Support 11 (1) L'IS
Support 11 (1) L'IS
CA < 7,63 Me et 7,63Me < CA < 10 10 Me < CA < 250 CA > ou = 250 Me
bénéficiant du Me Me
régime PME
2020 15% jusqu'à 38 28,00% 28,00% 28% jusqu'à 500
120 euros de 000 euros, 31%
bénéfice, 28% au- au-delà
delà
2021 15% jusqu'à 38 15% jusqu'à 38 26,50% 27,50%
120 euros de 120 euros de
bénéfice, 26,5% bénéfice, 26,5%
au-delà au-delà
2023 15% jusqu'à 15% jusqu'à 25,00% 25,00%
42 500 euros de 42 500 euros de
bénéfice, 25% au- bénéfice, 25% au-
delà delà
TAUX REDUIT (pour les PME) : conditions : CA < 10 millions d'euros HT, avoir
un capital entièrement libéré et détenu à hauteur de 75% min par des personnes
physiques (ou par une société appliquant ce critère), être soumise à l'IS de plein droit
ou sur option
1° SOCIETES IMPOSABLES
MAIS AUSSI :
– sociétés civiles qui exercent une activité commerciale deviennent passible de l'IS sauf si
l'activité commerciale est devenu accessoire à l'activité civile
– les organismes privés ou publics (associations, fondations, syndicats,...) ne sont pas
imposables à l'IS sauf si l'activité exercée est à but lucratif (sauf si leurs opérations
lucratives accessoires n'excèdent pas 62 250 euros (pour 2018)
OPTION IS ET MODALITES :
– certaines sociétés de personnes peuvent opter pour l'IS sous certaines conditions
– certaines sociétés ne sont pas autorisées à opter pour l'IS : société civile de moyen (SCM),
groupements d'intérêt économique (GIE) et les sociétés de construction- ventes immeubles
– l'option IS doit être exercée avant la fin du 3ème mois de l'exercice au titre duquel elle
s'applique
– pour les sociétés qui ont opté pour l'IS, possibilité de renoncer à l'option jusqu'au 5ème
exercice suivant celui au titre duquel l'option a été exercée
– la renonciation doit intervenir avant la fin du mois précédant la date limite de versement du
premier acompte d'IS du 5ème exercice au titre duquel s'applique la renonciation
– les SARL à caractère familial peuvent opter de manière permanente pour le régime des
sociétés de personnes non soumises à l'IS, selon certaines modalités ( doit être demandée par
l'unanimité des associés, activité industrielle, artisanale, agricole ou commerciale, société
formée uniquement par parents ligne directe ou frères et sœurs, conjoints ( PACS ou
mariage) ( jusqu'au 2ème degré)
– les SA, SARL, SAS non cotées créées depuis – 5 ans peuvent opter temporairement pour le
régime des sociétés de personnes sous conditions
Remarque :les SARL à caractère non familial, les SA, les SAS sont de plein droit soumises
à l'IS mais peuvent opter pour le régime des sociétés de personnes sous conditions : non
cotées créées depuis plus de 5 ans, capital et droits de vote détenus à hauteur minimum de
50% par des personnes physiques, 34% au moins devant être détenus par les dirigeants,
l'effectif doit être < à 50 salariés, le CA ou total bilan < à 10 millions d'euros
DUREE DE L'OPTION : 5 ans non renouvelable, fin anticipée possible si l'une des
conditions d'application de ce régime cesse ou si renonciation à l'option
2° TERRITORIALITE DE L'IS
Principe : seuls les résultats des entreprises exploitées en France sont soumis à
l'impôt français, donc sont imposés au lieu de leur réalisation ( art 209-1 du CGI)
Donc si une entreprise exerce son activité hors de la France, elle échappera à l'IS français
= les bénéfices réalisés par les entreprises exploitées en France, ce qui correspond à l'exercice
habituel d'une activité réalisée :
– soit dans le cadre d'un établissement autonome,
– soit par l'intermédiaire de représentants dépendants,
– soit par un ensemble d'opération constituant un cycle commercial complet
= les bénéfices dont l'imposition est attribuée à la France par une convention internationale relative
aux doubles impositions
– Imposition des entreprises implantées dans les pays à fiscalité privilégiée (art 209 B du
CGI)
But étant de dissuader les entreprises française à délocaliser leurs bénéfices dans un pays où
le régime fiscal serait plus avantageux.
Cette disposition concerne les entreprises passibles de l'IS en France et qui détiennent
directement ou indirectement au moins 50% des actions ou des parts d'une société établie
dans un pays étranger dont le régime fiscal est privilégié au sens de l'art 209 B du CGI
(différence de 40% entre l'impôt en France et l'impôt à l'étranger)
Conséquence : l'entreprise française est imposée en France sur les bénéfices réalisés par la
filiale étrangère, en proportion des droits sociaux qu'elle détient
La période d'imposition correspond à l'exercice comptable mais celui-ci ne correspond pas toujours
à l'année civile.
S'il y a eu clôture en cours d'année, on prendra en compte les résultats du bilan clos pendant
l'année d'imposition et on souscrira la liasse fiscale dans les 3 mois de la clôture de l'exercice.
Titres concernés :
toutes les parts ou actions d'OPCVM français ou
étrangers détenues par l'entreprise
Modalités d'application :
- les parts de fonds communs de placement à écart latent positif = réintégration fiscale
risques si l'entreprise s'engage à les conserver écart latent négatif = déduction fiscale
pendant au moins 5 ans
Possibilité de faire une compensation entre les
écarts positifs et les écarts négatifs au sein d'un
même exercice comptable.
Les règles sont similaires aux règles relatives à la détermination des BIC avec quelques petites
différences.
- rémunération du dirigeant :
déductibilité de la rémunération du dirigeant
similaire aux règles des BIC (Cf support BIC
tableau déductibilité des charges)
Les rémunérations versées aux associés
dirigeants et à leurs conjoints sont
fiscalement déductibles, mais elles doivent
correspondre à un travail effectif et ne doivent
pas être excessives
- avantages en nature :
pour la société qui les offre, ces avantages en
nature sont déductibles de son résultat à
condition qu'ils soient comptabilisés de manière
explicites et que les bénéficiaires soient
identifiés
- remboursements de frais :
ceux sont des charges comptablement et
fiscalement déductibles mais elles doivent être
justifiées
Les allocations forfaitaires sont des
compléments de revenus imposables chez les
bénéficiaires. (cf : tableau Remboursements de
frais et allocations forfaitaires)
Résultats de cessions
IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ET
CORPORELLES :
- immobilisations incorporelles liées à la Régime spécial de taxation au taux de faveur de
propriété industrielle ( brevets) 10% pour les cessions et concessions donc le
résultat doit être déduit si gain ou réintégré si
perte
PORTE-FEUILLE DE TITRES :
Dépréciations des titres de participation MVLT quelle que soit la durée de détention :
0%
Reprises sur dépréciations de titres de PVLT 0%
dépréciation
Cession de titres de participation + 2 ans - MVLT 0%
- PVLT 0% réintégration quote-part 12%
Cession de titres de participation – 2 ans - Si cessions en même temps que des titres de +
2 ans de même nature : PVCT/MVCT imposable
avec le résultat
Attention PLAFOND :
Pour les exercices clos à compter du 31 décembre 2012 : le déficit en report qui
peut être déduit du bénéfice est limité à 1 million d'euros majoré de 50% de la
fraction de ce bénéfice excédant 1 million.
Le surplus de déficit non imputé pourra l'être lors des exercices suivants, dans les mêmes limites de
montant, mais sans limitation de durée.
Le montant de la créance est égal au montant du déficit imputé X par le taux de l'IS appliqué au
bénéfice d'imputation et non celui du déficit
La créance constitue un produit de l'exercice déficitaire, mais ce produit n'est pas imposable
fiscalement, doit donc être déduit sur le tableau N°2058-A
La créance peut être utilisée par la société dans les 5 ans pour le paiement de l'IS.
Au terme du délai, si la créance n'a pas été utilisée, la créance est remboursée spontanément par
l'administration fiscale.
La créance n'est pas cessible mais elle peut être donnée en garantie à une banque dans les conditions
prévues par la loi « Dailly »
E) OBLIGATIONS DECLARATIVES
L'IS est établi au nom de la société pour l'ensemble de ses activités imposables.
Il est dû au titre de chaque année au lieu principal de l'établissement , selon le régime d'imposition
réel retenu (régime simplifié ou régime normal)
Les délais ( souscription par voie électronique par l'intermédiaire d'un système d'échange de
données informatisé (mode EDI-TDFC)
+ contribution sociale 3,3% ( impôt sur les sociétés de référence) – 763 000
= Impôt brut
Conditions d'éligibilité :
– CA HT réalisé en France, < à 7 630 000 pour les exercices ouverts jusqu'au 31 décembre
2020 et 10 000 000 d'euros pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2021
– elles doivent être soumises à l'IS de plein droit ou sur option
– le capital social doit être intégralement libéré et détenu de manière continue à au moins 75%
( droits de vote à dividendes) par des personnes physiques ( ou par des sociétés remplissant
elles-mêmes les 3 1ères conditions)
– le taux réduit s'applique au résultat fiscal à hauteur de 42 500 euros par an et au taux normal
pour le surplus.
– imputations des crédits d'impôts relatifs à certains produits financiers (CI sur dividendes
étrangers)
– CI recherche
– CI compétitivité emploi
– CI formation
– - réduction mécénat,...
– Attention depuis 2022 le CICE n'est plus imputable dans certains cas
Impôt brut
– créances non reportables et non restituables ( crédit d'impôt attachés aux dividendes des
sociétés étrangères,...)
– créances reportables ( réduction d'impôt mécénat, créances liées report en arrière des
déficits,...)
– créances non reportables et restituables ( crédit d'impôt de formation,...)
= montant à payer ou excédent d'IS
2 situations :
– si l'entreprise opte pour le régime spécial des sociétés mères : l'administration considère que
les filiales ne sont pas imposés une seconde fois avec les bénéfices de la société mère, en
contre-partie le crédit d'impôt n'est pas déductible de l'IS
– si l'entreprise n'a pas opté pour le régime spécial, alors les dividendes sont taxés chez la
société mère. En contrepartie de cette double imposition, le crédit d'impôt est imputable sur
l'IS
La société n'incorpore pas les CI au résultat imposable, elle les déduit directement de l'IS
mais uniquement dans la limite de l'impôt dû à hauteur de :
Les personnes morales imposées à l'IS sont passibles de cette contribution qui ne s'applique pas aux
PME bénéficiant du taux réduit d'IS.
Cette CS de 3,3% s'ajoute à l'IS dû après application d'un abattement sur l'IS de 763 000
(base imposable – 763 000) X 3,3%
IS selon taux applicable, attention on ajoute l'impôt sur PVLT
La CS n'est pas déductible des résultats imposables. Les crédits d'impôt ainsi que la créance née du
report en arrière ne sont pas imputables sur cette contribution.
D° PAIEMENT ACOMPTES
Illustration :
bénéfice taxé à 27,5 % X 27,5% /4 = 6,875%
+ Bénéfice taxé à 26,5% X 26,5% /4 = 6,625%
+ Bénéfice taxé à 25% X 25% /4 = 6, 25%
+ Bénéfice imposé au taux réduit des PME X 15% : 4 = 3,75%
+ résultat net sur licences d'exploitation de brevets et inventions brevetable pour la fraction
imposée au taux réduit X 10 %/4 = 2,5% pour chaque acompte
Attention pour le calcul du 1er acompte : l'entreprise doit prendre en compte le bénéfice de l'avant
dernière année (N-2) (si le bénéfice N-1 n'est pas connu), et une régularisation est effectuée lors du
versement de l'acompte suivant.
E° SOLDE
F° PAIEMENT DE LA CS 3,3%
Versements de 4 acomptes
Calcul acomptes :
( ( impôt de référence – 763 000) X 3,3%) ( impôt de référence – 763 000) X 0,825%
=
4
Règles :
– 1er acompte est calculé sur la base de l'avant-dernier exercice clos, puis régularisation sur le
2ème acompte
– si montant acomptes > au montant CS prévisible de l'année en cours, l'entreprise peut ne pas
verser l'acompte ou limiter ses paiements
– si montant acompte > au montant CS due, l'excédent est restitué dans les 30 jours de la date
de dépôt du bordereau de l'avis de liquidation sous déduction des autres impôts directs
éventuellement dus