13 Convexite 1
13 Convexite 1
Cours : Convexité
1 Convexité, concavité
Définition 1 : Soit f une fonction définie sur un intervalle I. On note C f la courbe représentative de f dans
un repère (O ;⃗ı ,⃗ȷ).
• On dit que f est convexe sur I si, pour tous réels a et b dans I, avec a < b, la sécante reliant les deux
points de la courbe d’abscisses a et b se trouve au-dessus de la courbe C f sur [a,b].
• On dit que f est concave sur I si, pour tous réels a et b dans I, avec a < b, la sécante reliant les deux
points de la courbe d’abscisses a et b se trouve en-dessous de la courbe C f sur [a,b].
×
× ×
×
×
× ×
×
√
x 7→ ln(x) x 7→ ex x 7→ x
■ Exemple 2 : Attention : on parle bien de convexité sur un intervalle. Par ailleurs, ce n’est pas parce qu’une
fonction f est convexe sur deux intervalles [a,b] et [b,c] que f est aussi convexe sur [a,c].
La fonction représentée ci-dessus est convexe sur [−3; 0] et sur [0; 3] mais n’est pas convexe sur [−3,3]. ■
2 Fonctions dérivables
2.1 Caractérisation des fonctions convexes
Propriété 1 : Soit f une fonction définie et dérivable sur un intervalle I. On note C f la courbe représentative
de f dans un repère (O ;⃗ı ,⃗ȷ).
• f est convexe sur I si et seulement si la courbe C f se trouve au-dessus de toutes ses tangentes aux
points d’abscisses x ∈ I.
• f est concave sur I si et seulement si la courbe C f se trouve en-dessous de toutes ses tangentes aux
points d’abscisses x ∈ I.
■ Exemple 3 : Montrons que la fonction x 7→ x2 est convexe sur R. Notons C f la courbe de f dans un repère
(O,⃗i, ⃗j). Soit a un réel.
• f est dérivable sur R et pour tout réel x, f ′ (x) = 2x.
• La tangente à C f a pour équation y = f ′ (a)(x − a) + f (a), c’est-à-dire y = 2ax − 2a2 + a2 ou encore
y = 2ax − a2 .
Ainsi, C f est toujours au-dessus de sa tangente à l’abscisse a, et ce, peu importe le réel a choisi. f est
donc convexe sur R.
■
L’étude de la convexité d’une fonction revient à l’étude de signe de sa dérivée seconde (si celle-ci existe, bien
entendu).
Démonstration 1 : Si f ′′ ⩾ 0, alors f est convexe : Soit f une fonction deux fois dérivable sur I telle que
pour tout x ∈ I, f ′′ (x) ⩾ 0.
Soit a ∈ I. La tangente à la courbe de f au point d’abscisse a a pour équation y = f ′ (a)(x − a) + f (a).
Pour tout x ∈ I, posons alors g(x) = f (x) − ( f ′ (a)(x − a) + f (a)). g est deux fois dérivable sur I, et pour tout
x ∈ I, on g′ (x) = f ′ (x) − f ′ (a) et g′′ (x) = f ′′ (x).
Ainsi, puisque pour tout x ∈ I, f ′′ (x) ⩾ 0, on a aussi g′′ (x) ⩾ 0. g′ est donc croissante sur I. Or, g′ (a) = 0.
Résumons toutes ces informations dans un tableau.
x a
g′′ (x) +
g′ 0
g′ (x) − 0 +
g
0
g(x) + 0 +
Finalement, pour tout x ∈ I, g(x) ⩾ 0, ce qui signifie que f (x) ⩾ f ′ (a)(x − a) + f (a) : la courbe de f est
au-dessus de la tangente à cette courbe au point d’abscisse a. □
■ Exemple 4 : Pour tout entier naturel pair n ⩾ 2, la fonction x 7→ xn est convexe sur R.
En effet, la dérivée seconde de cette fonction est la fonction x 7→ n(n − 1)xn−2 .
Or, n étant pair, n − 2 l’est aussi, et pour tout réel x, on a donc xn−2 ⩾ 0. ■
Cela rappelle naturellement le cas des extremum locaux. Si f admet un extremum local en a, alors f ′ (a) = 0.
Cependant, si f ′ (a) = 0, f admet un extremum local en a seulement si f ′ change de signe en a.
x3
■ Exemple 6 : Pour tout réel x, on pose f (x) = − x + 1.
2
3x2
f est deux fois dérivable sur R et pour tout réel x, on a f ′ (x) = − 1 et
2
f ′′ (x) = 3x.
Ainsi, f ′′ (x) ⩾ 0 si et seulement si x ⩾ 0.
f est donc concave sur ] − ∞; 0] et convexe sur [0; +∞[.
La courbe de f présente un point d’inflexion à l’abscisse 0.
Attention : l’annulation de la dérivée seconde n’est pas une condition suffisante de présence d’un point
d’inflexion !
1 4 2 3
■ Exemple 7 : Pour tout réel x, on pose g(x) = x − x + 2x2 .
12 3
La fonction g est deux fois dérivable sur R et pour tout réel x,
1
g′ (x) = x3 − 2x2 + 4x et g′′ (x) = x2 − 4x + 4 = (x − 2)2 .
3
Ainsi, pour tout réel x, g′′ (x) ⩾ 0. g est donc convexe sur R.
Puisqu’il n’y a pas de changement de convexité, g ne présente pas de point
d’inflexion, et ce, même si g′′ (2) = 0.
■
3 Inégalités de convexité
3.1 Inégalités de milieux
Propriété 5 : Soit f une fonction convexe sur un intervalle I.
Å ã
a+b f (a) + f (b)
Pour tous réels a et b de I, f ⩽ .
2 2
ea + eb
Å ã
a+b
■ Exemple 8 : La fonction exponentielle est convexe sur R. Pour tous réels a et b, exp ⩽ .■
2 2
√
■ Exemple 9 : La fonction x 7→ x est concave sur R+ .
… √ √
a+b a+ b
Ainsi, pour tous réels a et b positifs, ⩾ . ■
2 2
Convexité
▶ Exercice 1 – Voir le corrigé
On considère la fonction f dont la courbe représentative est donnée ci-dessous. On a également tracé la tangente
à cette courbe au point d’abscisse 0.
x −5 0 3
2
f
−3 −∞
On sait de plus que f est convexe sur [−5; −2] puis concave sur [−2; 3]. Tracer une courbe représentative
compatible avec ces données.
x 2 −1 0 2
1 −1
f′ 0
−2
2 − 2x2
f ′′ (x) = .
(1 + x2 )2
e−x (e−x − 1)
f ′′ (x) = .
(1 + e−x )3
Inégalités de convexité
▶ Exercice 17 – Voir le corrigé
√
On considère la fonction f : x 7→ x, définie sur [0; +∞[.
1. Pour tout réel x > 0, déterminer une expression de f ′ (x) et de f ′′ (x).
2. f est-elle convexe ou concave sur ]0; +∞[ ?
3. Déterminer l’équation de la tangente à la courbe de f au point d’abscisse 1.
√ x 1
4. En déduire que pour tout réel x > 0, x ⩽ + . Représenter graphiquement cette inégalité.
2 2
▶ Exercice 18 – Voir le corrigé
Soit n un entier naturel non nul. On considère la fonction f : x 7→ (1 + x)n .
1. La fonction f est-elle convexe ou concave sur [0; +∞[ ?
2. En utilisant la tangente à la courbe de f au point d’abscisse 0, montrer que pour tout réel x ⩾ 0, on a
(1 + x)n ⩾ 1 + nx.
3. Quelle inégalité a-t-on redémontré ?
2
(ln(x))2 ⩾ x − 1.
e
√ a+b
ab ⩽ .
2
Exercices de synthèse
▶ Exercice 23 – Voir le corrigé
On considère la fonction f définie pour tout réel x par
2 +4x− 3
f (x) = e−2x 2 .
3. En déduire les intervalles sur lesquels la fonction f est convexe. La courbe C f admet-elle des points
d’inflexion ?
4. Déterminer l’équation de la tangente à la courbe de f en chacun des points d’inflexion.
5. Montrer que pour tout réel x, f (2 − x) = f (x). Comment interpréter cette propriété ?
6. Représenter l’allure de la courbe C f dans un repère orthogonal.
▶ Exercice 24 (Centres étrangers 2022) – Voir le corrigé
Soit f la fonction définie sur l’intervalle ]0; +∞[ par
f (x) = x ln(x) + 1.
f ′ (x) = 1 + ln(x).
(b) En déduire le tableau de variation de la fonction f sur ]0; +∞[. On y fera figurer la valeur exacte de
l’extremum de f sur ]0; +∞[ et les limites.
(c) Justifier que pour tout x ∈]0; 1[, f (x) ∈]0; 1[.
3. (a) Déterminer une équation de la tangente (T ) à la courbe C f au point d’abscisse 1.
(b) Étudier la convexité de la fonction f sur ]0; +∞[.
(c) En déduire que pour tout réel x strictement positif,
f (x) ⩾ x.
4. On définit la suite (un ) par son premier terme u0 élément de l’intervalle ]0; 1[ et pour tout n ∈ N,
un+1 = f (un ).
(a) Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, on a 0 < un < 1.
(b) Déduire de la question 3.c. la croissance de la suite (un ).
(c) En déduire que la suite (un ) est convergente.
Partie A
On donne ci-dessous, dans le plan rapporté à un repère orthonormé, la courbe représentant la fonction dérivée
f ′ d’une fonction f dérivable sur R.
Partie B
On admet que la fonction f mentionnée dans la Partie A est définie sur R par :
f (x) = (x + 2)e−x
On note C la courbe représentative de f dans un repère orthonormé (O ;⃗ı ,⃗ȷ). On admet que la fonction f est
deux fois dérivable sur R.
1. Montrer que, pour tout nombre réel x,
x 2
f (x) = x
+ x.
e e
En déduire la limite de f en +∞.
Justifier que la courbe C admet une asymptote que l’on précisera.
On admet que lim f (x) = −∞.
x→−∞
2. (a) Montrer que, pour tout nombre réel x, f ′ (x) = (−x − 1)e−x .
(b) Étudier les variations sur R de la fonction f et dresser son tableau de variations.
(c) Montrer que l’équation f (x) = 2 admet une unique solution α sur l’intervalle [−2; −1] dont on
donnera une valeur approchée à 10−1 près.
3. Déterminer, pour tout nombre réel x, l’expression de f ′′ (x) et étudier la convexité de la fonction f . Que
représente pour la courbe C son point A d’abscisse 0 ?
A TA
×
B
×
TB
1
Partie A
Å ã
1
1. Déterminer graphiquement les valeurs de f′ et f ′ (1).
e
2. En déduire une équation de la droite TB .
Partie B
On suppose maintenant que la fonction f est définie pour tout réel x ∈]0; +∞[ par
2 + ln(x)
f (x) = .
x
1. Par le calcul, montrer que la courbe C f passe par les points A et B et coupe l’axe des abscisses en un
unique point que l’on précisera.
2. Déterminer la limite de f (x) quand x tend vers 0 par valeurs supérieures et la limite de f (x) quand x tend
vers +∞.
3. Montrer que pour tout x > 0
−1 − ln(x)
f ′ (x) = .
x2
4. Dresser le tableau de variations de f sur ]0; +∞[.
5. On note f ′′ la dérivée seconde de f .
(a) Montrer que pour tout réel x > 0,
1 + 2 ln(x)
f ′′ (x) = .
x3
(b) Déterminer le plus grand intervalle sur lequel f est convexe.
Convexité
▶ Correction 1 – Voir l’énoncé
f ′ (0) est le coefficient directeur de la tangente à la courbe de f à l’abscisse 0. Ce coefficient directeur vaut −1.
Ainsi, f ′ (0) = −1.
La tangente à la courbe de f au point d’abscisse 0 a pour coefficient directeur −1 et pour ordonnée à l’origine
2. L’équation réduite de cette tangente est donc y = −x + 2.
f est dérivable et croissante sur [2; 4]. Ainsi, pour tout réel x ∈ [2; 4], f ′ (x) ⩾ 0. En particulier, f ′ (3) ⩾ 0.
La fonction f semble convexe [−5 ; −2], concave sur [−2 ; 1] et convexe sur [1 ; 2 ].
(b) x2 − ((a + b)x − ab) est un polynôme du second degré dont les racines sont a et b (ce sont les
abscisses des points A et B, qui sont les points d’intersection de la courbe de f et de(AB)).
Ces racines peuvent par ailleurs se trouver en utilisant les relations entre coefficients et racines.
Ainsi, x2 − ((a + b)x − ab) est négatif pour x ∈ [a; b], ce qui signifie que sur cet intervalle, x2 ⩽
(a + b)x − ab : la courbe de la fonction f se situe sous la droite (AB). Ceci valant peu importe les
valeurs de a et b, on trouve bien que la fonction f est convexe sur R.
x2 x2 − (a + b)x + ab
Å ã
1 1 1 1 ab bx ax
− − x+ + = + − − =
x ab a b xab xab xab xab xab
Or, xab > 0. De plus, x2 − ((a + b)x − ab) est un polynôme du second degré dont les racines sont a et b (ce
sont les abscisses des points A et B, qui sont les points d’intersection de la courbe de la fonction inverse et de la
droite (AB)). Ces racines peuvent par ailleurs se trouver en utilisant les relations entre coefficients et racines.
1 1 1 1
Ainsi, x2 − ((a + b)x − ab) est négatif pour x ∈ [a; b]. On a donc ⩽ − x + + : la courbe de la fonction
x ab a b
inverse se situe sous la droite (AB), peu importe les valeurs de a et b. La fonction inverse est donc convexe sur
]0; +∞[.
d’où
Or, puisque x > 0, cette quantité est positive. Il en vient que pour tout x > 0, f (x) − ( f ′ (a)(x − a) + f (a)) ⩾ 0
et donc que f (x) ⩾ ( f ′ (a)(x − a) + f (a). Cela se traduit par le fait que sur ]0; +∞[, la courbe de la fonction
inverse est au-dessus de toutes ses tangentes : cette fonction est donc convexe sur ]0; +∞[.
Attention à bien remarquer qu’il s’agit des variations de la dérivée ! La fonction f ′ est décroissante sur [−2; 0].
f est donc concave sur cet intervalle.
1. La fonction u : x 7→ 1 + x2 est dérivable et strictement positive sur R. Or f = ln(u). f est donc dérivable
u′ 2x
sur R et f ′ = : pour tout x ∈ R, f ′ (x) = .
u 1 + x2
x −∞ 0 +∞
f ′ (x) − 0 +
+∞ +∞
f
0
2.
3. Soit x un réel,
√ √
f (x) = 1 ⇔ ln(1 + x2 ) = 1 ⇔ 1 + x2 = e ⇔ x2 = e − 1 ⇔ x = e − 1 ou x = − e − 1.
4. f ′ est dérivable comme produit de deux fonctions dérivables dont le dénominateur ne s’annule pas. Pour
tout réel x,
2(1 + x2 ) − 2x × 2x 2 − 2x2
f ′′ (x) = = .
(1 + x2 )2 (1 + x2 )2
Or, f ′′ (x) ⩾ 0 si et seulement si x ∈ [−1; 1]. f est donc convexe sur [−1; 1] et concave sur ] − ∞; −1] et
[1; +∞[.
5. La tangente à la courbe de f à l’abscisse −1 a pour équation réduite
y = f ′ (−1)(x + 1) + f (−1) = −(x + 1) + ln(2) = −x + ln(2) − 1.
La tangente à la courbe de f à l’abscisse 1 a pour équation réduite
y = f ′ (1)(x − 1) + f (1) = x − 1 + ln(2).
6. On trace la courbe de f dans un repère orthonormé.
1. D’une part, pour tout réel x, 1 + e−x > 0. Il en vient que f (x) > 0 comme quotient de deux nombres
strictement positifs. Par ailleurs, pour tout réel x, 1 + e−x > 1, et donc, par stricte décroissance de la
1
fonction inverse sur ]0; +∞[, on a < 1.
1 + e−x
−x
2. On a lim e = 0 et lim f (x) = +∞. En utilisant les règles d’opération sur les limites, on en conclut
x→+∞ x→−∞
que lim f (x) = 1 et lim f (x) = 0.
x→+∞ x→−∞
−e−x e−x
3. f est dérivable sur R et pour tout réel x, f ′ (x) = − = > 0. f est donc croissante
(1 + e−x )2 (1 + e−x )2
sur R.
4. Soit x ∈ R.
Å ã Å ã
3 1 3 −x −x 1 1 1
f (x) = ⇔ −x
= ⇔ 3 + 3e = 4 ⇔ e = ⇔ −x = ln( ⇔ x = − ln = ln(3).
4 1+e 4 3 3 3
5. f ′ est dérivable sur R comme quotient de fonctions dérivables dont le dénominateur ne s’annule pas.
Pour tout réel x, on pose u(x) = (1 + e−x )2 . On a alors, pour tout réel x, u′ (x) = 2 × (−e−x ) × (1 + e−x ).
Ainsi, pour tout réel x,
−e−x (1 + e−x )2 − e−x × (−2e−x (1 + e−x )) e−x (1 + e−x )(−(1 + e−x ) + 2e−x )
f ′′ (x) = =
(1 + e−x )4 (1 + e−x )4
et donc
e−x (e−x − 1)
f ′′ (x) = .
(1 + e−x )3
6. Pour tout réel x, e−x > 0 et (1 + e−x )3 > 0. Ainsi, f ′′ (x) est du signe de e−x − 1. Or, e−x − 1 ⩾ 0 si et
seulement si e−x ⩾ 1 soit −x ⩾ 0 et donc x ⩽ 0. Ainsi, f est convexe sur ] − ∞; 0] et concave sur [+; +∞[.
Inégalités de convexité
▶ Correction 17 – Voir l’énoncé
f est deux fois dérivable sur ]0; +∞[.
1
1 − 2√ x 1
Pour tout réel x > 0, f ′ (x) ′′
= √ et f (x) = √ 2 = − √ .
x x 2x x
Puisque pour tout x > 0, f ′′ (x) ⩽ 0, f est concave sur ]0; +∞[.
L’équation de la tangente à la courbe de f au point d’abscisse 1 est
1 x 1
y = f ′ (1)(x − 1) + f (1) = (x − 1) + 1 soit y = + .
2 2 2
√ x 1
Puisque f est concave, elle est sous toutes ses tangentes. Ainsi, pour tout réel x > 0, x⩽ + .
2 2
▶ Correction 18 – Voir l’énoncé
f est deux fois dérivable sur [0; +∞[ et pour tout réel x ⩾ 0, f ′ (x) = n(1 + x)n−1 et
f ′′ (x) = n(n − 1)(1 + x)n−2 . Puisque x ⩾ 0, alors f ′′ (x) ⩾ 0 et f est donc convexe sur [0; +∞[.
De plus, la tangente à l’abscisse 0 à la courbe de f a pour équation y = f ′ (0)(x − 0) + f (0) soit y = 1 + nx.
f étant convexe sur [0; +∞[, sa courbe se trouve au-dessus de toutes ses tangente sur cet intervalle. En partic-
ulier, pour tout réel x ⩾ 0,
(1 + x)n ⩾ 1 + nx.
Or, pour x > 1, ln(x) > 0 et donc f ′′ (x) < 0. f est donc concave sur ]1; +∞[.
f étant concave, on a, pour tous réels x et y strictement supérieurs à 1,
x+y f (x) + f (y)
f ⩾ .
2 2
soit
x + y ln(ln(x)) + ln(ln(y)) 1 »
ln ln ⩾ = ln (ln(x) × ln(y)) = ln ln(x) ln(y) .
2 2 2
En appliquant la fonction exponentielle qui est strictement croissante sur R, on obtient alors
x+y »
ln ⩾ ln(x) ln(y).
2
Exercices de synthèse
▶ Correction 23 – Voir l’énoncé
Å ã Å ã
3 3
1. On a lim −2x2 + 4x − = −∞ et lim −2x2 + 4x − = −∞.
x→+∞ 2 x→−∞ 2
Ainsi, lim f (x) = 0 et lim = 0.
x→−∞ x→+∞
f est dérivable sur R par composition de fonctions dérivables. Pour tout réel x,
2 +4x− 3
f ′ (x) = (−4x + 4)e−2x 2 .
2 +4x− 3
Par ailleurs, pour tout réel x, e−2x 2 > 0. f ′ (x) est donc du signe de −4x + 4.
x −∞ 1 +∞
f ′ (x) + 0 −
√
e
f
0 0
2. f ′ est dérivable sur R comme produits de fonctions dérivables. Pour tout réel x,
1. Par croissances comparées, lim+ x ln(x) = 0 et donc lim+ f (x) = 1. Par ailleurs, par produit, lim f (x) =
x→0 x→0 x→+∞
+∞.
1
2. (a) Pour tout réel x > 0, f ′ (x) = 1 × ln(x) + x × = ln(x) + 1.
x
(b) Soit x > 0, on a ln(x) + 1 ⩾ 0 si et seulement si x ⩾ e−1 .
x 0 1/e +∞
f ′ (x) − 0 +
1 +∞
f
e−1
e
Partie A
1. f ′ semble positive sur ] − ∞; −1] puis négative sur [−1; +∞[. f est donc croissante sur ] − ∞; 1] et décrois-
sante sur [1; +∞[.
2. f ′ semble décroissante sur ] − ∞; 0] puis croissante sur [0; +∞[. f est donc concave sur ] − ∞; 0] puis
convexe sur [0; +∞(.
Partie B
x+2 x 2 x
1. Pour tout réel x, f (x) = = x + x . Or, par croissances comparées, lim x = 0. Par ailleurs,
ex e e x→+∞ e
2
lim = 0. Ainsi, lim f (x) = 0. La droite d’équation y = 0 est asymptote à la courbe de f en +∞.
x→+∞ ex x→+∞
2. (a) Pour tout réel x, f ′ (x) = 1 × e−x + (x + 2) × (−e−x ) = (−1 − x)e−x .
(b) Pour tout réel x, f ′ (x) est du signe de −1 − x.
x −∞ −1 +∞
f ′ (x) + 0 −
e
f
−∞ 0
(c) f est continue sur [−2; −1]. De plus, f (−2) = 0 et f (−1) = e > 2. D’après le théorème des
valeurs intermédiaires, l’équation f (x) = 2 admet une solution sur l’intervalle [−2; −1]. De plus,
la fonction f étant strictement croissante sur cet intervalle, cette solution est unique. A l’aide de la
calculatrice, on trouve α ≃ −1.59.
3. Pour tout réel x, f ′′ (x) = −1e−x + (−1 − x) × (−e−x ) = xe−x . Ainsi, f ′′ (x) est du signe de x. f est
donc concave sur ] − ∞; 0] puis convexe sur [0; +∞(. Le point d’abscisse 0 de la courbe C est un point
d’inflexion de la courbe.
Partie A
Å ã
1 1
1. f′ est le coefficient directeur de la tangente à la courbe de f au point d’abscisse , c’est-à-dire A.
e Å ã e
′ 1 ′
On a alors f = 0. Par ailleurs, f (1) = −1.
e
2. La tangente TB a pour coefficient directeur −1 et pour ordonnée à l’origine 3. Son équation réduite est
donc y = −x + 3.
Partie B
2 + ln(e−1 )
Å ã
1 2 + ln(1)
1. On a f = 1
= (2 − 1)e = e et f (1) = = 2. La courbe C f passe par les points
e e
1
A et B. De plus, pour x > 0, f (x) = 0 si et seulement si 2 + ln(x) = 0 soit x = e−2 . La courbe C f coupe
l’axe des abscisses au point de coordonnées (e−2 ; 0).
2. En utilisant les règles de calcul sur les limites, on a que lim+ f (x) = −∞. Par ailleurs, pour tout réel x > 0,
x→0
2 ln(x) 2 ln(x)
f (x) = + . Or, lim = 0 et, par croissance comparées, lim = 0 Ainsi, lim f (x) = 0.
x x x→+∞ x x→+∞ x x→+∞
1
× 1 − (2 + ln(x)) × 1 1 − 2 − ln(x) −1 − ln(x)
3. Pour tout x > 0, f ′ (x) = x = = .
x2 x2 x2
4. Soit x > 0. Alors −1 − ln(x) ⩾ 0 si et seulement si ln(x) ⩽ −1 soit x ⩽ e . −1
x 0 e−1 +∞
f ′ (x) + 0 −
e
f
−∞ 0