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Support 11 (1) L'IS

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SUPPORT 11 (1/3)

L'IMPOT SUR LES SOCIETES


Principe : Le résultat fiscal est soumis au taux de l'IS (voir tableau)
IS = un impôt sur l'ensemble des bénéfices ou revenus réalisés par les sociétés et
autres personnes morales – art 205 du CGI

CA < 7,63 Me et 7,63Me < CA < 10 10 Me < CA < 250 CA > ou = 250 Me
bénéficiant du Me Me
régime PME
2020 15% jusqu'à 38 28,00% 28,00% 28% jusqu'à 500
120 euros de 000 euros, 31%
bénéfice, 28% au- au-delà
delà
2021 15% jusqu'à 38 15% jusqu'à 38 26,50% 27,50%
120 euros de 120 euros de
bénéfice, 26,5% bénéfice, 26,5%
au-delà au-delà
2023 15% jusqu'à 15% jusqu'à 25,00% 25,00%
42 500 euros de 42 500 euros de
bénéfice, 25% au- bénéfice, 25% au-
delà delà

TAUX REDUIT (pour les PME) : conditions : CA < 10 millions d'euros HT, avoir
un capital entièrement libéré et détenu à hauteur de 75% min par des personnes
physiques (ou par une société appliquant ce critère), être soumise à l'IS de plein droit
ou sur option

Le bénéfice de la société, après le paiement de l'IS, peut être :


– soit laissé investi dans la société (inscription en réserves)
– soit faire l'objet d'une distribution de dividendes totale ou partielle
(dividendes imposés entre les mains des associés personnes physiques ou
personnes morales)

1° SOCIETES IMPOSABLES

PRINCIPE : sociétés de capitaux, quel que soit la nature de leur activité :


– SA, SAS, SASU, SARL, SCA, sociétés coopératives et leurs unions

MAIS AUSSI :

– sociétés civiles qui exercent une activité commerciale deviennent passible de l'IS sauf si
l'activité commerciale est devenu accessoire à l'activité civile
– les organismes privés ou publics (associations, fondations, syndicats,...) ne sont pas
imposables à l'IS sauf si l'activité exercée est à but lucratif (sauf si leurs opérations
lucratives accessoires n'excèdent pas 62 250 euros (pour 2018)

OPTION IS ET MODALITES :

– certaines sociétés de personnes peuvent opter pour l'IS sous certaines conditions
– certaines sociétés ne sont pas autorisées à opter pour l'IS : société civile de moyen (SCM),
groupements d'intérêt économique (GIE) et les sociétés de construction- ventes immeubles
– l'option IS doit être exercée avant la fin du 3ème mois de l'exercice au titre duquel elle
s'applique
– pour les sociétés qui ont opté pour l'IS, possibilité de renoncer à l'option jusqu'au 5ème
exercice suivant celui au titre duquel l'option a été exercée
– la renonciation doit intervenir avant la fin du mois précédant la date limite de versement du
premier acompte d'IS du 5ème exercice au titre duquel s'applique la renonciation
– les SARL à caractère familial peuvent opter de manière permanente pour le régime des
sociétés de personnes non soumises à l'IS, selon certaines modalités ( doit être demandée par
l'unanimité des associés, activité industrielle, artisanale, agricole ou commerciale, société
formée uniquement par parents ligne directe ou frères et sœurs, conjoints ( PACS ou
mariage) ( jusqu'au 2ème degré)
– les SA, SARL, SAS non cotées créées depuis – 5 ans peuvent opter temporairement pour le
régime des sociétés de personnes sous conditions

Remarque :les SARL à caractère non familial, les SA, les SAS sont de plein droit soumises
à l'IS mais peuvent opter pour le régime des sociétés de personnes sous conditions : non
cotées créées depuis plus de 5 ans, capital et droits de vote détenus à hauteur minimum de
50% par des personnes physiques, 34% au moins devant être détenus par les dirigeants,
l'effectif doit être < à 50 salariés, le CA ou total bilan < à 10 millions d'euros
DUREE DE L'OPTION : 5 ans non renouvelable, fin anticipée possible si l'une des
conditions d'application de ce régime cesse ou si renonciation à l'option

2° TERRITORIALITE DE L'IS

Principe : seuls les résultats des entreprises exploitées en France sont soumis à
l'impôt français, donc sont imposés au lieu de leur réalisation ( art 209-1 du CGI)

Donc si une entreprise exerce son activité hors de la France, elle échappera à l'IS français

CRITERE DU LIEU DE REALISATION DES BENEFICES :

= les bénéfices réalisés par les entreprises exploitées en France, ce qui correspond à l'exercice
habituel d'une activité réalisée :
– soit dans le cadre d'un établissement autonome,
– soit par l'intermédiaire de représentants dépendants,
– soit par un ensemble d'opération constituant un cycle commercial complet

= les bénéfices dont l'imposition est attribuée à la France par une convention internationale relative
aux doubles impositions

Il existe néanmoins des dérogations au principe de territorialité :

– Imposition des entreprises implantées dans les pays à fiscalité privilégiée (art 209 B du
CGI)
But étant de dissuader les entreprises française à délocaliser leurs bénéfices dans un pays où
le régime fiscal serait plus avantageux.
Cette disposition concerne les entreprises passibles de l'IS en France et qui détiennent
directement ou indirectement au moins 50% des actions ou des parts d'une société établie
dans un pays étranger dont le régime fiscal est privilégié au sens de l'art 209 B du CGI
(différence de 40% entre l'impôt en France et l'impôt à l'étranger)
Conséquence : l'entreprise française est imposée en France sur les bénéfices réalisés par la
filiale étrangère, en proportion des droits sociaux qu'elle détient

– Transfert des bénéfices à l'étranger (art 57 du CGI)


concerne les sociétés d'un même groupe dont l'une des sociétés est implantée à l'étranger.
L'administration fiscale devra prouver l'avantage consenti relatif au transfert et la
dépendance des deux entreprises

– Art 238 A du CGI


relatif au paradis fiscaux. Les conséquences de cet article : la réintégration dans l'assiette de
l'impôt sur le revenu ou de l'IS, des charges dont la déduction est contesté par l'article et
lorsque le contribuable est soumis à l'IS, les montants réintégrés sont considérés comme des
revenus distribués.

Synthèse principe territorialité

Société exerçant une activité en Société exerçant une activité à


France l'étranger
Dont le siège est en France IS Non soumise IS pour les
opérations réalisées à l'étranger
dans le cadre d'établissements
autonomes ou par
l'intermédiaire de représentants
ou formant un cycle
commercial complet
Dont le siège est à l'étranger IS pour les opérations réalisées Non soumise IS
en France

3° LA DETERMINATION DU RESULTAT IMPOSABLE


DES SOCIETES A L'IS
PERIODE D'IMPOSITION :

La période d'imposition correspond à l'exercice comptable mais celui-ci ne correspond pas toujours
à l'année civile.

Principe : Prise en compte des résultats du bilan clos le 31 décembre et souscription de la


liasse fiscale en mai N+1.

S'il y a eu clôture en cours d'année, on prendra en compte les résultats du bilan clos pendant
l'année d'imposition et on souscrira la liasse fiscale dans les 3 mois de la clôture de l'exercice.

A ) L'IMPOSITION DES PRODUITS

PRODUITS D'EXPLOITATION Éléments qui se rapportent à l'exploitation


normale et courante de l'activité
PRODUITS FINANCIERS - Les produits des filiales
Régime spécial des sociétés mères et filiales
Dividendes perçus d'une filiale relevant de l'IR : Conditions d'éligibilité des titres de
participation :
- la part des bénéfices qui lui revient est intégrée - être nominatifs ou être déposés dans un
dans ses propres résultats pour être imposée établissement désigné par l'administration
selon les modalités et le taux de l'IS donc - doivent être détenus en pleine ou nue-propriété
réintégration par la société-mère
- doivent représenter au moins 5% du capital de
- lors de l'encaissement éventuel des dividendes, la société émettrice à la date de mise en
ceux-ci sont enregistrés en produits dans la paiement des dividendes
comptabilité, alors que, déjà pris en compte - doivent avoir été conservés par la mère
antérieurement dans le résultat fiscal donc pendant minimum 2 ans
doivent faire l'objet d'une déduction extra-
comptable Modalités d'application :
ces dividendes bénéficient d'une exonération
Dividendes perçus d'une filiale soumise à l'IS : d'IS chez la société mère
Toutefois la société mère devra réintégrer à
- soit régime de droit commun : la part des son résultat imposable une quote-part de frais
bénéfices remonte par le biais des dividendes et charges de 5% du montant brut du
lorsqu'ils sont éventuellement encaissés et sont dividende perçu :
en principe imposables au titre de l'exercice au 5% X dividendes bruts versés ( dividendes
cours duquel ils ont été perçus. Comme ces reçus + crédits d'impôt éventuels
dividendes encaissés ont été comptabilisés, pas correspondants)
de retraitement donc les résultats sont exonérés à 95% au
niveau de la société-mère
- soit régime optionnel : régime spécial des
sociétés mères filiales Traitement fiscal :
-soit les déduire à 95%
- soit les déduire en totalité et réintégrer le
montant de la quote-part des frais et des
charges de 5%

L'option est globale pour tous les titres d'une


même filiale que la société-mère détient
( mention sur la liasse fiscale)

Attention si la société détient moins de 5%


des titres : il n'y a pas de retraitement fiscal

- Les titres d'OPCVM :


= organismes de placement collectif de valeurs
mobilières. Il existe 2 catégories : les SICAV et
les FCP
Les sociétés à l'IS ont l'obligation d'évaluer leurs
parts ou actions. L'écart constaté (gain latent ou
perte latente) est compris dans le résultat
imposable

Titres concernés :
toutes les parts ou actions d'OPCVM français ou
étrangers détenues par l'entreprise

Modalités d'application :

L'entreprise, à la clôture de chaque exercice


doit comprendre dans ses résultats imposables
l'écart + ou - constaté entre :
Exceptions : 2 catégories de titres sont - la valeur liquidative des titres d'OPCVM à la
exonérées de l 'imposition des +-values latentes : clôture de l'exercice
- et la valeur liquidative de ces titres à
- les parts ou actions d'OPCVM dont la valeur l'ouverture de l'exercice, ou leur prix
de l'actif de l'OPCVM est représentée de façon d'acquisition si les titres ont été acquis au cours
constante pour 90% au moins des actions de l'exercice donc si :

- les parts de fonds communs de placement à écart latent positif = réintégration fiscale
risques si l'entreprise s'engage à les conserver écart latent négatif = déduction fiscale
pendant au moins 5 ans
Possibilité de faire une compensation entre les
écarts positifs et les écarts négatifs au sein d'un
même exercice comptable.

Lors de la cession des parts ou actions


d' OPCVM, le résultat imposable est déterminé :
- à partir du prix d'acquisition ou de souscription
- corrigés du montant des écarts d'évaluation
déjà compris dans les résultats imposables.

- s'il s'agit d'une perte latente : la provision


comptabilisée pour dépréciation des titres
d'OPCVM n'est pas déductible fiscalement et
doit être réintégrée, les dotations aux
dépréciations constituées doivent donc être
réintégrées

- les reprises de ces provisions doivent être


déduites fiscalement

- les cessions de parts ou d'actions


d'Organisme de placement collectif en
valeurs mobilières sont exclues du régime des
PV et MV

SICAV = sociétés d'investissement à capital variable


FCP : fonds communs de placement

B) DEDUCTIBILITE DES CHARGES

Les règles sont similaires aux règles relatives à la détermination des BIC avec quelques petites
différences.

CHARGES D'EXPLOITATION FRAIS DE PERSONNEL :

- rémunération du dirigeant :
déductibilité de la rémunération du dirigeant
similaire aux règles des BIC (Cf support BIC
tableau déductibilité des charges)
Les rémunérations versées aux associés
dirigeants et à leurs conjoints sont
fiscalement déductibles, mais elles doivent
correspondre à un travail effectif et ne doivent
pas être excessives

- avantages en nature :
pour la société qui les offre, ces avantages en
nature sont déductibles de son résultat à
condition qu'ils soient comptabilisés de manière
explicites et que les bénéficiaires soient
identifiés

- remboursements de frais :
ceux sont des charges comptablement et
fiscalement déductibles mais elles doivent être
justifiées
Les allocations forfaitaires sont des
compléments de revenus imposables chez les
bénéficiaires. (cf : tableau Remboursements de
frais et allocations forfaitaires)

LOCATION DE VEHICULE - location de + de 3 mois : la déductibilité des


loyers concernant les véhicules de tourisme est
plafonnée par la loi. Les loyers sont donc
déductibles dans les mêmes limites de
l'amortissement si l'entreprise était propriétaire
du véhicule (on doit réintégrer une fraction du
loyer)

- Si location de – 3 mois : le loyer est


intégralement déductible
REMUNERATION DE L'ACTIVITE DES Rémunération accordée aux membres du
ADMINISTRATEURS Conseil d'administration de SA ou SAS.
( ANCIENNEMENT JETONS DE PRESENCE ) Fiscalement, l'article 210 sexies du CGI pose
une limitation des déductions qui diffère en
fonction de l'effectif de la société et du
nombre de membres du Conseil
d'administration
La déduction de la rémunération est
subordonnée à la participation de
l'administrateur aux réunions des organes
statutaires ou à l'exercice d'une activité effective
dans l'entreprise

Pour sociétés employant au – 5 personnes : Pour les sociétés employant au – 5 personnes :


Moyenne annuelle des rémunérations brutes des déductibles s'ils n'excèdent pas globalement
5 ou 10 personnes les mieux rémunérées (selon 5% de la rémunération moyenne des 5 ou 10
que l'effectif est > ou pas à 200 salariés) dans personnes les mieux rémunérées selon que l
l'entreprise X 5 % X nombre des membres 'effectif est supérieur ou non à 200 salariés
composant le conseil = montant déductible
Pour les sociétés employant – de 5 personnes :
457 euros par membre du conseil
IMPOTS ET TAXES - l'IS pas déductible, doit être réintégré
- de même pour la contribution sociale sur les
bénéfices et la contribution exceptionnelle
d'IS
- TVS ( taxe sur les voitures de société) pas
déductible, doit être réintégrée
- Taxe sur les véhicules de tourisme : pas
fiscalement déductible et doit être réintégrée
CHARGES FINANCIERES - AVANCES COMPTES COURANTS
D'ASSOCIES :
mêmes règles que celles des BIC pour associés
personnes physiques

- AVANCES CONSENTIES A UNE SOCIETE


PAR DES ASSOCIES PERSONNES
MORALES :
Les intérêts servis par une société soumise à l'IS
à une entreprise liée sont plafonnés fiscalement
(il peut être plus intéressant pour une société de
recourir à un emprunt plutôt qu'à une
augmentation de capital, car les intérêts
d'emprunt sont déductibles)

DEDUCTION DES CHARGES - LIMITATION DE LA DEDUCTION DES


FINANCIERES : CHARGES FINANCIERES article 212 bis du
Les sociétés ne peuvent pas déduire leur charge CGI :
financière au-delà du plus élevé des 2 montants Donc on réintègre les charges excédant les 3
suivants : millions ou les 30 % du résultat (charges nettes
- 3 millions par exercice après imputation des produits financiers)
- 30% du résultat avant impôt, intérêts,
dépréciations et amortissements - INTERETS SERVIS AUX ASSOCIES ET
ENTREPRISES LIEES article 212, I CGI :
on ne peut déduire des intérêts d'emprunts versés
à une entreprise liée si ces intérêts ne sont pas
imposés à hauteur au moins du quart ( 25%) de
l'impôt sur les bénéfices chez la société prêteuse
CHARGES EXCEPTIONNELLES - Abandon de créances à caractère commercial :
déductible si acte de gestion normal pour
l'entreprise qui abandonne la créance et
Exception pour abandon de créances à caractère imposable pour celle qui en bénéficie
financier consentis à des entreprises en
redressement, liquidation, procédure de - Abandon de créances à caractère financier :
sauvegarde ou accord de conciliation : non déductible fiscalement pour l'entreprise qui
déductibles sous conditions a consenti l'abandon sauf si consentie à des
entreprises

SYNTHESE IMPOSITION DES REMUNERATIONS DES DIRIGEANTS

ENTREPRENEUR Gérant associé (EURL, Gérant associé (SARL,


INDIVIDUEL, EIRL à SNC, SARL) EURL ou SNC optant
l'IR pour l'IS, Président
(SA, SAS, SASU)
EIRL à l'IS
Catégorie de revenu BIC IR BIC IR IS
Déduction de la Non Non Oui
rémunération du
dirigeant du BIC
Déduction des oui oui oui
cotisations sociales

C) LE REGIME DES PLUS OU MOINS VALUES A L'IS

Principe pour les sociétés à l'IS :


Les PV et MV de cession des immobilisations incorporelles et corporelles sont en quasi-totalité
toutes réputées à CT et soumises au taux normal de l'IS ; dans le cadre de l'IS, les PV relatives
aux biens amortissables sont à CT.
La PV de cession de brevets et éléments assimilés peut être qualifiée de LT, sous certaines
conditions.
En revanche la MV de cession de brevets est une MV à CT car les brevets sont amortissables.

Qualification des PV et MV dans le cadre de l'IS

Résultats de cessions
IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ET
CORPORELLES :
- immobilisations incorporelles liées à la Régime spécial de taxation au taux de faveur de
propriété industrielle ( brevets) 10% pour les cessions et concessions donc le
résultat doit être déduit si gain ou réintégré si
perte

- ensemble des autres immobilisations PV et MV exclusivement à CT


incorporelles et toutes les immobilisations
corporelles

PORTE-FEUILLE DE TITRES :

- Titres de participation Régime PV et MV à LT taxées au taux


d'imposition de faveur de 0% SAUF
réintégration quote-part de 12%

- Titres de placement Exclus de régime des PV et MV maintenus dans


le résultat fiscal de droit commun

Récapitulatif : Régime des PV/MV sur titres de participation

Dépréciations des titres de participation MVLT quelle que soit la durée de détention :
0%
Reprises sur dépréciations de titres de PVLT 0%
dépréciation
Cession de titres de participation + 2 ans - MVLT 0%
- PVLT 0% réintégration quote-part 12%
Cession de titres de participation – 2 ans - Si cessions en même temps que des titres de +
2 ans de même nature : PVCT/MVCT imposable
avec le résultat

- Si cessions seuls : simple gain ou perte

Traitement des PV ou MV nettes

Immobilisations corporelles et incorporelles PV/MV à CT (comprise dans le résultat,


( hors brevets) imposables ou déductibles) donc pas de
retraitement
Titres de participation - PVNLT : produit compris dans le résultat,
imposable à 0%, à déduire et réintégration de
12% pour les PVLT sur cession

- MVNLT : charge comprise dans le résultat non


déductible , à réintégrer

- PVCT/MVCT : comprises dans le résultat,


imposables ou déductibles, pas de retraitement
Régime spécial des brevets - si résultat positif : compris dans le résultat,
imposable à 0%, à déduire
- si résultat négatif : compris dans le résultat,
non déductible, à réintégrer imputables sur
résultats positifs de même nature

D) LA GESTION FISCALE DES DEFICITS

1) REPORT VERS L'AVANT

Principe : le déficit fiscal s'impute sur les bénéfices futurs de l'entreprise de


manière extra-comptable. C'est une charge fiscalement déductible du 1er résultat
bénéficiaire, sans limitation de durée.

Attention PLAFOND :
Pour les exercices clos à compter du 31 décembre 2012 : le déficit en report qui
peut être déduit du bénéfice est limité à 1 million d'euros majoré de 50% de la
fraction de ce bénéfice excédant 1 million.

1 million d'euros + 50% X ( bénéfice imposable excédant 1 million d'euros)

Le surplus de déficit non imputé pourra l'être lors des exercices suivants, dans les mêmes limites de
montant, mais sans limitation de durée.

Le déficit ne peut être imputé dans les cas suivants :

– si transformation de la société avec création d'une nouvelle personne morale


– si disparition depuis + d'un an des moyens de production et adjonction d'une nouvelle
activité majoritaire, ou abandon ou changement même partiel de l'activité initiale
– si absorption ou scission de la société
– changement du régime fiscal

2) OPTION REPORT VERS L'ARRIERE

Principe : les déficits peuvent s'imputer sur le bénéfice imposable de l'exercice


antérieur, dans la limite de 1 million, à condition :
– qu'il ait donné lieu au paiement effectif de l'impôt, au taux plein ou au taux
réduit des PME

1- L'option pour le report en arrière est limité au bénéfice de l'exercice


précédent, dans la limite 1 million d'euros
2- L'option pour le report en arrière devra être exercée au titre de l'exercice
duquel le déficit est constaté et dans le respect du délai de dépôt de la
déclaration de résultat de cet exercice
3- quand un déficit est susceptible d'être reporté en arrière sur les bénéfices
d'un exercice soumis pour partie au taux de 15 % et pour partie au taux
normal de l'IS, l'imputation doit être réalisée d'abord sur le bénéfice soumis au
taux normal puis à celui du taux réduit
4- les déficits concernés sont ceux de l'exercice en cours et aussi ceux
d'exercices antérieurs qui sont encore reportables à la clôture de cet exercice

Créance sur le Trésor

Le montant de la créance est égal au montant du déficit imputé X par le taux de l'IS appliqué au
bénéfice d'imputation et non celui du déficit

La créance constitue un produit de l'exercice déficitaire, mais ce produit n'est pas imposable
fiscalement, doit donc être déduit sur le tableau N°2058-A

Aucune imputation possible sur la CS ou sur les contributions exceptionnelles.

La créance peut être utilisée par la société dans les 5 ans pour le paiement de l'IS.

Au terme du délai, si la créance n'a pas été utilisée, la créance est remboursée spontanément par
l'administration fiscale.

La créance n'est pas cessible mais elle peut être donnée en garantie à une banque dans les conditions
prévues par la loi « Dailly »

E) OBLIGATIONS DECLARATIVES

L'IS est établi au nom de la société pour l'ensemble de ses activités imposables.
Il est dû au titre de chaque année au lieu principal de l'établissement , selon le régime d'imposition
réel retenu (régime simplifié ou régime normal)

Pour le régime réel normal :


La société doit annexer à sa déclaration de résultat N°2065 la liasse fiscale ainsi que :
– les tableaux de 2050 à 2059 : bilan, compte de résultat, tableaux des amortissements et des
provisions, rectifications extra-comptables, annexes comptables, comptes rendus des
délibérations du conseil d'administration ou de l'assemblée générale relatifs à la distribution
des bénéfices

Les délais ( souscription par voie électronique par l'intermédiaire d'un système d'échange de
données informatisé (mode EDI-TDFC)

Cas Dates de déclarations


L'exercice comptable coincide avec l'année Au plus trad le 2ème ouvré suivant le 1er mai (4
civile mai 2021 pour l'exercice 2020)
L'exercice comptable ne coincide pas avec À souscrire dans les 3 mois de la clôture de
l'année civile l'exercice
Aucun exercice n'est clos au cours de l'année Au plus tard le 2ème jour ouvré suivant le 1er
mai (4 mai 2021 pour l'exercice 2020)
Cession ou cessation d'entreprise Déclaration à souscrire 60 jours max après la
cession ou la cessation
Sociétés nouvelles Au choix :
- au 31 décembre de l'année d'ouverture
- à la clôture du 1er exercice comptable
- au 31 décembre suivant l'année de leur création

4° CALCUL ET PAIEMENT DE L'IS

IMPOT TAUX BASE DE CALCUL


ARRONDIE A L'EURO
LE PLUS PROCHE
Impôt au taux normal légal Voir tableau de référence Selon tranche de bénéfice
des taux applicables fiscal et PV imposables qui
ne peuvent pas bénéficier
d'imposition réduite

+ impôt au taux réduit PME Bénéfice fiscal dans la


15% limite de 38 120 euros
+ impôt au taux réduit PVNLT
PVNLT
10% ou 19%
= impôt de référence

+ contribution sociale 3,3% ( impôt sur les sociétés de référence) – 763 000

= Impôt brut

IS au taux normal = résultat imposable au taux normal de l'exercice

Le résultat imposable est déterminé à l'aide de l'imprimé n° 2058-A.

A° IS à taux réduit des PME: 15%

Concerne les résultats d'exercices ouverts à compter du 1er janvier 2001

Conditions d'éligibilité :

– CA HT réalisé en France, < à 7 630 000 pour les exercices ouverts jusqu'au 31 décembre
2020 et 10 000 000 d'euros pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2021
– elles doivent être soumises à l'IS de plein droit ou sur option
– le capital social doit être intégralement libéré et détenu de manière continue à au moins 75%
( droits de vote à dividendes) par des personnes physiques ( ou par des sociétés remplissant
elles-mêmes les 3 1ères conditions)
– le taux réduit s'applique au résultat fiscal à hauteur de 42 500 euros par an et au taux normal
pour le surplus.

B° IMPUTATION SUR L'IS BRUT

– imputations des crédits d'impôts relatifs à certains produits financiers (CI sur dividendes
étrangers)
– CI recherche
– CI compétitivité emploi
– CI formation
– - réduction mécénat,...
– Attention depuis 2022 le CICE n'est plus imputable dans certains cas

Les crédits et réductions d'impôt viennent en diminution de l'impôt brut :

Impôt brut
– créances non reportables et non restituables ( crédit d'impôt attachés aux dividendes des
sociétés étrangères,...)
– créances reportables ( réduction d'impôt mécénat, créances liées report en arrière des
déficits,...)
– créances non reportables et restituables ( crédit d'impôt de formation,...)
= montant à payer ou excédent d'IS

CAS des DIVIDENDES ET CREDIT D'IMPOT PROVENANT DE FILIALE ETRANGERE

2 situations :
– si l'entreprise opte pour le régime spécial des sociétés mères : l'administration considère que
les filiales ne sont pas imposés une seconde fois avec les bénéfices de la société mère, en
contre-partie le crédit d'impôt n'est pas déductible de l'IS
– si l'entreprise n'a pas opté pour le régime spécial, alors les dividendes sont taxés chez la
société mère. En contrepartie de cette double imposition, le crédit d'impôt est imputable sur
l'IS

La société n'incorpore pas les CI au résultat imposable, elle les déduit directement de l'IS
mais uniquement dans la limite de l'impôt dû à hauteur de :

Calcul pratique : (1 – Taux d'IS) X Crédit d'impôt

C° CONTRIBUTION SOCIALE SUR L'IS

Les personnes morales imposées à l'IS sont passibles de cette contribution qui ne s'applique pas aux
PME bénéficiant du taux réduit d'IS.

Cette CS de 3,3% s'ajoute à l'IS dû après application d'un abattement sur l'IS de 763 000
(base imposable – 763 000) X 3,3%
IS selon taux applicable, attention on ajoute l'impôt sur PVLT

Sont exonérées de la CS les PME :


– qui ont un montant d'IS inférieur à 763 000 euros
– dont le CA HT est inférieur à 7 630 000 euros
– dont le capital est entièrement libéré ; détenu de manière continue pendant l'année d'exercice
concerné pour 75 % au moins par des personnes physiques ou des sociétés remplissant les
même conditions.

La CS n'est pas déductible des résultats imposables. Les crédits d'impôt ainsi que la créance née du
report en arrière ne sont pas imputables sur cette contribution.

D° PAIEMENT ACOMPTES

Date de clôture 1er acompte 2e acompte 3e acompte 4e acompte


comprise entre ... LE 15 ... LE 15 ... LE 15 ... LE 15 ...
Le 20/11 et 19/02 mars juin septembre décembre
Le 20/02 et 19/05 juin septembre décembre mars
Le 20/05 et 19/08 septembre décembre mars juin
Le 19/08 et le décembre mars juin septembre
19/11

Le montant total de chaque acompte = à ¼ du montant de l'IS calculé :


– sur le bénéfice soumis au taux normal ( ou éventuellement plusieurs taux par tranche)
– et sur le bénéfice imposé au taux réduit de 15% des PME
– et sur le résultat net de la cession ou de la concession de licences d'exploitation de brevets et
d'inventions brevetables ( soumis à 10%)

Illustration :
bénéfice taxé à 27,5 % X 27,5% /4 = 6,875%
+ Bénéfice taxé à 26,5% X 26,5% /4 = 6,625%
+ Bénéfice taxé à 25% X 25% /4 = 6, 25%
+ Bénéfice imposé au taux réduit des PME X 15% : 4 = 3,75%
+ résultat net sur licences d'exploitation de brevets et inventions brevetable pour la fraction
imposée au taux réduit X 10 %/4 = 2,5% pour chaque acompte

Attention pour le calcul du 1er acompte : l'entreprise doit prendre en compte le bénéfice de l'avant
dernière année (N-2) (si le bénéfice N-1 n'est pas connu), et une régularisation est effectuée lors du
versement de l'acompte suivant.

Calcul dernier acompte pour les très grandes entreprises

Chiffre d'affaires HT Conditions d'augmentation du Calcul du dernier acompte


bénéfice estimé par rapport à
l'année précédent
Entre 250 M d'euros et 1 Md + de 5,26% 95% du montant de l'impôt
d'euros calculé sur le bénéfice estimé –
somme des 3 acomptes déjà
versés
> à 1 Md d'euros + de 2,04 % 98% du montant de l'impôt
calculé sur le bénéfice estimé –
somme des 3 acomptes déjà
versés

Les acomptes ne sont pas exigibles si l'exercice de référence est fiscalement


déficitaire ou si l'impôt afférent à l'exercice de référence est < à 3000 euros

– les sociétés nouvelles sont dispensées de verser l'acompte pendant les 12


premiers mois.
– Si l'entreprise bénéficie d'une exonération totale ou partielle d'IS, elle réduit
leurs acomptes dans les mêmes proportions que l'exonération dont elle
bénéficient
– si l'entreprise estime que le montant déjà versé des acomptes est suffisant pour
couvrir l'impôt, elle peut se dispenser de verser l'acompte supplémentaire ou
limiter ses paiements à condition que les versements déjà effectués soient = ou
> à l'IS après imputation des crédits d'impôt attachés aux valeurs mobilières à
l'exception de tout autre crédit

E° SOLDE

Après la clôture de l'exercice, la société doit procéder à la liquidation de l'IS et au paiement du


solde :
– si total acomptes < impôt total : le solde devra être acquitté auprès du Trésor dans les 15
jours suivant l'expiration du délai de dépôt de résultat. Par exception le solde devra être
versé le 15/05 pour les exercices clos au 31/12
– si total acomptes >, le remboursement s'effectue dans les 30 jours du dépôt de bordereau de
liquidation sauf si la société souhaite imputer cet excédent sur les prochains acomptes

F° PAIEMENT DE LA CS 3,3%

Versements de 4 acomptes

Calcul acomptes :

( ( impôt de référence – 763 000) X 3,3%) ( impôt de référence – 763 000) X 0,825%
=
4
Règles :
– 1er acompte est calculé sur la base de l'avant-dernier exercice clos, puis régularisation sur le
2ème acompte
– si montant acomptes > au montant CS prévisible de l'année en cours, l'entreprise peut ne pas
verser l'acompte ou limiter ses paiements
– si montant acompte > au montant CS due, l'excédent est restitué dans les 30 jours de la date
de dépôt du bordereau de l'avis de liquidation sous déduction des autres impôts directs
éventuellement dus

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