UNIVERSITE DAKAR BOURGUIBA
GROUPE 8
THEME : LES DEFAILLANCES DE MARCHE :
Noms des exposants :
OUMOU NICOLE DIA Nº8 STCF
ABDOULAYE SENE Nº8 SG
SOKHNA DIEYNABA SAMAKE NDIAYE Nº6 STCF
MAMADOU SALL N º39 STCF
PLAN :
Introduction
I. Externalités
1. Externalités positives
2. Externalités négatives
3. Méthodes de correction des externalités négatives
II. Asymétrie d’informations
1. Aléa morale
2. Sélection adverse
3. Notion de passager clandestin
III. Typologies des biens
A. Biens publics
1. Biens purs
2. Biens impurs
B. Biens privés
1.Bien commun
2. Bien de club
Conclusion
INTRODUCTION :
Au cœur de l'économie moderne se trouvent des concepts fondamentaux qui façonnent nos
marchés et nos décisions économiques. Parmi eux, les externalités, l'asymétrie
d’informations et les typologies des biens jouent des rôles cruciaux dans la compréhension
des mécanismes économiques et des interactions entre les acteurs économiques. Dans cette
exploration approfondie, nous plongerons dans chaque aspect de ces concepts pour en saisir
toute la richesse et la complexité, afin de mieux comprendre comment ils influent sur nos
décisions individuelles et sur le fonctionnement global des marchés.
I. Externalités :
1. Externalités positives :
Les externalités positives sont des effets bénéfiques indirects d'une action économique sur
des tiers qui ne sont pas directement impliqués dans la transaction. Elles reflètent la nature
interdépendante de nos économies, où les actions d'un individu ou d'une entreprise peuvent
avoir des répercussions positives sur l'ensemble de la société. Par exemple, lorsque des
entreprises investissent dans la recherche et le développement, elles génèrent des
connaissances et des innovations qui bénéficient à l'ensemble de l'industrie et stimulent la
croissance économique.
2. Externalités négatives :
À l'inverse, les externalités négatives représentent les coûts indirects imposés à des tiers par
une action économique, sans compensation adéquate. Elles peuvent prendre différentes
formes, telles que la pollution de l'air et de l'eau, le bruit excessif, ou la congestion du trafic.
Ces externalités soulignent les limites du marché dans la prise en compte des coûts sociaux
et environnementaux des activités économiques, et mettent en évidence la nécessité
d'interventions réglementaires pour internaliser ces coûts et promouvoir un développement
durable.
3. Méthodes de correction des externalités négatives :
Face aux externalités négatives, diverses méthodes de correction peuvent être envisagées.
Les gouvernements peuvent intervenir en imposant des taxes ou des réglementations
environnementales pour internaliser les coûts externes et inciter les entreprises à adopter
des pratiques plus durables. Par exemple, une taxe sur les émissions de carbone peut
encourager les Entreprises à réduire leurs émissions et à investir dans des technologies
propres. Les permis d'émission offrent une approche alternative en allouant des quotas
d'émission négociables, permettant ainsi aux entreprises de s'adapter progressivement à des
normes environnementales plus strictes.
II. Asymétrie d’informations :
1. Aléa morale :
L'aléa moral survient lorsque l'une des parties à une transaction modifie son comportement
une fois que la transaction est conclue, en raison de l'asymétrie d'information entre les
parties. Dans le domaine de l'assurance, par exemple, les assurés peuvent être incités à
adopter des comportements à risque plus élevé une fois qu'ils sont assurés, sachant que les
conséquences de leurs actions seront partiellement ou totalement couvertes par l'assureur.
Cela peut entraîner une augmentation des sinistres et des coûts pour l'assureur, ce qui
nécessite souvent une tarification plus élevée pour compenser ces risques accrus.
2. Sélection adverse :
La sélection adverse se produit lorsque des individus mal informés ou à risque plus élevé
sont plus susceptibles de participer à une transaction, entraînant une sélection défavorable
pour les parties mieux informées ou moins risquées. Par exemple, sur le marché de
l'assurance, les individus à haut risque sont plus enclins à souscrire une assurance, ce qui
peut entraîner une hausse des primes pour tous les assurés. Cela peut également entraîner
une spirale de tarification où les primes augmentent pour tous, ce qui peut dissuader les
individus à faible risque de souscrire une assurance, aggravant ainsi le problème de sélection
adverse.
3. Notion de passager clandestin :
La notion de passager clandestin désigne une situation où un individu bénéficie des
avantages d'une transaction sans en supporter les coûts. Cela se produit souvent dans le cas
des biens publics, où la consommation par un individu n'empêche pas la consommation par
d'autres, et où il est difficile d'exclure les individus de leur utilisation. Par exemple, les
infrastructures publiques telles que les routes et les parcs offrent des avantages à toute la
société, mais leur financement est souvent supporté par un petit groupe de contributeurs,
ce qui peut conduire à une sous-production de ces biens et à une inefficacité économique.
III. Typologies des biens :
A. Biens publics :
1. Biens purs :
Les biens publics purs sont caractérisés par leur non-exclusion et leur non-rivalité dans la
consommation. Ils sont disponibles pour tous, indépendamment de leur contribution
financière, et leur utilisation par un individu n'empêche pas leur utilisation par d'autres. Les
exemples incluent les services de défense nationale et les phares maritimes, où leur
fourniture ne limite pas la possibilité pour d'autres de les utiliser et où leur utilisation par un
individu n'entraîne pas une diminution de leur disponibilité pour les autres.
2. Biens impurs :
Les biens publics impurs présentent des caractéristiques de non-exclusion mais peuvent être
sujets à une certaine rivalité dans la consommation. Bien que leur utilisation ne soit pas
limitée par des barrières physiques ou financières, une surutilisation peut entraîner une
dégradation de la qualité ou une congestion des services. Les exemples incluent les parcs
publics, les services de santé publique et les bibliothèques publiques, où une augmentation
de la fréquentation peut entraîner une détérioration de l'expérience utilisateur ou une
diminution de la qualité des services.
B. Biens privés :
1. Bien commun :
Les biens communs sont caractérisés par leur rivalité dans la consommation mais leur non-
exclusion. Ils sont disponibles pour tous, mais leur utilisation par un individu réduit la
disponibilité pour les autres. Les biens communs peuvent souvent être sujets à la
surutilisation ou à la surexploitation en l'absence de réglementation ou de gestion
appropriée. Les exemples incluent les ressources naturelles telles que les pâturages, les
forêts et les zones de pêche, où une utilisation excessive peut entraîner une dégradation de
l'environnement et une diminution des bénéfices pour l'ensemble de la société.
2. Bien de club :
Les biens de club sont caractérisés par leur exclusion mais la non-rivalité dans la
consommation. Ils sont disponibles uniquement pour les membres d'un groupe ou d'une
organisation spécifique, mais une fois que l'adhésion est acquise, leur utilisation par un
membre n'empêche pas leur utilisation par d'autres membres. Les exemples incluent les
clubs privés, les abonnements à des services en ligne et les salles de sport réservées aux
membres, où l'exclusivité de l'accès crée une valeur ajoutée pour les membres et permet
aux fournisseurs de services de générer des revenus réguliers tout en minimisant les coûts
associés à la fourniture des services.
Conclusion :
En conclusion, les externalités, l'asymétrie d’informations et les typologies des biens sont
des concepts fondamentaux qui nous aident à comprendre les dynamiques complexes des
marchés économiques. Ils révèlent les interactions subtiles entre les individus, les
entreprises et les institutions économiques, et mettent en lumière les défis auxquels sont
confrontés les décideurs dans la conception de politiques économiques efficaces. En
comprenant ces concepts et leurs implications, nous sommes mieux équipés pour analyser
les défaillances du marché, promouvoir le bien-être collectif et construire des économies
plus résilientes et inclusives.