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Table des matières

INTRODUCTION 2
1 Nature de la surface S5 4

2 Présentation d’un objet en lien avec S5 8


2.1 Matériaux utilisés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.2 Protocole de conception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.3 Aperçu de l’obtenu après conception . . . . . . . . . . . . . . . . 9

3 Étude complète et tracé de la courbe C5 9


3.1 Étude complète de la courbe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.2 Tracé de C5 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

CONCLUSION 13
*INTRODUCTION

L’algèbre multi-linéaire est une branche de l’algèbre qui étudie les


propriétés des espaces vectoriels et des transformations linéaires
impliquant plusieurs vecteurs. Dans le domaine de l’ingénierie,elle
est utilisée pour modéliser les phénomènes physiques tels que les
déformations et les contraintes dans les matériaux. De même, la
courbe plane d’un objet peut être décrite par une transformation
linéaire qui prend en compte les coordonnées de plusieurs vecteurs
tangents à cette courbe. Ces modèle mathématiques permettent aux
ingénieurs de prédire le comportement des matériaux dans
différentes conditions et de concevoir des structures plus efficace et
plus résistant.

2
Énoncé de l’exercice
1. On considère la surface S5 d’équation :

S5 : (x + y)2 + (y + z)2 + (z + x)2 = 1


dans un repère orthonormée (O,⃗i, ⃗j, ⃗k) de l’espace affine euclidien de
dimension 3,déterminer la nature de la surface S5 .
2. Concevoir un objet ayant la forme de la nature de S5 que nous retrouverons
dans notre environnement à l’aide des matériaux locaux.
3. Faire l’étude complète et le tracé de la courbe paramétrique C5 définie par :
F (t) = t2 e−t , t4 e−t .


3
1 Nature de la surface S5
Soit la surface (S5 ) d’équation suivante :

S5 : (x + y)2 + (y + z)2 + (z + x)2 = 1


Déterminons la nature de cette surface.
on a :
(S5 ) : (x + y)2 + (y + z)2 + (z + x)2 = 1
⇔ x2 + 2xy + y 2 + y 2 + 2yz + z 2 + z 2 + 2zx + x2 = 1
⇔ 2x2 + 2y 2 + 2z 2 + 2xy + 2yz + 2zx − 1 = 0
• La forme quadratique q associée est définie par :
q(x, y, z) = 2x2 + 2y 2 + 2z 2 + 2xy + 2yz + 2zx
• Soit M la matrice associée à cette forme quadratique. On a :
 
2 1 1
M = 1 2 1 
1 1 2
• Déterminons le polynôme caractéristique P de M .
Soit α ∈ IR, on a :
2−α 1 1
PM (α) = 1 2−α 1
1 1 2−α
= (2 − α) [(2 − α)(2 − α)
 − 1] − [(2 − α) − 1] + [1 − (2 − α)]
= (2 − α) (2 − α)2 − 1 − (2 − α − 1) + (1 − 2 + α)
= (2 − α)(1 − α)(3 − α) − (1 − α) − (1 − α)
= (2 − α)(1 − α)(3 − α) − 2(1 − α)
= (1 − α) [(2 − α)(3 − α) − 2]
= (4 − α)(1 − α)2
Donc PM (α) = (4 − α)(1 − α)2
• Déterminons les valeurs propres de M
Ce sont les valeurs qui annulent P .
PM (α) = 0 ⇐⇒ (4 − α)(1 − α)2 = 0 ⇐⇒ α = 4 ou α = 1
Ainsi les valeurs propres de M sont dans l’ordre :
α1 = 1 d’ordre de multiplicité 2 et
α2 = 4 d’ordre de multiplicité 1.
• Déterminons les vecteurs propres associés à chacune des valeurs propres.
⋆ vecteurs propres associés à α1 = 1
Soit u = (x, y, z) ∈ IR3      
2 1 1 x x
u ∈ Eα1 ⇐⇒ M u = u ⇐⇒  1 2 1  .  y  =  y 
1 1 2 z z
 2x + y + z = x
⇐⇒ x + 2y + z = y
 x + y + 2z = z

 x+y+z =0
⇐⇒ x+y+z =0
x+y+z =0

⇐⇒ x + y + z = 0

4
⇐⇒ x = −y − z
⇐⇒ u = (−y
 − z, 
y, z)  
−1 −1
⇐⇒ u = y  1  + z  0 
0 1
   
−1 −1
Donc, Eα1 = E1 =<  1  ,  0  >
0 1
⋆ vecteurs propres associés à α2 = 4
Soit u = (x, y, z) ∈ IR3      
2 1 1 x x
u ∈ Eα1 ⇐⇒ M u = 4u ⇐⇒  1 2 1  .  y  = 4  y 
1 1 2 z z
 2x + y + z = 4x
⇐⇒ x + 2y + z = 4y
 x + y + 2z = 4z

 2x + y + z = 0.....(1)
⇐⇒ x − 2y + z = 0......(2)
x + y − 2z = 0.....(3)


2x + y + z = 0
⇐⇒
y − z = 0 ......(2)+(3)

y=z
⇐⇒
x=y
⇐⇒ u = (x,x, x)
1
⇐⇒ u = x  1 
1
 
1
Donc, Eα1 = E4 =<  1  >
1
• On remarque que la dimension de chaque sous-espace propre coincide avec
l’ordre de multiplicité de la valeur propre associée ceci nous permet d’affirmer
que la matrice M est diagonalisable dans une base orthonormée de ses vecteurs
propres que l’on déterminera.
     
−1 −1 1
• Posons B = {e1 , e2 , e3 } avec e1 =  1 , e2 =  0  et e3 =  1 
0 1 1
Vérifions si B est une base de IR3 . Il suffit de vérifier qu’elle est une famille
libre autrement dit si det(e1 , e2 , e3 ) ̸= 0. On a :
−1 −1 1
det(e1 , e2 , e3 ) = 1 0 1 = −1(0 − 1) − 1(−1 − 1) = 1 + 2 = 3 ̸= 0
0 1 1
Donc B est une base de IR3
• Vérifions si B est une base orthonormée de IR3
Nous allons donner la forme réduite de q puis déterminer sa signature afin de
vérifier si c’est un produit scalaire.

5
q(x, y, z) = 2x2 + 2y 2 + 2z 2 + 2xy + 2yz + 2zx
q(x, y, z) = 2x2 + 2x(y + z) + 2y 2 + 2z 2 + 2yz
q(x, y, z) = 2 hx2 + x(y + z) + 2y 2 + 2z 2 +i 2yz
2
q(x, y, z) = 2 x + 12 (y + z) − 41 (y + z)2 + 2y 2 + 2z 2 + 2yz
2
q(x, y, z) = 2 x + 12 y + 12 z − 12 y 2 − yz − 21 z 2 + 2y 2 + 2z 2 + 2yz
2
q(x, y, z) = 2 x + 12 y + 12 z + 32 y 2 − 23 z 2 + yz
2
q(x, y, z) = 2 x + 12 y + 12 z + 32 hy 2 + 23 yz − 32 z i2

2 2
q(x, y, z) = 2 x + 12 y + 12 z + 32 x + 13 z − 91 z − 32 z 2
2 2
q(x, y, z) = 2 x + 12 y + 12 z 32 x + 13 z − 16 z 2 − 32 z 2
2 2
q(x, y, z) = 2 x + 12 y + 12 z 32 x + 13 z − 53 z 2
Ceci nous permet de déduire que la signature de q est Sgn(q) = (2, 1) ̸= (3, 0)
donc q ne définit pas un produit scalaire sur IR3 d’où l’usage du produit
scalaire standard de IR3 s’impose pour la vérification de l’orthogonalité de B.
On a donc :    
−1 −1
< e1 , e2 >=  1  .  0  = 1 ̸= 0 ;
0  1 
−1 1
< e1 , e3 >=<  1  ,  1  >= 0 ;
 0   1
−1 1
< e2 .e3 >=<  0  ,  1  >= 0
1 1
Puisqu’il existe parmi ces trois produits, un qui est non nul, alors on conclut
que B n’est pas une base orthogonale. D’où l’application du théorème de
Gram-Schmidt.
D’après le théorème de Gram-Schmidt, il existe une unique famille (a1 , a2 , a3 )
de vecteurs telle que :
a1 = e1 et
k−1
X < ek , ai >
ak = ek − 2 ai , ∀k ∈ {2, 3}
i=1 ∥ai ∥
 
−1
⊙ a1 =  1 
0
     1 
−1 −1 −2
⊙ a2 = e2 − <e∥e2 ,e∥12> e1 =  0  − 21  1  =  − 12 
1
1 0 1
P2 <e3 ,ai
⊙ a3 = e3 − i=1 ∥a ∥2 ai
 i     1 
1 −1 1 −2
   1 . 1     1 . − 12   1 
1 −1 −2
1 0 1 1
= 1  − ∥e1 ∥2
 1  − ∥e2 ∥2
 − 12 
1 0 1

6
 
1
a3 =  1 
1
• Vérifions si les vecteurs obtenus sont normés
p √
∥a1 ∥ =q(−1)2 + 12 = 2 ̸= 1
2 2 √
∥a2 ∥ = − 12 + − 12 + 12 = 26 ̸= 1
p √
∥a3 ∥ = (−1)2 + 12 + 12 = 3 ̸= 1
Ces vecteurs ne sont donc pas tous normés. Normalisons-les alors
Posons :   √1 
− 2

−1
u1 = ∥aa11 ∥ = √12  1  =  √12 
0 0
 1   √1 
−2 − 6
u2 = ∥aa22 ∥ = √26  − 12  =  − √16 
 
1 − √26
   √1 
1
 3 
u3 = ∥aa33 ∥ = √13  1  =  √13 
1 √1
3

Donc,une bas orthonormée de vecteurs propres de M est {u1 , u2 , u3 }. La


matrice de passage P est donnée par :

− √12 − √16 √13


 

P =  √12 − √16 √13 




0 √2 √1
6 3

Et comme M est diagonalisable, alors sa matrice diagonale ∆ est donnée par :


 
1 0 0
∆ = P tM P =  0 1 0 
0 0 4
Soient X ′ = (x, y, z) ∈ IR

3

 x = − √12 x′ − √16 y ′ + √13 z ′



On pose : X = P X ⇔ ′ y = √12 x′ − √16 y ′ + √13 z ′
 z = √2 y ′ + √1 z ′

6 3

• Déterminons l’équation de q dans la nouvelle base {u1 , u2 , u3 }.


On sait que : q(x, y, z) = X t M X = x′t (P t M P )X ′ = X ′t ∆X ′
 ′   ′ 
x 1 0 0 x
Donc, q(x′ , y ′ , z ′ ) =  y ′   0 1 0   y ′  = x′2 + y ′2 + 4z ′2
z′ 0 0 4 z′

Donc, q(x, y, z) = x2 + y 2 + 4z 2
L’équation réduite de S5 est donc :
z2
(S5 ) : x2 + y 2 + 4z 2 − 1 = 0 ⇔ x2 + y 2 + 4z 2 = 1 ⇔ x2 + y 2 + 2 =1
( 12 )
Il s’agit bien d’un ellipsoïde de révolution.

7
La figure ci-dessous illustre la représentation en dimension 3 de la surface S5
rendue faite par l’application geogebra.

Figure 1 – Graphe de la surface S5

2 Présentation d’un objet en lien avec S5

2.1 Matériaux utilisés


- Fils de fer ;
- Morceaux de carton ;
- Papiers format A4 ;
-Morceaux de tissu ;
-Pince ;
-Argile ;
-Peinture de couleur rouge.

2.2 Protocole de conception


Pour la construction de cet ellipsoïde de révolution(plus précisément d’un
ballon de rugby), il faut :
- Construire un modèle réduit à l’aide du papier format A4 ;
-Enrouler le fil de fer sur le modèle réduit obtenu précédemment ;
- Le modèle réduit étant fini et ayant la forme d’un ellipsoïde ;
- Entourer ce modèle avec du morceau de carton jusqu’à une dimension
donnée et maintenir par des morceaux de fil de fer attachés entre-eux sur la
grande longueur et le contour ;
- Le nouveau noyau ainsi obtenu, l’entourer de fils d’attache tout en prenant
soin de remplir les vides de la forme verticale du carton par des papiers formats
A4 et en utilisant la pince pour donner une forme arrondie aux fils d’attache ;
-Nouer jusqu’à l’obtention d’un ellipsoïde ;

8
-Puis, relever les sommets grâce à la pince et couvrir par un morceau de tissu
puis entourer avec de l’argile ;
-Enfin, appliquer une peinture de couleur rouge pour la décoration.

2.3 Aperçu de l’obtenu après conception


Voici l’image de l’objet obtenu après application de ces différentes étapes.

Figure 2 – Aperçu d’un ellipsoïde de révolution :le ballon de rugby

3 Étude complète et tracé de la courbe C5


Soit F (t) = t2 e−t , t4 e−t . Étudions la fonction F et traquons sa courbe


représentative C5

3.1 Étude complète de la courbe


• Domaine de définition et domaine d’étude
Il est clair que la fonction F est définie pour tout t ∈ IR. De plus F n’est pas
périodique et n’admet aucune symétrie car,

x(−t) = (−t)2 e(−(−t) ) = t2 et



F (−t) = ̸= F (t)
y(−t) = (−t)4 e−(−t) = t4 et
Par conséquent , le domaine d’étude est IR
• Étude des variations de F
On a :

lim F (t) = lim (t2 e−t , t4 e−t ) = (+∞, +∞)


t→−∞ t→−∞

et
lim F (t) = lim (t2 e−t , t4 e−t ) = (0, 0)
t→+∞ t→+∞

- Branches infinies

9
Puisque,
lim F (t) = lim (t2 e−t , t4 e−t ) = (+∞, +∞)
t→−∞ t→−∞

alors on calcule :
t4 e−t
 
y(t)
lim = lim = lim t2 = +∞
t→−∞ x(t) t→−∞ t2 e−t t→−∞

Donc, la courbe de F admet une branche parabolique de direction


asymptotique (Oy).
F est dérivable sur IR comme composée et produit de fonctions dérivables sur
IR et ∀ ∈ IR, on a :

F ′ (t) = (x′ (t), y ′ (t)) = (t2 e−t )′ , (t4 e−t ) = (2 − t)te−t , (4 − t)t3 e−t
 

et
x′ (t) = 0 (2 − t)t2 = 0
  
t = 0 ou t = 2
F ′ (t) = 0 ⇐⇒ ⇐⇒ ⇐⇒
y ′ (t) = 0 (4 − t)t3 = 0 t = 0 ou t = 4

car ∀t ∈ IR, e−t > 0


Les points M (0), M (2), M (4) sont dits stationnaires car les valeurs : t=0,t=2
et t=4 annulent la dérivée F ′ de F .
De plus, on a : F ”(0) ̸= 0, ∀t ∈ IR tous les points sont réguliers et la tangente
à la courbe C5 de F en un point m(t) est porté par F ′ (t). On définit

(4 − t)t3 e−t (4 − t)t


M (t) = =
(2 − t)t2 e−t 2−t
et

m(t) = 0 ⇐⇒ (4 − t)t = 0 et 2 − t ̸= 0 ⇐⇒ (t = 0 ou t = 4) et t ̸= 0

Donc, aux points de coordonnées F (0) = (0, 0) et F (4) = 16e−4 , 256e−4 , la




courbe admet une tangente oblique.


• Points multiples
Cherchons t1 , t2 ∈ IR /t1 ̸= t2 et F (t1 ) = F (t2 ).
On a : 
x(t1 ) = x(t2 )
F (t1 ) = F (t2 ) ⇐⇒
y(t1 ) = y(t2 )
 2 −t
t1 e 1 = t22 e−t2 .....(1)
⇐⇒
t41 e−t1 = t42 e−t2 ....(2)
(2)
⇐⇒ t21 = t22 ..... (1)
⇐⇒ t1 = ±t2
⇐⇒ t1 = −t2 .....(4) car, t1 ̸= t2
En injectant (4) dans (1), on a :

−t2 et2 = t2 e−t2 ⇐⇒ −et2 = et2 ⇐⇒ e2t2 = −1 < 0


Ce qui est absurde car, ∀t2 ∈ IR, e2t2 > 0

10
Donc, F n’admet aucun point multiple.
• Tableaux de Variations de F
- Variations de x

t −∞ 0 2 +∞
x′ (t) − 0 + 0 −

x(t) +∞ ↘ ↗ 4e−2 ↘
0 0

- Variations de y

t −∞ 0 2 +∞
y ′ (t) − 0 + 0 −

y(t) +∞ ↘ ↗ 256e−4 ↘
0 0

11
3.2 Tracé de C5
Voici représentée, l’allure de la courbe C5 de la fonction F qui a été tracé par
l’application geogebra.

Figure 3 – Allure de C5

12
*CONCLUSION

En définitif,il était question pour nous d’effectuer l’étude d’une


quadrique , de ressortir sa nature et de plus , concevoir un objet
ayant la forme de cette nature.Nous avons en plus effectué une
étude complète et le tracé d’une courbe paramétrique. Suite à notre
étude de la quadrique,nous avons obtenu comme nature un
ellipsoïde de révolution car, nous avions deux valeurs propres égales
et non nulles. Après des recherches, nous avons trouvé que
l’ellipsoïde de révolution revêt une importance particulière en
hydraulique car, ses fonctions permettent de modéliser et d’analyser
les caractéristiques des écoulements d’eau dans différentes types de
systèmes hydrauliques.

13

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