i
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE
UNIVERSITÉ TECHNOLOGIQUE BEL CAMPUS
FACULTE DE MEDECINE
EVALUATION DU NIVEAU DES CONNAISSANCES, ATTITUDES ET
PRATIQUE À RISQUE LIÉ AUX HÉPATITES CAS DES ÉTUDIANTS DE
L’UTBC De 25 JUILLET AU 09 AOUT 2021
AMBROCCKA NSHIMBA Abed
AURELIE De BONDT AURELIE
AYEMBE MITOBE Nana
BAKALA NGOUARI Jeanny Derlon Berginel
BALASO LISA Lisa
Travail de fin de cycle de graduat présenté et défendu en
vue de l’obtention du titre de graduat en Biologie-
médicale
Directeur : CT. Dr BONGENYA IKOLANGO Berry
Année Académique 2020-2021
i
EPIGRAPHE
« Fais de l’éternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire. Recommande
ton sort à l’éternel, mets en lui ta confiance, et il agira. » Psaumes 37 :4-5
ii
DEDICACE
Nous dédions ce travail :
A nos très chers parents : BAKALA Jean Pierre, BALASO Didier,
BENEI Nkoy, EBUKA MITOBE et MWAYUMA BOLOMBO Mamie.
La formulation nous manque pour vous exprimer nos sentiments, les
premiers guident de nos pas vers le chemin de l’école. Vous avez su créer en nous
l'amour du travail bien fait, et vous nous avez aussi appris que le travail assure
l'indépendance. Vos infatigables conseils ont porté fruit. Que ce travail soit le
témoignage de nos reconnaissances et de mon amour pour vous.
iii
REMERCIEMENT
Au terme de ce travail de fin de 1er cycle en Médecine, nous ne
pouvons manquer d’exprimer toute notre gratitude à tous ceux qui, de près ou de loin,
ont contribué à notre formation et à l’élaboration du présent travail, nous pensons
particulièrement
Aux Autorités de l’UTBC, pour votre encadrement moral, théorique et
pratique mais aussi pour vos remarques et suggestions durant mon cursus académique
de 1er cycle.
A notre Directeur de TFC CT. Dr BONGENYA IKOLANGO Berry:
Chers Maitres, nous vous rendons un vibrant hommage pour votre
disponibilité, conseil, soutien, et encadrement pour la réalisation de ce travail. Vous
avez été pour nous un modèle et vous promet que nous marcherons dans cette
profession suivant vos conseils de toujours respecter la vie humaine ainsi qu’en
honorer la profession médicale.
A notre encadreur de TFC Dr LOSENGA OMOMBO Lambert : pour
son encadrement impérieux accordé durant toute la période d’élaboration de ce travail.
A nos chers frères et sœurs, cousins et cousines, neveux et nièces,
En témoignage de notre affection fraternelle, de nos profondes tendresses
et reconnaissances.
A nos oncles et Tantes
Veuillez trouver dans ce travail l’expression de notre respect le plus
profond et notre affection la plus sincère.
A nos amis et connaissances
Aucune dédicace ne saurait exprimer tout l’amour que nous avons pour
vous, votre joie et votre gaieté nous comble de bonheur.
iv
LISTE DES TABLEAUX
Tableau I : Répartition selon la tranche d’âge
Tableau II : Répartition selon le sexe
Tableau III : Répartition selon l’Etat civil
Tableau IV : Répartition selon la nationalité
Tableau V : Répartition selon l’ethnie
Tableau VI : Répartition selon la religion
Tableau VII : Répartition selon les communes
Tableau VIII : Répartition selon connaissance de l’hépatite
Tableau IX : Répartition selon connaissance sur la définition des hépatites
Tableau X : Répartition selon causes responsable de l’hépatite
Tableau XI : Répartition selon les modes de transmission que vous connaissez
Tableau XII : Répartition des étudiants selon leur connaissance sur les
manifestations clinique des hépatites
Tableau XIII : Répartition selon la connaissance sur les complications possibles
Tableau XIV : Répartition des étudiant ayant de relation amoureuse
Tableau XV : Répartition selon la connaissance de l’état sérologique de son
partenaire
Tableau XVI : Répartition des étudiants selon leur connaissance dépistage
Tableau XVII : Répartition des étudiants selon leurs connaissances sur les moyens de
préventions des hépatites
Tableau XVIII : Répartition selon l’attitude face à une personne atteint de l’hépatite
Tableau XIX : Répartition des étudiants selon leur souhait à se faire dépisté
Tableau XX : Répartition des étudiants selon leur souhait à se faire vacciné
v
Tableau XXI : Répartition des étudiants ayant été en contact accidentel avec le
liquide biologique des gens
Tableau XXII : Répartition selon l’utilisation régulière des objets tranchant non
stérilisé
Tableau XXIII : Répartition selon l’utilisation régulière des objets tranchant non
stérilisé
Tableau XXIV : Répartition des étudiants selon la consommation de l’alcool
vi
LISTES DES FIGURES
fig. 1: image macroscopique d'un foie sain.
fig. 2: image microscopique normal du foie
vii
LISTE DES ABREVIATIONS
AAD : Anti viraux a action direct
Ac anti HCV : Anticorps antivirus a hépatite C
Ag : Antigène
Ag HBC : Antigène nucleocapsidique
AgHBs : Antigène de surface de l’hépatite B
ALAT : Alanine aminotransferase
ASAT : Aspartate aminotransferase
CHC : Carcinome hépato cellulaire
CMH : Complexe majeur d’histocompatibilité
CCH : Connaissance sur les complications des hépatites
CPF : C ancer primitif du foie
Dr : Docteur
GGT : Gamma glutamyl transférase
HVR : Région hyper variable 1
IEC : Inhibiteur d’enzyme de conversion
Igm anti HAV : Immunoglobuline M antivirus a hépatite A
Igm anti HBC : Immunoglobuline M anti capside de hépatite C
OMG : Organisation mondiale de la santé
ONG : Organisation non gouvernemental
PAL : Phosphatase alcaline
PBH : Ponction biopsique hépatique
PCR : Polymérase chaine réaction
viii
RDC : République démocratique du Congo
TP : Taux de prothrombine
US : United states
UTBC : Université technologique bel campus
VHA : Virus à hépatite A
VHB : Virus a hépatite B
VHC : Virus a hépatite C
VHD : Virus a hépatite D
VIH : Virus immunodéficience humaine
ix
TABLE DES MATIERES
EPIGRAPHE.................................................................................................................... i
DEDICACE .................................................................................................................... ii
REMERCIEMENT ........................................................................................................ iii
LISTE DES TABLEAUX.............................................................................................. iv
LISTES DES FIGURES ................................................................................................ vi
LISTE DES ABREVIATIONS .................................................................................... vii
TABLE DES MATIERES ............................................................................................. ix
RESUME ...................................................................................................................... xii
INTRODUCTION .......................................................................................................... 1
1.1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE L'ETUDE ................................................. 1
1.2. PROBLEMATIQUE ................................................................................................ 2
1.3. QUESTIONS DE RECHERCHE ............................................................................ 3
1.4. HYPOTHESE .......................................................................................................... 3
1.5. LES OBJECTIFS ..................................................................................................... 3
CHAPITRE I. LES GENERALITES. ............................................................................ 4
2.1. EPIDEMIOLOGIE .................................................................................................. 4
2.2. HISTORIQUE.......................................................................................................... 6
[Link] DES HEPATITES. ............................................................................. 8
2.3.1. Hépatite virale ....................................................................................................... 8
2.3.2. Hépatite toxique .................................................................................................... 9
2.4. Le foie .................................................................................................................... 10
2.4.1. Anatomie du foie................................................................................................. 10
2.4.1. Physiologie du foie ............................................................................................. 12
2.5. PHYSIOPATHOLOGIE ........................................................................................ 13
2.6. CLINIQUE ............................................................................................................. 15
2.7. PARACLINIQUE .................................................................................................. 16
2.8. TRAITEMENT ...................................................................................................... 18
2.9. EVOLUTION ........................................................................................................ 19
CHAPITRE II. METHODOLOGIE ............................................................................. 21
x
1. Lieu d’étude .............................................................................................................. 21
2. Période d’étude ......................................................................................................... 21
3. Type d’étude ............................................................................................................. 21
5. Critères d’inclusion ................................................................................................... 21
6. Critères de non inclusion .......................................................................................... 21
7. Recueils des données : .............................................................................................. 21
8. Les paramètres analysés étaient: ............................................................................... 21
9. Gestions et analyse des données : ............................................................................. 22
10. Aspect éthique ......................................................................................................... 22
CHAPITRE III. RESULTAT ....................................................................................... 23
III. FREQUENCE GLOBALE ..................................................................................... 23
[Link]éristiques sociodémographiques ................................................................. 23
[Link] ..................................................................................................................... 23
III.1.2. Sexe ................................................................................................................... 23
III.1.3. Etat civil ............................................................................................................ 24
[Link]é .......................................................................................................... 24
[Link] ................................................................................................................. 25
III.1.6. Religion ............................................................................................................. 26
[Link] ......................................................................................................... 26
III.2. Connaissance sur les hépatites ............................................................................. 27
III.2.1. Connaissance sur l’existence des hépatites ....................................................... 27
III.2.2. Connaissance sur la définition des hépatites .................................................... 27
III.2.3. Connaissance sur les causes des hépatites ........................................................ 27
III.2.4. Connaissance sur les différents types de virus de l’hépatite ............................. 28
III.2.4. Connaissance sur les modes de transmission .................................................... 28
III.2.5. Connaissance sur les manifestations cliniques ................................................. 28
III.2.6. Connaissance les complications des hépatites .................................................. 29
III.2.7. Connaissance sur la relation amoureuse ........................................................... 29
III.2.8. Connaissance sur l’état sérologique .................................................................. 29
III.2.9. Connaissance sur l’existence du dépistage ....................................................... 30
III.2.10. Connaissance sur les moyens de prévention ................................................... 30
III. [Link] ............................................................................................................... 30
III. 3.1 .Attitudes face à une personne atteint de l’hépatite .......................................... 30
xi
III. [Link] face au dépistage de l’hépatite .......................................................... 31
III. [Link] face au vaccin contre de l’hépatite B .............................................. 31
III. 4. Pratique à risque .................................................................................................. 31
III. 4.1. Contact avec le liquide biologique d’une autre personne au cours de se 10
dernières années ............................................................................................................ 31
III. [Link] des objets tranchant ......................................................................... 32
III. [Link] de préservatif ................................................................................... 32
III. [Link] consommateur d’alcool ...................................................................... 32
CHAPITRE IV. DISCUSSION .................................................................................... 33
[Link]ètres sociodémographique .......................................................................... 33
[Link] ..................................................................................................................... 33
[Link].................................................................................................................... 33
[Link] civil ............................................................................................................. 33
[Link]é.......................................................................................................... 33
[Link] ......................................................................................................... 33
IV.2. Connaissance sur les hépatites ............................................................................. 34
IV.2.1. Niveau de connaissance sur l’existence des hépatites ...................................... 34
IV.2.2. Le Niveau de connaissance sur les différentes étiologies et modes de
transmission .................................................................................................................. 34
IV.2.3. Connaissance clinique .................................................................................... 34
IV.2.4. Connaissance du dépistage et moyens de préventions ..................................... 34
IV.3. [Link] ...................................................................................................... 34
[Link] à risque .................................................................................................. 35
CONCLUSION ............................................................................................................. 36
SUGGESTIONS ........................................................................................................... 36
REFERENCES ............................................................................................................. 38
xii
RESUME
Introduction: L’hépatite désigne toute inflammation aigue ou chronique du foie.
Objectif : Le présent travail a permis d’évaluer les niveaux des connaissances,
aptitudes et pratiques à risque des étudiants sur les hépatites à l'université
technologique bel campus (U.T.B.C).
Méthodologie : Il s’agit d’une étude descriptive et analytique portant sur les étudiants
ayant des connaissances, attitudes et pratique à risque lié aux hépatites au sein de
l’UTBC allant du 25 Juillet au 09 Aout 2021.
Résultats : Durant la période de notre étude 216 étudiants ont accepté de participé à
notre étude parmi lesquels 162 étudiants soit (75%) avaient un âge compris ente 18 à
28 ans, le sexe féminin était le plus prépondérant 120 étudiants soit (55,55%) et avec
un sex ratio 1,8.L’état matrimonial la plus représenté était le célibataire 195 étudiants
soit (90,28%); 109 étudiants soit (50,45%) étaient ignorant de la maladie;125 étudiants
soit (57,87%) ; 159 étudiants soit(73,61%) avaient des partenaires ; 7étudiants soit
(4,40%) connaisses l’état sérologique de leurs partenaires ;194 étudiants soit(89,81%)
ignoraient l’existence du dépistage ; 133 étudiants soit (61,57%) avaient des attitudes
positive;151 étudiants soit (69,90%) étaient pour le dépistage. Peu d’étudiants
utilisaient le préservatifs parmi ceux qui avaient des partenaires 47 étudiants soit
( 29,55%) . Et 59 étudiants soit ( 27,31% ) étaient consommateurs d’alcool .
Conclusion : Cette étude nous a permis de conclure que le niveau de connaissances
des étudiants en ce qui a trait aux Hépatites et l’expression d’attitudes positives envers
ces malades, il demeure dans ce milieu universitaire un taux élevé de répondants
qui ont des connaissances erronées à propos de la maladie, de ses formes de
transmission et de moyens de protections.
Mot clés : Connaissance, Attitudes, pratique, risque et hépatites
1
INTRODUCTION
1.1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE L'ETUDE
L’hépatite désigne toute inflammation aigüe ou chronique du foie. Les
causes les plus connues étant les infections virales du foie et l'alcoolisme. Mais
l'hépatite peut aussi être due à certains médicaments ou à un trouble du système
immunitaire de l'organisme. L'hépatite est dite aigüe lors du contact de l'organisme
avec le virus ou chronique lorsqu'elle persiste au-delà de six mois après le début de
l'infection. L'hépatite peut évoluer ou non vers une forme grave (fulminante), une
cirrhose ou un cancer.[1]
L'hépatite virale se manifeste sous deux formes selon leur évolution
aigue et chronique. La forme aiguë peut se manifester par des symptômes allant
d’un discret syndrome pseudo-grippal à une insuffisance hépatique fatale. Dans
certains cas, aucun symptôme ne se développe. La gravité des symptômes et les délais
de guérison varient considérablement en fonction du type de virus et de la réponse de
la personne à l’infection [2] Et la forme chronique dans près de deux tiers des cas, se
développe progressivement, souvent sans symptôme de trouble hépatique tant que la
cirrhose n’est pas apparue. Dans le tiers restant, elle se développe après une
hépatite virale aiguë qui persiste ou récidive [3]
En cas de signes évocateurs d'une hépatite aiguë, virale ou toxique,
plusieurs bilans peuvent être réalisés par la mise en évidence de ce virus et des lésions
hépatocytaires.
L'hépatite constitue un problème majeur de santé publique, les
nouvelles données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) révèlent que, selon
les estimations, 325 millions de personnes vivent dans le monde avec une infection
chronique par le virus de l’hépatite B (VHB) ou de l’hépatite C (VHC). Le rapport
mondial de l’OMS sur l’hépatite pour 2017 indique que, dans leur grande majorité, ces
gens n’ont pas accès aux dépistages et aux traitements qui pourraient leur sauver la vie.
Par conséquent, des millions de personnes sont confrontées au risque d’évolution lente
vers une maladie chronique du foie, le cancer et la mort.[4]
Les chiffres sont axes sur les hépatites B et C qui sont responsables de 96%
de la mortalité due à l'hépatite. En France métropolitaine, les infections par les virus
hépatites B et C concernent environ 500 000 adultes en 2019 [5]. L’hépatite B et C
touche plus de 200 millions de Chinois en 2003 . L’hépatite B touche 170 millions de
personnes, alors que l’hépatite C, plus grave, touche environ 40 millions de personnes
(soit 3,3 % de la population)[6]
En RDC Six millions de congolais sont porteurs d’hépatites chronique.
Six cents mille d’entre eux mourront de cirrhose de foie. Ces chiffres de la direction de
la surveillance épidémiologique au Programme élargi de vaccination ont été présentés
le lundi 29 juillet au cours d’une journée de réflexion organisée à Kinshasa par l’ONG
2
Progrès Santé à l’occasion de la célébration de la journée mondiale contre les
hépatites.[7].
1.2. PROBLEMATIQUE
Il convient de lever quelques obstacles importants pour pouvoir atteindre
l’objectif qui consiste à éliminer l’hépatite virale en tant que problème majeur de santé
publique. Ces obstacles comprennent le manque d’action de la majorité des pays et de
la communauté internationale dans son ensemble pour mettre fin aux épidémies
d’hépatite. Peu de pays ont défini des stratégies ou des plans nationaux de lutte contre
l’hépatite virale, et ils sont encore moins nombreux à avoir constitué des unités ou
ouvert des lignes budgétaires au sein de leur ministère de la Santé pour diriger,
orienter et coordonner des actions de lutte contre l’hépatite virale.
Dans la Région africaine, on n’a pas encore bien cerné les dimensions et
les conséquences exactes des épidémies d’hépatite sur le plan de la santé publique. En
effet, les données font défaut ou sont insuffisantes à l’échelon national et infranational,
et les programmes de surveillance de l’hépatite sont peu performants, toutes choses qui
ne permettent pas de pour prévoir des mesures ciblées et d’affecter les ressources en
fonction des priorités. Le contenu et la couverture des programmes de prévention sont
souvent limités.
La plupart des pays n’ont pas introduit la dose de naissance du vaccin
contre l’hépatite B pour protéger les nouveau-nés contre l’infection périnatale par ce
type d’hépatite. Des transfusions sanguines à risque ont été rapportées dans certains
milieux et de nombreuses pratiques non sécurisées et non réglementées ont cours dans
les communautés, ainsi que dans des formations sanitaires publiques et privées.
L’application de mesures de précaution standard pour lutter contre la contamination, y
compris les injections à risque, continue à poser problème dans les établissements de
santé de la Région, et les agents de santé qui sont hautement exposés au risque
d’infection n’ont pas accès au vaccin anti-hépatite B. Une grande partie de la
population de la Région africaine n’a pas accès à l’eau potable et plus de la moitié vit
dans de mauvaises conditions d’assainissement11, ce qui crée un environnement
favorable à la propagation des hépatites A et E.
On manque de stratégies et d’outils simples et efficace de dépistage de
l’hépatite, et moins de 5 % des personnes souffrant d’hépatite chronique connaissent
leur statut pour cette infection. C’est pourquoi le diagnostic est souvent posé
tardivement, et il est rare de disposer de moyens d’analyse appropriés pour évaluer
l’atteinte du foie et orienter les décisions thérapeutiques, notamment pour décider
quand commencer un traitement.
En dépit du fait qu’il existe un traitement contre les hépatites B et C
chroniques, la plupart des malades ne peuvent pas y accéder à cause du prix élevé des
médicaments. Les malades souffrant de complications d’une hépatite chronique, y
compris de cirrhose terminale et de carcinome hépatocellulaire, n’ont pas toujours
3
accès aux soins de base, et plusieurs d’entre eux ont dû recourir à la médecine
traditionnelle.
Il est aussi difficile de décentraliser la prise en charge de l’hépatite virale
par les centres spécialisés, car les agents de soins de santé primaires n’ont reçu aucune
formation et ne disposent pas des outils nécessaires leur permettant de diagnostiquer et
de traiter les personnes atteintes d’une hépatite B et d’une hépatite C chronique.
Les obstacles structurels aggravent la vulnérabilité et empêchent l’accès
équitable aux services. Couplée à la forte stigmatisation, la discrimination continue
d’entraver l’accès aux services de santé pour les personnes susceptibles d’être
marginalisées et qui sont encore plus exposées au risque d’infection par le virus de
l’hépatite.
La population universitaire qui devrait jouer le rôle des paires éducateur,
visant à réduire ou éradiquer hépatite virale, ne joue guère son rôle pour montre aux
gens les conséquences ou la gravité de cette maladie criminelle. C’est pourquoi, nous
nous sommes posé la question suivante :
1.3. QUESTIONS DE RECHERCHE
Quel serait le niveau des connaissances attitude et pratique des étudiants
de bel campus sur les hépatites ?
1.4. HYPOTHESE
Au regard de ce qui précède, nous avons la forte présomption de dire que
le milieu universitaire étant un secteur éducatif aurait des connaissances, attitude et
pratique élevé face à l'infection à l’hépatite.
1.5. LES OBJECTIFS
Général : Déterminer les niveaux des connaissances, aptitudes et pratiques des
étudiants sur les hépatites à l'université technologique bel campus (U.T.B.C).
Spécifique :
1. Evaluer les connaissances des étudiants à l'université sur les hépatites.
2. Déterminer le risque d'exposition des étudiants ;
3. Relever l'attitude et les pratiques des étudiants aux mesures préventives ;
4. Mettre des recommandations visant à instruire, à sensibiliser et à éveiller
La connaissance des autorités sanitaire, estudiantine, et aux étudiants sur
les conséquences néfastes de cette infection.
4
CHAPITRE I. LES GENERALITES
Une hépatite est une inflammation du foie causée par des substances
toxiques, ou par des virus[8]
2.1. EPIDEMIOLOGIE
Mortalité en hausse et nouvelles infections
L’hépatite virale a provoqué 1,34 million de décès en 2015, un chiffre
comparable aux décès dus à la tuberculose et au VIH. Mais, alors que la mortalité
imputable à la tuberculose et au VIH baisse, celle due à l’hépatite augmente.
Il y a eu environ 1,75 million de nouveaux cas d’infection à VHC en
2015, portant à 71 millions le nombre total de personnes vivant avec l’hépatite C dans
le monde.
Bien que la mortalité générale due aux hépatites soit en hausse, le
nombre des nouvelles infections à VHB baisse grâce à une progression de la
couverture de la vaccination anti-VHB chez les enfants. Dans le monde, 84% des
enfants nés en 2015 ont eu les 3 doses recommandées du vaccin contre l’hépatite B.
Entre l’époque avant la vaccination (qui, selon l’année d’introduction du
vaccin va jusqu’aux années 1980 ou au début des années 2000) et 2015, la proportion
d’enfants de moins de 5 ans ayant de nouvelles infections a été ramenée de 4,7 % à
1,3%. On estime cependant qu’en 2015, il y avait 257 millions de personnes, pour la
plupart des adultes nés avant l’introduction du vaccin contre l’hépatite B, qui vivaient
avec une infection chronique par le VHB.
Épidémies dans les Régions de l'OMS et «points chauds» les niveaux
d’hépatite B varient grandement selon les Régions de l’OMS, le fardeau étant le plus
lourd dans la Région africaine et dans la Région du Pacifique occidental.
Épidémies dans les Régions de l'OMS et «points chauds» les niveaux
d’hépatite B varient grandement selon les Régions de l’OMS, le fardeau étant le plus
lourd dans la Région africaine et dans la Région du Pacifique occidental.
Région du Pacifique occidental: 6,2% de la population (115 millions)
Région africaine: 6,1% de la population (60 millions)
Région de la Méditerranée orientale: 3,3% de la population (21 millions)
Région de l’Asie du Sud-Est: 2% de la population (39 millions)
Région européenne: 1,6% de la population (15 millions)
5
Région des Amériques: 0,7% de la population (7 millions)
Aujourd’hui, on considère que les injections à risque dans les structures
de soins et la consommation de drogues par injection sont les voies les plus courantes
de transmission du VHC. Prévalence du VHC dans les différentes Régions de l’OMS:
Région de la Méditerranée orientale: 2,3% de la population (15 millions)
Région européenne: 1,5% de la population (14 millions)
Région du Pacifique occidental: 1% de la population (14 millions)
Région africaine: 1% de la population (11 millions)
Région des Amériques: 1% de la population (7 millions)
Région de l’Asie du Sud-Est: 0,5% de la population (10 millions)
Faible accès au traitement
Il n’existe pour l’instant aucun vaccin contre le VHC, et l’accès au
traitement du VHB comme du VHC demeure faible.
La Stratégie mondiale du secteur de la santé contre l’hépatite virale,
élaborée par l’OMS, vise à dépister 90% et à traiter 80% des personnes ayant le VHB
et le VHC d’ici 2030.
Le rapport relève que seulement 9% des infections à VHB et 20% des
infections à VHC ont été diagnostiquées en 2015. Une proportion encore plus faible, 8%
de ceux ayant eu le diagnostic d’infection à VHB (1,7 million de personnes), était sous
traitement et seulement 7% des sujets ayant eu un diagnostic d’infection à VHC (1,1
million de personnes) avaient commencé cette année-là un traitement curatif.
L’infection à VHB nécessite un traitement à vie et l’OMS recommande
actuellement le ténofovir, un médicament couramment utilisé pour le traitement du
VIH. On peut guérir l’hépatite C au moyen d’un traitement relativement bref avec des
antiviraux à action directe (AAD).
«Nous en sommes à un stade précoce de la riposte à l’hépatite virale,
mais la voie à suivre semble prometteuse», a expliqué le Dr Gottfried Hirnschall,
Directeur à l’OMS du Département VIH/sida et du Programme mondial de lutte contre
l’hépatite. «Davantage de pays mettent les services contre l’hépatite à la disposition de
ceux qui en ont besoin; un test de diagnostic coûte moins de 1 dollar (US $) et le
traitement curatif de l’hépatite C peut revenir à moins de 200 dollars (US $). Mais les
données mettent clairement en évidence l’urgence avec laquelle nous devons combler
les lacunes en matière de dépistage et de traitement.»
6
Le rapport mondial de l’OMS sur l’hépatite pour 2017 montre que, malgré les
difficultés, certains pays prennent des mesures concluantes pour étendre les services
contre l’hépatite.
Le rapport mondial de l’OMS sur l’hépatite pour 2017 montre que, malgré les
difficultés, certains pays prennent des mesures concluantes pour étendre les services
contre l’hépatite.
La Chine a obtenu une couverture élevée (96%) de l’administration à la
naissance du vaccin contre le VHB et elle a atteint le but de la lutte contre l’hépatite B,
à savoir une prévalence inférieure à 1% chez les enfants de moins de 5 ans en 2015. La
Mongolie a amélioré le recours au traitement de l’hépatite, dont les médicaments
contre le VHB et le VHC, dans le cadre de son système national d’assurance maladie
couvrant 98% de sa population[9]
Seulement 3 des 47 pays qui constituent la région Afrique de l'Organisation
mondiale de la Santé (OMS) sont en voie d'éliminer l’hépatite virale, selon un nouveau
classement qui se veut être la première analyse de la prévalence de l'hépatite et de la
réponse à cette maladie qui touche une personne sur 15 dans la région. En fait, mourir
d'une hépatite virale en Afrique devient une plus grande menace que mourir du sida,
du paludisme ou de la tuberculose[10].
2.2. HISTORIQUE
La jaunisse est un symptôme connu depuis l’antiquité et des épidémies
d’ictère associées à un syndrome fébrile d’aspect grippal ont été rapportées par les
grecs (Hippocrate) mais le diagnostic rétrospectif est incertain, il pourrait s’agir de
paludisme, de leptospirose ou d’hépatite non infectieuse.
Les épidémies d’ictères ont de tous temps accompagné les armées en
déplacement dans les campements avec des conditions d’hygiène précaires (jaunisse
des camps). Son aspect épidémique fut décrit pour la première fois par Martin Lange
en 1791 dans son historia icterorum epidemicorum. Au cours de la guerre de Sécession
aux États-Unis de 1861 à 1865, 52 000 cas d’hépatites furent dénombrés, ce qui
constitua une des principales causes de morbidité avec la fièvre typhoïde. C’est
pendant la Première Guerre mondiale qu’apparut la notion, maintenant formellement
établie que l’hépatite épidémique est liée au péril fécal. Les premières descriptions
cliniques précises datent du début du XXe siècle.
L’anatomie pathologique des hépatites virales fut décrite en 1843 par
Karel Rokitansky, un pathologiste tchèque enseignant à Vienne qui découvrit
l’atrophie jaune aiguë du foie de l’hépatite fulminante. Mais les vrais progrès ont été
faits au milieu du XXe siècle avec la ponction biopsie hépatique à l’aiguille de
Menghini (1958) qui a permis d’établir la séquence des lésions conduisant de
l’hépatite persistante à l’hépatite chronique agressive puis à la cirrhose et au cancer
primitif du foie.
7
À la même époque est apparu le dosage des transaminases, reflet de la
cytolyse.
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, on commença à penser
que les hépatites infectieuses pouvaient être d’origine virale, même si les essais de
transmission à l’animal furent négatifs.
La première preuve fut apportée par la transmission expérimentale à des
volontaires en Allemagne en 1942 puis en Angleterre en 1944. Mais on savait déjà
qu’il existait probablement deux virus responsables du même tableau clinique depuis
la première épidémie d’hépatite enregistrée comme provoquée par un virus transmis
par voie sanguine observée par Lurman en 1885. Un foyer de variole a été signalé à
Brême en 1883 et 1 289 employés des chantiers navals ont été vaccinés avec la lymphe
d'autres personnes (vaccination antivariolique pratiquée de bras à bras). Après
plusieurs semaines, et jusqu'à huit mois plus tard, 191 des travailleurs vaccinés sont
tombés malades et ont présenté un ictère et on a alors diagnostiqué une hépatite
sérique. Les autres employés qui avaient été inoculés avec des lots de lymphe
différents sont restés en bonne santé. La publication de Lurman, aujourd'hui
considérée comme un exemple classique d'étude épidémiologique, a prouvé que la
contamination lymphatique était à l'origine de l’épidémie. Plus tard, de nombreux cas
similaires ont été signalés à la suite de l'introduction, en 1909, des aiguilles
hypodermiques insuffisamment décontaminées et réutilisées de nombreuses fois pour
l'administration de Salvarsan pour le traitement de la syphilis. Un cas fut signalé en
1937 à Oxford après une vaccination contre la fièvre jaune (le vaccin contenait du
sérum humain pour atténuer les réactions au vaccin). La maladie prit de l’importance à
partir de la Seconde Guerre mondiale avec le développement de la transfusion. Bien
que l’existence d’un virus ait été soupçonnée en 1947 depuis les travaux de
MacCallum qui proposa d’appeler hépatite A, l’hépatite épidémique à incubation
courte et hépatite B l’hépatite sérique à incubation longue (hépatite des 100 jours).
Pour caractériser les deux virus, la première étape fut réalisée par Krugmann qui avait
remarqué dans une institution d’enfants handicapés mentaux (essentiellement des
trisomiques) une fréquence élevée d’hépatites infectieuses et avait constaté que
beaucoup d’enfants faisaient deux atteintes successives. Entre 1964 et 1967 ils
transmirent expérimentalement (avec l’accord des parents) par inoculation ou
ingestion de plasma les deux maladies à un enfant à partir du sérum de deux malades.
Grâce à la découverte de l’antigène Australia (maintenant appelé antigène HBs) par
Baruch Blumberg en 1963[12] on disposa enfin d’un marqueur pour distinguer
l’hépatite A et B. En 1970 le virus de l’hépatite B a été vu au microscope électronique
par Dane.
Il restait alors à isoler le virus de l’hépatite A pour mettre un point final à
la traque des virus de l’hépatite, mais l’absence d’antigène HBs dans les cas d’hépatite
A à incubation devait faciliter l’identification de ce nouveau virus désormais bien
caractérisé par sa durée d'incubation et son mode de transmission. Dès 1967,
Deinhardt à Chicago avait réussi à transmettre aux marmousets (ouistitis) une hépatite
histologiquement analogue à l’hépatite A. En 1977, Feinstone au NIH, travaillant sous
8
le contrôle de Kapikian (qui avait développé la technique d’immunomicroscopie
électronique pour la recherche des rotavirus dans les selles) parvient à identifier le
VHA grâce à des prélèvements bien ciblés.[11]
[Link] DES HEPATITES.
2.3.1. Hépatite virale
Hépatite A. C’est la moins grave des hépatites virales. Habituellement,
le corps la combat en quelques semaines et reste immunisé à vie. Ce qui veut dire que
des anticorps contre le virus sont présents, mais que le virus lui-même n’y est plus. Le
virus de l’hépatite A se transmet par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. Il
peut se retrouver dans les selles d’une personne infectée et souiller la nourriture, l’eau
ou les mains d’une autre personne. Les aliments crus ou pas assez cuits sont les plus
susceptibles de transmettre l’infection. Le virus peut également être transmis par des
fruits de mer récoltés dans des zones où des eaux d’égout non traitées se déversent. Le
risque de transmission est élevé dans les pays où les conditions d’hygiène sont
mauvaises. Dans ces pays, presque tous les enfants ont déjà été infectés par le virus.
Un vaccin permet de s’en protéger.
Hépatite B. Il s’agit du type d’hépatite le plus fréquent dans le monde, et
aussi le plus mortel. Le virus de l’hépatite B se transmet au moment des rapports
sexuels (le sperme et les autres liquides biologiques en contiennent) et par le sang. Il
est de 50 à 100 fois plus infectieux que le virus du sida3. L’échange de seringues
contaminées peut provoquer sa transmission. La grande majorité des personnes
infectées parviennent à combattre complètement l’infection. Environ 5 % restent
infectées de façon chronique et sont dites « porteuses » du virus. Les porteurs n’ont
pas de symptômes, mais ils courent un risque élevé de souffrir de cirrhose du foie ou
d’un cancer du foie, des maladies potentiellement mortelles. Une mère porteuse peut
transmettre le virus à son enfant à l’accouchement. Un vaccin est offert depuis 1982.
Hépatite C. L’hépatite C constitue la forme d’hépatite virale la plus
insidieuse, car elle est causée par un virus très résistant. Jusqu’à 80 % des infections au
virus de l’hépatite C deviennent chroniques. L’identification de ce dernier est
relativement récente : elle date de 1989. Le virus se transmet le plus souvent par
contact direct avec du sang humain contaminé : surtout par l’échange de seringues
servant à l’injection de drogues, par la transfusion de sang qui n’a pas été soumis à un
dépistage, et par la réutilisation d’aiguilles et de seringues non stériles. Plus rarement,
il se contracte au cours de rapports sexuels non protégés avec des personnes infectées,
surtout si du sang est échangé (menstruations, blessures dans les voies génitales ou
anales). Il s’agit de la première cause de transplantation du foie. Il n’existe aucun
vaccin permettant de s’en protéger.
Hépatite C. L’hépatite C constitue la forme d’hépatite virale la plus
insidieuse, car elle est causée par un virus très résistant. Jusqu’à 80 % des infections au
virus de l’hépatite C deviennent chroniques. L’identification de ce dernier est
9
relativement récente : elle date de 1989. Le virus se transmet le plus souvent par
contact direct avec du sang humain contaminé : surtout par l’échange de seringues
servant à l’injection de drogues, par la transfusion de sang qui n’a pas été soumis à un
dépistage, et par la réutilisation d’aiguilles et de seringues non stériles. Plus rarement,
il se contracte au cours de rapports sexuels non protégés avec des personnes infectées,
surtout si du sang est échangé (menstruations, blessures dans les voies génitales ou
anales). Il s’agit de la première cause de transplantation du foie. Il n’existe aucun
vaccin permettant de s’en protéger.
2.3.2. Hépatite toxique
Hépatite toxique. Elle est le plus souvent causée par l’abus d’alcool ou
par la consommation de médicaments. L’ingestion de champignons non comestibles,
l’exposition à des produits chimiques (en milieu de travail, par exemple) de même que
l’ingestion de produits de santé naturels ou de plantes toxiques pour le foie (comme les
plantes de la famille des Aristolochiacées, en raison de l’acide aristolochique qu’elles
contiennent, et la consoude, en raison des pyrrolizidines qu’elle renferme) peuvent
aussi causer une hépatite toxique. Selon la substance ingérée, l’hépatite toxique peut
survenir des heures, des jours ou des mois après l’exposition. Habituellement, les
symptômes se résorbent quand on cesse d’être exposé à la substance nocive.
Cependant, on peut subir des dommages permanents au foie et souffrir,
par exemple, d’une cirrhose.
Hépatite fulminante. Très rare, l’hépatite fulminante se caractérise par
une insuffisance majeure du foie, qui ne peut plus remplir ses fonctions. Une
destruction massive des tissus du foie se produit et une transplantation d’organe est
nécessaire. Elle survient surtout chez des personnes atteintes d’hépatite B ou d’hépatite
toxique. Pour environ 1 personne sur 4, elle est mortelle à brève échéance [12].
10
2.4. Le foie
2.4.1. Anatomie du foie
fig 1: Image macroscopique d'un foie sain.[16]
Source: [Link]
Anatomie macroscopique
Le foie est le viscère le plus volumineux de l’organisme et par
conséquent un des plus vascularisé (il contient plus de 10 % du sang total). Il se situe
sous le diaphragme, dans la partie supérieure droite de la cavité abdominale. Il est au-
dessus de l’estomac et le recouvre en partie. Il présente une couleur rouge brun et une
surface granuleuse. Cet organe mesure en moyenne 28 cm de large, 16 cm de haut et 8
cm d’épaisseur. Son poids propre est d’environ 1,5 kg auquel il faut ajouter les 800
grammes de sang généralement présents dans le foie.
Le foie se divise en quatre lobes, tous divisés en segments (huit segments
au total). Le lobe hépatique droit est le plus volumineux. Il est séparé du lobe
hépatique gauche par le ligament suspenseur falciforme, qui suspend le foie au
diaphragme et à la paroi abdominale. Le lobes carré et caudé se situent entre les lobes
droit et gauche. Ils sont séparés par un sillon appelé le hile du foie, situé au centre de la
face inférieure du foie. C’est par ce hile qu’arrivent l’artère hépatique et la veine porte
ainsi que les voies biliaires (canal hépatique commun et conduit cystique qui forment
11
le canal cholédoque). La vésicule biliaire est d’ailleurs liée au lobe hépatique droit et
caudé du foie.
Histologie. fig 2: image microscopique normal du foie
Source: [Link] foie microscopie
1. Prérequis : histologie du foie
Histologiquement, le parenchyme hépatique est constitué de lobules,
schématiquement hexagonaux, avec un espace porte à chaque sommet. Les lobules
sont centres par une veine Centro lobulaire.
L’espace porte (figure1) est constitué d’un tissu conjonctif contenant :
- Une branche veine porte ;
- Une branche de l’artère hépatique ;
- Un ou plusieurs canaux biliaires interlobulaires.
Les hépatocytes sont disposés en travées et séparés par les sinusoïdes.
La première rangée d’hépatocytes bordant un espace porte constitue la
lame bordant hépatocytaire.
Les sinusoïdes sont bordées de cellules endothéliales et de cellules de
Kupffer (histiocytes tissulaires).
Les sinusoïdes drainent le sang provenant de l’espace porte vers les
veines centrolobulaires (qui se drainent vers les veines sus-hépatiques).
12
2.4.1. Physiologie du foie
Etant donné l’importance de cet organe, chaque individu possède
généralement plus de tissu hépatique qu’il n’en a réellement besoin. Le foie est par
ailleurs l’un des rares organes à se régénérer rapidement après une lésion ou une
ablation partielle.
Métabolisme:
Le foie est responsable de nombreuses fonctions métaboliques et
régulatrices. Il assure notamment le maintien d’une glycémie normale (entre 0,74 g/L
et 1,06 g/L). Après le repas, les molécules de glucides (glucose, fructose, galactose)
s’assemblent en une grosse molécule : le glycogène (on parle de glycogénèse). Ce
dernier est stocké dans le foie. Lorsque le taux de glucose dans le sang vient à
diminuer, les cellules hépatiques dégradent le glycogène emmagasiné au cours de la
glycogénèse permettant ainsi de stabiliser la glycémie. Dans certaines situations, le
foie est également capable de produire du glucose à partir de substances non
glucidiques, comme les lipides.
Synthèse de protéines :
Le foie synthétise également le cholestérol et produit de nombreuses
substances essentielles pour l’organisme comme l’albumine (protéine plasmatique),
l’ensemble des globines, les facteurs de coagulation (protéines du sang qui arrêtent les
saignements), les protéines du métabolisme du fer (ferritine, transferrine) ou encore les
lipoprotéines (complexes de protéines et de lipides qui permettent le transport des
lipides, dont le cholestérol, dans le sang).
Détoxification:
Le foie est en charge de la dégradation de substances toxiques pour
l’organisme qui, rendues non-toxiques, seront éliminées via les selles ou les urines.
Les cellules hépatiques éliminent l’alcool à raison de 0,1 à 0,15 grammes par heure.
Elles transforment successivement l’éthanol en acétaldéhyde et en acétate qui seront
éliminés dans les urines.
De la même manière, le foie élimine une partie des substances actives
des médicaments pris par voie orale. C’est ce qu’on appelle « l’effet de premier
passage ».
Les cellules hépatiques interviennent également dans la dégradation de
l’ammoniac, qui est produit naturellement lors de la digestion dans le colon et qui est
toxique pour le cerveau. Transformée en urée, elle est éliminée par les urines.
Le foie joue aussi un rôle dans la décomposition de l’hémoglobine (protéine des
globules rouges qui transporte l’oxygène). Sa dégradation produit de la bilirubine dite
13
libre qui est toxique. Transportée au foie, elle est transformée en bilirubine conjuguée
(pigment qui donne à la bile sa couleur jaunâtre) qui est utilisée dans la bile.
Production de la bile:
Le foie remplit également une fonction digestive, puisque c’est lui qui
produit la bile, cette solution aqueuse de couleur jaune dont les sels émulsifient les
graisses. Une fois produite, la bile quitte le foie via le conduit hépatique, qui rejoint le
conduit cystique de la vésicule biliaire pour former le conduit cholédoque. C’est par ce
conduit que la bile entre dans l’intestin grêle[16]
2.5. PHYSIOPATHOLOGIE
Les troubles hépatiques peuvent résulter d'une grande variété
d'agressions, y compris infections, médicaments, toxines, ischémie et maladies auto-
immunes. Parfois, les troubles hépatiques surviennent au cours de la période post-
opératoire . La plupart des troubles hépatiques causent un certain degré de lésion
hépatocellulaire et de nécrose, entraînant divers résultats anormaux aux examens de
laboratoire et, parfois, des symptômes. Les symptômes peuvent être directement dus à
une hépatopathie (p. ex., ictère lié à une hépatite aiguë) ou aux complications de
l'hépatopathie (p. ex., saignement gastro-intestinal aigu lié à une cirrhose et
hypertension portale ).
En dépit de la nécrose, le foie peut se régénérer. Même une nécrose
étendue peut guérir complètement (p. ex., en cas d'hépatite virale aiguë). Une
régénération incomplète et une fibrose , cependant, peuvent être la conséquence de
lésions qui relient entre eux des lobules entiers ou de lésions moins prononcées, mais
persistantes.
Certaines maladies touchent préférentiellement certaines structures ou
fonctions hépatobiliaires (p. ex., l'hépatite virale aiguë se manifeste principalement par
des lésions des hépatocytes ou des lésions hépatocellulaires; la cholangite biliaire
primitive , par une altération de la sécrétion biliaire; et la cirrhose, par une fibrose
hépatique et l'hypertension portale qui en résulte). La partie du système hépatobiliaire
affectée détermine les symptômes, les signes et les anomalies des examens
complémentaires (voir Exploration des troubles hépatiques et biliaires ). Certains
troubles (p. ex., une hépatopathie alcoolique sévère ) affectent de multiples structures
hépatiques, conduisant à un tableau clinique combinant signes, symptômes et
anomalies biologiques.
Le pronostic des complications graves est plus défavorable chez les
personnes âgées, qui ont plus de difficultés à se remettre d'un stress physiologique
sévère et à tolérer l'accumulation de toxiques [17].
14
Physiopathologie de l'hépatite A:
Le virus entre dans l'organisme par voie orale et du fait de sa résistance en milieu
acide, atteint les villosités intestinales après passage dans l'estomac.
Il semble qu'une première phase de réplication virale pourrait avoir lieu
au niveau des cellules intestinales puis le virus atteint par voie sanguine le foie (La
virémie est extrêmement brève d’environ 1 semaine en moyenne).
Le VHA a un tropisme uniquement hépatocytaire.
La réplication virale s'amplifie dans les hépatocytes et le virus sera
excrété dans la bile pour finir dans les selles à des concentrations atteignant 10 par
gramme de selles.
Cette première phase asymptomatique dure environ 4 semaines.
Le virus n'est pas cytopathique sur les cellules hépatiques et la cytolyse
hépatique observée au cours de l’hépatite A serait liée à l’immunitéà médiation
cellulaire.
Physiopathologie de l'hépatite B:
Le tropisme du VHB est principalement hépatocytaire.
Des techniques d’hybridation ont identifié des séquences virales B dans
le pancréas, la peau, le sperme, le rein ou les cellules mononuclées du sang
périphérique. Cependant, les formes de réplication sont absentes ou très minoritaires
dans les cellules non hépatocytaires.
Le VHB n’a que peu d’effet cytotoxique. La réponse immunitaire et en
particulier l’immunité cellulaire est à l’origine de la lésion hépatocytaire.
- Une phase d'état caractérisée par l'hépatite biologique non nécessairement
associée à une quelconque symptomatologie clinique.
Le VHB n’a que peu d’effet cytotoxique. La réponse immunitaire et en
particulier l’immunité cellulaire est à l’origine de la lésion hépatocytaire.
- Les antigènes cibles sont les antigènes viraux (Ag HBc et à un moindre degré
Ag HBs) exprimés sur la membrane des hépatocytes en association avec les
molécules du CMH.
Une réponse immunitaire adaptée entraînant la nécrose des hépatocytes infectés
et l’élimination du virus → Une hépatite aiguë bénigne
15
Une réponse immunitaire trop forte induisant une destruction hépatocytaire
massive → Une hépatite aiguë fulminante.
Une réponse immunitaire faible et adaptée → Une infection asymptomatique et
une évolution vers la guérison.
Une réponse faible et inadaptée → Tolérance partielle avec réplication
persistante et atteinte hépatique chronique : Une hépatite chronique.
Une réponse nulle → Un portage chronique asymptomatique avec réplication
virale.
Physiopathologie de l'hépatite C:
L'infection par le VHC est à l'origine de la production de très nombreux
anticorps dirigés contre les protéines virales. Leur rôle dans le contrôle de l'infection
est mal connu. Des anticorps neutralisants sont produits, en particulier dirigés contre la
région hypervariable 1 (HVR1) de la glycoprotéine d'enveloppe E2.
Physiopathologie de l'hépatite D:
L'hépatite D est une maladie du foie qui survient après une double
infection par le virus de l'hépatite B (VHB) et le virus de l'hépatite D (VHD).
L'infection VHD ne survient qu'en cas d'infection par le VHB qui lui permet d'entrer et
de sortir de l’hépatocyte [18].
2.6. CLINIQUE
Forme asymptomatiques
Les formes atténuées ou anictériques sont les plus fréquentes quel que
soit le virus en cause.
Formes ictériques
Début brusque ou insidieux avec des symptômes d’intensité variable :
fièvre, asthénie, nausées, troubles digestifs, puis apparition d'un ictère avec urines
foncées et selles plus ou moins décolorées.
Formes fulminantes
Insuffisance hépatocellulaire avec cytolyse majeure pouvant entraîner la
mort du patient. Cette forme est plus fréquente en cas de surinfection d'une hépatite B
par le virus D et en cas d'hépatite E chez la femme enceinte lorsque l’infection survient
au troisième trimestre de la grossesse.
16
Hépatites chroniques
Les hépatites B, C et D peuvent évoluer vers une cirrhose et/ou un
carcinome hépatocellulaire (CHC) [19]
Pour la plupart des personnes atteintes d’hépatite virale aiguë, aucun
traitement spécifique n’est nécessaire. Cependant, les personnes atteintes d’hépatite
aiguë sévère peuvent nécessiter une hospitalisation afin que les symptômes puissent
être traités. Si les médecins soupçonnent qu’une hépatite fulminante se produit, la
personne est hospitalisée afin de pouvoir surveiller son état mental, réaliser des tests
hépatiques et déterminer si une greffe de foie est nécessaire. [ ]
2.7. PARACLINIQUE
Bilan biologique
Plusieurs examens biologiques peuvent être pratiqués devant des cas
d’hépatite connue ou suspectée. Ces examens de diverses catégories sont utilisés dans
différentes situations:
- les tests biochimiques pour détecter l’inflammation hépatique ou ses dommages,
- les tests virologiques pour détecter et caractériser le virus de l’hépatite en
fonction des risques d’exposition: par exemple, en raison des risques de
complications, la recherche d’hépatite B ou C chez les consommateurs de
drogue, les multipartenaires sexuels, les sujets transfusés ainsi que lors des dons
du sang,
- tous les autres tests permettant de déterminer la cause de l’hépatite,
- les tests permettant de suivre l’évolution de l’hépatite et/ou de surveiller son
traitement.
Une hépatite aigüe sera particulièrement suspectée devant l’apparition de
symptômes comme la fièvre, la perte d’appétit et des nausées avec aussi, souvent, des
urines sombres, des matières fécales peu colorées et une coloration jaune de la peau et
du « blanc » des yeux (ictère ou jaunisse).
Une hépatite chronique sera plus fréquemment détectée à la suite de tests
biologiques systématiques pratiqués sous forme de bilan, et trouvés anormaux pour
certains, chez un patient ne présentant pas de fièvre et des symptômes peu évocateurs.
Dans le bilan systématique pratiqué figurent des tests explorant la fonction hépatique:
ces tests pourront donc révéler une inflammation ou une atteinte hépatique laissant
suspecter une hépatite mais ils ne donneront pas d’indication sur la cause de cette
hépatite qui devra être précisée par des examens complémentaires (par exemple des
tests virologiques pour une hépatite virale).
17
A noter qu’une hépatite aigüe peut, si sa guérison n’est pas totale,
évoluer vers une forme chronique.
Les différents tests sanguins pour dépister les atteintes hépatiques et
donner une indication sur la sévérité de l’atteinte sont les suivants:
Alanine aminotransférase (ALAT) – enzyme présente principalement dans les
cellules hépatiques; c’est le meilleur marqueur biochimique d’une hépatite
(cytolyse)
Phosphatase Alcaline (PAL) – enzyme localisée sur les parois des voies
biliaires mais aussi dans l’os, elle est augmentée lorsque l’écoulement de la bile
est bloqué mais aussi dans les désordres osseux.
Aspartate aminotransférase (ASAT) – enzyme présente dans le foie mais aussi
dans d’autres tissus ou organes, particulièrement le cœur et d’autres muscles
Gamma-glutamyl-transpeptidase (GGT) - enzyme présente dans le foie et les
voies biliaires qui est très sensible aux atteintes hépatiques; elle permet de
différencier les causes d’augmentation des phosphatases alcalines; si les GGT
sont augmentées, une augmentation des PAL est due à une atteinte hépatique et
non à un désordre osseux. Attention cependant aux augmentations des GGT
liées à l’alcoolisme chronique.
Bilirubine, produit de la dégradation du constituant essentiel (hémoglobine)
des « vieux » globules rouges; la bilirubine est un composé de coloration jaune
responsable de la « jaunisse » et de la coloration brune des urines lorsque sa
concentration est augmentée.
Albumine - il s’agit de la principale protéine synthétisée par le foie; sa
concentration indique si cet organe « fonctionne » bien.
Protéines Totales - mesure de l’ensemble des protéines, y compris les anticorps
produits pour lutter contre l’infection, dans le sang.
Taux de prothrombine (TP): « mesure » les protéines nécessaires à la
coagulation du sang (facteurs de la coagulation), qui sont principalement
produites par le foie: un taux de prothrombine diminué (ou un temps allongé)
indique la sévérité de l’atteinte hépatique.
Ponction Biopsique Hépatique (PBH): elle consiste en l’examen microscopique
par un anatomo-pathologiste de cellules hépatiques prélevées à l’aide d’une
aiguille fine (trocart) à travers la paroi abdominale. Il s’agit de l’examen le plus
significatif et définitif pour le diagnostic. Cependant la nature invasive et non
sans risque (hémorragique) de ce test le rend réservé aux situations où les autres
tests ne sont pas suffisamment conclusifs sur les causes et l'importance de
18
l’atteinte hépatique. La PBH est surtout utilisée dans le suivi et le diagnostic des
complications des atteintes hépatiques, notamment pour celui de la cirrhose
hépatique. Dans ce dernier contexte des tests non invasifs biologiques, comme
les marqueurs de fibrose (type « fibrotest ») ou radiologiques (type « fibroscan
») peuvent être mis en œuvre [20].
Sérologie
En cas de signes évocateurs d'une hépatite virale aiguë, les examens
suivants sont effectués pour dépister les virus des hépatites A, B et C:
- IgM anti-HAV (IgM anti-HAV)
- Ag de surface de l'hépatite B (HBsAg)
- IgM anti-capside (core) de l'hépatite B (IgM anti-HBc)
- Ac anti-HCV
- ARN de l'hépatite C (HCV-ARN) par Polymerase Chain Reaction (PCR)
Si certains sont positifs, un test sérologique supplémentaire peut être
nécessaire pour différencier une infection aiguë d'une infection ancienne ou chronique
(voir tableaux Sérologie de l'hépatite A , Sérologie de l'hépatite B et Sérologie de
l'hépatite C ).
Si l'hépatite à HBV confirmée par la sérologie est sévère, les anti-HDV
sont dosés.
Si le patient a récemment voyagé dans une région d'endémie ou est
immunodéprimé, la recherche d'IgM anti-HEV (IgM anti-HEV) doit être effectuée si
le test est disponible. [ ]
2.8. TRAITEMENT
Le traitement de l'hépatite est une combinaison de prévention, de
diminution des symptômes, de traitement des maladies sous-jacentes et de traitement
médicamenteux. L'incidence des nouveaux cas d'hépatite virale (notamment B et C) a
diminué en raison de la sécurisation des injections et des recommandations type
préservatif pour les pratiques sexuelles ainsi que la disponibilité des vaccins contre
l'hépatite A et l'hépatite B (il n'existe actuellement aucun vaccin contre l'hépatite C).
Le dépistage sanguin de l'hépatite B et C a pratiquement éliminé ces
infections par transfusion sanguine.
La diminution des symptômes est souvent le seul traitement nécessaire à
l'hépatite virale aiguë A, B, et C. L'hépatite due à des parasites ou des bactéries est
19
guérie par le traitement de cette infection. Les hépatites provoquées par des
médicaments, produits chimiques, et alcool sont traitées en évitant la substance en
cause. Dans la plupart des cas, l'hépatite aiguë se ressoude au cours du temps.
Avec une hépatite chronique, l'objectif est de minimiser d'autres
dommages au foie, en traitant les affections sous-jacentes qui créent ou exacerbent la
maladie, et de prévenir la transmission de l'hépatite virale à d'autres. Il existe un
traitement pour l'hépatite chronique B et de l'hépatite C, mais il n'est pas efficace dans
tous les cas.
L'hépatite auto-immune peut être traitée avec des médicaments qui
affaiblissent le système immunitaire, comme la prednisone et azathioprine (Imurel),
bien que ces traitements ne sont également pas efficaces dans tous les cas. Des
traitements spécifiques sont disponibles pour les causes génétiques de l'hépatite:
saignées dans l'hémochromatose. Avec la stéatose hépatique non alcoolique, la perte
de poids (chez ceux qui sont obèses) conduit souvent à une amélioration de l'hépatite,
et les premiers résultats suggèrent que les médicaments qui diminuent la résistance à
l'insuline peuvent également être utiles.
De nouveaux traitements, des vaccins et de nouvelles stratégies de
prévention de l'hépatite continuent d'émerger. Il est important de parler à votre
médecin sur les risques et les avantages des options actuellement disponibles[22].
2.9. EVOLUTION
HEPATITE A : Guérison le plus souvent, manifestation bénigne, rarement le
pronostic vital peut être engagé, une fois contaminé le patient reste immunisé à
vie.
HEPATITE B : la plupart du temps asymptomatique de découverte fortuite,
évolution la plupart du temps vers la guérison (rare) ou vers la chronicité, la
cirrhose, le carcinome hépatocellulaire.
HEPATITE C : silencieuse le plus souvent asymptomatique, évolution
possible vers la chronicité, la cirrhose, le carcinome hépatocellulaire.
HEPATITE D : guérison dans la plupart du temps.
HEPATITE E : guérison sans séquelle, gravité chez la femme enceinte
(mortalité importante).
HEPATITE TOXIQUE : Elle est variable selon le toxique.
Dans de nombreux cas, l'arrêt immédiat et définitif de l'exposition au
toxique permet de stopper l'intoxication et donne au temps le temps de se régénérer. La
longue convalescence demande jusqu'à plusieurs mois.
20
Dans les formes graves, une évolution brutale (hépatite fulminante)
conduit au décès en quelques jours dans 50 à 90% des cas.[ ]
21
CHAPITRE II. METHODOLOGIE
Cela s’inscrit dans une approche quantitative, la technique utilisée sera le
questionnaire qui accompagnera la recherche documentaire.
1. Lieu d’étude
Notre étude s’est effectuée à l’UTBC localisé sur le quartier industriel,
8ème rue de la commune de limete à Kinshasa.
2. Période d’étude
Notre étude s’est déroulée du 25 Juillet au 09 Aout 2021.
3. Type d’étude
Nous avons procéder à une enquête descriptive et analytique à type de
sondage aléatoire simple sur des connaissances, des attitudes, et des pratiques à
risque liées aux hépatites chez les étudiants de l'UTBC.
4. Population d’étude
Notre population d’étude était constituée des étudiants de l'UTBC.
5. Critères d’inclusion
- Tout étudiant qui accepté de participer à l’étude sans influence ni sous pression
durant la période de notre étude.
6. Critères de non inclusion
- Tout étudiant qui accepté de participer à l’étude sans influence ni sous pression
en dehors de la période de notre étude.
- Refus volontaire de participer à l’étude
7. Recueils des données :
Nos données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire administre
aux étudiants de l’UTBC qui sera présenter en annexe
8. Les paramètres analysés étaient:
Caractéristiques sociodémographique: sexe, âge ; profession, état civil,
résidence, niveau d’instruction.
22
Niveau de connaissances sur le VIH :
Attitudes et
Pratiques à risque :
9. Gestions et analyse des données :
Nos données ont été saisies et analysées par l’ordinateur avec Epi infos
version5 française.
10. Aspect éthique
Le respect de la personne humaine était assuré par l’anonymat des fiches
de collecté remplacé par un code connu uniquement par l’investigateur.
23
CHAPITRE III. RESULTAT
III. FREQUENCE GLOBALE
Au cours de notre période d’étude (14 Jours, du 25 Juillet au 09 Aout
2021), nous avons enregistrés 216 étudiants enquêtés sur le niveau des connaissances,
attitudes et comportements à risque lié aux hépatites sur l’ensemble des étudiants
de l’UTBC.
[Link]éristiques sociodémographiques
[Link]
Tableau I : Répartition selon la tanche d’âge
Ages N %
18-28 162 75
29-39 38 17,59
40-50 12 5,56
51-61 4 1,85
Total 216 100
Ce tableau indique que la tranche d'âge la plus dominante des
étudiants est comprise entre 18-28 ans soit (75%) avec une moyenne d’âge de 39,5
ans
III.1.2. Sexe
Tableau II : Répartition selon le sexe
Sexe N %
M 96 44,44
F 120 55,55
Total 216 100
Ce tableau montre le sexe féminin est plus dominant 120 étudiants soit
(55,55%) avec un le sex ratio 1,8.
24
III.1.3. Etat civil
Tableau III : Répartition selon l’Etat civil
Etat Civil N %
Célibataire 195 90,28
Mariée 19 8,80
Veuve 1 0,46
Divorcé 1 0,46
Total 216 100
Ce tableau indique que l’état civil le plus dominant est le célibataire q
195 étudiants, soit 90,28%.
[Link]é
Tableau IV : Répartition selon la nationalité
Nationalité N %
Congolaise RDC 180 83,33
Congolaise RC 19 8,80
Camerounais 12 5,56
Gabonaise 1 0,46
Rwandaise 2 0,92
Ougandaise 1 0,46
Guinéenne 1 0,46
Total 216 100
Il ressort de ce tableau que le plus grande partie des étudiants pris
comme échantillon sont de la nationalité congolaise de la RDC avec un effectif de 180
étudiants, soit 83,33%.
25
[Link]
Tableau V : Répartition selon l’ethnie
Ethnie N %
Peuls 1 0,46
Bafang 1 0,46
Nyankole 1 0,46
Mbochi 4 1,85
Bamileke 10 4,63
Bassa 1 0,46
Boufouleké 1 0,46
Tuti 2 0,93
Lari 2 0,93
Vili 8 3,70
Nande 1 0,46
Yanzi 5 2,31
Mupende 3 1,39
Basoko 10 4,63
Mumbala 4 1,85
Suku 4 1,85
Ntandu 4 1,85
Ngbaka 4 1,85
Teke 4 1,85
Swahili 12 5,55
Mongo 4 1,85
Kongo 28 12,96
Sakata 7 3,24
Luba 52 24,07
Ngala 27 12,5
Tetela 16 7,41
Total 216 100
Ce tableau indique que l'ethnie la plus représentatif dans notre
échantillon est l'ethnie luba, avec un effectif de 52 étudiants, soit 24,07%.
26
III.1.6. Religion
Tableau VI : Répartition selon la religion
Religion N %
Musulman 15 6,94
Chrétienne 194 89,81
Athée 2 0,93
Boudiste 5 2,31
Total 216 100
Ce montre que la religion la plus pratiquée parmi les étudiants de notre
échantillon est le christianisme, avec un nombre de 194 étudiants chrétiens, soit un
pourcentage de 89,81.
[Link]
Tableau VII : Répartition selon les communes
Communes N %
KALAMU 15 6,94
MATETE 8 3,70
KIMBANSEKE 4 1,85
KINSHASA 8 3,70
KASAVUBU 11 5,09
BARUMBU 8 3,70
LEMBA 40 18,52
NGALIEMA 12 5,55
LINGWALA 2 0,92
NGABA 18 8,33
GOMBE 3 1,39
N’SELE 8 3,70
LIMETE 43 19,91
SELEMBAO 5 2,31
MONGA-FULA 5 2,31
KISENSO 1 0,46
BANDAL 8 3,70
MAKALA 4 1,85
NGIRI-NGIRI 9 4,16
MASINA 4 1,85
TOTAL 216 100
Interprétation : la plus part des étudiants enquêtés résident à limete avec
un total de 43 étudiants, soit 19,91%.
27
III.2. Connaissance sur les hépatites
III.2.1. Connaissance sur l’existence des hépatites
Tableau VIII : Répartition selon connaissance de l’hépatite
Connaissance sur l’existence des hépatites n %
connaissant 107 49,53
Ignorants 109 50,46
Total 216 100
Ce indique que 109 étudiants soit (50,46%) sur les 216 étudiants
ignorent l’existence des hépatites.
III.2.2. Connaissance sur la définition des hépatites
Tableau IX : Répartition selon connaissance sur la définition des hépatites
Connaissance sur la définition des hépatites n %
connaissant 31 14,3
Ignorants 185 85,6
Total 216 100
Ce tableau indique 185 étudiants soit (85,6%) sont ignorants de la
définition des hépatites
III.2.3. Connaissance sur les causes des hépatites
Tableau X : Répartition selon causes responsable de l’hépatite
Causes responsable de l’hépatite n %
Virus 162 75
Bactérie 19 8,79
Parasite 17 7,87
Alcool 12 5,56
Autre 6 2,78
Total 216 100
Il ressort de ce tableau que la majorité 162 des étudiants soit (75%)
interrogés pensent que les virus sont responsables des hépatites.
28
III.2.4. Connaissance sur les différents types de virus de l’hépatite
Tableau XI : Répartition selon causes responsable de l’hépatite
Causes responsable de l’hépatite n %
VHA 6 3,70
VHB 97 59,87
VHC 43 54,26
VHD 9 5,56
VHE 2 1,23
Autres 5 3,08
Total 162 100
Il ressort de ce tableau que la majorité 97 des étudiants soit (59,87%)
interrogés pensent que les VHB sont principalement responsables des hépatites.
III.2.4. Connaissance sur les modes de transmission
Tableau XII : Répartition selon les modes de transmission que vous connaissez
Modes de transmissions connaissez n %
Sang 48 22,22
Mère enfant 8 3,70
Sexe 35 16,20
Salive 6 2,78
Plusieurs modes 2 0,92
Autre 29 13,43
Aucune idée 88 40,74
Total 216 100
Ce tableau indique que 88 étudiants soit (40,74%) ignoraient le mode
de transmission des hépatites.
III.2.5. Connaissance sur les manifestations cliniques
Tableau XIII : Répartition des étudiants selon leur connaissance sur les
manifestations clinique des hépatites
Manifestation clinique n %
Etudiant connaissant 91 42,13
Etudiant ignorant 125 57,87
Total 216 100
Ce tableau indique que sur 216 étudiants enquêtés 125 ne connaissent
pas les manifestations cliniques de l'hépatite soit 57,87%
29
III.2.6. Connaissance les complications des hépatites
Tableau XIV : Répartition selon la connaissance sur les complications possibles
Type de complication n %
Cirrhose 103 47, 68
CPF 18 8,33
Fibrose 10 4,63
Avec plus de deux cas 25 11,57
Autre 20 9,26
Aucune idée 39 18,05
Total 216 100
Ce tableau signale que 139 étudiants déclarent que la cirrhose est la
complication par excellence pour l'hépatite à côté de toutes les autres connues, soit
64,35%.
III.2.7. Connaissance sur la relation amoureuse
Tableau XV : Répartition des étudiant ayant de relation amoureuse
Rélation amoureuse n %
Oui 159 73,61
non 57 26,38
Total 216 100
Ce tableau montre que la majorité des étudiants 159 soit (73,61%) les ont
pas de partenaires.
III.2.8. Connaissance sur l’état sérologique
Tableau XVI : Répartition selon la connaissance de l’état sérologique de son partenaire
Connaissance de l’état sérologique de son n %
partenaire
Etudiant connaissant l’état sérologique de 7 4,40
partenaire
Etudiant ne connaissant pas l’état 152 95,59
sérologique du partenaire
Total 159 100
Ce tableau indique que les étudiants n’ayant pas des connaissent sur
l'état sérologique de leur partenaire sont prépondérants 152 étudiants soit (95,59%) sur
un effectif de 96étudiants vivants en couple.
30
III.2.9. Connaissance sur l’existence du dépistage
Tableau XVII : Répartition des étudiants selon leur connaissance dépistage
Nombre d’étudiant n %
Connaissant 22 10,19
Ignorants 194 89,81
Total 216 100
Ce tableau indique que 194 étudiants soit (89,81%) n’ont pas des
connaissances sur le dépistage contre les hépatites.
III.2.10. Connaissance sur les moyens de prévention
Tableau XVIII : Répartition des étudiants selon leurs connaissances sur les moyens
de préventions des hépatites
Connaissance sur les moyens préventifs de n %
l’hépatite
Vaccination 22 10,18
I.E.C 10 4,62
Usage unique de petit matériel 11 5,09
Stérilisation des matériels 94 43,51
Autre 13 6,01
Plusieurs préventions 63 29,17
Total 216 100
Ce tableau indique que 94 étudiants soit (43,51%) à l'UTBC pensent
que le moyens de prévention contre les hépatites est la stérilisation des matériels.
III. [Link]
III. 3.1 .Attitudes face à une personne atteint de l’hépatite
Tableau : XIX : Répartition selon l’attitude face à une personne atteint de l’hépatite
Attitude face une personne atteint de n %
l’hépatite
Etudiants pouvant être en contact avec des 133 61,57
personnes souffrant de l’hépatite
Etudiants pouvant être en contact avec des 83 38,43
personnes non souffrant de l’hépatite
Total 216 100
Ce tableau indique que 133 étudiants sur les 216 interrogés ne veulent
pas être en contact avec une personne souffrant d'hépatite, soit 61,57%
31
III. [Link] face au dépistage de l’hépatite
Tableau XX : Répartition des étudiants selon leur souhait à se faire dépisté
Souhait à se faire dépisté n %
Etudiant pour le dépistage 141 65,28
Etudiant contre le dépiste 75 34,72
Total 216 100
Ce tableau montre que 141 étudiants sur les 216 interrogés veulent se
faire dépister contre les hépatites, soit 65,28%.
III. [Link] face au vaccin contre de l’hépatite B
Tableau XXI : Répartition des étudiants selon leur souhait à se faire vacciné
Souhait à se faire vacciné n %
Etudiant pour le vaccin 151 69,90
Etudiant contre le vaccin 65 30,09
Total 216 100
Ce tableau montre que 151 étudiants soit (69,90%) sur les 216 interrogés veulent se
faire vacciné contre l’hépatite B.
III. 4. Pratique à risque
III. 4.1. Contact avec le liquide biologique d’une autre personne au cours de
se 10 dernières années
Tableau XXII : Répartition des étudiants ayant été en contact accidentel avec le liquide
biologique des gens
Contact avec le liquide biologique N %
contact direct 105 48,61
Encore indirect 88 40,74
Pas encore 23 10,64
Total 216 100
Ce tableau montre que la majorité des étudiants interrogés 105 étudiants
soit (48,61%) ont déjà été en contact direct avec le liquide biologique des autre
personnes
32
III. [Link] des objets tranchant
Tableau XXIII : Répartition selon l’utilisation régulière des objets tranchant non
stérilisé
Utilisation des objets tranchant non stérilisé n %
Utilisation régulière 130 60,18
non utilisation régulière 86 39,81
Total 216 100
Ce tableau montre que 130 étudiants sur 216 interrogés utilisent
régulièrement les objets tranchants non stérilisé.
III. [Link] de préservatif
Tableau XXIV : Répartition selon l’utilisation régulière des objets tranchant non
stérilisé
Utilisation de préservatif n %
Utilisation régulière 47 29,55
non utilisation régulière 112 70,44
Total 159 100
Ce tableau indique que 112 étudiants soit (70,44%) n’utilisent pas
régulièrement le préservatif
III. [Link] consommateur d’alcool
Tableau XXV : Répartition des étudiants selon la consommation de l’alcool
Consommation de l’alcool n %
consommateurs de l’alcool 59 27,31
non consommateur de l’alcool 157 72,68
Total 216 100
Ce tableau indique que 157 étudiants sur les 216 interrogés ne
consomment pas l'alcool, soit 72,68%
33
CHAPITRE IV. DISCUSSION
[Link]ètres sociodémographique
[Link]
Dans notre étude la tranche d’âge la plus prépondérante des étudiants
est celle de 18 à 28 ans 162 étudiants soit (75%) avec un âge moyen de 39,5 ans
suivi de celle de 29 à 39 ans 38 étudiants soit (17 ,59%) ceci se justifie par le faite la
majorité des étudiants de l’UTBC sont des jeunes.
[Link]
Le sexe féminin était le plus représenté 120 étudiantes soit (55,55%)
contre 96 étudiants avec un sex ratio femme/homme de 1,8; cela se justifie par la
faite qu’il y’a plus des femmes à l’UTBC que les hommes.
[Link] civil
Dans notre étude les célibataires sont plus dominant 195 étudiants soit
(90,28%) suivi des mariés 19 étudiants soit (8,80%), cela se justifie par le fait que la
majorité des étudiants n’avaient pas d’autre profession que celle la profession
estudiantine.
[Link]é
La nationalité la plus prépondérante est la nationalité congolaise de la
RDC 180 étudiants, soit (83,33%), suivi de la nationalité congolaise du Congo-
Brazzaville 19 étudiants soit (8,83%) ceci peut se justifié par le faite que Kinshasa et
Brazzaville sont le deux capitales les plus rapprochées du monde et l’UTBC est une
université situé dans la capital de la RDC
[Link]
La majorité des étudiants dans notre étude habite la commune de Limete
43 étudiants soit (19,91%) suivi de la commune de Lemba 40 étudiants soit (18,52%),
ceci se justifie par le fait que l’UTBC se trouve dans cette commune et deuxièmement
parce que la commune de Lemba est proche de la commune de Limete.
34
IV.2. Connaissance sur les hépatites
IV.2.1. Niveau de connaissance sur l’existence des hépatites
Il ressort de cette étude que la majorité des 109 étudiants soit (50,46%)
ignorent l’existence des hépatites est une maladie contagieuse ,57 étudiants soit
(28,5%) cela se justifie par le faite qu’il n’y a assez de communication médiatique
sur l’existence de la maladie.
IV.2.2. Le Niveau de connaissance sur les différentes étiologies et modes de
transmission
Dans notre étude la plupart des étudiants c’est-à-dire 162 soit (75%)
pensent que les hépatites sont d’origine virale, à cet effectif 97 étudiants soit (59,87%)
pensent au VHB , suivi de 43 étudiants soit (26,54%) qui ont pensaient au VHC et
peu connaissent l’étiologie alcoolique 12 étudiants soit (5,56%)la voie de transmission
ou le mode des hépatites n’est pas connu chez plus d’un quart 88 étudiants soit
(40,74%),cette méconnaissance étiologique et de transmission peut s’expliquée
premièrement par le faite que le cours de pathologie infectieuse n’est pas enseigné
dans toute les promotions des déférentes facultés et deuxièmement par l’insuffisance
de méthodes de sensibilisation de lutte contre le hépatites au sein de l’UTBC.
IV.2.3. Connaissance clinique
Cette étude donne accès à des données précieuses à propos des
connaissances cliniques des hépatites des étudiants de l’UTBC. Aux questions portant
sur le niveau de connaissance clinique des étudiants participants, les résultats montrent
que la plupart d’eux c’est-à-dire 125 étudiants soit (57,87%) ignorent les
manifestations clinique des hépatites, ceci se justifie par le faite que la majorité d’entre
eux ont des connaissances limitées sur l’existence de la maladie.
IV.2.4. Connaissance du dépistage et moyens de préventions
Il ressort dans cette étude que la prépondérance des étudiants qui n’ont
jamais entendus parler du dépistage est supérieur à ceux-là qui ont déjà entendus parler
du dépistage 194 étudiants soit (89,81%) contre 22 étudiants soit (10,18%) qui
comprenaient le dépistage lié aux hépatites et 94 étudiants soit (43,51%) pensaient le
moyen de prévention le plus fiable est la stérilisation des matériels cela se justifie par
le faite qu’il y a une rareté des campagnes de sensibilisation du dépistage et de
prévention de cette affection au sein de l’UTBC.
IV.3. [Link]
Dans notre étude 141 étudiants soit (65,27%) préfèrent vivre et soutenir
les patient atteints d’hépatite contre 75 étudiants soit (34,72%) qui disent le contraire
ceci prouve à suffisance parmi les patients atteint d’hépatite peu sont stigmatiser ;selon
35
nos résultats 133 étudiants soit (61,57%) disent oui au dépistage, contre 83 étudiants
soit (38,42%) qui ne désirent pas réaliser leurs le dépistage et 151 étudiants soit
(69,90%) désirent se faire vaccinés contre 65 étudiants soit (30,09%) qui disent non à
la vaccination et de telles attitudes nous montre combien les étudiants de l’UTBC
sont exposer à contracté la maladie ceci se justifie par le faite qu’il pas des colloques
de sensibilisation des étudiants sur ce matière.
[Link] à risque
Sur l’ensemble des étudiants de l’UTBC qui ont participé à notre étude
105 étudiants soit (48,61%) ont été en contact direct avec les liquides biologique d’une
autre personne au cours de ce 10 dernière années,88 étudiants ont été en indirect
contre 23 étudiants soit (10,64%) qui n’ont pas été en contact avec les liquides
biologique des autres personnes ; la plus grande partie utilisent les objets tranchant
non stérile 130 étudiants (60,18%); parmi le 216 étudiants seul 159 soit (73,61%)
vivaient en couple peu seulement connaissaient l’état sérologique de leurs partenaires
7 étudiants soit (4,40%) à cet effectif des personnes vivant en couple seulement 47
étudiants (29,55%) qui utilisés régulièrement le préservatif et le 27,31% étaient
consommateur d’alcool. Tout se pratique à risque se justifie par l’ignorance de la part
des étudiants et de la part des autorités de l’UTBC en matière des hépatites.
36
CONCLUSION
Cette étude nous permet de conclure que, malgré le niveau de
connaissances des étudiants en ce qui a trait aux Hépatites et l’expression d’attitudes
positives envers ces malades, il demeure dans ce milieu universitaire un taux élevé
de répondants qui ont des connaissances erronées à propos de la maladie, de ses
formes de transmission et de moyens de protections. Cela nous fait présager qu’une
incompréhension des hépatites pourrait avoir une incidence sur les comportements à
risque d’infection chez les étudiants universitaires en région éloignée n’ayant pas
participé à cette étude. Les connaissances erronées envers les hépatites peuvent êtres
une barrière importante pour la prévention et l’éducation en ce qui a trait à cette
maladie. Ainsi, nos résultats montrent l’importance de développer des campagnes de
prévention mieux ciblées auprès des groupes plus à risque, tels que les étudiants qui
étudient ou pas dans le domaine de la santé.
SUGGESTIONS
Au regard des résultats de la conclusion de notre étude, les suggestions
suivantes ont été formulées et s’adressent respectivement.
Au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
- Mobiliser le système éducatif pour qu’il devienne le moteur d’un programme de
prévention et de prise en charge généralisée pour les étudiants
- Former les étudiants de la RDC et en particulier de l’UTBC dans le domaine
de pair éducateur
- Encourager les études et les recherches opérationnelles sur les comportements
des étudiants à l’égard des hépatites.
Au ministre de la santé
- Rendre disponible les centres des centres de conseils et de dépistage volontaire.
- Réduire le cout de vaccination de l’hépatite
Aux autorités de l’UTBC
- Organiser des journées de sensibilisations sur les hépatites au sein de
l’université à travers les conférences débats, des sketchs et le jeux concours.
- Encourager les étudiants à la communication pour le changement de
comportement à des affiches publicitaires au sein de l’université.
37
Aux étudiants de l’UTBC
- Participer pleinement aux campagnes de communication pour le
changement de comportement.
- Profiter de chaque occasion pour s’informer et informer
- Faire un d dépistage précoce.
38
REFERENCES
1. OMS. Journée mondiale contre l'hépatite. Genève du 7 novembre 2016.
2. Sonal kumar, MPH, weill cornell medical collège, octobre 2019. version pour le
grand public. présentation de l'hépatite aiguë.
3. Sonal kumar, MPH, weill cornell medical collège, octobre 2019. version pour le
grand public. présentation de l'hépatite chronique.
4. OMS. les nouvelles données sur l'hépatite soulignent le besoin urgent d'une
riposte mondial. communiqué de presse. Genève du 21 avril.
5. Hépatites info service chiffres clés en France du 30 octobre 2019.
6. [[Link]. Epidémies émergentes en chine: ca - infections et population mobile 7
mai 2003
7. Direction de la surveillance épidémiologique au Programme élargi de
vaccination ont été présentés le lundi 29 juillet
8. Institut pasteur . hépatite virale du 23 février 2021.
9. OMS . les nouvelles données sur l'hépatite souligne les besoins urgent mondial .
communiqué de presse. du 21 avril.
10. OMS en Afrique / une nouvelle carte de pointage de l’OMS montre les faibles
progrès de l'hépatite virale dans la région africaine. du 14 juin 2019
11. Lurman A. ( 1885) eihe icterus epidemie. ( en alllemand) berl, klin
woschenschr. 22: 20-3
12. Hépatitis A,B,C, toxique, [Link]. consulté le 10 aout 2011.
13. Anatomie et physiologie humaine. elaine [Link]. traduction de la 4eme
Edition américaine. chap.24. page 882(macroscopique) et page
884( microscopique)
14. Passeport santé. foie. juillet 2016.
15. Sonal kumar, MD, MPH, weill cornell medical collège, janvier 2021. version
pour professionnel de santé. structure et fonction du foie.
16. Www. [Link]. pour les 3eme année. hépatite(A,B,C,D,E)
17. LAB TESTS ONLINE. hépatites. les examens de laboratoire.
39
18. Le manuel MSD. version pour professionnels de la santé. revue générale de
l'hépatite aiguë.
19. Le Manuel MSD. version pour professionnels de santé. revue générale de
l'hépatite chronique.
20. Influx/santé. zoom sur les hépatites virales: comprendre, prévenir, traiter. du
21/06/2017.
21. [Link]. les hépatites.
40
ANNEXE
41
FICHED’[Link]érodelafiche:/---
///[Link]://[Link]:…………(M/F)[Link] :…………………………….[Link]é :
…………………………….[Link] :………………………….[Link] :……………
……….[Link] occupéparl'intéressé[Link] SUR
L’HEPATITE Encerclez la ou les bonnes réponses [Link]-vous
l'hépatite ?1 = oui 2 = non
2. Quelles sont ou Quel est la (les) cause (s) responsable d’hépatite que vous
connaissez ?
1 = virus 2 = bactérie 3 = parasite 4 = autre
Si autre
spécifier:…………………………………………………………………………….
3. Connaissez-vous les complications de l'hépatite ?
1 = oui 2=non
4. Quelles sont les complications possibles de l'hépatite ?
1 = CPF 2 = cirrhose 3 = fibrose 4 = autre
Si autre
préciser:……………………………………………………………………………..
5. Connaissez-vous les modes de transmission de l'hépatite ?
1 = oui 2 = non
[Link] sont les modes de transmissions de l'hépatite que vous connaissez ?
1 = sang 2 = mère enfant 3 = sexe 4 = autre
Si autre
préciser:…………………………………………………………………………….
7. Quels sont les moyenspréventifs de l’hépatite que vous connaissez ?
1 = vaccination 2 = I E C 3 = usage unique du petit matériel 5 = stérilisation du
matériel 5 = autres
Si autre préciser:………………………………………………………………………….
8. Existe-t-il à l’UTBC un programme ou des consignes de prévention de l'hépatite ?
1 = oui 2 = non 3= ne sait pas
Si oui
préciser………………………………………………………………………………..
[Link] quelles formes sont ces consignes ou ce programme de prévention de l'hépatite ?
1 = formation 2 = affiche 3= ne sait pas 4= autre
Si autre
préciser:………………………………………………………………………………
ATTITUDES ET PRATIQUES FACE AU RISQUE D'HEPATITE
[Link]-vous déjà étédépisté contre l’hépatite ?
1= oui 2= non
Si oui quand ?.........................................et dans quelle
circonstance ?………………………..
Si non pourquoi ?..............................................
2. Voudriez-vous vous fairedépister ?
1= oui 2=non
42
Si non pourquoi ?...................................................................................................
3. Etes-vous déjà vacciner contre l'hépatite ?
1 = oui 2 = non
4. Votre vaccination est-elle complète
1= oui 2= non 3= ne sais pas
Si non
5. Pourquoi, n’êtes-vouspas vacciner contre l'hépatite ?
1 = coût 2 = manque d’information 3=autres
Si autres préciser:………………………………………………………………………
[Link]-vous être vacciné contre l'hépatite ?
1 = oui 2 = non 3=autres
Siautrespréciser:………………………………………………………………….
7. Aimeriez-vous rester à côté d’une une personne souffrant de l’hépatite ?
8. Dans votre parcourt de vie, avez-vous déjàété en contact accidentel avec le sang ?
1= oui 2= non.
Si oui ; dans quel circonstance ?……………………………………………
9. utilisez-vous régulièrement les objets tranchant non stérilisé ?
1=oui 2=non
10. consommez-vous de l’alcool ?
1= oui ou 2= non
Si oui ;A quelle quantité ?..................................................
[Link]-vous que l’alcool fait partie des différentes causes d’hépatite ?
1=oui 2= non
Si oui pourquoi consomme-tu ?.........................................................
Si non quelle est la raison ?............................................................
12. Pouvez-vous arrêter de consommé ?
1= oui ou 2= non
Si non pourquoi ?................................................................ …………………..
[Link]-vous un partenaire sexuel ?
1= oui 2= non
Si oui connaissez-vous son état sérologique ?
1= oui 2= non
Si non pour