Cr2 O72- + 14H+ 3Cl2 + 2Cr+3 + 7H2O

2ème étape : dosage de l’excès de dichromate de potassium par le sel de mohr après
refroidissement.

La fin du dosage est détectée par la feroine indicateur redox. Sa forme oxydée est de
couleur bleu-vert en présence de l’oxydant et la première goutte de sel de mohr en excès
entraine un changement de coloration de la fereoine qui devient rouge borique (forme
réduite).

Selon la réaction suivante :

Fe+2 + Cr2 O72- + 14H+ 6Fe+3 + 2Cr+3 + 7H2O

5.2. Mode opératoire :

-Etalonnage de la solution de sel de mohr à environ 0,12mol/l La solution de sel de mohr


s’oxyde facilement d’où la nécessité de la titrer quotidiennement.

-Prélever 5ml de solution K2Cr2O7 0 à 0,040 mol /l et diluer à 100ml avec H2SO4 à 4mol/l.

-Titrer avec la solution de sel de mohr en présence de 2à 3 gouttes de ferroine.

-Déterminer la concentration molaire du sel de mohr à partir des équations des réactions.
Annexes

5.3. Préparation de l’essai :

Avant le prélèvement de la prise d’essai. L’échantillon doit être soigneusement


homogénéisé par agitation du flacon.

-Dans un tube à fond plat de DCO introduire :

-10ml d’eau à analyser.

-5ml de K2Cr2O7.

Si la valeur de la DCO est supposée excéder 700mg/l, procéder à une dilution de


manière à obtenir une valeur comprise entre 350 et 700mg/l.

-Ajouter quelques granules régulateurs d’ébullition et homogénéiser.

-Ajouter lentement et avec précaution 15ml d’acide sulfurique sulfate d’argent en agitant
soigneusement le tube et en le froidissant sous un courant d’eau froid ou dans un bain de glace
de façon à éviter toute perte de substance organique volatile.

5.4. Expression des résultats :

La demande chimique en oxygène DCO exprimé en mg d’O2/l, est donnée par la


formule de la norme :

DCO= -8000.Cef (VT-Ve)/E

Cef- : c’est la concentration exprimée en mole par litre de la solution de sel de mohr
déterminée par étalonnage.

E : volume prise d’essai en ml.

6. Dosage de la DBO5

6.1. Principe:

La DBO est mesurée au bout de 5jours à 20°C (T° favorable à l’activité des
microorganismes consommateurs d’oxygène) et à l’obscurité (afin d’éviter toute
photosynthèse parasite).

2 échantillons sont nécessaires : le 1 sert à la mesure de la concentration initiale en 02,


et le second à la mesure de la concentration résiduaire en O2 au bout de 5 jours. La DBO5 est
la différence entre les deux concentrations. Les mesures seront effectuées sur un même
Annexes

volume et le second échantillon sera conservé 5 jours à l’obscurité et à 20°C. En effet une eau
abandonnée à elle-même dans un flacon fermé consommera rapidement le dioxygène dissous.

6.2. Protocole opératoire :

6.2.1. Préparation de l’eau de dilution :

Mettre la vielle de prélèvement, dans un récipient de 101 de l’eau du robinet dans


laquelle on plonge pendant 24h un aérateur pour la saturation en O2 laisser reposer12h. Le
facteur de dilution pour une eau usée et de 50 à 100 (DBO moyen= 300mg/l pour un effluent
domestique.

6.2.3. Mesure de temps :

Doser l’O2 dissous dans 1 flacon d’échantillon dilué (T° en mg/l).

6.2.3. Incubation

Placer les 2 flacons restant au thermostat DBO5 20°C et à l’obscurité pendant 5 jours.

6.2.4. Mesure au temps 5 jours :

Doser l’O2 dans le flacon d’échantillon dilué (T5 en mg/l).

6.2.5. Résultat :

La lecture se fait comme suit :

DBO= F (T0 – T5).

7. Orthophosphates
Les orthophosphates sont dosés selon la méthode de Murphy et Riley (1962). La
détermination de leur concentration est basée sur la formation d’un complexe antimoine-
phosphate-molybdate. Ce complexe est réduit par l’acide ascorbique en composé fortement
coloré en bleu. La densité optique est lue à une longueur d’onde de 882 nm. Une courbe
étalon est réalisée à partir d’une solution de KH2PO4 à des concentrations comprises entre 5
et 10 mg de PO4-3
7.1. Principe :
Formation en milieu acide d’un complexe avec le molybdate d’ammonium et le tartrate
double d’antimoine et de potassium. Réduction par l’acide ascorbique en un complexe coloré
en bleu qui présente deux valeurs maximales d’absorption (l’une vers 700 nm, l’autre plus
importante à 880 nm).
Annexes

Annexe III

Tableau I : Les valeurs limites des paramètres de rejet dans un milieu récepteur et de rejet pour
l’irrigation (JORA, 2006 ; Yazid, 2014).

Valeurs limites de rejet


Valeurs limites de
pour l’irrigation
Paramètre rejet dans le Unité
(FAO*, 2003 ;
milieu récepteur
OMS**,1989)
Température 30 35 °C
pH 6,5 à 8,5 6,5-8,4 * -
Conductivité 1,2 3* ms/cm
MES 35 <30** mg /1
DBO5 35 <25 * mg /1
DCO 120 < 40 ** mg /1
NO3- / 50 **
NO2- / <3*
NH4+ / < 3*
PO43- / < 0,94 **
Azote kjeldahl 30 / mg /1
Azote total / < 50
Phosphore total 02 / mg /1
Phosphates 10 < 02 mg /1
Cyanures 0,1 / mg /1
Aluminium 03 5.0* mg /1
Cadmium 0,2 1.0* mg /1
Fer 03 5.0* mg /1
Manganése 01 0.2* mg /1
Plomb total 0,01 5.0* mg /1
Cuivre total 0,5 0.2* mg /1
Mercure total 0,5 / mg /1
Nickel total 0,5 0.2* mg /1
Zinc total 03 / mg /1
Huiles et Grasses 20 < 20 mg /1
Hydrocarbures totaux 10 mg /1
Indice phénols 0,3 mg /1
Fluor et composés 15 mg /1
Chrome total 0,5 mg /1
Chrome III+ 03 mg /1
Chrome VI+ 0,1 mg /1
Solvants organiques 20 mg /1
Chlore actif 1,0 mg /1
PCB 0,001 mg /1
Détergents 2 mg /1
Tensioactifs anioniques 10 mg /1
Composés organiques
05 mg /1
chlorés
Etain total 02 mg /1
Germes Germes Germe Coliform Coliformes SF Strepto ASR Staphylocoques levures
Annexes

totaux totaux es totaux fécaux groupe D (10-1)


à 22°C à 37°C
Avril 2012 S1 110000 10000 24000 7000 54000 22000 200 150 30
S4 1100 4000 18000 5000 22000 7000 160 50 30
S5 650 100 7000 1000 700 300 50 9 6
Tableau II : Résultats du dénombrement des germes.

Juillet S1 58000 50000 24000 92000 240000 43000 200 100 15


2012
S4 11500 16000 24000 18000 35000 24000 130 43 5
S5 31000 1000 11000 5000 1700 1300 50 3 2
Novembre S1 10000 10000 160000 13000 22000 5000 200 94 74
2012
S4 500 300 14000 3000 13000 5000 170 6 10
S5 40 10 7000 5000 1800 100 20 4 0
Février S1 10000 11000 92000 35000 18000 10000 160 26 65
2013
S4 300 1000 18000 10000 1400 5000 150 15 5
S5 20 200 7000 5000 1000 140 50 15 15
Avril 2013 S1 10000 30000 240000 8000 92000 22000 460 67 15
S4 15300 10800 21000 5000 22000 5000 310 53 14
S5 4900 2080 10000 3000 1200 500 40 26 6
Annexes

Tableau III : Table de NPP

1 X 50 ml 5 X 10 ml 5 X 1 ml Nombre Limites de confiance


caractéristique Inférieure Supérieure
0 0 0 <1
0 0 1 1 <0,5 4
0 0 2 2 <0,5 6
0 1 0 1 <0,5 4
0 1 1 2 <0,5 6
0 1 2 3 <0,5 8
0 2 0 2 <0,5 6
0 2 1 3 <0,5 8
0 2 2 4 <0,5 11
0 3 0 3 <0,5 8
0 3 1 5 <0,5 13
0 4 0 5 <0,5 13
1 0 0 1 <0,5 4
1 0 1 3 <0,5 8
1 0 2 4 <0,5 11
1 0 3 6 <0,5 15
1 1 0 3 <0,5 8
1 1 1 5 <0,5 13
1 1 2 7 1 17
1 1 3 9 2 21
1 2 0 5 <0,5 13
1 2 1 7 1 17
1 2 2 10 3 23
1 2 3 12 3 28
1 3 0 8 2 19
1 3 1 11 3 26
1 3 2 14 4 34
1 3 3 18 5 53
1 3 4 21 6 66
1 4 0 13 4 31
1 4 1 17 5 47
1 4 2 22 7 59
1 4 3 28 9 85
1 4 4 35 12 100
1 4 5 43 15 120
1 5 0 24 8 75
1 5 1 35 12 100
1 5 2 54 18 140
1 5 3 92 27 220
1 5 4 160 39 450
1 5 5 >240
Résumé

Notre étude porte d’une part, sur la caractérisation physico-chimique et


microbiologique des eaux usées prélevées à partir de la station d’épuration de la ville de
Guelma et d’autre part, sur l’évaluation de la génotoxicité de ces eaux.

L’évaluation de l’effet mutagène et génotoxique des eaux usées urbaines de la STEP a été
effectuée entre Avril 2012 et Avril 2013 et ceci à l’aide de trois tests biologiques : test
d’Ames en utilisant deux souches de Salmonella typhimurium TA98 et TA100 en absence et
en présence d’activation métabolique S9, le test des aberrations chromosomiques dans les
racines d’Allium cepa et le test de micronoyaux dans les cellules lymphocytaires. Des
principaux paramètres physicochimiques (pH, Température, conductivité, DCO, DBO5, MES,
NO2-, NO3-, NH4+ et PO4-3) et métaux lourds (Cd, Pb et Cu) ont été mesurés dans les
échantillons prélevés.

Les résultats des analyses physicochimiques et microbiologiques, effectuées sur les


échantillons prélevés montrent une diminution dans les valeurs de ces paramètres et ceci peut
être due à l’efficacité du traitement d’épuration. La plupart des échantillons révèlent une
activité mutagène vis-à-vis les souches TA98 et TA100 mais avec une différence significative
dans l’intensité des réponses. Une diminution dans le MI a été observée avec une diminution
dans le pourcentage de la prophase dans les cellules d’Allium cepa traitées. Les aberrations
chromosomiques : pont chromosomique, chromosome retardataire, chromosomes dispersés et
chromosomes collants ont été observées. Les résultats du test de micronoyaux obtenus
montrent une diminution dans l’indice de prolifération des lymphocytes avec une
augmentation dans la fréquence des micronoyaux.

Mots clés : Eaux usées, Pollution, Qualité physico-chimique, Qualité microbiologique,


Epuration et Génotoxicité.
Abstract

The treated wastewater represents an unconventional renewable water which could be


an attractive and cheap source to use in agriculture. However, because of the variable nature
of its composition (liable to mineral organic and biological constituant), its reuse should be
carefully managed, monitored and controlled by experts to verify the potential risks and
threats over users, soil and irrigated plants and the environment in general .

This study focuses on the one hand, on the physicochemical and microbiological
characterization of wastewater collected from the treatment plant of the city, Guelma. On the
other hand, it focuses on the evaluation of the genotoxicity of these waters.

Samples for one year snapshots of urban wastewater are produced at the station.
Snapshots of physicochemical and microbiological analyses of wastewaters have been done.
The evaluation of the mutagenic and genotoxic effect of these waters has been conducted
using three biological assays: Ames test using two strains of Salmonella typhimirium TA98
and TA100 in the absence and presence of S9 metabolic activation mix, the test for
chromosome aberration in Allium cepa root and micronucleus test in human lymphocyte cells.

The results of physicochemical and microbiological analyses showed a decrease in the


values of various measured parameters, this is probably due to the efficiency of the
purification treatment. Most samples reveal mutagenic activity in the TA 98 and TA 100. A
decrease in the mitotic index was observed in the treated Allium cepa cells. Chromosomal
aberrations: Bridge, vagabond chromosome, disturbed and stickiness are also observed. The
results of the micronucleus test obtained showed a decrease in the lymphocyte proliferation
index with an increase in the frequency of micronuclei. This study allowed us to evaluate the
effectiveness of urban wastewater treatment in the city of Guelma and to be aware of the risks
they can cause during their use in agriculture.

Key words: Wastewater, pollution, purification, physicochemical quality, microbiological


quality, genotoxic activity.
‫الملخص‬

‫تعتبر مياه الصرف الصحي المعالجة مصدرا مهما في اإلتستعما الررايي ‪ ،‬و نظرا لتركيبة هذه المياه ( المكونات‬
‫المعدنية ‪ ،‬العضوية و البيولوجية) فإن إيادة إتستعمالها يتستديي متابعة و مراقبة من قب مختصين لتفادي األخطار التي قد‬
‫تصيب المتستعملين ‪ ،‬التربة ‪،‬المحاصي الررايية و البيئة‪.‬‬

‫ترتكر دراتستنا يلى الخصائص الفيريوكيميائية والميكروبيولوجية للمياه المتستعملة التي تم جمعها من محطة معالجة مياه‬
‫الصرف الصحي لمدينة قالمة من جهة ‪ ،‬و من جهة أخرى يلى تقييم التسمية الوراثية لهذه المياه‪.‬‬

‫تم تقييم خصائص مياه الصرف الصحي للمناطق الحضرية يلى مدار تسنة وذلك من خال أخذ يينات من محطة معالجة‬
‫المياه المتستعملة حيث أجريت لها تحالي فيريوكيميائية وميكروبيولوجية‪.‬‬

‫كما تم يملية تقييم التسمية الوراثية لهذه المياه من خال ثالثة اختبارات بيولوجية‪ :‬إختبار يلى الخاليا البكتيرية باتستخدام‬
‫بكتيريا من تساللة ‪، Salmonella typhimirium :‬إختبار األليوم في جذورالبص (‪ )Allium cepa‬وإختبار النواة‬
‫الصغرى في الخاليا اللمفاوية لإلنتسان‪.‬‬

‫وقد أظهرت نتائج التحالي الفيريوكيميائية والميكروبيولوجية إنخفاض في قيم هذه الخصائص وهذا راجع إلى فعالية‬
‫المعالجة‪.‬‬

‫أما إختيارات التسمية الوراثية قد أظهرت يند أغلبية العينات نتائج إيجابية وهذا من خال إنخفاض في مؤشر اإلنقتسام‬
‫الخلوي للخاليا اللمفاوية وخاليا جذور البص و ظهور نواة صغرى باإلضافة إلى ظهور تشوهات صبغية ‪.‬‬

‫تسمحت لنا هذه الدراتسة تقييم فعالية معالجة المياه المتستعملة لوالية قالمة و تقييم مخاطر إتستعمالها في الرراية‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية‪ :‬مياه الصرف الصحي‪ ،‬التلوث‪ ،‬المعالجة‪ ،‬خصائص فيريوكيميائية‪ ،‬خصائص ميكروبيولوجية‪ ،‬التسمية‬
‫الوراثية‪.‬‬
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Environ Monit Assess (2015) 187:26
DOI 10.1007/s10661-015-4281-4

Mutagenic and genotoxic effects of Guelma’s urban


wastewater, Algeria
Mouna Tabet & Ahlem Abda & Djamel E. Benouareth &
Recep Liman & Muhsin Konuk & Messaouda Khallef &
Ali Taher

Received: 3 July 2014 / Accepted: 6 January 2015


# Springer International Publishing Switzerland 2015

Abstract Assessment of water pollution and its effect TA98 with or without S9-mix. A significant decrease in
upon river biotic communities and human health is mitotic index (MI) was observed with a decrease in the
indispensable to develop control and management strat- percentage of cells in the prophase and an increase in the
egies. In this study, the mutagenicity and genotoxicity of telophase. Main aberrations observed were anaphase
urban wastewater of the city of Guelma in Algeria were bridges, disturbed anaphase-telophase cells, vagrants
examined between April 2012 and April 2013. For this, and stickiness in anaphase-telophase cells. All treat-
two biological tests, namely Amesand chromosomal ments of wastewater in April 2012, at S5 in July 2012,
aberrations (CA) test in Allium cepa root tips were at S1 and S5 in November 2012, at S5 in February 2013,
employed on the samples collected from five different and at S1 in April 2013 induced CA when compared to
sampling stages (S1–S5). In Ames test, two strains of the negative control. Some physicochemical parameters
Salmonella typhimurium TA98 and TA100 with or with- and heavy metals (Cd, Pb, and Cu) were also recorded in
out metabolic activation (S9-mix) were used. All water the samples examined.
samples were found to be mutagenic to S. typhimurium
Keywords Mutagenicity . Genotoxicity . Urban
wastewater . Ames test . Allium test
M. Tabet : A. Abda : D. E. Benouareth : M. Khallef
Biology Department, Faculty of Natural and Life Sciences,
Earth and Universe Sciences, University 8 Mai 1945 Guelma,
Introduction
BP 401, Guelma 24000, Algeria

R. Liman Human activities are provoking great impacts on aquatic


Molecular Biology and Genetics Department, Faculty of Arts ecosystems. Discharges of industrial and domestic ef-
and Sciences, Uşak University,
fluents in the rivers/streams are the most common pol-
64300 Uşak, Turkey
lution source of chemical compounds in this ecosystem
M. Konuk (*) (Stahl 1991; Vega et al. 1996; Hoshina and Marin-
Molecular Biology and Genetics Department, Faculty of Morales2009). However, such effluents can still carry
Engineering and Natural Sciences, Üsküdar University,
harmful substances with long-term mutagenic/
Haluk Türksoy Sok, No. 14, Altunizade, 34662 Istanbul,
Turkey genotoxic or phytotoxic effects (Gana et al. 2008;
e-mail: [email protected] Jolibois et al. 2009). Biological tests to evaluate the
effect of wastewater treatment process and ascertain
A. Taher
the quality of effluent routed in Seybouse River were
Biology Department, Faculty of Sciences, University Badji
Mokhtar, performed on water samples from the wastewater treat-
AnnabaBP 12Annaba 23000, Algeria ment plant (WWTP) of the city of Guelma. The
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Seybouse River is an important source of water used purchased from Biochem Chemopharma (France).
mainly for irrigation of large agricultural areas extend- Citric acid monohydrate, potassium chloride, sodium
ing from the Guelma region to Annaba city (Djabri et al. chloride, and sodium hydroxide were purchased from
2003). Coprochim Eurl (Algeria). Sodium azide (SA, CAS No.
Ames test, or the so-called Salmonella/microsome 26628-22-8) was purchased from Riedel (European
test, is widely used in investigating the mutagenic ef- export).
fects of chemicals. It is not only one of the most reliable
short-term bacterial test systems but also cheap and Description of the WWTP
results very rapidly (Maron and Ames 1983;
Mortelmans and Zeiger 2000). Raw sewage arriving at the WWTP (Fig. 1) from
Assays with higher plants are being used to two lift stations SR1 (powered by Oued Maiz) and
evaluate the genotoxicity of dangerous/harmful SR2 (powered by Oued Skhoun), which push back
chemicals for years (Fiskesjo 1985; Saxena et al. directly to the treatment plant. The latter is located
2005; Hoshina and Marin-Morales 2009; Ventura near Guelma-Heliopolis Bridge on the National
et al. 2013). These assays are very useful to test Highway connecting Guelma-Annaba, with an area
complex environmental samples such as domestic of 7.8 ha. The treatment consists of a pretreatment
and industrial sewage (Grover and Kaur 1999; (screening, grit removal, and oil removal), primary
Hoshina and Marin-Morales 2009). Different treatment by decantation, secondary biological
Allium species are used to evaluate environmental treatment by activated sludge, and tertiary treat-
pollution, Allium cepa being the most often used ment by chlorination. Effluents from the station
due to the knowlodgment of its cell cycle duration are routed to Oued Seybouse which is used as a
and its reaction in the presence of many known source of water for irrigation.
mutagenic agents (Evseeva et al. 2003). The chro-
mosome aberration (CA) test in A. cepa provides a Sampling methods
fast test to screen genotoxic effects of chemical
substances that are present in the environment Wastewater samples were collected during the fol-
(Smaka-Kincl et al. 1996; Leme and Marin- lowing periods: April 2012, July 2012, November
Morales 2009; Hoshina and Marin-Morales 2009; 2012, February 2013, and April 2013; the samples
Ciğerci et al. 2013). were taken after each level of processing. S1–S5 is
The aim of this study was to assess the efficiency of used for physicochemical parameters, and other
the treatment carried out by wastewater treatment plant parameters (heavy metals and genotoxicity tests)
of the Guelma city (northeast of Algeria) regarding to its were examined in three levels of treatment stages
ability/capacity to eliminate genotoxic ingredients might [the station entrance (S1), the clarifier (S4), and
be present in the influent by using both Ames and the station exit (S5)].
A. cepa anaphase-telophase test.
Physicochemical parameters

Materials and methods Conservation of samples of wastewater was performed


by general guide to the preservation and handling of
Chemicals samples according to ISO 5667/3.
The pH, temperature, and conductivity were
S9 from liver from rat (Sprague-Dawley), 2- determined using a multiparameter analysis
aminoanthracene (2AA, CAS No. 613-13-8), methyl Eutech instrument type. Biological oxygen demand
methanesulfonate (MMS, CAS No.67-27-3), and basic (BOD5) was determined by the breathing method
fuchsin were purchased from Sigma-Aldrich. 4-Nitro-o- using a BOD meter (INOLAB) according to the
phenylendiamine (NPD, CAS No. 99-56-9) and 2- technique described by Norme Française Technique
aminofluorene (2AF, CAS No. 153-78-6) were purchased (NFT 90-103). Chemical oxygen demand (COD)
from Fluka (European export). L-Histidine HCl, D-biotin, was determined according to the technique (NF T
ampicillin trihidrate, and D-glucose 6-phosphate were 90-101). Total suspended solids (TSS) were
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Fig. 1 Localization of the study area (latitude 36° 28′ 45.67″ N, longitude 7° 26′ 30.8″ E). a Situation of wastewater treatment plant
(WWTP). b Collection sites inside the station (S1, S2, S3, S4, and S5)

determined by filtering a volume of wastewater acid digestion and subsequent concentration (Barbosa
through a cellulose filter (0.45 μm) as NFT 90- et al. 2010).
105. The orthophosphates, nitrates, nitrites, and
ammonium were determined by the colorimetric Ames test
method (ISO 6878), the photometric method sodi-
um salicylate (NFT 90-012), the photometric meth- The Salmonella typhimurium strains TA98 and TA100
od (ISO 5667), and the ISO 7150 methods, were obtained from Prof. M Konuk, Turkey. They are
respectively. used for determining the frameshift and the base pair
exchange type of mutations, respectively. Preparation of
Determination of heavy metals the stock S. typhimurium TA98 and TA100 strains, the
histidine requirement, presence of the rfa and uvrB
The levels of cadmium, copper, and lead were deter- mutations, and R-factor genetics of these strains were
mined by inductively coupled plasma (ICP). determined according to the method of Maron and
Immediately after collection, water samples were acid- Ames (1983) and kept at −80 °C. After recuperation,
ified through nitric acid. Samples were then submitted to samples were immediately filtered through filter
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0.45 μm with acetate cellulose to remove particles that comparison test factor analysis of variance (ANOVA).
may disturb the measurements and are frozen at −25 °C The Ames and Allium test results were statistically ana-
in pending the implementation of the test (Jolibois et al. lyzed using SPSS 18 for Windows. Mann-Whitney test
2009). The Ames test was performed as a standard was performed for Ames test. The data of MI and CA
preincubation assay with S. typhimurium strains TA98 were expressed as percentages, and the levels of signif-
and TA100 with or without S9-mix (Mortelmans and icance in different treatment groups were analyzed by
Zeiger 2000; Lupi et al. 2009). Five hundred microliters Duncan multiple range tests by using one-way ANOVA.
of S9-mix (or 500 μl phosphate buffer), 100 μl of
filtered samples of wastewater, and 100 μl of a cell
suspension from an overnight culture (1–2×109 cells/ Results
ml) were added to tubes and incubated at 37 °C for
20 min, then added to 2-ml top agar that contains histi- Physicochemical analysis
dine and biotine (kept at 45 °C) and vortexed 3 s. The
entire mixture was overlaid on the minimal agar plate. Water quality indices of test water samples are presented
After incubation at 37 °C for 72 h, the His+ revertants in Table 1. A diminution in the mean values of physi-
are then counted. The sterile distilled water is used as a cochemical parameters has been observed after each
negative control. NDP and 2AF were used as positive level of treatment process during all period of study
controls for TA98, and SA and 2AA were used as except for nitrates where there is a significant increase
positive controls for TA100 in the absence and presence during treatment. The results are in correlation with the
of S9-mix, respectively (Liman et al. 2010). Samples degree of water sample load. The pH values of water
were tested on triplicate plates in two independent par- samples were neutral and varied between 7±0.1 and
allel experiments. 7.736±0.148. The temperature values varied 11.467±
0.569 and 24.333±0.577 °C, and electrical conductivity
A. cepa anaphase-telophase test values varied between 1.106±0.101 and 1.620±0.158
μS/cm. COD, DOB5, and TSS of wastewater samples
The test of A. cepa was used according to the protocol were significantly found higher than raw waters and this
based from Fiskesjo (1985) and Liman et al. (2010). during all period of study compared to other water
Small bulbs of A. cepa (2n=16) were purchased from a samples. The highest concentrations of other chemical
local supermarket and planted in distilled water for 48 h indications (nitrites, ammonium, and orthophosphates)
in darkness. The bulbs that have size of 2 to 2.5 cm are were detected in raw water samples whatever the period
put in contact with the wastewater samples taken this of study; however, the highest concentrations of nitrate
during 24 h. After exposure, the roots were cut and fixed were registered at treated water level.
in Carnoy’s fixative (ethanol, glacial acetic acid 3v/1v) Table 2 presents the dosage results of heavy metals in
for 24 h at 4 °C and stored in 70 % ethanol. After fixing, the different samples of wastewaters. The chemical
the roots are hydrolyzed in 1 N HCl at 60 °C for 8 min analysis of different heavy metals appropriated between
and were stained in the dark with Feulgen dye (20– April 2012 and April 2013 shows their presence in most
30 min). MMS (10 ppm) is used as a positive control, tested samples and whose concentration is different. The
and distilled water is used as negative control. The maximum values for Cd (1.824 μg/l), Pb (16.96±
mitotic index (MI) and CA were determined according 1.96 μg/l), and for Cu (4.181±0.581 μg/l) were detected
to Saxena et al. (2005) and Liman et al. (2010). For MI, in November 2012 at S1. A decrease in heavy metal rate
the different phases of mitosis were counted in a total of was observed in the appropriated samples of S4 in
5000–6000 cells (1000 cells/plate) and expressed in relation to raw water, and this during all period of study.
percentage. For chromosomal aberrations, 100–150
anaphase-telophase cells per slide were examined. Ames test

Statistical analysis The results of Ames test with and without S9-mix are
given in Table 3. The evaluation of Ames test results
Statistical analysis of the physicochemical parameters were performed according to Mortelmans and Zeiger
was performed by MINITAB software 16, using a (2000), and a mutagenic potential is assumed if the
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Table 1 Physicochemical properties of wastewater samples collected from WWTP

Parameter April 2012 July 2012 November 2012 February 2013 April 2013

pH (±SD) S1 7.63±0.20* 7.43±0.05 7.52±0.02* 7.73±0.14 7.66±0.2


S2 7.16±0.15* 7.21±0.21 7.24±0.21* 7.70±0.17 7.30±0.5
S3 7.03±0.05* 7.14±0.12 7.05±0.05* 7.45±0.21 7.40±0.36
S4 7.00±0.10* 7.11±0.12 7.15±0.05* 7.40±0.26 7.40±0.3
S5 7.06±0.15* 7.27±0.06 7.24±0.04* 7.53±0.05 7.43±0.32
T (°C±SD) S1 16.60±0.65* 24.33±0.57*** 16.9±0.17 11.9±0.17* 20.93±1
S2 17.16±0.15* 21.30±0.60*** 16.13±1.2 11.9±0.17* 20.96±0.05
S3 17.33±0.66* 20.10±0.10*** 16.23±0.49 12.43±0.46* 20.66±0.57
S4 17.46±0.55* 20.43±0.51*** 15.93±0.95 12.33±0.28* 20.33±0.57
S5 16.13±0.23* 24.66±0.40*** 15.46±0.28 11.46±0.56* 21.03±0.057
Cond (μS/cm±SD) S1 1.27±0.09 1.21±0.02* 1.28±0.15* 1.37±0.18 1.62±0.15***
S2 1.20±0.01 1.23±0.03* 1.52±0.06* 1.39±0.04 1.31±0.08***
S3 1.26±0.03 1.13±0.02* 1.21±0.10* 1.38±0.09 1.21±0.06***
S4 1.20±0.03 1.05±0.03* 1.26±0.03* 1.25±0.03 1.22±0.01***
S5 1.18±0.02 1.10±0.1* 1.19±0.06* 1.28±0.02 1.17±0.07***
COD (mg/l±SD) S1 435.7±40.10*** 440.3±62.30*** 333.5±149.30 * 455.83±11.060*** 429.90±20.60***
S2 43±6.08*** 62.33±6.81*** 249.3±44* 359.7±36.2 *** 337.30±33.3***
S3 32±1.00*** 24.67±5.03*** 188±58.6* 321.30±18.70*** 77.67±16.77***
S4 7.93±2.76*** 28.33±2.89*** 58.00±8.54* 56.67±4.93*** 43.33±2.52***
S5 1.80±0.26*** 27.33±2.52*** 11.07±3.41* 35.69±2.55*** 29.26±1.55***
BOD5 (mg/l±SD) S1 247.67±16.17*** 214±4.58*** 247±52.70*** 279.96±10.76 *** 220±11.36 ***
S2 37.67±3.21 *** 15.67±4.04*** 37±7*** 148±20.7 *** 122.33±2.08***
S3 15±5.00 *** 11.66±1.52*** 14.33±5.13*** 32.67±8.74*** 24.00±3.61***
S4 18±2.65*** 11±3*** 9.66±1.15*** 19.67±5.51*** 26.00±1.00***
S5 17.50±0.86*** 9.66±1.15 *** 12.66±1.52*** 16.87±2.73*** 20.53±2.34 ***
TSS (mg/l±SD) S1 349.3±27.2 *** 273±42.8*** 202.3±73.3*** 223.33±11.37*** 519.30±18.00 ***
S2 42.00±2.00*** 43.33±2.89*** 69±1*** 70.30±19.50*** 234.00±2.00***
S3 17.00±1.00*** 26.67±2.08*** 45.33±3.21*** 38.00±2.65*** 50.33±9.50 ***
S4 10.67±2.31*** 14.67±3.06*** 25.33±2.31*** 21.00±2*** 25.00±3***
S5 3.83±1.76 *** 9.33±4.73*** 11.33±2.08*** 15.00±3*** 11.00±3***
NO2− (mg/l±SD) S1 3.10±3.38 2.033±0.89*** 1.00±1 49.00±2*** 1.60±0.1
S2 0.25±0.02 0.16±0.07*** 0.50±0.1 12.00±4*** 1.16±0.35
S3 0.03±0.05 0.06±0.11*** 1.00±0.2 9.00±1*** 5.00±3
S4 1.78±0.20 0.07±0.02*** 1.50±0.20 7.33±3.51*** 4.4±0.10
S5 0.83±0.57 0.14±0.21*** 0.40±0.34 2.50 *** 4.00±3
NO3- S1 4.00±20.00*** 3.83±1.25*** 1.20±0.10*** 5.20±0.10* 2.00±1.00*
(mg/l±SD) S2 3.46±0.25*** 3.70±0.20*** 6.70±0.30*** 5.00±2.00* 1.2±0.00*
S3 2.00±10.00*** 2.40±0.40*** 3.00±1.00*** 10.00±4.00* 8.67±3.51*
S4 1.30±0.20*** 10.00±20.00*** 4.00±1.00*** 10.70±0.10* 5.00±3.00*
S5 16.00±20.00*** 13.83±0.76*** 11.33±0.57*** 12.10±0.30* 10.33±3.06*
NH4+ (mg/l±SD) S1 47.20±7.54*** 33.67±3.21*** 55.49±5.28*** 41.67±6.66*** 24.19±1.83***
S2 32.40±0.40*** 15.00±30.00*** 27.45±0.55*** 29.00±4.00 *** 20.33±2.52***
S3 26.40±0.40*** 1.30±0.30*** 1.32±0.77*** 10.00±4.00*** 14.00±50***
S4 5.20±0.10*** 0.79±0.29*** 0.92±0.00*** 3.20±0.00*** 10.3±0.70***
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Table 1 (continued)

Parameter April 2012 July 2012 November 2012 February 2013 April 2013

S5 3.33±0.57*** 1.30±0.60*** 1.87±1.44*** 2.83±0.28*** 2.53±1.62***


OPO4−3 (mg/l±SD) S1 0.83±0.76 1.16±0.35* 1.76±0.03*** 0.10±0.01*** 0.12±0.02
S2 0.03±0.05 0.6±0.30* 1.20±0.10*** 0.08±0.02*** 0.10±0.01
S3 0.02±0.01 0.33±0.15* 1±0.50*** 0.03±0.01*** 0.09±0.03
S4 0.02±0.02 1.03±0.05* 0.46±0.20*** 0.03±0.02*** 0.07±0.01
S5 0.46±0.45 0.72±0.23* 0.22±0.00*** 0.01±0.005*** 0.22±0.36

SD standard deviation, Cond conductivity, S1 station entrance, S2 release decanter, S3 exit basin ventilation, S4 clarifier exit, S5 station exit
*p≤0.05, **p≤0.01, ***p≤0.001, statistically significant (ANOVA)

revertant frequency is 2.0 or higher over the negative S. typhimurium TA100 with or without S9-mix. The
control or dose-related increase in the number of rever- use of S9-mix with TA98 and TA100 strains does not
tant colonies in one or more strains. The average rever- favor mutagen concentration for most samples.
tant colony numbers of the negative control were 23.33
±9.7 for TA98 and 107.33±6.42 for TA100 in the A. cepa anaphase-telophase test
absence of S9-mix. Additionally, in the presence of
S9-mix, these numbers were as 25.66±3.78 and 101± Characterization of cytotoxicity and genotoxicity
3.6, respectively. Spontaneous revertants were found of appropriated wastewaters was investigated
within normal values for both studied strains. The through analysis of MI and CA frequency, respec-
highest value observed with S9-mix was in the tively. The effect of wastewater on MI and mitotic
TA98 at S5 (4316.33±196.01) in April 2012, and the phases in the root meristematic cells of A. cepa is
lowest value observed without S9-mix was in the summarized in Table 4. At all, wastewater signif-
TA98 at S5 (94±6) in April 2013. The result of the icantly decreased MI compared to negative control
present study showed that all water samples were found during all period of study (p<0.05). The highest
to be mutagenic to S. typhimurium TA98 with or without value was obtained from the control group (20.82
S9-mix. On the other hand, all water samples except S1 ±1.07), and the lowest one 10 ppm of MMS (6.81
in April 2012, S1 in July 2012 and S4 in April 2013 with ±0.89). These values for wastewater are 18.16±
S9, S4 in February 2013, and S4 and S5 in April 2013 1.51 at S4 in April 2013 and 9.31±1.12 at S1 in
without S9-mix were found to be mutagenic to April 2012. All wastewater samples examined

Table 2 Heavy metals concentrations of wastewater Samples Collected from WWTP

Parameter (μg/l) April 2012 July 2012 November 2012 February 2013 April 2013

Cd±SD S1 0.30±0.10* 0.596±0.004*** 1.824±0.000 1.36±0.01*** 0


S4 0.21±0.00* 0.573±0.073*** 1.767±0.208 0.50±0.00*** 0
S5 0.10±0.00* 0.273±0.046*** 1.63±0.01 0.480±0.00*** 0
Pb±SD S1 2.13±0.03*** 0 16.96±1.96 *** 4.34±0.34*** 3.10±0.90**
S4 0.00±0.00*** 0 7.493±0.508*** 0.00±0.00*** 2.12±0.08**
S5 0.00±0.00*** 0 3.38±0.28*** 0.00±0.00*** 0.00±0.00**
Cu±SD S1 2.16±0.16*** 2.143±0.957* 4.181±0.581*** 3.123±0.077*** 2.181±0.181***
S4 0.12±0.08*** 2.0933±0.0503* 1.765±0.235*** 1.34±0.26*** 0.080±0.052***
S5 0.10±0.10*** 0.106±0.011* 0.536±0.164*** 0.078±0.135*** 0.106±0.110***

SD standard deviation, S1 station entrance, S4 clarifier exit, S5 station exit


*p≤0.05, **p≤0.01, **p≤0.001, statistically significant (ANOVA)
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Table 3 Mutagenicity of wastewater toward S. typhimurium TA98 and TA100 strains with or without S9-mix

Treatments Number of His+revertants/plate (mean±standard deviation)

TA98 TA100

−S9 +S9 −S9 +S9

April 2012 S1 96.33±7.37* m 120.33±11.5* m 111±10.14 140.33±5.5*


S4 3236.66±161.58* m 3372±197.61* m 3416.3±212.6* m 3348.33±238.76* m
S5 5279±281.02* m 4316.33±196.01* m 3520.33±170.11* m 3113.33±100.16* m
July 2012 S1 265±24.51* m 86.33±11.86* m 367.33±11.84* m 99.66±3.51
S4 248±18.33* m 248.33±9.5* m 252±9.5* m 357.33±19.65* m
S5 226.33±14.22* m 229.66±8.96* m 565±8.96* m 543.33±17* m
November 2012 S1 527±31.09* m 490.66±8.32* m 790±36.05* m 696.66±25.16* m
S4 226.66±23.15* m 244.66±32.33* m 233±29.1* m 260±33.06* m
S5 534.66±31.06* m 551.66±42.52* m 463±50.58* m 436.66±35.11* m
February 2013 S1 966.66±25.73* m 946.33±55.59* m 1192±13.85* m 906.33±37.28* m
S4 169.33±16.28* m 496.33±50.4* m 97.33±7.5 95±7.81
S5 218.66±21.38* m 289.66±45.72* m 1005.33±51.63* m 1013.66±80.37* m
April 2013 S1 642.33±39.92* m 582.33±29.56* m 1246.66±76.74* m 871.66±24.66* m
S4 152.33±15.5* m 165.66±18.44* m 89.66±5.68* 94±8.71
S5 94.00±6* m 94.33±10.21* m 128.33±23.86 241.66±20.20* m
Control 23.33±5.85 25.66±3.78 107.33±6.42 101±3.6
SA-10 (μg/plate) 1876.2±109.34*
2AA-5 (μg/plate) 2384.2±102.32*
2AF-200 (μg/plate) 986.6±71.15*
NPD-200 (μg/plate) 1485.4±134.61*

*p<0.05, statistically significant (Mann-Whitney test)


m mutagen, SA sodium azide, 2AA 2-aminoanthracene, 2AF 2-aminofluorene, NPD 4-nitro-o-phenylenediamine, S1 station entrance, S4
clarifier exit, S5 station exit

during this study have caused a percentage change February 2013, and all of the sites in July 2012,
in mitotic phases compared to negative control. November 2012, and April 2013 for anaphase index
The percentage values of mitotic phases of nega- (p<0.05). Table 5 presents the CA detected in A. cepa
tive control were 74.64±5.02 % for the prophase, meristematic cells. Four types of aberrations (anaphase
7.51±3.51 % for the metaphase, 7.31±2.21 % for bridges (especially at S5 in April 2012), disturbed
the anaphase, and 10.53±3.65 % for the telophase. anaphase-telophase cells, vagrants, and stickiness) were
The characteristic effect caused by wastewater was observed in anaphase-telophase cells. While the lowest
a decrease of prophase index and a simultaneous anomalies were observed to be 3.08±0.26 % at S1
increase of telophase index when compared to February 2013, the highest ones were observed to be
control. These changes also showed statistically 7.38±0.61 % at MMS. Analysis of the chromosomes
significant results (p < 0.05). Since metaphase and showed that all treatments of wastewater in April 2012,
anaphase frequency formed as a result of cell division, at S5 in July 2012, at S1 and S5 in November 2012, at
their numbers also varied as increase or decrease. Some S5 in February 2013, and at S1 in April 2013 induced
of the increased and decreased phase index showed chromosomal aberrations, but others decreased chromo-
statistically significant results at S1 (12.82±1.99 %) in somal aberrations compared to the negative control and
July 2012 for metaphase index, at S1 (11.34±2.3 %) in found lower than MMS. The effect of wastewater on CA
April 2012, S1 (3.48±1.75 %) and S4 (3.1±1.36) in was found significantly different at S4 (4.38±0.61) in
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Table 4 The effects of wastewater on mitotic index and mitotic phases in the root tips of A. cepa

Treatments CCN MI±SD Mitotic phases (%)±SD

Prophase Metaphase Anaphase Telophase

April 2012 S1 5286 9.31±1.12 a 58.29±5.21 a 8.45±2.41 a 11.34±2.3 a 21.95±4.35 a


S4 5212 13.06±1.19 b 49.72±3.16 b 7.29±1.93 a 4.98±0.74 b 37.99±2.37 b
S5 5509 13.71±1.13 b 47.12±2.72 b 6.65±3.4 a 5.02±2.07 b 41.19±4.16 b
Negative control 5183 20.82±1.07 c 74.64±5.02 c 7.51±3.51 a 7.31±2.21 b 10.53±3.65 c
MMS (10 ppm) 5194 6.81±0.89 d 57.6±5.65 a 13.84±3.8 b 8.63±3.56 ab 19.9±4.85 a
July 2012 S1 5238 13.47±1.42 a 45.22±3.9 a 12.82±1.99 a 6.9±1.76 a 35.04±2.63 a
S4 5391 16.83±1.9 b 46.85±2.51 a 6.61±1.75 b 5.74±1.35 a 40.79±4.45 b
S5 5253 14.05±0.53 a 45.96±1.52 a 10.36±1.79 ab 7.25±2.17 a 36.43±1.66 ab
Negative control 5183 20.82±1.07 c 74.64±5.02 b 7.51±3.51 b 7.31±2.21 a 10.53±3.65 c
MMS (10 ppm) 5194 6.81±0.89 d 57.6±5.65 c 13.84±3.8 a 8.63±3.56 a 19.9±4.85 d
November 2012 S1 5556 14.28±0.8 a 45.91±2.76 a 11.21±1.25 ab 5.8±1.68 a 37.07±3.67 a
S4 5245 15.99±1.39 b 46.39±2.94 a 9.17±2.23 ab 7.86±1.5 a 36.57±3.83 a
S5 5196 16.45±1.22 b 54.37±3.39 b 9.67±1.16 ab 6.19±1.44 a 29.75±4.03 b
Negative control 5183 20.82±1.07 c 74.64±5.02 c 7.51±3.51 a 7.31±2.21 a 10.53±3.65 c
MMS (10 ppm) 5194 6.81±0.89 d 57.6±5.65 b 13.84±3.8 b 8.63±3.56 a 19.9±4.85 d
February 2013 S1 5150 14.71±1.04 ab 50.45±3.35 a 4.17±2.65 a 3.48±1.75 a 41.89±2.82 ab
S4 5253 15.13±1.1 a 49.91±4.88 a 9.43±2.63 ab 3.1±1.36 a 37.55±4.38 a
S5 5306 13.51±1.24 b 41.79±1.9 b 7.65±2.08 a 6.27±1.33 ab 44.27±2.95 b
Negative control 5183 20.82±1.07 c 74.64±5.02 c 7.51±3.51 a 7.31±2.21 b 10.53±3.65 c
MMS (10 ppm) 5194 6.81±0.89 d 57.6±5.65 d 13.84±3.8 b 8.63±3.56 b 19.9±4.85 d
April 2013 S1 5131 15.33±0.78 a 37.83±1.14 a 8.67±1.42 a 3.67±1.16 a 49.81±1.24 a
S4 5192 18.16±1.51 b 46.47±1.76 b 6.58±1.76 a 2.72±1.47 a 44.21±3.09 b
S5 5225 17.92±0.76 b 43.72±3.23 b 5.89±2.01 a 3.75±1.15 a 46.63±2.59 ab
Negative control 5183 20.82±1.07 c 74.64±5.02 c 7.51±3.51 a 7.31±2.21 b 10.53±3.65 c
MMS (10 ppm) 5194 6.81±0.89 d 57.6±5.65 d 13.84±6.8 b 8.63±3.56 b 19.9±4.85 d

Means with the same letter do not differ statistically at the level of 0.05
SD standard deviation, CCN counting cell numbers, S1 station entrance, S4 clarifier exit, S5 station exit

April 2012, at S5 (4.6±1.23) in July 2012, at S5 (4.32± and TSS are often used as measures of pollution
0.42) in February 2013, and at S4 (3.13±0.39) and S5 load in wastewater and natural waters. The high
(3.45±0.43) in April 2013 compared to the negative levels of these parameters at the station entrance
control. suggest the presence of organic and inorganic
micropolluants in these waters (Tabrez and
Ahmad 2011). The significant diminution in the
Discussion level of the study parameters is the result of treat-
ment process notably at the level of the aeration
The results of physicochemical parameter analysis basin where there is a degradation of organic mat-
show the influence of season on the variation of ter by microorganisms (Hassoune et al. 2006),
water quality, notably concerning the temperatures except for nitrates, and this can be explained by
which varied from one season to another. This the nitrogen component metabolism, the transfor-
meant that temperature varies between hot season mation of ammonium into nitrate (Khalid et al.
and cold season (Zidane et al. 2012). BOD, COD, 2011). The presence of heavy metals in water
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Table 5 Percentage of chromosome aberrations of wastewater in different seasons obtained for the A. cepa anaphase-telophase test

Treatments Anaphase-telophase anomalies %

CCN DAT V S AB TA±SD

April 2012 S1 568 2.68 0.85 0.9 1.04 5.47±1.09 a


S4 547 1.49 0.91 0.17 1.81 4.38±0.61 bc
S5 576 1.05 0.31 – 3.66 5.02±0.36 ac
Negative control 546 1.47 0.73 0.92 0.54 3.66±0.65 b
MMS (10 ppm) 586 4.21 0.7 0.84 1.63 7.38±0.61 d
July 2012 S1 658 0.6 0.62 0.13 1.84 3.19±0.1 a
S4 552 0.72 0.56 0.36 1.62 3.26±0.51 a
S5 591 1.14 0.49 0.92 1.73 4.6±1.23 b
Negative control 546 1.47 0.73 0.92 0.54 3.66±0.65 ab
MMS (10 ppm) 586 4.21 0.7 0.84 1.63 7.38±0.61 d
November 2012 S1 611 1.05 1.15 – 1.8 4±0.96 a
S4 535 0.18 0.19 1.1 1.7 3.17±0.39 a
S5 541 1.47 0.35 0.76 1.11 3.88±0.3 a
Negative control 546 1.47 0.73 0.92 0.54 3.66±0.65 a
MMS (10 ppm) 586 4.21 0.7 0.84 1.63 7.38±0.61 b
February 2013 S1 583 0.53 0.33 1.02 1.2 3.08±0.26 a
S4 557 0.55 0.54 1.24 0.91 3.24±0.55 a
S5 641 0.44 1.11 1.55 1.23 4.32±0.42 b
Negative control 546 1.47 0.73 0.92 0.54 3.66±0.65 ab
MMS (10 ppm) 586 4.21 0.7 0.84 1.63 7.38±0.61 c
April 2013 S1 592 0.34 – 2.17 1.88 4.39±0.48 a
S4 575 – 0.3 1.31 1.53 3.13±0.39 b
S5 521 0.19 0.2 1.72 1.34 3.45±0.43 b
Negative control 546 1.47 0.73 0.92 0.54 3.66±0.65 b
MMS (10 ppm) 586 4.21 0.7 0.84 1.63 7.38±0.61 c

Means with the same letter do not differ statistically at the level of 0.05
SD standard deviation, CCN counting cell numbers, DAT disturbed anaphase-telophase, V vagrant, S stickiness, AB anaphase bridge, TA total
anomalies, S1 station entrance, S4 clarifier exit, S5 station exit

samples is an indication of anthropic activities precipitation of metal from a certain pH (Amir


(Mico et al. 2006; Owens and Niemeyer 2006; 2005). The presence of these pollutants in water
Barbosa et al. 2010; Harguinteguy et al. 2014). constitutes a serious threat for the health of ex-
In our study, we have investigated three heavy posed organisms. Heavy metals are toxic agents
metals: cadmium, copper, and lead. The results and can cause DNA damage and cancer (Valko
obtained showed that urban wastes, especially do- et al. 2006; Barbosa et al. 2010).
mestic ones and hospital wastewater, constitute a Mutagenicity/genotoxicity test of surface waters or
source to this pollution (Reimann 1989). The industrial effluents using a variety of bioassays demon-
heavy metal rate diminution at level of S4 indi- strates that these mixtures contain many unidentified
cates that these components are concentrated in and unregulated toxicants that may pose risks and car-
activated sludge of WWTP (Jolibois et al. 2009), cinogenicity of unknown magnitude (Gana et al. 2008).
and this due to retention by adsorption onto or- In our study, a wastewater genotoxicity evaluation car-
ganic matter in the formation of insoluble complex ried out Ames test in S. typhimurium TA98 and TA100
between the latter and the mineral fraction and with or without S9-mix and CA test in A. cepa root
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meristematic cells. These tests have shown that the and this is notably during November 2012 and February
majority of wastewater samples presented a genotoxic 2013 for two strains and during summer for TA100
character and this for all periods of study. The variability where we observed a decrease in the number of rever-
of the positive results obtained at site level during all tants at S4 followed by an increase of this number at S5
period of study through Ames test with or without S9- level with a reduction in organic matter, and these results
mix (positivity noted down with different sensitivity indicate that chlorine-treated wastewaters present a
strains, proportion, and intensity differences of positive genotoxic effect (Monarca et al. 2000). The use of S9
responses) is inclined to show a big diversity of the with TA98 and TA100 strains does not favor mutagen
components responsible for this genotoxicity (Jolibois concentration for most samples. These results are in
et al. 2009). The wastewaters samples induced frame- agreement with those of Hartmann et al. (1999), who
shift and the base pair exchange type of mutations. showed that hospital wastewater genotoxicity in the
However, we can conclude that wastewater is more umuC test was independent of the use of S9 metabolic
sensitive to frameshift mutations than base pair ex- activation. Similarly, White and Rasmussen (1998) in-
changes; this result confirmed that strain TA98 is more dicated that the putative genotoxins in both surface
sensitive to chlorinated wastewater, as demonstrated waters and municipal wastewaters are primarily direct
with the study of Monarca et al. (2000). In the presence acting. S9 addition does not enhance the response
of heavy metals in the tested samples, the Cd may (Gupta et al. 2009).
induce DNA lesions and mutations such as punctual Several studies have been carried out using A. cepa
mutations, deletions and insertion of bases, rearrange- test to evaluate environmental samples’ genotoxicity,
ments, and base substitution (Castaňo and Becerril such as water and soil samples from polluted areas,
2004); in other respects, lead and copper may induce and most of them showed positive results (Fiskesjo
oxidative damage in the DNA (Tabrez and Ahmad 1985, Fiskesjo 1988; Ma et al. 1995; Smaka-Kincl
2011; BenSalem et al. 2014); added to this, the interac- et al. 1996; Jolibois and Guerbet 2005). Smaka-Kincl
tions between these metals may also lead to genotoxic et al. (1996) showed that the A. cepa test is a sensitive
effect (Castaňo and Becerril 2004). However, the quest test to evaluate the water quality in a study to assess the
for a causality link between the presence of one or genotoxic potential of industrial and municipal efflu-
several chemical components in wastewaters and the ents, surface water, and groundwater of an industrialized
genotoxicity observed is a task concretely impossible. and urban area. The cytotoxicity level of a test com-
Genotoxic components potentially present in wastewa- pound can be determined based on the increase or
ters are multiple and various, and most of them, but for a decrease in the MI (Fernandes et al. 2007). In the present
few exceptions, have never been identified in wastewa- study, the MI diminution indicates that the growth and
ter or surface water. In our study, the waters treated by development of exposed organisms were affected by the
the WWTP are exclusively of urban origin (domestic tested sample components (Tipirdamaz et al. 2003; El-
and hospital wastewaters) and their genotoxicity is dif- Shahaby et al. 2003; Gana et al. 2008; Liman et al.
ficult to explain, even if the human excreta (urines and 2010). The heavy metals detected in our study, such as
fecal matter) have been incriminated by some scientists cadmium and copper, either individually or in combina-
(Ono et al. 1996; Jolibois et al. 2009). In fact, previous tion with other metals, can exert a powerful inhibiting
studies (Jolibois et al. 2003) have shown that wastewater effect on the cellular division (Knasmuller et al. 1998;
from the hospital of Rouen presented a genotoxic activ- Rank and Nielsen 1998; Unyayar et al. 2006). It may
ity to Ames test (Abdel-Massih et al. 2013). For in- suggest that a decrease in mitotic activity indicates that
stance, among the many molecules used in a hospital mito-depressive effect of heavy metals could interfere
and liable to be thrown in wastewaters via patients’ with the normal development of mitosis, thus preventing
excreta, we can cite ciprofloxacine, identified by a number of cells from entering the prophase and
Hartmann et al. (1998) as a genotoxicity source of blocking the mitosis cycle during interphase (Yıldız
German hospital wastewaters. In fact, the appropriated et al. 2009), and this was detected in our study through
samples from S3 presented a high mutagenic power and the prophase percentage diminution. The presence of
this may be due to the formation of chlorinated by- nitrate, nitrite, ammonium, and phosphate can also
products generated by the interaction of chlorine used cause the MI diminution (Tipirdamaz et al. 2003;
in the treatment of organic matter (Zidane et al. 2012), Radic et al. 2010). The MI is considered to reliably
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identify the presence of cytotoxic pollutants in the envi- contaminants are likely the agents that induce genetic
ronment (Smaka-Kincl et al. 1996; Grover and toxicity in the study area.
Kaur1999; Chandra et al. 2005). The tested wastewater
samples caused a change in the CA frequency in com- Acknowledgments Special thanks due to wastewater treatment
parison to the negative control, especially the anaphase plant workers of the city of Guelma and to Gueroui Yacine, for his
bridge anomaly. The reason for such an effect could be help in the realization of the map figure.
the fact that toxic substance in wastewater may disturb
the division, causing relatively high number of aberra-
tions (Vedacovic et al. 1993; Tipirdamaz et al. 2003; References
Özkara et al. 2011). In the present study, the presence of
heavy metals may cause these aberrations. Fiskesjo Abdel-Massih, R. M., Melki, P. N., Afif, C., & Daoud, Z. (2013).
(1981) showed positive results for this metal in the Detection of genotoxicity in hospital wastewater of a devel-
A. cepa test, while studying the contamination of drink- oping country using SOS chromotest and Ames fluctuation
test. Journal of Environmental Engineering & Ecological
ing water by copper. Later, in 1988, this same author
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Cd, Be, Al, Mn, Li) and showed that some of them Stations D’epuration Par Compostage: Devenir Des
induced specific CA (Leme and Marin-Morales 2009). Micropolluants Metalliques Et Organiques Et Bilan
In the present study, the appearance of the anaphase Humique Du Compost. Thèse de Doctorat, Institut National
Polytechnique De Toulouse.
bridges may be due to the presence of heavy metals in Barbosa, J. S., Cabral, T. M., Ferreira, D. N., Agnez-Lima, L. F., &
the samples and these results are in concordance with Batistuzzode, S. R. (2010). Genotoxicity assessment in
other studies (Borboa and De La Torre 1996; aquatic environment impacted by the presence of heavy
Monteirono et al. 2010; Foltete 2010). This aberration metals. Ecotoxicology and Environmental Safety, 73, 320–
325.
may cause structural chromosome mutations (El- BenSalem, Z., Capelli, N., Grisey, E., Baurand, P. E., Ayadi, H., &
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ments to move to either of the pole, respectively (Liman pyrene using RAPD and the RTG-2 fish cell line. Mutation
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toxic effect of wastewater components such as heavy Chandra, S., Chauhan, L. K., Murthy, R. C., Saxena, P. N., Pande,
metals (Michael et al. 2009; Radic et al. 2010), and its P. N., & Gupta, S. K. (2005). Comparative biomonitoring of
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especially in TA98. It has a cytotoxic effect by decreas- The action of atrazine herbicide as an indicator of cell divi-
ing MI, and it also has a genotoxic effect by significantly sion on chromosomes and nucleic acid content in root mer-
increasing the CA frequency at S4 in April 2012, at S5 istems of Allium cepa and Viciafaba. Cytologia, 65, 277–
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